Homélie du pape François
pour la messe de Béatification de 124 martyrs de Corée, sur la place
Gwanghwamun à Séoul
Traduction officielle
(les intertitres sont de La Croix),
le 16/08/2014 à 17:02
« Qui pourra nous séparer
de l’amour du Christ ? » (Rm 8,35). Par ces paroles, saint
Paul nous parle de la gloire de notre foi en Jésus : non seulement le
Christ est ressuscité des morts et est monté au ciel, mais il nous a unis à
lui, nous rendant participants de sa vie éternelle. Le Christ est victorieux et
sa victoire est la nôtre !
Aujourd’hui nous
célébrons cette victoire en Paul Yun Ji-chung et en ses 123 compagnons. Leurs
noms s’ajoutent à ceux des saints martyrs André Kim Taegon, Paul Chong Hasang
et leurs compagnons, auxquels je viens de rendre hommage. Tous ont vécu et sont
morts pour le Christ et maintenant ils règnent avec lui dans la joie et la
gloire. Avec saint
Paul, ils nous disent que, dans la mort et la résurrection de
son Fils, Dieu nous a donné la victoire la plus grande de toutes. En effet, «
ni la mort, ni la vie, ni les hauteurs ni les abîmes, ni aucune autre créature
ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre
Seigneur » (Rm 8,38-39).
La victoire des martyrs,
leur témoignage rendu à la puissance de l’amour de Dieu, continuent à porter
des fruits encore aujourd’hui en Corée, dans l’Église qui grandit par leur
sacrifice. La célébration du bienheureux Paul et de ses compagnons nous donne
l’occasion de revenir aux premiers moments, aux aurores de l’Église en Corée.
Elle vous invite, catholiques coréens, à rappeler les grandes choses que Dieu a
faites en cette terre, et à garder comme un trésor l’héritage de foi et de
charité que vos ancêtres vous ont confié.
Stimulée par la curiosité
intellectuelle
Dans la mystérieuse
providence de Dieu, la foi chrétienne n’est pas parvenue sur les rivages de
Corée par des missionnaires ; elle y est entrée par les cœurs et les esprits
des Coréens eux-mêmes. Elle a été stimulée par la curiosité intellectuelle, par
la recherche de la vérité religieuse. Dans une rencontre initiale avec
l’Évangile, les premiers chrétiens coréens ont ouvert leurs esprits à Jésus.
Ils voulaient en savoir davantage sur ce Christ qui a souffert, est mort et est
ressuscité des morts.
Cette histoire nous en
dit long sur l’importance, la dignité et la beauté de la vocation des laïcs !
Les laïcs ont été les premiers apôtres de la Corée.
L’Évangile d’aujourd’hui
contient un message important pour nous tous. Jésus demande au Père de nous
consacrer dans la vérité et de nous garder du monde. Avant tout, il est
significatif que, alors que Jésus demande au Père de nous consacrer et de nous
garder, il ne lui demande pas de nous retirer du monde. Nous savons qu’il
envoie ses disciples pour qu’ils soient un levain de sainteté et de vérité dans
le monde : le sel de la terre, la lumière du monde. En cela, les martyrs nous
indiquent la route.
Ils étaient prêts à de grands
sacrifices
Quelque temps après que
les premières semences de la foi aient été plantées en cette terre, les martyrs
et la communauté chrétienne ont dû choisir entre suivre Jésus ou le monde. Ils
avaient entendu l’avertissement du Seigneur, que le monde les haïrait à cause
de lui (Jn 17, 14) ; ils savaient le prix d’être disciples. Pour beaucoup cela
a signifié la persécution et, plus tard, la fuite dans les montagnes, où ils
formèrent des villages catholiques. Ils étaient prêts à de grands sacrifices et
à se laisser dépouiller de tout ce qui pouvait les éloigner du Christ : les
biens et la terre, le prestige et l’honneur, puisqu’ils savaient que seul le
Christ était leur vrai trésor.
