jeudi 1 février 2018

Bienheureux LUIGI VARIARA, prêtre salésien et fondateur de la Congrégation des Soeurs Filles des Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie

Bienheureux Luigi Variara

Salésien (+ 1923)

"C'est de l'Italie, et précisément du diocèse d'Asti, qu'arriva en Colombie le Père Luigi Variara, salésien, disciple fidèle de Jésus miséricordieux et proche des déshérités. Dès le début de sa vie, il consacra ses jeunes énergies et la richesse de ses dons au service des lépreux. Premier salésien ordonné prêtre en Colombie, il réussit à réunir autour de lui un groupe de jeunes filles consacrées, dont certaines étaient lépreuses ou filles de lépreux et qui, pour cette raison, n'étaient pas acceptées dans les Instituts religieux. Avec le temps, ce groupe devint la Congrégation des Filles des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie, un Institut florissant présent dans divers pays."

Homélie du pape Jean-Paul II, dimanche 14 avril 2002.

Discours du pape Jean-Paul II aux pèlerins réunis pour la béatification de six serviteurs de Dieu, lundi 15 avril 2002.

Luigi Variara (1875-1923) biographie site du Vatican.

Voir aussi:

Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.

Louis Variara est né en Viarigi dans la province d'Asti le 15 Janvier 1875 dans une famille profondément chrétienne. Son père Pietro avait entendu parler de Don Bosco en 1856, quand il était venu au village pour prêcher. Il a décidé d’amener Louis au Valdocco pour y poursuivre ses études. Le Saint mourra quatre mois plus tard. Mais ce que Louis connut de lui était suffisant pour avoir de répercussion sur lui et sur toute sa vie... (Salésiens de Don Bosco)

À Cucuta en Colombie, l’an 1923, le bienheureux Louis Variara, prêtre salésien, qui mit tout en œuvre pour soigner les lépreux et fonda l’Institut des Sœurs Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10164/Bienheureux-Luigi-Variara.html

LUIGI VARIARA

(1875-1923)

Luigi Variara est né le 15 janvier 1875 à Viarigi (Asti), en Italie. La rencontre avec dom Bosco à l'âge de 11 ans marqua sa vocation. Il entra au noviciat salésien le 17 août 1891 et prononça ses voeux perpétuels le 2 octobre 1892. Il suivit des études de philosophie à Valsalice, où il fit la connaissance de dom Andrea Beltrami et de dom Unia, un célèbre missionnaire qui l'envoya auprès des lépreux. 

Il arriva à Agua de Dios le 6 août 1894 pour commencer sa mission. 

Le 24 avril 1898, il fut ordonné prêtre et se révéla très vite un excellent directeur spirituel. Parmi ses fidèles figuraient également les membres de l'Association des Filles de Marie, un groupe d'environ 200 jeunes filles, dont de nombreuses lépreuses, qui voulaient se consacrer au Seigneur. Mais aucune Congrégation n'acceptant de lépreuses, il eut l'idée de fonder la Congrégation des "Filles des Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie", inaugurée le 7 mai 1905. Cette mission compte aujourd'hui 404 membres et est présente dans 10 nations. 

Au cours des dix années de son apostolat à Agua de Dios, il accomplit un apostolat intense et fonda le 7 mai 1905 la Maison "Dom Michele Unia". 

En 1905, cependant, il fut contraint d'abandonner Agua de Dios et fut transféré dans diverses villes avant d'être envoyé, en 1921, à Tàriba, au Venezuela. Son état de santé s'étant détérioré, il fut transporté à Cùcuta, en Colombie. C'est là qu'il mourut le 1er février 1923 à l'âge de 49 ans. En 1932, sa dépouille fut transférée dans la chapelle de ses Filles à Agua de Dios.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/2002/documents/ns_lit_doc_20020414_variara_fr.html

Bx Louis (Luigi) Variara

Prêtre et fondateur de la Congrégation des « Filles des Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie »

Commémoré le 1er février (dies natalis) dans le Martyrologe Romain et le 15 janvier par la Famille Salésienne.

Luigi Variara naît le 15 janvier 1875 à Viarigi (Asti), en Italie. La rencontre avec don Bosco, à l'âge de 11 ans, marqua sa vocation.

Il entra au noviciat salésien le 17 août 1891 et prononça ses vœux perpétuels le 2 octobre 1892. Il suivit des études de philosophie à Valsalice, où il fit la connaissance de don Andrea Beltrami et de don Unia, un célèbre missionnaire qui l'envoya auprès des lépreux.

Il arriva à Agua de Dios le 6 août 1894 pour commencer sa mission.

Le 24 avril 1898, il fut ordonné prêtre et se révéla très vite un excellent directeur spirituel. Parmi ses fidèles figuraient également les membres de l'Association des Filles de Marie, un groupe d'environ 200 jeunes filles, dont de nombreuses lépreuses, qui voulaient se consacrer au Seigneur. Mais aucune Congrégation n'acceptant de lépreuses, il eut l'idée de fonder la Congrégation des « Filles des Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie », inaugurée le 7 mai 1905. Cette mission compte aujourd'hui 404 membres et est présente dans 10 nations.

Au cours des dix années de son apostolat à Agua de Dios, il accomplit un apostolat intense et fonda le 7 mai 1905 la Maison « Don Michele Unia ».

Toujours en 1905, cependant, il fut contraint d'abandonner Agua de Dios et fut transféré dans diverses villes avant d'être envoyé, en 1921, à Tàriba, au Venezuela.

Son état de santé s'étant détérioré, il fut transporté à Cùcuta, en Colombie; c'est là qu'il meurt le 1er février 1923.

En 1932, sa dépouille fut transférée dans la chapelle de ses Filles à Agua de Dios.

Luigi Variara fut déclaré vénérable le 2 avril 1993 et béatifié, le 14 avril 2002, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005)

La Congrégation des Sœurs Filles des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, compte aujourd'hui 600 religieuses.

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Louis Variara

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170201&id=14557&fd=0

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 6 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II

Dimanche 14 avril 2002

1. "Jésus en personne s'approcha, et il faisait route avec eux" (Lc 24, 15). Jésus, comme nous venons de l'entendre dans le passage de l'Evangile d'aujourd'hui, prend l'apparence d'un voyageur en s'approchant des deux disciples qui se dirigent vers le village d'Emmaüs. Il leur explique le sens des Ecritures, puis, une fois parvenu à destination, il rompt le pain avec eux, précisément comme il l'avait fait avec les Apôtres, le soir avant sa mort sur la croix. A ce moment, les yeux des disciples s'ouvrent et le reconnaissent (cf. v. 31).

L'expérience pascale d'Emmaüs se renouvelle sans cesse dans l'Eglise. Nous pouvons en admirer un exemple merveilleux également dans l'existence de ceux que j'ai aujourd'hui la joie d'élever à l'honneur des autels:  Gaetano Errico, Lodovico Pavoni et Luigi Variara, prêtres; María du Trépas de Jésus Sacrement, vierge; Artemide Zatti, religieux; María Romero Meneses, vierge.

Comme les disciples d'Emmaüs, ces nouveaux bienheureux ont su reconnaître la présence vivante du Seigneur dans l'Eglise et, surmontant les difficultés et les peurs, ils en sont devenus les témoins enthousiastes et courageux face au monde.

2. "Sachez que ce n'est par rien de corruptible [...] que vous avez été affranchis [...] mais par un sang précieux, le Christ" (1 P 1, 18-19). Ces paroles, tirées de la deuxième Lecture, nous font penser au bienheureux Gaetano Errico, prêtre et fondateur de la Congrégation des Missionnaires des Sacrés-Coeurs de Jésus et Marie.

A une époque marquée par de profonds changements politiques et sociaux, face à la rigueur spirituelle des jansénistes, Gaetano Errico annonce la grandeur de la miséricorde de Dieu, qui appelle toujours à la conversion ceux qui vivent sous l'emprise du mal et du péché. Véritable martyr du confessionnal, le nouveau bienheureux y passait des journées entières en prodiguant ses meilleures énergies dans l'accueil et l'écoute des pénitents. Par son exemple, il nous incite à redécouvrir la valeur et l'importance du sacrement de la pénitence, dans lequel Dieu distribue à pleines mains son pardon et révèle sa tendresse de Père envers ses fils les plus faibles.

"Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins" (Ac 2, 32). Cette intime conviction, devenue une foi enflammée et indomptée, a guidé l'expérience spirituelle et sacerdotale de Lodovico Pavoni, prêtre, Fondateur de la Congrégation des Fils de Marie Immaculée. 

Doté  d'une  âme  particulièrement sensible, il s'engagea de tout son être dans l'assistance aux plus pauvres et aux personnes abandonnées, en particulier les sourds-muets. Son activité s'étendait à de nombreux domaines, de l'éducation au secteur de l'édition, faisant preuve d'intuitions apostoliques originales et accomplissant des actions innovatrices courageuses. A la base de tout cela se trouvait une solide spiritualité. Il nous exhorte, à travers son témoignage, à avoir confiance en Jésus et à nous plonger toujours davantage dans le mystère de son amour.

3. "Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait" (Lc24, 27). Dans ces paroles de l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus se manifeste comme un compagnon sur la route de la vie de l'homme et comme un Maître patient, qui sait modeler le coeur et illuminer l'esprit afin qu'il comprenne le dessein de Dieu. Après l'avoir rencontré, les disciples d'Emmaüs, ayant surmonté le découragement et la confusion, retournèrent à pied dans la communauté chrétienne naissante, pour annoncer l'heureuse nouvelle qu'ils avaient vu le Seigneur ressuscité.

Cette spiritualité rassemble trois des nouveaux bienheureux qui recherchèrent la sainteté à l'ombre de dom Bosco et de la tradition salésienne. L'élévation aux honneurs des autels de dom Luigi Variara, de M. Artemide Zatti et de Soeur María Romero constituent une grande joie pour cette  famille  religieuse.

4. C'est de l'Italie, et précisément du diocèse d'Asti, qu'arriva en Colombie le Père Luigi Variara, salésien, disciple fidèle de Jésus miséricordieux et proche des déshérités. Dès le début de sa vie, il consacra ses jeunes énergies et la richesse de ses dons au service des lépreux. Premier salésien ordonné prêtre en Colombie, il réussit à réunir autour de lui un groupe de jeunes filles consacrées, dont certaines étaient lépreuses ou filles de lépreux et qui, pour cette raison, n'étaient pas acceptées dans les Instituts religieux. Avec le temps, ce groupe devint la Congrégation des Filles des Sacrés-Coeurs de Jésus et Marie, un Institut florissant présent dans divers pays.

Artemide Zatti, Coadjuteur salésien, partit avec sa famille du diocèse de Reggio Emilia à la recherche d'une vie meilleure en Argentine, la terre rêvée par dom Bosco. C'est là qu'il découvrit sa vocation salésienne, qui se concrétisa dans un service passionné, compétent et plein d'amour à l'égard des malades. Ses presque cinquante années de vie à Viedma présentent l'histoire d'un religieux exemplaire, ponctuel dans l'accomplissement de ses devoirs communautaires et entièrement consacré au service des indigents. Que son exemple nous aide à être toujours conscients de la présence du Seigneur et nous incite à l'accueillir chez tous nos frères démunis. 

Soeur María Romero Meneses, Fille de Marie Auxiliatrice, sut refléter le visage du Christ qui se laisse reconnaître lors de la fraction du pain. Née au Nicaragua, elle accomplit sa formation à la vie religieuse au Salvador et passa la majeure partie de sa vie au Costa Rica. Ces chers peuples d'Amérique centrale, à présent unis dans la joie de sa béatification, pourront trouver chez la nouvelle bienheureuse, qui les aima tant, de multiples exemples et enseignements pour renouveler et fortifier leur vie chrétienne, si profondément enraciné dans ces pays.

Avec un amour passionné pour Dieu et une confiance illimitée dans l'aide de la Vierge Marie, Soeur María Romero fut une religieuse exemplaire, apôtre et mère des pauvres, qui, sans exclure personne, étaient ses préférés. Que son souvenir soit une bénédiction pour tous et que les oeuvres qu'elle fonda, parmi lesquelles se détache la "Maison de la Vierge" à San José, continuent à être fidèles aux idéaux qui furent à leur origine!

5. "Notre coeur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Ecritures?" (Lc 24, 32). Cette confession surprenante des disciples qui marchaient vers Emmaüs est également à l'origine de la vocation de Mère María du Trépas de Jésus Sacrement Villegas, fondatrice des Soeurs Tertiaires missionnaires franciscaines et première femme argentine élevée aux honneurs des autels.

