samedi 6 février 2016

Saint AMAND (AMANDUS) de MAASTRICHT, abbé bénédictin

Saint Amand d'Elnone

Évêque de Maastricht ( v. 676)

Un des grands missionnaires de l'époque mérovingienne. 

Né en Aquitaine, il s'en vint d'abord mener quelques années de vie solitaire en Flandre puis partit sur les routes évangéliser la Flandre et le Brabant. Cet évêque "régionnaire", c'est-à-dire itinérant, exerça son zèle surtout dans le nord de la France et en Belgique. Il lui advint même d'être battu jusqu'au sang et jeté dans la rivière par ceux qu'il voulait convertir. Il attendit 90 ans pour se reposer dans l'une des abbayes qu'il avait fondées et dont la localité prendra son nom: Saint-Amand-les-Eaux-59230. 

Du latin “digne d’être aimé”, né en Aquitaine, Amand reçut une formation littéraire et monastique dans l'île d'Yeu, puis à Tours et à Bourges, où il vécut pendant quinze ans en reclus. Sa vie missionnaire commença à la suite d'un pèlerinage à Rome. Il lui arriva d’être battu jusqu’au sang et jeté dans la rivière par ceux qu’il voulait convertir. Sacré évêque vers 630, il parcourut les régions de la Flandre et du Brabant. II s'installa à l'abbaye d'Elnone, aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux, qui lui servait de base pour ses pérégrinations apostoliques. II y mourut nonagénaire, le 6 février 675 ou 676. Patron des brasseurs. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)

Saint Amand, novice dans un monastère de l’île d’Yeu, mort évêque missionnaire en 679... (liste des Saints et Bienheureux du Diocèse de Luçon)

Saint Amand d'Elnone, texte de sœur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)

A lire aussi: Saint Amand (Amandus) (vers 585 – 676) Évêque de Tongres (Belgique) - Fondateur du monastère d’Elnone (639) Participe aux fondations de Marchiennes et Nivelles. (site internet des amis de saint Colomban)

À Elnone sur la Scarpe, qui prit ensuite son nom (Saint-Amand-les-Eaux), en 675 ou 676, la mise au tombeau de saint Amand, évêque. De l’île d’Yeu où il fut moine, il partit annoncer la parole de Dieu en Gaule Belgique. Il fut attaché au siège de Maestricht, mais, après trois ans, préféra rester évêque missionnaire, fondant des communautés et des monastères pour être des centres de rayonnement chrétien. Il acheva sa vie dans l’abbaye qu’il avait fondée et où il s’était retiré.

