vendredi 27 janvier 2012

Cinquième mystère glorieux : LE COURONNEMENT DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE

Le Couronnement de Marie

Celle qui s'est déclarée "servante du Seigneur" (Lc 1,38) à l'Annonciation est restée, durant toute sa vie terrestre, fidèle à ce que ce nom exprime, se confirmant ainsi véritable disciple du Christ, qui avait fortement souligné le caractère de service de sa mission: le Fils de l'homme "n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude" (Mt 20, 28).

C'est pourquoi Marie est devenue la première de ceux qui, servant le Christ également dans les autres, conduisent leurs frères, dans l'humilité et la patience, jusqu'au Roi dont on peut dire que le servir, c'est régner, et elle a pleinement atteint cet état de liberté royale qui est propre aux disciples du Christ: servir, ce qui veut dire régner !

Le Christ, s'étant fait obéissant jusqu'à la mort et pour cela même ayant été exalté par le Père (cf. Ph 2, 8-9), est entré dans la gloire de son royaume; à lui, tout est soumis, en attendant que lui-même se soumette à son Père avec toute la création, afin que Dieu soit tout en tous (cf. 1 Co 15, 27-28).

Marie, servante du Seigneur, a sa part dans ce Royaume de son Fils.

La gloire de servir ne cesse d'être son exaltation royale: montée au ciel, elle ne suspend pas son rôle salvifique dans lequel s'exprime la médiation maternelle «jusqu'à la consommation définitive de tous les élus» (Lumen Gentium 62).

Ainsi, celle qui, sur terre, garda fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la Croix continue à lui être unie, alors que désormais tout est soumis à lui, en attendant que lui-même se soumette à son Père avec toute la création.

Et ainsi, dans son assomption au ciel, Marie est comme enveloppée dans toute la réalité de la communion des saints, et son union même à son Fils dans la gloire est toute tendue vers la plénitude définitive du Royaume, lorsque «Dieu sera tout en tous» (1 Co 15,28).

Pape Jean Paul II,

Lettre encyclique Redemptoris Mater, 25 mars 1987, n°41

http://www.mariedenazareth.com/208.0.html?&L=0

Marie, Reine de l’Univers

Dès les premiers siècles, le peuple chrétien a invoqué Marie comme reine. Il lui reconnaissait ainsi une dignité plus grande que celle de toute créature et il exaltait son rôle dans la vie de chaque personne et du monde tout entier.

Marie est reine non seulement parce qu’elle est la Mère de Dieu mais aussi parce que elle a coopéré à l’oeuvre de rédemption de l’humanité. Élevée au ciel, associée au pouvoir de son Fils, elle travaille à l’extension du Règne de Dieu, en participant à la diffusion de la grâce divine dans le monde.

Demeurant en dépendance du Christ, Marie possède et exerce sur l’univers une souveraineté que son Fils lui a donnée. Son titre de reine ne se substitue pas à celui de Mère. Sa royauté demeure un corollaire de sa mission maternelle et exprime simplement le pouvoir qui lui a été conféré pour accomplir cette mission. Marie étend ainsi sa sollicitude à toute l’humanité. Dès lors, les chrétiens manifestent leur abandon filial à celle qui est mère dans l’ordre de la grâce.

Du fait de son assomption, Marie vit en pleine communion avec le Christ et avec chacun de nous. Elle nous suit dans notre itinéraire terrestre quotidien et nous soutient de son amour maternel dans les épreuves de la vie. Élevée à la gloire du ciel, elle est totalement consacrée à l’oeuvre du salut pour communiquer à tous les vivants le bonheur qui lui a été donné.

Jean-Paul II, Audience générale du Mercredi 23 juillet 1997,