samedi 7 juin 2014

Saint PAUL de CONSTANTINOPLE, archevêque et martyr

Saint Paul de Constantinople

Archevêque de Constantinople ( v. 350)

A peine élu patriarche de Constantinople, il fut déposé et exilé par les évêques partisans de l'arianisme soutenus eux-mêmes par l'empereur. Banni, il se réfugia par deux fois auprès du Patriarche d'Occident, le Pape de Rome, qui le soutenait. Il y retrouva d'ailleurs saint Athanase d'Alexandrie également exilé pour la même raison. Il put revenir à Constantinople en 342, mais une guerre, entre orthodoxes et ariens, l'exile à nouveau en Mésopotamie. Après plusieurs tentatives de retour au siège patriarcal, en particulier en 347 lors du concile de Sardique, il connut deux autres exils et finit emprisonné en Arménie où ses gardiens, après l'avoir consumé lentement par la faim, l'étranglèrent durant la Divine Liturgie avec le pallium qu'il portait autour du cou.

L'Occident le fête le 7 juin.


En moins de vingt ans, il subit trois fois l'exil pour sa fidélité à la foi apostolique. Il fut rétabli dans sa charge par le Pape de Rome, Jules Ier.

Plusieurs fois chassé de son siège par les ariens à cause de la foi de Nicée, et plusieurs fois rétabli, il fut enfin relégué par l’empereur Constance à Cucuse, petite ville de Cappadoce ; là, dit-on, les manœuvres des ariens le firent étrangler cruellement.