Martyrologe romain


Saint Amand (Amandus) (vers 585 – 676) Evêque de Tongres (Belgique). Fondateur du monastère d’Elnone. (639) Participe aux fondations de Marchiennes et Nivelles Fêté le 6 février Saint apparenté n’ayant pas été moine à Luxeuil mais a contribué au développement de la mouvance colombanienne. Ce n'est pas un moine de Luxeuil et nous n'avons aucun témoignage qu'il y soit jamais venu. Malgré tout, il eut des relations si étroites et tant de liens avec la cohorte de moines partis à la demande d'Eustaise, puis de Walbert, pour évangéliser les régions du nord, que nous pouvons le considérer comme l'un des nôtres. Nous connaissons ses liens par Jonas qui les rappelle dans le prologue de la Vita Colombani. Sa Vie a été écrite par un moine d'Elnone nommé Baudemond. Sa vocation s'était affirmée lorsqu'il était venu à Tours (Indre-et-Loire) avec ses parents pour vénérer le tombeau de saint Martin. Il y demeura même quelque temps et y devint clerc. Vers 612 il partit pour Bourges (Cher) afin de parfaire son instruction auprès de l'évêque Austrégésile (ou saint Oustrille mort en 634) qui accepta de le voir vivre comme reclus dans une cellule proche de la cathédrale. Vers 627 Amand réalisa le désir qu'il avait formulé depuis longtemps : visiter les tombeaux des saints Pierre et Paul à Rome. Une nuit où il était en prières, saint Pierre lui serait apparu et l'aurait exhorté à retourner en Gaule afin d'y prêcher la foi chrétienne. Peu après son retour, il fut admis à l'école du Palais en même temps que Didier, futur évêque de Cahors (Lot), et devint même l'aumônier de la Cour. En décembre 616, il célébra à Clichy (Haut-de-Seine) le mariage du jeune Dagobert et de Gomatrude, âgée de 16 ans. Au Concile de Clichy de 628, il fut contraint par le roi Clotaire II d'accepter d'être nommé évêque et fut sacré à Noyon (Oise) par Achaire. On ne lui attribua aucun diocèse spécial, mais il avait les pouvoirs d'un évêque « régionnaire » sur toutes les régions dont on lui avait confié l'évangélisation, en particulier la région septentrionale des Flandres et le nord de la Belgique actuelle. Dagobert Ier étant devenu seul roi des Francs à la mort de son père Clotaire II en 629, continua à favoriser ses entreprises et en fit même l'un de ses conseillers et confidents. Lorsque Amand lui fit des reproches sur sa vie dissolue, sur la répudiation de la reine Gomatrude et sa liaison avec Ragnetrude, le roi se mit en colère et l'exila en Gascogne où il fut assigné à résidence à Toulouse (il serait à l’origine de plusieurs fondations en Aquitaine, Nant de Rouergue, prés de Saint-Affrique et de Saint Amand de Coly en Périgord). Un peu plus tard, lorsque dans sa villa de Clichy Dagobert tomba gravement malade, il se souvint d'Amand et le rappela pour le guérir, ce qui en effet arriva. En 631, Ragnetrude lui donna un fils qui fut déclaré enfant royal et Amand, sur les conseils d'Éloi, accepta d'en être le parrain lorsqu’on le baptisa à Orléans (Loiret). Il devint Sigebert III, roi d'Austrasie en 639 à 656. Revenu dans les Flandres, il y établit des monastères, en particulier celui qui eut toujours sa préférence : Elnone. Edifié vers 639, à douze kilomètres au sud de Tournai (Hainaut-Belgique), sur la rive gauche de la Scarpe, au confluent de la petite rivière qui lui donna son nom, Elnon, il y établit sa sépulture. Aussitôt après sa mort vers 675, ce monastère prit le nom de Saint-Amand, aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux dans le Nord. Il fut également à l'origine de plusieurs monastères : Nivelles (Brabant wallon – Belgique) - vers 640 -, monastère double fondé par sainte Itta, épouse de Pépin de Landen, dont la fille Gertrude consacrée par Amand, fut la première abbesse. On y suivait la Règle de Walbert. Son biographe, vers 670, dit qu'elle était fort instruite dans les sciences religieuses et avait fait venir des livres d'Irlande et de Rome : sa réputation s'était étendue dans toute l'Europe. Morte à 33 ans le 27 mars 659, elle fut remplacée par la fille de Grimoald, Vulfrétude. Citons également les monastères de Leuze (Lutoza) dans le Hainaut, de Renaix (Rotnace) dans la Flandre orientale, Barisy (Barisiacum) près de Coucy, Condé-sur-l'Escaut et Moustier-sur-Sambre occupés par des moniales. En 646 il avait fondé également le monastère de Marchiennes, monastère double dont Jonas de Bobbio, le biographe de saint Colomban, fut l'abbé et où il fut enterré. Au confluent de la Lys et de l'Escaut, il fonda un coenobium à Gand, qui prit le nom de SaintBavon lorsque le corps du saint ermite y fut inhumé en 653, en même temps que le monastère du Mont-Blandin à l'extérieur de la ville. En 647, à la mort de saint Jean l'Agneau, il devint l'évêque de Tongres, dont le siège se trouvait à Maastricht, et le resta pendant trois ans avant d'être remplacé par Remacle. Écœuré par la corruption de son entourage et les difficultés énormes de sa tâche, il abandonna son siège épiscopal à son disciple Remacle et se retira à Elnone où il mourut assez âgé, un 6 février vers 676, (la date est imprécise). Sources bibliographiques : Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, 2004-2006, tome 1, pages 2-3, 142, 145, 172-174, 179, 191, 204, 210, 216-217, 219-222, 300, édition Guéniot, Langres, en vente auprès de notre association, page Publications. Voir E. de Moro, Saint Amand, principal évangélisateur de la Belgique, Bruxelles 1942. Association Les Amis de Saint Colomban de Luxeuil


