samedi 30 décembre 2017

Bienheureux GIOVANNI MARIA BOCCARDO, prêtre et fondateur

Bienheureux Jean-Marie Boccardo

Fondateur des Sœurs de Saint-Gaétan ( 1913)

Jean-Paul II nous dépeint sa vie en ces termes.: «Ce fut un homme de profonde spiritualité et, dans le même temps, un apôtre dynamique, promoteur de la vie religieuse et du laïcat, toujours attentif à discerner les signes des temps. Dans l'écoute priante de la Parole de Dieu, il développa une foi très vive et très profonde. Il écrivait: "Oui, mon Dieu, ce que toi tu veux, je le veux moi aussi". Et que dire de son infatigable zèle pour les plus pauvres? Il sut se pencher sur chaque forme de pauvreté humaine avec l'esprit de Saint Gaétan de Thienne(1480-1547), lequel avait renoncé aux honneurs et aux richesses pour se consacrer aux malades et aux pauvres. Don Giovanni communiqua cet esprit à la Congrégation féminine - les Sœurs de Saint-Gaétan - qu'il fonda pour soigner les personnes âgées, les malades et pour l'éducation de la jeunesse. Il fit sienne la devise évangélique: "cherchez d'abord son Royaume et sa justice" (Mt 6,33). Fidèle dévot du Curé d'Ars et à son exemple, il indique à ses paroissiens, à travers la parole et surtout l'exemple, la voie du Ciel. Le jour de son arrivée comme curé à Pancalieri, il s'adressa ainsi aux fidèles: "Je viens à vous, chers amis, pour vivre comme l'un de vous, votre père, frère et ami, et partager avec vous les joies et les peines de la vie. Je viens à vous comme serviteur de tous, chacun pourra disposer de ma personne, et je m'estimerai toujours chanceux et heureux de pouvoir servir, en ne cherchant rien d'autre que le bien de tous." Il se proclamait toujours fils de la Madone et il se tournait vers elle avec une confiance constante. A ceux qui lui demandaient: "Est-il difficile de gagner le paradis?", il répondait: "Fais preuve de dévotion à l'égard de Marie, qui est la 'Porte', et tu y entreras". Il meurt en 1913. Son exemple est encore vivant dans la mémoire des gens.» (source: abbaye Saint Benoît)

Béatifié le 24 mai 1998 à Turin par Jean-Paul II.

À Pancalieri près de Turin dans le Piémont, en 1913, le bienheureux Jean-Marie Boccardo, prêtre. Parmi ses œuvres multiples et considérables, il fonda la Congrégation des Pauvres sœurs, filles de saint Gaétan, pour le soin des vieillards et des malades et pour l’éducation chrétienne des enfants.
Martyrologe romain