Martyrologe romain


Saint Paul de Constantinople
Saint Alexandre, premier patriarche de Constantinople, avait attiré par ses prières la vengeance de Dieu sur Arius, qui, feignant d'être catholique et allant à ses nécessités naturelles, rendit les entrailles et l'âme avec les excréments : il avait valeureusement combattu les ariens l'espace de vingt-trois ans qu'il tint le Siège, lorsqu'il mourut le vingt-huit août de l'an 340. Il n'ordonna pas, il est vrai, d'évêque pour son successeur : mais sur ce qu'on lui demanda quelle personne il désirait, il recommanda que l'on fit élection de saint Paul, qu'il avait lui-même ordonné prêtre, remontrant qu'en effet -il était jeune d'âge, mais que la maturité de ses mœurs suppléait à ce défaut : de plus, que tout ce qu'ils sauraient désirer dans un Prélat se rencontrait en sa personne, à savoir la doctrine et l'éloquence, jointes avec une probité singulière.
Cette élection excita un grand tumulte dans Constantinople, parce que le peuple y était divisé en deux parties, à savoir les catholiques et les ariens. Il est bien vrai que du vivant de saint Alexandre les catholiques étaient les plus puissants, quelques efforts que fissent les ariens : mais sa mort rendit ceux-ci plus fiers qu'auparavant; ils voulurent trancher d'égal avec les catholiques et eurent enfin l'avantage. Néanmoins les catholiques élurent et consacrèrent saint Paul dans l'église de la Paix, qui était proche de la grande église.
Mais l'empereur Constance, qui était arien, arrivant sur ces entrefaites à Constantinople, causa un grand trouble dans l'Église; parce que, favorisant ceux de sa secte au préjudice des catholiques, il assembla un conventicule d'évêques ariens, où il lit déposer saint Paul de son siège, et Eusèbe de Nicomédie fut établi en sa place. Cependant saint Paul fut relégué à Pont, et de là en plusieurs autres lieux, selon la passion de ses ennemis, ainsi que nous l'apprend saint Athanase, son contemporain. Cette déposition et cet exil étaient bien capables de causer de l'affliction à tout autre qu'à saint Paul : toutefois, par une résignation entière de toutes ses volontés à celle de Bieu, il goûtait indifféremment et les prospérités et les adversités de ce monde.
Tout ce qui se passait contre lui n'était pas pour aucune chose de sa part qui fût le moins dû monde contre la raison, mais bien par l'instigation de cet Eusèbe, esprit brouillon et ambitieux, et qui ne pouvait pas se contenir dans la modération, aspirant toujours à quelque plus haut degré de fortune. C'est ainsi même que le déclarent les Pères du synode d'Alexandrie tenu par les évêques d'Égypte, et en l'épître synodale qu'ils adressèrent au Pape Jules (devant lequel saint Athanase et les eusébiens devaient comparaître pour dire chacun leurs raisons, afin de terminer leur débat) et à tous les évêques de l'Église catholique. Saint Athanase la rapporte en entier au commencement de sa seconde apologie.
Aussi cet Eusèbe n'en demeura pas là : car sur ce que le Pape Jules envoya des légats à Constantinople pour indiquer le temps d'un synode qu'il faisait convoquer à Rome, pour justifier et terminer les accusations des ariens contre saint Athanase, il les retint si longtemps, qu'enfin le temps fixé se passa sous le prétexte de la guerre des Perses, qui leur ôtait la liberté et la sûreté des chemins. (Théodoret dit que ce qui empêcha véritablement les ariens d'aller à Rome, était qu'ils avoient eu avis que leur malice et leurs mensonges étaient découverts.) Là-dessus Eusèbe prit sujet de convoquer un synode à Antioche, où l'empereur était, et d'y appeler les autres évêques par l'autorité de l'empereur, afin d'y dédier une église que l'empereur Constantin avait commencé à y faire bâtir. Ils s'y trouvèrent au nombre de quatre-vingt-dix (quelques-uns disent quatre-vingt-dix-sept, les autres quatre-vingt-dix-neuf), entre lesquels il y en avait trente-six ariens. Là, après avoir fait Fe qu'il désirait contre saint Athanase, malgré les évêques catholiques qui n'y consentirent jamais, il envoya des ambassadeurs au Pape pour le supplier d'être le juge en la cause de saint Athanase. Mais Dieu ne lui fit pas la grâce d'en voir la décision, et peu après son synode il mourut.
Là-dessus le peuple rétablit aussitôt saint Paul en son siège, mais il n'en fut pas encore longtemps paisible possesseur, car les ariens ayant élu en même temps un certain Macédonius, il y eut de grands troubles et des séditions étranges, où plusieurs perdirent la vie de part et d'autre. L'empereur Constance, qui était à Antioche, en ayant été averti, commanda au duc Hormogène, qu'il envoyait en Thrace, de se transporter jusqu'à Constantinople et apaiser la sédition en chassant Paul de son Église. Mais il en a: riva autrement qu'il ne pensait : car ayant voulu user de force, le peuple, au lieu de s'apaiser, entra en une telle furie, que, sans considération de sa qualité, ils assiégèrent son logis, y entrèrent, y mirent le feu, et l'ayant lui-même tiré dehors, le massacrèrent. Néanmoins cette fureur populaire fut bientôt apaisée. Aussitôt que l'empereur eut appris ces nouvelles, il s'y transporta promptement, chassa lui-même saint Paul de la ville, l'envoya en exil et châtia le peuple par de gros impôts, sans toutefois autoriser Macédonius, contre lequel il se fâcha grandement, pour avoir été la cause de tout ce trouble, et de la perte de tant de personnes, d'autant plus que son élection avait été faite sans son autorité ; après quoi il s'en retourna à Antioche.
Saint Paul n'était pas le seul prélat affligé : Àsclépas, évêque de Gaza, Marcel d'Ancyre et Lucius d'Adrianopolis, furent également chassés de leurs sièges pour divers sujets. De sorte que s'étant trouvés tous à Rome, ils se présentèrent au Pape Jules, et lui firent entendre leurs plaintes et le tort qu'on leur faisait. Sa Sainteté, usant du pouvoir qu'elle a sur tous les autres évêques, écrivit aux villes d'Orient, l'an 342, afin que chacun de ces évêques fût remis en son siège : ce qui fut fait.
