mardi 21 mars 2017

Sainte BENEDETTA (BÉNÉDICTE) CAMBIAGIO FRASSINELLO, épouse, mère, religieuse et fondatrice

Sainte Benedetta Cambiagio

Fondatrice de l'Institut des Sœurs de Notre-Dame de la Providence ( 1858)

Bénédicte est née près de Gênes en Italie. D'accord avec son époux, ils entrèrent chacun dans la vie religieuse. Elle fonda l'Institut des Sœurs de Notre-Dame de la Providence pour servir les pauvres et les abandonnés en un inlassable engagement de charité. Elle se lança dans des œuvres d'accueil pour les jeunes filles abandonnées, se servant des moyens les plus simples au service de la charité: "Quand Dieu veut une chose, disait-elle, il ne manque jamais d'accorder les moyens nécessaires."

Elle fut béatifiée en mai 1987 et canonisée le 19 mai 2002. 

Sur le site du Vatican: "En Bénédicte Cambiagio Frassinello, l'Église nous donne l'exemple d'une Sainte qui fut à la fois épouse, mère, religieuse et fondatrice." biographie Benedetta Cambiagio Frassinello (1791-1858), portrait.

À Ronco en Ligurie, l’an 1858, sainte Bénédicte Cambiagio Frasinello, qui renonça spontanément avec son mari à la vie conjugale et fonda l’Institut des Sœurs bénédictines de la Providence pour la formation chrétienne des jeunes filles pauvres et abandonnées.


Martyrologe romain




En Bénédicte Cambiagio Frassinello, l'Église nous donne l'exemple d'une Sainte qui fut à la fois épouse, mère, religieuse et fondatrice.

Elle se laissa conduire par l'Esprit à travers ses différentes expériences: celle du mariage, celle d'éducatrice et celle de la consécration religieuse jusqu'à créer un Institut qu'elle a dirigé, cas unique dans l'hagiographie chrétienne, avec la collaboration généreuse et discrète de son mari. 

Bénédicte Cambiagio Frassinello est née à Langasco (Gênes) le 2 octobre 1791 de Joseph et Françoise Ghiglione et elle a été baptisée deux jours plus tard. Quand elle était encore une petite fille sa famille déménagea à Pavia.
  

Sa jeunesse 

Ses parents lui donnent une profonde éducation chrétienne qui enracine dans son âme les principes de la foi et fonde son caractère à la volonté et à la persévérance. À l'âge de 20 ans elle a une forte expérience intérieure qui fait grandir son amour pour la prière et la pénitence et tout particulièrement, son désir de tout abandonner pour se consacrer entièrement à Dieu. Pourtant le 7 février 1816 elle se marie avec Jean Baptiste Frassinello, un jeune homme de sa région qui avait lui aussi déménagé avec sa famille à Vigevano.
  

Épouse et sœur exemplaire

Le chemin de Bénédicte à la recherche de la volonté de Dieu fut assez difficile, poussée par cet élan intérieur à la vie virginale qu'elle avait cultivée depuis son adolescence. Elle vit dans le mariage deux ans, après lesquels elle eut la joie de connaître, l'aspect le plus sublime et le plus profond de la virginité spirituelle. Et ce d'un commun accord avec son mari qui attiré par la sainteté de Bénédicte, décida de vivre à ses côtés en la considérant désormais comme sa sœur. Ils s'occupèrent ensemble, d'un seul amour, d'une des sœurs de Bénédicte, Marie, atteinte d'un cancer à l'estomac et qui vivait chez eux.

Bénédicte et Jean Baptiste Frassinello firent ainsi l'expérience d'une maternité et d'une paternité spirituelle dans la fidélité et dans l'amour conjugal sublimé. En 1825 à la mort de Marie, Jean Baptiste entre dans la conmunauté de Somaschi et Bénédicte dans la communauté des Ursulines à Capriolo.
  

