dimanche 14 avril 2013

Saints TIBURCE (TIBURTIUS), VALÉRIEN (VALERIUS) et MAXIME (MAXIMUS), martyrs


Sts Tiburce, Valérien et Maxime, martyrs

La déposition des Sts martyrs est attestée ce jour dans le martyrologe Hiéronymien et leur fête dès le VIe siècle dans le sacramentaire de Vérone. Au VIIe siècle, elle a place dans le sacramentaire Grégorien. Depuis lors, elle a toujours été célébrée à Rome.

Léon XIII réduisit la fête au rang de commémoraison lorsqu’il institua celle de St Justin en 1882.

Textes de la Messe

Eodem die 14 aprilis

Ss. Tiburtii, Valeriani et Maximi

Martyrum

Commemoratio

Tempore paschali, Missa Sancti tui, de Communi Martyrum II loco, cum Epistola et Evangelio ex Missa Protexísti, de Communi Mártyrum 1 loco, et cum orationibus ut infra.

Extra tempus paschale, Missa Sapiéntiam,, de Communi plurimorum Martyrum II loco, cum orationibus ut infra.

Oratio.

Præsta, quǽsumus, omnípotensDeus : ut, qui sanctórum Mártyrum tuórum Tibúrtii, Valeriáni et Máximi sollémnia cólimus ; eórum étiam virtútes imitémur. Per Dóminum nostrum.

Secreta

Hæc hóstia, quǽsumus, Dómine, quam sanctórum Mártyrum tuórum natalítia recenséntes offérimus : et víncula nostræ pravitátis absolvat, et tuæ nobis misericórdiæ dona concíliet. Per Dóminum.

Postcommunio

Sacro múnere satiáti, súpplices te, Dómine, deprecámur : ut, quod débitæ servitútis celebrámus offício, salvatiónis tuæ sentiámus augméntum. Per Dóminum.



ce même 14 avril

Sts Tiburce, Valérien et Maxime

Martyrs

Commémoraison

Au Temps Pascal, Messe Sancti tui, du Commun de plusieurs Martyrs II, avec l’Épître et l’Évangile de la messe Protexísti, du Commun des Martyrs 1, et avec les oraisons ci-dessous.

Hors du Temps pascal, Messe Sapiéntiam, du Commun de plusieurs Martyrs II, avec les oraisons ci-dessous.

Collecte

Faites, nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, que, célébrant la fête de vos saints Martyrs Tiburce, Valérien et Maxime, nous imitions aussi leurs vertus.

Secrète

Que cette hostie, nous vous en prions, Seigneur, que nous vous offrons en honorant de nouveau la naissance au ciel de vos saints Martyrs, brise les liens de notre perversité et nous attire les dons de votre miséricorde.

Postcommunion

Rassasiés par votre don sacré, nous vous supplions, Seigneur : qu’en célébrant cette fête avec les hommages qui vous sont dus, nous sentions l’accroissement de notre salut.

