dimanche 4 mai 2014

Bienheureuse MARIE-LÉONIE PARADIS, religieuse et fondatrice



La contribution de l’Église à l’éducation des membres de la société est bien documentée. L’éducation fut, pendant de nombreuses années, un des principaux champs de travail des religieuses et des religieux au Canada. C’est de l’importance de l’éducation dans la mission de l’Église que témoigne la vie de mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, dont l’Église célèbre la fête aujourd’hui.

Née le 12 mai 1840, à l’Acadie, au Bas-Canada, on la nomma Élodie, et elle fut fille unique d’une famille de six enfants. Avant même d’avoir atteint l’âge de 14 ans, Élodie entre au noviciat des sœurs marianites de Sainte-Croix, prenant le nom de sœur Marie-de-Sainte-Léonie. Elle prononça ses vœux le 22 août 1857.

Toute la vie de Marie-Léonie sera vouée à l’éducation. Après quelques années d’enseignement à Varennes, elle est envoyée à New York pour travailler dans un orphelinat et dans une école dirigée par les marianites pour les enfants pauvres. Huit ans plus tard, elle se déplace en Indiana pour enseigner le français et les travaux à l’aiguille aux sœurs en formation en enseignement.

Après avoir déjà travaillé plusieurs années dans l’enseignement, Marie-Léonie est appelée en 1874 à diriger un groupe de novices et de postulantes au Collège Saint-Joseph de Memramcook, au Nouveau-Brunswick, une expérience qui lui fait découvrir la vocation qu’elle estime être la sienne à ce moment. Reconnaissant le manque de personnel au collège, ainsi que le faible niveau d’instruction des acadiens, elle voit dans ce nouveau projet la mission d’être collaboratrice des pères de Sainte-Croix dans le travail de l’éducation des jeunes acadiens. Marie-Léonie fera partie de la fondation d’une nouvelle communauté.

En 1880, le chapitre général des Pères de Sainte-Croix accepte cette nouvelle fondation sous le nom de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. Marie-Léonie est nommée supérieure de la nouvelle communauté et elle trouve dans la personne de Mgr Paul Larocque, évêque de Sherbrooke, le soutien qu’elle aura besoin pour assurer la réalisation de la fondation. Mgr Larocque accueille les sœurs dans son diocèse et, le 26 janvier 1896, il accorde l’approbation canonique reconnaissant, au nom de l’Église, la nouvelle communauté.

Au cours de son histoire, la contribution de l’Institut dans le domaine de l’éducation a été considérable. Ayant comme but la mission d’assister les prêtres dans l’œuvre de l’éducation, les Petites Sœurs de la Sainte-Famille ont rendu des services essentiels à plusieurs collèges n’ayant pas les moyens d’engager du personnel laïc rémunéré.

Pendant sa vie, mère Marie-Léonie a présidé à 38 fondations au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et aux États-Unis, la plupart dans des collèges. Elle est décédée le 3 mai 1912. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 11 septembre 1984.


Une femme de foi, de courage et de charité; mère Marie-Léonie Paradis a montré tout au long de sa vie les valeurs de l’Évangile, en ayant le souci de travailler pour l’éducation des pauvres et en fondant une communauté qui assiste l’Église dans son ministère de l’éducation.
SOURCE : http://seletlumieretv.org/blogue/fete-liturgique/bienheureuse-marie-leonie-paradis


Bienheureuse Marie Léonie Paradis

fondatrice de la Congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Famille ( 1912)

Son nom de famille symbolise le Canada pour les lecteurs du roman "Maria Chapdelaine", où l'on parle de ce François Paradis pour qui Maria récita tant d'Ave Maria. Issue d'une humble famille de Blairfindie, elle entre chez les sœurs marianites de Sainte-Croix pour aboutir au collège de Memracook, en Acadie. Grâce au ferme appui de son évêque, Mgr Laroque, elle fonde à Sherbrooke les Petites Sœurs de la Sainte Famille, vouées à l'éducation, aux séminaires et aux foyers sacerdotaux.

Marie-Léonie Paradis (1840-1912), fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, béatifiée à Montréal le 11 septembre 1984. "Elle avait toujours les bras ouverts et le cœur sur la main, un bon et franc rire sur les lèvres, accueillant tout le monde comme si c'eut été Dieu lui-même. Elle était toute de cœur." (diocèse d'Edmundston)

À Sherbrook au Québec, en 1912, la bienheureuse Marie-Léonie (Alodie Paradis), vierge, qui fonda la Congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Famille, vouée à aider les prêtres dans leur pratique et leur vie commune.


Martyrologe romain

Bienheureuse Marie-Léonie PARADIS



Nom: PARADIS
Prénom: Alodie - Virginie
Nom de religion: Marie-Léonie
Pays: Canada

Naissance: 12.05.1840  à l’Acadie
Mort: 03.05.1912  à Sherbrooke
Etat: Religieuse - Fondatrice

Note: D'abord sœur marianite de Ste-Croix (1854), elle fonde en 1880 l'Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, au service de l'éducation des jeunes, assistance aux familles, service des séminaires, des maisons de prêtres.

