jeudi 17 novembre 2016

Saint ROQUE (ROCH) GONZALEZ et les MARTYRS du PARAGUAY ALFONSO RODRIGUEZ et JUAN DEL CASTILLO, jésuites missionnaires




Saint Roque González de Santa Cruz

Religieux martyr au Paraguay

Fête le 17 novembre

SJ

Asunción, Paraguay, 1576 – † Réduction de Tous-les-Saints 15 novembre 1628

Groupe « Roque González et ses compagnons martyrs »

Béatifié le 28 janvier 1934 par le pape Pie XI

Canonisé le 16 mai 1988 par le pape Jean Paul II

Autre mention : 16 novembre

« Premier saint du Paraguay »

Saint Roque González de Santa Cruz, jésuite (1609), est le premier saint du Paraguay, martyr avec deux autres jésuites d’origine espagnole : les Pères Alfonso Rodriguez et Juan del Castillo. Saint Roque Gonzales, né à Asuncion au Paraguay en 1576, fils de Bartolomé Gonzáles Villaverde et de María de Santa Cruz, prêtre en 1598, fut un grand évangélisateur dans ces terres encore vierges du Nouveau Monde ; ce fut aussi un défenseur de la justice en ce temps de la conquête espagnole ; enfin il eut une grande action civilisatrice qui se manifesta par la fondation de dix « réductions » au Paraguay, au Brésil et en Argentine. Les réductions, véritables villes pouvant atteindre jusqu’à 40 000 habitants, étaient dues au génie organisateur déployé par les Jésuites en ces contrées : elles permettaient aux autochtones de s’initier aux différentes activités d’un peuple civilisé, depuis l’agriculture jusqu’à l’architecture et la musique. Saint Roque Gonzales et ses deux compagnons furent tués le 15 novembre 1628 à Réduction de Tous-les-Saints par une bande d’Indiens armés et hostiles. Il a été béatifié en 1934 par Pie XI à Rome et canonisé le 16 mai 1988 par Jean-Paul II à Asuncion (Paraguay).

SOURCE : http://www.martyretsaint.com/roque-gonzalez-de-santa-cruz/
ROQUE GONZALEZ,

ALFONSO RODRIGUEZ
et JUAN DEL CASTILLO

Jésuites, Martyrs, Saints
Roque Gonzalez de Santa Cruz naquit au Paraguay, à Assunción, en 1576. Ordonné prêtre, il entra dans la Compagnie de Jésus en 1609 ; durant près de vingt ans il se consacra à la tâche de civiliser les habitants du pays, à les rassembler en Réduction, à leur enseigner la foi chrétienne et à leur apprendre à vivre chrétiennement. Il fut tué par trahison et à cause de sa foi le 15 novembre 1628, en même temps qu'Alphonse Rodriguez, espagnol, prêtre de la Compagnie de Jésus.
Deux jours plus tard, dans une autre Réduction, Juan del Castillo subit un cruel martyre : jésuite d'origine espagnole, il avait été un courageux défenseur des Indiens contre leurs oppresseurs.
Ils ont été béatifiés par Pie XI en 1934.
*****
Lors de la cérémonie de canonisation — le 16 mai 1988, à Assunción, au Paraguay — présidée par le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, le pape soulignait :
« Se sentant responsables de la nécessité de défendre la dignité humaine à ce moment l'histoire, le père Roque Gonzalez, le père Alfonso Rodriguez, le père Juan del Castillo et tant d'autres chrétiens, affrontèrent le terrible défi représenté par la découverte du soi-disant nouveau monde. Convaincus que l'Évangile est un message d’amour et de liberté, ils se sont efforcés à faire connaître “la vérité en Christ Jésus” (Ef 4, 21) dans toutes ces terres. En répondant à l'appel du Seigneur qui les invitait à faire des disciples dans toutes les nations, ils voulurent répéter aux populations à peine connues les mots que saint Paulo adressait aux éphésiens : “Mais vous, vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ep. 4,24) ».
Un peu plus loin, dans homélie, le bon et saint Pape, disait encore, parlant de ces héroïques jésuites :
« Dans leur zèle de gagner des âmes au Christ, le père Roque et ses confrères parcoururent tous les territoires de l'estuaire de la Plata jusqu'aux sources des fleuves Paraná et Uruguay, jusqu'aux sierras de Mbaracayú dans le Haut Paraguay, en affrontant toute sortes d’épreuves et de dangers. Infatigables dans la prédication, austères avec eux-mêmes, l'amour au Christ et aux indigènes les porta à ouvrir des nouvelles routes et à construire des missions qui facilitaient la diffusion de la foi et assuraient de dignes conditions de vie pour leurs frères. Itapúa, Saint’Anne, Yaguapoá, Concepción, Saint Nicolas, Saint Xavier, Yapeyú, Candelaria, Asunción du Yjuhí et Todos los Santos Caaró sont des noms de lieux entrés dans l'histoire de l’œuvre de ces saints ».
Ce même mémorable jour, le Saint-Père apporta encore ces précisions importantes et faisant référence au “Vade-mecum” que tout jésuite connaît dans les moindres détails : Les Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola :
« L'immense œuvre de ces hommes, toute cette œuvre d'évangélisation des villages guaranis fut possible grâce à leur union avec Dieu. Saint Roque et ses compagnons suivirent l'exemple saint Ignace codifié dans ses constitutions : “Les moyens qui unissent le moyen à Dieu et le dispose à se faire guider de sa main divine sont plus efficaces que ceux qui le tournent vers les hommes” (S. Ignace de Loyola “Constitutions de la Société de Jésus”, 813). Donc ces nouveaux saints vécurent dans cette “familiarité avec Dieu notre Seigneur” (S. Ignace de Loyola “Constitutions de la Société de Jésus”, 813), que le fondateur désirait quelle caractérise le jésuite. Ils se sont ainsi abandonnés, jour après jour à leur travail dans la prière, sans jamais l'abandonner pour quelque raison que ce soit. “Aussi avec tous les engagements que nous avions — écrivait le père Roque en 1613 — nous n'avons jamais manqué aux exercices spirituels et aux obligations de notre vie” (Lettre du 8 octobre 1613) ».
Puis, à la fin de son homélie — et avant d’adresser à Marie une prière fervente — Jean-Paul II rend hommage aux Jésuites en ces termes :
« Cette canonisation des trois martyrs Jésuites est aussi motif d’un saint orgueil pour toute la Compagnie de Jésus. Roque Gonzalez est parmi les premiers Jésuites du nouveau continent et Alphonse Rodriguez et Juan del Castillo appartiennent à ce groupe d’hommes généreux qui, répondant à l’appel du Christ à entrer et à appartenir à la Compagnie, ont apporté le message du Christ dans le monde entier ».
Alphonse Rocha
Saints ROCH GONZALEZ,
ALFONSO RODRIGUEZ et JEAN DEL CASTILLO  martyrs,

