samedi 30 décembre 2017

Bienheureuse MARGHERITA (MARGUERITE) COLONNA, vierge clarisse

Bienheureuse Marguerite Colonna

Ermite clarisse ( 1284)

Elle fut très tôt orpheline et son éducation fut confiée à ses frères qui acceptèrent qu'elle ne se marie pas et se consacre à Dieu. Elle resta ainsi quelque temps dans la maison familiale, mais elle supportait mal les fastueuses réceptions et les fêtes brillantes. Lorsqu'elle eut atteint sa majorité, elle entra en possession de sa fortune, la distribua aux pauvres et s'en alla frapper au monastère des clarisses d'Assise. Sa santé ne lui permit pas d'y rester. Elle retourna dans une solitude(*)qu'elle avait acquise près de Rome et la fille de la riche famille des Colonna devint mendiante pour les pauvres. Soutenue, par la suite, grâce à l'un de ses frères devenu prêtre et cardinal, elle supporta avec grande patience sept années de grandes souffrances causées par un terrible ulcère, marquée ainsi en sa chair par la passion du Christ.

(*) solitude=ermitage

À Castel San Pietro près de Palestrina dans le Latium, en 1282, la bienheureuse Marguerite Colonna, vierge, qui préféra aux richesses et aux plaisirs du siècle la pauvreté pour le Christ et le servit en faisant profession de la Règle de sainte Claire.
Martyrologe romain