L'amour conjugal exclusivement consacré à Dieu 

En 1826, en raison de sa santé, Bénédicte revient à Pavia. Guérie miraculeusement par Saint Jérôme Emiliani, elle décide de s'occuper des jeunes filles avec l'approbation de l'Évêque Mgr Louis Tosi. Ayant besoin d'aide, que son père refuse de lui donner, l'Évêque appelle de nouveau Jean Baptiste, qui quitte le noviciat et retourne chez son épouse-sœur, en renouvelant avec elle le vœu de parfaite chasteté devant l'Évêque. Tous les deux se dédient généreusement à l'accueil et à l'éducation humaine et chrétienne des jeunes filles pauvres et abandonnées.
  

Éducatrice 

L'œuvre de Bénédicte s'insère dans la vie sociale de Pavia à un moment où l'institution scolaire est perçue comme véritable source de bien-être. Bénédicte est la première femme de la ville et de la région qui a compris ce besoin et le gouvernement de l'époque lui reconnaît le titre de “Promotrice de l'instruction de base” de l'empire autrichien. Aidée par de jeunes filles bénévoles, auxquelles elle enseigne un Règlement aussi approuvé par l'autorité Ecclésiastique, Bénédicte uni à l'enseignement scolaire, la catéchèse et la formation au travail. Ceux-ci sont l'ensemble des domaines dont elle se sert pour transformer les jeunes filles en “modèles de vie chrétienne” et assurer ainsi la vraie formation des familles.
  

Contemplative en action 

Son dévouement perpétuel jaillit et grandit par sa ferveur eucharistique, par sa contemplation du Crucifié et par sa certitude que Dieu seul est son soutien et sa défense. Durant sa vie les expériences mystiques vont se multiplier particulièrement pendant les fêtes liturgiques sans néanmoins la détoner de ses engagements quotidiens. Par amour des jeunes filles elle est disposée à toute sorte de sacrifice: de sa propre personne, de ses biens, de sa renommée en prouvant ainsi l'incomparable grandeur de la “pédagogie de l'Évangile”.

Capacité de se détacher 

La singularité de l'œuvre et du programme éducatif de Bénédicte rencontrera l'opposition de quelques puissants qui se voient frustré leurs projets et ainsi que l'incompréhension de certains membres du clergé. En juillet 1838 Bénédicte cède son institution à l'Évêque Tosi et avec son mari et cinq fidèles consœurs, quitte Pavia pour repartir dans sa région d'origine, la Liguria

Fondatrice 

À Ronco Scrivia elle fonde l'école pour les jeunes filles du peuple et l'Institut des “Sœurs Bénédictines de la Providence”, elle en écrit les Règlement et Constitution. Tout ceci révèle le développement de son charisme en étendant à toutes les jeunes filles l'éducation, l'instruction et la formation chrétienne; tout cela marqué par sa confiance illimitée et son abandon à la divine Providence, par amour pour Dieu à travers la pauvreté et la charité. 

Développement de l'œuvre

L'institut des Sœurs Bénédictines de la Providence se développe rapidement. En 1847 il s'étend à Voghera. Ce siège, après 40 ans de la mort de Bénédicte, suite à l'intervention de l'Évêque diocésain, deviendra un Institut indépendante. À cette occasion, les Sœurs obtiennent le nom de “Bénédictines de la Divine Providence” en mémoire pour leur très pieuse fondatrice.

En 1851 Bénédicte retourne à Pavia dans un lieu-différent de la première fondation et en 1857 elle ouvre une école dans un village appelé San Quirico.

Dans la joie de Dieu 

Le 21 mars 1858, Bénédicte meurt à Ronco Scrivia, exactement au jour et à l'heure qu'elle avait prévu. Autour de sa dépouille, beaucoup de gens se réunirent pour rendre un dernier hommage, plein d'estime et de regret, à celle que chacun a considéré “comme une sainte”. 

Bénédicte se propose comme un modèle et une aide:

– pour les personnes consacrées: se conformer au Christ et s'abandonner à la douce Providence Divine;

– aux époux: partage totale pour une maternité et une paternité plus profonde;

– aux jeunes: le Christ source de joie et idéal de vie;

– aux éducateurs: prévenir, comprendre, ouvrir des nouveaux horizons;

– aux familles qui vivent des moments difficiles: accepter les difficultés, quand on est obligé de quitter son pays natal et d'accueillir dans sa maison les familiers éprouvées par la maladie et les aider à mourir dans la sérénité et dans paix.


