mardi 9 juillet 2013

Saint AUGUSTIN ZHAO RONG, prêtre et ses compagnons martyrs


Saint Augustin Zhao Rong, prêtre et martyr

Soldat chinois, il accompagnait un prisonnier, Jean Gabriel Taurin Dufresse, à Pékin. Il fut converti par son comportement et sa foi. Revenu chez lui, il se fit baptiser et devint prêtre. Il évangélisa la province du Si-Chuan, jusqu'au jour où il fut lui-même arrêté. Malade, il mourut d'épuisement dans sa prison en 1815.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/21/14051/-/saint-augustin-zhao-rong-pretre-et-martyr

Saint Augustin ZHAO RONG

Nom: ZHAO RONG
Prénom: Augustin
Pays: Chine
Naissance: ?  (Province du Si-chuan)
Mort: 27.01.1815  à Cheng-du (Province du Yunnan)

Etat: Prêtre  -  Martyr du Groupe des 120 martyrs de Chine  2
Note: Soldat, escortant des prisonniers dont Mgr Dufresse  2, il est ému par sa patience et se convertit. Baptisé par le Père Martin Moye. Prêtre à 35 ans. Martyr en 1815. Cf notice du groupe spécialement le §2.

Béatification: 27.05.1900  à Rome  par Léon XIII
Canonisation: 01.10.2000  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 9 juillet

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2000 n.39 p.9-10  -  n. 40 p.1-7  -  n.41 p.7.10
Réf. dans la Documentation Catholique: 2000 n.19 p.906-908
Notice

Zhao Rong est originaire du Si-chuan. De famille païenne, il s'enrole comme soldat à l'âge de 20 ans. En 1785, il se trouve être de l'escorte qui accompagne à Pékin des prisonniers chrétiens dont le Père Dufresse  2. De retour dans son canton de Wuchuan, il est témoin d'une nouvelle persécution de chrétiens. Parmi les prisonniers, il rencontre le Père Martin Moye (béatifié en 1954) qui le bouleverse par sa charité, sa prière et la force de sa catéchèse. Il l'accompagne à sa sortie de prison. Le Père Moye le baptise le jour de la fête de Saint Augustin, il a alors 30 ans. Les cinq années qui suivent sont pour lui une sorte de séminaire sur le terrain. Un prêtre chinois qui le guide le recommande au Vicaire apostolique, Mgr Pottier, qui l'ordonne prêtre à l'âge de 35 ans. Augustin remplit son ministère avec méthode et patience. Remarquant son courage et ses capacités, Mgr Pottier l'envoie défricher une mission difficile chez une minorité Lolo du Yunnan. Lors de la persécution de l'empereur Jiaqing, il est découvert alors qu'il porte les sacrements à un malade. Il est conduit à Cheng-du, la capitale provinciale. Le magistrat le traite durement, tournant sa foi en dérision. On lui applique 60 coups de bambou sur les chevilles, puis 80 soufflets avec la semelle de cuir. Il meurt en prison quelques jours plus tard, le 27 janvier 1815.

Augustin Zhao Rong est le premier prêtre chinois à avoir été martyrisé. C'est la raison qui le fait nommer en tête de la liste des 120 martyrs de Chine canonisés le 1er octobre 2000. Le protomartyr de Chine est le Père dominicain espagnol François Fernandes de Capillas  2, mort en 1648.

Saint Augustin Zhao Rong

Canonisé avec les Martyrs de Chine ( 1815)

Soldat, il accompagnait un prisonnier, Jean Gabriel Taurin Dufresse, à Pékin. Il fut converti par son comportement et sa foi. Revenu chez lui, il se fit baptiser et devint prêtre. Il évangélisa la province du Si-Chuan, jusqu'au jour où il fut lui-même arrêté. Malade, il mourut d'épuisement dans sa prison.
Il a été canonisé avec les martyrs de Chine, durant le jubilé 2000.

Commémoraison de la passion de saint Augustin Zhao Rong, prêtre et martyr. Quand sévit la persécution en Chine, il fut arrêté dans la province chinoise de Sichuan et, déjà malade, mourut d’épuisement en prison, un jour non précisé du printemps, en 1615. Sa mémoire est célébrée, avec les autres martyrs de Chine, le 9 juillet.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/6211/Saint-Augustin-Zhao-Rong.html


Saints Augustin ZhaoRong et ses compagnons

Martyrs en Chine

Mémoire des saints Augustin Zhao Rong, prêtre, Pierre Sans y Jorda, évêque et leurs compagnons, martyrs  en Chine entre 1648 et 1930: 

- Évêques : saints Louis Versiglia, Antoine Fantosati, François Fogolla, Gabriel-Taurin Dufresse et Grégoire Grassi. 

- Prêtres : saints Céside Giacomantonio, François-Marie Lantrua (Jean de Triora), Joseph-Marie Gambaro, franciscains ; François Diaz del Ricon, François-Fernandez de Capillas, François Serrano, Joachim Royo, Jean Alcober, dominicains ; Léon-Ignace Mangin, Modeste Andlauer, Paul Denn, Remi Isoré, jésuites ; Albéric Crescitelli, de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères ; Auguste Chapdelaine et Jean-Pïerre Néel, des Missions étrangères de Paris ; Calliste Caravario, salésien ; François-Régis Clet, Lazariste ; Paul Liu Hanzuo et Thaddée Liu Ruiting.

