vendredi 16 février 2018

Bienheureux LOUIS-ANTOINE ORMIÈRES, prêtre et fondateur


Père Louis-Antoine Ormières, prêtre français bientôt béatifié

(RV) Bientôt un nouveau Bienheureux français : le Pape François a autorisé ce vendredi 8 juillet la Congrégation des Causes des saints à promulguer un décret attribuant un miracle au père Louis-Antoine Ormières. Né à Quillan dans l’Aude en 1909, il fonda en 1939 la Congrégation des Sœurs de l’Ange, très engagées dans le champ éducatif. Leur objectif était de permettre aux enfants des campagnes d’être scolarisés, et de donner un accès aux soins aux malades qui n’en avaient pas les moyens.

C’est la guérison miraculeuse d’une des sœurs de la congrégation qui a été reconnue par Rome et qui ouvre donc la voie à la béatification. Le diocèse de Caracassonne, dont le père Ormières était issu, souligne que sa vie durant, Louis-Antoine Ormières a parlé de simplicité, du don de sa vie, de L’Évangile comme règle et comme guide de vie. Une vie simple, pétrie de l'Évangile qui lui faisait dire : « Mon principe a toujours été de faire le bien et laisser dire ». Le père Ormières s’est éteint à Gijon en Espagne, à l’âge de 81 ans. Aujourd’hui, la Congrégation des Sœurs de l’Ange rassemble 480 religieuses, réparties dans 15 pays à travers le monde.

Le Pape a également autorisé la promulgation d’un décret reconnaissant le martyre de l’Italien Josef Mayr Nusser. Originaire du Tyrol du Sud, il est considéré comme un martyr du nazisme, mort à 34 ans en 1945 alors qu’il était mené vers le camp de concentration de Dachau, pour avoir refusé de prêter le serment aux SS.

Sept missionnaires espagnols seront enfin déclarés eux aussi bienheureux. Il s’agit du père Antonio Arribas Hortigüela et de ses six compagnons missionnaires du Sacré cœur de Jésus, tués en “haine de la foi“ le 29 septembre 1936, pendant la Guerre civile espagnole 
(OB avec I-media)



Bienheureux Louis-Antoine Ormières

fondateur des Sœurs de l'Ange Gardien ( 1890)

Louis-Antoine Ormières, prêtre français, fondateur de la Congrégation des Sœurs de l'Ange Gardien (1809-1890).

Né le 14 Juillet 1809 à Quillan, Aude, Louis-Antoine-Rose Ormières Lacase est ordonné prêtre du diocèse de Carcassonne le 21 décembre 1833. Homme d'action, il s'intéresse à l'éducation des enfants qui manquent de culture et de formation chrétienne... Attentif aux plus défavorisés, car il était convaincu que, là où les pauvres sont, l'Eglise doit être.

Toujours prêt à répondre aux besoins des plus démunis, au service des autres, au risque de sa propre vie en période d'épidémie, il a vécu sa vocation comme un acte d'obéissance au Seigneur.

Il fonde la congrégation des sœurs de l'Ange Gardien en 1839 avec Mère Saint Pascal (Julienne Lavrilioux)

Il meurt le 16 janvier 1890 à Gijon en Espagne.

Aujourd’hui, la Congrégation des Sœurs de l’Ange rassemble 480 religieuses, réparties dans 15 pays à travers le monde.

Il a été déclaré vénérable le 8 mars 1997 par le pape Jean-Paul II.

- Décret du 8 juillet 2016 (en italien)

- Sœurs de l'Ange Gardien, maison mère à Montauban

- grandes figures audoises, diocèse de Carcassonne
béatifié le 22 avril 2017 à Oviedo en Espagne.
« Nous avons la douce confiance que vous vous montrerez dignes d’un si beau nom. Comme par le passé, fidèles imitatrices de ces esprits célestes, vous ne chercherez dans votre dévouement que la gloire de Dieu »

Père Ormières et Mère Saint Pascal circulaire 28-12-1852


Le P. Louis-Antoine Ormières futur bienheureux français



 , le 

Le pape François a autorisé ce 8 juillet la béatification prochaine d’un laïc tyrolien ayant refusé de prêter serment à Hitler au nom de sa foi, Josef Mayr Nusser, ainsi que celle du père Louis-Antoine Ormières, investi dans l’éducation des jeunes.