Sainte Bénédicte CAMBIAGIO FRASSINELLO

Nom: CAMBIAGIO FRASSINELLO
Prénom: Bénédicte (Benedetta)
Pays: Italie

Naissance: 02.10.1791  à Langasco (Gênes)
Mort: 21.03.1858  à Ronco Scrivia

Etat: Laïque - Mariée - Fondatrice

Note: En 1816 elle épouse Giovanni Battista Frassinello. En 1825, tous deux décident d'entrer dans la vie religieuse. A Pavie, ils créent ensemble une œuvre pour les jeunes filles abandonnées, œuvre qu'ils remettent à l'évêque de Pavie. Ils reviennent dans la région de Gênes. Elle fonde l'Institut des Bénédictines de la Providence pour l'éducation.

Béatification: 10.05.1987  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation: 19.05.2002  à Rome  par Jean Paul II

Fête: 21 mars

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1987 n.22  -  2002 n.21 p.1-2.7  -  n.25 p.8
Réf. dans la Documentation Catholique: 1987 p.690
Notice

En Bénédicte Cambiagio Frassinello, l'Église nous donne l'exemple d'une Sainte qui fut à la fois épouse, religieuse et fondatrice. Elle se laissa conduire par l'Esprit à travers ses différentes expériences: celle du mariage, celle d'éducatrice et celle de la consécration religieuse jusqu'à créer un Institut qu'elle a dirigé, cas unique dans l'hagiographie chrétienne, avec la collaboration généreuse et discrète de son mari.
Bénédicte Cambiagio est née dans la région de Gênes en 1791. Ses parents lui donnent une profonde éducation chrétienne. À l'âge de 20 ans elle a une forte expérience intérieure qui fait grandir son amour pour la prière et la pénitence et son désir de tout abandonner pour se consacrer entièrement à Dieu. Mais ses parents s'opposent à ce projet et le 7 février 1816 elle se marie avec Jean Baptiste Frassinello. Après deux ans de mariage marqués par un approfondissement spirituel des deux époux, ils décident d'un commun accord de vivre comme frère et sœur. Ils s'occupent alors d'une des sœurs de Bénédicte atteinte d'un cancer. Et tous les deux se vouent généreusement à l'accueil et à l'éducation humaine et chrétienne des jeunes filles pauvres et abandonnées. L'œuvre de Bénédicte s'insère dans la vie sociale de Pavie à un moment où l'institution scolaire est perçue comme véritable source de bien-être. Bénédicte est la première femme de la ville et de la région qui a compris ce besoin; elle unit à l'enseignement scolaire, la catéchèse et la formation au travail.
Son dévouement perpétuel grandit par sa ferveur eucharistique, par sa contemplation du Crucifié et par sa certitude que Dieu seul est son soutien et sa défense. Avec une confiance illimitée dans la bonté du Seigneur, elle s'abandonne à sa 'Providence aimante' et elle dit: "Lorsque Dieu veut une chose, il ne manque jamais d'accorder les moyens opportuns." Durant sa vie les expériences mystiques vont se multiplier particulièrement pendant les fêtes liturgiques sans néanmoins la détourner de ses engagements quotidiens.
À Ronco Scrivia elle fonde l'école pour les jeunes filles du peuple et l'Institut des “Sœurs Bénédictines de la Providence”, elle en écrit les Règlement et Constitution. Tout ceci révèle le développement de son charisme en étendant à toutes les jeunes filles l'éducation, l'instruction et la formation chrétienne; L'institut se développe rapidement.
Le 21 mars 1858, Bénédicte meurt à Ronco Scrivia exactement au jour et à l'heure qu'elle avait prévu. Notons comment sa montée au ciel se fait sous les auspices de Saint Benoît, car elle s'appelait Bénédicte, elle avait fondé des Bénédictines et elle meurt le jour de la fête de Saint Benoît, plus exactement de son 'passage' glorieux au ciel (transitus). Jean Paul II l'a béatifiée en 1987 et canonisée en 2002.