Mais saint Paul ne fut pas plutôt à Constantinople, que l'empereur Constance écrivit au gouverneur, nommé Philippe, et lui commanda de chasser saint Paul derechef de son siège, et d'y établir Macédonius en sa place. Ce gouverneur, plus avisé qu'Hermogène, et craignant l'émotion du peuple, se servit d'une ruse, qui lui réussit ainsi qu'il désirait, pour l'exécution de la volonté de l'empereur. Il feignit de vouloir pourvoir à quelques affaires de la ville, et fit venir saint Paul pour ce sujet au bain public, où il était. Là- dessus il lui fit entendre le commandement qu'il avait de l'empereur; et aussitôt, comme le peuple, qui se doutait de l'affaire, s'était assemblé en ce lieu-là, il le fit passer par une ouverture sur le derrière, et le fit embarquer dans un vaisseau qu'il avait préparé. On le conduisit à Thessalonique, ville principale de la Macédoine, qui était le pays natal du saint prélat, avec défense de partir de là sans jamais retourner au Levant. Ainsi le bon saint Paul fut subtilement chassé de son siège et de la ville, contre l'espérance et la créance de chacun.
Après cela, ce gouverneur s'en alla à l'église avec Macédonius en son carrosse, et l'y établit à main armée; de sorte qu'il y eut encore un grand trouble pour ce sujet. Socrate dit qu'il y eut bien 1,150 personnes de tuées pour ce coup-là. Voilà la façon de procéder des hérétiques. Ce fut ainsi que Macédonius usurpa le siège de Constantinople sur saint Paul.
Cependant saint Paul trouva moyen de sortir de Thessalonique et de s'enfuir en Italie, en feignant d'aller à Corinthe; saint Athanase s'étant aussi trouvé en ce pays, ils firent tous deux leurs plaintes à Constant, empereur d'Orient. Constant s'étant employé pour leur rétablissement envers l'empereur, son frère, mais sans effet, il fit convoquer, avec l'autorité du Pape Jules, un concile à Sardique, l'an 347, en partie pour le même sujet.
Ce concile était composé de trois cents évêques de l'Occident, et de septante-six seulement du Levant : ceux-ci se tinrent à part et ne voulurent pas se joindre avec les Occidentaux, si Athanase et Paul n'étaient chassés de l'assemblée, ce qu'ils ne purent obtenir. Car il est vrai que saint Paul et saint Athanase assistaient à ce concile : encore que saint Paul fut averti par le peuple de Constantinople qu'il ne s'y trouvât pas, parce que les ariens lui voulaient jouer un mauvais parti, ainsi que nous l'apprend Théodoret. Les ariens donc furent condamnés par ces doctes prélats, comme n'osant pas poursuivre l'accusation intentée contre ces deux grands personnages, saint Athanase et saint Paul; et puis les décrets du concile furent confirmés; enfin ce mot de consubstantiel éclairci et autorisé contre l'erreur des ariens.
Après cela, le concile envoya saint Vincent, évêque de Capoue, et Euphrates, évêque de Cologne, en ambassade vers l'empereur Constance, pour lui faire connaître ce qui s'était passé en ce concile. Ce que fit aussi Constant son frère, empereur d'Occident, par une autre ambassade, le suppliant tous de rétablir en leurs sièges saint Athanase, saint Paul et les autres évêques qui en avoient été chassés. Mais l'empereur Constance tirant cette affaire trop en longueur, Constant, son frère, l'envoya derechef prier de les rétablir promptement, et que s'il ne le faisait, il irait lui-même le faire : lui déclarant la guerre en ce cas-là. Par ce moyen saint Paul fut honorablement reçu dans Constantinople, et les autres en leur siège, par le commandement de l'empereur ; car Constance, intimidé par les menaces de son frère, ne le voulait pas désobliger jusqu'à ce point d'avoir la guerre contre lui pour cette considération.
Mais comme Constance était le prince le plus inconstant du monde, après la mort de Constant, son frère, qui arriva l'an 350, n'ayant plus rien à craindre, il se laissa gagner facilement par les ariens : tellement qu'il chassa encore une fois saint Paul de son siège et l'envoya en exil à Cueuse, petite ville de Cappadoce. Les ariens, vrais esprits de division et de sang, non contents de le voir retiré et solitaire en ce petit lieu, envoyèrent des gens cruels, ministres de leur passion, qui l'étranglèrent en public le septième jour de juin, l'an de Notre-Seigneur 351, autorisés en cela du gouverneur Philippe, qui leur prêta main-forte pour exécuter leur méchant dessein.
Il est vrai que ce grand saint a souffert de furieuses bourrasques pour le soutien et la défense de la foi orthodoxe contre les ariens ou eusébiens, et qu'il a été comme le jouet de leurs passions. Car il fut premièrement envoyé en exil à Pont, d'où ayant été rappelé, l'empereur l'envoya après chargé de chaînes, dont on l'avait lié, à Singre en Mésopotamie ; depuis il fut encore exilé à Emèse, puis enfin à Cueuse, petite ville d'Arménie, près des déserts du mont Taurus, où il trouva le couronnement de ses travaux. Saint Athanase a eu la curiosité de compter tous ses exils.
Cependant le cardinal Baronius remarque que ce préfet qui autorisa et procura même sa mort, ne vécut pas longtemps sans ressentir la main vengeresse de la justice divine. Car Dieu permit que, cette même année-là, il fut ignominieusement dépouillé de sa préfecture, et exposé à la risée du peuple : de sorte que, privé de la compagnie des siens, il s'en allait errant, vagabond, loin de son pays, comme un autre Caïn, toujours pleurant et tremblant, et finit malheureusement ses jours.
Trente ans après, l'empereur Théodose Ier ayant appris tout ce qui s'était passé à l'endroit de saint Paul pendant sa vie et après sa mort, il fit transférer son corps d'Ancyre, où il reposait, à Constantinople ; il le reçut avec tous les honneurs imaginables, et le posa avec beaucoup de respect dans l'église même que Macédonius, son grand persécuteur, avait fuit bâtir, et que les macédoniens avoient longtemps occupée : laquelle depuis a toujours porto le nom de saint Paul.
Tous les Martyrologes latins font une honorable mention de saint Paul le Patriarche : comme aussi le Ménologe des Grecs, le 6 septembre. Sa vie a été écrite par Métaphraste, qui l'a recueillie des anciens monuments; par Lipomani et par Surius. Saint Athanase, son contemporain, Socrate, Sozomène et Théodoret décrivent assez particulièrement toutes ses actions. Plusieurs auteurs parlent encore fort honorablement de lui, selon le rapport du cardinal Baronius; comme aussi ce dernier, tant en ses Annales ecclésiastiques qu'eu ses Annotations sur le Martyrologe romain.

