samedi 31 mai 2014

Saint FELICE (FELIX) de NICOSIE, religieux capucin


Felice de Nicosia (1715-1787) 

Il naquit à Nicosia (Sicile) le 5 novembre 1715, dans une famille pauvre, mais très pieuse. Il ne suivit pas de scolarité, mais fréquenta assidûment le couvent capucin, proche de chez lui. A l'âge de vingt ans, il demanda au Supérieure du couvent de pouvoir rentrer dans l'Ordre en qualité de laïc, mais pendant huit ans, sa demande ne fut pas acceptée.

En 1743, il réussit finalement à être admis chez les Capucins et on l'envoya faire son noviciat à Mistretta. Il se distingua par sa promptitude à obéir, sa candeur, son humilité et sa patience. C'est ainsi que, le 10 octobre 1744, il prononça ses voeux. Il fut ensuite envoyé au couvent de Nicosie, où on lui confia la tâche de faire les visites. Il passait chaque jour dans les rues du village en demandant l'aumône aux riches et en aidant les pauvres dans le besoin, faisant toujours preuve de réserve et de discrétion. Il était analphabète mais cependant formé à la doctrine chrétienne, car il écoutait les prêches avec ferveur et gardait en mémoire les passages des Écritures lus au couvent pendant les repas. Il éprouvait une grande dévotion pour Jésus crucifié et aimait par dessus tout l'Eucharistie, passant des heures devant le tabernacle, même après de dures journées de travail.

A la fin de sa vie, exténué par les pénitences et les mortifications, il fut relevé de sa charge. A la fin du mois de mai 1787, il fut pris d'une violente fièvre et comprit qu'il était arrivé à sa "dernière maladie". Il s'éteignit le 31 mai 1787.

Il fut béatifié par Léon XIII le 12 février 1888.



Saint Félix (Jacques Amoroso)

frère mineur capucin en Sicile ( 1787)

Filippo Giacomo Amoroso ou Giacomo Felice Amoroso de Nicosie, frère mineur capucin en Sicile. Né en 1715 dans une famille nombreuse, modèle d’obéissance, il ne faisait rien sans permission. Pendant quarante ans, il vécut d'aumône et, bien qu'analphabète, par sa charité et son humilité, il eut un apostolat fructueux; il a été canonisé le 24 février 2005.


À Nicosie en Sicile, l’an 1787, Félix (Jacques Amoroso), religieux, qui, après dix ans de refus, finit par être admis chez les capucins et vécut parmi eux en accomplissant avec simplicité et innocence du cœur les emplois les plus humbles.


Martyrologe romain


Saint Félix de Nicosie
Frère lai chez les Capucins de Sicile
(1715-1787)
Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 31 mai. L’Ordre des Frères mineurs le commémore le 2 juin.

Felice, au baptême Filippo Giacomo, naît à Nicosie, en Sicile, le 5 novembre 1715, de Filippo Amoroso et Carmela Pirro.

A dix huit ans, en 1835, il alla frapper à la porte du couvent pour être accueilli en tant que frère lai. Comme il était analphabète, il essuya tout d’abord un refus. Mais il revint à diverses reprises pour renouveler sa demande sans se lasser et sans chercher une autre voie : une vocation « pas facile, éprouvée, mûrie, amplement pesée, et désirée ».

Après dix ans d’attente, il fut finalement accueilli à Mistretta, dans l’Ordre des Frères mineurs conventuels et reçut le nom de frère Félix de Nicosie. Après un an de noviciat, il fit profession religieuse et il fut envoyé à Nicosie où il fut chargé de demander l’aumône pour ses frères. Chaque jour, il parcourait les rues en frappant aux palais des riches en les invitant à partager leur bien-être et aux demeures des pauvres, il apportait réconfort et secours dans leurs besoins quotidiens. Il remerciait chacun en disant : « Que ce soit pour l’amour de Dieu ».

Il avait compris, soulignait le postulateur, que le « secret de la vie, capable d’ouvrir et d’éclairer tout événement, ne consiste pas à indiquer avec force à Dieu notre volonté, mais dans le fait de faire la sienne joyeusement ».