Le pape a autorisé ce vendredi 8 juillet la Congrégation des causes des saints (l’un des dicastères de la Curie romaine) à promulguer le décret attestant du miracle attribué à l’intercession du père Louis-Antoine Ormières (1809-1890). Ce prêtre français, né dans l’Aude, a fondé la congrégation religieuse des Sœurs de l’Ange Gardien au service des jeunes et des soins aux malades. Le miracle, qui lui est reconnu, concerne une sœur de sa congrégation, atteinte d’un cancer.
Le futur bienheureux est décrit comme animé d’un grand élan missionnaire, porté très tôt par le souci de l’éducation des enfants et des jeunes. « Mon principe a toujours été de faire le bien et laisser dire », cite en son souvenir le diocèse de Carcassonne et Narbonne, dans un communiqué se félicitant de cette prochaine béatification. Celle-ci s’ajoute aux canonisations de deux Français par ailleurs prévues le 16 octobre prochain.

Martyrs de la guerre civile espagnole

Parmi les autres décrets autorisés par le pape François ce 8 juillet figure également celui pour un martyr natif de en 1910 de Bolzen, dans la région italienne dite du Sud-Tirol, Josef Mayr Nusser, qui fut un martyr du nazisme. Marié et père de famille, ce catholique fervent fut enrôlé de force chez les SS. Refusant de jurer fidélité à Hitler, il fut envoyé à 34 ans au camp de concentration de Dachau, voyage durant lequel il mourut.
Les futures béatifications comprennent aussi d’autres martyrs : sept missionnaires espagnols du Sacré Cœur de Jésus, dont le religieux Antonio Arribas Hortigüela. Ils furent tués pendant la guerre civile espagnole, le 29 septembre 1936, du seul fait d’être religieux.
Six autres prêtres, laïcs ou religieux ont été déclarés par ailleurs vénérables, étape qui précède la béatification, laquelle précède la canonisation.

Espagne: bienheureux Louis Antoine Ormières, un exemple pour le monde de l’éducation

Hommage du pape François au Regina Coeli

Au lendemain de la béatification du père Louis Antoine Ormières (1809-1890), à Oviedo, en Espagne, le 22 avril 2017, le pape François a salué sa mémoire, comme exemple pour le monde de l’éducation.
« Il dépensé ses nombreuses qualités humaines et spirituelles au service de l’éducation, et pour cela fonda la Congrégation des Sœurs de l’Ange Gardien », a rappelé le pape lors du Regina Coeli du 23 avril, place Saint-Pierre. Et de souhaiter : « Que son exemple et son intercession aident en particulier ceux qui travaillent dans les écoles et dans le domaine éducatif ».
Né le 14 juillet 1809 dans une petite ville des Pyrénées françaises, Quillan, dans une famille profondément chrétienne, il entra au séminaire de Carcassonne à seize ans, et à vingt-quatre ans, en 1833, il fut ordonné prêtre.
Il fonda en décembre 1839 la congrégation des Sœurs de l’Ange Gardien, en ouvrant une école à Quillan : les consacrées avaient pour vocation de « se faire petit avec les petits ». À partir de 1883, il passa les dernières années de sa vie en Espagne où il mourut le 16 janvier 1890.
« Le nouveau bienheureux était un homme entreprenant, un éducateur né, avec une personnalité riche de vertus chrétiennes, comme la foi, l’espérance, la charité, et de qualités humaines comme la bonté, la gratitude, la sérénité, l’amitié », a souligné le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, au cours de la célébration de béatification.
« En lui, a ajouté le cardinal dans son homélie rapportée par Radio Vatican, la miséricorde de Dieu se faisait affection envers les petits, les faibles, les pauvres, les innocents » : « Il était si généreux dans l’assistance des malades que l’évêque l’appela vrai martyr de la charité. Il invitait ses filles spirituelles à l’imiter dans l’aide aux malheureux. Il disait : ‘Mes filles, vous devez mettre des ailes et avoir du courage’ ».
Devant quelque 2.500 fidèles de 11 nations participant à la cérémonie, le cardinal Amato a aussi salué les Sœurs de l’Ange Gardien, aujourd’hui présentes en Europe (Espagne, Allemagne, Italie), Asie (Japon), Afrique (Mali, Côte d’Ivoire) et Amérique (Venezuela, Colombie, Equateur, Etats-Unis, Mexique, Nicaragua, Salvador) : « Leur mission est d’être de vrais anges gardiens du prochain qui a besoin de direction et de réconfort, avec une attitude de simplicité, de foi humble et confiante en Dieu, de générosité dans le service, de disponibilité à l’annonce du règne de Dieu par le témoignage cohérent de l’Evangile ».

