samedi 6 juillet 2013

Sainte MARIA GORETTI (II),vierge et martyre



VOIR : http://har22201.blogspot.ca/2012/07/sainte-maria-goretti.html

MESSAGE DU PAPE JEAN PAUL II



À L'ÉVÊQUE D'ALBANO



À L'OCCASION DU CENTENAIRE DE LA MORT



DE SAINTE MARIA GORETTI



A mon Vénéré frère Mgr Agostino VALLINI



Evêque d'Albano


1. Il y a cent ans, le 6 juillet 1902, à l'hôpital de Nettuno, mourait Maria Goretti, sauvagement poignardée le jour précédent dans le petit village de Le Ferriere, dans l'Agro Pontino. En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXème siècle. C'est donc de façon opportune que la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ, à laquelle est confié le soin du Sanctuaire dans lequel repose la dépouille mortelle de la sainte, a voulu célébrer cet événement avec une solennité particulière.

Sainte Maria Goretti fut une jeune fille à laquelle l'Esprit de Dieu accorda le courage de rester fidèle à la vocation chrétienne, jusqu'au sacrifice suprême de la vie. Son jeune âge, le manque d'instruction scolaire et la pauvreté du milieu dans lequel elle vivait n'empêchèrent pas à la grâce de manifester ses prodiges en elle. C'est même précisément dans ces conditions qu'apparut de façon éloquente la prédilection de Dieu pour les personnes humbles. Les paroles avec lesquelles Jésus bénit le Père céleste pour s'être révélé aux petits et aux humbles, plutôt qu'aux sages et aux savants du monde (cf. Mt 11, 25) nous reviennent à l'esprit.

Il a été observé à juste titre que le martyre de sainte Maria Goretti ouvrit ce qui devait être appelé le siècle des martyrs. C'est précisément dans cette perspective, au terme du grand Jubilé de l'An 2000, que j'ai souligné comment "la vive conscience de la pénitence ne nous a pas empêchés de rendre gloire au Seigneur pour ce qu'il a fait au cours de tous les siècles, en particulier au cours du siècle que nous laissons derrière nous, assurant à son Eglise une vaste cohorte de saints et de martyrs" (Novo millennio ineunte, n. 7).

2. Maria Goretti, née à Corinaldo, dans les Marches, le 16 octobre 1890, dut très tôt prendre la route de l'émigration avec sa famille, arrivant, après plusieurs étapes, à Le Ferriere di Conca, dans l'Agro Pontino. Malgré les problèmes liés à la pauvreté, qui ne lui permirent pas d'aller à l'école, la petite Marie vivait dans un milieu familial serein et uni, animé par la foi chrétienne, où les enfants se sentaient accueillis comme un don et étaient éduqués par leurs parents au respect d'eux-mêmes et des autres, ainsi qu'au sens du devoir accompli par amour de Dieu. Cela permit à la petite fille de grandir de façon sereine en nourrissant en elle une foi simple, mais profonde. L'Eglise a toujours reconnu à la famille le rôle primordial et fondamental de lieu de sanctification pour ceux qui en font partie, à commencer par les enfants.

Dans ce contexte familial, Marie acquit une solide confiance dans l'amour providentiel de Dieu, une confiance qui s'est manifestée en particulier au moment de la mort de son père, frappé par la malaria. "Maman, ne perds pas courage, Dieu nous aidera", disait la petite fille dans ces moments difficiles, réagissant avec force au profond vide laissé en elle par la mort de son père.

3. Dans l'homélie pour sa canonisation, le Pape Pie XII, de vénérée mémoire, indiqua Maria Goretti comme "la petite et douce martyre de la pureté" (cf. Discours et radio-messages, XII [1950-1951], 121), car malgré la menace de mort, elle ne manqua pas au commandement de Dieu.

Quel exemple lumineux pour la jeunesse! La mentalité privée d'engagements, qui envahit une grande partie de la société et de la culture de notre temps, a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté. Il ressort du comportement de cette jeune sainte une perception élevée et noble de sa propre dignité et de celle d'autrui, qui se reflétait dans les choix quotidiens, en leur conférant pleinement leur sens humain. N'y a-t-il pas en tout cela une leçon d'une grande actualité? Face à une culture qui accorde trop d'importance à l'aspect physique de la relation entre homme et femme, l'Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un élément qui touche chaque aspect de la personne et qui doit donc être vécu selon une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu. Dans cette perspective, la personne se découvre être à la fois la destinataire d'un don et appelée à devenir, à son tour, un don pour l'autre.

Dans la Lettre apostolique Novo millennio ineunte, j'observai que "dans la vision chrétienne du mariage, la relation entre un homme et une femme - relation réciproque et totale, unique et indissoluble - répond au dessein originel de Dieu, qui s'est obscurci dans l'histoire par la "dureté du coeur", mais que le Christ est venu restaurer dans sa splendeur originelle, en révélant ce que Dieu a voulu "depuis le commencement" (Mt 19, 8). Dans le mariage, élevé à la dignité de sacrement, est aussi exprimé le "grand mystère" de l'amour sponsal du Christ pour son Eglise (cf. Ep 5, 32)" (n. 47).