Aujourd’hui, très
souvent, nous faisons l’expérience que notre foi est mise à l’épreuve du monde,
et, de multiples manières, il nous est demandé de faire des compromis sur la
foi, de diluer les exigences radicales de l’Évangile et de nous conformer à
l’esprit du temps. Et cependant les martyrs nous rappellent de mettre le Christ
au-dessus de tout, et de voir tout le reste en ce monde en relation avec lui et
avec son Royaume éternel. Ils nous provoquent à nous demander s’il y quelque
chose pour laquelle nous serions prêts à mourir.
De plus, l’exemple des
martyrs nous enseigne l’importance de la charité dans la vie de foi. C’est la
pureté de leur témoignage au Christ, manifesté par l’acceptation de l’égale
dignité de tous les baptisés, qui les a conduits à une forme de vie fraternelle
qui défiait les structures sociales rigides de leur temps. C’est leur refus de
diviser le double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain qui
les a portés à une si grande sollicitude à l’égard des nécessités de leurs
frères. Leur exemple a beaucoup à nous dire, à nous qui vivons dans des
sociétés où, à côté d’immenses richesses, grandit silencieusement la plus
abjecte pauvreté ; où le cri des pauvres est rarement écouté ; et où le Christ
continue à appeler, nous demandant de l’aimer et de le servir en tendant la
main à nos frères et sœurs dans le besoin.
Si nous suivons l’exemple
des martyrs et croyons en la parole du Seigneur, alors nous comprendrons la
sublime liberté et la joie avec laquelle ils sont allés à la rencontre de la
mort. De plus, nous verrons que la célébration d’aujourd’hui embrasse les
innombrables martyrs anonymes, dans ce pays et dans le reste du monde, qui,
spécialement au siècle dernier, ont offert leur vie pour le Christ et ont
souffert de lourdes persécutions à cause de son nom.
La riche histoire du
peuple coréen
Ce jour est un jour de
grande joie pour tous les Coréens. L’héritage du bienheureux Paul Yun Ji-chung
et de ses compagnons – leur rectitude dans la recherche de la vérité, leur
fidélité aux grands principes de la religion qu’ils ont choisi d’embrasser, ainsi
que leur témoignage de charité et de solidarité envers tous – tout cela fait
partie de la riche histoire du peuple coréen. L’héritage des martyrs peut
inspirer tous les hommes et femmes de bonne volonté à œuvrer en harmonie pour
une société plus juste, libre et réconciliée, contribuant ainsi à la paix et à
la défense des valeurs authentiquement humaines, dans ce pays et dans le monde
entier.
Puissent les prières de
tous les martyrs coréens, en union avec celles de la Vierge Marie, Mère de
l’Église, nous obtenir la grâce de persévérer dans la foi et en toute œuvre
bonne, dans la sainteté et dans la pureté de cœur, et dans le zèle apostolique
pour témoigner de Jésus en cette nation bien-aimée, dans toute l’Asie et
jusqu’aux extrémités de la terre.
Amen.
Un million de
Coréens à la messe de béatification des martyrs
Blessed Augustinus
Jeong Yak-jong
20 September
as one of the Martyrs
of Korea
Profile
Married layman
and father.
A convert
to Catholicism
within two years of the first missionaries
arriving in the country, he brought all his family into the faith.
He wrote
a two-volume catechism
in Korean.
Imprisoned,
tortured
and executed
in the early days of the Shinyu Persecution.
Martyr.
Born
1760
in Gwangju, Gyeonggi-do, South
Korea
beheaded
on 8 April
1801
at the Small West Gate, Seoul, South
Korea
7 February
2014
by Pope
Francis
(decree on martyrdom)
15 August 2014
by Pope
Francis
Additional
Information
other
sites in english
fonti
in italiano
한국어 웹 사이트
Special Episcopal
Commission to Promote Beatification and Canonization
MLA
Citation
“Blessed Augustinus Jeong
Yak-jong“. CatholicSaints.Info. 22 February 2023. Web. 13 October 2026.
