jeudi 22 janvier 2015

Bienheureux GUILLAUME JOSEPH CHAMINADE, prêtre et fondateur de la Société de Marie et de l'Institut des Filles de Marie Immaculée (Marianistes)

Guillaume-Joseph Chaminade, peint par le peintre marianiste Joseph Vabre en 1954. L'original se trouve à Paris.


Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade

Fondateur des Marianistes (+ 1850)

Prêtre réfractaire à la Constitution civile du clergé que voulait imposer la Révolution française, il s'exila en Espagne et c'est à Saragosse, aux pieds de Notre-Dame del Pilar qu'il reçut sa vocation de rechristianiser la France. Pour cela il fonda la famille marianiste, religieux et religieuses.

"La béatification, durant l'année jubilaire, de Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur des marianistes, rappelle aux fidèles qu'il leur appartient d'inventer sans cesse des manières nouvelles d'être témoins de la foi, notamment pour rejoindre ceux qui sont loin de l'Eglise et qui n'ont pas les moyens habituels de connaître le Christ. Guillaume-Joseph Chaminade invite chaque chrétien à s'enraciner dans son Baptême, qui le conforme au Seigneur Jésus et lui communique l'Esprit Saint.

L'amour du Père Chaminade pour le Christ, qui s'inscrit dans la spiritualité de l'Ecole française, le pousse à poursuivre inlassablement son œuvre par des fondations de familles spirituelles, dans une période troublée de l'histoire religieuse de France. Son attachement filial à Marie l'a maintenu dans la paix intérieure en toute circonstance, l'aidant à faire la volonté du Christ. Son souci de l'éducation humaine, morale et religieuse est pour toute l'Eglise un appel à une attention renouvelée pour la jeunesse, qui a besoin tout à la fois d'éducateurs et de témoins pour se tourner vers le Seigneur et prendre sa part dans la mission de l'Eglise."

Béatification de 5 serviteurs de Dieu, homélie de Jean-Paul II, 3 septembre 2000.

- Un enfant du pays, né à Périgueux, le 8 avril 1761... Lettre pastorale de Mgr Michel Mouïse à tous les catholiques du Périgord - A la suite des saints de chez nous 'osons la sainteté'

- site des Marianistes: le Père Chaminade

- Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade (1761-1850) Passionné par l'éducation des jeunes, ce prêtre réfractaire a été à l'origine de la fondation de la famille marianiste. Jean Paul II l'a béatifié en 2000. Témoins - site de l'Église catholique en France

- "... C'est à la fois la Société de Marie et les Filles de Marie qui sont issues des Congrégations du Père Chaminade. La Chapelle de la Madeleine, telle une fontaine, a répandu la grâce dans toute la ville de Bordeaux et dans le Midi de la France. Actuellement encore, la Madeleine, dans la vieille ville basse de Bordeaux, constitue un centre de vie chrétienne. Chaminade décéda le 22 janvier 1850. Il fut enterré au cimetière des Chartreux à Bordeaux. En 1871 ses restes furent retirés du caveau des prêtres pour être déposés dans un grand espace carré où l'on dressa un monument en son honneur..." (diocèse de Bordeaux)

À Bordeaux, en 1850, le bienheureux Guillaume Chaminade, prêtre. À l’époque de la Révolution française, il exerça longtemps son zèle en cachette avec audace, il eut à cœur de rassembler les fidèles laïcs pour honorer la bienheureuse Vierge Marie et agir en faveur des missions étrangères et, pour cela, il fonda la Société de Marie et l’Institut des Filles de Marie Immaculée.

Martyrologe romain

"On ne peut ramener les hommes à Jésus que par sa mère" 

Les récréations ne doivent pas être moins sanctifiées que les autres exercices de la vie, dans une Règle destinée à conduire les âmes à la perfection évangélique. (règle des Marianistes)

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10261/Bienheureux-Guillaume-Joseph-Chaminade.html

Bienheureux Guillaume Joseph Chaminade, prêtre

Prêtre réfractaire à la Constitution civile du clergé que voulait imposer la Révolution française, il s'exila en Espagne et c'est à Saragosse, aux pieds de Notre-Dame del Pilar qu'il reçut sa vocation de rechristianiser la France. Pour cela il fonda la famille marianiste. L'amour du Père Chaminade pour le Christ, qui s'inscrit dans la spiritualité de l'Ecole française, le pousse à poursuivre inlassablement son oeuvre par des fondations de familles spirituelles, dans une période troublée de l'histoire religieuse de France. Son attachement filial à Marie l'a maintenu dans la paix intérieure en toute circonstance, l'aidant à faire la volonté du Christ. Il mourut en 1850.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/01/22/1745/-/bienheureux-guillaume-joseph-chaminade-pretre

