mardi 2 juillet 2013

Saint PROCESSUS et saint MARTINIEN, martyrs



Saints Processus et Martinien

martyrs - 1er siècle

Martyrs romains, très vénérés à Rome, ils avaient leur tombe et leur basilique à la voie Aurélienne. Leur rencontre avec les apôtres Pierre et Paul, dans la prison n’est pas historique (St Martinien serait un des officiers romains qui auraient permis l’évasion de Pierre et de Paul des prisons de Rome, même si Pierre ne s’évada pas longtemps puisqu’il retourna à Rome ; il fut converti par ses prisonniers).

Tous deux furent arrêtés pour leur foi et furent mis à mort.

Leurs reliques reposent actuellement dans la basilique de Saint-Pierre à Rome. Leur culte a été confinés aux calendriers locaux en 1969.

SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/saints/10912-sts-processus-et-martinien

Saints Processus et Martinien martyrs - 1er siècle

Martyrs romains, très vénérés à Rome, ils avaient leur tombe et leur basilique à la voie Aurélienne. Leur rencontre avec les apôtres Pierre et Paul, dans la prison n’est pas historique (St Martinien serait un des officiers romains qui auraient permis l’évasion de Pierre et de Paul des prisons de Rome, même si Pierre ne s’évada pas longtemps puisqu’il retourna à Rome ; il fut converti par ses prisonniers). Tous deux furent arrêtés pour leur foi et furent mis à mort.

Leurs reliques reposent actuellement dans la basilique de Saint-Pierre à Rome. Leur culte a été confinés aux calendriers locaux en 1969.



Saint Martinien

Martyrisé au Ier siècle (1er s.)

Il aurait été le geôlier de saint Pierre. Avec son compagnon Processus, il n'hésita pas à donner sa vie au Christ qu'il avait découvert grâce à son prisonnier. C'est pourquoi le pape Pascal 1er fit transporter leurs cendres dans la basilique Saint Pierre de Rome où elles sont toujours.

Un tableau de Jean Valentin dit aussi Valentin de Boulogne représentant le Martyre de Saint Procès et Saint Martinien, 1629, se trouve à la Pinacothèque, salle XII, musée du Vatican.

À Rome au cimetière de Damase, au second mille de la voie Aurélienne, les saints Procès et Martinien, martyrs.

Martyrologe romain



Saints Processus et Martinien, martyrs

Les deux martyrs reposèrent jusqu’au IXe siècle au 2ème mille de la via Aurélia. Au IVe siècle fut érigée une basilique sur leurs tombes. Leur culte est attesté par le martyrologe hiéronymien, par les Itinéraires, et les livres liturgiques romains du VIIe siècle. Il s’est maintenu par la suite.

Depuis le IXe siècle, les martyrs sont vénérés dans la basilique vaticane, où Pascal Ier transféra leurs corps.

Leçon des Matines avant 1960 (Cette leçon prennait normalement la 9ème place aux Matines de la Visitation pour commémorer les Sts Martyrs.

Neuvième leçon. Lorsque Pierre et Paul étaient retenus prisonniers dans la prison Mamertine, sur le mont Tarpéien, deux gardes nommés Processus et Martinien, avec quarante autres personnes, furent tellement touchés par la prédication et les miracles des Apôtres, qu’ils se convertirent à la foi de Jésus-Christ, et une source ayant jailli tout d’un coup d’un rocher, ils furent baptisés. Alors ils permirent aux Apôtres de s’en aller, si bon leur semblait. Mais Paulin, préfet militaire, ayant appris cela, s’efforça de détourner Processus et Martinien du parti qu’ils avaient pris. Voyant le temps s’écouler sans résultat, le préfet donna l’ordre de leur frapper le visage et de leur briser la mâchoire à coups de pierre. Amenés bientôt près de la statue de Jupiter, ils refusèrent avec la même constance d’adorer l’idole. Alors le préfet ordonna de les tourmenter sur le chevalet, d’appliquer sur leurs corps des lames rougies et de les battre avec des bâtons. Au milieu de leurs tourments, on ne leur entendait dire que cette parole : « Béni soit le nom du Seigneur ». Jetés enfin en prison, ils ne tardèrent pas à avoir la tête tranchée, en dehors de Rome, sur la voie Aurélienne. Lucine ensevelit leurs corps dans sa propriété, le six de nones de juillet ; ils furent dans la suite transportés dans la Ville et déposés dans la basilique du prince des Apôtres.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

En ce jour où Satan voit pour la première fois reculer son infernale milice devant l’arche sainte, deux combattants de l’armée des élus font cortège à leur Reine. Députés vers Marie par Pierre lui-même en son Octave glorieuse, ils ont dû cet honneur à la foi qui leur fit reconnaître dans le condamné de Néron le chef du peuple de Dieu.