JEAN-MARIE BOCCARDO

Prêtre, Fondateur, Bienheureux
1848-1913
Aîné de dix enfants, Giovanni Maria Boccardo naquit le 20 novembre 1848, à Moncalieri, dans le nord de l'Italie, dans la province de Turin. Trois des dix enfants moururent en bas âge, et trois autres, dont Giovanni Maria, devinrent prêtres. Giovanni-Maria commença sa formation scolaire à la maison, puis, quand l'unité de l'Italie fut presque réalisée, en 1861, il entra au gymnasium des Frères Barnabites. Déjà il s'occupait des pauvres. Désirant devenir prêtre, il en parla à son père qui lui répondit: "Oui, à condition que tu sois un vrai prêtre, pas seulement en habit, mais en actes." Étant d'accord avec son père, il entra au séminaire à l'âge de 18 ans le 8 septembre 1864.  Il fut ordonné prêtre cinq ans plus tard, le 3 juin 1871.
En 1873, Giovanni-Maria fut nommé directeur spirituel du séminaire de Chieri puis de celui de Turinen 1881, tout en poursuivant ses études de théologie; il devint docteur en théologie en 1877. En 1882 il était nommé curé de Pancalieri où il resta jusqu'à sa mort. Le jour de son arrivée à Pancalieri, il déclara à ses paroissiens: "Je viens à vous, chers amis, pour vivre comme l'un de vous, votre père, frère et ami, et partager avec vous les joies et les peines de la vie. Je viens à vous comme serviteur de tous, chacun pourra disposer de ma personne, et je m'estimerai toujours chanceux et heureux de pouvoir servir, en ne cherchant rien d'autre que le bien de tous." Rapidement sa paroisse devint une terre de mission: il estimait que son premier devoir de curé était l'évangélisation, et il s'offrit à Dieu pour le bien de ses paroissiens. Nous devons ajouter que Giovanni-Maria Boccardo avait une grande dévotion pour le saint Curé d'Ars, et, à l'exemple de ce saint, il indiquait à ses paroissiens, à travers la parole et surtout l'exemple, la voie du Ciel.
Outre son souci d'évangéliser les chrétiens qui lui étaient confiés, Giovanni-Maria avait un infatigable zèle pour les plus pauvres. Il savait se pencher sur toutes les formes de pauvreté humaine avec l'esprit de son grand inspirateur après le curé d'Ars, saint Gaétan de Thienne qui vécut de 1480 à 1547, et qui avait renoncé à tous les honneurs et aux richesses pour se consacrer entièrement aux malades et aux pauvres. Le père Giovanni-Maria Boccardo communiqua cet esprit à la Congrégation féminine "Les Sœurs de Saint-Gaétan" congrégation qu'il fonda en 1886, pour soigner les personnes âgées, les malades et pour l'éducation de la jeunesse.
Sur le plan strictement spirituel, Giovanni Boccardo se proclamait toujours fils de la Madone et il se tournait vers elle avec une confiance totale. À ceux qui lui demandaient s’il était difficile de gagner le paradis, il répondait: "Fais preuve de dévotion à l'égard de Marie, qui est la 'Porte', et tu y entreras.
Touché en mai 1911 par une hémiparésie, déficit partiel de la force musculaire pouvant entraîner une certaine paralysie, progressivement il sera paralysé. Cela dura une année et demie, et, durant  ce temps il subira de grandes souffrances, jusqu'à sa mort le 30 décembre 1913. Il avait 65 ans. Giovanni Boccardo fut béatifié à Turin, par le pape Jean-Paul II, le 24 mai 1998.
Le jour de la béatification de Jean-Marie Boccardo, Jean-Paul II déclara: "Jean-Marie Boccardo fut un homme de profonde spiritualité et, en même temps, un apôtre dynamique, promoteur de la vie religieuse et du laïcat, toujours attentif à discerner les signes des temps. Dans l'écoute priante de la Parole de Dieu, il développa une foi très vive et très profonde. Il écrivait: 'Oui, mon Dieu, ce que toi tu veux, je le veux moi aussi'... Don Giovanni communiqua cet esprit à la Congrégation féminine "Les Sœurs de Saint-Gaétan" qu'il fonda pour soigner les personnes âgées, les malades et pour l'éducation de la jeunesse. Il fit sienne la devise évangélique: 'cherchez d'abord son Royaume et sa justice'."
Paulette Leblanc


Blessed Giovanni Maria Boccardo


Also known as
  • Father of the Poor
Profile

Eldest of ten children born to Gasparo Boccardo and Giuseppina Malerba; his was a pious family – he was baptized at one day of age, three of his brothers becamepriests, one of them Blessed Luigi Boccardo. He studied with the Barnabites, graduating from their high school in 1864, and then the diocesan seminary.Ordained on 3 June 1871 in the archdiocese of Turin, Italy. Giovanni was drawn to religious life, but was assigned to work in seminary, first teaching and then becoming the spiritual director of young seminarians in Chieri, Italy in 1873 and then in Turin. Received a doctorate in theology on 1 February 1877. Honorarycanon of the church of Santa Maria della Scala in Chieri. Friend of Saint John Bosco, Saint Leonard Murialdo, and Blessed Joseph Allamano. Parish priest in Pancalieri, Italy in 1882 where he spent the rest of his life as a beloved pastor, caring especially for the sick and the poor, filling in at otherparishes, ensuring religious education of children, and maintaining a prison ministry. Working with the sickduring a cholera epidemic in 1884 impressed on Giovanni the need for better medical care for the poor; he founded a hospice for the impoverished sick on 6 November 1884. Founded the Poor Daughters of Saint Cajetan with a mission to care for the poor sick, the long term sick, sick priests, the elderly and theneglected; their work continues today in Italy, Brazil, Benin and Argentina. In 1911 Father Giovanni was stricken with a form of paralysis that eventually led to his reluctantly giving up all areas of ministry his final two years. His private writings on matters spiritual runs to 44 volumes.