AMAND DE MAASTRICHT

Évêque, Saint

† 675
Ce Saint naquit aux environs de Nantes, de parents recommandables par leur piété, et qui étaient Seigneurs du pays. Il quitta le monde à l'âge de vingt ans, et choisit pour sa demeure un monastère de la petite île d’Oye, voisine de celle de Rhé. Il y avait à peine un an qu'il y goûtait les douceurs de la retraite, lorsqu'il se vit exposé à une tentation fort délicate. Son père l'ayant découvert, l'alla voir, et employa les raisons les plus pressantes pour le porter à sortir du monastère il le menaça même de le déshériter, s'il ne reprenait l'habit séculier : mais le Saint lui répondit respectueusement qu'il n'avait d'autre prétention que celle de vivre pour Jésus-Christ, qu'il avait choisi pour son unique partage. Il alla quelque temps après visiter le tombeau de saint Martin à Tours. L'année suivante, il se retira à Bourges, où il vécut près de quinze ans dans une petite cellule voisine de la cathédrale, sous la direction du saint évêque Austrégisile. Il y pratiqua tout ce que la pénitence a de plus austère, portant continuellement le cilice, et ne prenant pour toute nourriture que du pain d'orge et de l'eau. Il fit ensuite un pèlerinage à Rome, puis revint en France, où il fut sacré évêque en 628. On ne l'attacha à aucun siège particulier, et sa fonction devait être de prêcher la foi aux infidèles.
Le nouvel évêque ne s'occupa plus que des moyens de correspondre à la grâce de sa vocation. Il alla porter la lumière de l'évangile dans la Flandre, et chez les Slaves dans la Carinthie et dans les provinces voisines du Danube. Ayant été ensuite banni par le Roi Dagobert, qu'il avait généreusement averti de ses désordres, il employa le temps de son exil à instruire les Gascons et les Navarrais des mystères de notre sainte Religion. Sa disgrâce ne fut pas de longue durée ; Dagobert le rappela peu de temps après. Ce prince se jeta même aux pieds du Saint pour lui demander pardon, et le pria de baptiser le fils que Dieu venait de lui donner. Ce fils était saint Sigebert, qui mourut Roi d'Austrasie. Amand, toujours dévoré de zèle pour le salut des âmes, se chargea d'une mission dans le territoire de Gand. Les peuples qui l'habitaient étaient si barbares, qu'on ne trouvait point d'ouvriers évangéliques qui osassent aller chez eux : ce fut un motif de plus pour engager notre Saint à travailler à leur instruction. Il ne rencontra d'abord que des cœurs endurcis, et des esprits livrés à la plus grossière superstition ; on en vint même jusqu'à le battre et à le jeter dans l'eau : mais rien ne fut capable de déconcerter son zèle ; il continua ses prédications, quoiqu'elles ne produisissent aucun fruit, espérant toujours que le moment des miséricordes arriverait. Il ne se trompa point ; et Dieu, pour accélérer ce moment si attendu par le Saint, le favorisa du don des miracles. Le bruit s'étant répandu qu'il avait ressuscité un mort, les barbares renoncèrent à leurs superstitions, abattirent les temples de leurs idoles, et accoururent en foule pour recevoir le baptême. Notre Saint bâtit plusieurs églises en 633, et fonda deux grands monastères à Gand, l'un et l'autre sous l'invocation de saint Pierre[1]. Quelques années après, il en bâtit encore un autre à trois lieues de Tournai, sur la petite rivière d'Elnon, dont il prit le nom, et que l'on appelle aujourd'hui Saint-Amand, avec la ville qui s'y est formée.
Notre Saint fut élu évêque de Maastricht en 649 ; mais il ne resta pas longtemps sur un siège où il avait été élevé malgré lui. La vue de sa première vocation, jointe à l'espérance de faire plus de fruit hors de son diocèse, le détermina à donner sa démission de l'évêché de Maastricht, après l'avoir gouverné trois ans. Il désigna lui- même son successeur, qui fut saint Remacle, abbé de Cougnon. Libre désormais, il reprit ses travaux apostoliques, et consacra le reste de ses jours à la conversion des païens. Enfin, cassé de vieillesse et de fatigues, il se retira à l'abbaye d'Elnon, qu'il gouverna en qualité d'abbé, un peu plus de quatre ans, et mourut en 675, âge de quatre-vingt-dix ans. Il fut enterré dans l'abbaye de saint Pierre d'Elnon. Son culte était autrefois fort célèbre en Angleterre, puisqu'il a un office à neuf leçons dans le bréviaire de Sarum. Ses reliques étaient dans J'église de l'abbaye de son nom. Il est nommé en ce jour dans le martyrologe romain.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.
[1] L'un fut appelé Blandinberg, du mont Blandin sur lequel il était situé (ce fut depuis l'abbaye de saint Pierre) ; l'autre prit le nom de S. Bavon, de celui qui avait donné des fonds pour le bâtir. La ville <le Gand ayant été érigée en évêché, l'église de ce dernier monastère en devint la cathédrale en 1558.