Louis-Antoine Ormières

1809-1890

Louis-Antoine-Rose Ormières Lacase naquit un 14 juillet - date fatidique en France - de l’an 1809, à Quillan (Aude).

Au lendemain de la Révolution française, les parents avaient conservé la foi et l’enseignèrent à leurs nombreux enfants ; ils leur donnèrent l’exemple de l’accueil des pauvres chez eux à leur table et de la visite des malades.

Louis-Antoine étudia au séminaire de Carcassone et fut ordonné prêtre en 1833.

Constatant les dons qu’il avait, on le nomma d’emblée professeur au séminaire. Mais les livres n’étaient pas sa préférence : il voulait écrire dans le cœur des populations ; il ouvrit des patronages, organisa des missions populaires, et d’abord à Quillan-même, dans cette campagne où la majeure partie des enfants n’allait pas à l’école.

Avec l’accord de l’évêque, il invita des congrégations religieuses à s’installer dans le diocèse, mais finalement il fonda lui-même les Sœurs de l’Ange Gardien, pour venir en aide à la jeunesse et aux malades. Il sera puissamment épaulé dans cette œuvre par Julienne Lavrilioux (Mère Saint-Pascal). Napoléon III reconnaître l’Œuvre en 1852. Des maisons s’ouvriront dans le sud de la France, en Espagne, en Equateur.

L’installation en Espagne a son caractère anecdotique. Quatre Religieuses partaient pour l’Afrique, mais le bateau chavira et elles restèrent à Cadix. L’Œuvre se développa beaucoup en Espagne, et c’est à Oviedo que Louis-Antoine s’installera.

Louis-Antoine ne fit pas que fonder : il participa aux travaux de son Œuvre ; durant des épidémies (1838, 1845), il n’hésita pas à s’exposer presque dangereusement pour assister des malades.

Il confia :  Mon principe a toujours été de faire le bien et de laisser dire.

Louis-Antoine mourut à Gijón (Asturies, Espagne), le 16 janvier 1890.

Depuis un demi-siècle, l’Œuvre s’est installée en Amérique latine, en Amérique du Nord, puis en Afrique et en Asie.

Le miracle constaté pour la béatification de LouiAntoine Ormières, fut la guérison d’un cancer maxillo-facial d’une des Religieuses de l’Ange-Gardien.

La béatification de ce prêtre français a été proclamée à Oviedo en 2017.

Le bienheureux Louis-Antoine Ormières sera commémoré le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.


Père Louis-Antoine Ormières, la béatification d’un « ange gardien » de la jeunesse


 , le 21/04/2017 à 14h35


Le fondateur de la Congrégation des sœurs de l’Ange Gardien, un Français mort dans la région espagnole des Asturies à la fin du XIXe siècle, béatifié dimanche 22 avril en Espagne, a consacré sa vie à l’éducation de la jeunesse.