Le prince des Apôtres attendait son martyre au fond de la prison Mamertine, lorsque la miséricorde divine amena près de lui deux soldats romains, ceux-là mêmes dont les noms sont devenus inséparables du sien dans la mémoire de l’Église. L’un se nommait Processus, et l’autre Martinien. Ils furent frappés de la dignité de ce vieillard confié à leur garde pour quelques heures, et qui ne devait remonter à la lumière que pour périr sur un gibet. Pierre leur parla de la vie éternelle et du Fils de Dieu qui a aimé les hommes jusqu’à donner son sang pour leur rachat. Processus et Martinien reçurent d’un cœur docile cet enseignement inattendu, ils l’acceptèrent avec une foi simple, et demandèrent la grâce de la régénération. Mais l’eau manquait dans le cachot, et Pierre dut faire appel au pouvoir de commander à la nature que le Rédempteur avait confié à ses Apôtres, en les envoyant dans le monde. A la parole du vieillard, une fontaine jaillit du sol, et les deux soldats furent baptisés dans l’eau miraculeuse. La piété chrétienne vénère encore aujourd’hui cette fontaine, qui ne diminue ni ne déborde jamais. Processus et Martinien ne tardèrent pas à payer de leur vie l’honneur qu’ils avaient reçu d’être initiés à la foi chrétienne par le prince des Apôtres, et ils sont honorés entre les martyrs [1].

Leur culte remonte aussi haut que celui de Pierre même. A l’âge de la paix, une basilique s’éleva sur leur tombe. Saint Grégoire y prononça, en la solennité anniversaire de leurs combats, la trente-deuxième de ses Homélies sur l’Évangile ; le grand Pape rend témoignage aux miracles qui s’opéraient dans ce lieu sacré, et il célèbre en particulier le pouvoir que les deux saints martyrs ont de protéger leurs dévots clients au jour des justices du Seigneur [2]. Plus tard, saint Paschal Ier enrichit de leurs corps la basilique du prince des Apôtres. Ils occupent aujourd’hui la place d’honneur dans le bras gauche de la croix latine formée par l’immense édifice, et donnent leur nom à tout ce côté du transept où le concile du Vatican a tenu ses sessions immortelles ; il convenait que l’auguste assemblée poursuivît ses travaux sous le patronage des deux vaillants soldats, gardiens de Pierre et sa conquête aux jours de sa glorieuse confession. N’oublions point ces illustres protecteurs de l’Église. La fête de la Visitation, d’institution plus récente que la leur, ne l’a cependant point amoindrie ; si maintenant leur gloire se perd, pour ainsi dire, en celle de Notre-Dame, leur puissance n’a pu que s’accroître à ce rapprochement avec la douce souveraine de la terre et des deux.

[1] Sainte Cécile et la société romaine aux deux premiers siècles.

[2] In Ev. Hom. XXXII, 7-9.

Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Les martyrs Processus et Martinien.

Station à leur basilique sépulcrale, sur la voie Aurélienne.

Rome est en fête, parce que l’octave des Apôtres se poursuit. Il faut donc aujourd’hui célébrer deux Saints qui représentent d’une certaine manière les premiers fruits du sang de leur martyre.

La station de ce jour sur la voie Aurélienne nous est connue par le témoignage de saint Grégoire le Grand qui, pour le natale des saints Processus et Martinien, y prononça sa XXXIIe homélie sur les Évangiles, où nous trouvons ces paroles : Ad San-ctorum Martyrum corpora consistimus, fratres mei [3].