Leçons des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Valérien était romain et de noble naissance. Sous l’empire d’Alexandre Sévère, cédant aux exhortations de la bienheureuse vierge Cécile, qu’il avait épousée et qui était d’une noblesse égale à la sienne, il fut baptisé ainsi que son frère Tiburce, par le Pape saint Urbain. Almachus, préfet de Rome, apprenant que les deux frères étaient chrétiens, et qu’après avoir distribué leur patrimoine aux pauvres, ils s’occupaient à ensevelir les corps des fidèles, les fit comparaître devant lui, tes reprit sévèrement, et voyant qu’avec une constance invincible ils confessaient la divinité du Christ et affirmaient hautement que les dieux n’étaient que de vains simulacres des démons, il ordonna de les battre de verges. Mais comme on ne parvenait pas à les contraindre par les coups à révérer la statue de Jupiter, et qu’au contraire ils persévéraient avec courage dans là vraie foi, ils eurent la tête tranchée à quatre milles de Rome. Maxime, officier domestique du préfet, qui les avait conduits au supplice, saisi d’admiration pour leur vertu, se déclara chrétien avec plusieurs autres serviteurs d’Almachus. Peu après, ils furent tous battus à coups de fouets garnis de plomb, et de serviteurs du diable qu’ils étaient, ils devinrent les Martyrs du Christ notre Seigneur.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Saluons avec amour le noble triumvirat de martyrs que l’Église Romaine du IIe siècle députe aujourd’hui vers Jésus ressuscité. C’est Valérien, le noble et chaste époux de Cécile, qui s’élève au ciel, le front ceint de sa couronne de roses et de lis ; c’est Tiburce son frère, l’autre conquête de Cécile, portant la palme triomphale qu’il a sitôt cueillie ; c’est Maxime, qui, voyant monter vers les cieux les âmes des deux frères, semblables à de jeunes épouses parées pour la fête nuptiale, s’est épris du désir de les suivre. L’immortelle Cécile plane sur ce groupe sacré ; car ces trois triomphes sont son ouvrage : il est donc juste de lui en offrir sa part de gloire. Son sang virginal se mêla aussi à celui du divin Agneau pascal, quoique à cinq mois de distance ; sa fête est même renvoyée jusqu’en novembre, où elle brille comme l’un des plus doux rayons de l’Année liturgique à son déclin. Longtemps d’ailleurs l’Église n’admit que des fêtes d’un rang secondaire dans la partie de l’année où nous sommes, afin de ne pas trop distraire la pensée des fidèles de la contemplation de Jésus ressuscité ; la fète de Cécile qui, dans l’antiquité, était précédée d’une Vigile, devait mieux développer ses splendeurs dans une autre saison.

La sainte Église n’a conservé, pour ainsi dire, qu’un souvenir de nos trois grands martyrs dans son Office. On ne doit pas s’en étonner : cette fête est de là plus haute antiquité, et dans les premiers siècles de l’Église, cette forme d’Office simple était très usitée. Les trois Nocturnes, aux trois Leçons chacun, étaient réservés pour les fêtes majeures.

Fruits bénis de l’Apostolat de la grande Cécile, nous nous joignons en ce jour aux Esprits bienheureux pour saluer votre entrée dans la cour du souverain Roi. Initié par votre noble épouse, ô Valérien, à la foi du Christ et à la plus sublime vertu, vous la précédez dans les joies célestes ; mais dans quelques mois elle montera près de vous, et l’amour qui vous unissait ici-bas recevra de Dieu sa sanction pour l’éternité. L’Ange vous avait dit sur la terre que vos lis et vos roses ne se flétriraient jamais ; leur parfum d’amour et de pureté est plus suave encore dans les cieux qu’il ne le fut dans notre humble séjour. Associé par le sang et par l’alliance à ces deux anges terrestres, ô Tiburce, vous leur avez dû la palme que vous remportez en ce jour ; votre heureuse société est maintenant indissoluble, et vos trois noms sont aussi inséparables au ciel qu’ils le furent sur la terre. Vous n’avez pas tardé à rejoindre, ô Maxime, les deux héros que le glaive immola sous vos yeux. Leur sort excita votre envie, et le Dieu de Cécile ne tarda pas à devenir le vôtre. Vous lui avez donné votre sang ; et en retour, il vous a placé pour jamais près de Cécile, votre mère dans la foi, près de Tiburce et de Valérien, dont la différence des conditions vous eût isolé pour toujours sur la terre.

Maintenant donc, ô saints Martyrs, soyez nos protecteurs, et répondez à nos vœux par des faveurs nouvelles. Attirez nos cœurs en haut, et parlez de nos besoins à votre Roi immortel. Vous qui fûtes ses vaillants chevaliers, rendez-nous généreux à votre exemple. Vous avez méprisé la vie présente ; nous devons la mépriser aussi, pour mériter de voir éternellement notre divin Ressuscité dont la vue fait vos délices. Le combat diffère peut-être, mais la récompense qui nous attend doit être immortelle comme la voue. Plutôt que de trahir le Christ, vous avez donné votre vie ; notre devoir n’est pas différent du vôtre ; car nous devons comme vous préférer la mort au péché. Soutenez-nous, ô saints Martyrs, afin que nous honorions par notre vie cette Pâque qui nous a régénérés. Priez aussi pour la sainte Église Romaine dont vous êtes tous trois les fils ; les jours de l’épreuve sont revenus pour elle ; elle a droit de compter sur votre intervention pour obtenir le secours qu’elle implore.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

