vendredi 26 avril 2013

Saint CLET et saint MARCELLIN, Papes et martyrs



Sts Clet et Marcellin, papes et martyrs

Le Liber Pontificalis indique le 26 avril comme jour martyr de Clet, il est repris en cela par les martyrologes du IXe siècle. Malgré son inscription au Canon de la Messe, sa fête n’eut pas de grande diffusion avant son inscription dans les calendriers des basiliques romaines au XIIe siècle.

Le même jour, au Latran, on célébrait la mémoire de saint Marcellin. Le Liber Pontificalis indique aussi le 26 avril comme jour de sa déposition. Comme pour saint Clet, la réception de la fête fut tardive.

Le catalogue libérien contenu dans le Chronographe de 354 dédouble Clet et Anaclet (le 6 ou 13 juillet), chacun comme pape et martyr. C’est l’usage qui prévalut jusqu’en 1960 où Jean XXIII supprima la fête de juillet consacrée à Saint Anaclet.

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Clet, fils d’Émilien, était de Rome, de la cinquième région et du quartier de Patricius. Il gouverna l’Église sous les empereurs Vespasien et Titus. Conformément au précepte du prince des Apôtres, il ordonna vingt-cinq Prêtres pour la ville de Rome. Il est le premier qui, dans ses lettres, se servit de ces mots : Salut et bénédiction apostolique. Il fit d’excellentes organisations dans l’Église, et l’ayant administrée douze ans, sept mois et deux jours, il reçut la couronne du martyre sous l’empereur Domitien, dans la persécution qui est la seconde après celle de Néron ; il fut enseveli au Vatican, près du corps du bienheureux Pierre.

Cinquième leçon. Marcellin était romain, et gouverna l’Église, de l’an deux cent quatre-vingt-seize à l’an trois cent quatre, pendant la terrible persécution de l’empereur Dioclétien. Il eut à souffrir de nombreuses vexations, par suite de l’injuste sévérité de ceux qui lui reprochaient sa grande indulgence envers les fidèles tombés dans l’idolâtrie, et c’est à cause de cela qu’il fut calomnieusement diffamé, comme ayant offert de l’encens aux idoles. Ce bienheureux Pontife subit la peine capitale pour la confession de la foi avec trois autres Chrétiens : Claudius, Cyrinus et Antoninus. Leurs corps, laissés sans sépulture, devaient en être privés durant trente-six jours, par ordre de l’empereur ; mais le bienheureux Marcel, averti en songe par saint Pierre, prit soin de les inhumer honorablement dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria ; il était accompagné de Prêtres et de Diacres qui portaient des flambeaux et chantaient des hymnes. Saint Marcellin avait gouverné l’Église pendant sept ans, onze mois et vingt-trois jours, et pendant ce temps, i ! fit au mois de décembre deux ordinations, dans lesquelles il ordonna quatre Prêtres et sacra cinq Évêques pour divers lieux.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Deux astres jumeaux se lèvent aujourd’hui sur le Cycle, à la gloire de Jésus vainqueur de la mort. Pour la seconde fois, ce sont deux Pontifes, et deux Pontifes martyrs. Clet, disciple de Pierre, et son successeur presque immédiat sur la chaire romaine, nous reporte à l’origine de l’Église ; Marcellin a vu les jours de la grande persécution de Dioclétien, à la veille du triomphe de la Croix. Inclinons-nous devant ces deux pères de la chrétienté qui l’ont nourrie de leur sang, et présentons leurs mérites à Jésus qui les a soutenus par sa grâce, et leur a donné la confiance qu’un jour ils auraient part à sa résurrection.

On trouve dans le récit de la vie de saint Marcellin un fait qui a été rejeté comme une fable par de savants critiques, et défendu par d’autres non moins érudits. Il est rapporté que le saint Pape fléchit un moment devant les persécuteurs, et qu’il eut la faiblesse d’offrir de l’encens aux idoles. Plus tard, il aurait réparé sa faute dans une nouvelle et courageuse confession qui lui assura la couronne du martyre. Notre plan ne comporte pas les discussions critiques ; nous ne chercherons donc pas à éclaircir ce point d’histoire ; il nous suffit que tout le monde soit d’accord sur le martyre du saint Pape. A l’époque où furent rédigées les Légendes du Bréviaire, on ne doutait pas de la chute de Marcellin, et elle ne fut point omise au récit de la vie du Pontife ; dans la suite, ce fait a été attaqué par des arguments qui ne manquent pas de force ; l’Église cependant n’a jugé que très tard à propos de modifier la rédaction première, et avec d’autant plus de raison que les faits de cette nature n’intéressent en rien la foi. Il n’est pas besoin, sans doute, d’avertir le lecteur que la chute de Marcellin, si elle a eu lieu, ne compromet en rien l’infaillibilité du Pontife romain. Le Pape ne peut enseigner l’erreur quand il s’adresse à l’Église ; mais il n’est pas impeccable dans sa conduite personnelle.

Priez pour nous, saints Pontifes, et jetez un regard paternel sur l’Église de la terre qui fut si agitée en vos temps, et qui est si loin de jouir du calme en ceux où nous vivons. Le culte des idoles a reparu, et si elles ne sont pas aujourd’hui de pierre ou de métal, la violence de ceux qui les adorent n’est pas moindre que celle dont étaient animés les païens des premiers siècles. Les dieux et les déesses devant lesquels on veut voir le monde entier se prosterner, on les appelle Liberté, Progrès, Civilisation moderne. Pour établir le culte de ces nouvelles divinités, on décrète la persécution contre ceux qui refusent de les adorer, on renverse la constitution chrétienne des États, on altère les principes de l’éducation de l’enfance, on rompt l’équilibre des éléments sociaux, et un grand nombre de fidèles sont entraînés par l’attrait de ces nouveautés funestes. Préservez-nous de cette séduction, bienheureux martyrs ! Ce n’est pas en vainque Jésus a souffert ici-bas et qu’il est ressuscité d’entre les morts. Sa royauté était à ce prix ; mais nul n’échappe à son sceptre souverain. C’est afin de lui obéir que nous ne voulons d’autre Liberté que celle qu’il a fondée par son Évangile, d’autre Progrès que celui qui s’accomplit dans la voie qu’il a tracée, d’autre Civilisation que celle qui résulte de l’accomplissement des devoirs qu’il a établis entre les hommes. C’est lui qui a créé l’humanité, qui en a posé les lois et les conditions ; c’est lui qui l’a rachetée et rétablie sur ses bases. Devant lui seul nous fléchissons le genou ; ne permettez pas, bienheureux martyrs, que jamais nous ayons le malheur de nous abaisser devant les rêves de l’orgueil humain, quand bien même ceux qui les exploitent auraient la force matérielle à leur service.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Au témoignage de saint Irénée, Clet ne ferait qu’un avec Anaclet qui gouverna l’Église après Lin et avant Clément. De sa vie nous ne savons rien, sauf ce que nous dit la notice du Liber Pontificalis : qu’il embellit les tombes des Princes des Apôtres, et qu’il fut enseveli au Vatican. Le fait que Clet fut élevé au suprême pontificat alors que des disciples immédiats de Pierre et de Paul vivaient encore, témoigne de ses grands mérites, prophétisés par son nom même.

