PORTA FIDEI
PAR LAQUELLE EST PROMULGUÉE
L'ANNÉE DE LA FOI
1. «La porte de la foi»
(cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et
permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible
de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se
laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de
s’engager sur ce chemin qui dure toute la vie. Il commence par le baptême
(cf. Rm 6, 4), par lequel nous pouvons appeler Dieu du nom de Père,
et s’achève par le passage de la mort à la vie éternelle, fruit de la
résurrection du Seigneur Jésus qui, par le don de l’Esprit Saint, a voulu
associer à sa gloire elle-même tous ceux qui croient en lui (cf. Jn 17,
22). Professer la foi dans la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – équivaut à
croire en un seul Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 8) : le Père, qui
dans la plénitude des temps a envoyé son Fils pour notre salut ; Jésus-Christ,
qui dans le mystère de sa mort et de sa résurrection a racheté le monde ; le
Saint-Esprit, qui conduit l’Église à travers les siècles dans l’attente du
retour glorieux du Seigneur.
2. Depuis le commencement
de mon ministère comme Successeur de Pierre, j’ai rappelé l’exigence de
redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus
évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ.
Dans l’homélie de la messe pour l’inauguration de mon pontificat je disais : «
L’Église dans son ensemble, et les pasteurs en son sein, doivent, comme le
Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le
lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne
la vie, la vie en plénitude » [1]. Il arrive désormais fréquemment que les
chrétiens s’intéressent surtout aux conséquences sociales, culturelles et
politiques de leur engagement, continuant à penser la foi comme un présupposé
évident du vivre en commun. En effet, ce présupposé non seulement n’est plus
tel mais souvent il est même nié[2]. Alors que dans le passé il était
possible de reconnaître un tissu culturel unitaire, largement admis dans son
renvoi aux contenus de la foi et aux valeurs inspirées par elle, aujourd’hui il
ne semble plus en être ainsi dans de grands secteurs de la société, en raison
d’une profonde crise de la foi qui a touché de nombreuses personnes.
3. Nous ne pouvons
accepter que le sel devienne insipide et que la lumière soit tenue cachée
(cf. Mt 5, 13-16). Comme la samaritaine, l’homme d’aujourd’hui peut
aussi sentir de nouveau le besoin de se rendre au puits pour écouter Jésus qui
invite à croire en lui et à puiser à sa source, jaillissante d’eau vive
(cf. Jn 4, 14). Nous devons retrouver le goût de nous nourrir de la
Parole de Dieu, transmise par l’Église de façon fidèle, et du Pain de la vie,
offerts en soutien de tous ceux qui sont ses disciples (cf. Jn 6,
51). L’enseignement de Jésus, en effet, résonne encore de nos jours avec la
même force : « Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la
nourriture qui demeure en vie éternelle » (Jn 6, 27). L’interrogation
posée par tous ceux qui l’écoutaient est la même aussi pour nous aujourd’hui :
« Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn 6, 28).
Nous connaissons la réponse de Jésus : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous
croyiez en celui qu'il a envoyé » (Jn 6, 29). Croire en Jésus Christ est
donc le chemin pour pouvoir atteindre de façon définitive le salut.
4. A la lumière de tout
ceci j’ai décidé de promulguer une Année de la foi. Elle commencera le 11
octobre 2012, lors du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile
Vatican II, et se terminera en la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ
Roi de l’univers, le 24 novembre 2013. Le 11 octobre 2012, aura lieu aussi le
vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Église
catholique, texte promulgué par mon Prédécesseur, le Bienheureux Pape Jean-Paul II [3], dans le but d’exposer à tous les fidèles
la force et la beauté de la foi. Ce document, fruit authentique du Concile
Vatican II, fut souhaité par le Synode extraordinaire des Évêques de 1985
comme instrument au service de la catéchèse [4] et fut réalisé grâce à la
collaboration de tout l’épiscopat de l’Église catholique. Et j’ai précisément
convoqué l’Assemblée générale du Synode des Évêques,
au mois d’octobre 2012, sur le thème de La nouvelle évangélisation pour la
transmission de la foi chrétienne. Ce sera une occasion propice pour
introduire la structure ecclésiale tout entière à un temps de réflexion
particulière et de redécouverte de la foi. Ce n’est pas la première fois que
l’Église est appelée à célébrer une Année de la foi. Mon vénéré
Prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI en avait
décidée une semblable en 1967, pour faire mémoire du martyre des Apôtres Pierre
et Paul à l’occasion du dix-neuvième centenaire de leur témoignage suprême. Il
la pensa comme un moment solennel pour que dans toute l’Église il y eût « une
profession authentique et sincère de la même foi » ; en outre, il voulut que
celle-ci soit confirmée de manière « individuelle et collective, libre et
consciente, intérieure et extérieure, humble et franche » [5]. Il pensait que de cette façon l’Église
tout entière pourrait reprendre « une conscience plus nette de sa foi, pour la
raviver, la purifier, la confirmer et la proclamer » [6]. Les grands bouleversements qui se
produiront en cette Année, ont rendu encore plus évidente la nécessité d’une
telle célébration. Elle s’est conclue par la Profession de foi du
Peuple de Dieu [7], pour attester combien les contenus
essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les
croyants ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis de manière
toujours nouvelle afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions
historiques différentes du passé.
5. Pour certains aspects,
mon Vénéré Prédécesseur a vu cette Année comme une « conséquence et une
exigence de l’après-Concile » [8], bien conscient des graves difficultés du
temps, surtout en ce qui concerne la profession de la vraie foi et sa juste
interprétation. J’ai considéré que faire commencer l’Année de la foi en
coïncidence avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile
Vatican II peut être une occasion propice pour comprendre que les
textes laissés en héritage par les Pères conciliaires, selon les paroles du
bienheureux Jean
Paul II, « ne perdent rien de leur valeur ni de leur éclat. Il est
nécessaire qu’ils soient lus de manière appropriée, qu’ils soient connus et
assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur
de la Tradition de l’Église… Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le
Concile comme la grande grâce dont l’Église a bénéficié au vingtième
siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le
chemin du siècle qui commence » [9]. Moi aussi j’entends redire avec force
tout ce que j’ai eu à dire à propos du Concile quelques mois après mon élection
comme Successeur de Pierre : « Si nous le lisons et le recevons guidés par une
juste herméneutique, il peut être et devenir toujours davantage une grande
force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Église » [10].
6. Le renouveau de
l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants :
par leur existence elle-même dans le monde les chrétiens sont en effet appelés
à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée.
Justement le Concile, dans la Constitution dogmatique Lumen
gentium affirmait : « Tandis que le Christ, ‘saint, innocent, sans
tâche’ (He 7, 26), n’a pas connu le péché (cf. 2 Co 5, 21),
venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He 2, 17),
l’Église, elle, qui enferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la
fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de
pénitence et de renouvellement. ‘L’Église avance dans son pèlerinage à travers
les persécutions du monde et les consolations de Dieu’, annonçant la croix et
la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26). La
vertu du Seigneur ressuscité est sa force pour lui permettre de vaincre dans la
patience et la charité les afflictions et les difficultés qui lui viennent à la
fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement au milieu du monde le
mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il
éclatera dans la pleine lumière » [11].
Dans cette perspective,
l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et
renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. Dans le mystère de sa mort et
de sa résurrection, Dieu a révélé en plénitude l’Amour qui sauve et qui appelle
les hommes à convertir leur vie par la rémission des péchés (cf. Ac 5,
31). Pour l’Apôtre Paul, cet Amour introduit l’homme à une vie nouvelle : «
Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que,
comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions
nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Grâce à la foi, cette vie
nouvelle modèle toute l’existence humaine sur la nouveauté radicale de la
résurrection. Dans la mesure de sa libre disponibilité, les pensées et les
sentiments, la mentalité et le comportement de l’homme sont lentement purifiés
et transformés, sur un chemin jamais complètement terminé en cette vie. La «
foi opérant par la charité » (Ga 5, 6) devient un nouveau critère
d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme (cf. Rm 12,
2; Col 3, 9-10; Ep 4, 20-29; 2 Co 5, 17).
7. « Caritas Christi
urget nos » (2 Co 5, 14): c’est l’amour du Christ qui remplit nos
cœurs et nous pousse à évangéliser. Aujourd’hui comme alors, il nous envoie par
les routes du monde pour proclamer son Évangile à tous les peuples de la terre
(cf. Mt 28, 19). Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes
de toutes générations: en tous temps il convoque l’Église lui confiant
l’annonce de l’Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est
pourquoi aujourd’hui aussi un engagement ecclésial plus convaincu en faveur
d’une nouvelle évangélisation pour redécouvrir la joie de croire et retrouver
l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire. L’engagement missionnaire
des croyants, qui ne peut jamais manquer, puise force et vigueur dans la
redécouverte quotidienne de son amour. En effet, la foi grandit quand elle est
vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme
expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur
dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer: en effet
elle ouvre le cœur et l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir
l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses disciples. Les
croyants, atteste saint Augustin, « se fortifient en croyant » [12]. Le saint Évêque d’Hippone avait de
bonnes raisons pour s’exprimer de cette façon. Comme nous le savons, sa vie fut
une recherche continuelle de la beauté de la foi jusqu’à ce que son cœur trouve
le repos en Dieu [13]. Ses nombreux écrits, dans lesquels sont
expliquées l’importance de croire et la vérité de la foi, demeurent jusqu’à nos
jours comme un patrimoine de richesse inégalable et permettent encore à de
nombreuses personnes en recherche de Dieu de trouver le juste parcours pour
accéder à la « porte de la foi ».
Donc, la foi grandit et
se renforceseulement en croyant ; il n’y a pas d’autre possibilité pour
posséder une certitude sur sa propre vie sinon de s’abandonner, dans un crescendo continu,
entre les mains d’un amour qui s’expérimente toujours plus grand parce qu’il a
son origine en Dieu.
8. En cette heureuse
occasion, j’entends inviter les confrères Évêques du monde entier à s’unir au
Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous
offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Nous voudrons célébrer
cette Année de manière digne et féconde. La réflexion sur la foi
devra s’intensifier pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus
consciente et à revigorer leur adhésion à l’Évangile, surtout en un moment de
profond changement comme celui que l’humanité est en train de vivre. Nous
aurons l’opportunité de confesser la foi dans le Seigneur ressuscité dans nos
cathédrales et dans les églises du monde entier; dans nos maisons et auprès de
nos familles, pour que chacun ressente avec force l’exigence de mieux connaître
et de transmettre aux générations futures la foi de toujours. Les communautés
religieuses comme celles des paroisses, et toutes les réalités ecclésiales
anciennes et nouvelles, trouveront la façon, en cette Année, de rendre une
profession publique du Credo.
9. Nous désirons que
cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la
foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et
espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de
la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est « le
sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où
découle toute sa force » [14]. En même temps, nous souhaitons que
le témoignage de vie des croyants grandisse en crédibilité.
Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée [15], et réfléchir sur l’acte lui-même par
lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien, surtout
en cette Année.
Ce n’est pas par hasard
que dans les premiers siècles les chrétiens étaient tenus d’apprendre de
mémoire le Credo. Ceci leur servait de prière quotidienne pour ne pas
oublier l’engagement pris par le baptême. Avec des paroles denses de
signification, saint Augustin le rappelle quand dans une Homélie sur
la redditio symboli, la remise du Credo, il dit : « Le symbole
du saint témoignage qui vous a été donné à tous ensemble et que vous avez
récité aujourd’hui chacun en particulier, est l’expression de la foi de
l’Église notre mère, foi établie solidement sur le fondement inébranlable, sur
Jésus-Christ Notre Seigneur …On vous a donc donné à apprendre et vous avez
récité ce que vous devez avoir toujours dans l’âme et dans le cœur, répéter sur
votre couche, méditer sur les places publiques, ne pas oublier en prenant votre
nourriture, murmurer même intérieurement durant votre sommeil » [16].
10. Je voudrais, à ce
point, esquisser un parcours qui aide à comprendre de façon plus profonde non
seulement les contenus de la foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel
nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En
effet, il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les
contenus auxquels nous donnons notre assentiment. L’Apôtre Paul permet d’entrer
à l’intérieur de cette réalité quand il écrit : « La foi du cœur obtient la
justice, et la confession des lèvres le salut » (Rm 10, 10). Le cœur
indique que le premier acte par lequel on vient à la foi est don de Dieu et
action de la grâce qui agit et transforme la personne jusqu’au plus profond
d’elle-même.
L’exemple de Lydie est
tout à fait éloquent à ce sujet. Saint Luc raconte que Paul, alors qu’il se
trouvait à Philippes, alla un samedi annoncer l’Évangile à quelques femmes ;
parmi elles se trouvait Lydie et « le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle
s’attacha aux paroles de Paul » (Ac 16, 14). Le sens renfermé dans
l’expression est important. Saint Luc enseigne que la connaissance des contenus
à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, authentique sanctuaire de la
personne, n’est pas ouvert par la grâce qui permet d’avoir des yeux pour
regarder en profondeur et comprendre que ce qui a été annoncé est la Parole de
Dieu.
Professer par la bouche,
à son tour, indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics.
Le chrétien ne peut jamais penser que croire est un fait privé. La foi, c’est
décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui. Et ce « être avec lui »
introduit à la compréhension des raisons pour lesquelles on croit. La foi,
parce qu’elle est vraiment un acte de la liberté, exige aussi la responsabilité
sociale de ce qui est cru. L’Église au jour de la Pentecôte montre avec toute
évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte
sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui habilite à
la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux.
La profession de la foi
elle-même est un acte personnel et en même temps communautaire. En effet,
l’Église est le premier sujet de la foi. Dans la foi de la communauté
chrétienne chacun reçoit le baptême, signe efficace de l’entrée dans le peuple
des croyants pour obtenir le salut. Comme atteste le Catéchisme de l’Église
catholique : «‘Je crois’ ; c’est la foi de l’Église professée
personnellement par chaque croyant, principalement lors du Baptême. ‘Nous
croyons’ : c’est la foi de l’Église confessée par les Évêques assemblés en
Concile ou, plus généralement, par l’assemblée liturgique des croyants. ‘Je crois’
: c’est aussi l’Église, notre Mère, qui répond à Dieu par sa foi et qui nous
apprend à dire : ‘Je crois’, ‘Nous croyons’ » [17].
Comme on peut l’observer,
la connaissance des contenus de foi est essentielle pour donner son
propre assentiment, c'est-à-dire pour adhérer pleinement avec
l’intelligence et la volonté à tout ce qui est proposé par l’Église. La
connaissance de la foi introduit à la totalité du mystère salvifique révélé par
Dieu. L’assentiment qui est prêté implique donc que, quand on croit, on accepte
librement tout le mystère de la foi, parce que Dieu lui-même qui se révèle et
permet de connaître son mystère d’amour, est garant de sa vérité [18].
D’autre part, nous ne
pouvons pas oublier que, dans notre contexte culturel, de nombreuses personnes,
bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une
recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence
et sur le monde. Cette recherche est un authentique « préambule » à la foi,
parce qu’elle met en mouvement les personnes sur le chemin qui conduit au
mystère de Dieu. La raison de l’homme elle-même, en effet, porte innée
l’exigence de « ce qui a de la valeur et demeure toujours » [19]. Cette exigence constitue une invitation
permanente, inscrite de façon indélébile dans le cœur humain, à se mettre en
chemin pour trouver Celui que nous ne chercherions pas s’il n’était pas déjà
venu à notre rencontre [20]. La foi nous invite justement à cette
rencontre et nous y ouvre pleinement.
11. Pour accéder à une
connaissance systématique des contenus de la foi, tous peuvent trouver dans
le Catéchisme
de l’Église catholique une aide précieuse et indispensable. Il
constitue un des fruits les plus importants du Concile
Vatican II. Dans la Constitution apostolique Fidei
depositum signée, et ce n’est pas par hasard, à l’occasion du
trentième anniversaire de l’ouverture du Concile
Vatican II, le Bienheureux Jean-Paul II écrivait
: « Ce Catéchisme apportera une contribution très importante à l’œuvre de
renouveau de toute la vie ecclésiale … Je le reconnais comme un instrument
valable et autorisé au service de la communion ecclésiale et comme une norme
sûre pour l’enseignement de la foi » [21].
C’est justement sur cet
horizon que l’Année de la foi devra exprimer un engagement général pour la
redécouverte et l’étude des contenus fondamentaux de la foi qui trouvent dans
le Catéchisme
de l’Église catholique leur synthèse systématique et organique. Ici,
en effet, émerge la richesse d’enseignement que l’Église a accueilli, gardé et
offert au cours de ses deux mille ans d’histoire. De la sainte Écriture aux
Pères de l’Église, des Maîtres de théologie aux Saints qui ont traversé les
siècles, le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses
façons dans lesquelles l’Église a médité sur la foi et produit un progrès dans
la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi.
Dans sa structure
elle-même, le Catéchisme
de l’Église catholique présente le développement de la foi jusqu’à
toucher les grands thèmes de la vie quotidienne. Page après page, on découvre
que tout ce qui est présenté n’est pas une théorie, mais la rencontre avec une
Personne qui vit dans l’Église. À la profession de foi, en effet, succède
l’explication de la vie sacramentelle, dans laquelle le Christ est présent,
agissant et continue à construire son Église. Sans la liturgie et les
sacrements, la profession de foi n’aurait pas d’efficacité, parce qu’elle
manquerait de la grâce qui soutient le témoignage des chrétiens. De la même
manière, l’enseignement du Catéchisme sur la vie morale acquiert
toute sa signification s’il est mis en relation avec la foi, la liturgie et la
prière.
12. En cette Année, par
conséquent, le Catéchisme
de l’Église catholique, pourra être un véritable instrument pour soutenir
la foi, surtout pour tous ceux qui ont à cœur la formation des chrétiens, si
déterminante dans notre contexte culturel. Dans ce but, j’ai invité la Congrégation pour
la Doctrine de la Foi, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège,
à rédiger une Note, par laquelle offrir à l’Église et aux croyants
quelques indications pour vivre cette Année de la foi de manière plus
efficace et appropriée, au service du croire et de l’évangélisation.
En effet, la foi, se
trouve être soumise plus que dans le passé à une série d’interrogations qui
proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit
le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et
technologiques. Toutefois, l’Église n’a jamais eu peur de montrer comment entre
foi et science authentique il ne peut y avoir aucun conflit parce que les deux,
même si c’est par des chemins différents, tendent à la vérité [22].
13. Il sera décisif au
cours de cette Année de parcourir de nouveau l’histoire de notre foi,
laquelle voit le mystère insondable de l’entrelacement entre sainteté et péché.
Alors que la première met en évidence le grand apport que les hommes et les
femmes ont offert à la croissance et au développement de la communauté par le
témoignage de leur vie, le second doit provoquer en chacun une sincère et
permanente œuvre de conversion pour faire l’expérience de la miséricorde du
Père qui va à la rencontre de tous.
En ce temps, nous
tiendrons le regard fixé sur Jésus Christ « à l’origine et au terme de la foi »
(He 12, 2) : en lui trouve son achèvement tout tourment et toute
aspiration du cœur humain. La joie de l’amour, la réponse au drame de la
souffrance et de la douleur, la force du pardon devant l’offense reçue et la
victoire de la vie face au vide de la mort, tout trouve son achèvement dans le
mystère de son Incarnation, du fait qu’il s’est fait homme, qu’il a partagé
avec nous la faiblesse humaine pour la transformer par la puissance de sa
résurrection. En lui, mort et ressuscité pour notre salut, trouvent pleine
lumière les exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de notre histoire
de salut.
Par la foi, Marie a
accueilli la parole de l’Ange et elle a cru à l’annonce qu’elle deviendrait
Mère de Dieu dans l’obéissance de son dévouement (cf. Lc 1, 38).
Visitant Elisabeth, elle éleva son cantique de louange vers le Très-Haut pour
les merveilles qu’il accomplissait en tous ceux qui s’en remettent à lui
(cf. Lc 1, 46-55). Avec joie et anxiété elle met au jour son fils unique,
maintenant intacte sa virginité (cf. Lc 2, 6-7). Comptant sur Joseph
son époux, elle porta Jésus en Égypte pour le sauver de la persécution d’Hérode
(cf. Mt 2, 13-15). Avec la même foi, elle suivit le Seigneur dans sa
prédication et demeura avec lui jusque sur le Golgotha (cf. Jn 19,
25-27). Avec foi Marie goûta les fruits de la résurrection de Jésus et,
conservant chaque souvenir dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51), elle les
transmit aux Douze réunis avec elle au Cénacle pour recevoir l’Esprit Saint (cf. Ac 1,
14; 2, 1-4).
Par la foi, les Apôtres
laissèrent tout pour suivre le Maître (cf. Mc 10, 28). Ils crurent
aux paroles par lesquelles il annonçait le Royaume de Dieu présent et réalisé
dans sa personne (cf. Lc 11, 20). Ils vécurent en communion de vie
avec Jésus qui les instruisait par son enseignement, leur laissant une nouvelle
règle de vie par laquelle ils seraient reconnus comme ses disciples après sa
mort (cf. Jn 13, 34-35). Par la foi, ils allèrent dans le monde
entier, suivant le mandat de porter l’Évangile à toute créature (cf. Mc 16,
15) et, sans aucune crainte, ils annoncèrent à tous la joie de la résurrection
dont ils furent de fidèles témoins.
Par la foi, les disciples
formèrent la première communauté regroupée autour de l’enseignement des Apôtres,
dans la prière, dans la célébration de l’Eucharistie, mettant en commun tout ce
qu’ils possédaient pour subvenir aux besoins des frères (cf. Ac 2,
42-47).
Par la foi, les martyrs
donnèrent leur vie, pour témoigner de la vérité de l’Évangile qui les avait
transformés et rendus capables de parvenir au don le plus grand de l’amour avec
le pardon de leurs propres persécuteurs.
Par la foi, des hommes et
des femmes ont consacré leur vie au Christ, laissant tout pour vivre dans la
simplicité évangélique l’obéissance, la pauvreté et la chasteté, signes
concrets de l’attente du Seigneur qui ne tarde pas à venir. Par la foi, de
nombreux chrétiens ont promu une action en faveur de la justice pour rendre
concrète la parole du Seigneur venu annoncer la libération de l’oppression et
une année de grâce pour tous (cf. Lc 4, 18-19).
Par la foi, au cours des
siècles, des hommes et des femmes de tous les âges, dont le nom est inscrit au
Livre de vie (cf. Ap 7, 9; 13, 8), ont confessé la beauté de suivre
le Seigneur Jésus là où ils étaient appelés à donner le témoignage de leur être
chrétiens: dans la famille, dans la profession, dans la vie publique, dans
l’exercice des charismes et des ministères auxquels ils furent appelés.
Par la foi, nous vivons
nous aussi : par la reconnaissance vivante du Seigneur Jésus, présent dans
notre existence et dans l’histoire.
14. L’Année de la
foi sera aussi une occasion propice pour intensifier le témoignage de la
charité. Saint Paul rappelle : « Maintenant donc demeurent foi, espérance,
charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité
» (1 Co 13, 13). Avec des paroles encore plus fortes – qui depuis toujours
engagent les chrétiens – l’Apôtre Jacques affirmait : « A quoi sert-il, mes
frères, que quelqu’un dise : ‘J’ai la foi’, s’il n’a pas les œuvres ? La foi
peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur
nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : ‘Allez en paix,
chauffez-vous, rassasiez-vous’, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur
corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les
œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira : ‘Toi, tu as la foi,
et moi, j’ai les œuvres ? Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par
les œuvres que je te montrerai ma foi’ » (Jc 2, 14-18).
La foi sans la charité ne
porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci
constante du doute. Foi et charité se réclament réciproquement, si bien que
l’une permet à l’autre de réaliser son chemin. En effet de nombreux chrétiens
consacrent leur vie avec amour à celui qui est seul, marginal ou exclus comme à
celui qui est le premier vers qui aller et le plus important à soutenir, parce
que justement en lui se reflète le visage même du Christ. Grâce à la foi nous
pouvons reconnaître en tous ceux qui demandent notre amour, le visage du
Seigneur ressuscité. «Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus
petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40) : ces
paroles du Seigneur sont un avertissement à ne pas oublier et une invitation
permanente à redonner cet amour par lequel il prend soin de nous. C’est la foi
qui permet de reconnaître le Christ et c’est son amour lui-même qui pousse à le
secourir chaque fois qu’il se fait notre prochain sur le chemin de la vie.
Soutenus par la foi, regardons avec espérance notre engagement dans le monde,
en attente «d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelleoù résidera la justice » (2
Pi 3, 13; cf. Ap 21, 1).
15. Parvenu désormais au
terme de sa vie, l’Apôtre Paul demande à son disciple Timothée de « rechercher
la foi » (2 Tm 2, 22) avec la même constance que lorsqu’il était jeune
(cf. 2 Tm 3, 15). Entendons cette invitation adressée à chacun de
nous, pour que personne ne devienne paresseux dans la foi. Elle est une
compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les
merveilles que Dieu réalise pour nous. Engagée à saisir les signes des temps
dans l’aujourd’hui de l’histoire, la foi incite chacun de nous à devenir signe
vivant de la présence du Ressuscité dans le monde. Ce dont le monde aujourd’hui
a particulièrement besoin, c’est du témoignage crédible de tous ceux qui,
éclairés dans l’esprit et dans le cœur par la Parole du Seigneur, sont capables
d’ouvrir le cœur et l’esprit de beaucoup au désir de Dieu et de la vraie vie,
celle qui n’a pas de fin.
