PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Chers frères et sœurs,
bonjour !
Nous commençons
aujourd’hui un cycle de catéchèses sur les dons du Saint-Esprit. Vous
savez que le Saint-Esprit constitue l’âme, la sève vitale de l’Église et de
chaque chrétien : c’est l’Amour de Dieu qui fait de notre cœur sa demeure et
entre en communion avec nous. Le Saint-Esprit est toujours avec nous, il est
toujours en nous, dans notre cœur.
L’Esprit lui-même est «
le don de Dieu » par excellence (cf. Jn 4, 10), il est un cadeau de
Dieu, et à son tour il communique à celui qui l’accueille divers dons
spirituels. L’Église en identifie sept, un nombre qui symboliquement
signifie plénitude, totalité; ce sont ceux que l’on apprend quand on se
prépare au sacrement de la confirmation et que nous invoquons dans l’antique
prière dite « Séquence au Saint-Esprit ». Les dons du Saint-Esprit sont : sagesse,
intelligence, conseil, force, science, piété et crainte de Dieu.
Le premier don du
Saint-Esprit, selon cette liste, est donc la sagesse. Mais il ne s’agit
pas simplement de la sagesse humaine, qui est le fruit de la connaissance et de
l’expérience. Dans la Bible, on raconte que Salomon, au moment de son
couronnement comme roi d’Israël, avait demandé le don de la sagesse (cf.
1 R 3, 9). Et la sagesse est précisément cela : elle est la grâce de
pouvoir voir chaque chose avec les yeux de Dieu. Elle est simplement cela:
voir le monde, voir les situations, les conjonctures, les problèmes, tout, avec
les yeux de Dieu. Cela est la sagesse. Parfois, nous voyons les choses selon
notre plaisir ou selon la situation de notre cœur, avec amour ou avec haine,
avec envie... Non, cela n’est pas l’œil de Dieu. La sagesse est ce que le
Saint-Esprit accomplit en nous afin que nous voyions toutes les choses avec les
yeux de Dieu. Tel est le don de la sagesse.
Et cela dérive bien
évidemment de l’intimité avec Dieu, du rapport intime que nous avons avec Dieu,
du rapport des enfants avec leur Père. Et le Saint-Esprit, quand nous avons
cette relation, nous fait le don de la sagesse. Quand nous sommes en communion
avec le Seigneur, c’est comme si le Saint-Esprit transfigurait notre cœur et
lui faisait percevoir toute sa chaleur et sa prédilection.
Le Saint-Esprit rend
alors le chrétien « sage », mais pas au sens où il a une réponse pour chaque
chose, qu’il sait tout, mais au sens qu’il « sait » à propos de Dieu, il
sait comment Dieu agit, il reconnaît quand une chose est de Dieu et quand elle
n’est pas de Dieu; il possède cette sagesse que Dieu donne à nos cœurs.
C’est dans ce sens que le
cœur de l’homme sage possède le goût et la saveur de Dieu. Et comme
il est important que dans nos communautés, il y ait des chrétiens de cette
sorte ! Tout en eux parle de Dieu et devient un signe beau et vivant de sa
présence et de son amour. Et cela est une chose que nous ne pouvons pas
improviser, que nous ne pouvons pas nous procurer par nous-mêmes : c’est un don
que Dieu fait à ceux qui deviennent dociles à son Saint-Esprit. Nous avons en
nous, dans notre cœur, le Saint-Esprit ; nous pouvons l’écouter ou nous pouvons
ne pas l’écouter. Si nous écoutons le Saint-Esprit, Il nous enseigne cette voie
de la sagesse, il nous offre la sagesse qui est de voir avec les yeux de Dieu,
d’entendre avec les oreilles de Dieu, d’aimer avec le cœur de Dieu, de juger
les choses avec le jugement de Dieu. Cela est la sagesse que nous offre le
Saint-Esprit, et nous pouvons tous l’avoir. Seulement, nous devons la demander
au Saint-Esprit.
Pensez à une mère, chez
elle, avec ses enfants, quand l’un d’eux fait une bêtise, l’autre est déjà en
train d’en imaginer une autre, et cette pauvre mère va d’un côté et de l’autre,
avec les problèmes des enfants. Et quand les mères se fatiguent et crient après
leurs enfants, est-ce de la sagesse ? Crier après ses enfants — je vous le
demande — est-ce de la sagesse ? Qu’en dites-vous : c’est de la sagesse ou pas
? Non ! En revanche, quand la mère parle à son enfant et le reprend avec
douceur et lui dit : “Cela ne se fait pas pour cette raison...”, et lui
explique avec beaucoup de patience, est-ce la sagesse de Dieu ? Oui ! C’est ce
que le Saint-Esprit nous donne dans la vie ! Ensuite, dans le mariage par
exemple, les deux époux — le mari et la femme — se disputent, et ensuite ne se
regardent pas, ou s’ils se regardent, se regardent de travers : est-ce la
sagesse de Dieu ? Non ! En revanche, si l’un dit : « Bon, la tempête est
passée, faisons la paix », et recommençons à aller de l’avant en paix : est-ce
la sagesse ? [la foule : oui !]. Voilà, cela est le don de la sagesse. Qu’elle
vienne à la maison, qu’elle vienne avec les enfants, qu’elle vienne avec nous
tous !
