samedi 5 novembre 2016

Sainte BERTILLE de CHELLES, moniale et abbesse


Sainte Bertille

Moniale à Jouarre puis abbesse de Chelles ( v. 705)

Toute jeune, elle fut moniale à Jouarre puis première abbesse de Chelles dans la Brie champenoise, choisie par la sainte reine Bathilde. Sa sainteté n'a d'autre source que la réalisation, en quarante-cinq ans, de la vie monastique dans la fidélité à tout instant et au quotidien à ses engagements religieux.
Elle assuma les charges d´infirmière, de directrice d´école et de prieure.

Sa communauté devint très nombreuse, surtout grâce à l´affluence de filles anglo-saxones.
(d'après les saints de Chelles)


Au monastère de Chelles dans le diocèse de Meaux, vers 705, sainte Bertille, qui, toute jeune, fut moniale à Jouarre, puis la première abbesse du monastère fondé à Chelles par la reine sainte Bathilde.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9/Sainte-Bertille.html



Née à Soissons, Bertille parvint à convaincre ses parents de lui permettre d'entrer au couvent de Jouarre, près de Meaux, encouragée par St Ouen. Là elle fut entraînée à la sainteté à l'école de St Colomban et plus tard fit profession monastique entre les mains de Ste Thelchildes. Bertille était convaincue qu'elle ne mériterait jamais d'être l'épouse de Jésus-Christ, à moins d'oser Le suivre sur le chemin de l'humiliation et du renonçement à soi-même. Par sa parfaite soumission à toutes ses autres soeurs, elle semblait la servante de toutes. Sa conduite était en tout un modèle d'humilité, d'obéissance, de régularité et de dévotion. Elle eut la charge de l'infirmerie, fut responsable de l'école conventuelle, et prieure. Quand Ste Bathilde, l'épouse anglaise de Clovis II, restaura le couvent de Chelles, elle demanda à l'abbesse de lui envoyer de ses soeurs les plus expérimentées et vertueuses. Ste Bertille fut nommée première abbesse et elle le gouverna près d'un demi-siècle. Nombre vinrent se placer sous sa direction, en particulier la reine Bathilde, quand Clotaire atteignit sa majorité. Le Vénérable Bède rapporte que nombre de jeunes filles Anglo-Saxones, dont Ste Hereswitha, épouse du roi Anna des Est Angles, soeur de Ste Hilda et mère des Stes Sexburge, Withburge, et Ethelburge, vinrent aussi se placer à Chelles sous sa gouvernance. Ainsi, deux saintes reines vinrent se placer sous l'autorité de Bertille pour faire assaut mutuel de soumission, de charité et d'humilité.





