lundi 21 novembre 2016

Saint GÉLASE I (GELASIUS), Pape et confesseur


Saint Gélase Ier

Pape (49 ème) de 492 à 496 ( 496)

Il est originaire d'Afrique, né en Kabylie.

Il ne fut pape que durant quatre années, mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine, du Verbe et sur la primauté du Siège Apostolique ont marqué dans l'histoire de l’Église. 

Une vingtaine de lettres authentiques, un sacramentaire qui regroupe les formules liturgiques de l’Église latine, un traité des deux natures en Jésus-Christ et une soixantaine de "canons" sont l'œuvre qu'il nous laisse. 

Célèbre par sa doctrine et sa sainteté. Pour que l’unité de l’Église n’ait pas à souffrir de l’autorité impériale, il illustra le premier à fond les propriétés des deux pouvoirs et leur liberté réciproque; avec une extrême charité, poussé par les besoins des indigents, pour pouvoir soulager les pauvres, il mourut dans la plus grande pauvreté.


Martyrologe romain




Saint Gélase I

49ème Pape (de 492 à 496)

On ignore à peu près tout de la vie de Gélase, qui n'est connue que par quelques passages du Liber Pontificalis et de Denys le Petit.

Gélase I est originaire d'Afrique du Nord et possède une très forte personnalité qu'il met au service de Félix III dont il est le principal collaborateur et dont il rédige toutes les lettres. La succession du défunt pape ne pose d'ailleurs aucun problème puisque Gélase I est élu le 1er mars 492, c'est-à-dire le jour même du décès de son prédécesseur.

Gélase I est célèbre par sa doctrine et sa sainteté. Pour que l'unité de l'Église n'ait pas à souffrir de l'autorité impériale, il illustra le premier à fond les propriétés des deux pouvoirs et leur liberté réciproque.

Avec une extrême charité, poussé par les besoins des indigents, pour pouvoir soulager les pauvres, il mourut dans la plus grande pauvreté le 21 novembre 496.

Si on ne connaît que peu sa biographie, les traités et nombreuses lettres qu'il a laissés permettent d'appréhender une partie de son action politique et pastorale.

Même si les positions fermes qu'il soutient dans la défense de la primauté du siège romain avaient déjà trouvé précédemment des défenseurs comme Ambroise de Milan ou Léon le Grand, c'est Gélase I que le Moyen Âge retiendra et dans ses textes que saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) puisera les arguments en faveur d'une théocratie pontificale qu'il appelle de ses vœux.

Gélase I est l'un des trois papes africains du catholicisme.

©Evangelizo.org

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Saint Gélase 1er, un pape d’origine kabyle, par l’Abbé Vincent Serralda

La Saint Gelase est célébrée tous les 21 novembre

samedi 9 septembre 2006


Saint-Gélase 1er, 49ème pape, est né en Kabylie.

Il ne fut pape que durant quatre années, mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine, du Verbe et sur la primauté du Siège Apostolique ont marqué dans l’histoire de l’Eglise.

Une vingtaine de lettres authentiques, un sacramentaire qui regroupe les formules liturgiques de l’Eglise latine, un traité des deux natures en Jésus-Christ et une soixantaine de " canons " sont l’œuvre qu’il nous laisse.


Le pape Gélase 1er interdit les fêtes "Lupercales" en 496, fêtes romaines de printemps consacrées au dieu Pan, dieu des bergers d’Arcadie et les remplaça par la commémoration du martyr de Saint Valentin qui devint la fête des amoureux.


Gélase fait carrière dans le clergé de Rome et devient même le conseiller, d’ailleurs écouté, du pape Félix III. 

Il lui succède sur la chaise de Saint Pierre le 1er mars 492. Le début de la renaissance du droit canonique peut être fixé à l’élection de Saint-Gélase 1er. 

Dès les premiers temps de son pontificat, il manifeste la haute conscience qu’il a de ses droits et de ses devoirs. Sa prudence et sa fermeté dans le gouvernement de l’Eglise, son activité de théologien et d’écrivain, le font remarquer entre tous ses prédécesseurs de la seconde moitié du VIè siècle, et ses mérites font évoquer Saint-Léon 1er le Grand (461).


De Tertullien, il a le goût de la controverse et aussi les talents, la verve et la vigueur. Il est intraitable par devoir et par nature. Gélase affirme avec noblesse les droits du pouvoir spirituel dans une lettre à Anastase, empereur de Byzance : "il y a, auguste empereur, deux pouvoirs principaux pour régir le monde : l’autorité sainte des pontifs et la puissance royale. Des deux, celle des prêtres est d’autant plus importante qu’ils doivent, dans le jugement divin, rendre compte au Seigneur des rois eux-mêmes".

C’est ainsi que ce Berbère rétablit l’ascendant du Pape devant l’autorité des empereurs, non seulement dans son temps, mais aussi pour les siècles à venir.

A la différence de Saint-Léon, il ne parle pas d’union des pouvoirs, et la pensée gélasienne s’explique sans doute par la personnalité de son auteur.

Les Hérésies sont là

Cependant, politiquement et religieusement, les temps sont difficiles.

Sous la conduite de Théodoric les Ostrogoths viennent de s’établir en Italie et Rome obéit à un prince arien.

En Occident les sectes renaissent de leurs cendres. L’Hénotique, cet abus de pouvoir de l’empereur Zénon de Constantinople, qui prétendait régenter la foi et qui voilait l’enseignement du concile de Nicée sur la divinité et la nature humaine du Christ, continue d’être en vigueur. 