Les Actes des deux Martyrs sont d’époque tardive et peu sûrs. D’après eux, Processus et Martinien seraient les geôliers de Pierre et de Paul, par eux convertis et baptisés dans la prison. Après la décapitation des deux soldats sur la voie Aurélia, une sainte femme nommée Lucine, qu’on a accoutumé de voir paraître en ces circonstances, aurait embaumé et enseveli leurs corps iuxta formam aquæductus, c’est-à-dire près de l’aqueduc de Trajan, qui côtoie maintenant la célèbre villa Pamphili. C’est, en effet, sous ces allées ombragées que se déroulent les galeries de leur cimetière, aujourd’hui en grande partie enterré et inexploré. Les reliques des deux Martyrs, durant la période des grandes translations, furent portées par Paschal Ier à Saint-Pierre, où on les vénère toujours.

Le biographe de ce Pontife nous décrit l’oratoire somptueux élevé par lui en l’honneur des Martyrs, les colonnes et les mosaïques qui l’ornaient. Il se trouvait près de la porte de bronze, par conséquent dans le voisinage de la rotonde de Sainte-Pétronille. Lors de la reconstruction de la basilique vaticane, la tombe des deux saints fut érigée dans l’abside gauche du transept, et au Concile du Vatican on pouvait voir Pie IX assis sur le trône papal établi à ce moment-là sur le tombeau de Processus et de Martinien, les anciens geôliers des deux Princes des Apôtres !

Dans le Missel, l’antienne pour l’introït est celle du 9 juin ; cependant, dans l’Antiphonaire, nous trouvons la suivante (Sap., XIII, 8) : « Les Saints sont devenus les juges du monde ; ils dominent sur les peuples parce que leur Seigneur régnera à jamais ». Cette antienne nous rappelle ce qu’on lit dans les Actes du martyre des saintes Perpétue et Félicité. La veille de leur passion, tandis que les païens se pressaient autour des victimes qui célébraient leur dernière agape, un des prisonniers dit aux curieux : « Regardez-nous bien, afin de pouvoir nous reconnaître au jour du jugement ».

Voici la collecte : « Seigneur qui nous mettez à couvert et nous protégez par les mérites du glorieux martyre de vos saints Processus et Martinien ; faites que nous profitions de leur exemple, pour que nous puissions aussi nous réjouir de leur patronage ». Le fondement théologique de cette consolante réversibilité des mérites surabondants des justes sur tous les membres du corps mystique de Jésus-Christ, est le dogme de la Communion des Saints et de notre unité avec le Divin Sauveur.

La première lecture est la même que pour le natale des martyrs Maris, Marthe, etc. le 19 janvier.

Le répons-graduel est identique à celui de la messe des saints Innocents, car ces deux soldats-martyrs représentent eux aussi, selon la tradition, des prémices, celles de la foi apostolique à Rome. Ps. 123 : « Notre âme a été soustraite, comme un passereau, au filet des chasseurs. Le lacs s’est brisé, et nous avons été délivrés. Notre aide est dans le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre ». Le lacs s’est brisé, c’est-à-dire le corps sur lequel la Providence avait permis que s’exerçât la cruauté du bourreau ; il a défailli dans la douleur et il est demeuré entre les mains du persécuteur, mais l’âme libre s’est envolée au ciel.

Le verset alléluiatique est pris au psaume 67 qui chante les triomphes de Dieu sur ses ennemis. « Alléluia, alléluia. Que les justes se réjouissent et jubilent devant Dieu, qu’ils exultent d’allégresse. Alléluia ».

Le Missel assigne la même lecture évangélique que pour saint Eusèbe de Verceil le 16 décembre. Saint Grégoire le Grand la commenta aussi en effet dans la synaxe de ce jour.

Au contraire, le Lectionnaire de Würzbourg indique celle qui commence par ces mots : Sedente Iesu, comme pour le natale des martyrs Maris, Marthe, etc. Cette divergence, que nous avons déjà notée en d’autres cas, indique que, durant tout le haut moyen âge, la liste des lectures liturgiques de la messe et de l’office n’avait pas encore assumé un caractère absolu de stabilité. Il y avait des lectures de rechange, afin de rendre la liturgie plus variée et plus riche.

L’antienne pour l’offrande des oblations est identique à celle indiquée pour la messe de saint Basilide le 12 juin.

Voici la prière pour la présentation des offrandes : « Recevez, Seigneur, nos oblations et nos prières, rendues plus dignes de votre Majesté par l’intercession de vos saints ».

