mercredi 3 août 2016

Bienheureux AUGUSTIN GAZOTICH (KAŽOTIĆ, CASOTTI) de LUCERA, prêtre dominicain, évêque et martyr



Bienheureux Augustin Kazotic

dominicain et évêque de Zagreb ( 1323)

On raconte de lui bien des événements merveilleux puisque même, un jour, le Souverain Pontife devant qui il se présentait, remarqua qu'une douleur qui l'affligeait depuis longtemps à la main, avait cessé à l'instant même que le bienheureux Augustin l'eut embrassée respectueusement.

À Lucera dans les Pouilles, en 1323, le bienheureux Augustin Kazotic, évêque. Dominicain, il fut d’abord évêque de Zagreb, mais l’hostilité du prince de Dalmatie envers ce pasteur, défenseur du peuple, le fit transférer à Lucera, où il montra le plus grand soin pour les pauvres et les indigents.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7760/Bienheureux-Augustin-Kazotic.html


Bx Augustin Kažotić

Évêque o.p. et martyr

Augustin Kažotić, fils d'une famille patricienne, naît à Trogir (en Dalmatie) vers 1260. 

Entré, à quinze ans, dans l’Ordre Dominicain, probablement à Trogir ou à Split, il se distingua rapidement durant ses études, qu’il alla poursuivre à Paris.



Impressionné par sa réputation d’érudit et de religieux dévot, le Bx Benoît XI (Nicola Boccasini, 1303-1304) – lui même dominicain – nomma Augustin Kažotić évêque de Zagreb en 1303. Il y promut de nombreuses activités pastorales et initia une réforme de la liturgie et de l’éducation. Il fonda également une école cathédrale accueillant les étudiants défavorisés.

Sa défense inflexible des droits de tous contre les abus du Roi Charles Robert d’Anjou (1308-1342) lui valut d’être exilé du Royaume de Croatie et de Hongrie. Il se rendit alors en Avignon et demanda  l’aide du Pape Jean XXII (Jacques Duèse, 1316-1334), en 1318. 

Le nom d’Augustin Kažotić est généralement lié à deux petits traités écrits lors de son séjour à Avignon (1318-1322) : le premier fait partie de la consultation judiciaire et doctrinale demandée par le Pape Jean XXII, qui aboutira à la bulle Super illius specula de 1320, qui assimile désormais la sorcellerie à l’hérésie ; le second, sur la pauvreté du Christ, est lié aux débats sur les mouvements de pauvreté, en particulier l’usus pauper des franciscains.

Dans un tout autre domaine, son nom est lié à l’histoire de la musique, puisqu’il est, semble-t-il, l’un des premiers auteurs connus en Croatie.

Augustin Kažotić attendit en vain pendant quatre ans l’autorisation de pouvoir rentrer dans son pays. En 1322, le Pape lui donna enfin  la charge du Diocèse de Lucera, ville des Pouilles dans le Sud de l’Italie, qui venait d’être restauré.

Pendant le règne de l’Empereur Frédéric II de Hohenstaufen, des milliers de Musulmans Sarazins, qui servaient dans les troupes impériales d’élite, habitaient à Lucera. Après la chute de la dynastie Hohenstaufen, la restauration de la chrétienté pouvait commencer dans la ville et cette mission fut confiée à Augustin Kažotić. Son travail fut si efficace qu’un an plus tard, les musulmans encore présents décidèrent de le supprimer.

Il fut assassiné par un sarazin  qui le frappa à la tête avec une lance de fer : il meurt de ses blessures le 3 août 1323, ajoutant l’honneur du martyre aux nombreux mérites qu’il eut de son vivant.

Dès sa mort, il fut considéré comme saint. Il fut béatifié par le Pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) le 4 avril 1702. Le procès de Béatification est conservé aux archives diocésaines de Lucera. Son culte s'est développé à travers les siècles, en Italie, en Croatie et dans l’ordre des Frères Prêcheurs.

En avril 2010, a été lancé le procès de sa Canonisation. Le diocèse de Lucera-Troia s'est constitué acteur principal de la cause, tandis que la Province dominicaine de Croatie et l'Archevêché de Zagreb en sont co-acteurs.
 Pour un approfondissement :

>>> Homélie pour la Messe anniversaire du bienheureux ...