Fête le 16 novembre
Roch Gonzalès de Santa Cruz naquit au Paraguay, à Assuncion, en 1576. Ordonné prêtre, il entra dans la Compagnie de Jésus en 1609 ; durant près de vingt ans il se consacra à la tâche de civiliser les habitants du pays, à les rassembler en Réduction, à leur enseigner la foi chrétienne et à leur apprendre à vivre chrétiennement. Il fut tué par trahison et à cause de sa foi le 15 novembre 1628, en même temps qu’Alphonse Rodriguez, espagnol, prêtre de la Compagnie de Jésus.
Deux jours plus tard, dans une autre Réduction, Jean del Castillo subit un cruel martyre : jésuite d’origine espagnole, il avait été un courageux défenseur des Indiens contre leurs oppresseurs. Ils ont été béatifiés par Pie XI en 1934.
 16 novembre
Saints ROCH GONZALEZ,
ALPHONSE RODRIGUEZ
et JEAN DEL CASTILLO,
prêtres et martyrs
Mémoire
Commun des martyrs (p. 237) ou pasteurs (p. 260).
OFFICE DES LECTURES
 
DEUXIÈME LECTURE
Lettre du bienheureux Roch Gonzalès, prêtre et martyr.
J’espère dans le Seigneur que cette croix, toute nouvelle qu’elle soit dans ce pays, sera la première de nombreuses autres dressées ici.
 Revenu rapidement en ce lieu, je me suis arrangé une petite hutte qui se trouvait non loin du fleuve jusqu’à ce qu’on me donne une autre hutte de paille un peu plus grande. Au bout de deux mois, le P. Recteur envoya Didace de Boroa. Il est arrivé ici le lundi de la Pentecôte ; grandement consolés, nous étions heureux de voir comment l’amour de Dieu nous avait réunis en des contrées si lointaines et désolées. Peu après, nous avons coupé en deux notre petite habitation en y élevant une cloison de roseaux ; nous y avons ajouté un oratoire un peu plus grand que l’autel lui-même, pour y célébrer la messe. À cause de la force de ce divin sacrifice, dans lequel le Christ s’est offert au Père et par lequel il fait éclater son triomphe ici même parmi nous, les démons n’ont plus osé se manifester, eux qui avaient l’habitude auparavant de se montrer aux indigènes. Nous manquions de tout dans cette cabane ; le froid y était si rigoureux que nous avions de la peine à dormir. Notre nourriture était tantôt du maïs cuit, tantôt de la farine de manioc, aliments ordinaires des indigènes ; nous nous sommes mis à chercher dans la campagne des herbes dont se nourrissent les perroquets, si bien que les indigènes nous appelèrent de ce nom pour se moquer de nous.
Les choses en étant là, les démons commencèrent à craindre que si la Compagnie pénétrait dans ce grand pays, ils perdraient rapidement tout ce qu’ils avaient gagné depuis si longtemps. Aussi ne tardèrent-ils pas à faire répandre la nouvelle dans tout le pays Parana que nous étions des espions et de faux prêtres, et que les livres et les images que nous avions étaient porteurs de mort. Ce fut à ce point que, lorsque le P. Boroa expliquait les mystères de notre foi aux infidèles, certains redoutaient de se mettre près des images saintes dans la crainte de se voir frappés de mort par celles-ci. Mais ils abandonnèrent peu à peu cette croyance lorsqu’ils virent de leurs propres yeux comment les Nôtres étaient pour eux de véritables pères, leur offrant volontiers tout ce qui se trouvait chez nous et se consacrant jour et nuit, dans leurs souffrances et leurs maladies, à guérir non seulement leurs âmes (ce qui est l’essentiel), mais aussi leurs corps.
Lorsqu’il nous sembla que l’affection des Indiens envers nous s’était affermie, la pensée nous vint de construire une église qui, bien que petite et humble avec son toit de paille, apparaisse aux yeux de ces malheureux comme un palais royal. Ne sachant pas faire des briques, nous construisîmes de nos mains des murs en terre. Et c’est ainsi que l’église fut achevée pour la fête de saint Ignace de l’année dernière 1615. Le même jour, nous avons célébré pour la première fois la messe dans cette église, en y renouvelant nos voux et avec toute la solennité que permettait la pauvreté du lieu ; nous voulûmes même former une chorale d’enfants, mais ceux-ci sont tellement frustes qu’ils furent incapables d’apprendre à chanter. Après avoir construit une petite tour en rondins, nous avons placé une cloche à son sommet, au grand émerveillement de ces gens qui n’avaient ni vu ni entendu une chose pareille en ce pays. Une autre cause de grande dévotion fut la croix que les Indiens avaient eux-mêmes dressée devant l’église : en effet, comme nous leur avions expliqué pour quelles raisons nous autres chrétiens adorions la Croix, ils l’adoraient eux-mêmes en s’agenouillant avec nous. J’espère donc dans le Seigneur que cette croix, toute nouvelle qu’elle soit dans ce pays, sera la première de nombreuses autres croix dressées ici.
Le pape prie un père des « Réductions », le martyr jésuite Roch Gonzalez
Le pape François est allé se recueillir auprès d’un père des “Réductions” du Paraguay, le premier saint du pays.
Le pape François est allé se recueillir auprès du coeur du martyr jésuite Roch Gonzalez, premier saint du Paraguay, au collège des jésuites Cristo Rey de la capitale, Asuncion, samedi 11 juillet.
 
Roch Gonzalez de Santa Cruz (1576-1628), prêtre jésuite, est né est au Paraguay, à Asuncion. Il a été ordonné prêtre et il est entré dans la Compagnie de Jésus en 1609. Il a ensuite passé vingt ans à l’annonce de l’Évangile aux Guaranis, organisant leur rassemblement dans ces villages de quelque 5.000 personnes dont il ne reste que des ruines aujourd’hui, comme à Trinidad : une société « heureuse » passée à l’histoire  sous le nom de « Réduction ». Il fut tué par trahison le 15 novembre 1628, avec un autre jésuite, saint Alphonse Rodriguez.
Ils ont été béatifiés par Pie XII, avec Jean del Castillo, jésuite d’origine espagnole, courageux défenseur des Indiens contre leurs oppresseurs, et assassiné deux jours plus tard. Roch Gonzalez a été canonisé par Jean-Paul II à Asuncion, le 16 mai 1988.
 