- Séminaristes : saints Joseph Zhang Wenlan et Paul Chen Changpin

- Catéchistes : saints Jérôme Lu Tingmei, Joachim He Kaizhi, Jean Chen Xianheng, Jean Zhang Tianshen, Joseph Zhang Dapeng, Laurent Wang Bing, Lucie Yi Zenmei, Martin Wu Xuesheng, Pierre Liu Wenynam, Pierre Wu Guosheng. 

- Saints et saintes : Agathe Lin Zhao,Agnès Cao Kuiying, André Wang Tianqing, Anne An Jianzhi, Anne Wang, Barbe Cui Lianzhi, Élisabeth Gin Bianzhi, Jean-Baptiste Lou Tingyin, Jean-Baptiste Wu Mantang, Jean-Baptiste Zhao Mingxi, Jean-Baptiste Zhou Wuzui, Jean Wang Guizin, Jean Wu Wengin, Joseph Ma Taishun, Joseph Wang Guiji, Joseph Wang Yumei, Joseph Yuan Gengyin, Joseph Yuan Zaide, Lang Yangzhi, Laurent Bai Xiaoman, Lucie Wang Cheng, Lucie Wang Wangzhi, Madeleine Du Fengju, Marc Ji Tianxiang, Marie An Guozhi, Marie An Lihua, Marie Du Tianshi, Marie Du Zhaozhi, Marie Fan Kun, Marie Fu Guilin, Marie Guo Lizhi, Marie Zhou Wuzhi, Marie Wang Lizhi, Marie Zhao Guoqzhi, Marie Zhao, Marie Zheng Xu, Marie Zhou Wuxhi, Marthe Wang Louzhi, Paul Ke Tingzhu, Paul Lang Fu, Paul Liu Jinde, Paul Wu Juan, Paul Wu Wanshu, Pierre Zhao Mingzhen, Pierre Zhou Rixin, Raymond Li Quenzhen, Rose Chen Aixie, Rose Fao Hui, Rose Zhao, Simon Qin Chunfu, Thérèse Chen Jinxie, Thérèse Zhang Hezhi, Xi Guizi et Zhang Huailu.

À différentes périodes et en divers lieux de Chine, ils ont attesté avec vigueur l’Évangile du Christ par la parole et par l’action et, à cause de leur prédication ou de leur confession de foi, ils ont été mis à mort, victimes de persécutions entre 1648 et 1930.


Martyrologe romain



Saint Augustin Zhao Rong

prêtre, martyr

† 1815


Notice biographique
Zhao Rong est originaire du Si-chuan. De famille païenne, il s'enrôle comme soldat à l'âge de 20 ans. En 1785, il se trouve être de l'escorte qui accompagne à Pékin des prisonniers chrétiens dont le Père Dufresse. De retour dans son canton de Wuchuan, il est témoin d'une nouvelle persécution de chrétiens. Parmi les prisonniers, il rencontre le Père Martin Moye (béatifié en 1954) qui le bouleverse par sa charité, sa prière et la force de sa catéchèse. Il l'accompagne à sa sortie de prison. Le Père Moye le baptise le jour de la fête de Saint Augustin, il a alors 30 ans. Les cinq années qui suivent sont pour lui une sorte de séminaire sur le terrain. Un prêtre chinois qui le guide le recommande au Vicaire apostolique, Mgr Pottier, qui l'ordonne prêtre à l'âge de 35 ans. Augustin remplit son ministère avec méthode et patience. Remarquant son courage et ses capacités, Mgr Pottier l'envoie défricher une mission difficile chez une minorité Lolo du Yunnan. Lors de la persécution de l'empereur Jiaqing, il est découvert alors qu'il porte les sacrements à un malade. Il est conduit à Cheng-du, la capitale provinciale. Le magistrat le traite durement, tournant sa foi en dérision. On lui applique 60 coups de bambou sur les chevilles, puis 80 soufflets avec la semelle de cuir. Il meurt en prison quelques jours plus tard, le 27 janvier 1815.
Augustin Zhao Rong est le premier prêtre chinois à avoir été martyrisé. C'est la raison qui le fait nommer en tête de la liste des 120 martyrs de Chine canonisés le 1er octobre 2000. Le protomartyr de Chine est le Père dominicain espagnol François Fernandes de Capillas, mort en 1648.
Béatifié le 27 mai 1900 à Rome par Léon XIII.
Canonisé le 1er octobre 2000 à Rome par Jean Paul II.

AGOSTINO ZHAO RONG (+ 1815)

ET 119 COMPAGNONS, MARTYRS EN CHINE (+ 1648 – 1930)

1er Octobre 2000

Dès les origines les plus lointaines du peuple chinois (vers le milieu du IIIème millénaire avant J.C.), le sentiment religieux envers l'Être suprême et la piété filiale envers les ancêtres défunts sont les caractéristiques les plus remarquables de sa culture millénaire.

Cette note de pure religiosité se retrouve, plus ou moins, chez les Chinois de tous les siècles, jusqu'à notre époque où, sous l'influence de l'athéisme occidental, quelques intellectuels, en particulier ceux éduqués à l'étranger, ont voulu se débarrasser, comme certains de leurs maîtres occidentaux, de toute idée religieuse. 