<https://catholicsaints.info/tag/name-augustine/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/tag/name-augustine/
Saint Chŏng Yak-jong
Korean scholar
Also known as: Augustine
Chong
Saint Chŏng Yak-jong (born 1760, Korea—died
April 8, 1801, Korea; canonized 1984) was one of the most eminent leaders in
the early propagation
of Roman
Catholicism in Korea.
He was the elder brother of Chŏng Yak-yong, the famous scholar of the Silhak (Korean: “Practical Learning”)
movement in the late Chosŏn
(Yi) dynasty.
Born to a family noted
for its scholarly background, Chŏng was converted to Roman Catholicism by the
Chinese priest
Chou Wen-mu (James Chou), the first ordained priest ever to enter Korea. Chŏng
made a great contribution toward the spread of the gospel in Korea and served
as the first president of Myŏngdo-hoe (“Society of Bright Truth”), an institute
established for the study and spread of Roman Catholic doctrines. He also wrote
the Principal Articles of the Religion, the first guidebook to Roman
Catholicism written in Korean; it contributed toward the spread of the Korean alphabet,
which had been generally neglected in favour of Chinese.
His second book remained
unfinished because of government persecution. Arrested in 1801, Chŏng refused
to submit to the will of the authorities. He claimed that the prohibition of
Roman Catholicism was wrong, declaring that he was not afraid to die for the
sake of truth. He was executed at the age of 42 and became one of the most
celebrated Korean Christian martyrs. He was
among 103 Korean martyrs canonized by Pope John Paul II
in 1984.
SOURCE : https://www.britannica.com/biography/Saint-Chong-Yak-jong
The Inspiring Korean
Martyrs
Sts. Andrew Kim Tae-gŏn,
Paul Chŏng Ha-sang, and Companions
Sep 20, 2023
(September 20 - The Korean Martyrs)
The Korean Church was
founded by laypeople, which is peculiar reality. Scholars left to visit China
and then brought back books from the West translated into Chinese in the end of
the 1700s. The first consecrated missionaries in 1836 arrived and found that
there were already practicing Catholics in Korea. This small Korean community
had gone to Beijing to be baptized after becoming convinced of the truth of the
Faith from the books they read. Over the ensuing fifty years or so, the
Sacraments were offered by two priests from China. When canonizing the first
Korean Catholic priest, St. Andrew Kim Taegon, Pope St. John Paul II made note
that there were 10,000 Korean martyrs in less than a century (especially in the
years 1791, 1801, 1827, 1839, 1846, and 1866.
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Today we celebrate Saints
Andrew Kim Taegon and Paul Chong Hasañg who were leaders of the Catholic Church
in Korea.
St. Andrew Kim Taegon
parents were Korean nobility, and his parents converted to Catholicism when
Andrew was 15-years old. He traveled a thousand miles to study for the
priesthood and he became the first native Korean priest. He was tortured and
beheaded in 1846 during the persecution of Christians under the Joseon Dynasty.
According to the 1859 book The New Glories of the Catholic Church, St. Andrew
Kim’s final words were:
“This is my last hour of
life, listen to me attentively: if I have held communication with foreigners,
it has been for my religion and my God. It is for Him that I die. My immortal
life is on the point of beginning. Become Christians if you wish to be happy
after death, because God has eternal chastisements in store for those who have
refused to know Him.”
Paul Choñg Hasang was a
Korean Catholic lay leader and son of the martyr Augustine Jeong Yak-Jong and
the nephew of a philosopher and convert. Hasand became the servant of a
government interpreter. Through this connection, he traveled to Beijing
multiple times. He asked the bishop of Beijing to write to Pope Gregory XVI and
ask for more priests. The bishop asked for a diocese to be established in Korea
which came to fruition in 1825. When Bishop Laurent-Marie-Joseph Imbert and two
priests arrived in Korea, the bishop was taken with Hasang’s virtue and
intellect. He taught him Latin and theology and intended to ordain him.