Plus obscure est l’histoire du pape Marcellin, sur le compte duquel coururent dès l’antiquité les plus bizarres légendes. Selon quelques écrits apocryphes de l’époque des contestations qui suivirent l’élection du pape Symmaque, il aurait d’abord offert de l’encens aux idoles, puis aurait expié comme Pierre cette apostasie, en affrontant spontanément le martyre.

Dans la liste des depositiones episcoporum son nom, il est vrai, est omis, mais cette absence, qu’il ne faut pas se hâter d’expliquer par une damnatio memoriae, peut simplement être attribuée au copiste du laterculum philocalien. En effet, le pape Marcellin non seulement eut une honorable sépulture au cimetière de Priscille près du martyr Crescention, mais sa tombe était pieusement visitée par les pèlerins, si bien qu’il a le titre de Saint dans le livre De cotis Sanctorum Martyrum. Les mêmes apocryphes qui lui attribuent le martyre attestent indirectement la vénération dont au Ve siècle le pape Marcellin était l’objet à Rome, car, dans l’intérêt de la cause du pape Symmaque, ils cherchent à l’exploiter, en proposant le pontife Marcellin comme un premier exemple de la chute d’un pape et de sa réhabilitation postérieure. Une certaine obscurité sur le compte de Marcellin demeure toujours, mais l’antiquité de son culte est bien démontrée par les itinéraires des Catacombes.

Une congrégation religieuse née sous Célestin III vers 1197 et désormais éteinte depuis plusieurs siècles, se vantait d’avoir été instituée par saint Clet ; ses membres portaient une croix à la main à titre d’insigne. A Rome, ils habitaient près de l’église de Sainte-Marie in Xenodochio ou in Trivio où, jusqu’au siècle dernier, était un autel dédié à saint Clet. Aujourd’hui encore, la place voisine s’appelle dei Crociferi.

Le nom de Clet fait partie de la liste primitive des diptyques épiscopaux romains qu’on récite toujours durant la prière de la grande intercession (Communicantes). Sa fête n’apparaît en ce jour que dans le Calendrier de la basilique vaticane du XIIe siècle ; Marcellin le suit, mais n’entre qu’un siècle plus tard environ dans le Bréviaire de la Curie papale.

La tombe primitive de Marcellin a été retrouvée dans le cimetière de Priscille in cubiculo claro, selon l’expression du Liber Pontificalis, près de celle du martyr Crescention. La crypte est ornée de peintures, parmi lesquelles on voit la scène, très rarement représentée, des trois enfants de Babylone refusant d’adorer la statue d’or de Nabuchodonosor. Les pèlerins y ont tracé de nombreux graffiti.

Marcellin est mentionné aussi dans une inscription gravée sur la balustrade (transenna) de marbre d’une crypte du cimetière de Callixte. Il s’agit d’un cubiculum duplex cum arcisoliis et luminare iussu papae sui Marcellini diaconus iste Severus fecit mansionem in pace quietam sibi suisque.

La messe est celle du Commun des Martyrs au temps pascal : Sancti tui.

La secrète est la suivante : « Accueillez, ô Dieu, les prières que nous vous adressons à l’occasion de la fête de vos saints ; et puisque nous ne pouvons avoir aucune confiance en nos mérites, que nous assistent au moins ceux des saints qui vous furent agréables. ». Pour plaire à Dieu, la prière doit être humble, comme celle du pauvre publicain dans le temple. A l’inverse du pharisien orgueilleux qui mettait toute confiance dans ses mérites et méprisait son prochain, l’humilité chrétienne ne connaît qu’un mépris : celui de soi-même. Elle ne voit chez les autres que les dons de Dieu, et invoque les immenses mérites de la Communion des Saints pour suppléer à ses propres insuffisances spirituelles.

Dieu garde et venge jalousement la réputation de ses serviteurs, conformément à ce qui est écrit au sujet de Joseph : Sapientia... mendaces ostendit qui maculaverunt illum. Ainsi des personnes intéressées ont pu émettre les plus étranges jugements sur le compte de Marcellin ; cependant sa tombe, au cimetière de Priscille, est en vénération de toute antiquité, et l’Église, qui est certainement assistée par le Saint-Esprit, se recommande aujourd’hui à ses pieuses prières en le proposant à la vénération des fidèles.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

L’Église nous crie : « Filles de Jérusalem, venez et voyez les martyrs avec leurs couronnes ; le Seigneur les en a couronnés dans un jour de solennité et de joie, Alléluia, Alléluia. »

Saint Clet — Clet, d’après saint Irénée, est le même que saint Anaclet qui fut pape entre saint Lin et saint Clément (78-90). Il connut encore des disciples de saint Pierre et de saint Paul. Nous savons à son sujet qu’il orna les tombeaux des princes des Apôtres. Il aurait été le premier à se servir dans ses lettres de ces mots : Salut et bénédiction Apostolique. Il reçut la couronne du martyre sous l’empereur Domitien et fut enterré au Vatican près de saint Pierre.

Saint Marcellin gouverna l’Église (260-304) pendant la persécution de Dioclétien. Avec une sage prévoyance, il fit construire dans les catacombes de vastes chambres qui servirent pour la célébration du culte pendant les persécutions. Une de ces chambres dans le cimetière de saint Callixte a été conservée en souvenir du saint pape. On affirmait autrefois (sans doute à tort) que ce pape, au temps de la persécution, avait brûlé de l’encens devant les idoles, mais qu’il avait racheté cette faiblesse par un glorieux martyre. Son tombeau se trouvait dans la catacombe de Priscille où il était très honoré.

