dimanche 28 avril 2013

Saint VITAL (VITALIS) et saint AGRICOLE (AGRICOLA), martyrs

Saints Vital et Agricola

Martyrs à Bologne (✝ 304)

Saint Vital était l'esclave de saint Agricola ou Agricole. Ils furent ensuite compagnons dans le martyre. Saint Vital mourut d'épuisement au milieu des tortures et saint Agricola fut cloué sur une croix. Quelques années plus tard, saint Ambroise recueillera leurs reliques et dédicacera même une église à Florence en leur honneur.

A découvrir: la basilique San Vitale à Ravenne avec ses magnifiques mosaïques, dédiée à saint Vital, elle est commanditée par l’évêque Ecclesius vers 525.

À Bologne en Émilie, les saints Vital et Agricole, martyrs. Selon le récit de saint Ambroise, Vital qui était l’esclave d’Agricola, fut aussi son compagnon de martyre et partagea son sort. Il subit tous les genres de supplices au point qu’il n’avait plus sur son corps un endroit sans blessure; Agricola, que le supplice de son esclave ne sut effrayer, imita son martyre en étant crucifié. (martyrologe romain)

Martyrologe romain


St Vital, martyr

Cette fête, réduite à une commémoraison en 1869 par l’ajout au Calendrier de Saint Paul de la Croix, fut supprimée en 1960, comme doublet de la fête des saints Vital et Agricola au 4 novembre.

Deux traditions à propos de St Vital : il aurait été le père des saints Gervais et Protais (tradition suivie par la légende du bréviaire de St Vital, voir plus bas et celles de ces deux fils) ou l’esclave de saint Agricola (fêté au 4 novembre).

La réforme du calendrier de Jean XXIII a suivi la deuxième tradition et donc supprimé la fête de St Vital du 28 avril. Or une question se pose : St Agricola n’est aucunement fêté à Rome avant les XIIe et XIIIe siècles, alors que St Vital l’est déjà en 595 (titre donné à la basilique de Vestina), et dans le sacramentaire Grégorien au VIIe siècle.

Cette disparité de dates nous amène à penser que, malgré les historiens, le saint Vital du 28 avril est bien le père des deux martyrs milanais plutôt que le compagnon d’Agricola.

Leçon des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Vital, père des saints Gervais et Protais, était militaire ; entrant un jour dans Ravenne avec le juge Paulin, il vit chanceler dans les tourments un médecin nommé Urcisin, qu’on avait conduit au supplice pour avoir confessé la foi chrétienne. Vital s’écria : « Ursicin, toi qui, en qualité de médecin, as coutume de guérir les autres, prends garde de ne pas te donner à toi-même le coup de la mort éternelle ». Fortifié par ces paroles, Urcisin subit courageusement le martyre. Mais Paulin, irrité contre Vital, ordonna de le saisir, de le tourmenter sur le chevalet, puis de le jeter dans une fosse profonde et de l’accabler sous des pierres. Cet ordre ayant été exécuté, un prêtre d’Apollon, qui avait excité Paulin contre Vital, fut aussitôt tourmenté par le démon et se mit à crier : « Vital, Martyr du Christ, tu me brûles extrêmement » ; et violemment agité par le feu qui le torturait, il se précipita dans le fleuve.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Entre les plus célèbres martyrs de l’Occident, saint Gervais et saint Protais occupent l’une des premières places. La vénération que l’Église Romaine professe pour eux l’a portée à honorer la mémoire de leur père, qui remporta aussi la palme sous la persécution de Néron, dans le cours du temps consacré à honorer la résurrection du Sauveur. Le récit liturgique sur saint Vital est court ; mais les traits qu’il contient donnent à connaître quels étaient ces chrétiens primitifs, que le glaive païen moissonna dans cette première persécution qui immola, entre autres victimes de choix, les deux Apôtres saint Pierre et saint Paul.