L’histoire de ces martyrs est étroitement liée à celle de sainte Cécile dont Valérien fut l’époux et Tiburce le beau-frère. Quant à Maxime, il était un commentariensis du juge qui les avait condamnés à mort ; mais, s’étant converti au spectacle de la constance dont les deux frères avaient fait preuve durant leur martyre, il partagea leurs peines et leurs couronnes. Sur les tombes de ce groupe de martyrs s’éleva par la suite une basilique de forme circulaire à cinq absides, entièrement restaurée par Hadrien Ier. Finalement la solitude du lieu et les incursions des Lombards désolant la campagne romaine décidèrent Paschal lei à mettre ces saints corps en sûreté dans l’intérieur de la Ville. De leur tombe primitive, au cimetière de Prétextât, sur la voie Appienne, les ruines demeurent à peine aujourd’hui, mais les corps des martyrs sont en grande vénération dans le titulus Caeciliae.

La messe est celle du Commun des Martyrs au temps pascal, Sancti tui.

La fête de saint Justin, introduite dans le calendrier sous le pape Léon XIII, fit passer en seconde ligne celle des martyrs du titulus Caeciliae, réduite de ce fait au rang de simple commémoraison liturgique. Leur messe appartient cependant à la primitive tradition romaine et se trouve dans tous les Sacramentaires du moyen âge.

L’antienne pour l’entrée du célébrant est tirée du psaume 14 . « Vos élus, Seigneur, vous béniront et glorifieront votre règne. »

A Pâques s’est terminé, pour les martyrs, le temps des souffrances et a commencé celui de leur joyeux triomphe dans le Christ. C’est pourquoi, tandis que sur la terre leurs ossements sont couverts de fleurs et de parfums et qu’aujourd’hui les pieux baisers des fidèles les réchauffent, comme pour anticiper leur résurrection finale, leurs âmes dans le ciel, réunies au Christ, chef mystique de l’Église, chantent désormais les gloires et les triomphes du nouveau royaume messianique.

Le répons alléluiatique, à chanter sur les degrés de l’ambon, semble tiré du livre apocryphe d’Esdras, auquel ont été aussi empruntés d’autres passages de l’office pascal des martyrs. Cette dérivation accuse une période liturgique très ancienne, et ces textes ont pu s’introduire à Rome avec la liturgie byzantine. « Alléluia. Vos saints, Seigneur, fleuriront comme un lis, et leur odeur en votre présence sera comme celle d’un baume parfumé. » « Alléluia. » Ps. 115 : « Précieuse devant le Seigneur est la mort de ses saints, alléluia. » — Mort précieuse, alors même qu’aux hommes charnels elle pourra sembler cruelle et humiliante, marquée, comme elle l’est souvent, des stigmates du Calvaire.

Selon le Lectionnaire romain de Würzbourg, la lecture évangélique serait la même qu’aux messes de vigiles des Apôtres ; elle est tirée de saint Jean, et nous l’avons déjà rapportée le 20 décembre.

Notre Missel actuel assigne une péricope différente, mais également empruntée à saint Jean (XV, 1-7) ; c’est un passage du dernier discours de Jésus à la Cène. La condition essentielle pour que nous puissions agir efficacement dans l’ordre surnaturel, est que nous demeurions en intime union de foi et d’amour avec le principe même de cette foi surnaturelle, qui est Jésus. S’éloigner de lui équivaut à se condamner à la stérilité ; relâcher l’union avec lui, c’est s’étioler et se flétrir comme une branche en qui ne court plus librement la sève ; renoncer à lui, c’est renoncer aussi à l’héritage paternel du ciel.

L’antienne pour l’offrande des dons par le peuple est tirée du psaume 31 : « Réjouissez-vous, ô justes, et exultez dans le Seigneur ; soyez glorifiés vous tous qui avez le cœur droit. » Les cieux de l’Église sont les Apôtres et les martyrs, qui, par le sacrifice suprême de leur vie, ont donné la preuve de leur foi sublime, et maintenant, après le combat, ont part au triomphe et aux joies messianiques.