Pratique : Saint Marcellin fit construire de vastes chambres pour la célébration du culte liturgique, des salles cachées et souterraines. Cela nous fait penser aux églises provisoires des missions. Transportons-nous par la pensée au milieu de la communauté liturgique dans ces églises de fortune.

La messe (Si diligis). — Messe du commun des Souverains Pontifes, avec les oraisons au pluriel.


Saint Anaclet ou Clet.

Pape (3 ème) de 76? à 88 (✝ 88)

Son nom se trouve sur la liste des Papes, mais on ne sait rien de lui. Il est considéré comme le successeur de saint Lin. En raison de l'ignorance des actes de sa vie historique, son culte a été supprimé lors de la réforme de 1969, mais il est toujours cité dans la première prière eucharistique.

Il figure au martyrologe romain à la date du 26 avril: À Rome, commémoraison de saint Clet, pape, qui gouverna l’Église romaine, le second après saint Pierre.

Martyrologe romain


Saint Clet ou Anaclet (76-88)

Il naquit à Rome. Ce fut sous son pontificat que l‘empereur Domitien déclencha la deuxième persécution contre les chrétiens.

Il fit construire une chapelle sur la sépulture de saint Pierre.

Martyrisé en 88 il fut inhumé à côté du Prince des Apôtres.

SOURCE : http://eglise.de.dieu.free.fr/liste_des_papes_01.htm

Cletus, Pope M (RM)
(also known as Anacletus)

Died c. 91. The Roman Cletus, elected pope in the year 76, was the second successor to Saint Peter after Saint Linus. Like Peter, he was fated to be a martyr. He divided Rome into 25 parishes, and was put to death under the Emperor Domitian around 91 AD. He was buried near Saint Linus on the Vatican, where his relics remain. His name is mentioned in the Canon of the Mass (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).



Marcellinus, Pope M (RM)

Born in Rome; died there on October 25, 304, his second feast day. Marcellinus was the son of Projectus. After his election to succeed Pope Saint Caius on June 30, 296, he witnessed the beginnings of Emperor Diocletian's persecution of Christians. According to an ancient legend that may have been Donatist-inspired and which was included in the Roman Breviary until 1883 (since discredited), Marcellinus seems to have apostatized and surrendered the sacred books and offered incense to pagan gods but later repented. He may have died a martyr's death by beheading, but this is still very uncertain; the Liberian calendar places him among those popes who were not put to death for the faith (Benedictines, Delaney, Husenbeth). 

April 26

SS. Cletus and Marcellinus, Popes and Martyrs

ST. CLETUS was the third bishop of Rome, and succeeded St. Linus, which circumstance alone shows his eminent virtue among the first disciples of St. Peter in the West. He sat twelve years, from 76 to 89. The canon of the Roman mass, (which Bossuet 1 and all others agree to be of primitive antiquity,) Bede, and other Martyrologists, style him a martyr. He was buried near St. Linus, on the Vatican, and his relics still remain in that church. 2

St. Marcellinus succeeded St. Caius in the bishopric of Rome, in 296, about the time that Dioclesian set himself up for a deity, and impiously claimed divine honours. Theodoret says, 3 that in those stormy times of persecution, Marcellinus acquired great glory. He sat in St. Peter’s chair eight years, three months, and twenty-five days, dying in 304, a year after the cruel persecution broke out, in which he gained much honour. He has been styled a martyr, though his blood was not shed in the cause of religion, as appears from the Liberian Calendar, which places him among those popes that were not put to death for the faith. 4

It is a fundamental maxim of the Christian morality, and a truth which Christ has established in the clearest terms, and in innumerable passages of the gospel, 5 that the cross, or sufferings and mortification, are the road to eternal bliss. They, therefore, who lead not here a crucified and mortified life, are unworthy ever to possess the unspeakable joys of his kingdom. Our Lord himself, our model and our head, walked in this path, and his great apostle puts us in mind 6 that he entered into bliss only by his blood and by the cross. Nevertheless, this is a truth which the world can never understand, how clearly soever it be preached by Christ, and recommended by his powerful example, and that of his martyrs and of all the saints. Christians still pretend, by the joys and pleasures of this world, to attain to the bliss of heaven, and shudder at the very mention of mortification, penance, or sufferings. So prevalent is this fatal error, which self-love and the example and false maxims of the world strongly fortify in the minds of many, that those who have given themselves to God with the greatest fervour, are bound always to stand upon their guard against it, and daily to renew their fervour in the love and practice of penance, and to arm themselves with patience against sufferings, lest the weight of the corruption of our nature, the pleasures of sense, and flattering blandishments of the world, draw them aside, and make them leave the path of mortification, or lose courage under its labours, and under the afflictions with which God is pleased to purify them, and afford them means of sanctifying themselves.

Note 1. Espos. de la Messe. [back]

Note 2. Certain French critics think Cletus and Anacletus to have been one and the same person; but Orsi (t. 1, l. 2, n. 29, p. 282,) shows them to have been distinct popes. Eusebius, indeed, confounds them, as he did Novatus and Novatian, and the popes Marcellus and Marcellinus; mistakes to which, from the likeness of names, the Greeks were the most liable, as they wrote at so great a distance. But the Latins who had authentic records by them, could not be mistaken; especially the author of the first part of the Liberian Calendar, which appears, in most particulars, to be copied from the public registers of the Roman church: which authorities make it appear that Cletus sat the third, and Anacletus the fifth bishop of Rome. The church sometimes honours the same saint on several days; but the most authentic monuments distinguish these saints. On St. Cletus, and that he is not the same person with St. Anacletus, called by some Anencletus, see A. Sandini, in Dissert. 4, ad Hist. Pontif. Berti. Chron. Hist. Eccl. primi. sæc. t. 1, Orsi, &c. Some modern pontificals tell us that he divided the city of Rome into twenty-five parishes, and first built St. Peter’s church. The faithful celebrated the divine mysteries in the catacombs, or vault, where the remains of the apostles were deposited, and over their tomb St. Cletus might add some embellishments, or enlarge this sacred place. See Bianchini, Notes on Anastasius’s Pontifical, t. 2, p. 61. [back]

Note 3. Theodoret, b. 2, c. 2. [back]

Note 4. Petilian, the Donatist bishop, objected to the Catholics, that Marcellinus had sacrificed to idols, and had delivered up the holy scriptures to the persecutors; also that his priests, Melchiades, Marcellus, and Sylvester, were guilty of the same apostacy; but St. Austin entirely denied the charge, (l. de unico bapt. contra Petilian. c. 16, t. 9, p. 541,) which was a mere calumny of the Donatists. Yet upon this slander some others built another fictitious history of his repentance in a pretended council of Sinuessa. The author discovers himself to have been a barbarous half-Latin Goth, says Coutant. (Append. ad ep. decretales, p. 27.) His forgery contradicts the histories, customs, and language of that age. See Pagi ad an. 303. Natalis Alexander, Tillemont, t. 5; Orsi, t. 3, &c. [back]

Note 5. Matt. v. 5, 10, xvi. 24, x. 38, xi. 12; Luke vi. 25, ix. 23, &c. [back]

Note 6. Hebr. ix. 12. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/4/261.html

Pope St. Cletus

St. Cletus (sometimes Anacletus), the third Pope, governed the Roman Church from about 76 to about 88 during the reigns of the Emperor Vespasian and of Domitian.