L'appel qui brûlait dans son coeur poussa María du Trépas à rechercher l'intimité avec le Christ dans la vie contemplative. Il ne s'éteignit pas lorsqu'en raison de la maladie, elle dut abandonner les Monastères où elle résidait, mais il se poursuivit sous forme de confiance et d'abandon à la volonté de Dieu, qu'elle continua à rechercher sans cesse. L'idéal franciscain se manifesta alors comme le véritable chemin que Dieu désirait pour elle et, avec l'aide de sages directeurs, elle entreprit une vie de pauvreté, d'humilité, de patience et de charité, en donnant vie à une nouvelle Famille religieuse.

6. "Montre-nous, Seigneur, le sentier de la vie" (Refrain du Psaume responsorial). Nous faisons nôtre cette invocation du Psaume responsorial, que nous venons de chanter. Nous avons besoin que le Rédempteur ressuscité nous montre la route, nous accompagne sur le chemin et nous guide jusqu'à la pleine communion avec le Père céleste.

Montre-nous le sentier de la vie! Toi seul, Seigneur, peux nous indiquer le véritable sentier de la vie, l'unique qui nous conduit au but, comme cela s'est produit pour les bienheureux qui resplendissent aujourd'hui dans la gloire du Ciel.

© Copyright 2002 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20020414_beatification.html

Beato Luigi Variara


Blessed Luigi Variara

Also known as

Aloisius Variara

Memorial

1 February

Profile

Son of Peter Variara, who had been brought to a deep devotion to the Church following a mission conducted by Saint John Bosco. A student in a Salesian school, Luigi met John Bosco as a young man. The boy joined the Salesians in August 1891, making his vows in 1892.

In 1894 he joined a Salesian mission to leper colonies in ColombiaOrdained in Colombia. Founded a small town to raise the children of the outcast lepers. Spiritual director of the Sodality of the Children of Mary. Founded the Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary in Colombia in 1905, a congregation that included the daughters of lepersgirls who were drawn to religious life, but had trouble being accepted by other orders; it received official recognition on 24 December 1983.

After a brief visit to his family in home town, he returned to work in Bogota, Agua de Dios, and Caribbean Barranquilla. Toward the end of his life his health began to give way, and the only thing that kept him going were the hours he spent in Eucharistic devotion and prayer.

Born

15 January 1875 at Viarigi (Asti), Italy

Died

1 February 1923 in Colombia of natural causes

Venerated

2 April 1993 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

14 April 2002 by Pope John Paul II

Additional Information

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Readings

From Italy, and from the diocese of Asti, the Salesian Father Luis Variara, went to Colombia, faithful follower of the merciful Jesus and close to the suffering. From the first moment of his arrival, he dedicated his youthful energy and his many gifts to the service of the lepers. The first Salesian priest to be ordained in Colombia, he succeeded in bringing together around him a group of consecrated women, some of whom were themselves lepers or the daughters of lepers and for this reason, not welcome in other religious orders. In time, this group became the Congregation of the Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary, a flourishing order that has houses in several countries. – from the beatification homily of Pope John Paul II

MLA Citation

“Blessed Luigi Variara“. CatholicSaints.Info. 7 July 2023. Web. 3 February 2026. https://catholicsaints.info/blessed-luigi-variara/

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-luigi-variara/

BEATIFICATION OF SIX SERVANTS OF GOD

HOMILY OF JOHN PAUL II

Sunday 14 April 2002


1. "Jesus himself drew near and went with them" (Lk 24,15). As we have just heard in the Gospel, Jesus becomes a traveller joining the two disciples who were on their way to the village of Emmaus. He explained the meaning of the Scriptures to them and then, when they reached their destination, he broke the bread with them as he had done with the Apostles on the evening before his death on the cross. In that moment the disciples' eyes opened and they recognized him (cf. v. 31).

The experience of the Risen Lord at Emmaus is continually renewed in the Church. We can admire a wonderful example of the fact in the lives of those whom we have the joy of raising to the glory of the altars: the priests, Gaetano ErricoLodovico Pavoni and Luigi Variara; the virgin María del Tránsito Cabanillas de Jesús Sacramentado; the religious brother, Artemide Zatti; the virgin, María Romero Meneses.

As did the disciples of Emmaus, the new Blesseds knew how to recognize the living presence of the Lord in the Church and, overcoming difficulties and fears, became his enthusiastic and courageous witnesses before the world.

2. "You were ransomed, not with perishable things such as silver or gold, but with the precious blood of Christ" (1 Pt 1,18-19). These words, taken from the second reading, make us think of Blessed Gaetano Errico, priest and founder of the Congregation of the Missionaries of the Sacred Hearts of Jesus and Mary.

In an age defined by profound political and social change, in opposition to the spiritual rigorism of the Jansenists, Gaetano Errico proclaimed the greatness of the mercy of God, who always calls to conversion those who live under the dominion of evil and sin. True martyr of the confessional, the new Blessed spent entire days giving his best energies to welcoming and listening to penitents. By his example, he urges us to rediscover the value and importance of the Sacrament of Penance, where God distributes his pardon so generously and shows the gentleness of the Father towards his weaker children.

"This Jesus God has raised him up and of that we are all witnesses" (Acts 2,32). The interior consciousness, that became a burning and invincible faith, guided the spiritual and priestly experience of Lodovico Pavoni, priest, Founder of the Congregation of the Sons of Mary Immaculate.

Gifted with a particularly sensitive spirit, he was totally given over to the care of poor and abandoned youngsters and even deaf-mutes. His activity branched out in many directions, from that of education to the publishing sector, with original apostolic intuitions and courageous innovations. At the basis of everything, there was a solid spirituality. By his example, he exhorts us to place our confidence in Jesus and to be ever more immersed in the mystery of his love.

3. "And beginning with Moses and the prophets he interpreted to them in all the scriptures the things concerning himself" (Lk 24,27). With these words of the Gospel, Jesus manifested himself as companion on the road of life and our patient Master, who knows how to warm the heart and enlighten the mind so that it can understand God's plan. After the supper with Him, the disciples of Emmaus, leaving behind their sadness and confusion, ran back to the newly born Christian community to proclaim the joyful news of their having seen the Risen Lord.

This spirituality is common to the three new Blesseds who pursued sanctity under the inspiration of Don Bosco and the Salesian tradition. The raising to the altars of Don Luigi Variara, of Bro. Artemide Zatti, and of Sr María Romero is a great joy for this religious Family.

4. From Italy, and from the diocese of Asti, the Salesian Fr Luis Variara, went to Colombia, faithful follower of the merciful Jesus and close to the suffering. From the first moment of his arrival, he dedicated his youthful energy and his many gifts to the service of the lepers. The first Salesian priest to be ordained in Colombia, he succeeded in bringing together around him a group of consecrated women, some of whom were themselves lepers or the daughters of lepers and for this reason, not welcome in other religious orders. In time, this group became the Congregation of the Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary, a flourishing order that has houses in several countries.

Artemide Zatti, Salesian religious brother, left the diocese of Reggio Emilia with his family to seek a better life in Argentina, the land dreamt of by Don Bosco. There he discovered his Salesian vocation, which took the form of a passionate, competent and loving service to the sick. His almost fifty years in Viedma represent the history of an exemplary religious, careful to accomplish his duties in his community and totally devoted to the service of those in need. May his example help us to be conscious of the presence of the Lord and bring us to welcome him in all our needy brothers and sisters.

Sister María Romero Meneses, Daughter of Mary Help of Christians, knew how to reflect the face of Christ which he made her recognize in the sharing of the bread. Born in Nicaragua, she received her religious formation in El Salvador and passed the greatest part of her life in Costa Rica. Those beloved Central American peoples, united in the joy of her beatification, can find in the new Blessed who loved them so much, an abundance of example and teaching to renew and confirm their Christian life, deeply rooted in their countries.

With a passionate love for God and an unlimited confidence in the assistance of the Blessed Virgin Mary, Sr María Romero was an exemplary religious, apostle and mother of the poor people, who were her real favourites. May her memory be a blessing for all and may the works she founded, among which the "House of the Virgin" in San José, continue in fidelity to the ideal that led to their being started.

5. "Did not our hearts burn within us while he talked to us on the road, while he opened to us the Scriptures?" (Lk 24,32). This surprising confession of the disciples who first walked to Emmaus is what happened with the vocation of Mother María del Tránsito Cabanillas de Jesús Sacramentado, foundress of the Third Order Franciscan Missionaries and the first Argentinian woman to be beatified.

The flame that burned in her heart brought María del Tránsito to seek intimacy with Christ in the contemplative life. She was not deterred when on account of bad health she had to abandon the monasteries where she was living, but continued with a confidence and abandonment to the divine will which she followed on her constant quest. The Franciscan ideal then appeared as the true way that God wanted for her and, aided by wise directors, she undertook a life of poverty, humility, patience and charity, giving rise to a new religious family.

6. "Show us Lord the path of life" (response for the Responsorial Psalm). Let us make our own the invocation of the Responsorial Psalm, that we just sang. We need the Risen Redeemer to show us the road, to go with us on the road, and to guide us to full communion with the heavenly Father.
Show us the path of life. Only you, Lord, can show us the true path of life, the only one who leads us to the goal, as you did for these Blessed persons who today are resplendent in the glory of Heaven.

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Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20020414_beatification.html

Bl. Luigi Variara

Feastday: February 1

Birth: 1875

Death: 1923

Beatified: 14 April 2002 by Pope John Paul II

Blessed Luigi Variara was born in Viarigi (Asti), Italy, on 15 January 1875 and died on 1 February 1923 in Cucuta, Colombia. He was an apostle to the lepers in Colombia and founder of the congregation of the Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary who ran the homes he set up for lepers. He was born to Pietro Variara and Livia Bussa. When he was 12 years old he entered the Salesian Oratory in Turin, while the founder Don Bosco of the Salesian Congregation, was still alive. Luigi had the privilege of meeting this living saint on one occasion, and it was an encounter that changed his life. John Bosco looked into the eyes of the young boy, and this gaze was for Luigi a confirmation of his future Salesian vocation. John Bosco died a month later on 31 January 1888.

In 1891 he entered the novitiate and shortly afterward he made his profession in the hands of Bl. Michael Rua, Don Bosco's first successor. After his novitiate, Luigi did his study of philosophy at Valsalice and there he met Fr Michele Unia, the Salesian apostle of lepers of Colombia, who had come to speak to the community about his mission. His talk won Luigi over, and in 1894 he left for Colombia with Fr Unia when he returned. Here he dedicated himself to the lepers of Agua de Dios, sharing with them his passion for music and drama. Fr Unia died shortly thereafter, leaving Luigi and three other priests in charge of the leper colony. The three years before his priestly ordination in 1898 proved to be a time of spiritual growth and maturation for the young Luigi, who came to understand better the reality of sacrifice and self-giving in serving others, and in running the risk of contagion through continual contact with lepers. After his ordination, he exercised his duties as priest in the leper colony, and with responsibility for the parish, often spending four or five hours a day in the confessional. He also continued to teach music and drama, especially concerned for the moral health of the young people of Agua de Dios. From the first year of his priesthood, Luigi felt the need to open a leprosarium for young patients, a project that mirrored that of his predecessor, Fr Unia. The scope of such a foundation was to educate these children in the faith, to teach them how to read and write and skill in manual labour, so that they would be saved from a life of desolation and vice. In 1905 the "Michele Unia Youth Hostel" was opened. On 7 May 1905 he founded the Congregation of the "Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary", in order to provide care for the residents of the hostel. "Our goal", he stated, "along with that of our own personal sanctification, is to care for the leperosy patients in the hostel and in serving God by offering ourselves as victims of expiation". He also said of the year 1905: "Never as in this year did I feel so happy to be a Salesian and I bless the Lord for having sent me to this leper colony where I learned how to gain heaven". As the Congregation was also founded with the intention of offering to women lepers the possibility to consacrate their lives to God, Fr Variara's initiative was much criticized and misjudged by other religious institutes and even by some of his own brothers, who questioned whether this new Salesian "branch" was in accordance with the charism of their founder. He had founded a community of "outcasts" it seemed, in the eyes of the world. Luigi, however, held firmly to God's will, and began to climb the Calvary of not being understood or accepted by those who should have been closest to him. He received, however, the consolation and relief of knowing that he was acting out of obedience, since Fr Michael Rua, Don Bosco's first successor stood behind him and encouraged him to continue with the foundation. His greatest trial proved to be his transferral from Agua de Dios to Venezuela, a separation from his Congregation which cast a shadow of mystery on the foundation itself and began 18 years of misunderstandings for Luigi. He was trasferred from city to city after leaving Agua de Dios, and in 1921 he was definitvely moved to Táriba. He continued, however, to keep in contact with Mother Lozano, cofoundress of the Institute. He assured her that there was "nothing to fear: if it is a work of God, it will last". Luigi Variara died on 1 February 1923 in Cucuta.

