lundi 18 novembre 2013

Sainte ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE, religieuse du Sacré-Coeur de Jésus et missionnaire


Rose-Philippine Duchesne (1769-1852) 


Religieuse, de la Société du Sacré Coeur

ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE naquit à Grenoble (France) le 29 août 1769. Baptisée en l'église St Louis elle reçoit comme en présage, les noms de l'apôtre Philippe et de Rose de Lima, première sainte du Nouveau Continent. Son éducation commence au couvent de la Visitation de Ste Marie d'En-Haut; attirée par la vie contemplative des religieuses, elle entre comme novice au monastère à 18 ans.

A l'époque de la Révolution française la communauté est dispersée; et Philippine retourne dans sa famille; elle se dévoue alors à soulager les prisonniers, les malades et les pauvres. Après le Concordat de 1801, elle tente avec quelques compagnes de faire revivre le monastère de la Visitation, mais en vain.

En 1804 Philippine apprend la fondation d'une nouvelle Congrégation: la Société du Sacré Coeur de Jésus et elle offre son monastère à la fondatrice, Madeleine-Sophie Barat; elle est prête à entrer dans la Congrégation. Peu après Mère Barat arrive à Ste Marie et accueille Philippine et ses compagnes comme novices dans la Société.

Après sa profession religieuse, en même temps que son désir de vie contemplative, un appel pour les missions, entendu dès l'adolescence, devient plus pressant. Dans une lettre à Mère Barat elle confie l'expérience spirituelle qu'elle vient de vivre au cours de la nuit d'adoration du Jeudi Saint devant l'Eucharistie; " Toute la nuit j'ai été dans le nouveau continent ... je portais partout mon trésor (le St Sacrement) ... J'avais bien à faire aussi avec tous mes sacrifices à offrir: une mère, des soeurs, des parents, une montagne ... Quand vous me direz "Voici que je vous envoie, je répondrai vite: je pars" ". Elle attendra encore 12 ans.

En 1818 son rêve se réalise: elle part pour répondre à la demande de l'évêque de la Louisiane qui cherchait une congrégation éducatrice pour l'aider à annoncer l'Evangile aux Indiens et aux jeunes français de son diocèse. A St Charles, près de St Louis (Missouri) elle fonde la première maison de la Société hors d'Europe. Ce n'est qu'une cabane en bois. Là elle rencontre toutes les austérités d'une vie de pionnier: l'extrême froid, la dureté du travail, le manque d'argent. Elle a aussi beaucoup de difficulté à apprendre l'anglais; le courrier est lent, les lettres de sa chère France souvent n'arrivent pas; mais elle s'efforce d'être fidèle en demeurant très unie à la Société en France.

Philippine et ses quatre compagnes religieuses vont de l'avant. En 1818 elle ouvre la première école gratuite à l'ouest du Mississipi. Dès 1828 six maisons sont ouvertes qui accueillent les jeunes élèves du Missouri et de la Louisiane. Elle les aime et leur rend bien des services, mais dans son cœur elle aspire toujours à travailler auprès des Indiens. A 72 ans Philippine est déchargée de toute responsabilité; une école pour les Potawatomis va s'ouvrir à Sugar Creek dans le Kansas.

Beaucoup de personnes pensent que sa santé est trop délabrée pour qu'elle y parte, mais le Jésuite qui dirige cette mission insiste; "Elle doit venir; elle n'est pas capable de beaucoup de travail mais elle assurera le succès de la mission par sa prière. Sa présence attirera toutes sortes de faveurs divines sur nos travaux".

Elle reste seulement un an avec les Potawatomis; cependant son courage n'a pas diminué
et ses longues heures de prière contemplative amènent les Indiens à la nommer: "La femme qui prie toujours". Mais sa santé ne résiste pas au régime du village. Dès juillet 1842 elle regagne St Charles bien que son désir pour les missions soit toujours vivant dans son coeur; "J'éprouve le même désir ardent pour la mission des Rocky montagnes ou tout autre semblable, que j'éprouvais en France pour venir en Amérique ...".

Philippine Duchesne est morte à St Charles le 18 novembre 1852 à l'âge de 83 ans.



Sainte Rose-Philippine Duchesne

religieuse - missionnaire aux Etats-Unis ( 1852)

Originaire de Grenoble dans le Dauphiné, elle entre dans l'Ordre de la Visitation en 1785, mais la Révolution française disperse sa Congrégation en 1791. En 1804, elle reprend sa vie religieuse dans l'Institut du Sacré-Cœur et à partir de 1818 l'implante aux États-Unis, à la demande de Mgr Dubourg, évêque de Louisiane de passage en France en 1817 et qui demandait des religieuses. Éducatrice et missionnaire au Missouri, c'est là qu'elle rejoint Celui qu'elle a fait découvrir à toute une jeunesse. 

