mercredi 16 septembre 2015

Sainte EUPHÉMIE (EUPHEMIA) de CHALCÉDOINE, vierge et martyre



Sainte Euphémie de Chalcédoine

Martyre en Bithynie ( v. 305)

Sainte Euphémie est née à Chalcédoine vers 284, de parents fortunés et chrétiens. Elle est morte martyre en 305. Elle est qualifiée de « mégalomartyre » (grande martyre).

Vierge et martyre à Chalcédoine. Arrêtée, elle connut d'abord diverses tortures avant d'être livrée aux bêtes qui la déchirèrent.

Un internaute nous écrit:

"En Orient, elle a reçu le titre rare de 'mégalomartyre' (grande martyre). Elle a deux Fêtes dans l'année: le jour de son martyre, le 16 septembre, et le 11 juillet. 

Sainte Euphémie était de Chalcédoine, et sur son tombeau on édifia une grande Basilique.

C'est cette Basilique qui fut choisie pour accueillir le IVe Concile œcuménique.

Selon l'historien Nicéphore, les pères du Concile, après des jours de discussions sans fin, décidèrent de demander à Dieu de trancher sur la question de la double nature (homme et Dieu) du Christ.


Chacun des deux camps déposa dans la tombe d'Euphémie l'exposé de sa doctrine, et les pères se mirent en Prière.

Quand ils ouvrirent le tombeau, la thèse orthodoxe se trouvait sur la poitrine de la sainte, et la thèse hérétique à ses pieds.

C'était le 11 juillet 451.

La deuxième Fête de Sainte Euphémie commémore donc ce miracle.

Saint Ambroise parle ainsi d'Euphémie: «Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre.

Priscus son adversaire est vaincu.

Cette vierge sort intacte d'une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l'état de cendre; les bêtes féroces s'adoucissent et se baissent devant elle.

Sa prière lui fait surmonter toute espèce de supplice.


Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux chœurs Célestes. Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église; qu'elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette Vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos vœux.»"

Au martyrologe romain au 16 septembre: À Chalcédoine en Bithynie, vers 303, Sainte Euphémie, vierge et martyre.

La tradition rapporte que, après diverses tortures, elle fut livrée aux bêtes, sous l’empereur Dioclétien et le proconsul Prisque.

Martyrologe romain




SAINTE EUPHÉMIE*

Euphémie est ainsi nommée de eu, qui est le bon, et femme, bonne femme, c'est-à-dire honnête, utile et agréable, car le bon a ces trois qualités. Elle fut utile par sa manière de vivre, honnête par l’excellence de ses mœurs, et agréable à Dieu par la contemplation des choses du ciel. Ou bien Euphémie vient de euphonie, qui veut dire son agréable. Or, on obtient un son agréable en trois manières : avec la voix, comme dans le chant; en pinçant, comme dans la cithare; avec le vent, comme dans l’orgue. De même sainte Euphémie rendit des sons doux à Dieu, avec la voix de ses bonnes oeuvres, avec ses bonnes actions, et avec le souffle de la dévotion intérieure.

Euphémie, fille d'un sénateur, voyant les tortures subies par les Chrétiens au temps de Dioclétien, courut chez le juge Priscus, et se confessant Chrétienne, animait, par l’exemple de sa constance, les cœurs des hommes eux-mêmes.

Or, quand le juge faisait massacrer les Chrétiens successivement, il ordonnait que les autres y assistassent, afin, que la terreur les forçât à immoler aux dieux, en voyant leurs frères déchirés si cruellement.


Comme il faisait décapiter avec cruauté les Saints en présence d'Euphémie, celle-ci, qui ne cessait d'encourager les martyrs à souffrir avec constance, se mit à crier que le juge lui faisait affront.

Alors Priscus fut réjoui, dans la pensée qu'Euphémie voulait consentir à sacrifier. Lui ayant donc demandé quel affront il lui faisait, elle dit:


« Puisque je suis de noble race, pourquoi donnes-tu la préférence à des inconnus et à des étrangers, et les fais-tu aller les premiers à J.-C., pour qu'ils parviennent plus tôt à la gloire qui leur a été promise ? »

Le juge lui répondit : « Je pensais que tu avais repris ton bon sens et je me réjouissais de ce que tu t'étais rappelé et ta noblesse et ton sexe. »


Elle fut donc renfermée eu prison et le lendemain elle fut amenée sans être attachée, avec ceux qui étaient garrottés.

Elle se plaignit de nouveau très amèrement, de ce que, malgré les lois des empereurs, on lui eût fait grâce des liens à elle seule.

Alors elle fut broyée de soufflets et renfermée en prison. Le juge l’y suivit et voulut lui faire violence, mais elle lutta contre lui comme un homme, en sorte que, par la permission de Dieu, une des mains de Priscus se contracta.