« Que la Parole du
Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée » (2 Th 3, 1) : puisse
cette Année de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le
Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder
vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable. Les paroles de
l’Apôtre Pierre jettent un dernier rayon de lumière sur la foi : « Vous en
tressaillez de joie, bien qu’il vous faille encore quelque temps être affligés
par diverses épreuves, afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que
l’or périssable que l’on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de
gloire et d’honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. Sans l’avoir vu,
vous l’aimez ; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d’une
joie indicible et pleine de gloire, sûrs d’obtenir l’objet de votre foi : le
salut des âmes » (1 Pi 1, 6-9). La vie des chrétiens connaît l’expérience
de la joie et celle de la souffrance. Combien de saints ont vécu la solitude !
Combien de croyants, même de nos jours, sont éprouvés par le silence de Dieu
alors qu’ils voudraient écouter sa voix consolante ! Les épreuves de la vie,
alors qu’elles permettent de comprendre le mystère de la croix et de participer
aux souffrances du Christ (cf. Col 1, 24), sont un prélude à la joie
et à l’espérance où conduit la foi : « Lorsque je suis faible, c’est alors que
je suis fort » (2 Co 12, 10). Nous croyons avec une ferme certitude que le
Seigneur Jésus a vaincu le mal et la mort. Avec cette confiance assurée nous
nous en remettons à lui: présent au milieu de nous, il vainc le pouvoir du
malin (cf. Lc 11, 20) et l’Église, communauté visible de sa
miséricorde, subsiste en lui comme signe de la réconciliation définitive avec
le Père.
Confions à la Mère de
Dieu, proclamée « bienheureuse parce qu’elle a cru » (Lc 1, 45), ce temps
de grâce.
Donné à Rome, près de
Saint-Pierre, le 11 octobre 2011, en la septième année de mon Pontificat.
[1] Homélie
pour l’inauguration du ministère pétrinien de l’Évêque de Rome (24
avril 2005) : AAS 97 (2005), 710 ; DC 102 (2005) p.547.
[2] Cf.
Benoît XVI, Homélie
de la messe sur le Terreiro do Paço, Lisbonne (11 mai 2010) : Insegnamenti VI,
1 (2010), 673 ; DC 107 (2010), p. 515.
[3] Cf. Jean-Paul II,
Const. Apost. Fidei
depositum (11 octobre 1992): AAS 86 (1994), 113-118; DC 90 (1993)
p. 1-3.
[4] Cf. Rapport
final du second Synode extraordinaire des Évêques (7 décembre 1985), II,
B, a, 4 in Enchiridion Vaticanum, vol. 9, n. 1797 ; DC 83 (1986), p.39.
[5] Paul VI, Exhort.
Apost. Petrum et Paulum Apostolos, à l’occasion du XIXème centenaire
du martyre des saints Apôtres Pierre et Paul (22 février 1967) : AAS 59
(1967), 196; DC 64 (1967) col. 484-485.
[6] Ibid.
198.
[7] Paul VI, Solennelle
Profession de foi, Homélie pour la concélébration du XIXè centenaire du
martyre des saints Apôtres Pierre et Paul, en conclusion de l’Année de la Foi (30
juin 1968) : AAS 60 (1968), 433-445 ; DC 65 (1968) col. 1249-1258.
[8] ID., Audience
générale (14 juin 1967) : Insegnamenti V (1967), 801 ; DC 64
(1967) col. 1162.
[9] Jean-Paul II,
Lettre Apost. Novo
millennio ineunte (6 janvier 2001), n. 57: AAS 93 (2001),
308 ; DC 98 (2001), p. 88.
[10] Discours
à la Curie romaine (22
décembre 2005) : AAS 98 (2006), 52 ; DC 103 (2006), p. 63.
[11] Conc.
œcum. Vat.II, Const. Dogm. sur l’Église Lumen
gentium, n. 8.
[12] De
utilitate credendi, 1, 2.
[13] Cf.
Augustin d’Hippone, Confessions, I, 1.
[14] Conc.
œcum. Vat. II, Const. sur la liturgie Sacrosanctum
Concilium, n. 10.
[15] Cf. Jean-Paul II,
Const. apost. Fidei
depositum (11 octobre 1992): AAS 86 (1994), 116; DC 90
(1993), p. 1-3.
[16] Augustin
d’Hippone, Sermon 215, 1.
[17] Catéchisme de l’Église
catholique, n. 167.
[18] Cf.
Conc. œcum. Vat. I, Const. dogm. sur la foi catholique Dei Filius, chap.
III : DS 3008-3009 ; Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. sur la Révélation
divine Dei
Verbum, n. 5.
[19] Benoît
XVI, Discours
au Collège des Bernardins,
Paris (12 septembre 2008) : AAS 100 (2008), 722 ; DC 105
(2008), p. 827.
[20] Cf.
Augustin d’Hippone, Confessions, XIII, 1.
[21] Jean-Paul II,
Const. apost. Fidei
depositum (11 octobre 1992) : AAS 86 (1994), 115et 117; DC
90 (1993), p. 1-3.
[22] Cf.
ID., Lett. enc. Fides
et ratio (14 septembre 1998), nn. 34 et 106 : AAS 91 (1999),
31-32, 86-87. DC 95 (1998), pp.913 et 938.
© Copyright 2011 - Libreria
Editrice Vaticana
Copyright © Dicastère
pour la Communication
PORTA FIDEI
FOR THE INDICTION OF THE
YEAR OF FAITH
1. The “door of faith” (Acts 14:27)
is always open for us, ushering us into the life of communion with God and
offering entry into his Church. It is possible to cross that threshold when the
word of God is proclaimed and the heart allows itself to be shaped by
transforming grace. To enter through that door is to set out on a journey that
lasts a lifetime. It begins with baptism (cf. Rom 6:4), through which
we can address God as Father, and it ends with the passage through death to
eternal life, fruit of the resurrection of the Lord Jesus, whose will it was,
by the gift of the Holy Spirit, to draw those who believe in him into his own
glory (cf. Jn 17:22). To profess faith in the Trinity – Father, Son
and Holy Spirit – is to believe in one God who is Love (cf. 1 Jn 4:8):
the Father, who in the fullness of time sent his Son for our salvation; Jesus
Christ, who in the mystery of his death and resurrection redeemed the world;
the Holy Spirit, who leads the Church across the centuries as we await the
Lord’s glorious return.
2. Ever since the start
of my ministry as Successor of Peter, I have spoken of the need to rediscover
the journey of faith so as to shed ever clearer light on the joy and renewed
enthusiasm of the encounter with Christ. During the homily at the Mass marking
the inauguration of my pontificate I said: “The Church as a whole and all her
Pastors, like Christ, must set out to lead people out of the desert, towards
the place of life, towards friendship with the Son of God, towards the One who
gives us life, and life in abundance.”[1] It
often happens that Christians are more concerned for the social, cultural and
political consequences of their commitment, continuing to think of the faith as
a self-evident presupposition for life in society. In reality, not only can
this presupposition no longer be taken for granted, but it is often openly
denied.[2] Whereas
in the past it was possible to recognize a unitary cultural matrix, broadly
accepted in its appeal to the content of the faith and the values inspired by
it, today this no longer seems to be the case in large swathes of society,
because of a profound crisis of faith that has affected many people.
3. We cannot accept that
salt should become tasteless or the light be kept hidden (cf. Mt 5:13-16).
The people of today can still experience the need to go to the well, like the
Samaritan woman, in order to hear Jesus, who invites us to believe in him and
to draw upon the source of living water welling up within him (cf. Jn 4:14).
We must rediscover a taste for feeding ourselves on the word of God, faithfully
handed down by the Church, and on the bread of life, offered as sustenance for
his disciples (cf. Jn 6:51). Indeed, the teaching of Jesus still
resounds in our day with the same power: “Do not labour for the food which
perishes, but for the food which endures to eternal life” (Jn 6:27). The
question posed by his listeners is the same that we ask today: “What must we
do, to be doing the works of God?” (Jn 6:28). We know Jesus’ reply: “This
is the work of God, that you believe in him whom he has sent” (Jn 6:29).
Belief in Jesus Christ, then, is the way to arrive definitively at salvation.
4. In the light of all
this, I have decided to announce a Year of Faith. It will begin on 11 October 2012,
the fiftieth anniversary of the opening of the Second Vatican Council, and it
will end on the Solemnity of Our Lord Jesus Christ, Universal King, on 24
November 2013. The starting date of 11 October 2012 also marks the twentieth
anniversary of the publication of the Catechism of the Catholic Church, a
text promulgated by my Predecessor, Blessed John Paul II,[3] with
a view to illustrating for all the faithful the power and beauty of the faith.
This document, an authentic fruit of the Second Vatican Council, was requested
by the Extraordinary Synod of Bishops in 1985 as an instrument at the service
of catechesis[4] and
it was produced in collaboration with all the bishops of the Catholic Church.
Moreover, the theme of the General Assembly of the Synod of Bishops that I have
convoked for October 2012 is “The New Evangelization for the Transmission of
the Christian Faith”. This will be a good opportunity to usher the whole Church
into a time of particular reflection and rediscovery of the faith. It is not
the first time that the Church has been called to celebrate a Year of Faith. My
venerable Predecessor the Servant of God Paul VI announced one in 1967, to
commemorate the martyrdom of Saints Peter and Paul on the 19th centenary
of their supreme act of witness. He thought of it as a solemn moment for the
whole Church to make “an authentic and sincere profession of the same faith”;
moreover, he wanted this to be confirmed in a way that was “individual and
collective, free and conscious, inward and outward, humble and frank”.[5] He
thought that in this way the whole Church could reappropriate “exact knowledge
of the faith, so as to reinvigorate it, purify it, confirm it, and confess it”.[6] The
great upheavals of that year made even more evident the need for a celebration
of this kind. It concluded with the Credo of the People of God,[7] intended
to show how much the essential content that for centuries has formed the
heritage of all believers needs to be confirmed, understood and explored ever
anew, so as to bear consistent witness in historical circumstances very
different from those of the past.
5. In some respects, my
venerable predecessor saw this Year as a “consequence and a necessity of the
postconciliar period”,[8] fully
conscious of the grave difficulties of the time, especially with regard to the
profession of the true faith and its correct interpretation. It seemed to me
that timing the launch of the Year of Faith to coincide with the fiftieth
anniversary of the opening of the Second Vatican Council would provide a good
opportunity to help people understand that the texts bequeathed by the Council
Fathers, in the words of Blessed John Paul II, “have lost nothing of their
value or brilliance. They need to be read correctly, to be widely known and
taken to heart as important and normative texts of the Magisterium, within the
Church's Tradition ... I feel more than ever in duty bound to point to the
Council as the great grace bestowed on the Church in the twentieth
century: there we find a sure compass by which to take our bearings in the
century now beginning.”[9] I
would also like to emphasize strongly what I had occasion to say concerning the
Council a few months after my election as Successor of Peter: “if we interpret
and implement it guided by a right hermeneutic, it can be and can become
increasingly powerful for the ever necessary renewal of the Church.”[10]
6. The renewal of the
Church is also achieved through the witness offered by the lives of believers:
by their very existence in the world, Christians are called to radiate the word
of truth that the Lord Jesus has left us. The Council itself, in the Dogmatic
Constitution Lumen
Gentium, said this: While “Christ, ‘holy, innocent and undefiled’ (Heb 7:26)
knew nothing of sin (cf. 2 Cor 5:21), but came only to expiate the
sins of the people (cf. Heb 2:17)... the Church ... clasping sinners
to its bosom, at once holy and always in need of purification, follows
constantly the path of penance and renewal. The Church, ‘like a stranger in a
foreign land, presses forward amid the persecutions of the world and the
consolations of God’, announcing the cross and death of the Lord until he comes
(cf. 1 Cor 11:26). But by the power of the risen Lord it is given
strength to overcome, in patience and in love, its sorrow and its difficulties,
both those that are from within and those that are from without, so that it may
reveal in the world, faithfully, although with shadows, the mystery of its Lord
until, in the end, it shall be manifested in full light.”[11]
The Year of Faith, from
this perspective, is a summons to an authentic and renewed conversion to the
Lord, the one Saviour of the world. In the mystery of his death and
resurrection, God has revealed in its fullness the Love that saves and calls us
to conversion of life through the forgiveness of sins (cf. Acts 5:31).
For Saint Paul, this Love ushers us into a new life: “We were buried ... with
him by baptism into death, so that as Christ was raised from the dead by the
glory of the Father, we too might walk in newness of life” (Rom 6:4).
Through faith, this new life shapes the whole of human existence according to
the radical new reality of the resurrection. To the extent that he freely
cooperates, man’s thoughts and affections, mentality and conduct are slowly
purified and transformed, on a journey that is never completely finished in
this life. “Faith working through love” (Gal 5:6) becomes a new criterion
of understanding and action that changes the whole of man’s life (cf. Rom 12:2; Col 3:9-10; Eph 4:20-29; 2
Cor 5:17).
7. “Caritas Christi urget
nos” (2 Cor 5:14): it is the love of Christ that fills our hearts and
impels us to evangelize. Today as in the past, he sends us through the highways
of the world to proclaim his Gospel to all the peoples of the earth (cf. Mt 28:19).
Through his love, Jesus Christ attracts to himself the people of every
generation: in every age he convokes the Church, entrusting her with the
proclamation of the Gospel by a mandate that is ever new. Today too, there is a
need for stronger ecclesial commitment to new evangelization in order to
rediscover the joy of believing and the enthusiasm for communicating the faith.
In rediscovering his love day by day, the missionary commitment of believers
attains force and vigour that can never fade away. Faith grows when it is lived
as an experience of love received and when it is communicated as an experience
of grace and joy. It makes us fruitful, because it expands our hearts in hope
and enables us to bear life-giving witness: indeed, it opens the hearts and
minds of those who listen to respond to the Lord’s invitation to adhere to his
word and become his disciples. Believers, so Saint Augustine tells us,
“strengthen themselves by believing”.[12] The
saintly Bishop of Hippo had good reason to express himself in this way. As we
know, his life was a continual search for the beauty of the faith until such
time as his heart would find rest in God.[13] His
extensive writings, in which he explains the importance of believing and the
truth of the faith, continue even now to form a heritage of incomparable
riches, and they still help many people in search of God to find the right path
towards the “door of faith”.
Only through believing,
then, does faith grow and become stronger; there is no other possibility for
possessing certitude with regard to one’s life apart from self-abandonment, in
a continuous crescendo, into the hands of a love that seems to grow constantly
because it has its origin in God.
8. On this happy
occasion, I wish to invite my brother bishops from all over the world to join
the Successor of Peter, during this time of spiritual grace that the Lord
offers us, in recalling the precious gift of faith. We want to celebrate this
Year in a worthy and fruitful manner. Reflection on the faith will have to be
intensified, so as to help all believers in Christ to acquire a more conscious
and vigorous adherence to the Gospel, especially at a time of profound change
such as humanity is currently experiencing. We will have the opportunity to
profess our faith in the Risen Lord in our cathedrals and in the churches of
the whole world; in our homes and among our families, so that everyone may feel
a strong need to know better and to transmit to future generations the faith of
all times. Religious communities as well as parish communities, and all
ecclesial bodies old and new, are to find a way, during this Year, to make a
public profession of the Credo.
9. We want this Year to
arouse in every believer the aspiration to profess the faith in
fullness and with renewed conviction, with confidence and hope. It will also be
a good opportunity to intensify the celebration of the faith in the
liturgy, especially in the Eucharist, which is “the summit towards which
the activity of the Church is directed; ... and also the source from which all
its power flows.”[14] At
the same time, we make it our prayer that believers’ witness of life
may grow in credibility. To rediscover the content of the faith that is
professed, celebrated, lived and prayed,[15] and
to reflect on the act of faith, is a task that every believer must make his
own, especially in the course of this Year.
Not without reason,
Christians in the early centuries were required to learn the creed from memory.
It served them as a daily prayer not to forget the commitment they had
undertaken in baptism. With words rich in meaning, Saint Augustine speaks of this
in a homily on the redditio symboli, the handing over of the creed: “the
symbol of the holy mystery that you have all received together and that today
you have recited one by one, are the words on which the faith of Mother Church
is firmly built above the stable foundation that is Christ the Lord. You have
received it and recited it, but in your minds and hearts you must keep it ever
present, you must repeat it in your beds, recall it in the public squares and
not forget it during meals: even when your body is asleep, you must watch over
it with your hearts.”[16]
10. At this point I would
like to sketch a path intended to help us understand more profoundly not only
the content of the faith, but also the act by which we choose to entrust
ourselves fully to God, in complete freedom. In fact, there exists a profound
unity between the act by which we believe and the content to which we give our
assent. Saint Paul helps us to enter into this reality when he writes: “Man
believes with his heart and so is justified, and he confesses with his lips and
so is saved” (Rom 10:10). The heart indicates that the first act by which
one comes to faith is God’s gift and the action of grace which acts and
transforms the person deep within.
The example of Lydia is
particularly eloquent in this regard. Saint Luke recounts that, while he was at
Philippi, Paul went on the Sabbath to proclaim the Gospel to some women; among
them was Lydia and “the Lord opened her heart to give heed to what was said by
Paul” (Acts 16:14). There is an important meaning contained within this
expression. Saint Luke teaches that knowing the content to be believed is not
sufficient unless the heart, the authentic sacred space within the person, is
opened by grace that allows the eyes to see below the surface and to understand
that what has been proclaimed is the word of God.
Confessing with the lips
indicates in turn that faith implies public testimony and commitment. A
Christian may never think of belief as a private act. Faith is choosing to
stand with the Lord so as to live with him. This “standing with him” points
towards an understanding of the reasons for believing. Faith, precisely because
it is a free act, also demands social responsibility for what one believes. The
Church on the day of Pentecost demonstrates with utter clarity this public
dimension of believing and proclaiming one’s faith fearlessly to every person.
It is the gift of the Holy Spirit that makes us fit for mission and strengthens
our witness, making it frank and courageous.
Profession of faith is an
act both personal and communitarian. It is the Church that is the primary
subject of faith. In the faith of the Christian community, each individual
receives baptism, an effective sign of entry into the people of believers in
order to obtain salvation. As we read in the Catechism of the Catholic
Church: “ ‘I believe’ is the faith of the Church professed personally by each
believer, principally during baptism. ‘We believe’ is the faith of the Church
confessed by the bishops assembled in council or more generally by the
liturgical assembly of believers. ‘I believe’ is also the Church, our mother,
responding to God by faith as she teaches us to say both ‘I believe’ and ‘we
believe’.”[17]
Evidently, knowledge of
the content of faith is essential for giving one’s own assent, that is to
say for adhering fully with intellect and will to what the Church proposes.
Knowledge of faith opens a door into the fullness of the saving mystery
revealed by God. The giving of assent implies that, when we believe, we freely
accept the whole mystery of faith, because the guarantor of its truth is God
who reveals himself and allows us to know his mystery of love.[18]
On the other hand, we
must not forget that in our cultural context, very many people, while not
claiming to have the gift of faith, are nevertheless sincerely searching for
the ultimate meaning and definitive truth of their lives and of the world. This
search is an authentic “preamble” to the faith, because it guides people onto
the path that leads to the mystery of God. Human reason, in fact, bears within
itself a demand for “what is perennially valid and lasting”.[19] This
demand constitutes a permanent summons, indelibly written into the human heart,
to set out to find the One whom we would not be seeking had he not already set
out to meet us.[20] To
this encounter, faith invites us and it opens us in fullness.
11. In order to arrive at
a systematic knowledge of the content of the faith, all can find in the Catechism
of the Catholic Church a precious and indispensable tool. It is one of the
most important fruits of the Second
Vatican Council. In the Apostolic Constitution Fidei
Depositum, signed, not by accident, on the thirtieth anniversary of the
opening of the Second Vatican Council, Blessed John Paul II wrote: “this
catechism will make a very important contribution to that work of renewing the
whole life of the Church ... I declare it to be a valid and legitimate
instrument for ecclesial communion and a sure norm for teaching the faith.”[21]
It is in this sense that
that the Year of Faith will have to see a concerted effort to rediscover and
study the fundamental content of the faith that receives its systematic and
organic synthesis in the Catechism of the Catholic Church. Here, in fact,
we see the wealth of teaching that the Church has received, safeguarded and
proposed in her two thousand years of history. From Sacred Scripture to the
Fathers of the Church, from theological masters to the saints across the
centuries, the Catechism provides a permanent record of the many ways
in which the Church has meditated on the faith and made progress in doctrine so
as to offer certitude to believers in their lives of faith.
In its very structure,
the Catechism of the Catholic Church follows the development of the
faith right up to the great themes of daily life. On page after page, we find
that what is presented here is no theory, but an encounter with a Person who
lives within the Church. The profession of faith is followed by an account of
sacramental life, in which Christ is present, operative and continues to build
his Church. Without the liturgy and the sacraments, the profession of faith
would lack efficacy, because it would lack the grace which supports Christian
witness. By the same criterion, the teaching of the Catechism on the
moral life acquires its full meaning if placed in relationship with faith,
liturgy and prayer.
12. In this Year, then,
the Catechism of the Catholic Church will serve as a tool providing
real support for the faith, especially for those concerned with the formation
of Christians, so crucial in our cultural context. To this end, I have invited
the Congregation for the Doctrine of the Faith, by agreement with the competent
Dicasteries of the Holy See, to draw up a Note, providing the Church and
individual believers with some guidelines on how to live this Year of Faith in
the most effective and appropriate ways, at the service of belief and
evangelization.
To a greater extent than
in the past, faith is now being subjected to a series of questions arising from
a changed mentality which, especially today, limits the field of rational
certainties to that of scientific and technological discoveries. Nevertheless,
the Church has never been afraid of demonstrating that there cannot be any
conflict between faith and genuine science, because both, albeit via different
routes, tend towards the truth.[22]
13. One thing that will
be of decisive importance in this Year is retracing the history of our faith,
marked as it is by the unfathomable mystery of the interweaving of holiness and
sin. While the former highlights the great contribution that men and women have
made to the growth and development of the community through the witness of
their lives, the latter must provoke in each person a sincere and continuing
work of conversion in order to experience the mercy of the Father which is held
out to everyone.
During this time we will
need to keep our gaze fixed upon Jesus Christ, the “pioneer and perfecter of
our faith” (Heb 12:2): in him, all the anguish and all the longing of the
human heart finds fulfilment. The joy of love, the answer to the drama of
suffering and pain, the power of forgiveness in the face of an offence received
and the victory of life over the emptiness of death: all this finds fulfilment
in the mystery of his Incarnation, in his becoming man, in his sharing our
human weakness so as to transform it by the power of his resurrection. In him
who died and rose again for our salvation, the examples of faith that have
marked these two thousand years of our salvation history are brought into the
fullness of light.
By faith, Mary accepted
the Angel’s word and believed the message that she was to become the Mother of
God in the obedience of her devotion (cf. Lk 1:38). Visiting
Elizabeth, she raised her hymn of praise to the Most High for the marvels he
worked in those who trust him (cf. Lk 1:46-55). With joy and
trepidation she gave birth to her only son, keeping her virginity intact
(cf. Lk 2:6-7). Trusting in Joseph, her husband, she took Jesus to
Egypt to save him from Herod’s persecution (cf. Mt 2:13-15). With the
same faith, she followed the Lord in his preaching and remained with him all
the way to Golgotha (cf. Jn 19:25-27). By faith, Mary tasted the
fruits of Jesus’ resurrection, and treasuring every memory in her heart
(cf. Lk 2:19, 51), she passed them on to the Twelve assembled with
her in the Upper Room to receive the Holy Spirit (cf. Acts 1:14;
2:1-4).
By faith, the Apostles
left everything to follow their Master (cf. Mk 10:28). They believed
the words with which he proclaimed the Kingdom of God present and fulfilled in
his person (cf. Lk 11:20). They lived in communion of life with Jesus
who instructed them with his teaching, leaving them a new rule of life, by
which they would be recognized as his disciples after his death (cf. Jn 13:34-35).
By faith, they went out to the whole world, following the command to bring the
Gospel to all creation (cf. Mk 16:15) and they fearlessly proclaimed
to all the joy of the resurrection, of which they were faithful witnesses.
By faith, the disciples
formed the first community, gathered around the teaching of the Apostles, in
prayer, in celebration of the Eucharist, holding their possessions in common so
as to meet the needs of the brethren (cf. Acts 2:42-47).
By faith, the martyrs
gave their lives, bearing witness to the truth of the Gospel that had
transformed them and made them capable of attaining to the greatest gift of
love: the forgiveness of their persecutors.
By faith, men and women
have consecrated their lives to Christ, leaving all things behind so as to live
obedience, poverty and chastity with Gospel simplicity, concrete signs of
waiting for the Lord who comes without delay. By faith, countless Christians have
promoted action for justice so as to put into practice the word of the Lord,
who came to proclaim deliverance from oppression and a year of favour for all
(cf. Lk 4:18-19).
