lundi 22 août 2016

Saint PHILIBERT de JUMIÈGES et de NOIRMOUTIER, abbé


Saint Philibert, Abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique)

Saint Philibert ou Philbert

Abbé à Noirmoutier ( 685)

ou saint Filibert, abbé de Jumièges en Normandie, puis de Noirmoutier en Vendée. 

Il avait quitté la cour du roi Dagobert pour se faire moine d'abord à Rebais dans la Brie française. Plus tard il fonda un monastère à Jumièges près de Rouen. Quand il apprit que Ebroïn, le maire du palais, avait fait assassiner saint Léger d'Autun, il alla reprocher son crime au maire de Neustrie. Ebroïn chargea saint Ouen de le faire disparaître. L'évêque de Rouen obéit, le fit emprisonner, mais la captivité fut douce et dura peu, car Ebroïn fut assassiné à son tour. 

Saint Philibert remercia saint Ouen de son hospitalité, l'assura de sa parfaite amitié et prit le chemin du monastère de Noirmoutier. 

Lors des invasions normandes, ses reliques furent transportées à Tournus en Bourgogne, où lui fut bâtie une magnifique abbatiale. 

La première évangélisation fut l’œuvre de St Hilaire (+ 368), évêque de Poitiers, et de St Philbert de Noirmoutier (+ 685), fondateur de monastères. St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) fut le missionnaire des campagnes et fonda une famille religieuse importante et diversifiée. (diocèse de Luçon en Vendée)

Saint Philbert, fondateur des abbayes de Jumièges et de Noirmoutier dont les moines essaimeront à Luçon et Saint-Michel-en-l’Herm, mort à Noirmoutier, le 20 août 685... (liste des Saints et Bienheureux du Diocèse de Luçon)



l’Abbatiale: classée monument historique, cette œuvre de transition entre l’art antique et l’art du Moyen Âge est un rare témoin de l’époque carolingienne. (44310 Saint-Philbert de Grand-Lieu) Un peu d'histoire - Saint Philbert de Grand Lieu

Un internaute nous signale que Saint Philbert est copatron avec Saint Ismier de la paroisse Saint Martin du Manival 38330 Saint-Ismier.

Dans l’île d’Hério, aujourd’hui Noirmoutier, alors du territoire de Poitiers, vers 684, saint Philibert (Filibert), abbé. Élevé à la cour du roi Dagobert, encore adolescent, il se fit moine à Rebaix où il succéda comme abbé à saint Aile, puis fonda et dirigea d’abord le monastère de Jumièges, ensuite celui de Noirmoutier, avec des moines venus de Jumièges.


Martyrologe romain







Reliques de saint Philibert., abbatiale de Tournus. Chapelle axiale, Tournus, Saône-et-Loire, Bourgogne

Saint Philibert 

de Jumièges et de Noirmoutier 


02/09 - 20/08

Saint Philibert naquit vers 615 près d'Eauze en Aquitaine. Son père, un noble de cette région, étant devenu Evêque, il fut élevé dans la piété et la crainte de Dieu. Envoyé à l'âge de treize ans à la cour du roi Dagobert, il se lia d'amitié spirituelle avec Saint Éloi, Saint Wandrille et Saint Ouen alors nommé Dadon, qui lui communiquèrent leur amour pour la vie monastique. Au bout de quatre ans, il se retira au Monastère de Rebais, qui avait été fondé par Dadon et qui était dirigé par Saint Aile (Agile), disciple de Saint Colomban. A cette école, il progressa rapidement dans toutes les vertus de la vie ascétique, et lorsque le Saint abbé mourut, il fut désigné pour lui succéder (650). Son exigence mécontenta cependant certains moines, qui voulurent l'expulser. Ces rebelles furent bientôt châtiés par la colère divine; mais, estimant qu'il s'agissait d'un signe de Dieu, Philibert quitta alors le monastère. Après avoir visité les différents monastères qui vivaient sous l'influence du Monastère de Luxeuil, il se retira dans la région de Rouen, où son ami Dadon était devenu Evêque. C'est probablement avec l'appui de ce dernier qu'il obtint du roi Clovis II et de la reine Sainte Bathilde un domaine pour fonder un monastère dans la forêt de Jumièges (655), non loin de Fontenelle, où Saint Wandrille avait fondé le sien quelques années plus tôt. Il organisa sa communauté conformément aux traditions de Saint Colomban, enrichies des enseignements des Pères orientaux et de la Règle de Saint Benoît qui commençait à se répandre en Gaule. Les moines étaient astreints à une ascèse sévère et se dépensaient en de lourds travaux pour défricher la forêt. Mais la direction spirituelle du Saint attirait sans cesse de nouvelles recrues, si bien que la communauté atteignit le nombre de neuf cents moines, et qu'un couvent féminin fut fondé en sa dépendance, à Pavilly, à une vingtaine de kilomètres de Jumièges, dirigé par Sainte Austreberte (+ 704) qui avait reçu le voile des mains de Saint Omer.