Saint Paul of Constantinople

Bishop of Constantinople, during the period of bitter controversy in the Church over the Arian heresy. Elected in 336 to succeed Alexander of Constantinople, the following year he was exiled to Pontus by Emperor Constantius II.

Because of his staunch position against Arianism, Paul was replaced by the heretical bishop Macedonius. Allowed to return in 338, Paul was again exiled by the Arians, who had the support of many in the imperial government, but returned about 340. Once more he was seized and, at the order of Emperor Constantius, he was exiled to Mesopotamia. Brought back in 344, he was sent yet again into exile, this time to Cucusus, in Armenia.

Here he was deliberately starved and finally strangled by Arian supporters. He is considered a martyr for the orthodox cause and was a close friend St. Athanasius.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/paul-of-constantinople/

Paul of Constantinople BM (RM)

Died c. 350. Patriarch Saint Paul spent most of his episcopate in exile. He was elected in 336; exiled to Pontus 337-338; exiled to Trèves by an Arian synod until 340; and, in 342, he was sent in chains to Mesopotamia by Emperor Constantius. Recalled in 344, he was banished for the last time to Kukusus, Armenia, where he was left without food for six days and then strangled (Benedictines). In art, Saint Paul is depicted as a bishop with a stole in his hand or as strangled with his own stole (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0607.shtml

June 7

St. Paul, Bishop of Constantinople, Martyr

From St. Athanasius, Ep. ad Solitar. &c. Socrates, Sozomen, &c. See Tillem. t. 7, p. 251. Baert, the Bollandist, t. 2, Junii, p. 13.

A.D. 350.