Une sainte qui fut épouse et mère, puis religieuse et fondatrice

Jean-Paul II indique le secret de sa force intérieure


Le martyrologe romain fait mémoire, entre autres, le 21 mars, d’une sainte italienne qui fut épouse et mère, puis religieuse et fondatrice, Bénédicte Cambiagio Frassinello (1791-1858), du vivant de son mari et avec son aide. Fécondité inattendue du sacrement du mariage.

Cette jeune femme de Gênes, en Italie du Nord, a été béatifiée par Jean-Paul II en 1987 et canonisée par lui en 2002. Elle se laissa conduire par l’Esprit à travers le mariage puis de la consécration religieuse jusqu’à créer un Institut qu’elle a dirigé – cas unique dans l’hagiographie chrétienne -, avec la collaboration généreuse et discrète de son mari.

A l’âge de 20 ans avait fait une expérience intérieure forte qui fit grandir son amour de la prière et de la pénitence et son désir de se consacrer à Dieu. Mais, en 1816, elle épousa Jean-Baptiste Frassinello.
Après deux ans, d’un commun accord, les époux firent voeu de chasteté. Ensemble, ils soignèrent une sœur de Bénédicte, Marie, atteinte d’un cancer. En 1825, à la mort de Marie, Jean-Baptiste entra au noviciat des Pères Somaschi et Bénédicte chez les Ursulines de Capriolo.

Mais en 1826, en raison de sa santé, Bénédicte revint à Pavie. Guérie miraculeusement à la prière de saint Jérôme Emilien, elle décida de s’occuper des jeunes filles, avec l’approbation de l’évêque Mgr Louis Tosi. L’évêque fit revenir Jean-Baptiste pour l’aider.

Les époux renouvelèrent leur vœu de parfaite chasteté devant l’évêque et ils se dédièrent à l’éducation des jeunes filles pauvres et abandonnées: les “Sœurs Bénédictines de la Providence” allaient naître.

Le 21 mars 1858, la fondatrice s’éteignit, au jour et à l’heure qu’elle avait annoncés.

Jean-Paul II a dit d’elle le jour de sa béatification qu’elle avait su « gagner aussi son époux, Giovanni Battista Frassinello, à son idéal de don total au Christ ». C’est ainsi qu’elle fonda cette oeuvre consacrée à l’éducation des jeunes filles sans ressources.

Le pape indiquait « le secret de sa force intérieure » dans « l’Eucharistie, force de courage, de lumière, de constance, le plein abandon à la Providence divine, le fait de faire tout seulement par amour de Dieu et pour lui faire plaisir ».

C’est ainsi, disait-il, qu’elle réussit à surmonter « les hostilités suscitées contre elle », sûre que « quand Dieu veut une chose, il ne manque pas d’accorder les moyens nécessaires ».


BENEDETTA CAMBIAGIO FRASSINELLO
(1791 – 1858)

Saint Benedetta Cambiagio Frasinello was born on 2 October 1791 in Langasco (Genoa) Italy; she died on 21 March 1858 in Ronco Scrivia in Liguria. She was wife, religious and foundress. She let the Holy Spirit guide her through married life to the work of education and religious consecration. She founded a school for the formation of young women and also a religious congregation, and did both with the generous collaboration of her husband. This is unique in the annals of Christian sanctity. Benedetta was a pioneer in her determination to give a high quality education to young women, for the formation of families for a "new Christian society" and for promoting the right of women to a complete education.

Call to marriage, then to religious life

From her parents Benedetta received a Christian formation that rooted in her the life of faith. Her family settled in Pavia when she was a girl. When she was 20 years old, Benedetta had a mystical experience that gave her a profound desire for a life of prayer and penance, and of consecration to God. However, in obedience to the wishes of her parents, in 1816, she married Giovanni Frassinello and lived married life for two years. In 1818, moved by the example of his saintly wife, Giovanni agreed that the two should live chastely, "as brother and sister" and take care of Benedetta's younger sister, Maria, who was dying from intestinal cancer. They began to live a supernatural parenthood quite unique in the history of the Church.