Tout entier tourné vers Dieu, le Saint se consacrait aussi à l'évangélisation des paysans de la région, et il rachetait les esclaves qu'on emmenait en bateaux vers l'Angleterre. Informé de la conduite immorale du maire du palais Ébroïn, de ses injustices et de ses crimes, Philibert se rendit à la cour pour lui faire des reproches en face (674). Ebroïn, plein de haine, se vengea en répandant des calomnies contre le Saint, et réussit à le brouiller avec Saint Ouen et à le faire emprisonner. Saint Ouen reconnut cependant bientôt l'innocence de son ami et le fit libérer. Aspirant à la quiétude, le Saint quitta le royaume de Neustrie, soumis à la tyrannie d'Ébroïn, pour se rendre en Aquitaine, où il y restaura le prieuré de Quinçay, près de Poitiers, là où Sainte Radegonde avait jadis reçu la Relique de la Sainte Croix. Puis, ayant placé son disciple Saint Achard (+ 15 sept. 687) à la tête de cette communauté, il se retira dans l'île d'Héro, sur la côte vendéenne, et y fonda, avec des moines venus de Jumièges, le Monastère de Noirmoutier qui donna ensuite son nom à l'île. Après la mort d'Ébroïn, les moines de Jumièges et Saint Ouen s'empressèrent de rappeler le Saint auquel ils réservèrent un accueil triomphal. Philibert restaura le bon ordre dans la communauté, fonda deux nouveaux monastères et, après quelques mois, il regagna Noirmoutier, après avoir installé Achard comme Abbé de Jumièges. Il passa le reste de ses jours dans la paix à Noirmoutier, contribuant activement au développement des monastères de la région, et remit son âme à Dieu, le 20 août 685. Après avoir subi maintes péripéties durant les invasions, ses Reliques sont vénérées depuis le Xe siècle dans la grande église abbatiale de Tournus. Témoins de ces pérégrinations, plus de soixante églises en France sont dédiées à Saint Philibert.




Le sarcophage de saint Philibert dans l'abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

August 22

St. Philibert, First Abbot of Jumieges and Nermoutier

HE was born in the territory of Eaulse in Gascony, which was then an archiepiscopal see, but since removed to Auch. His father, Philibald, having received holy orders, was made bishop of Vic-jour, (in Latin Vicus Julius,) which see was a short time after translated to Aire. The young Philibert was educated under the eyes of his father, who sent him to the court of Clotaire II. where the example and instructions of St. Ouen made so deep an impression on him, that, disgusted with the world, he, at the age of twenty years, took the habit in the abbey of Rebais in the diocess of Meaux, founded by St. Ouen. Here his eminent virtues procured him to be appointed successor to St. Aile, in the government of this house, but left it on finding some of the monks refractory. After having visited the most celebrated houses which professed the rule of St. Columban, he retired into Neustria, now called Normandy. Clovis II. and queen Matilda gave him ground in the forest of Jumieges, where he founded the monastery which bears his name, not far from that of Fontenelle, of which St. Vandrille was superior. He inured his subjects to hard labour, obliging them to remove the rocks and drain the morasses which covered the country; 1 and the community of Jumieges increased in a short time to such a degree, that it consisted of nine hundred monks. He also built a monastery for women at Pavilly, 2 on a piece of ground given him by Amalbert, lord of that district, whose daughter Aurea took the veil there. St. Philibert having some business at the court in 674, boldly reproached Ebroin, mayor of the palace, for his many acts of injustice. This brought on him the vengeance of that cruel minister, who persecuted him so violently that he was obliged to quit Jumieges. The saint then retired to Poitiers, and afterwards to the little island of Hero, on the coast of Poitou, where he founded a monastery, formerly called Hermoutier, now Nermoutier or Noirmoutier. He likewise founded the priory of Quinzay, near Poitiers, the government of which he gave to St. Aicard, whom he afterwards made abbot of Jumieges. He shut himself up at Hermoutier, where he died in 684. He is mentioned on the 20th and 22d of August in the Martyrologies of the ninth age. In the Norman incursions the monks of Hermoutier translated his relics to the monastery of Tournus in the diocess of Macron; which house, together with other possessions, was the gift of Charles the Bald. It was afterwards changed into an abbey, which became very famous; but was secularized by Urban VIII. in 1627, and is now a collegiate church. It retains, however, the title of abbey, and is held in commendam. See the life of St. Philibert in Mabillon, sæc. 2, Bened. Chifflet, Hist. de l’Abb. et l’Egl. de Tournus; and Juenin, Nouv. Hist. de l’Abb. de S. Philibert, et Ville de Tournus. Dijon, 1733, in 4to.

