mardi 1 novembre 2016

Saint AMABLE (AIMABLE, AMABILIS) d'AUVERGNE (de RIOM), prêtre


Saint Amable de Riom

Prêtre en Auvergne ( v. 475)

ou Aimable.

Curé de la ville de Riom dans le Puy de Dome, dans le centre de la France, Dieu lui avait donné, selon son compatriote, Grégoire de Tours, un pouvoir de guérison. L'on dit même qu'un jour, faute d'une patère, il accrocha son manteau à un rayon de soleil. Faute de trouver où poser sa vie en ce monde, nous pouvons la poser sur la lumière divine.

Il est fêté en Auvergne puisqu'il aurait été chantre à la cathédrale de Clermont, puis prêtre de paroisse. L'histoire qui peut être plus sûre de son existence, est moins certaine de tout ce qu'on lui a fait vivre par la suite. Il est également fêté le 13 juin et le 1er novembre.

"Grégoire de Tours, appelé le père de l’histoire, écrit en parlant de ce prêtre de Riom qui sera proclamé bienheureux par la voix du peuple après sa mort en 475: 'Il exista dans la province d’Arverne un certain Amabilis d’une admirable sainteté. Il était prêtre du bourg de Riom et excellait par ses grandes vertus. On dit qu’il commanda souvent aux serpents.' Par ailleurs, cet historien, venu prier dans l’église bâtie par Amable,  fut le témoin oculaire de deux miracles." (source: La fête de Saint Amable - Notre Dame des Sources au pays Riomois dans le diocèse de Clermont)

Autres liens:

- Dans la chapelle axiale, on retrouve une châsse de saint Amable datant de 1814. (Ville de Riom)

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décédé en 475, il continua même dans la mort à accomplir des miracles. D'après la légende, on l'associait souvent à la lutte contre le démon et à l'éloignement du feu et des serpents. Une fois enseveli dans la cathédrale de Clermont, il aurait conservé ses pouvoirs fabuleux. Son corps est rapatrié vers 640 dans le nouveau chœur de l'église Saint-Benigne de Riom par Saint Gal, archidiacre de Clermont. Changeant de nom à cette occasion, l'église Saint-Benigne ne fut désormais connue que sous le nom de Saint-Amable. Attirant une foule de pélerins, le tombeau, qui se trouvait dans la crypte, permettait au curé du village de maintenir le culte des reliques. (Archipicture)

À Riom en Auvergne, au Ve siècle, saint Amable, prêtre.

Martyrologe romain



Saint Amable d’Auvergne

Saint patron de Riom (Puy-de-Dôme)

Fête le 1er novembre

Église de France

† en Auvergne 475

Autre mention : 18 octobre

[Amabilis] Amable d’Auvergne ou de Riom ou Aimable

Originaire du Puy-de-Dôme, saint Amable vécut au Ve siècle et fut chantre à la cathédrale de Clermont puis prêtre d’une des premières paroisses rurales de la Gaule, à Riom. Évangélisateur de Riom, dans le Puy-de-Dôme, il aurait, dit-on, débarrassé la région des serpents, c’est-à-dire, symboliquement des païens. Il est invoqué contre le feu et les serpents.

SOURCE : http://www.martyretsaint.com/amable-dauvergne/

Saint AMABLE

D'après son compatriote auvergnat, Grégoire de Tours, il avait le pouvoir d'exterminer les serpents, de délivrer les possédés, et il lui arriva même, faute de patère, d'attacher son manteau à un rayon de soleil. décédé en 475, il continua même dans la mort à accomplir des miracles. D'après la légende, on l'associait souvent à la lutte contre le démon et à l'éloignement du feu et des serpents. - la fleur des Saints Omer Englebert-