Hasang was captured by
the government and provided a written statement defending the truth of the
Catholic Faith to the judge. The judge told him that there was merit to what he
wrote but the king forbids the Christian religion and so Hasang’s duty was to renounce
it. He replied that he was a Christian and will be one until death. He was
tortured but remained calm throughout. Finally, at the age of 45, he tied to a
cross on a cart and met his death.
Pope St. John Paul II
canonized Taegon and Hasang on May 6, 1984 with a memorial on September 20,
along with 103 of their companions and fellow martyrs.
The Blood of the Martyrs
is the Seed of the Church
The early Church writer
Tertullian once quipped that the “blood of the martyrs is the seed of the
Church.” Where one Christian is killed for the Faith, two or more will be
converted in their place. This happened in the early Church and explains how
Christianity spread so quickly under persecution. The power of a man dying for
what he believes in, especially if he is tranquil and accepting of his fate, is
a powerful testament. Certainly, people can become convinced of almost
anything, even if they are mistaken. But the power of these “seeds” comes in
the ubiquity of their witness. Men and women of every age of the Church and in
every place have faced death rather than renounce Jesus Christ. This is not
universal mistake; instead it shows the powerful reality of the encounters with
the Risen Christ that these men and women experienced in life and the communion
in His Death they shared in their martyrdom.
To go to your death for
the Faith requires grace. Any admixture of doubt and despair would lead to the
natural human reaction of a desire to remain alive. Instead, we hear example
after example of those facing their death with the inexplicable joy that only
Christ can offer.
The word martyr is Greek
for “witness.” May we all witness to the joy and truth of Jesus Christ and
remain connected as a branch on the vine, bearing much fruit. As Jesus reminds
us:
“If the world hates you,
know that it has hated me before it hated you. If you were of the world, the
world would love its own; but because you are not of the world, but I chose you
out of the world, therefore the world hates you. Remember the word that I said
to you, ‘A servant is not greater than his master.’ If they persecuted me, they
will persecute you; if they kept my word, they will keep yours also.”
SOURCE : https://www.gooddistinctions.com/p/the-inspiring-korean-martyrs
Beato Agostino Jeong
Yak-jong Padre di famiglia, catechista e martire
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Gwangju, Corea del Sud,
1760 – Seul, 8 aprile 1801
Agostino Jeong Yak-jong
venne a conoscenza del cattolicesimo due anni dopo la sua introduzione in
Corea. Le prime persone che evangelizzò furono la sua seconda moglie Cecilia Yu
So-sa, e i figli Carlo Jeong Cheol-sang, Paolo Jeong Ha-sang [Chong Hasang] ed
Elisabetta Jeong Jeong-hye [Chong Chong-hye]. Appassionato della dottrina
cristiana, la compendiò in un Catechismo in due volumi nella sua lingua natia.
All’esplodere della persecuzione Shinyu (1801), finì subito sulla lista dei
ricercati. Dopo aver patito numerose torture, venne decapitato presso la
Piccola Porta Occidentale a Seul l’8 aprile 1801, a quarantuno anni. La moglie
e i figli, non molto tempo dopo, subirono la sua stessa sorte. Agostino e il
figlio Carlo sono stati inseriti nel gruppo di martiri capeggiato da Paolo Yun
Ji-chung e beatificati da papa Francesco il 16 agosto 2014, nel corso del
viaggio apostolico in Corea del Sud. Cecilia e gli altri due figli, invece,
sono stati canonizzati il 6 maggio 1984 da san Giovanni Paolo II.
Agostino Jeong Yak-jong
nacque nel 1760 a Majae, presso Gwangju, nel distretto del Gyeonggi
(attualmente Neungnae-ri, Joan-myeon, Namyangju-si, Gyeonggi-do), in una
famiglia di studiosi molto noti.
Nel 1786, due anni dopo
l’introduzione del cattolicesimo in Corea, Agostino ne venne a conoscenza.
Apprese il catechismo da suo fratello maggiore e, una volta che l’ebbe
assimilato profondamente, ricevette il Battesimo. Da allora, si diede a
insegnarlo anzitutto ai membri della sua famiglia: alla sua seconda moglie, Cecilia
Yu So-sa, e ai figli, Carlo Jeong Cheol-sang (nato dalle sue prime nozze),
Paolo Jeong Ha-sang [Chong Hasang] ed Elisabetta Jeong Jeong-hye [Chong
Chong-hye].
