mardi 12 mars 2013

Saint RODRIGUE de CORDOUE (RODERIC), religieux et martyr, et saint SALOMON, martyr


Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682). Rodrigo de Córdoba, 

Saint RODRIGUE de CORDOUE

Rodrigue (Rodrigo en espagnol) était prêtre à Cordoue, dans une région appelée dès lors Andalousie, qui avait été envahie en 771 par les sarrasins mahométans. Au début les sarrasins, après une conquête fulgurante, laissèrent les populations relativement tranquilles se contentant de les taxer d'un impôt de d'himitude, mais petit à petit des privilèges furent accordés à ceux qui devenaient musulmans et la fonction publique fut réservée de plus en plus aux Arabes musulmans ou aux nouveaux musulmans d’origine hispano-romaine, ou hispano-gothique, etc. ... selon l'immuable loi musulmane.

D' autre part les manifestations publiques de la foi chrétienne étaient limitées.

C'est ainsi qu'à la même époque toute l'Egypte chrétienne, la Syrie chrétienne, la Palestine, etc. ...allaient petit-à-petit basculer dans l'apostasie musulmane.

La famille de Rodrigue n'échappait pas à cette funeste règle : il avait un frère chrétien et un autre frère récemment musulman, ce qui veut dire fanatique comme hélas beaucoup de néophyte de cette loi.

Il faisait donc pression sur son frère chrétien pour qu'il abjure la foi chrétienne et se fasse adepte de Mahomet. Lors d'une rixe Rodrigue fut appelé et tenta de les séparer, mais il fut grièvement blessé par son frère musulman...

Dans son fanatisme ce dernier en profita pour montrer la prétendue supériorité de la loi mahométane à la foule, et ainsi se faire positivement remarquer par les autorités musulmanes de la ville. Il fit charger le corps inanimé de son frère sur une charrette et l'exposa en déclarant que sentant venir la mort il venait de se soumettre à Allah le Dieu des mahométans. Le mensonge chez les musulmans n'est pas répréhensible, il est même recommandé lorsqu' il s’agit d’obtenir des privilèges à leurs adeptes.

Mais Rodrigue guérit et revêtu de ses vêtements sacerdotaux revint devant la foule pour montrer qu'il n'avait pas renié la Foi.

Furieux son frère le fit traîner devant le tribunal islamique. L'islam punit de mort en principe le mahométan qui revient à la Foi chrétienne. La trahison fraternelle était considérée comme un bien...Sinistre renversement des valeurs !

Le tribunal lui demanda pour avoir la vie sauve d'apostasier la Foi de Jésus-Christ et de proclamer la soumission à la loi de Mahomet, ce que bien-sûr il refusa.

Il fut donc noyé dans le Guadalquivir avec un autre homme du nom de Salomon, condamné pour le même motif le 13 mars 857.


Saint Rodrigue

(+ 857)

Saint Rodrigue avait deux frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. L’un était chrétien et l’autre musulman ; ils se battaient souvent pour des questions de religions. Un jour, voulant les séparer, il reçut tous les coups et fut considéré comme mort. Son frère catholique s’enfuyant par crainte du calife d’Espagne, son autre frère musulman emmena son corps en ville et accusa le catholique d’avoir tué un musulman, prétendant que Rodrigue s’était converti. Rodrigue revint alors à lui et nia son attachement à l’islam, criant haut et fort sa foi chrétienne. Le Cadi le mit alors en prison pour "apostasie" où il rencontra Salomon, accusé du même crime : être chrétien. Liant amitié, ils passèrent le peu de temps qu’ils leur restait en prière. Ils furent décapités le même jour à Cordoue.


Saints Rodrigue et Salomon de Cordoue

Martyrs de Cordoue (✝ 857)

Ils étaient trois frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. Deux étaient chrétiens et le troisième était musulman. L'un des deux se prit de querelle avec le musulman. Rodrigue qui est prêtre, cherche à les réconcilier, mais les deux, à leur tour, le prennent à partie et le laissent sans connaissance. Le musulman répand alors le bruit de la conversion de Rodrigue. Revenu à lui, Rodrigue va cacher sa honte dans la montagne. Mais les difficultés familiales ne sont pas pour autant terminées. Un jour qu'il descend en ville, son frère musulman le reconnaît et cherche à le convertir à l'Islam. Devant son refus, il l'accuse devant les tribunaux d'être un apostat. Ce qui lui vaut d'être condamné à mort.

En prison, Rodrigue fait connaissance d'un autre chrétien, Salomon, lui aussi condamné à mort. Ils sont tous deux décapités le même jour.

À Cordoue en Andalousie, l’an 857, la passion des saints martyrs Rodrigue et Salomon. Le premier, qui était prêtre, refusa de croire que Mahomet était vraiment un prophète envoyé par le Tout-puissant et fut jeté en prison, où il tomba sur Salomon, qui avait adhéré un moment à l’islam. Tous deux donnèrent une fin glorieuse, par la décapitation, au parcours de leur combat.