Il est indéniable que l'unité et la stabilité de la famille humaine doivent aujourd'hui faire face à de nombreuses menaces. Mais, heureusement, à côté de celles-ci, on constate une conscience renouvelée des droits des enfants à être élevés dans l'amour, protégés de tous les types de dangers et formés de façon à pouvoir, à leur tour, affronter la vie avec force et confiance.

4. Dans le témoignage héroïque de la sainte de Le Ferriere, le pardon offert à l'assassin et le désir de pouvoir le retrouver, un jour, au paradis est également digne d'une attention particulière. Il s'agit d'un message spirituel et social d'une importance extraordinaire pour notre temps.

Le récent grand Jubilé de l'An 2000, parmi d'autres aspects, a été caractérisé par un profond appel au pardon, dans le contexte de la célébration de la miséricorde de Dieu. L'indulgence divine pour les difficultés humaines se présente comme un modèle exigeant de comportement pour tous les croyants. Le pardon, dans la pensée de l'Eglise, ne signifie pas relativisme moral ou permissivité. Au contraire, il exige la pleine reconnaissance de la faute et la prise en charge de ses propres respon-sabilités, comme condition pour retrouver la paix véritable et reprendre avec confiance son chemin sur la route de la perfection évangélique.

Puisse l'humanité avancer de façon décidée sur la voie de la miséricorde et du pardon! L'assassin de Maria Goretti reconnut la faute commise, il demanda pardon à Dieu et à la famille de la martyre, il expia avec conviction son crime et garda pendant toute sa vie cette disposition d'esprit. La mère de la sainte, pour sa part, lui offrit sans réticence le pardon de la famille, dans la salle du tribunal où se tint le procès. Nous ne savons pas si ce fut la mère qui enseigna le pardon à sa fille ou le pardon offert par la martyre sur son lit de mort qui détermina le comportement de sa mère. Il est toutefois certain que l'esprit de pardon animait les relations au sein de toute la famille Goretti, et c'est pourquoi il put s'exprimer avec tant de spontanéité chez la martyre et sa mère.

5. Ceux qui connaissaient la petite Maria, dirent le jour de ses funérailles: "Une sainte est morte!". Son culte s'est diffusé sur tous les continents, suscitant partout l'admiration et la soif de Dieu. En Maria Goretti resplendit le caractère radical des choix évangéliques, qui ne connaît pas d'obstacles, mais au contraire est soutenu par les sacrifices inévitables requis par l'appartenance fidèle au Christ.

Je montre l'exemple de cette sainte en particulier aux jeunes, qui sont l'espérance de l'Eglise et de l'humanité. A la veille, désormais, de la XVIIème Journée mondiale de la Jeunesse, je désire leur rappeler ce que j'ai écrit dans le Message qui leur était adressé en préparation à cet événement ecclésial tant attendu: "Au plus fort de la nuit, on peut se sentir apeuré et peu sûr, et l'on attend alors avec impatience l'arrivée de la lumière de l'aurore. Chers jeunes, il vous appartient d'être les sentinelles du matin (cf. Is 21, 11-12) qui annonçent l'arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité!" (n. 3).

Marcher sur les traces du divin Maître comporte toujours une prise de position décidée en Sa faveur. Il faut s'engager à le suivre partout où il va (cf. Ap 14, 4). Toutefois, les jeunes savent qu'ils ne sont pas seuls sur ce chemin. Sainte Maria Goretti et les nombreux adolescents qui, au cours des siècles, ont payé par le martyre l'adhésion à l'Evangile, se trouvent à leurs côtés pour communiquer à leurs âmes la force de rester fermes dans la foi. C'est ainsi qu'ils pourront être les sentinelles d'un matin radieux, illuminé par l'espérance. Que la Très Sainte Vierge, Reine des Martyrs, intercède pour eux!

En élevant cette prière, je m'unis spirituellement à tous ceux qui prendront part aux célébrations jubilaires au cours de ce centenaire et je vous envoie, Vénéré pasteur diocésain, ainsi qu'aux Pères passionnistes bien-aimés qui oeuvrent dans le Sanctuaire de Nettuno, aux fidèles de sainte Maria Goretti et, en particulier, aux jeunes, une Bénédiction apostolique spéciale, propitiatoire d'abondantes faveurs célestes.

Du Vatican, le 6 juillet 2002



JEAN-PAUL II



ANGELUS



Dimanche 6 juillet 2003


Très chers frères et soeurs!

1. Aujourd'hui, 6 juillet, se conclut la célébration du centenaire de la mort de sainte Maria Goretti, "petite et douce martyre de la pureté", comme la définit mon vénéré prédécesseur Pie XII. Sa dépouille mortelle repose dans l'église de Nettuno, dans le diocèse d'Albano, et sa belle âme vit dans la gloire de Dieu. Que dit aux jeunes d'aujourd'hui cette jeune fille fragile, mais chrétiennement mûre, à travers sa vie, mais surtout sa mort héroïque? Marietta - c'est ainsi qu'on l'appelait familièrement - rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d'être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements. Comme ce message est actuel! Aujourd'hui, on exalte souvent le plaisir, l'égoïsme ou même l'immoralité, au nom de faux idéaux de liberté et de bonheur. Il faut réaffirmer avec clarté que la pureté du coeur et du corps doit être défendue, car la chasteté "préserve" l'amour authentique.