Dès le Vème siècle, l'Évangile fut annoncé en Chine et au début du VIIème siècle, la première église y fut édifiée.Sous la dynastie des T'ang (618-907), la Communauté chrétienne se développa pendant deux siècles. Au XIIIème siècle, la compréhension du peuple chinois et de sa culture dont faisait preuve un missionnaire comme Jean de Montecorvino rendit possible la mise en route de la première mission catholique dans le Royaume du Milieu (avec siège épiscopal à Beijin). 

Il n'est pas étonnant que spécialement à l'époque moderne(c'est-à-dire à partir du XVIème siècle, quand les communications entre Orient et Occident commencèrent à être plus fréquentes), se soit manifesté de la part de l'Église Catholique le désir de porter à ce peuple la lumière de l'Évangile afin de valoriser encore plus le trésor de traditions culturelles et religieuses si riches et si profondes. 

À partir donc des dernières décades du XVIème siècle, plusieurs missionnaires furent envoyés en Chine: des personnes comme Matteo Ricci et d'autres avaient été choisis avec le plus grand soin, en tenant compte, en plus de leur esprit de foi et d'amour, de leurs capacités dans l'ordre culturel et de leurs qualifications dans divers domaines de la science, surtout l'astronomie et les mathématiques. Ce fut grâce à eux et à l'estime que les missionnaires montrèrent pour le remarquable esprit de recherche des savants chinois que purent s'établir des rapports de collaboration scientifique très utiles qui servirent à leur tour à ouvrir beaucoup de portes, jusqu'à celle de la cour impériale, et par là, à nouer des relations très profitables avec diverses personnes de grande valeur. 

La qualité de la vie religieuse de ces missionnaires eut pour effet que beaucoup de personnes de haut niveau ressentirent le besoin de mieux connaître l'esprit évangélique qui les animait et, par conséquent d'être instruites de la religion chrétienne, ce qui fut fait d'une manière qui convenait à leurs caractéristiques culturelles et leur façon de penser. À la fin du XVIème siècle et au début du XVIIème, nombreux furent ceux qui, après la préparation requise, demandèrent le baptême et devinrent de fervents chrétiens, en maintenant toujours avec une légitime fierté leur identité de chinois et leur culture. 

Le Christianisme fut alors perçu comme une réalité qui ne s'opposait pas aux valeurs les plus hautes des traditions du peuple chinois, ni se superposait à elles, mais les enrichissait d'une lumière et d'une dimension nouvelles. 

Grâce aux excellents rapports qui existaient entre certains missionnaires et l'Empereur K'ang-shi lui-même, et grâce aux services que ces missionnaires avaient rendus pour rétablir lapaix entre le «Tsar» de Russie et le «Fils du Ciel», c'est-à-dire l'Empereur, ce dernier émit en 1692 le premier décret de liberté religieuse, en vertu duquel ses sujets pouvaient suivre la religion chrétienne et tous les missionnaires pouvaient la prêcher dans ses vastes domaines. 

Par voie de conséquence, l'action missionnaire et la diffusion du message chrétien se développèrent notablement et nombreux furent les chinois qui, attirés par la lumière du Christ, demandèrent à recevoir le Baptême. 

Malheureusement, la pénible question des «rites chinois» irrita l'Empereur K'ang-shi et prépara la persécution (fortement influencée par celle du Japon voisin), qui se répandit, ici ou là, ouverte ou sournoise, violente ou voilée, par vagues successives, de la première décade du XVIIème siècle à environ la moitié du XIXème siècle, tuant missionnaires et fidèles laïcs et détruisant de nombreuses églises. 

Ce fut exactement le 15 janvier 1648 que les Tartares Mandchous, ayant envahi la région du Fujian et s'étant montrés hostiles au christianisme, tuèrent le Bienheureux François Fernández de Capillas, prêtre de l'Ordre des Frères Prêcheurs. Après l'avoir emprisonné et torturé, ils le décapitèrent pendant qu'il récitait avec d'autres les mystères douloureux du Rosaire. 

Le Bienheureux François Fernández de Capillas a été reconnu par le Saint Siège comme le «premier martyr» de la Chine. 

Vers le milieu du siècle suivant, le XVIIIème, 5 autres missionnaires espagnols qui avaient exercé leur activité dans les années 1715-1747, furent également tués suite à une nouvelle persécution commencée en 1729 avec les derniers soubresauts en 1746.C'était l'époque des Empereurs Yung-cheng et de son fils K'ien-lung. 

Le Bienheureux Pierre Sans i Iordà, O.P., Évêque, fut martyrisé en 1747.  

Le Bienheureux François Serrano, O.P., prêtre.  


Le Bienheureux Joachim Royo, O.P., prêtre.  


Le Bienheureux Jean Alcober, O.P., prêtre.  


Le Bienheureux François Diaz, O.P., prêtre. 

Ces quatre furent tués le 28 octobre 1748, dans la ville de Foochow (Fuzhou). 

Une nouvelle phase de persécution à l'égard de la religion chrétienne se déroula au XIXème siècle. 

Tandis que le catholicisme avait été autorisé par quelques Empereurs des siècles passés, l'Empereur Kia-Kin (1796-1821) publia à son encontre des décrets nombreux et sévères. Le premier remonte à 1805; 2 édits de 1811 étaient dirigés contre ceux des Chinois qui étudiaient pour recevoir les Ordres sacrés et contre les prêtres qui propageaient la religion chrétienne. Un décret de 1813 exemptait de tout châtiment les apostats volontaires, c'est-à-dire les chrétiens qui déclaraient spontanément qu'ils abandonnaient la foi chrétienne mais frappait tous les autres. 