Sources principales : reflexionchretienne.e-monsite.com ;  trogir.op.org (« Rév. x gpm »).

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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20150803&id=5718&fd=0


Homélie pour la Messe anniversaire du bienheureux Augustin Kazotic

3 août.

Fr. Richard Schenk, O.P.

Notre frère dominicain, le bienheureux Augustin Kazotic (1260-1323) n'a pas seulement été le premier Croate à être officiellement béatifié par un procès papal mais ce scolastique formé à Paris fut aussi l'un des premiers grands théologiens de Croatie. Et pour l'honorer, permettez-moi, s'il vous plaît, de saisir l'occasion d'essayer ma main à ce type de question scolastique commune en son temps.
Peut-être le publierai-je dans le Kaeppeli du le quatrième millénaire : une question disputée au Chapitre Général de Providence par une certain frère Richard. Et ainsi laissez moi poser la question :"Est-ce que le bienheureux Augustin Kazotic devrait être vénéré dans l'Ordre Dominicain comme le patron du dialogue interreligieux ?"Videtur quod non. Il semble que non.1. D'abord, parce que la piété populaire a poussé la méthode dialectique vraiment trop loin quand elle a choisi ses saints patrons : ce qui s'est passé avec saint Florian, noyé dans la rivière Inn, et qui a été déclaré patron des pompiers, ou avec saint Laurent, torturé par le feu sur un gril, et qui est vénéré comme le saint patron des cuisiniers. Nous pourrions aussi bien attendre que saint Kilian soit fait patron des conseillers de mariage, puisque sa vie offre maint parallèle avec l'histoire de Jean le Baptiste que nous entendrons à l'évangile de demain.

Mais, comme le dit parfois Aristote… "ils faut savoir s'arrêter". Vénérer le bienheureux Augustin comme le patron dominicain du dialogue interreligieux semblerait ne pas savoir s'arrêter mais bien plutôt poursuivre ce processus dialectique. Car, lorsque le bienheureux Augustin Kazotic, déjà évêque de Zagreb s'est vu refuser par les dirigeants temporels la permission de rentrer en Croatie après une ambassade en Avignon, après avoir attendu quatre années à la cour papale d'Avignon, côtoyant les prélats de l'Eglise et jouissant des plaisirs du Midi de la France (quelque chose que beaucoup de moins saints dominicains pourraient bien avoir vu comme tout à fait proche de l'idéal de l'existence humaine), il a demandé que lui soit donné un autre travail. Aussi fut-il fait évêque de Lucera dans le sud de l'Italie, un endroit où les Sarrasins et les chrétiens avaient du mal à cohabiter. A peine y était-il depuis un an qu'il il fut tué par un Sarrasin fanatique.

Donc il semble que nous devrions éviter de le nommer patron dominicain du dialogue interreligieux, de façon à ne pas exagérer la dialectique.2. Item. Il semble que le Bx Augustin devrait être vénéré comme un patron de l'option préférentielle pour les pauvres. Non seulement le Bx Augustin a consacré beaucoup d'énergie au bien commun, améliorant par exemple la santé publique pour tout le peuple de Zagreb, non seulement il a prêté une attention particulière aux besoins et à la vie du bas clergé et des simples fidèles de son diocèse, mais c'est son rôle dans l'épiscopat croate pour mettre en œuvre cette option en faveur des pauvres qui l'a conduit à l'exil. Donc, nous devrions le nommer patron dominicain de cette option fondamentale plutôt que patron du dialogue interreligieux.

3. Item. Il semble que le Bx Augustin devrait être un modèle non du dialogue interreligieux, mais du dialogue interculturel et de la nécessité d'apprendre les langues classiques et vernaculaires. Car ce frère croate et évêque a travaillé efficacement non seulement dans les écoles, mais aussi dans les domaines pastoraux français et italiens pour lesquels il eut besoin de ces langues. Par conséquent, il devrait être vénéré comme patron de l'étude des langues pour lesquelles les Dominicains d'aujourd'hui semblent compter presque exclusivement sur l'inspiration divine.