2. Que sainte Maria Goretti aide tous les jeunes à faire l'expérience de la beauté et de la joie de la béatitude évangélique: "Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu" (Mt 5, 8). La pureté de coeur, comme toute vertu, exige un entraînement quotidien de la volonté et une discipline intérieure constante. Elle exige avant tout le recours assidu à Dieu dans la prière.

Les multiples occupations et les rythmes accélérés de la vie rendent parfois difficile de cultiver cette importante dimension spirituelle. Les vacances d'été, toutefois, qui pour certains commencent précisément ces jours-ci, si elles ne sont pas "brûlées" dans la dissipation et le simple divertissement, peuvent devenir une occasion propice pour redonner un souffle à la vie intérieure.

3. Alors que je vous souhaite de tirer profit du repos estival pour croître spirituellement, je confie les jeunes à Marie, resplendissante de beauté. Que Marie, qui a soutenu Maria Goretti dans l'épreuve, aide chacun, en particulier les adolescents et les jeunes, à découvrir la valeur et l'importance de la chasteté pour édifier la civilisation de l'amour.

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Après la prière de l'Angelus:

Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs immigrés et de leurs familles

Ces jours-ci est entrée en vigueur la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs immigrés et de leurs familles, adoptée par l'ONU en 1990. Cet instrument législatif marque un pas important en avant, car il considère le migrant comme une personne unie à sa famille. Tandis que j'exprime ma profonde satisfaction pour cet objectif juridique, je souhaite qu'une plus vaste adhésion des Etats en renforce l'efficacité afin que, à travers l'adoption de mesures semblables et la constante collaboration internationale, le phénomène complexe des migrations puisse se dérouler dans la légalité et le respect des personnes et des familles.

Le Saint-Père s'adressait ensuite aux pèlerins dans différentes langues. Il a dit en français:

Je salue cordialement tous les pèlerins francophones. J'adresse en particulier mes salutations aux représentants des 161 organisations membres de la Caritas internationalis, qui commencent demain leur 17 Assemblée générale sur le thème: Mondialiser la solidarité. Que l'Esprit Saint vous assiste et vous inspire, afin d'aider toute l'Eglise à vivre la charité et à mettre en oeuvre un vrai partage avec les plus pauvres!

Je souhaite à tous un bon dimanche.

© Copyright 2003 - Libreria Editrice Vaticana



Sainte Maria Goretti

Vierge et Martyre à 12 ans (✝ 1902)

Appelée aussi Marietta par certains...

Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l'aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d'assurer la subsistance de la famille. Malgré l'exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Toute à l'ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d'elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s'est armé d'un couteau. Maria ne cède pas "C'est un péché, Alessandro!". Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. "Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi on peut parler aussi d’un martyr lent et prolongé." Pie XII à la canonisation de sainte Maria.

"Marietta - c'est ainsi qu'on l'appelait familièrement - rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d'être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements." (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)

A voir: Sainte Maria Goretti, Vierge et martyre (1890-1902) - film en italien, sous titré en français.

Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de Nettuno dans le Latium, aidant sa mère dans les tâches domestiques et priant avec ferveur. En 1902, à l’âge de douze ans, pour défendre sa chasteté contre un voisin qui voulait l’agresser, elle succomba, percée de coups de poignard.

Martyrologe romain



Sainte Maria Goretti

Vierge et martyre (1890-1902)

Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d’une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d’une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s’appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l’éloignement du village l’empêchèrent de fréquenter l’école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu’il s’agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j’irai à la communion », dit-elle l’après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l’Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l’accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d’être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d’un danger qu’elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l’adolescente s’esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L’occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s’écria : « Non ! c’est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n’obéissant plus qu’à son instinct, l’assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu’Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l’hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. — Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l’amour de Jésus, qu’il vienne avec moi au Paradis. » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d’atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu’à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d’une famille où l’on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l’obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l’atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s’unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n’était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d’âme des vierges et des martyrs, cette force d’âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »


Sainte Marie GORETTI

Nom: GORETTI

Prénom: Marie (Maria)

Pays: Italie

Naissance: 16.10.1890 à Corinaldo (Province d'Ancône)

Mort: 06.07.1902 à Près de Nettuno (Marais Pontins - Diocèse d'Albano)

Etat: Laïque - Enfant - Martyre

Note: Fillette du Latium (Marais Pontins), martyre de sa fidélité à sa pureté.


Béatification: 27.04.1947 à Rome par Pie XII

Canonisation: 24.06.1950 à Rome par Pie XII

Fête: 6 juillet (Mémoire facultative)


Réf. dans l’Osservatore Romano: 1991 n.41 p.9

Réf. dans la Documentation Catholique: 1950 col.897-902

Notice brève

Maria Goretti naît en 1890 à Corinaldo, région montagneuse de la Province d'Ancône, d'une famille de cultivateurs. La pauvreté les pousse à émigrer non loin de là dans les marais Pontins, encore insalubres, à Nettuno, au diocèse d'Albano. Elle n'a que dix ans quand son père meurt de la malaria. Elle s'occupe alors de ses cinq frères et sœurs tandis que sa mère travaille aux champs. C'est dans l'Eucharistie et la communion fréquente qu'elle vient puiser consolation et réconfort, tant pour son travail que pour vivre en chrétienne. Elle n'a pas tout à fait douze ans lorsqu'un jeune homme habitant la même ferme se met à la solliciter. Exaspéré par la résistance de Marietta, il finit par la menacer d'un poinçon de 20 cm de long, et la frappe de coups répétés. La sainte meurt le lendemain, 6 juillet 1902, après avoir pardonné à son agresseur. Une foule immense assistait à sa canonisation par Pie XII en 1950 dans laquelle se trouvaient et sa mère et son meurtrier converti.