« Cette découverte simple lui a toujours permis, précisait le P. Tessari, partout et en dépit de tout, de voir Dieu et son amour, particulièrement là où c’est plus difficile de le découvrir. Il cherchait seulement à se laisser envahir et remplir par Dieu, il allait immédiatement au cœur des choses, à la racine de la vie ; où tout se recompose dans son harmonie originelle ».

« Pour faire cela, précisait-il, il ne faut pas beaucoup de science, ni tant de paroles. Il suffit de la sagesse essentielle du cœur là où l’Esprit habite, parle et agit. Le silence, plus que le bruit, est toujours le gardien de cela, de façon privilégiée. Une sagesse que le frère Félix connaissait, et surtout qu’il vivait. Pour lui, tout existait en Dieu, source de vie, d’harmonie et de paix. Et à part Dieu, il n’existait plus rien, rien qui comptât vraiment. Il avait tout parié sur Dieu, et sûrement tout lui-même. Sa vie fut apparemment faite de rien et au contraire capable de transformer tout dans le Tout. Et ainsi, là où sa vie risquait de s’enliser, il la transfigurait par l’amour de Dieu, et l’enflammait d’infini ».

Frère Félix tomba malade à la fin du mois de mai 1787 et mourut le 31 mai. L’Ordre des Capucins mit en route sa cause de béatification le 10 juillet 1828. Le procès apostolique se conclut le 12 juillet 1848 à Nicosie. Le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) proclama l’héroïcité de ses vertus le 4 mars 1862.

Felice da Nicosia a été déclaré bienheureux le 12 février 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé à Rome le 23 octobre 2005, par le pape Benoît XVI (Joseph Alois Ratzinger).
















Saint Félix de Nicosia

Nom: AMOROSO

Prénom: Jacques (Giacomo)

Nom de religion: Félix de Nicosia (Felice da Nicosia)

Pays: Italie
Naissance: 05.11.1715  à Nicosia (Sicile)

Mort: 31.05.1787  à Nicosia
Etat: Frère lai capucin
Note: Cordonnier, illettré, il entre chez les capucins à 28 ans. Profession comme frère lai le 10.10.1744. Frère quêteur.
Béatification: 12 02 1888  à Rome  par Léon XIII

Canonisation: 23.10.2005  à Rome  par Benoît XVI

Fête: 2 juin
Réf. dans l’Osservatore Romano: 2005 n.43 p.1-3.24
Réf. dans la Documentation Catholique:
Notice

Au terme du synode des évêques sur l’Eucharistie, clôturant l’Année eucharistique voulue par Jean Paul II, le Pape Benoît XVI, son successeur, canonise le Dimanche 23 octobre 2005 (Dimanche des Missions) cinq Bienheureux qui se sont distingués par leur dévotion eucharistique, notamment Saint Félix de Nicosia.

Filippo Giacomo (Philippe Jacques) Amoroso est né à Nicosia en Sicile, en 1715. Son père, cordonnier, meurt avant sa naissance. C’est une famille pauvre et pieuse. Félix grandit dans la mouvance des Capucins établis dans la ville. Comme son père défunt, il exerce le métier de cordonnier. A 18 ans, il demande à entrer au couvent, mais il essuie d’abord un refus car il est illettré et sa famille a besoin de lui. Il revient à la charge pendant 10 ans et finalement on l’accepte et on l’envoie faire son noviciat au couvent de Mistretta. Au bout d’un an, il fait profession comme frère lai (non prêtre) et revient à Nicosia, où pendant 43 ans il exerce d’humbles fonctions, notamment de frère quêteur. Il arpente les rues, parfaitement recueilli et mortifié, toujours en silence et le rosaire à la main. Il frappe à la porte des riches pour nourrir ses pauvres, et le Dimanche, il visite les prisons. Il a un don de guérison pour les âmes et pour les corps et d’autres charismes. Quand il ne demande pas l’aumône on est sûr de le trouver dans l’église du couvent, devant le Saint Sacrement. Bien qu’il ne sache pas lire, il est cependant formé à la doctrine chrétienne, car il écoute les prêches avec ferveur et garde en mémoire les passages des Ecritures lus au couvent pendant les repas. Très mortifié, il aime méditer la Passion du Christ. En toutes circonstances, joyeuses ou tristes, il aime à répéter : “que ce soit pour l’amour de Dieu”. Il se distingue par sa candeur, son humilité, sa patience. Son confesseur et directeur l’humilie souvent et l’affuble de sobriquets que l’on répète en communauté. Lui-même se nomme ‘l’âne du couvent’. Il se distingue surtout par son obéissance à tel point qu’au jour de sa mort, le 31 mai 1787, il demande à son supérieur la permission de mourir. A la troisième demande, le supérieur accepte. Il susurre une dernière fois : “Que ce soit pour l’amour de Dieu” et il s’éteint en souriant.