Et cela ne s’apprend pas
: cela est un cadeau du Saint-Esprit. C’est pourquoi nous devons demander au
Seigneur qu’il nous donne le Saint-Esprit et qu’il nous fasse le don de
la sagesse, de cette sagesse de Dieu qui nous enseigne à
regarder avec les yeux de Dieu, à sentir avec le cœur de Dieu, à parler avec
les paroles de Dieu. Et ainsi, avec cette sagesse, allons de l’avant,
construisons la famille, construisons l’Église, et nous nous sanctifions tous.
Demandons aujourd’hui la grâce de la sagesse. Et demandons-la à la Vierge, qui
est le Siège de la sagesse, de ce don : qu’Elle nous donne cette grâce. Merci !
Je vous salue bien
cordialement, chers amis de langue française, en particulier tous les jeunes
venus de France, de Belgique et du Luxembourg.
Je vous invite à devenir
des sages selon le cœur de Dieu. Ne soyons pas des chrétiens insipides, mais
que notre vie ait de plus en plus la saveur de l’Évangile, le parfum du Christ,
afin de communiquer aux autres sa douceur et son amour.
APPEL
Lundi dernier, à Homs, en
Syrie, a été assassiné le père Frans van der Lugt, un confrère jésuite
hollandais âgé de 75 ans, arrivé en Syrie il y a environ 50 ans, qui a toujours
fait le bien à tous, gratuitement et avec amour, et qui était pour cela aimé et
estimé par les chrétiens et les musulmans. Son assassinat brutal m’a rempli
d’une profonde douleur et m’a fait penser à nouveau aux nombreuses personnes
qui souffrent et meurent dans ce pays martyrisé, en proie depuis trop longtemps
déjà à un conflit sanglant, qui continue de semer la mort et la destruction. Je
pense également aux nombreuses personnes enlevées, chrétiens et musulmans,
syriens et d’autres pays, parmi lesquelles des évêques et des prêtres.
Demandons au Seigneur qu’elles puissent être rendues bientôt à leurs proches, à
leurs familles et à leurs communautés. Je vous invite de tout cœur à vous unir
à ma prière pour la paix en Syrie et dans la région, et je lance un appel
pressant aux responsables syriens et à la communauté internationale : s’il vous
plaît, que se taisent les armes, que l’on mette fin aux violences ! Qu’il n’y
ait plus de guerre ! Qu’il n’y ait plus de destruction ! Que l’on respecte le
droit humanitaire, que l’on prenne soin de la population qui a besoin
d’assistance humanitaire et que l’on parvienne à la paix désirée à travers le
dialogue et la réconciliation.
Demandons à notre Mère
Marie, Reine de la Paix, de nous accorder ce don pour la Syrie et prions tous
ensemble. Je vous salue Marie...
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pour la Communication
PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 30 avril 2014
Chers frères et sœurs,
bonjour.
Après
avoir étudié la sagesse, comme premier des sept dons de l’Esprit Saint, je
voudrais attirer aujourd’hui l’attention sur le deuxième don, c’est-à-dire l’intelligence.
Il ne s’agit pas de l’intelligence humaine, de la capacité intellectuelle dont
nous pouvons plus ou moins être pourvus. Il s’agit en revanche d’une grâce que
seul l’Esprit Saint peut donner et qui suscite chez le chrétien la capacité
d’aller au-delà de l’aspect extérieur de la réalité et scruter les
profondeurs de la pensée de Dieu et de son dessein de salut.