 Ramener l’Eglise d’Orient à l’unité romaine, 

 Maintenir partout l’intégrité du dogme, l’indépendance de l’Eglise, la pureté des moeurs chrétiennes, 

 Tenir tête aux Byzantins insoumis, aux hérétiques et aux demeurants du paganisme, telle est la tâche assumée par le pape Gélase avec un zèle infatigable.


Sans relâche, pendant un règne d’un peu plus de quatre ans, Gélase écrit des livres, tient des synodes en 495 et 496, enseigne, reprend, veille sur la discipline ecclésiastique.

Il laissera après lui le modèle d’un Pape savant, administrateur, zélé et pieux. Ses lettres reflètent sa physionomie avec un particulier éclat. Leur nombre reste exceptionnellement élevé pour la brève durée de son pontificat. On en compte pas moins de quarante-trois auxquelles s’ajoutent quarante-neuf fragments ou témoignages de lettres perdues, puis vingt-neuf autres lettres ou fragments nouveaux qui seront ensuite découverts dans un manuscrit du British Museum à Londres, et publiés en 1885 à Leipzig. Ce sont, pour la plupart, de courts billets, d’une forme élégante et concise, qu’on dirait imités des lettres familières des anciens.

Certaines se rapportent aux affaires de l’Illyricum qui, relevant de l’Empire d’Orient pour les questions civiles, est alors rattaché au Saint-Siège pour l’administration ecclésiastique. D’autres concernent la discipline du clergé et, bien qu’elles visent des circonstances particulières, elles se trouvent applicables d’une manière générale.

Un travailleur acharné

Un bref regard sur quelques-unes des directives de Gélase suffit à nous montrer l’ampleur de son action, à laquelle se joint un souci particulier du détail : 

 interdiction faite aux évêques de se rendre à la cour de Ravenne sans l’autorisation pontificale ; de réclamer des clercs d’autres diocèses ; instauration d’un contrôle pontifical strict de la gestion temporelle des évêques ;

- jugement des prélats dilapidateurs auxquels un administrateur est imposé, ainsi qu’aux évêchés en vacance de siège. Rappel des évêques d’Italie et de Sardaigne au respect de la hiérarchie.

- Défense renouvelée aux clercs de se livrer au commerce, de se marier, impossibilité à ceux insuffisament instruits d’être promus à l’ordre supérieur ; détermination du nombre de diacres selon l’importance de chaque ville (3, 5 ou 7) ; 

approbation par l’évêque du postulant aux ordres, alors que l’on procédait souvent par acclamation du peuple, et prescription au clergé d’effectuer lui-même l’enquête préalable. 

Droit assuré aux clercs, victime d’une sanction de leur évêque, de s’adresser directement au Pape. Interdiction aux diacres de consacrer la Sainte Hostie, pratique introduite sous les persécutions, et aux prêtres de conférer le sacerdoce sous peine d’excommunication. 

L’évêque seul également peut donner la Confirmation, réconcilier les pénitents, imposer le voile aux vierges consacrées ou aux veuves, consacrer une nouvelle église. - Déclaration contre l’exclusion perpétuelle des pénitents et des excommuniés qui sont invités à introduire dans l’année leur demande de pardon et de réintégration. 

 Prescription faite à toute personne qui érige une église nouvelle de la doter d’une terre dont les revenus serviront à subvenir à ses besoins de la manière suivante : un quart pour l’évêque, un quart pour les pauvres et les voyageurs, un quart pour les clercs, un quart pour les bâtiments et hospices. Cette pratique durera jusqu’au début du VII-1 siècle.


Chaque fondation doit recevoir nécessairement l’autorisation du Pape. Rappel aux femmes de leur incapacité à remplir une fonction sacrée. A la correspondance il faut joindre les nombreux traités, commencés sous le règne de ses prédécesseurs, qui traitent du schisme de l’évêque Acace, du pélagianisme, de la fête païenne des luperçales, toujours célébrée à Rome, et que Gélase supprime. En ce qui concerne Acace, son parti semblait diminuer la parfaite divinité du Christ et voulait faire rentrer les hérétiques dans l’Église en demandant à la foi commune de célébrer le Christ, non en sa divinité substancielle, mais seulement en sa ressemblance avec le Père Éternel. Et Gélase de répondre avec l’Évangile que Jésus est Dieu, tout comme le Père Éternel. Comme ses devanciers, il professe la doctrine de Saint-Augustin dans les questions de la grâce, sans insister sur les problèmes de la prédestination et des diverses efficacités de la grâce divine. Gélase déclare risible la prétention de Constantinople à une autorité religieuse égale à celle de Rome. Il rappelle la primauté romaine sur toute la chrétienté et sur tous les sièges épiscopaux : "Ce n’est pas par des décisions des conciles que l’Église de Rome a été mise au-dessus des autres Églises, mais elle a obtenu cette primauté par la parole du Seigneur, notre Sauveur, dans l’Évangile :Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Le premier siège de l’apôtre Pierre est donc l’Église romaine !". Après avoir ainsi proclamé le droit divin de la primauté pontificale, il soutient partout, avec la plus grande énergie, que le Pape est qualifié pour juger seul tous les évêques, y compris les patriarches, sans le concours d’un concile, sans avoir à tenir compte de décisions conciliaires, et sans qu’il puisse être fait appel de son jugement. Donc le Pape, quelle que soit sa dignité ou son indignité personnelle, ne peut jamais être soumis à un tribunal humain. Il distingue les bons et les mauvais conciles. Les premiers se reconnaissent par leur conformité aux Écritures, à la doctrine des Pères de l’Église, ainsi qu’aux règles ecclésiastiques reçues par toute l’Église. Notons enfin que, dans le domaine de la liturgie, les oraisons gélasiennes contiennent le texte le plus ancien sur l’Assomption de la Vierge. Saint-Gélase 1er meurt, après quatre ans et demi de gouvernement, le 19 novembre 496. Nombreux sont ses ouvrages qui n’ont hélas pas survécu.