Note 1. The same was practised by the monks of Croyland, Peterborough, and Ely, on the coast of Lincolnshire; and a learned modern remarks that the present possessors of the church lands have not been able to drain them sufficiently, so as to render them fit for cultivation. See Stukeley in his Medallic history of the reign of Carausius. [back]

Note 2. St. Austrebert was first abbess of this monastery, and her festival is kept there on the 10th of February. Pavilly is four leagues from Rouen, and belongs to the very ancient and respectable house of Esueval. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866.

Saint Philibert of Jumièges

Profile

The only son of a member of the court of King Dagobert I. Educated by Saint Ouen of Rouen. Monk of Rébais Abbey at age 20. Abbot of Rébais. He spent some time travelling to various monasteries, studying their Rules, constitutions and methods of mangement. Founded Jumièges Abbey on land he received as a gift from King Clovis II. He created a Rule for the Abbey, and served as its first abbot. Imprisoned and then exiled for opposition to Ebroin. Founded the monastery of Noirmoutier. Abbot of Luçon Abbey. Returning from exile, he founded the monastery of Cunaut and a convent at Pavilly, and helped restore Quinçay. The filbert, or hazelnut, is said to have been named for him as it ripens in England around the time of his feast day.

Born

San Filiberto di Jumieges Abate


Filiberto, abate di Jumièges e di Noirmoutier, nacque in Guascogna verso il 616. Nel 636 entrò nel monastero di Rebais, presso Coulommiers (Seine-et-Marne), che il suo amico Audoeno aveva appena fondato. Verso il 650 Filiberto eletto abate. Da qui intraprese la visita ai principali monasteri dell'Ile-de-France, di Borgogna e d'Italia, in particolare a Luxeuil e Bobbio. Al termine di questo viaggio si diresse verso Rouen, di cui il suo amico Audoeno era arcivescovo dal 641, e fondò sulla riva della Senna il monastero di Jumièges. Nel 676 entrò in conflitto con il maestro di palazzo, Ebroino, e dopo un periodo di residenza sorvegliata andò a Poitiers, presso il vescovo Ansoaldo, che gli concesse un isola sulle coste della Vandea, dove fondò il monastero di Noirmoutier. Dopo la morte di Ebroino (683) e forse anche quella di Audoeno (684), Filiberto poté ritornare a Jumièges. Rientrato a Noirmoutier, vi morì forse nel 685 o più probabilmente in uno degli anni seguenti. (Avvenire)

Etimologia: Filiberto = molto illustre, dal tedesco

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: Nell’isola di Noirmoutier sempre in Aquitania, san Filiberto, abate, che, educato alla corte del re Dagoberto e divenuto monaco quando era ancora adolescente, fondò e resse dapprima il cenobio di Jumièges e poi quello di Noirmoutier.

FILIBERTO (fr. Philibert), abate di JUMIÈGES e di NOIRMOUTIER, nacque in Guascogna verso il 616. Suo padre, il conte Filibaldo, divenuto, in seguito, vescovo di Aire, lo inviò alla corte del re Dagoberto, dove ebbe per condiscepoli Vandregisilo, il futuro abate di Fontenelle, e Audoeno, futuro arcivescovo di Rouen. Sembra fosse dotato di un carattere assai risoluto, che fu sovente per lui fonte di urti e di difficoltà. Nel 636 entrò nel monastero di Rebais, presso Coulommiers (Seine-et-Marne), che il suo amico Audoeno aveva appena fondato e affidato a monaci originari di Luxeuil. Verso il 650, alla morte dell'abate Agilo, Filiberto fu designato a succedergli. Governò il suo monastero con rigore e lasciando così poca libertà ai monaci che alcuni gli si ribellarono e tentarono di espellerlo; ma i due sobillatori morirono in condizioni tragiche e gli altri non poterono far altro che sottomettersi.