Notice développée

Maria Goretti naît le 16 otobre 1890 à Corinaldo, village perché entre deux monts sur une hauteur fouettée par le vent, situé au sud d'Ancône dans la province des Marches, sur l'Adriatique. Dans ce village, les habitants vénèrent une "Madone, Reine des Martyrs" (la dernière parole de Maria en mourant sera un cri d'amour: "ô Madonna"). Ses parents, Luigi et Assunta, sont pauvres mais très pieux: prière en famille le soir, éducation des enfants dans la crainte de Dieu et le respect de ses commandements. Mais le petit lopin de terre n'arrive pas à nourrir la nombreuse maisonnée: 7 enfants dont Maria est l'aînée. On leur fait miroiter des conditions de vie meilleure dans des exploitations vacantes au sud de Rome. Assunta est attachée à sa maisonnette qu'elle entretient avec un soin méticuleux et elle ne voudrait pas la quitter; mais nécessité fait loi: ils vendent leur ferme et partent.

Après un premier séjour au village de Colle Gianturco, ils se fixent en 1899 dans celui de Ferriere di Conca, au diocèse d'Albano, au sur de Rome sur le bord de la Méditerranée. C'est la région des "marais Pontins" (appelée maintenant Pontine). Malheureusement, à cette époque, les marais ne sont pas encore asséchés et la région est insalubre. Luigi travaille d'arrache-pied, mais il sera bientôt arrêté par le paludisme. Pour comble de malheur, la famille doit collaborer avec un veuf et son fils. Le père, Jean Serenelli, auquel Luigi est associé, est fainéant et buveur. Son fils Alessandro est un jeune homme de 19 ans grossier et vicieux. Luigi a compris le danger de cette proximité. Avant de mourir, en 1900, rongé par la fièvre paludéenne, le typhus et une pneumonie, il dit à sa femme: "Assunta, retourne à Corinaldo!" Mais c'est impossible car elle est liée par son fermage et endettée. La petite Marietta (Maria) n'a que dix ans à la mort de son père. Elle en est très affligée; elle va souvent au cimetière pour prier sur sa tombe. D'autre part elle fait tout pour consoler sa mère et la seconder dans sa lourde tâche. Elle lui dit: "Courage, maman, n'ayez pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons!"

Marietta a été confirmée dès l'âge de 6 ans. Elle prie sans cesse, avec une prédilection pour le chapelet qu'elle tient toujours enroulé autour de son poignet. "Pourquoi pries-tu tant?" lui demande un jour une amie. "Je prie pour consoler Jésus et Marie de tant de péchés" répond-elle et elle se met à pleurer. Elle désire ardemment faire sa première communion. "Je veux Jésus - dit-elle à sa mère - je ne veux plus être sans Jésus." Mais elle a 10 ans et à l'époque, on ne communie pas avant 11 ans. De plus elle est illettrée et sa mère n'a pas de quoi lui acheter une robe de première communiante. Marietta insiste. Alors l'archiprêtre de Nettuno, la ville voisine, l'interroge et il est surpris par ses connaissances. Les habitants du village se cotisent pour lui fournir le nécessaire et le 29 mai 1902, en la solennité de la Fête-Dieu, maria, avec son frère Angelo et d'autres enfants fait sa première communion dans la petite église de Ferriere. En le recevant dans son cœur Marietta dit à Jésus qu'elle veut se conserver tout entière pour lui.

