mercredi 17 avril 2013

Bienheureuse CLAIRE GAMBACORTI, vierge moniale dominicaine


Bienheureuse Claire Gambacorti

Vierge, Dominicaine

Patronne de Pise

(1362-1419)

Claire Gambacorti, fille d'illustre famille, vint au monde à Pise. Jeune encore, elle voulut n'avoir d'autre époux que Dieu.

Chaque jour on la voyait s'acheminer vers une humble maison où gisait une pauvre malade abandonnée, dont le corps n'était qu'une plaie; son visage fétide et repoussant, dévoré par un affreux ulcère, n'était plus reconnaissable. L'enfant consolait la pauvre affligée, préparait sa nourriture, faisait son lit, pansait ses plaies et ne s'éloignait jamais sans avoir approché son beau et frais visage de ce visage souillé et infect pour y déposer un baiser affectueux.

La jeune fille, n'ayant pu obtenir le consentement de son père, entre à son insu chez les Clarisses et y prend le voile sous le nom de Claire. Mais aussitôt son frère, furieux, va l'y saisir avec des hommes d'armes et la ramène au palais paternel, où elle est enfermée et abandonnée pendant trois jours. Joyeuse dans son épreuve, elle se livre à la contemplation et goûte en Dieu une paix profonde: "Que mon corps périsse, s'écrie-t-elle, avant qu'il plaise à d'autres yeux qu'à ceux de mon Jésus."

Après de longues et inutiles vexations, sa famille consent enfin à la laisser partir, non au couvent des Clarisses, mais au couvent des soeurs de Saint-Dominique. Ses exemples ranimèrent la ferveur dans la communauté: elle était la plus humble et la plus pauvre; elle ne voulait porter que les vêtements abandonnés par ses soeurs comme trop usés; elle se contentait souvent, pour nourriture, des restes de ses soeurs.

Devenue prieure, elle fut davantage encore le modèle de ses religieuses. Le sacrifice le plus héroïque de sa vie fut de voir son frère, poursuivi par des assassins, frapper à la porte de son couvent, et de ne pouvoir pas lui ouvrir; elle dut se résigner à le voir tomber sous les coups de ses ennemis. Elle ne fut pas moins héroïque à pardonner à celui qui avait massacré son père et ses frères.

Près de mourir, elle disait dans ses souffrances: "Seigneur, me voici en Croix avec Vous!"

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950


Sainte Claire Gambacorti

Moniale à Pise (✝ 1420)

Une sainte du pardon donné à tous ses ennemis. Lorsque son père fut élu à la tête de la République de Pise, il annonça qu'il fiançait sa fille Thora, nommée aussi Clara, avec un jeune noble de la ville, Simon de Massa, âgé de 14 ans. Elle l'épousa, mais ne changea rien de ses habitudes de vivre pour les pauvres. Simon tomba bientôt malade et mourut quelques mois plus tard. Claire voulut entrer chez les clarisses. Son père et son frère s'y opposèrent et l'enfermèrent dans une chambre de la maison. Sa constance les ébranla. Ils acceptèrent enfin qu'elle puisse suivre sa vocation, ce qu'elle fit dans l'humilité et l'obéissance entrant au monastère Saint-Dominique de la ville de Pise. Vingt-quatre ans plus tard, les Visconti envahirent Pise et Pietro Gambacorti fut tué. Claire ne pouvant offrir l'asile à ses deux frères, eut également la douleur de les voir assassinés. La fortune tourna et Appiano Visconti fut à son tour assassiné. Pardonnant à sa famille, Claire recueillit dans son monastère sa femme et ses deux filles, les sauvant de la vengeance populaire. A quelque temps de là, Claire rendit son âme à Dieu.

À Pise en Toscane, l’an 1419, la bienheureuse Claire Gambacorta. Mariée à douze ans, veuve à quinze ans, elle fonda en cette ville, sur l’exhortation de sainte Catherine de Sienne, le premier monastère de Saint-Dominique sous une observance rigoureuse de la Règle, dirigea ses Sœurs avec prudence et charité et pardonna à ceux qui avaient tué son père et ses frères.

Martyrologe romain


Bse Claire Gambacorti (1362-1419)

Claire Gambacorti, fille d'illustre famille, vint au monde à Pise. Jeune encore, elle voulut n'avoir d'autre époux que Dieu. Chaque jour on la voyait s'acheminer vers une humble maison où gisait une pauvre malade abandonnée, dont le corps n'était qu'une plaie ; son visage fétide et repoussant, dévoré par un affreux ulcère, n'était plus reconnaissable. L'enfant consolait la pauvre affligée, préparait sa nourriture, faisait son lit, pansait ses plaies et ne s'éloignait jamais sans avoir approché son beau et frais visage de ce visage souillé et infect pour y déposer un baiser affectueux. La jeune fille, n'ayant pu obtenir le consentement de son père, entre à son insu chez les Clarisses et y prend le voile sous le nom de Claire. Mais aussitôt son frère, furieux, va l'y saisir avec des hommes d'armes et la ramène au palais paternel, où elle est enfermée et abandonnée pendant trois jours. Joyeuse dans son épreuve, elle se livre à la contemplation et goûte en Dieu une paix profonde : "Que mon corps périsse, s'écrie-t-elle, avant qu'il plaise à d'autres yeux qu'à ceux de mon Jésus." Après de longues et inutiles vexations, sa famille consent enfin à la laisser partir, non au couvent des Clarisses, mais au couvent des sœurs de Saint-Dominique. Ses exemples ranimèrent la ferveur dans la communauté : elle était la plus humble et la plus pauvre ; elle ne voulait porter que les vêtements abandonnés par ses sœurs comme trop usés ; elle se contentait souvent, pour nourriture, des restes de ses sœurs. Devenue prieure, elle fut davantage encore le modèle de ses religieuses. Le sacrifice le plus héroïque de sa vie fut de voir son frère, poursuivi par des assassins, tomber sous les coups de ses ennemis à la porte du monastère. Elle ne fut pas moins héroïque à pardonner à celui qui avait massacré son père et ses frères. Près de mourir, elle disait dans ses souffrances : "Seigneur, me voici en Croix avec Vous !"