Martyrologe romain


Saints Rodrigue et saint Salomon de Cordoue, martyrs

Ils étaient trois frères vivant à Cordoue sous la domination arabe; l’un d'eux se convertit à la religion musulmane. À la suite d’une querelle entre les trois, Rodrigue est gravement blessé. Durant cette période où il a perdu connaissance, son frère musulman déclare à tous qu’il a embrassé l’Islam. Lorsqu’il revient à lui et découvre l’imposture, il se retire loin de la ville pour quelque temps. Mais obligé de revenir à Cordoue pour affaires, il est accusé d’avoir abandonné la secte de Mahomet et traîné devant le cadi, à qui il affirme qu’il n’a jamais été musulman, mais qu’en plus il est devenu prêtre. Il est alors jeté en prison, où il fait la rencontre de Salomon, qui se trouve là pour les mêmes raisons. Peu de temps après, ils sont tous deux exécutés, en 857.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/13/13661/-/saints-rodrigue-et-saint-salomon-de-cordoue-martyrs

St. Roderic

St. Roderic (sometimes known as Ruderic or Rodriguez) lived in Spain during the ninth century. During this time Christians were under great persecution by the Moors. Roderic had two brothers, one a fallen-away Catholic and the other who had become a Moslem.

One day his two brothers got into a heated argument and started to fight. When Roderic tried to intervene, they both turned on him and beat him unconscious. When he awoke, still weak from the battering, his Moslem brother paraded him through the streets, pulling him along as he staggered, announcing that Roderic had converted to Islam.

When the authorities stopped them and questioned Roderic, he denied his brother’s claim and instead proclaimed his allegiance to Christ. The Moslem authorities took this as apostasy from Mohammedanism and arrested him. He was imprisoned and thrown into a cell with another man named Solomon who was also charged with apostasy. On March 13, 857, Solomon and Roderic were both beheaded.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/st-roderic/

Roderic and Solomon MM (RM)
(also known as Rodriguez or Rudericus and Salomon)


Died 857. Roderic was a priest of Cabra near Córdova. One of his brothers had become an Islamic; the other was a lapsed Christian. One night his brothers got into a fight, and Roderic tried to separate them. They turned on him and beat him unconscious. The Islamic had him placed on a litter and carried through the streets, while announcing Roderic had apostatized and wished to be recognized as an Islamic before he died.


Roderic heard all this in anguish but was too injured to speak. He escaped as soon as he was able. He ran into his Islamic brother on the streets later, and the brother accused him to the kadi of having reverted to Christianity after having declared himself an Islamic--an offense punishable by death even though the Christians themselves were tolerated. Roderick denied having ever embraced Islam, but the kadi did not believe him and had him imprisoned in the most notorious prison in the city.

There Roderic met another prisoner, Solomon, who had been incarcerated for the same reason. They comforted each other, while the kadi left them in prison for a long time, hoping to break them down. They were separated after it was ascertained that they would hold firm. Even alone, however, they remained stoic; they were condemned and beheaded. Saint Eulogius witnessed the guards throw the bloodied pebbles into a stream so that the Christians could not collect them as relics (Benedictines, Encyclopedia, White).


In art, Saint Roderic is portrayed as a priest in Mass vestments holding a palm as an angel brings him a wreath of roses (Roeder). He is venerated in Cabra and Cordova (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0313.shtml


San Rodrigo di Cordova Sacerdote e martire


Cordova, sec. VIII - Cordova, 13 marzo 857

Fu prete a Cordova, nell'Andalusia, un territorio allora sotto il dominio arabo. Uno dei suoi fratelli era rimasto cristiano e l'altro invece si era fatto musulmano. Rodrigo viene ucciso da musulmani, ma non si tratta in questo caso di persecuzione. È vittima, infatti, di risse familiari, fraterne. Tenta di mettere pace tra i due fratelli di fede diversa, ma senza riuscirvi. Un giorno per separarli Rodrigo viene picchiato, rimanendo privo di sensi. A quel punto il fratello musulmano lo porta via e, all'insaputa di Rodrigo, dice alla gente che, gravemente malato, si è fatto anche lui musulmano. Rodrigo, però, si ripresenta vestito da prete: è lo stesso fratello a portarlo davanti a un giudice musulmano, accusarlo di apostasia e farlo condannare a morte. (Avvenire)

Etimologia: Rodrigo = ricco di gloria, dall'antico tedesco

Emblema: Palma

Martirologio Romano: A Córdova nell’Andalusia in Spagna, passione dei santi Ruderico, sacerdote, e Salomone, martiri: il primo, rifiutatosi di credere che Maometto fosse vero profeta inviato dall’Onnipotente, fu gettato in carcere, dove incontrò Salomone, che in precedenza aveva per qualche tempo aderito alla religione maomettana, e insieme portarono gloriosamente a termine la loro prova con la decapitazione.