Bertille de Chelles

Abbesse, Sainte

† 692
Sainte Bertille, issue d'une illustre famille du Soissonnais, vint au monde sous le règne de Dagobert Ier, et sa piété lui procura la vraie noblesse des enfants de Dieu. On la vit dès son enfance préférer l'amour des biens célestes à celui des créatures. Elle fuyait, autant qu'il lui était possible, les vains amusements du monde, pour ne s'occuper que d'objets sérieux, et surtout de la prière. Lee douceurs qu'elle goûtait de plus en plus en conversant avec Dieu, lui inspirèrent le dessein de renoncer entièrement au siècle. Comme elle n'osait s'en ouvrir à ses parents, elle consulta saint Ouen, qui crut devoir la confirmer dans sa pieuse résolution. Ils convinrent cependant l'un et l'autre, qu'ils prieraient quelque temps le Père des lumières, afin qu'il daignât manifester plus particulièrement sa volonté. Le Saint prit cette précaution, parce qu'il savait que rien n'est plus important que le choix d'un état de vie ; qu'il est dangereux de ne pas marcher dans la voie assignée à chaque homme par la Providence ; que l'amour-propre, par ses artifices, ne nous déguise que trop souvent les motifs qui nous font agir, et qu'il n'est pas rare que le démon se transforme en ange de lumière pour nous tromper plus sûrement.
Bertille s'étant assurée que sa vocation venait du Ciel, ne balança plus à découvrir à ses parents ce qui se passait dans son âme. Ceux-ci, touchés des dispositions de leur fille, lui permirent de suivre les mouvements de la grâce. Us la conduisirent au monastère de Jouarre en Brie, qu'avait fondé depuis peu le B. Adon, frère aîné de saint Ouen, et dans lequel il prit l'habit avec plusieurs jeunes gens de qualité[1].
Sainte Telchilde, qu'on croit avoir été professe de Faremoutiers, gouvernait alors cette maison, dont elle était la première abbesse. Elle reçut Bertille avec empressement, et l'instruisit dans les voies de la perfection religieuse. La jeune novice, qui regardait la solitude comme un port assuré, remerciait sans cesse le Seigneur de ce que, par sa miséricorde, il l'avait soustraite aux tempêtes de la mer orageuse du monde. Mais elle pensa qu'elle ne mériterait de devenir l'épouse de Jésus-Christ, qu'autant qu'elle s'efforcerait de le suivre dans la route pénible des humiliations et des renoncements qu'il avait tracés. Elle se mit donc au-dessous de toutes les sœurs, ne se jugeant pas digne de vivre parmi elles. La prudence et la vertu prévenant en elle le nombre des années, on lui confia successivement le soin de recevoir les étrangers, de pourvoir au soulagement des malades, et de veiller sur la conduite des enfants qu'on élevait dans le monastère. Elle s'acquitta si parfaitement de ces emplois, qu'on l'élut prieure, pour aider l'abbesse dans le gouvernement des religieuses. Cette place fit briller sa ferveur d'un nouvel éclat. Son exemple animait toutes les sœurs ; et elles auraient rougi de ne pas pratiquer toutes les observances que pratiquait leur prieure avec tant de fidélité.
Sainte Bathilde, femme du Roi Clovis II, ayant fait reconstruire l'abbaye de Chelles, au diocèse de Paris, laquelle avait été fondée par sainte Clotilde, pria l'abbesse de Jouarre de lui envoyer quelques-unes de ses religieuses qui fussent en étal, par leurs vertus et leur expérience, d'établir la régularité dans la nouvelle communauté. Bertille fut mise à la tète de la pieuse colonie, et désignée pour être première abbesse de Chelles, vers l'an 646[2]. Sa réputation se répandit bientôt au loin. Elle compta parmi ses religieuses plusieurs princesses étrangères. De ce nombre fut Héreswith, Reine des Est-Angles. Elle était fille de Héréric, frère ou beau-frère de saint Edwin, Roi des Northumbres. Elle épousa le pieux Roi Anna, qui consentit qu'elle se séparât de lui pour renoncer au monde. Elle passa en France en 646, et mourut saintement à Chelles, où elle avait pris le voile. Sa fête est marquée au 20 Septembre dans le martyrologe anglais de Wilson.
Sainte Bathilde, devenue veuve en 655, gouverna le royaume en qualité de régente ; mais à la majorité de Clotaire III, son fils, c'est-à-dire, en 665, elle se retira à Chelles, où elle prit l'habit. Elle vécut sous la conduite de sainte Bertille jusqu'en 680, que le Seigneur récompensa ses vertus par une heureuse mort.
Quelque nombreuse que fût la communauté de Chelles, et quelque qualifiées que fussent la plupart des religieuses qui la composaient, la paix n'y était jamais troublée. Toutes s'efforçaient, par une sainte émulation, de se surpasser les unes les autres en humilité, en douceur, en mortification, en charité. Bertille, qui voyait parmi ses filles deux grandes Reines, ne cherchait à se distinguer que par son amour pour la perfection. Elle montrait par son exemple, qu'on ne sait bien commander que quand on a appris à obéir. Cette heureuse disposition la préservait de l'orgueil et des vices qui en sont la suite ordinaire. Elle gouverna quarante-six ans, toujours avec la même vigueur et la même prudence. Les infirmités de la vieillesse, loin de diminuer sa ferveur, ne firent que l'augmenter. Elle mourut en 692. Une personne qui a renoncé véritablement au monde, en voit passer la figure devant ses yeux ; elle méprise la frivolité de ses occupations ; elle frissonne à la vue des scènes tragiques qu'il offre si souvent ; elle redoute ses pièges ; elle dédaigne ses promesses flatteuses ; elle se défie de l'amorce de ses plaisirs qui conduisent tant d'âmes à une perte éternelle. Semblable à un homme qui est tranquille dans le port, elle contemple la fureur de cette mer orageuse, au milieu de laquelle les malheureux Egyptiens périssent après avoir lutté quelque temps contre les vagues qui les engloutissent. Il n'y a de sauvés du naufrage que ceux dont l'âme prend l'essor, et n'est point retenue par des affections terrestres et désordonnées.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