Béatification: 11.09.1984  à Montréal  par Jean Paul II
Canonisation:

Fête: 3 mai

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1984 n.35 p.6  -  n.38 p.16-18
Réf. dans la Documentation Catholique: 1984 p.950

Notice
Sœur Marie-Léonie PARADIS est béatifiée par Jean-Paul II à Montréal le 11 septembre 1984: c'est la première cérémonie de béatification effectuée sur le continent américain.

Elle naît en 1840 à l'Acadie, paroisse dépendant alors du diocèse de Montréal (aujourd'hui de celui de Saint-Jean-de-Québec). Elle reçoit au baptême les noms de Alodie-Virginie. Ses parents gagnent laborieusement leur vie en milieu rural. Elle a cinq frères; elle est la seule fille. Dans la famille règne une ambiance de foi favorisée par l'éducation de leur mère. A 9 ans, on la met pensionnaire chez des Sœurs (Congrégation Notre-Dame, Laprairie). Comme naturellement, la vocation fleurit en elle et elle entre en février 1854 chez les Sœurs Marianites de Sainte-Croix. On l'autorise à faire ses vœux à 17 ans, le 22 août 1857, malgré sa mauvaise santé: elle devient Sœur Léonie (ou Marie-Léonie). Son attrait la pousse au service du prêtre, lui-même étant au service de l'Eucharistie, sacrement pour lequel elle a une grande dévotion. Mais son parcours est sinueux avant de pouvoir répondre à cet appel particulier: elle ne remettra jamais sa vocation en doute mais elle aura souvent à demander dans la prière les lumières du Seigneur pour savoir quelle doit être la forme concrète de son service dans l'Eglise.

Jusqu'en 1862, elle fait la classe dans la région de Montréal. Puis elle est envoyée dans un orphelinat à New York où elle reste 8 ans, jusqu'en 1870. De là, elle choisit d'aller en Indiana où, jusqu'en 1874, elle enseigne les travaux à l'aiguille et le français. Au cours de cette période de douze années vécue aux Etats-Unis, elle connaît des difficultés communautaires, mais elle apprend l'anglais et ce sera providentiel pour sa fondation. A l'automne 1874 elle est envoyée à Memramcook (Nouveau-Brunswick, Canada) pour prendre en charge l'équipe de Sœurs qui assurent les travaux domestiques du collège des Marianites. Ce coin de l'Acadie francophone se révèle une source de vocations, et de généreuses jeunes filles ont tôt fait de se grouper autour de Sœur Léonie: mouvement spontané que peut expliquer la personnalité de la Sœur dont voici le portrait: "Physiquement, Mère Léonie était de petite taille, d'une tenue si digne qu'on la remarquait. Son teint clair, ses yeux profonds, sa bonne figure épanouie d'un sourire attirait facilement. Moralement, elle était la femme de grand cœur, toute de cordialité." En 1880, les Pères de Sainte-Croix acceptent que ces jeunes, portant le nom de "Petites Sœurs de la Sainte-Famille" s'organisent en Institut autonome sous la direction de Sœur Léonie. Elles font des vœux seulement privés et leur tâche consiste à se dévouer aux soins domestiques des collèges de Sainte-Croix au Canada. Mais leur prêtre-assistant meurt en 1895, laissant dans l'embarras la jeune Communauté qui n'a pas encore reçu d'approbation canonique. C'est alors qu'intervient l'évêque de Sherbrooke, Mgr Paul Larocque, qui cherche des religieuses pour son séminaire et son évêché. Après réflexion et consultation, Sœur Léonie accepte ce travail et décide de transférer la maison mère et le noviciat des Petites Sœurs de la Sainte-Famille à Sherbrooke. Grâce à la compréhension de l'évêque, les Sœurs reçoivent l'approbation diocésaine en 1896.

Un autre trait caractéristique de la Mère Léonie est son amour du travail, bien qu'elle fût de faible santé. Sa pensée là-dessus se résume ainsi: "Travaillons, mes filles, nous nous reposerons au ciel!" Ce travail est de collaborer avec le clergé et de le libérer en se chargeant des soucis temporels. Cependant, Sœur Léonie est toujours professe de Sainte-Croix et elle en porte le costume. En 1905, le pape saint Pie X la relève de ses obligations et avec ses sœurs, elle revêt un habit qui leur est propre. A la fin de sa vie, en 1912, sa Communauté compte plus de 600 religieuses au service du sacerdoce. La fondatrice meurt à 72 ans à Sherbrooke. Ses funérailles sont un triomphe.