By faith, across the
centuries, men and women of all ages, whose names are written in the Book of
Life (cf. Rev 7:9, 13:8), have confessed the beauty of following the
Lord Jesus wherever they were called to bear witness to the fact that they were
Christian: in the family, in the workplace, in public life, in the exercise of
the charisms and ministries to which they were called.
By faith, we too live: by
the living recognition of the Lord Jesus, present in our lives and in our
history.
14. The Year of Faith
will also be a good opportunity to intensify the witness of charity. As Saint
Paul reminds us: “So faith, hope, love abide, these three; but the greatest of
these is love” (1 Cor 13:13). With even stronger words – which have always
placed Christians under obligation – Saint James said: “What does it profit, my
brethren, if a man says he has faith but has not works? Can his faith save him?
If a brother or sister is ill-clad and in lack of daily food, and one of you
says to them, ‘Go in peace, be warmed and filled’, without giving them the
things needed for the body, what does it profit? So faith by itself, if it has
no works, is dead. But some one will say, ‘You have faith and I have works.’
Show me your faith apart from your works, and I by my works will show you my
faith” (Jas 2:14-18).
Faith without charity
bears no fruit, while charity without faith would be a sentiment constantly at
the mercy of doubt. Faith and charity each require the other, in such a way
that each allows the other to set out along its respective path. Indeed, many
Christians dedicate their lives with love to those who are lonely, marginalized
or excluded, as to those who are the first with a claim on our attention and
the most important for us to support, because it is in them that the reflection
of Christ’s own face is seen. Through faith, we can recognize the face of the
risen Lord in those who ask for our love. “As you did it to one of the least of
these my brethren, you did it to me” (Mt 25:40). These words are a warning
that must not be forgotten and a perennial invitation to return the love by
which he takes care of us. It is faith that enables us to recognize Christ and
it is his love that impels us to assist him whenever he becomes our neighbour
along the journey of life. Supported by faith, let us look with hope at our
commitment in the world, as we await “new heavens and a new earth in which
righteousness dwells” (2 Pet 3:13; cf. Rev 21:1).
15. Having reached the
end of his life, Saint Paul asks his disciple Timothy to “aim at faith” (2
Tim 2:22) with the same constancy as when he was a boy (cf. 2 Tim 3:15).
We hear this invitation directed to each of us, that none of us grow lazy in
the faith. It is the lifelong companion that makes it possible to perceive,
ever anew, the marvels that God works for us. Intent on gathering the signs of
the times in the present of history, faith commits every one of us to become a
living sign of the presence of the Risen Lord in the world. What the world is
in particular need of today is the credible witness of people enlightened in
mind and heart by the word of the Lord, and capable of opening the hearts and
minds of many to the desire for God and for true life, life without end.
“That the word of the
Lord may speed on and triumph” (2 Th 3:1): may this Year of Faith make our
relationship with Christ the Lord increasingly firm, since only in him is there
the certitude for looking to the future and the guarantee of an authentic and
lasting love. The words of Saint Peter shed one final ray of light on faith:
“In this you rejoice, though now for a little while you may have to suffer various
trials, so that the genuineness of your faith, more precious than gold which
though perishable is tested by fire, may redound to praise and glory and honour
at the revelation of Jesus Christ. Without having seen him you love him; though
you do not now see him you believe in him and rejoice with unutterable and
exalted joy. As the outcome of your faith you obtain the salvation of your
souls” (1 Pet 1:6-9). The life of Christians knows the experience of joy
as well as the experience of suffering. How many of the saints have lived in
solitude! How many believers, even in our own day, are tested by God’s silence
when they would rather hear his consoling voice! The trials of life, while
helping us to understand the mystery of the Cross and to participate in the
sufferings of Christ (cf. Col 1:24), are a prelude to the joy and
hope to which faith leads: “when I am weak, then I am strong” (2 Cor 12:10).
We believe with firm certitude that the Lord Jesus has conquered evil and
death. With this sure confidence we entrust ourselves to him: he, present in
our midst, overcomes the power of the evil one (cf. Lk 11:20); and
the Church, the visible community of his mercy, abides in him as a sign of
definitive reconciliation with the Father.
Let us entrust this time
of grace to the Mother of God, proclaimed “blessed because she believed” (Lk 1:45).
Given in Rome, at Saint
Peter’s, on 11 October in the year 2011, the seventh of my Pontificate.
BENEDICTUS PP. XVI
[1] Homily
for the beginning of the Petrine Ministry of the Bishop of Rome (24
April 2005): AAS 97 (2005), 710.
[2] Cf.
Benedict XVI, Homily
at Holy Mass in Lisbon’s “Terreiro do Paço” (11 May 2010): Insegnamenti VI:1
(2010), 673.
[3] Cf.
John Paul II, Apostolic Constitution Fidei
Depositum (11 October 1992): AAS 86 (1994), 113-118.
[4] Cf. Final
Report of the Second Extraordinary Synod of Bishops (7 December 1985), II,
B, a, 4 in Enchiridion Vaticanum, ix, n. 1797.
[5] Paul
VI, Apostolic Exhortation Petrum et Paulum Apostolos on the XIX
centenary of the martyrdom of Saints Peter and Paul (22 February 1967): AAS 59
(1967), 196.
[6] Ibid.,
198.
[7] Paul
VI, Credo of the People of God, cf. Homily at Mass on the XIX
centenary of the martyrdom of Saints Peter and Paul at the conclusion of the
“Year of Faith” (30 June 1968): AAS 60 (1968), 433-445.
[8] Paul
VI, General Audience (14 June 1967): Insegnamenti V (1967),
801.
[9] John
Paul II, Apostolic Letter Novo
Millennio Ineunte (6 January 2001), 57: AAS 93 (2001), 308.
[10] Address
to the Roman Curia (22 December 2005): AAS 98 (2006), 52.
[11] Second
Vatican Ecumenical Council, Dogmatic Constitution on the Church Lumen
Gentium, 8.
[12] De
Utilitate Credendi, I:2.
[13] Cf.
Saint Augustine, Confessions, I:1.
[14] Second
Vatican Ecumenical Council, Constitution on the Sacred Liturgy Sacrosanctum
Concilium, 10.
[15] Cf.
John Paul II, Apostolic Constitution Fidei
Depositum (11 October 1992): AAS 86 (1994), 116.
[16] Sermo 215:1.
[17] Catechism
of the Catholic Church, 167.
[18] Cf.
First Vatican Ecumenical Council, Dogmatic Constitution on the Catholic
Faith Dei Filius, chap. III: DS 3008-3009: Second Vatican Ecumenical
Council, Dogmatic Constitution on Divine Revelation Dei
Verbum, 5.
[19] Benedict
XVI, Address
at the Collège des Bernardins, Paris (12 September 2008): AAS 100
(2008), 722.
[20] Cf.
Saint Augustine, Confessions, XIII:1.
[21] John
Paul II, Apostolic Constitution Fidei
Depositum (11 October 1992): AAS 86 (1994), 115 and 117.
[22] Cf.
John Paul II, Encyclical Letter Fides et Ratio (14
September 1998), 34, 106: AAS 91 (1999), 31-32, 86-87.
© Copyright 2011 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastery for
Communication
PORTA FIDEI
CON LA QUALE SI INDICE L'ANNO
DELLA FEDE
1. La “porta della fede”
(cfr At 14,27) che introduce alla vita di comunione con Dio e
permette l’ingresso nella sua Chiesa è sempre aperta per noi. E’ possibile
oltrepassare quella soglia quando la Parola di Dio viene annunciata e il cuore
si lascia plasmare dalla grazia che trasforma. Attraversare quella porta
comporta immettersi in un cammino che dura tutta la vita. Esso inizia con il
Battesimo (cfr Rm 6, 4), mediante il quale possiamo chiamare Dio con
il nome di Padre, e si conclude con il passaggio attraverso la morte alla vita
eterna, frutto della risurrezione del Signore Gesù che, con il dono dello
Spirito Santo, ha voluto coinvolgere nella sua stessa gloria quanti credono in
Lui (cfr Gv 17,22). Professare la fede nella Trinità – Padre, Figlio
e Spirito Santo – equivale a credere in un solo Dio che è Amore (cfr 1Gv 4,8):
il Padre, che nella pienezza del tempo ha inviato suo Figlio per la nostra
salvezza; Gesù Cristo, che nel mistero della sua morte e risurrezione ha
redento il mondo; lo Spirito Santo, che conduce la Chiesa attraverso i secoli
nell’attesa del ritorno glorioso del Signore.
2. Fin dall’inizio del
mio ministero come Successore di Pietro ho ricordato l’esigenza di riscoprire
il cammino della fede per mettere in luce con sempre maggiore evidenza la gioia
ed il rinnovato entusiasmo dell’incontro con Cristo. Nell’Omelia
della santa Messa per l’inizio del pontificato dicevo: “La Chiesa nel
suo insieme, ed i Pastori in essa, come Cristo devono mettersi in cammino, per
condurre gli uomini fuori dal deserto, verso il luogo della vita, verso
l’amicizia con il Figlio di Dio, verso Colui che ci dona la vita, la vita in
pienezza” [1]. Capita ormai non di rado che i cristiani
si diano maggior preoccupazione per le conseguenze sociali, culturali e
politiche del loro impegno, continuando a pensare alla fede come un presupposto
ovvio del vivere comune. In effetti, questo presupposto non solo non è più
tale, ma spesso viene perfino negato [2]. Mentre nel passato era possibile
riconoscere un tessuto culturale unitario, largamente accolto nel suo richiamo
ai contenuti della fede e ai valori da essa ispirati, oggi non sembra più
essere così in grandi settori della società, a motivo di una profonda crisi di
fede che ha toccato molte persone.
3. Non possiamo accettare
che il sale diventi insipido e la luce sia tenuta nascosta (cfr Mt 5,13-16).
Anche l’uomo di oggi può sentire di nuovo il bisogno di recarsi come la
samaritana al pozzo per ascoltare Gesù, che invita a credere in Lui e ad
attingere alla sua sorgente, zampillante di acqua viva (cfr Gv 4,14).
Dobbiamo ritrovare il gusto di nutrirci della Parola di Dio, trasmessa dalla
Chiesa in modo fedele, e del Pane della vita, offerti a sostegno di quanti sono
suoi discepoli (cfr Gv 6,51). L’insegnamento di Gesù, infatti,
risuona ancora ai nostri giorni con la stessa forza: “Datevi da fare non per il
cibo che non dura, ma per il cibo che rimane per la via eterna” (Gv 6,27).
L’interrogativo posto da quanti lo ascoltavano è lo stesso anche per noi oggi:
“Che cosa dobbiamo compiere per fare le opere di Dio?” (Gv 6,28).
Conosciamo la risposta di Gesù: “Questa è l’opera di Dio: che crediate in colui
che egli ha mandato” (Gv 6,29). Credere in Gesù Cristo, dunque, è la via
per poter giungere in modo definitivo alla salvezza.
4. Alla luce di tutto
questo ho deciso di indire un Anno della fede. Esso avrà inizio l’11
ottobre 2012, nel cinquantesimo anniversario dell’apertura del Concilio
Vaticano II, e terminerà nella solennità di Nostro Signore Gesù Cristo Re
dell’Universo, il 24 novembre 2013. Nella data dell’11 ottobre 2012,
ricorreranno anche i vent’anni dalla pubblicazione del Catechismo della Chiesa
Cattolica, testo promulgato dal mio Predecessore, il Beato Papa Giovanni Paolo II [3], allo scopo di illustrare a tutti i
fedeli la forza e la bellezza della fede. Questo documento, autentico frutto
del Concilio
Vaticano II, fu auspicato dal Sinodo Straordinario dei Vescovi del 1985
come strumento al servizio della catechesi [4] e venne realizzato mediante la
collaborazione di tutto l’Episcopato della Chiesa cattolica. E proprio
l’Assemblea Generale del Sinodo dei Vescovi è stata da me convocata, nel mese
di ottobre del 2012, sul tema de La nuova evangelizzazione per la
trasmissione della fede cristiana. Sarà quella un’occasione propizia per
introdurre l’intera compagine ecclesiale ad un tempo di particolare riflessione
e riscoperta della fede. Non è la prima volta che la Chiesa è chiamata a
celebrare un Anno della fede. Il mio venerato Predecessore il Servo di
Dio Paolo VI ne indisse
uno simile nel 1967, per fare memoria del martirio
degli Apostoli Pietro e Paolo nel diciannovesimo centenario della loro
testimonianza suprema. Lo pensò come un momento solenne perché in tutta la
Chiesa vi fosse “un'autentica e sincera professione della medesima fede”; egli,
inoltre, volle che questa venisse confermata in maniera “individuale e
collettiva, libera e cosciente, interiore ed esteriore, umile e franca” [5]. Pensava che in tal modo la Chiesa intera
potesse riprendere “esatta coscienza della sua fede, per ravvivarla, per
purificarla, per confermarla, per confessarla” [6]. I grandi sconvolgimenti che si
verificarono in quell’Anno, resero ancora più evidente la necessità di una
simile celebrazione. Essa si concluse con la Professione
di fede del Popolo di Dio [7], per attestare quanto i contenuti
essenziali che da secoli costituiscono il patrimonio di tutti i credenti hanno
bisogno di essere confermati, compresi e approfonditi in maniera sempre nuova
al fine di dare testimonianza coerente in condizioni storiche diverse dal
passato.
5. Per alcuni aspetti, il
mio venerato Predecessore vide questo Anno come una “conseguenza ed esigenza
postconciliare” [8], ben cosciente delle gravi difficoltà del
tempo, soprattutto riguardo alla professione della vera fede e alla sua retta
interpretazione. Ho ritenuto che far iniziare l’Anno della fede in coincidenza
con il cinquantesimo anniversario dell’apertura del Concilio
Vaticano II possa essere un’occasione propizia per comprendere che i
testi lasciati in eredità dai Padri conciliari, secondo le parole del
beato Giovanni
Paolo II, “non perdono il loro valore né il loro smalto. È necessario che
essi vengano letti in maniera appropriata, che vengano conosciuti e assimilati
come testi qualificati e normativi del Magistero, all'interno della Tradizione
della Chiesa … Sento più che mai il dovere di additare il Concilio, come la
grande grazia di cui la Chiesa ha beneficiato nel secolo XX: in esso ci è offerta
una sicura bussola per orientarci nel cammino del secolo che si apre” [9]. Io pure intendo ribadire con forza
quanto ebbi ad affermare a proposito del Concilio pochi mesi dopo la mia
elezione a Successore di Pietro: “se lo leggiamo e recepiamo guidati da una
giusta ermeneutica, esso può essere e diventare sempre di più una grande forza
per il sempre necessario rinnovamento della Chiesa” [10].
6. Il rinnovamento della
Chiesa passa anche attraverso la testimonianza offerta dalla vita dei credenti:
con la loro stessa esistenza nel mondo i cristiani sono infatti chiamati a far
risplendere la Parola di verità che il Signore Gesù ci ha lasciato. Proprio il
Concilio, nella Costituzione dogmatica Lumen
gentium, affermava: “Mentre Cristo, «santo, innocente, senza macchia» (Eb 7,26),
non conobbe il peccato (cfr 2Cor 5,21) e venne solo allo scopo di
espiare i peccati del popolo (cfr Eb 2,17), la Chiesa, che comprende
nel suo seno peccatori ed è perciò santa e insieme sempre bisognosa di
purificazione, avanza continuamente per il cammino della penitenza e del
rinnovamento. La Chiesa «prosegue il suo pellegrinaggio fra le persecuzioni del
mondo e le consolazioni di Dio», annunziando la passione e la morte del Signore
fino a che egli venga (cfr 1Cor 11,26). Dalla virtù del Signore
risuscitato trae la forza per vincere con pazienza e amore le afflizioni e le
difficoltà, che le vengono sia dal di dentro che dal di fuori, e per svelare in
mezzo al mondo, con fedeltà anche se non perfettamente, il mistero di lui, fino
a che alla fine dei tempi esso sarà manifestato nella pienezza della
luce” [11].
L’Anno della fede, in
questa prospettiva, è un invito ad un’autentica e rinnovata conversione al
Signore, unico Salvatore del mondo. Nel mistero della sua morte e risurrezione,
Dio ha rivelato in pienezza l’Amore che salva e chiama gli uomini alla
conversione di vita mediante la remissione dei peccati (cfr At 5,31).
Per l’apostolo Paolo, questo Amore introduce l’uomo ad una nuova vita: “Per
mezzo del battesimo siamo stati sepolti insieme a lui nella morte, perché come
Cristo fu risuscitato dai morti per mezzo della gloria del Padre, così anche
noi possiamo camminare in una nuova vita” (Rm 6,4). Grazie alla fede,
questa vita nuova plasma tutta l’esistenza umana sulla radicale novità della
risurrezione. Nella misura della sua libera disponibilità, i pensieri e gli
affetti, la mentalità e il comportamento dell’uomo vengono lentamente purificati
e trasformati, in un cammino mai compiutamente terminato in questa vita. La
“fede che si rende operosa per mezzo della carità” (Gal 5,6) diventa un nuovo
criterio di intelligenza e di azione che cambia tutta la vita dell’uomo
(cfr Rm 12,2; Col 3,9-10; Ef 4,20-29; 2Cor 5,17).
7. “Caritas Christi urget
nos” (2Cor 5,14): è l’amore di Cristo che colma i nostri cuori e ci spinge
ad evangelizzare. Egli, oggi come allora, ci invia per le strade del mondo per
proclamare il suo Vangelo a tutti i popoli della terra (cfr Mt 28,19).
Con il suo amore, Gesù Cristo attira a sé gli uomini di ogni generazione: in
ogni tempo Egli convoca la Chiesa affidandole l’annuncio del Vangelo, con un
mandato che è sempre nuovo. Per questo anche oggi è necessario un più convinto
impegno ecclesiale a favore di una nuova evangelizzazione per riscoprire la
gioia nel credere e ritrovare l’entusiasmo nel comunicare la fede. Nella
quotidiana riscoperta del suo amore attinge forza e vigore l’impegno
missionario dei credenti che non può mai venire meno. La fede, infatti, cresce
quando è vissuta come esperienza di un amore ricevuto e quando viene comunicata
come esperienza di grazia e di gioia. Essa rende fecondi, perché allarga il
cuore nella speranza e consente di offrire una testimonianza capace di
generare: apre, infatti, il cuore e la mente di quanti ascoltano ad accogliere
l’invito del Signore di aderire alla sua Parola per diventare suoi discepoli. I
credenti, attesta sant’Agostino, “si fortificano credendo” [12]. Il santo Vescovo di Ippona aveva buone
ragioni per esprimersi in questo modo. Come sappiamo, la sua vita fu una
ricerca continua della bellezza della fede fino a quando il suo cuore non trovò
riposo in Dio [13]. I suoi numerosi scritti, nei quali
vengono spiegate l’importanza del credere e la verità della fede, permangono
fino ai nostri giorni come un patrimonio di ricchezza ineguagliabile e
consentono ancora a tante persone in ricerca di Dio di trovare il giusto
percorso per accedere alla “porta della fede”.
Solo credendo, quindi, la
fede cresce e si rafforza; non c’è altra possibilità per possedere certezza
sulla propria vita se non abbandonarsi, in un crescendo continuo, nelle mani di
un amore che si sperimenta sempre più grande perché ha la sua origine in Dio.
8. In questa felice
ricorrenza, intendo invitare i Confratelli Vescovi di tutto l’orbe perché si
uniscano al Successore di Pietro, nel tempo di grazia spirituale che il Signore
ci offre, per fare memoria del dono prezioso della fede. Vorremmo celebrare
questo Anno in maniera degna e feconda. Dovrà intensificarsi la
riflessione sulla fede per aiutare tutti i credenti in Cristo a rendere più
consapevole ed a rinvigorire la loro adesione al Vangelo, soprattutto in un
momento di profondo cambiamento come quello che l’umanità sta vivendo. Avremo
l’opportunità di confessare la fede nel Signore Risorto nelle nostre Cattedrali
e nelle chiese di tutto il mondo; nelle nostre case e presso le nostre
famiglie, perché ognuno senta forte l’esigenza di conoscere meglio e di
trasmettere alle generazioni future la fede di sempre. Le comunità religiose
come quelle parrocchiali, e tutte le realtà ecclesiali antiche e nuove,
troveranno il modo, in questo Anno, per rendere pubblica professione del Credo.
9. Desideriamo che
questo Anno susciti in ogni credente l’aspirazione a confessare la
fede in pienezza e con rinnovata convinzione, con fiducia e speranza. Sarà
un'occasione propizia anche per intensificare la celebrazione della
fede nella liturgia, e in particolare nell’Eucaristia, che è “il culmine verso
cui tende l’azione della Chiesa e insieme la fonte da cui promana tutta la sua
energia” [14]. Nel contempo, auspichiamo che la testimonianza di
vita dei credenti cresca nella sua credibilità. Riscoprire i contenuti della
fede professata, celebrata, vissuta e pregata [15], e riflettere sullo stesso atto con cui
si crede, è un impegno che ogni credente deve fare proprio, soprattutto in
questo Anno.
Non a caso, nei primi
secoli i cristiani erano tenuti ad imparare a memoria il Credo. Questo
serviva loro come preghiera quotidiana per non dimenticare l’impegno assunto
con il Battesimo. Con parole dense di significato, lo ricorda sant’Agostino
quando, in un’Omelia sulla redditio symboli, la consegna del Credo,
dice: “Il simbolo del santo mistero che avete ricevuto tutti insieme e che oggi
avete reso uno per uno, sono le parole su cui è costruita con saldezza la fede
della madre Chiesa sopra il fondamento stabile che è Cristo Signore … Voi
dunque lo avete ricevuto e reso, ma nella mente e nel cuore lo dovete tenere
sempre presente, lo dovete ripetere nei vostri letti, ripensarlo nelle piazze e
non scordarlo durante i pasti: e anche quando dormite con il corpo, dovete
vegliare in esso con il cuore” [16].
10. Vorrei, a questo
punto, delineare un percorso che aiuti a comprendere in modo più profondo non
solo i contenuti della fede, ma insieme a questi anche l’atto con cui decidiamo
di affidarci totalmente a Dio, in piena libertà. Esiste, infatti, un’unità
profonda tra l’atto con cui si crede e i contenuti a cui diamo il nostro
assenso. L’apostolo Paolo permette di entrare all’interno di questa realtà
quando scrive: “Con il cuore … si crede … e con la bocca si fa la professione
di fede” (Rm 10,10). Il cuore indica che il primo atto con cui si viene
alla fede è dono di Dio e azione della grazia che agisce e trasforma la persona
fin nel suo intimo.
L’esempio di Lidia è
quanto mai eloquente in proposito. Racconta san Luca che Paolo, mentre si
trovava a Filippi, andò di sabato per annunciare il Vangelo ad alcune donne;
tra esse vi era Lidia e il “Signore le aprì il cuore per aderire alle parole di
Paolo” (At 16,14). Il senso racchiuso nell’espressione è importante. San
Luca insegna che la conoscenza dei contenuti da credere non è sufficiente se
poi il cuore, autentico sacrario della persona, non è aperto dalla grazia che
consente di avere occhi per guardare in profondità e comprendere che quanto è
stato annunciato è la Parola di Dio.
Professare con la bocca,
a sua volta, indica che la fede implica una testimonianza ed un impegno
pubblici. Il cristiano non può mai pensare che credere sia un fatto privato. La
fede è decidere di stare con il Signore per vivere con Lui. E questo “stare con
Lui” introduce alla comprensione delle ragioni per cui si crede. La fede,
proprio perché è atto della libertà, esige anche la responsabilità sociale di
ciò che si crede. La Chiesa nel giorno di Pentecoste mostra con tutta evidenza
questa dimensione pubblica del credere e dell’annunciare senza timore la
propria fede ad ogni persona. È il dono dello Spirito Santo che abilita alla
missione e fortifica la nostra testimonianza, rendendola franca e coraggiosa.
La stessa professione
della fede è un atto personale ed insieme comunitario. E’ la Chiesa, infatti,
il primo soggetto della fede. Nella fede della Comunità cristiana ognuno riceve
il Battesimo, segno efficace dell’ingresso nel popolo dei credenti per ottenere
la salvezza. Come attesta il Catechismo della Chiesa
Cattolica: “«Io credo»; è la fede della Chiesa professata personalmente da
ogni credente, soprattutto al momento del Battesimo. «Noi crediamo» è la fede
della Chiesa confessata dai Vescovi riuniti in Concilio, o più generalmente,
dall’assemblea liturgica dei fedeli. «Io credo»: è anche la Chiesa nostra
Madre, che risponde a Dio con la sua fede e che ci insegna a dire «Io credo»,
«Noi crediamo»” [17].
Come si può osservare, la
conoscenza dei contenuti di fede è essenziale per dare il proprio assenso,
cioè per aderire pienamente con l’intelligenza e la volontà a quanto viene
proposto dalla Chiesa. La conoscenza della fede introduce alla totalità del
mistero salvifico rivelato da Dio. L’assenso che viene prestato implica quindi
che, quando si crede, si accetta liberamente tutto il mistero della fede,
perché garante della sua verità è Dio stesso che si rivela e permette di
conoscere il suo mistero di amore [18].