Au cours de cette période, subirent le martyre: 

Le Bienheureux Pierre Wu, catéchiste laïc, chinois, né d'une famille païenne. Il reçut le Baptême en 1796 et passa le reste de sa vie en annonçant la vérité de la religion chrétienne.Toutes les tentatives pour le faire apostasier furent vaines.Une sentence de mort fut portée contre lui et il fut étranglé le 7 novembre 1814. Il fut suivi dans la fidélité au Christ par, 

Le Bienheureux Joseph Zhang Da Peng, catéchiste laïc, commerçant, baptisé en 1800 et devenu ensuite l'âme de la Mission dans la ville de Kouy Yang. Emprisonné, il fut étranglé le 12 mars 1815. 
En cette année 1815 furent émis 2 autres décrets selon lesquels on approuvait la conduite du Vice roi du Sichuan qui avait fait décapiter Monseigneur Dufresse, des Missions Etrangères de Paris et plusieurs chrétiens chinois.Il s'ensuivit une aggravation de la persécution. Appartiennent à cette période les martyrs suivants: 

Le Bienheureux Jean Gabriel Taurin Dufresse, MEP, évêque, arrêté le 18 mai 1815, conduit à Chengdu, condamné et exécuté le14 septembre 1815. 

Le Bienheureux Augustin Zhao, prêtre diocésain chinois qui, étant d'abord un des soldats qui escortèrent Mgr Dufresse de Chengdu à Beijin, avait été frappé par sa patience et avait demandé à faire partie des néophytes. Une fois baptisé, il avait été envoyé au séminaire et ordonné prêtre.Arrêté, il eut à souffrir de cruels supplices et mourut en 1815. 

Le Bienheureux Jean de Triora, OFM, prêtre, emprisonné avec les autres au cours de l'été 1815, il fut condamné à mort et étranglé le 7 février 1816. 

Le Bienheureux Joseph Yuan, prêtre diocésain chinois, qui après avoir entendu Mgr Dufresse parler de la foi chrétienne avait été conquis par la beauté de cette doctrine et devint ensuite un néophyte modèle. Plus tard, il fut ordonné prêtre et se consacra à l'évangélisation dans divers districts. Il fut arrêté en août 1816, condamné à la strangulation et exécuté le 24 juin 1817. 

Le Bienheureux François Régis Clet, de la Congrégation de la Mission, qui, après avoir obtenu la permission d'aller dans les Missions de Chine, s'était embarqué pour l'Orient en 1791.Arrivé dans le pays, il mena pendant 30 ans une vie missionnaire mortifiée; soutenu par un zèle inlassable, il évangélisa trois immenses provinces de l'Empire chinois: le Jiangxi, le Hubei et le Hunan. Trahi par un chrétien, il fut arrêté et jeté en prison où il subit d'atroces supplices. Suite à une sentence de l'Empereur, il fut étranglé le 17 février 1820. 

Le Bienheureux Thaddée Liu, prêtre diocésain chinois qui refusa d'apostasier, disant qu'il était prêtre et qu'il voulait rester fidèleà la religion qu'il avait prêchée. Condamné à mort, il fut étrangléle 30 novembre 1823. 

Le Bienheureux Pierre Liu, catéchiste laïc, chinois, arrêté en 1814 et condamné à l'exil en Tartarie, où il resta pendant presque vingt ans. Retourné dans sa patrie, il fut de nouveau arrêté et étranglé le 17 mai 1834. 

Le Bienheureux Joachim Ho, catéchiste laïc, chinois, fut baptisé à l'âge d'environ 20 ans.Au cours de la grande persécution de 1814, il avait été pris avec beaucoup d'autres fidèles et soumis à de cruelles tortures.Envoyé en exil en Tartarie, il y resta presque 20 ans. Revenu dans sa patrie, il fut de nouveau arrêté, et refusa d'apostasier. Sa sentence de mort de la part de l'Empereur ayant été confirmée, il fut étranglé le 9 juillet 1839. 

Le Bienheureux Auguste Chapdelaine, MEP, prêtre du diocèse de Coutances (France) entra au Séminaire des MEP et s'embarqua pour la Chine en 1852. Arrivé dans le Guangxi à la fin de 1854, il fut arrêté en 1856, torturé et condamné à mourir dans une cage. Il expira en février 1856. 

Le Bienheureux Laurent Bai Xiaoman, laïc chinois, modeste ouvrier accompagna le Bienheureux Chapdelaine dans l'asile qui avait été offert aux missionnaires. Il fut arrêté avec lui et conduitau tribunal. Rien ne put le faire apostasier. Il fut décapité le 25 février 1856. 

La Bienheureuse Agnès Cao Guiying, veuve, née dans une antique famille chrétienne, elle était engagée dans l'instruction des jeunes filles récemment converties par le Bienheureux Chapdelaine.Arrêtée, elle fut condamnée à mourir dans une cage.Elle fut exécutée le 1 mars 1856. 

Le 28 février 1858, par ordre du mandarin de MaoKou (dans la province de Guizhou), furent tués 3 catéchistes, connus comme les Martyrs de MaoKou. 

Ce sont: 

le Bienheureux Jérôme Lu Tingmei,  

le Bienheureux Laurent Wang Bing,  


la Bienheureuse Agathe Lin Zao. 