L’âpotre Paul,
s’adressant à la communauté de Corinthe, décrit de façon efficace les effets de
ce don — c’est-à-dire ce que fait le don de l’intelligence en nous — et Paul
dit ceci : « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui
n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui
l’aiment [...] C’est à nous que Dieu l’a révélé par l’Esprit » (1 Co 2,
9-10). Bien sûr, cela ne signifie pas qu’un chrétien puisse comprendre toute
chose et avoir une pleine connaissance des desseins de Dieu: tout cela reste en
attente de se manifester dans toute sa limpidité quand nous nous trouverons
face à Dieu et que nous serons véritablement un en Lui. Mais, comme le suggère
la parole elle-même, l’intelligence permet de « intus legere »,
c’est-à-dire de « lire à l’intérieur » : ce don nous fait comprendre les choses
comme Dieu les comprend, avec l’intelligence de Dieu. Parce que l’on peut
comprendre une situation avec l’intelligence humaine, avec prudence, et cela va
bien. Mais comprendre une situation en profondeur, comme Dieu la comprend, est
l’effet de ce don. Et Jésus a voulu nous envoyer l’Esprit Saint afin que nous
ayons ce don, afin que nous puissions tous comprendre les choses comme Dieu les
comprend, avec l’intelligence de Dieu. C’est un beau cadeau que le Seigneur
nous a fait à tous. C’est le don avec lequel l’Esprit Saint nous introduit dans
l’intimité de Dieu et nous fait participer à son dessein d’amour qu’il a pour
nous.
Il est clair alors que le
don de l’intelligence est étroitement lié à la foi. Quand l’Esprit
Saint habite notre cœur et illumine notre esprit, il nous fait croître
jour après jour dans la compréhension de ce que le Seigneur a dit et a
fait. Jésus lui-même a dit à ses disciples: je vous enverrai l’Esprit Saint et
il vous fera comprendre tout ce que je vous ai enseigné. Comprendre les
enseignements de Jésus, comprendre sa Parole, comprendre son Évangile,
comprendre la Parole de Dieu. On peut lire l’Évangile et comprendre quelque
chose, mais si nous lisons l’Évangile avec ce don de l’Esprit Saint, nous
pouvons comprendre la profondeur des paroles de Dieu. Et cela est un grand don,
un grand don que nous devons tous demander et demander ensemble: Seigneur,
donne-nous le don de l’intelligence.
Il y a un épisode de
l’Évangile de Luc qui exprime très bien la profondeur et la force de ce don.
Après avoir assisté à la mort sur la croix et à la sépulture de Jésus, deux de
ses disciples, déçus et affligés, partent de Jérusalem et retournent dans leur
village du nom d’Emmaüs. Alors qu’ils sont en chemin, Jésus ressuscité marche à
leur côté et commence à parler avec eux, mais leurs yeux, voilés par la
tristesse et le désespoir, ne sont pas en mesure de le reconnaître. Jésus
marche avec eux, mais eux sont si tristes, si désespérés qu’ils ne le
reconnaissent pas. Mais lorsque le Seigneur leur explique les Écritures, afin
qu’ils comprennent qu’Il devait souffrir et mourir pour ensuite ressusciter, leurs
esprits s’ouvrent et dans leur cœur se rallume l’espérance (cf. Lc 24,
13-27). Et c’est ce que fait l’Esprit Saint avec nous : il nous ouvre l’esprit,
nous ouvre pour mieux comprendre, pour mieux comprendre les choses de Dieu, les
choses humaines, les situations, toutes les choses. Le don de l’intelligence
est important pour notre vie chrétienne. Demandons-le au Seigneur, qu’il nous
donne, qu’il nous donne à tous ce don pour comprendre, comme Il comprend Lui,
les choses qui arrivent et pour comprendre surtout, la Parole de Dieu dans
l’Évangile. Merci.
Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier les jeunes
venus de France, et les pèlerins du Bénin.
Comme les disciples
d’Emmaüs, laissons-nous enseigner par l’esprit d’intelligence pour que nous
puissions reconnaître, dans les évènements de nos vies, le dessein de Dieu et
de son amour.
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PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 7 mai 2014
Chers frères et sœurs,
bonjour !
Nous avons entendu dans
la lecture, ce passage du livre des Psaumes qui dit : « Je bénis Yahvé qui
s’est fait mon conseil, et même la nuit, mon cœur m’instruit » (Ps 16, 7).
Et cela est un autre don du Saint-Esprit : le don du conseil. Nous savons
combien il est important, dans les moments les plus délicats, de pouvoir
compter sur les suggestions de personnes sages et qui nous aiment. Or, à
travers le don du conseil, c’est Dieu lui-même, avec son Esprit, qui illumine
notre cœur, de manière à nous faire comprendre la juste manière de parler et de
se comporter et le chemin à suivre. Mais comment agit ce don en nous ?