Extrait de l'homélie de Jean Paul II lors de sa béatification: « Sœur Marie-Léonie Paradis ne craignait pas les diverses formes du travail manuel qui est le lot de tant de gens aujourd'hui, qui a été à l'honneur dans la Sainte Famille, dans la vie même de Jésus à Nazareth. C'est là qu'elle a vu la volonté de Dieu sur sa vie. C'est en accomplissant ces tâches qu'elle a trouvé Dieu. Avec les sacrifices inhérents à ce travail, mais offerts par amour, elle y a connu une joie et une paix profondes. Elle savait qu'elle rejoignait l'attitude foncière du Christ, "venu non pour être servi mais pour servir." Elle était toute pénétrée de la grandeur de l'Eucharistie, et de la grandeur du sacerdoce. Oui, Dieu a jeté les yeux sur la sainteté de son humble servante, Marie-Léonie, qui s'est inspirée de la disponibilité de Marie. Et désormais sa Congrégation et l'Eglise la diront, d'âge en âge, bienheureuse (cf. Lc 1, 84). »

A l’âge de quatorze ans, elle entre au couvent des Marianites de Saint-Laurent, Montréal, la branche féminine de la Congrégation de Sainte-Croix. Le fondateur, le Père Basile-Moreau, l’admet le 22 août 1857, à prononcer ses vœux en dépit d’une faible santé. Elle reçoit le nom de Sœur Marie de Sainte-Léonie et enseigne pendant plusieurs années.

Ses attraits la portent vers le soutien du ministère des prêtres, mais la route que lui trace l’obéissance est plutôt inattendue. Jusqu’en 1862, elle enseigne dans le rayonnement de Montréal, puis on l’envoie huit ans à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul de New York.

En 1870, elle choisit de passer à la communauté américaine des Sœurs de Sainte-Croix en Indiana, pensant réaliser ses aspirations.

Rendue en Indiana, Sœur Marie de Sainte-Léonie enseigne les travaux à l’aiguille et le français à l’Académie Sainte-Marie. Son désir de dévouement auprès du clergé reste en veilleuse, mais son séjour de douze années aux États-Unis lui permet de maîtriser l’anglais.

À l’automne de 1874, elle est envoyée de l’Indiana à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, pour prendre charge de l’équipe des religieuses et des jeunes Acadiennes qui assument les travaux domestiques au collège Saint-Joseph, alors dirigé par le Père Camille Lefebvre, c.s.c. Cet endroit se révèle vite une source de vocations et des filles généreuses ont tôt fait de se grouper autour de Sœur Léonie.
Là, elle fonde officiellement, en 1880, son Institut : Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille pour collaborer et soutenir les Religieux de Ste-Croix dans l’œuvre de l’éducation.

En 1895, la mort du Père Lefebvre, qui avait assisté la communauté,   laisse sans approbation canonique cette œuvre chargée de promesses.

Physiquement, Mère Marie-Léonie est de petite taille, d’une tenue si digne qu’elle est remarquée. Son teint clair, ses yeux profonds, sa bonne figure épanouie d’un sourire, attirent facilement. Moralement, elle est la femme au grand cœur, toute de cordialité, se penchant avec compassion sur chaque misère humaine. Toute peine est sienne et elle s’efforce de soulager et de consoler chacune. Mgr Paul LaRoque dira qu’elle a passé toute sa vie à se donner : «Elle avait toujours les bras ouverts et le cœur sur la main, un bon et franc rire sur les lèvres, accueillant tout le monde comme si c’était Dieu lui-même. «Elle était toute de coeur».

Son cœur et ses ossements sont précieusement conservés dans un oratoire aménagé en 1985, près de la chapelle de la Maison générale, à Sherbrooke, Québec.


PARADIS, ÉLODIE (baptisée Alodie-Virginie), dite mère Marie-Léonie, sœur marianite de Sainte-Croix, fondatrice de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, née le 12 mai 1840 à L’Acadie, Bas-Canada, fille unique des six enfants de Joseph Paradis et d’Émilie Grégoire ; décédée le 3 mai 1912 à Sherbrooke, Québec.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, le père d’Élodie Paradis s’installe vers 1845 dans le rang de la Tortue, non loin du village de Saint-Philippe-de-Laprairie, où il loue un moulin désaffecté et y scie du bois, moud du grain et carde de la laine. Quand Élodie atteint neuf ans, sa mère décide de l’envoyer au pensionnat des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Laprairie (La Prairie). La même année, son père s’exile en Californie pour y chercher de l’or, et la famille vit un temps à Napierville, où Élodie poursuit ses études, mais pour quelques mois seulement : elle retourne en 1850 au pensionnat de Laprairie. Ayant appris par un voisin, le jeune Camille Lefebvre*, l’existence d’une communauté de religieuses au sein de la famille de Sainte-Croix, Élodie se présente au noviciat des Sœurs marianites de Sainte-Croix à Saint-Laurent, près de Montréal, le 21 février 1854. Elle n’a pas encore 14 ans. C’est en vain que son père tente de la ramener à la maison à son retour de Californie. Elle est acceptée comme novice sous le nom de sœur Marie-de-Sainte-Léonie. En 1856, elle enseigne à Sainte-Scholastique (Mirabel) puis prononce ses vœux le 22 août 1857. Elle sera ensuite enseignante, surveillante et secrétaire de la supérieure à Varennes, Saint-Laurent et Saint-Martin (Laval). En 1862, elle est envoyée à New York, où les marianites dirigent un orphelinat, un ouvroir et une école pour les enfants pauvres de la paroisse St Vincent de Paul. Huit ans plus tard, elle se joint à la branche américaine des Sœurs marianites de Sainte-Croix et va en Indiana pour enseigner le français et les travaux à l’aiguille aux sœurs qui se destinent à l’enseignement.