[1] L'abbaye de Jouarre, située à quatre lieues de Meaux, fut fondée vers l'an 63o. Au monastère d'hommes, saint Adon en joignit un de filles, suivant l'usage qui régnait alors. Le monastère de Rebais, que saint Ouen fonda vers le même temps à sept lieues de Meaux, était double aussi. Celui des hommes était le principal, et il est resté seul dans les siècles postérieurs. Ces maisons suivaient la règle de saint Colomban, qu'elles quittèrent depuis pour embrasser celle de saint Benoît. M. Bossuet, évêque de Meaux, attaqua juridiquement les exemptions de Jouarre et de Rebais, et soumit ces abbayes à la juridiction de l'ordinaire, sur la fin du dix-septième siècle.

[2] Le monastère de Chelles fut fondé auprès du palais où la plupart des Rois de France firent leur principale résidence, depuis Clovis jusqu'à Charlemagne. On l'appelait Kula ou Cala. Ce palais subsista encore plusieurs siècles après Charlemagne. Le roi Robert y fit assembler un concile en 1008. C'est sur les ruines de ce palais qu'a été bâtie la ville de Chelles qui subsiste aujourd'hui.


Bertila of Chelles, OSB V (AC)

(also known as Bertilla)

Born in Soissons; died c. 705. With the encouragement of Saint Oüen, Bertila convinced her parents to allow her to enter the convent at Jouarre, near Meaux, in Brie, France. There she was trained in sanctity at the school of Saint Columbanus and later was received as a professed nun by Saint Thelchildes. Bertila was convinced that she could never deserve to be the spouse of Jesus Christ, unless she endeavored to follow him in the path of humiliation and self-denial. By her perfect submission to all her sisters, she seemed everyone's servant. Her whole conduct was a model of humility, obedience, regularity, and devotion.


She held the offices of infirmarian, headmistress of the convent school, and prioress. When Saint Bathildis, the English wife of Clovis II, restored the convent of Chelles, she asked the abbess to send to it her most experienced and virtuous sisters. Saint Bertila was made its first abbess and she governed it for half a century. Many placed themselves under her direction, including Queen Bathildis herself, when Clotaire reached his majority.

The Venerable Bede writes that many Anglo-Saxon girls, including Saint Hereswitha, wife of King Anna of the East Angles, sister of Saint Hilda, and mother of Saints, Sexburga, Withburga, and Ethelburga, were also attracted to Chelles under her governance. Thus, two holy queens vied with Bertila to outdo one another in submission, charity, and humility (Benedictines, Encyclopedia, Husenbeth, Walsh). 


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1105.shtml

November 5

St. Bertille, Abbess of Chelles

From her life written soon after her death in Mabillon, Act. Ben. t. 3. p. 21. Du Plessis, Hist. de Meaux, l. 1, n. 47, 48, 50.