SOURCE : http://sanctuairemarial.com/imprimer_page.php?id_sanctu_article=316&PHPSESSID=nm8cmm741voq1g6d6agncdkhv2

Blessed Clare Gambacorta, OP Widow (AC)
(also known as Thora or Theodora of Pisa)


Born in Venice(?), Italy, in 1362; died 1419; beatified by Pope Pius VIII in 1830.


Clare, baptized Victoria, was the only daughter of the pre-eminent family of Pisa, which was in political exile at the time of her birth. When Victoria was seven, the family returned triumphantly to Pisa, and her father, Peter Gambacorta, was installed as chief magistrate of the city, a position full of both glory and uncertainty.

Victoria, a pretty and pious child, used to gather the children together to recite the Rosary. She was both devout and penitential; therefore, she did not relish the marriage her father had arranged for her. Nevertheless, as a dutiful daughter she married and became a dutiful, loving wife. When her young husband died of the plague just three years after their marriage, Victoria was grief-stricken. She did truly love him. But now that she was free, she determined that no one was going to urge her to marry again.

In the first year of her marriage, when she was 13, Victoria had met the famous and saintly Catherine of Siena, who had come to Pisa to talk to Victoria's father about he league of cities. The saint had advised the lovely young bride to give her heart to God and her husband.

Now that he was dead, Catherine wrote to the 15-year-old widow saying: "Strip yourself of self. Love God with a free and loyal love." Victoria knew that another marriage was being arranged for her, and before the contract could be concluded she fled to the Poor Clares and took the habit and the religious name Sister Clare.

Her brothers forcibly took her home. They locked her up in a dark little room in her own home. For five months she could neither talk to her friends nor receive the sacraments, but she retained the name Clare, and she wore the Franciscan habit.

The pretty, young prisoner was a daughter of her times, and she managed to get errands done by her friends. One by one, her jewels were sent out and sold, and the money was given to the poor. It was the only active charity she could manage from a prison cell. Finally, on Saint Dominic's day, when her father and brothers were away, her mother got her out and took her to Mass. It was the first time in months that she had been able to receive Communion.

Shortly thereafter, a Spanish bishop came to visit the family, and Clare's father asked him to try to talk some sense into the girl. He apparently did not know that the Spaniard had been confessor to Saint Bridget of Sweden, and that he was highly in sympathy with women who wished to dedicate themselves to God. In the end, Clare's family relented and allowed her to make plans to enter a convent. Her contact with Saint Catherine had convinced her that she could be nothing but a Dominican, so she took refuge with the local community until she could build a convent of her own.

Due to the ravages of plague and schism, many convents, including that of the Dominicans of Pisa, were weak in observance and did not live the common life. Clare wanted a strictly religious form of life, and, within four years, with the help of her stepmother, the new convent was built for her and Blessed Mary Mancini. It was first blessed in 1385, and a strict canonical cloister was imposed upon it, forbidding any man but the bishop and the master general from entering.

Eight years later, this strict enclosure was to cost Sister Clare a terrible loss. Her father was betrayed by a man who had always been his friend, and the volatile public turn against him and killed him in the street outside her convent. One of her brothers also fell in the fight, and a second, wounded, begged to be let into the convent. Clare had to tell him, through the window, that she could not open the door to him. While she watched in horror, he was dragged away and killed.

Some time after this, Sister Clare fell seriously ill and was thought to be dying. She made a curious request: some food from the table of the man who had betrayed and killed her father and brothers. The wife of the guilty man sent a basket of bread and fruit; Sister Clare ate the bread and was cured. Shortly afterwards the man who had seized the power unjustly was killed himself, and she offered sanctuary to his widow and daughters.

Clare's brother, Peter, who had fled from the court to become a hermit about the time she went to the Poor Clares, converted a band of highwaymen and began a community of hermits. When his father and brothers were murdered, he wished to go back to secular life and seek revenge, and Clare talked him out of it.

Clare Gamacorta died after a holy life. Many prodigies were reported at her tomb, and there is an interesting little legend to the effect that every time a sister in her house is about to die, the bones of Blessed Clare rattle in her coffin. This gives the sister warning (Attwater2, Benedictines, Dorcy, Encyclopedia).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0417.shtml