ST. PAUL was a native of Thessalonica, but deacon of the church of Constantinople in 340, when the bishop, Alexander, lying on his death bed, recommended him for his successor. He was accordingly chosen, and being a great master in the art of speaking, and exceedingly zealous in the defence of the Catholic faith, he was a terror to the Arians. Macedonius, who was passionately in love with that dignity, and supported by a powerful faction of the heretics, spread abroad many calumnies against the new bishop. But the accusation being destitute of all probability, he was obliged to drop the charge; and he so well acted the part of a hypocrite, that he was soon after ordained priest by St. Paul. 1 However, Eusebius of Nicomedia, who was the ringleader of the Arians, and had been already translated from the see of Berytus to that of Nicomedia, against the canons, began to cast his ambitious eye on that of Constantinople, revived the old slanders, and impeached Paul falsely, alleging that he had led a disorderly life before his consecration: and secondly, that he ought not to have been chosen bishop without the consent of the two neighbouring metropolitans of Heraclea and Nicomedia. The election of Paul had happened during the absence of Constantius. This was made a third article of the impeachment; and the two former having been easily confuted, this was so much exaggerated to that prince, as a contempt of his imperial dignity, that St. Paul was unjustly deposed by an assembly of Arian prelates, and the ambitious Eusebius placed in his see in 340. Our saint, seeing himself rendered useless to his flock, whilst Arianism reigned triumphant in the East, under the protection of Constantius, took shelter in the West, in the dominions of Constans. He was graciously received by that prince and by St. Maximinus at Triers, and, after a short stay in that city, went to Rome, where he found St. Athanasius, and assisted at the council held by Pope Julius in 341, of about eighty bishops, in the church, in which, as St. Athanasius informs us, the priest Vito was accustomed to hold assemblies of the people; that is, was priest of that parish. This is that Vito who, with Vincent and Osius, was legate of St. Sylvester in the council of Nice. By this synod, St. Athanasius, Marcellus of Ancyra, and St. Paul were ordered to be restored to their respective sees. And Pope Julius, as Socrates and Sozomen relate, 2 by virtue of his authority in the church, sent them back with letters to the eastern bishops, requiring them to restore them to their bishoprics. The excellent letter of Pope Julius to the oriental bishops, is preserved by St. Athanasius. 3 The pope particularly reproves the persecutors for having presumed to judge bishops, even of the principal sees which the apostles had governed, without having first written to him, according to custom. 4

St. Paul went back to Constantinople, but could not recover his see till the death of his powerful antagonist, who had usurped it, made way for him in 342. Though the Catholics took that opportunity to reinstate him in his dignity, the Arians, who were headed by Theognis of Nice, and Theodorus of Heraclea, constituted Macedonius their bishop. This schismatical ordination was followed by a furious sedition, in which almost the whole city ran to arms, and several persons lost their lives. Constantius, who was then at Antioch, upon the news of these commotions, ordered his general, Hermogenes, who was going into Thrace, to pass by Constantinople and drive Paul out of the city. The general found the mob in too violent a ferment, and whilst he endeavoured to execute his commission by force, lost his own life. This outrage drew Constantius himself to Constantinople in the depth of winter. At the entreaty of the senate he pardoned the people, but banished Paul. Nevertheless he refused to confirm the election of Macedonius, on account of his share in the late sedition. St. Paul seems to have retired back to Triers. We find him again at Constantinople in 344, with letters of recommendation from the emperor of the West. Constantius only allowed his re-establishment for fear of his brother’s arms, and the saint’s situation in the East continued very uneasy; for he had much to suffer from the power and malice of the Arian party. He hoped for a redress from the council of Sardica, in 347. The Eusebians, withdrawing to Philippopolis, thundered out an excommunication against St. Paul, St. Athanasius, Pope Julius, and several other pillars of the Catholic faith. The death of Constans in 350 left Constantius at full liberty to treat the Catholics as he pleased. Upon application made to him by those of his party, he sent from Antioch, where he then was, an order to Philip, his Præfectus Prætorii, to drive Paul out of the church and city of Constantinople, and to place Macedonius in his see. Philip, being attached to the Arian party, but fearing a sedition from the great affection which the people bore their pastor, privately sent for him to one of the public baths of the city, and there showed him the emperor’s commission. The saint submitted cheerfully, though his condemnation was in every respect notoriously irregular. The people, suspecting some foul design, flocked about the door; but Philip caused a passage to be made by breaking down a window on the other side of the building, and sent him under a safe guard to the palace, which was not far off. From thence he was shipped away to Thessalonica, and at first allowed to choose the place of his exile. But his enemies soon repented of this mildness; and he was loaded with chains, and sent to Singara in Mesopotamia. From thence he was carried to Emesa in Syria, and afterwards to Cucusus, a small town on the confines of Cappadocia and Armenia, famous for its bad air and unhealthful situation, in the deserts of mount Taurus. Here he was confined in a close, dark place, and left to starve to death. After he had passed six days without food, he was, to the great disappointment of his enemies, found alive. Upon which they strangled him, and gave out that he died after a short sickness. Philagius, an Arian officer, who was upon the spot when this was executed, told the whole affair to several persons, from whom St. Athanasius had it. 5 His martyrdom happened in 350 or 351. The divine vengeance soon overtook Philip, who the same year was deprived of his honours and estate, and banished. The Arians from this time remained masters of the church of Constantinople, till the year 379, when St. Gregory Nazianzen was chosen bishop. The body of St. Paul was brought to Ancyra in Galatia, and, by the order of Theodosius the Great, was thence translated to Constantinople in 381, about thirty years after his death. It was buried there in the great church built by Macedonius, which from that time was known by no other name than that of St. Paul. 6 His remains were removed to Venice in 1226, where they are kept with great respect in the church of St. Laurence, belonging to a noble monastery of Benedictin nuns. 7