Sentendo, come riferisce il suo biografo, la necessità di meglio conoscere la tradizione monastica, ma forse anche perché la sua posizione stava diventando insostenibile a Rebais, intraprese la visita ai principali monasteri dell'Ile-de-France, di Borgogna e d'Italia, in particolare a Luxeuil e Bobbio. Nello stesso tempo studiò le regole di s. Basilio, s. Macario, s. Benedetto e s. Colombano. A1 termine di questo viaggio, non rientrò a Rebais, ma si diresse verso Rouen, di cui il suo amico Audoeno era arcivescovo dal 641, e fondò sulla riva della Senna, in una proprietà offertagli dal re Clodoveo II e dalla regina Batilde, il monastero di Jumièges, dedicato a s. Pietro (654). L'abbazia si sviluppò rapidamente irradiando su tutta la contrada il suo fervore spirituale e missionario; va posta in questo periodo la fondazione, fatta da Filiberto verso l'anno 662, d'un monastero femminile a Pavilly, su un terreno dato dal signore Amalberto.

Nel 676, Filiberto entrò in conflitto con il maestro di palazzo, Ebroino che, dopo un esilio a Luxeuil, era ricomparso sulla scena politica ed aveva fatto accecare il vescovo di Autun, s. Leodegario. Filiberto rimproverò al tiranno quella che chiamava la sua apostasia e si dichiarò pronto a subire il martirio. Ebroino preferì non affrontare direttamente Filiberto e intervenne presso s. Audoeno che acconsentì a mettere l'abate di Jumièges in residenza sorvegliata.

Ben presto liberato, Filiberto non poté tuttavia rientrare a Jumièges ed andò a Poitiers, presso il vescovo Ansoaldo, che incoraggiò il suo apostolato. Cominciò col restaurare il monastero di Quincay a nove km. da Poitiers; poi Ansoaldo, che forse non desiderava vederlo troppo vicino alla sua città episcopale, gli concesse l'isola di Her o Herio, sulle coste della Vandea, per stabilirvi un monastero di cui il nome primitivo di Hermoutier (Herimonasterium) fu trasformato più tardi in Noirmoutier. Alcuni monaci di Jumièges vennero a popolare questa novella badia che a sua volta divenne un focolare apostolico oltre che un centro economico, poiché Filiberto insegnò agli abitanti della costa a preparare le saline.

Dopo la morte di Ebroino (683) e forse anche quella di s. Audoeno (684), Filiberto poté ritornare a Jùmièges. I monaci, la maggior parte dei quali gli era rimasta fedele, lo accolsero trionfalmente; il nuovo maestro di palazzo, Varatone, gli offrì una proprietà a Montivilliers, presso Le Havre, per farvi stabilire delle monache. Filiberto non passò, quindi, che qualche mese a Jumièges: aveva fretta di rivedere la sua giovane abbazia di Noirmoutier; passando per Quincay, nominò Acardo, superiore del monastero, abate di Jumièges. Rientrato finalmente a Noirmoutier, vi morì in pace un 20 agosto, forse nel 685 o più probabilmente in uno degli anni seguenti, lasciando il ricordo di una figura di abate energico e intraprendente, che esigeva da se stesso, ma anche dagli altri e la cui personalità possente si era rivelata talvolta molto ingombrante.

I suoi resti furono inumati a Noirmoutier. Nell'836 i monaci, temendo le incursioni dei Normanni, trasportarono il suo corpo nella loro proprietà di Déas, oggi Saint-Philibert-de-Grand-Lieu, a venticinque km. a sud-ovest di Nantes, dove costruirono, per metterlo al riparo, una chiesa che esiste tuttora. Ma i Normanni sbarcarono dopo breve tempo sul continente e i monaci, per proteggere ancora il corpo del loro fondatore da ogni profanazione, lo trasportarono prima nel monastero di Cunault nell'Anjou (858), poi a Messay nel Poitou (862), a Saint-Pourcain-sur-Sioule nell'Allier (872), infine a Tournus (Saone-et-Loire), dove giunsero il 14 maggio 875. Queste peregrinazioni, accompagnate da miracoli, contribuirono a diffondere il nome e il culto di Filiberto dalla Normandia e dal Poitou fino alla Borgogna, dove le chiese di Tournus e di Charlieu, e una chiesa di Digione, sono a lui intitolate. Tredici comuni di Francia portano il suo nome sotto la forma di Philbert o Philibert. La sua festa è celebrata il 20 agosto.

La Vita di s. Filiberto fu composta alla metà del sec. VIII da un monaco anonimo di Jumièges e, quantunque essa abbondi in prodigi, sembra abbastanza esatta nei dati storici. Nella metà del sec. IX un altro monaco di Jumièges, Ermentario, redasse un racconto delle Translationes et miracula.


Autore: Philippe Rouillard