À sa naissance Le nom Amable lui fut donné par une inspiration de Dieu. Il fut élevé dans la piété par ses parents. Ils ne voulurent pas l'appliquer aux armes, ni le laisser aller à la guerre, de peur que cela corrompit l'innocence de ses moeurs par le commerce des gens du siècle. Ils le firent étudier aux lettres saintes. Il y prie goût, et fit de si grands progrès en peu de temps dans la science, du salut et dans la crainte et l'amour, de Dieu, que, quoique son corps fût sur la terre, toute son ame, ses pensées et ses désirs étaient au ciel. les jeux et les divertissements pour lesquelles les autres enfants de son âge avait tant d'ardeur et de passion ne firent aucune impression sur son coeur il s'est retirait comme dans une solitude intérieur. Étant plus grand, il s'observait sans cesse et était attentif sur soi et en garde contre le démon, craignant toujours qu'il ne le perça de quelqu'une de ses flèches empoisonnées. Dieu le rendit aimable à tout le monde par la douceur de ses moeurs. Dieu l'horora lui-même d'un amour tout particulier. il disait à Dieu dans ses prières. O Dieu, qui avez voulu qu'on m'appelle Aimable, faites que je le devienne en vous aimant sincèrement. Faites qu'un esprit impur ne fouille point celui que votre divin Esprit a purifié par le Baptême. Me voici arrivé à cet âge d'adolescence où les passions sensuelles et les mouvemens de la chair ont accoutumé de plonger l'âme dans l'impudicité et dans l'amour des volupté basses et honteuses, et à la dégoûter de celles que vous nous Commandez d'aimer, mais fortifiez moi Seigneur, contre l'amorce de tels plaisirs et ne me donnez du goût que pour la beauté de la Vérité et de la sagesse. Non content de prier, il travaillait à amortir en lui l'activité des passions par la frugalité et la sobriété. A cette vertu qui tempère les mouvements de la chair, il ajoutait une charité ardente envers Dieu et le prochain. Il s'éleva au Sacerdoce après avoir passé par tous les Ordres inférieurs que les saints Canons ordonnent d'exercer avant qu'on prenne la Prêtrise. Ce fut pour desservir la Cure du Territoire de Riom qu'il fut ordonné Prêtre. Il s'en aquitta avec toute la vigilance et l'application imaginable, partant les jours et les nuits en prières, et n'interrompant jamais un si saint exercice que pour survenir aux besoins temporels et spirituels de ses ouailles. Il remediait aux premiers par de larges aumônes, et des liberalités continuelles; et il pourvoyait aux féconds par des exhortations vives et animées. Il entraînait tout le monde par ses exemples et ses instructions à l'amour et à l'imitation de Jésus-Christ. On remarque de lui un beau mot. Il disait, que la charité qui n'augmente pas à chaque moment sa chaleur, la perd et que tout Chrétien qui cesse de croître en amour pour Jesus-Christ, s'atiédit, et devient froid. Dans le temps qu'il fut fait Curé de Riom, il y avait dans cette Ville une Chapelle dédiée aux saints Martyrs Gervais et Protais. On dit que ce fut la première qu'on éleva en Auvergne à ces illustres Martyrs et ce n'était pas une petite gloire pour cette Ville d'avoir été la première qui le fait signalée dans leur culte. Il la visitait souvent dans le temps même au'il était Chantre de la Cathédrale, et y passait les journées entières en prières. Ce fut ce qui obligea Saint Prix, qui était évêque d'Auvergne de ce temps là, de lui donner tout ce qui était de sa dépendance dans le territoire de Riom en pur don; Il s'en servit pour y bâtir des Eglises. Il commença par une Église Baptismale qu'il dédia à st-Jean Baptiste. Ce fût là qu'il baptisa les catéchumènes. Il édifia une autre église plus grande, dans laquelle il est aujourd'hui enterré qu'il consacra en l'honneur du martyr Saint Bénigne. Il enrichit cette dernière Église de plusieurs Reliques de Saints qu'il apporta de divers endroits du monde, où il voyagea. Il eut soin de leur faire rendre les honneurs qui leur étaient dus et de les placer dans des lieux descens et bien orné. C'est à ces Reliques précieuses qu'il attribuait le miracle continuel qui dure encore aujourd'hui, à savoir qu'aucun Serpent n'approchait de l'enceinte de notre Ville, ou tout au moins ne saurait y vivre, ou faire mal à personne s'il en approche. Amable allant à Rome et se sentant brûlé par les ardeurs du Soleil jusqu'à ne pouvoir souffrir son manteau sur les épaules, un rayon de Soleil lui rendit, par ordre de Dieu, L'office d'un bon serviteur et soutint en l'air l'un et L'autre pendant le chemin. À Rome, brûlant d'envie d'avoir des Reliques de quelques-uns de ces bienheureux Martyrs qui y avaient scellé leur foi par leur sang, et ne sachant à qui s'adresser pour en avoir, il eut recours à son protecteur et consolateur ordinaire Jesus-Christ. L'ayant prié avec larmes de lui en faire recouvrer, il fut un jour agréablement: surpris de voir descendre du haut du Ciel, un Ange qui lui en apporta dans une petite Caisse, et lui tint ce discours. O trop heureux ami et serviteur de Dieu, qui devez être un jour notre collègue dans le Ciel, recevez de la main d'un ange avec qui vous ferez, après la mort, associé dans le Ciel, ce riche présent que Jésus-Christ vous a envoyé et que vous lui avez demandé avec