Ils sont tous les trois fêtés le 16 novembre, par le martyrologe romain qui dit: “À Caaro au Paraguay, en 1628, les saints martyrs Roch Gonzalez et Alphonse Rodriguez, prêtres de la Compagnie de Jésus, qui gagnèrent au Christ une population indigène abandonnée en créant des villages appelés vulgairement “réductions”, où la vie sociale et les arts trouvaient leur place en même temps que la vie chrétienne, et ils furent mis à mort par ruse, par un assassin à gages payé par un homme adonné à la magie. »
Après avoir prié les vêpres en la cathédrale d’Asuncion, samedi soir, le pape s’est arrêté quelques minutes, pour une visite privée, au collège des ses confrères jésuites. Le corps du saint martyr a été brûlé, mais son cœur est miraculeusement été préservé des flammes.
Lors de la chorégraphie qui a accueilli le pape François à l’aéroport d’Asuncion, vendredi soir, 10 juillet, les danseurs ont porté en procession un jeune représentant saint Roch : un hommage au pape jésuite.
Le président Horacio Cartes a ensuite offert au pape les oeuvres de Ruiz de Montoya, un jésuite des réductions fameux pour sa connaissance de la langue et de la culture des Guaranis.

En 1995 le Paraguay a émis un billet de banque à l’effigie du saint considéré comme un héros national. Et le pont enjambant le fleuve Parana, reliant les deux villes fondées par Roque Gonzalez de Posadas (Argentine) et Encarnacion (Paraguay), a été baptisé Pont Saint Roch Gonzalez de Santa Cruz.
Roque Gonzalez, SJ M
 
(also known as Roch)

Born in Asunciön, Paraguay, 1576; died November 15, 1628; beatified in 1934; canonized 1988 as one of the Martyrs of Paraguay.

As early as 1537, Pope Paul III, at the instigation of Bartolome de las Casas and the Dominicans, had condemned the enslavement and dispossession of Native Americans. Though also condemned in theory by the Spanish Crown, in practice encomienda system was enslavement.
In Paraguay in 1586 the encomienda system was in place. In Peru's mines Quechuan labor was exploited without regard for marriage ties, which led to Indian uprisings, suppression by the conquistadors, and a reluctance on the part of the Quechuans to accept the religion of their masters.
Roque Gonzalez was born of noble Spanish parents (some say of mixed blood--Creole) in Asunciön, Paraguay. (Whatever his bloodline, there is no doubt that his family was influential: his brother was the governor of Asunciön for a time.) Roque has been described as tall and slender with a broad forehead, fine lips, and a sympathetic expression.
Here in Asunciön he was educated, ordained at 23, became a beneficed priest of the Cathedral of Asunciön and began he priestly career working among the Indians. He participated in the local synod of 1603, during which the enslavement of Indians was again condemned. It ordered that they should be gathered into settlements for protection.
At 32 (in 1609), Roque became a Jesuit and was posted to a settlement south of Asunciön called San Ignacio. With other Jesuits he opposed Spanish imperialism, the imported Spanish Inquisition, and enslaving the Indians--for all of which he was bitterly opposed by the Spanish authorities.
He worked among and for the Indians for two decades, heading the first Paraguayan reduction of San Ignacio for three years and establishing another six in the Parana and Uruguay river regions. The reductions were similar to communes in that the members worked common land but each family also had its own plot.
It is a blessing that he was such a talented man. He was an architect, mason, and carpenter, and laid out a plaza in the Spanish fashion with Indian houses on three sides and a church with its rectory on the fourth. Roque spoke the Indian language and instituted a school for the study of Guarani as well as more traditional subjects. He introduced sheep and cattle herding.
He wrote hymns (which my friend Fr. Peter, a Russian priest, has rediscovered and is now studying while working in Paraguay among his beloved Guarani), organized processions, and compiled a catechism in rhyming verse.
The Franciscans in pueblos near Asunciön had neophytes work daily for settlers for a legal wage. In San Ignacio they worked for themselves and paid the Crown directly.
Roque believed the Gospel had to be preached in love from a position of trust not power and refused the normal military escort. In ten years he established a chain of settlements in Argentina and Uruguay. Indians flocked to the settlements for protection. After long and careful instruction, they would be baptized. They were taught valuable skills: weaving cotton, boat building, joinery, cart-making, farming, etc.--and the making of musical instruments, painting manuscripts, printing books, dancing, singing, and painting.
 
Contemporary accusations of the paternalism of the system disregards the political concepts of the 17th century. The Jesuits created the communities in an urgent defense of life. The administration and authority within the communities was in the hands of the Indians themselves--each had a mayor and council. In fact this was the only region of the Americas which was governed by the indigenous peoples themselves. Jesuit educational methods enriched and defended indigenous culture. Paraguay is still today the only officially bilingual country on the continent.
One of the last settlements founded by Gonzalez was in the forest north of the Rio Iyui (Ijuhi) Grande in an area dominated by the witch doctor and chieftain Nezu. In 1628 a settlement there and later in the year a pueblo at Caaro in southern Brazil.
 
Roque was opposed by Nezu, who instigated a raid by the Indians on the new reduction during which both Fr. Gonzalez and his brother priest Fr. Rodriguez were killed on November 15. Roque was struck in the head by an Indian, who broke Gonzalez's skull. Fr. Alonso Rodriguez suffered a similar fate. And two days later, Ijuhi was attacked and Fr. Castillo was stoned to death (see under Martyrs of Paraguay).
Fr. Gonzalez had spent his life seeking justice for the Guarini. The Indians who killed him thought he was just another White man. When they learned whom they had killed, it is said: "The Indians themselves lamented the death of Gonzalez, their 'pa'i' or protector, bitterly regretting their involvement in his death" (Benedictines, Delaney, Markus). 


Martyrs of Paraguay, SJ (AC)

Died 1628; beatified in 1934; canonized in 1988. Three Spanish Jesuits--Roch (Roque) Gonzalez, Alphonsus Rodriguez, and John de Castillo- -founders of the "reduction" of the Assumption on the Ijuhi River in Paraguay. In 1628 they established the new mission of All Saints in Caaro in southern Brazil, and it was here that they were murdered by order of the local chief. Frs. Gonzalez and Rodriguez were tomahawked to death on November 15. Two days later, Ijuhi was attacked and Fr. Castillo was stoned to death. The Martyrs of Paraguay were the first martyrs in the Americas to be beatified (Benedictines). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1117.shtml

Saint Rocco Gonzalez

Also known as

  • Roch Gonzalez
  • Roque Gonzalez
Memorial

Profile

Born to the Paraguayan nobility. Jesuit priest. One of the architects of the Jesuit Reductions in Paraguay. Realizing the damage of the slave trade, the Jesuits gathered the indigenous Indians and went inland. InParaguay, beginning in 1609, they built settlements, taught agriculture, architecture, construction,metallurgy, farming, ranching and printing. By the time the Jesuits were expelled in 1767 they had 57 settlements with over 100,000 native residents.

Roch served as doctor, engineer, architect, farmer and pastor, supervised the construction of churches,schools and homes, and introduced care for cattle and sheep to the natives. He adapted his tactics to the locals love of ornament, dancing, and noise. On the great feasts of the Church, Roch solemnly celebratedMass outside the little thatched church, and then the whole village dressed in their best and celebrated the rest of the day with games, bonfires, religious dances, flute music, and fireworks. Fierce warriors were softened by Roch’s gentle Christianity, put aside their hatred for religion, and embraced the faith; violent revenge, previously part of the local culture, was abandoned.