St. Cletus has given earlier historians some trouble because of his name. Two of the early lists of the popes, the so-called “Liberian Catalogue” and the “Poem Against Marcion” list an Anacletus as well as a Cletus. Most ancient lists, however, give the papal succession as Peter, Linus, Cletus, Clement; and modern scholars agree that this is the correct listing. Anacletus is a variant of Cletus, and this seems to have caused the difficulty.

The “Liber Pontificalis” says that his father was Emelianus and that Cletus was a Roman by birth, and belonged to the quarter known as the Vicus Patrici. It also tells us that he ordained twenty-five priests, and was buried in Vaticano near the body of St. Peter. St. Cletus’ feast is celebrated along with that of St. Marcellinus on the twenty-sixth of April.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/pope-saint-cletus/

Cletus, Pope M (RM)
(also known as Anacletus)


Died c. 91. The Roman Cletus, elected pope in the year 76, was the second successor to Saint Peter after Saint Linus. Like Peter, he was fated to be a martyr. He divided Rome into 25 parishes, and was put to death under the Emperor Domitian around 91 AD. He was buried near Saint Linus on the Vatican, where his relics remain. His name is mentioned in the Canon of the Mass (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).



SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0426.shtml

Pope St. Cletus

This name is only another form for Anacletus, the second successor of St. Peter. It is true that the LiberianCatalogue, a fourth-century list of popes, so called because it ends with Pope Liberius (d. 366), contains both names, as if they were different persons. But this is an error, owing evidently to the existence of two forms of the same name, one an abbreviation of the other. In the aforesaid catalogue the papal succession is: Petrus,Linus, Clemens, Cletus, Anacletus. This catalogue, however, is the only authority previous to the sixth century (Liber Pontificalis) for distinguishing two popes under the names of Cletus and Anacletus.


The "Carmen adv. Marcionem" is of the latter half of the fourth century, and its papal list probably depends on the Liberian Catalogue. The "Martyrologium Hieronymianum" mentions both "Aninclitus" and "Clitus" (23 and 31 December), but on each occasion these names are found in a list of popes; hence the days mentioned cannot be looked on as specially consecrated to these two persons. Apart from these lists, all other ancientpapal lists, from the second to the fourth century, give as follows the immediate succession of St. Peter:Linos, Anegkletos, Klemes (Linus, Anencletus, Clemens), and this succession is certainly the right one. It is that found in St. Irenæus and in the chronicles of the second and third centuries. Both Africa and the Orientadhered faithfully to this list, which is also given in the very ancient Roman Canon of the Mass, except that in the latter Cletus is the form used, and the same occurs in St. Epiphanius, St. Jerome, Rufinus, and in many fifth- and sixth-century lists. This second successor of St. Peter governed the Roman Church from about 76 to about 88. The "Liber Pontificalis" says that his father was Emelianus and that Cletus was a Roman by birth, and belonged to the quarter known as the Vicus Patrici. It also tells us that he ordained twenty-five priests, and was buried in Vaticano near the body of St. Peter.


There is historical evidence for only the last of these statements. The feast of St. Cletus falls, with that of St. Marcellinus, on 26 April; this date is already assigned to it in the first edition of the "Liber Pontificalis". (SeePOPE SAINT CLEMENT I.)

Sources

LIGHTFOOT, Apostolic Fathers, Pt. I: St. Clement of Rome (2nd ed., London, 1890), 201-345; DUCHESNE, Liber Pontificalis, I, LXIX-LXX, 2-3, 52-53; HARNACK, Gesch. der alt-christl. Lit. bis Eusebius, II-I, 144-202; Acta SS., April, III, 409-11; DE SMEDT, Dissertationes selectæ in hist. eccles. (Ghent, 1876), 300-04.

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Cletus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton Company, 1908. 25 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/04054a.htm>.


Pope St. Anacletus

The second successor of St. Peter. Whether he was the same as Cletus, who is also called Anencletus as well as Anacletus, has been the subject of endless discussion. Irenaeus, Eusebius, Augustine, Optatus, use both names indifferently as of one person. Tertullian omits him altogether. To add to the confusion, the order is different. Thus Irenaeus has Linus, Anacletus, Clement; whereas Augustine and Optatus putClement before Anacletus. On the other hand, the "Catalogus Liberianus", the "Carmen contra Marcionem" and the "Liber Pontificalis", all most respectable for their antiquity, make Cletus and Anacletus distinct from each other; while the "Catalogus Felicianus" even sets the latter down as a Greek, the former as aRoman. Among the moderns, Hergenröther (Hist. de l'église, I 542, note) pronounces for their identity. So also the Bollandist De Smedt (Dissert. vii, 1). Döllinger (Christenth. u K., 315) declares that "they are, without doubt, the same person" and that "the 'Catalogue of Liberius' merits little confidence before 230." Duchesne, "Origines chretiennes", ranges himself on that side also but Jungmann (Dissert. Hist. Eccl., I, 123) leaves the question in doubt. The chronology is, of course, in consequence of all this, very undetermined, but Duchesne, in his "Origines", says "we are far from the day when the years, months, and days of the Pontifical Catalogue can be given with any guarantee of exactness. But is it necessary to be exact about popes of whom we know so little? We can accept the list of Irenaeus  Linus, Anacletus,Clement, Evaristus, Alexander, Xystus, Telesphorus, Hyginus, Pius, and Anicetus. Anicetus reignedcertainly in 154. That is all we can say with assurance about primitive pontifical chronology." That heordained a certain number of priests is nearly all we have of positive record about him, but we know he died a martyr, perhaps about 91.