The Arian emperor Constantius objected to the Catholics the prosperity of his reign, as a proof of the justice and truth of his cause; but he had not then seen the issue. When Polycrates of Samos boasted that fortune was in his pay, he little thought that he should shortly after end his life at Sardis on a cross. The smiles of the world are usually, to impenitent sinners, the most dreadful of all divine judgments. By prosperity they are blinded in their passions, and “resemble victims fattened for slaughter, crowned for a sacrifice,” according to the elegant expression of Minutius Felix. 8 Of this we may understand the divine threat of showing them temporal mercy: Let us have pity on the wicked man, and he will not learn justice. 9 Upon which words St. Bernard cries, “This temporal mercy of God is more cruel than any anger. O Father of mercies, remove far from me this indulgence, excluding from the paths of justice.” 10 Who does not pray that if he err he may rather be corrected by the tenderness of a father, than disinherited as a cast-away? Even the just must suffer with Christ, if they hope to reign with him. He who enjoys here an uninterrupted flow of prosperity, sails among rocks and shelves.

Note 1. Socr. l. 2, c. 6. Sozom. l. 3, c. 4. S. Athan. ad Solitar. p. 813. [back]

Note 2. Et quoniam propter sedis dignitatem omnium cura ad ipsum spectabat, suam cuique ecclesiam restituit. Sozomen, l. 3, c. 8, ed. Vales. Cum Julio Romanæ urbis episcopo causam suam exposuissent, ille, quæ est Romanæ ecclesiæ prærogativa, liberioribus litteris eos communitos in orientem remisit; singulis sedem suam restituens. Socrates, l. 2, c. 15. [back]

Note 3. Apud S. Athanas. Apol. contra Arianos, p. 141. [back]

Note 4. An ignoratis hanc esse consuetudinem, ut primum nobis scribatur, et hinc quod justum est decernatur. Quæ accepimus a beato Petro Apostolo, ea vobis significo: non scripturus tamen, quod nota apud omnes ea existiment, nisi quæ gesta sunt, nos conturbassent. Julius apud Athan. p. 153. [back]

Note 5. St. Athan. ad Solitar. t. 1, p. 813, et de fugâ suà, p. 703. [back]

Note 6. Socr. l. 5, c. 9. Sozom. l. 7, c. 10. Photius, Cod. 257. [back]

Note 7. See Baërt, p. 24. [back]

Note 8. In Octav. [back]

Note 9. Isa. xxvi. 10. [back]

Note 10. Serm. 42, in Cant. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VI: June. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/071.html