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 5 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU SAINT PÈRE JEAN PAUL II

Dimanche 3 septembre 2000


1. Dans le contexte de l'Année jubilaire, c'est avec une joie profonde que j'ai déclaré bienheureux deux Pontifes, Pie IX et Jean XXIII, et trois autres serviteurs de l'Evangile, dans le ministère et dans la vie consacrée:  l'Archevêque de Gênes, Tommaso Reggio, le prêtre diocésain, Guillaume-Joseph Chaminade, le moine bénédictin, Columba Marmion.

Cinq personnalités différentes, ayant chacune son caractère et sa mission, mais toutes rassemblées par l'aspiration à la sainteté. C'est précisément leur sainteté que nous reconnaissons aujourd'hui:  une sainteté qui est une relation profonde et bouleversante avec Dieu, construite et vécue dans l'engagement quotidien d'adhésion à sa volonté. La sainteté vit dans l'histoire et aucun saint n'échappe aux limites et aux conditionnements propres à notre humanité. En béatifiant l'un de ses fils, l'Eglise ne célèbre pas les choix historiques particuliers qu'il a pris, mais elle l'indique plutôt comme devant être imité et vénéré pour ses vertus, comme une louange à la grâce divine qui resplendit en celles-ci.

J'adresse un salut respectueux aux délégations officielles d'Italie, de France, d'Irlande, de Belgique, de Turquie, de Bulgarie, rassemblées ici en cette circonstance solennelle. Je salue également les parents des nouveaux bienheureux, ainsi que les cardinaux, les évêques, les autorités civiles et religieuses qui ont voulu pendre part à cette célébration. Enfin, je vous salue tous, chers frères et soeurs, qui êtes venus en grand nombre pour rendre hommage aux serviteurs de Dieu que l'Eglise inscrit aujourd'hui dans l'Album des bienheureux.

2. En écoutant les paroles de l'acclamation à l'Evangile:  "Seigneur, guide-nous sur le droit chemin", notre pen-sée s'est tournée spontanément vers la vie humaine et religieuse du Pape Pie IX, Giovanni Maria Mastai Ferretti. Face aux événements tourmentés de son temps, il fut un exemple d'adhésion inconditionnée au dépôt immuable des vérités révélées. Fidèle en toute circonstance aux engagements de son ministère, il sut toujours accorder la primauté absolue à Dieu et aux valeurs spirituelles. Son très long pontificat ne fut vraiment pas facile et il dut beaucoup souffrir en accomplissant sa mission au service de l'Evangile. Il fut profondément aimé, mais également haï et calomnié.

Mais ce fut précisément au milieu de ces contradictions que brilla plus vivement la lumière de ses vertus:  des épreuves prolongées renforcèrent sa confiance dans la Providence divine, dont il ne douta jamais de la domination souveraine sur l'histoire humaine. C'est de là que naissait la profonde sérénité de Pie IX, même face aux incompréhensions et aux attaques de tant de personnes hostiles. Il aimait dire à ceux qui étaient proches de lui:  "Dans les choses humaines, il faut se contenter de faire du mieux que l'on peut et pour le reste, s'abandonner à la Providence, qui palliera aux défauts et aux insuffisances de l'homme".

Soutenu par cette conviction intérieure, il lança le Concile oecuménique Vatican I, qui éclaircit avec une autorité magistérielle certaines questions alors débattues, confirmant l'harmonie entre la foi et la raison. Dans les moments d'épreuve, Pie IX trouva un soutien en Marie, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion. En proclamant le dogme de l'Immaculée Conception, il rappela à tous que dans les tempêtes de l'existence humaine, la lumière du Christ brille dans la Vierge, plus forte que le péché et la mort.

3. "Tu es bon et prêt au pardon" (Antienne d'ouverture). Nous contemplons aujourd'hui dans la gloire du Seigneur un autre Pontife, Jean XXIII, le Pape qui frappa le monde par son comportement affable, duquel transparaissait sa singulière bonté d'âme. Les desseins divins ont voulu que cette béatification rassemble deux Papes ayant vécu dans des contextes historiques très différents, mais liés, au-delà des apparences, par de nombreuses ressemblances sur le plan humain et spirituel. On connaît la profonde vénération que le Pape Jean XXIII avait pour Pie IX, dont il souhaitait la béatification. Au cours d'une retraite spirituelle, en 1959, il écrivait dans son Journal:  "Je pense toujours à Pie IX de sainte et glorieuse mémoire, et l'imitant dans ses sacrifices je voudrais être digne d'en célébrer la canonisation" (Journal de l'Ame, Ed. San Paolo, 2000, p. 560).