Il se crut sous le pouvoir d'un charme, et il envoya le prévôt de sa maison à Euphémie afin de voir si, à force de promesses, il ne lui ferait pas donner son consentement.

Mais cet homme trouva la prison close ; il ne put l’ouvrir avec les clefs, ni la briser à coups de hache ; enfin, saisi par le démon, il put à peine s'échapper, en poussant toutefois des clameurs et en se déchirant lui-même.


Plus tard on fit sortir Euphémie et ou la plaça sur une roue dont les rais étaient remplis de charbon, et le maître des tourments, qui était au milieu de la roue, avait donné à ceux qui la tiraient tel signal pour que, au bruit qu'il ferait, tous ensemble se missent à tirer et qu'ainsi à l’aide du feu qui jaillirait, les rais missent en lambeaux le corps d'Euphémie.

Mais, par une permission de Dieu, le ferrement qui retenait la roue tomba de ses mains, et fit du bruit; aussitôt les aides se mettant à tirer, la roue broya le maître des tourments et fit qu'Euphémie, debout sur la roue, fut conservée sauve et intacte.

Alors les parents de cet homme, tout désolés, voulurent, en mettant du feu sous la roue, brûler Euphémie et la roue tout à la fois ; la roue brûla en effet; mais Euphémie, déliée par un ange, fut aperçue debout sur un lieu élevé.


Appellien dit au juge : « Le courage des Chrétiens n'est vaincu que par le glaive; aussi je te conseille de la faire décoller. » On dressa donc des échelles, et comme quelqu'un voulait lever la main pour saisir la sainte, à l’instant, il fut tout à fait paralysé et on put à peine le descendre à demi-mort.

Un autre cependant, nommé Sosthène, monta mais il fut converti aussitôt par Euphémie à laquelle il demanda pardon : il dégaina donc son épée et cria au juge qu'il aimait mieux se donner la mort à lui-même que de toucher une personne défendue par les anges.

Enfin elle fut descendue et le juge dit à son chancelier de rassembler tous les jeunes libertins afin qu'ils fissent d'elle à leur volonté jusqu'à ce qu'elle défaillît d'épuisement.


Mais celui qui entra où elle était, voyant beaucoup de vierges de grand éclat et priant autour d'elle, se fit aussitôt Chrétien.

Alors le président fit suspendre la vierge par les cheveux, mais comme elle n'en restait pas moins inébranlable, il la fit renfermer en prison, défendant de lui donner de la nourriture, afin que, au bout de trois jours, elle fût écrasée comme une olive entré quatre grandes pierres.

Mais Euphémie fut nourrie par un ange, et le septième jour ayant été placée entre des pierres fort dures, à sa prière ces pierres-là même furent réduites en une cendre menue.

En conséquence le président, honteux d'être vaincu par une jeune fille, la fit jeter dans une fosse, où se trouvaient trois bêtes assez féroces pour dévorer un homme entier.

Mais elles accoururent auprès de la vierge pour la caresser, et, disposèrent ensemble leur queue de manière à lui servir de siège, et confondirent mieux encore le juge témoin de ce fait.

Le président faillit en mourir d'angoisse; mais le bourreau étant entré pour venger l’affront de son maître, enfonça une épée dans le côté d'Euphémie et en fit une martyre de J.-C.

Pour récompenser le bourreau, le juge le revêtit d'un Habit de soie, lui mit au cou un collier d'or, mais en sortant, il fut saisi par un lion qui le dévora tout entier.

Ce fut à peine si on retrouva de lui quelques ossements et des lambeaux de vêtement ainsi que le collier d'or.


Le juge Priscus se dévora lui-même et fut trouvé mort.


Or, Sainte Euphémie fut enterrée avec honneur à Chalcédoine ; et l’on dut à ses mérites la conversion de tous les Juifs et des Gentils de cette ville.

Elle souffrit vers l’an du Seigneur 280.


Saint Ambroise parle ainsi de cette vierge dans sa préface : « Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre.

Priscus son adversaire est vaincu. Cette vierge sort intacte d'une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l’état de cendre ; les bêtes féroces s'adoucissent, et se baissent devant elle : sa Prière lui fait surmonter toute espèce de supplice.


Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux chœurs Célestes.

Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église; qu'elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette Vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos vœux. »


* Bréviaire.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci


Sainte Euphémie est la patronne de la ville de Rovinj en Croatie, a l’époque de Dioclétien elle fut torturée et jetée au lion, ses reliques furent plus tard envoyées a Constantinople, et autour de l’an 800 ces mêmes reliques auraient traversées la Méditerranée dans un sarcophage de marbre et se seraient échouées à Rovinj.