1. Au moment où nous
l’accueillons et nous le recevons dans notre cœur, l’Esprit Saint commence
immédiatement à nous rendre sensibles à sa voix et à orienter nos pensées, nos
sentiments et nos intentions selon le cœur de Dieu. Dans le même temps, il nous
conduit à porter toujours plus notre regard intérieur sur Jésus, comme modèle
de notre manière d’agir et de nous mettre en relation avec Dieu le Père et avec
nos frères. Le conseil est donc le don par lequel l’Esprit Saint rend
notre conscience capable de faire un choix concret en communion avec Dieu,
selon la logique de Jésus et de son Évangile. De cette manière, l’Esprit nous
fait grandir intérieurement, nous fait grandir positivement, nous fait grandir
dans les communautés et nous aide à ne pas tomber en proie à l’égoïsme et à
notre propre manière de voir les choses. Ainsi, l’Esprit nous aide à grandir et
aussi à vivre en communauté. La condition essentielle pour conserver ce don est
la prière. Nous revenons toujours sur le même thème : la prière ! Mais la
prière est très importante. Prier avec les prières que nous savons tous depuis
notre enfance, mais aussi prier avec nos propres mots. Prier le Seigneur :
“Seigneur, aide-moi, conseille-moi, que dois-je faire à présent ? ». Avec la
prière nous faisons place afin que l’Esprit vienne et nous aide dans ce moment,
nous conseille sur ce que tous nous devons faire. La prière ! Ne jamais oublier
la prière. Jamais ! Personne, personne ne se rend compte quand nous prions dans
le bus, dans la rue : nous prions en silence avec notre cœur. Profitons de ces
moments pour prier, prier pour que l’Esprit nous donne le don du conseil.
2. Dans l’intimité avec
Dieu et dans l’écoute de sa Parole, nous mettons peu à peu de côté notre
logique personnelle, dictée le plus souvent par nos fermetures, par nos
préjugés et par nos ambitions, et nous apprenons en revanche à demander au
Seigneur : que désires-tu ? Quelle est ta volonté ? Qu’aimes-tu ? De cette
manière mûrit en nous une profonde harmonie, presque connaturelle dans
l’Esprit et nous expérimentons à quel point sont vraies les paroles de Jésus
rapportées dans l’Évangile de Matthieu : « Ne cherchez pas avec inquiétude
comment parler ou ce que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le
moment, car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui
parlera en vous » (Mt 10, 19-20). C’est l’Esprit qui nous conseille, mais
nous devons laisser place à l’Esprit pour qu’il puisse nous conseiller. Et
laisser place signifie prier, prier afin qu’Il vienne et nous aide toujours.
3. Ensuite, comme tous
les autres dons de l’Esprit, le conseil constitue lui aussi un trésor pour
toute la communauté chrétienne. Le Seigneur ne nous parle pas seulement
dans l’intimité du cœur, il nous parle en effet, mais pas seulement là ; il
nous parle également à travers la voix et le témoignage de nos frères. C’est
vraiment un grand don de pouvoir rencontrer des hommes et des femmes de foi
qui, en particulier dans les passages les plus compliqués et importants de
notre vie, nous aident à faire la lumière dans notre cœur et à reconnaître la
volonté du Seigneur !
Je me souviens qu’une
fois, au sanctuaire de Luján, j’étais dans le confessionnal, devant lequel se
trouvait une longue queue. Il y avait aussi un jeune garçon à la mode, avec des
boucles d’oreille, des tatouages, toutes ces choses-là... Et il est venu me
dire ce qui lui arrivait. Il avait un gros problème, difficile. Et il m’a dit :
j’ai raconté tout cela à ma mère, et ma mère m’a dit : va voir la Vierge et
elle te dira ce que tu dois faire. Voilà une femme qui avait le don du conseil.
Elle ne savait pas comment sortir du problème de son fils, mais elle a indiqué
la bonne route : va voir la Vierge et elle te le dira. Cela est le don du
conseil. Cette femme humble, simple, a donné à son fils le meilleur conseil. En
effet, ce jeune homme m’a dit : j’ai regardé la Vierge et j’ai senti que je
devais faire cela, cela et cela... Je n’ai pas dû parler, sa mère et le jeune
garçon lui-même avaient tout dit. Cela est le don du conseil. Vous mamans, vous
possédez ce don, demandez-le pour vos enfants. Le don de conseiller les enfants
est un don du Dieu.
Chers amis, le Psaume 16, que nous avons entendu, nous invite à prier avec ces mots : « Je bénis Yahvé qui s’est fait mon conseil, et même la nuit, mon cœur m’instruit. J’ai mis Yahvé devant moi sans relâche ; puisqu’il est à ma droite je ne bronche pas » (vv. 7-8). Que l’Esprit puisse toujours donner cette certitude à notre cœur et nous combler ainsi de son réconfort et de sa paix ! Demandez toujours le don de conseil.
Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier les paroisses
et les jeunes venus de France, de Suisse et de Belgique.
Remettons avec confiance
toute notre vie entre les mains de Dieu, en particulier les choix que nous
avons à faire dans les moments compliqués ou difficiles. Ecoutons dans la
prière la voix du Seigneur qui nous conseille et nous conduit.
Bon pèlerinage à
Rome !
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PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Chers frères et sœurs,
bonjour !