The Congregation is currently present in Colombia, Ecuador, Venezuela, Bolivia, Brazil, Mexico, Spain, Italy, Dominican Republic and Equatorial Guinea and is dedicated in the service of the poor and the sick.

Biography Provided By: The Vatican

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7380

Bl. Luigi Variara

Feastday: February 1

Birth: 1875

Death: 1923

Beatified: Pope John Paul II

Blessed Luigi Variara was born in Viarigi, Italy, on 15 January 1875 and died on 1 February 1923 in Cucuta, Colombia. He was an apostle to the lepers in Colombia and founder of the congregation of the Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary who ran the homes he set up for lepers. He was born to Pietro Variara and Livia Bussa. When he was 12 years old he entered the Salesian Oratory in Turin, while the founder Don Bosco of the Salesian Congregation, was still alive. Luigi had the privilege of meeting this living saint on one occasion, and it was an encounter that changed his life. John Bosco looked into the eyes of the young boy, and this gaze was for Luigi a confirmation of his future Salesian vocation. John Bosco died a month later on 31 January 1888.

In 1891, he entered the novitiate and shortly afterward he made his profession in the hands of Bl. Michael Rua, Don Bosco's first successor. After his novitiate, Luigi did his study of philosophy at Valsalice and there he met Fr Michele Unia, the Salesian apostle of lepers of Colombia, who had come to speak to the community about his mission. His talk won Luigi over, and in 1894 he left for Colombia with Fr Unia when he returned. Here he dedicated himself to the lepers of Agua de Dios, sharing with them his passion for music and drama. Fr Unia died shortly thereafter, leaving Luigi and three other priests in charge of the leper colony. After his ordination in 1898, he exercised his duties as priest in the leper colony, and with responsibility for the parish, often spending four or five hours a day in the confessional. He also continued to teach music and drama, especially concerned for the moral health of the young people of Agua de Dios. From the first year of his priesthood, Luigi felt the need to open a leprosarium for young patients, a project that mirrored that of his predecessor, Fr Unia. The scope of such a foundation was to educate these children in the faith, to teach them how to read and write and skill in manual labour, so that they would be saved from a life of desolation and vice. In 1905 the "Michele Unia Youth Hostel" was opened. On 7 May 1905 he founded the Congregation of the "Daughters of the Sacred Hearts of Jesus and Mary", in order to provide care for the residents of the hostel. "Our goal", he stated, "along with that of our own personal sanctification, is to care for the leprosy patients in the hostel and in serving God by offering ourselves as victims of expiation". He also said of the year 1905: "Never as in this year did I feel so happy to be a Salesian and I bless the Lord for having sent me to this leper colony where I learned how to gain heaven". As the Congregation was also founded with the intention of offering to women lepers the possibility to consecrate their lives to God, Fr Variara's initiative was much criticized and misjudged by other religious institutes and even by some of his own brothers, who questioned whether this new Salesian "branch" was in accordance with the charism of their founder. He had founded a community of "outcasts" it seemed, in the eyes of the world. Luigi, however, held firmly to God's will, and began to climb the Calvary of not being understood or accepted by those who should have been closest to him. He received, however, the consolation and relief of knowing that he was acting out of obedience, since Fr Michael Rua, Don Bosco's first successor stood behind him and encouraged him to continue with the foundation. His greatest trial proved to be his transferral from Agua de Dios to Venezuela, a separation from his Congregation which cast a shadow of mystery on the foundation itself and began 18 years of misunderstandings for Luigi. He was transferred from city to city after leaving Agua de Dios, and in 1921 he was definitively moved to Táriba. He continued, however, to keep in contact with Mother Lozano, cofoundress of the Institute. He assured her that there was "nothing to fear: if it is a work of God, it will last". Luigi Variara died on 1 February 1923 in Cucuta.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7026




Beato Luigi Variara Sacerdote salesiano, fondatore

1 febbraio

Viarigi, Asti, 15 gennaio 1875 - Cucuta, Colombia, 1 febbraio1923

Segnato dall'incontro personale con Don Bosco, chiese di farsi salesiano: entrò in noviziato il 17 agosto 1891 e lo concluse il 2 ottobre 1892 con i voti perpetui nelle mani del Beato Michele Rua. Missionario in Colombia, il 24 aprile1898 fu ordinato sacerdote e si rivelò presto un ottimo direttore di spirito. Fra le sue penitenti c'erano anche i membri dell'Associazione delle Figlie di Maria, un gruppo di circa 200 ragazze di cui molte lebbrose. Scoprì che non poche di loro volentieri si sarebbero consacrate al Signore. Ma ciò era considerato un sogno irrealizzabile perché nessuna Congregazione accettava una lebbrosa o anche solo una figlia di lebbrosi. Nacque in lui la prima idea di giovani consacrate anche se lebbrose. La Congregazione delle «Figlie dei SS. Cuori di Gesù e di Maria» ebbe inizio il 7 maggio 1905. Oggi conta 404 membri presenti in dieci nazioni. Morì il 1o febbraio 1923 a 49 anni d'età e 24 di sacerdozio. Fu sepolto a Cùcuta. Nel 1932 la salma fu trasportata nella Cappella delle sue Figlie ad Agua de Dios, dove tuttora si trova. Luigi Variara è stato proclamato Beato il 14 aprile 2002, a Roma, da San Giovanni Paolo II. La Famiglia Salesiana e la Diocesi di Asti hanno inserito il Beato Luigi Variara nel loro calendario liturgico al 15 gennaio.

Martirologio Romano: Nella città di Cúcuta in Colombia, beato Luigi Variara, sacerdote della Società di San Francesco di Sales, che si dedicò con ogni mezzo e premura ai lebbrosi, fondando le Suore Figlie dei Sacri Cuori di Gesù e di Maria. 

Una sera nebbiosa d’inverno nell’Oratorio di Torino-Valdocco. Ottocento ragazzi gridano, si rincorrono nel gioco frenetico che crea una baraonda festosa.

Uno di quei ragazzi, Luigi Variara, scrisse:

«D’improvviso da una parte e dall’altra si udì gridare: Don Bosco! Don Bosco! Istintivamente ci buttammo tutti verso di lui. Lo attorniammo come uno sciame d’api. Don Bosco appariva esausto di forze. (Era il 20 dicembre 1887, gli rimanevano quaranta giorni di vita).

In quel momento io potei mettermi in posizione tale da vederlo di mio gusto. Mi avvicinai quanto più possibile e vidi che alzando il suo dolce sguardo lo fissò lungamente su di me.

Quel giorno fu uno dei più felici della mia vita. Ero certo di aver conosciuto un santo, e che Don Bosco aveva scoperto anche nella mia anima qualcosa che solo Dio e lui potevano sapere».

Quel ragazzino, Luigi Variara, era venuto all’Oratorio di malavoglia. Suo papà, maestro elementare e ammiratore di Don Bosco, gli aveva spiegato che nell’Oratorio tanti ragazzi avevano potuto realizzare la loro vocazione e diventare preti.

Lui aveva reagito con parole brusche:

«Papà, io non ho la vocazione!». Papà aveva sorriso.

«Intanto vai, studia e stai buono. Se non hai la vocazione, Maria Ausiliatrice te la darà».

Da Viarigi (Asti), il suo paese immerso nel verde Monferrato, Luigi Variara era sbarcato tra la turba scatenata di Valdocco. All’inizio passò giorni spauriti e desolati. Ciò che lo conquistò fu la musica. Un suo compagno di scuola, Emilio Rossetti, ricorda: «Aveva una bella voce di contralto. Il maestro Dogliani lo preparò e lo fece entrare nel gruppo dei cantori».

5 lettere e un bigliettino

Il 1891 fu l’anno decisivo della sua vita. Raccolto in preghiera, concentrato in serie riflessioni, egli capì che diventare salesiano non voleva dire scegliere un mestiere, ma dedicare tutta la vita a Dio e alle persone che Dio gli avrebbe affidato.

Durante quell’anno arrivarono lettere di molti missionari. Arrivarono anche cinque lettere di Don Unia, missionario tra i lebbrosi di Agua de Dios, in Colombia. Narravano con semplicità l’eroismo di ogni giorno per donare un briciolo di gioia e di speranza cristiana ai ragazzi e agli adulti colpiti da quella terribile malattia.

2 ottobre 1892. A 17 anni Luigi Variara, inginocchiato davanti al beato Don Rua, fa voto perpetuo di castità, povertà e obbedienza. E chiede di essere mandato nelle missioni. Inizia gli studi che dovranno portarlo al sacerdozio a Torino-Valsalice, nel seminario salesiano per le missioni estere. Qui, nel mese di maggio del 1894, arrivò ammalato e stanco il missionario Don Unia. Sentendosi prossimo alla fine, era venuto in Italia a cercare giovani salesiani che prendessero il suo posto tra i lebbrosi.

Ecco cosa scrive Luigi Variara:

«Scrissi su un bigliettino il mio desiderio di partire per la Colombia e chiesi questa grazia alla Madonna. Collocai il bigliettino sul cuore della Madonna, tra la Madonna e il Bambino, e attesi con la massima fede e speranza: la mia preghiera fu ascoltata. All’inizio della novena venne a Valsalice Don Unia, per scegliere a nome di Don Rua il suo missionario tra tanti chierici.

Quanta sorpresa per me vedere che, tra i 188 chierici che avevano la stessa aspirazione, fermandosi davanti a me, disse: “Questo è il mio”. Poi, chiamatomi da parte, mi chiese se volevo andare in Colombia nel lazzaretto di Agua de Dios, e io dissi sì, con un’allegria che pareva un sogno. Questa grazia l’ho sempre attribuita a Maria Ausiliatrice».

Un rapido addio al suo paese, alla sua famiglia, poi quaranta giorni di viaggio: attraverso l’Oceano Atlantico, poi in battello per mille chilometri sul fiume Maddalena, poi quattro giorni a cavallo fino ad Agua de Dios. «Siamo arrivati! – scrive Don Variara –. Il nostro arrivo fu quasi improvviso, ma quanta festa ci fecero i cari lebbrosi: parevano quasi guariti alla sola vista di Don Unia, che amano veramente tanto, tanto». E il 6 agosto 1894.

La musica tra i lebbrosi

Agua de Dios è il paese dove vivono in quel momento 620 ammalati di lebbra e altrettanti familiari sani degli infermi. Il clima è asciutto e ardente, sui 35°. Quando arriva Don Luigi, lavorano tra i malati tre salesiani: Don Unia, l’iniziatore, Don Raffaele Crippa che diventerà l’amico e il confidente di Don Luigi, e il salesiano laico Giovanni Lusso. Ci sono anche, da due anni, le Suore della Presentazione, che fanno servizio all’Ospedale dove sono ricoverati i casi più gravi, si dedicano alle bambine ammalate e sane, e hanno dato inizio ad un fiorente gruppo di Figlie di Maria.

La lebbra è, in questo tempo, una parola spaventosa. Chi è contagiato è marchiato per sempre, isolato da tutti. Don Luigi osserva che quasi tutti i lebbrosi sono condotti nel paese-lazzaretto dalla polizia contro la loro volontà. Sono scaricati lì come in un ergastolo. Anche chi guarisce, anche i figli sani dei lebbrosi, non sono quasi mai riaccettati nella società. Il pericolo maggiore è la disperazione. Prima dell’arrivo di Don Unia, l’ubriachezza era una condizione normale, i suicidi erano molto frequenti. Ora invece il paese è un luogo civile, con negozi, attività artigianali, chiesa, scuola, dispensario medico, centro sociale gestito dagli stessi lebbrosi. Don Unia ha chiamato Don Luigi perché porti i canti e la musica, per dare vita e allegria ad Agua de Dios.

8 settembre 1894. Il primo gruppetto di ragazzi lebbrosi canta insieme a Don Luigi: Sei pura, sei pia, sei bella, Maria...

8 settembre 1897. La banda musicale dei ragazzi lebbrosi dà il primo concerto davanti alle autorità e a tutta la gente. È un successo enorme.

Tra queste due date c’è stata la lunga pazienza e il vero eroismo di Don Luigi. Ottenuti gli strumenti da un battaglione militare, ha superato ogni ripugnanza a imboccare gli strumenti usati dai suoi ragazzi, per insegnare loro il modo di suonarli. Da quel momento, la banda rallegra i giorni festivi, porta allegria e speranza. Scrive un lebbroso: «La banda rende amene le lunghe ore della nostra stanca esistenza, addolcisce il veleno che ci tocca trangugiare».