Era un prete di Cordova, nell’Andalusia, regione che aveva fatto parte del regno dei Visigoti di Spagna. E si trovava in una situazione non rara in quel territorio, allora sotto il dominio arabo: uno dei suoi fratelli era rimasto cristiano e l’altro invece si era fatto musulmano. E lui, Rodrigo, morirà per mano araba, sicché viene raffigurato in genere (anche in un famoso quadro seicentesco del Murillo) con i paramenti di sacerdote e con la palma dei martiri. 

Dunque: un cristiano, un prete, ucciso da musulmani. Ma non si tratta in questo caso di persecuzione; all’epoca la regione vede convivere abbastanza pacificamente musulmani, cristiani ed ebrei. Rodrigo è vittima di risse familiari, fraterne. Questo suo fratello musulmano continua a rimproverare all’altro fratello (il terzo) la sua “ostinazione” a rimanere cristiano. Rodrigo tenta di mettere pace tra i due, ma senza riuscirvi: c’è tra loro un’avversione insanabile; vedersi e litigare è tutt’uno. 

Un giorno, appunto, Rodrigo li vede picchiarsi selvaggiamente e si lancia a dividerli, e allora i due si mettono a picchiare lui, che sotto i loro colpi crolla privo di sensi. A quel punto il fratello musulmano lo porta via su un carretto – sembra morto – e alla gente stupefatta dà una spiegazione bugiarda: dice che Rodrigo è gravemente malato e che, sentendo vicina la morte, si è fatto anche lui musulmano. La voce si diffonde, ma Rodrigo (nascosto nei dintorni) non ne sa nulla. Guarito, torna in Cordova sempre vestito da prete, e il suo fratello-accusatore lo trascina dal giudice musulmano: "Questo si era fatto seguace dell’Islam, e ora è tornato cristiano: ha tradito la nostra fede". Per un’accusa simile c’è la morte, mentre non si perseguita chi è e resta cristiano. Il giudice cerca di aiutare Rodrigo a salvarsi, suggerendogli perfino una dichiarazione di fedeltà all’Islam, che lo renderebbe subito libero, senza chiedergli precisi impegni sulla pratica della fede coranica. Ma Rodrigo non accetta: cristiano è, e cristiano rimane. A quel punto viene condannato a morte da un giudice riluttante, per l’insistenza di quel fratello. 

Fratricidio, ben più che persecuzione. Rodrigo viene poi messo a morte con un altro cristiano di nome Salomone, condannato per lo stesso motivo. Gettati nel fiume Guadalquivir, i corpi verranno recuperati dai cristiani, che seppelliranno Rodrigo nella basilica di San Genesio, presso Cordova, e Salomone in quella vicina dei Santi Cosma e Damiano. Per entrambi la santità è proclamata subito, dal basso, attraverso il culto popolare spontaneo. La festa si celebra sin dal 1581, il 13 marzo.

Autore:
Domenico Agasso


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/44950

San Salomone di Cordova Martire


m. 13 marzo 857

Etimologia: Salomone = pacifico, dall'ebraico

Emblema: Palma

Martirologio Romano: A Córdova nell’Andalusia in Spagna, passione dei santi Ruderico, sacerdote, e Salomone, martiri: il primo, rifiutatosi di credere che Maometto fosse vero profeta inviato dall’Onnipotente, fu gettato in carcere, dove incontrò Salomone, che in precedenza aveva per qualche tempo aderito alla religione maomettana, e insieme portarono gloriosamente a termine la loro prova con la decapitazione.

S. Eulogio è il più importante dei "Martiri di Cordoba" e Rodrigo e Salomone ne sono tra i più caratteristici. Questi tre e molti altri santi testimoniarono Cristo col sacrificio supremo a Cordoba, l'importante città andalusa che diede i natali a Seneca, Lucano, Averroè, Góngora, Pablo de Cespedes ecc. Strappata ai Visigoti dagli Arabi nel 771, la città raggiunse il suo apogeo culturale nel sec. X, prima di essere "riconquistata" nel 1236 da Ferdinando III di Castiglia.

I musulmani non si mostrarono sempre feroci persecutori dei cristiani, cui talvolta si limitavano ad imporre di non testimoniare pubblicamente la loro fede e soprattutto di versare un cospicuo tributo periodico: se ciò provocava lo spirito d'indipendenza e di autonomia della popolazione, i cristiani, soprattutto i più sensibili, non potevano certo tollerare una specie di ibernazione religiosa. Di qui sporadiche reazioni alla dominazione musulmana, che venivano soffocate con altrettanto sporadiche persecuzioni. Appunto di una di queste reazioni furono protagonisti Rodrigo, Salomone ed Eulogio.
Quasi nulla sappiamo di Salomone, prima della prigionia che egli dovette subire con Rodrigo e che si concluse col martirio per sgozzamento il 13 marzo 857.

Autore:
Piero Bargellini