lundi 25 mars 2013

Saint DISMAS, le bon larron


Le Bon Larron


Il regarda Jésus avec confiance en confessant son péché et mérita d’être le premier saint canonisé, non par le jugement infaillible de l’Eglise mais par la Parole de Dieu lui-même, quand le Crucifié lui promit : « Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis". Celui auquel la tradition a donné le nom de « saint Dismas » nous enseigne ce qu’est l’acte de foi, nous indique la véritable source de la sainteté, nous fait goûter la miséricorde de Dieu et nous guérit de toutes désespérance vis-à-vis de nous mêmes et des autres.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/25/14191/-/le-bon-larron



Saint Dismas

le Bon Larron qui, en Croix, reconnut Jésus comme le Messie (1er s.)

Il confessa le Christ sur la croix et, pour cela, il est le premier saint canonisé, "Tu seras avec moi dans le paradis", lui dit le Christ avant de mourir. S'ajoute à ce passage de l'Évangile, une belle légende qui mérite d'être contée. Elle date des tout-premiers temps de l'Église. Lors de la fuite en Égypte, deux brigands dévalisèrent la Sainte Famille de son argent et de son âne, mais Dismas intervint et les leur fit restituer, parce que c'étaient des pauvres gens sur la route de l'exil. L'Enfant-Jésus l'en remercia lui promettant qu'il lui revaudrait çà à l'occasion. Dismas continua à être un larron, mais Jésus ne l'oublia pas à la dernière minute.

Commémoraison du bon Larron, qui confessa le Christ sur la croix et mérita d’entendre de lui ces paroles: “Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis.”

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/857/Saint-Dismas.html


XL. CRUCIFIXION DES LARRONS

Pendant qu'on crucifiait Jésus, les deux larrons, ayant toujours les mains attachées aux pièces transversales de leurs croix, qu'on leur avait placées sur la nuque, étaient couchés sur le des, près du chemin, au côté oriental du Calvaire, et des gardes veillaient sur eux. Accusés d'avoir assassiné une femme juive et ses enfants qui allaient de Jérusalem à Joppé, on les avait arrêtés dans un château où Pilate habitait quelquefois lorsqu'il exerçait ses troupes, et où ils s'étaient donnés pour de riches marchands. Ils étaient restés longtemps en prison avant leur jugement et leur condamnation. J'ai oublié les détails. Le larron de gauche était plus âgé : c'était un grand scélérat, le maître et le corrupteur de l'autre. On les appelle ordinairement Dismas et Gesmas ; j'ai oublié leurs noms véritables : j'appellerai donc le bon, Dismas, et le mauvais, Gesmas. Ils faisaient partie l'un et l'autre de cette troupe de voleurs établis sur les frontières d'Egypte qui avaient donné l'hospitalité, pour une nuit à la sainte Famille, lors de sa fuite avec l'enfant Jésus. Dismas était cet enfant lépreux que sa mère, sur l'invitation de Marie, lava dans l'eau où s'était baigné l'enfant Jésus, et qui fut guéri à l'instant. Les soins de sa mère envers la sainte Famille furent récompensés par cette purification, symbole de celle que le sang du Sauveur allait accomplir pour lui sur la croix. Dismas était tombé très bas ; il ne connaissait pas Jésus, mais comme son coeur n'était pas méchant, tant de patience l'avait touché. Couché par terre comme il l'était, il parlait sans cesse de Jésus à son compagnon : " ils maltraitaient horriblement le Galiléen, disait-il ; ce qu'il a fait en prêchant sa nouvelle loi doit être quelque chose de pire que ce que nous avons fait nous-mêmes, mais il a une grande patience et un grand pouvoir sur tous les hommes, ce à quoi Gesmas répondit : Quel pouvoir a-t-il donc ? s'il est aussi puissant qu'on le dit, il pourrait nous venir en aide " ? C'est ainsi qu'ils parlaient entre eux. Lorsque la croix du Sauveur fut dressée, les archers vinrent leur dire que c'était leur tour, et les dégagèrent en toute hâte des pièces transversales, car le soleil s'obscurcissait déjà, et il y avait un mouvement dans la nature comme à l'approche d'un orage. Les archers appliquèrent des échelles aux deux croix déjà plantées, et y ajustèrent les pièces transversales. Après leur avoir lait boire du vinaigre mêlé de myrrhe, on leur ôta leurs méchants justaucorps, puis on leur passa des cordes sous les bras et on les hissa en l'air à l'aide de petits échelons où ils posaient leurs pieds. On lia leurs bras aux branches de la croix avec des cordes d'écorce d'arbre ; on attacha de même leurs poignets, leurs coudes, leurs genoux et leurs pieds, et on serra si fort les cordes, que leurs jointures craquèrent et que le sang en jaillit. Ils poussèrent des cris affreux, et le bon larron dit au moment où on le hissait : " Si vous nous aviez traités comme le pauvre Galiléen, vous n'auriez pas eu la peine de nous élever ainsi en l'air ".

Pendant ce temps, les exécuteurs avaient fait plusieurs lots des habits de Jésus afin de les diviser entre eux. Le manteau était plus large d'en bas que d'en haut et il avait plusieurs plis ; il était doublé à la poitrine et formait ainsi des poches. Ils le déchirèrent en plusieurs pièces, aussi bien que sa longue robe blanche, laquelle était ouverte sur la poitrine et se fermait avec des cordons. Ils firent aussi des parts du morceau d'étoffe qu'il portait autour du cou, de sa ceinture, de son scapulaire, et du linge qui avait enveloppé ses reins, tous ces vêtements étaient imbibés de son sang. Ne pouvant tomber d'accord pour savoir qui aurait sa robe sans couture, dont les morceaux n'auraient pu servir à rien, ils prirent une table où étaient des chiffres, et y jetant des dés en forme de fèves, ils la tirèrent ainsi au sort. Mais un messager de Nicodème et de Joseph d'Arimathie vint à eux en courant et leur dit qu'ils trouveraient au bas de la montagne des acheteurs pour les habits de Jésus, alors ils mirent tous ensemble et les vendirent en masse, ce qui conserva aux chrétiens ces précieuses dépouilles.