Béatifiée par Pie XII le 12 mai 1940, canonisée par Jean-Paul II le 3 juillet 1988.

La prière composée à l'occasion de la canonisation de Philippine Duchesne, le 3 juillet 1988, trace un portrait vivant de cette grande pionnière.

"Philippine Duchesne est née à Grenoble en 1769 d’une famille implantée à Romans et à Grane. La Révolution - où son père tient une place importante - l’arrache au couvent de la Visitation. C’est à Grane qu’elle affermit sa vocation. En pleine Terreur elle fonde une petite communauté qui visite les prisonniers et les pauvres.


En 1804 elle entre dans la Société du Sacré-Cœur de Madeleine-Sophie Barat. En 1817 elle part en mission en Floride et en Louisiane. Elle fonde une école où enfants noirs, blancs et métis sont éduqués ensemble, en plein Sud esclavagiste. D’autres fondations suivent. Son tempérament assez fort lui vaut d’être relevée du supériorat.

A 72 ans elle part en mission chez les Indiens Potowatomies que le gouvernement fédéral vient de déporter. C’était le but de sa vie. Trop âgée pour apprendre la langue c’est par la prière qu’elle témoigne. Les Indiens l’appellent: 'la-femme-qui-prie-toujours'.

Sa santé donnant des inquiétudes on la rappelle en Louisiane. Elle vivra encore dix ans n’oubliant jamais 'ses' Indiens. Elle meurt le 18 novembre 1852." (Philippine Duchesne, vierge - diocèse de Valence )

(...)

À Saint-Charles du Missouri, aux États-Unis d’Amérique, en 1852, sainte Philippine Duchesne, vierge, religieuse du Sacré-Cœur de Jésus. Née en France, elle constitua une communauté religieuse pendant la Révolution française et passant ensuite en Amérique, y établit beaucoup d’écoles.


Martyrologe romain

Nous sommes affligés: il y a des milliers de distance
Qui nous empêcheront de placer, une fois de plus,
Nos capes sur son dos.
Elle a appris de nous la manière de les tisser
Et nous, nous avons appris à prier en regardant son visage.
Fais que le soleil brille sur sa tendresse
Et que cette nuit la lune en son plein nous rappelle
Les heures qu'elle a passées devant toi à prier dans cette tente.




St. Rose Philippine Duchesne

St. Rose Philippine Duchesne was born August 29, 1769 in Grenoble, France. She was baptized in the Church of St. Louis and received the name of Philip, the apostle, and Rose of Lima, first saint of the new continent. She was educated at the Convent of the Visitation of Ste. Marie d’en Haut, then, drawn to the contemplative life, she became a novice there when she was 18 years old.

At the time of the Revolution in France, the community was dispersed and Philippine returned to her family home, spending her time nursing prisoners and helping others who suffered. After the Concordat of 1801, she tried with some companions to reconstruct the monastery of Ste. Marie but without success.

In 1804, Philippine learned of a new congregation, the Society of the Sacred Heart of Jesus, and offered herself and the monastery to the Foundress, Mother Madeleine Sophie Barat. Mother Barat visited Ste. Marie in 1804 and received Philippine and several companions as novices in the Society.

Even as Philippine’s desire deepened for the contemplative life, so too her call to the missions became more urgent – a call she had heard since her youth. In a letter she wrote to Mother Barat, she confided a spiritual experience she had had during a night of adoration before the Eucharist on Holy Thursday: “I spent the entire night in the new World … carrying the Blessed Sacrament to all parts of the land … I had all my sacrifices to offer: a mother, sisters, family, my mountain! When you say to me ‘now I send you’, I will respond quickly ‘I go”‘. She waited, however, another 12 years.

In 1818 Philippine’s dream was realized. She was sent to respond to the bishop of the Louisiana territory, who was looking for a congregation of educators to help him evangelize the Indian and French children of his diocese. At St. Charles, near St. Louis, Missouri, she founded the first house of the Society outside France. It was in a log cabin – and with it came all the austerities of frontier life: extreme cold, hard work, lack of funds. She also had difficulty learning English. Communication at best was slow; news often did not arrive from her beloved France. She struggled to remain closely united with the Society in France.