tant d'ardeur. Je vous félicite du grand don qu'il vous fait et encore plus de la grâce que je sait qu'il doit vous faire un jour de jouir de sa gloire. Continuez de le louer sur terre par l'organe de votre belle voix d'une manière sensible et corporelle, comme nous autres Anges le louons par l'ardeur de notre amour dans la Jérusalem céleste d'une manière toute spirituelle et intelligible. L'ange, après avoir dit ces mots, se retira et laissa Amable dans un transport de joie tel qu'on peut l'imaginer plutôt par l'esprit que le representer par le discours. Il embrasse les précieuses et divines Reliques. Il leur donne mille et mille baisers. Il les prend et les élève sur ses deux mains avec foi, reconnaissance et amour. il revient en Auvergne. Son premier foin à son arrivée fut de mettre ces précieuses, Reliques dans l'Eglise neuve de saint Bénigne qu'il avait fait bâtir. Dieu en autorisa le culte aussitôt par de fréquents miracles qu'il y fit, et qu'il continue tous les jours d'y faire : car aussitôt que le feu a pris dans une Maison de Riom, ou de la Campagne voisine, on y apporte ces saintes Reliques, et en même temps le feu tombe et s'éteint, et cesse de brûler ce qu'il avait entamé. Rien n'était si édifiant et si digne de Dieu, que la dévotion avec laquelle il y célèbrait le saint Sacrifice et disait la Messe Paroissiale. On le voyait quelque-fois tout baigné de larmes à l'Autel. D'autres fois son visage paraissait tout en feu, et la tête toute rayonnante, comme le Soleil. Rien n'égala jamais sa charité pour les pauvres : il avait étouffé de bonne heure en lui l'amour des richesses, qui est, selon l'expression de saint Paul, la racine de tout les maux. il donnait généralement tout ce qu'il avait aux nécessiteux de sa Parroisse. Il se nourrissait de jeûnes. Insensible à ses propres maux, il n'était touché que de ceux d'autrui. Il ne reposait jamais plus agréablement que lorsqu'au lieu de dormir il passait les nuits en prière. Les mortifications du corps au ne gâtaient rien de la douceur et de la gayeté ordinaire de son esprit. Plus doux qu'un petit agneau, et plus simple qu'un enfant, il ne laissait pas dans l'occasîon d'être plus prudent que les Serpents, selon le précepte du Seigneur. Il n'avait d'autre parole à la bouche que celle-ci: Dieu soit loué. Il possèdait éminemment le don et le talent de la parole. Rien n'était si merveilleux que de l'entendre prêcher. Les peuples couraient en foule de toutes parts à ses Sermons, Des flots d'auditeurs inondaient les Églises ou il annonçait la parole de vie. Il se faissait craindre des uns, aimer des autres, respecter et admirer par tout le monde ; perfuasif, il fit des reproches aux méchants de leurs désordres. Il donnât des instructions aux gens de bien pour leur apprendre les moyens de se conserver dans la justice et d'éviter le péché. Non content de paître ses ouailles du pain de la parole, il attira la grâce de Dieu sur elles par la prière levant sans cesse ses mains pures vers Dieu pour le conjurer de regarder son peuple d'un œil de miséricorde et de répandre sur lui les plus grandes faveurs. Il passa toute sa vie dans des austérités extraordinaires, portant toujours le cilice et la haire sous ses habits. Il ne voulut jamais relâcher ces austérités jusqu'à sa mort. Il vieillit dans ces exercices. Bien loin que l'austérité de sa pénitence abrégea ses jours, comme naturellement elle devait faire, il en vécut au contraire plus longtemps, Il parvint par une extrême vieillesse. Mais vint le jour heureux, que Dieu lui révéla qu'il voulait l'appeller à lui et le faire entrer dans la joie et dans la possession de ces biens ineffables, après lesquels il avait si longtemps soupiré. Il en apprit la nouvelle avec une joie, qui est au dessus de l'imagination : et ne pouvant la contenir plus longtemps au dedans de lui-même, après en avoir rendu de très humble actions de grâces à Dieu, il en alla faire part à ses amis et à son peuple. Il assembla d'abord quelques-uns de ses plus chers disciples en secret, leur apprit ce que Dieu lui avait révélé : les exhorta à persévérer dans la discipline et la manière de vivre qu'il leur avait fait observer de son vivant, leur recommanda sur toutes choses l'union et la concorde ; et tout embrasé de l'amour de la Jérusalem céleste qu'il touchait ( pour ainsi dire ) des pieds et des mains, il leur tint ce discours. "La paix, mes enfants, la paix, et la charité fraternelle. C'est la l'essence de toutes les vertus Chrétiennes. Par elle vous acquerrez aisement cette autre vertu, sans laquelle l'écriture dit, qu'on ne verra jamais Dieu ; je veux dire la sainteté du corps et de l'esprit. Pour vous exciter à vous y rendre parfaits, jettez les yeux sur les Saints qui nous ont précédé, et sur la vie des saints Pères, qui nous ont frayés le chemin au Ciel, ils se regardaient tous comme étrangers sur la terre n'y voulaient pas établir une cité permanente, mais ils soupiraient de tout leur cœur après celle dont Dieu, est le Souverain Architecte. " Ensuite, il monta en Chaire,et parla aux assistant d'une manière touchante, et édifiante de la vanité et le néant des choses du monde, sur la félicité de l'autre vie, sur la grandeur de l'éternité