Born

Bl. Giovanni Maria Boccardo was born in Testona di Moncalieri (Turin), Italy, in 1848 and was ordained a priest in Turin in 1871. After his ordination, he was appointed assistant and then spiritual director of the seminaries in Chieri and Turin. In this office he was a guide and father to his seminarians and gave them the best of his heart and his priestly knowledge.

In 1882 Fr Giovanni M. Boccardo was appointed parish priest of Pancalieri. He obediently accepted this post, which was to be his last on earth. The separation from his seminarians must have deeply pained his sensitive heart. For Fr Boccardo, who maintained and increased his early apostolic enthusiasm despite the stress of daily life, his parish was a true "mission land". On the day set for his solemn entry into the parish, at the sight of the church's bell tower in the distance, Fr Boccardo offered himself as a victim for the good of his parishioners, so that the Lord would not allow a single one of the souls entrusted to his pastoral care to stray.

After serving as parish priest in Pancalieri for two years, the village was stricken with cholera. Bl. Boccardo threw himself into caring for the sick, even at the risk of his own life, spending on them all his physical and moral energies and means. When the epidemic was over, the village was left with abandoned elderly, orphaned children and poor people who no longer had a roof over their heads or any resources. This situation made a deep impression on his fatherly heart. He prayed, sought advice and, when he was certain of God's will, he laid the foundations of the Hospice of Charity and later, of a congregation of sisters called the Poor Daughters of St Cajetan, who in a few years spread throughout Piedmont and Italy.

He knew that a parish priest's first duty was evangelization: he preached Jesus Christ and his Gospel in its entirety. Other important tasks were the celebration of the Eucharist, the administration of the sacraments, catechesis and diligence in the ministry of confession. He was the "good father", the father of all, especially of the sick and the poor. His life was filled with arduous penances hidden beneath a constant smile. When it was a question of doing good, he never refused. As a faithful pastor, he served his parish with paternal affection until his death on 30 December 1913. His secret? He did not seek himself, but sacrificed himself to strengthen in his faithful the life of the spirit as well as the body.

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Beato Giovanni Maria Boccardo Sacerdote e fondatore


Moncalieri, Torino, 20 novembre 1848 – Pancalieri, Torino, 30 dicembre 1913

Nasce a Moncalieri (Torino) il 20 novembre 1848; primogenito di dieci figli. Giovanni Maria Boccardo frequenta il ginnasio dei padri Barnabiti della città e poi entra in Seminario. Ordinato sacerdote nel 1871, dopo diversi incarichi nei Seminari di Moncalieri e di Torino, nel 1882 è nominato parroco di Pancalieri. Di dedica alla predicazione e nell'insegnamento del catechismo; favorisce la buona stampa; predica in altre parrocchie, visitava le carceri di Saluzzo. Nel 1884 è tra i primi a portare aiuto ai malati di colera: cessata l'epidemia, si consulta con don Bosco e apre un ospizio a Pancalieri. Accoglie la prima giovane, proveniente dalla Pia Unione della parrocchia, per gettare le basi di una nuova istituzione religiosa femminile - in cui porta lo spirito di carità di san Gaetano da Thiene - che nel maggio 1886 prende il nome di «Povere Figlie di san Gaetano». Aprirà 32 case in Piemonte e Marche. Muore il 30 dicembre 1913 a Pancalieri; è stato beatificato da Giovanni Paolo II il 24 maggio 1998. L'Arcidiocesi di Torino celebra la sua memoria facoltativa il 20 novembre.

Martirologio Romano: Nel territorio di Pancalieri vicino a Torino, beato Giovanni Maria Boccardo, sacerdote, che tra le molte fatiche intraprese per l’assistenza agli anziani e ai malati e per l’educazione cristiana della gioventù fondò la Congregazione delle Suore Povere Figlie di San Gaetano. 

Giovanni Maria Boccardo nacque nella tenuta “Cà Bianca” in frazione Testona del Comune di Moncalieri (Torino) il 20 novembre 1848; primogenito di dieci figli, dei quali tre morti in tenera età e tre consacrati al Signore; la famiglia fu la prima e più autentica scuola per la sua formazione cristiana e di cui serberà il più riconoscente ricordo. 