Per praticare più
tranquillamente la sua religione, Agostino si trasferì a Bunwon (attualmente
Bunwon-ri, Namjong-myeon, Gwangju-si, Gyeonggi-do). A quell’epoca, i suoi
fratelli iniziarono a distaccarsi gradualmente dalla Chiesa, ma lui s’impegnava
ancora di più: aveva frequenti contatti coi fedeli dei villaggi vicini e li
invitava a casa sua per apprendere il catechismo; inoltre, prendeva attivamente
parte alle attività ecclesiali.
Quando, sul finire del
1794, arrivò clandestinamente in Corea padre Giacomo Zhou Wen-mo, missionario
cinese, Agostino andò spesso a Seul per incontrarlo e ricevere i Sacramenti,
dedicandosi ad aiutare lui e gli altri fedeli. Grazie alla sua padronanza della
dottrina, scrisse «Jugyo-yoji», un Catechismo in lingua coreana, in due volumi,
facilmente comprensibile a tutti. Con l’approvazione di padre Giacomo, quel testo
ricevette larghissima diffusione tra i fedeli. Nel frattempo, il missionario
aveva fondato il Myeongdohoe, una comunità di credenti, e nominò Agostino primo
presidente. Insieme a Giovanni Choe Chang-hyeon, aiutò molti fedeli nello
studio del catechismo, tra i quali Paolo Yi Guk-seung.
Nel 1800, all’inizio di
una persecuzione nei dintorni della regione vicina, lui e i suoi familiari si
trasferirono a Seul. Tuttavia, nell’anno successivo, con la persecuzione
Shinyu, l’intera Chiesa cattolica di Corea fu a rischio. Il nome di Agostino
finì subito sulla lista dei ricercati e i suoi libri consegnati all’ufficio del
governo. La corte reale ordinò di arrestarlo immediatamente, cosa che avvenne
l’11 febbraio 1801 del calendario lunare.
L’indomani, venne pesantemente
interrogato e torturato, ma, determinato com’era a morire in nome di Dio, non
cedette a nessuna tentazione. Non disse nulla di dannoso per la Chiesa o per i
fedeli, bensì cercò di spiegare che la dottrina cattolica era esatta e
veritiera: «Non c’è nulla di sbagliato nel venerare il Signore, ma è cosa buona
e giusta. [...] Dio è il “nostro Grande Re e Grande Padre del cielo e della
terra”. Se non comprendiamo il motivo per cui dobbiamo venerare Dio, siamo
peccatori sotto il cielo e, benché siamo vivi, siamo morti».
I persecutori adoperarono
tutti i mezzi possibili per farlo cedere, ma risultarono confusi dalla dottrina
che predicava. Infine, la corte approvò la condanna a morte promulgata dal
Ministero della Giustizia. Così, quindici giorni dopo il suo arresto, Agostino
venne condotto presso la Piccola Porta Occidentale a Seul, per essere
giustiziato.
Appena il carro che
doveva condurlo al terreno di esecuzione fu pronto, vi salì sopra e gridò a
voce alta, rivolto alla gente che si era radunata: «Fratelli e sorelle, non
derideteci. Noi crediamo che morire per Dio sia naturale per tutte le persone
che nascono al mondo. Nel giorno del giudizio finale, le nostre lacrime si
muteranno in pura beatitudine e le vostre liete risate si trasformeranno in
acerbi dolori».
Agostino, che aveva
quarantuno anni, rese lo spirito dicendo: «Meglio morire guardando in alto
verso il cielo che vivere guardando in basso sulla terra». Era l’8 aprile 1801
(26 febbraio secondo il calendario lunare).