Le Sacramentaire Grégorien assigne cette préface à la fête de ce jour : ... aeterne Deus ; et Te in Sanctorum Martyrum tuorum festivitate laudare, qui semper es mirabilis in tuorum commemoratione Sanctorum, et magnae fidei largiris effectum, et tolerantiam tribuis passionum, et antiqui hostis facis superare machinamentum, quo egregii Martyres tui ad capiendam supernorum beatitudinem praemiorum, nullis impediantur retinaculis blandimentorum. Per Christum.

L’antienne pour la Communion du peuple est tirée du psaume 31 : « Réjouissez-vous, ô justes, dans le Seigneur ; la louange convient bien à ceux qui sont droits de cœur. » Les justes sont aussi appelés droits, parce que Dieu a imprimé au cœur humain un élan irrésistible vers lui ; et les impies font preuve d’une fureur satanique, en détournant de Dieu cette impulsion et en se dirigeant vers le mal.

En certains manuscrits du Sacramentaire Grégorien, la collecte est différente : Caelesti munere saginati, quaesumus, Domine, Deus noster, ut haec no bis dona Martyr uni tuorum intercessio beata sanctificet. « Sanctificet », c’est-à-dire, que l’intercession des martyrs fasse que cette Communion soit vraiment, de notre part, sainte et fructueuse.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Tiburce et ses compagnons. — Ce noble triumvirat de martyrs (vers 230, à Rome) est l’œuvre de la célèbre vierge romaine et martyre, sainte Cécile (cf. 22 novembre). Ce sont Valérien, le noble et chaste époux de Cécile ; Tiburce, son frère, que Cécile conquit aussi pour le ciel ; Maxime, le serviteur du tribunal, qui les vit se rendre au supplice avec tant de joie qu’ils semblaient aller aux noces et qui les suivit. Leurs saints ossements sont honorés actuellement dans l’Église de Sainte-Cécile.



On lit au Martyrologe romain de ce jour :

À Rome, sur la voie Appienne, l’anniversaire des saints Martyrs Tiburce, Valérien et Maxime, sous l’empereur Alexandre et le préfet Almaque.

Les deux premiers, convertis au Christ par les exhortations de la bienheureuse Cécile et baptisés par le Pape saint Urbain, furent meurtris à coups de bâton, puis percés par le glaive, pour la confession de leur Foi.

Saint Maxime, camérier du préfet, touché de leur constance et fortifié par l’apparition d’un Ange, crut au Christ ; il fut pour ce motif, frappé avec des fouets garnis de plomb jusqu’à ce qu’il eût rendu l’âme.


Tiburtius, Valerius & Maximus MM (RM)

Died c. 190 (?). There is a Saint Tiburtius buried in the cemetery of Praetextatus on the Via Appia, together with Saint Valerian and Saint Maximus. Nothing else is known about them, but all three were given parts in the legend of Saint Cecilia and honored at Rome from an early date. According to the legend, Valerian was a young pagan when Cecilia was betrothed to him, not by her own wish, but by the decision of her parents. Cecilia had determined not to marry, so as to devote herself entirely to God. On their wedding day, she told Valerian of this vow. So persuasively did Cecilia speak of her faith that she converted her new husband to Christianity. He went to the home of his parents and succeeded in converting his brother, Tiburtius.

The two brothers now set about displaying the virtues of Christian charity. One of these was especially dangerous: gathering the broken bodies of Christian martyrs and giving them burial. Tiburtius and Valerian were caught at this work. The prefect Almachius demanded that they sacrifice to pagan gods. Both refused, so they were taken outside Rome to Pagus Triopius, where they were beaten, and then beheaded.

Maximus was a Roman official, who was so impressed by their witness to Christ that he became a Christian and was martyred with them. Cecilia buried the three and in turn was arrested and killed. The Roman Martyrology says that Tiburtius and the others suffered under Emperor Alexander, who ruled 222-235 (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Delaney, Farmer).