Nous avons réfléchi lors
des dernières catéchèses sur les trois premiers dons du Saint-Esprit : la
sagesse, l’intelligence et le conseil. Aujourd’hui, pensons à ce que fait le
Seigneur : Il vient toujours nous soutenir dans notre faiblesse et il
le fait avec un don spécial : le don de la force.
Il y a une parabole,
racontée par Jésus, qui nous aide à saisir l’importance de ce don. Un semeur sort
pour semer ; mais toute la semence qu’il répand ne porte pas du fruit. Ce qui
finit sur la route est mangé par les oiseaux ; ce qui tombe sur le terrain
caillouteux ou au milieu des buissons germe, mais se trouve rapidement séché
par le soleil ou étouffé par les ronces. Seul ce qui finit sur le bon terrain
peut croître et donner du fruit (cf. Mc 4, 3-9 // Mt 13,
3-9 // Lc 8, 4-8). Comme l’explique Jésus lui-même à ses disciples,
ce semeur représente le Père, qui répand en abondance la semence de sa Parole.
La semence, toutefois, se heurte souvent à la sécheresse de notre cœur et, même
lorsqu’elle est accueillie, elle risque de rester stérile. Avec le don de la
force, en revanche, le Saint-Esprit libère le terrain de notre cœur, il le
libère de la torpeur, des incertitudes et de toutes les craintes qui peuvent le
freiner, de manière que la Parole du Seigneur soit mise en pratique, de façon
authentique et joyeuse. C’est un vrai secours ce don de la force, il nous rend
plus forts, il nous libère aussi de nombreuses entraves.
Il y a aussi des moments
difficiles et des situations extrêmes où le don de la force se
manifeste de manière extraordinaire, exemplaire. C’est le cas de ceux qui
doivent affronter des expériences particulièrement dures et douloureuses, qui
bouleversent leur vie et celle de leurs proches. L’Église resplendit du
témoignage de très nombreux frères et sœurs qui n’ont pas hésité à donner
leur vie, pour rester fidèles au Seigneur et à son Évangile. Aujourd’hui aussi,
il ne manque pas de chrétiens qui, dans de très nombreux endroits du monde, continuent
à célébrer et à témoigner de leur foi, avec une profonde conviction et
sérénité, et qui résistent même lorsqu’ils savent que cela peut coûter un prix
plus élevé. Nous aussi, nous connaissons tous des gens qui ont vécu des
situations difficiles, tant de douleurs. Mais pensons à ces hommes, à ces
femmes, qui conduisent une vie difficile, luttent pour faire vivre leur
famille, éduquer leurs enfants : ils font tout cela parce que l’esprit de force
les aide. Combien d’hommes et de femmes — nous ne connaissons pas leurs noms —
qui honorent notre peuple, honorent notre Église, parce qu’ils sont forts :
forts pour mener de l’avant leur vie, leur famille, leur travail, leur foi. Ces
frères et sœurs sont des saints, des saints dans le quotidien, des saints cachés
parmi nous : ils ont justement le don de la force pour accomplir leur devoir de
personnes, de pères, de mères, de frères, de sœurs, de citoyens. Il y en a tant
! Rendons grâce au Seigneur pour ces chrétiens qui sont d’une sainteté cachée :
c’est le Saint-Esprit qu’ils ont à l’intérieur qui les fait avancer ! Et cela
nous fera du bien de penser à ces personnes: si elles font tout cela, si elles
peuvent le faire, pourquoi pas moi ? Et cela nous fera du bien aussi de
demander au Seigneur qu’il nous donne le don de la force.
Il ne faut pas penser que
le don de la force soit nécessaire uniquement dans certaines occasions ou dans
des situations particulières. Ce don doit constituer la note de fond de notre
être chrétien, dans l’ordinaire de notre vie quotidienne. Comme je l’ai dit,
chaque jour de notre vie quotidienne, nous devons être forts, nous avons besoin
de cette force, pour mener de l’avant notre vie, notre famille, notre foi.
L’apôtre Paul a dit une phrase qu’il nous fera du bien d’entendre : « Je peux
tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 13). Quand nous affrontons la
vie ordinaire, quand viennent les difficultés, rappelons-nous ceci : « Je peux
tout en celui qui me donne la force ». Le Seigneur donne la force, toujours, il
ne nous la fait pas manquer. Le Seigneur ne nous met pas à l’épreuve au-delà de
ce que nous pouvons supporter. Lui est toujours avec nous. « Je peux tout en
celui qui me donne la force ».
Chers amis, parfois, nous pouvons être tentés de nous laisser gagner par la paresse ou pire, par le découragement, surtout face aux difficultés et aux épreuves de la vie. Dans ces cas-là, ne baissons pas les bras, invoquons l’Esprit Saint, pour qu’avec le don de la force, il puisse soulager notre cœur et communiquer une force nouvelle et de l’enthousiasme à notre vie et à notre sequela de Jésus.
Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones présents ce matin, en
particulier la délégation de la région de Diyarbakir, en Turquie, et le Royal
vingt-deuxième régiment d’infanterie canadien français. Que le don de force
vous aide à ne pas perdre courage dans les difficultés et vous donne joie et
enthousiasme dans votre marche à la suite du Christ ! Bon séjour à Rome.
* * *
APPEL
Chers frères, je vous
invite à prier pour les mineurs qui sont morts hier dans la mine de Soma, en
Turquie, et pour tous ceux qui sont encore prisonniers dans les galeries. Que
le Seigneur accueille les défunts dans sa demeure et apporte réconfort à leurs
familles.
Et prions également pour
les personnes qui, ces jours-ci, ont perdu la vie dans la Méditerranée. Que
l’on place au premier plan les droits humains — prions pour cela : que l’on
place au premier plan les droits humains — et que l’on unisse les forces pour prévenir
ces catastrophes honteuses.
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PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 21 mai 2014
Chers frères et sœurs,
bonjour.
Aujourd’hui, je voudrais
mettre en lumière un autre don de l’Esprit Saint, le don de science.
Lorsque l’on parle de science, la pensée se tourne immédiatement vers la
capacité de l’homme de connaître toujours mieux la réalité qui l’entoure et de
découvrir les lois qui régissent la nature et l’univers. La science qui vient
de l’Esprit Saint, toutefois, ne se limite pas à la connaissance humaine :
c’est un don spécial, qui nous conduit à saisir, à travers la création, la
grandeur et l’amour de Dieu et sa relation profonde avec chaque créature.
Lorsque nos yeux sont
illuminés par l’Esprit, ils s’ouvrent à la contemplation de Dieu, dans la
beauté de la nature et dans la grandeur de l’univers, et nous conduisent
à découvrir que toute chose nous parle de Lui et de son amour. Tout
cela suscite en nous un très grand émerveillement et un profond sentiment de
gratitude ! C’est la sensation que nous éprouvons également lorsque nous
admirons une œuvre d’art ou toute autre merveille qui est le fruit du génie et
de la créativité de l’homme : face à tout cela, l’Esprit nous conduit à louer
le Seigneur du plus profond de notre cœur et à reconnaître, dans tout ce que
nous avons et sommes, un don inestimable de Dieu et un signe de son amour
infini pour nous.
Dans le premier chapitre
de la Genèse, précisément au début de toute la Bible, est mis en évidence le
fait que Dieu est satisfait de sa création, en soulignant de façon répétée la
beauté et la bonté de chaque chose. Au terme de chaque journée, il est écrit :
« Dieu vit que cela était bon » (1, 12.18.21.25) : si Dieu voit que la création
est une bonne chose, est une belle chose, nous aussi nous devons adopter cette
attitude et voir que la création est une chose bonne et belle. Tel est le don
de science qui nous fait voir cette beauté, louons donc Dieu, en lui rendant
grâce de nous avoir donné tant de beauté. Et lorsque Dieu finit de créer
l’homme, il ne dit pas : « Dieu vit que cela était bon », mais il dit que cela
était « très bon » (v. 31). Aux yeux de Dieu, nous sommes la chose la plus
belle, la plus grande, la meilleure de la création : les anges aussi sont au-dessous
de nous, nous sommes plus que les anges, comme nous l’avons entendu dans le
livre des Psaumes. Le Seigneur nous aime ! Nous devons lui rendre grâce pour
cela. Le don de la science nous place en profonde harmonie avec le
Créateur et nous fait participer à la limpidité de son regard et de son
jugement. Et c’est dans cette perspective que nous réussissons à saisir dans
l’homme et la femme le sommet de la création, comme accomplissement d’un
dessein d’amour qui est imprimé en chacun de nous et qui nous fait reconnaître
comme frères et sœurs.
Tout cela est un motif de
sérénité et de paix et fait du chrétien un témoin joyeux de Dieu, sur les pas
de saint François d’Assise et de nombreux saints qui ont su louer et chanter
son amour à travers la contemplation de la création. Dans le même temps,
toutefois, le don de la science nous aide à ne pas tomber dans certains
comportements excessifs ou erronés. Le premier est constitué par le risque de
nous considérer comme les propriétaires de la création. La création n’est pas
une propriété, que nous pouvons dominer à notre guise ; ni la propriété de
quelques-uns, d’une poignée de personnes : la création est un don, c’est un don
merveilleux que Dieu nous a fait, afin que nous en prenions soin et que
nous l’utilisions au profit de tous, toujours avec un grand respect et
gratitude. Le deuxième comportement erroné est représenté par la tentation de
nous arrêter aux créatures, comme si celles-ci pouvaient offrir la réponse à
toutes nos attentes. À travers le don de la science, l’Esprit nous aide à ne
pas tomber dans cette erreur.