Le péché est l’ennemi de l’âme ; il la replonge dans la mort d’où Jésus l’a tirée par sa résurrection. C’est pour faire éviter ce malheur à l’un de vos frères, ô saint martyr, que votre voix retentit tout à coup, et vint lui rendre, au milieu des tourments, l’attention sur soi-même et la force d’âme. Veillez aussi sur nous avec cette fraternelle charité, ô Vital ! Nous sommes vivants de la vie de Jésus ressuscité ; mais l’ennemi voudrait nous ôter cette vie. Il s’efforcera d’abord de nous affaiblir, il nous tendra des pièges de toute sorte, enfin il nous suscitera des combats. Priez, ô saint martyr, afin que nous soyons sur nos gardes et que le mystère de la Pâque accompli en nous y demeure à jamais en son entier.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station au Titre de Vestina.

Aujourd’hui le martyrologe de Berne indique : Romae Vitalis Martyris. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un martyr de Rome, car l’histoire des catacombes est absolument muette sur son compte, mais seulement de la dédicace du Titre romain de Vestina, dans la IVe Région ecclésiastique, en l’honneur d’un des plus célèbres saints de Bologne.

La renommée du martyr Vital, compagnon d’Agricola, en l’honneur duquel Justinien fit ériger à Ravenne une des plus splendides basiliques d’Italie, se répandit en effet très rapidement hors de l’Exarchat, en sorte que la Ville éternelle elle-même voulut avoir un temple sous son vocable. Ce temple s’élève dans la vallée située entre le Quirinal et l’Esquilin, dans le vico longo, qui, du Quirinal, conduisait aux Thermes de Dioclétien.

Le Liber Pontificalis fait de Vestina, la fondatrice du titre, une contemporaine du pape Innocent Ier. En effet, une inscription lue par Bosio dans le cimetière de Saint-Agnès mentionne un certain acolyte Abundantius, Regionis Quartae, tituli Vestinae. Au nom de Vital furent associés jadis ceux des martyrs milanais Gervais et Protais rendus si populaires par saint Ambroise. Cependant dans la prescription de la litania septiformis au temps de saint Grégoire le Grand, il est ordonné simplement aux veuves de se ranger en procession in basilica beati Christi martyris Vitalis. Au moyen âge un monastère était uni au Titre.

Les corps des martyrs Vital et Agricola furent retrouvés à Bologne dans un cimetière juif en 393. A leur translation prit part saint Ambroise, qui déposa ensuite quelques-unes de leurs reliques sous l’autel de la basilique de Florence, dédiée par lui. En tout cas, la tombe des saints Vital et Agricola était à Bologne, comme nous l’apprend saint Paulin de Noie : Vitalem Agricolam Proculumque Bononia condit [1].

La messe est celle du Commun des Martyrs durant le temps pascal, sauf les collectes.

Autrefois, la fête de saint Vital était beaucoup plus solennelle. L’Antiphonaire Grégorien assigne pour ce jour ce verset alléluiatique : Alléluia. Beatus vir qui timei Dominum etc. Alléluia, Iustus non conturbabitur, quia Dominus firmat manum eius.

L’antienne pour l’offertoire était la suivante : Repleti sumus mane misericordia tua, et exultamus et delectati sumus, Alleluia.. V/. Domine, refugium factus es nobis a generatione et progenie. V/. Priusquam montes fierent aut formaretur orbis terrae, a saeculo et in saeculum tu es Deus. Alleluia.

La secrète était ainsi conçue : Accepta sit in conspectu tuo, Domine, nostra devotio, et eius nobis fiat suppli-catione salutaris, pro cuius solemnitate defertur. « Que notre dévotion vous soit agréable, Seigneur, et que l’intercession de celui dont nous célébrons la fête nous la rende profitable. »

L’antienne pour la Communion est tirée du texte évangélique : Ego sum vitis vera et vos palmites ; qui manet in me et ego in eo, hic fert fructum multum. Allel. Allel..

\La collecte après la Communion était propre elle aussi : Exultet, Domine, populus tuus in Sancti tui commemoratione Vitalis, et cuius votivo laetatur officia, suffragio relevetur optato. « Que votre peuple, ô Dieu, se réjouisse en la fête de saint Vital, et que celui dont la solennité est célébrée avec tant d’allégresse l’assiste de sa protection précieuse. »

Lors de la dédicace d’un temple, selon l’ancien rit romain, la messe était celle du Saint auquel ce temple était dédié. C’est ainsi qu’à Rome de nombreux anniversaires de dédicaces de basiliques sont devenus par la suite la fête de leurs respectifs martyrs titulaires.