CHAPELLE PAPALE POUR LA CONCLUSION  DE 
LA XI ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE DES ÉVÊQUES,
POUR LA CLÔTURE  DE L'ANNÉE DE L'EUCHARISTIE
ET POUR LA CANONISATION DES BIENHEUREUX:
 

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Place Saint-Pierre

Journée mondiale des Missions

Dimanche 23 octobre 2005
 

Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce! 


Chers frères et soeurs!


En ce XXX Dimanche du temps ordinaire, notre Célébration eucharistique s'enrichit de divers motifs d'action de grâce et de supplication à Dieu. Au même moment se concluent l'Année de l'Eucharistie et l'Assemblée ordinaire du Synode des Evêques, consacrée précisément au mystère eucharistique dans la vie et dans la mission de l'Eglise, alors que dans quelques instants seront proclamés saints cinq Bienheureux:  Mgr Józef Bilczewski, Evêque, les prêtres Gaetano Catanoso, Zygmunt Gorazdowski et Alberto Hurtado Cruchaga, et le religieux capucin Felice da Nicosia. En outre, on fête aujourd'hui la Journée mondiale des Missions, un rendez-vous annuel qui réveille dans la communauté ecclésiale l'élan pour la mission. C'est avec joie que j'adresse mes salutations à toutes les personnes présentes, en premier lieu aux Pères synodaux, puis aux pèlerins venus de diverses nations, avec leurs pasteurs, pour fêter les nouveaux saints. La liturgie d'aujourd'hui nous invite à contempler l'Eucharistie comme source de sainteté et nourriture spirituelle pour notre mission dans le monde:  ce précieux "don et mystère" nous manifeste et nous communique la plénitude de l'amour de Dieu.

La Parole du Seigneur, qui vient de retentir dans l'Evangile, nous a rappelé que dans l'amour se résume toute la loi divine. Le double commandement de l'amour de Dieu et de notre prochain contient les deux aspects d'un unique dynamisme du coeur et de la vie. Jésus conduit ainsi à son achèvement la révélation antique, sans ajouter de nouveau commandement, mais en réalisant en lui-même et dans sa propre action salvifique la synthèse vivante des deux grandes paroles de l'Ancienne Alliance:  "Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton coeur..." et "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (cf. Dt 6, 5; Lv 19, 18). Dans l'Eucharistie, nous  contemplons  le Sacrement de cette synthèse vivante de la loi:  le Christ nous remet en lui-même la pleine réalisation de l'amour pour Dieu et de l'amour pour nos frères. Et c'est cet amour qu'il nous communique lorsque nous nous nourrissons de son Corps et de son Sang. C'est alors que peut se réaliser en nous ce que saint Paul écrit aux Thessaloniciens dans la seconde Lecture d'aujourd'hui:  "Vous vous êtes tournés vers Dieu, abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et véritable" (1 Th 1, 9). Cette conversion est le principe du chemin de sainteté que le chrétien est appelé à réaliser dans sa propre existence. Le saint est celui qui est tellement fasciné par la beauté de Dieu et par sa vérité parfaite qu'il en est progressivement transformé. Pour cette beauté et cette vérité, il est prêt à renoncer à tout, même à lui-même. L'amour de Dieu lui suffit et il en fait l'expérience dans le service humble et désintéressé rendu à son prochain, en particulier aux personnes qui ne sont pas en mesure d'y répondre. Combien est providentiel, dans cette perspective, le fait qu'aujourd'hui, l'Eglise indique à tous ses membres cinq nouveaux saints qui, nourris du Christ, Pain vivant, se sont convertis à l'amour et ont orienté toute leur existence à partir de celui-ci! Dans diverses situations et à travers divers charismes, ils ont aimé le Seigneur de tout leur coeur et ils ont aimé leur prochain comme eux-mêmes et sont "ainsi devenus un modèle pour tous les croyants" (1 Th 1, 6-7).