Le spectacle de cette famille pieuse a quelque influence sur Alessandro. Parfois il participe à la prière du soir et il va à l'église de temps en temps pour une grande fête. Mais peu à peu, la passion le prend à la vue de cette fille, qui, bien qu'elle n'ait pas encore 12 ans, est déjà grande et belle. Il lui fait des sollicitations que d'abord elle ne comprend pas. Puis il se fait menaçant tout en lui disant: "Si tu le dis à ta mère, je te tue." Maria, terrorisée, supplie souvent sa mère de ne pas la laisser seule, mais sans lui dire pourquoi, à cause des menaces d'Alessandro, et Assunta ne comprend pas. Le vendredi 5 juillet 1902, elle lui a réitéré sa demande. Croyant à un caprice, Assunta part tout de même au travail, non loin de là. Maria reste seule pour garder la petite Thérèse encore au berceau. A trois heure de l'après-midi, Alessandro demande à Assunta de le remplacer pour conduire les bœufs. Il gagne alors la maison toute proche et entraîne Maria de force dans la cuisine et exige qu'elle se plie à ses désirs. Maria se débat et lui dit: "Ne fais pas cela! C'est un péché! Tu iras en enfer!" Exaspéré par la résistance de Maria, il la menace d'un poinçon de 20 cm de long qu'il a fabriqué exprès et il la frappe de coups répétés. Il s'éloigne un peu, puis l'entendant encore gémir, il revient à la charge et lui porte de nouveaux coups: 14 en tout. Alerté par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt suivi d'un ouvrier agricole et d'Assunta. Alessandro s'est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes intrerviennent et l'emportent, lié, marchant entre deux chevaux. Ils empêchent ainsi la foule hostile qui s'est formée de le lyncher. Maria est conduite à l'hôpital de Nettuno, placée sur un char à bancs dont les secousses avivent la douleur de ses blessures. Le convoi n'arrive qu'à six heures du soir. Les médecins sont étonnés qu'elle vive encore car elle a été atteinte au cœur, au péricarde, aux intestins et au poumon gauche. Attachée sur la table d'opération, Maria a la consolation de voir arriver un prêtre; puis on l'opère pendant deux heures, sans l'endormir. Pendant l'opération et jusqu'à sa mort, Maria meurt de soif, comme Jésus sur la croix, mais on ne peut lui donner à boire par crainte de la péritonite. Avant de mourir, deux grandes grâces lui sont accordées: elle est inscrite dans la "Congrégation des enfants de Marie", et on en dépose la médaille sur sa poitrine haletante. La seconde grâce, c'est la Sainte communion avec l'Extrême Onction. Avant de lui donner l'hostie, le prêtre demande à la victime si elle pardonne à son agresseur comme Jésus a pardonné sur la croix à ses bourreaux. Surmontant un mouvement de répulsion, elle déclare: "Oui, pour l'amour de Jésus je pardonne. Je veux qu'il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi je lui ai déjà pardonné." Puis vient l'agonie. Elle meurt le 6 juillet à 3 heure de l'après-midi, premier samedi du mois.

Quant à Alessandro, il ne manifeste aucun repentir. Il est condamné à 30 ans de travaux forcés. Il est dans une prison en Sicile. Après un an, Mgr Blandini, l'évêque du lieu, vient le visiter. Le gardien lui dit: "Vous perdez votre temps. C'est un dur, vous verrez!" Effectivement, il est mal reçu, mais quand il lui parle de Maria et de son pardon, Alessandro se met à pleurer et il écrit une lettre de pardon à l'évêque. Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc; elle cueille des fleurs au jardin du Paradis et lui en offre. Allessandro est libéré plus tôt, pour bonne conduite, après 27 ans de détention tout de même. En 1937 il se rend à Corinaldo où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds. "C'est moi Alessandro! Je viens demander pardon pour l'assassin de votre fille." "Maria vous a pardonné, lui dit-elle, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour?" Le lendemain - c'était Noël - ils communient côte à côte à la sainte table. Puis tous les deux sont invités à prendre leur repas chez l'archiprêtre. Par la suite Alessandro entre comme jardinier chez les Franciscains. Et c'est sous l'habit de religieux tertiaire franciscain qu'en 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d'Assunta et de la famille. Et de même pour la canonisation le 24 juin 1950.

Pour le 100e anniversaire de sa naissance, en 2002, Jean Paul II a adressé un Message spécial à l'Évêque d'Albano en soulignant l'actualité de cette Martyre de la pureté.

SOURCE `http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0068.htm


SAINTE MARIA GORETTI

Vierge et martyre (1890-1902)

Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion », dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s'écria : « Non! C'est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsque Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis. » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son cœur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

Résumé tiré de A. Gualandi -- L. Tonini, édition 1947. W. Schamoni, édition 1955, p. 302.

(…)

Discours du pape Pie XII adressé à la jeunesse catholique, contre l'esprit du Mal, au lendemain des cérémonies de Béatification de Ste Maria Goretti :

« Malheur au monde à cause des scandales.

Malheur à ses corrupteurs conscients et volontaires du roman, du journal, de la revue, du théâtre, du film, de la mode indécente.

Malheur à ces jeunes écervelés qui, par une blessure fine et légère, portent l'infection morale dans un coeur encore vierge.

Malheur aux pères et mères qui, dépourvus d'énergie et de prudence, cèdent aux caprices de leurs fils et de leurs filles, renoncent à cette autorité paternelle qui est sur le front de l'homme et de la femme comme reflet de la majesté divine.

Mais malheur aussi à tant de chrétiens de nom et d'illusion qui pourraient sedresser et qui verraient se lever derrière eux des légions de personnes intègres et droites, prêtes à lutter par tous les moyens contre le scandale. La

Justice légale punit - et c'est son devoir - l'assassin d'un enfant. Mais ceux qui ont armé son bras, qui l'ont encouragé, qui, indifférents ou peut-être même avec un sourire indulgent l'ont laissé faire, quelle législation humaine osera jamais ou pourra, si elle le voulait, les punir comme ils le méritent ? Etpourtant, les vrais, les grands coupables, ce sont eux. Sur eux, corrupteurs conscients ou complices inertes, pèse terrible la Justice de Dieu.

Aucun pouvoir humain n'aura-t-il donc en soi-même la force d'émouvoir et de convertir ces coeurs corrompus ou corrupteurs ? La force d'ouvrir les yeux et de secouer la torpeur de tant de chrétiens insouciants ou timides ? Le sang de la martyre et les larmes du meurtrier repenti et pénitent feront ce miracle, Nous l'espérons.»