Sed contra. Les jours de jeûne précèdent les jours de fêtes pascales, comme la première lecture d'aujourd'hui nous le dit. Allégoriquement, cela signifie que, de même que l'Expiation précède le Jubilé, ainsi l'ascétisme de l'autocritique intra-religieuse doit précéder la fête de l'harmonie dans le dialogue interreligieux. Mais le Bx Augustin a montré dans le dialogue interreligieux une disposition à l'expiation de l'autocritique comme une préparation au Jubilé de la compréhension mutuelle. Donc, le Bx Augustin Kazotic devrait vraiment être vénéré comme patron dominicain du dialogue interreligieux.

Respondeo dicendum. Laissez-moi répondre en déclarant ce qui a le plus besoin d'être dit. Nous poursuivons un dialogue interreligieux non seulement dans le but de donner aux autres, c'est-à-dire un dialogue parallèle à la proclamation de l'évangile ou peut-être avec un œil du côté de l'enrichissement temporel des autres religions dans leur engagement pour les droits de l'homme, mais aussi .dans le but de recevoir des autres.

Ce que nous recevons est double : nous recevons un aperçu de nos propres puissances de vie sous-développées en regardant les pratiques de méditation ou la solidarité sociale des autres, mais nous recevons aussi un aperçu de nos propres défauts sur-développés en voyant ces mêmes défauts chez les autres. Il n'est pas question ici de nous rapprocher d'eux, mais de mettre un peu plus de distance entre nous. La paille dans l'œil de nos frères et sœurs d'autres religions peut parfois nous faire prendre conscience de la poutre qui nous écrase le front, comme par exemple lorsque nous sommes aidés à critiquer les restes de stoïcisme ou d'un spiritualisme non historique à l'intérieur du christianisme lui-même, par la considération des faiblesses d'autres religions.

Le travail le plus innovateur du Bx Augustin fut une étude "De la pratique de baptiser les Images et Autres Superstitions". Dans la tradition du prophète Osée, qui en vint peut-être même à banaliser les religions des autres dans le but de présenter à Israël un miroir de sa propre idolâtrie et de le ramener au monothéisme auquel il était appelé, le Bx Augustin écrivit au sujet de superstitions, de sorcellerie, de divination, de désacralisations de lieux saints et autres choses saintes, et de bien d'autres choses, toutes étrangères à la vérité toute simple du christianisme mais malheureusement aussi trop présentes dans la réalité "de facto" de son époque.

L'autocritique est ici un premier fruit du dialogue interreligieux et une bonne base pour sa continuation. Dans ce sens, le Bx Augustin pourrait bien être vénéré comme le patron dominicain du dialogue interreligieuxDe là apparaît clairement la réponse aux objections :Ad primum. Il n'y a pas de mal en soi à la dialectique. Car comme un frère d'un autre Ordre mendiant l'a dit dans un Commentaire sur la Lettre aux Galates de St Paul, l'Evangile, comme la Croix, est une "promissio sub signo contrario". Néanmoins, les maîtres parisiens disent à l'unanimité que nous sommes sauvés non par les souffrances du Christ mais par sa charité au milieu de ces souffrances. Donc dans le dialogue interreligieux il ne s'agit pas tant de gagner ou de perdre, mais de l'amour pour ceux avec qui nous engageons la discussion. Or c'est l'amour qui a marqué la vie du Bx Augustin. Donc il est un patron idéal non seulement pour la Croatie et l'ancienne Yougoslavie, mais pour le dialogue religieux dans le monde entier.

Ad Secundum. Il n'y a pas de contradiction entre l'option préférentielle pour les pauvres et le dialogue interreligieux. Au contraire, un des critères pour mesurer et comparer la perfection relative de deux religions est de savoir si elles évitent de devenir des instruments par le biais des pouvoirs temporels de ce monde, y compris des mouvements injustes dans l'Etat comme dans la société plus large. On doit demander aux religions si elles ont prêté leur voix aux sans-voix, s'affirmant davantage (par un choix délibéré) là où l'ordre de la divine volonté a été plus profondément blessé. Or le Bx Augustin a manifesté ces deux perfections, dialogue et option. Donc, etc..