des biens futurs, et sur le Royaume de Dieu. quand il vint à l'endroit de son discours, où il découvrit la révélation, dont Dieu l'avait honoré, et ou il leur dit que dans un moment il les allait quitter pour toujours, et que l'heure de sa mort et de la dissolution de son corps était venue, pour lors les larmes coulèrent en grande abondance des yeux de tous ses Paroissiens. On n'entendit de toutes parts que des cris et des lamentations de gens desolé, et abandonné à la dernière douleur. De son côté, quelque ravi de joie qu'il fut, d'aller jouir de Dieu, il ne put retenir les larmes en voyant celles que l'affection de son peuple lui faisait répandre à son sujet et les ayant consolé le mieux qu'il pût, après les avoir conjuré de ne pas s'opposer à son bonheur, il leur donna à tous la bénédiction et le dernier baiser de paix. Cela renouvella leur douleur, et ils lui dirent en prenant congé de lui dans l'amertume de leur cœur: nous sentons, très saint Père, et cher Pasteur, la grande perte que nous allons faire. Vous aviez accoutumé d'arroser les prairies altérées de nos âmes par les eaux de la doctrine céleste, et vous ne cessiez de nous instruire de nos devoirs et de nous expliquer les douceurs du Royaume de Dieu. Nous vous écoutions tous avec autant de plaisir que de docilité. Vos prédications nous charmaient et nous enlevaient. Elles nous paraissaient plus douces et plus agréables à notre goût, que le miel le plus excellent. Tels furent à peu près les discours de ce peuple affligé, et les derniers adieux qu'ils firent à leur Pasteur. Au sortir de l'Église la fièvre prie à saint Amable. Le mal augmentant de plus en plus, il sentit ses forces diminuer. Il demanda à recevoir le Viatique, qui lui fut apporté sur le champ. il le reçût avec de grands sentiments de pieté et de religion. Il souffrait cependant de très-grandes douleurs de corps ; mais non content de celles que la maladie lui faisait souffrir, il s'en procura encore de nouvelles par un esprit de pénitence. S'étant fait coucher sur la dure, dans le cilice et dans la cendre, Ce fut dans cet état qu'il rendit son âme à Dieu, ayant eu auparavant le bonheur incomparable de voir venir à lui une grande partie des Citoyens de la Jérusalem céleste qui l'invitaient comrne leur collègue et le compagnon de leur travaux et à venir jouir avec eux des mêmes biens, dont ils jouissaient. On l'entendit chanter à voix basse le sacré Alélluila, et l'Hymne de joie. Dieu opéra un grand nombre de miracles à son tombeau touchant son le tombeau, tous les malades étaient guéris, de quelque nature de maladies qu'ils fussent atteint. On peut même dire que ceux qui firent plus d'honneur à son convoi furent les Démons ; car ils sortirent publiquement du corps des possèdés qu'on apporta auprès de celui au Saint, urlans et crians qu'Amable leur faisait souffrir d'étranges peines et les chassait par le puissance du corps de ceux où ils avaient acquis depuis longtemps un domicile et un établissement paisible. Il ne faut pas s'attendre que je fasse ici une longue énumération de tous les miracles qui font arrivés au tombeau de saint Amable, depuis le jour de sa mort. Cela ferait presque infini, et ils ne font pas tous venus à notre connaissance. En voici seulement quelques-uns. Un Duc d'Auvergne, nommé Victorius, passant un jour près du Tombeau du Saint, refusa de descendre de cheval et venir avec les Fidèles qui y accouraient de toutes parts, rendre ses devoirs à ses cendres sacrées. Mais son cheval plus sage et plus éclairé que son Maître, s'arrêta tout court, quelque fougueux qu'il fut de sa nature. Sans s'émouvoir, non plus que s'il avait été d'airain et de bronze, de tous les coups d'éperon et de fouet qu'il lui donna pour le faire marcher, il demeura inébranlable jusqu'à ce que le Duc qui était monté dessus, en fut descendu et fut allé rendre ses respects au Saint, et révérer par un culte religieux ses précieuses Reliques. Un autre s'étant parjuré devant le même Tombeau, Ayant pris à témoin le Saint qui y était enseveli, de la vérité de ce qu'il disait, quoique ce qu'il disait fût faux, devint tout à coup perclus du bras et de la main qu'il avait étendue vers le Tombeau. ce qui l'ayant confondu et fait rentrer en lui-même, l'obligea d'avouer tout haut son crime et de confesser qu'il avait souillé sa langue par un parjure. Alors son bras fut guéri et reprit tout à coup le mouvement et la vie qu'il avait perdue. Il est de notoriété publique, et ou L'a vû souvent arriver, que lorsqu'en mangeant, ou en bûvant, ou en dormant la bouche ouverte, on a avalé du poison. ou quelque petite bête venimeuse, on en guérit infailliblement si on vient prier au tombeau du saint. Le malade sent de grandes envies de vomir, et ne peut, ou n'ose pas le faire, comme s'il voulait marquer par là qu'il appréhende de salir par son venin et par les vomissements un lieu aussi sacré et aussi respectable que celui, ou repôse le corps de saint Amable. il avertie par là ses amis de le transporter hors de l'enceinte des murailles de l'église et il n'en est pas dehors qu'il vomie aussitôt tout ce qu'il a de venimeux dans les entrailles. La Vie de Saint Amable Iustus (Archipresbyter), Pierre V. Faydit 1702