[1] Carm., XXVII, 432.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Vital était le compagnon de saint Agricola. Il vint à Ravenne au moment où le médecin Ursicinus, qui avait été condamné à mort à cause de la foi chrétienne, était conduit au supplice. Remarquant qu’Ursicinus, à cause des tortures effroyables, allait être ébranlé dans sa fermeté, il lui cria : “Ursicinus, tu en as guéri d’autres, prends bien garde de ne pas blesser mortellement ton âme ». Encouragé par cette adjuration, Ursicinus reçut avec joie la couronne du martyre. Vital fut à son tour arrêté et torturé, puis jeté dans une fosse profonde où il mourut (vers 70). Les corps des saints martyrs Vital et Agricola furent découverts à Bologne en 393. Saint Ambroise assistait à la translation ; il réserva quelques reliques pour Florence. A Ravenne, l’empereur Justinien éleva la magnifique Église qui subsiste toujours et qui est riche en mosaïques intéressantes du point de vue liturgique. Rome possède aussi une église de station dédiée aux Saints martyrs (vendredi après le deuxième dimanche de Carême).



Vital et Agricole

MARTYRS, SAINTS

† 304

Nous apprenons de saint Ambroise, qu'Agricole était un gentilhomme de Bologne, qui, par ses vertus se faisait aimer des païens mêmes, parmi lesquels il vivait. Il instruisit dans la religion chrétienne Vital, son esclave. Ils furent arrêtés l'un et l'autre durant la persécution de 304 ; c'est du moins l'opinion la plus probable. Vital fut le premier qu'on appliqua à la torture ; il ne cessa de louer Dieu tant qu'il put faire usage de sa langue. Voyant enfin que tout son corps était couvert de sang et de blessures, il pria Jésus-Christ de lui donner la couronne qu'un ange lui avait montrée. Sa prière finie, il rendit l'esprit. On différa l'exécution d'Agricole, dans l'espérance que la vue du supplice de son esclave pourrait le faire changer de résolution. Mais l'exemple de Vital ne fit qu'animer son courage. Les magistrats et le peuple entrèrent alors en fureur : on attacha le martyr à une croix, et on perça son corps d'une si grande quantité de clous, que le nombre de ses plaies surpassait celui de ses membres. Les deux martyrs furent enterrés dans le lieu qui servait de sépulture aux Juifs. Saint Ambroise les découvrit dans le voyage qu'il fit à Bologne, en 393, lorsqu'il fuyait les armes du tyran Eugène. Il prit un peu du sang qui était au fond du tombeau, avec la croix et les clous qui avaient été l'instrument du martyre d'Agricole. Julienne, veuve de Florence, lui demanda ces précieuses reliques, pour enrichir l'église qu'elle avait fait bâtir dans cette ville, et dont le saint archevêque de Milan fit lui-même la dédicace.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.


Sts Vital et Agricola, Martyrs

Inscrits au 3 novembre dans le Martyrologe hiéronymien. La découverte de leur corps est mentionnée par St Ambroise en 393. Fête au XIIIème siècle. La messe est la même que celles des deux Martyrs Processus et Martinien au 2 juillet sauf les oraisons.

Leçon des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Vital et son maître Agricola, furent arrêtés à Bologne, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien pour avoir prêché Jésus-Christ. Plus on s’efforçait par des prières et des menaces, d’amener Vital à changer de résolution, plus il se déclarait adorateur et serviteur de Jésus-Christ. Torturé par divers genres de supplices, et les endurant tous avec constance, il rendit, en priant, son esprit à Dieu : son exemple eut pour effet d’affermir Agricola, dont le supplice avait été différé pour voir si les tourments de son esclave ne l’amèneraient pas à renoncer au Christ. On l’attacha donc à une croix, et, admis à partager le sort de Vital, son esclave, il devint son compagnon dans un glorieux martyre. Leurs corps qui avaient été inhumés dans le cimetière des Juifs, furent retrouvés par saint Ambroise et transférés dans un lieu bénit et consacré.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Offrons notre hommage aux deux Martyrs dont la mémoire précéda celle de Charles Borromée sur le Cycle en ce jour. Vital et Agricola, l’esclave et le maître, montrèrent, par leur rencontre dans l’arène glorieuse, que la vraie noblesse se rit des inégalités sociales. Saint Ambroise, séjournant à Bologne où ils avaient souffert, retrouva leurs corps et célébra leur commun triomphe [1]. L’Église, à la suite de l’abeille de Milan, n’a point cessé de les associer dans une commune gloire.