« Mon principe a toujours été de faire le bien et laisser dire ». C’est ce que répétait le Père Louis-Antoine Ormières (1809-1890), prêtre français reconnu pour son travail éducatif qui sera béatifié dimanche 22 avril en Espagne par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Le prêtre mourut dans les Asturies, à Gijón, où se trouve encore aujourd’hui une école importante de la congrégation des Sœurs de l’Ange Gardien, qu’il a fondée. Sa béatification sera célébrée dans la plus grande ville voisine, Oviedo, diocèse dans lequel sa cause avait été ouverte en 1954.
Né à Quillan (Aude) dans une famille nombreuse, simple (son père a été barbier et petit commerçant) et profondément chrétienne, Louis-Antoine Ormières grandit donc dans la foi, dans le contexte d’une France en phase de déchristianisation, une vingtaine d’années après la Révolution. La table familiale était ouverte aux pauvres et il rendait régulièrement visite aux malades aux côtés de sa mère, indique le site du diocèse de Carcassonne et de Narbonne.

Des appels successifs

Désireux de devenir prêtre, il entre dès 14 ans au petit séminaire de Carcassonne. « Puis, à l’âge de 18 ans, il sent l’appel à devenir éducateur », indique dans une interview sur Radio Présence diffusée mardi 18 avril sœur Marie du Carmel, de la Congrégation des sœurs de l’Ange Gardien. Ordonné en 1933, il demanda à son évêque de le dispenser du travail en paroisse afin de pouvoir se consacrer à l’éducation.
Remarqué très tôt par ses supérieurs pour ses qualités de pédagogue, alors qu’il enseignait lui-même aux pensionnaires du petit séminaire, le Père Louis-Antoine Ormières est sensible à la situation du monde rural, où la plupart des enfants ne vont pas à l’école.
C’est à Quillan même qu’il commence à travailler dans ce domaine, collaborant avec des enseignants pour favoriser l’éducation des plus jeunes. Sa mission se développe et le prêtre commence à faire appel à des congrégations pour l’aider.
Parmi elles, se trouvent les sœurs de Saint-Gildas. L’une d’elles, Sœur Saint-Pascal descendit à l’époque de Bretagne en diligence pour prêter main-forte dans le Midi à l’œuvre éducative du Père Ormières. Ensemble, ils vont ouvrir une première école en 1839.
C’est de là que naîtra, en 1852, la Congrégation des sœurs de l’Ange Gardien, « pour que les religieuses soient vraiment des anges gardiens pour les enfants qui leur étaient confiés », rappelle Sœur Marie du Carmel.

Un essor international

Grâce à l’esprit missionnaire du Père Louis-Antoine Ormières, celle-ci va s’étendre, mais pas forcément là où le fondateur l’aurait pensé. En 1864, il envoie ainsi quatre religieuses en Afrique, mais leur bateau chavire avant d’arriver à destination. « Bloquées » en Espagne, elles y sont finalement restées. La première communauté s’ouvre dans la ville andalouse de Cadix.
Du temps des fondateurs, la congrégation a vécu entre la France et l’Espagne. Ce dernier pays a donné beaucoup de vocations et fortement contribué à son essor. À partir des années 1950, elle s’ouvre en Amérique latine, puis en Amérique du Nord, en Afrique et en Asie. Aujourd’hui, la congrégation, dont la maison mère se trouve à Montauban, compte 450 sœurs de 13 nationalités, présentes dans une quinzaine de pays.
C’est la guérison miraculeuse d’une des sœurs espagnoles de l’Ange Gardien, atteinte d’un cancer maxillo-facial, qui a été reconnue par Rome par un décret pontifical datant du 8 juillet 2016, ouvrant la voie à la béatification du Père Ormières.
Marie Malzac



Blessed Louis-Antoine-Rose Ormières Lacase


Profile

Priest in the diocese of Carcassonne, France. Founder of the Congregation of the Guardian Angel Sisters.

Born

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-louis-antoine-rose-ormieres-lacase/


19th century French priest beatified in Spain: Louis Antoine Ormières


(Vatican Radio)  The 19th century French priest Louis Antoine Ormières was beatified in the Spanish town of Oviedo on Saturday by Cardinal Angelo Amato, Prefect of the Congregation for the Causes of the Saints.

Founder of the Sisters of the Guardian Angel and 87 schools in France and Spain, Fr. Ormières (1809-1890) dedicated his life to providing education for young people.