La Dévotion à Saint Amable

Une protection sûre contre le feu

Notice sur Saint Amable, prêtre

Saint Amable naquit vers le commencement du Ve siècle, de parents très nobles et très pieux, dans la grande ville de Riom, en Auvergne. Ce grand Saint méprisait l'avantage d'une naissance illustre et n'estimait de véritable noblesse que celle d'avoir été fait enfant de Dieu par le Saint Baptême. Toute occupés de l'éducation d'un fils qui leurs était si cher et qui leurs donnait de si riches espérances, ses parents le mirent sous la conduite du pasteur de la paroisse. La principale occupation de celui-ci fut de faire bien comprendre à cet enfant que de porter le jour du Seigneur dès sa jeunesse est une grâce singulière, la plus parfaite fidélité, la plus exacte correspondance. L'aimable disciple mettait à profit toutes les leçons d'un si digne maître, vivant éloigné du monde, et s'appliquant à la pratique de toutes les vertus. Celle qu'il étudia avec le plus de soin fut l'humilité. Comme cette excellente vertu avait été le principe de sa sainte retraite, elle en fut aussi le premier fruit. De cette tige céleste, la crainte de Dieu prit naissance dans son cœur. Sa vigilance était une suite de cette crainte; il veillait sans cesse sur lui-même et sur toutes ses actions, de peur de donner prise au démon qui met tout en oeuvre pour nous perdre.

Etant humble d'une humilité intérieure et véritable, il était par conséquent extrêmement doux, car la douceur est la campagne inséparable du cœur humble. On ne pouvait le rabaisser, vu qu'il était dans sa propre estime, au dessous de toute idée désavantageuse; il ne se fâchait de rien, ne s'aigrissait contre personne et gardait la douceur envers tout le monde. La simplicité qui se trouve toujours où est l'humilité, lui faisait croire tout le bien qu'on disait des autres, appréhender pour lui-même jusqu'au apparences du mal et marcher constamment en la sainte présence de Dieu. Or, ceci comprend tout: marcher avec Dieu, c'est se conduire par son esprit en toutes choses, c'est l'avoir toujours présent par la Foi, et régler toutes ses actions sur sa Volonté. Saint Amable, étant dès lors un sujet tout formé pour la religion, fut appelé par son évêque au ministère de l'Eglise, et les habitants de Riom l'obtinrent pour Curé de leur paroisse. Il n'entra dans cette sublime fonction qu'avec un saint tremblement, et s'adonna plus que jamais à la pratique de l'humilité. Mais plus il tâchait de se dérober aux yeux des hommes, plus Dieu prenait plaisir à le manifester, car le bruit des miracles opérés par son intercession le trahissait partout; il éteignit plusieurs embrasements qui menaçaient la ville d'un incendie général. Outre le domaine sur le feu, qui lui est spécial, il reçut encore deux pouvoirs miraculeux: chasser le démon du corps des possédés et commander aux serpents.