Après un court séjour au Michigan, sœur Marie-Léonie est appelée en 1874 à diriger un groupe de novices et de postulantes au collège Saint-Joseph de Memramcook, au Nouveau-Brunswick. Ce collège, fondé en 1864 par son compatriote Camille Lefebvre, a besoin de recrues pour les « soins de l’économie domestique et de la bonne tenue du département culinaire » de cette maison. C’est là qu’Élodie Paradis pourra répondre à ce qu’elle estime être sa vocation dans la conjoncture du moment : auxiliaire et collaboratrice des pères de Sainte-Croix dans l’œuvre d’éducation auprès des jeunes Acadiens. La situation matérielle précaire du collège à cause d’un manque de personnel de soutien essentiel à sa bonne marche, mais aussi le faible niveau d’instruction des Acadiens et l’absence d’établissements pour accueillir les filles aspirant à la vie religieuse, vont confirmer sœur Marie-Léonie dans son projet. Le 26 août 1877, 14 Acadiennes accueillies dans l’ouvroir qu’elle dirige endossent un habit particulier ; en 1880, le chapitre général des pères de Sainte-Croix accepte l’idée d’une nouvelle fondation pour les besoins des collèges, l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. De l’avis d’Alfred-Valère Roy*, successeur de Lefebvre, l’action de ce dernier et de la fondatrice a contribué « à sauver la nationalité acadienne menacée et vouée à l’anglification » aussi bien par les Irlandais catholiques que par les protestants.

Nommée supérieure de la nouvelle communauté, mère Marie-Léonie tente à maintes reprises d’obtenir de l’évêque de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, Mgr John Sweeny*, l’approbation de sa famille religieuse, mais en vain. En 1895, elle rencontre l’évêque de Sherbrooke, Mgr Paul Larocque*, en quête de personnel domestique pour son séminaire ; celui-ci accepte de recevoir dans son diocèse la maison mère et le noviciat des Petites Sœurs et de leur accorder son approbation. Après 21 ans passés en Acadie, la fondatrice et son œuvre s’installent le 5 octobre 1895 au 10 de la rue Peel à Sherbrooke. Le 26 janvier 1896, l’évêque accorde l’approbation canonique, qui consacre la reconnaissance de l’institut par l’Église. Mère Marie-Léonie s’applique dès lors à donner une règle de vie à son institut et à développer chez les sœurs un esprit empreint de simplicité souriante, de générosité et de fraternité. Cette générosité rayonne jusqu’à l’étranger et est symbolisée par l’adoption d’une petite fille kabyle. « Elle était toute de cœur », dira Mgr Larocque de mère Marie-Léonie. Après avoir assuré la formation intellectuelle des sœurs illettrées, elle poursuit leur formation humaine et spirituelle dans sa correspondance avec elles après leur départ de Sherbrooke.

Mère Marie-Léonie meurt le 3 mai 1912 à la veille de ses 72 ans. Au cours de sa vie, elle a présidé à 38 fondations au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario et aux États-Unis, la plupart dans les collèges, quelques-unes dans les évêchés. Au moment de sa mort, l’institut compte quelque 635 membres. Élodie Paradis a été béatifiée à Montréal le 11 septembre 1984, dans le cadre de la visite du pape Jean-Paul II au Canada. L’Église a ainsi voulu reconnaître « une femme d’avant-garde », qui avait su répondre aux besoins de son époque en fondant le premier institut destiné à assister les prêtres dans leur œuvre d’éducation. Sans cette aide, certains collèges n’auraient pu survivre car ils n’avaient pas les moyens d’engager du personnel laïque rémunéré.


C’est aux Arch. du Centre Marie-Léonie (Sherbrooke, Québec), que l’on trouve l’essentiel de la documentation concernant mère Marie-Léonie. L’œuvre de la communauté qu’elle a fondée a fait l’objet, en 1979, d’un film intitulé les Servantes du bon Dieu, réalisé par Diane Létourneau.

ANQ-M, CE4-1, 12 mai 1840.— Arch. des Sœurs de Sainte-Croix (Saint-Laurent, Québec), Fonds Mère-Marie-Léonie.— A.-M. Cimichella, Marie-Léonie Paradis ; ses multiples et mystérieux chemins (1840–1912) (Montréal, 1980).— Thérèse Gendron et Raymond Maric, Léonie Paradis : fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (Strasbourg, France, [1986 ?]).— Gerbes de faveurs merveilleuses obtenues par l’intercession de mère Marie-Léonie, fondatrice de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (Sherbrooke, 1962).— Arsène Goyette, Une grande âme et une grande œuvre (Sherbrooke, 1926).— Jeanne Grégoire, la Source et le Filon : de l’ancêtre Pierre Paradis à la fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, mère Léonie (Montréal, 1961).— Eugène Nadeau, Mère Léonie, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (1840–1912) (Montréal, 1950) ; Montre-moi tes chemins : les routes imprévues de mère Léonie, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, 1840–1912 (Sherbrooke, [1974]).— M.-G. Perras, Message de mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (1840–1912) (Sherbrooke, 1953).— Denise Robillard, Mère Marie-Léonie, 1840–1912, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (Montréal, 1984).