Sacerdote a 23 anni

Ma tra quelle due date, Don Luigi ha fatto anche altri miracoli. Don Unia è morto quasi improvvisamente il 9 dicembre 1895. Due mesi prima ha tracciato per Don Luigi queste righe:

«Qualcuno riceverà la mia corona. Coraggio, Luigi: forse è preparata per te! Studia e prega. Non ti dimenticherò mai nelle mie preghiere». E Don Crippa scrive a Don Rua, a Torino: «Variara sta organizzando la Compagnia di San Luigi, dà lezioni di religione nella scuola pubblica, studia, canta, lavora, suona... ed ha buona salute!». Le parole più belle gliele scrive un’anziana lebbrosa: «Dio la conservi sempre puro, amabile e buono; lei è un modello di virtù, una creatura angelica, un essere non comune, che si offre all’ammirazione e al rispetto dell’umanità».

24 aprile 1898. Don Variara è ordinato sacerdote dall’Arcivescovo di Bogotà. Ha 23 anni. Torna rapidamente da Bogotà ad Agua de Dios. Vuol riprendere il suo posto inosservato. Ma quando affronta il guado del fiume Bogotà, a 15 chilometri da Agua de Dios, esplode un mortaretto e un’immensa acclamazione si leva dall’altra riva del fiume: i suoi lebbrosi sono venuti ad accoglierlo, e lo accompagnano per tutto il cammino con grida festose, abbracci, evviva, e all’arrivo in paese col suono della «sua» banda. L’accoglienza termina in chiesa, con canti di ringraziamento al Signore. Celebra la prima Messa il 1° maggio con una festa indescrivibile. Un lebbroso scrisse:

«Quel giorno nessuno di noi ricordava di stare nella città del dolore».

La missione di Don Luigi riprese: nell’oratorio con i ragazzi, nella scuola, tra i cantori e i bandisti. Ma ora aveva due nuovi ambienti: l’altare e il confessionale. «Passa ogni giorno quattro o cinque ore al confessionale – scrive Don Crippa –, è molto dimagrito, temo che non resista».

In confessionale nasce una congregazione

Nel confessionale, dove porta la parola di Dio e il perdono di Dio, viene in contatto con le miserie e le grandezze più segrete. Tra le giovani Figlie di Maria scopre numerose anime capaci di forte impegno spirituale, fino a voler offrire la loro vita interamente al Signore. Sono lebbrose o figlie di lebbrosi, e sono angeli. Don Variara ha conosciuto a Valsalice Don Andrea Beltrami, un sacerdote salesiano colpito dalla tisi, che si era offerto vittima a Dio per la conversione di tutti i peccatori del mondo. Nel confessionale, Don Variara comincia a indicare a qualche giovane la stessa strada:

«Fare della propria malattia un apostolato, mettere la propria vita a disposizione di Dio». «Prima fra tutte le Figlie di Maria a emettere voto, di consacrazione vittimale al Sacro Cuore di Gesù – scrive Don Angelo Bianco – fu la signorina Oliva Sanchez, 30 anni, lebbrosa. Divenne preziosa collaboratrice di Don Variara... Pochi giorno dopo la seguì nella sua consacrazione Limbania Rojas, anch’essa lebbrosa... Dal 1901 al 1904 furono ben 23 le Figlie di Maria che arrivarono a fare il voto di consacrazione vittimale».

Senza nessun chiasso nasceva così l’Istituto delle Suore del Sacro Cuore di Gesù. Come lebbrose o figlie di lebbrosi non sarebbero state accettate da nessuna congregazione.

«La mano carezzevole di Dio»

Esse comunicarono la loro iniziativa e il loro Regolamento all’Arcivescovo di Bogotà, che lo approvò e le esortò ad essere sante religiose. Scrissero anche a Don Rua:

«Siamo povere giovani colpite dal terribile male della lebbra – scrivevano –, violentemente strappate e separate dai nostri genitori, private in un solo istante delle nostre più vive speranze e dei nostri più ardenti desideri... Abbiamo sentito la mano carezzevole di Dio nei santi incoraggiamenti e nelle pietose industrie di Don Luigi Variara di fronte ai nostri acuti dolori del corpo e dell’anima. Persuase che sia volontà del Sacro Cuore di Gesù e trovando facile il modo di compierla, abbiamo cominciato ad offrirci come vittime di espiazione, seguendo l’esempio di Don Andrea Beltrami, salesiano. Ora abbiamo deciso di fare un altro passo avanti: vogliamo, legate dai tre Voti formare la piccola famiglia delle Figlie del Sacro Cuore di Gesù: servendo Dio e dedicandoci al servizio dei nostri fratelli, in particolare ai bambini dell’Asilo...».

Don Rua rispose: «L’istituzione è bella, e deve conservarsi».

Un prete crocifisso

Furono le ultime parole consolanti che Don Variara si sentì rivolgere. Da quel momento su di lui e sulla congregazione nascente si scatenò la bufera. Fu ostacolato, calunniato, intralciato. Fu allontanato da Agua de Dios. Arrivarono a torturarlo proibendogli di scrivere alle sue suore e ad allontanarlo dalla Colombia. Il suo fu un calvario lungo, sopportato con pazienza, in silenzio, donato a Dio per la crescita delle figlie spirituali. Ed esse vissero, e prosperarono. La loro superiora Madre Lozano, scrisse

«Umanamente parlando non avevamo alcuna difesa, ma il Signore distese la sua mano su di noi, e ci salvò la sua misericordia!».

Fa male al cuore scorrere gli ultimi dieci anni della vita di Don Variara. Si tocca con mano come il Maligno possa servirsi anche delle persone consacrate a Dio, delle loro migliori intenzioni, per torturare un grande servo di Dio. Ma fa bene al cuore leggere le ultime parole che poté scrivere alle sue figlie spirituali:

«Santifichiamo gli istanti di vita che ancor ci restano, perché il raccolto durerà in eterno. Ah, quanto godo pensando al cielo! Li ci troveremo tutti e saremo eternamente felici. Per adesso viviamo uniti nello spirito: obbedienti, umili, puri, mortificati, ma solo per amore... Non vi lascio orfane, poiché le mie preghiere sono incessanti per voi nel desiderio di vedervi tutte sante».

Morì il 1° febbraio 1923, a soli 48 anni, lontano da tutti, e anche (sembrò) dimenticato da tutti. Ma nel 1964 il Papa Paolo VI riconobbe la sua congregazione, fiorente di centinaia di religiose, tra quelle di diritto pontificio. E nell’aprile 1993 le virtù di Don Luigi Variara sono state riconosciute dalla Chiesa «eroiche», e il Papa Giovanni Paolo II l’ha proclamato Beato il 14 aprile 2002.

Autore: Don Teresio Bosco SDB

www.donbosco-torino.it

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/90084

CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI 6 SERVI DI DIO

OMELIA DEL SANTO PADRE GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 14 aprile 2002


1. "Gesù in persona si accostò e camminava con loro" (Lc 24, 15). Gesù, come abbiamo appena ascoltato nell'odierna pagina evangelica, si fa viandante affiancandosi a due discepoli diretti al villaggio di Emmaus. Spiega loro il senso delle Scritture e poi, giunto a destinazione, spezza il pane con loro, proprio come aveva fatto con gli Apostoli la sera prima della sua morte in croce. In quel momento gli occhi dei discepoli si aprono e lo riconoscono (cfr v. 31).

L'esperienza pasquale di Emmaus si rinnova continuamente nella Chiesa. Ne possiamo ammirare un mirabile esempio anche nell'esistenza di coloro che oggi ho la gioia di elevare alla gloria degli altari: Gaetano ErricoLodovico Pavoni e Luigi Variara, presbiteri; María del Tránsito de Iesús Sacramentado, vergine; Artemide Zatti, religioso; María Romero Meneses, vergine.

Come i discepoli di Emmaus, questi nuovi Beati hanno saputo riconoscere la presenza viva del Signore nella Chiesa e, vincendo difficoltà e paure, ne sono divenuti testimoni entusiasti e coraggiosi davanti al mondo.

2. "Non a prezzo di cose corruttibili ... foste liberati..., ma con il sangue prezioso di Cristo" (1 Pt 1,18-19). Queste parole, tratte dalla seconda Lettura, ci fanno pensare al beato Gaetano Errico, presbitero e fondatore della Congregazione dei Missionari dei Sacri Cuori di Gesù e di Maria.

In un'epoca segnata da profondi cambiamenti politici e sociali, di fronte al rigorismo spirituale dei giansenisti, Gaetano Errico annuncia la grandezza della misericordia di Dio, che sempre chiama alla conversione coloro che vivono sotto il dominio del male e del peccato. Vero martire del confessionale, il nuovo Beato vi trascorreva intere giornate spendendo il meglio delle proprie energie nell'accoglienza e nell'ascolto dei penitenti. Col suo esempio egli ci stimola a riscoprire il valore e l'importanza del sacramento della penitenza, dove Iddio distribuisce a piene mani il suo perdono e mostra la sua tenerezza di Padre verso i propri figli più deboli.

"Questo Gesù Dio l'ha risuscitato e noi tutti ne siamo testimoni" (At 2,31). Questa intima consapevolezza, diventata fede infuocata e indomita, ha guidato l'esperienza spirituale e sacerdotale di Lodovico Pavoni, presbitero, Fondatore della Congregazione dei Figli di Maria Immacolata.

Dotato di animo particolarmente sensibile, si impegnò con tutto se stesso nell'assistenza ai giovani poveri e abbandonati, e specialmente ai sordo-muti. La sua attività spaziava in molti campi, da quello dell'educazione al settore dell'editoria, con originali intuizioni apostoliche e coraggiose azioni innovatrici. A fondamento di tutto c'era una solida spiritualità. Egli ci esorta con la sua testimonianza a confidare in Gesù e a immergerci sempre più nel mistero del suo amore.

3. "Y comenzando por Moisés y siguiendo por los profetas les explicó lo que se refería a él en toda la Escritura" (Lc 24, 28). En estas palabras del Evangelio de hoy, Jesús se manifiesta como compañero en el camino de la vida del hombre y Maestro paciente, que sabe modelar el corazón e iluminar la mente para que comprenda el designio de Dios. Tras su encuentro con Él, los discípulos de Emaús, superado el abatimiento y la confusión, volvieron por su pie a la naciente comunidad cristiana para anunciarles la alegre noticia de haber visto al Señor resucitado.

Esta espiritualidad acomuna a tres de los nuevos beatos que buscaron la santidad a la sombra de Don Bosco y de la tradición salesiana. La elevación a los altares de Don Luigi Variara, del Señor Artemide Zatti y de Sor María Romero son un gran gozo para esa Familia religiosa.

4. De Italia, y precisamente de la diócesis de Asti, llegó a Colombia el salesiano Padre Luis Variara, seguidor fiel de Jesús misericordioso y cercano de los abatidos. Desde el primer momento dedicó su energía juvenil y la riqueza de sus dones, al servicio de los leprosos. Primer salesiano ordenado sacerdote en Colombia, logró reunir en torno de sí un grupo de muchachas consagradas, algunas de ellas incluso leprosas o hijas de leprosos y por ello no aceptadas en los Institutos religiosos. Con el tiempo este grupo se ha convertido en la Congregación de las Hijas de los Sagrados Corazones de Jesús y María, floreciente Instituto hoy presente en diversos países.

Artemide Zatti, Coadjutor salesiano, salió con su familia de la diócesis de Reggio Emilia en busca de una vida mejor a la Argentina, la tierra soñada por Don Bosco. Allí descubrió su vocación salesiana, que se concretó en un servicio apasionado, competente y lleno de amor a los enfermos. Sus casi cincuenta años en Viedma representan la historia de un religioso ejemplar, puntual en el cumplimiento de sus deberes comunitarios y dedicado totalmente a servicio de los necesitados. Que su ejemplo nos ayude siempre ser consciente de la presencia del Señor y nos lleve a acogerlo en todos los hermanos necesitados.

Sor María Romero Meneses, Hija de María Auxiliadora, supo reflejar el rostro de Cristo que se hace reconocer el repartir el pan. Nacida en Nicaragua, realizó su formación para la vida religiosa en El Salvador y pasó la mayor parte de su vida en Costa Rica. Estos queridos pueblos centroamericanos, unidos ahora en el júbilo de su beatificación, podrán encontrar en la nueva Beata, que tanto los amò, abundantes ejemplos y enseñanzas para renovar y fortalecer su vida cristiana, tan arraigada en esas tierras.

Con un amor apasionado a Dios y una confianza ilimitada en el auxilio de la Virgen María, Sor María Romero fue religiosa ejemplar, apóstol y madre de los pobres, que, sin excluir a nadie, eran sus preferidos. ¡Que su recuerdo sea bendición para todos y que las obras fundadas por ella, entre las que destaca la "Casa de la Virgen" en San José, sigan siendo fieles a los ideales que les dieron origen!

5. "¿No esta ardiendo nuestro corazón dentro de nosotros cuando nos hablaba en el camino y nos explicaba las escrituras?" (Lc 24, 32). Esta sorprendente confesión de aquellos discípulos primero encaminados a Emaús es lo que ocurrió también con la vocación de la Madre María del Tránsito de Jesús Sacramentado Villegas, fundadora de las Hermanas Terciarias Misioneras Franciscanas y la primera mujer argentina que alcanza el honor de los altares.

