lundi 2 juin 2014

Saint ÉRASME (ELME) de FORMIA, évêque et martyr


Martyre  de saint Elme (entrailles enroulées autour d'un treuil). 
Fresque du XVe siècle, Église Marie de Båstad, Suède


Saint Érasme

Martyr ( v. 301)

ou saint Elme.

Il menait une vie ascétique dans sa solitude d'Antioche. D'après une des légendes à son sujet, mû par une inspiration divine, il annonça l'Évangile et parvint ainsi jusqu'en Macédoine, à Ochrid. C'est là qu'il fut martyrisé, revêtu d'une cuirasse de bronze incandescent.

Selon une autre légende, il aurait été évêque de Formie près de Gaète en Italie, d'autres le confondent avec un évêque syrien du nom d'Erasme d'Antioche...



Il est devenu le saint patron des marins. On attribue l'origine de ce patronage à un prodige: entouré de fidèles, saint Erasme était en train de prêcher quand un orage éclata brusquement; la terreur s'empara de l'assistance mais le saint demeura, lui, absolument tranquille, et l'on vit qu'au-dessus de sa tête, le ciel restait calme et serein tandis que la foudre tombait à ses côtés, l'épargnant miraculeusement. C'est pourquoi les marins ont donné le nom de feux Saint-Elme aux aigrettes lumineuses qu'ils aperçoivent parfois à l'extrémité des vergues et des mâts de leurs bateaux; ce nom désigne aussi les petites flammes qui voltigent la nuit à la surface de l'eau.

Connu en Corse sous le nom de san Teramu (pour sant'Eramu) et sur le continent , saint Elme (pour Saint Erasme), patron de nos confréries de marins-pêcheurs... (d'après 'Eglise de Corse en prière') - Voir aussi le site du diocèse d'Ajaccio


(…)


À Formies en Campanie, vers 303, saint Érasme, évêque et martyr.



Martyrologe romain


Matthias Grünewald, Saint Érasme et saint Maurice

Huile sur bois, vers 1520-1524,226 X 176, Munich

SAINT ÉRASME

Évêque et martyr - 2 juin

En Orient il était connu comme grand thaumaturge (faiseur de miracles) : il chassa des démons, guérit diverses maladies et convertit au christianisme, par ses miracles et par sa parole, plusieurs milliers de personnes.
 
L'empereur Dioclétien le fit frapper de verges, puis on versa sur lui du plomb fondu, de la poix, du souffre et de la cire ; ensuite, comme son corps est quand même resté intact, il le jeta en prison.

Un ange le libéra et l'emporta en Italie, dans la Campanie. Mais bientôt la renommée de ses nouveaux miracles et de ses conversions arriva aux oreilles de l'empereur Maximian, le successeur de Dioclétien.

Celui-ci furieux, surpassa même en cruauté son prédécesseur. Il fit jeter le saint dans un chaudron rempli d'huile bouillante, de plomb et de poix. Ensuite il le fit éventrer et sortir les entrailles. Pour la seconde fois le saint fut délivré par un ange et conduit sur un bateau vers Formia, près de Gaéta.

Là il mourut en martyr le 3 juin 303.

On représente St Erasme, comme évêque, un livre dans une main, dans l'autre un treuil (un cabestan) tenant les entrailles.

On invoque Saint Erasme contre les douleurs corporelles, également comme patron et protecteur des veuves et des orphelins et lors d'accouchements difficiles. Les marins en mer le prient lors des tempêtes.
PRIÈRE :

O noble et glorieux évêque, St Erasme, aide dans les maux corporels et protecteur de ceux qui sont persécutés. Par tes affreuses souffrances physiques que tu as endurées, obtiens-nous de Dieu la protection contre la souffrance physique et les malheurs de l'âme. Sois attentif aux veuves et aux orphelins qui sont opprimés et qui souffrent. Sois le protecteur des mères chrétiennes contre les malheurs et pour elles un maître de la patience et de l'esprit de dévouement dans les difficultés de leur état. Allume en nous tous l'espérance des joies éternelles et pures pour que nous achevions notre chemin courageusement et fidèlement.

Amen.



Nicolas Poussin  (1594–1665). Le Martyre de Saint Érasme, 1628, 

Nicolas Poussin, Martyre de Saint Erasme

Le Martyre de Saint Erasme est la première œuvre publique de Nicolas Poussin à Rome, où il s’était installé en 1624. L’œuvre était destinée à l’autel du transept droit de la Basilique Saint-Pierre, dans lequel sont conservées les reliques du Saint. Le tableau y resta jusqu’au XVIIIe siècle, avant d’être remplacé par une copie en mosaïque et transféré au palais pontifical du Quirinal. En application du Traité de Tolentino, il fut transféré à Paris, puis après sa restitution entra dans la Pinacothèque du Vatican de Pie VII (1820).
A l’origine, le retable d’autel avait été commandé à Pietro da Cortona, puis il passa en 1628 à Poussin qui le termina l’année suivante, en suivant les dessins préparatoires de Pietro da Cortona.
Cette œuvre représente Erasme, évêque de Formia, subissant le martyre durant les persécutions de Dioclétien en 303 apr. J.-C.