I suoi familiari, dopo
essere stati privati dei loro beni, incontrarono la sua medesima sorte: il
figlio Carlo Jeong Cheol-sang, il 14 maggio 1801; la moglie Cecilia Yu So-sa,
il 23 novembre 1839; gli altri due figli, Paolo Jeong Ha-sang ed Elisabetta
Jeong Jeong-hye, rispettivamente il 22 settembre e il 29 dicembre 1839. Questi
ultimi tre sono stati canonizzati il 6 maggio 1984 da san Giovanni Paolo II,
inseriti nel primo grande gruppo dei martiri coreani.
Agostino Jeong Yak-jong e
Carlo Jeong Cheol-sang, invece, sono stati inseriti nel gruppo di martiri
capeggiato da Paolo Yun Ji-chung (del quale fanno parte anche i già menzionati
padre Giacomo Zhou Wen-mo, Giovanni Choe Chang-hyeon e Paolo Yi Guk-seung) e
beatificati da papa Francesco il 16 agosto 2014, nel corso del viaggio
apostolico in Corea del Sud.
Autore: Emilia
Flocchini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/96467
Beato Agostino Jeong
Yak-jong
Pubblicato il:
07/04/2015, 23:55
Questo santo è esemplare
per l’entusiasmo con cui ha accolto una religione che non rientrava nei canoni
dei suoi antenati né nel mondo in cui egli viveva: rappresentava una novità
assoluta che ribaltava ogni sua convinzione. Ciò nonostante, lui considerava
questo nuovo credo come una dottrina esatta e veritiera. Pensando ai vari
cristiani che si professano tali ma talora non hanno comportamenti che
testimoniano la fede, ponendolo a confronto con questo martire, viene da
chiedersi: ma come è possibile che un coreano vissuto in quel periodo storico
(non solo non faceva parte della loro cultura ma si andava incontro anche a
morte certa) è stato disposto a rinunciare alla sua vita e un cristiano di oggi
(che vive in un contesto dove si proclama la libertà di religione e non rischia
in alcun modo la vita) si vergogna della propria fede e non accoglie con una
milionesima parte di quell’entusiasmo?
Agostino Jeong Yak-jong
nacque nel 1760 a Majae, in una famiglia di studiosi molto noti.
Egli venne a conoscenza
del cattolicesimo due anni dopo la sua introduzione in Corea. Apprese il
catechismo da suo fratello maggiore e, una volta che l’ebbe assimilato
profondamente, ricevette il Battesimo. Le prime persone che evangelizzò furono
la moglie Cecilia e i figli Carlo, Paolo ed Elisabetta. Appassionato della
dottrina cristiana, la compendiò in un Catechismo in due volumi nella sua
lingua natia in due volumi, facilmente comprensibile a tutti.. All’esplodere
della persecuzione Shinyu (1801), finì subito sulla lista dei ricercati. Venne
pesantemente interrogato e torturato, ma, determinato com’era a morire in nome
di Dio, non cedette a nessuna tentazione. Cercò di spiegare che la dottrina
cattolica era esatta e veritiera: «Non c’è nulla di sbagliato nel venerare il
Signore, ma è cosa buona e giusta. ».
I persecutori adoperarono
tutti i mezzi possibili per farlo cedere, ma risultarono confusi dalla dottrina
che predicava. Infine, la corte approvò la condanna a morte promulgata dal
Ministero della Giustizia. Così, quindici giorni dopo il suo arresto, Agostino
venne condotto presso la Piccola Porta Occidentale a Seul, per essere
giustiziato.
L’8 aprile 1801, dopo
aver patito numerose torture, venne decapitato presso la Piccola Porta
Occidentale a Seul l’8 aprile 1801, a quarantuno anni. La moglie e i figli, non
molto tempo dopo, subirono la sua stessa sorte.