MARGHERITA COLONNA

RELIGIEUSE, BIENHEUREUSE

1255-1284
La bienheureuse Margherita (Marguerite) naquit à Palestrina en 1255, fille de Oddone (Odon) Colonna et de Mabilia Orsini, qui eurent deux autresenfants : Giovanni e Giacomo (Jean et Jacques). Elle appartenait donc à deux familles romaines puissantes qui, pendant plusieurs siècles, marquèrent l’histoire de la Ville Eternelle par des phases successives de paix et de haine réciproque. Palestrina était la place-forte de la famille. La richesse des nobles romains était liée aux pontifes et aux charges ecclésiastiques : en ce qui concerne les Colonna au temps de la Bienheureuse, il suffit de citer Giovanni (Jean), cardinal de Sainte-Praxède en 1212 et légat du pape pendant la cinquième Croisade. C’est ce dernier qui rapporta à Rome la colonne qui, selon la tradition, servit pour la flagellation du Christ et qui, encore aujourd’hui, est conservée dans la basilique romaine dont il était titulaire. Les années où vécut Margherita furent pour l’Eglise des années difficiles et agitées : de 1268 à 1271, le siège papal fut vacant, ce qui ne s’était jamais vu aussi longtemps dans l’histoire. Cela faisait vingt années que le pape n’habitait plus à Rome. Des conclaves interminables, des pontificats très brefs : le pouvoir du pontife, si fondamental pour l’équilibre du monde chrétien, subissait l’antagonisme entre la France (car Charles d’Anjou occupait beaucoup de régions d’Italie) et le Saint Empire Romain Germanique.
Très tôt, Margherita et ses deux frères furent orphelins. Tandis qu’on la destinait à un mariage prestigieux, important pour les alliances nobiliaires, elle n’avait au contraire qu’une préférence dans son cœur, demeurer l’épouse virginale de Jésus-Christ. Le 6 mars 1273, avec deux dames pieuses de sa maison, elle se retira à Castel San Pietro (Château-Saint-Pierre), une colline qui domine Palestrina, près de l’église de Santa Maria della Costa (Sainte-Marie-du-Littoral), pour suivre sa vocation sur la trace du mouvement franciscain. François d’Assise était mort depuis quarante-sept ans, Claire depuis seulement vingt ans : leur idéal de vie fascinait un grand nombre de personnes de tout rang social.
Margherita reçut la rude bure, sous laquelle elle mit un cilice. Elle commença des jeûnes et des pénitences, priant pour que se réalisât son désir : devenir clarisse. Elle vécut donc là, retirée, pendant quelques années. Pour la puissante famille Colonna, cette vie d’anachorète était un véritable scandale. Le réconfort arriva cependant grâce à son frère Giacomo, lequel, quoique très jeune, était déjà cardinal (depuis 1278) par volonté du pape Nicolas III (dans le monde Giovanni Gaetano Orsini - Jean Gaétan Orsini), tandis que Giovanni était sénateur à Rome. Bien qu’il fût revêtu de son titre uniquement en raison de son appartenance à une famille importante, comme cela était habituel en ces temps-là, Giacomo éprouvait un amour sincère pour le Christ. Il conduisit Margherita à Rome, et tous deux prièrent ensemble sur la tombe des Apôtres Pierre et Paul.
C’est ainsi que Margherita commença une nouvelle vie. Elle ne disposait plus de l’héritage familial si abondant : elle avait désormais la Pauvreté, qui ne manque jamais sur la route des Saints. Son exemple lumineux suscitait un grand intérêt, surtout parmi d’autres dames désireuses comme elle de mettre leur vie au service de Jésus-Christ. Elle demanda au Supérieur Général des Frères Mineurs, Girolamo (Jérôme) Masci, le futur pape Nicolas IV, qu’il lui permît d’entrer au Monastère d’Assise. Une maladie l’en empêcha : autres étaient les voies du Seigneur. Sa pensée alla ensuite vers le Couvent de la Mentola (qui se trouvait entre Palestrina et Tivoli, où l’on vénérait une image de la Très Sainte Vierge à laquelle elle était très dévote et où saint François aussi s’était rendu). Mais ce couvent dépendait du Comte de Poli, qui ne voyait pas d’un bon œil une fille Colonna arriver dans ses territoires.
Elle retourna donc à la maison et, avec l’aide de son frère cardinal, fonda un monastère sur la montagne voisine : là, pauvrement, de jour comme de nuit, on louait et l’on priait le Seigneur. Margherita s’occupa de la formation de ses compagnes, mais sa charité alla bien au-delà, touchant aussi les malades et les pauvres alentour. Chaque année, à la Saint-Jean-Baptiste - dont elle était très dévote - elle organisait un repas pour eux. La tradition rapporte qu’un jour Jésus et Jean-Baptiste se présentèrent à sa table, mais qu’ils disparurent quand Margherita les reconnut. Quand elle eut épuisé son important patrimoine personnel, elle qui était née dans l’opulence tendit la main pour demander l’aumône et pouvoir ainsi continuer ses œuvres. Entre autres, on se souvient de son assistance aux Frères Mineurs du couvent de Zagarolo, à un moment de grave nécessité.
Son union avec le Christ devint de plus en plus intense : elle reçut de façon visible le réconfort de Jésus, de Sa Mère et de saint François. Elle eut plusieurs extases et supporta patiemment pendant sept années une blessure ulcéreuse au côté, qu’elle considéra comme une marque de la Passion de Jésus. Elle n’avait pas trente ans à sa mort, une mort qui fut précieuse aux yeux du Seigneur. Elle rendit l’esprit, à la suite de son ulcère et de violents accès de fièvre, le 30 décembre 1284.
Immédiatement son tombeau devint un lieu de pèlerinages, et des grâces étaient obtenues par son intercession. En 1285 le pape Honorius IV donna l’autorisation à la communauté de Clarisses de se transférer à Rome, dans le monastère de Saint-Silvestre-in-Capite, où celles-ci transportèrent le corps vénéré de la Bienheureuse (il y restera jusqu’en 1871). Sa biographie fut écrite par son frère et la première abbesse de Saint-Silvestre.
Le 17 septembre 1847, le pape Pie IX confirma le culte “ab immemorabili” (de temps immémorial) ainsi que la mémoire liturgique le 17 décembre. Quelques années plus tôt, le pape Grégoire XVI avait établi que seules les familles Colonna et Orsini eussent le privilège exclusif de Princes assistants au trône pontifical.
Aujourd’hui, les reliques de la bienheureuse Margherita sont vénérées dans l’église de Castel San Pietro, proche de Palestrina. Là, la semence qu’elle jeta en terre il y a plus de sept siècles, continue de fleurir encore aujourd’hui, grâce aux Clarisses du monastère de Sainte-Marie-des-Anges.
Le Martyrologe Romain la mentionne le 30 décembre, son “dies natalis” (le jour de sa mort, qui est le jour de sa naissance au ciel).