D’altra parte, non
possiamo dimenticare che nel nostro contesto culturale tante persone, pur non
riconoscendo in sé il dono della fede, sono comunque in una sincera ricerca del
senso ultimo e della verità definitiva sulla loro esistenza e sul mondo. Questa
ricerca è un autentico “preambolo” alla fede, perché muove le persone sulla
strada che conduce al mistero di Dio. La stessa ragione dell’uomo, infatti,
porta insita l’esigenza di “ciò che vale e permane sempre” [19]. Tale esigenza costituisce un invito
permanente, inscritto indelebilmente nel cuore umano, a mettersi in cammino per
trovare Colui che non cercheremmo se non ci fosse già venuto incontro [20]. Proprio a questo incontro la fede ci
invita e ci apre in pienezza.
11. Per accedere a una
conoscenza sistematica dei contenuti della fede, tutti possono trovare nel Catechismo della Chiesa
Cattolica un sussidio prezioso ed indispensabile. Esso costituisce uno
dei frutti più importanti del Concilio
Vaticano II. Nella Costituzione Apostolica Fidei
depositum, non a caso firmata nella ricorrenza del trentesimo anniversario
dell’apertura del Concilio
Vaticano II, il Beato Giovanni Paolo II scriveva:
“Questo Catechismo apporterà un contributo molto importante a quell’opera di
rinnovamento dell’intera vita ecclesiale… Io lo riconosco come uno strumento
valido e legittimo al servizio della comunione ecclesiale e come una norma
sicura per l’insegnamento della fede” [21].
E’ proprio in questo
orizzonte che l’Anno della fede dovrà esprimere un corale impegno per la
riscoperta e lo studio dei contenuti fondamentali della fede che trovano
nel Catechismo
della Chiesa Cattolica la loro sintesi sistematica e organica. Qui,
infatti, emerge la ricchezza di insegnamento che la Chiesa ha accolto,
custodito ed offerto nei suoi duemila anni di storia. Dalla Sacra Scrittura ai
Padri della Chiesa, dai Maestri di teologia ai Santi che hanno attraversato i
secoli, il Catechismo offre una memoria permanente dei tanti modi in
cui la Chiesa ha meditato sulla fede e prodotto progresso nella dottrina per
dare certezza ai credenti nella loro vita di fede.
Nella sua stessa
struttura, il Catechismo
della Chiesa Cattolica presenta lo sviluppo della fede fino a toccare
i grandi temi della vita quotidiana. Pagina dopo pagina si scopre che quanto
viene presentato non è una teoria, ma l’incontro con una Persona che vive nella
Chiesa. Alla professione di fede, infatti, segue la spiegazione della vita
sacramentale, nella quale Cristo è presente, operante e continua a costruire la
sua Chiesa. Senza la liturgia e i Sacramenti, la professione di fede non
avrebbe efficacia, perché mancherebbe della grazia che sostiene la
testimonianza dei cristiani. Alla stessa stregua, l’insegnamento del Catechismo sulla
vita morale acquista tutto il suo significato se posto in relazione con la
fede, la liturgia e la preghiera.
12. In questo Anno,
pertanto, il Catechismo
della Chiesa Cattolica potrà essere un vero strumento a sostegno della
fede, soprattutto per quanti hanno a cuore la formazione dei cristiani, così
determinante nel nostro contesto culturale. A tale scopo, ho invitato la Congregazione
per la Dottrina della Fede, in accordo con i competenti Dicasteri della
Santa Sede, a redigere una Nota, con cui offrire alla Chiesa ed ai
credenti alcune indicazioni per vivere quest’Anno della fede nei modi più
efficaci ed appropriati, al servizio del credere e dell’evangelizzare.
La fede, infatti, si
trova ad essere sottoposta più che nel passato a una serie di interrogativi che
provengono da una mutata mentalità che, particolarmente oggi, riduce l’ambito
delle certezze razionali a quello delle conquiste scientifiche e tecnologiche.
La Chiesa tuttavia non ha mai avuto timore di mostrare come tra fede e
autentica scienza non vi possa essere alcun conflitto perché ambedue, anche se
per vie diverse, tendono alla verità [22].
13. Sarà decisivo nel
corso di questo Anno ripercorrere la storia della nostra fede, la
quale vede il mistero insondabile dell’intreccio tra santità e peccato. Mentre
la prima evidenzia il grande apporto che uomini e donne hanno offerto alla
crescita ed allo sviluppo della comunità con la testimonianza della loro vita,
il secondo deve provocare in ognuno una sincera e permanente opera di
conversione per sperimentare la misericordia del Padre che a tutti va incontro.
In questo tempo terremo
fisso lo sguardo su Gesù Cristo, “colui che dà origine alla fede e la porta a
compimento” (Eb 12,2): in lui trova compimento ogni travaglio ed anelito
del cuore umano. La gioia dell’amore, la risposta al dramma della sofferenza e
del dolore, la forza del perdono davanti all’offesa ricevuta e la vittoria
della vita dinanzi al vuoto della morte, tutto trova compimento nel mistero
della sua Incarnazione, del suo farsi uomo, del condividere con noi la
debolezza umana per trasformarla con la potenza della sua Risurrezione. In lui,
morto e risorto per la nostra salvezza, trovano piena luce gli esempi di fede
che hanno segnato questi duemila anni della nostra storia di salvezza.
Per fede Maria accolse la
parola dell’Angelo e credette all’annuncio che sarebbe divenuta Madre di Dio
nell’obbedienza della sua dedizione (cfr Lc 1,38). Visitando
Elisabetta innalzò il suo canto di lode all’Altissimo per le meraviglie che
compiva in quanti si affidano a Lui (cfr Lc 1,46-55). Con gioia e
trepidazione diede alla luce il suo unico Figlio, mantenendo intatta la
verginità (cfr Lc 2,6-7). Confidando in Giuseppe suo sposo, portò
Gesù in Egitto per salvarlo dalla persecuzione di Erode (cfr Mt 2,13-15).
Con la stessa fede seguì il Signore nella sua predicazione e rimase con Lui fin
sul Golgota (cfr Gv 19,25-27). Con fede Maria assaporò i frutti della
risurrezione di Gesù e, custodendo ogni ricordo nel suo cuore (cfr Lc 2,19.51),
lo trasmise ai Dodici riuniti con lei nel Cenacolo per ricevere lo Spirito
Santo (cfr At 1,14; 2,1-4).
Per fede gli Apostoli
lasciarono ogni cosa per seguire il Maestro (cfr Mc 10,28).
Credettero alle parole con le quali annunciava il Regno di Dio presente e
realizzato nella sua persona (cfr Lc 11,20). Vissero in comunione di
vita con Gesù che li istruiva con il suo insegnamento, lasciando loro una nuova
regola di vita con la quale sarebbero stati riconosciuti come suoi discepoli
dopo la sua morte (cfr Gv 13,34-35). Per fede andarono nel mondo
intero, seguendo il mandato di portare il Vangelo ad ogni creatura (cfr Mc 16,15)
e, senza alcun timore, annunciarono a tutti la gioia della risurrezione di cui
furono fedeli testimoni.
Per fede i discepoli
formarono la prima comunità raccolta intorno all’insegnamento degli Apostoli,
nella preghiera, nella celebrazione dell’Eucaristia, mettendo in comune quanto
possedevano per sovvenire alle necessità dei fratelli (cfr At 2,42-47).
Per fede i martiri
donarono la loro vita, per testimoniare la verità del Vangelo che li aveva
trasformati e resi capaci di giungere fino al dono più grande dell’amore con il
perdono dei propri persecutori.
Per fede uomini e donne
hanno consacrato la loro vita a Cristo, lasciando ogni cosa per vivere in
semplicità evangelica l’obbedienza, la povertà e la castità, segni concreti
dell’attesa del Signore che non tarda a venire. Per fede tanti cristiani hanno
promosso un’azione a favore della giustizia per rendere concreta la parola del
Signore, venuto ad annunciare la liberazione dall’oppressione e un anno di
grazia per tutti (cfr Lc 4,18-19).
Per fede, nel corso dei secoli,
uomini e donne di tutte le età, il cui nome è scritto nel Libro della vita
(cfr Ap 7,9; 13,8), hanno confessato la bellezza di seguire il
Signore Gesù là dove venivano chiamati a dare testimonianza del loro essere
cristiani: nella famiglia, nella professione, nella vita pubblica,
nell’esercizio dei carismi e ministeri ai quali furono chiamati.
Per fede viviamo anche
noi: per il riconoscimento vivo del Signore Gesù, presente nella nostra
esistenza e nella storia.
14. L’Anno della fede sarà
anche un’occasione propizia per intensificare la testimonianza della carità.
Ricorda san Paolo: “Ora dunque rimangono queste tre cose: la fede, la speranza
e la carità. Ma la più grande di tutte è la carità!” (1Cor 13,13). Con
parole ancora più forti - che da sempre impegnano i cristiani - l’apostolo
Giacomo affermava: “A che serve, fratelli miei, se uno dice di avere fede, ma
non ha le opere? Quella fede può forse salvarlo? Se un fratello o una sorella
sono senza vestiti e sprovvisti del cibo quotidiano e uno di voi dice loro:
«Andatevene in pace, riscaldatevi e saziatevi», ma non date loro il necessario
per il corpo, a che cosa serve? Così anche la fede: se non è seguita dalle
opere, in se stessa è morta. Al contrario uno potrebbe dire: «Tu hai la fede e
io ho le opere; mostrami la tua fede senza le opere, ed io con le mie opere ti
mostrerò la mia fede»” (Gc 2,14-18).
La fede senza la carità
non porta frutto e la carità senza la fede sarebbe un sentimento in balia
costante del dubbio. Fede e carità si esigono a vicenda, così che l’una
permette all’altra di attuare il suo cammino. Non pochi cristiani, infatti,
dedicano la loro vita con amore a chi è solo, emarginato o escluso come a colui
che è il primo verso cui andare e il più importante da sostenere, perché
proprio in lui si riflette il volto stesso di Cristo. Grazie alla fede possiamo
riconoscere in quanti chiedono il nostro amore il volto del Signore risorto.
“Tutto quello che avete fatto a uno solo di questi miei fratelli più piccoli,
l’avete fatto a me” (Mt 25,40): queste sue parole sono un monito da non
dimenticare ed un invito perenne a ridonare quell’amore con cui Egli si prende
cura di noi. E’ la fede che permette di riconoscere Cristo ed è il suo stesso
amore che spinge a soccorrerlo ogni volta che si fa nostro prossimo nel cammino
della vita. Sostenuti dalla fede, guardiamo con speranza al nostro impegno nel
mondo, in attesa di “nuovi cieli e una terra nuova, nei quali abita la
giustizia” (2Pt 3,13; cfr Ap 21,1).
15. Giunto ormai al
termine della sua vita, l’apostolo Paolo chiede al discepolo Timoteo di
“cercare la fede” (cfr 2Tm 2,22) con la stessa costanza di quando era
ragazzo (cfr 2Tm 3,15). Sentiamo questo invito rivolto a ciascuno di
noi, perché nessuno diventi pigro nella fede. Essa è compagna di vita che
permette di percepire con sguardo sempre nuovo le meraviglie che Dio compie per
noi. Intenta a cogliere i segni dei tempi nell’oggi della storia, la fede
impegna ognuno di noi a diventare segno vivo della presenza del Risorto nel
mondo. Ciò di cui il mondo oggi ha particolarmente bisogno è la testimonianza
credibile di quanti, illuminati nella mente e nel cuore dalla Parola del
Signore, sono capaci di aprire il cuore e la mente di tanti al desiderio di Dio
e della vita vera, quella che non ha fine.
“La Parola del Signore
corra e sia glorificata” (2Ts 3,1): possa questo Anno della fede rendere
sempre più saldo il rapporto con Cristo Signore, poiché solo in Lui vi è la
certezza per guardare al futuro e la garanzia di un amore autentico e duraturo.
Le parole dell’apostolo Pietro gettano un ultimo squarcio di luce sulla fede:
“Perciò siete ricolmi di gioia, anche se ora dovete essere, per un po’ di
tempo, afflitti da varie prove, affinché la vostra fede, messa alla prova,
molto più preziosa dell’oro – destinato a perire e tuttavia purificato con
fuoco – torni a vostra lode, gloria e onore quando Gesù Cristo si manifesterà.
Voi lo amate, pur senza averlo visto e ora, senza vederlo, credete in lui.
Perciò esultate di gioia indicibile e gloriosa, mentre raggiungete la mèta
della vostra fede: la salvezza delle anime” (1Pt 1,6-9). La vita dei
cristiani conosce l’esperienza della gioia e quella della sofferenza. Quanti
Santi hanno vissuto la solitudine! Quanti credenti, anche ai nostri giorni,
sono provati dal silenzio di Dio mentre vorrebbero ascoltare la sua voce
consolante! Le prove della vita, mentre consentono di comprendere il mistero
della Croce e di partecipare alle sofferenze di Cristo (cfr Col 1,24),
sono preludio alla gioia e alla speranza cui la fede conduce: “quando sono
debole, è allora che sono forte” (2Cor 12,10). Noi crediamo con ferma
certezza che il Signore Gesù ha sconfitto il male e la morte. Con questa sicura
fiducia ci affidiamo a Lui: Egli, presente in mezzo a noi, vince il potere del
maligno (cfr Lc 11,20) e la Chiesa, comunità visibile della sua
misericordia, permane in Lui come segno della riconciliazione definitiva con il
Padre.
Affidiamo alla Madre di
Dio, proclamata “beata” perché “ha creduto” (Lc 1,45), questo tempo di
grazia.
Dato a Roma, presso San
Pietro, l’11 ottobre dell’Anno 2011, settimo di Pontificato.
Benedetto XVI
[1] Omelia
per l’inizio del ministero petrino del Vescovo di Roma (24
aprile 2005): AAS 97(2005), 710.
[2] Cfr
BENEDETTO XVI, Omelia
S. Messa al Terreiro do Paço, Lisbona (11 maggio 2010): Insegnamenti VI,1(2010),
673.
[3] Cfr
GIOVANNI PAOLO II, Cost. ap. Fidei
depositum (11 ottobre 1992): AAS 86(1994), 113-118.
[4] Cfr Rapporto
finale del Secondo Sinodo Straordinario dei Vescovi (7 dicembre 1985), II,
B, a, 4: in Enchiridion Vaticanum, vol. 9, n. 1797.
[5] PAOLO
VI, Esort. ap. Petrum
et Paulum Apostolos, nel XIX centenario del martirio dei Santi Apostoli
Pietro e Paolo (22 febbraio 1967): AAS 59(1967), 196.
[6] Ibid.,
198.
[7] PAOLO
VI, Solenne Professione
di fede, Omelia per la Concelebrazione nel XIX centenario del martirio dei
Santi Apostoli Pietro e Paolo, a conclusione dell’ “Anno della fede” (30
giugno 1968): AAS 60(1968), 433-445.
[8] ID., Udienza
Generale (14 giugno 1967): Insegnamenti V(1967), 801.
[9] GIOVANNI
PAOLO II, Lett. ap. Novo
millennio ineunte (6 gennaio 2001), 57: AAS 93(2001), 308.
[10] Discorso
alla Curia Romana (22
dicembre 2005): AAS 98(2006), 52.
[11] CONC.
ECUM. VAT. II, Cost. dogm. sulla Chiesa Lumen
gentium, 8.
[12] De
utilitate credendi, 1,2.
[13] Cfr
AGOSTINO D’IPPONA, Confessioni, I,1.
[14] CONC.
ECUM. VAT. II, Cost. sulla sacra liturgia Sacrosanctum
Concilium, 10.
[15] Cfr
GIOVANNI PAOLO II, Cost. ap. Fidei
depositum (11 ottobre 1992): AAS 86(1994), 116.
[16] Sermo 215,1.
[17] Catechismo della Chiesa
Cattolica, 167.
[18] Cfr
CONC. ECUM. VAT. I, Cost. dogm. sulla fede cattolica Dei Filius, cap. III:
DS 3008-3009; CONC. ECUM. VAT. II, Cost. dogm. sulla divina rivelazione Dei
Verbum, 5.
[19] BENEDETTO
XVI, Discorso
al Collège des Bernardins, Parigi (12 settembre 2008): AAS 100(2008),
722.
[20] Cfr
AGOSTINO D’IPPONA, Confessioni, XIII, 1.
[21] GIOVANNI
PAOLO II, Cost. ap. Fidei
depositum (11 ottobre 1992): AAS 86(1994), 115 e 117.
[22] Cfr
ID., Lett. enc. Fides
et ratio (14 settembre 1998), nn. 34 e106: AAS 91(1999), 31-32, 86-87.
© Copyright 2011 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Porta fidei
mit dem das Jahr des
Glaubens ausgerufen wird
1. Die „Tür des
Glaubens“ (vgl. Apg 14,27), die in das Leben der Gemeinschaft mit
Gott führt und das Eintreten in seine Kirche erlaubt, steht uns immer offen. Es
ist möglich, diese Schwelle zu überschreiten, wenn das Wort Gottes verkündet
wird und das Herz sich durch die verwandelnde Gnade formen läßt. Durch diese
Tür zu gehen bedeutet, einen Weg einzuschlagen, der das ganze Leben fortdauert.
Er beginnt mit der Taufe (vgl. Röm 6,4), durch die wir Gott Vater
nennen dürfen, und endet mit dem Übergang durch den Tod hindurch in das Ewige
Leben, das Frucht der Auferstehung Jesu, des Herrn, ist. Er wollte durch das
Geschenk des Heiligen Geistes alle, die an ihn glauben, in seine Herrlichkeit
einbeziehen (vgl. Joh 17,22). Den Glauben an die Trinität – den
Vater, den Sohn und den Heiligen Geist – zu bekennen entspricht an einen
einzigen Gott, der die Liebe ist (vgl. 1 Joh 4,8), zu glauben:
an den Vater, der zu unserem Heil in der Fülle der Zeit seinen Sohn gesandt
hat; an Jesus Christus, der in dem Geheimnis seines Todes und seiner
Auferstehung die Welt erlöst hat; an den Heiligen Geist, der die Kirche durch
die Jahrhunderte führt in der Erwartung der Wiederkunft des Herrn in
Herrlichkeit.
2. Vom Anfang meines
Dienstes als Nachfolger Petri an habe ich an die Notwendigkeit erinnert, den
Weg des Glaubens wiederzuentdecken, um die Freude und die erneute Begeisterung
der Begegnung mit Christus immer deutlicher zutage treten zu lassen. In der
Predigt während der heiligen
Messe zum Beginn des Pontifikats habe ich gesagt: „Die Kirche als
ganze und die Hirten in ihr müssen wie Christus sich auf den Weg machen, um die
Menschen aus der Wüste herauszuführen zu den Orten des Lebens – zur
Freundschaft mit dem Sohn Gottes, der uns Leben schenkt, Leben in Fülle.“[1] Nun geschieht es nicht selten, daß
die Christen sich mehr um die sozialen, kulturellen und politischen
Auswirkungen ihres Einsatzes kümmern und dabei den Glauben immer noch als eine
selbstverständliche Voraussetzung des allgemeinen Lebens betrachten. In
Wirklichkeit aber besteht diese Voraussetzung nicht nur nicht mehr in dieser
Form, sondern wird häufig sogar geleugnet.[2] Während es in der Vergangenheit
möglich war, ein einheitliches kulturelles Gewebe zu erkennen, das in seinem
Verweis auf die Glaubensinhalte und die von ihnen inspirierten Werte weithin
angenommen wurde, scheint es heute in großen Teilen der Gesellschaft aufgrund
einer tiefen Glaubenskrise, die viele Menschen befallen hat, nicht mehr so zu
sein.
3. Wir dürfen nicht
zulassen, daß das Salz schal wird und das Licht verborgenen gehalten wird
(vgl. Mt 5,13-16). Auch der Mensch von heute kann wieder das
Bedürfnis verspüren, wie die Samariterin zum Brunnen zu gehen, um Jesus zu
hören, der dazu einlädt, an ihn zu glauben und aus der Quelle zu schöpfen, aus
der lebendiges Wasser hervorsprudelt (vgl. Joh 4,14). Wir müssen
wieder Geschmack daran finden, uns vom durch die Kirche treu überlieferten Wort
Gottes und vom Brot des Lebens zu nähren – Gaben, die allen zur Stärkung
angeboten werden, die seine Jünger sind (vgl. Joh 6,51). Die Lehre
Jesu ertönt nämlich noch in unseren Tagen mit derselben Kraft: „Müht euch nicht
ab für die Speise, die verdirbt, sondern für die Speise, die für das ewige
Leben bleibt“ (Joh 6,27). Die Frage derer, die ihn hörten, ist die gleiche
auch für uns heute: „Was müssen wir tun, um die Werke Gottes zu vollbringen?“ (Joh 6,28).
Die Antwort Jesu kennen wir: „Das ist das Werk Gottes, daß ihr an den glaubt,
den er gesandt hat“ (Joh 6,29). An Jesus Christus zu glauben ist also der
Weg, um endgültig zum Heil zu gelangen.
4. Im Licht all
dessen habe ich entschieden, ein Jahr des Glaubens auszurufen. Es
wird am 11. Oktober 2012, dem fünfzigsten Jahrestag der Eröffnung des Zweiten
Vatikanischen Konzils, beginnen und am Christkönigssonntag, dem 24.
November 2013, enden. Auf das Datum des 11. Oktobers 2012 fällt auch das
zwanzigjährige Jubiläum der Veröffentlichung des Katechismus der
Katholischen Kirche, eines Textes, den mein Vorgänger, der selige Papst Johannes Paul II.,
mit dem Ziel promulgierte[3], allen Gläubigen die Kraft und die
Schönheit des Glaubens vor Augen zu führen. Dieses Dokument, eine authentische
Frucht des Zweiten
Vatikanischen Konzils, sollte nach dem Wunsch der Außerordentlichen
Bischofssynode von 1985 ein Instrument im Dienst der Katechese sein[4] und wurde durch die Zusammenarbeit
des gesamten Episkopates der katholischen Kirche erstellt. Und gerade die
Vollversammlung der Bischofssynode ist von mir für den Oktober 2012 zum Thema „Die
Neuevangelisierung zur Weitergabe des christlichen Glaubens“ einberufen worden.
Das wird eine günstige Gelegenheit sein, um das gesamte kirchliche Gefüge in
eine Zeit der besonderen Besinnung und der Wiederentdeckung des Glaubens zu
führen. Es ist nicht das erste Mal, daß die Kirche aufgerufen wird, ein Jahr
des Glaubens zu feiern. Mein verehrter Vorgänger, der Diener Gottes Paul VI., rief 1967
ein ähnliches Jahr aus, um des Martyriums der Apostel Petrus und Paulus
anläßlich der 1900-Jahr-Feier ihres letzten Zeugnisses zu gedenken. Er plante
es als einen festlichen Anlaß, damit es in der ganzen Kirche „ein authentisches
und aufrichtiges Bekenntnis ein und desselben Glaubens“ gebe; zudem wollte er,
daß dieser Glaube „einzeln und gemeinschaftlich, frei und bewußt, innerlich und
äußerlich, demütig und freimütig“[5] bekräftigt würde. Er dachte, auf
diese Weise könne die ganze Kirche eine „genaue Kenntnis ihres Glaubens“
wiedergewinnen, „um ihn neu zu beleben, ihn zu läutern, zu festigen und zu
bekennen“[6]. Die großen Umwälzungen, die in jenem
Jahr geschahen, machten die Notwendigkeit einer solchen Feier noch deutlicher.
Sie wurde mit dem Credo des Volkes Gottes[7] abgeschlossen, um zu beweisen, wie
dringend die wesentlichen Inhalte, die seit Jahrhunderten das Erbe aller
Gläubigen bilden, immer neu bekräftigt, verstanden und vertieft werden müssen,
um unter geschichtlichen Bedingungen, die sich von denen der Vergangenheit
unterscheiden, ein kohärentes Zeugnis zu geben.
5. In gewisser
Hinsicht betrachtete mein verehrter Vorgänger dieses Jahr als eine „Konsequenz
aus dem Konzil und ein nachkonziliäres Erfordernis“[8], da er sich der schweren Probleme der
Zeit – vor allem in bezug auf das Bekenntnis des wahren Glaubens und seine
rechte Auslegung – wohl bewußt war. Ich war der Meinung, den Beginn des Jahres
des Glaubens auf das Datum des fünfzigsten Jahrestags der Eröffnung
des Zweiten
Vatikanischen Konzils zu legen, könne eine günstige Gelegenheit
bieten, um zu begreifen, daß die von den Konzilsvätern als Erbe hinterlassenen
Texte gemäß den Worten des seligen Johannes Paul II. „weder
ihren Wert noch ihren Glanz verlieren. Sie müssen auf sachgemäße Weise gelesen
werden, damit sie aufgenommen und verarbeitet werden können als qualifizierte
und normgebende Texte des Lehramtes innerhalb der Tradition der Kirche […] Ich
fühle mich mehr denn je dazu verpflichtet, auf das Konzil als die große
Gnade hinzuweisen, in deren Genuß die Kirche im 20. Jahrhundert
gekommen ist. In ihm ist uns ein sicherer Kompaß geboten worden, um uns auf dem
Weg des jetzt beginnenden Jahrhunderts zu orientieren.“[9] Auch ich möchte mit Nachdruck
hervorheben, was ich wenige Monate nach meiner Wahl zum Nachfolger Petri in
bezug auf das Konzil gesagt habe: „Wenn wir es mit Hilfe der richtigen
Hermeneutik lesen und rezipieren, dann kann es eine große Kraft für die stets
notwendige Erneuerung der Kirche sein und immer mehr zu einer solchen Kraft
werden.“[10]
6. Die Erneuerung
der Kirche geschieht auch durch das Zeugnis, das das Leben der Gläubigen
bietet: Die Christen sind nämlich berufen, mit ihrer Existenz in der Welt das
Wort der Wahrheit, das der Herr uns hinterlassen hat, leuchten zu lassen.