La llama que ardía en su corazón llevó a María del Tránsito a buscar la intimidad con Cristo en la vida contemplativa. No se apagó cuando por enfermedad tuvo que abandonar los Monasterios en que estuvo, sino que continuó en forma de confianza y abandono en la voluntad de Dios, que siguió buscando incesantemente. El ideal franciscano se manifestó entonces como el verdadero camino que Dios quería para ella y, con la ayuda de sabios directores, emprendió una vida de pobreza, humildad, paciencia y caridad, dando vida a una nueva Familia religiosa.

Traduzione italiana delle parti in lingua spagnola: 

3. "E cominciando da Mosè e da tutti i profeti spiegò loro in tutte le Scritture ciò che si riferiva a lui" (Lc 24, 27). In queste parole del Vangelo di oggi, Gesù si manifesta come compagno sul cammino della vita dell'uomo e come Maestro paziente, che sa modellare il cuore e illuminare la mente affinché comprenda il disegno di Dio. Dopo l'incontro con Lui, i discepoli di Emmaus, superato l'abbattimento e la confusione, diressero i loro passi verso la nascente comunità cristiana per annunciarle la notizia che avevano visto il Signore risorto.

Questa spiritualità accomuna tre dei nuovi beati, che hanno cercato la santità sulle orme di Don Bosco e della tradizione salesiana. L'elevazione agli altari di Don Luigi Variara, del Signor Artemide Zatti e di Suor Maria Romero sono una grande gioia per questa Famiglia religiosa.

4. Dall'Italia, è più precisamente dalla Diocesi di Asti, il salesiano Padre Luis Variara, seguace fedele di Gesù misericordioso e vicino agli afflitti, giunse in Colombia. Sin dal primo istante dedicò la sua energia giovanile e la ricchezza dei suoi doni al servizio dei malati di lebbra. Primo salesiano ordinato sacerdote in Colombia, riuscì a riunire attorno a sé un gruppo di ragazze consacrate, tra cui alcune lebbrose o figlie di lebbrosi, che per questo non venivano accettate negli Istituti religiosi. Col tempo questo gruppo si trasformò nella Congregazione delle Figlie dei Sacri Cuori di Gesù e Maria, fiorente Istituto che oggi è presente in diversi Paesi.

Artemide Zatti, coadiutore salesiano, partì con la sua famiglia dalla Diocesi di Reggio Emilia alla ricerca di una vita migliore in Argentina, la terra sognata da Don Bosco. Lì scoprì la sua vocazione salesiana, che si concretizzò in un servizio agli infermi appassionato, competente e pieno di amore. I quasi cinquant'anni trascorsi a Viedema rappresentano la storia di un religioso esemplare, puntuale nel compiere i suoi doveri comunitari e completamente dedito al servizio dei bisognosi. Che il suo esempio ci aiuti ad essere sempre consapevoli della presenza del Signore e ci porti ad accoglierlo in tutti i fratelli bisognosi!

Suor Maria Romero Meneses, Figlia di Maria Ausiliatrice, seppe riflettere il volto di Cristo che si fa riconoscere nella divisione del pane. Nata in Nicaragua, svolse la sua formazione alla vita religiosa a El Salvador e trascorse la maggior parte della sua vita in Costa Rica. Questi amati popoli del Centro America, uniti ora nel giubilo della sua beatificazione, potranno trovare nella nuova beata, che tanto li amò, abbondanti esempi e insegnamenti per rinnovare e rafforzare la loro vita cristiana, tanto radicata in queste terre.

Con amore appassionato per Dio e fiducia illimitata nell'ausilio della Vergine Maria, Suor Maria Romero è stata una religiosa esemplare, apostola e madre dei poveri per i quali, nessuno escluso, mostrava la sua preferenza. Che il suo ricordo sia una benedizione per tutti, e che le opere da lei fondate, tra cui la "Casa de la Virgen" a San José, continuino ad essere fedeli agli ideali che le hanno originate!

5. "Non ci ardeva forse il cuore nel petto mentre conversava con noi lungo il cammino, quando ci spiegava le Scritture?" (Lc 24, 32). Questa sorprendente confessione dei discepoli, che all'inizio erano in cammino per Emmaus, è ciò che è accaduto anche per quanto riguarda la vocazione di Madre Maria del Transito di Gesù Sacramentato Cabanillas, fondatrice delle Suore Terziarie Missionarie Francescane e prima donna argentina a salire agli onori degli altari.

La chiamata che ardeva nel suo cuore portò Maria del Transito a cercare l'intimità con Cristo nella vita contemplativa. Non si sentì spenta quando la malattia la costrinse ad abbandonare i monasteri nei quali stava, ma proseguì con fiducia e abbandono alla volontà di Dio, che essa continuò a cercare incessantemente. L'ideale francescano si manifestò quindi come il vero cammino che Dio voleva per lei e, con l'aiuto di guide sapienti, intraprese un cammino di povertà, umiltà, pazienza e carità, dando vita a una nuova Famiglia religiosa.

6. "Mostraci, Signore, il sentiero della vita" (Ritor. al Salmo Resp.). Facciamo nostra questa invocazione del Salmo responsoriale, che poc'anzi abbiamo cantato. Abbiamo bisogno che il Redentore risorto ci mostri la strada, ci accompagni nel cammino e ci guidi sino alla piena comunione con il Padre celeste.

Mostraci il sentiero della vita! Solo Tu, Signore, puoi indicarci il vero sentiero della vita, l'unico che ci conduce alla meta, come è avvenuto per i Beati quest'oggi risplendenti nella gloria del Cielo.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20020414_beatification.html

LUIGI VARIARA

(1875-1923)

Luigi Variara nacque il 15 gennaio 1875 a Viarigi (Asti). Nel 1856 vi era stato Don Bosco per predicare una missione. E fu a Don Bosco che il papà affidò il suo figliuolo conducendolo a Valdocco il 1o ottobre 1887. Il Santo morirà quattro mesi dopo ma la conoscenza che Luigi ne fece fu sufficiente a segnarlo per tutta la vita. Così egli stesso ricorda l'evento: «Eravamo nella stagione invernale e un pomeriggio stavamo giocando nell'ampio cortile dell'Oratorio, quando all'improvviso si intese gridare da una parte all'altra: Don Bosco, Don Bosco! Istintivamente ci slanciammo tutti verso il punto dove appariva il nostro buon Padre, che facevano uscire per una passeggiata nella sua carrozza. Lo seguimmo fino al posto dove doveva salire sul veicolo; subito si vide Don Bosco circondato dall'amata turba infantile. Io cercavo affannosamente il modo per mettermi in un posto di dove potessi vederlo a mio piacere, poiché desideravo ardentemente di conoscerlo. Mi avvicinai più che potei e nel momento in cui lo aiutavano a salire sulla carrozza, mi rivolse un dolce sguardo, e i suoi occhi si posarono attentamente su di me. Non so ciò che provai in quel momento... fu qualcosa che non so esprimere! Quel giorno fu uno dei più felici per me; ero sicuro d'aver conosciuto un Santo, e che quel Santo aveva letto nella mia anima qualcosa che solo Dio e lui potevano sapere».

Chiese di farsi salesiano: entrò in noviziato il 17 agosto 1891 e lo concluse il 2 ottobre 1892 con i voti perpetui nelle mani del 1o successore di Don Bosco, il Beato Michele Rua il quale gli sussurrò all'orecchio: «Variara, non variare». Fece gli studi di Filosofia a Valsalice dove conobbe il Venerabile Don Andrea Beltrami. Qui nel 1894 vi passò Don Unia, il celebre missionario che da poco aveva cominciato a lavorare tra i lebbrosi di Agua de Dios. «Quale non fu il mio stupore e la mia gioia — racconta lo stesso Don Variara — quando, tra i 188 compagni che avevano la stessa aspirazione, fissando il suo sguardo su di me, disse: «Questo è mio».

Giunse ad Agua de Dios il 6 agosto 1894. Il lazzaretto comprendeva 2000 abitanti di cui 800 lebbrosi. Si immerse totalmente nella sua missione. Dotato di capacità musicali, organizzò una banda che creò subito un clima di festa nella «città del dolore».

Il 24 aprile1898 fu ordinato sacerdote e si rivelò presto un ottimo direttore di spirito. Fra le sue penitenti c'erano anche i membri dell'Associazione delle Figlie di Maria, un gruppo di circa 200 ragazze di cui molte lebbrose. Il giovane sacerdote scoprì che non poche di loro volentieri si sarebbero consacrate al Signore. Ma ciò era considerato un sogno irrealizzabile perché nessuna Congregazione accettava una lebbrosa o anche solo una figlia di lebbrosi. Fu davanti a questa constatazione che nacque in lui la prima idea di giovani consacrate anche se lebbrose. La Congregazione delle «Figlie dei SS. Cuori di Gesù e di Maria» ebbe inizio il 7 maggio 1905. Oggi conta 404 membri presenti in dieci nazioni.

Egli si sentiva sempre più entusiasta della sua missione. Scriveva: «Mai mi son sentito contento di essere Salesiano come quest'anno e benedico il Signore per avermi mandato in questo lazzaretto, dove ho imparato a non lasciarmi rubare il cielo». Erano trascorsi dieci anni da quando era giunto ad Agua de Dios. Un decennio felice e ricco di realizzazioni. Tra queste l'ultimazione dell'Asilo «Don Michele Unia» che nonostante i ritardi creati dalla guerra dei 1000 giorni, venne inaugurato il 7 maggio 1905. Ora però si apriva un periodo di sofferenze e di incomprensioni per il generoso missionario. Questo periodo durerà 18 anni, ossia fino alla morte. Fu costretto ad allontanarsi da Agua de Dios; Mosquera, Contrataciòn, Bogotà, Barranquilla... furono i vari luoghi assegnatigli dall'obbedienza. Nel 1921 fu trasferito a Tàriba, una cittadina venezuelana sul confine della Colombia. Quando vi giunse, la salute cominciò a deteriorarsi in modo preoccupante. Il medico consigliò, per motivi climatici, di portarlo a Cùcuta in Colombia. Vi si recò ma le condizioni fisiche precipitarono in breve tempo. Morì il 1o febbraio 1923 a 49 anni d'età e 24 di sacerdozio. Fu sepolto a Cùcuta. Nel 1932 la salma fu trasportata nella Cappella delle sue Figlie ad Agua de Dios, dove tuttora si trova.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/2002/documents/ns_lit_doc_20020414_variara_it.html

Luigi Variara

(1875-1923)

Beatificazione:

- 14 aprile 2002

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 1 febbraio

Sacerdote della Società di San Francesco di Sales, che si dedicò con ogni mezzo e premura ai lebbrosi, fondando le Suore Figlie dei Sacri Cuori di Gesù e di Maria

"Benedico il Signore per avermi mandato in questo lazzaretto, dove ho imparato a non lasciarmi rubare il cielo"

Luigi Variara nacque il 15 gennaio 1875 a Viarigi (Asti). Nel 1856 vi era stato Don Bosco per predicare una missione. E fu a Don Bosco che il papà affidò il suo figliuolo conducendolo a Valdocco il 1o ottobre 1887. Il Santo morirà quattro mesi dopo ma la conoscenza che Luigi ne fece fu sufficiente a segnarlo per tutta la vita. Così egli stesso ricorda l'evento: «Eravamo nella stagione invernale e un pomeriggio stavamo giocando nell'ampio cortile dell'Oratorio, quando all'improvviso si intese gridare da una parte all'altra: Don Bosco, Don Bosco! Istintivamente ci slanciammo tutti verso il punto dove appariva il nostro buon Padre, che facevano uscire per una passeggiata nella sua carrozza. Lo seguimmo fino al posto dove doveva salire sul veicolo; subito si vide Don Bosco circondato dall'amata turba infantile. Io cercavo affannosamente il modo per mettermi in un posto di dove potessi vederlo a mio piacere, poiché desideravo ardentemente di conoscerlo. Mi avvicinai più che potei e nel momento in cui lo aiutavano a salire sulla carrozza, mi rivolse un dolce sguardo, e i suoi occhi si posarono attentamente su di me. Non so ciò che provai in quel momento... fu qualcosa che non so esprimere! Quel giorno fu uno dei più felici per me; ero sicuro d'aver conosciuto un Santo, e che quel Santo aveva letto nella mia anima qualcosa che solo Dio e lui potevano sapere».