SOURCE : http://www.biographi.ca/fr/bio/paradis_elodie_14F.html

 May 4: Blessed Marie-Leonie Paradis

Elodie Paradis was born in the village of L'Acadie in Quebec, Canada. It was May 12, 1840. Her parents were poor but devout Catholics. They loved their little girl. When Elodie was nine, her parents decided to send her to a boarding school. They wanted her to have an excellent education. The Sisters of Notre Dame warmly received the new student. But Elodie and her family missed each other very much.

Mr. Paradis worked hard running a mill. But times were bad, and the mill did not produce enough to support his wife and children. He heard wonderful reports of the gold rush in California. He was so desperate that he decided to go. In California, Mr. Paradis did not find the wealth he hoped for. When he returned to L'Acadie, he was shocked to find that his Elodie had joined the convent. She had entered the Holy Cross congregation on February 21, 1854. Mr. Paradis went to the convent. He begged his daughter to return home, but she chose to remain. Finally, her father accepted it. She pronounced her vows in 1857. Blessed Marie-Leonie taught school in different cities. She prayed and lived her life joyfully. As time went on, Sister Marie-Leonie was led by Jesus to begin a new religious order in the Church. The Little Sisters of the Holy Family were begun in 1880. These loving sisters are devoted to the priesthood. They serve priests in the household care so important to their ministry. The Little Sisters of the Holy Family now have sixty-seven convents in Canada, the United States, Rome and Honduras.

Mother Marie Leonie worked for her sisters until the last few hours of her life. She was always frail and often ill. But she never stopped caring for God's people. She put the last corrections on the pages of the book of rules she had written. She had it sent to the print shop. That book would give her sisters the guidance they would need for their life. It was Friday, May 3, 1912. Mother Marie-Leonie said she felt very tired. She went to rest and died a few hours later. She was seventy-one years old.

Reflection: Sometimes we are afraid of our future. May the words of Jesus comfort and give us hope: "Do not be afraid, I am with you until the end of time."


PARADIS, ÉLODIE (baptized Alodie-Virginie), named Mother Marie-Léonie, Marianite Sister of Holy Cross and founder of the Little Sisters of the Holy Family; b. 12 May 1840 in L’Acadie, Lower Canada, the only daughter among the six children of Joseph Paradis and Émilie Grégoire; d. 3 May 1912 in Sherbrooke, Qué.

In the mid 1840s Élodie Paradis’s father moved to the concession of La Tortue, near the village of Saint-Philippe-de-Laprairie, in order to support his family. There he rented a disused mill in which he sawed lumber, ground grain, and carded wool. When Élodie was nine years old, her mother sent her to a boarding-school run by the Congregation of Notre-Dame in La Prairie. That year her father went off to California to look for gold and the family lived temporarily in Napierville, where Élodie continued her studies for a few months. She returned to the school in La Prairie in 1850. Having heard from her youthful neighbour Camille Lefebvre* that there was a community of nuns within the Holy Cross family, Élodie presented herself at the noviciate of the Marianite Sisters of Holy Cross in Saint-Laurent, near Montreal, on 21 Feb. 1854. She was not yet 14. When her father came back from California, he tried to bring her home, without success. Under the name of Sister Marie-de-Sainte-Léonie she was accepted as a novice. In 1856 she taught at Sainte-Scholastique (Mirabel) and on 22 Aug. 1857 she made her vows. She would then be a teacher, monitor, and secretary to the mother superior at Varennes, Saint-Laurent, and Saint-Martin (Laval). In 1862 she was sent to New York, where the Marianites operated an orphanage, a workroom, and a school for poor children in the parish of St Vincent de Paul. Eight years later she joined the American branch of the order and went to Indiana to teach French and needlework to the nuns who were slated to become teachers.

After a short stay in Michigan, in 1874 Sister Marie-Léonie was chosen to direct a group of novices and postulants at the College of Saint Joseph in Memramcook, N.B. This college, which had been founded in 1864 by her compatriot Camille Lefebvre, needed recruits for “housekeeping tasks and maintenance of the culinary department.” There Élodie Paradis could heed what she considered her calling at that moment: to be an auxiliary and assistant to the Holy Cross Fathers in the mission of educating young Acadians. Several factors strengthened her resolve: the precarious situation of the college in the absence of support personnel essential to its smooth operation; the Acadians’ low level of education; and the lack of institutions for young women eager to enter the religious life. Fourteen Acadian girls taken into the workroom that she directed began wearing their own unique habit on 26 Aug. 1877. In 1880 the general chapter of the Holy Cross Fathers accepted the idea of a new foundation for the needs of the colleges, the Little Sisters of the Holy Family. Alfred-Valère Roy*, who succeeded Lefebvre, thought the actions taken by his predecessor and Sister Marie-Léonie helped “to save the Acadian nationality, threatened and doomed to anglification” as much by Irish Roman Catholics as by Protestants.