Saint Józef Bilczewski fut un homme de prière. La Messe, la Liturgie des Heures, la méditation, le chapelet et les autres exercices de piété rythmaient ses journées. Un temps particulièrement long était consacré à l'adoration eucharistique.

Saint Zygmunt Gorazdowski est également devenu célèbre en raison de sa dévotion fondée sur la célébration et sur l'adoration de l'Eucharistie. Vivre l'offrande du Christ l'a conduit vers les malades, les pauvres et les indigents.

La profonde connaissance de la théologie, de la foi et de la dévotion eucharistique de Józef Bilczeski ont fait de lui un exemple pour les prêtres et un témoin pour tous les fidèles.

Zygmunt Gorazdowski, en fondant l'Association des Prêtres, la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph, et bien d'autres institutions caritatives, s'est toujours laissé conduire par l'esprit de communion, qui se révèle pleinement dans l'Eucharistie.

"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur... et ton prochain comme toi-même" (Mt 22, 37.39). Tel était le programme de vie de saint Alberto Hurtado, qui chercha à s'identifier au Seigneur et à aimer les pauvres avec le même amour. La formation reçue au sein de la Compagnie de Jésus, consolidée par la prière et par l'adoration de l'Eucharistie, le porta à se laisser conquérir par le Christ, devenant un véritable contemplatif dans l'action. Dans l'amour et l'abandon total à la volonté de Dieu, il trouva la force de son apostolat. Il fonda El Hogar de Cristo pour les plus pauvres et pour les sans-abris, leur offrant un milieu familial empli de chaleur humaine. Son ministère sacerdotal se distinguait par sa sensibilité et sa disponibilité envers les autres, étant la véritable image vivante du Maître, "doux et humble de coeur". A la fin de ses jours, malgré les profondes douleurs de la maladie, il eut la force de continuer à répéter:  "Je suis content, Seigneur, je suis content", exprimant ainsi la joie avec laquelle il avait toujours vécu.

Saint Gaetano Catanoso fut le promoteur et l'apôtre de la Sainte Face du Christ. "La Sainte Face - affirmait-il - est ma vie. Elle est ma force". Avec une heureuse intuition, il associa cette dévotion à la piété eucharistique. Il s'exprimait ainsi:  "Si nous voulons adorer le Visage royal de Jésus... nous le trouvons dans la divine Eucharistie, où, avec le Corps et le Sang de Jésus Christ, se cache sous le voile immaculé de l'Hostie, le Visage de Notre Seigneur". La Messe quotidienne et l'adoration fréquente du Sacrement de l'autel furent l'âme de son sacerdoce:  avec une charité pastorale ardente et inlassable, il se consacra à la prédication, à la catéchèse, au ministère des Confessions, aux pauvres, aux malades et à la maturation des vocations sacerdotales. Aux Soeurs véroniques de la Sainte-Face, qu'il fonda, il transmit l'esprit de charité, d'humilité et de sacrifice, qui avait animé toute son existence.

Saint Felice da Nicosia aimait répéter en toutes circonstances, joyeuses ou tristes:  "Ainsi soit-il pour l'amour de Dieu". Nous pouvons ainsi comprendre combien était intense et concrète en lui l'expérience de l'amour de Dieu révélé aux hommes dans le Christ. Cet humble Frère capucin, illustre fils de la terre de Sicile, austère et pénitent, fidèle aux plus authentiques expressions de la tradition franciscaine, fut progressivement modelé et transformé par l'amour de Dieu, vécu et réalisé dans l'amour du prochain. Frère Felice nous aide à découvrir la valeur des petites choses qui rendent la vie plus précieuse et nous enseigne à percevoir le sens de la famille et du service à nos frères, en nous montrant que la joie véritable et durable à laquelle aspire le coeur de tout être humain est fruit de l'amour.