Blessed Margaret Colonna, Poor Clare V (AC)

Died 1284; cultus confirmed in 1847. Margaret was the daughter of Prince Odo Colonna of Palestrina. Inspired, as was her brother James, by the Franciscans, she became a Poor Clare and he was a cardinal. Margaret turned her family castle on the mountainside above Palestrina into a convent, for which her cardinal brother adapted a mitigated Franciscan Rule (Benedictines, Encyclopedia). 



Beata Margherita Colonna Vergine


Palestrina, 1255 - 30 dicembre 1284

Martirologio Romano: Presso Palestrina nel Lazio, beata Margherita Colonna, vergine, che preferì alle ricchezze e ai piaceri del mondo la povertà per Cristo, che ella servì professando la regola di santa Chiara. 

La Beata Margherita nacque a Palestrina nel 1255, figlia di Oddone Colonna e Mabilia Orsini che ebbero altri due figli: Giovanni e Giacomo. Apparteneva dunque a due potenti famiglie romane, protagoniste, nel corso dei secoli, con fasi alterne di pace e di odio reciproco, della storia della città eterna. Palestrina era la roccaforte di famiglia. La ricchezza dei nobili romani era legata ai pontefici e alle cariche ecclesiastiche: per i Colonna dei tempi della Beata basti citare Giovanni, Cardinale di S. Prassede nel 1212 e legato del pontefice durante la V Crociata. Fu lui che portò a Roma dall’oriente la colonna che, secondo la tradizione, servì per la flagellazione di Cristo e che, ancora oggi, è conservata nella basilica romana di cui era titolare. Gli anni in cui visse Margherita furono per la Chiesa complicati e tumultuosi: dal 1268 al 1271 la sede papale rimase vacante, per il periodo più lungo della storia. Erano venti anni che il papa non risiedeva a Roma. A conclavi lunghi seguivano pontificati brevi: il potere del pontefice era fondamentale per gli equilibri del mondo cristiano e soggetto all’antagonismo tra la Francia (Carlo d’Angiò occupava molte regioni d’Italia) e l’Imperatore tedesco del Sacro Romano Impero.