[1] Ambr. Lib. de Exhortat. Virginit. I.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Le feriale de Bologne est contenu tout entier dans ce vers de saint Paulin :

Vitalem, Agricolam, Procultimque Bononia. condit [2].

Les deux premiers noms, tantôt unis, tantôt séparés, apparaissent à diverses dates dans le martyrologe hiéronymien, par exemple le 3 et le 27 novembre, le 3 décembre, le 29 avril, etc. Il s’agit d’ailleurs des mêmes martyrs, du nom de Vital et d’Agricola, dont les corps furent découverts à Bologne en 393, et à la translation desquels prit part saint Ambroise. Leur culte se répandit ensuite rapidement à travers la chrétienté, en sorte qu’un grand nombre d’évêques de l’antiquité, comme Victrice de Rouen et Namace de Clermont, se procurèrent des fragments de leurs reliques pour leur dédier leurs célèbres églises.

A Rome, au temps d’Innocent Ier, la matrone Vestina érigea à saint Vital un titre, au Vico longo, où, maintenant encore, on célèbre la station le vendredi après le IIe dimanche de Carême. Un siècle plus tard, à Ravenne, Justinien et Théodora prodiguèrent leur or pour élever à saint Vital un temple splendide, tout resplendissant de mosaïques, de colonnes et de marbres, qui, aujourd’hui encore, fait l’admiration des archéologues et des artistes.

Les martyrs Vital et Agricola reposaient primitivement dans un cimetière juif de Bologne. Dans la vie de saint Ambroise, Paulin raconte que Dieu révéla leur sépulture à l’Évêque. Auquel ? A celui de Bologne ou à celui de Milan, lequel dit avoir été simplement invité à la fête ? Du texte du biographe de saint Ambroise, rien de clair ne se peut déduire. En tout cas, l’intervention du saint évêque de Milan contribua à donner une plus grande solennité à cette translation de martyrs, d’autant plus qu’à peine parti de Bologne, Ambroise s’étant rendu à Florence pour la consécration d’une église, y déposa quelques reliques des deux saints bolonais récemment découverts.

Rome célèbre une première fois saint Vital le 29 avril, jour indiqué aussi par le martyrologe hiéronymien : Bononiae, Vitalis. La fête des deux martyrs que nous célébrons aujourd’hui manque dans les anciens Sacramentaires, et elle a été introduite plus tard seulement dans la liturgie romaine, à l’époque où Vital fut dédoublé, et où, contrairement au témoignage de saint Pierre Chrysologue, on attribua un Vital à Ravenne, et un autre, compagnon de martyre d’Agricola, à la cité rivale, Bologne.

La messe est la même que le 2 juillet pour les saints Processus et Martinien, sauf les collectes.

[2] Carm. XXIII, 432.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Les saints Vital et Agricola. — Tombeau : à Bologne ; leurs restes furent ensevelis dans le cimetière des Juifs ; découverts plus tard par saint Ambroise, ils furent alors déposés en terre bénite. Vie : Vital, un esclave, et Agricola, son maître, subirent sous Dioclétien un cruel martyre. C’est en vain que l’on chercha par des promesses à faire apostasier l’esclave Vital ; il n’en montra que plus de fermeté dans la confession du Christ ; il fut tourmenté par de cruels supplices qu’il supporta, tous, avec une invincible patience jusqu’à ce qu’il rendit l’âme en priant. Quant à Agricola dont le jugement fut différé dans l’espoir qu’il serait ébranlé par le martyre de son esclave et qu’il renierait le Christ, il se sentit au contraire fortifié par la constance de celui-ci. Il fut cloué en croix et devint ainsi le compagnon et l’associé de Vital dans son héroïque martyre (vers 304). Pratique : N’est-ce pas là un magnifique spectacle : l’esclave et son maître mourant ensemble pour le Christ ! Le christianisme doit aussi rapprocher et ennoblir les classes sociales : l’esclave et le serviteur sont les frères dans le Christ de leur maître, et le maître est l’esclave du Christ. L’esclave obéit au maître comme au représentant du Christ ; le maître honore en son esclave un membre du Christ. Tous deux doivent un jour participer ensemble à la félicité éternelle si chacun a su remplir son devoir.