Abbé Vincent Serralda

GÉLASE Ier saint (mort en 496) pape (492-496)
Pape de 492 à 496, Gélase défendit vigoureusement la primauté du Siège apostolique lors du schisme d'Acace de Constantinople, conséquence de la politique ecclésiastique de l'empereur Zénon. Il combattit le pélagianisme, les manichéens, les survivances païennes (les Lupercales), et maintint fermement la discipline ecclésiastique. Beaucoup de ses décisions passèrent dans les collections canoniques ultérieures. Une lettre à l'empereur Anastase affirme clairement la distinction et l'indépendance mutuelle de l'Église et de l'Empire. Outre ses Lettres, on a de lui des traités théologiques, en particulier un livre Contre Eutychès et Nestorius sur les deux natures du Christ.
Le Décret de Gélase est une compilation privée du vie siècle (Gaule ? Italie ?), qui reprend des documents remontant à l'époque du pape Damase (382) — une déclaration sur l'Esprit saint, la liste (canon) des Livres saints, une déclaration sur la primauté romaine et les sièges patriarcaux — et qui y ajoute la liste des conciles œcuméniques et une liste des livres à recevoir ou à écarter (De libris recipiendis et non recipiendis), liste qui est, en quelque sorte, le premier Index de l'Église !
Pierre Thomas CAMELOT, « GÉLASE Ier saint (mort en 496) pape (492-496)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 novembre 2016. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gelase-ier/


Gélase Ier

Gélase est d'origine berbère (Kabyle) de la tribu des Djelass, que les historiens localisent dans l'actuelle Algérie, tantôt à Mila, dans le Constantinois, tantôt à Béni Yefrène (sud de Mostaganem) ou à Béni Saf (nord de Tlemcen). Mais, comme il l'affirme lui-même, en 494, dans sa lettre à l'empereur Anastase (Ep. XII, n. 1), il est "né Romain".

Avant son élection comme pape, le 1er mars 492, Gélase est le secrétaire de son prédécesseur, Félix III (ou II), avec lequel il élabore des textes ecclésiastiques.

A l’époque de l'élection de Gélase, Odoacre et Théodoric se disputent l’Italie, il sait néanmoins conserver une sorte d’indépendance avec les chefs barbares, tolérants en matière religieuse, bien qu’ils soient ariens.

Au milieu de l’écroulement de l’Empire romain et de la dévastation de l’Italie, Gélase continue imperturbablement de s’occuper de querelles théologiques.

Il lutte contre le paganisme (particulièrement contre les Lupercales, en instaurant, en 494, la fête de la Chandeleur en mémoire de la présentation de Jésus-Christ au temple et de la purification de la Vierge et la Saint-Valentin.

Il combat le schisme d’Acace et l’hérésie pélagienne.

Il chasse de l’Eglise les hérétiques manichéens et combat les eutychéens.

Il excommunie Euphémius, patriarche de Constantinople, qui n’a pas voulu rayer des diptyques le nom de son prédécesseur (Acace) excommunié par décret romain.

Il condamne le millénarisme.

C’est un des premiers papes à affirmer la primauté de la papauté sur le pouvoir temporel : en 494, il écrit à l'empereur Anastase une lettre dans laquelle il formule le principe qui doit inspirer les relations entre la papauté et l'empire.

Gélase, qui porte le titre de Summus pontifex, rappelle la primauté romaine sur tous les sièges épiscopaux et sur les conciles généraux de l’Eglise : « Ce n’est pas par des décisions des conciles que l’Église de Rome a été mise au-dessus des autres Églises, mais elle a obtenu cette primauté par la parole du Seigneur, notre Sauveur, dans l’Évangile : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Le premier siège de l’apôtre Pierre est donc l’Église romaine ! »

Il modifie les rites liturgiques et ordonne que le pain et le vin soient utilisés dans la célébration de l’eucharistie.

C’est un des auteurs les plus éminents de son époque ; nombre de ses lettres ont été conservées et on lui doit divers traités théologiques, en particulier un livre Contre Eutychès et Nestorius sur les deux natures du Christ.

La tradition lui attribue la rédaction d'une partie d'un sacramentaire compilé au VIe siècle, le Décret gélasien (Decretum Gelasianum), qui reprend des documents remontant à l'époque du pape Damase, une déclaration sur l'Esprit saint, la liste (canon) des Livres saints, une déclaration sur la primauté romaine et les sièges patriarcaux, et y ajoute la liste des conciles œcuméniques et une liste des livres à recevoir ou à écarter (De libris recipiendis et non recipiendis), liste qui est, en quelque sorte, le premier Index de l'Église 1. Il n'a pu être l'auteur du sacramentaire (livre contenant les prières de la messe propres au célébrant), compilé à Chelles entre 628 et 731, qui porte son nom et qui reprend les changements introduits dans la liturgie par ses soins : Liber sacramentorum Romanae ecclesiae appelé Sacramentarium Gelasianum (Sacramentaire gélasien).