Margherita e i due fratelli rimasero presto orfani. Destinata ad un matrimonio prestigioso, importante per le alleanze nobiliari, in cuor suo, invece, voleva solo essere sposa verginale di Gesù. Il 6 marzo 1273, con due pie donne di casa, si ritirò a Castel San Pietro, sul monte che sovrasta Palestrina, presso la chiesa di S. Maria della Costa, per seguire la sua vocazione sulla scia del movimento francescano. Francesco era morto da quarantasette anni, Chiara da solo venti: il loro ideale di vita affascinava una moltitudine di persone di ogni ceto sociale. Margherita indossò il rude saio, sotto il quale mise un cilicio. Iniziò digiuni e penitenze, pregando che si realizzasse il suo desiderio: diventare clarissa. Visse lì qualche anno in ritiro. La sua vita da anacoreta era, per la potente famiglia Colonna, uno scandalo. Il conforto arrivò però dal fratello Giacomo che, sebbene giovanissimo, era già cardinale (dal 1278) per volere di Papa Nicolò III (Giovanni Gaetano Orsini), mentre Giovanni era Senatore di Roma. Giacomo, nonostante fosse stato insignito del titolo solo perché membro di una famiglia importante, come purtroppo era consuetudine a quei tempi, amava sinceramente Cristo. Condusse Margherita a Roma e insieme pregarono sulla tomba degli Apostoli Pietro e Paolo. Iniziò per Margherita una nuova vita. La sostanziosa eredità ormai non le apparteneva più, era dei poveri che mai mancano sulla strada dei santi. Il suo esempio luminoso destava interesse, soprattutto da parte di altre donne desiderose di spendere come lei la loro esistenza al servizio di Gesù. Chiese al Generale dei Frati Minori Girolamo Masci (futuro Papa Nicolò IV) il permesso di entrare nel Monastero di Assisi. Lo impedì però una malattia: diversi erano i piani del Signore. Pensò allora al Convento della Mentola (tra Palestrina e Tivoli) dove era venerata un’immagine della Vergine Santissima di cui era molto devota, luogo visitato anche da S. Francesco. Era però feudo del Conte di Poli che mal vedeva una Colonna nei suoi territori. Fece ritorno allora a casa e, con l’aiuto del fratello cardinale, fondò un monastero sulla vicina montagna, dove, poveramente, si lodava e si pregava, notte e giorno, il Signore. Margherita si occupò della formazione delle compagne, ma la sua carità andò oltre, rivolta anche agli ammalati e ai poveri dei paesi vicini. Per loro, ogni anno, per la festività di San Giovanni Battista di cui era molto devota, organizzava un pranzo. La tradizione dice che una volta Gesù e il Battista si presentarono alla sua mensa, ma poi scomparvero quando Margherita li riconobbe. Esaurito il consistente patrimonio personale, lei, nata ricchissima, allungò la mano per chiedere l’elemosina e poter così continuare le sue opere. Tra l’altro si ricorda l’assistenza prestata, in un momento di particolare necessità, ai frati minori del convento di Zagarolo.

La sua unione con Cristo divenne sempre più intensa: fu confortata visibilmente da Gesù, dalla Madonna e dal Santo Padre Francesco. Cadde più volte in estasi e per sette anni sopportò pazientemente una ferita ulcerosa sul fianco, portata come una stimmata della Passione di Gesù. Neppure trentenne la sua morte era preziosa agli occhi del Signore. Spirò, a causa dell’ulcera e di febbri violente, il 30 dicembre 1284. Immediatamente il suo sepolcro divenne meta di pellegrinaggi e i devoti, per sua intercessione, ottenevano grazie. Con l’autorizzazione di Papa Onorio IV, nel 1285, la comunità di clarisse si trasferì a Roma nel Monastero di S. Silvestro in Capite, portando con sé il venerato corpo della Beata (vi resterà fino al 1871). I suoi primi biografi furono il fratello e la prima badessa di S. Silvestro.

Il 17 settembre 1847 Papa Pio IX confermò il culto “ab immemorabili” e la memoria liturgica al 17 dicembre. Qualche anno prima Papa Gregorio XVI aveva stabilito che i Colonna e gli Orsini erano le uniche due famiglie col privilegio esclusivo di Principi assistenti al soglio pontificio.

Oggi le reliquie della Beata Margherita sono venerate nella chiesa di Castel San Pietro, poco distante da Palestrina. Qui il seme da lei gettato, oltre sette secoli fa, è ancora oggi vivo attraverso le Clarisse del Monastero di Santa Maria degli Angeli. 

Il Martyrologium Romanum la ricorda il 30 dicembre. 


PREGHIERA

O Dio, che hai reso ammirevole nel disprezzo dei beni terreni 
la Beata Vergine Margherita, ardente d’amore per Te, 
concedi a noi, per sua intercessione, 
di essere continuamente uniti a Te 
solo mentre portiamo la croce.
Effondi su di noi, o Signore, 
lo spirito di santità che hai donato alla Beata Margherita Colonna, 
perché possiamo conoscere l’amore del Cristo, 
che supera ogni conoscenza, 
e godere la pienezza della vita divina. 
Per Cristo Nostro Signore.
Amen.


Autore: Daniele Bolognini