Il est à présent exposé à l’intérieur de la Cathédrale.




Euphémie de Calcédoine

Vierge, Martyre, Sainte

† ca. 307

 La ville de Calcédoine fut le théâtre des glorieux combats de sainte Euphémie, qui souffrit vers l'an 307, dans la persécution que continuèrent les successeurs de Dioclétien. Ayant embrassé l'état de virginité, elle annonça par la couleur modeste de ses habillements, qu'elle renonçait aux plaisirs et aux amusements du monde. Les exercices de la piété, et les pratiques de la pénitence, faisaient son unique occupation. Comme l'amour de Dieu régnait dans son cœur, elle ne vivait que pour lui, et tendait tous les jours à la perfection avec une nouvelle ardeur. Tout ce qui ne la portait pas à Dieu, lui paraissait méprisable.
Ayant été arrêtée, elle fut cruellement tourmentée par l'ordre du magistrat, nommé Priscus. L'histoire de ses souffrances fut représentée sur un tableau dont saint Astère, évêque d'Amasée dans le Pont, nous a laissé une description exacte, et qui se gardait autrefois dans la grande église de Calcédoine. Un soldat lui tirant la tête en arrière, un autre lui cassait les dents, en sorte que le sang qui lui sortait de la bouche couvrait son visage, ses cheveux et ses vêtements. Après lui avoir fait souffrir diverses autres tortures, on la conduisit en prison, où la prière fit ses délices et sa consolation. A la fin on la condamna à être brûlée vive. Elle monta d'elle-même sur le bûcher avec un courage et une sérénité qui montraient la joie qu'elle ressentait de se voir sur le point d'entrer dans la gloire de Jésus.
L'Église grecque l'honore avec la même dévotion que les plus célèbres martyrs, et sa fête est d'obligation dans presque tout l'Orient. Il y avait anciennement à Constantinople quatre églises dédiées sous son invocation. Celle qui portait son nom à Calcédoine, était fort célèbre ; et ce fut là que se tint le quatrième concile général qui proscrivit les erreurs d'Eutychès en 451. Les Pères de ce concile attribuèrent principalement à l'intercession de la Sainte, l'heureuse issue de l'affaire pour laquelle ils s'étaient assemblés. L'historien Evagre rapporte, que les Empereurs, les patriarches, et les fidèles de tout état couraient en foule à Calcédoine, pour participer aux grâces extraordinaires que sainte Euphémie obtenait de Dieu.
On transporta depuis ses reliques dans l'église de Sainte-Sophie à Constantinople, et elles y restèrent jusqu'au temps de l'impie Constantin Copronyme, qui voulut les jeter dans la mer. Mais on trouva le moyen de les conserver, comme nous l'apprenons de Constantin, évêque de Tio, dans la Paphlagonie, qui a fait un discours sur ce sujet. Elles sont présentement à Syllebrie ou Syllivri, ville qui est le siège d'un métropolitain, et qui est située sur le rivage de la Propontide, entre Constantinople et Andrinople. Mais il y en a une portion dans l'église de la maison de Sorbonne de Paris, et ce précieux trésor est un présent d'un grand-maître de Rhodes ou de Malte.
On voyait à Rome, du temps de saint Grégoire-le-Grand, une église qui portait le nom de sainte Euphémie. Il paraît que c'est la même que celle qui fut réparée par le Pape Urbain VIII, et qui subsiste encore aujourd'hui. (Voyez saint Paulin, saint Pierre Chrysologue, et surtout le discours de saint Astère, qui est cité par le septième concile général. Nous n'avons fait aucun usage des actes de la Sainte, parce qu'ils ne méritent aucune croyance.)
Les plus célèbres martyrologes de l'Occident joignent à sainte Euphémie, Sainte Luce et Saint Géminien, qui souffrirent sous Déoclétien. On ne sait rien ni de leur vie, ni des circonstances de leur martyre.

Le 11 Juillet, nous célébrons la mémoire de la Sainte et grande Martyre EUPHÉMIE, qui a confirmé la confession de foi des 630 Pères Théophores réunis à Chalcédoine pour le Quatrième Concile Œcuménique (1).
Lors du IVe saint Concile Œcuménique, réuni par les pieux empereurs Marcien et Pulchérie (2) à Chalcédoine, dans la vaste Basilique de Sainte Euphémie (3), les 630 Pères entreprirent de réfuter les opinions hérétiques de l'Archimandrite Eutychès, soutenu par l'Archevêque d'Alexandrie Dioscore.
Afin de trancher leur différent par une décision venant de Dieu, le Patriarche Saint Anatole (4) suggéra que les deux partis rédigent un tome contenant leur profession de Foi respective, et que les deux documents soient déposés dans la châsse de Sainte Euphémie.
Les deux livres, dans lesquels étaient écrites les définitions de la Foi concernant la Personne du Christ, furent donc placés sur la poitrine de la Sainte et, après avoir scellé la châsse, les Pères se mirent en Prière.