Philippine and four other Religious of the Sacred Heart forged ahead. In 1818 she opened the first free school west of the Mississippi. By 1828 she had founded six houses. These schools were for the young women of Missouri and Louisiana. She loved and served them well, but always in her heart she yearned to serve the American Indians. When she was 72 and no longer superior, a school for the Potawatomi was opened at Sugar Creek, Kansas. Though many thought Philippine was too sick to go, the Jesuit head of the mission insisted: “She must come; she may not be able to do much work, but she will assure success to the mission by praying for us. Her very presence will draw down all manner of heavenly favors on the work”.

She was with the Potawatomi but a year; however, her pioneer courage did not weaken, and her long hours of contemplation impelled the Indians to name her, Quah-kah-ka-num-ad,

“Woman-Who-Prays-Always”. But Philippine’s health could not sustain the regime of village life. In July 1842, she returned to St. Charles, although her heart never lost its desire for the missions: “I feel the same longing for the Rocky Mountain missions and any others like them, that I experienced in France when I first begged to come to America…”.


Philippine died at St. Charles, Missouri, November 18, 1852 at the age of 83.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/st-rose-philippine-duchesne/

Rose-Philippine Duchesne, ISH V (AC)

Born in Grenoble, France, August 29, 1769; died November 18, 1852; beatified in 1940; canonized on July 3, 1988 by Pope John Paul II.



Rose, also known as "The Lady of Mercy," was the daughter of a prosperous merchant. At the age of eight, her interest in mission work was enkindled by the visit of a Jesuit who had labored in Louisiana. She was educated by the Visitation nuns of Sainte- Marie-d'en-Haut, near Grenoble. At 17, against the opposition of her parents who wished to arrange a marriage for her, she joined the Visitation nuns. Her father, however, was successful in blocking her profession.

During the Reign of Terror in 1791, the nuns were repressed and expelled from their convent. Rose returned home from where she nursed the sick, taught children, visited imprisoned priests, and gathered together a community there. After the concordat of 1801 between Pope Pius VII and Napoleon had restored peaceful relations between the state and the Church, she attempted unsuccessfully to rebuild the convent where she had been educated. Nevertheless, she remained in the house and with one other took vows in what was intended to be a new congregation, the Daughters of the Propagation of the Faith. When the new community still faltered, in 1804, she convinced Mother Madeline Sophie Barat to accept it for her recently founded Society of the Sacred Heart.

Rose became a postulant of the society in December 1804 and was professed the next year. Her interest in the missions was again engaged by a visit from the abbot of La Trappe, who had been one of the first Cistercians sent to North America. Although she wished to be a missionary, Rose Philippine held administrative offices for 14 years.

In March 1818, she was sent as superioress with four sisters to the United States in answer to a request for help from Bishop Dubourg of Louisiana. Landing in New Orléans on May 29, the small group of women travelled up the Mississippi and founded the first American Sacred Heart house at Saint Charles, Missouri--in a log cabin. The group opened the first free school west of the Mississippi but moved to a brick building in Florisant near Saint Louis the next year. They accepted their first American postulant in 1820.

The community thrived after some difficulties, including the language barrier (they had received inadequate education in English), and by 1828, six houses had been established along the Mississippi River. She opened several schools in Missouri and Louisiana, insisting upon a high standard of education and compliance with French modes of behavior and discipline.

She received some criticism for not learning English, but she was known to have an endearing personality, which shone through despite the shock of the reality of mission life, which was so different from her imaginings.

On house they founded at Grand Côteau, about 150 miles from New Orléans, took four weeks to reach. The nine-week return journey was a nightmare. Rose Philippine was on a boat infected with yellow fever. After tending to the sick, she contracted the disease and was put ashore at Natchez (Mississippi). There she could find no shelter except the bed of a woman who had just died of yellow fever.

Still wanting to be an active missionary, she resigned as head of the American branch of the Sacred Heart in 1840. The following year, at the age of 71, Rose Philippine began a school for the Pottowatomy Indians in Sugar Creek, Kansas, at the request of the Jesuit Father de Smet. The Indians called her the "Woman-Who- Prays-Always."