“My principle has always been to do good and allow others to speak” was Blessed Ormières’ oft repeated phrase.

In an interview with Vatican Radio’s Giada Aquilino, Cardinal Angelo Amato called the new Blessed “an enterprising man and a born educator with a personality rich in Christian virtues, like faith, hope, and charity, and in human qualities, like goodness, gratitude, serenity, and friendship.”

As examples of Blessed Louis Antoine Ormières’ charity, Cardinal Amato said he “once defended a man unjustly accused of theft, offered hospitality to exiles from Spain, pleaded with well-off people to help a young man who had to take care of his family at the death of his father, and helped out a single mother of two young boys.”

“He was so generous in helping the sick that his bishop called him a martyr of charity,” Cardinal Amato said.

The miracle attributed to Fr. Ormières, which paved the way for his beatification, was of one of the Spanish sisters of the Guardian Angel who was suffering from a maxillofacial cancer.

Pope Francis recognized the miracle in a decree on 8 July 2016.


Beato Luigi Antonio Ormières Sacerdote e fondatore


Quillan, Francia, 4 luglio 1809 – Gijón, Spagna, 16 gennaio 1890

Louis-Antoine-Rose Ormières nacque il 14 luglio 1809 a Quillan, nel dipartimento francese dell’Aude, e fu ordinato sacerdote della diocesi di Carcassonne il 21 dicembre 1833. I suoi superiori notarono che era particolarmente incline all’educazione, quindi lo nominarono professore nel Seminario maggiore mentre ancora studiava per diventare sacerdote. Padre Ormières, tuttavia, si rese conto della carenza educativa e religiosa presente nei bambini della campagna, dovuta anche alla situazione politica seguita alla rivoluzione francese. Per fondare una scuola, chiese aiuto alla congregazione delle Suore dell’Istruzione Cristiana di Saint-Gildard, che inviò tre religiose, con a capo suor San Pasquale (al secolo Julienne-Marie Lavrillouz). Quel gruppo costituì in seguito la base per una congregazione autonoma, le Suore del Santo Angelo Custode, le quali, come i messaggeri celesti, dovevano essere capaci di umanizzare la Storia, accorrendo al grido dei più poveri. Padre Ormières si stabilì poi in Spagna e vi morì, precisamente a Gijón, il 16 gennaio 1890. È stato beatificato a Oviedo il 22 aprile 2017. La sua memoria liturgica è stata fissata al giorno esatto della sua nascita al Cielo, il 16 gennaio. I suoi resti mortali sono venerati a Montauban, nella Casa madre delle Suore del Santo Angelo Custode.

Primi anni

Louis-Antoine-Rose Ormières nacque il 14 luglio 1809 a Quillan, piccolo villaggio di montagna nel dipartimento francese dell’Aude; fu battezzato poche ore dopo la nascita. Nella sua famiglia, profondamente cristiana, risaltavano soprattutto la fiducia in Dio e la stima per la vita consacrata.

Louis-Antoine da bambino era vivace e amante degli scherzi, ma spesso, sul suo viso, traspariva una certa inquietudine. Erano gli anni immediatamente successivi alla rivoluzione francese; lui stesso era venuto alla luce a vent’anni esatti dalla presa della Bastiglia.


Chiamato al sacerdozio e all’educazione

Studiò nella scuola del suo paese, poi a Limoux. In seguito, entrò nel Seminario diocesano di Carcassonne, ma continuò a guardarsi attorno. Nella sua mente e nel suo cuore iniziò a farsi strada un pensiero che vedeva attuarsi nell’organizzazione, da parte di vari elementi della Chiesa, di scuole per bambini e bambine specie nei piccoli paesi rurali: «I bambini e i giovani potrebbero tirare fuori il meglio da loro stessi, se qualcuno glielo insegnerà».

Per questo motivo, conseguì a Montpellier il diploma di abilitazione per la scuola primaria. Nel 1828 passò al Seminario maggiore di Carcassonne, dove i suoi superiori riconobbero il suo talento nel campo educativo e gli diedero un posto da docente. 