Au bout de huit jours, tous se rendirent au martyrium et, ouvrant la châsse, ils découvrirent avec émerveillement que la Sainte étreignait dans ses bras le tome orthodoxe, comme si elle voulait le faire entrer dans son cœur, tandis que le tome des hérétiques gisait à ses pieds (5).
Devant cette démonstration éclatante de la vérité, les Orthodoxes rendirent grâces à Dieu et les hérétiques, hués par la foule des fidèles, furent couverts de honte.

On rapporte par ailleurs bien d'autres miracles accomplis par les Reliques de Sainte Euphémie.
Lors d'une invasion perse, les barbares, ayant envahi Chalcédoine, essayèrent de détruire par le feu les précieuses Reliques.

Mais elles restèrent intactes et du sang frais coula par un des trous qu'ils avaient faits dans la châsse.
Par la suite ce miracle se renouvelait de temps en temps, procurant de nombreuses guérisons aux fidèles qui venaient recueillir le sang de Sainte Euphémie. Mais, plus fréquemment, son tombeau exhalait un suave parfum, en témoignage de la faveur acquise par la Sainte auprès de Dieu.

Pour protéger ces précieuses Reliques de toute nouvelle profanation, on les transféra à Constantinople, où elles furent déposées dans l'église de Sainte-Euphémie, près de l'Hippodrome.
Jetées à la mer au temps de la persécution de Constantin Copronyme, tandis que l'église était transformée en magasin d'armement, elles échouèrent sur le littoral de Lemnos et furent recueillies par deux pêcheurs.

Retrouvées sous le règne de l'impératrice Irène, on les transféra solennellement dans la capitale (796), où elles continuèrent d'accomplir des miracles. Après avoir subi bien d'autres vicissitudes, elles sont aujourd'hui vénérées dans l'église du Patriarcat Œcuménique, au Phanar.
1). Cf. le résumé de sa Passion, le jour de sa mémoire principale, 16 septembre
2). Cf. notice du IVe Concile, au 13 juillet, et celles des Sts Marcien et Pulchérie (17 fév.), et de St Anatole (3 juil.).
3). Cette basilique avait été édifiée au-dessus du tombeau de la Sainte, à environ un mille de la ville. Son corps était déposé dans une châsse en argent, à l'intérieur d'un bâtiment situé sur le côté nord-est de la basilique, où l'on ne célébrait des offices que certains jours.
4). Seules quelques versions attribuent l'initiative à St Anatole.
5). Dans une version plus ancienne du miracle, on rapporte que lorsque les Pères déposèrent les deux documents dans la châsse, la Sainte étendit la main, comme si elle était vivante, prit le tome orthodoxe, le baisa, puis le rendit aux Pères.
Dans une lettre adressée au Pape Saint Léon Ier, les Pères du Conciles écrivaient: "(La Sainte Martyr Euphémie) recevant de nous la définition dogmatique, la présenta à son Epoux par l'intermédiaire de l'empereur et de l'impératrice, comme sa propre confession de Foi, et elle confirma de la main et de la langue le décret signé par tous".

Sarcophage de  Saint Euphemia à la Basilique de Sainte Euphemia à Rovinj, Croatie


Sainte 
et Grande Martyre Euphémie 
de Chalcédoine 
 
29/09-16/09

Sainte Euphémie vécut sous le règne de Dioclétien (entre 284 et 305). Elle naquit à Chalcédoine de parents riches et pieux, qui l'éduquèrent dans l'amour du Christ. A cette époque, un certain Priscus, virulent sectateur d'Arès, devint proconsul pour l'Asie. Pour la fête de son dieu, il ordonna sous peine de mort que tous les habitants de la région viennent à Chalcédoine pour le célébrer. Tous les Chrétiens s'enfuirent alors par petits groupes dans des maisons isolées ou dans les déserts, afin d'échapper au tyran et de sauvegarder leur foi.