Gerade das Konzil stellte in der Dogmatischen Konstitution Lumen
gentium fest: „Während aber Christus heilig, schuldlos, unbefleckt war
(Hebr 7,26) und Sünde nicht kannte (2 Kor 5,21), sondern allein
die Sünden des Volkes zu sühnen gekommen ist (vgl. Hebr 2,17), umfaßt
die Kirche Sünder in ihrem eigenen Schoße. Sie ist zugleich heilig und stets
der Reinigung bedürftig, sie geht immerfort den Weg der Buße und Erneuerung.
Die Kirche »schreitet zwischen den Verfolgungen der Welt und den Tröstungen
Gottes auf ihrem Pilgerweg dahin« und verkündet das Kreuz und den Tod des
Herrn, bis er wiederkommt (vgl. 1 Kor 11,26). Von der Kraft des
auferstandenen Herrn aber wird sie gestärkt, um ihre Trübsale und Mühen, innere
gleichermaßen wie äußere, durch Geduld und Liebe zu besiegen und sein
Mysterium, wenn auch schattenhaft, so doch getreu in der Welt zu enthüllen, bis
es am Ende im vollen Lichte offenbar werden wird.“[11]
Aus dieser Sicht ist
das Jahr des Glaubens eine Aufforderung zu einer echten und
erneuerten Umkehr zum Herrn, dem einzigen Retter der Welt. Im Geheimnis seines
Todes und seiner Auferstehung hat Gott die rettende Liebe vollends offenbart und
ruft die Menschen durch die Vergebung der Sünden zur Umkehr des Lebens
(vgl. Apg 5,31). Diese Liebe – so der Apostel Paulus – führt den
Menschen in ein neues Leben: „Wir wurden mit ihm begraben durch die Taufe auf
den Tod; und wie Christus durch die Herrlichkeit des Vaters von den Toten
auferweckt wurde, so sollen auch wir als neue Menschen leben“ (Röm 6,4).
Durch den Glauben gestaltet dieses neue Leben die gesamte menschliche Existenz
nach der radikalen Neuheit der Auferstehung. Im Maß der freien Bereitschaft des
Menschen werden seine Gedanken und Gefühle, seine Mentalität und sein Verhalten
allmählich geläutert und verwandelt auf einem Weg, der in diesem Leben nie
gänzlich vollendet wird. Der „Glaube, der in der Liebe wirksam ist“ (vgl. Gal 5,6),
wird zu einem neuen Maßstab für das Denken und Tun, der das ganze Leben des
Menschen verändert (vgl. Röm 12,2; Kol 3,9-10; Eph 4,20-29; 2 Kor 5,17).
7. „Caritas Christi urget
nos“ (2 Kor 5,14): Die Liebe Christi ist es, die unsere Herzen
erfüllt und uns dazu drängt, das Evangelium zu verkünden. Heute wie damals
sendet er uns auf die Straßen der Welt, um sein Evangelium allen Völkern der
Erde bekanntzumachen (vgl. Mt 28,19). Mit seiner Liebe zieht Jesus
Christus die Menschen aller Generationen an sich: Zu allen Zeiten ruft er die
Kirche zusammen und vertraut ihr die Verkündigung des Evangeliums mit einem
Auftrag an, der immer neu ist. Darum ist auch heute ein überzeugterer
kirchlicher Einsatz für eine neue Evangelisierung notwendig, um wieder die
Freude am Glauben zu entdecken und die Begeisterung in der Weitergabe des
Glaubens wiederzufinden. Im täglichen Wiederentdecken der Liebe Gottes schöpft
der missionarische Einsatz der Gläubigen, der niemals nachlassen darf, Kraft
und Stärke. Der Glaube wächst nämlich, wenn er als Erfahrung einer empfangenen
Liebe gelebt und als Erfahrung von Gnade und Freude vermittelt wird. Er macht
fruchtbar, weil er das Herz in der Hoffnung weitet und befähigt, ein Zeugnis zu
geben, das etwas zu bewirken vermag: Er öffnet nämlich Herz und Sinn der
Zuhörer, damit sie die Einladung des Herrn, seinem Wort zuzustimmen und seine
Jünger zu werden, annehmen. Die Gläubigen „werden stärker, indem sie glauben“,
bezeugt der heilige Augustinus.[12] Der heilige Bischof von Hippo hatte
gute Gründe, sich so auszudrücken. Wie wir wissen, war sein Leben eine ständige
Suche nach der Schönheit des Glaubens, bis sein Herz in Gott Ruhe fand.[13] Seine zahlreichen Schriften, in
denen die Bedeutung des Glaubensaktes und die Wahrheit des Glaubens erklärt
werden, bleiben bis in unsere Tage ein Erbe unvergleichlichen Reichtums und
ermöglichen immer noch vielen Menschen auf der Suche nach Gott, den rechten Weg
zu finden, um zur „Tür des Glaubens“ zu gelangen.
Nur glaubend also wächst
der Glaube und wird stärker; es gibt keine andere Möglichkeit, Gewißheit über
das eigene Leben zu haben, als sich in ständig zunehmendem Maße den Händen
einer Liebe zu überlassen, die als immer größer erfahren wird, weil sie ihren
Ursprung in Gott hat.
8. Aus Anlaß dieses
besonderen Jahrestags möchte ich die Mitbrüder im Bischofsamt auf dem ganzen
Erdkreis einladen, sich in dieser Zeit der geistlichen Gnade, die der Herr uns
anbietet, dem Nachfolger Petri anzuschließen, um des kostbaren Geschenks des
Glaubens zu gedenken. Wir wollen dieses Jahr in würdiger und
schöpferischer Weise feiern. Es soll intensiver über den Glauben nachgedacht
werden, um allen, die an Christus glauben, zu helfen, ihre Zustimmung zum
Evangelium bewußter und stärker werden zu lassen, vor allem in einem Moment
tiefgreifender Veränderungen, wie ihn die Menschheit gerade erlebt. Wir werden
die Gelegenheit haben, den Glauben an den auferstandenen Herrn in unseren
Kathedralen und in allen Kirchen der Welt, in unseren Häusern und bei unseren
Familien zu bekennen, damit jeder das starke Bedürfnis verspürt, den
unveränderlichen Glauben besser zu kennen und an die zukünftigen Generationen
weiterzugeben. Die Ordensgemeinschaften sowie die Pfarrgemeinden und alle alten
wie neuen kirchlichen Realitäten werden Gelegenheit finden, in diesem Jahr das Credo öffentlich
zu bekennen.
9. Wir wünschen uns,
daß dieses Jahr in jedem Gläubigen das Verlangen wecke, den Glauben
vollständig und mit erneuerter Überzeugung, mit Vertrauen und Hoffnung zu bekennen.
Es wird eine günstige Gelegenheit sein, um auch die Feier des
Glaubens in der Liturgie zu verstärken, besonders in der Eucharistie, die der
„Höhepunkt [ist], dem das Tun der Kirche zustrebt, und zugleich die Quelle, aus
der all ihre Kraft strömt“.[14] Zugleich wünschen wir uns, daß
das Zeugnis des Lebens der Gläubigen an Glaubwürdigkeit gewinnt. Die
Inhalte des Glaubens, der bekannt, gefeiert, gelebt und im Gebet ausgedrückt
wird, wiederzuentdecken[15] und über den Glaubensakt selbst
nachzudenken, ist eine Verpflichtung, die jeder Gläubige übernehmen muß, vor
allem in diesem Jahr.
Nicht zufällig waren die
Christen in den ersten Jahrhunderten angehalten, das Credo auswendig
zu lernen. Das diente ihnen als tägliches Gebet, um die mit der Taufe
übernommene Verpflichtung nicht zu vergessen. Mit bedeutungsvollen Worten
erinnert der heilige Augustinus daran, wenn er in einer Predigt über
die redditio symboli – die Übergabe des Credo – sagt: „Das
Symbolum des heiligen Geheimnisses, das ihr alle gemeinsam empfangen und das
ihr heute einzeln wiedergegeben habt, sind die Worte, auf die der Glaube der
Mutter Kirche fest gegründet ist, über dem sicheren Fundament, das Christus,
der Herr, ist. Ihr habt es also empfangen und wiedergegeben, aber im Geist müßt
ihr es immer gegenwärtig halten, ihr müßt es im Bett wiederholen, auf den
Plätzen darüber nachdenken und es während der Mahlzeiten nicht vergessen; und
selbst wenn euer Leib schläft, muß euer Herz in ihm wachen.“[16]
10. An dieser Stelle
möchte ich einen Weg skizzieren, der nicht nur die Glaubensinhalte tiefer zu
verstehen hilft, sondern zusammen mit ihnen auch den Akt, mit dem wir
beschließen, uns Gott in völliger Freiheit gänzlich anzuvertrauen. Es besteht nämlich
eine tiefe Einheit zwischen dem Glaubensakt und den Inhalten, denen wir
zustimmen. Der Apostel Paulus ermöglicht es, ins Innere dieser Wirklichkeit
einzudringen, wenn er schreibt: „Wer mit dem Herzen glaubt und mit dem Mund
bekennt…“ (Röm 10,10a). Das Herz zeigt an, daß der erste Schritt, mit dem
man zum Glauben kommt, eine Gabe Gottes und ein Akt der Gnade ist, die wirkt
und den Menschen bis ins Innerste verwandelt.
In diesem Zusammenhang
ist das Beispiel der Lydia sehr bedeutsam. Der heilige Lukas erzählt, daß
Paulus, als er in Philippi war, sich am Sabbat aufmachte, um einigen Frauen das
Evangelium zu verkünden; unter ihnen war Lydia, und „der Herr öffnete ihr das
Herz, so daß sie den Worten des Paulus aufmerksam lauschte“ (Apg 16,14).
Der in diesen Worten enthaltene Sinn ist wichtig. Der heilige Lukas lehrt, daß
die Kenntnis der zu glaubenden Inhalte nicht genügt, wenn dann das Herz, das
echte „Heiligtum“ des Menschen, nicht durch die Gnade geöffnet wird, die die
Augen schenkt, um in die Tiefe zu sehen und zu verstehen, daß das, was
verkündet wurde, das Wort Gottes ist.
Mit dem Mund bekennen
bedeutet seinerseits, daß der Glaube ein öffentliches Zeugnis und Engagement
einschließt. Der Christ darf niemals meinen, glauben sei eine Privatsache. Der
Glaube ist die Entscheidung, beim Herrn zu sein und mit ihm zu leben. Dieses
„Bei-ihm-Sein“ führt in das Verständnis der Gründe ein, warum man glaubt.
Gerade weil der Glaube ein Akt der Freiheit ist, erfordert er auch die
gesellschaftliche Verantwortung für das, was man glaubt. Am Pfingsttag zeigt
die Kirche in aller Deutlichkeit diese öffentliche Dimension, das heißt zu
glauben und den eigenen Glauben furchtlos allen Menschen zu verkünden. Es ist
die Gabe des Heiligen Geistes, der zur Mission befähigt und unser Zeugnis
stärkt, indem er es freimütig und mutig sein läßt.
Das Bekenntnis des
Glaubens selbst ist ein persönlicher und zugleich gemeinschaftlicher Akt. Der
erste Träger des Glaubens ist nämlich die Kirche. Im Glauben der christlichen
Gemeinde empfängt jeder die Taufe, das wirksame Zeichen der Eingliederung in
das Volk der Gläubigen, um das Heil zu erlangen. So bestätigt der Katechismus
der Katholischen Kirche: „»Ich glaube«: das ist der Glaube der Kirche, wie ihn
jeder Glaubende, vor allem bei der Taufe, persönlich bekennt. »Wir glauben«:
das ist der Glaube der Kirche, wie ihn die zum Konzil versammelten Bischöfe
oder, allgemeiner, die zur Liturgie versammelten Gläubigen bekennen. »Ich
glaube«: So spricht auch die Kirche, unsere Mutter, die durch ihren Glauben
Gott antwortet und uns sagen lehrt: »Ich glaube«, »wir glauben«.“[17]
Wie man feststellen kann,
ist die Kenntnis der Glaubensinhalte wesentlich, um die eigene Zustimmung zu
geben, das heißt um sich dem, was von der Kirche vorlegt wird, mit Verstand und
Willen völlig anzuschließen. Die Kenntnis des Glaubens führt in das Ganze des
von Gott offenbarten Heilgeheimnisses ein. Die gegebene Zustimmung schließt
also ein, daß man, wenn man glaubt, freiwillig das gesamte Glaubensgeheimnis
annimmt, denn der Bürge für seine Wahrheit ist Gott selbst, der sich offenbart
und es ermöglicht, sein Geheimnis der Liebe zu erkennen.[18]
Andererseits dürfen wir
nicht vergessen, daß in unserem kulturellen Kontext viele Menschen zwar die
Gabe des Glaubens selbst nicht kennen, doch ernstlich auf der Suche nach dem
letzten Sinn und der endgültigen Wahrheit über ihr Leben und über die Welt
sind. Diese Suche ist ein authentisches „Vorspiel“ zum Glauben, weil es die
Menschen auf dem Weg bewegt, der zum Geheimnis Gottes führt. Die Vernunft des
Menschen trägt selbst das Bedürfnis nach dem „immer Gültigen und Bleibenden“[19] in sich. Dieses Bedürfnis stellt
eine unauslöschlich ins menschliche Herz eingeschriebene ständige Einladung
dar, sich auf den Weg zu machen, um den zu treffen, den wir nicht suchen
würden, wenn er uns nicht bereits entgegengekommen wäre.[20] Eben zu dieser Begegnung lädt der
Glaube uns ein und öffnet uns vollends.
11. Um zu einer
systematischen Kenntnis der Glaubensgeheimnisse zu gelangen, können alle
im Katechismus der Katholischen Kirche ein wertvolles und
unentbehrliches Hilfsmittel finden. Er ist eine der wichtigsten Früchte
des Zweiten
Vatikanischen Konzils. In der Apostolischen Konstitution Fidei
depositum, die nicht zufällig anläßlich des dreißigsten Jahrestags der
Eröffnung des Zweiten
Vatikanischen Konzils unterzeichnet wurde, schrieb der selige Johannes Paul II.:
„Dieser Katechismus [wird] einen sehr wichtigen Beitrag zum Werk der Erneuerung
des gesamten kirchlichen Lebens leisten … Ich erkenne ihn als gültiges und
legitimes Werkzeug im Dienst der kirchlichen Gemeinschaft an, ferner als
sichere Norm für die Lehre des Glaubens.“[21]
In ebendieser Aussicht
soll das Jahr des Glaubens einen einhelligen Einsatz für die
Wiederentdeckung und das Studium der grundlegenden Glaubensinhalte zum Ausdruck
bringen, die im Katechismus der Katholischen Kirche systematisch und
organisch zusammengefaßt sind. Dort leuchtet nämlich der Reichtum der Lehre
auf, die die Kirche in den zweitausend Jahren ihrer Geschichte empfangen,
gehütet und dargeboten hat. Von der Heiligen Schrift zu den Kirchenvätern, von
den Lehrern der Theologie zu den Heiligen über die Jahrhunderte hin bietet
der Katechismus eine bleibende Erinnerung an die vielen Weisen, in
denen die Kirche über den Glauben meditiert und Fortschritte in der Lehre
hervorgebracht hat, um den Gläubigen in ihrem Glaubensleben Sicherheit zu
geben.
In seinem Aufbau selbst
zeigt der Katechismus der Katholischen Kirche die Entwicklung des
Glaubens bis hin zur Erwähnung der großen Themen des täglichen Lebens. Seite
für Seite entdeckt man, daß das Dargestellte nicht eine Theorie, sondern die
Begegnung mit einer Person ist, die in der Kirche lebt. Auf das
Glaubensbekenntnis folgt nämlich die Erklärung des sakramentalen Lebens, in dem
Christus gegenwärtig ist, wirkt und fortwährend seine Kirche aufbaut. Ohne die
Liturgie und die Sakramente hätte das Glaubensbekenntnis keine Wirkkraft, denn
es würde ihm die Gnade fehlen, die das Zeugnis der Christen unterstützt. In
gleichem Maße gewinnt die Lehre des Katechismus über das moralische
Leben seine volle Bedeutung, wenn sie in Beziehung zum Glauben, zur Liturgie
und zum Gebet gesetzt wird.
12. In diesem Jahr kann
deshalb der Katechismus der Katholischen Kirche ein wirkliches Instrument
zur Unterstützung des Glaubens sein, vor allem für die, denen die Bildung der
Christen am Herzen liegt, die in unserem kulturellen Kontext so ausschlaggebend
ist. Zu diesem Zweck habe ich die Kongregation für die Glaubenslehre
beauftragt, in Absprache mit den zuständigen Dikasterien des Heiligen Stuhls
eine Note zu erstellen, mit der der Kirche und den Gläubigen einige
Hinweise gegeben werden, um dieses Jahr des Glaubens auf höchst
wirksame und geeignete Weise im Dienst des Glaubens und der Evangelisierung zu
leben.
Der Glaube sieht sich ja
mehr als in der Vergangenheit einer Reihe von Fragen ausgesetzt, die aus einer
veränderten Mentalität herrühren, die besonders heute den Bereich der
rationalen Gewißheiten auf den der wissenschaftlichen und technologischen
Errungenschaften reduziert. Die Kirche hat sich jedoch nie gescheut zu zeigen,
daß zwischen Glauben und authentischer Wissenschaft kein Konflikt bestehen
kann, da beide – wenn auch auf verschiedenen Wegen – nach der Wahrheit streben.[22]
13. Es wird
entscheidend sein, im Laufe dieses Jahres die Geschichte unseres
Glaubens durchzugehen, die das unergründliche Geheimnis der Verflechtung von
Heiligkeit und Sünde sieht. Während erstere den großen Beitrag hervorhebt, den
Männer und Frauen mit ihrem Lebenszeugnis für das Wachsen und die Entwicklung
der Gemeinschaft geleistet haben, muß die zweite in einem jeden ein
aufrichtiges und fortdauerndes Werk der Umkehr hervorrufen, um die
Barmherzigkeit Gottes des Vaters zu erfahren, der allen entgegenkommt.
In dieser Zeit werden wir
unseren Blick auf Jesus Christus richten, „den Urheber und Vollender des
Glaubens“ (Hebr 12,2): In ihm finden alle Sorge und alles Sehnen des
menschlichen Herzens ihre Erfüllung. Die Freude der Liebe, die Antwort auf das
Drama von Leid und Schmerz, die Kraft zur Vergebung angesichts der erlittenen
Beleidigung und der Sieg des Lebens gegenüber der Leere des Todes – alles
findet Erfüllung im Geheimnis seiner Inkarnation, der Menschwerdung, des
Mit-uns-Teilens der menschlichen Schwachheit, um sie mit der Macht seiner
Auferstehung zu verwandeln. In ihm, der für unser Heil gestorben und
auferstanden ist, erreichen die Beispiele des Glaubens, die diese zweitausend
Jahre unserer Heilsgeschichte gekennzeichnet haben, ihren vollen Glanz.
Aufgrund des Glaubens
nahm Maria das Wort des Engels an und glaubte der Botschaft, daß sie im
Gehorsam ihrer Hingabe die Mutter Gottes werden sollte (vgl. Lk 1,38).
Als sie Elisabeth besuchte, stimmte sie ihren Lobgesang auf den Allerhöchsten
an für die Wunder, die er bei denen vollbrachte, die sich ihm anvertrauen
(vgl. Lk 1,46-55). Mit Freude und Bangen gebar sie ihren einzigen
Sohn und bewahrte unversehrt ihre Jungfräulichkeit (vgl. Lk 2,6-7).
Im Vertrauen auf Josef, ihren Bräutigam, brachte sie Jesus nach Ägypten, um ihn
vor der Verfolgung des Herodes zu retten (vgl. Mt 2,13-15). Mit
demselben Glauben folgte sie dem Herrn während seiner Verkündigung und blieb
bei ihm bis zum Kalvarienberg (vgl. Joh 19,25-27). Im Glauben kostete
Maria die Früchte der Auferstehung Jesu, und indem sie alle Erinnerungen in
ihrem Herzen bewahrte (vgl. Lk 2, 19.51), gab sie diese an die Zwölf
weiter, die mit ihr im Abendmahlssaal versammelt waren, um den Heiligen Geist
zu empfangen (vgl. Apg 1,14; 2,1-4).
Aufgrund des Glaubens
verließen die Apostel alles, um dem Meister nachzufolgen (vgl. Mk 10,28).
Sie glaubten den Worten, mit denen er das Reich Gottes verkündete, das in
seiner Person gegenwärtig und verwirklicht war (vgl. Lk 11,20). Sie
lebten in einer Gemeinschaft des Lebens mit Jesus, der sie in seiner Lehre
unterwies und ihnen eine neue Lebensregel hinterließ, mit der sie nach seinem
Tode als seine Jünger erkannt werden sollten (vgl. Joh 13,34-35).
Aufgrund des Glaubens gingen sie in die ganze Welt hinaus und folgten dem Auftrag,
das Evangelium zu allen Geschöpfen zu bringen (vgl. Mk 16,15), und
ohne jede Furcht verkündeten sie allen die Freude der Auferstehung, für die sie
treue Zeugen waren.
Aufgrund des Glaubens
bildeten die Jünger die erste Gemeinde, die um die Lehre der Apostel, im Gebet
und in der Eucharistiefeier versammelt war und in der sie alles gemeinsam
hatten, um für die Bedürfnisse der Brüder aufzukommen (vgl. Apg 2,42-47).
Aufgrund des Glaubens
gaben die Märtyrer ihr Leben hin, um die Wahrheit des Evangeliums zu bezeugen,
das sie verwandelt und zum größten Geschenk der Liebe befähigt hatte, indem sie
ihren Verfolgern verziehen.
Aufgrund des Glaubens
haben Männer und Frauen ihr Leben Christus geweiht und alles verlassen, um in
evangelischer Einfachheit den Gehorsam, die Armut und die Keuschheit zu leben
als konkrete Zeichen der Erwartung des Herrn, der nicht säumt zu kommen.
Aufgrund des Glaubens haben viele Christen Tätigkeiten zugunsten der
Gerechtigkeit gefördert, um das Wort des Herrn, der gekommen ist, um die
Befreiung von der Unterdrückung zu verkünden und ein Jahr der Gnade für alle
auszurufen, konkret werden zu lassen. (vgl. Lk 4,18-19).
Aufgrund des Glaubens
haben im Laufe der Jahrhunderte Männer und Frauen jeden Alters, deren Namen im
Buch des Lebens verzeichnet sind (vgl. Offb. 7,9; 13,8), die
Schönheit bekannt, was es heißt, dem Herrn Jesus dort nachzufolgen, wo sie
berufen waren, ihr Christsein zu bezeugen: in der Familie, im Beruf, im
öffentlichen Leben, in der Ausübung der Charismen und Dienste, zu denen sie
gerufen wurden.
Aufgrund des Glaubens
leben auch wir: für die lebendige Erkenntnis Jesu, des Herrn, der in unserem
Leben und in der Geschichte gegenwärtig ist.
14. Das Jahr des
Glaubens wird auch eine günstige Gelegenheit sein, das Zeugnis der Liebe
zu verstärken. Der heilige Paulus erinnert: „Für jetzt bleiben Glaube,
Hoffnung, Liebe, diese drei; doch am größten unter ihnen ist die Liebe“ (1 Kor 13,13).
Mit noch kräftigeren Worten – die von jeher die Christen in die Pflicht nehmen
– sagt des Apostel Jakobus: „Meine Brüder, was nützt es, wenn einer sagt, er
habe Glauben, aber es fehlen die Werke? Kann etwa der Glaube ihn retten? Wenn
ein Bruder oder eine Schwester ohne Kleidung ist und ohne das tägliche Brot und
einer von euch zu ihnen sagt: »Geht in Frieden, wärmt und sättigt euch!«, ihr
gebt ihnen aber nicht, was sie zum Leben brauchen – was nützt das? So ist auch
der Glaube für sich allein tot, wenn er nicht Werke vorzuweisen hat. Nun könnte
einer sagen: »Du hast Glauben und ich kann Werke vorweisen; zeig mir deinen
Glauben ohne die Werke und ich zeige dir meinen Glauben aufgrund der Werke« “ (Jak 2,14-18).