Appointed superior of the new community, Mother Marie-Léonie tried on many occasions to persuade Bishop John Sweeny* of Saint John, N.B., to give his approval to her religious family, but in vain. In 1895 she met Bishop Paul Larocque* of Sherbrooke, who was looking for domestic staff for his seminary. He agreed to receive the mother house and the noviciate of the Little Sisters into his diocese and to give them his approval. On 5 Oct. 1895, after 21 years in Acadia, Mother Marie-Léonie returned to Quebec. She and her community moved to 10 Rue Peel in Sherbrooke, and on 26 Jan. 1896 Larocque granted canonical approval, official church recognition. Mother Marie-Léonie then applied herself to the tasks of giving her institution a rule of life and helping the nuns develop a spirit of cheerful simplicity and sisterly generosity. Their generosity was even extended to other countries and was symbolized by their adoption of a little girl from Kabylia. “She was all heart,” Bishop Larocque would say of Mother Marie-Léonie. After providing for the education of the sisters who were illiterate, she pursued their human and spiritual formation in her correspondence with them after they left Sherbrooke for other provinces and the United States.

Mother Marie-Léonie died on 3 May 1912, just before her 72nd birthday. In the course of her life she had overseen 38 establishments in Quebec, New Brunswick, Ontario, and the United States, most of them in colleges and a few in episcopal households. At the time of her death, the Little Sisters of the Holy Family had some 635 members. Élodie Paradis was beatified in Montreal on 11 Sept. 1984, during Pope John Paul II’s visit. The church thereby recognized an “avant-garde woman” who had met the needs of her time by founding the first institute to help priests in their educational work. Without this assistance, some colleges would have been unable to survive, since they did not have the means to hire lay personnel.


The main documentation concerning Mother Marie-Léonie is preserved at the Arch. du Centre Marie-Léonie (Sherbrooke, Qué.). The work of the community which she founded forms the subject of Les servantes du bon Dieu, a 1979 film directed by Diane Létourneau.

ANQ-M, CE4-1, 12 mai 1840. Arch. des Sœurs de Sainte-Croix (Saint-Laurent, Qué.), Fonds Mère-Marie-Léonie. A.-M. Cimichella, Marie-Léonie Paradis; ses multiples et mystérieux chemins (18401912) (Montréal, 1980). Thérèse Gendron et Raymond Maric, Léonie Paradis: fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (Strasbourg, France, [1986?]). Gerbes de faveurs merveilleuses obtenues par l’intercession de mère Marie-Léonie, fondatrice de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (Sherbrooke, 1962). Arsène Goyette, Une grande âme et une grande œuvre (Sherbrooke, 1926). Jeanne Grégoire, La source et le filon: de l’ancêtre Pierre Paradis à la fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famine, mère Léonie (Montréal, 1961). Eugène Nadeau, Mère Léonie, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (1840–1912) (Montréal, 1950); Montre-moi tes chemins: les routes imprévues de mère Léonie, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, 18401912 (Sherbrooke, [1974]). M.-G. Perras, Message de mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (1840–1912) (Sherbrooke, 1953). Denise Robillard, Mère Marie-Léonie, 18401912, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (Montréal, 1984).