Dieu ayant ainsi favorisé ce saint pasteur de tant de grâces, toute ton application fut de lui en témoigner sa reconnaissance. Quand il offrait le sacrifice redoutable de la messe, la foi vive qui lui découvrait un Dieu présent sur nos autels, une terré changée en ciel, le remplissait du plus ardent amour... mais quand il considérait que ces grands mystères s'opéraient par le ministère d'un indigne prêtre comme lui, son cœur se brisait de douleur et son visage paraissait tout baigné de larmes. Ce saint prêtre, tout pénétré d'amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ brûlait d'un feu semblable pour les membres de ce Divin Maître; il Joignait l'aumône spirituelle à la corporelle, et il s'appliquait d'autant plus a la première que les misères de l'âme sont plus à plaindre que celles du corps. L'Evangile, qu'il méditait tous les jours lui avait appris que ceux-là sont heureux qui pleurent maintenant, parce qu'ils seront consolés. Cette divine parole l'animait puissamment et le faisait marcher avec joie dans la voie étroite du salut. L'une des principales leçons qu'il donnait à ses disciples et à son peuple était celle-ci: « Les chrétiens ne doivent jamais laisser refroidir la charité dans leur cœur, mais l'y faire toujours croitre. En égard au penchant continuel de l'homme vers, la créature, on doit nécessairement renouveler dans son cœur l'amour de Dieu par des actes fréquents, et empocher par ce moyen que la créature ne nous domine et ne devienne le principal objet de nos actions en la préférant actuellement au Créateur ».

Enfin, Dieu voulant couronner une vie si sainte et si pleine, fit passer son serviteur Amable de cette vie mortelle et laborieuse à la vie glorieuse et immortelle. Il était âgé de 78 ans. Ayant eu avis de sa mort, il fit assembler ses disciples et les exhorta à la pratique de la charité. « Tâchez, mes chers enfants, leur dit-il, de vivre en paix avec tout le monde, et de conserver la sainteté, sans laquelle vous ne sauriez voir Dieu. Travaillez à entretenir la charité, et l'unité d'un même esprit par le lien de la paix, car Dieu met les pacifiques au nombre de ses enfants ». Après leur avoir donné à tous le baiser de paix et sa bénédiction, il les pria de s'en retourner dans leurs maisons. Puis, couvert d'un cilice, couché sur la cendre, il reçut le Saint Viatique, et rendit de bon cœur son âme à Celui qui la lui avait donné, en l'an 475.

On invoque Saint Amable particulièrement contre les incendies, et cette dévotion parait très ancienne. Nous lisons dans l'Epitre Dédicatoire de sa première vie écrite en 1701: « Depuis plusieurs siècles, on a vu ses précieuses reliques éteindre le feu le plus violent (…) Ce sont là les merveilles anciennes, et néanmoins ordinaires de Saint Amable. Dans l'office de sa fête, composé en 1575, nous voyons:, à l'Hymne de Vêpres: « A la vue de ses saintes reliques, les flammes s'éteignent ». Dans l'Hymne de Matines: « Vous commandez aux éléments, ils vous obéissent. A votre voix la flamme est sans force. Les feux violents et prêts à ravager notre ville ont respecté vos ordres; on les a vus, plus d'une fois, avec étonnement, sentir la vertu de votre présence, et, devenus dociles, ils se sont amortis aussitôt que Vous l'avez voulu. La foudre même, prête à éclater, est forcée de céder à votre pouvoir et de vous obéir. Lorsqu'une trop grande sécheresse, ou des pluies d'une trop longue durée désolaient nos campagnes, vous avez délivré votre peuple de cette affliction où il gémissait sous la main de Dieu (…) car alors vous faites tomber la pluie du ciel, ou vous ramenez une agréable sérénité ». Répons de la 2e leçon : « Vous êtes béni dans là ville, vous êtes béni dans les champs, et vos reliques sont pleines de bénédictions. V. Vous nous ayez délivrés de la violence de la flamme,dont nous étions environnés de toutes parts ». Répons de la VIIe leçon: « On portait sur les malades les mouchoirs et les tabliers qui avaient touché son sacré corps, et ils étaient guéris de leurs infirmités... et les malins esprits sortaient des corps qu'ils possédaient ». Hymne des Laudes: « Cette sainte poussière cachée sous nos autels rend efficacement la santé aux malades, elle chasse et fait fuir les bêtes furieuses, elle amortit la violence impétueuse des flammes ». Collecte de la messe: « Les fidèles reconnaissent la grande puissance que Dieu a donnée à son serviteur Amable contre les serpents et contre le feu, ces deux grands fléaux dont il punissait dans le désert la révolte continuelle du peuple Juif ».