Chiese di farsi salesiano: entrò in noviziato il 17 agosto 1891 e lo concluse il 2 ottobre 1892 con i voti perpetui nelle mani del 1o successore di Don Bosco, il Beato Michele Rua il quale gli sussurrò all'orecchio: «Variara, non variare». Fece gli studi di Filosofia a Valsalice dove conobbe il Venerabile Don Andrea Beltrami. Qui nel 1894 vi passò Don Unia, il celebre missionario che da poco aveva cominciato a lavorare tra i lebbrosi di Agua de Dios. «Quale non fu il mio stupore e la mia gioia — racconta lo stesso Don Variara — quando, tra i 188 compagni che avevano la stessa aspirazione, fissando il suo sguardo su di me, disse: «Questo è mio».

Giunse ad Agua de Dios il 6 agosto 1894. Il lazzaretto comprendeva 2000 abitanti di cui 800 lebbrosi. Si immerse totalmente nella sua missione. Dotato di capacità musicali, organizzò una banda che creò subito un clima di festa nella «città del dolore».

Il 24 aprile1898 fu ordinato sacerdote e si rivelò presto un ottimo direttore di spirito. Fra le sue penitenti c'erano anche i membri dell'Associazione delle Figlie di Maria, un gruppo di circa 200 ragazze di cui molte lebbrose. Il giovane sacerdote scoprì che non poche di loro volentieri si sarebbero consacrate al Signore. Ma ciò era considerato un sogno irrealizzabile perché nessuna Congregazione accettava una lebbrosa o anche solo una figlia di lebbrosi. Fu davanti a questa constatazione che nacque in lui la prima idea di giovani consacrate anche se lebbrose. La Congregazione delle «Figlie dei SS. Cuori di Gesù e di Maria» ebbe inizio il 7 maggio 1905. Oggi conta 404 membri presenti in dieci nazioni.

Egli si sentiva sempre più entusiasta della sua missione. Scriveva: «Mai mi son sentito contento di essere Salesiano come quest'anno e benedico il Signore per avermi mandato in questo lazzaretto, dove ho imparato a non lasciarmi rubare il cielo». Erano trascorsi dieci anni da quando era giunto ad Agua de Dios. Un decennio felice e ricco di realizzazioni. Tra queste l'ultimazione dell'Asilo «Don Michele Unia» che nonostante i ritardi creati dalla guerra dei 1000 giorni, venne inaugurato il 7 maggio 1905. Ora però si apriva un periodo di sofferenze e di incomprensioni per il generoso missionario. Questo periodo durerà 18 anni, ossia fino alla morte. Fu costretto ad allontanarsi da Agua de Dios; Mosquera, Contrataciòn, Bogotà, Barranquilla... furono i vari luoghi assegnatigli dall'obbedienza. Nel 1921 fu trasferito a Tàriba, una cittadina venezuelana sul confine della Colombia. Quando vi giunse, la salute cominciò a deteriorarsi in modo preoccupante. Il medico consigliò, per motivi climatici, di portarlo a Cùcuta in Colombia. Vi si recò ma le condizioni fisiche precipitarono in breve tempo. Morì il 1o febbraio 1923 a 49 anni d'età e 24 di sacerdozio. Fu sepolto a Cùcuta. Nel 1932 la salma fu trasportata nella Cappella delle sue Figlie ad Agua de Dios, dove tuttora si trova.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/luigi-variara.html

Den salige Aloisius Variara (1875-1923)

Minnedag:

1. februar

Den salige Aloisius Variara (it: Luigi) ble født den 15. januar 1875 i Viarigi i provinsen Asti i regionen Piemonte i Nord-Italia. Dit hadde den hellige Johannes Don Bosco kommet i januar 1856 på en av sine prekenmisjoner, noe som gjorde dypt inntrykk på Aloisius' far, den unge læreren Pietro Variara, og gitt ham en dyp hengivenhet til Kirken. Tyve år senere fikk Pietro sønnen Aloisius med sin hustru Livia Bussa, og det var til Don Bosco han den 1. oktober 1887 overlot 12-åringen for utdannelse i Valdocco etter at han var ferdig med grunnskolen. Don Bosco døde fire måneder senere, men Aloisius' ene møte med ham var nok til å merke ham for livet.

Han trådte inn i Don Boscos kongregasjon salesianerne, som oftest kalles Salesiani di Don Bosco – SDB; «Salesianere av St. Johannes Don Bosco», men det offisielle navnet er Societas S. Francisci Salesii. Han påbegynte novisiatet i Foglizzo Canavese den 2. august 1891 og avsluttet det den 17. oktober 1892 ved å avlegge sine evige løfter i hendene til Don Boscos første etterfølger, den salige Mikael Rua, som hvisket i øret hans: «Variara, non variare», et italiensk ordspill på hans navn («Variara, ikke vakle»). Han studerte filosofi i Valsalice, hvor han kjente den ærverdige Don Andrea Beltrami.

Til Valsalice kom i 1894 Don Michele Unia, den berømte misjonæren som nettopp hadde begynt å arbeide blant de spedalske i Agua de Dios i Colombia. Han var på jakt etter en assistent, helst en med musikalske evner, og han vurderte de 188 studentene. Til Aloisius' store forbløffelse og glede satte Don Michele øynene i ham og sa: «Denne er min». Etter en strabasiøs reise kom de den 6. august 1894 til Agua de Dios. Sykehuset der hadde 2.000 pasienter, hvorav 800 var spedalske. Aloisius ble helt oppslukt av arbeidet. Han var utstyrt med musikalske evner og opprettet et orkester som skapte en stemning av fest i «smertenes by».

Don Michele Unia døde kort etter og etterlot Aloisius og tre prester med ansvaret for leprakolonien. De tre årene før prestevielsen viste seg å bli en tid for åndelig vekst og modning for Aloisius, som kom til å forstå bedre realiteten av offer og selvhengivelse i det å tjene andre, og i det å løpe risikoen for å bli smittet gjennom konstant kontakt med spedalske.

Den 24. april 1898 ble Aloisius presteviet av erkebiskop Restrepo, og han viste seg snart som en perfekt åndelig veileder. Han tilbrakte ofte fire til fem timer i skriftestolen. Blant dem han veiledet var det også rundt 200 jenter som tilhørte foreningen Marias døtre, blant dem mange spedalske. Han oppdaget at ikke rent få av dem gladelig ville ha viet seg til Herren, men dette ble betraktet som en uoppnåelig drøm, siden ingen kongregasjoner aksepterte spedalske, ikke engang døtre av spedalske.

Dette skapte i ham ideen om et institutt for konsekrerte mennesker, selv spedalske. Den 7. mai 1905 grunnla han kongregasjonen «Døtre av Jesu og Marias helligste hjerter» (Hijas de los Sagrados Corazones de Jesús y María – HH.SS.CC.). I dag har kongregasjonen 404 medlemmer i ti land. Den fikk sin offisielle anerkjennelse den 24. desember 1983.

Aloisius ble mer og mer entusiastisk for sin misjon. I løpet av de ti årene han var i Agua de Dios ble asylet «Don Michele Unia», som ble åpnet den 7. mai 1905 til tross for borgerkrigen («Tusendagerskrigen»). Etter et kort besøk i hjembyen i 1911 for å treffe sin mor, fortsatte han arbeidet i Colombia. Men de siste 18 årene av hans liv var preget av lidelse og uforstand. Hans overordnede mente at han var overarbeidet, så han ble tvunget til å reise fra Agua de Dios til Mosquera, Contrataciòn, Bogotá, igjen til Agua de Dios og så til Barranquilla i Karibien. Den første fredagen i 1919 feiret p. Aloisius sin siste messe for søstrene og forlot dem for siste gang.

I 1921 ble han overført til Tàriba, en venezuelansk by på grensen til Colombia. Da han kom dit, begynte hans helse å svikte på en bekymringsfull måte. Legen anbefalte ham av klimatiske grunner å reise til Cùcuta i Colombia. Men hans helse forverret seg, og den 1. februar 1923 døde han der, bare 49 år gammel. Han ble gravlagt i Cùcuta. I 1932 ble hans jordiske rester flyttet til hans søstres kapell i Agua de Dios, hvor de fortsatt befinner seg. I dag er hans kongregasjon representert i Colombia, Ecuador, Venezuela, Bolivia, Brasil, Mexico, Spania, Italia Den dominikanske republikk og Ekvatorial-Guinea.

Den 2. april 1993 ble hans «heroiske dyder» anerkjent og han fikk tittelen Venerabilis, «Ærverdig». Den 20. desember 2001 undertegnet pave Johannes Paul II (1978-2005) dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som anerkjente et mirakel på hans forbønn. Han ble saligkåret den 14. april 2002 på Petersplassen i Roma. Hans minnedag er dødsdagen 1. februar.

Kilder: Ball (2), Index99, Patron Saints SQPN, vatican.va, EWTN/OR, donbosco.asn.au, sdb.org - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 2005-07-06 15:52

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/avariara

EUCHARISTIEFEIER MIT SELIGSPRECHUNG VON 6 DIENERN GOTTES

PREDIGT DES HEILIGEN VATERS JOHANNES PAUL II.

Sonntag, 14. April 2002

1. »Während sie redeten und ihre Gedanken austauschten, kam Jesus hinzu und ging mit ihnen« (Lk 24, 15). Wie wir soeben im heutigen Abschnitt aus dem Evangelium gehört haben, macht sich Jesus zum Weggefährten und begleitet die beiden Jünger auf ihrem Weg zum Dorf Emmaus. Er erklärt ihnen den Sinn der Schrift und, als sie ihr Ziel erreicht haben, bricht er mit ihnen das Brot, genauso wie er es am Vorabend seines Kreuzestodes mit den Aposteln getan hatte. In diesem Augenblick gehen den Jüngern die Augen auf, und sie erkennen ihn (vgl. V. 31). 

Die österliche Erfahrung von Emmaus erneuert sich fortwährend in der Kirche. Ein wunderbares Beispiel hierfür können wir auch im Leben derer bestaunen, die ich heute zu meiner großen Freude zur Ehre der Altäre erhoben habe: Gaetano ErricoLodovico Pavoni und Luigi Variara, Priester; María del Tránsito de Iesús Sacramentado, Jungfrau; Artemide Zatti, Ordensmann; María Romero Meneses, Jungfrau. 

Wie die Emmausjünger haben auch diese neuen Seligen die lebendige Gegenwart des Herrn in der Kirche zu erkennen vermocht; sie haben Schwierigkeiten und Ängste überwunden und wurden zu seinen begeisterten und mutigen Zeugen vor der Welt. 

2. »Nicht um einen vergänglichen Preis wurdet ihr losgekauft, […] sondern mit dem kostbaren Blut Christi« (1 Petr 1, 18 –19). Bei diesen Worten aus der Zweiten Lesung denken wir an den sel. Gaetano Errico, Priester und Gründer der Kongregation der Missionare von den Heiligen Herzen Jesu und Mariä. 

In einer von tiefen politischen und sozialen Veränderungen geprägten Zeit und angesichts des spirituellen Rigorismus der Jansenisten verkündete Gaetano Errico die Größe der Barmherzigkeit Gottes, der die Menschen, die unter der Herrschaft des Bösen und der Sünde leben, ständig zur Bekehrung aufruft. Als wahrer Märtyrer des Beichtstuhls setzte der neue Selige oft den ganzen Tag seine ganze Kraft dafür ein, die Beichtenden zu empfangen und ihnen zuzuhören. Mit seinem Vorbild spornt er uns dazu an, den Wert und die Bedeutung des Bußsakraments wiederzuentdecken, in dem Gott seine Vergebung in Fülle gewährt und seinen schwächsten Kindern seine väterliche Milde zuteil werden läßt. 

»Diesen Jesus hat Gott auferweckt, dafür sind wir alle Zeugen« (Apg 2, 32). Diese tiefe Gewißheit, die zu einem brennenden und unbeugsamen Glauben wurde, leitete die spirituelle und priesterliche Erfahrung von Lodovico Pavoni, Priester und Gründer der Kongregation der Söhne der Unbefleckten Jungfrau. 

Er war ein besonders feinfühliger Mensch und setzte sich mit all seinen Kräften für die Betreuung von armen und verlassenen Jugendlichen, insbesondere von Taubstummen, ein. Er entfaltete seine Tätigkeiten auf vielfältigen Gebieten, angefangen bei der erzieherischen Arbeit im Bereich des Verlagswesens, mit originellen apostolischen Ideen sowie mutigen und neuartigen Aktionen. Grundlage all seiner Aktivitäten war eine solide Spiritualität. Mit seinem Zeugnis ermahnt er uns, Jesus zu vertrauen und immer tiefer in das Geheimnis seiner Liebe einzudringen. 