LA DOULOUREUSE PASSION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST D'APRES LES MEDITATIONS D'ANNE CATHERINE EMMERICH. Publiées en 1854. Traduction de l'Abbé DE CAZALES

SOURCE : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/LaPassion/40crucif.html

Saint Dismas

Le Bon Larron

Fête le 25 mars

Il confessa le Christ sur la croix et, pour cela, il est le premier saint canonisé, "Tu seras avec moi dans le paradis", lui dit le Christ avant de mourir. S'ajoute à ce passage de l'Evangile, une belle légende qui mérite d'être contée. Elle date des tout-premiers temps de l'Eglise. Lors de la fuite en Egypte, deux brigands dévalisèrent la Sainte Famille de son argent et de son âne, mais Dismas intervint et les leur fit restituer, parce que c'étaient des pauvres gens sur la route de l'exil. L'Enfant-Jésus l'en remercia lui promettant qu'il lui revaudrait çà à l'occasion. Dismas continua à être un larron, mais Jésus ne l'oublia pas à la dernière minute.

« Après que le Seigneur qui n'était plus qu'une plaie eut été crucifié, afin que les clous ne se détachassent point et que le corps divin ne tombât à terre, ces monstres de cruauté jugèrent bon de les river par derrière. Ils commencèrent donc par élever la croix pour la renverser sens dessus-dessous, et appuyer ainsi contre la terre Jésus crucifié. Cette nouvelle cruauté fit frémir tous les assistants, et il s'éleva un grand bruit dans la foule touchée de compassion. La mère affligée recourut au Père éternel pour cette inconcevable cruauté, afin qu'il ne permît qu'elle se fit selon l'intention des bourreaux, et elle commanda aux anges de venir au secours de leur créateur. Dès qu'ils eurent fini, ils élevèrent la croix et la firent tomber dans le trou creusé à cet effet, mais ces monstres soutinrent le corps avec leurs lances et lui firent de profondes blessures sous les bras, en enfonçant le fer dans la chair pour aider à dresser la croix. A ce spectacle si cruel, le peuple redoubla ses cris et le bruit et la confusion augmentèrent, de sorte que le coeur de la pauvre mère était entièrement accablé de douleur. Les juifs le blasphémaient, les dévots le pleuraient, les étrangers étaient confondus d'étonnement, et quelques uns n'osaient pas le regarder par l'horreur qu'ils en éprouvaient,, et le corps sacré répandait son sang en abondance par les blessures qui avaient été faites et les plaies qui avaient été renouvelées. Ils crucifièrent également les deux voleurs, et ils dressèrent leurs croix l'une à droite l'autre à gauche, ils le placèrent au milieu, afin qu'il fut considéré comme le chef et le plus grand des scélérats. Les pontifes et les pharisiens branlaient la tête avec des gestes de mépris, ils l'insultaient et lui jetaient de la poussière et des pierres , en disant; toi qui détruis le temple de Dieu et le rebâtis en trois jours, sauve- toi toi-même. Les deux voleurs l'injuriaient aussi et lui disaient; si tu es le fils de Dieu, sauve-toi toi-même et nous aussi. Cependant la sainte Vierge à genoux adorait son divin fils, elle pria le Père éternel de faire éclater l'innocence de Jésus-Christ. Sa prière fut exaucée la terre trembla, le soleil s'éclipsa, la lune s'obscurcit et les éléments furent dans la confusion, les montagnes se, fendirent ainsi que le voile du temple, les tombeaux s'ouvrirent ‘et les bourreaux se retirèrent contrits, gémissants et convertis, parce que Jésus en agonie, proféra ces paroles qui renferment l'excès de la charité : Mon père, pardonnez leur, car ils ne savent ce qu'ils font.

L'un des voleurs appelé Dismas, entendant ces paroles, et la sainte Vierge près de laquelle il était intercédant en même temps pour lui, il fut éclairé intérieurement et par cette divine lumière, il fut touché de contrition pour ses péchés, il reprit son compagnon et défendit l'honneur de Jésus-Christ, il se recommanda au Sauveur et le paradis lui fut promis. Le bon larron ayant été justifié, Jésus jeta un regard plein de tendresse sur sa mère, et proféra la troisième parole : femme voilà votre fils, en lui montrant saint Jean, et il dit à celui-ci : voilà votre mère. Il était près de trois heures et il adressa à son père la quatrième parole: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez vous abandonné, s'affligeant de ce que la divinité avait suspendu les divines influences à sa sainte humanité, et aussi parce qu'il voyait un grand nombre de méchants, qui quoique devenus ses membres, et malgré son sang versé avec une si surabondante profusion, devaient se séparer de son corps divin et se damner. C'est pourquoi il proféra la cinquième parole : j'ai soif. Il avait soif de voir tous les hommes correspondre au salut par la foi et la charité qu'ils lui devaient. Mais les méchants lui présentèrent à l'extrémité d'un roseau une éponge trempée de fiel et de vinaigre. A la prière de la sainte Vierge, il refusa pour ne pas martyriser sa sainte bouche. Il prononça la sixième parole : Consummatum est, pour annoncer que la grande oeuvre de la rédemption du monde était accomplie. Enfin il ajouta; mon père, je remets mon. âme entre vos mains, il prononça ces divines paroles d'une voix forte èt sonore, en élevant au ciel ses yeux pleins de sang, et inclinant sa tête divine, il expira. Si la divine mère n'expira pas aussi ce fut par un miracle de la toute-puissance de Dieu. Lucifer et tous les siens par la vertu de ces dernières paroles fut vaincu et précipité dans l'enfer, et son empire fut détruit. La sainte Vierge demeura au pied de la croix jusqu'à la fin du jour, où l'on ensevelit le corps du rédempteur. Et en récompense de cette dernière douleur la très-pure mère fut toute spiritualisée dans le peu de l'être terrestre, que son corps virginal avait encore. Chaque père de famille fait son testament avant de mourir, ainsi Jésus-Christ avant de prononcer les sept paroles fit son testament sur la croix concerté avec le Père éternel, il resta scellé et caché pour les hommes, il ne fut ouvert qu'à la divine mère comme coadjutrice de la rédemption. il la déclara héritière, et exécutrice testamentaire pour accomplir sa divine volonté, et tout fut remis dans ses mains par le divin maître, comme le Père avait tout remis dans celles du fils. Ainsi notre grande reine dut distribuer les trésors dus à son fils parce qu'il est Dieu, et acquis par ses mérites infinis. Elle fut déclarée donc la dépositaire de toutes les richesses, dont son fils, notre rédempteur nous cède les droits auprès du Père éternel, afin que les secours, les grâces, et les faveurs soient accordés par la sainte Vierge et qu'elle les distribue de ses mains miséricordieuses et libérales.