Chers et vénérés Pères synodaux, pendant trois semaines, nous avons vécu ensemble un climat de ferveur eucharistique renouvelée. Je voudrais désormais, avec vous et au nom de tout l'épiscopat, envoyer un salut fraternel aux Evêques de l'Eglise qui est en Chine. C'est avec beaucoup de peine, que nous avons ressenti l'absence de leurs représentants. Je veux toutefois assurer à l'ensemble des Evêques chinois que nous sommes proches d'eux, de leurs prêtres et de leurs fidèles par la prière. Le chemin de souffrance des communautés confiées à leur soin pastoral est présent dans notre coeur:  il ne demeurera pas sans fruit parce qu'il représente une participation au Mystère pascal, à la gloire du Père. Les travaux synodaux nous ont permis d'approfondir les aspects fondamentaux de ce Mystère confié à l'Eglise depuis le début. La contemplation de l'Eucharistie doit pousser tous les membres de l'Eglise, en premier lieu les prêtres, ministres de l'Eucharistie, à raviver leur engagement de fidélité. C'est sur le mystère eucharistique, célébré et adoré, que se fonde le célibat que les prêtres ont reçu comme don précieux et signe de l'amour sans partage envers Dieu et envers le prochain. Pour les laïcs aussi, la spiritualité eucharistique doit constituer le moteur intérieur de toute activité et aucune dichotomie n'est admissible entre la foi et la vie, dans leur mission d'animation chrétienne du monde. Alors que se conclut l'Année de l'Eucharistie, comment ne pas rendre grâce à Dieu pour les nombreux dons offerts à l'Eglise au cours de ce temps? Et comment ne pas reprendre l'invitation du bien-aimé Pape Jean-Paul II à "repartir du Christ"? Comme les disciples d'Emmaüs qui, le coeur réconforté par la parole du Ressuscité et illuminés par sa présence vivante, reconnue dans la fraction du pain, revinrent en hâte à Jérusalem et devinrent des témoins de la Résurrection du Christ, nous aussi, nous reprenons notre chemin, animés par le vif désir de témoigner du mystère de cet amour qui donne l'espérance au monde.

Dans cette perspective, s'inscrit parfaitement cette Journée mondiale des Missions que nous célébrons aujourd'hui, à laquelle le vénéré Serviteur de Dieu Jean-Paul II avait donné pour thème de réflexion:  "Mission:  Pain rompu pour la vie du monde". La Communauté ecclésiale, quand elle célèbre l'Eucharistie, spécialement le Jour du Seigneur,  prend  toujours  davantage conscience du fait que le sacrifice du Christ est "pour tous" (Mt 26, 28) et que l'Eucharistie pousse le chrétien à être "pain rompu" pour les autres, à s'engager pour un monde plus juste et plus fraternel. Aujourd'hui encore, face aux foules, le Christ continue à exhorter ses disciples:  "Donnez-leur vous-mêmes à manger" (Mt 14, 16) et, en son nom, les missionnaires annoncent et témoignent de l'Evangile, parfois même au prix du sacrifice de leur vie. Chers amis, nous devons tous repartir de l'Eucharistie. Que Marie, Femme eucharistique, nous aide à l'aimer, à "demeurer" dans l'amour du Christ, pour être intimement renouvelés par Lui. Docile à l'action de l'Esprit et attentive aux nécessités des hommes, l'Eglise sera alors toujours davantage un phare de lumière, de vraie joie et d'espérance, réalisant pleinement  sa  mission de "signe et moyen de l'unité de tout le genre humain" (Lumen gentium, n. 1).

 
© Copyright 2005 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2005/documents/hf_ben-xvi_hom_20051023_canonizations_fr.html


Blessed Felix of Nicosia, OFM Cap. (AC)

Born in Nicosia, Sicily, in 1715; died 1787; beatified in 1888. Saint Felix began life as an apprentice to a cobbler. He tried unsuccessfully several times to become a religious. Finally, Felix was professed as a lay-brother. Like several other holy monks of lowly birth, he became a beggar for the monastery. In the course of his wanderings, he preached the Gospel, reclaimed numerous sinners, and helped the poor and the sick (Benedictines).



SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0601.shtml


Felix of Nicosia (1715-1787)


FELIX OF NICOSIA was born of the marriage between Filippo Amoroso and Carmela Pirro, in Nicosia, Sicily, on November 5, 1715. He was baptised on the same day, and was given the names Philip James. His father, a shoemaker by trade, died on October 12, 1715, leaving his widow with three children.

The family was poor but very religious. As a young boy, Felix worked in the workshop of the shoemaker Giovanni Cavarelli, close to the Capuchin friary, and so he often had opportunities to visit the community, get to know the friars and admire their way of life. Like most Sicilian boys in those days, he never attended school. The more time he spent with the friars, the more strongly he felt drawn to their life: their joyful austerity, their liberating poverty, their penance and prayer, their charity and missionary spirit.

His vocation tested

At the age of 20 he asked the superior of the friary in Nicosia to speak for him to the Father Provincial of Messina so that he could be admitted to the Order as a lay brother. Being illiterate, he could not be admitted as a cleric, but more importantly, the lay vocation was more suited to his humble, simple nature. His request was repeated for eight successive years, and each time was met with the answer no, but his desire was as strong as ever.

His was a mature vocation, well weighed and ardently longed for. Certainly it is surprising that, after so many refusals, he never tried to join another similar Order. For him, being a man of God and being a Capuchin were one and the same.

In 1743, hearing that the Provincial of Messina was visiting in Nicosia, Felix asked to see him and explained his cherished wish. At last, the Provincial admitted him to the Order and sent him to the friary at Mistretta for his novitiate year.

Felix the Capuchin friar

On October 10, 1743 he began his novitiate, taking the name of Brother Felix. For him, the novitiate was a particularly intense year, spent in the practice of the virtues.

All his biographers tell us that Brother Felix was distinguished for his flair for obedience, his angelic purity, his love of mortification and his truly seraphic patience. It was with these virtues that he made his profession on October 10, 1744.

Through the streets of Nicosia

Immediately after profession his superiors, contrary to the custom, sent him to the friary of Nicosia. In fact it was not common practice to assign a young religious to his own home town, in case he might be distracted by relatives and acquaintances. But Brother Felix’s detachment from earthly affections was such that the superiors considered that no harm would come to his spiritual growth.

He had already made his own the maxim of St Francis, that a friar should live in the world as a pilgrim and a stranger, calling nothing on earth his own, neither house, nor place, nor anything at all.

He was given the job of collecting alms. Every day he would walk through the streets, knocking on the doors of the rich, inviting them to share their prosperity, and of the humble dwellings of the poor, offering them comfort in their daily necessities.

There was a tranquil serenity and discretion about him as he moved through the streets, going from house to house. He would always say ‘thank you’ whenever he received something, and even when he was sent away roughly he would answer: Let it be for the love of God.

Thirsting for Sacred Scripture

Brother Felix was unable to read and write, yet full of Christian doctrine. Whatever he could not learn by reading sacred Scripture, he learned by heart and by being firmly resolved to nourish his soul more and more. And so, he made every effort to absorb the passages of scripture and the edifying books that were read at table in the friary, and lost no opportunity to listen to the sermons in the churches of Nicosia.

Devotions and penances

He was devoted to the crucified Christ. Every Friday he used to contemplate the passion and death of Jesus. Each Friday in March he fasted on bread and water and knelt in choir with his arms outstretched in the form of a cross, meditating before the crucifix.

He had a particular veneration for the Eucharist, spending hours in front of the tabernacle even after having endured the harsh trials of every day. He showed tender devotion to the Mother of God.

His last days

Now relieved of all duties, and physically ill on account of his extreme penances and mortifications, he was always ready for any kind of service, especially for the sick brothers in the friary infirmary. The more his strength declined, the more intense was his concentration on God and his joyful, simple obedience.
At the end of May, 1787 he was overtaken by a sudden, raging fever while working in the garden. His superior, Father Macario, ordered him under obedience to lie down. Brother Felix told the doctor who prescribed medicines for him that they were useless, because this was his final illness. His earthly life came to an end at 2 a.m. on May 31, 1787.

He was beatified by Leo XIII on February 12, 1888.