Congregation founded by wife, who is supported by her husband

Following Maria's death in 1825, Giovanni entered the Somaschi Fathers founded by St Jerome Emiliani, and Benedetta devoted herself completely to God in the Ursuline Congregation of Capriolo. A year later she was forced to leave because of ill health, and returned to Pavia where she was miraculously cured by St Jerome Emiliani. Once she regained her health, with the Bishop's approval, she dedicated herself to the education of young girls. Benedetta needed help in handling such a responsibility, but her own father refused to help her. Bishop Tosi of Pavia asked Giovanni to leave the Somaschi novitiate and help Benedettain her apostolic work. Together they made a vow of perfect chastity in the hands of the bishop, and then began their common work to promote the human and Christian formation of poor and abandoned girls of the city. Their educational work was of great benefit to Pavia. Benedetta became the first woman to be involved in this kind of work. The Austrian government recognized her as a "Promoter of Public Education".

She was helped by young women volunteers to whom she gave a rule of life that later received ecclesiastical approval. Along with instruction, she joined formation in catechesis and in useful skills like cooking and sewing, aiming to transform her students into "models of Christian life" and so assure the formation of families.

Benedictine Sisters of Providence

Benedetta's work was considered pioneering for those days and was opposed by a few persons in power and by the misunderstanding of clerics. In 1838 she turned over the institution to the Bishop of Pavia. Together with Giovanni and five companions, she moved to Ronco Scrivia in the Genoa region. There they opened a school for girls that was a refinement on what they had done in Pavia.

Eventually, Benedetta founded the Congregation of the Benedictine Sisters of Providence. In her rule she stressed the education of young girls. She instilled the spirit of unlimited confidence and abandonment to Providence and of love of God through poverty and charity. The Congregation grew quickly since it performed a needed service. Benedetta was able to guide the development of the Congregation until her death. On 21 March 1858 she died in Ronco Scrivia.

Her example is that of supernatural maternity plus courage and fidelity in discerning and living God's will.

Today the Benedictine Nuns of Providence are present in Italy, Spain, Burundi, Ivory Coast, Peru and Brazil. They are at the service of young people, the poor, the sick and the elderly. The foundress also opened a house of the order in Voghera. Forty years after the death of Benedetta, the bishop separated this house from the rest of the Order. The name was changed to the Benedictines of Divine Providence who honour the memory of the Foundress.

She was beatified by John Paul II on 10 May 1987.

SOURCE : 

Saint Benedicta Cambiagio Frassinello

Also known as
  • Benedetta Cambiagio Frassinello
  • Benedikta Frassinello
  • Benedetta Cambiagio
Profile

Daughter of Giuseppe and Francesca Cambiagio, she grew up in Pavia, Italy. At the age of 20 she had a profound mystical experience that left her devoted to prayer and desiring a religious life. However, to go along with her family’s wishes, she married Giovanni Battista Frassinella on 7 February 1816. The couple had a normal married life for two years, but Giovanni, impressed with Benedicta’s holiness and desire for religious life, agreed to live continently. The two took care of Benedicta’s little sister Maria until the girl‘s death from intestinal cancer in 1825. Giovanni then joined the Somaschan Fathers, Benedicta became an Ursuline nun.

In 1826 ill health forced Benedicta to return home to Pavia. There she began to work with young women in the area. The work sent so well that her husband Giovanni was assigned to help. The schools continued to grow and prosper, and Benedicta was appointed Promoter of Public Instruction in Pavia. However, no matter how chastely they lived, Benedicta and Giovanni’s unusual relationship drew gossip and criticism from civil and Church authorities. To insure that she did not get in the way of the work, in 1838 Benedicta turned her work over to the bishop of Pavia, and withdrew to live as a nun at Ronco Scrivia, Italy.

Not content to withdraw from the world, Benedicta began all over. With five companions, she founded the Congregation of the Benedictine Sisters of Providence dedicated to teaching, and opened another school. Living alone, the local authorities found no causes for gossip, and Benedicta spent her remaining years in prayer and service.