Quelques exemples de la protection de Saint Amable

Guillaume VII persécutait Etienne, évêque de Clermont, et le poursuivait avec une armée formidable. Celui-ci, le cœur percé de douleur, le visage prosterné contre terre, répandait des torrents de larmes, il implorait de toute l'ardeur de son cœur le secours du grand serviteur de Dieu Amable. « J'ai déjà ressenti plusieurs fois les effets de votre puissante protection, (disait-il), vous ne me l'avez jamais refusée... Vous n'êtes pas moins puissant aujourd'hui qu'autrefois pour me délivrer de l'extrémité où je me trouve. J'espère que vous m'accorderez cette grâce par le grand pouvoir que vous a communiqué Notre-Seigneur Jésus-Christ ». A peine eut-il achevé cette prière que deux courriers arrivèrent en toute hâte, et lui firent le-récit suivant: « Monseigneur, aucun des vôtres n'a péri. Les ennemis ont avoué eux-mêmes que tous les traits qu'ils décochaient portaient à faux, et qu'ils; se sentaient comme liés par un pouvoir invisible. Un moment nous nous crûmes perdus sons ressources: Le feu, que nous avions allumés pour fermer passage aux assiégeants, poussé tout-à-coup par un vent furieux, se dirigea de notre côté et menaça de tout détruire. Les ennemis poussaient des cris de joie, s'applaudissant de ce que les flammes leur ouvraient un passage pour entrer dans le palais. Dans cette extrémité nous implorâmes notre Saint protecteur. Un prêtre alla prendre dans l'église la relique de Saint Amable et l'opposa A l'impétuosité des flammes. Aussitôt le feu tourna toute sa furie contre les assiégeants, malgré le vent contraire; la plupart furent consumés par les flammes, les autres durent prendre la fuite ». (1060).

Dans la ville de Lyon, sur les 2 heures du matin, le feu prit par accident dans une boutique où il y avait beaucoup de matières combustibles. Grand nombre de personnes accoururent pour porter secours; mais le vent était si fort qu'il n'y eut pas moyen de maîtriser l'incendie, et un quartier, considérable de la ville menaçait ruine complète. Dans un si grand désastre, où Je mal était sans remède, quelques personnes dévotes, sachant qu'un bourgeois de la ville avait du suaire où le corps de Saint Amable avait été enveloppé; allèrent frapper à sa porte, le conjurèrent de se lever promptement et d'apporter la sainte relique qu'il avait, pour apaiser la fureur des flammes. Le monsieur s'étant levé aussitôt, il prit ce saint suaire, il le porta avec beaucoup de respect et de dévotion sur le lieu de l'incendie, où, étant arrivé, il en coupa une petite portion qu'il enveloppa dans du papier, et qu'il donna à un jeune homme, lequel voulut bien hasarder sa vie en montant; sur le premier plancher pour le jeter en cet endroit où était la plus grande violence du feu. A peine ce jeune homme eût-il jeté ce morceau de linge, tout sec et combustible, qu'on vit au même instant ce torrent de feu et de flammes le respecter, l'embrasement cesser aussitôt, et s'éteindre si visiblement qu'au lieu de ces cris lamentables dont l'air retentissait auparavant, on n'entendit retentir que des cris de joie par toute la ville. Tout le peuple rendit à Dieu des actions de grâce et on fit dire des messes en l'honneur du Saint. (7 décembre 1653).