3. »Und er legte ihnen dar, ausgehend von Mose und allen Propheten, was in der gesamten Schrift über ihn geschrieben steht« (Lk 24, 27). Durch diese Worte des heutigen Evangeliums offenbart sich Jesus als Gefährte auf dem Lebensweg des Menschen und als geduldiger Lehrmeister, der das Herz zu formen und den Verstand zu erleuchten weiß, damit der Mensch den Plan Gottes erkennen kann. Nach ihrer Begegnung mit Ihm hatten die Emmausjünger ihre Niedergeschlagenheit und Verwirrung überwunden: Sie kehrten sofort zur jungen christlichen Gemeinschaft zurück, um ihr die freudige Nachricht mitzuteilen, daß sie den auferstandenen Herrn gesehen hatten. 

Diese Spiritualität verbindet die drei neuen Seligen, die auf den Spuren Don Boscos und der salesianischen Tradition nach Heiligkeit suchten. Die Erhebung zur Ehre der Altäre von Don Luigi Variara, von Herrn Artemide Zatti und von Sr. María Romero ist eine große Freude für diese religiöse Familie. 

4. Aus Italien, genauer gesagt aus der Diözese Asti, begab sich der Salesianer P. Luis Variara nach Kolumbien, ein treuer Jünger des barmherzigen Jesus und Freund der Betrübten. Vom ersten Augenblick an widmete er seine jugendliche Energie und seine reiche Begabung dem Dienst an den Aussätzigen. Er war der erste Salesianer, der in Kolumbien zum Priester geweiht wurde, und es gelang ihm, eine Gruppe junger, geweihter Frauen um sich zu scharen. Unter ihnen waren auch einige Leprakranke oder Töchter von Leprakranken, die deshalb nicht in andere Ordensinstitute aufgenommen wurden. Mit der Zeit wurde diese Gruppe in die Kongregation der Töchter von den Heiligen Herzen Jesu und Mariä umgewandelt, ein blühendes Institut, das heute in verschiedenen Ländern vertreten ist. 

Artemide Zatti, salesianischer Koadjutor, verließ mit seiner Familie die Diözese Reggio Emilia auf der Suche nach einem besseren Leben in Argentinien, jenem Land, von dem Don Bosco geträumt hatte. Dort entdeckte er seine salesianische Berufung, die in einem selbstlosen, sachkundigen und liebevollen Dienst an den Kranken zum Ausdruck kam. Die fast 50 Jahre, die er in Viedma verbrachte, sind die Geschichte eines vorbildlichen Ordensmanns, der seine gemeinschaftlichen Pflichten pünktlich erfüllte und sich völlig dem Dienst an den Bedürftigen widmete. Sein Beispiel helfe uns dabei, stets in der Gegenwart des Herrn zu leben, und sporne uns dazu an, Ihn in allen notleidenden Brüdern und Schwestern aufzunehmen. 

Schwester María Romero Meneses, Maria-Hilf-Schwester, vermochte das Antlitz Christi widerzuspiegeln, der sich beim Brechen des Brotes offenbart. In Nicaragua geboren, erhielt sie ihre Ausbildung zum religiösen Leben in El Salvador und verbrachte den größten Teil ihres Lebens in Costa Rica. Die geliebten Völker dieser Länder Mittelamerikas, die jetzt in der Freude über ihre Seligsprechung vereint sind, können in der neuen Seligen, die ihnen so tiefe Liebe entgegenbrachte, zahlreiche Beispiele und Lehren zur Erneuerung und Festigung ihres in diesen Gegenden so tief verwurzelten christlichen Lebens finden. 

Mit leidenschaftlicher Liebe zu Gott und grenzenlosem Vertrauen in die Hilfe der Jungfrau Maria war Schwester María Romero eine beispielhafte Ordensfrau, Beschützerin und Mutter der Armen, denen sie immer unterschiedslos den Vorzug gab. Die Erinnerung an sie sei ein Segen für alle, und die von ihr gegründeten Werke, unter denen die »Casa de la Virgen« in San José hervorzuheben ist, mögen den ursprünglichen Idealen immer treu bleiben! 

5. »Brannte uns nicht das Herz in der Brust, als er unterwegs mit uns redete und uns den Sinn der Schrift erschloß?« (Lk 24, 32). Dieses erstaunliche Bekenntnis der Jünger, die auf dem Weg nach Emmaus waren, ist das gleiche, das bei der Berufung von Mutter Maria del Tránsito de Jesús Sacramentado Cabanillas abgelegt wurde, der Gründerin des Dritten Ordens der Franziskanermissonarinnen und der ersten Argentinierin, die zur Ehre der Altäre erhoben wird. 

Der Ruf, der in ihrem Herzen brannte, veranlaßte María del Tránsito dazu, die Verbindung mit Christus im kontemplativen Leben zu suchen. Sie blieb nicht untätig, als sie wegen Krankheit die Klöster verlassen mußte, in denen sie lebte, sondern sie machte vertrauensvoll weiter in Hingabe an den Willen Gottes, den sie unaufhörlich zu erkennen suchte. Das franziskanische Ideal erwies sich damals als der wahre Weg, den Gott für sie vorgesehen hatte, und mit der Hilfe weiser geistlicher Führer begann sie ein Leben in Armut, Demut, Geduld und Liebe, indem sie eine neue religiöse Familie ins Leben rief. 

6. »Du zeigst mir, Herr, den Pfad zum Leben« (Antwortpsalm). Machen wir uns diese Anrufung des Antwortpsalms zu eigen, die wir vorhin gesungen haben. Es ist wichtig für uns, daß der auferstandene Erlöser uns den Weg zeigt, daß er uns auf diesem Weg begleitet und uns zur vollen Gemeinschaft mit dem himmlischen Vater führt. 

Zeig uns den Pfad zum Leben! Nur Du, Herr, kannst uns den wahren Pfad zum Leben weisen, den einzigen, der uns zum Ziel führt, wie es bei den Seligen geschehen ist, die heute in der himmlischen Herrlichkeit erstrahlen.

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Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20020414_beatification.html

MISA DE BEATIFICACIÓN DE SEIS SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II

Plaza de San Pedro, domingo 14 de abril de 2002

1. "Jesús en persona se acercó y se puso a caminar con ellos" (Lc 24, 15). Jesús, como acabamos de escuchar en la página evangélica de hoy, se convierte en viandante, acompañando a los dos discípulos que se dirigían a la aldea de Emaús. Les explica el sentido de las Escrituras y después, al llegar a su destino, parte el pan con ellos, precisamente como había hecho con los Apóstoles la noche anterior a su muerte en la cruz. En ese momento, a los discípulos se les abren los ojos, y lo reconocen (cf. Lc 24, 31).

La experiencia pascual de Emaús se renueva continuamente en la Iglesia. Podemos contemplar un admirable ejemplo de esa experiencia también en la existencia de quienes hoy tengo la alegría de elevar a la gloria de los altares: Cayetano ErricoLudovico Pavoni y Luis Variara, presbíteros; María del Tránsito de Jesús Sacramentado, virgen; Artémides Zatti, religioso; y María Romero Meneses, virgen.

Como los discípulos de Emaús, estos nuevos beatos supieron reconocer la presencia viva del Señor en la Iglesia y, venciendo dificultades y miedos, llegaron a ser sus testigos entusiastas y valientes ante el mundo.

2. "Os rescataron no con bienes efímeros... sino a precio de la sangre de Cristo" (1 P 1, 18-19). Estas palabras, tomadas de la segunda lectura, nos hacen pensar en el beato Cayetano Errico, presbítero y fundador de la congregación de los Misioneros de los Sagrados Corazones de Jesús y de María.

En una época marcada por profundos cambios políticos y sociales, frente al rigorismo espiritual de los jansenistas, Cayetano Errico anuncia la grandeza de la misericordia de Dios, que siempre invita a la conversión a los que viven bajo el dominio del mal y del pecado. El nuevo beato, verdadero mártir del confesonario, pasaba en él jornadas enteras, gastando lo mejor de sus energías en la acogida y la escucha de los penitentes. Con su ejemplo nos estimula a redescubrir el valor y la importancia del sacramento de la penitencia, donde Dios derrama generosamente su perdón y muestra su ternura de Padre hacia sus hijos más débiles.

"Dios resucitó a este Jesús, y todos nosotros somos testigos" (Hch 2, 31). Esta íntima certeza, transformada en fe ardiente e indómita, guió la experiencia espiritual y sacerdotal de Ludovico Pavoni, presbítero, fundador de la congregación de  los  Hijos  de María Inmaculada.

Dotado de un espíritu particularmente sensible, se entregó totalmente a la asistencia de los jóvenes pobres y abandonados, y especialmente de los sordomudos. Su actividad abarcó diversos campos, desde la educación hasta el sector editorial, con originales intuiciones apostólicas e intrépidas acciones innovadoras. Toda su obra estaba arraigada en una sólida espiritualidad. Nos exhorta con su testimonio a confiar en Jesús y a sumergirnos cada vez más en el misterio de su amor.

3. "Y comenzando por Moisés y siguiendo por los profetas, les explicó lo que se refería a él en toda la Escritura" (Lc 24, 27). En estas palabras del evangelio de hoy, Jesús se manifiesta como compañero en el camino de la vida del hombre y Maestro paciente que sabe modelar el corazón e iluminar la mente para que comprenda el designio de Dios. Tras  su encuentro con él, los discípulos de Emaús, superado el abatimiento y la confusión, volvieron por su pie a la naciente comunidad cristiana para anunciarles la alegre noticia de haber visto al Señor resucitado.

Esta espiritualidad une a tres de los nuevos beatos que buscaron la santidad a la sombra de don Bosco y de la tradición salesiana. La elevación a los altares de don Luis Variara, del señor Artémides Zatti y de sor María Romero es un gran gozo para esa familia religiosa.

4. De Italia, y precisamente de la diócesis de Asti, llegó a Colombia el salesiano padre Luis Variara, seguidor fiel de Jesús misericordioso y cercano a los abatidos. Desde el primer momento dedicó su energía juvenil y la riqueza de sus dones al servicio de los leprosos. Primer salesiano ordenado sacerdote en Colombia, logró reunir en torno a sí un grupo de muchachas consagradas, algunas de ellas incluso leprosas o hijas de leprosos y por ello no aceptadas en los institutos religiosos. Con el tiempo este grupo se ha convertido en la congregación de las Hijas de los Sagrados Corazones de Jesús y de María, floreciente instituto hoy presente en diversos países.

Artémides Zatti, coadjutor salesiano, salió con su familia de la diócesis de Reggio Emilia en busca de una vida mejor en la Argentina, la tierra soñada por don Bosco. Allí descubrió su vocación salesiana, que se concretó en un servicio apasionado, competente y lleno de amor a los enfermos. Sus casi cincuenta años en Viedma representan la historia de un religioso ejemplar, puntual en el cumplimiento de sus deberes comunitarios y dedicado totalmente al servicio de los necesitados. Que su ejemplo nos ayude siempre a ser conscientes de la presencia del Señor y nos lleve a acogerlo en todos los hermanos necesitados.

Sor María Romero Meneses, Hija de María Auxiliadora, supo reflejar el rostro de Cristo que se hace reconocer al repartir el pan. Nacida en Nicaragua, realizó su formación para la vida religiosa en El Salvador y pasó la mayor parte de su vida en Costa Rica. Estos queridos pueblos centroamericanos, unidos ahora en el júbilo de su beatificación, podrán encontrar en la nueva beata, que tanto los amó, abundantes ejemplos y enseñanzas para renovar y fortalecer su vida cristiana, tan arraigada en esas tierras.

Con un amor apasionado a Dios y una confianza ilimitada en el auxilio de la Virgen María, sor María Romero fue religiosa ejemplar, apóstol y madre de los pobres, que, sin excluir a nadie, eran sus preferidos. ¡Que su recuerdo sea bendición para todos y que las obras fundadas por ella, entre las que destaca la "Casa de la Virgen" en San José, sigan siendo fieles a los ideales que les dieron origen!

5. "¿No estaba ardiendo nuestro corazón dentro de nosotros cuando nos hablaba en el camino y nos explicaba las Escrituras?" (Lc 24, 32). Esta sorprendente confesión de aquellos discípulos primero encaminados a Emaús es lo que ocurrió también con la vocación de la madre María del Tránsito de Jesús Sacramentado Cabanillas, fundadora de las Hermanas Terciarias Misioneras Franciscanas y la primera mujer argentina que alcanza el honor de los altares.

La llama que ardía en su corazón llevó a María del Tránsito a buscar la intimidad con Cristo en la vida contemplativa. No se apagó cuando por enfermedad tuvo que abandonar los monasterios en que estuvo, sino que continuó en forma de confianza y abandono en la voluntad de Dios, que siguió buscando incesantemente. El ideal franciscano se manifestó entonces como el verdadero camino que Dios quería para ella y, con la ayuda de sabios directores, emprendió una vida de pobreza, humildad, paciencia y caridad, dando vida a una nueva familia religiosa.