Aux trois, il fut demandé de renoncer à la religion chrétienne. Comme leur réponse fut négative, ils furent condamnés à la décapitation. 

Le 29 juillet 1861, 2 séminaristes et 2 laïcs subirent en même temps le martyre. De ces 2 laïcs, l'un était cultivateur et l'autre une veuve qui travaillait comme cuisinière au Séminaire.Ils sont connus comme les Martyrs de Quingyanzhen (Guizhou). 

Ce sont: 

le Bienheureux Joseph Zhang Wenlan, séminariste,  

le Bienheureux Paul Chen Chang-Pin, séminariste,  


le Bienheureux Jean-Baptiste Luo Tingying, laïc,  


la Bienheureuse Marthe Wang-Luo Mande, laïque. 


L'année suivante, les 18 et 19 février 1862, cinq autres personnes donnèrent leur vie pour le Christ: elles sont connues comme les Martyrs de Kay-tcheou. Ce sont: 

le Bienheureux Jean-Pierre Néel, prêtre des Missions Etrangères de Paris,  

le Bienheureux Martin Wu Xuesheng, catéchiste laïc,  


le Bienheureux Jean Zhang Tianshen, catéchiste laïc,  


le Bienheureux Jean Chen Xianheng, catéchiste laïc,  


la Bienheureuse Lucie Yi Zhenmei, catéchiste laïque. 

Entre temps, avaient eu lieu, dans le domaine politique, des événements qui eurent des répercussions considérables sur la vie des missions chrétiennes. 

En juin 1840, le Commissaire impérial de Guangdong, voulant à juste titre supprimer le commerce de l'opium qui était aux mains des Anglais, avait fait jeter à la mer plus de 20.000 caisses de cette drogue.Ce fut là le prétexte de la guerre qui suivit et qui fut gagnée par les Anglais. Quand elle fut terminée, la Chine dût signer, en 1842, le premier traité international des temps modernes, suivi très rapidement d'autres avec l'Amérique et la France. Profitant de l'occasion, la France se substitua au Portugal comme puissance protectrice des Missions. Par voie de conséquence, deux décrets furent émis: l'un de 1844, qui permettait aux Chinois de suivre la religion catholique, et l'autre de 1846 qui supprimait les peines portées autrefois contre les Chrétiens. 

L'Église put alors vivre à découvert et exercer sa mission, en la développant aussi dans le domaine de l'éducation supérieure, universitaire et de la recherche scientifique. 

Avec la multiplication de divers Instituts culturels de haut niveau et leur activité très appréciée, des liens toujours plus profonds s'établirent graduellement entre l'Église et les riches traditions culturelles de la Chine. 

Cette collaboration avec les autorités chinoises favorisa de façon croissante l'estime mutuelle et le partage des vraies valeurs qui doivent inspirer toute société civile. 

Il se passa ainsi un siècle d'expansion des missions chrétiennes, exception faite pour la période pendant laquelle s'abattit sur elles le malheur de l'insurrection de l'«Association de la justice et de l'harmonie» (généralement connue comme l'insurrection des«Boxers») au début du XXème siècle qui fut une occasion de l'effusion de leur sang pour beaucoup de chrétiens. 

Il est connu que, dans cette révolte, confluèrent les sociétés secrètes et la haine accumulée et réprimée contre les étrangers dans les dernières décades du XIXème siècle, à cause des vicissitudes politiques et sociales qui suivirent la «guerre de l'opium» et l'imposition de ce qu'on a appelé les « Traités inégaux» de la part des puissances occidentales. 

Mais le mobile de la persécution des missionnaires, même d'origine européenne, fut très différent.Leur massacre fut provoqué par un motif purement religieux. Ils furent tués pour le même motif pour lequel furent exterminés les Chinois qui s'étaient faits Chrétiens. Des documents historiques indiscutables mettent en évidence la haine anti‑chrétienne qui poussa les Boxers à tuer les missionnaires et les fidèles locaux qui avaient adhéré à leur doctrine. En ce qui les concerne, le 1 juillet 1900, un édit fut promulgué dans lequel il était dit, en substance, que désormais le temps des bonnes relations avec les missionnaires européens et leurs chrétiens était passé, que les premiers devaient être immédiatement rapatriés et les fidèles contraints à l'apostasie, sous peine de mort. 

Alors eut lieu le martyre de quelques missionnaires et de beaucoup de chinois, que l'on peut grouper ainsi: 

a) Martyrs de Shanxi, tués le 9 juillet 1900, Frères Mineurs Franciscains. 

le Bienheureux Grégoire Grassi, évêque, 
le Bienheureux François Fogolla, évêque, 
le Bienheureux Elie Facchini, prêtre, 
le Bienheureux Théodoric Balat, prêtre, 
le Bienheureux André Bauer, religieux frère. 


b) Martyrs du Hunan Méridional, tués le 7 juillet 1900, eux aussi Frères Mineurs Franciscains. 

le Bienheureux Antoine Fantosati, évêque, 
le Bienheureux Joseph‑Marie Gambaro, prêtre, 
le Bienheureux Cesidio Giacomantonio, prêtre ( 4 juillet). 


Aux Martyrs Franciscains du premier Ordre, il faut ajouter sept Franciscaines missionnaires de Marie: 3 françaises, 2 italiennes,1 belge, 1 hollandaise. 