St. Maria Goretti

One of the largest crowds ever assembled for a canonization—250,000—symbolized the reaction of millions touched by the simple story of St. Maria Goretti (1890-1902).

She was the daughter of a poor Italian tenant farmer, had no chance to go to school, never learned to read or write. When she made her First Communion not long before her death at age 12, she was one of the older and somewhat backward members of the class.

On a hot afternoon in July, Maria was sitting at the top of the stairs of her house, mending a shirt. She was not quite 12 years old, but physically mature. A cart stopped outside, and a neighbor, Alessandro, 18 years old, ran up the stairs. He seized her and pulled her into a bedroom. She struggled and tried to call for help. “No, God does not wish it,” she cried out. “It is a sin. You would go to hell for it.” Alessandro began striking at her blindly with a long dagger.

She was taken to a hospital. Her last hours were marked by the usual simple compassion of the good—concern about where her mother would sleep, forgiveness of her murderer (she had been in fear of him, but did not say anything lest she cause trouble to his family) and her devout welcoming of Viaticum, her last Holy Communion. She died about 24 hours after the attack.

Her murderer was sentenced to 30 years in prison. For a long time he was unrepentant and surly. One night he had a dream or vision of Maria, gathering flowers and offering them to him. His life changed. When he was released after 27 years, his first act was to go to beg the forgiveness of Maria’s mother.

Devotion to the young martyr grew, miracles were worked, and in less than half a century she was canonized. At her beatification in 1947, her mother (then 82), two sisters and a brother appeared with Pope Pius XII on the balcony of St. Peter’s. Three years later, at her canonization, a 66-year-old Alessandro Serenelli knelt among the quarter-million people and cried tears of joy.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-maria-goretti-2/


July 6

St. Maria Goretti

(1890-1902)

One of the largest crowds ever assembled for a canonization—250,000—symbolized the reaction of millions touched by the simple story of Maria Goretti.

She was the daughter of a poor Italian tenant farmer, had no chance to go to school, never learned to read or write. When she made her First Communion not long before her death at age 12, she was one of the larger and somewhat backward members of the class.

On a hot afternoon in July, Maria was sitting at the top of the stairs of her house, mending a shirt. She was not quite 12 years old, but physically mature. A cart stopped outside, and a neighbor, Alessandro, 18 years old, ran up the stairs. He seized her and pulled her into a bedroom. She struggled and tried to call for help. “No, God does not wish it," she cried out. "It is a sin. You would go to hell for it.” Alessandro began striking at her blindly with a long dagger.

She was taken to a hospital. Her last hours were marked by the usual simple compassion of the good—concern about where her mother would sleep, forgiveness of her murderer (she had been in fear of him, but did not say anything lest she cause trouble to his family) and her devout welcoming of Viaticum, her last Holy Communion. She died about 24 hours after the attack.

Her murderer was sentenced to 30 years in prison. For a long time he was unrepentant and surly. One night he had a dream or vision of Maria, gathering flowers and offering them to him. His life changed. When he was released after 27 years, his first act was to go to beg the forgiveness of Maria’s mother.

Devotion to the young martyr grew, miracles were worked, and in less than half a century she was canonized. At her beatification in 1947, her mother (then 82), two sisters and a brother appeared with Pope Pius XII on the balcony of St. Peter’s. Three years later, at her canonization, a 66-year-old Alessandro Serenelli knelt among the quarter-million people and cried tears of joy.

Comment:

Maria may have had trouble with catechism, but she had no trouble with faith. God's will was holiness, decency, respect for one's body, absolute obedience, total trust. In a complex world, her faith was simple: It is a privilege to be loved by God, and to love him—at any cost.

Quote:

"Even if she had not been a martyr, she would still have been a saint, so holy was her everyday life" (Cardinal Salotti).

Patron Saint of:

Catholic youth

Girls

Teenagers

Youth

Saint Maria Goretti

Jan 242009

Memorial

• 6 July

• formerly 5 July

Profile

Beautiful, pious farm girl, one of six children of Luigi Goretti and Assunta Carlini. In 1896 the family moved to Ferriere di Conca. Soon after, Maria’s father died of malaria, and the family was forced to move onto the Serenelli farm to survive.

In 1902 at age twelve, Maria was attacked by 19-year-old farm-hand Alessandro Serenelli. He tried to rape the girl who fought, yelled that it was a sin, and that he would go to hell. He tried to choke her into submission, then stabbed her fourteen times. She survived in hospital for two days, forgave her attacker, asked God‘s forgiveness of him, and died holding a crucifix and medal of Our Lady. Counted as a martyr.

While in prison for his crime, Allessandro had a vision of Maria. He saw a garden where a young girl, dressed in white, gathered lilies. She smiled, came near him, and encouraged him to accept an armful of the lilies. As he took them, each lily transformed into a still white flame. Maria then disappeared. This vision of Maria led to Alessandro’s conversion, and he later testified at her cause for beatification.