This progress recevied a severe blow by the arrival of slave traders who were able to influence the Spanishcrown and get permission for their activity. They lured natives away from the Reductions, betrayed them, and sold them into slavery. Roch became a stanch protector of their freedom, pleading the Indian cause so forcefully with the Spanish government that the Reduction of Saint Ignatius was finally left in peace.

Because of his success in evangelizing the natives, a local witch-doctor who was losing his power basemurdered Roch along with Saint John de Castillo and Saint Alphonsus Rodriquez. One of the Jesuit Martyrs of Paraguay.

Born

Died

Venerated

Beatified

Canonized

Patronage

SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-rocco-gonzalez/


MARTYRS OF PARAGUAY

 (STS. ROQUE GONZALEZ,  JUAN CASTILLO,  ALONSO RODRIGUEZ)

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Feast Day: November 17
Canonized: 1988

Three missionaries went to Paraguay in South America to share the Good News of Jesus with the native Indians. These Jesuit priests preached about Jesus and God’s saving plan for all people. Many Paraguay Indians listened and believed in their message. They asked to be baptized and began to live new lives as Christians.
Rogue Gonzalez loved God even as a young child. It did not surprise people when he decided to become a priest. Father Gonzalez was ordained when he was 23 years old. Because he was born in Paraguay, the native Indians of his land had always interested him. He wanted to work among them. He decided to join the Jesuit order so that he could do missionary work with the natives of his country.
Father Gonzalez loved his new work! He went to tiny villages to teach the Indians about Jesus. He helped them to build settlements, community centers for the Indians where they could live together, grow in faith, learn skills, receive an education, and be protected from slave raiders.
Two young priests from Spain, Father Alphonsus Rodriguez and Father Juan de Castillo heard about Father Gonzalez’s work. They traveled to South America to help him establish more settlements. One day, Father Gonzalez and Father Rodriguez went to Brazil to begin work on new settlement. They left Father Castillo in charge of the settlement where they were living.

The local medicine man was angry at the work of the Jesuit priests. They had changed the hearts of so many people that he had lost many of his followers. He organized a group of his believers and plotted to kill the Jesuits.
Father Rodriguez was hanging a small church bell at the new settlement when the medicine man’s followers attacked and killed him. Father Gonzalez was in the chapel when he heard the noise. He, too, was killed when he went to check on his friend. The attackers burned the chapel to the ground. Two days later they returned to Paraguay and killed Father Castillo.

The Church honors these three Jesuits as saints. They followed Jesus’ command to his apostles: “Make disciples of all nations” (Matthew 28:19). We can join in their work by praying for all the missionaries who bring Christ to people all over the world.
SOURCE : http://saintsresource.com/martyrs-of-paraguay/

St. Roque González, SJ (1576-1628)


By Bert Ghezzi

From Voices of the Saints

“All the Christians among my countrymen loved the Father and grieved for his death because he was the father of us all, and so he was called by the Indians of the Paraná River.” So testified Chief Guarecupi after the martyrdom of Jesuit Roque González and his companions in Paraguay in 1628. The Indians loved him because they had felt his love for them and their ways. And they knew that for two decades he had sacrificed everything to improve their lives both materially and spiritually.

At a time when Spanish conquistadors were brutalizing and enslaving natives, Roque helped them become self-sufficient and free. He led the Jesuits who founded the “reductions,” independent Indian village communities that excluded European settlers. The economy of the reductions made the Indians self-supporting by combining communal agriculture with private property holding. And the reductions had their own political structure that gave the natives a measure of freedom. Roque González was the innovative social activist who created the model for these avant-garde communities. Here is his description of Saint Ignacio, the first reduction that he established in 1613:

This town had to be built from its very foundations. In order to do away with occasions of sin, I decided to build it in the style of the Spaniards, so that everyone should have his own house, with fixed boundaries and a corresponding yard. This system prevents easy access from one house to another, which used to be the case and which gave occasion for drunken orgies and other evils.

A church and parish house are being erected for our needs. Comfortable and enclosed with an adobe wall, the houses are built with cedar girders—cedar is very common wood here. We have worked hard to arrange all this. But with even greater zest and energy—in fact with all our strength—we have worked to build temples to Our Lord, not only those made by hands but spiritual temples as well, namely the souls of these Indians.

On Sundays and feast days we preach during mass, explaining the catechism beforehand with equal concern for boys and girls. The adults are instructed in separate groups of about 150 men and the same number of women. Shortly after lunch, we teach them reading and writing for about two hours.

There are still many non-Christians in this town. Because of the demands of planting and harvesting all cannot be baptized at the same time. So every month we choose those best prepared. . . . Among the 120 or so adults baptized this year there were several elderly shamans.

Roque and other Jesuits built more than thirty reductions with an average population of three thousand.

In 1628, Roque and Jesuits Alonso Rodriguez and Juan de Castillo started a reduction on the Iijui River and another at Caaró on Brazil’s southern tip. Somehow they roused the hostility of a shaman who determined to exterminate all Jesuits. On November 15 his men tomahawked Roque and Alonso at Caaró. Two days later at Iijui they stoned Juan to death. In 1934 these three became the first American martyrs to be beatified.

Roque González’s creative social action not only made Christianity attractive to the Indians of Paraguay. It also impressed secular sophisticates like Voltaire, who had this high praise for Roque’s settlements: “The Paraguayan missions reached the highest degree of civilization to which it is possible to lead a young people. In those missions, law was respected, morals were pure, a happy brotherliness bound men together, the useful arts and even some of the more graceful sciences flourished, and there was abundance everywhere.”

Excerpt from Voices of the Saints by Bert Ghezzi.




VIAGGIO APOSTOLICO IN URUGUAY, IN BOLIVIA, A LIMA E IN PARAGUAY

CANONIZZAZIONE DI PADRE ROCCO GONZÁLEZ, 
ALFONSO RODRÍGUEZ E JUAN DEL CASTILLO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Campo «Ñu Guazú» di Asunción (Paraguay) - Lunedì, 16 maggio 1988



“O Signore, nostro Dio, 
quanto è grande il tuo nome 
su tutta la terra!”
 (Sal 8, 2).

1. Amatissimi fratelli e sorelle di Asunción e di tutto il Paraguay, oggi è un giorno di grande festa per il vostro Paese e per tutta la Chiesa. Quale successore dell’apostolo Pietro, ho la gioia di celebrare questa Eucaristia nella quale sono elevati all’onore degli altari un figlio di questa carissima città di Asunción, padre Roque González de Santa Cruz - primo santo di questo amatissimo Paraguay - e i suoi due confratelli Alfonso Rodríguez e Juan del Castillo, nati in Spagna, il primo a Zamora e il secondo a Belmonte (Cuenca), i quali, per amore di Dio, e degli uomini, versarono il loro sangue in terra americana.