Der Glaube ohne die Liebe
bringt keine Frucht, und die Liebe ohne den Glauben wäre ein Gefühl, das
ständig dem Zweifel ausgesetzt ist. Glaube und Liebe erfordern sich
gegenseitig, so daß eines dem anderen erlaubt, seinen Weg zu gehen. Nicht
wenige Christen widmen ihr Leben nämlich liebevoll dem Einsamen, dem
Randständigen oder dem Ausgeschlossen als dem, zu dem man zuallererst gehen muß
und den zu unterstützen am wichtigsten ist, gerade weil sich in ihm das Antlitz
Christi selbst widerspiegelt. Dank des Glaubens können wir in denen, die unsere
Liebe erbitten, das Antlitz des auferstandenen Herrn erkennen. „Was ihr für
einen meiner geringsten Brüder getan habt, das habt ihr mir getan“ (Mt 25,40):
diese seine Worte sind eine nicht zu vergessende Mahnung und eine fortwährende
Einladung, die Liebe zurückzugeben, mit der er sich unser annimmt. Der Glaube
ist es, der es ermöglicht, Christus zu erkennen, und seine eigene Liebe ist es,
die dazu drängt, ihm jedesmal zu helfen, wenn er auf unserem Lebensweg unser
Nächster wird. Vom Glauben getragen, sehen wir hoffnungsvoll auf unser
Engagement in der Welt und erwarten dabei „einen neuen Himmel und eine neue
Erde, in denen die Gerechtigkeit wohnt“ (2 Petr 3,13; vgl. Offb 21,1).
15. Als der Apostel
Paulus bereits am Ende seines Lebens angelangt war, forderte er seinen Schüler
Timotheus auf, mit derselben Beständigkeit nach dem Glauben zu streben
(vgl. 2 Tim 2,22), die er in seiner Jugend hatte (vgl. 2 Tim 3,15).
Diese Einladung spüren wir an einen jeden von uns gerichtet, damit niemand
nachlässig im Glauben werde. Er ist ein Gefährte unseres Lebens, der es
erlaubt, mit stets neuem Blick die Wunder wahrzunehmen, die Gott für uns
vollbringt. Darauf bedacht, die Zeichen der Zeit im Heute der Geschichte zu
erkennen, verpflichtet der Glaube jeden von uns, ein lebendiges Zeichen der
Gegenwart des Auferstandenen in der Welt zu werden. Das, was die Welt von heute
besonders braucht, ist das glaubhafte Zeugnis derer, die, vom Wort des Herrn im
Geist und im Herzen erleuchtet, fähig sind, den Geist und das Herz vieler zu
öffnen für die Sehnsucht nach Gott und nach dem ewigen Leben, das kein Ende
kennt.
„Das Wort des Herrn
breite sich aus und werde verherrlicht“ (vgl. 2 Thess 3,1): Möge
dieses Jahr des Glaubens die Beziehung zu Christus, dem Herrn, immer
mehr festigen, denn nur in ihm gibt es die Sicherheit für den Blick in die
Zukunft und die Garantie einer echten und dauerhaften Liebe. Die Worte des
Apostels Petrus werfen einen letzten Lichtstrahl auf den Glauben: „Deshalb seid
ihr voll Freude, obwohl ihr jetzt vielleicht kurze Zeit unter mancherlei
Prüfungen leiden müßt. Dadurch soll sich euer Glaube bewähren, und es wird sich
zeigen, daß er wertvoller ist als Gold, das im Feuer geprüft wurde und doch
vergänglich ist. So wird (eurem Glauben) Lob, Herrlichkeit und Ehre zuteil bei
der Offenbarung Jesu Christi. Ihn habt ihr nicht gesehen, und dennoch liebt ihr
ihn; ihr seht ihn auch jetzt nicht; aber ihr glaubt an ihn und jubelt in
unsagbarer, von himmlischer Herrlichkeit verklärter Freude, da ihr das Ziel des
Glaubens erreichen werdet: euer Heil“ (1 Petr 1,6-9). Das Leben der
Christen kennt die Erfahrung der Freude und die des Leidens. Wie viele Heilige
haben die Einsamkeit erlebt! Wie viele Gläubige, auch in unseren Tagen, sind
geprüft durch das Schweigen Gottes, während sie seine tröstende Stimme hören
möchten! Während die Prüfungen des Lebens es erlauben, das Kreuzesmysterium zu
verstehen und an den Leiden Christi teilzuhaben (vgl. Kol 1,24), so
sind sie ein Vorbote für die Freude und die Hoffnung, zu denen der Glaube
führt: „Wenn ich schwach bin, dann bin ich stark“ (2 Kor 12,10). Wir
glauben mit fester Gewißheit, daß Jesus, der Herr, das Böse und den Tod besiegt
hat. Mit dieser sicheren Zuversicht vertrauen wir uns ihm an: Mitten unter uns
gegenwärtig, besiegt er die Macht des Bösen (vgl. Lk 11,20), und die
Kirche, die sichtbare Gemeinschaft seiner Barmherzigkeit, bleibt in ihm als
Zeichen der endgültigen Versöhnung mit dem Vater.
Vertrauen wir der Mutter
Gottes, die „selig“ gepriesen wird, weil sie „geglaubt hat“ (Lk 1,45),
diese Zeit der Gnade an.
Gegeben zu Rom, bei Sankt
Peter, am 11. Oktober des Jahres 2011, dem siebenten des Pontifikates.
Benedikt XVI.
[1] Predigt zur Amtseinführung als Bischof von Rom (24. April 2005): AAS 97 (2005), 710.
[2] Vgl.
Benedikt XVI., Predigt
in der heiligen Messe auf dem Terreiro do Paço, Lissabon (11. Mai 2010): Insegnamenti VI,
1 (2010), 673.
[3] Vgl.
Johannes Paul II., Apostolische Konstitution Fidei
depositum (11. Oktober 1992): AAS 86 (1994), 113-118.
[4] Vgl. Abschlußbericht
der Außerordentlichen Bischofssynode (7. Dezember 1985), II, B, a,
4: Ench. Vat., Bd. 9, Nr. 1797.
[5] Paul
VI., Apostolisches Schreiben Petrum et Paulum Apostolos anläßlich
der 1900-Jahr-Feier des Martyriums der heiligen Apostel Petrus und Paulus (22.
Februar 1967): AAS 59 (1967), 196.
[6] Ebd.,
198.
[7] Paul
VI., Feierliches Glaubensbekenntnis, Predigt bei der Konzelebration zur
1900-Jahr-Feier des Martyriums der heiligen Apostel Petrus und Paulus zum
Abschluß des „Jahres des Glaubens“ (30. Juni 1968): AAS 60 (1968),
433-445.
[8] Ders., Generalaudienz (14.
Juni 1967): Insegnamenti V (1967), 801.
[9] Vgl.
Johannes Paul II., Schreiben Novo
millennio ineunte, (6. Januar 2001), 57: AAS 93 (2001), 308.
[10] Ansprache
an die Römische Kurie (22. Dezember 2005): AAS 98 (2006),
52.
[11] Zweites
Vatikanisches Konzil, Dogm. Konst. über die Kirche Lumen
gentium, Nr. 8.
[12] De
utilitate credendi, 1,2.
[13] Vgl.
Augustinus, Bekenntnisse, I,1.
[14] Zweites
Vatikanisches Konzil, Konstitution über die heilige Liturgie Sacrosanctum
Concilium
[15] Vgl.
Johannes Paul II., Apostolische Konstitution Fidei
depositum (11. Oktober 1992): AAS 86 (1994), 116.
[16] Sermo 215,1.
[17] Nr.
167.
[18] Vgl.
Erstes Vatikanisches Konzil, Dogm. Konst. über den katholischen Glauben Dei
Filius, Kap. III: DS 3008-3009; Zweites Vatikanisches Konzil, Dogm. Konst. über
die göttliche Offenbarung Dei
Verbum, 5.
[19] Vgl.
Benedikt XVI., Ansprache
im Collège des Bernardins, Paris (12. September 2008): AAS 100
(2008), 722.
[20] Vgl.
Augustinus, Bekenntnisse, XIII, 1.
[21] Johannes
Paul II., Apostolische Konstitution Fidei
depositum (11. Oktober 1992): AAS 86 (1994), 115 und 117.
[22] Vgl.
Ders., Enzyklika Fides
et ratio (14. September 1998), Nrn. 34 und 106: AAS 91
(1999), 31-32. 86-87.
© Copyright 2011 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dikasterium
für Kommunikation
PORTA FIDEI
CON LA QUE SE CONVOCA
EL AÑO DE LA FE
1. «La puerta de la fe»
(cf. Hch 14, 27), que introduce en la vida de comunión con Dios y
permite la entrada en su Iglesia, está siempre abierta para nosotros. Se cruza
ese umbral cuando la Palabra de Dios se anuncia y el corazón se deja plasmar
por la gracia que transforma. Atravesar esa puerta supone emprender un camino
que dura toda la vida. Éste empieza con el bautismo (cf. Rm 6, 4),
con el que podemos llamar a Dios con el nombre de Padre, y se concluye con el
paso de la muerte a la vida eterna, fruto de la resurrección del Señor Jesús
que, con el don del Espíritu Santo, ha querido unir en su misma gloria a
cuantos creen en él (cf. Jn 17, 22). Profesar la fe en la Trinidad
–Padre, Hijo y Espíritu Santo– equivale a creer en un solo Dios que es Amor
(cf. 1 Jn 4, 8): el Padre, que en la plenitud de los tiempos envió a
su Hijo para nuestra salvación; Jesucristo, que en el misterio de su muerte y
resurrección redimió al mundo; el Espíritu Santo, que guía a la Iglesia a
través de los siglos en la espera del retorno glorioso del Señor.
2. Desde el comienzo de
mi ministerio como Sucesor de Pedro, he recordado la exigencia de redescubrir
el camino de la fe para iluminar de manera cada vez más clara la alegría y el
entusiasmo renovado del encuentro con Cristo. En la homilía de la santa Misa de
inicio del Pontificado decía: «La Iglesia en su conjunto, y en ella sus
pastores, como Cristo han de ponerse en camino para rescatar a los hombres del
desierto y conducirlos al lugar de la vida, hacia la amistad con el Hijo de
Dios, hacia Aquel que nos da la vida, y la vida en plenitud»[1]. Sucede hoy con frecuencia que los
cristianos se preocupan mucho por las consecuencias sociales, culturales y
políticas de su compromiso, al mismo tiempo que siguen considerando la fe como
un presupuesto obvio de la vida común. De hecho, este presupuesto no sólo no
aparece como tal, sino que incluso con frecuencia es negado[2]. Mientras que en el pasado era posible
reconocer un tejido cultural unitario, ampliamente aceptado en su referencia al
contenido de la fe y a los valores inspirados por ella, hoy no parece que sea
ya así en vastos sectores de la sociedad, a causa de una profunda crisis de fe
que afecta a muchas personas.
3. No podemos dejar que
la sal se vuelva sosa y la luz permanezca oculta (cf. Mt 5, 13-16).
Como la samaritana, también el hombre actual puede sentir de nuevo la necesidad
de acercarse al pozo para escuchar a Jesús, que invita a creer en él y a
extraer el agua viva que mana de su fuente (cf. Jn 4, 14). Debemos
descubrir de nuevo el gusto de alimentarnos con la Palabra de Dios, transmitida
fielmente por la Iglesia, y el Pan de la vida, ofrecido como sustento a todos
los que son sus discípulos (cf. Jn 6, 51). En efecto, la enseñanza de
Jesús resuena todavía hoy con la misma fuerza: «Trabajad no por el alimento que
perece, sino por el alimento que perdura para la vida eterna» (Jn 6, 27).
La pregunta planteada por los que lo escuchaban es también hoy la misma para
nosotros: «¿Qué tenemos que hacer para realizar las obras de Dios?» (Jn 6,
28). Sabemos la respuesta de Jesús: «La obra de Dios es ésta: que creáis en el
que él ha enviado» (Jn 6, 29). Creer en Jesucristo es, por tanto, el
camino para poder llegar de modo definitivo a la salvación.
4. A la luz de todo esto,
he decidido convocar un Año de la fe. Comenzará el 11 de octubre de 2012,
en el cincuenta aniversario de la apertura del Concilio Vaticano II, y
terminará en la solemnidad de Jesucristo, Rey del Universo, el 24 de noviembre
de 2013. En la fecha del 11 de octubre de 2012, se celebrarán también los
veinte años de la publicación del Catecismo de la Iglesia Católica,
promulgado por mi Predecesor, el beato Papa Juan Pablo II,[3]con la intención de ilustrar a todos los
fieles la fuerza y belleza de la fe. Este documento, auténtico fruto del
Concilio Vaticano II, fue querido por el Sínodo Extraordinario de los Obispos
de 1985 como instrumento al servicio de la catequesis[4], realizándose mediante la colaboración de
todo el Episcopado de la Iglesia católica. Y precisamente he convocado la
Asamblea General del Sínodo de los Obispos, en el mes de octubre de 2012, sobre
el tema de La nueva evangelización para la transmisión de la fe cristiana.
Será una buena ocasión para introducir a todo el cuerpo eclesial en un tiempo
de especial reflexión y redescubrimiento de la fe. No es la primera vez que la
Iglesia está llamada a celebrar un Año de la fe. Mi venerado Predecesor,
el Siervo de Dios Pablo VI, proclamó uno parecido en 1967, para conmemorar el
martirio de los apóstoles Pedro y Pablo en el décimo noveno centenario de su
supremo testimonio. Lo concibió como un momento solemne para que en toda la
Iglesia se diese «una auténtica y sincera profesión de la misma fe»; además,
quiso que ésta fuera confirmada de manera «individual y colectiva, libre y
consciente, interior y exterior, humilde y franca»[5]. Pensaba que de esa manera toda la
Iglesia podría adquirir una «exacta conciencia de su fe, para reanimarla, para
purificarla, para confirmarla y para confesarla»[6]. Las grandes transformaciones que
tuvieron lugar en aquel Año, hicieron que la necesidad de dicha celebración
fuera todavía más evidente. Ésta concluyó con la Profesión de fe del Pueblo de
Dios[7], para testimoniar cómo los contenidos
esenciales que desde siglos constituyen el patrimonio de todos los creyentes
tienen necesidad de ser confirmados, comprendidos y profundizados de manera
siempre nueva, con el fin de dar un testimonio coherente en condiciones
históricas distintas a las del pasado.
5. En ciertos aspectos, mi
Venerado Predecesor vio ese Año como una «consecuencia y exigencia
postconciliar»[8], consciente de las graves dificultades
del tiempo, sobre todo con respecto a la profesión de la fe verdadera y a su
recta interpretación. He pensado que iniciar el Año de la fe coincidiendo
con el cincuentenario de la apertura del Concilio Vaticano II puede ser una
ocasión propicia para comprender que los textos dejados en herencia por los
Padres conciliares, según las palabras del beato Juan Pablo II, «no pierden su
valor ni su esplendor. Es necesario leerlos de manera apropiada y que sean
conocidos y asimilados como textos cualificados y normativos del Magisterio,
dentro de la Tradición de la Iglesia. […] Siento más que nunca el deber de
indicar el Concilio como la gran gracia de la que la Iglesia se ha
beneficiado en el siglo XX. Con el Concilio se nos ha ofrecido una brújula
segura para orientarnos en el camino del siglo que comienza»[9]. Yo también deseo reafirmar con fuerza lo
que dije a propósito del Concilio pocos meses después de mi elección como
Sucesor de Pedro: «Si lo leemos y acogemos guiados por una hermenéutica
correcta, puede ser y llegar a ser cada vez más una gran fuerza para la
renovación siempre necesaria de la Iglesia»[10].
6. La renovación de la
Iglesia pasa también a través del testimonio ofrecido por la vida de los
creyentes: con su misma existencia en el mundo, los cristianos están llamados
efectivamente a hacer resplandecer la Palabra de verdad que el Señor Jesús nos
dejó. Precisamente el Concilio, en la Constitución dogmática Lumen
gentium, afirmaba: «Mientras que Cristo, “santo, inocente, sin mancha” (Hb 7,
26), no conoció el pecado (cf. 2 Co 5, 21), sino que vino solamente a
expiar los pecados del pueblo (cf. Hb 2, 17), la Iglesia, abrazando
en su seno a los pecadores, es a la vez santa y siempre necesitada de
purificación, y busca sin cesar la conversión y la renovación. La Iglesia
continúa su peregrinación “en medio de las persecuciones del mundo y de los
consuelos de Dios”, anunciando la cruz y la muerte del Señor hasta que vuelva
(cf. 1 Co 11, 26). Se siente fortalecida con la fuerza del Señor
resucitado para poder superar con paciencia y amor todos los sufrimientos y
dificultades, tanto interiores como exteriores, y revelar en el mundo el
misterio de Cristo, aunque bajo sombras, sin embargo, con fidelidad hasta que
al final se manifieste a plena luz»[11].
En esta perspectiva,
el Año de la fe es una invitación a una auténtica y renovada
conversión al Señor, único Salvador del mundo. Dios, en el misterio de su
muerte y resurrección, ha revelado en plenitud el Amor que salva y llama a los
hombres a la conversión de vida mediante la remisión de los pecados (cf. Hch 5,
31). Para el apóstol Pablo, este Amor lleva al hombre a una nueva vida: «Por el
bautismo fuimos sepultados con él en la muerte, para que, lo mismo que Cristo
resucitó de entre los muertos por la gloria del Padre, así también nosotros
andemos en una vida nueva» (Rm 6, 4). Gracias a la fe, esta vida nueva
plasma toda la existencia humana en la novedad radical de la resurrección. En
la medida de su disponibilidad libre, los pensamientos y los afectos, la
mentalidad y el comportamiento del hombre se purifican y transforman
lentamente, en un proceso que no termina de cumplirse totalmente en esta vida.
La «fe que actúa por el amor» (Ga 5, 6) se convierte en un nuevo criterio
de pensamiento y de acción que cambia toda la vida del hombre (cf. Rm 12,
2; Col 3, 9-10; Ef 4, 20-29; 2 Co 5, 17).
7. «Caritas Christi urget
nos» (2 Co 5, 14): es el amor de Cristo el que llena nuestros corazones y
nos impulsa a evangelizar. Hoy como ayer, él nos envía por los caminos del
mundo para proclamar su Evangelio a todos los pueblos de la tierra (cf. Mt 28,
19). Con su amor, Jesucristo atrae hacia sí a los hombres de cada generación:
en todo tiempo, convoca a la Iglesia y le confía el anuncio del Evangelio, con
un mandato que es siempre nuevo. Por eso, también hoy es necesario un
compromiso eclesial más convencido en favor de una nueva evangelización para
redescubrir la alegría de creer y volver a encontrar el entusiasmo de comunicar
la fe. El compromiso misionero de los creyentes saca fuerza y vigor del
descubrimiento cotidiano de su amor, que nunca puede faltar. La fe, en efecto,
crece cuando se vive como experiencia de un amor que se recibe y se comunica
como experiencia de gracia y gozo. Nos hace fecundos, porque ensancha el
corazón en la esperanza y permite dar un testimonio fecundo: en efecto, abre el
corazón y la mente de los que escuchan para acoger la invitación del Señor a
aceptar su Palabra para ser sus discípulos. Como afirma san Agustín, los
creyentes «se fortalecen creyendo»[12]. El santo Obispo de Hipona tenía buenos
motivos para expresarse de esta manera. Como sabemos, su vida fue una búsqueda
continua de la belleza de la fe hasta que su corazón encontró descanso en Dios.[13]Sus numerosos escritos, en los que
explica la importancia de creer y la verdad de la fe, permanecen aún hoy como
un patrimonio de riqueza sin igual, consintiendo todavía a tantas personas que
buscan a Dios encontrar el sendero justo para acceder a la «puerta de la fe».
Así, la fe sólo crece y
se fortalece creyendo; no hay otra posibilidad para poseer la certeza sobre la
propia vida que abandonarse, en un in crescendo continuo, en las
manos de un amor que se experimenta siempre como más grande porque tiene su
origen en Dios.
8. En esta feliz
conmemoración, deseo invitar a los hermanos Obispos de todo el Orbe a que se
unan al Sucesor de Pedro en el tiempo de gracia espiritual que el Señor nos
ofrece para rememorar el don precioso de la fe. Queremos celebrar este Año de
manera digna y fecunda. Habrá que intensificar la reflexión sobre la fe para
ayudar a todos los creyentes en Cristo a que su adhesión al Evangelio sea más
consciente y vigorosa, sobre todo en un momento de profundo cambio como el que
la humanidad está viviendo. Tendremos la oportunidad de confesar la fe en el
Señor Resucitado en nuestras catedrales e iglesias de todo el mundo; en
nuestras casas y con nuestras familias, para que cada uno sienta con fuerza la
exigencia de conocer y transmitir mejor a las generaciones futuras la fe de
siempre. En este Año, las comunidades religiosas, así como las
parroquiales, y todas las realidades eclesiales antiguas y nuevas, encontrarán
la manera de profesar públicamente el Credo.
9. Deseamos que
este Año suscite en todo creyente la aspiración a confesar la
fe con plenitud y renovada convicción, con confianza y esperanza. Será también
una ocasión propicia para intensificar la celebración de la fe en la
liturgia, y de modo particular en la Eucaristía, que es «la cumbre a la que
tiende la acción de la Iglesia y también la fuente de donde mana toda su
fuerza»[14]. Al mismo tiempo, esperamos que el testimonio de
vida de los creyentes sea cada vez más creíble. Redescubrir los contenidos de
la fe profesada, celebrada, vivida y rezada[15], y reflexionar sobre el mismo acto con
el que se cree, es un compromiso que todo creyente debe de hacer propio, sobre
todo en este Año.
No por casualidad, los
cristianos en los primeros siglos estaban obligados a aprender de memoria
el Credo. Esto les servía como oración cotidiana para no olvidar el
compromiso asumido con el bautismo. San Agustín lo recuerda con unas palabras
de profundo significado, cuando en un sermón sobre la redditio
symboli, la entrega del Credo, dice: «El símbolo del sacrosanto misterio
que recibisteis todos a la vez y que hoy habéis recitado uno a uno, no es otra
cosa que las palabras en las que se apoya sólidamente la fe de la Iglesia,
nuestra madre, sobre la base inconmovible que es Cristo el Señor. […]
Recibisteis y recitasteis algo que debéis retener siempre en vuestra mente y
corazón y repetir en vuestro lecho; algo sobre lo que tenéis que pensar cuando
estáis en la calle y que no debéis olvidar ni cuando coméis, de forma que,
incluso cuando dormís corporalmente, vigiléis con el corazón»[16].
10. En este sentido,
quisiera esbozar un camino que sea útil para comprender de manera más profunda
no sólo los contenidos de la fe sino, juntamente también con eso, el acto con
el que decidimos de entregarnos totalmente y con plena libertad a Dios. En
efecto, existe una unidad profunda entre el acto con el que se cree y los
contenidos a los que prestamos nuestro asentimiento. El apóstol Pablo nos ayuda
a entrar dentro de esta realidad cuando escribe: «con el corazón se cree y con
los labios se profesa» (cf. Rm 10, 10). El corazón indica que el
primer acto con el que se llega a la fe es don de Dios y acción de la gracia
que actúa y transforma a la persona hasta en lo más íntimo.
A este propósito, el
ejemplo de Lidia es muy elocuente. Cuenta san Lucas que Pablo, mientras se
encontraba en Filipos, fue un sábado a anunciar el Evangelio a algunas mujeres;
entre estas estaba Lidia y el «Señor le abrió el corazón para que aceptara lo
que decía Pablo» (Hch 16, 14). El sentido que encierra la expresión es
importante. San Lucas enseña que el conocimiento de los contenidos que se han
de creer no es suficiente si después el corazón, auténtico sagrario de la
persona, no está abierto por la gracia que permite tener ojos para mirar en
profundidad y comprender que lo que se ha anunciado es la Palabra de Dios.
Profesar con la boca
indica, a su vez, que la fe implica un testimonio y un compromiso público. El
cristiano no puede pensar nunca que creer es un hecho privado. La fe es
decidirse a estar con el Señor para vivir con él. Y este «estar con él» nos
lleva a comprender las razones por las que se cree. La fe, precisamente porque
es un acto de la libertad, exige también la responsabilidad social de lo que se
cree. La Iglesia en el día de Pentecostés muestra con toda evidencia esta
dimensión pública del creer y del anunciar a todos sin temor la propia fe. Es
el don del Espíritu Santo el que capacita para la misión y fortalece nuestro
testimonio, haciéndolo franco y valeroso.
La misma profesión de fe
es un acto personal y al mismo tiempo comunitario. En efecto, el primer sujeto
de la fe es la Iglesia. En la fe de la comunidad cristiana cada uno recibe el
bautismo, signo eficaz de la entrada en el pueblo de los creyentes para
alcanzar la salvación. Como afirma el Catecismo de la Iglesia Católica:
«“Creo”: Es la fe de la Iglesia profesada personalmente por cada creyente,
principalmente en su bautismo. “Creemos”: Es la fe de la Iglesia confesada por
los obispos reunidos en Concilio o, más generalmente, por la asamblea litúrgica
de los creyentes. “Creo”, es también la Iglesia, nuestra Madre, que responde a
Dios por su fe y que nos enseña a decir: “creo”, “creemos”»[17].