Campbell, Thomas. "Pope St. Anacletus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907.25 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/01446a.htm>.




Saint Marcellin

Pape (29 ème) de 296 à 304 et martyr (✝ 304)

Son pontificat commença dans une ère de paix pour s'achever dans la persécution de Dioclétien qui fit détruire les églises déjà ouvertes et brûler les Livres Saints. Les fidèles étaient privés de leurs charges. Selon les régions, la persécution fut plus ou moins violente. La bibliothèque de l'Église romaine fut détruite et les supplices commencèrent envers les chrétiens qui refusaient de sacrifier aux dieux. Une tradition veut même que saint Marcellin aurait cédé à un moment donné, mais l'évêque de Rome se reprit et mourut martyr par fidélité à sa foi en Jésus-Christ.

Sur la nouvelle voie Salarienne, au cimetière de Priscille, saint Marcellin, pape, qui subit le martyre en 304, au temps où la persécution de Dioclétien fut si grande que le siège de Rome demeura vacant pendant quatre ans.

Martyrologe romain


Saint Marcellin, Romain d’origine, gouverna l’Église pendant huit ans, de 295 à 304. À cette époque, la persécution de Dioclétien contre les Chrétiens fut si acharnée, qu’en un mois, dix-sept mille Chrétiens de tout sexe et de tout âge furent immolés en diverses provinces.

Un grand nombre de Chrétiens se laissèrent gagner par les menaces ou les promesses ; un pape, même eut la faiblesse de se laisser circonvenir, mais il répara ensuite sa faute en s’offrant lui-même au martyre : ce fut saint Marcellin.

Urbain, le pontife païen du Capitole, vint le trouver. La discussion s’engagea entre eux sur la question de savoir si c’était un grand crime de brûler de l’encens en l’honneur des dieux :

« —Votre Christ, dit le païen, ne reçut-Il point à Son berceau l’encens des mages ? Brûler de l’encens aux dieux est donc, même d’après vous, un hommage légitime.

« —Les mages, dit saint Marcellin, n’offraient point l’encens à une idole vaine, mais au vrai Dieu.

« —Voulez-vous, reprit Urbain, venir un de ces jours au palais de l’empereur ? En sa présence je répondrai à vos objections sur ce point. »

Saint Marcellin y consentit, et le jour venu, prenant la parole devant Dioclétien, il lui dit :

« —Pourquoi semer l’univers de deuil et de carnage, et cela pour un culte faux et superstitieux comme celui de vos idoles ? Pourquoi forcer les Chrétiens, sous peine de mort, à brûler de l’encens devant des statues muettes ? »

Dioclétien espérant, par une feinte douceur, gagner l’esprit de saint Marcellin, et, par lui, obtenir la soumission de tous les Chrétiens de Rome, lui dit :

« —Je reconnais, Marcellin, ta sagesse et ta prudence ; tu es peut-être destiné à changer en amitié fidèle la haine que je portais jusqu’ici au nom chrétien. Viens, et que tout le monde soit témoin de notre réconciliation. »

L’empereur se fit suivre alors du souverain pontife au temple de Vesta ; mais les trois prêtres et les deux diacres qui accompagnaient saint Marcellin refusèrent d’entrer et coururent raconter au clergé romain le triste événement qui menaçait de se produire. Une foule de Chrétiens, accourue au temple pour voir ce qui se passait, vit saint Marcellin, trompé par les fausses paroles de Dioclétien, jeter de l’encens sur le trépied de la déesse et recevoir les félicitations de l’empereur. Mais cette faiblesse lui coûta bien des larmes.

Une fois libre, rentrant en lui-même, nouveau Pierre, après avoir trahi son Maître, il résolut d’expier grandement sa faute. Il parut, couvert d’un cilice, au concile de Sinuesse (en Campanie), et reconnut que, sans avoir sacrifié aux dieux, il avait laissé tomber quelques grains d’encens sur le trépied :

« —J’ai péché devant Dieu et devant vous » s’écria-t-il en présence des évêques, et il signa lui-même sa condamnation. Mais on vit, peu de jours après, saint Marcellin reparaître devant l’empereur et lui reprocher sa perfidie. Pour toute réponse l’empereur le fit décapiter.

C’était en l’an 304, Dioclétien, Galère, Maximien et Constance Chlore étant empereurs (régnant en tétrarchie).


Saint Marcellin (296-304)

Né à Rome. Sous son pontificat les persécutions de Dioclétien furent les plus sanglantes.

Ce fut aussi sous son pontificat que l’évêque de Rome commença de s’appeler « Pape » (père).

Il fut martyrisé le jour de Noël de l’an 304.


SAINT MARCELLIN, PAPE *

Marcellin gouverna l’Eglise romaine neuf ans et quatre mois. II fut pris par l’ordre de Dioclétien et de Maximien et conduit pour sacrifier. Comme il n'y voulait pas consentir et qu'alors il avait à s'attendre de souffrir divers supplices, cédant à la peur du tourment, il mit deux grains d'encens dans le sacrifice (Anastase le Bibl., Vit. Pont., XXX; — Bréviaire romain ; — Epître du pape Nicolas Ier à Michel, empereur de C. P.). La joie des infidèles fut grande, mais une tristesse immense s'empara des fidèles. Toutefois les membres sains reprennent de la vigueur sous un chef affaibli et comptent pour rien les menaces des princes: Alors les fidèles viennent trouver le souverain Pontife et lui; adressent de graves reproches. Marcellin voyant celasse soumit au jugement d'un concile des évêques (A Sessa en Campanie, ou Sinuesse). A Dieu ne plaise, dirent-ils, qu'un souverain pontife soit jugé par personne; mais vous-même, instruisez votre cause dans votre conscience, et jugez-vous de votre propre bouche (Ciaconius, Notes sur Anastase, Vie de saint Marcellin). » Alors il se repentit beaucoup, pleura et se déposa lui-même; cependant, toute la foule le réélut encore. Les Césars, qui apprirent cela, firent saisir Marcellin une seconde fois, et comme il ne voulait absolument pas sacrifier, ils commandèrent de le décapiter. La fureur des ennemis se ralluma, en sorte que dans l’espace d'un mois, dix-sept mille chrétiens furent mis à mort. Pour Marcellin qui devait être décapité, il s'avoua indigne de la sépulture chrétienne ; en conséquence il excommunia tous ceux qui auraient la présomption de l’ensevelir. C'est pourquoi son corps resta 35 jours sans sépulture. Après ce temps, saint Pierre, apôtre, apparut à Marcel, son successeur (Idem, ibid.), et lui dit : « Frère Marcel, pourquoi ne m’ensevelis-tu pas? » Seigneur, lui répondit Marcel, n'êtes-vous pas déjà enseveli? » L'apôtre lui dit : « Je me répute non enseveli, tant que je verrai Marcellin sans sépulture. » « Mais, Seigneur, lui répartit Marcel, est-ce que vous ne savez pas qu'il a anathématisé tous ceux qui l’enseveliraient ? » Pierre dit : « N'est-il pas écrit : celui qui s'humilie sera élevé? C'est à cela qu'il fallait faire. attention; allez donc l’ensevelir à mes pieds. » Il y alla aussitôt et accomplit honorablement les ordres de saint Pierre.