Extrait de la Vie Divine de la Sainte Vierge, Maria d'Agreda, chapître 24


Prière au Bon Larron

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fus assuré d’une entrée immédiate au Ciel, par la gratuité de l’Amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté. Ainsi, envahi par le feu de l’Amour Divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « Aujourd’hui même tu seras avec moi dans le Paradis. » Amen.

Approuvé par Mgr François Lapierre, 24 février 2004

SOURCE : http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/04/20/13453047.html


Le bon Larron

Fête le 24 avril

O admiranda Latronis conversio ! Crucifixum videt et Regem prœdicat. Alleluia.

O admirable conversion du Larron ! Il voit le Crucifié et il proclame qu’il est Roi. Alleluia. (Ant. De l’office).

Canonisation

Le Bon Larron a été mis au nombre des saints par Notre Seigneur lui-même sur la Croix, lorsque le Sauveur lui dit : En vérité, je te le déclare, tu seras aujourd’hui avec moi en paradis.

Cette canonisation, extraordinaire entre toutes, doit exciter une vive dévotion pour ce voleur pénitent. L’Eglise lui a consacré un office et une messe le 24 avril, et son nom figure au martyrologe au jour du 25 mars, qui fut à la fois la date de l’Incarnation à Nazareth et de la mort du Sauveur à Jérusalem. Nous dirons plus loin les différents motifs qu’on a de l’invoquer et les circonstances où il convient de le faire.
D’après la tradition la plus autorisée, le Bon Larron s’appelait Dismas et le mauvais larron Gestas. On ne connaîtra l’histoire de leur vie qu’au jugement dernier, lorsqu’ils se retrouveront, comme au vendredi saint, à la droite et à la gauche de Jésus ; toutefois, le pardon du Sauveur ayant effacé d’une façon toute royale les crimes de Dismas, le monde assemblé ne pénétrera de son histoire que ce qui lui fait honneur et gloire.

Peut-être serons-nous émerveillés de voir alors au milieu de cette vie de crimes, des élans de l’âme pour répondre à la grâce, qui eussent largement suffi à le convertir, si cette grâce avait été aussi abondante pour lui que pour nous. N. S., qui voulait conquérir cette âme, laissait accumuler ses premiers bons mouvements pour les inonder au Calvaire, des mérites de son sang.

Ce qu’une tradition assez autorisée nous rapporte des premières années de Dismas nous démontre en effet dès lors au milieu même de ses désordres, l’objet des prévenances de Jésus. Cette tradition est rapportée par Saint Anselme, il la raconte à l’une de ses sœurs à propos d’une méditation sur l’enfance de Jésus, et il la donne comme une légende, sinon certaine, du moins très répandue de son temps.

Première rencontre de Jésus avec Dismas

C’était à l’époque du massacre des Innocents ; Joseph, Marie et Jésus fuyaient la colère d’Hérode, brigand illustre qui usurpait le pouvoir pour commettre de grands crimes.

Lorsque la Sainte Famille eut dépassé la région de Bethléem, elle entra sur les terres d’Egypte. L’Egypte est dans l’Ecriture Sainte le pays du péché, d’où Dieu retire son peuple, et c’est pour cela qu’il convenait que Jésus portant la similitude du péché, fût envoyé en Egypte et vécût au milieu de ce monde ennemi, qu’il venait racheter à force de pardon.

Or, dans cette fuite vers le pays du démon, Jésus, Marie et Joseph pénétrèrent en une forêt où vivaient des brigands, et parmi eux Dismas.

Dismas, déjà dans la force de l’âge était assassin, de profession, disait Saint Anselme ; ce qui explique ce malheur, c’est qu’il avait pour père le chef d’une nombreuse troupe de malfaiteurs qui vivaient en ce lieu. Il avait donc été nourri dans le crime comme d’autres sont nourris dans la vertu, mais semblable à ces âmes que le souffle d’une éducation toute mondaine ne parvient pas à corrompre complètement, il conservait au fond de son cœur les grâces cachées du remords.

Or, un jour où il se tenait en embuscade, attendant l’occasion de faire quelque mauvais coup et de se souiller d’un nouveau méfait, il vit arriver le vieillard, la jeune femme et le petit enfant ; ces trois voyageurs portaient quelque bagage, peut-être les dons des mages, dons réservés par la Providence pour ce lointain voyage.

Dismas jugea que cette faible caravane n’opposerait aucune résistance ; le bâton de Saint Joseph, qu’on vénère aujourd’hui avec amour à Florence, ne l’effrayait guère, et il s’avança vers les voyageurs pour les maltraiter et les dépouiller. Ses compagnons étaient là.