6. "Señor, me enseñarás el sendero de la vida" (Estribillo del Salmo responsorial). Hagamos nuestra esta invocación del Salmo responsorial, que acabamos de cantar. Necesitamos que el Redentor resucitado nos enseñe el sendero, nos acompañe a lo largo del camino y nos guíe hasta la comunión plena con el Padre celestial.

¡Enséñanos el sendero de la vida! Sólo tú, Señor, puedes indicarnos el verdadero sendero de la vida, el único que nos conduce a la meta, como sucedió con los beatos que hoy resplandecen en la gloria del cielo

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20020414_beatification.html

LUIGI VARIARA

(1875-1923)

P. Luis Variara nació el 15-I-1875 en Viarigi (Asti, Italia). En 1856 había estado allí Don Bosco para predicar una misión. Y fue a Don Bosco a quíen el papá confió el hijo, llevándoselo a Valdocco el 1-X-1887. El Santo morirá cuatro meses más tarde, pero Luis llegó a conocerlo como para quedar marcado por toda la vida. Así recuerda él mismo el evento: «Estábamos en la estación de invierno. Jugábamos una tarde en el amplio patio del Oratorio, cuando de repente se oyó gritar de un lado a otro: ¡Don Bosco!... ¡Don Bosco! Instintivamente nos abalanzamos todos hacia el sitio donde aparecía nuestro buen Padre, a quien sacaban a dar un paseíto en un coche. Lo seguimos hasta llegar al lugar donde debía subir al vehículo. Pronto se vio Don Bosco rodeado de su querida turba infantil. Yo buscaba afanosamente el modo de situarme en algún punto donde pudiera verlo a mi gusto, pues deseaba ardientemente conocerlo. Me acerqué lo más que pude y, en el momento de ser ayudado a subir al coche, me dio una dulce mirada y sus ojos se fijaron detenidamente en mí; tenía la seguridad de haber conocido a un santo y que ese santo había leído en mi alma algo que sólo Dios y él pudieron saber».

Pidió hacerse salesiano: entró al noviciado el 17-VIII-1891 y lo concluyó el 2-X-1892 con los votos perpetuos en las manos del primer sucesor de Don Bosco, el Beato Miguel Rua, quien le susurró al oído: «Variara, no varíes». Hizo los estudios de filosofía en Valsálice, donde conoció al Venerable Andrés Beltrami. Por allí, en 1894, pasó el P. Unia, célebre misionero que poco antes había comenzado a trabajar entre los leprosos de Agua de Dios. «Cuál no sería mi asombro y alegría – narra el mismo P. Variara – cuando, entre los 188 compañeros que tenían la misma aspiración, fijando su mirada en mí, dijo: «Éste es el mío».

Llegó a Agua de Dios el 6 de agosto de 1894. La población contaba con 2000 habitantes, 800 de los cuales eran leprosos.Se sumergió totalmente en su misión. Valiéndose de sus capacidades musicales, organizó una banda instrumental que creó un clima de fiesta en la «ciudad del dolor».

El 24-IV-1898 fue ordenado sacerdote y pronto se reveló óptimo director espiritual. Entre sus penitentes estaban también las componentes de la Asociación de las Hijas de María, grupo de unas 200 muchachas, muchas de las cuales leprosas.El joven sacerdote descubrió que no pocas de ellas se hubieran consagrado con gusto al Señor. Pero se trataba de un sueño considerado irrealizable, porque ninguna Congregación aceptaba a una leprosa y ni siquiera a una hija de leprosos. Fue ante esta constatación como nació en él la primera idea de jóvenes consagradas aunque fueran leprosas. La Congregación de las «Hijas de los SS. Corazones de Jesús y de María» tuvo inicio el 7-V-1905.Hoy cuenta con 404 religiosas, presentes en diez naciones.

Era cada vez más entusiasta de su misión. Escribía: «Nunca como este año me he sentido contento de ser Salesiano y bendigo al Señor por haberme enviado a este lazareto, donde he aprendido a no dejarme robar el cielo». Se cumplían diez años desde su llegada a Agua de Dios, década feliz y rica de obras. Entre éstas, la ultimación del Asilo «P. Miguel Unia» que, pese a los atrasos causados por la guerra de los 1000 días, fue inaugurado el 7-V-1905. Pero entonces comenzó un período de sufrimientos e incomprensiones que duraría 18 años, es decir, hasta la muerte del generoso misionero. Tuvo que alejarse de Agua de Dios: Mosquera, Contratación, Bogotá y Barranquilla fueron los varios sitios que la obediencia le asignó.En 1921 fue enviado a Táriba, ciudad venezolana en el límite con Colombia, en donde su salud empeoró en forma preocupante. El médico aconsejó que, por razones de clima, lo llevaran a Cúcuta, en Colombia. Fue allá, pero sus condiciones precipitaron pronto. Murió el 1-II-1923 a los 49 años de edad y 24 de sacerdocio. Lo sepultaron en Cúcuta. En 1932 los restos mortales fueron trasladados a la capilla de sus Hijas en Agua de Dios, en donde todavía descansan.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/2002/documents/ns_lit_doc_20020414_variara_sp.html

CERIMÓNIA DE BEATIFICAÇÃO DE SEIS SERVOS DE DEUS

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 14 de Abril de 2002


1. "O próprio Jesus aproximou-se e começou a caminhar com eles" (Lc 24, 15). Como acabámos de escutar na página evangélica do dia de hoje, Jesus faz-se viandante, aproximando-se de dois discípulos que se dirigiam para a aldeia de Emaús. Explica-lhes o sentido das Escrituras e em seguida, tendo chegado ao destino, parte o pão com eles, exactamente como tinha feito em companhia dos Apóstolos na noite antes da sua morte na cruz. Nesse momento, os olhos dos discípulos abriram-se e eles reconheceram-no (cf. v. 31).

A experiência pascal de Emaús renova-se continuamente na Igreja. Podemos contemplar um exemplo admirável disto também na existência daqueles que, hoje, tive a alegria de elevar à glória dos altares: Caetano Errico, Ludovico Pavoni e Luís Variara, presbíteros; Maria do Trânsito de Jesus Sacramentado, virgem; Artemides Zatti, religioso; e Maria Romero Meneses, virgem.

Como os discípulos de Emaús, estes novos Beatos souberam reconhecer a presença viva do Senhor na Igreja e, vencendo dificuldades e temores, tornaram-se testemunhas entusiastas e corajosas diante do mundo.

2. Não foi com coisas perecíveis... que fostes resgatados... [mas] pelo precioso sangue de Cristo" (1 Pd 1, 18-19). Estas palavras, tiradas da segunda Leitura, fazem-nos pensar no Beato Caetano Errico, presbítero e fundador da Congregação dos Missionários dos Sagrados Corações de Jesus e de Maria.

Numa época assinalada por profundas mudanças políticas e sociais, diante do rigorismo espiritual dos jansenistas, Caetano Errico anunciou a grandeza da misericórdia de Deus, que sempre chama à conversão aqueles que vivem sob o domínio do mal e do pecado. Verdadeiro mártir do confessionário, o novo Beato passava ali dias inteiros, oferecendo o melhor das suas energias ao acolhimento e à escuta dos penitentes. Com o seu exemplo, ele estimula-nos a descobrir de novo o valor e a importância do sacramento da Penitência, onde Deus distribui a mãos-cheias o seu perdão e manifesta a sua ternura de Pai aos seus filhos mais frágeis.

"Deus ressuscitou este Jesus. E todos nós somos testemunhas disto" (Act 2, 31). Esta consciência íntima, que se tornou fé apaixonada e indómita, orientou a experiência espiritual e sacerdotal de Ludovico Pavoni, presbítero, fundador da Congregação dos Filhos de Maria Imaculada.

Dotado de um ânimo particularmente sensível, comprometeu-se com todo o seu ser na assistência aos jovens pobres e abandonados e, de maneira especial, aos surdos-mudos. A sua actividade era desempenhada em muitos sectores, do campo da educação ao das publicações, com originais intuições apostólicas e corajosas acções inovadoras. Na base de tudo havia uma sólida espiritualidade. Com o seu testemunho, ele exorta-nos a confiar em Jesus e a mergulhar cada vez mais no mistério do seu amor.

3. "Começando por Moisés e continuando por todos os Profetas, Jesus explicava aos discípulos todas as passagens da Escritura" (Lc 24, 27). Nestas palavras do Evangelho de hoje, Jesus manifesta-se como companheiro no caminho da vida do homem e como Mestre paciente, que sabe modelar o coração e iluminar a mente para que compreenda o desígnio de Deus. Depois do seu encontro com Ele, os discípulos de Emaús, superando o desânimo e a confusão, regressaram à comunidade cristã nascente para lhe anunciar a alegre notícia: viram o Senhor ressuscitado.

Esta espiritualidade é um elemento comum em três dos novos Beatos, que procuraram a santidade à sombra de Dom Bosco e da tradição salesiana. A elevação aos altares, do Padre Luís Variara, do Senhor Artemides Zatti e da Irmã Maria Romero constitui uma grande alegria para esta Família religiosa.

4. Da Itália, nomeadamente da Diocese de Asti, partiu para a Colômbia o salesiano, Padre Luís Variara, seguidor fiel de Jesus misericordioso e próximo dos desamparados. Desde o início, dedicou a sua energia juvenil e a riqueza dos seus dons, ao serviço dos leprosos. Primeiro salesiano ordenado sacerdote na Colômbia, conseguiu reunir à sua volta um grupo de moças consagradas, entre as quais se encontravam algumas leprosas ou filhas de leprosos e, por isso, não eram aceites nos Institutos religiosos. Com o passar do tempo, este grupo transformou-se na Congregação das Filhas dos Sagrados Corações de Jesus e de Maria, Instituto florescente, hoje presente em muitos países.

Artemides Zatti, coadjutor salesiano, partiu com a sua família da Diocese de Régio da Emília em busca de uma vida melhor na Argentina, a terra sonhada por Dom Bosco. Ali ele descobriu a sua vocação salesiana, que se realizou num serviço apaixonado, competente e repleto de amor pelos enfermos. Os seus quase cinquenta anos passados em Viedma representam a história de um religioso exemplar, pontual no cumprimento dos seus deveres comunitários e totalmente dedicado ao serviço dos necessitados. O seu exemplo nos ajude sempre a ser conscientes da presença do Senhor e nos leve a recebê-lo em todos os irmãos necessitados.

A Irmã Maria Romero Meneses, Filha de Maria Auxiliadora, soube reflectir o rosto de Cristo que se faz reconhecer no partir do pão. Nascida na Nicarágua, realizou a sua formação para a vida religiosa em El Salvador e passou a maior parte da sua vida na Costa Rica. Esses queridos povos centro-americanos, agora unidos no júbilo da sua beatificação, poderão encontrar na nova Beata, que muito os amou, abundantes exemplos e ensinamentos para renovar e fortalecer a sua vida cristã, profundamente enraizada nessas terras.

Com um amor apaixonado a Deus e uma confiança ilimitada no auxílio da Virgem Maria, a Irmã Maria Romero foi uma religiosa exemplar, apóstola e mãe dos pobres que, sem excluir ninguém, eram os seus predilectos! A sua recordação seja uma bênção para todos, e que as obras fundadas por ela, entre as quais destacamos a "Casa da Virgem" em São José, continuem a ser fiéis aos ideais que lhes deram origem!

5. "Não ardia o nosso coração, quando Ele nos falava pelo caminho e nos explicava as Escrituras?" (Lc 24, 32). Esta surpreendente confissão daqueles discípulos que foram os primeiros a ir a Emaús teve lugar também na vocação da Madre Maria do Trânsito de Jesus Sacramentado Cabanillas, fundadora das irmãs Terciárias Missionárias Franciscanas e a primeira argentina a alcançar a honra dos altares.

A chama que ardia no seu coração levou Maria do Trânsito a buscar a intimidade com Cristo na vida contemplativa. A sua chama não se extinguiu quando, por enfermidade, ela teve de abandonar os Mosteiros em que vivia, mas perseverou com confiança e abandono à vontade de Deus, que continuou a procurar incessantemente. Então, o ideal franciscano manifestou-se como o verdadeiro caminho que Deus queria para ela e, com a ajuda de directores sábios, empreendeu uma vida de pobreza, humildade, paciência e caridade, dando vida a uma nova Família religiosa.

6. "Mostrai-nos, Senhor, o caminho da vida" (Antífona do Salmo responsorial). Façamos nossa esta invocação do Samo responsorial, que acabámos de entoar. Temos necessidade de que o Redentor ressuscitado nos indique o caminho, nos acompanhe pela senda e nos oriente para a plena comunhão com o Pai celestial.

Mostrai-nos o caminho da vida! Somente Vós, Senhor, podeis indicar-nos o verdadeiro caminho da vida, o único que nos conduz para a meta, como aconteceu com os Beatos que hoje resplandecem na glória do Céu.

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SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20020414_beatification.html