A.D. 692

ST. BERTILLE was born of one of the most illustrious families in the territory of Soissons, in the reign of Dagobert I., and by her piety acquired the true nobility of the children of God. From her infancy she preferred the love of God to that of creatures, shunned as much as possible the company and amusements of the world, and employed her time in serious duties, and chiefly in holy prayer. As she grew up, by relishing daily more and more the sweetness of conversing with God, she learned perfectly to despise the world, and earnestly desired to renounce it. Not daring to discover this inclination to her parents, she first opened herself to St. Oüen, by whom she was encouraged in her resolution; but they both took some rime to pray the Father of lights that he would guide her according to his holy will, and manifest by what spirit she was directed; knowing that every impulse is not from the Holy Ghost. Self-love early disguises itself in every shape, and the devil often transforms himself into an angel of light. Not to be deceived through precipitation and rashness, in so important a choice as that of a state of life, impartial advice, prayer, careful self-examination and mature deliberation are necessary. These means having been employed, the saint’s parents were made acquainted with her desire, which God inclined them not to oppose. They conducted her to Jouarre, a great monastery in Brie, four leagues from Meaux, founded not long before, about the year 630, by Ado, the elder brother of St. Oüen, who took the monastic habit there with many other young noblemen, and established a nunnery in the neighbourhood, which became the principal house. 1 St. Thelchildes, a virgin of noble descent, who seems to have been educated or first professed in the monastery of Faremoutier, was the first abbess of Jouarre, and governed that house till about the year 660. By her and her religious community St. Bertille was received with great joy and trained up in the strictest practice of monastic perfection. Our saint looking upon this solitude as a secure harbour, never ceased to return thanks to God for his infinite mercy in having drawn her out of the tempestuous ocean of the world: but was persuaded she could never deserve to become the spouse of Jesus Christ, unless she endeavoured to follow him in the path of humiliation and self-denial. By her perfect submission to all her sisters she seemed every one’s servant, and in her whole conduct was a model of humility, obedience, regularity, and devotion. Though she was yet young, her prudence and virtue appeared consummate, and the care of entertaining strangers, of the sick, and of the children that were educated in the monastery was successively committed to her. In all these employments she had acquitted herself with great charity and edification when she was chosen prioress to assist the abbess in her administration. In this office, her tender devotion, her habitual sense of the divine presence, and her other virtues shone forth with new lustre, and had a wonderful influence in the direction of the whole community. Every one, by her example, was ashamed to fail in any part of the practice of the like devotion, or in the most punctual and scrupulous observance of the least rule of monastic discipline.

When St. Bathildes, wife of Clovis II., munificently refounded the abbey of Chelles, which St. Clotildis had instituted near the Marne, four leagues from Paris, 2 she desired St. Thelchildes to furnish this new community with a small colony of the most experienced and virtuous nuns of Jouarre, who might direct the novices in the rule of monastic perfection. Bertille was sent at the head of this holy company, and was appointed first abbess of Chelles, in 646, or thereabouts. 3 The reputation of the sanctity and prudence of our saint, and the excellent discipline which she established in this house drew several foreign princesses thither. Among others Bede mentions Hereswith, queen of the East-Angles. She was daughter of Hereric, brother, or brother-in-law, to St. Edwin, king of Northumberland, and married the religious King Annas, with whose consent she renounced the world, and passing into France in 646, became a nun at Chelles, and there happily finished her earthly pilgrimage. In Wilson’s English Martyrology she is placed among the saints on the twentieth of September. Queen Bathildes, after the death of her husband, in 655, was left regent of the kingdom during the minority of her son Clotaire III.; but as soon as he was of age to govern, in 665, she retired hither, took the religious habit from the hands of St. Bertille, obeyed her as if she had been the last sister in the house, and passed to the glory of the angels in 680. In this numerous family of holy queens, princesses, and virgins, no contests arose but those of humility and charity; no strife was ever known but who should first submit, or humble herself lowest, and who should outdo the rest in meekness, devotion, penance, and in all the exercises of monastic discipline. The holy abbess, who saw two great queens every day at her feet, seemed the most humble and the most fervent among her sisters, and showed by her conduct that no one commands well or with safety who has not first learned, and is not always ready, to obey well. This humble disposition of soul extinguishes pride, and removes the fatal pleasure of power which that vice inspires, and which is the seed of tyranny, the worst corruption of the human heart. This virtue alone makes command sweet and amiable in its very severity, and renders us patient and firm in every observance and duty. St. Bertille governed this great monastery for the space of forty-six years with equal vigour and discretion. In her old age, far from abating her fervour, she strove daily to redouble it both in her penances and in her devotions; as the courser exerts himself with fresh vigour when he sees himself almost touching the goal, or as the labourer makes the strongest efforts in his last strokes to finish well his task. In these holy dispositions of fervour the saint closed her penitential life in 692.

One who has truly in spirit renounced the world, sees its figure pass before his eyes, contemns the smoke of its enjoyments, shudders at the tragical scenes of its ambition, dreads its snares, and abhors its cheating promises, magnificent impostures, and poisonous pleasures by which it ceases not to enchant many unhappy souls. With the security and tranquillity of a man who is in the harbour, he beholds the boisterous raging and the violent tossings of this tempestuous sea, in the midst of which the unhappy Egyptians struggle against the fury of the waves, and after toiling for some time sink on a sudden one after another, and are buried in the abyss. Those only escape this ruin whose souls soar above it, so that their affections are no way entangled or engaged.