After a year, unable to master the native language and her health failing, she was forced to leave the mission. She retired to Saint Charles. It was decided that the foundation should be closed, but Mother Duchesne campaigned to kept it open, and eventually succeeded. There was an apparent break down in communication between Rose Philippine and Mother Barat after the former's return to Saint Charles. It seems that a nun confiscated the correspondence. The relationship between the saints was finally when the puzzled Mother Barat sent Mother Duchesne's niece to find her. Rose Philippine, revered by all who knew her, died at the convent in Saint Charles (Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Walsh, White). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1117.shtml

Santa Filippina Rosa Duchesne Monaca


Grenoble, Francia, 29 agosto 1769 - St. Charles, Missouri, 18 novembre 1852

Coetanea di Napoleone, studia dalle Visitandine, a Grenoble. A 18 anni il monastero la accoglie come novizia, anche se lei non fa in tempo a pronunciare i voti solenni: la Rivoluzione sopprime conventi e monasteri. Rosa decide allora di dedicarsi all'assistenza degli ultimi. Nel 1801 le comunità religiose riacquistano la libertà, e lei entra nella società del Sacro Cuore, creata nel 1800 da madre Maddalena Sofia Barat. Nel 1818 arriva con quattro consorelle in Louisiana, dove il vescovo cerca aiuto per l'assistenza religiosa agli immigrati francesi. Rosa apre una scuola gratuita nel 1820, e intanto arrivano altre consorelle; nel 1828 le case con scuola sono sei, in Louisiana e Missouri. Lei deve lasciare la responsabilità di superiora: le fatiche l'hanno resa invalida. E tuttavia c'è un nuovo campo di lavoro da aprire: quello dell'evangelizzazione e dell'istruzione per la popolazione indiana seminomade dei Potawatomi, nel Kansas dove c'è una missione e dove la religiosa si reca in visita nonostante la malattia. Dal Kansas fa ritorno a Saint Charles, nel Missouri, dove muore a 83 anni. Beatificata nel 1929, madre Filippina è stata proclamata santa da Giovanni Paolo II nel 1988. (Avvenire)

Martirologio Romano: Nella città di Saint-Charles in Missouri negli Stati Uniti d’America, santa Filippina Duchesne, vergine delle Suore del Sacro Cuore di Gesù, che, nata in Francia, al tempo della rivoluzione in patria aggregò una comunità religiosa e, recatasi poi in America, vi istituì numerose scuole. 

Da un padre che aveva assorbito le idee di Voltaire e da una madre tutta casa e chiesa, quale felice combinazione di geni si poteva sperare? Filippina Rosa Duchesne viene al mondo a Grenoble il 29 agosto 1769. Eredita da papà un carattere forte, insieme ad alcuni tratti di ostinazione, impetuosità e testardaggine. In compenso, da mamma assorbe un’inclinazione per la preghiera e per le opere di carità e per l’altruismo.

Fin da bambina si lascia affascinare dai racconti di vita missionaria e a 8 anni sogna di andare ad evangelizzare gli indiani d’America. L’anticlericalismo papà non gli impedisce di rispettare preti e suore e, soprattutto, di affidare a queste ultime l’educazione della sua bambina. Così, a 12 anni Filippina viene affidata alle suore della Visitazione, ma papà si affretta a riportarla a casa quando si accorge che lei ha un’inclinazione un po’ troppo accentuata per la vita religiosa.

A 17 anni le trova un buon partito e allora lei sfodera il suo bel caratterino, eredità di famiglia, per dire chiaro e tondo a tutti che vuole farsi suora. Manco a dirlo, vince lei e a 18 anni, all’insaputa, dei suoi entra nel convento della Visitazione. Dopo il noviziato papà le impedisce di prendere i voti, ma, cosa ben più grave, sulla Francia si abbatte la rivoluzione francese, che fa chiudere i conventi e disperde i religiosi.

Filippina depone l’abito monacale e torna casa, aspettando che la bufera passi, ma quando potrebbe rientrare in convento questo non esiste più. Si dà da fare per restaurarne le mura e soprattutto per ricostituire la comunità con alcune sue ex compagne di noviziato, ma quando scopre l’esistenza della Società del Sacro Cuore, appena fondata da Maddalena Sofia Barat, si affretta a mettere nelle mani di questa donna eccezionale e carismatica se stessa, le amiche e il monastero.

A 35 anni può così finalmente emettere i voti religiosi, continuando a coltivare il sogno della missione. La fondatrice, che ha imparato a conoscerla bene nei pregi e negli eccessi del carattere, pensa però più opportuno trattenerla in Francia, dove tra l’altro ha anche bisogno di lei come segretaria generale della Congregazione. Arriva però il giorno che proprio non ce la fa più a trattenerla e deve lasciarla partire: Filippina è sulla soglia dei cinquant’anni, ma con l’entusiasmo per la missione di un’adolescente.