SAINT AMAND *


Saint Amand est appelé ainsi, parce qu'il fut aimable. Il posséda en effet les trois qualités qui rendent l’homme aimable: 1° Sa société fut agréable (Proverbes, c. XVIII). « L'homme dont la société est agréable sera plus aimé que le frère. » 2° Sa manière de vivre le rendait honorable : c'est ainsi qu'il est dit d'Esther (c. II) qu'elle était agréable à tous ceux qui la voyaient. 3° Il était plein de coeur (II, Rois, c. I). : « Paul et Jonathan étaient aimables et beaux. »

Amand, qui avait de nobles parents, entra dans un monastère. Un jour qu'il s'y promenait, il trouva un énorme serpent ; par la vertu du signe de la croix et par sa prière il le força à rentrer dans son antre avec ordre de n'en plus sortir jamais **. Il vint au tombeau de saint Martin où il resta quinze ans couvert d’un cilice et ne se soutenant qu'avec de l’eau et du pain d'orge ***. Ensuite, il alla à Rome où il voulut passer la nuit en prières dans l’église de saint Pierre, mais le gardien de l’église le mit à la porte avec irrévérence.

Par l’ordre de saint Pierre qui lui apparut devant la porte de l’église où il dormait, il alla dans les Gaules pour réprimander Dagobert de ses crimes. Mais le roi irrité le chassa de son royaume. Enfin, comme le prince n'avait point de fils, et qu'après s'être adressé à Dieu, il en eut obtenu un, il se demanda par qui il ferait baptiser son enfant et il lui vint à l’esprit de lui faire donner le baptême par Amand. On chercha donc le saint et on l’amena au roi qui se jeta à ses pieds, le pria de lui pardonner et de baptiser le fils que le Seigneur lui avait accordé. D'abord Amand consentit une première fois, mais redoutant les embarras des affaires du siècle, il refusa après une seconde demande et partit. Vaincu enfin par les sollicitations, il céda au voeu du roi. Pendant le baptême, comme personne ne répondait, l’enfant, dit : Amen ****. Après quoi, le roi fit élever Amand sur le siège de Maestricht. Quand il vit que la plupart des habitants méprisaient ses prédications, il alla en Gascogne, où un bouffon, qui se moquait de ses paroles, fut saisi par le démon : il se déchirait lui-même avec ses dents. Après avoir confessé qu'il avait fait injure à l’homme de Dieu, il mourut de suite misérablement *****.