Como se puede ver, el
conocimiento de los contenidos de la fe es esencial para dar el propio asentimiento,
es decir, para adherirse plenamente con la inteligencia y la voluntad a lo que
propone la Iglesia. El conocimiento de la fe introduce en la totalidad del
misterio salvífico revelado por Dios. El asentimiento que se presta implica por
tanto que, cuando se cree, se acepta libremente todo el misterio de la fe, ya
que quien garantiza su verdad es Dios mismo que se revela y da a conocer su
misterio de amor[18].
Por otra parte, no
podemos olvidar que muchas personas en nuestro contexto cultural, aún no
reconociendo en ellos el don de la fe, buscan con sinceridad el sentido último
y la verdad definitiva de su existencia y del mundo. Esta búsqueda es un
auténtico «preámbulo» de la fe, porque lleva a las personas por el camino que
conduce al misterio de Dios. La misma razón del hombre, en efecto, lleva
inscrita la exigencia de «lo que vale y permanece siempre»[19]. Esta exigencia constituye una
invitación permanente, inscrita indeleblemente en el corazón humano, a ponerse
en camino para encontrar a Aquel que no buscaríamos si no hubiera ya venido[20]. La fe nos invita y nos abre totalmente
a este encuentro.
11. Para acceder a un
conocimiento sistemático del contenido de la fe, todos pueden encontrar en
el Catecismo
de la Iglesia Católica un subsidio precioso e indispensable. Es uno de
los frutos más importantes del Concilio Vaticano II. En la Constitución
apostólica Fidei
depositum, firmada precisamente al cumplirse el trigésimo aniversario de la
apertura del Concilio Vaticano II, el beato Juan Pablo II escribía: «Este
Catecismo es una contribución importantísima a la obra de renovación de la vida
eclesial... Lo declaro como regla segura para la enseñanza de la fe y como
instrumento válido y legítimo al servicio de la comunión eclesial»[21].
Precisamente en este
horizonte, el Año de la fe deberá expresar un compromiso unánime para
redescubrir y estudiar los contenidos fundamentales de la fe, sintetizados
sistemática y orgánicamente en el Catecismo de la
Iglesia Católica. En efecto, en él se pone de manifiesto la riqueza de
la enseñanza que la Iglesia ha recibido, custodiado y ofrecido en sus dos mil
años de historia. Desde la Sagrada Escritura a los Padres de la Iglesia, de los
Maestros de teología a los Santos de todos los siglos, el Catecismo ofrece una
memoria permanente de los diferentes modos en que la Iglesia ha meditado sobre
la fe y ha progresado en la doctrina, para dar certeza a los creyentes en su
vida de fe.
En su misma estructura,
el Catecismo
de la Iglesia Católica presenta el desarrollo de la fe hasta abordar
los grandes temas de la vida cotidiana. A través de sus páginas se descubre que
todo lo que se presenta no es una teoría, sino el encuentro con una Persona que
vive en la Iglesia. A la profesión de fe, de hecho, sigue la explicación de la
vida sacramental, en la que Cristo está presente y actúa, y continúa la
construcción de su Iglesia. Sin la liturgia y los sacramentos, la profesión de
fe no tendría eficacia, pues carecería de la gracia que sostiene el testimonio
de los cristianos. Del mismo modo, la enseñanza del Catecismo sobre
la vida moral adquiere su pleno sentido cuando se pone en relación con la fe,
la liturgia y la oración.
12. Así, pues, el Catecismo de la
Iglesia Católica podrá ser en este Año un verdadero
instrumento de apoyo a la fe, especialmente para quienes se preocupan por la
formación de los cristianos, tan importante en nuestro contexto cultural. Para
ello, he invitado a la Congregación para la Doctrina de la Fe a que, de acuerdo
con los Dicasterios competentes de la Santa Sede, redacte una Nota con
la que se ofrezca a la Iglesia y a los creyentes algunas indicaciones para
vivir este Año de la fe de la manera más eficaz y apropiada,
ayudándoles a creer y evangelizar.
En efecto, la fe está
sometida más que en el pasado a una serie de interrogantes que provienen de un
cambio de mentalidad que, sobre todo hoy, reduce el ámbito de las certezas
racionales al de los logros científicos y tecnológicos. Pero la Iglesia nunca ha
tenido miedo de mostrar cómo entre la fe y la verdadera ciencia no puede haber
conflicto alguno, porque ambas, aunque por caminos distintos, tienden a la
verdad[22].
13. A lo largo de
este Año, será decisivo volver a recorrer la historia de nuestra fe, que
contempla el misterio insondable del entrecruzarse de la santidad y el pecado.
Mientras lo primero pone de relieve la gran contribución que los hombres y las
mujeres han ofrecido para el crecimiento y desarrollo de las comunidades a
través del testimonio de su vida, lo segundo debe suscitar en cada uno un
sincero y constante acto de conversión, con el fin de experimentar la
misericordia del Padre que sale al encuentro de todos.
Durante este tiempo,
tendremos la mirada fija en Jesucristo, «que inició y completa nuestra fe» (Hb 12,
2): en él encuentra su cumplimiento todo afán y todo anhelo del corazón humano.
La alegría del amor, la respuesta al drama del sufrimiento y el dolor, la
fuerza del perdón ante la ofensa recibida y la victoria de la vida ante el
vacío de la muerte, todo tiene su cumplimiento en el misterio de su
Encarnación, de su hacerse hombre, de su compartir con nosotros la debilidad
humana para transformarla con el poder de su resurrección. En él, muerto y
resucitado por nuestra salvación, se iluminan plenamente los ejemplos de fe que
han marcado los últimos dos mil años de nuestra historia de salvación.
Por la fe, María acogió
la palabra del Ángel y creyó en el anuncio de que sería la Madre de Dios en la
obediencia de su entrega (cf. Lc 1, 38). En la visita a Isabel entonó
su canto de alabanza al Omnipotente por las maravillas que hace en quienes se
encomiendan a Él (cf. Lc 1, 46-55). Con gozo y temblor dio a luz a su
único hijo, manteniendo intacta su virginidad (cf. Lc 2, 6-7).
Confiada en su esposo José, llevó a Jesús a Egipto para salvarlo de la
persecución de Herodes (cf. Mt 2, 13-15). Con la misma fe siguió al
Señor en su predicación y permaneció con él hasta el Calvario (cf. Jn 19,
25-27). Con fe, María saboreó los frutos de la resurrección de Jesús y,
guardando todos los recuerdos en su corazón (cf. Lc 2, 19.51), los
transmitió a los Doce, reunidos con ella en el Cenáculo para recibir el
Espíritu Santo (cf. Hch 1, 14; 2, 1-4).
Por la fe, los Apóstoles
dejaron todo para seguir al Maestro (cf. Mt 10, 28). Creyeron en las
palabras con las que anunciaba el Reino de Dios, que está presente y se realiza
en su persona (cf. Lc 11, 20). Vivieron en comunión de vida con
Jesús, que los instruía con sus enseñanzas, dejándoles una nueva regla de vida
por la que serían reconocidos como sus discípulos después de su muerte
(cf. Jn 13, 34-35). Por la fe, fueron por el mundo entero, siguiendo
el mandato de llevar el Evangelio a toda criatura (cf. Mc 16, 15) y,
sin temor alguno, anunciaron a todos la alegría de la resurrección, de la que
fueron testigos fieles.
Por la fe, los discípulos
formaron la primera comunidad reunida en torno a la enseñanza de los Apóstoles,
la oración y la celebración de la Eucaristía, poniendo en común todos sus
bienes para atender las necesidades de los hermanos (cf. Hch 2,
42-47).
Por la fe, los mártires
entregaron su vida como testimonio de la verdad del Evangelio, que los había
trasformado y hecho capaces de llegar hasta el mayor don del amor con el perdón
de sus perseguidores.
Por la fe, hombres y
mujeres han consagrado su vida a Cristo, dejando todo para vivir en la
sencillez evangélica la obediencia, la pobreza y la castidad, signos concretos
de la espera del Señor que no tarda en llegar. Por la fe, muchos cristianos han
promovido acciones en favor de la justicia, para hacer concreta la palabra del
Señor, que ha venido a proclamar la liberación de los oprimidos y un año de
gracia para todos (cf. Lc 4, 18-19).
Por la fe, hombres y
mujeres de toda edad, cuyos nombres están escritos en el libro de la vida
(cf. Ap 7, 9; 13, 8), han confesado a lo largo de los siglos la
belleza de seguir al Señor Jesús allí donde se les llamaba a dar testimonio de
su ser cristianos: en la familia, la profesión, la vida pública y el desempeño
de los carismas y ministerios que se les confiaban.
También nosotros vivimos
por la fe: para el reconocimiento vivo del Señor Jesús, presente en nuestras
vidas y en la historia.
14. El Año de la fe será
también una buena oportunidad para intensificar el testimonio de la caridad.
San Pablo nos recuerda: «Ahora subsisten la fe, la esperanza y la caridad,
estas tres. Pero la mayor de ellas es la caridad» (1 Co 13, 13). Con
palabras aún más fuertes —que siempre atañen a los cristianos—, el apóstol
Santiago dice: «¿De qué le sirve a uno, hermanos míos, decir que tiene fe, si
no tiene obras? ¿Podrá acaso salvarlo esa fe? Si un hermano o una hermana andan
desnudos y faltos de alimento diario y alguno de vosotros les dice: “Id en paz,
abrigaos y saciaos”, pero no les da lo necesario para el cuerpo, ¿de qué sirve?
Así es también la fe: si no se tienen obras, está muerta por dentro. Pero
alguno dirá: “Tú tienes fe y yo tengo obras, muéstrame esa fe tuya sin las
obras, y yo con mis obras te mostraré la fe”» (St 2, 14-18).
La fe sin la caridad no
da fruto, y la caridad sin fe sería un sentimiento constantemente a merced de
la duda. La fe y el amor se necesitan mutuamente, de modo que una permite a la
otra seguir su camino. En efecto, muchos cristianos dedican sus vidas con amor
a quien está solo, marginado o excluido, como el primero a quien hay que
atender y el más importante que socorrer, porque precisamente en él se refleja
el rostro mismo de Cristo. Gracias a la fe podemos reconocer en quienes piden
nuestro amor el rostro del Señor resucitado. «Cada vez que lo hicisteis con uno
de estos, mis hermanos más pequeños, conmigo lo hicisteis» (Mt 25, 40):
estas palabras suyas son una advertencia que no se ha de olvidar, y una
invitación perenne a devolver ese amor con el que él cuida de nosotros. Es la
fe la que nos permite reconocer a Cristo, y es su mismo amor el que impulsa a
socorrerlo cada vez que se hace nuestro prójimo en el camino de la vida.
Sostenidos por la fe, miramos con esperanza a nuestro compromiso en el mundo,
aguardando «unos cielos nuevos y una tierra nueva en los que habite la
justicia» (2 P 3, 13; cf. Ap 21, 1).
15. Llegados sus últimos
días, el apóstol Pablo pidió al discípulo Timoteo que «buscara la fe»
(cf. 2 Tm 2, 22) con la misma constancia de cuando era niño
(cf. 2 Tm 3, 15). Escuchemos esta invitación como dirigida a cada uno
de nosotros, para que nadie se vuelva perezoso en la fe. Ella es compañera de
vida que nos permite distinguir con ojos siempre nuevos las maravillas que Dios
hace por nosotros. Tratando de percibir los signos de los tiempos en la
historia actual, nos compromete a cada uno a convertirnos en un signo vivo de
la presencia de Cristo resucitado en el mundo. Lo que el mundo necesita hoy de
manera especial es el testimonio creíble de los que, iluminados en la mente y
el corazón por la Palabra del Señor, son capaces de abrir el corazón y la mente
de muchos al deseo de Dios y de la vida verdadera, ésa que no tiene fin.
«Que la Palabra del Señor
siga avanzando y sea glorificada» (2 Ts 3, 1): que este Año de la fe haga
cada vez más fuerte la relación con Cristo, el Señor, pues sólo en él tenemos
la certeza para mirar al futuro y la garantía de un amor auténtico y duradero.
Las palabras del apóstol Pedro proyectan un último rayo de luz sobre la fe:
«Por ello os alegráis, aunque ahora sea preciso padecer un poco en pruebas
diversas; así la autenticidad de vuestra fe, más preciosa que el oro, que,
aunque es perecedero, se aquilata a fuego, merecerá premio, gloria y honor en
la revelación de Jesucristo; sin haberlo visto lo amáis y, sin contemplarlo
todavía, creéis en él y así os alegráis con un gozo inefable y radiante,
alcanzando así la meta de vuestra fe; la salvación de vuestras almas» (1 P 1,
6-9). La vida de los cristianos conoce la experiencia de la alegría y el
sufrimiento. Cuántos santos han experimentado la soledad. Cuántos creyentes son
probados también en nuestros días por el silencio de Dios, mientras quisieran
escuchar su voz consoladora. Las pruebas de la vida, a la vez que permiten
comprender el misterio de la Cruz y participar en los sufrimientos de Cristo
(cf. Col 1, 24), son preludio de la alegría y la esperanza a la que
conduce la fe: «Cuando soy débil, entonces soy fuerte» (2 Co 12, 10).
Nosotros creemos con firme certeza que el Señor Jesús ha vencido el mal y la
muerte. Con esta segura confianza nos encomendamos a él: presente entre
nosotros, vence el poder del maligno (cf. Lc 11, 20), y la Iglesia,
comunidad visible de su misericordia, permanece en él como signo de la
reconciliación definitiva con el Padre.
Confiemos a la Madre de
Dios, proclamada «bienaventurada porque ha creído» (Lc 1, 45), este tiempo
de gracia.
Dado en Roma, junto a San
Pedro, el 11 de octubre del año 2011, séptimo de mi Pontificado.
BENEDICTO XVI
[1] Homilía
en la Misa de inicio de Pontificado (24 abril 2005): AAS 97
(2005), 710.
[2] Cf.
Benedicto XVI, Homilía
en la Misa en Terreiro do Paço, Lisboa (11 mayo 2010), en L’Osservatore
Romano ed. en Leng. española (16 mayo 2010), pag. 8-9.
[3] Cf.
Juan Pablo II, Const. ap. Fidei
depositum (11 octubre 1992): AAS 86 (1994), 113-118.
[4] Cf. Relación
final del Sínodo Extraordinario de los Obispos (7 diciembre 1985), II, B,
a, 4, en L’Osservatore Romano ed. en Leng. española (22 diciembre
1985), pag. 12.
[5] Pablo
VI, Exhort. ap. Petrum et Paulum Apostolos, en el XIX centenario del
martirio de los santos apóstoles Pedro y Pablo (22 febrero 1967): AAS 59
(1967), 196.
[6] Ibíd.,
198.
[7] Pablo
VI, Solemne
profesión de fe, Homilía para la concelebración en el XIX centenario del
martirio de los santos apóstoles Pedro y Pablo, en la conclusión del “Año de la
fe” (30 junio 1968): AAS 60 (1968), 433-445.
[8] Id., Audiencia
General (14 junio 1967): Insegnamenti V (1967), 801.
[9] Juan
Pablo II, Carta ap. Novo
millennio ineunte (6 enero 2001), 57: AAS 93 (2001), 308.
[10] Discurso
a la Curia Romana (22 diciembre 2005): AAS 98 (2006), 52.
[11] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen
gentium, sobre la Iglesia, 8.
[12] De
utilitate credendi, 1, 2.
[13] Cf.
Agustín de Hipona, Confesiones, I, 1.
[14] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum
Concilium, sobre la sagrada liturgia, 10.
[15] Cf.
Juan Pablo II, Const. ap. Fidei
depositum (11 octubre 1992): AAS 86 (1994), 116.
[16] Sermo215,
1.
[17] Catecismo de
la Iglesia Católica, 167.
[18] Cf.
Conc. Ecum. Vat. I, Const. dogm. Dei Filius, sobre la fe católica, cap.
III: DS 3008-3009; Conc. Ecum. Vat. II, Const. dogm. Dei
Verbum, sobre la divina revelación, 5.
[19] Discurso
en el Collège des Bernardins, París (12 septiembre 2008): AAS 100
(2008), 722.
[20] Cf.
Agustín de Hipona, Confesiones, XIII, 1.
[21] Juan
Pablo II, Const. ap. Fidei
depositum (11 octubre 1992):AAS 86 (1994), 115 y 117.
[22] Cf.
Id., Carta enc. Fides
et ratio (14 septiembre 1998) 34.106: AAS 91 (1999), 31-32.
86-87.
Copyright © Dicasterio
para la Comunicación
PORTA FIDEI
COM A QUAL SE PROCLAMA
O ANO DA FÉ
1. A PORTA DA FÉ
(cf. Act 14, 27), que introduz na vida de comunhão com Deus e permite
a entrada na sua Igreja, está sempre aberta para nós. É possível cruzar este
limiar, quando a Palavra de Deus é anunciada e o coração se deixa plasmar pela
graça que transforma. Atravessar esta porta implica embrenhar-se num caminho
que dura a vida inteira. Este caminho tem início no Baptismo (cf. Rm 6,
4), pelo qual podemos dirigir-nos a Deus com o nome de Pai, e está concluído
com a passagem através da morte para a vida eterna, fruto da ressurreição do
Senhor Jesus, que, com o dom do Espírito Santo, quis fazer participantes da sua
própria glória quantos crêem n’Ele (cf. Jo 17, 22). Professar a fé na
Trindade – Pai, Filho e Espírito Santo – equivale a crer num só Deus que é Amor
(cf. 1 Jo 4, 8): o Pai, que na plenitude dos tempos enviou seu Filho
para a nossa salvação; Jesus Cristo, que redimiu o mundo no mistério da sua
morte e ressurreição; o Espírito Santo, que guia a Igreja através dos séculos
enquanto aguarda o regresso glorioso do Senhor.
2. Desde o princípio
do meu ministério como Sucessor de Pedro, lembrei a necessidade de redescobrir
o caminho da fé para fazer brilhar, com evidência sempre maior, a alegria e o
renovado entusiasmo do encontro com Cristo. Durante a homilia da Santa Missa no
início do pontificado, disse: «A Igreja no seu conjunto, e os Pastores nela,
como Cristo devem pôr-se a caminho para conduzir os homens fora do deserto,
para lugares da vida, da amizade com o Filho de Deus, para Aquele que dá a
vida, a vida em plenitude»[1].
Sucede não poucas vezes que os cristãos sintam maior preocupação com as
consequências sociais, culturais e políticas da fé do que com a própria fé,
considerando esta como um pressuposto óbvio da sua vida diária. Ora um tal
pressuposto não só deixou de existir, mas frequentemente acaba até negado.[2] Enquanto,
no passado, era possível reconhecer um tecido cultural unitário, amplamente
compartilhado no seu apelo aos conteúdos da fé e aos valores por ela inspirados,
hoje parece que já não é assim em grandes sectores da sociedade devido a uma
profunda crise de fé que atingiu muitas pessoas.
3. Não podemos
aceitar que o sal se torne insípido e a luz fique escondida (cf. Mt 5,
13-16). Também o homem contemporâneo pode sentir de novo a necessidade de ir
como a samaritana ao poço, para ouvir Jesus que convida a crer n’Ele e a beber
na sua fonte, donde jorra água viva (cf. Jo 4, 14). Devemos
readquirir o gosto de nos alimentarmos da Palavra de Deus, transmitida fielmente
pela Igreja, e do Pão da vida, oferecidos como sustento de quantos são seus
discípulos (cf. Jo 6, 51). De facto, em nossos dias ressoa ainda, com
a mesma força, este ensinamento de Jesus: «Trabalhai, não pelo alimento que
desaparece, mas pelo alimento que perdura e dá a vida eterna» (Jo 6, 27).
E a questão, então posta por aqueles que O escutavam, é a mesma que colocamos
nós também hoje: «Que havemos nós de fazer para realizar as obras de Deus?» (Jo 6,
28). Conhecemos a resposta de Jesus: «A obra de Deus é esta: crer n’Aquele que
Ele enviou» (Jo 6, 29). Por isso, crer em Jesus Cristo é o caminho para se
poder chegar definitivamente à salvação.
4. À luz de tudo
isto, decidi proclamar um Ano da Fé. Este terá início a 11 de Outubro de
2012, no cinquentenário da abertura do Concílio Vaticano II, e terminará na
Solenidade de Nosso Senhor Jesus Cristo Rei do Universo, a 24 de Novembro de
2013. Na referida data de 11 de Outubro de 2012, completar-se-ão também vinte
anos da publicação do Catecismo
da Igreja Católica, texto promulgado pelo meu Predecessor, o Beato Papa
João Paulo II,[3] com
o objectivo de ilustrar a todos os fiéis a força e a beleza da fé. Esta obra,
verdadeiro fruto do Concílio Vaticano II, foi desejada pelo Sínodo
Extraordinário dos Bispos de 1985 como instrumento ao serviço da catequese[4] e
foi realizado com a colaboração de todo o episcopado da Igreja Católica. E uma
Assembleia Geral do Sínodo dos Bispos foi convocada por mim, precisamente para
o mês de Outubro de 2012, tendo por tema A nova evangelização para a
transmissão da fé cristã. Será uma ocasião propícia para introduzir o complexo
eclesial inteiro num tempo de particular reflexão e redescoberta da fé. Não é a
primeira vez que a Igreja é chamada a celebrar um Ano da Fé. O meu
venerado Predecessor, o Servo de Deus Paulo VI, proclamou um ano semelhante, em
1967, para comemorar o martírio dos apóstolos Pedro e Paulo no décimo nono
centenário do seu supremo testemunho. Idealizou-o como um momento solene, para
que houvesse, em toda a Igreja, «uma autêntica e sincera profissão da mesma fé»;
quis ainda que esta fosse confirmada de maneira «individual e colectiva, livre
e consciente, interior e exterior, humilde e franca».[5] Pensava
que a Igreja poderia assim retomar «exacta consciência da sua fé para a
reavivar, purificar, confirmar, confessar».[6] As
grandes convulsões, que se verificaram naquele Ano, tornaram ainda mais
evidente a necessidade duma tal celebração. Esta terminou com a Profissão
de Fé do Povo de Deus,[7] para
atestar como os conteúdos essenciais, que há séculos constituem o património de
todos os crentes, necessitam de ser confirmados, compreendidos e aprofundados
de maneira sempre nova para se dar testemunho coerente deles em condições
históricas diversas das do passado.
5. Sob alguns
aspectos, o meu venerado Predecessor viu este Ano como uma «consequência e
exigência pós-conciliar»[8],
bem ciente das graves dificuldades daquele tempo sobretudo no que se referia à
profissão da verdadeira fé e da sua recta interpretação. Pareceu-me que fazer
coincidir o início do Ano da Fé com o cinquentenário da abertura do
Concílio Vaticano II poderia ser uma ocasião propícia para compreender que os
textos deixados em herança pelos Padres Conciliares, segundo as palavras do
Beato João Paulo II, «não perdem o seu valor nem a sua beleza. É
necessário fazê-los ler de forma tal que possam ser conhecidos e assimilados
como textos qualificados e normativos do Magistério, no âmbito da Tradição da
Igreja. Sinto hoje ainda mais intensamente o dever de indicar o Concílio
como a grande graça de que beneficiou a Igreja no século XX: nele se
encontra uma bússola segura para nos orientar no caminho do século que começa».[9] Quero
aqui repetir com veemência as palavras que disse a propósito do Concílio poucos
meses depois da minha eleição para Sucessor de Pedro: «Se o lermos e recebermos
guiados por uma justa hermenêutica, o Concílio pode ser e tornar-se cada vez
mais uma grande força para a renovação sempre necessária da Igreja».[10]
6. A renovação
da Igreja realiza-se também através do testemunho prestado pela vida dos
crentes: de facto, os cristãos são chamados a fazer brilhar, com a sua própria
vida no mundo, a Palavra de verdade que o Senhor Jesus nos deixou. O próprio
Concílio, na Constituição dogmática Lumen
gentium, afirma: «Enquanto Cristo “santo, inocente, imaculado” (Heb 7,
26), não conheceu o pecado (cf. 2 Cor 5, 21), mas veio apenas expiar
os pecados do povo (cf. Heb 2, 17), a Igreja, contendo pecadores no
seu próprio seio, simultaneamente santa e sempre necessitada de purificação,
exercita continuamente a penitência e a renovação. A Igreja “prossegue a sua
peregrinação no meio das perseguições do mundo e das consolações de Deus”,
anunciando a cruz e a morte do Senhor até que Ele venha (cf. 1 Cor 11,
26). Mas é robustecida pela força do Senhor ressuscitado, de modo a vencer,
pela paciência e pela caridade, as suas aflições e dificuldades tanto internas
como externas, e a revelar, velada mas fielmente, o seu mistério, até que por
fim se manifeste em plena luz».[11]
Nesta perspectiva,
o Ano da Fé é convite para uma autêntica e renovada conversão ao
Senhor, único Salvador do mundo. No mistério da sua morte e ressurreição, Deus
revelou plenamente o Amor que salva e chama os homens à conversão de vida por
meio da remissão dos pecados (cf. Act 5, 31). Para o apóstolo Paulo,
este amor introduz o homem numa vida nova: «Pelo Baptismo fomos sepultados com
Ele na morte, para que, tal como Cristo foi ressuscitado de entre os mortos
pela glória do Pai, também nós caminhemos numa vida nova» (Rm 6, 4). Em
virtude da fé, esta vida nova plasma toda a existência humana segundo a
novidade radical da ressurreição. Na medida da sua livre disponibilidade, os
pensamentos e os afectos, a mentalidade e o comportamento do homem vão sendo
pouco a pouco purificados e transformados, ao longo de um itinerário jamais
completamente terminado nesta vida. A «fé, que actua pelo amor» (Gl 5, 6),
torna-se um novo critério de entendimento e de acção, que muda toda a vida do
homem (cf. Rm 12, 2; Cl 3, 9-10; Ef 4,
20-29; 2 Cor 5, 17).