Tutti diedero la loro vita nell’adempimento del mandato di Cristo di annunciare il suo messaggio “fino agli estremi confini della terra” (At 1, 8). La forza salvifica e liberatrice del Vangelo si è fatta vita in questi tre generosi sacerdoti gesuiti che la Chiesa in questo giorno presenta come modelli di evangelizzazione. La loro incrollabile fede in Dio, alimentata in ogni momento da una profonda vita interiore, fu la grande forza che sostenne questi pionieri del Vangelo in terra americana. Il loro zelo per le anime li condusse a fare tutto quanto era nelle loro possibilità per servire i più poveri e derelitti. Tutto il loro encomiabile lavoro a favore di quelle popolazioni, così bisognose di aiuto spirituale ed umano, tutte le loro fatiche e sofferenze, ebbero come unico scopo quello di trasmettere il grande tesoro di cui erano portatori: la fede in Gesù Cristo, salvatore e liberatore dell’uomo, vincitore del peccato e della morte.

I pastori e tutto il Popolo di Dio che vive in Paraguay, così come le altre nazioni sorelle della Conca del Plata, i cui segni rappresentati sono oggi in mezzo a noi, hanno di fronte, in questi nuovi santi, dei modelli e delle guide sicure nel loro pellegrinaggio verso Gerusalemme, la patria celeste. Il fatto stesso di essere venerati in tutti i Paesi del Sud di questo continente della speranza non indica solamente la forza di una fede che non conosce frontiere, ma deve spingervi a promuovere in queste nazioni una coscienza sempre più viva e operante dell’ideale cristiano di fraternità, sulla base delle comuni radici religiose, culturali e storiche.

2. “O Signore nostro Dio, quanto è grande il tuo nome su tutta la terra” (Sal 8, 2), ripetiamo con le parole del salmo.

Glorificando il nome di Dio, che ci ha arricchiti con questi modelli di evangelizzatori, saluto tutti i presenti e tutti coloro che abitano queste terre paraguayane. Saluto anche il signor Arcivescovo di questa amata arcidiocesi e il suo Vescovo ausiliare, tutti i fratelli nell’episcopato del Paraguay e degli altri Paesi vicini che hanno voluto unirsi a noi in questa liturgia, i sacerdoti, i religiosi e le religiose, le autorità civili e militari e tutti gli amatissimi fedeli.

Saluto in particolare i superiori della Compagnia di Gesù e tutti i figli di sant’Ignazio di queste regioni.

Poco fa, nel richiedere ufficialmente la canonizzazione dei padri Roque Gonzalez de Santa Cruz, Alfonso Rodríguez e Juan de Castillo, si è passata in rassegna la loro vita santa, così come i meriti e le grazie celesti di cui il Signore ha voluto ricolmarli. In loro e nella presenza dei frutti che ebbero nel loro compito di diffusione della verità cristiana e della promozione umana riconosciamo il segno autentico degli apostoli la cui vita è solidamente costruita ad imitazione di Cristo.

1. “O Signore nostro Dio 
quanto è grande il tuo nome 
su tutta la terra!” (Sal 8, 2).

“A tua immagine creasti l’uomo” (“Prex Eucharistica”).

“Eppure l’hai fatto poco meno degli angeli, 
di gloria e di onore lo hai coronato, 
gli hai dato potere sulle opere delle tue mani” (Sal 8, 6).

Tutta la creazione canta le lodi di Dio. Tutte le sue opere sono motivo di azioni di grazie. E, su tutte, si eleva l’uomo “poco meno degli angeli”, che ha il dominio su tutte le opere delle mani di Dio. L’uomo, la creatura che può lodare Dio con consapevolezza, che può arrivare a riconoscerlo attraverso le opere delle sue mani, quando contempla “il cielo . . . la luna e le stelle” (Sal 8, 4).

Quest’uomo che fu creato da Dio “a sua immagine” (Gen 1, 27), a sua “somiglianza” (Gen 1, 26) è ciononostante capace di dimenticarsi di lui e cadere nel peccato, che è la peggiore delle schiavitù. “Accecati nei loro pensieri, estranei alla vita di Dio” (Ef 4, 18) - come dice san Paolo ai fedeli di Efeso -, avendo perso il senso morale si danno al libertinaggio “commettendo ogni sorta di impurità con avidità insaziabile” (Ef 4, 19). È “l’uomo vecchio che si corrompe dietro alle passioni ingannatrici” (Ef 4, 22).

4. Ma l’Apostolo stesso aggiunge: “Voi non così avete imparato a conoscere Cristo . . . in lui siete stati istruiti secondo la verità che è in Gesù, per la quale dovete deporre l’uomo vecchio con la condotta di prima, l’uomo che si corrompe dietro le passioni ingannatrici” (Ef 4, 22-23). “Cristo Redentore rivela pienamente l’uomo all’uomo stesso” (Redemptor Hominis, 10). Solo in Cristo “l’uomo ritrova la grandezza, la dignità e il valore propri della sua umanità” (Redemptor Hominis, 10).

Sentendosi responsabili della necessità di tutelare la dignità umana in quel momento della storia, il padre Roque Gonzalez, il padre Alfonso Rodríguez, il padre Juan del Castillo e tanti altri cristiani, affrontarono la tremenda sfida rappresentata dalla scoperta del cosiddetto nuovo mondo. Convinti che il Vangelo è messaggio di amore e libertà, si sforzarono di far conoscere “la verità in Cristo Gesù” (Ef 4, 21) per tutte queste terre. Rispondendo alla chiamata del Signore che li invitava a fare seguaci in tutte le nazioni, vollero ripetere alle popolazioni appena conosciute le parole di san Paolo agli efesini:

“Dovete rinnovarvi nello spirito della vostra mente e rivestire l’uomo nuovo, creato secondo Dio nella giustizia e nella santità vera” (Ef 4, 24).

5. Nel loro zelo di guadagnare anime a Cristo, il padre Roque e i suoi confratelli percorsero tutti i territori dall’estuario del Plata fino alle sorgenti dei fiumi Paraná e Uruguay, fino alle sierre di Mbaracayú nell’Alto Paraguay, affrontando ogni tipo di disagi e di pericoli. Instancabili nella predicazione, austeri con se stessi, l’amore a Cristo e agli indigeni li portò ad aprire nuove strade e a costruire missioni che facilitassero la diffusione della fede e assicurassero degne condizioni di vita per i loro fratelli. Itapúa, Santa Ana, Yaguapoá, Concepción, San Nicolás, San Javier, Yapeyú, Candelaria, Asunción del Yjuhí e Todos los Santos Caaró sono nomi di luoghi entrati nella storia ad opera di questi santi. Luoghi in cui si promosse uno sviluppo che si estese alle “dimensioni culturali, trascendenti e religiose dell’uomo e della società” (Sollicitudo Rei Socialis, 46).