Dopo un viaggio avventuroso tocca il suolo americano, stabilendosi con una piccola comunità di suore in Luisiana. Ventidue anni di lavoro missionario, soprattutto speso per evangelizzare ed educare, fanno crescere la Società del Sacro Cuore, che ben presto raccoglie vocazioni anche su suolo americano. Filippina, che ha poco senso del successo dei suoi sforzi e che con l’umiltà dei santi pensa davvero di essere inutile, continua a sognare il lavoro “di frontiera”, in mezzo ai “selvaggi”. La accontentano a 70 anni suonati, facendola rientrare in una spedizione missionaria diretta in una riserva di indiani Potawatomi.

Il sogno di Filippina, che si era avverato dopo 60 anni, dura poco, un anno o poco più, quando per le condizioni di salute pensano bene di farla tornare indietro. Ubbidiente e umile torna in Luisiana, a rattoppare vestiti e soprattutto a pregare per altri dieci anni. Muore il 18 novembre 1852.

Proclamata beata da Pio XI nel 1929, è stata canonizzata da Giovanni Paolo II nel 1988.

Autore: Gianpiero Pettiti
 



Suo padre, Pierre-François, avvocato, appartiene alla classe politica emersa con la Rivoluzione francese, ma abbandona quando Napoleone si proclama primo console a vita. Lei, Filippina Rosa (coetanea di Napoleone), studia dalle Visitandine di Sainte-Maried’en-Haut, a Grenoble, e poi ritorna in famiglia. A 18 anni il monastero la riaccoglie come novizia, anche se lei non fa in tempo a pronunciare i voti solenni: la Rivoluzione sopprime conventi e monasteri.

Contemplativa mancata per forza maggiore, prende il via per una straordinaria vita di azione: soccorre i poveri che il cataclisma politico ha moltiplicato; va nelle prigioni per aiutare detenuti politici e condannati a morte. Ci sono suore e monache raggruppate clandestinamente qua e là, per continuare come possono la vita religiosa. Ma lei non lo può fare: glielo proibisce suo padre, che alla Rivoluzione deve il posto. Perciò s’impegna nell’assistenza, impara a convivere con la povertà e la paura di tanti. E' con la Rivoluzione che fa il suo noviziato.

Nel 1801 il concordato tra Francia e Santa Sede mette fine alla persecuzione. Le comunità religiose riacquistano la libertà, e subito lei pensa di far rinascere il monastero di Sainte-Marie-d’en-Haut. Riunisce un gruppetto di religiose, apre una scuola… Tanta volontà, ma risultati scarsi. Lei allora ottiene di entrare, con le poche consorelle, nella già vitale società del Sacro Cuore, creata nel 1800 da madre Maddalena Sofia Barat. Si rifà novizia, pronuncia i voti e pensa a un nuovo campo d’azione: l’America del Nord. Se la sogna anche di notte e ne scrive a madre Barat, che la invita a pazientare. E pazienta per dodici anni.

Nel 1818 eccola imbarcata con quattro consorelle: cinque mesi di viaggio fino alla Louisiana, dove il vescovo cerca aiuto per l’assistenza religiosa ai bianchi, in buona parte di origine francese. (La Louisiana è stata francese fino al 1803, quando Napoleone l’ha ceduta agli Usa). Lei e le consorelle debuttano al modo dei pionieri: capanna di tronchi, fatica fisica e povertà. Aprono una scuola gratuita nel 1820, e intanto arrivano altre consorelle; nel 1828 le case con scuola sono sei, in Louisiana e Missouri. Lei deve lasciare la responsabilità di superiora: le fatiche l’hanno resa invalida; e tuttavia c’è un nuovo campo di lavoro da aprire: quello dell’evangelizzazione e dell’istruzione per la popolazione indiana seminomade dei Potawatomi, le cui donne si dedicano all’agricoltura e gli uomini a caccia e a pesca. Nasce per loro la prima scuola a Sugar Creek, nel Kansas. L’hanno aperta le sue consorelle, perché lei si muove ormai con grande fatica.

Eppure nel Kansas ci vuole andare. Glielo ha chiesto un padre gesuita che dirige la missione; non importa se le manca la forza per dirigere e orientare. C’è bisogno di questa invalida, insiste: «La sua presenza attirerà ogni grazia dal cielo sui nostri lavori». La vedono ormai così. Si fa portare nel villaggio indiano, dove uomini e donne Potawatomi la chiamano “Filippina, la donna che prega”; e questa è l’ultima sua fatica, da suora senza gradi. Dal Kansas fa ritorno a Saint Charles, nel Missouri, dove muore a 83 anni. Beatificata da Pio XI nel 1929, madre Filippina è stata proclamata santa da Giovanni Paolo II nel 1988.

Autore: 
Domenico Agasso