Note 1. Many great monasteries were at that time founded double. At Rebais, founded about the same time by St. Oüen, seven leagues from Meaux, the monastery of men was the principal, and in later ages, the only house. The rule of St. Columban was established in these monasteries, but afterwards changed for that of St. Bennet. The manner in which Bishop Bossuet annulled the exemptions of the great monasteries of Jouarre and Rebais, and subjected them to the Jurisdiction of the Ordinary, is a remarkable transaction in the history of the Gallican church. See Bossuet’s life, and Du Plessis, Hist. de l’Eglise de Meaux, l. 1, n. 83–108, p. 526, &c. [back]

Note 2. Yepez (Chron. de S. Ben. t. 2, p. 410,) places this second foundation of the royal nunnery of Chelles in 662: and Mabillon, (Act. Ben. t. 3, p. 25,) in 656. But St. Hereswith retired thither according to Bede, (l. 4, c. 23,) in 646; for he tells us she was at Chelles when her sister St. Hilda took the veil in England, in 647, who died in 680, after she had been thirty-three years a nun. From the same premises it follows that St. Bertille, who governed this house forty-six years, died, not in 702, as Mabillon and Baillet conjectured, but in 692; also that St. Hereswith left England before the death of her husband, King Annas, in 654, and by his free consent. See Du Plessis, note 34, p. 699. [back]

Note 3. At Chelles, this monastery was founded near the most ancient and famous palace of the kings of France or of Paris, where most of them chiefly resided from Clovis to Charlemagne. It was known by the name of Kala. (See Mabillon de re Diplom. l. 4, p. 25, et Sæc. Ben. v. part 1, p. 450; S. Greg. Turon. l. 5, c. 39.) The palace subsisted many ages later. King Robert in 1008, assembled a council of bishops in his palace at Kala. (Labbe, Conc. t. 9, p. 787.) Upon the ruins of this royal house the town of Chelles now stands, near the monastery. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.



Santa Bertilla Badessa di Chelles


Martirologio Romano: Nel monastero di Calais presso Meaux nella Gallia lugdunense, sempre in Francia, santa Bertilla, prima badessa di questo cenobio.

Di nobile famiglia, Bertilla nacque nella regione di Soissons nella prima metà del sec. VII e, non ancora dodicenne, si sentì attratta verso la vita religiosa. Confidata la sua aspirazione a Dudone, il futuro vescovo di Rouen, fu da questi aiutata a vincere la tenace opposizione dei genitori al suo ingresso in religione e ne ricevette anche il consiglio di ritirarsi nel monastero di Jouarre (Meaux). Qui Bertilla seppe distinguersi talmente per le sue virtù, soprattutto per l'obbedienza, da venire amata e stimata dalla badessa Telchilde, che le affidò vari delicati incarichi, tra cui quello d'infermiera e successivamente, quello di maestra delle novizie. Bertilla, nello svolgimento dei nuovi compiti, dette sempre prova delle sue alte qualità, che le meritarono, infine, la nomina a priora del monastero, funzione che esplicò con fermezza e dolcezza, con giustizia e misericordia, con semplicità e prudenza.

La fama delle sue eccelse virtù conquistò anche la regina Batilde che, rimasta vedova di Clodoveo II, tra il 663 e il 667, si era ritirata nel monastero di Chelles (presso Parigi), fondato dalla regina Chrodechilde e che ella stessa aveva fatto ricostruire. Volendo, dunque, Batilde dare una degna badessa al suo monastero, scelse Bertilla che, abbandonata Jouarre con l'autorizzazione di Telchilde, divenne la prima badessa di Chelles, portandovi le consuetudini di Jouarre e la regola di san Colombano e non smentendo mai la sua reputazione di santità, che le guadagnò la devota amicizia di Batilde, sempre a lei umilmente sottomessa. Bertilla morì verso il 705, dopo aver governato per quarantasei anni il monastero di Chelles; la sua festa ricorre il 5 novembre.

Autore: Nicolò Del Re