Un jour que saint Amand se lavait les mains, un évêque fit conserver l’eau dont il s'était servi, et elle procura la guérison d'un aveugle, quelque temps après ******. Comme il voulait, avec l’agrément du roi, bâtir un monastère, l’évêque de la ville voisine, qui voyait cela de mauvais oeil, envoya ses gens pour le tuer ou pour le chasser. Arrivés auprès du saint, ils employèrent la ruse en lui disant de venir avec eux et qu'ils lui montreraient un endroit convenable pour bâtir un monastère. Amand, qui connaissait d'avance leur malice, alla avec eux jusqu'au sommet de la montagne ait ils voulaient le tuer, tant il aspirait au martyre ! Mais voici qu'une pluie tellement abondante et une si grande tempête enveloppèrent la montagne, qu'ils ne pouvaient se voir les uns les autres. Comme ils se croyaient près de mourir, ils se prosternèrent en demandant pardon au saint, en le priant de les laisser aller en vie. Alors il adressa une prière fervente et obtint une très grande sérénité. Ils revinrent donc chez eux, et saint Amand échappa ainsi à la mort*. Il opéra encore beaucoup d'autres miracles et mourut en paix, Il vécut vers l’an du Seigneur 653, au temps d'Héraclius.

* Philippe de Harvenq, au XIIe siècle, écrivit la vie de saint Amand sur une autre écrite par Baudemond, disciple du saint. La légende en reproduit exactement les principaux faits. — Hélinand, en sa Chronique; raconte, comme la légende, la vie de saint Amand.

** Philippe de Harvenq, c. III.

*** Idem., c. V.

**** Philippe de Harvenq., ch. XXVI-XXVIII ; — Hélinand, Chron., an 660.

***** Idem, c. XXIX, XXXVIII.

****** Idem, c. XXXIX.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci


Saint Amandus

Amandus (ca. 584–675) bishop of Maastricht. Amandus was a monk in Flanders and in Northern France who preached throughout the region and founded several monasteries and nunneries, including ones in Ghent and Elnon. He served as abbot of Elnon for four years and was made a bishop in 628. The cult of Amandus was celebrated in Flanders, Picardy, and England.

Excerpt from The Golden Legend


It happed that ... by the will of the king, [St. Amandus] would edify a monastery of monks; then a bishop that was of the next city took it grievously and was much angry therewith, and commanded his servants to cast him out or else they [w]ould slay him. And anon they came to him and said to him, in guile and treason, that he should go with them and they would show to him a place apt and good, and water enough, for to edify upon a monastery for monks.

And he that knew their malice and their evil purpose went with them unto the top of an high mountain whereas they would have slain him, and he desired much the martyrdom for the love of our Lord, and for to come in his company; but anon suddenly descended from heaven such a tempest of rain and of orage, that it covered all the mountain so much that that one could not see that other, and supposed to have died suddenly. And they fell down to the earth upon their knees, praying him to pardon them, and that they might depart thence alive. For whom he put himself to prayer, and anon the storm was appeased and the weather fair. They went to their place, and [St. Amandus] thus escaped from this peril.