Quand il fut proche de la Sainte Famille, son regard rencontra le visage du petit Jésus, et cette physionomie lui apparut si merveilleusement illuminée de beauté, qu’au lieu de frapper, il recula attendri, et pris de commisération, non seulement il ne dépouilla pas les pauvres voyageurs, mais après avoir renvoyé ses compagnons, il leur offrit l’hospitalité dans la caverne qu’il habitait.

C’est ainsi que le moment d’angoisse auquel la Sainte Famille venait d’être soumise se terminait, comme dans les angoisses précédentes, par la consolation. En effet, la route était longue, le soir descendait et ils étaient sans abri ; or, voici qu’au lieu d’un ange, pour les secourir, il trouvait un voleur prêt à les massacrer, mais tout à coup ce voleur attendri se transformait en bon ange.

Dès qu’ils furent en cette caverne, comme naguère à Bethléem, les dons abondèrent. Dismas, qui avait renvoyé ses mauvais complices sans tenir compte sans doute de leurs blasphèmes, se prodiguait à ses hôtes ; cet homme, armé jusqu’aux dents pour le meurtre, regardait avec tendresse l’enfant Jésus ; celui-ci daignait se laisser caresser par ce brigand qu’il voulait sauver, et Marie admirait ce spectacle sans terreur.

L’hospitalité de l’Orient est frugale, on partagea quelques fruits ; c’étaient les fruits de la forêt, car la Sainte Famille n’a certainement jamais touché à ce qui devait provenir du vol ; c’était le lait des chèvres et le produit de la chasse : on étendit les meilleures nattes et l’on reposa, mais l’empressement de Dismas montrait qu’il voulait donner avec sa pauvre caverne, son cœur plus pauvre encore.

Le lendemain, Marie considérant le respect et l’affection du brigand pour l’enfant qu’il ne cessait de regarder rendit grâces, puis, elle l’assura avec solennité, qu’il serait récompensé avant sa mort. Dismas conserva le souvenir de cette promesse, et au milieu de ses débordements, il en attendait l’accomplissement avec une invincible espérance.

Quiconque secourt un pauvre sur la route, lui sacrifie son repas et sa maison, reçoit Jésus ; et Marie, continuée par l’Eglise, est là pour lui promettre qu’il sera récompensé avant sa mort.

La Sainte Famille poursuivit sa route vers l’Egypte, laissant partout des traces de ses bienfaits et jetant des germes de salut dans les âmes ; mais l’heure de prêcher la vérité n’était pas venue, et le Sauveur, s’il eût parlé, aurait pu, comme à Cana, répondre à sa mère qui promettait un miracle : « Ne savez-vous pas que mon heure n’est pas encore venue ! »

Seconde rencontre de Jésus avec Dismas.

Que se passa-t-il pour le brigand de la forêt pendant les trente-trois ans qui suivirent ? nous ne savons rien, sinon que lui, Gestas et Barabbas se trouvaient l’an 33 dans les prisons de Jérusalem comme d’insignes coquins, condamnés pour leurs crimes innombrables au supplice infamant de la croix.
Barabbas fut délivré par l’acclamation universelle, et les deux autres portèrent la croix à la suite de Jésus.

Ces deux larrons furent accolés au cortège de Jésus pour le couvrir d’infamie ; comme la couronne d’épines et le sceptre de dérision, ils étaient des instruments destinés à grandir le supplice et ils accomplissaient, dit l’Evangile, la prophétie d’Isaïe : cum sceleratis reputatus est, il a été mis au rang des scélérats.

Mais ce fut une bien grande grâce pour eux que de faire ainsi le chemin de la Croix avec Jésus, d’en suivre toutes les lamentables stations, tandis que les Apôtres, en fuite, eurent le regret de n’en avoir pas été les témoins.

Dismas vit le long de ce chemin la tête blonde du petit enfant de la forêt couronnée d’épines sanglantes, elle était plus belle encore qu’en Egypte ; l’innocence de la face divine le toucha peut-être, mais il ne reconnut ni Jésus ni Marie. Les crimes avaient épaissi son regard.

Jésus fut cloué sur la croix. Dismas entendit avec Marie les coups de marteau, et les deux larrons furent attachés avec des cordes. Ils admiraient qu’on les épargnât, tandis que tant de fureurs, de flagellations et de raffinements étaient dirigés contre Jésus, et cependant ils se mêlaient tous les deux aux blasphémateurs.

Les trois croix furent élevées entre le ciel et la terre, l’un des larrons à droite, l’autre à gauche, et le tableau du crucifiement devant lequel l’humanité entière demeure depuis dix-huit siècles en adoration, apparut dans sa réalité. Dismas en fait partie.

Du haut de sa croix, durant trois heures, Dismas fut associé à Jésus pour voir le spectacle de cette foule qui représentait le monde entier et qui blasphémait, il vit les soldats se diviser les vêtements, jouer la robe sans couture ; Marie qui avait tissé cette robe était debout au pied de la croix.

On attacha le titre : Celui-ci est Jésus, rois des Juifs, et il y eu un cri de joie ; la foule pleine de sarcasmes disait en hochant la tête et en se moquant :

- Toi qui détruis le temple de Dieu et le relèves en trois jours, sauve-toi toi-même. Si tu es le fils de Dieu descends de la croix.

- Descends, et nous croirons ! répétait le peuple.

Et, chose affreuse ! les deux larrons et Dismas lui-même, entraînés par ce spectacle, disaient comme le peuple et le maudissaient (S. Mathieu et S. Marc).

Marie, entendant ces blasphèmes, le regarda, reconnût sans doute Dismas, et pria pour lui.

Conversion du larron.

Cependant la sixième heure, celle des ténèbres, approchait, l’ombre de la croix de Jésus s’allongeait sur la colline et elle passa sur le corps de Dismas ; à ce moment l’autre larron blasphémait avec fureur, disant :

- Si tu es le Christ, sauve-toi toi-même et nous aussi (Luc, XXIII, 39).