Renommé par sa piété et ses vertus, Gélase Ier a reçu le titre de saint bien qu’il n’eût pas fait l’objet d’une canonisation particulière. Il est fêté le 21 novembre.

"Il ne fut pape que durant quatre années, mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine, du Verbe et sur la primauté du Siège Apostolique ont marqué dans l'histoire de l'Eglise. Une vingtaine de lettres authentiques, un sacramentaire qui regroupe les formules liturgiques de l'Eglise latine, un traité des deux natures en Jésus-Christ et une soixantaine de "canons" sont l'œuvre qu'il nous laisse [...] Pour que l’unité de l’Église n’ait pas à souffrir de l’autorité impériale, il illustra le premier à fond les propriétés des deux pouvoirs et leur liberté réciproque ; avec une extrême charité, poussé par les besoins des indigents, pour pouvoir soulager les pauvres, il mourut dans la plus grande pauvreté." 2


492. 1er mars, élection du pape. 8 mai, apparition de l’archange Michel sur le mont Gargano, près de Sipontum (aujourd’hui San Angelo), dans le royaume de Naples 6.

493. A Soissons, mariage de Clovis et de Clotilde, fille du roi des Burgondes.

494. Sabas devient le supérieur de tous les moines de Palestine. Gélase fait parvenir à l'empereur Anastase une lettre (Duo sunt...) dans laquelle il formule le principe qui doit inspirer les relations entre la papauté et l'empire : « Il y a, auguste empereur, deux pouvoirs principaux pour régir le monde : l’autorité sainte des pontifes et la puissance royale. Des deux, celle des prêtres est d’autant plus importante qu’ils doivent, dans le jugement divin, rendre compte au Seigneur des rois eux-mêmes. Votre pieuse majesté ne pourra donc qu'en conclure que personne, en aucun temps, sous aucun prétexte humain, ne pourra jamais se dresser contre la fonction absolument unique de cet homme que le précepte du Christ lui-même a placé à la tête de tous et que la Sainte Église reconnaît comme son chef. » 3

495. 13 mars, concile à Rome. 3 mai, à Rome, le synode des évêques soutient le pape qui refuse que l’empereur monophysite Anastase Ier le Silenciaire (+ 518) établisse le monophysisme 4.

496. Dans un célèbre concile tenu à Rome, le pape, donnant le catalogue des livres (Decretum Gelasianum, ndlr) que les fidèles pouvaient lire sans danger et avec profit, et de ceux qu'ils devaient éviter, signale parmi ces derniers certains Actes de saint Georges (de Cappadoce, ndlr), comme rédigés par un écrivain hérétique et inepte, et défend d'en faire usage 5. 19 ou 21 novembre, mort du pape Gélase.

Vers 496. Clovis et ses Francs saliens mènent plusieurs campagnes contre les Alamans qui occupent la Franche-Comté et une partie de la Suisse (Clovis les rejettera au-delà de Rhin vers 506) ; la date précise de la bataille de Zülpich (au sud de Cologne), anciennement Tolbiac (nom gaulois), reste indéterminée ; selon l’historien du VIe siècle Grégoire de Tours, Clovis, en pleine déroute, fait le vœu de se convertir à "Jésus que Clotilde (son épouse) proclame fils du Dieu vivant" si la victoire lui est accordée (Clotilde est une princesse burgonde, convertie au catholicisme sous l’influence de l’évêque de Vienne, Avit) ; par ailleurs, nombre de Francs ont déjà adopté le catholicisme au contact des populations gallo-romaines soumises depuis les débuts du règne de Clovis ; de son côté, celui-ci a marqué à plusieurs reprises sa déférence pour une religion pratiquée par la majeure partie des élites des populations vaincues ; cette conversion, qui aboutira au baptême de Clovis, est donc autant une stratégie politique qu’un choix personnel. Selon Grégoire de Tours, tous les évêques de Gaule (dont surtout Rémi l’évêque de Reims + 533) et le pape se rallient au roi franc.


Notes

1 Pierre Thomas Camelot, Encyclopædia Universalis 2007

2 http://nominis.cef.fr/contenus/saint/115/Saint-Gelase-Ier.html

3 Wikipedia

4 Chronique de l'humanité. J. Legrand SA. Ed. Chronique. 1986

5 http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/paques/paques02/saints/038.htm

6 Selon la légende, des bouviers, cherchant un taureau qu’ils avaient perdu, le trouvèrent les cornes embarrassées dans une caverne. Pour faire sortir l’animal de sa retraite, on lança vers lui une flèche, mais la flèche se retourna à mi-chemin contre celui qui l’avait tirée. Ce fait extraordinaire remplit d’une telle crainte les bouviers, qu’ils n’osèrent plus s’approcher de la caverne. L’évêque de Siponte ordonna 3 jours de jeûne et de prières publiques. Trois jours après, saint Michel apparut à l’évêque, déclarant que, par cet événement, il avait voulu indiquer que cet endroit était sous sa protection, et que Dieu voulait qu’on y bâtît une église consacrée sous son nom et en l’honneur de tous les anges. Trente ans plus tard, le pape Boniface II consacrait l’église dédiée à saint Michel sur le mont Gargano, église qui est devenue le rendez-vous de nombreux pèlerinages, et où se sont opérés de grands miracles. L’archange aurait défendu en personne la ville de Sipontum contre une attaque des habitants de Naples, alors païens. Le prodige du mont Gargano s’est renouvelé, en 708, sur les côtes de Bretagne où, là aussi, sur le Mont appelé d’abord Tombe et Gargan (devenu depuis le Mont Saint-Michel) : l’archange apparut et demanda l’édification d’un oratoire.