SOURCE : http://www.biographi.ca/en/bio/paradis_elodie_14E.html

Few might know the name Élodie Paradis, but many know the name Mother Marie-Léonie. She was a Marianite Sister of Holy Cross and founder of the Little Sisters of the Holy Family and today is her feast day.
Elodie was born May 12 1840 in L’Acadie, Lower Canada, the only daughter among the six children of Joseph Paradis and Émilie Grégoire.
In the mid 1840s Élodie Paradis’s father moved to the concession of La Tortue, near the village of Saint-Philippe-de-Laprairie, in order to support his family. There he rented a disused mill in which he sawed lumber, ground grain, and carded wool. When Élodie was nine years old, her mother sent her to a boarding-school run by the Congregation of Notre-Dame in La Prairie while her father was working in California. Her studies with the congregation of Notre Dame were interrupted when the family lived temporarily in Napierville.  She returned to the school in La Prairie in 1850. Having heard from her youthful neighbour, the Holy Cross priest Camille Lefebvre that there was a community of nuns within the Holy Cross family, Élodie presented herself at the noviciate of the Marianite Sisters of Holy Cross in Saint-Laurent, near Montreal, on  Feb. 21 1854. She was not yet 14. When her father came back from California, he tried to bring her home, without success.
Under the name of Sister Marie-de-Sainte-Léonie she was accepted as a novice. In 1856 she taught at Sainte-Scholastique (Mirabel) and on 22 Aug. 1857 she made her vows. She would then be a teacher, monitor, and secretary to the mother superior at Varennes, Saint-Laurent, and Saint-Martin (Laval). In 1862 she was sent to New York, where the Marianites operated an orphanage, a workroom, and a school for poor children in the parish of St Vincent de Paul. Eight years later she joined the American branch of the order and went to Indiana to teach French and needlework to the nuns who were slated to become teachers.
After a short stay in Michigan, in 1874 Sister Marie-Léonie was chosen to direct a group of novices and postulants at the College of Saint Joseph in Memramcook, N.B. This college, which had been founded in 1864 by her compatriot Camille Lefebvre, needed recruits for “housekeeping tasks and maintenance of the culinary department.” There Élodie Paradis could heed what she considered her calling at that moment: to be an auxiliary and assistant to the Holy Cross Fathers in the mission of educating young Acadians. Several factors strengthened her resolve: the precarious situation of the college in the absence of support personnel essential to its smooth operation; the Acadians’ low level of education; and the lack of institutions for young women eager to enter the religious life. Fourteen Acadian girls taken into the workroom that she directed began wearing their own unique habit on 26 Aug. 1877. In 1880 the general chapter of the Holy Cross Fathers accepted the idea of a new foundation for the needs of the colleges, the Little Sisters of the Holy Family. Alfred-Valère Roy, who succeeded Lefebvre, thought the actions taken by his predecessor and Sister Marie-Léonie helped “to save the Acadian nationality, threatened and doomed to anglification” as much by Irish Roman Catholics as by Protestants.
Appointed superior of the new community, Mother Marie-Léonie tried on many occasions to persuade Bishop John Sweeny of Saint John, N.B., to give his approval to her religious family, but in vain. In 1895 she met Bishop Paul Laroque of Sherbrooke, who was looking for domestic staff for his seminary. He agreed to receive the mother house and the novitiate of the Little Sisters into his diocese and to give them his approval. On 5 Oct. 1895, after 21 years in Acadia, Mother Marie-Léonie returned to Quebec. She and her community moved to 10 Rue Peel in Sherbrooke, and on 26 Jan. 1896 Larocque granted canonical approval, official church recognition.
Mother Marie-Léonie then applied herself to the tasks of giving her institution a rule of life and helping the nuns develop a spirit of cheerful simplicity and sisterly generosity. Their generosity was even extended to other countries and was symbolized by their adoption of a little girl from Kabylia. “She was all heart,” Bishop Larocque would say of Mother Marie-Léonie. After providing for the education of the sisters who were illiterate, she pursued their human and spiritual formation in her correspondence with them after they left Sherbrooke for other provinces and the United States.
Mother Marie-Léonie died on 3 May 1912, just before her 72nd birthday. In the course of her life she had overseen 38 establishments in Quebec, New Brunswick, Ontario, and the United States, most of them in colleges and a few in episcopal households. At the time of her death, the Little Sisters of the Holy Family had some 635 members. Élodie Paradis was beatified in Montreal on 11 Sept. 1984, during Pope John Paul II’s visit. The church thereby recognized an “avant-garde woman” who had met the needs of her time by founding the first institute to help priests in their educational work. Without this assistance, some colleges would have been unable to survive, since they did not have the means to hire lay personnel.

Blessed Marie Leonie Paradis

Also known as
  • Alodie-Virginie Paradis
Profile

Born to a poor but pious family. Educated by the Sisters of Notre Dame. Joined the Marianite Sisters of the Congregation of the Holy Cross on 21 February 1854, taking her final vows in 1857. Taught in Montreal, in New York, and in Indiana. With 14 of her sisters, she founded the Poor Sisters of the Holy Family, devoted to assisting priests and seminarians, at Memramcook, Nebraska in 1877.

Born

Beata Maria Leonia Paradis Fondatrice


Acadia, Quebec (Canada), 12 maggio 1840 – Sherbrook (Quebec), 3 maggio 1912

Martirologio Romano: Nella città di Sherbrooke nel Québec in Canada, beata Maria Leonia (Alodia) Paradis, vergine, che fondò la Congregazione delle Piccole Suore della Santa Famiglia per assistere i sacerdoti nel loro operato e nella vita ordinaria.

Una genuina figlia del cattolicesimo canadese; al battesimo fu chiamata Alodia Virginia Paradis, figlia di Giuseppe Paradis e di Emilia Grégoire; nacque il 12 maggio 1840 ad Acadia, villaggio attualmente nella provincia di Québec in Canada; tra i suoi ascendenti si potevano vantare molti vescovi, anzi uno di essi fu cardinale arcivescovo di Québec.

Fino ai nove anni ricevette i primi insegnamenti religiosi fra le pareti domestiche, poi a nove anni fu mandata dai genitori, presso le Suore della Congregazione “de Notre Dame” a Laprairie. Nel 1849 e 1850 ricevé la Cresima e la Prima Comunione e risale a quegli anni la sua devozione ai sacerdoti e l’accrescersi dell’amore per le persone umili e povere, tanto che questi sentimenti divennero i temi fondamentali di tutta la sua vita. 