* « Voici l’interpretatiô du nom, sait Marcellin, qui ne se trouve pas dans le texte latin :

« Marcellin vault autant adire côme amaigrissant : car il amaigrit le fust dur de sa charnelete ou vault autât adire côe amaigri par paour du fust du tirât. »

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci


Le cas du pape Marcellin.

vendredi 21 janvier 2011, par Abbé Philippe Laguérie

Le pape Saint Marcellin gouverna l’Eglise de 296 (22 décembre 295) à 304, en quelle date il fut décapité sur l’ordre de Dioclétien. Son nom prestigieux est inscrit au canon de la messe romaine.

Son histoire mérite d’être méditée, surtout en ces temps d’agitation. Elle démontre qu’un homme a pu faire de graves fautes et terminer sa vie en héros et en saint. La vie d’un homme n’est pas toujours une ligne droite, un glaive rectiligne. L’Evangile s’évertue à nous enseigner le contraire par tous les moyens (Marie-Madeleine, le bon larron etc.) en positif comme en négatif. Un pieux chrétien peut aussi finir dans la débauche, comme les deux réformateurs des franciscains (Branche des capucins) qui défroquèrent tous les deux…

Bien des histoires attestent cette vérité évangélique. L’homme est libre : il peut s’améliorer jusqu’à l’héroïsme et déchoir jusqu’à la nausée, selon l’adage « corruptio optimi pessima ». Voyez le grand Salomon.

En des temps plus récents, on en rapporte de tout aussi spectaculaires. Je raconte souvent, au catéchisme, l’histoire de saint Jacques l’ermite, passeur à gué du VIème siècle en Palestine et pieux anachorète à ses temps libres. Un jour se présente à lui, pour passer la rivière, une très belle jeune fille. Sur l’autre rive, envouté et fou, Jacques la viole puis, horrifié par son premier forfait, l’assassine, ainsi que son frère, témoin gênant. Le pieux Martyrologe Romain se contente de dire pudiquement « après une très grave faute ». Ce violeur doublé d’un assassin est canonisé par l’Eglise. Il est vrai qu’il fit rude pénitence : il passa le reste de sa vie dans le sépulcre qu’il s’était déjà aménagé, non sans faire de brillants miracles. Avis aux scrupuleux ou aux déprimés.

Tout aussi spectaculaire, quoique dans le domaine doctrinal (moins croustillant, je vous le concède) est le cas de saint Thomas-More. Le célèbre Chancelier du Royaume d’Angleterre sous le débauché Henri VIII mourut martyr, décapité par son roi schismatique, pour sa fidélité à l’Eglise Catholique. Mais pour ceux qui ont lu son maître-ouvrage, la célèbre « Utopie » (qui porte si bien son nom !) on croit rêver les yeux ouverts. Cette société sans foi ni loi, peace and love, New-Age avancé, véritable abbaye de Thélème plus audacieuse que celle de François Rabelais, démocratie plus lunaire que celle de Rousseau. Bref, un délire soixante-huitard au 16ème siècle ! Lui aussi est canonisé et pas seulement béatifié. La fin d’un homme ne blanchit pas ses turpitudes, certes, mais elle les rachète dans la fidélité jusqu’à l’héroïsme.

Marcellin, pape, « apostat » et martyre. Sans doute les sources historiques principales de son funeste écart sont celles des donatistes. On le comprend aisément : les catholiques de l’époque avaient peine à rapporter le parcours chaotique du Pontife, avant son brillant retour. Tandis que les « Golias » de l’époque s’en donnaient à cœur-joie. A toutes les époques, les hommes sont les hommes… Sa présence depuis 17 siècles au canon de la messe suffit largement.

Son pontificat lui-même est très peu connu par la raison que la plus terrible persécution contre les chrétiens, la dernière et la plus cruelle, celle de Dioclétien, fait rage sur l’Eglise. Rien qu’en Italie, 17 000 chrétiens ont déjà été immolés à la fureur du culte des idoles. Le pape se terre, persuadé qu’à ce compte l’Eglise Romaine va bientôt disparaître. Mathématiquement, il n’a pas tort. Sur les ordres de Dioclétien, le préfet Urbain parvient néanmoins à s’emparer du chef des « athées » (Ainsi appelait-on les chrétiens, qui refusaient le culte des idoles de l’empire). Par ses flagorneries, ses menaces, mais surtout en lui suggérant les avantages considérables pour la préservation du troupeau et la fin des ravages, le préfet finit par convaincre le pape d’offrir trois petits grains d’encens aux dieux de l’empire. Quand le monde parle à l’Eglise, elle doit se méfier. Il l’emmène au temple de Vesta et le pontife y jette furtivement l’encens de la honte…Prêtres et diacres qui l’accompagnent refusent d’entrer avec lui dans le temple, en sortent pétrifiés. La persécution cesse, le massacre est stoppé. Mais à quel prix, surtout pour le pauvre Marcellin, qui n’en dort plus. Ce sont d’abord les fidèles qui viennent trouver le Pontife affaibli, les clercs n’osant pas. Leurs reproches sont pleins de respect pour l’oint du Seigneur. Ils parviennent cependant à le faire rentrer en lui-même. Le pape accepte de se rendre au concile de Sinuesse en Campanie où nombre d’évêques italiens l’attendent en tremblant, eux aussi. Ils lui expliquent qu’ils ne peuvent en aucun cas le juger, qu’il doit être son propre juge et prononcer la sentence de sa propre bouche. Quel singulier procès.