Born

• 16 October 1890 at Corinaldo, Ancona, Italy

Died

• choked and stabbed to death during a rape attempt on 6 July 1902 at the age of 12

Venerated

• 25 March 1945 by Pope Pius XII (decree of martyrdom)

Beatified

• 27 April 1947 by Pope Pius XII

Canonized

• 24 June 1950 by Pope Pius XII

• the ceremony was attended by 250,000 including her mother, the only time a parent has witnessed her child‘s canonization

Patronage

• against poverty

• against the death of parents

• Albano, Italy, diocese of

• children

• Children of Mary

• girls

• martyrs

• poor people

• rape victims

• young people in general

(…)

Readings

It is well known how this young girl had to face a bitter struggle with no way to defend herself. Without warning a vicious stranger burst upon her, bent on raping her and destroying her childlike purity. In that moment of crisis she could have spoken to her Redeemer in the words of that classic, The Imitation of Christ: “Though tested and plagued by a host of misfortunes, I have no fear so long as your grace is with me. It is my strength, stronger than any adversary; it helps me and give me guidance.” With splendid courage she surrendered herself to God and his grace and so gave her life to protect her virginity. The life of a simple girl – I shall concern myself only with highlights – we can see as worthy of heaven. Even today people can look upon it with admiration and respect. Parents can learn from her story how to raise their God-given children in virtue, courage, and holiness; they can learn to train them in the Catholic faith so that, when put to the test, God’s grace will support them and they will come through undefeated, unscathed, and untarnished. From Maria’s story carefree children and young people with their zest for life can learn not to be led astray by attractive pleasures which are not only ephemeral and empty but also sinful. Instead they can fix their sights on achieving Christian moral perfection, however difficult that course may prove. With determination and God’s help all of us can attain that goal by persistent effort and prayer. Not all of us are expected to die a martyr‘s death, but we are all called to the pursuit of Christian virtue. So let us all, with God’s grace, strive to reach the goal that the example of the virgin martyr, Saint Maria Goretti, sets before us. Through her prayers to the Redeemer may all of us, each in his own way, joyfully try to follow the inspiring example of Maria Goretti who now enjoys eternal happiness in heaven. - from a homily by Venerable Pope Pius XII at the canonization of Saint Maria Goretti

MLA Citation

• “Saint Maria Goretti“. Saints.SQPN.com. 4 July 2013. Web. 6 July 2013. < http://saints.sqpn.com/saint-maria-goretti/>


Kolaboy. St. Maria Goretti, Acrylic on fiber board, 12x16 inches

DISCORSO DI SUA SANTITÀ PIO XII



AI FEDELI CONVENUTI A ROMA PER LA



CANONIZZAZIONE DI SANTA MARIA GORETTI*



Piazza San Pietro - Sabato, 24 giugno 1950


Venerabili Fratelli e diletti figli,

Per un amoroso disegno della Provvidenza divina l'esaltazione suprema di una umile figlia del popolo è stata celebrata in questo vespro luminoso con una solennità senza pari e in forma sin qui unica negli annali della Chiesa: nella vastità e nella maestà di questo luogo di mistero, fatto tempio sacro, cui è volta il firmamento che canta le glorie dell'Altissimo; da voi così bramata, prima che da Noi disposta; con un concorso di fedeli numerosissimo, quale non videro mai eguale le altre canonizzazioni; e soprattutto quasi così imposta dall'abbagliante fulgore e dalla inebriante fragranza di questo giglio, ammantato di porpora, che or ora con intimo gaudio abbiamo ascritto all'albo dei Santi : la piccola e dolce Martire della purezza : Maria Goretti.

Perchè, diletti figli, siete accorsi in così sterminato numero alla sua glorificazione? Perchè, ascoltando o leggendo il racconto della sua breve vita, così somigliante a una limpida narrazione evangelica per semplicità di linee, per colore di ambiente, per la stessa fulminea violenza della morte, vi siete inteneriti fino alle lacrime? Perchè Maria Goretti ha conquistato così rapidamente i vostri cuori, fino a divenirne la prediletta, la beniamina? Vi è dunque in questo mondo, apparentemente travolto e immerso nell'edonismo, non soltanto una sparuta schiera di eletti assetati di cielo e di aria pura, ma folla, ma immense moltitudini, sulle quali il soprannaturale profumo della purezza cristiana esercita un fascino irresistibile e promettente : promettente e rassicurante.

Se è vero che nel martirio di Maria Goretti sfolgorò soprattutto la purezza, in essa e con essa trionfarono anche le altre virtù cristiane. Nella purezza era l'affermazione più elementare e significante del dominio perfetto dell'anima sulla materia; nell'eroismo supremo, che non s'improvvisa, era l'amore tenero e docile, obbediente ed attivo verso i genitori; il sacrificio nel duro lavoro quotidiano; la povertà evangelicamente contenta e sostenuta dalla fiducia nella Provvidenza celeste; la religione tenacemente abbracciata e voluta conoscere ogni dì più, fatta tesoro di vita e alimentata dalla fiamma della preghiera; il desiderio ardente di Gesù Eucaristico, ed infine, corona della carità, l'eroico perdono concesso all'uccisore: rustica ghirlanda, ma così cara a Dio, di fiori campestri, che adornò il bianco velo della sua prima Comunione, e poco dopo il suo martirio.

Così questo sacro rito si svolge spontaneamente in un'accolta popolare per la purezza. Se alla luce di ogni martirio fa sempre amaro contrasto la macchia di una iniquità, dietro a quello di Maria Goretti sta uno scandalo, che all'inizio di questo secolo parve inaudito. A distanza di quasi cinquant'anni, tra la spesso insufficiente reazione dei buoni, la congiura del malcostume, valendosi di libri, di illustrazioni, di spettacoli, di audizioni, di mode, di spiagge, di associazioni, tenta di scalzare in seno alla società e alle famiglie, a danno principalmente della fanciullezza anche tenerissima, quelli che erano i presidi naturali della virtù.