Nel 1861 frequentò a Moncalieri il ginnasio dei padri Barnabiti, già da ragazzo prese ad interessarsi dei poveri, aiutando un cieco solo e bisognoso, a cui tutti i giorni prestava aiuto nel suo passare per andare a scuola. Al termine del ginnasio, rispondendo alla vocazione che sentiva in sé, entrò in seminario l’8 settembre 1864, con il progredire degli studi aumentò di pari passo in lui la ricerca della santità, il cui pensiero è frequente nei suoi scritti. 

Venne ordinato sacerdote il 3 giugno 1871 e dopo qualche mese entrava come assistente nel seminario di Chieri; nel 1873 ne divenne direttore spirituale e nel 1881 con lo stesso incarico fu trasferito nel seminario diocesano di Torino; intanto il 1° febbraio 1877 era divenuto Dottore in teologia. 

E finalmente nel 1882, venne nominato parroco di Pancalieri, dove fino alla morte fu veramente pastore buono, padre dei poveri. Come detto all’inizio la sua pastorale si esplicò soprattutto nella predicazione e nell’insegnamento del catechismo; istituì la Corte di Maria, favorì la buona stampa; fu chiamato spesso a predicare in altre parrocchie, visitava le carceri di Saluzzo, suscitando pentimento, penitenza e devozione nei detenuti. 

Nel 1884 vi fu una tremenda epidemia di colera e il parroco Giovanni Maria Boccardo con alcune giovani della parrocchia, fu tra i primi a portare aiuto ai colpiti dal morbo e quando cessata l’epidemia, si contavano orfani e vedove senza aiuto, anziani soli ed abbandonati, il pievano consultatosi con don Bosco e con il Cottolengo e con l’approvazione dell’arcivescovo torinese, aprì un ospizio a Pancalieri e il 6 novembre 1884 entrarono i primi ricoverati. 

Dopo qualche giorno accolse la prima giovane, proveniente dalla Pia Unione della parrocchia, per gettare le basi di una nuova istituzione religiosa femminile, in cui trasfuse lo spirito di carità di s. Gaetano da Thiene, che nel maggio 1886 prese il nome di “Povere Figlie di S. Gaetano”; il 7 dicembre 1886, una delle migliori fedeli della parrocchia Carlotta Fontana, si consacrava al Signore prendendo il nome di Gaetana del SS. Sacramento, divenendo poi la prima superiora generale della nuova Congregazione. 

L’approvazione definitiva, quella pontificia, arrivò nel 1958; le religiose servirono e servono infermi cronici ed abbandonati, orfani ed anziani, bambini, sacerdoti malati, collaborando pure nelle parrocchie; durante la sua vita il parroco Boccardo aprì 32 case in Piemonte e Marche. 

Per il fondatore si apprestava il concludersi della fulgida parabola della sua vita, nel 1911 fu colpito da paralisi, costretto all’immobilità e alla dolorosa rinuncia al ministero; gli era di conforto il farsi portare all’ospizio fra i ricoverati e le suore. 

Morì il 30 dicembre 1913 a Pancalieri; il 1° gennaio 1914 si tennero i solenni funerali con grande partecipazione di popolo, autorità, sacerdoti e suore. Dopo dieci anni, la salma venne traslata all’Ospizio dove riposa in un sarcofago adiacente la cappella. 

Nel 1960 si iniziarono i procedimenti per la sua beatificazione, conclusasi con la solenne proclamazione a Beato da parte di papa Giovanni Paolo II il 24 maggio 1998 a Torino. Tale Arcidiocesi celebra la sua memoria facoltativa il 20 novembre.

La sua bibliografia, cioè la raccolta dei suoi scritti, si estende in ben 44 volumi; questa poderosa produzione scritta, perlopiù inedita, abbraccia tutti i campi della pastorale, spiritualità, epistolario. Si tratta di propositi di vita spirituale, lettere a vescovi, sacerdoti, suore e laici (quasi 600 in 5 voll.); prediche e conferenze a sacerdoti, seminaristi e suore, in 12 voll.; prediche sulla Madonna, istruzioni al popolo, esercizi spirituali per i fedeli, panegirici, omelie, predicazioni specifiche per le Sacre Quarantore e altre devozioni. 

A 100 anni dalla fondazione nel 1984, le “Povere Figlie di s. Gaetano” sono presenti oltre che in Italia anche in Brasile, Benin in Africa e Argentina.


Autore: Antonio Borrelli