Sainte Euphémie s'était cachée elle-aussi, avec 49 autres Chrétiens, parmi lesquels elle brillait par sa vertu et sa sagesse comme un astre étincelant. Ils furent pourtant rapidement découverts et emmenés devant le proconsul, qui essaya d'abord de les convaincre en flattant leur jeunesse et leur sagesse. Les Saints lui répondirent: «Ne perds pas ton temps et tes paroles avec nous, ô gouverneur, car nous considérons comme la plus grande honte, étant des êtres raisonnables, d'adorer tes dieux absurdes et insensibles, et d'abandonner le seul vrai Dieu qui a fait le ciel et la terre. Et sache que tes menaces de torturés ne nous font pas peur. Elles seront pour nous légères et te montreront la puissance de notre Dieu». A ces mots, la colère du proconsul s'enflamma et il fit torturer Euphémie et ses compagnons sans arrêt pendant vingt jours. A l'issue de cette période, comme il voyait que la fermeté de leur foi n'avait été en rien ébranlée, il fit comparaître Euphémie, en qui il avait remarquée la tête du groupe. Il lui fit broyer les membres par des roues de fer; mais, ayant invoqué le secours de Dieu, la Sainte se retrouva bientôt indemne de tout mal. Ensuite, il fit allumer une fournaise ardente, dont les flammes montaient à plus de 45 pieds de hauteur, et y fit jeter Euphémie. Là encore, Dieu vint à son secours et envoya un Ange qui écarta d'elle les flammes. A la vue de ce miracle, ses bourreaux se convertirent au Christ et moururent Martyrs quelques jours plus tard sous les dents des fauves. Euphémie fut encore livrée à bien d'autres tourments, dont Dieu la délivra à chaque fois, afin de montrer combien la Grâce est plus forte que toutes les tortures inventées par la malice des hommes. Enfin, ayant été jetée au fauves, la Sainte rendit son âme à Dieu sous la simple morsure d'un ours. Ses parents recueillirent sa sainte dépouille et l'ensevelirent à proximité de la ville. Lorsque la persécution de Dioclétien prit fin, les Chrétiens déposèrent les Reliques de la Sainte dans un sarcophage d'or à l'intérieur d'une église qui lui était dédiée. Le jour de sa fête, coulait régulièrement de son tombeau un flot de sang frais, qui dégageait une céleste odeur. C'est également dans ce tombeau que s'accomplit le miracle du rejet du tome des hérétiques lors du concile de Chalcédoine (451). 
 


Autre mémoire : le 24/07 - 11/07 

Lors du IVe saint Concile Oecuménique, réuni par les pieux empereurs Marcien et Pulchérie à Chalcédoine, dans la vaste basilique de Sainte Euphémie, les 630 Pères entreprirent de réfuter les opinions hérétiques de l'Archimandrite Eutychès, soutenu par l'Archevêque d'Alexandrie Dioscore. Afin de trancher leur différent par une décision venant de Dieu, le Patriarche Saint Anatole suggéra que les deux partis rédigent un tome contenant leur profession de foi respective, et que les deux documents soient déposés dans la châsse de Sainte Euphémie. Les deux livres, dans lesquels étaient écrites les définitions de la foi concernant la Personne du Christ, furent donc placés sur la poitrine de la Sainte et, après avoir scellé la châsse, les Pères se mirent en prière. Au bout de huit jours, tous se rendirent au martyrium et, ouvrant la châsse, ils découvrirent avec émerveillement que la Sainte étreignait dans ses bras le tome orthodoxe, comme si elle voulait le faire entrer dans son coeur, tandis que le   tome des hérétiques gisait à ses pieds. Devant cette démonstration éclatante de la vérité, les Orthodoxes rendirent grâces à Dieu et les hérétiques,hués par la foule des fidèles, furent couverts de honte. 


On rapporte par ailleurs bien d'autres miracles accomplis par les Reliques de Sainte Euphémie. Lors d'une invasion perse, les barbares, ayant envahi Chalcédoine, essayèrent de détruire par le feu les précieuses Reliques. Mais elles restèrent intactes et du sang frais coula par un des trous qu'ils avaient faits dans la châsse. Par la suite ce miracle se renouvelait de temps en temps, procurant de nombreuses guérisons aux fidèles qui venaient recueillir le sang de Sainte Euphémie. Mais, plus fréquemment, son tombeau exhalait un suave parfum, en témoignage de la faveur  acquise par la Sainte auprès de Dieu. 

Pour protéger ces précieuses Reliques de toute nouvelle profanation, on les transféra à Constantinople, où elles furent déposées dans l'église de  Sainte-Euphémie, près de l'Hippodrome. Jetées à la mer au temps de la persécution de Constantin Copronyme, tandis que l'église était transformée en magasin d'armement, elles échouèrent sur le littoral de Lemnos et furent recueillies par deux pêcheurs. Retrouvées sous le règne de l'impératrice Irène, on les transféra solennellement dans la capitale (796), où elles continuèrent d'accomplir des miracles. Après avoir subi bien d'autres vicissitudes, elles sont aujourd'hui vénérées dans l'église du Patriarcat Oecuménique, au Phanar. 