La Bienheureuse Marie Hermine de Jésus (Irma Grivot), 
la Bienheureuse Marie de la Paix (Marie Anne Giuliani), 
la Bienheureuse Marie Claire (Clelia Nanetti), 
la Bienheureuse Marie de Sainte Natalie (Jeanne Marie Kerguin), 
la Bienheureuse Marie de Saint Just (Anne Moreau), 
la Bienheureuse Marie Adolphine (Anne Dierk), 
la Bienheureuse Marie Amandine (Paule Jeuris). 


Onze Franciscains séculiers chinois font également partie des Martyrs de la famille franciscaine. 

Le Bienheureux Jean Zhang Huan, séminariste, 
le Bienheureux Patrice Dong Bodi, séminariste, 
le Bienheureux Jean Wang Rui, séminariste, 
le Bienheureux Philippe Zhang Zhihe, séminariste, 
le Bienheureux Jean Zhang Jingguang, séminariste, 
le Bienheureux Thomas Shen Jihe, laïc, domestique, 
le Bienheureux Simon Qin Cunfu, catéchiste, laïc, 
le Bienheureux Pierre Wu Anbang, laïc, 
le Bienheureux François Zhang Rong, laïc agriculteur, 
le Bienheureux Matthias Feng De, laïc, néophite, 
le Bienheureux Pierre Zhang Banniu, laïc, ouvrier. 


À ceux-là, il faut ajouter quelques fidèles laïcs chinois: 

le Bienheureux Jacques Yan Guodong, agriculteur, 
le Bienheureux Jacques Zhao Quanxin, domestique, 
le Bienheureux Pierre Wang Erman, cuisinier. 

Quand la révolte des Boxers, commencée dans le Shandong, se répandit dans le Shanxi et le Hunan et atteignit même le Tcheli Sud-Oriental, alors Vicariat Apostolique de Xianxian confié aux Jésuites, les chrétiens massacrés se comptèrent par milliers. 

Parmi eux on compte quatre missionnaires jésuites français et 52 chrétiens laïcs chinois, hommes, femmes et enfants, le plus ancien ayant 79 ans, les deux plus jeunes seulement 9 ans. Tous subirent le martyre au mois de juillet 1900; beaucoup d'entre eux furent massacrés dans l'église du village de Tchou-Kia-ho, où ils s'étaient réfugiés et étaient en prière avec les deux premiers des missionnaires suivants: 

le Bienheureux Léon Mangin, SJ, prêtre, 
le Bienheureux Paul Denn, SJ, prêtre, 
le Bienheureux Rémi Isoré, SJ, prêtre, 
le Bienheureux Modeste Andlauer, SJ, prêtre. 


Les noms et l'âge des chrétiens laïcs chinois sont les suivants: 

la Bienheureuse Marie Zhu neé Wu, environ 50 ans, 
le Bienheureux Pierre Zhu Rixin, 19 ans, 
le Bienheureux Jean Baptiste Zhu Wurui, 17 ans, 
la Bienheureuse Marie Fu Guilin, 37 ans, 
la Bienheureuse Barbara Cui née Lian, 51 ans, 
le Bienheureux Joseph Taishun, 60 ans, 
la Bienheureuse Lucie Wang Cheng, 18 ans, 
la Bienheureuse Marie Fan Kun, 16 ans, 
la Bienheureuse Marie Chi Yu, 15 ans, 
la Bienheureuse Marie Zheng Xu, 11 ans, 
la Bienheureuse Marie Du née Zhao, 51 ans, 
la Bienheureuse Madeleine Du Fengju, 19 ans, 
la Bienheureuse Marie Du née Tian, 42 ans, 
le Bienheureux Paul Wu Anjyu, 62 ans, 
le Bienheureux Jean-Baptiste Wu Mantang, 17 ans, 
le Bienheureux Paul Wu Wanshu, 16 ans, 
le Bienheureux Raymond Li Quanzhen, 59 ans, 
le Bienheureux Pierre Li Quanhui, 63 ans, 
le Bienheureux Pierre Zhao Mingzhen, 61 ans, 
le Bienheureux Jean -Baptiste Zhao Mingxi, 56 ans, 
la Bienheureuse Thérèse Chen Tinjieh, 25 ans, 
la Bienheureuse Rose Chen Aijieh, 22 ans, 
le Bienheureux Pierre Wang Zuolung, 58 ans, 
la Bienheureuse Marie Gou née Li, 65 ans, 
le Bienheureux Jean Wu Wenyin, 50 ans, 
le Bienheureux Zhang Huailu, 57 ans 
le Bienheureux Marc Ki-T'ien-Siang, 66 ans, 
la Bienheureuse Anne An née Xin, 72 ans, 
la Bienheureuse Marie An née Guo, 64 ans, 
la Bienheureuse Anne An née Jiao, 26 ans, 
la Bienheureuse Marie An Linghua, 29 ans, 
le Bienheureux Paul Liu Jinde, 79 ans, 
le Bienheureux Joseph Wang Kuiju, 37 ans, 
le Bienheureux Jean Wang Kuixin, 25 ans, 
la Bienheureuse Thérèse Zhang née He, 36 ans, 
la Bienheureuse Lang née Lang, 29 ans, 
le Bienheureux Paul Lang Fu, 9 ans, 
la Bienheureuse Elisabeth Qin née Bian, 54 ans, 
le Bienheureux Simon Qin Cunfu, 14 ans, 
le Bienheureux Pierre Liu Zeyu, 57 ans, 
la Bienheureuse Anna Wang, 14 ans, 
le Bienheureux Joseph Wang Yumei, 68 ans, 
la Bienheureuse Lucie Wang née Wang, 31 ans, 
le Bienheureux André Wang Tianqing, 9 ans, 
la Bienheureuse Marie Wang née Li, 49 ans, 
le Bienheureux Chi Zhuhe, 18 ans, 
la Bienheureuse Marie Zhao née Guo, 60 ans, 
la Bienheureuse Rose Zhao, 22 ans, 
la Bienheureuse Marie Zhao, 17 ans, 
le Bienheureux Joseph Yuan Gengyin, 47 ans, 
le Bienheureux Paul Ge Tingzhu, 61 ans, 
la Bienheureuse Rose Fan Hui, 45 ans. 