L’antienne durant la Communion des fidèles est commune au natale des saints Maris, Marthe, etc. ; quant à la prière d’action de grâces, en voici le texte : « Nous avons été rassasiés, Seigneur, par la participation au Sacrifice du saint Corps et du précieux Sang de votre Jésus ; faites que la promesse contenue dans le rite sacré se réalise pour nous au moyen du salut éternel ». Il faut remarquer le mot libamen employé aujourd’hui dans le Missel. Libamen, libamentum ou libum c’est, au sens classique, l’effusion d’un liquide quelconque en sacrifice à la divinité. Par la suite, libare ou prælibare signifia aussi goûter, ou participer au sacrifice en buvant du liquide offert. Transporté dans le langage liturgique, ce mot indique que la Communion des fidèles représente à la fois leur participation rituelle au Sacrifice eucharistique et le Banquet du Sacrifice.

[3] Mes Frères, nous nous tenons près des corps des Saints Martyrs.

Dom Pius Parsch, Le Guide dans l’année liturgique

Les saints Processus et Martinien. — Au temps où saint Pierre et saint Paul étaient enfermés dans la prison mamertine, sur la colline tarpéienne, les deux geôliers Processus et Martinien, touchés par la prédication et par les miracles des deux Apôtres, embrassèrent la foi chrétienne et furent baptisés aussitôt avec l’eau qui jaillit tout à coup d’une roche. Ils voulurent alors aider les apôtres à s’échapper de leur prison. Ils subirent le martyre pour leur foi (en 67 environ). Les reliques des deux martyrs sont actuellement à Saint-Pierre de Rome.



Sts. Processus and Martinian

The dates of these martyrs are unknown. The "Martyrologium Hieronymianum" (ed. De Rossi-Duchesne, 85) gives under 2 July their names. The Berne manuscript of the Martyrology also gives their burial-place, viz. at the second milestone of the Via Aurelia. The old catalogues of the burial places of the Roman martyrs likewise mention the graves of both these saints on this road (De Rossi, "Roma sotterranea", I, 182-3). They were publicly venerated in Rome from the fourth or perhaps the third century, although nothing further is known. Alegend makes them the keepers of the prison of Sts. Peter and Paul (Lipsius, "Apokryphe Apostelgeschich. u. Apostellegenden", II, Brunswick, 1887, 92, 105 sqq., 110 sq.). It cannot be shown how the legend came to give them this identification. Pope Paschal I (817-24) translated the bones of the two martyrs to a chapel in the old basilica of St. Peter; they still rest under the altar dedicated to them in the right transept of the present St. Peter's. Their feast is celebrated on 2 July.

Sources

Acta SS., July, I, 303-4; DUFOURCQ, Les Gesta martyrum romains, I (Paris, 1900), 170 sq., 233, 327 sqq.; MARUCCHI, Les catacombes romaines (2nd ed., Rome, 1903), 46 sqq.


July 2

SS. Processus and Martinian, Martyrs

BY the preaching and miracles of SS. Peter and Paul at Rome, many were converted to the faith, and among others several servants and courtiers of the emperor Nero, of whom St. Paul 1 makes mention. 2 In the year 64 that tyrant first drew his sword against the Christians, who had in a very short time become very numerous and remarkable in Rome. A journey which he made into Greece in 67, seems to have given a short respite to the Church in Rome. He made a tour through the chief cities of that country, attended by a great army of singers, pantomimes, and musicians, carrying instead of arms, instruments of music, masks, and theatrical dresses. He was declared conqueror at all the public diversions over Greece, particularly at the Olympian, Isthmian, Pythian, and Nemæan games, and gained there one thousand eight hundred various sorts of crowns. Yet Greece saw its nobility murdered, the estates of its rich men confiscated, and its temples plundered by this progress of Nero. He returned to Rome only to make the streets of that great city again to stream with blood. The apostles SS. Peter and Paul, after a long imprisonment were crowned with martyrdom. And soon after them their two faithful disciples Processus and Martinian gained the same crown. Their acts tell us that they were the keepers of the Mamertine jail during the imprisonment of SS. Peter and Paul, by whom they were converted and baptized. St. Gregory the Great preached his thirty-second homily on their festival, in a church in which their bodies lay, at which he says, the sick recovered their health, those who were possessed by evil spirits were freed, and those who had foresworn themselves were tormented by the devils. Their ancient church on the Aurelian road being fallen to decay, Pope Paschal I. translated their relics to St. Peter’s church on the Vatican hill, as Anastasius informs us. Their names occur in the ancient Martyrologies. See Tillemont, Hist. Eccl. t. 1. p. 179. and Hist. des Emp. Crevier, &c. 1

Note 1. 1 Phil. iv. 20.