Mais l’ombre des plaies divines pénétrait au cœur de Dismas et on l’entendit répondre :

- Ne crains-tu pas Dieu parce que tu as été condamné au même supplice que lui ?

« Pour nous c’est juste, car nous recevons un châtiment mérité par nos crimes, mais celui-ci n’a point fait de mal. » (Luc, XXIII, 40 et 41). Gestas le mauvais larron fut surpris, Barabbas, s’il était dans la foule, fut étonné, les pharisiens sentirent comme une morsure.

Puis cette confession suprême faite avec contrition, le larron, devenu le Bon Larron, prononça un acte sublime de foi, d’espérance et d’amour en se tournant vers Jésus :

- Seigneur, dit-il, souvenez-vous de moi, lorsque vous entrerez dans votre royaume. (Luc, XXIII, 42.)
Et Jésus, sur ce tribunal où il siégeait en juge, quoique les hommes aient cru le mettre parmi les condamnés, Jésus prononça la sentence et lui dit :

- En vérité, je te le déclare, tu seras avec moi aujourd’hui en paradis. (Luc, XVIII, 43).

Hodie mecum eris in paradisio

Si la légende de l’Egypte est vraie, Jésus, à ce moment, a rempli la promesse de Marie, et sans doute, Dismas reconnut enfin la Mère qui lui fit la promesse lorsque le sauveur mourant s’adressant à elle lui dit :

Femme voici votre fils.

Ce fils c’était Jean, mais c’était Dismas aussi et tous les pécheurs convertis.

Il était midi ; une nuit de trois heures se répandit sur toute la terre, le voile du temple se déchira et le désarroi se mit dans la foule consternée.

Gestas entra dans un affreux désespoir, Dismas priait et il entendit : Eli, Eli lamma sabbacthani ; c’étaient les dernières paroles de Jésus ; le soldat lui présenta le vinaigre, le Sauveur poussa un grand cri et expira.

La mort du Bon Larron

Le soleil éclairait à nouveau la scène de désolation. Les juifs préparaient le temple et disaient : c’est demain le grand sabbat de la Pâque, il ne faut pas que ces corps restent sur les croix. Ils allèrent trouver Pilate et lui demandèrent qu’on brisât les os des condamnés et qu’on enlevât les cadavres.
Des soldats arrivèrent donc à nouveau au Calvaire, le centurion qui avait conduit ceux du crucifiement s’était converti.

Ces nouveaux soldats brisèrent les jambes et les cuisses et sans doute tous les os de Dismas et de Gestas ; ils étaient mourants, lorsque ces soldats se tournant vers Jésus et voyant qu’il était déjà mort, ne prirent point la peine de les briser, mais l’un d’eux, Longin, fit au côté droit une profonde ouverture avec la lance.

Cette plaie du côté droit, s’ouvrait du côté du Bon Larron expirant, elle allait jusqu’aux profondeurs du Cœur de Jésus et elle versa l’eau et le sang du pardon. Dismas purifié, mourut ; il avait reçu les prémisses de la Rédemption.

La croix du Bon Larron, retrouvée par Ste Hélène en même temps que celle du Sauveur fut longtemps honorée à Chypre ; aujourd’hui elle est à Rome, à Ste-Croix de Jérusalem, sur l’autel où s’exposent la vraie Croix, le clou et les épines.

Son patronage

Le Bon Larron est le patron des condamnés à mort ; mais à ce titre, il n’aurait pas assez de clients.
Il est de plus le patron des malheureux dont les affaires sont douteuses, qui ne savent pas comment restituer et ne voudraient pas mourir voleurs impénitents, et à ce titre, combien de chrétiens sont les débiteurs insolvables de l’Eglise !

Le Bon Larron est la planche de salut de tant de grands coupables qui blasphèment Jésus et qui, tombant dans le malheur, se tourneront enfin vers leur Créateur.

Il y a des pays où à ce titre, on devrait lui dresser des autels sur les places publiques.

Il est le patron des grands pécheurs, des enfants prodigues, et il délivre de l’impénitence finale.

« L’impiété de l’impie ne lui nuira point, au jour quelconque où il sera détourné de son impiété et converti. » (Antienne du Magnificat, à l’office du Bon Larron).

Le Bon Larron est aussi le patron des âmes qui se découragent, soit parce qu’elles ont péché, soit parce que tout va mal dans leurs entreprises, soit surtout parce que la persécution triomphe.

« Le Bon Larron, dit S. Jean Chrysostome en l’office de la fête, a vu le Sauveur non sur le trône royal, non adoré au temple, non point parlant du haut de son ciel et commandant à ses anges, mais il l’a vu dans les tourments, et il l’adore comme s’il était dans la gloire ; il le voit sur la Croix et il le prie comme s’il était puissant au Ciel. Il voit le condamné et il invoque le roi, disant : Seigneur, souvenez-vous de moi lorsque vous arriverez dans votre royaume. Tu vois le Crucifié et tu lui annonces le Roi. Tu le vois suspendu au gibet, et à ce spectacle, tu penses au royaume des cieux. O admirable conversion du Larron ! (Leçon II de l’office.)

Autrefois, on l’invoquait beaucoup contre les voleurs, et le moyen âge nous a transmis une antienne versifiée que récitaient en son honneur les personnes dont les biens sont exposés à la rapacité des larrons. Nous en donnons la traduction :

« Pour des raisons différentes, trois corps sont suspendus au gibet : Dysmas d’un côté, Gestas de l’autre, au milieu, le Dieu tout-puissant, Dysmas monte aux cieux, Gestas descend aux abîmes. Que la souveraine puissance nous conserve nous et nos biens. Récite ces vers pour ne pas perdre, par le vol, ce qui t’appartient. »

Voici maintenant l’oraison solennelle de l’Eglise pour son office :

Oraison du Bon Larron

Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui justifiez les impies, nous vous en prions et vous en supplions, dirigez vers nous, pour exciter nos cœurs à la pénitence, le doux regard de votre Fils, qui lui gagna le cœur du Bienheureux larron ; et daignez nous accorder à nous-mêmes la gloire éternelle qu’il lui promit. Nous vous le demandons par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.