St. Amandus, Bishop and Confessor

HE was born near Nantes, of pious parents, lords of that territory. At twenty years of age, he retired into a small monastery in the little isle of Oye, near that of Rhé. He had not been there above a year, when his father found him out, and made use of every persuasive argument in his power to prevail with him to quit that state of life. To his threats of disinheriting him, the saint cheerfully answered: “Christ is my only inheritance.” The saint went to Tours, and a year after to Bourges, where he lived near fifteen years under the direction of St. Austregisilus, the bishop, in a cell near the cathedral. His clothing was a single sack-cloth, and his sustenance barley-bread and water. After a pilgrimage to Rome, he was ordained in France a missionary bishop, without any fixed see, in 628, and commissioned to preach the faith to infidels. He preached the gospel in Flanders, and among the Sclavi in Carinthia and other provinces near the Danube: 1 but being banished by King Dagobert, whom he had boldly reproved for his scandalous crimes, he preached to the pagans of Gascony and Navarre. Dagobert soon recalled him, threw himself at his feet to beg his pardon, and caused him to baptize his new-born son, Saint Sigebert, afterwards king. The idolatrous people about Ghent were so savage, that no preacher durst venture himself amongst them. This moved the saint to choose that mission; during the course of which he was often beaten, and sometimes thrown into the river: he continued preaching, though for a long time he saw no fruit, and supported himself by his labour. The miracle of his raising a dead man to life, at last opened the eyes of the barbarians, and the country came in crowds to receive baptism, destroying the temples of their idols with their own hands. In 633, the saint having built them several churches, founded two great monasteries in Ghent, both under the patronage St. Peter; one was named Blandinberg, from the hill of Blandin on which it stands, now the rich abbey of St. Peter’s; the other took the name of St. Bavo, from him who gave his estate for its foundation; this became the cathedral in 1559, when the city was created a bishop’s see. Besides many pious foundations, both in France and Flanders, in 639, he built the great abbey three leagues from Tournay, called Elnon, from the river on which it stands; but it has long since taken the name of St. Amand, with its town and warm mineral baths. In 649 he was chosen bishop of Maestricht; but three years after he resigned that see to St. Remaclus, and returned to his missions, to which his compassion for the blindness of infidels always inclined his heart. He continued his labours amongst them till the age of eighty-six, when, broken with infirmities, he retired to Elnon, which house he governed as abbot four years more, spending that time in preparing his soul for his passage to eternity, which happened in 675. His body is honourably kept in that abbey. The Sarum Breviary honoured St. Amandus and St. Vedast with an office of nine lessons. See Buzelin, Gallo-Flandria, and Henschenius, 6 Feb. p. 815, who has published five different lives of this saint.

Note 1. See Henschenius, p. 828. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume II: February. The Lives of the Saints.  1866.

St. Amandus

One of the great apostles of Flanders; born near Nantes, in France, about the end of the sixth century. He was, apparently, of noble extraction. When a youth of twenty, he fled from his home and became a monk near Tours, resisting all the efforts of his family to withdraw him from his mode of life. Following what he regarded as divineinspiration, he betook himself to Bourges, where under the direction of St. Austregisile, the bishop of the city, he remained in solitude for fifteen years, living in a cell and subsisting on bread and water. After a pilgrimage toRome, he was consecrated in France as a missionary bishop at the age of thirty-three. At the request of Clotaire II, he began first to evangelize the inhabitants of Ghent, who were then degraded idolaters, and afterwards extended his work throughout all Flanders, suffering persecution, and undergoing great hardship but achieving nothing, until the miracle of restoring the life of a criminal who had been hanged, changed the feelings of the people to reverence and affection and brought many converts to the faith. Monasteries at Ghent and Mt. Blandinwere erected. They were the first monuments to the Faith in Belgium. Returning to France, in 630, he incurred the enmity of King Dagobert, who he had endeavoured to recall from a sinful life, and was expelled from thekingdom. Dagobert afterwards entreated him to return, asked pardon for the wrong done, and requested him to be tutor of the heir of the throne. The danger of living at court prompted the Saint to refuse the honour. His next apostolate was among of the Slavs of the Danube, but it met with no success, and we find him then in Rome, reporting to the pope what results had been achieved.

While returning to France he is said to have calmed a storm at sea. He was made Bishop of Maastricht about the year 649, but unable the repress the disorders of the place, he appealed to the Pope, Martin I, for instructions. The reply traced his plan of action with regard to fractious clerics, and also contained information about theMonothelite heresy, which was then desolating the East. Amandus was also commissioned to convoke councils in Neustria and Austrasia in order to have the decrees which had been passed at Rome read to the bishops of Gaul, who in turn commissioned him to bear the acts of their councils to the Sovereign Pontiff. He availed himself of this occasion to obtain his release from the bishopric of Maastricht, and to resume his work as a missionary. It was at this time that he entered into relations with the family of Pepin of Landen, and helped St. Gertrude and St. Itta to establish their famous monastery of Nivelles. Thirty years before he had gone into the Basque country to preach, but had met with little success. He was now requested by the inhabitants to return, and although seventy years old, he undertook the work of evangelizing them and appears to have banished idolatry from the land. Returning again to his country, he founded several monasteries, on one occasion at the risk of his life. Belgiumespecially boasts many of his foundations. Dagobert made great concessions to him for his various establishments. He died in his monastery of Elnon, at the age of ninety. His feast is kept 6 February.