Le peintre représente au premier plan le martyr, un prêtre lui indiquant la statue d’Hercule (l’idole païenne qu’Erasme refusa d’adorer ; raison pour laquelle il fut condamné au martyre sur la place publique), un soldat romain à cheval chargé d’exécuter le supplice, le bourreau en train d’extraire les intestins en les enroulant sur un treuil de bateau, un fragment d’architecture classique et des anges qui descendent vers la victime en portant la palme et la couronne, symbole du martyre. Cette composition devint un véritable modèle pour les futures représentations de martyres. Valentin s’en inspira pour son Martyre des Saint Proces et Saint Martinien exécuté pour un autre autel tout proche dans la basilique Saint-Pierre.

Saint Elmo

St. Elmo, also known as St. Erasmus, is the patron of sailors and stomach ailments and against storms. He was the bishop of Formiae, Campagna, Italy, and suffered an excruciating martyrdom during Diocletian’s persecution of the Christians. He once fled to Mount Lebanon during the persecution and lived a life of solitude there for some time, and according to tradition was fed by a raven.
After the emperor discovered his whereabouts, he was tortured and thrown in prison. Legend claims that an angel released him and he departed for Illyricum, and eventually suffered a martyr’s death.
St. Elmo is one of the Fourteen Holy Helpers, a group of saints invoked with special confidence because they have proven themselves efficacious helpers in adversity and difficulties.  St. Elmo is also invoked against stomach cramps and colic. This came about because he was tortured by having iron hooks stuck into his intestines by persecutors under Emperor Diocletian.
Legend records that when a blue light appears at mastheads before and after a storm, the seamen took it as a sign of St. Elmo’s protection. This was known as “St. Elmo’s fire”. The blue electrical discharges under certain atmospheric conditions have also been seen on the masts or riggings of ships.




St. Erasmus, or Elme, Bishop and Martyr


HE is said to have been a native of Antioch, and a bishop in some part of Syria; who, in the persecution, hid himself on Mount Libanus, where he led an eremitical life for seventeen years, often visiting his flock, till he was crowned with martyrdom, probably in the persecution of Licinius, which had been begun by Dioclesian. He is named in the Roman Sclavonian or Muscovite, and other calendars. 1

Note 1. This saint is not to be confounded with St. Erasmus, M. called also Elmo or Ermo, who is honoured on the 2nd of June; and whose acts in Latin and Greek are of little authority. See Jos. Assemani, &c. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/11/252.html

Erasmus of Formiae BM (RM)
(also known as Elmo, Erarmo, Ermo)


Died 303. Saint Erasmus is one of the Fourteen Holy Helpers (combined feast August 8), who were especially venerated in France and Germany for their efficacious intercessory power. All had/have also individual feast days. Most are non-existent, or shadowy figures of early Christianity popularized by embroidered tales.


Nothing is really known of Saint Elmo since his acta were written long after his death and were based on legends that confuse him with a Syrian bishop of Antioch. He is thought to have been a bishop at Formiae in the Italian Campagna, a hermit on Mount Lebanon, and martyred under Diocletian.
According to his legend, it is said that when the persecutions of Diocletian began, Elmo fled to Mount Lebanon and lived alone on what ravens brought him to eat. Captured by his enemies, he was brought before Diocletian and beaten with clubs weighted with lead and whips. When it was perceived that he was still alive, the saint was rolled in tar and set alight; but still he survived. Thrown into prison with the intention of letting him die of starvation, Erasmus managed to escape.

He was recaptured in the Roman province of Illyricum, after boldly preaching and converting numerous pagans to Christianity. This time his tortures included being forced to sit in a heated iron chair. Finally, according to this version of the legend, he was killed when his stomach was cut open and his intestine wound around a windlass. This late legend of his intestines being drawn out and wound around a windlass may have developed from his emblem of a windlass (signifying his patronage of sailors who use the windlass to wind up the anchor of their ships) being confused with an instrument of torture.

Elmo may have become the patron of sailors because he is said to have continued to preach even after a thunderbolt struck the ground beside him. This prompted sailors, who were in danger from sudden storms and lightning to claim his prayers. The electrical discharges at the mastheads of ships were read as a sign of his protection and came to be called "Saint Elmo's Fire."

Saint Gregory the Great recorded that his relics were preserved in the Formiae cathedral in the sixth century. When Formiae was razed by the Saracens in 842, the body of Elmo was translated to Gaeta (Benedictines, Bentley, Sheppard, White).

Saint Erasmus is depicted in art with his entrails wound on a windlass (Sheppard) or as a vested bishop holding a winch or windlass (White). On the web you can see Matthias Grünewald's The Disputation of Saint Erasmus and Saint Maurice and Nicholas Poussin's The Martyrdom of Saint Erasmus.