Le fait qu'un nombre aussi considérable de fidèles laïcs chinois aient offert leur vie pour le Christ en même temps que les missionnaires qui leur avaient annoncé l'Évangile et s'étaient prodigués pour eux, met en évidence la profondeur des liens que la foi au Christ établit, en réunissant dans une seule famille des personnes de races et cultures diverses, étroitement solidaires entre elles, non pour des raisons politiques mais en vertu d'une religion qui prêche l'amour, la fraternité, la paix et la justice. 
En plus de ceux qui furent massacrés par les Boxers et qui ontété mentionnés ci-dessus, il faut citer le Bienheureux Albert Crescitelli, prêtre des Missions Étrangères de Milan, qui exerçason ministère dans le Shanxi Méridional et fut martyrisé le 21 juillet 1900. 

Des années après, 2 membres de la Société Salésienne de S. Jean Bosco vinrent s'ajouter à la foule nombreuse des Martyrs énumérés ci-dessus. Ce sont: 

le Bienheureux Louis Versiglia, évêque, et 
le Bienheureux Callixte Caravario, prêtre. 

Il furent massacrés ensemble le 25 février 1930 à Li-Thaul-Tseul. 

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_zhao-rong-compagni_fr.html


Augustin Zhao Rong († 1815)
et 119 Compagnons 



Martyrs en Chine  († 1648 - 1930)


Chapelle papale pour la canonisation des Bienheureux

Extraits de l’homélie de Sa Sainteté Jean Paul II

Dimanche 1er octobre 2000

[...] 2. « Les préceptes du Seigneur apportent la joie » (Ps. resp.). Ces paroles du Psaume responsorial reflètent bien l'expérience d'Agostino Zhao Rong et de ses 119 compagnons, Martyrs en Chine. Les témoignages qui nous sont parvenus laissent entrevoir chez eux un état d'âme empreint d'une profonde sérénité et joie.

L'Église est aujourd'hui reconnaissante au Seigneur, qui la bénit et l'inonde de lumière à travers la splendeur de la sainteté de ces fils et filles de la Chine. L'Année Sainte n'est-elle pas le moment le plus opportun pour faire resplendir leur témoignage héroïque? La jeune Anna Wang, âgée de 14 ans, résiste aux menaces du bourreau qui la somme d'apostasier, et, se préparant à être décapité, le visage lumineux, déclare: « La porte du Ciel est ouverte à tous » et murmure trois fois de suite « Jésus ». A ceux qui viennent de lui couper le bras droit et qui se préparent à l'écorcher vif, Chi Zhuzi, âgé de 18 ans, crie avec courage: « Chaque morceau de ma chair, chaque goutte de mon sang vous répéteront que je suis chrétien ».

Les 85 autres Chinois, hommes et femmes de tout âge et de toute condition, prêtres, religieux et laïcs, ont témoigné d'une conviction et d'une joie semblables en scellant leur fidélité indéfectible au Christ et à l'Église à travers le don de la vie. Cela est survenu au cours de divers siècles et en des temps complexes et difficiles de l'histoire de Chine. La célébration présente n'est pas le lieu opportun pour émettre des jugements sur ces périodes de l'histoire: on pourra et on devra le faire en une autre occasion. Aujourd'hui, à travers cette proclamation solennelle de sainteté, l'Église entend uniquement reconnaître que ces martyrs sont un exemple de courage et de cohérence pour nous tous et font honneur au noble peuple chinois.

Parmi cette foule de martyrs resplendissent également 33 missionnaires, hommes et femmes, qui quittèrent leur terre et tentèrent de s'introduire dans la réalité chinoise, en assumant avec amour ses caractéristiques, dans le désir d’annoncer le Christ et servir ce peuple. Leurs tombes sont là-bas, représentant presque un signe de leur appartenance définitive à la Chine, que, même dans leurs limites humaines, ils ont sincèrement aimée, dépensant pour elle toutes leurs énergies. « Nous n'avons jamais fait de mal à personne - répond l'Évêque Francesco Fogolla au gouverneur qui s'apprête à le frapper avec son épée - au contraire, nous avons fait du bien à de nombreuses personnes ». [...]

Pour un approfondissement biographique :

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).


St. Augustine Zhao Rong and Companions

Christianity arrived in China by way of Syria in the 600s. Depending on China’s relations with the outside world, Christianity over the centuries was free to grow or was forced to operate secretly.

The 120 martyrs in this group died between 1648 and 1930. Most of them (87) were born in China and were children, parents, catechists or laborers, ranging from nine years of age to 72. This group includes four Chinese diocesan priests.