Sts. Vitalis and Agricola

Martyred at Bologna about 304 during Diocletian's persecution. Agricola, who was beloved for his gentleness, converted his slave, Vitalis, to Christianity; they became deeply attached to each other. Vitalis was first to suffer martyrdom, being executed in the ampitheatre. By his tortures and by flattery the persecutors sought in vain to win over Agricola, whom they finally crucified. Both martyrs were buried in the Jewish graveyard. In 393 St. Ambrose and Bishop Eusebius of Bologna transferred the remains of the martyrs to a church. Ambrose took some of the blood, of the cross, and the nails to Florence, placing these relics in the church erected by the saintly widow Juliana. On this occasion he delivered an oration in praise of virginity, with special reference to the three virgin daughters of Juliana. His mention of the martyrs Agricola and Vitalis in the first part of the oration is the only authority for their lives ("De exhortatione virginitatis", cc. i-u, in P.L., XVI, 335). The feast of the two martyrs is observed on 4 November. In 396 other relics were sent to St. Victricus, Bishop of Rouen, and, about the same date, to St. Paulinus of Nola and others.

Sources

Acta SS., Nov., II, 233-53; RUINART, Acta martyrum (Ratisbon, 1869), 491-94.

Meier, Gabriel. "Sts. Vitalis and Agricola." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New York: Robert Appleton Company, 1912.4 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/15486b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/15486b.htm

Vitalis and Agricola MM (RM)

Died c. 304. According to Saint Ambrose in Exhort. ad Virginit. (c. 1, 2), Saint Vitalis, a slave, and his master Agricola were martyred at Bologna under Diocletian. The aristocratic Agricola had been active in evangelization. In fact, it is he who brought his slave to conversion. The slave suffered martyrdom while unceasingly praising God. He endured his tortures with such courage that Agricola was inspired by his example to face a shameful death-- probably crucifixion--for Christ's sake. It is said that his body was pierced with many huge nails. The bodies of the martyrs were interred in the Jewish cemetery. When Saint Ambrose fled away from Eugenius to Bologna in 393, his discovered their relics ad recovered some of the blood found in the bottom of the grave, as well as the cross and nails used in the martyrdom of Agricola. A Florentine widow invited Ambrose to dedicate the church she had built and he gave the church these relics, which were placed under the altar (Benedictines, Encyclopedia, Husenbeth). 


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1104.shtml

November 4

SS. Vitalis and Agricola, Martyrs

ST. AMBROSE informs us that Agricola was a gentleman of Bologna, whose behaviour in the world had engaged the affection of the idolaters amongst whom he lived. Vitalis, his slave, learned from him the Christian religion, and first received the crown; for the servant and the freeman are one and the same thing in Christ, nor is there any difference from their condition in their reward. They were both seized, probably in the year 304, and Vitalis first put to the torture. He ceased not to praise God so long as he had the use of his tongue; and seeing no part of his body left which was not covered with wounds and blood, he prayed Jesus Christ to receive his soul, and to bestow on him that crown which his angel had shown him. His prayer was no sooner ended than he gave up the ghost. Agricola’s execution was deferred out of a cruel compassion, that time and the sight of the sufferings of his faithful servant might daunt his resolution. But he was animated and encouraged by such an example. Whereupon the affection of the judges and people was converted into fury; and the martyr was hung on a cross, and his body pierced with so many huge nails that the number of his wounds surpassed that of his limbs. The bodies of the martyrs were laid in the burial place of the Jews. St. Ambrose flying from the arms of the tyrant Eugenius, came to Bologna in 393, and there discovered these relics. He took to himself some of the blood that was found in the bottom of the grave, and the cross and nails which were the instruments of Agricola’s martyrdom. Juliana, a devout widow of Florence, invited him to dedicate a church she had built in that city, and begged of him this treasure, which he was not able to refuse her, and the value of which he much extols to her three daughters, bidding them receive with respect these presents of salvation, which were laid under the altar. See St. Ambrose, Exhort. ad Virginit. c. 1, 2. St. Gregory of Tours, l. de Glor. Mart. c. 44.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/11/042.html