Auteur : Jean-Paul Coudeyrette

Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 25/10/2016



Pope St. Gelasius I

Died at Rome, 19 Nov., 496. Gelasius, as he himself states in his letter to the Emperor Anastasius (Ep. xii, n. 1), was Romanus natus. The assertion of the "Liber Pontificalis" that he was natione Afer is consequently taken by many to mean that he was of African origin, though Roman born. Others, however, interpreting natione Afer as "African by birth", explain Romanus natus as "born a Roman citizen". Before his election as pope, 1 March, 492, Gelasius had been much employed by his predecessor, Felix II (or III), especially in drawing up ecclesiastical documents, which has led some scholars to confuse the writings of the two pontiffs.

On his election to the papacy, Gelasius at once showed his strength of character and his lofty conception of his position by his firmness in dealing with the adherents of Acacius (see ACACIUS, PATRIARCH OF CONSTANTINOPLE). Despite all the efforts of the otherwise orthodox patriarch, Euphemius of Constantinople, and the threats and wiles by which the Emperor Anastasius tried to obtain recognition from the Apostolic See, Gelasius, though hard-pressed by difficulties at home, would make no peace that compromised in the slightest degree the rights and honor of the Chair of Peter. The constancy with which he combated the pretensions, lay and ecclesiastical, of the New Rome; the resoluteness with which he refused to allow the civil or temporal pre-eminence of a city to determine its ecclesiastical rank; the unfailing courage with which he defended the rights of the "second" and the "third" sees, Alexandria and Antioch, are some of the most striking features of his pontificate. It has been well said that nowhere at this period can be found stronger arguments for the primacy of Peter's See than in the works and writings of Gelasius. He is never tired of repeating that Rome owes its ecclesiastical princedom not to an oecumenical synod nor to any temporal importance it may have possessed, but to the Divine institution of Christ Himself, Who conferred the primacy over the whole Church upon Peter and his successors. (Cf. especially his letters to Eastern bishops and the decretal on the canonical and apocryphal books.) In his dealing with the emperor he is at one with the great medieval pontiffs. "There are two powers by which chiefly this world is ruled: the sacred authority of the priesthood and the authority of kings. And of these the authority of the priests is so much the weightier, as they must render before the tribunal of God an account even for the kings of men." Gelasius's pontificate was too short to effect the complete submission and reconciliation of the ambitious Church of Byzantium. Not until Hormisdas (514-23) did the contest end in the return of the East to its old allegiance. Troubles abroad were not the only occasions to draw out the energy and strength of Gelasius. The Lupercalia, a superstitious and somewhat licentious vestige of paganism at Rome, was finally abolished by the pope after a long contest. Gelasius's letter to Andromachus, the senator, covers the main lines of the controversy.

A stanch upholder of the old traditions, Gelasius nevertheless knew when to make exceptions or modifications, such as his decree obliging the reception of the Holy Eucharist under both kinds. This was done as the only effective way of detecting the Manichæans, who, though present in Rome in large numbers, sought to divert attention from their hidden propaganda by feigning Catholicism. As they held wine to be impure and essentially sinful, they would refuse the chalice and thus be recognized. Later, with the change of conditions, the old normal method of receiving Holy Communion under the form of bread alone returned into vogue. To Gelasius we owe the ordinations on the ember days (Ep. xv), as well as the enforcement of the fourfold division of all ecclesiastical revenues, whether income from estates or voluntary donations of the faithful, one portion for the poor, another for the support of the churches and the splendour of Divine service, a third for the bishop, and the fourth for the minor clergy. Though some writers ascribe the origin of this division of church funds to Gelasius, still the pontiff speaks of it (Ep. xiv, n. 27) as dudum rationabiliter decretum, having been for some time in force. Indeed, Pope Simplicius (475, Ep. i, n. 2) imposed the obligation of restitution to the poor and the Church upon a certain bishop who had failed in this duty; consequently it must have been already regarded as at least a custom of the Church. Not content with one enunciation of this charitable obligation, Gelasius frequently inculcates it in his writings to bishops. For a long time the fixing of the Canon of the Scriptures was attributed to Gelasius, but it seems now more probably the work of Damasus (367-85). As Gelasius, however, in a Roman synod (494), published his celebrated catalogue of the authentic writings of the Fathers, together with a list of apocryphal and interpolated works, as well as the proscribed books of the heretics (Ep. xlii), it was but natural to prefix to this catalogue the Canon of the Scriptures as determined by the earlier Pontiff, and thus in the course of time the Canon itself came to be ascribed to Gelasius. In his zeal for the beauty and majesty of Divine service, Gelasius composed many hymns, prefaces, and collects, and arranged a standard Mass-book, though the Missal that has commonly gone by his name, the "Sacramentarium Gelasianum", belongs properly to the next century. How much of it is the work of Gelasius is still a moot question. Though pope but for four years and a half, he exerted a deep influence on the development of church polity, of the liturgy and ecclesiastical discipline. A large number of his decrees have been incorporated into the Canon Law.