7. «Caritas Christi
urget nos – o amor de Cristo nos impele» (2 Cor 5, 14): é o amor de
Cristo que enche os nossos corações e nos impele a evangelizar. Hoje, como
outrora, Ele envia-nos pelas estradas do mundo para proclamar o seu Evangelho a
todos os povos da terra (cf. Mt 28, 19). Com o seu amor, Jesus Cristo
atrai a Si os homens de cada geração: em todo o tempo, Ele convoca a Igreja
confiando-lhe o anúncio do Evangelho, com um mandato que é sempre novo. Por
isso, também hoje é necessário um empenho eclesial mais convicto a favor duma
nova evangelização, para descobrir de novo a alegria de crer e reencontrar o
entusiasmo de comunicar a fé. Na descoberta diária do seu amor, ganha força e
vigor o compromisso missionário dos crentes, que jamais pode faltar. Com
efeito, a fé cresce quando é vivida como experiência de um amor recebido e é
comunicada como experiência de graça e de alegria. A fé torna-nos fecundos,
porque alarga o coração com a esperança e permite oferecer um testemunho que é
capaz de gerar: de facto, abre o coração e a mente dos ouvintes para acolherem
o convite do Senhor a aderir à sua Palavra a fim de se tornarem seus
discípulos. Os crentes – atesta Santo Agostinho – «fortificam-se acreditando».[12] O
Santo Bispo de Hipona tinha boas razões para falar assim. Como sabemos, a sua
vida foi uma busca contínua da beleza da fé enquanto o seu coração não
encontrou descanso em Deus.[13] Os
seus numerosos escritos, onde se explica a importância de crer e a verdade da
fé, permaneceram até aos nossos dias como um património de riqueza incomparável
e consentem ainda que tantas pessoas à procura de Deus encontrem o justo
percurso para chegar à «porta da fé».
Por conseguinte, só
acreditando é que a fé cresce e se revigora; não há outra possibilidade de
adquirir certeza sobre a própria vida, senão abandonar-se progressivamente nas
mãos de um amor que se experimenta cada vez maior porque tem a sua origem em
Deus.
8. Nesta feliz
ocorrência, pretendo convidar os Irmãos Bispos de todo o mundo para que se unam
ao Sucessor de Pedro, no tempo de graça espiritual que o Senhor nos oferece, a
fim de comemorar o dom precioso da fé. Queremos celebrar este Ano de
forma digna e fecunda. Deverá intensificar-se a reflexão sobre a fé, para
ajudar todos os crentes em Cristo a tornarem mais consciente e revigorarem a
sua adesão ao Evangelho, sobretudo num momento de profunda mudança como este
que a humanidade está a viver. Teremos oportunidade de confessar a fé no Senhor
Ressuscitado nas nossas catedrais e nas igrejas do mundo inteiro, nas nossas
casas e no meio das nossas famílias, para que cada um sinta fortemente a
exigência de conhecer melhor e de transmitir às gerações futuras a fé de
sempre. Neste Ano, tanto as comunidades religiosas como as comunidades
paroquiais e todas as realidades eclesiais, antigas e novas, encontrarão forma
de fazer publicamente profissão do Credo.
9. Desejamos que
este Ano suscite, em cada crente, o anseio de confessar a
fé plenamente e com renovada convicção, com confiança e esperança. Será uma
ocasião propícia também para intensificar a celebração da fé na
liturgia, particularmente na Eucaristia, que é «a meta para a qual se encaminha
a acção da Igreja e a fonte de onde promana toda a sua força».[14] Simultaneamente
esperamos que o testemunho de vida dos crentes cresça na sua credibilidade.
Descobrir novamente os conteúdos da fé professada, celebrada, vivida e rezada[15] e
reflectir sobre o próprio acto com que se crê, é um compromisso que cada crente
deve assumir, sobretudo neste Ano.
Não foi sem razão que,
nos primeiros séculos, os cristãos eram obrigados a aprender de memória o Credo.
É que este servia-lhes de oração diária, para não esquecerem o compromisso
assumido com o Baptismo. Recorda-o, com palavras densas de significado, Santo
Agostinho quando afirma numa homilia sobre a redditio symboli (a
entrega do Credo): «O símbolo do santo mistério, que recebestes todos
juntos e que hoje proferistes um a um, reúne as palavras sobre as quais está
edificada com solidez a fé da Igreja, nossa Mãe, apoiada no alicerce seguro que
é Cristo Senhor. E vós recebeste-lo e proferiste-lo, mas deveis tê-lo sempre
presente na mente e no coração, deveis repeti-lo nos vossos leitos, pensar nele
nas praças e não o esquecer durante as refeições; e, mesmo quando o corpo
dorme, o vosso coração continue de vigília por ele».[16]
10. Queria agora
delinear um percurso que ajude a compreender de maneira mais profunda os
conteúdos da fé e, juntamente com eles, também o acto pelo qual decidimos, com
plena liberdade, entregar-nos totalmente a Deus. De facto, existe uma unidade
profunda entre o acto com que se crê e os conteúdos a que damos o nosso
assentimento. O apóstolo Paulo permite entrar dentro desta realidade quando
escreve: «Acredita-se com o coração e, com a boca, faz-se a profissão de fé» (Rm 10,
10). O coração indica que o primeiro acto, pelo qual se chega à fé, é dom de
Deus e acção da graça que age e transforma a pessoa até ao mais íntimo dela
mesma.
A este respeito é muito
eloquente o exemplo de Lídia. Narra São Lucas que o apóstolo Paulo,
encontrando-se em Filipos, num sábado foi anunciar o Evangelho a algumas
mulheres; entre elas, estava Lídia. «O Senhor abriu-lhe o coração para aderir
ao que Paulo dizia» (Act 16, 14). O sentido contido na expressão é
importante. São Lucas ensina que o conhecimento dos conteúdos que se deve acreditar
não é suficiente, se depois o coração – autêntico sacrário da pessoa – não for
aberto pela graça, que consente ter olhos para ver em profundidade e
compreender que o que foi anunciado é a Palavra de Deus.
Por sua vez, o professar
com a boca indica que a fé implica um testemunho e um compromisso públicos. O
cristão não pode jamais pensar que o crer seja um facto privado. A fé é decidir
estar com o Senhor, para viver com Ele. E este «estar com Ele» introduz na
compreensão das razões pelas quais se acredita. A fé, precisamente porque é um
acto da liberdade, exige também assumir a responsabilidade social daquilo que
se acredita. No dia de Pentecostes, a Igreja manifesta, com toda a clareza,
esta dimensão pública do crer e do anunciar sem temor a própria fé a toda a
gente. É o dom do Espírito Santo que prepara para a missão e fortalece o nosso
testemunho, tornando-o franco e corajoso.
A própria profissão da fé
é um acto simultaneamente pessoal e comunitário. De facto, o primeiro sujeito
da fé é a Igreja. É na fé da comunidade cristã que cada um recebe o Baptismo,
sinal eficaz da entrada no povo dos crentes para obter a salvação. Como atesta
o Catecismo
da Igreja Católica, «“Eu creio”: é a fé da Igreja, professada pessoalmente
por cada crente, principalmente por ocasião do Baptismo. “Nós cremos”: é a fé
da Igreja, confessada pelos bispos reunidos em Concílio ou, de modo mais geral,
pela assembleia litúrgica dos crentes. “Eu creio”: é também a Igreja, nossa
Mãe, que responde a Deus pela sua fé e nos ensina a dizer: “Eu creio”, “Nós
cremos”».[17]
Como se pode notar, o
conhecimento dos conteúdos de fé é essencial para se dar o próprio assentimento,
isto é, para aderir plenamente com a inteligência e a vontade a quanto é
proposto pela Igreja. O conhecimento da fé introduz na totalidade do mistério
salvífico revelado por Deus. Por isso, o assentimento prestado implica que,
quando se acredita, se aceita livremente todo o mistério da fé, porque o
garante da sua verdade é o próprio Deus, que Se revela e permite conhecer o seu
mistério de amor.[18]
Por outro lado, não
podemos esquecer que, no nosso contexto cultural, há muitas pessoas que, embora
não reconhecendo em si mesmas o dom da fé, todavia vivem uma busca sincera do
sentido último e da verdade definitiva acerca da sua existência e do mundo.
Esta busca é um verdadeiro «preâmbulo» da fé, porque move as pessoas pela estrada
que conduz ao mistério de Deus. De facto, a própria razão do homem traz
inscrita em si mesma a exigência «daquilo que vale e permanece sempre».[19] Esta
exigência constitui um convite permanente, inscrito indelevelmente no coração
humano, para caminhar ao encontro d’Aquele que não teríamos procurado se Ele
mesmo não tivesse já vindo ao nosso encontro.[20] É
precisamente a este encontro que nos convida e abre plenamente a fé.
11. Para chegar a um
conhecimento sistemático da fé, todos podem encontrar um subsídio precioso e
indispensável no Catecismo
da Igreja Católica. Este constitui um dos frutos mais importantes do
Concílio Vaticano II. Na Constituição apostólica Fidei
depositum – não sem razão assinada na passagem do trigésimo aniversário
da abertura do Concílio Vaticano II – o Beato João Paulo II escrevia: «Este
catecismo dará um contributo muito importante à obra de renovação de toda a
vida eclesial (...). Declaro-o norma segura para o ensino da fé e, por isso,
instrumento válido e legítimo ao serviço da comunhão eclesial».[21]
É precisamente nesta
linha que o Ano da Fé deverá exprimir um esforço generalizado em prol
da redescoberta e do estudo dos conteúdos fundamentais da fé, que têm no Catecismo
da Igreja Católica a sua síntese sistemática e orgânica. Nele, de
facto, sobressai a riqueza de doutrina que a Igreja acolheu, guardou e ofereceu
durante os seus dois mil anos de história. Desde a Sagrada Escritura aos Padres
da Igreja, desde os Mestres de teologia aos Santos que atravessaram os séculos,
o Catecismo oferece uma memória permanente dos inúmeros modos em que
a Igreja meditou sobre a fé e progrediu na doutrina para dar certeza aos
crentes na sua vida de fé.
Na sua própria estrutura,
o Catecismo
da Igreja Católica apresenta o desenvolvimento da fé até chegar aos
grandes temas da vida diária. Repassando as páginas, descobre-se que o que ali
se apresenta não é uma teoria, mas o encontro com uma Pessoa que vive na
Igreja. Na verdade, a seguir à profissão de fé, vem a explicação da vida
sacramental, na qual Cristo está presente e operante, continuando a construir a
sua Igreja. Sem a liturgia e os sacramentos, a profissão de fé não seria
eficaz, porque faltaria a graça que sustenta o testemunho dos cristãos. Na
mesma linha, a doutrina do Catecismo sobre a vida moral adquire todo
o seu significado, se for colocada em relação com a fé, a liturgia e a oração.
12. Assim, no Ano em
questão, o Catecismo
da Igreja Católica poderá ser um verdadeiro instrumento de apoio da
fé, sobretudo para quantos têm a peito a formação dos cristãos, tão determinante
no nosso contexto cultural. Com tal finalidade, convidei a Congregação para a
Doutrina da Fé a redigir, de comum acordo com os competentes Organismos da
Santa Sé, uma Nota, através da qual se ofereçam à Igreja e aos crentes
algumas indicações para viver, nos moldes mais eficazes e apropriados,
este Ano da Fé ao serviço do crer e do evangelizar.
De facto, em nossos dias
mais do que no passado, a fé vê-se sujeita a uma série de interrogativos, que
provêm duma diversa mentalidade que, hoje de uma forma particular, reduz o
âmbito das certezas racionais ao das conquistas científicas e tecnológicas.
Mas, a Igreja nunca teve medo de mostrar que não é possível haver qualquer
conflito entre fé e ciência autêntica, porque ambas, embora por caminhos
diferentes, tendem para a verdade.[22]
13. Será decisivo
repassar, durante este Ano, a história da nossa fé, que faz ver o mistério
insondável da santidade entrelaçada com o pecado. Enquanto a primeira põe em
evidência a grande contribuição que homens e mulheres prestaram para o
crescimento e o progresso da comunidade com o testemunho da sua vida, o segundo
deve provocar em todos uma sincera e contínua obra de conversão para
experimentar a misericórdia do Pai, que vem ao encontro de todos.
Ao longo deste tempo,
manteremos o olhar fixo sobre Jesus Cristo, «autor e consumador da fé» (Heb 12,
2): n’Ele encontra plena realização toda a ânsia e anélito do coração humano. A
alegria do amor, a resposta ao drama da tribulação e do sofrimento, a força do
perdão face à ofensa recebida e a vitória da vida sobre o vazio da morte, tudo
isto encontra plena realização no mistério da sua Encarnação, do seu fazer-Se
homem, do partilhar connosco a fragilidade humana para a transformar com a
força da sua ressurreição. N’Ele, morto e ressuscitado para a nossa salvação,
encontram plena luz os exemplos de fé que marcaram estes dois mil anos da nossa
história de salvação.
Pela fé, Maria acolheu a
palavra do Anjo e acreditou no anúncio de que seria Mãe de Deus na obediência
da sua dedicação (cf. Lc 1, 38). Ao visitar Isabel, elevou o seu
cântico de louvor ao Altíssimo pelas maravilhas que realizava em quantos a Ele
se confiavam (cf. Lc 1, 46-55). Com alegria e trepidação, deu à luz o
seu Filho unigénito, mantendo intacta a sua virgindade (cf. Lc 2,
6-7). Confiando em José, seu Esposo, levou Jesus para o Egipto a fim de O
salvar da perseguição de Herodes (cf. Mt 2, 13-15). Com a mesma fé,
seguiu o Senhor na sua pregação e permaneceu a seu lado mesmo no Gólgota
(cf. Jo 19, 25-27). Com fé, Maria saboreou os frutos da ressurreição
de Jesus e, conservando no coração a memória de tudo (cf. Lc 2,
19.51), transmitiu-a aos Doze reunidos com Ela no Cenáculo para receberem o
Espírito Santo (cf. Act 1, 14; 2, 1-4).
Pela fé, os Apóstolos
deixaram tudo para seguir o Mestre (cf. Mc 10, 28). Acreditaram nas
palavras com que Ele anunciava o Reino de Deus presente e realizado na sua
Pessoa (cf. Lc 11, 20). Viveram em comunhão de vida com Jesus, que os
instruía com a sua doutrina, deixando-lhes uma nova regra de vida pela qual
haveriam de ser reconhecidos como seus discípulos depois da morte d’Ele
(cf. Jo 13, 34-35). Pela fé, foram pelo mundo inteiro, obedecendo ao
mandato de levar o Evangelho a toda a criatura (cf. Mc 16, 15) e, sem
temor algum, anunciaram a todos a alegria da ressurreição, de que foram fiéis
testemunhas.
Pela fé, os discípulos
formaram a primeira comunidade reunida à volta do ensino dos Apóstolos, na
oração, na celebração da Eucaristia, pondo em comum aquilo que possuíam para
acudir às necessidades dos irmãos (cf. Act 2, 42-47).
Pela fé, os mártires
deram a sua vida para testemunhar a verdade do Evangelho que os transformara,
tornando-os capazes de chegar até ao dom maior do amor com o perdão dos seus
próprios perseguidores.
Pela fé, homens e
mulheres consagraram a sua vida a Cristo, deixando tudo para viver em
simplicidade evangélica a obediência, a pobreza e a castidade, sinais concretos
de quem aguarda o Senhor, que não tarda a vir. Pela fé, muitos cristãos se
fizeram promotores de uma acção em prol da justiça, para tornar palpável a
palavra do Senhor, que veio anunciar a libertação da opressão e um ano de graça
para todos (cf. Lc 4, 18-19).
Pela fé, no decurso dos
séculos, homens e mulheres de todas as idades, cujo nome está escrito no Livro
da vida (cf. Ap 7, 9; 13, 8), confessaram a beleza de seguir o Senhor
Jesus nos lugares onde eram chamados a dar testemunho do seu ser cristão: na
família, na profissão, na vida pública, no exercício dos carismas e ministérios
a que foram chamados.
Pela fé, vivemos também
nós, reconhecendo o Senhor Jesus vivo e presente na nossa vida e na história.
14. O Ano da Fé será
uma ocasião propícia também para intensificar o testemunho da caridade. Recorda
São Paulo: «Agora permanecem estas três coisas: a fé, a esperança e a caridade;
mas a maior de todas é a caridade» (1 Cor 13, 13). Com palavras ainda mais
incisivas – que não cessam de empenhar os cristãos –, afirmava o apóstolo
Tiago: «De que aproveita, irmãos, que alguém diga que tem fé, se não tiver
obras de fé? Acaso essa fé poderá salvá-lo? Se um irmão ou uma irmã estiverem
nus e precisarem de alimento quotidiano, e um de vós lhes disser: “Ide em paz,
tratai de vos aquecer e de matar a fome”, mas não lhes dais o que é necessário
ao corpo, de que lhes aproveitará? Assim também a fé: se ela não tiver obras,
está completamente morta. Mais ainda! Poderá alguém alegar sensatamente: “Tu
tens a fé, e eu tenho as obras; mostra-me então a tua fé sem obras, que eu,
pelas minhas obras, te mostrarei a minha fé”» (Tg 2, 14-18).
A fé sem a caridade não
dá fruto, e a caridade sem a fé seria um sentimento constantemente à mercê da
dúvida. Fé e caridade reclamam-se mutuamente, de tal modo que uma consente à
outra realizar o seu caminho. De facto, não poucos cristãos dedicam
amorosamente a sua vida a quem vive sozinho, marginalizado ou excluído,
considerando-o como o primeiro a quem atender e o mais importante a socorrer,
porque é precisamente nele que se espelha o próprio rosto de Cristo. Em virtude
da fé, podemos reconhecer naqueles que pedem o nosso amor o rosto do Senhor
ressuscitado. «Sempre que fizestes isto a um dos meus irmãos mais pequeninos, a
Mim mesmo o fizestes» (Mt 25, 40): estas palavras de Jesus são uma
advertência que não se deve esquecer e um convite perene a devolvermos aquele
amor com que Ele cuida de nós. É a fé que permite reconhecer Cristo, e é o seu
próprio amor que impele a socorrê-Lo sempre que Se faz próximo nosso no caminho
da vida. Sustentados pela fé, olhamos com esperança o nosso serviço no mundo,
aguardando «novos céus e uma nova terra, onde habite a justiça» (2 Ped 3,
13; cf. Ap 21, 1).
15. Já no termo da sua
vida, o apóstolo Paulo pede ao discípulo Timóteo que «procure a fé» (cf. 2
Tm 2, 22) com a mesma constância de quando era novo (cf. 2 Tm 3,
15). Sintamos este convite dirigido a cada um de nós, para que ninguém se torne
indolente na fé. Esta é companheira de vida, que permite perceber, com um olhar
sempre novo, as maravilhas que Deus realiza por nós. Solícita a identificar os
sinais dos tempos no hoje da história, a fé obriga cada um de nós a tornar-se
sinal vivo da presença do Ressuscitado no mundo. Aquilo de que o mundo tem hoje
particular necessidade é o testemunho credível de quantos, iluminados na mente
e no coração pela Palavra do Senhor, são capazes de abrir o coração e a mente
de muitos outros ao desejo de Deus e da vida verdadeira, aquela que não tem
fim.
Que «a Palavra do Senhor
avance e seja glorificada» (2 Ts 3, 1)! Possa este Ano da Fé tornar
cada vez mais firme a relação com Cristo Senhor, dado que só n’Ele temos a
certeza para olhar o futuro e a garantia dum amor autêntico e duradouro. As
seguintes palavras do apóstolo Pedro lançam um último jorro de luz sobre a fé:
«É por isso que exultais de alegria, se bem que, por algum tempo, tenhais de
andar aflitos por diversas provações; deste modo, a qualidade genuína da vossa
fé – muito mais preciosa do que o ouro perecível, por certo também provado pelo
fogo – será achada digna de louvor, de glória e de honra, na altura da
manifestação de Jesus Cristo. Sem O terdes visto, vós O amais; sem O ver ainda,
credes n’Ele e vos alegrais com uma alegria indescritível e irradiante,
alcançando assim a meta da vossa fé: a salvação das almas» (1 Ped 1, 6-9).
A vida dos cristãos conhece a experiência da alegria e a do sofrimento. Quantos
Santos viveram na solidão! Quantos crentes, mesmo em nossos dias, provados pelo
silêncio de Deus, cuja voz consoladora queriam ouvir! As provas da vida, ao
mesmo tempo que permitem compreender o mistério da Cruz e participar nos
sofrimentos de Cristo (cf. Cl 1, 24) , são prelúdio da alegria e da
esperança a que a fé conduz: «Quando sou fraco, então é que sou forte» (2 Cor 12,
10). Com firme certeza, acreditamos que o Senhor Jesus derrotou o mal e a
morte. Com esta confiança segura, confiamo-nos a Ele: Ele, presente no meio de
nós, vence o poder do maligno (cf. Lc 11, 20); e a Igreja, comunidade
visível da sua misericórdia, permanece n’Ele como sinal da reconciliação
definitiva com o Pai.
À Mãe de Deus, proclamada
«feliz porque acreditou» (cf. Lc 1, 45), confiamos este tempo de
graça.
Dado em Roma, junto de
São Pedro, no dia 11 de Outubro do ano 2011, sétimo de Pontificado.
BENEDICTUS PP. XVI
[1] Homilia
no início do ministério petrino do Bispo de Roma (24 de Abril de
2005): AAS 97 (2005), 710.
[2] Cf.
Bento XVI, Homilia
da Santa Missa no Terreiro do Paço (Lisboa – 11 de Maio de
2010): L’Osservatore Romano (ed. port. de 15/V/2010), 3.
[3] Cf.
João Paulo II, Const. ap. Fidei
depositum (11 de Outubro de 1992): AAS 86 (1994), 113-118.
[4] Cf. Relação
final do Sínodo Extraordinário dos Bispos (7 de Dezembro de 1985), II, B,
a, 4: L’Osservatore Romano (ed. port. de 22/XII/1985), 650.
[5] Paulo
VI, Exort. ap. Petrum
et Paulum Apostolos, no XIX centenário do martírio dos Apóstolos São Pedro
e São Paulo (22 de Fevereiro de 1967): AAS 59 (1967), 196.
[7] Paulo
VI, Profissão Solene de Fé, Homilia
durante a Concelebração por ocasião do XIX centenário do martírio dos Apóstolos
São Pedro e São Paulo, no encerramento do «Ano da Fé» (30 de Junho de
1968): AAS 60 (1968), 433-445.
[8] Paulo
VI, Audiência
Geral (14 de Junho de 1967): Insegnamenti, V (1967), 801.
[9] João
Paulo II, Carta ap. Novo
millennio ineunte (6 de Janeiro de 2001), 57: AAS 93 (2001),
308.
[10] Discurso
à Cúria Romana (22 de Dezembro de 2005): AAS 98 (2006), 52.
[11] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. dogm. sobre a Igreja Lumen
gentium, 8.
[12] De
utilitate credendi, 1, 2.
[13] Cf. Confissões,
1, 1.
[14] Conc.
Ecum. Vat. II, Const. sobre a Sagrada Liturgia Sacrosanctum
Concilium, 10.
[15] Cf.
João Paulo II, Const. ap. Fidei
depositum (11 de Outubro de 1992): AAS 86 (1994), 116.
[16] Santo
Agostinho, Sermo 215, 1.
[17] Catecismo
da Igreja Católica, 167.
[18] Cf.
Conc. Ecum. Vat. I, Const. dogm. sobre a fé católica Dei Filius, cap.
III: DS 3008-3009; Conc. Ecum. Vat. II, Const. dogm. sobre a
Revelação divina Dei
Verbum, 5.
[19] Bento
XVI, Discurso no «Collège
des Bernardins» (Paris, 12 de Setembro de 2008): AAS 100 (2008),
722.
[20] Cf.
Santo Agostinho, Confissões, 13, 1.
[21] Const.
ap. Fidei
depositum (11 de Outubro de 1992): AAS 86 (1994), 115 e 117.
[22] Cf.
João Paulo II, Carta enc. Fides et ratio (14
de Setembro de 1998), 34.106: AAS 91 (1999), 31-32.86-87.
© Copyright 2011 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastério
para a Comunicação