Le pape, alors, revenu à lui-même, n’y va pas par quatre chemins : il ne démissionne pas, il se dépose lui-même. Mais la foule l’acclame et les évêques le proclament pape. Le pape revient à Rome, confesse face à Urbain qu’il n’y a qu’un seul Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ. La persécution reprend de plus bel, nouvelle hécatombe de chrétiens en laquelle le pape lui-même trouve le salut éternel et la palme du martyre.

Dans le bref temps qui le sépare de son triomphe, le pape se déclare indigne de la sépulture, excommunie à l’avance ceux qui auraient la présomption de l’ensevelir ! Son successeur, le saint pape Marcel, n’ose enfreindre les ordres du pontife défunt. Cependant, 35 jours après le martyre, saint Pierre devra lui apparaître :

« Frère Marcel, pourquoi ne m’ensevelis-tu pas ? ».

« Mais, Seigneur, n’êtes-vous pas déjà enseveli ? ».

« Je me considère non enseveli tant que je verrai Marcellin sans sépulture ».

« Mais Seigneur, ne savez-vous pas qu’il a anathématisé tous ceux qui l’enseveliraient ? ».

« N’est-il pas écrit : celui qui s’humilie sera élevé ? Allez donc l’ensevelir à mes pieds ! ».

Autres temps, autres mœurs. Ces gens-là appelaient les choses par leur nom. Le sanguinaire coran n’existait pas encore mais bruler trois grains d’encens aux faux dieux leur était odieux. Dans le mal, ils se raidissaient, dans la souffrance, ils offraient. Dans le péché, ils se taisaient, dans la conversion, ils tressaillaient. Dans l’obscurité, ils éclairaient, dans la lumière ils pardonnaient.



Pope Saint Marcellinus

Date of birth unknown; elected 30 June, 296; died 304. According to the "Liber Pontificalis" he was a Roman, son of a certain Projectus. The Liberian Catalogue of popes (ed. Duchesne, "Lib. Pont." I, 6-7) gives 30 June as the day of his election, and the years 296-304 as the time of his pontificate. These dates, accepted by the author of the "Liber Pontificalis", are verified by that ancient source. Nothing has been handed down concerning the activities of this pope in his reign of eight years. We learn from the Roman deacon Severus'sepitaph in the Catacomb of Callistus (De Rossi, "Roma Sotterranea", III, 46 tav. V) that at that time newburial chambers were made in the chief cemetery of the Roman Church. Severus says that he had laid out a double cubiculum with luminare and arcosolium, "jussu papæ sui Marcellini". This happened before the outbreak of the great Diocletian persecution; for in this the Callistus Catacomb was confiscated, like the other public meeting-places of the Roman community. De Rossi assumes that the Christians blocked up the principal galleries of the catacomb at this time, to protect from desecration the tombs of the numerous martyrs buriedthere. The Diocletian persecution, whose severe edicts against the Christians were executed by Maximianus Herculeus, caused the greatest confusion in the Roman Church after 303. Marcellinus died in the second year of the persecution and, in all probability, a natural death. No trustworthy sources of the fourth or fifth century mention him as a martyr. His name does not occur either in the list of martyrs or the bishops in the Roman"Chronograph" of the year 354. Neither is he mentioned in the "Martyrologium Hieronymianum". The "Marcellinus episcopus" on 4 Oct. in "Codex Bernensis" (ed. De Rossi-Duchesne, 129) is probably not identical with the pope. In mentioning Marcellinus, Eusebius uses an obscure expression; he merely says: "thepersecution also affected him" (‘òn kaì a’utòn kateílephon ‘o diogmòs Church History VII.32). From this one must obviously conclude that the pope did not suffer martyrdom, otherwise Eusebius would have distinctly stated it. There were even later reports in circulation that accused him of having given up the sacred books after the first edict, or even of having offered incense to the gods, to protect himself from the persecution. But the sources in which this reproach is clearly stated are very questionable.


The Donatist Bishop Petilianus of Constantine in Africa asserted, in the letter he wrote in 400 and 410, thatMarcellinus and the Roman priests Melchiades, Marcellus, and Sylvester (his three successors) had given up the sacred books, and had offered incense. But he could not adduce any proof. In the Acts of confiscation of the church buildings at Rome, which at the great Carthaginian conference between Catholics and Donatists, were brought forward by the latter, only two Roman deacons, Straton and Cassius, were named as traitors. St. Augustine, in his replies to Petilianus, disputes the truth of the latter's report (Against Petilian 2.202: "De quibus et nos solum respondemus: aut non probatis et ad neminem pertinet, aut probatis et ad nos non pertinet"; "De unico baptismo contra Petilianum", cap. xvi: "Ipse scelestos et sacrilegos fuisse dicit; egoinnocentes fuisse respondeo"). One can only conclude from Petilianus's accusation that such rumours againstMarcellinus and Roman priests were circulated in Africa; but that they could not be proved, otherwise St. Augustine would not have been able to assert the innocence of the accused so decidedly, or safely to have referred to the matter at the Carthaginian conference. But even in Rome similar stories were told ofMarcellinus in certain circles, so that in two later legendary reports a formal apostasy was attributed to thispope, of course followed by repentance and penance. The biography of Marcellinus in the "Liber Pontificalis", which probably alludes to a lost "passio" of his, relates that he was led to the sacrifice that he might scatterincense, which he did. But after a few days he was seized with remorse, and was condemned to death byDiocletian with three other Christians, and beheaded. It is clear that this report attempts to combine a rumour that the pope had offered incense to the gods, with the fact that, in other circles he was regarded as a martyrand his tomb venerated.

At the beginning of the sixth century, rather later than this "passio Marcellini", a collection of forgeddocuments appeared, which were manufactured in the dispute between Pope Symmachus and Laurentius. Among them are also found apocryphal Acts of an alleged synod of 300 bishops, which took place in 303 at Sinuessa (between Rome and Capua) in order to inquire into the accusation against Marcellinus that he hadsacrificed at Diocletian's order. On the first two days Marcellinus had denied everything, but on the third day he admitted his lapse and repented; however the synod passed no sentence on him "quia prima sedes nonjudicatur a quoquam". When Diocletian learnt of the occurrence, he had the pope and several bishops of thissynod executed (Hefele, "Konziliengeschichte", I, 2 Aufl. 143-45). The spuriousness of these acts is almostcertain. The forger has made the most of the rumour of Marcellinus's lapse for his own purposes in a different way from the author of the "passio", which crept into the "Liber Pontificalis". These apocryphal fragments cannot by themselves be considered as historical proofs, any more than the rumours in Donatist circles inAfrica. It is accepted as certain that the pope did not comply with the imperial edict by any overt act, such as the surrender of the sacred writings, or even the offering of incense before the statue of a god. Such anapostasy of a Roman bishop would without a doubt have been given the greatest prominence by contemporary authors. Eusebius has not made use of the above mentioned idea. And later, Theodoret was still less in a position to state in his "Church History", that Marcellinus had been prominent in the persecution ton ’en tôdiogmô diaprépsanta (Church History I.2). And Augustine also would not have been able to assert so curtly in answer to Petilian, that Marcellinus and the priests accused with him as traitors and "lapsi" were innocent.