Christiane Klapisch-Zuber (2015). Le voleur de paradis. Le Bon larron dans l’art et la société (XIVe-XVIe siècles)

Paris, Alma, 384 pages, 54 illustrations, 29 €

Jean-Claude Zancarini

Bibliographical reference

Christiane Klapisch-Zuber (2015). Le voleur de paradis. Le Bon larron dans l’art et la société (xive-xvie siècles). Paris, Alma, 384 pages, 54 illustrations, 29 €

Disons-le d’emblée : ce livre est un grand livre, à lire toutes affaires cessantes ! Christiane Klapisch-Zuber nous fait parcourir, sur les traces du « voleur de paradis », un voyage de plusieurs siècles, dont la production artistique toscane des xive-xvie siècles est le centre, mais qui touche bien d’autre lieux et moments, avec une approche qui mêle analyse iconographique, histoire sociale, lecture des récits de pèlerinage et des archives des compagnies qui réconfortaient les condamnés. Cela avec une érudition exceptionnelle par son ampleur et cependant jamais pédante, dans une langue précise et maîtrisée où les touches d’humour ne sont pas rares : outre le plaisir de la connaissance, ce livre procure un vrai plaisir de lecture.

Le titre de l’ouvrage, quelque peu intrigant en un premier temps, est une belle trouvaille qui s’inspire d’une remarque de Bernardin de Sienne dans un de ses sermons : « Forza di ladro ! Il primo che furò il regno di Dio fu egli. » Ce « sacré larron » – tellement fort qu’il fut le premier à voler le royaume de Dieu ! – est, d’après l’évangile de Luc, un des deux brigands crucifiés avec le Christ. Mais alors que l’un d’eux nargue Jésus incapable de se sauver lui-même, se faisant ainsi l’écho des moqueries des juifs et des soldats romains, l’autre réplique : « Pour nous c’est justice, nous payons nos actes, mais lui n’a rien fait de mal », et ajoute en s’adressant au Christ : « Souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume ». Alors Jésus lui répond : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis » (Hodie mecum eris in paradiso). Celui qui vola le royaume de Dieu par la reconnaissance de ses fautes et sa foi dans le Sauveur est l’occasion d’un voyage dans l’imaginaire occidental auquel ce livre nous invite.

L’ouvrage commence par un inventaire des « recettes iconographiques » héritées de l’Orient chrétien et des artistes byzantins, mais aussi des textes qui, comme L’Evangile de Nicodème, donnent très vite au Bon larron un nom (Dismas), une attitude sur sa croix (il regarde le Christ, alors que son compagnon d’infortune fait tout pour s’éloigner de la Croix du Christ et éviter son regard), des aventures post mortem (Dismas attend, devant la porte du paradis, les justes que Jésus est allé libérer de l’Hadès : l’ange qui garde la porte, en voyant la croix symbole de son martyre, ouvre sans rechigner la porte du royaume de Dieu au brigand de grand chemin). La Vie de Jésus en arabe lui donne aussi une histoire : lors de la fuite en Égypte de la Sainte Famille, il l’aurait protégée contre ses propres compagnons. Ces images et ces traditions textuelles traverseront les siècles et serviront aux interprétations picturales occidentales, d’autant qu’un texte aussi important pour l’iconographie que la Légende dorée de Jacques de Voragine va reprendre les données textuelles forgées en Orient pour le Bon larron.

Mais, nous dit Christiane Klapisch-Zuber, l’Occident « ne se contenta pas d’hériter, il rénova profondément l’iconographie de la Passion à partir du xiie siècle ». Les deux innovations principales sont liées à la façon dont les ordres mendiants conçoivent désormais la dévotion moderne et elles portent, d’une part, sur la mise en évidence dans les œuvres artistiques de la souffrance du Christ (le Christus patiens) et, d’autre part, sur la volonté d’historiciser la représentation du Calvaire en mettant en scène tous les acteurs et participants de la passion. Ces deux innovations vont de pair avec deux expériences sociales, individuelles et collectives, qui sont des « viviers d’émotions fortes, liées à la mort et au sentiment de culpabilité » : l’exercice public de la justice qui fait des supplices un spectacle public (avec pour corollaire l’activité de confréries chargées d’accompagner les condamnés); la visite des lieux saints par les pèlerins.

Un ricordo trouvé dans les archives florentines est le point de départ du chapitre sur le spectacle public des exécutions (« Justice humaine, justice divine »), mais sans doute aussi de l’enquête même sur le Bon larron et son parcours dans l’art et la société. Ce bref ricordo de 1361, écrit par la personne qui exécuta la dernière volonté du testateur, exprime le souhait d’un condamné à mort, d’une famille de citoyens florentins « non médiocres », de faire peindre à Orsanmichele, « sur le pilier proche de l’oratoire, une image du Bon larron, afin que celui-ci prie Dieu de montrer à son égard, lors de son dernier souffle, la même miséricorde qui avait fait de lui un bienheureux ». Cette déclaration du condamné avait été faite à un frère de la compagnia dei Neri, qui assistait et accompagnait les condamnés à mort dans leurs derniers moments. L’exemple du Bon larron sert alors à convaincre les condamnés de faire le choix d’une « bonne mort » en acceptant leur sort et leur châtiment et en se repentant, car ils pourront ainsi non seulement bénéficier de la miséricorde de Dieu mais aussi, comme le brigand crucifié à la droite de Jésus, aller directement au Paradis sans passer par les tourments du Purgatoire, ceux qu’il aura subi sur terre jouant le rôle de purgation nécessaire. On note en effet qu’au moment même où la vérité théologique tend à affirmer que l’âme doit inéluctablement passer par le Purgatoire avant qu’elle ne puisse accéder à la vision béatifique, les confortatori ne font aucune allusion ni à ce dernier ni au jugement universel, mais affirment bien que la bonne mort peut permettre le passage direct de la vie pécheresse au paradis, par la repentance et la foi… Et Christiane Klapisch-Zuber précise d’ailleurs qu’il faudra attendre la Contre-Réforme pour que les traités des confortatori fassent allusion au Purgatoire.

