mercredi 2 septembre 2015

Bienheureuse MARGUERITE de LOUVAIN, vierge et martyre





Sainte Marguerite de Louvain

Servante d'auberge ( 1255)

Elle était de famille très pauvre et entra au service d'un de ses parents qui tenait une auberge et qui, par charité chrétienne, ouvrait souvent sa porte aux pèlerins démunis. Des brigands, déguisés en pèlerins, vinrent un jour et assassinèrent les aubergistes, puis devant le refus de sainte Marguerite de céder à leurs passions, ils la poignardèrent également.


La légende de la Bienheureuse Marguerite de Louvain

(Fier Margriet))

En 1225, Marguerite était employée chez son oncle Amandus qui tenait avec son épouse, l'auberge Saint-Georges situé à l'ancienne rue dite Muntstraat ( actuellement Meyerstraat). On la surnommait «Fier Margrietje» en raison de son courage et de sa grande noblesse de caractère.

Les aubergistes vieillissant, décidèrent d'(entrer dans les ordres à l'abbaye de Villers-la-Ville dans le Brabant wallon. La pieuse Marguerite décida de les y accompagner. Mais, à la veille de leur départ, une hautaine de pèlerins demandèrent l'hospitalité. Étant donné qu'il n'y avait plus rien à boire, Marguerite fut envoyée au pressoir pour y chercher du vin.

Pendant ce temps, les pèlerins, qui n'étaient autres que des brigands travestis, tuèrent l'aubergiste et sa femme, avant d'emmener Marguerite hors de la ville.

L'un des brigands voulait épouser Marguerite et, comme elle refusa, elle fut à son tour lâchement assassinée et son corps fut jeté dans la Dyle. Son cadavre fut découvert plus tard par des pêcheurs qui s'ensevelirent sur la berge de la rivière, lui procurant ainsi une derrière demeure. Une lueur céleste s'élevant de la tombe permit néanmoins de retrouver la dépouille de Marguerite qui fût exhumée et transférée à Louvain. Marguerite devint l'objet de la vénération populaire et plusieurs miracles lui furent attribués.

Des traces de cette légende sont encore présentes à Louvain, à l'intérieur et aux abords de l'église Saint-Pierre et sur la petite place, située à l'angle des rues Muntstraat/Tiensestraat, où une statue (Marguerite surnageant les eaux de la Dyle) est dédiée à cette enfant de Louvain, que le peuple continue d'appeler «Fier Margriet».

D'après un texte du «Public-Relations Leuven».



Blessed Margaret of Louvain V (AC)
(also known as Marguerite la Fière)

Born in Louvain, Brabant, Belgium, in 1207; died 1225 (1235?); cultus approved in 1905. Margaret was a servant in an inn in Louvain. She saw robbers kill her employers; they in turn pursued her to the banks of the Deel and murdered the 18-year-old. Her contemporary, Caesarius the Cistercian monk of Heisterbach states that she was about to enter the Cistercian convent when she was slain. They buried her body on the river bank where she was slain. After miracles were wrought at her intercession, her body was translated to a chapel built to house them in Saint Peter's churchyard in the same city. Later the wooden structure was replaced by a stone one and adjoined to the church by breaking through a wall (Benedictines, Husenbeth).




B. Margaret, Virgin and Martyr at Louvain, in Brabant

SHE was martyred on the banks of the Dyle or Deel, by certain ruffians, in the beginning of the thirteenth century, because she would not consent to sin; for St. Thomas teaches 1 that all Christian virtues, being protestations of our faith, and proofs of our fidelity to God, they are a true motive of martyrdom. She was buried first on the bank of the river where she suffered, and was honoured with miracles. Her body soon after was translated to the church-yard of the collegiate church of St. Peter, in Louvain, and deposited in a chapel contiguous to it, built on purpose, first of wood, since of stone, which, by piercing the wall, is now united to that church. Her immemorial veneration at Louvain, and the exposition of her relics in this chapel, and distributions of the same, approved by the archbishops of Mechlin, are proofs of her rank in the Belgic Martyrologies. See an account of her martyrdom in Cæsarius, the Cistercian monk of the same age at Heisterbac, near Bonne, Dial. l. 6, c. 34. Another life, published with notes by Stilting, t. 1, Sept. p. 592; Molanus, &c. She lived in the time of Henry I. duke of Brabant, who died near Cologne, in 1235, and was buried in the chancel of St. Peter’s church of Louvain.

Note 1. S. Thom. 2, 2æ qu. 124, art. 5. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IX: September. The Lives of the Saints.  1866.



Voir aussi : http://www.vanderkrogt.net/statues/object.php?webpage=LE&record=bevb008