On the other hand it is remarkable, that in the Roman "Chronograph" whose first edition was in 336, the name of this pope alone is missing, while all other popes from Lucius I onwards are forthcoming. In the manuscriptthere is indeed under 16 Jan. (XVIII kal. Feb.) the name Marcellinus, but this is clearly a slip of the pen for "Marcellus"; for the feast of this pope is found both in the "Martyrologium Hieronymianum" and in the oldliturgical Roman books under this date, while in the "Liber Pontificalis" and, in connection therewith, in thehistorical martyrologies of the ninth century, the feast of Marcellinus is transferred to 26 April (Acta SS., June, VII, 185). By certain investigators (Mommsen, de Smedt) the lack of Marcellinus's name was traced to theomission of a copyist, owing to the similarity of the names, and in the "Depositio Episcoporum" they claimed to supplement the "Chronograph": XVII kal. Febr. Marcelli in Priscillæ VI kal. Maii Marcellini in Priscillæ (de Smedt, "Introductio in hist. eccl. critice tractandam", 512-13). But this hypothesis is not accepted. The datesof the death of the popes, as far as Sylvester in the list of successions, are identical with the days of the month on which their feasts are celebrated. Thus Marcellinus must come first after Gaius, whose name is quoted under the date X kal. Maii. Then Marcellinus is lacking not only in the "Chronograph", but also in the "Martyrologium Hieronymianum", and in all fifth and sixth century lists of popes. This omission is therefore notaccidental, but intentional.

In connection with the above mentioned rumours and the narratives of apocryphal fragments, it must indeed be admitted that in certain circles at Rome the conduct of the pope during the Diocletian persecution was not approved. In this persecution we know of only two Roman clerics who were martyred: the priest Marcellinusand the exorcist Petrus. The Roman bishop and the other members of the higher clergy, except the aboveclerics, were able to elude the persecutors. How this happened we do not know. It is possible that Pope Marcellinus was able to hide himself in a safe place of concealment in due time, as many other bishops did. But it is also possible that at the publication of the edict he secured his own immunity; in Roman circles this would have been imputed to him as weakness, so that his memory suffered thereunder, and he was on that account omitted by the author of the "Depositio Episcoporum" from the "Chronograph", while he found a place in the "Catalogus Liberianus", which was almost contemporary. But his tomb was venerated by the Christiansof Rome, and he was afterwards recognized as a martyr, as the "passio" shows. Marcellinus died in 304. The day of his death is not certain; in the "Liber Pontificalis" his burial is wrongly placed at 26 April, and this dateis retained in the historical martyrologies of the ninth century, and from them, in the later martyrologies. But if we calculate the date of his death from the duration of his office given in the Liberian Catalogue, he would have died on 24 or 25 Oct., 304. His body was interred in the Catacomb of Priscilla on the Via Salaria, near thecrypt where the martyr Crescentius found his resting-place. The Catacomb of Callistus, the official burial place of the Roman Church, where the predecessors of Marcellinus were buried during several decades, was evidently confiscated in the persecution, while the Catacomb of Priscilla, belonging to the Acilii Glabriones, was still at the disposal of the Christians.

The tomb of Marcellinus was venerated at a very early date by the Christians of Rome. The precise statements about its position, in the "Liber Pontificalis", indicate this. In one of the seventh century itineraries of the graves of the Roman martyrs, in the "Epitome de locis ss. martyrum", it is expressly mentioned among thesacred graves of the Catacomb of Priscilla (De Rossi, "Roma sotteranea", I, 176). In the excavations at thiscatacomb the crypt of St. Crescentius, beside which was the burial chamber of Marcellinus, was satisfactorily identified. But no monument was discovered which had reference to this pope. The precise position of theburial chamber is therefore still uncertain. The lost "passio" of Marcellinus written towards the end of the fifth century, which was utilized by the author of the "Liber Pontificalis", shows that he was honoured as a martyrat that time; nevertheless his name appears first in the "Martyrology" of Bede, who drew his account from the"Liber Pontificalis" (Quentin, "Les martyrologes historiques", 103, sq.). This feast is on 26 April. The earlierBreviaries, which follow the account of the "Liber Pontificalis" concerning his lapse and his repentance, were altered in 1883.

Sources

Liber Pontificalis, ed. DUCHESNE, I, 6, 7, 162-163; cf. Introduction, LXXIV sq. XCIX; Acta Sanct., April, III, 412-415, 999-1001; DE CASTRO, Difesa della causa di S. Marcellino, I, Pont. Rom. (Rome, 1819); LANGEN, Geschichte der römischen Kirche, I, 370-372; ALLARD, Histoire des persécutions, IV, 376-379; DUCHESNE, Histoire ancienne de l'Église, II, 92 sq.; MARUCCHI, Il sepolcro del papa Marcellino nel cimitero di Priscilla in Nuovo Bull. di archeol. crist. (1907), 115 sq.

Kirsch, Johann Peter. "Pope Saint Marcellinus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company,1910. 25 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/09637d.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/09637d.htm

Marcellinus, Pope M (RM)

Born in Rome; died there on October 25, 304, his second feast day. Marcellinus was the son of Projectus. After his election to succeed Pope Saint Caius on June 30, 296, he witnessed the beginnings of Emperor Diocletian's persecution of Christians. According to an ancient legend that may have been Donatist-inspired and which was included in the Roman Breviary until 1883 (since discredited), Marcellinus seems to have apostatized and surrendered the sacred books and offered incense to pagan gods but later repented. He may have died a martyr's death by beheading, but this is still very uncertain; the Liberian calendar places him among those popes who were not put to death for the faith (Benedictines, Delaney, Husenbeth).



SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0426.shtml