Les récits de pèlerinage montrent que l’expérience directe des Lieux saints, la volonté de les mesurer, de les cartographier afin d’en ramener une image la plus précise possible pour ceux qui n’ont pas pu accomplir le voyage, modifient profondément la scénographie de la passion : ces visions rapportées en Occident, profondément marquées par la spiritualité franciscaine, puisque ce sont les franciscains qui prennent en main les visites des lieux saints, modifient en retour les représentations que les artistes fixeront dans leurs œuvres. La naissance des sacri monti qui, comme celui de Varallo, reproduisent les lieux de la Passion « comme si on y était », est complètement liée aux expériences à la fois visuelles et spirituelles de ces voyages en Terre sainte. Quant aux larrons, leur place dans le dispositif s’en est trouvée précisée : « Les places respectives des croix des deux bandits ont été identifiées et inscrites dans le rocher, les gestes, les paroles appropriées ont singularisé la dévotion due au Bon larron ».

Le livre débouche alors sur les effets de ces expériences sociales sur la peinture des xive-xvie siècles ; dans cette partie, intitulée « Les peintres et Dismas », particulièrement riche en analyses iconographiques rigoureuses et précises, Christiane Klapisch-Zuber montre qu’alors « les peintres de crucifixions ramènent la Rédemption universelle signifiée par la mort du Christ au niveau de l’individu pécheur. Ils reportent l’attention des fidèles sur les salut des malfaiteurs en tant qu’individus, en tant qu’âmes pécheresses dignes d’intérêt ». Ainsi offrent-ils aux croyants, avec l’image du Bon larron, « un modèle auquel s’identifier ». Le chapitre « Le départ de l’âme » permet de comprendre comment les artistes ont ouvert au Bon larron une voie directe vers le ciel alors que l’âme du mauvais larron était enlevé par les diables, en ne laissant qu’une seule alternative, Enfer ou Paradis, diables ou anges, sans jamais faire mention du Purgatoire, tranchant ainsi à leur tour, comme les confortatori qui accompagnaient des condamnés l’avaient fait, dans le débat théologique difficile qui naissait de « la coexistence des deux Jugements – le jugement particulier dès la mort et le jugement universel à la fin des temps ». Dans le chapitre « Le Calvaire en perspective », l’auteure explique comment la « diagonalisation » de la scène qui a remplacé la vision frontale des trois crucifiés des premières représentations permet de mettre en évidence le dialogue entre le Christ et Dismas qui désormais dépasse « le spectacle de la souffrance et de la rédemption par le martyre : la foi (et l’espérance) prévalent sur la contrition et le repentir ».

Dismas, au terme de son voyage, est passé « du gibet à l’autel », il est le compagnon de Jésus dans l’au-delà, voire son double dans la Descente aux Limbes ou l’Apparition du Christ ressuscité à sa mère ; il peut, dans le Jugement dernier de la Chapelle Sixtine, être peint par Michel-Ange comme un « colosse, véritable athlète de Dieu, lavé des souillures du supplice… qui tient pleinement son rôle d’élu ». Le Bon larron est devenu, au terme de ce parcours magistralement retracé par Christiane Klapisch-Zuber, « une image convaincante de la promesse de salut faite au moindre croyant ».

References

Electronic reference

Jean-Claude Zancarini, « Christiane Klapisch-Zuber (2015). Le voleur de paradis. Le Bon larron dans l’art et la société (XIVe-XVIe siècles) », Laboratoire italien [Online], 2015, Online since 18 November 2015, connection on 25 March 2016. URL : http://laboratoireitalien.revues.org/916

SOURCE : http://laboratoireitalien.revues.org/916



St. Dismas was the so-called Good Thief who was crucified along with another thief (later named Gestas) and Jesus on the hill called Golgotha on the outskirts of Jerusalem. Writing centuries apart, two Church Fathers, Tertullian and Augustine, claimed that the three died on March 25, the date that was designated as Dismas’s feast day.

The Gospel of Luke relates Jesus’ conversation with the two thieves, though it does not name them. After having been mocked by both the Jewish authorities and the Roman soldiers, Jesus is taunted by one thief, who challenges Jesus, “Are you not the Messiah? Save yourself and us.” (Luke 23:39) But the other thief, the Good Thief, takes the opposite view.

The Good Thief recognizes that Jesus is innocent and has done nothing wrong He also acknowledges that Jesus is the Messiah, by saying to Him, “Jesus, remember me when you come into your kingdom.” (Luke 23:42) To which Jesus replies, “Amen, I say to you today, you will be with me in paradise.” (Luke 23:43)

St. Dismas is the patron Saint of those condemned to Death.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-dismas/


Dismas the Good Thief (RM)

1st century. The Good Thief, who was crucified with Christ on Calvary, was given the name Dismas; the other thief is known as Gestas (Luke 23:39-42). A popular myth during the Middle Ages in the Arabic Gospel of the Infancy said that the two thieves held up the Holy Family on their flight into Egypt. In this tale, Dismas bought off Gestas with forty drachmas to leave them unmolested, whereupon the Infant Jesus predicted that they would be crucified with him in Jerusalem and that Dismas would accompany him to paradise.


Tradition assumes that because Jesus told Dismas: "Today you will be with me in Paradise," his salvation was assured and he could therefore be invoked as a saint. Because so little is known of Saint Dismas--not even his name, which means "dying"--perhaps the Mass for his feast can give us some insights.