Note 2. Nero reigned the first five years with so much clemency, that once when he was to sign an order for the death of a condemned person, he said, “I wish I could not write.” But his master Seneca, and Burrhus, the prefect of the prætorium, to whom this his moderation was owing, even then discovered in him a bent to cruelty, to correct which they strove to give his passions another turn. With this view Seneca wrote and inscribed to him a treatise On Clemency, which we still have. But both Seneca and Burrhus connived at an adulterous intrigue in which he was engaged in his youth: so very defective was the virtue of the best among the heathen philosophers. If the tutors imagined that by giving up a part, they might save the rest, and by indulging him in the softer passions they might check those which seemed more fatal to the commonwealth, the event showed how much they were deceived by this false human prudence, and how much more glorious it would have been to have preferred death to the least moral evil, could paganism have produced any true martyrs of virtue. The passions are not to be stilled by being soothed: whatever is allowed them is but an allurement to go farther, and soon makes their tyranny uncontrollable. Of this Nero is an instance. For, availing himself of this indulgence, he soon gave an entire loose to all his desires, especially when he began to feel the dangerous pleasure of being master of his own person and actions. He plunged himself publicly, and without shame or constraint, into the most infamous debaucheries, in which such was the perversity of his heart, that, as Suetonius tells us, he believed nobody to be less voluptuous and abandoned than himself, though he said they were more private in their crimes, and greater hypocrites; notwithstanding, at that very time, Rome abounded with most perfect examples of virtue and chastity among the Christians.

There is a degree of folly inseparable from vice. But this in Nero seemed by superlative malice to degenerate into downright phrenzy. All his projects consisted in the extravagances of a madman; and nothing so much flattered his pride as to undertake things that seemed impossible. He forgot all common rules of decency, order, or justice. It was his greatest ambition to sing or perform the part of an actor on the stage, to play on musical instruments in the theatre, or to drive a chariot in the circus. And whoever did not applaud all his performances, or had not the complaisance to let him carry the prize at every race or public diversion, his throat was sure to be cut, or he was reserved for some more barbarous death; for cruelty was the vice which above all others has rendered his name detestable. At the instigation of Poppæa, a most infamous adulteress, he caused his mother Agrippina to be slain in the year 58, and from that time it seemed to be his chief delight to glut his savage mind with the slaughter of the bravest, the most virtuous, and the most noble persons of the universe, especially of those who were the nearest to him. He put to death his wife Octavia after many years ill-usage, and he cut off almost all the most illustrious heads of the empire.

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume VII: July. The Lives of the Saints. 1866.

The Holy Martyrs Processus and Martinian were pagans and they served as guards at the Mamertine prison in Rome.

State criminals were held in this prison, among them some Christians. Watching the Christian prisoners and listening to their preaching, Processus and Martinian gradually came to the knowledge of the Savior. When the holy Apostle Peter was locked up at the Mamertine prison, Processus and Martinian came to believe in Christ. They accepted holy Baptism from the apostle and released him from prison.

The jailer Paulinus learned about this, and he demanded that Sts Processus and Martinian renounce Christ. But they fearlessly confessed Christ, and they spat at the golden statue of Jupiter. Paulinus ordered that they be slapped on the face, and then seeing the resolute stance of the holy martyrs, he subjected them to torture. The martyrs were beaten with iron rods, scorched with fire, and finally, thrown into prison.

A certain illustrious and pious woman, by the name of Lucina, visited them in prison and gave them help and encouragement. The torturer Paulinus was soon punished by God. He fell blind and died three days later. The son of Paulinus went to the city ruler demanding that the martyrs be put to death. Sts Processus and Martinian were beheaded by the sword (+ ca. 67).

Lucina buried the bodies of the martyrs. Today their tomb is in the south transept of St Peter’s Basilica in Rome.