Tutta la vita del padre Roque Gonzalez de Santa Cruz e dei suoi compagni martiri fu pienamente contrassegnata dall’amore: amore verso Dio e, attraverso di lui, a tutti gli uomini, specialmente i più bisognosi, quelli che non conoscevano l’esistenza di Cristo nè erano stati ancora liberati dalla sua grazia redentrice. I frutti non si fecero attendere. Come risultato della loro azione missionaria, furono molti coloro che abbandonarono i culti pagani per aprirsi alla luce della vera fede. I Battesimi si succedettero ininterrottamente e continuarono anche dopo la morte a comprendere intere moltitudini. Assieme all’amministrazione dei sacramenti, svolgeva un ruolo prioritario l’istruzione sistematica e accessibile delle verità della fede. Fiorì allo stesso modo la vita liturgica: i Battesimi solenni, le processioni eucaristiche e tutta una pietà popolare radicata nella dottrina: congregazioni mariane, feste patronali di sant’Ignazio, musica sacra . . .

Allo stesso tempo l’opera dei padri Gesuiti rese possibile, per quelle popolazioni guaraní, di passare in pochi anni da uno stato di vita seminomade ad una civiltà singolare, frutto dell’ingegno dei missionari e degli indigeni.

6. Cominciò così un notevole sviluppo urbano, agricolo e dell’allevamento. Gli indigeni furono istruiti nella pratica agricola e dell’allevamento. Fiorirono gli studi e le arti, di cui ancora oggi rimane testimonianza nei tanti monumenti. Chiese e scuole, case per le vedove e gli orfani, ospedali, cimiteri guaraní, mulini, stalle e altre opere e servizi civili sorsero in pochi anni in più di trenta villaggi e paesi per tutto il vostro territorio e anche nelle regioni vicine.

Con la parola e con l’esempio di tanti santi religiosi, gli aborigeni divennero anche pittori, scultori, musicisti, artigiani e costruttori. Il senso di solidarietà raggiunto creò un sistema di appartenenza della terra che combinò la proprietà familiare con quella comunitaria, assicurando la sussistenza di tutti e l’aiuto ai più bisognosi. Si navigarono e si esplorarono i grandi fiumi. Si effettuarono scoperte geografiche e scientifiche e si guadagnarono alla civiltà e alla fede territori immensi. Con la saggezza che dà il vivere in Cristo e mosso unicamente dai valori del Vangelo, il padre Gonzalez de Santa Cruz seppe guadagnarsi il rispetto e la considerazione tanto dei caciqui indigeni quanto delle autorità europee di Asunción e Rio de la Plata. Il suo sentimento di giustizia - vissuto in primo luogo con Dio - lo portò ad elevare la sua voce in difesa dei diritti degli Indios. Insieme con altri ecclesiastici della regione riuscì ad eliminare e mitigare gli abusi in questa pare del continente. Si formò così una legislazione esemplare in un clima di concordia e di armonia, che rese possibile la fusione etnica e culturale caratteristica di questo Paese.

7. “O Signore nostro Dio 
quanto è grande il tuo nome su tutta la terra!

Sopra i cieli si innalza la tua magnificenza; 
. . . affermi la tua potenza contro i tuoi avversari, 
per ridurre al silenzio nemici e ribelli” (Sal 8, 2-3).

L’immensa opera di questi uomini, tutta quest’opera di evangelizzazione dei villaggi guaraní fu possibile grazie alla loro unione con Dio. San Roque e i suoi compagni seguirono l’esempio di sant’Ignazio codificato nelle sue costituzioni: “I mezzi che uniscono lo strumento a Dio e lo dispongono a farsi guidare dalla sua mano divina sono più efficaci di quelli che lo rivolgono verso gli uomini” (S. Ignatii de Loyola “Constitutiones Societatis Iesu”, 813). Perciò questi nuovi santi vissero in quella “familiarità con Dio nostro Signore” (S. Ignatii de Loyola “Constitutiones Societatis Iesu”, 813), che il fondatore desiderava quale caratteristica del gesuita. Radicarono così di giorno in giorno il loro lavoro nella preghiera senza abbandonarla per nessun motivo. “Pur con tutti gli impegni che avevamo - scriveva il padre Roque nel 1613 - non abbiamo mai mancato agli esercizi spirituali e agli obblighi della nostra vita” (“Epist.”, die 8 oct. 1613).

8. La liturgia di oggi, carissimi fratelli e sorelle, ci conduce al cenacolo: dove ascoltiamo quelle parole di Cristo: “Vi do un comandamento nuovo: che vi amiate gli uni gli altri, come io vi ho amato . . . Da questo tutti sapranno che siete miei discepoli” (Gv13, 34-35).

San Giovanni ci ha trasmesso anche queste parole di Cristo: “Nessuno ha un amore più grande di questo: dare la vita per i propri amici” (Gv 15, 13). Queste parole ci danno la chiave per intendere la vita cristiana capace di immolarsi con il martirio. Per questo dobbiamo amarci gli uni gli altri avendo come modello l’amore di Cristo verso gli uomini. Le pagine del Vangelo sono piene di questo amore.

Grandi e bambini, colti e ignoranti, proprietari e nullatenenti, giusti e peccatori avranno sempre un’accoglienza affettuosa nel cuore di Cristo. Appeso alla croce, poco prima di morire, diede l’estrema testimonianza di amore perdonando a coloro che lo avevano crocifisso (cf. Lc 23, 34). L’apostolo Giovanni, il discepolo amato ci ha tramandato nel suo Vangelo il comandamento nuovo del Signore, sottolineando qual è la più grande prova d’amore (cf. Gv 15, 12-13).

Il padre Roque Gonzalez de Santa Cruz e i suoi confratelli martiri avevano senza dubbio capito e sperimentato questo insegnamento. Per questo furono capaci di abbandonare la vita tranquilla della casa paterna, il loro ambiente e le attività che erano loro familiari per mostrare la grandezza dell’amore a Dio e ai fratelli. Né gli ostacoli di una natura selvaggia né l’incomprensione degli uomini né gli attacchi che venivano da coloro che vedevano nella loro azione evangelizzatrice un pericolo per i loro interessi, furono capaci di intimorire questi campioni della fede. Il loro slancio senza riserve li condusse al martirio. Una morte cruenta che mai cercarono con gesti di sfida arrogante. Sulle orme dei grandi evangelizzatori furono umili nella loro perseveranza e fedeli al loro impegno missionario. Accettarono il martirio perché il loro amore, nobilitato da una robusta fede e da un’indomita speranza non poteva soccombere neanche di fronte ai colpi dei loro carnefici.

Così, come testimoni del comandamento nuovo di Gesù dettero prova con la loro morte della grandezza del loro amore.

9. Il cuore incorrotto del padre Roque Gonzalez de Santa Cruz costituisce un’immagine eloquente dell’amore cristiano, capace di superare tutti i limiti umani, fino alla morte.