Introit: Psalm 130:6: "My soul waited for the Lord, more than the night watchmen wait for the dawn." Psalm 121:1, "I rejoiced when I heard them say, 'Let us go up to the house of the Lord.'"
Reading from Ezekiel 33:11-12: "I am living says the Lord. It is not the death of the sinner that I want. What I want is that he be converted, and that he live. Be converted, be converted, change your way of life! And why would I condemn you to die? Let the prophet say to his people: 'The just are just in vain, for it is not his justice which will save him, if one day he sin. And it is not for his sin that the sinner will be judged, if one day he is converted.'"

Gospel from Luke 23:39-43 [RSV]: "One of the criminals who were hanged railed at him, saying, `Are you not the Christ? Save yourself and us!' But the other rebuked him, saying, `Do you not fear God, since you are under the same sentence of condemnation? And we indeed justly; for we are receiving the due reward of our deeds; but this man has done nothing wrong.' And he said, `Jesus, remember me when you come into your kingdom.' And he said to him, `Truly, I say to you, today you will be with me in Paradise.'"

Communion antiphon: "Happy is he who sees his debts paid, and whose sins are forgiven! Happy is the man whom the Lord does not punish as he deserves, and who does not try to defraud him" (Psalm 31:1-2) (Attwater2, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Farmer).


In art, Dismas is represented as carrying his cross immediately behind Christ in pictures of the Harrowing of Hell. He may also be shown (1) crucified at Christ's right hand, or (2) naked, holding his cross, often with his hand on his heart to signify penitence (Roeder). Dismas is the patron of criminals, condemned men, and thieves (Farmer, Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0325.shtml


Entrée de saint Dismas au Paradis (Paradise)- Пятичастная икона, фрагмент. Благоразумный разбойник в раю  - Solovetsky Monastery, Icône russe du XVIIe siècle 

The Good Thief, Dismas

The Roman Martyrology, on the 25th of March, makes mention of the Good Thief, who, according to tradition, is called Dismas, in the following words:

"At Jerusalem, on this day, is the Feast of the Good Thief, who acknowledged Christ on the Cross, and from Him deserved to hear the words: 'This day shalt thou be with Me in Paradise.' The sudden change and conversion (for Dismas from a sinner became a penitent and Saint) has been rightly attributed to the prayers of our Blessed Lady. Mary, say the holy Fathers, had obtained the soul of the malefactor, as a recompense of her sorrows, and the price of her compassion. Saint Peter Damien assures us, that Mary prayed for the thief who was on the right side of the Cross, on which side she also stood, and exhorted him to hope in Jesus, and to do penance. Saint Anselm, in a treatise on the youth of Jesus, relates the following pathetic incident about the early years of Saint Dismas, which we will give to our readers as a pious legend: -----

" 'Dismas was living in a forest on the confines of Egypt, when Mary went thither with the Child Jesus, to escape the rage of Herod. He was a highwayman, and the son of the chief of a band of robbers. One day, as he lay in ambush, he saw a man, a young woman, and a little Child approaching, from whom he rightly expected no opposition. Therefore, he went towards them, with his comrades, with the intention to ill-treat them. But he was at once so charmed with the supernatural beauty and grace which shone on the countenance of Jesus, that instead of doing them harm, he gave them hospitality in the cave which he inhabited, and made ready for them everything of which they stood in need. Mary was grateful for the tenderness and care which the robber bestowed on her Beloved Son, and warmly thanking him, she assured him that he would be rewarded before his death. This promise was fulfilled later, when Dismas was crucified with the Saviour of the World, and obtained the grace of repentance in his last hour, openly confessing Jesus Christ's Divinity. When the Apostles had fled, he had the happiness to receive the first fruits of the Redeemer's Sacrifice, and soon after, entered the Heavenly Kingdom with his Saviour.'

"Saint Dismas is considered as the Patron of penitents, and is especially invoked for the conversion of hardened and obstinate sinners, and always with a favorable result. The Catholic Church has indeed sanctioned the veneration given to this Saint, by instituting a special Feast, with a most beautiful Office, in his honour, as also, a proper Mass. This Feast is allowed in many Dioceses and religious Orders."

SOURCE : http://www.catholictradition.org/Mary/blessings18.htm


Saint Dismas

Posted by catholic_saints

Also known as

§  The Good Rogue
§  The Good Thief
§  The Penitent Thief
§  Demas
§  Desmas
§  Dimas
§  Dysmas
§  Rach
§  Titus
§  Zoatham


§  25 March
§  date derived from tradition that this was the calendar date of the Crucifixion, though the Passover and Easter celebrations move from year to year

Profile

One of the thieves crucified with Jesus, the other being traditionally known as Gestas; Dismas is the Good Thief, the one who rebuked the other, and asked for Christ’s blessing.

An old legend from an Arabic infancy gospel says that when the Holy Family were running to Egypt, they were set upon by a band of thieves, including Dismas and Gestas. One of the highwaymen realized there was something different, something special about them, and ordered his fellow bandits to leave them alone; this thief was the young Dismas.


§  crucified c.30 at Jerusalem




§  prisoners
§  prisons
§ 
§   
§  Merizo, Guam


§  man carrying his cross immediately behind Christ
§  man crucified at Christ’s right hand
§  naked man, holding his cross, often with his hand on his heart to signify penitence
§  tall cross




Voir aussi : http://saints.sqpn.com/saint-dismas/

http://www.traditioninaction.org/SOD/j238sd_Dismas_03_12.html

https://lajoiejesusmaime.wordpress.com/2013/05/21/le-bon-larron/

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Dismas.htm

Albert Bessières, Le bon larron : saint Dismas : sa vie, sa mission, d'après les Évangiles, les Apocryphes, les Pères et les Docteurs de l'Église, Impr. P. Téqui ; Éditions Spes, Paris, 1938, 232 p.