Quando avvertì dentro di sé la chiamata alla vita religiosa, chiese consiglio al sacerdote padre Camillo Lefebvre, il quale la incoraggiò ad entrare nella Congregazione delle Suore Marianite della Santa Croce, da poco costituitasi, per il servizio domestico nelle Case dei ‘Sacerdoti della Santa Croce’ e inoltre per l’educazione della gioventù.

Alodia entrò come postulante fra queste suore, il 21 febbraio 1854 nella città di San Lorenzo; l’anno successivo, il 19 febbraio 1855 divenne novizia con il nome di suor Maria di s. Leonia e a 17 anni, nonostante la sua precaria salute, fece la professione religiosa il 22 agosto 1857.

Avendo dimostrato di avere ottime doti per l’insegnamento, fu inviata in varie Case del Canada; nel 1862 andò negli Stati Uniti come istitutrice nell’orfanotrofio di S. Vincenzo a New York, da poco aperto e dove rimase fino al 1870.

Nel periodo che fu negli Stati Uniti, visse con la Congregazione, la penosa vicenda della separazione nel 1869, del gruppo delle suore americane, dalla Casa Madre francese delle Suore Marianite della Santa Croce; nel 1870 suor Maria Leonia entrò a far parte del gruppo delle suore americane e passò alla Casa di Notre-Dame, nell’Indiana.

Nel 1874 aderendo all’invito di padre Camillo Lefebvre, suor Maria Leonia insieme ad una consorella, si recò in Canada a Memramcook, nella provincia di Brunswick, per formare alla vita religiosa le giovani che lo stesso padre Lefebvre aveva adunate, perché potessero svolgere la loro opera nel collegio di S. Giuseppe, da lui stesso fondato.

Mentre suor Maria Leonia era molto impegnata nel suo lavoro, arrivò il suggerimento di mons. Fabre, vescovo di Montréal, di fondare una piccola Comunità per svolgere i servizi nei suoi Collegi.

E così il 26 agosto 1877, un primo gruppo di 14 consorelle, vestirono un’uniforme nel corso di una breve cerimonia, presieduta da padre Lefebvre, che era Provinciale della Congregazione della Santa Croce in Canada.

Il suo Superiore Generale, autorizzò la costituzione della nuova Comunità, denominata “Piccole Suore della Santa Famiglia”, indipendente dalle Suore di S. Croce; era il 31 maggio 1880.

L’Istituto, sotto la direzione di Madre Maria Leonia, aveva lo scopo specifico di attendere ai lavori domestici nelle Comunità religiose, nei Collegi e Seminari. Comunque il vescovo locale non volle dare la sua approvazione, nonostante il loro notevole sviluppo, allora madre Leonia nel 1895, fu costretta a trasferirsi con le altre suore, a Sherbroock, nella provincia del Québec, accolta favorevolmente dal vescovo mons. Paolo La Rocque, che donò loro una casa.

Il 26 gennaio 1896 il vescovo concesse la sua approvazione e così fiorirono nuove vocazioni e si poterono aprire nuove Case e conventi. Madre Leonia, anche se fondatrice, volle rimanere una semplice suora della Santa Croce, solo il 2 ottobre 1904, per compiacere il vescovo e le sue figlie, decise di indossare l’abito proprio del suo Istituto.

La sua raccomandazione principale alle sue figlie, era quella che bisognava aiutare il sacerdote materialmente e spiritualmente, venerando in lui la persona stessa di Cristo; questo ministero visto con gli occhi della fede, sarà da esse considerato sublime.

Con questo spirito, madre Maria Leonia, creò nelle canoniche e nei Seminari quell’atmosfera propria della Santa Famiglia di Nazareth, fatta di purezza e di pace, di ordine e di discrezione.
Pur non avendo fatto studi speciali, lasciandosi guidare dall’adorazione dell’Eucaristia e dalla lettura del Vangelo, insegnò a leggere e a scrivere ad un gran numero di giovani ragazze, indirizzandole alla vita religiosa e ad un compito così sublime e allo stesso tempo così umile.

L’Istituto ebbe un gran successo e nel suo giubileo d’oro, madre Leonia vide inaugurata, il 21 luglio 1907 la nuova Casa per le suore. Ammalata gravemente di un cancro maligno, da tempo sopportava tutto senza darlo a vedere, finché improvvisamente le sue condizioni di salute si aggravarono e dopo aver ricevuto gli ultimi Sacramenti, morì il 3 maggio 1912 a Sherbrook, all’età di 72 anni.

Ebbe funerali veramente trionfali; fu sepolta nel cimitero parrocchiale di S. Michele di Sherbrook e riesumata il 4 ottobre 1935, per essere traslata nella Casa Madre delle ‘Piccole Suore della Santa Famiglia’, della stessa città, nel Québec.

L’Istituto già numeroso alla sua morte, si è poi diffuso oltre che in Canada, anche in Honduras, Italia e Stati Uniti. Papa Giovanni Paolo II l’ha beatificata l’11 settembre 1984 a Montréal, durante il suo viaggio apostolico in Canada.

Autore: Antonio Borrelli



Message de Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille (1840-1912) :