Oggi, giorno della sua canonizzazione, il padre Roque Gonzalez de Santa Cruz si fa presente in modo speciale tra di voi. Non è soltanto un paraguayano ma un figlio della vostra città di Asunción, parroco della vostra Cattedrale, gesuita esemplare, amatissimo dal vostro popolo. Egli torna a voi e vi parla nuovamente:

- per esortarvi a conservare viva la vostra fede; quella fede in Cristo che i nuovi santi vi tramandarono attraverso la loro vita e resero feconda con il loro sangue;

- per incoraggiarvi a rendere questa fede realmente operativa. Che il vostro amore verso Dio fruttifichi e si rivolga ad un amore verso il prossimo capace di abbattere tutte le barriere di divisione e creare un sentimento di vera solidarietà e di carità nel Paraguay dei nostri giorni;

- per invitarvi ad essere fedeli alle tradizioni culturali più autentiche del vostro popolo e della vostra terra, impregnate del senso di autentica religiosità cristiana;

- per darvi esempio di amore alla Vergine Maria, che vi guiderà nella vostra vita come guidò i passi di san Roque nel suo pellegrinaggio apostolico tra di voi.

Cattolici di Asunción e di tutto il Paraguay: non siate sordi a questa voce. È il primo santo del vostro Paese. È rimasto qui tra di voi come segno del suo amore senza limiti. Che non siano vane le sue fatiche! Date al suo cuore la gioia di vedere che vi amate come Cristo ci ha amato!

10. Dice Gesù ai suoi discepoli nel cenacolo: “Figlioli ancora per poco sono con voi; mi cercherete . . . ma dove vado io voi non potete venire” (Gv 13, 33). “Nella casa del Padre mio vi sono molti posti . . . Io vado a prepararvi un posto; quando sarò andato e vi avrò preparato un posto, ritornerò e vi prenderò con me, perché siate anche voi dove sono io” (Gv 14, 2-3).

Cristo ci ha spalancato le porte del cielo. Egli è il primogenito dei morti e il primo di coloro che risorgono. La Chiesa, Corpo mistico di Cristo, ha già il suo capo in cielo e con Cristo sono già là molti dei suoi membri. È la Chiesa trionfante, descritta da san Giovanni nell’Apocalisse:

“Vidi anche la città santa, la nuova Gerusalemme, scendere dal cielo, da Dio, pronta come una sposa adorna per il suo sposo . . .”.

“Ecco la dimora di Dio con gli uomini: egli dimorerà tra di loro ed essi saranno il suo popolo ed egli sarà «Dio-con-loro»” (Ap 21, 2-3).

Lì, godendo la visione di Dio, si trovano tutti coloro che abbandonarono “l’uomo vecchio con la condotta di prima” (Ef 4, 22) di cui ci parla san Paolo e che hanno seguito il suo consiglio: “Dovete rinnovarvi nello spirito della vostra mente e rivestire l’uomo nuovo, creato secondo Dio nella giustizia e nella santità vera” (Ef 4, 24). Lì si trovano tutti coloro ai quali il Signore, giusto giudice, dirà: “Venite benedetti del Padre mio, ricevete in eredità il Regno preparato per voi fin dalla fondazione del mondo” (Mt 25, 34). Sono tutti coloro che hanno seguito l’“angusta via che conduce alla vita” (Mt 7, 14) rifiutando la “larga porta e spaziosa via che conduce alla perdizione” (Mt 7, 13).

11. Tra tutti coloro che già godono della visione di Dio, la Chiesa canonizza alcuni, proponendoli come modelli di santità per tutti i cristiani. Ogni volta che questo accade, tutta la Chiesa si riempie di gioia perché uno dei suoi figli ha ottenuto il premio promesso da Cristo. Ogni volta che questo accade, ciascun cristiano ha il cuore pieno di speranza perché un suo fratello - con tutti i limiti della natura umana - “ha terminato la sua corsa” (2 Tm 4, 7), ha “conservato la fede” (2 Tm 4, 7).

Questa canonizzazione dei tre martiri Gesuiti è anche un motivo di sano orgoglio per tutta la Compagnia di Gesù. Roque Gonzalez è tra i primi Gesuiti del nuovo continente e Alfonso Rodríguez e Juan del Castillo appartengono a quel gruppo di uomini generosi che, rispondendo alla chiamata di Gesù di entrare a far parte della Compagnia, portarono Cristo in tutto il mondo.

12. “O Signore, nostro Dio, quanto è grande il tuo nome su tutta la terra!” (Sal 8, 2).

La Vergine è, per noi, modello di santità. San Roque Gonzalez de Santa Cruz, san Alfonso Rodríguez e san Juan del Castillo, come sant’Ignazio di Loyola e san Francesco Saverio, furono esempi di fervente devozione alla Vergine santissima - che nel loro anelito a conquistare anime a Dio, invocavano con il titolo di “Virgen Conquistadora”.

La fede del vostro popolo e lo zelo dei primi evangelizzatori hanno lasciato una eloquente testimonianza di devozione a Maria nella moltitudine di titoli mariani che popolano la vostra geografia e le regioni limitrofe.

Senza quella intensa pietà e pratica mariana, in particolar modo la recita del santo rosario, non ci sarebbero stati così numerosi frutti apostolici per i quali oggi rendiamo grazie a Dio.

Che l’intercessione della Vergine dei Miracoli di Caacupé ci ottenga la fedeltà a suo Figlio perché, finalmente possiamo entrare tutti nella nuova Gerusalemme, dove “non ci sarà più la morte, né lutto, né lamento, né affanno” (Ap 21, 4).

“Vidi la città santa” (Ap 21, 2) la dimora di Dio con gli uomini . . . “Essi saranno suo popolo ed egli sarà il «Dio-con-loro»” (Ap 21, 3). “Un nuovo cielo e una nuova terra” (Ap 21, 1), “perché le cose di prima sono passate” (Ap 21, 4).

Così sia.

© Copyright 1988 - Libreria Editrice Vaticana

San Rocco Gonzalez de Santa Cruz Martire
Paraguay, 1576 - Caaro, Brasile, 1628
Emblema: Palma
Martirologio Romano: In località Caaró in Paraguay, santi Rocco González e Alfonso Rodríguez, sacerdoti della Compagnia di Gesù e martiri, che avvicinarono a Cristo le diseredate popolazioni indigene fondando i villaggi chiamati reducciones, nei quali il lavoro e la vita sociale si coniugavano liberamente con i valori del cristianesimo, e furono per questo uccisi in un agguato dal sicario di uno stregone.
Anche se figlio di coloni spagnoli, si può considerare il primo santo del Paraguay, perché nato e vissuto nello Stato sudamericano. Nacque nel 1576 ad Asunción, capitale del Paraguay e già a 14 anni convinse alcuni compagni a ritirarsi in luoghi solitari per fare penitenza.