St. Euphemia, Virgin and Martyr

THE CITY of Chalcedon was the theatre of her glorious martyrdom; she suffered in the persecution continued by the successors of Dioclesian, about the year 307. The eminent sanctity of this holy virgin, loaded with the fruits of all Christian virtues, excited the rage of the devil, and of his instruments, the persecutors; but all the efforts of their malice only rendered her virtue the more triumphant and glorious. Having embraced the holy state of virginity, she, by the black or dark-coloured garments which she wore, declared to all men her steady purpose of taking no share in the earthly pleasures and amusements which fill the hearts, set an edge on the passions, and take up the most precious part of the time of worldlings. The exercises of penance and religion were the serious occupations to which she totally devoted herself; and as the love of God reigned in her heart, it was her constant study to walk always before him, to labour in all her actions to please him, and, by the humility of her heart and whole deportment, by the mortification of her senses, by the constancy and fervour of her devotion, by the heavenliness of her conversation, and activity of her zeal and charity, to make continually higher advances towards heaven. Whatever was not God appeared to her empty and contemptible; she found no pleasure or delight but in what tended to unite her heart more and more to him here by love; and she thirsted after his presence and fruition in the kingdom of his glory, panting, and longing to be dismissed from the pilgrimage of this world, and from the corruptible tabernacle of the body. God was pleased to hear her sighs, and crown her humble desires. She was apprehended by the persecutors, and cruelly tortured by the command of an inhuman judge named Priscus. The torments she underwent were represented in the most moving manner, in a famous picture kept in the great church at Chalcedon, accurately described by St. Asterius. Whilst one soldier pulled her head back, another with a mallet beat out all her teeth, and bruised her mouth, so that her beautiful tender face, her hair and her clothes were covered with blood. After having suffered many other torments, she was laid in a dungeon, where prayer was her whole comfort, joy, and strength. Being at length condemned to be burnt alive, she ascended the pile with such an admirable cheerfulness in her countenance as bespoke the interior sweet joy of her soul going to eternal life. Thus she finished her course.

She is honoured as one of the chief martyrs of the Grecian church, and her festival is an holyday over almost all the east. Four churches in Constantinople formerly bore her name. One at Chalcedon was exceedingly spacious and famous, in which the fourth general council condemned Eutyches in 451. The fathers in it acknowledged the church much indebted to the intercession of this holy virgin for the happy issue of that affair. 1 Evagrius, the historian, testifies 2 that emperors, patriarchs, and all ranks of people resorted to Chalcedon to be made partakers of the blessings which God abundantly conferred on men through her patronage, and that manifest miracles were there wrought. 3 These relics were translated into the great church of Saint Sophia at Constantinople; and, above all other such holy treasures, excited the rage of Constantine Copronymus, as Theophanes, Zonaras, and Cedrenus relate. In what manner they were then concealed, and afterwards recovered, is recorded by Constantine, bishop of Tio, in Paphlagonia, in an oration on that subject. 4 The sacred remains of Saint Euphemia are now preserved at Syllebria, a metropolitical see, on the Propontic shore between Constantinople and Adrianople, as we are informed by Prince Cantemir 5 but a portion is possessed by the church of the Sorbonne at Paris, which was a present made by a great master of Rhodes. Saint Euphemia had a church at Rome in the time of St. Gregory the Great, probably the same that is now standing, and was repaired by Urban VIII. On St. Euphemia see Saint Paulinas, Saint Peter Chrysologus, and chiefly St. Asterius in his discourse quoted by the seventh general council. Her acts have not been here made use of. See Stilting, t. 5, Sept. p. 252.

Note 1. Conc. t. 4, p. 325. [back]

Note 2. L. 2, c. 3. [back]

Note 3. See Baronius ad an. 451, n. 54, an. 594, n. 101, et Not. in Martyr. Rom. 16. Sept. [back]

Note 4. Ap. Metaphrast. 11 Julii, et Surium, t. 4. [back]

Note 5. Hist. of the Othman Empire, b. 3, c. 1. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IX: September. The Lives of the Saints.  1866.


St. Euphemia the All-Praised

Commemorated on September 16

The Holy Great Martyr Euphemia the All-Praised was the daughter of Senator Philophronos and Theodosia, both of whom were Christians. She suffered for Christ in 304 in the city of Chalcedon, on the banks of the Bosphorus opposite Constantinople.

Chalcedon Governor Priscus circulated an order to all the inhabitants of Chalcedon and its surroundings to appear at a pagan festival to worship and offer sacrifice to an idol of Ares, threatening grave torments for anyone who failed to appear. During this festival, forty-nine Christians hid in a house where they secretly attended services praising the One True God.