In his private life Gelasius was above all conspicuous for his spirit of prayer, penance, and study. He took great delight in the company of monks, and was a true father to the poor, dying empty-handed as a result of his lavish charity. Dionysius Exiguus in a letter to his friend, the priest Julian (P.L., LXVII, 231), gives a glowing account of Gelasius as he appeared to his contemporaries.

As a writer Gelasius takes high rank for his period. His style is vigorous and elegant, though occasionally, obscure. Comparatively little of his literary work has come down to us, though he is said to have been the most prolific writer of all the pontiffs of the first five centuries. There are extant forty-two letters and fragments of forty-nine others, besides six treatises, of which three are concerned with the Acacian schism, one with the heresy of the Pelagians, another with the errors of Nestorius and Eutyches, while the sixth is directed against the senator Andromachus and the advocates of the Lupercalia. The best edition is that of Thiel.

The feast of St. Gelasius is kept on 21 Nov., the anniversary of his interment, though many writers give this as the day of his death.

Sources

P.L., LIX, 9-191; CXXVIII, 439; CXXIX, 1210; THIEL, Epistolae Romanorum Pontificum Genuinae (Braunsberg, 1868), I, 285-613, 21-82; JAFFE, Regesta Pontificum Romanorum (Berlin), I, 53-60; DUCHESNE, Le Liber Pontificalis (Paris, 1886) I, 254-257; GRISAR, Geschichte Roms und der Papst eim Mittelalter, I, 452-457, passim; THOENES, De Gelasio I Papa (Wiesbaden, 1873); Roux, Le Pape Gélase (Bordeaux-Paris, 1880). For the Sacramentary of Gelasius see PROBST, Die ältesten römischen Sacramentarien und Ordines (Munster, 1892); BISHOP, The Earliest Roman Mass-book in Dublin Review (Octoher, 1894); WILSON. The Gelasian Sacramentary (Oxford, 1894): WILSON, A Classified Index to the Leonine, Gelasian and Gregorian Sacramentaries (Cambridge, 1890); also P.L., LXXIV, 1049.

Murphy, John F.X. "Pope St. Gelasius I." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 21 Nov. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/06406a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph E. O'Connor.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.


SOURCE : http://eglise.de.dieu.free.fr/liste_des_papes_04.htm

Gelasius I, Pope (RM)

Born in Rome; died there on November 21, 496. Born in Rome the son of an African named Valerius, Pope Gelasius I, ruled the papal see from 492 to 496. Prior to his elevation on March 1, 492, he had been secretary to the two previous popes (Saint Felix II and Saint Simplicius), and as a pope he still liked to dash off letters in his own hand--many of which still exist.


Although he governed the Church for only four years, eight months, and 18 days, he showed himself a vigorous, active, and capable pontiff--in fact, one of the greatest in a century of great popes-- and a great Christian. According to Dionysius Exiguus, Gelasius was known for his holiness, justice, charity to the poor, and learning. Facundus of Hermione wrote a few years after the pope's death, "He was famous over the whole world for his learning, and the sanctity of his life."

Gelasius ordered the reception of the Eucharist in both forms, thus opposing the Manichaeans, who preached that wine was impure and sinful. Among many rules which he established for the ministers of the church, Gelasius declares that its revenues are to be exactly divided into four parts: one is for the bishop, another for his clergy, the third for the poor, and the fourth for building. He also attempted to suppress simony

He tried to compile a trustworthy list of saints and martyrs. He drew up a compendium of the important decrees of the synods of the church, not only including western ones but incorporating judgments of eastern synods where he thought them relevant. Gennadius tells us that Gelasius composed many sacred hymns, but these have been lost. The Decretum de libris . . . , listing the canonical books of the Bible, also long attributed to him, is no longer credited to him.

Although he is not the author of the Gelasian Sacramentary, published in Rome in 1680 from a 900-year-old manuscript, it probably contains many of the reforms he researched and instituted. Among other things found in the ancient sacramentary are the solemn veneration of the cross on Good Friday; the reservation of the Eucharist offered on Holy Thursday for communion on Good Friday; the blessing of the holy oils, the anointing, and other ceremonies used at baptism; blessing of holy water; prayers for entering new houses and other blessings; several Masses for the feasts of saints, expressing their invocation, and the veneration of their relics; votive Masses for travelers, for obtaining charity and other virtues, for marriage with the nuptial benediction, for birthdays, for the sick, and for the dead.

Gelasius was convinced that the supreme power of earth was the Church. This he saw summed up in the power of the papacy. Alongside the papacy, the role of the Byzantine emperor was nothing.

Gelasius made little attempt to heal the split between Rome and the East, started when Acacius was Patriarch of Constantinople (471- 489) and ended only in 518. His aim was different: to assert the superiority of the bishop of Rome over the patriarch of Constantinople. In fact, soon after his election, Gelasius ran into difficulties with Euphemius, patriarch of Constantinople, over the matter of the Acacian heresy when Euphemius refused to remove Acacius's name from the diptychs (registers of dead bishops named at the altar) in the churches of his see. (The name of Acacius was erased from the diptychs in 518 by Patriarch John of Constantinople.)

Saint Gelasius also defended the rights of the patriarchates of Alexandria and Antioch against the encroachments of Constantinople and eloquently defended the rights of the Church against Emperor Anastasius in a famous letter to the emperor.

In his day, as the pope realized, Christianity remained only superficial among many converts. For instance, each February Christians still celebrated the feast of Lupercalia in honor of the Roman god Pan. Through it they hoped to influence for good the animal and vegetable world. Gelasius vigorously tried to suppress it, publicly writing a refutation of a senator named Andromachus who supported the rites (Against Andromachus) (Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth). 