O giovani, fanciulli e fanciulle dilettissimi, pupille degli occhi di Gesù e dei Nostri, — dite — siete voi ben risoluti a resistere fermamente, con l'aiuto della grazia divina, a qualsiasi attentato che altri ardisse di fare alla vostra purezza?

E voi, padri e madri, al cospetto di questa moltitudine, dinanzi alla immagine di questa vergine adolescente, che col suo intemerato candore ha rapito i vostri cuori, alla presenza della madre di lei, che, educatala al martirio, non ne rimpianse la morte, pur vivendo nello strazio, ed ora s'inchina commossa ad invocarla, — dite — siete voi pronti ad assumere il solenne impegno di vigilare, per quanto è da voi, sui vostri figli, sulle vostre figlie, affine di preservarli e difenderli contro tanti pericoli che li circondano, e di tenerli sempre lontani dai luoghi di addestramento alla empietà e alla perversione morale?

Ed ora, o voi tutti che Ci ascoltate, in alto i cuori! Sopra le malsane paludi e il fango del mondo si stende un cielo immenso di bellezza. È il cielo che affascinò la piccola Maria; il cielo a cui ella volle ascendere per l'unica via che ad esso conduce: la religione, l'amore di Cristo, la eroica osservanza dei suoi comandamenti.

Salve, o soave e amabile Santa! Martire sulla terra e angelo in cielo, dalla tua gloria volgi lo sguardo su questo popolo, che ti ama, che ti venera, che ti glorifica, che ti esalta. Sulla tua fronte tu porti chiaro e fulgente il nome vittorioso di Cristo (cfr. Apoc. 3, 12); sul tuo volto virgineo è la forza dell'amore, la costanza della fedeltà allo Sposo divino; tu sei Sposa di sangue, per ritrarre in te l'immagine di Lui. A te, potente presso l'Agnello di Dio, affidiamo questi Nostri figli e figlie qui presenti e quanti altri sono a Noi spiritualmente uniti. Essi ammirano il tuo eroismo, ma anche più vogliono essere tuoi imitatori nel fervore della fede e nella incorruttibile illibatezza dei costumi. A te i padri e le madri ricorrono, affinchè tu li assista nella loro missione educativa. In te per le Nostre mani trova rifugio la fanciullezza e la gioventù tutta, affinchè sia protetta da ogni contaminazione e possa incedere per il cammino della vita nella serenità e nella letizia dei puri di cuore. Così sia.

*Discorsi e Radiomessaggi di Sua Santità Pio XII, XII,

Dodicesimo anno di Pontificato, 2 marzo 1950 - 1° marzo 1951, pp. 121 - 123

Tipografia Poliglotta Vaticana

A.A.S., vol. XXXXII (1950), n. 11, pp. 597 - 599.


VISITA PASTORALE A LATINA



DISCORSO DI GIOVANNI PAOLO II



DURANTE LA BENEDIZIONE DEL MONUMENTO



IN ONORE DI SANTA MARIA GORETTI



Piazza Santa Maria Goretti - Domenica, 29 settembre 1991


Carissimi, mi congratulo con voi per questa domenica e per questa solenne circostanza. Ma mi congratulo con voi soprattutto per le strade della Provvidenza, la Provvidenza divina, che ha inviato in questo territorio, all’inizio o piuttosto alla vigilia di un nuovo sviluppo, una sua apostola, piccola, giovane. È venuta dalle Marche, ma la sua breve vita, dodici anni, si è compiuta qui, in questa terra, e così si è aperta una storia di diversi protagonisti che hanno portato avanti il progresso dello sviluppo civico, economico, sociale, culturale di questa terra, di questa città di Latina.

Con tutti loro c’è anche un’altra protagonista, questa giovane martire che ha inaugurato un cammino che conduce oltre questa terra, conduce fino al Regno dei Cieli e rimane con noi come testimonianza, tanto necessaria a noi che, attraverso i processi dello sviluppo materiale diventiamo troppo legati a questo regno della terra.

C’è una che ci parla, una che ci dice che lo sviluppo vero dell’uomo, della persona umana, di ciascuno di noi conduce oltre questa terra, conduce al Regno dei Cieli. Ecco, la piccola santa Agnese del ventesimo secolo, come diceva Pio XII, è stata data a voi come dono di Dio, e insieme con voi io ringrazio la Provvidenza divina per questo dono straordinario.

Ringrazio anche tutti voi che avete preparato questo incontro e che vi avete partecipato, ringrazio l’artista scultore che ha fatto questa statua, ringrazio il coro, ringrazio tutta la vostra comunità cittadina, tutti i concittadini di Santa Maria Goretti, da oggi ancora di più perché è stata dichiarata la vostra Patrona celeste. Concittadini terrestri di una concittadina celeste.

Che il Signore vi benedica. A tutti vorrei offrire questa benedizione apostolica come segno della benedizione divina.

© Copyright 1991 - Libreria Editrice Vaticana