Ordinazione e prima idea di fondazione


Venne poi il giorno dell’ordinazione sacerdotale, avvenuta il 21 dicembre 1833 a Carcassonne; aveva 24 anni. Fu nominato prima coadiutore, poi parroco di Quillan, il suo paese natale, nonché cappellano di un convento.

Intanto, padre Ormières non aveva dimenticato la sua intuizione. Il suo obiettivo era anzitutto cercare la volontà di Dio e restare a Lui fedele. Gli parve sempre più chiaro, quindi, che doveva venire incontro ai bisogni dei bambini, aprendo per loro delle scuole nel suo paese natale, Quillan. Inoltre, in seguito ad alcune epidemie, comprese di doversi dedicare anche ai malati, curandoli di persona.

Per avere degli aiuti, si rivolse ad alcune congregazioni religiose della Bretagna. Quando si rivolse a padre Gabriel Deshayes, fondatore delle Suore dell’Istruzione Cristiana di Saint-Gildas, ottenne inizialmente una risposta negativa, ma alla fine ottenne l’aiuto sperato.


Nascita delle Suore del Santo Angelo Custode


Così, il 3 dicembre 1839, giunsero a Quillan tre suore, tra le quali suor San Pasquale, al secolo Julienne-Marie Lavrillouz, che divenne il braccio destro di padre Ormières. Nel 1843, la scuola di Quillan ottenne il riconoscimento civile, come dipendente dalla congregazione di Saint-Gildas.

Col tempo, però, si rese autonoma: col decreto dell’imperatore Napoleone III del 12 dicembre 1852, infatti, venne ufficializzata la nascita della nuova congregazione. Il nome, scelto da padre Louis e da suor San Pasquale, era quello di Suore del Santo Angelo Custode.

Come gli angeli della cui azione parlano le Sacre Scritture, dovevano essere pronte a compiere la volontà di Dio, sempre in atteggiamento di servizio e disponibili all’annuncio del Regno di Dio. Il loro fine principale, secondo un’espressione del fondatore, condivisa dalla sua fedele collaboratrice, doveva essere quello di «formare veri discepoli di Cristo».

Nella lettera circolare del 28 dicembre 1852, entrambi esortarono le prime suore con questi termini: «Noi abbiamo la dolce fiducia che vi mostrerete degne di un nome così bello. Come nel passato, fedeli imitatrici di questi spiriti celesti, non cercherete nella vostra dedizione nient’altro che la gloria di Dio».


L’espansione della congregazione


Il decreto imperiale concedeva alla congregazione non solo l’autonomia dalla Casa madre, ma anche la possibilità di aprirsi alla missione “ad gentes”. Il 4 dicembre 1861, dunque, le Suore del Santo Angelo Custode iniziarono la loro opera in Ecuador. Due anni dopo, accompagnarono nel Dahomey (nell’attuale Benin) i missionari del Seminario di Lione.

Poco dopo, le leggi anti-congregazioniste promulgate in Francia costrinsero il fondatore e le altre suore a emigrare in Spagna, dove già avevano delle scuole dal 1864. Accolte come «le suore francesi», ripresero la loro missione educativa e di cura ai malati, che aveva portato l’apertura di altre scuole a Portel, Montlaur. St. Paul de Fenoullet e Pons.

Il 6 giugno 1867 arrivò il riconoscimento diocesano ad opera di monsignor Donney, vescovo di Montauban. Il 16 luglio dello stesso anno, padre Ormières fu ricevuto dal Beato papa Pio IX in udienza privata: fu incoraggiato e benedetto per l’opera della sua congregazione.


Lo spirito di padre Ormières


Padre Ormières non era un erudito né un teorico: Del resto, amava spesso ripetere: «Il mio principio è sempre stato fare il bene e lasciar parlare». Per dedicarsi interamente alla sua fondazione, dovette lasciare gli altri incarichi, curando la formazione delle suore e il loro compito educativo.

Aveva pensato anche a un ramo maschile della congregazione, i Fratelli del Santo Angelo Custode, che aveva iniziato a organizzare nel 1853 e avviò nel 1859. Tuttavia, non furono molti gli aderenti, che si unirono poi ai Frati Minori.