November 21

St. Gelasius, Pope and Confessor

POPE FELIX II. or, as he is often styled, III. died on the 25th of February, in 492, and soon after Gelasius, of an African family, but a native of Rome, was ordained bishop of that city. He governed the church four years, eight months, and eighteen days. This pope was a very learned man, and very skilful and knowing in the customs and usages of the church; and is extolled for the purity of his manners, his extraordinary humility, temperance, austerity of life, and liberality to the poor, for whose sake he kept himself always poor, as Dionysius Exiguus, who died before the year 556, tells us. 1 Facundus of Hermione, who wrote within a few years after his death, says: “He was famous over the whole world for his learning, and the sanctity of his life.” 2 To his other great virtues he joined a love of order and discipline, with an uncommon prudence and courage. Upon his accession to the pontifical chair, he refused to send letters of communion to Euphemius, bishop of Constantinople, because he refused to expunge out of the dyptics (or register of orthodox bishops deceased, who were named at the altar) the name of Acacius, one of his late predecessors, who, indeed, never rejected the council of Chalcedon, but had shown too much condescension to his master, the emperor, in favouring the Eutychians, and in living in communion with Peter, the notorious, most artful Eutychian usurper of the see of Alexandria, and other ringleaders of that sect. Euphemius, who after the short episcopacy of Fravitas, had succeeded Acacius, was a zealous Catholic, and was afterwards banished for his faith by the emperor Anastasius, and died at Ancyra, in 515. His name is placed by the Greeks in their Calendar; and Natalis Alexander shows that neither he nor his successor Macedonius were schismatics; for though the popes refused them the usual public tokens of communion, this was not an excommunication, much less was it extended to their subjects, as Bower and some other notorious slanderers pretend. This the Bollandists also prove by the like examples of St. Flavian of Antioch and St. Elias of Jerusalem, named in the Roman Martyrology. This intermission of the tokens of communion was, however, a mark of displeasure, as when in our days the popes have addressed their commissions to neighbouring prelates, not to certain diocesans in France, who were suspected of favouring the Jansenists, or on other accounts. This interruption of the usual marks of communion between the see of Rome and the principal sees in the East, continued till, by order of the orthodox emperor Justin, in 518, John, patriarch of Constantinople, and the rest made satisfaction to Hormisdas by erasing the name of Acacius.

Pope Gelasius in several epistles, 3 and in his Roman council, strenuously asserts the supremacy of his see, founded in the words of Christ to St. Peter, which see from the beginning has had the care of all the churches over the world, and from which lies no appeal to any other church. Amongst many rules which he lays down for the ministers of the church, he declares that its revenues are to be exactly divided into four parts, whereof one is for the bishop, another for his clergy, the third for the poor, and the fourth for the fabric. 4 Andromachus, a Roman senator, and many others attempted to restore the Lupercalia, which were riotous feasts and diversions in honour of the god Pan, which Gelasius had abolished. He enforced his prohibition by a treatise on that subject, entitled, against Andromachus. This holy pope laboured with great zeal to extirpate the Pelagian heresy, and several abuses which prevailed in the Marca of Ancona, especially simony: and he severely forbade ecclesiastics to traffic. The Manichees who concealed themselves in Rome, he detected by commanding all to receive the communion in both kinds, because those heretics abstained from the cup, reputing wine impure. This their affectation was a long time unobserved, and they received the sacrament from the Catholics, as we learn from St. Leo, 5 in the year 443. They continued this practice until the prohibition of Gelasius, in 496, who justly calls the division which they made upon a superstitious motive, sacrilegious. 6 His very prohibition (which ceased by disuse when that heresy was abolished) suffices to demonstrate that the use of one or both kinds was then promiscuous and at discretion, which many instances of that and preceding ages demonstrate. Gennadius informs us, that Pope Gelasius composed sacred hymns in imitation of St. Ambrose; but these are now lost. 7 It is manifest from the letters of St. Innocent I. St. Celestine and St. Leo, that the Church of Rome had a written Order of the mass before Gelasius. This doubtless was the basis of his Sacramentary, which was printed at Rome in 1680, from a manuscript copy nine hundred years old, by the care of Thomasi, a Theatin, afterwards cardinal. 8 In it occur the solemn veneration of the cross on Good Friday, and the reservation of the particle of the eucharist offered the foregoing day for the communion that day; the blessing of the holy oils, the anointing and other ceremonies used at baptism; blessing of holy water; prayers for entering new houses, &c., several masses for the feasts of saints, expressing their invocation, and the veneration of their relics; votive masses for travellers, for obtaining charity and other virtues; for marriage with the nuptial benediction, for birth-days, for the sick, for the dead, &c. In 494, Pope Gelasius held at Rome a council of seventy bishops, in which he published his famous decree, containing a list of the canonical books of scripture then universally received; another of orthodox fathers; and a third of apocryphal books, which are of two classes: some forgeries, as the Acts of St. George, &c. others genuine and useful in many things, but containing some falsity or error, and to be read with caution, or at least excluded the canon of scriptures. 9 This great pope’s manner of writing is elegant and noble; but sometimes obscure and perplexed. He died in 496, on the 21st of November, on which day his name occurs in the Roman Martyrology, and those of Bede, Usuard, &c. See the works of St. Gelasius, and the councils: Anastasius, in Pontificali ap Muratori, t. 3, p. 122. Ceillier, t. 15, p. 288.