The 33 foreign-born martyrs were mostly priests or women religious, especially from the Order of Preachers, the Paris Foreign Mission Society, the Friars Minor, Jesuits, Salesians and Franciscan Missionaries of Mary.

Augustine Zhao Rong was a Chinese solider who accompanied Bishop John Gabriel Taurin Dufresse (Paris Foreign Mission Society) to his martyrdom in Beijing. Augustine was baptized and not long after was ordained as a diocesan priest. He was martyred in 1815.

Beatified in groups at various times, these 120 martyrs were canonized in Rome on October 1, 2000.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-augustine-zhao-rong-2/

Jul 9 – St Augustine Zhao Rong & Companions, (1746-1815), Martyrs

Christianity came to China in the 600s.  It is estimated there are twelve million Catholics in China today despite persecution, martyrdom, and suppression.  The Chinese government refuses to recognize bishops appointed by Rome, rather enforcing a state run “Church” selecting Chinese appointed bishops.  In Chinese, Catholicism is referred to as Tianzhu jiao (天主教, Lord of Heaven Religion).
Augustine was a respected highly-ranked Chinese soldier who accompanied the prisoner Bishop John Gabriel Taurin Dufresse of the Paris Foreign Mission Society to his beheading in Peking in 1815.  Augustine was so impressed by the tremendous patience and courage of Bishop John as the bishop boldly chose death over the denial of his beliefs, Augustine soon realized this man possessed an inner strength that even the greatest Chinese soldier lacked. Acting on this insight, Augustine was baptized, and soon became a diocesan priest—despite the fact he knew such an action was almost a sure sentence to a slow and painful death.
Augustine was not a priest for long, but in the short time he was, he led many youth to the faith. One of those, an 18-year-old boy named Chi Zhuzi, was flayed alive in Zhao Rong’s sight shortly before Augustine himself was tortured and killed.
His captors, many of whom knew Augustine from his Army captain days, no doubt hoped that torturing the youth in front of their former mate would lead the priest to renounce the faith for himself and his followers, so they could call the massacre off. Instead, the steadfast Chi, after having had his right arm lopped off by the Army, cried out, “Every piece of my flesh, every drop of my blood will tell you I’m a Christian!” Needless to say, Chi, Augustine, and all the 119 Chinese youth brought there that day in 1815 glorified God with a martyr’s death.
Lord, you gave your martyrs, St Augustine Zhao Rong & his companions: Grace, to witness Your True Strength – Love, with their lives. Death nor torture could distract them. Grant us similar grace so that neither inconvenience nor unpopularity may distract us from witnessing to You as well in our lives.  Amen.
Love,
Matthew


Sant' Agostino Zhao Rong Sacerdote e martire



Kweichou, Cina, 1746 circa - Sichuan, Cina, primavera 1815

Etimologia: Agostino = piccolo venerabile, dal latino

Emblema: Palma, Croce

Martirologio Romano: Nella provincia di Sichuan in Cina, commemorazione di sant’Agostino Zhao Rong, sacerdote e martire, che, durante la persecuzione, fu gettato in carcere in quanto cristiano e trovò la morte in un giorno non precisato di primavera.

Sant’Agostino Zhao Rong nacque a Kweichou in Cina nel 1746 e a ventisei anni, come guardia carceraria di Wu-chuan, fu chiamato a custodire i cristiani imprigionati durante la persecuzione scoppiata nel 1772. Tra questi vi era un sacerdote che anche in carcere non esitava a spiegare le verità della fede cattolica al suo gregge. Questi era così persuasivo con le sue parole che il carceriere, ascoltandole con attenzione, si ritrovò quasi involontariamente convertito al cristianesimo.

Ricevette quindi il battesimo e la cresima il 28 agosto, assumendo il nome di Agostino in onore del santo del giorno. Postosi al servizio dei missionari ricevette l'incarico di battezzare i bambini moribondi a causa della carestia e, compiuti gli studi teologici necessari, fu ordinato sacerdote nel 1781. Si distinse in particolare come predicatore, poiché le sue parole muovevano alle lacrime gli ascoltatori con il racconto della passione di Gesù. Padre Agostino fu infine inviato a Yunnan a convertire gli aborigeni di quella regione montagnosa, ma durante la persecuzione del 1815 fu riconosciuto come cristiano, arrestato e sottoposto a tortura fino a che morì in carcere in un giorno imprecisato di primavera.

Primo sacerdote di nazionalità cinese di cui sia stato attestato il martirio, Agostino Zhao Rong è stato canonizzato da Papa Giovanni Paolo II il 1° ottobre 2000, durante il grande Giubileo, con altri 119 martiri in terra cinese, ndigeni e missionari. Tra questi ultimi anche alcuni italiani: Giovanni da Triora, Antonino Fantosati, Cesidio Giacomantonio, Giuseppe Maria Gambaro, Gregorio Grassi, Francesco Fogolla (nativo della Diocesi di Pontremoli), Elia Facchini, Alberico Crescitelli, Luigi Versiglia, Callisto Caravario e due suore Francescane Missionarie di Maria (Marianna Giuliani e Clelia Nanetti). Singolarmente Sant’Agostino è festeggiato il 21 marzo, primo giorno di primavera, mentre il 9 luglio ricorre la memoria liturgica comune dei 120 martiri cinesi dei quali Zhao Rong figura come capolista.

Autore:
Fabio Arduino