Ad ultimum. Il n'y a pas de contradiction entre les vertus acquises de talents multiculturels, incluant les langues, et les dons infus qui sont à l'origine de la conversion de celui qui écoute. Car, comment croiront-ils s'ils n'entendent pas ? Et comment entendront-ils si personne ne leur prêche ? Or le Bx Augustin Kazotic par l'apprentissage des langues et des coutumes de trois peuples, la Croatie, la France et l'Italie, s'est rendu capable d'aider chacun d'entre eux.

Donc, demandons en cette fête d'aujourd'hui l'aide du Bx Augustin pour la Croatie, pour l'ancienne Yougoslavie et aussi pour la mission de l'Ordre concernant le dialogue interreligieux. Amen.

SOURCE : http://www.dominicains.ca/providence/francais/Homelies/schenk-fr.htm



Blessed Augustine Gazotich of Lucera, OP B (AC)

Born in Trau, Dalmatia, c. 1260-1262; died 1323; cultus reconfirmed by Pope Clement XI in 1702. Augustine was born into a wealthy family who provided him with an excellent education. At 18, he and an Italian friend headed to the Dominican novitiate in France. Near Pavia, Italy, they were attacked by enemies of his family, who left the bodies of the two boys in the snow by the side of the road. Augustine was badly injured; his friend died. When he recovered from his injuries, Augustine continued to the novitiate. Augustine spent most of his life battling heresy: In his native Dalmatia, he fought the Manichæen heresy; in Sicily, Islam; in Hungary both. In every situation in which he found himself, Augustine gave proof of his virtue and good judgment. When Cardinal Boccasini came to Hungary as legate, he noted the wisdom and tact of his brother Dominican, and when he himself ascended the papal throne as Benedict XI, he appointed Augustine bishop of Zagreb in Croatia in 1303.


This diocese was in chaos when Augustine assumed the cathedra. His three predecessors had all tried, but failed, to repair the ravages of heresy, plague, and schism. The new bishop began by reforming the clergy. He finished building the cathedral and made a complete visitation of his diocese. His work was to bring him into violent conflict with the government, but, spiritually, he restored the entire see during his episcopacy.

Several charming miracles are related about Augustine. The river water of Zagreb was unfit to drink, so the Dominican fathers asked Augustine to pray for a new supply. At his prayer a fountain sprang up in the yard of the convent, abundantly supplying their needs. Another time he planted a tree in a little village and the leaves turned out to have healing properties. On one occasion, when Bishop Augustine was dining with Benedict XI, the pope, feeling that a missionary bishop must eat well to preach well, had a dish of partridge set before Augustine, who never ate meat. Because he did not want to offend the pope, he prayed for a resolution to the situation. The legend says that God turned the partridges into fish!

Augustine was transferred from Zagreb to Lucera (Nocera), Sicily. Here he continued his holy government, using his characteristic gentleness and his gift of healing. He promoted devotion to Saints Dominic, Thomas Aquinas, and Peter Martyr--all brother Dominicans. Feeling that he was near death, he returned to the Dominican convent in Nocera to die among his brethren. Under his statue in the cathedral of Nocera is the legend, "Sanctus Augustine Episcopus Lucerinus Ordinis Praedicatorum," an indication of the veneration in which he is held (Benedictines, Dorcy).


Blessed Augustin Kažotić - most prominent Dominican from Trogir

Blessed Augustin Kažotić was born to a noble Trogirian family around the year 1260. He entered the Dominican Order very young, probably in Trogir itself or in the neighbouring city of Split. He distinguished himself early on during his studies and was consequently sent to continue his studies in Paris. Because of his reputation as an erudite and devout religious, Pope Benedict XI – a Dominican himself – appointed him bishop of Zagreb in 1303. During his mandate as bishop, Augustin Kažotić promoted a whole new level of pastoral activity and started both a liturgical and educational reform in his diocese. One of his projects that stand out is a cathedral school he founded. He also provided for free schooling for underprivileged students in his cathedral school.

His adamant defence of the rights of all against the abuses by King Charles Robert of Anjou (1308-1342) got him exiled from the Kingdom of Croatia and Hungary after he travelled to Avignon and asked Pope John XXII for help in 1318. He waited in vain to be allowed back for four years. Finally, Pope gave Augustin Kažotić a new diocese in 1322. He was to take charge of the newly restored Diocese of Lucera in southern Italy.