Born

Santa Benedetta Cambiagio Frassinello Religiosa


Langasco, Genova, 2 ottobre 1791 - Ronco Scrivia, Genova, 21 marzo 1858

Figlia di contadini, nacque il 2 ottobre 1791, nell'entroterra genovese. Nel 1804 si trasferì a Pavia. Pur sentendosi votata alla vita religiosa accettò, per esigenze familiari, di sposare Giovan Battista Frassinello, operaio e fervente cristiano, originario di Ronco Scrivia. Non ebbero figli. Allora Benedetta, con il consenso del marito, cercò di realizzare il desiderio di consacrarsi interamente a Dio. Accolta dalle suore Orsoline di Caprioglio, nel Bresciano, dovette lasciare per motivi di salute. Rifugiatasi nella preghiera, ebbe la visione di san Girolamo Emiliani che la guarì. Mentre il marito entrò come fratello laico tra i Somaschi, lei avviò un'opera di assistenza per le fanciulle povere. Nel 1827 fondò a Pavia la prima scuola popolare. Dalle ragazze che la frequentavano prese avvio la Congregazione delle Suore di Nostra Signora delle Provvidenza. Dodici anni dopo a Ronco Scrivia nascerà la Casa della Provvidenza. Morì a Ronco Scrivia il 21 marzo 1858. È stata canonizzata da Giovanni Paolo II il 19 maggio 2002. (Avvenire)

Etimologia: Benedetta = che augura il bene, dal latino

Martirologio Romano: A Ronco Scrivia in Liguria, santa Benedetta Cambiagio Frassinello, che spontaneamente rinunciò insieme al marito alla vita coniugale e fondò l’Istituto delle Suore Benedettine della Provvidenza per la formazione cristiana delle giovani povere e abbandonate.

Benedetta Cambiagio nacque il 2 ottobre 1791 nell’entroterra genovese in una famiglia di contadini, ultima di sette fratelli. Quando nel 1804 una folta colonia di contadini si spostarono verso Pavia, anche la sua famiglia si aggregò ad essi. 

Nella nuova residenza trascorsero gli anni e Benedetta ormai adulta, pur sentendosi votata per la vita religiosa, si indirizzò verso il matrimonio per esigenze familiari. Giunta ai 25 anni, si unì in matrimonio con Giovan Battista Frassinello, originario di Ronco Scrivia, operaio emigrato anch’egli a Pavia, fervente cristiano. 

Purtroppo dalla loro unione non nacquero figli, allora Benedetta con il consenso del marito, cercò di realizzare il sogno della sua gioventù, quello di dedicarsi alla vita consacrata; dopo un fallito tentativo con le cappuccine di Genova, venne accolta dalle suore Orsoline di Capriolo in provincia di Brescia, ma dovette lasciare dopo pochi mesi a causa della salute malferma. 

Rifugiatosi nella preghiera, ebbe la visione di s. Girolamo Emiliani il quale miracolosamente la guarì. Il marito entrò come fratello laico tra i somaschi e lei prese a mendicare casa per casa dando così inizio ad un’opera di assistenza per la fanciulle povere e abbandonate. 

Nel 1827 fondava a Pavia la prima scuola popolare della città; quattro anni dopo le fanciulle superavano il centinaio e altre persone di buona volontà le si affiancarono per aiutarla nello scopo. Esse costituirono il primo gruppo della nascente Congregazione delle Suore di Nostra Signora della Provvidenza, che Benedetta fondò in quel periodo. 

Trascorsero dodici anni di intenso e fruttuoso lavoro ma gli anticlericali locali presero ad osteggiarla furiosamente, al punto che la fondatrice dovette lasciare Pavia e cercare un nuovo posto e insieme a tre suore aprì a Ronco Scrivia (città natale di suo marito) una scuola, con l’accoglienza anche di ragazze benestanti e altre opere di carità. Fu chiamata “Casa della Provvidenza” ed è attualmente la casa madre della Comunità. 

Le sue suore furono chiamate dal popolo ‘benedettine’ facendo riferimento al nome della fondatrice. 
Morì a Ronco Scrivia il 21 marzo 1858 e sepolta nel cimitero del paese, durante la seconda guerra mondiale nel 1944, un furioso bombardamento alleato sconvolse il piccolo cimitero e le sue reliquie furono disperse. 