Le 9 juin 1699, entre 11 heures et minuit, temps auquel les Chartreux chantent Matines, le feu prit par l'imprudence d'un valet à un de la salle basse de leur maison. Bientôt la flamme se communiqua aux planchers, et sortant par les fenêtres comme d'une fournaise, montait par dehors, jusqu'au toit du bâtiment. Dans un si grand désastre, Dieu inspira Dom Coadjuteur d'avoir recours à Saint Amable, et d'invoquer son Saint Nom. Il avait sur lui du ruban, qui avait été béni, et avait touché ses reliques; i1 le, jeta dans l'incendie, et, dans le moment, la vertu de cette relique produisit un si merveilleux effet que le feu s'éteignit comme la flamme d'une chandelle que l'on éteint par le souffle, dont il ne reste que la mèche fumante. Cet événement miraculeux réveilla les sentiments de reconnaissance dans le cœur des bons Pères pour un pareil bienfait qu'ils avaient reçu depuis quatre ou cinq ans par l'intercession du même saint; car le feu ayant pris par accident à un bois appartenant à la maison de la Chartreuse, Dom Procureur et Dom Coadjuteur étant accourus, accompagnés des domestiques de la maison, ils se mirent tous ensemble en devoir de couper le chemin à la flamme; mais, ayant reconnu que tous leurs efforts étaient rendus inutiles par la furie de 1a flamme poussée par la violence du vent, et que tout ce pays de bois, qui est de, plus de deux lieues d'étendue, était dans un péril évident d'une destruction totale, sans qu'on pût par aucun moyen arrêter la marche de la flamme, ces deux Religieux implorèrent le secours de Saint Amable; et s'étant transportés en diligence aux deux extrémités de l'incendie, chacun jeta de son côté dans le feu une portion du ruban bénit, et qui avait touché ses sacrées reliques. Chose étonnante! La flamme ne passa point outre, et fut aussi subitement arrêtée en ces deux extrémités, comme si ces deux portions de ruban eussent été des barrières ou des torrents d'eau qui l'eussent empêchée de passer. Le Père Prieur vint en cette ville, peu de jours après, célébrer la messe en l'honneur de Saint Amable. Et, pour une plus ample reconnaissance, les Religieux statuèrent, dans leur chapitre, de célébrer à l'avenir, tous les ans, une messe conventuelle de l'office de Saint Amable. Fait en la maison de la Chartreuse, à quatre lieues de Riom, le 12 juin 1700.

Prière à Saint Amable

Grand Saint, nous vous supplions très humblement d'employer en notre faveur votre puissant crédit auprès de Dieu. Vous délivrez les corps mortels de la puissance des démons; éloignez de même ces malins esprits des âmes immortelles, afin qu'elles ne succombent à aucune tentation et qu'elles courent sans cesse dans la voie des commandements. Vous garantissez des flammes dévorantes les édifices matériels; éteignez aussi dans les âmes, qui sont les temples du Saint Esprit, toute ardeur impure et profane. Vous guérissez les corps de la morsure des serpents; purgez les cœurs du fiel de la malice et du poison de l'envie. Ce sera par votre secours, grand Saint Amable, que nous craindrons les serpents invisibles, qui sont les péchés, et que nous les éviterons. Ce sera par vos prières que nous foulerons aux pieds le Basilic de l'orgueil, le Lion de la colère, le Dragon de la volupté, et que nous trouverons notre véritable joie en dieu seul, qui fait les chastes délices de ceux qui l'aiment. Ainsi soit-il.

Permis d'imprimer

Edouard Chs, Ev. de Montréal.

Montréal, 20 Juin 1881


Montréal

Imp. de La Minerve, 212 et 214 Rue Notre-Dame

1881


Amabilis of Auvergne (of Riom) (AC)


Died 475. It seems that Amabilis was precentor of the cathedral at Clermont and afterwards parish priest of Riom in Auvergne (Benedictines). Saint Amabilis is portrayed as a bishop with an angel playing music to him. He is venerated at Auvergne and Riom. Invoked against fire, snake-bite, poison, wild beasts, possession, and madness (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1101.shtml

Saint Amabilis of Auvergne

Also known as
Profile

Cantor in the church of Saint Mary at Clermont, France. Precentor of the cathedral of Clermont. Parish priest in Riom, France.

  • 475 of natural causes


Sant' Amabile di Rium

Martirologio Romano: A Riom in Aquitania, ora in Francia, sant’Amabile, sacerdote.

San Gregorio di Tours (De gloria confessorum, in Migne, LXXI, coll. 852-53) ci informa che «fuit etiam in supradicta Arverna urbe admirabilis sanctitatis Amabius quidam, vici Ricomagensis presbiter, qui virtutibus magnis praecellens, saepe serpentibus dicitur imperasse». Narra poi alcuni miracoli operati da Amabile, da uno dei quali si ricava che egli visse prima del 485. Oltre che a Riom, di cui fu tra i primi pastori, la sua festa fu celebrata l'11 giugno o il 18 o 19 ottobre in tutta la diocesi di Clermont-Ferrand e, fuori di questa, a Ulzio, nella valle di Susa. Il suo corpo, in un anno non determinabile, dopo il sec. X, fu trasportato da Clermont a Riom, dove si trova ancora oggi.

Autore: Pietro Burchi