During the reign of Emperor Friedrich II of Hohenstaufen, the city of Lucera was home to thousands of Muslim Saracens who served as the Emperor’s elite troops. And now, after the Hohenstaufen dynasty fell from power, restoration of Christianity in Lucera could begin. That mission was entrusted to Augustin Kažotić. In only a year he had done much, so much so that the remaining Muslim population decide they want him dead. He was killed by a Saracen that smashed his head in with an iron shaft. Augustin Kažotić died from his injuries on August 3rd 1323 adding an honour of martyr’s death to his many merits during his life. Pope Innocent XII approved his cult on July 17th 1700 and the process of canonization is ongoing.

Augustin Kažotić was also one of the first Croatian theologians. During his stay in Avignon he wrote a treatise on the subject of whether Christ and the Apostles owned material possessions and by extension whether the Church is also allowed to possess property and riches. His second treatise and life work was on the subject of superstition, divination and witchcraft in which he explained how uneducated people should not be prosecuted by the Inquisition because of their superstitions – they simply don’t know any better and should be educated and not punished.


Blessed Augustine of Lucera, B.C.O.P.

Memorial Day: August 3rd

Profile

    Augustine was born into a wealthy family who provided him with an excellent education. At 18, he and an Italian friend headed to the Dominican novitiate in France. Near Pavia, Italy, they were attacked by enemies of his family, who left the bodies of the two boys in the snow by the side of the road. Augustine was badly injured; his friend died. When he recovered from his injuries, Augustine continued to the novitiate. Augustine spent most of his life battling heresy: In his native Dalmatia, he fought the Manichæen heresy; in Sicily, Islam; in Hungary both. In every situation in which he found himself, Augustine gave proof of his virtue and good judgment. When Cardinal Boccasini came to Hungary as legate, he noted the wisdom and tact of his brother Dominican, and when he himself ascended the papal throne as Benedict XI, he appointed Augustine bishop of Zagreb in Croatia in 1303.

    This diocese was in chaos when Augustine assumed the cathedra. His three predecessors had all tried, but failed, to repair the ravages of heresy, plague, and schism. The new bishop began by reforming the clergy. He finished building the cathedral and made a complete visitation of his diocese. His work was to bring him into violent conflict with the government, but, spiritually, he restored the entire see during his episcopacy.

    Several charming miracles are related about Augustine. The river water of Zagreb was unfit to drink, so the Dominican fathers asked Augustine to pray for a new supply. At his prayer a fountain sprang up in the yard of the convent, abundantly supplying their needs. Another time he planted a tree in a little village and the leaves turned out to have healing properties. On one occasion, when Bishop Augustine was dining with Benedict XI, the pope, feeling that a missionary bishop must eat well to preach well, had a dish of partridge set before Augustine, who never ate meat. Because he did not want to offend the pope, he prayed for a resolution to the situation. The legend says that God turned the partridges into fish!

    Augustine was transferred from Zagreb to Lucera (Nocera), Sicily. Here he continued his holy government, using his characteristic gentleness and his gift of healing. He promoted devotion to Saints Dominic, Thomas Aquinas, and Peter Martyr--all brother Dominicans. Feeling that he was near death, he returned to the Dominican convent in Nocera to die among his brethren. Under his statue in the cathedral of Nocera is the legend, "Sanctus Augustine Episcopus Lucerinus Ordinis Praedicatorum," an indication of the veneration in which he is held (Benedictines, Dorcy).

Born: in Trau, Dalmatia, c. 1260-1262

Died: 1323

Beatified: cultus reconfirmed by Pope Clement XI in 1702

Prayers/Commemorations

First Vespers:

Ant. Strengthened by holy intercession, O Augustine, Confessor of the Lord, those here present , that we who are burdened the weight of our offenses. Maybe relieved by the glory of thy blessedness, and may thy guidance attain eternal rewards.

V. Pray for us, Blessed Augustine.

R. That we may be made worthy of the promises of Christ

Lauds:

Ant. Well done, good and faithful servant, because thou hast been faithful in a few things, I will set thee over many, saith the Lord.