The young maiden, Euphemia, was also among those praying there. Soon the hiding place of the Christians was discovered, and they were brought before Priscus to answer for themselves. For nineteen days, the martyrs were subjected to various tortures and torments, but none of them wavered in their faith nor consented to offer sacrifice to the idol. Governor Priscus, beside himself with rage and not knowing any other way of forcing the Christians to abandon their faith, sent them for trial to the Emperor Diocletian. Priscus kept the youngest, Euphemia, hoping that she would renounce her faith if she were all alone.

St. Euphemia, separated from her brethren in faith, fervently prayed to the Lord Jesus Christ that He strengthen her in her impending ordeal. At first, Priscus urged her to recant, promising her earthly blessings, but then he gave the order to torture her. St. Euphemia was tied to a wheel with sharp knives. She prayed aloud, and the wheel stopped by itself. An angel of the Lord came down from Heaven and removed Euphemia from the wheel and healed her wounds. She gave thanks unto the Lord with gladness.

Not perceiving the miracle that had occurred, Priscus ordered soldiers to take Euphemia to a red-hot oven. The soldiers, seeing two fearsome angels in the midst of the flames, refused to carry out the order and became believers in God. Boldly proclaiming that they too were Christians, these solders, Victor and Sosthenes, bravely went to their martyrdom. During their execution, they cried out for mercy to God, asking that the Lord receive them into the Heavenly Kingdom. A heavenly voice answered their cries, and they entered into eternal life.

St. Euphemia was cast into the fire by other soldiers, but, with the help of God, she emerged unharmed. Ascribing this to sorcery, Governor Priscus gave orders to dig a pit, and filling it with knives, he had it covered over with earth and grass, so that Euphemia would not notice the preparation for her execution. St. Euphemia remained safe, easily passing over the pit.

Finally, she was sentenced to be devoured by wild beasts at the circus. Before her execution, St. Euphemia implored that the Lord deem her worthy to die a violent death. But none of the beasts, having been set loose in the arena, attacked her. Finally, one of the she-bears gave her a small wound on the leg, and immediately the Holy Great Martyr Euphemia died. Immediately following her martyrdom, an earthquake occurred, and the guards and the spectators ran in terror. St. Euphemia’s parents were able to take her body and reverently buried it not far from Chalcedon.

Later, a majestic church was built over the grave of Great Martyr Euphemia. The Fourth Ecumenical Council held its meetings there in 451 where Great Martyr Euphemia confirmed the Orthodox confession in a miraculous manner and exposed the Monophysite heresy. (Details of this miracle may be found on July 11.)

With the taking of Chalcedon by the Persians in 617, the relics of Euphemia were transferred to Constantinople. During the Iconoclast heresy, the reliquary with her relics was thrown into the sea. However, pious sailors recovered them, and the relics were afterwards taken to the Island of Lemnos. In 796, they were returned to Constantinople.

Troparion (Tone 4) –

Your lamb Euphemia calls out to You, O Jesus, in a loud voice:
“I love You, my Bridegroom, and in seeking You I endure suffering.
In baptism I was crucified so that I might reign in You,
and I died so that I might live with You.
Accept me as a pure sacrifice,
for I have offered myself in love.”
Through her prayers save our souls, since You are merciful!

Kontakion (Tone 4) –

“As You were voluntarily raised...”
You completed your struggle well, all-praised Euphemia;
even after death, you pour out healing on us for our sanctification.
We stand beside your venerable relics
to honor your holy falling asleep,
that in faith we may be delivered from the weaknesses of our nature
and to obtain the grace of your miracles.

By permission of the Orthodox Church in America (www.oca.org)

Greatmartyr Euphemia the All-praised

The Miracle of Saint Euphemia the All-Praised: The holy Great Martyr Euphemia (September 16) suffered martyrdom in the city of Chalcedon in the year 304, during the time of the persecution against Christians by the emperor Diocletian (284-305). One and a half centuries later, at a time when the Christian Church had become victorious within the Roman Empire, God deigned that Euphemia the All-Praised should again be a witness and confessor of the purity of the Orthodox teaching.


In the year 451 in the city of Chalcedon, in the very church where the glorified relics of the holy Great Martyr Euphemia rested, the sessions of the Fourth Ecumenical Council (July 16) took place. The Council was convened for determining the precise dogmatic formulae of the Orthodox Church concerning the nature of the God-Man Jesus Christ. This was necessary because of the widespread heresy of the Monophysites [“mono-physis” meaning “one nature”], who opposed the Orthodox teaching of the two natures in Jesus Christ, the Divine and the Human natures (in one Divine Person). The Monophysites falsely affirmed that in Christ was only one nature, the Divine [i.e. that Jesus is God but not man, by nature], causing discord and unrest within the Church. At the Council were present 630 representatives from all the local Christian Churches. On the Orthodox side Anatolius, Patriarch of Constantinople (July 3), Juvenal, Patriarch of Jerusalem (July 2), and representatives of St Leo, Pope of Rome (February 18) participated in the conciliar deliberations. The Monophysites were present in large numbers, headed by Dioscorus, the Patriarch of Alexandria, and the Constantinople archimandrite Eutychius.