Mais je voudrais revenir
sur la première voie erronée : dominer la création au lieu de la protéger. Nous
devons protéger la création parce qu’il s’agit d’un don que le Seigneur nous a
fait, c’est le don que Dieu nous a offert ; nous sommes gardiens de la création.
Lorsque nous exploitons la création, nous détruisons le signe de l’amour de
Dieu. Détruire la création signifie dire à Dieu « cela ne me plaît pas ». Et
cela n’est pas bon : voilà le péché.
La protection de la
création est précisément la protection du don de Dieu et cela signifie dire à
Dieu : « Merci, je suis gardien de la création mais pour la faire progresser,
jamais pour détruire ton don ». Cela doit représenter notre attitude à l’égard
de la création : la protéger parce que si nous détruisons la création, la
création nous détruira ! N’oubliez pas cela. Un jour, j’étais à la campagne et
j’ai entendu un dicton prononcé par une personne simple, qui aimait beaucoup
les fleurs et qui en prenait soin. Elle m’a dit : « Nous devons protéger ces
belles choses que Dieu nous a données ; la création nous a été donnée pour que
nous l’utilisions bien ; pas pour l’exploiter, mais pour la préserver, parce
que Dieu pardonne toujours, nous les hommes nous pardonnons parfois, mais
la création ne pardonne jamais et si on n’en prend pas soin, elle nous
détruira ».
Cela doit nous faire
réfléchir et doit nous faire invoquer de l’Esprit Saint le don de la science
pour bien comprendre que la création est le plus beau don de Dieu. Il a fait
tant de bonnes choses pour la meilleure chose qu’est la personne humaine.
Je salue cordialement les
francophones, en particulier les pèlerins des diocèses de Pointe Noire, au
Congo, de Sens et de Fréjus, ainsi que les sœurs de la Sainte Famille de
Bordeaux.
Je vous invite à
contempler souvent la beauté de la création afin d’y découvrir la grandeur et
l’amour de Dieu pour nous. Qu’il remplisse vos cœurs de reconnaissance et que
cela vous encourage à accueillir sa volonté dans votre vie.
Bon pèlerinage à Rome.
* * *
Le 24 mai est le jour de
la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Auxiliatrice des
Chrétiens, vénérée avec une grande dévotion dans le sanctuaire de Sheshan à
Shangai. Je demande à tous les fidèles de prier afin que, sous la protection de
la Mère Auxiliatrice, les catholiques en Chine continuent à croire, à espérer
et à aimer, et qu’ils soient, en toute circonstance, un ferment de coexistence
harmonieuse parmi leurs concitoyens.
Ma pensée va encore aux
populations de Bosnie et Herzégovine et de Serbie, durement touchées par des
inondations, avec des pertes de vies humaines, de nombreux sans-abris et
d’immenses dégâts. Malheureusement la situation s’est aggravée, je vous invite
donc à vous unir à ma prière pour les victimes et pour toutes les personnes
frappées par cette catastrophe. Que ne manquent pas à nos frères notre
solidarité et le soutien concret de la communauté internationale. Tous
ensemble, prions pour ces populations, Je vous salue Marie...
Samedi prochain, à
Aversa, seront proclamés bienheureux Mario Vergara, prêtre du pime, et
Isidoro Ngei Ko Lat, fidèle laïque et catéchiste, tués en 1950 en Birmanie, en
haine de la foi chrétienne. Puisse leur fidélité héroïque au Christ — a dit le
Pape à l’issue de l’Audience générale — être un encouragement et un exemple
pour les missionnaires et en particulier les catéchistes qui, dans les terres
de mission, exercent une œuvre apostolique précieuse et irremplaçable, pour
laquelle toute l’Église leur est reconnaissante.
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Editrice Vaticana
PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 4 juin 2014
Chers frères et sœurs,
bonjour.
Nous voulons aujourd’hui
nous arrêter sur un don du Saint-Esprit qui très souvent n’est pas bien compris
ou considéré de manière superficielle, et qui touche le cœur de notre identité
et de notre vie chrétienne: il s’agit du don de la piété.
Il faut immédiatement
préciser que ce don ne signifie pas avoir compassion de quelqu’un, avoir pitié
de son prochain, mais il indique notre appartenance à Dieu et notre lien
profond avec Lui, un lien qui donne un sens à toute notre vie et qui nous
maintient solides, en communion avec Lui, également dans les moments les plus
difficiles et compliqués.