Den salige Augustin Jeong
Yak-jong (1760-1801)
Minnedag:
20. september
18. Den salige Augustin
Jeong Yak-jong [Chŏng Yakchong], koreansk legmann, ble født i 1760 i Majae i
Gwangju i Gyeonggi-do i Sør-Korea (nå: Neungnae-ri i Joan-myeon i Namyangju-si
i Gyeonggi-do). Han kom fra en berømt akademisk adelsfamilie. Hans far var Jeong
Jae-won (1730-92). Hans eldste bror Yak-hyeon (1751-1821) var sønn av farens
første hustru, mens Yak-jeon (1758-1816), Augustin Jeong Yak-jong (1760-1801)
og Yak-yong (1762-1836) var sønner av farens andre hustru Suk-in (1730-70).
Faren hadde også en datter fra dette andre ekteskapet og fire døtre fra et
tredje ekteskap. Hans yngre bror Johannes Jeong Yak-yong (kalt Dasan) var en
berømt filosof, poet og statsmann.
Hans søster (med samme
mor) var gift med Peter Yi Seung-hun [Yi-Seung Hoon] (1756-1801), den første
koreaneren som ble døpt som katolikk i Beijing i 1784 og som spilte en ledende
rolle i de tidlige årene av Kirkens vekst. Han led martyrdøden i 1801 og er en
del av den martyrgruppen på 133 medlemmer som ennå ikke er saligkåret.
Augustins fettere var de
salige martyrene Paulus
Yun Ji-chung (1759-91) (nr 1) og Frans Yun Ji-heon
(1764-1801) (nr 52). Den hellige Cecilia Yu So-sa
som led martyrdøden i 1839, var hans andre hustru. Den salige Karl Jeong
Cheol-sang (nr 30), som led martyrdøden i 1801, og de hellige Paulus Jeong Ha-sang
[Chŏng Hasang] og Elisabeth
Jeong Jeong-hye [Chŏng Ch'ong-hye], som led martyrdøden i 1839, var hans
sønner og datter. Paulus Jeong Ha-sang har fått æren av å gi navn til gruppen
av 103 helligkårede koreanske martyrer sammen med Andreas Kim
Dae-geon [Taegŏn].
Det var i 1786, to år
etter at Den katolske kirke ble introdusert i Korea, at Augustin Jeong fikk
vite om den katolske religion. Han lærte katekismen fra sin eldre bror. Han ble
døpt da han forsto doktrinen til den katolske religion i dybden. Han viet seg
til å undervise denne doktrinen til sin familie. Senere flyttet han til Bunwon
(nå: Bunwon-ri i Namjong-myeon i Gwangju-si i Gyeonggi-do) for å praktisere sin
religion med mer frihet. På denne tiden begynte hans brødre gradvis å
distansere seg fra Kirken, men han viet seg til å praktisere Kirkens lære med
enda større entusiasme.
Ettersom tiden gikk ble
Augustin Jeong mer lidenskapelig og hengiven. Han hadde hyppig kontakt med de
troende i nabolandsbyer, og han inviterte dem til sitt hus for å undervise dem
i katekismen. Han deltok aktivt i kirkelige aktiviteter. Mens han gjorde alt
dette, vokste hans kjennskap til den katolske doktrine dypere, og han var et
godt eksempel for andre katolikker.
Da den salige kinesiske
presten p. Jakob
Zhou Wen-mo (nr 2) kom til Korea i slutten av 1794, dro Augustin Jeong ofte
til Seoul for å møte ham og motta sakramentene. Han var svært engasjert i å
hjelpe pateren og de troende med kirkelige affærer. Basert på hans brede
kunnskaper om katekismen skrev han to bind av «Jugyo-yoji», en katekisme på det
koreanske språket som var lett for alle å forstå. Adelen var nemlig de eneste i
det koreanske samfunnet som kunne lese kinesiske tegn. Hans bøker ble med
godkjennelse av p. Jakob Zhou, bli distribuert vidt omkring til de troende.
Imens organiserte p.
Jakob Zhou Myeongdohoe, en kommunitet av troende legfolk og utnevnte Augustin
Jeong til deres første formann. I 1800 flyttet han og hans familie til Seoul
ettersom forfølgelsen hadde startet i naboregionen. Året etter var imidlertid
hele Den katolske kirke i Korea i fare, da Shinyu-forfølgelsen brøt ut i 1801.