Elmo is the patron saint of sailors and Gaeta (White). He is invoked against colic in children, cramp (Sheppard), and, as a result of his legendary form of martyrdom, the pain of women in labor (White), as well as cattle pest (Roeder).


Sant' Erasmo di Formia Vescovo e martire


Fonti sicure attestano l’esistenza di un sant’Erasmo vescovo di Formia, martire al tempo di Diocleziano e Massimiano (303) e sepolto nella località costiera del Lazio meridionale. Di storico su di lui si sa, però, poco. La «Passio» che lo riguarda, compilata nel VI secolo, è leggendaria. Venerato nel Lazio e in Campania, è menzionato, oltre che negli antichi martirologi, anche nel Calendario marmoreo di Napoli. Nell’842, dopo che Formia era stata distrutta dai Saraceni, le reliquie furono nascoste nella vicina Gaeta. Quando furono ritrovate, nel 917, il martire venne proclamato patrono della diocesi del Golfo. Nel 1106 Pasquale II consacrò la cattedrale di Gaeta, dedicandola alla Vergine e a sant’Erasmo. È invocato contro le epidemie e le malattie dell’intestino per il fatto che, nel martirio, gli sarebbero state strappate le viscere. I marinai lo venerano con il nome di Elmo. (Avvenire)

Patronato: Malattie dell'intestino

Etimologia: Erasmo = amabile, piacevole, simpatico, dal greco

Emblema: Argano, Bastone pastorale, Intestini, Palma

Martirologio Romano: A Formia nell’odierno Lazio, sant’Erasmo, vescovo e martire.

Fonti degne di fede attestano l'esistenza di un s. Erasmo, martire, vescovo di Formia, il cui culto era molto diffuso nella Campania e nel Lazio. La più antica è il Martirologio Geronimiano in cui Erasmo è ricordato il 2 giugno S. Gregorio Magno alla fine del sec. VI, scrivendo al vescovo Bacauda di Formia, attesta che il corpo del santo era conservato in quella chiesa: "Formianae ecclesiae in qua corpus beati Herasmi martyris requiescit". Lo stesso pontefice ricorda due monasteri dedicati ad Erasmo: uno a Napoli e l'altro posto "in latere montis Pepperi" presso Cuma. Anche Roma aveva un monastero dedicato al santo sul Celio, nel quale fu educato da giovane il papa Adeodato I (m. 619) che poi, da pontefice, lo ampliò e lo arricchì di beni e privilegi. Altri monasteri intitolati ad Erasmo erano presso Formia (detto anche di Castellone) e presso Itri "in valle Itriana".

Il nome di Erasmo, oltre che nei martirologi storici, donde è passato nel Romano, era inserito nel Calendario marmoreo di Napoli. Nell'842, dopo che Formia era stata distrutta dai Saraceni, le sue reliquie vennero trasferite a Gaeta e nascoste in un pilastro della chiesa di S. Maria, dove furono rinvenute nel 917 dal vescovo Bono.
Da quel tempo Erasmo fu proclamato patrono di Gaeta e furono anche coniate monete con la sua effigie. Il 3 febbraio 1106 Pasquale II consacrò la cattedrale di Gaeta in onore della Vergine e di Erasmo Nel Medio Evo il santo fu annoverato tra i cosidetti santi Ausiliatori e invocato specialmente contro le epidemie, mentre i marinai lo venerano come patrono col nome di S. Elmo.

Sulla personalità di Erasmo purtroppo siamo male informati poiché la passio, compilata con molta probabilità verso il sec. VI, è favolosa e leggendaria, né può aver maggior valore una biografia attribuita, senza solido fondamento, a Gelasio II (1118-19). Da questi scritti appare evidente come gli autori niente sapessero di sicuro intorno ad Erasmo se non ch'era stato vescovo di Formia ed era morto martire al tempo forse di Diocleziano.

Secondo la passio, dunque, Erasmo era oriundo di Antiochia. Quando scoppiò la persecuzione era già vescovo e si nascose per sette anni in una caverna del monte Libano. Ritornato in città fu arrestato e condotto al tribunale dell'imperatore che con lusinghe e tormenti cercò di persuaderlo a sacrificare agli dei; ma Erasmo rimase saldo nella fede e fu rinchiuso in carcere. Liberato miracolosamente, si recò nell'Illirico dove in sette anni convertì quattrocentomila persone. Arrestato ancora una volta per ordine di Massimiano, fu condotto a Sirmio dove abbatté un simulacro e convertì altre quattrocentomila persone, molte delle quali furono immediatamente uccise, mentre Erasmo, dopo essere stato ancora tormentato orribilmente, era rinchiuso in carcere. Fu liberato allora dall'arcangelo Michele che lo condusse a Formia, ed ivi sette giorni dopo placidamente morì.

Autore:
Antonio Balducci


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/55550