1. Ce lien avec le
Seigneur ne doit pas être entendu comme un devoir ou une imposition. C’est un
lien qui vient de l’intérieur. Il s’agit d’une relation vécue avec le
cœur : c’est notre amitié avec Dieu, qui nous a été donnée par Jésus, une
amitié qui change notre vie et qui nous remplit d’enthousiasme, de joie. C’est
pourquoi le don de la piété suscite tout d’abord en nous la gratitude et la
louange. Tel est en effet le motif et le sens le plus authentique de notre
culte et de notre adoration. Quand le Saint-Esprit nous fait percevoir la
présence du Seigneur et tout son amour pour nous, il réchauffe notre cœur et
nous incite presque naturellement à la prière et à la célébration. La piété est
donc synonyme d’un authentique esprit religieux, d’une proximité filiale avec
Dieu, de cette capacité de le prier avec amour et simplicité qui est propre aux
personnes humbles de cœur.
2. Si le don de la piété
nous fait croître dans la relation et la communion avec Dieu et nous conduit à
vivre comme ses enfants, il nous aide dans le même temps à déverser cet
amour aussi sur les autres et à les reconnaître comme des frères. C’est alors
que nous serons en effet animés par des sentiments de piété — pas de piétisme !
— à l’égard de ceux qui sont à nos côtés et de ceux que nous rencontrons chaque
jour. Pourquoi ai-je dit : pas de piétisme ? Car certains pensent que faire
preuve de piété signifie fermer les yeux, prendre le visage d’une image pieuse,
faire semblant d’être comme un saint. En piémontais nous disons : faire la
« mugna quacia ». Cela n’est pas le don de la piété. Le don de la
piété signifie être vraiment capables de se réjouir avec qui est dans la joie,
de pleurer avec qui pleure, d’être proche de qui est seul ou angoissé, de
corriger qui est dans l’erreur, de consoler qui est affligé, d’accueillir et de
secourir qui est dans le besoin. Il existe un lien très étroit entre le don de
la piété et la douceur. Le don de la piété que nous donne le Saint-Esprit nous
rend doux, nous rend calmes, patients, en paix avec Dieu, au service des autres
avec douceur.
Chers amis, dans la
Lettre aux Romains, l’apôtre Paul affirme : « En effet, tous ceux qui se
laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez
pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ;
mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que
nous crions “Abba !”, c’est-à-dire: Père ! » (Rm 8, 14-15). Demandons au
Seigneur que le don de son Esprit puisse vaincre notre crainte, nos
incertitudes, également notre esprit inquiet, impatient, et qu’il puisse faire
de nous des témoins joyeux de Dieu et de son amour, en adorant le Seigneur en
vérité et également au service de notre prochain avec douceur et avec le
sourire que le Saint-Esprit nous donne toujours dans la joie. Que le
Saint-Esprit nous donne à tous ce don de piété.
Je suis heureux de vous
accueillir chers amis francophones, particulièrement les paroisses et les
jeunes venant de France et de Suisse. À quelques jours de la Pentecôte, je vous
invite à demander au Seigneur le don de son Esprit pour devenir des témoins
joyeux de son amour. Bon séjour à Rome !
PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 11 juin 2014
Frères et sœurs, la
crainte de Dieu ne signifie pas avoir peur de Dieu, puisque nous savons bien
qu’il est un Père qui nous aime et veut notre salut. La crainte est un don du
Saint Esprit qui nous rappelle que nous sommes petits devant Dieu, incapables
d’obtenir par nous-mêmes la vie éternelle. L’Esprit Saint nous fait prendre
conscience que tout vient de la grâce et que nous n’avons d’autre recours que
de nous laisser conduire au Père par Jésus, avec confiance, reconnaissance et
dans l’espérance. Mais le don de crainte est aussi une « alarme » devant
l’obstination du péché. S’il nous arrive de persévérer dans le mal, alors la
crainte de Dieu nous met en alerte : Attention ! Tu ne seras pas heureux de
cette manière, tu finiras mal ! Au contraire nous sommes invités à suivre le
Seigneur avec humilité, docilité et obéissance. Et il nous remplira de courage
et de force.
Santo Padre: Saluto
cordialmente i cari amici di lingua francese, in particolare i pellegrini delle
Diocesi di Lille e Montpellier. Chiediamo allo Spirito di Pentecoste di farci
il dono del timore di Dio! Che esso ci offra di rimetterci con fede e umiltà
nelle mani del Padre. Che Dio vi benedica!
Je vous salue
cordialement chers amis francophones, en particulier les pèlerins des diocèses
de Lille et de Montpellier. Demandons à l’Esprit de Pentecôte de nous faire le
don de la crainte de Dieu ! Qu’il nous donne de nous en remettre avec confiance
et humilité entre les mains du Père. Que Dieu vous bénisse !
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