Intraprese la via del sacerdozio cattolico, venendo ordinato il 25 marzo 1599 e i suoi primi atti furono rivolti agli Indios, dispersi lungo il fiume Paraguay, di cui si sforzava di apprendere la strana lingua: il guarani.

Fu destinato come curato della cattedrale ad Asunción, operò in questo compito per dieci anni; a 32 anni fatto eccezionale, fu nominato vicario generale dell’ampia diocesi; ma padre Rocco González, per la sua grande umiltà, rifiutò la carica ed entrò nella Compagnia di Gesù nel 1609.

Fu subito inviato presso la forte tribù dei Guaycurúes, che indusse a lasciare il nomadismo e insegnando loro l’agricoltura, egli stesso lavorò con l’aratro. In tutta la vasta zona del Rio de La Plata, era in atto l’istituzione delle “riduzioni”, ossia villaggi indigeni nei quali i Gesuiti riunirono gli Indios che vivevano sparsi, per insegnare loro a lavorare stabilmente, convertirli al cristianesimo, avviarli alla vita civile; la prima “riduzione” fu quella di S. Ignazio Guassù (S. Ignazio il Grande).

Nel 1611 padre Rocco González prese a dirigere e perfezionare le “riduzioni” iniziate dal gesuita M. di Lorenzana. Dal 1614 spinse le sue missioni apostoliche attraverso le regioni selvagge del Paranà e dell’Uruguay ancora inesplorate; continuando a fondare altre “riduzioni” dedicandosi ‘tutto a tutti’; di lui si diceva che era presente in tutti i compiti, non pensava altro che alla sua chiesa, faceva il carpentiere, aggiogava i buoi all’aratro, faceva il falegname, l’architetto e muratore delle costruzioni.
Prese a difendere gli Indios contro l’avidità dei ‘commendatori’, che requisivano le loro terre; istruiva nella fede e battezzava grandi e piccoli, amministrava i sacramenti. Ma gli stregoni delle tribù, ovviamente non gradivano la presenza dei missionari e uno di questi di nome Niezú, fingendo di accondiscendere alle ragioni del missionario, preparò invece una congiura per sterminare le “riduzioni” che per lui erano come fumo negli occhi.

Padre Rocco González de Santa Cruz, aveva progettato una nuova “riduzione” nel Caaró, allora all’estremo confine dell’Uruguay oggi nel Brasile, e il mattino del 15 novembre 1628 celebrò la Messa su un altare improvvisato, dopo aver fatto il ringraziamento, si mise a dirigere i lavori in atto; mentre stava chinato ad attaccare il batacchio alla campana dell'erigenda chiesa, uno dei congiurati lo colpì sulla testa con una mazza facendolo stramazzare a terra morto; insieme a lui morì anche il confratello padre Alonso Rodriguez.


I gesuiti Rocco González, Alonso Rodriguez e Juan del Castillo, ucciso due giorni dopo il 17 novembre 1628, furono beatificati da papa Pio XI il 28 gennaio 1934 e a seguito del riconoscimento di miracoli avvenuti per loro intercessione, sono stati canonizzati da papa Giovanni Paolo II ad Asunción in Paraguay, il 16 maggio 1988. Degni figli di s. Ignazio, impegnati con animo veramente missionario, non solo per il bene delle anime di questi popoli, ma anche per il loro sollievo economico e per il loro inserimento nella vita sociale; le “riduzioni” e gli sforzi dei gesuiti, furono magistralmente rappresentati nel famoso film ‘Mission’.

Autore: Antonio Borrelli



A stare dalla parte degli ultimi già 400 anni fa si rischiava grosso. Lo potrebbe testimoniare San Rocco Gonzalez de Santa Cruz, il primo santo del Paraguay, che ha pagato con la vita il suo servizio a favore degli Indios. Nato ad Asuncion, capitale del Paraguay, nel 1576, figlio di coloni spagnoli, a 23 anni è ordinato prete e da subito si sente attratto dagli Indios, a cominciare da quelli che vivono sparpagliati lungo le sponde del fiume Paraguay.
Tutti devono avere una gran stima di questo prete cocciuto, generoso e infaticabile, se ad appena 32 anni viene nominato vicario generale della diocesi. Davanti all’inattesa “promozione” la risposta di Rocco è tra le più drastiche ed imprevedibili: non solo rifiuta l’incarico per il quale non si sente degno, ma abbandona anche ogni cosa per entrare nella Compagnia di Gesù. La quale ovviamente lo accoglie a braccia aperte, affidandogli subito un vasto campo di apostolato in mezzo ad alcune tribù di indios. Il Padre Rocco si rimbocca le maniche, mette mano all’aratro e insegna l’agricoltura alla tribù dei Guayecùrues, aiutandola ad abbandonare il nomadismo. I Gesuiti da alcuni anni si sono impegnati nell’istituzione delle “riduzioni”, cioè villaggi nei quali riuniscono gli Indios per insegnare loro a lavorare stabilmente la terra, convertirli al cristianesimo e avviarli alla vita civile. Questi sforzi missionari sono stati recentemente rappresentati con efficacia dal film “Mission”. Il Padre Rocco eredita le prime “riduzioni” realizzate dai confratelli che lo hanno preceduto, spingendosi ad istituirne altre nelle regioni ancora inesplorate del Paranà e dell’Uruguay. Il lavoro non gli fa paura, per cui eccolo trasformarsi ora in carpentiere, ora in falegname, ora in architetto piuttosto che in muratore a seconda delle circostanze e delle specifiche necessità, senza dimenticare comunque mai i suoi impegni pastorali. La sua è un’azione di promozione umana e di emancipazione degli Indios dall’avidità degli “encomenderos”, i “commendatori” o per così dire i “padrini” dell’epoca, che requisiscono le terre degli Indios e che hanno tutto l’interesse a mantenerli in uno stato di soggiogazione e schiavitù. Il Padre Rocco si scaglia con coraggio contro questa gente senza scrupoli, che si arricchisce sulle spalle altrui, arrivando anche a negare loro i sacramenti. Ovvio che così facendo si crea dei nemici, che si vanno ad aggiungere ai nemici “storici”, cioè gli stregoni, che con l’arrivo dei missionari si sono visti portare via i “clienti”. E’ proprio uno di questi stregoni a studiare un complotto contro il Padre Rocco, sperando con ciò di fermare la sua opera di evangelizzazione e di promozione sociale. Il 15 novembre 1628 lo colpiscono a tradimento proprio mentre sta lavorando con gli Indios, al termine della messa. Insieme a lui vengono massacrati anche due giovani confratelli, Alonso Rodriguez e Juan del Castillo. La Chiesa li ha riconosciuti martiri della fede, beatificandoli tutti e tre nel 1934 sotto il pontificato di Pio XI, mentre Giovanni Paolo II° li ha canonizzati il 16 maggio 1988 durante il suo viaggio in Paraguay.

Autore: Gianpiero Pettiti