Så snart forfølgelsen
brøt ut, var Augustin Jeongs navn på politiets liste over ettersøkte, og hans
bøker ble sendt til regjeringskontoret. Det kongelige hoff ga ordre til å
arrestere ham straks. Den 11. februar 1801 (etter månekalenderen) ble han
arrestert og brakt til Høyesterett. Dagen etter måtte han gjennomgå harde avhør
og straff. Han var imidlertid fast bestemt helt fra begynnelsen på å dø for
Gud, så fristelser og tortur var helt forgjeves. Han sa ikke noe skadelig om
Kirken eller de troende. Han prøvde bare å forklare at den katolske doktrine
var korrekt og sann.
«Det er ikke noe galt med
å tilbe Herren, men det er riktig og passende (…) Gud er vår store Konge og den
store Far for himmel og jord. Hvis vi ikke forstår grunnen til at vi må tilbe
Gud, er vi syndere under himmelen, og selv om vi er i live, er vi døde».
Forfølgerne brukte alle
midler for å få Augustin Jeong til å overgi seg, men hans tro var aldri rystet,
og den katolske lære som han forkynte, forvirret dem. Til slutt stadfestet det
kongelige hoff dødsdommen fra justisdepartementet. Som et resultat ble Augustin
Jeong bare femten dager etter sin arrestasjon tatt med utenfor Den lille
vestporten (Seosomun) i Seoul for å henrettes. Da kjerren var klar for å bringe
ham til retterstedet, gikk han opp på den og sa til folk som hadde samlet seg
rundt ham med høy stemme: «Brødre og søstre, ikke le av oss. Vi tror at det er
naturlig for alle mennesker som er født i verden, å dø for Gud. På dommens dag
vil våre tårer forandres til ren salighet, og deres lystige latter vil bli til
bitter pinsel».
Så snart han kom frem til
retterstedet, begynte halshoggingsprosessen. Augustin Jeong oppga sitt siste
åndedrag i Herrens hender mens han sa: «Det er bedre å dø mens man ser opp til
himmelen enn å leve mens man ser ned på jorden». Det var den 8. april 1801 (den
26. februar etter månekalenderen) og han var 41 år gammel.
De første 103 koreanske
martyrene ble helligkåret den 6. mai 1984 i Seoul av den hellige pave Johannes Paul II
(1978-2005). Disse martyrene døde alle i periodene 1838-46 og 1866-67. Etter
helligkåringen følte Den katolske kirke i Korea at de martyrene som døde i de
andre forfølgelsene, også fortjente å bli anerkjent, så i 2003 begynte
saligkåringsprosessen for 124 martyrer som døde in odium fidei i Korea i alle
forfølgelsene mellom 1791 og 1888, samt for p. Thomas Choe Yang-eop
(1821-1861), den andre koreanske presten etter den hellige Andreas Kim Dae-gon
(1821-46), som ikke døde som martyr. Ved åpningen av saligkåringsprosessene i
2003 fikk alle de 125 tittelen «Guds tjener/tjenerinne» (Servus/Serva Dei).
Den 7. februar 2014
undertegnet pave Frans dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som anerkjente
de 124s død som martyrier in odium fidei («av hat til troen»), noe som ga dem
tittelen «Ærverdige» (Venerabilis). Saligkåringen av de 124 ble foretatt den
16. august 2014 av pave Frans på plassen foran porten Gwanghwamun
[Kwanghwamun], som er den viktigste og største porten til palasset
Gyeongbokgung i Jongno-gu i Seoul. Vi har ikke funnet noen egen minnedag for
disse nye salige, så foreløpig legger vi dem under 20. september, minnedagen
for de 103 hellige martyrene fra 1984.
Kilder:
newsaints.faithweb.com, koreanmartyrs.or.kr, en.wikipedia.org - Kompilasjon og
oversettelse: p.
Per Einar Odden
Opprettet: 3. august 2014
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/augjeong
~ Martyrs of Korea († 1791-1888) ~ (II) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/Korea2.htm