Note 1. Ep. Nuncupat. ad Julian. [back]

Note 2. Facund. Hermian. contra Mocian. p. 566. [back]

Note 3. Ep. 4, p. 1169. Ep. 8, p. 1185. [back]

Note 4. Ep. 9. [back]

Note 5. S. Leo, Serm. 4, de Quadr. t. 1, p. 217. [back]

Note 6. De Consecr. dist. 2, c. 12. [back]

Note 7. Amongst the works of Pope Gelasius, the treatise On the Bond of an Anathema, was written to show that Acacius could not be absolved from excommunication after his death. The book On Two Natures in Christ, against the Nestorians and Eutychians, which some have ascribed to Gelasius of Cyzicus, or another of Cæsarea, seems most probably the work of this pope, as F. Labbe shows, (De Scriptor. Eccl. t. 1, p. 342.)
  Philip Buonamici, in his most elegant and polite dialogue De claris Pontificiarum literarum scriptoribus, ad Bened. XIV. at Rome, 1753, commends the letters of Leo I., Felix III., Gelasius I., and Symmachus as superior to other compositions of their age in strength, gravity, and elegance. This author complains that to see the dignity of the holy see degraded by a half-Latin style in an important decree or letter to some prince, raised his indignation more than if he had seen Corregio’s magnificent Night covered with dirt, and trodden under foot. This Night is the famous picture of the Nativity, in which all is dark except the divine infant, which casts a very strong bright light, in contrast with the beautiful night. The original is at Reggio, not at Parma, as some have said, but even copies have some degree of this excellence. [back]


Note 8. Published also by Mabillon, and lastly by Muratori in Liturg. veter. [back]

Note 9. See his decree De libris sacris et Apocryphis in Gratian’s collection; and more correctly in Fontanini’s Appendix to Antiquit. Hortæ, and after him in Mansi’s supplem. Conc. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.


San Gelasio I Papa


Sec. V

(Papa dal 01/03/492 al 21/496)

Africano, presiedette nel 494 il sinodo nel quale fu redatto il decreto che porta il suo nome e che distingue i libri rivelati accettati dalla Chiesa cattolica da quelli considerati come apocrifi.


Martirologio Romano: A Roma presso san Pietro, san Gelasio I, papa, che, insigne per dottrina e santità, onde evitare che l’autorità imperiale nuocesse all’unità della Chiesa, illustrò con vera profondità di analisi le prerogative dei due poteri, temporale e spirituale, sostenendo l’esigenza di una mutua libertà; spinto dalla sua grande carità e dai bisogni degli indigenti, per soccorrere i poveri morì egli stesso poverissimo.

È uno strenuo difensore della fede e un tenace maestro di dottrina. Oriundo dell’Africa romana ma romano di spirito («sicut romanus natus», scrive di sé), Gelasio («colui che irride», dal greco) sale al soglio pontificio mentre in Italia cambia la dominazione straniera: Teodorico infatti inaugura - con la strage d’Odoacre e della sua famiglia - il suo regno, che sarà trentennale.

Oltre che dalla peste e dalla fame, in quegli anni Roma è scossa anche da un fenomeno - e relativa polemica - stravagante. Ecco quale. Ai piedi del Palatino si apre ancora la buia caverna che la leggenda ha identificato come il luogo di Romolo e Remo allattati dalla lupa: la festività dei lupercali che si celebra ogni anno in onore dell’allattamento di Romolo e Remo degenera sempre più, fino a diventare delle vere e proprie orge. Già i predecessori di Gelasio hanno protestato contro quest’ultima superstizione pagana, ma inutilmente. Invece la plebe, ma sostenuta anche da alcuni senatori, sosteneva che le catastrofi capitate a Roma erano dovute all’abbandono del vecchio culto propiziatorio. Ma ecco che Gelasio ha successo dove nessun Papa è riuscito: con dottrina e con precisione scrive un imponente e inattaccabile trattato contro quella cre­denza, condannando totalmente le pratiche immorali: dopo questa iniziativa, non ci sono più segni di costumanze pagane.
La stessa fermezza il Pontefice la dimostra con gli Imperatori e i patriarchi orientali nella questione dello scisma di Acacio e contro l’«Enotico».

Mantiene rap­porti collaborativi con Teodorico e con gli Imperatori d’Oriente, partendo però dal presupposto indiscutibile del primato romano. In una lettera all’imperatore Anastasio I pone inequivocabilmente la distinzione dei due poteri di origine divina: l’autorità dei Papi e quella dei Re, indipendenti ciascuna nel proprio ambito, però, sottolinea Gelasio I, la supremazia assoluta spetta a colui che Cristo ha messo a capo di tutto e tutti, riconosciuto come tale dalla Chiesa.

Gelasio nei suoi quattro anni di pontificato indebolisce e annulla gli ultimi residui del paganesimo, smorza definitivamente il mani­cheismo in Roma e il pelagianesimo tornato qua e là, nel Piceno e in Dalmazia. Scrive sei trattati teologici contro il monofisismo e lo stesso pelagianesimo, e poi molte lettere. I suoi formulari liturgici sono l’origine del «Sacramentario gelasiano», e vari suoi principi in materia ecclesiastica diventeranno punti fermi del Diritto canonico, e saranno anche inseriti nella costituzione dogmatica del Concilio Vaticano II.

Dopo la sua morte verrà sepolto nella Basilica di San Pietro. 


Autore: Domenico Agasso Jr.