Campbell, Thomas. "St. Amandus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 6 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/01380b.htm>.

Saint Amand of Maastrich


Also known as
  • Apostle of Belgium
  • Apostle of Flanders
  • Amand of Belgium
  • Amand of Elnone
  • Amand of France
  • Amandus of….
  • Amantius of….
  • Amatius of….
Profile

Lived some time as a hermit, then became a monk at age 20 at the Abbey of Saint Martin at Tours, France. When he took the cowl, his family tried to kidnap him to bring him home for “deprogramming”, but failed. Given a commission to wander and preach, he evangelized in France, Flanders, Carinthia, Gascony, and Germany, sometimes getting beaten by the locals for his trouble. Bishop of Maastricht, Netherlands in 649. Founded several monasteries and convents. Abbot of the monastery at Elnone-en-Pevele, France. Friend and spiritual director of Saint Humbert of Pelagius, and was assisted in his work by Saint Acharius. In his declining years he retired to Elnon Abbey and ended his days as a prayerful monk. His association withbrewers and vintners and related fields comes from spending so much time preaching and teaching in beer-making and wine-making regions.

Born

Amand of Maastricht, OSB Abbot B (RM)

(also known as Amandus)

Born at Nantes, Lower Poitou, France, c. 584; died at Elnon in Belgium, c. 679; feast day formerly February 1.


Amand's pious parents are said to have been lords of the region where he was born. By vocation, Amand became a monk about 604 at a monastery on the island of Yeu (Oye). He had been there less than one year, when his father found him out, and desperately tried to persuade him to quit that state of life. To his threats of disinheritance, the saint cheerfully answered: "Christ is my only inheritance." Amand moved to Tours where he was ordained, and then was a hermit near the cathedral at Bourges, France, for 15 years under the direction of Bishop Saint Austregisilius before setting out to convert unbelievers. At Bourges he lived an austere life. His clothing was a single sackcloth, and his sustenance barley-bread and water.

On his return from a pilgrimage to Rome at about age 45, he was consecrated a missionary bishop in 629, with no see. Amand was a tireless preacher, a wandering saint who worked as far afield as Flanders, among the Slavs of Carinthia along the River Danube, among the Basques in Navarre, and possibly in Gascony. Although the saint was exiled for censuring King Dagobert I, Amand continued his work elsewhere. He was soon recalled by Dagobert, who threw himself at Amand's feet to beg his pardon and had him baptize his new-born son, Saint Sigebert III, afterwards king.

Despite initial difficulties, Amand was highly successful in evangelizing the area around Ghent. The idolatrous people about Ghent were so savage, that no preacher wanted to venture among them. This moved the saint to choose that mission. While he had the support of the Frankish kings, he often met with so much opposition from the peoples he tried to convert that Dagobert strongly suggested that Amand use force. During the course of his evangelizing Amand was often beaten, and sometimes thrown into the river. Undaunted, he continued preaching, though for a long time he saw no fruit, and supported himself by his labor. The miracle of his raising a dead man to life, at last opened the eyes of the barbarians, and the country came in crowds to receive baptism, destroying the temples of their idols with their own hands.

He founded numerous monasteries in Belgium, including Mont-Blandin (and perhaps Mount Bavon) at Ghent and the Abbey of Elnon (later called Saint-Amand), as well as a convent at Nivelles. Some incorrectly say that he was chosen bishop of Maastricht, and that after three years he resigned to return to missionary work, although Pope Saint Martin had encouraged him to persevere. He spent the last four years of his life as abbot of Elnon Monastery near Tournai and died there, aged almost 90, after dictating his testament which has survived. His relics are kept at the monastery where he died.

Amand's cultus was widespread in Flanders and Picardy, and reached England through visits of churchmen such as Saint Dunstan to his monasteries in Ghent or Elnon. His name occurs in several medieval English calendars, and a chapel is dedicated to him at East Hendred. The Sarum Breviary honored Saint Amandus and Saint Vedast with an office of nine lessons (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Duckett, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth). In art he is represented as carrying a church in his hand (Benedictines).