Le sue suore tornarono a Pavia più di un secolo dopo, nel 1961, nell’Istituto “Benedetta Cambiagio”. 
Beatificata da papa Giovanni Paolo II il 10 maggio 1987, è stata poi elevata agli onori degli altari come santa il 19 maggio 2002 dallo stesso pontefice. 

Elevato esempio di sana vita coniugale, impregnata di virtù cristiana reciproca dei due coniugi.

Antonio Borrelli


E' la penultima di cinque figli di Giuseppe Cambiagio e Francesca Ghiglione. Sono piccoli proprietari di campagna, che verso il 1804 devono emigrare, come altre famiglie contadine impoverite dalla guerra napoleonica. Si stabiliscono a Pavia, dove nel 1812 va sposa la maggiore delle figlie, Maria. In Benedetta sembra crescere la spinta alla vita contemplativa.  Ma nel 1816 eccola sposa, a  25 anni, nella basilica di San Michele.

E pure lo sposo è di origine ligure: Giovanni Battista Frassinello, nato a Ronco Scrivia. Seguono due anni di vita coniugale, senza figli, e poi marito e moglie si trovano a fare quasi da padre e da madre a Maria, la sorella maggiore di Benedetta: è tornata a Pavia malata di cancro, accolta in casa da loro due, e assistita per anni. Accanto al letto dell’ammalata, matura in essi una doppia vocazione: in Benedetta riprende forza l’aspirazione dei suoi anni giovanili alla vita religiosa; e una “chiamata” simile raggiunge Giovanni, che entra come novizio tra i Somaschi. Lei invece viene accolta fra le Orsoline di Capriolo (Brescia). Ma il suo fisico non regge, deve tornare a Pavia e mettersi a letto. Qui arriva una guarigione di sorprendente rapidità, che lei attribuisce all’intercessione di Girolamo Emiliani, il santo che ha fondato i Somaschi, pionieri dell’istruzione popolare. Guarita, dunque, e definitivamente orientata.

A 36 anni, sull’esempio di Girolamo Emiliani, Benedetta dedicherà la vita alla promozione culturale e all’educazione religiosa delle bambine abbandonate. Raccoglie alcune volontarie, mette a disposizione quello che ha di suo, si fa questuante. Trova anche l’aiuto di alcuni generosi (e tra questi si deve ricordare Angelo Domenico Pozzi). Il vescovo di Pavia, monsignor Luigi Tosi, decide allora che Giovanni Frassinello, lasciata la casa dei Somaschi, affianchi Benedetta nel suo lavoro di fondatrice. Così, nell’autunno del 1826, insieme rinnovano davanti al vescovo il voto di castità. Nel 1827 apre la prima scuola popolare, con l’aiuto delle prime volontarie. Col tempo, l’autorità civile (quella austro-ungarica) le conferirà il titolo di “Promotrice della pubblica istruzione”. Ma lei nel 1838 deve lasciare Pavia e la scuola, con Giovanni e con alcune ragazze: troppe avversioni, anche da parte di preti. Si stabilisce a Ronco Scrivia, paese natale del marito, Regno di Sardegna e diocesi di Genova. Qui, l’arcivescovo cardinale Tadini promuoverà i riconoscimenti canonici per le suore-insegnanti, che si chiameranno Benedettine della Divina Provvidenza. E il terzo millennio le vedrà all’opera in Italia, Spagna, Burundi, Costa d’Avorio, Perú, Brasile; impegnate, come dice la loro regola, a «prestarsi volentieri dove è maggiore l’urgenza di fare del bene».

Benedetta vede solo i primi sviluppi dell’opera, tra cui la nascita di una casa ricovero a Pavia. La malattia di cui morirà (nell’ora e nel giorno da lei previsti) la coglie mentre sta andando ad aprire una nuova casa. Sepolta a Ronco Scrivia, i suoi resti sono andati dispersi nella distruzione del cimitero durante la seconda guerra mondiale, per un bombardamento anglo-americano nel 1944. Giovanni Paolo II l’ha beatificata nel 1987 e poi canonizzata nel 2002.

Nella diocesi di Pavia la sua memoria si celebra il 10 maggio.


Autore: Domenico Agasso