Le prove e la morte


Non mancarono le prove per la congregazione: nel 1884 il collegio di Gijón, una delle fondazioni preferite di padre Ormières in Spagna, fu distrutto in un incendio. In compenso, nel 1886 fu inaugurato il noviziato di Monte Tabor, a Oviedo: nella sola Spagna, le suore contavano all’epoca 140 membri in 10 case.

Il 16 gennaio 1890, mentre si trovava a Gijón, padre Ormières morì, compianto dalle suore e dai bambini che educavano.


Il processo di beatificazione


La causa di beatificazione di padre Ormières iniziò il 25 marzo 1954 nella diocesi di Oviedo; la fase diocesana si concluse il 10 settembre 1955. Il decreto sugli scritti fu emesso il 12 luglio 1973, mentre quello di convalida dell’inchiesta diocesana risale al 16 giugno 1989.

La sua “Positio super virtutibus”, consegnata nel 1990, fu esaminata il 21 maggio 1991 dai consultori storici della Congregazione delle Cause dei Santi. Seguirono la riunione dei consultori teologi, l’11 giugno 1996, e quella dei cardinali e vescovi membri della Congregazione, il 7 gennaio 1997. Infine, l’8 marzo 1997, il Papa san Giovanni Paolo II autorizzava la promulgazione del decreto con cui il fondatore delle Suore del Santo Angelo Custode veniva dichiarato Venerabile.


Il miracolo e la beatificazione


L’indagine su un asserito miracolo fu convalidata dalla Congregazione delle Cause dei Santi l’8 novembre 1996. Tuttavia, la commissione medica, l’8 aprile 1999, diede parere negativo circa il riconoscimento del fatto prodigioso.

Venne quindi esaminato un secondo caso: nel 2001, suor Celina Sánchez del Río, Suora del Santo Angelo Custode, era stata colpita da un carcinoma maxillo-facciale. Si affidò subito all’intercessione del suo fondatore, insieme alle altre consorelle, e guarì.

L’inchiesta diocesana sull’asserito miracolo venne quindi aperta il 12 settembre 2012, chiusa il 2 ottobre 2013 e convalidata il 21 febbraio 2014. La commissione medica delle Cause dei Santi, il 14 gennaio 2016, si pronunciò stavolta favorevolmente circa la componente scientifica dell’accaduto. Seguirono i giudizi positivi anche dei consultori teologi, il 22 marzo 2016, e dei cardinali e vescovi, il 5 luglio dello stesso anno, che confermavano l’intercessione del Venerabile Louis-Antoine Ormières.
Infine, l’8 luglio 2016, ricevendo in udienza il cardinal Angelo Amato, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto con cui la guarigione di suor Celina poteva essere dichiarata completa, inspiegabile, duratura e avvenuta per intercessione del suo fondatore.

La beatificazione di padre Ormières si è svolta il 22 aprile 2017 nella cattedrale di Oviedo, col rito presieduto dal cardinal Amato come inviato del Santo Padre. La sua memoria liturgica è stata fissata al 16 gennaio, il giorno esatto della sua nascita al Cielo.


Le Suore del Santo Angelo Custode oggi


Le Suore del Santo Angelo Custode hanno ricevuto il Decreto di Lode dalla Santa Sede il 10 maggio 1895 e l’approvazione pontificia definitiva il 27 agosto 1902. Le loro costituzioni hanno ricevuto la prima approvazione temporanea il 18 dicembre 1934 e quella definitiva l’11 maggio 1942.

Attualmente contano circa 500 membri in 90 case su quattro continenti. La Casa generalizia, dal 1922, è a Madrid, mentre la Casa madre è a Montauban; nello stesso luogo sono venerate le spoglie del fondatore. Come agli inizi, si dedicano all’istruzione e alla formazione di bambini e ragazzi, oltre che alla cura a domicilio dei malati.

Alla loro missione di «umanizzatrici della Storia», come si definiscono, si è affiancata la Famiglia Laicale dell’Angelo Custode, che condivide la loro spiritualità nella vita ordinaria.


Autore: Emilia Flocchini