After prolonged discussions the two sides could not come to a decisive agreement.

The holy Patriarch Anatolius of Constantinople proposed that the Council submit the decision of the Church dispute to the Holy Spirit, through His undoubted bearer St Euphemia the All-Praised, whose wonderworking relics had been discovered during the Council’s discussions. The Orthodox hierarchs and their opponents wrote down their confessions of faith on separate scrolls and sealed them with their seals. They opened the tomb of the holy Great Martyr Euphemia and placed both scrolls upon her bosom. Then, in the presence of the emperor Marcian (450-457), the participants of the Council sealed the tomb, putting on it the imperial seal and setting a guard to watch over it for three days. During these days both sides imposed upon themselves strict fast and made intense prayer. After three days the patriarch and the emperor in the presence of the Council opened the tomb with its relics: the scroll with the Orthodox confession was held by St Euphemia in her right hand, and the scroll of the heretics lay at her feet. St Euphemia, as though alive, raised her hand and gave the scroll to the patriarch. After this miracle many of the hesitant accepted the Orthodox confession, while those remaining obstinant in the heresy were consigned to the Council’s condemnation and excommunication.

After an invasion by the Persians during the seventh century, the relics of St Euphemia were transferred from Chalcedon to Constantinople, into a newly built church dedicated to her. Many years later, during the period of the Iconoclast heresy, the reliquary with the relics of the saint was cast into the sea by order of the Iconoclast emperor Leo the Isaurian (716-741). The reliquary was rescued from the sea by the ship-owning brothers Sergius and Sergonos, who gave it over to the local bishop. The holy bishop ordered that the relics be preserved in secret, beneath a crypt, since the Iconoclast heresy was continuing to rage. A small church was built over the relics, and over the reliquary was put a board with an inscription stating whose relics rested within. When the Iconoclast heresy was finally condemned at the holy Seventh Ecumenical Council (in the year 787), during the time of St Tarasius, Patriarch of Constantinople (784-806) and the emperor Constantine VI (780-797) and his mother St Irene (797-802), the relics of the holy Great Martyr Euphemia were once again solemnly transferred to Constantinople.


Letter 101

From Anatolius, Bishop of Constantinople, to Leo.

III. He describes the circumstances under which the doctrine of the Incarnation had been formulated by the Synod.

But since after passing judgment upon him we had to come to an agreement with prayers and tears upon a definition of the right Faith; for that was the chief reason for the Emperor's summoning the holy Synod, at which your holiness was present in the spirit with us, and wrought with us by the God-fearing men who were sent from you; we, having the protection of the most holy and beautiful martyr Euphemia, have all given ourselves to this important matter with all deliberateness. And as the occasion demanded that all the assembled holy bishops should publish a unanimous decision for clearness and for an explicit statement of the Faith in our Lord Jesus Christ the Lord God who is found and revealed even to those who seek Him not, yes, even to those who ask not for Him Isaiah 65:1, in spite of some attempts to resist at first, nevertheless showed us His Truth, and ordained that it should be written down and proclaimed by all unanimously and without gainsaying, which thus confirmed the souls of the strong, and invited into the way of Truth all who were swerving therefrom. And, indeed, after unanimously setting our names to this document, we who have assembled in this ecumenical Synod in the name of the Faith of the same most holy and triumphant martyr, Euphemia, and of our most religious and Christ-loving Emperor Marcian, and our most religious and in all things most faithful daughter the Empress Pulcheria Augusta, with prayer and joy and happiness, having laid on the holy altar the definition written in accordance with your holy epistle for the confirmation of our Father.' Faith, presented it to their pious care; for thus they had asked to receive it, and, having received it, they glorified with us their Master Christ, who had driven away all the mist of heresy and had graciously made clear the word of Truth. And in this way was simultaneously established the peace of the Church and the agreement of the priests concerning the pure Faith by the Saviour's mercy.

Source. Translated by Charles Lett Feltoe. From Nicene and Post-Nicene Fathers, Second Series, Vol. 12. Edited by Philip Schaff and Henry Wace. (Buffalo, NY: Christian Literature Publishing Co., 1895.) Revised and edited for New Advent by Kevin Knight. <http://www.newadvent.org/fathers/3604101.htm>.