April 14

SS. Tiburtius, Valerian, and Maximus, Martyrs

See the acts of St. Cecily, and the remarks of Henschenius, ad 14 Aprilis, t. 2, pp. 203, 220.

A.D. 229.

THESE holy martyrs have always been held in singular veneration in the church, as appears from the ancient calendar of Fronto, the sacramentary of St. Gregory, St. Jerom’s Martyrology, that of Thomasius, &c. Valerian was espoused to St. Cecily, and converted by her to the faith; and with her he became the instrument of the conversion of his brother Tiburtius. Masimus, the officer appointed to attend their execution, was brought to the faith by the example of their piety, and received with them the crown of martyrdom, in the year 229. The theatre of their triumph seems to have been Rome, though some have imagined they suffered in Sicily. They were interred in the burying place of Prætextatus, which, from them, took the name of Tiburtius. It was contiguous to that of Calixtus. In that place Pope Gregory III. repaired their monument in 740; and Adrian I. built a church under their patronage. But Pope Paschal translated the remains of these martyrs, of St. Cecily, and the popes SS. Urban and Lucius, into the city, where the celebrated church of St. Cecily stands. These relics were found in it in 1599, and visited by the Order of Clement VIII., and approved genuine by the Cardinals Baronius and Sfondrate. The Greeks vie with the Latins in their devotion to these martyrs.

Most agreeable to the holy angels was this pious family, converted to God by the zeal and example of St. Cecily, who frequently assembled to sing together, with heavenly purity and fervour, the divine praises. We shall also draw upon ourselves the protection, constant favour, and tender attention of the heavenly spirits, if we faithfully imitate the same angelical exercise. Mortification, temperance, humility, meekness, purity of mind and body, continual sighs toward heaven, prayer, accompanied with tears and vehement heavenly desires, disengagement of the heart from the world, a pure and assiduous attention to God and to his holy will, and a perfect union by the most sincere fraternal charity, are virtues and exercises infinitely pleasing to them. The angels of peace are infinitely delighted to see the same perfect intelligence and union, which make an essential part of their bliss in heaven, reign among us on earth, and that we have all but one heart and one soul. Happy are those holy souls which have renounced the world, in order more perfectly to form in their hearts the spirit of these virtues, in which they cease not, day and night, to attend to the divine praises, and consecrate themselves to Jesus Christ, by employing their whole life in this divine exercise. Their profession is a prelude to, or rather a kind of anticipation of, the bliss of heaven. The state of the blessed, indeed, surpasses it in certain high privileges and advantages. First, They praise God with far greater love and esteem, because they see and know him much more clearly, and as he is in himself. Secondly, They praise him with more joy, because they possess him fully. Thirdly, Their praises have neither end nor interruption. Yet our present state has also its advantages. First, If our praises are mingled with tears, compunction, watchfulness, and conflicts, they merit a continual immense increase of grace, love, and bliss for eternity. Secondly, Our praises cost labour, difficulty, and pain: they are a purgatory of love; those of the blessed the reward and the sovereign bliss. Thirdly, We praise God in a place where he is little loved and little known: we celebrate his glory in an enemy’s country, amidst the contradiction of sinners. This obliges us to acquit ourselves of this duty with the utmost fidelity and fervour. A second motive to excite us to assiduity in this exercise is, that it associates us already to the angels and saints, and makes the earth a paradise: it is also, next to the sacraments, the most powerful means of our sanctification and salvation. With what delight do the holy angels attend and join us in it! With what awe and fervour, with what purity of heart, ardent love, and profound sentiments of humility, adoration, and all virtues, ought we in such holy invisible company to perform this most sacred action! We should go to it penetrated with fear and respect, as if we were admitted into the sanctuary of heaven itself, and mingled in its glorious choirs. We ought to behave at it as if we were in paradise, with the utmost modesty, in silence, annihilating ourselves in profound adoration with the seraphim, and pronouncing every word with interior sentiment and relish. From prayer we must come as if we were just descended from heaven, with an earnest desire of speedily returning thither, bearing God in our souls, all animated and inflamed by him, and preserving that spirit of devotion with which his presence filled us at prayer.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866