V. The just man shall blossom like the lily.

R. And shall flourish forever the Lord.

Second Vespers:

Ant. I will liken him unto a wise man, who built his house upon a rock.

V. Pray for us, Blessed Augustine.

R. That we may be made worthy of the Promises of Christ.

Prayer

Let us Pray: O God , who wast pleased to provide for Thy Church in Blessed Augustine, Thy Confessor and Bishop, an example of a good shepherd, mercifully grant, through his intercession, that we may be found worthy to be placed in Thy pasture forever. Through Christ our Lord. Amen.

SOURCE : http://www.willingshepherds.org/Dominican%20Saints%20May.html#Augustine Lucera

August 3

BD AUGUSTINE, BISHOP OF LUCERA (A.D. 1323)

AUGUSTINE GAZOTICH [or Cazottus of Hungarian origin] was born at Trogir in Dalmatia about the year 1260 and before he was twenty received the habit of the Friars Preachers. After profession he was sent to Paris, to study at the university, and on his way thither nearly came to an untimely end: while passing through the district of Pavia with a fellow Dominican, Brother James, they were set on by footpads; James was killed and Brother Augustine recovered only after some weeks' nursing in a near-by countryhouse. He preached fruitfully in his own country and established several new houses of his order, to which he gave as their motto the words of his patron St Augustine of Hippo: "Since I began to serve God, as I have hardly ever seen better men than those who live a holy life in monasteries, so I have never seen worse than those in monasteries who live not as they should." After missions in Italy and Bosnia, missions wherein he confirmed his reputation for great charity and prudence, Bd Augustine was sent to Hungary, where the people had been reduced to a bad state of misery and irreligion by continual civil wars. Here he met Cardinal Nicholas Boccasini, the papal legate, who was to become Bd Benedict XI, and attracted his favourable notice, and when Cardinal Boccasini became pope in 1303 he sent for Bd Augustine and consecrated him bishop of Zagreb in Croatia.

His clergy, and in consequence the whole diocese, was badly in need of reform and he held disciplinary synods whose canons he enforced and supported in frequent visitations, and he encouraged learning and the study of the Bible by establishing a Dominican priory in his cathedral city. He was present at the general council at Vienne in 1311-12; and on his return he suffered persecution at the hands of Miladin, governor of Dalmatia, against whose tyranny and exactions he had protested. Bd Augustine had in a marked degree the gift of healing (he had cured of rheumatism the hands that gave him episcopal anointing) and there is a pleasant story told of how he rebuked those who flocked to him for this reason: he planted a lirne tree, and suggested that its leaves would be more efficacious than his hands. God and the people took him at his word, and even the invading Turks respected the wonder-working tree.

After ruling the diocese of Zagreb for fourteen years Bd Augustine was translated to the see of Lucera in the province of Benevento. Here his great task was to eradicate the religious and moral corruption which the Saracens had left behind them; the remainder of the Moslems had been more or less converted in a body in 1300. King Robert of Naples gave him the fullest support and endowed a monastery of Dominicans who zealously assisted their bishop, and within five years the face of the country was changed. Bd Augustine was venerated by all, from the royal family downwards, and when he died on August 3, 1323, a cultus began which was formally confirmed in 1702.

The principal source seems to be a Latin life written as late as the seventeenth century by Thomas Marnavich, Bishop of Bosnia; in this the family name figures as Gozottus. It is printed in the Acta Sanctorum, August, vol. i. See also Taurisano, Catalogus Hagiographicus O.P., pp. 27-28, in which inter alia a reference is given to Mortier, Maîtres Généraux O.P., vol. iv, pp. 461-467: the pages in question, however, have nothing to do with this Bd Augustine, but with another Augustine of Zagreb, who lived a century later.

Blessed Augustine Gazotich

Also known as
  • Augustin Kažotic
  • Augustine Kazotic
Profile

Joined the Domnicans at age 29. Missionary to the Slavs and Hungarians. Bishop of Zagreb, Croatia in 1303. Bishop of Luccera, Italy. Had the gift of healing.

Born

O loving Father, help us to follow the teaching and example of Blessed Augustine. By assiduous meditation upon the mysteries of salvation and intent upon service for the Church may we come to the joys of eternal life. We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit, one God, for ever and ever. Amen. – the Dominicans