Le Pape Jean a laissé dans le souvenir de tous l'image d'un visage souriant et de deux bras ouverts pour embrasser le monde entier. Combien de personnes ont été conquises par la simplicité de son âme, liée à une vaste expérience des hommes et des choses! Le souffle de nouveauté qu'il apporta ne concernait pas la doctrine, mais plutôt la façon de l'exposer; sa façon de parler et d'agir possédait un style nouveau, l'attitude de sympathie avec laquelle il approchait les personnes communes et les puissants de la terre était nouvelle. Ce fut dans cet esprit qu'il lança le Concile oecuménique Vatican II, avec lequel il ouvrit une nouvelle page de l'histoire de l'Eglise:  les chrétiens se sentirent appelés à annoncer l'Evangile avec un courage renouvelé et une plus grande attention aux "signes" des temps. Le Concile fut véritablement une intuition prophétique de ce Pontife âgé qui inaugura, au milieu de nombreuses difficultés, une saison d'espérance pour les chrétiens et pour l'humanité.

Lors des derniers moments de son existence terrestre, il confia son testament à l'Eglise:  "Ce qui compte le plus dans la vie est Jésus-Christ béni, sa Sainte Eglise, son Evangile, la vérité et la bonté". Nous voulons aujourd'hui accueillir nous aussi ce testament, alors que nous rendons gloire à Dieu pour nous l'avoir donné comme Pasteur.

4. "Mettez la parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs" (Jc 1, 22). L'existence et l'apostolat de Tommaso Reggio, prêtre et journaliste, devenus par la suite Evêque de Vintimille et enfin Archevêque de Gênes, fait penser à ces paroles. Ce fut un homme de foi et de culture et, en tant que Pasteur, il sut être un guide attentif de ses fidèles en chaque circonstance. Sensible aux multiples souffrances et à la pauvreté de son peuple, il prit la responsabilité de fournir une aide appropriée dans toutes les situations de besoin. C'est précisément dans cette perspective qu'il créa la Famille religieuse des Soeurs de Sainte Marthe, en leur confiant la tâche de prêter leur aide aux pasteurs de l'Eglise, en particulier dans le domaine caritatif et éducatif.

Son message peut être résumé en deux mots:  vérité et charité. La vérité, tout d'abord, qui signifie une écoute attentive de la Parole de Dieu et un élan courageux pour défendre et diffuser les enseignements de l'Evangile. Puis, la charité, qui pousse à aimer Dieu et, par amour de lui, à embrasser chacun, car nous sommes frères dans le Christ. Si Tommaso Reggio manifesta une préférence dans ses choix, ce fut pour ceux qui se trouvaient en difficulté et qui souffraient. Voilà pourquoi il est proposé aujourd'hui comme modèle aux évêques, aux prêtres et aux laïcs, ainsi qu'à ceux qui font partie de sa famille spirituelle.

5. La béatification, durant l'année jubilaire, de Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur des marianistes, rappelle aux fidèles qu'il leur appartient d'inventer sans cesse des manières nouvelles d'être témoins de la foi, notamment pour rejoindre ceux qui sont loin de l'Eglise et qui n'ont pas les moyens habituels de connaître le Christ. Guillaume-Joseph Chaminade invite chaque chrétien à s'enraciner dans son Baptême, qui le conforme au Seigneur Jésus et lui communique l'Esprit Saint.

L'amour du Père Chaminade pour le Christ, qui s'inscrit dans la spiritualité de l'Ecole française, le pousse à poursuivre inlassablement son oeuvre par des fondations de familles spirituelles, dans une période troublée de l'histoire religieuse de France. Son attachement filial à Marie l'a maintenu dans la paix intérieure en toute circonstance, l'aidant à faire la volonté du Christ. Son souci de l'éducation humaine, morale et religieuse est pour toute l'Eglise un appel à une attention renouvelée pour la jeunesse, qui a besoin tout à la fois d'éducateurs et de témoins pour se tourner vers le Seigneur et prendre sa part dans la mission de l'Eglise.

6. Aujourd'hui, l'Ordre bénédictin se réjouit de la béatification d'un de ses plus illustres fils, Dom Columba Marmion, moine et Abbé de Maredsous. Dom Marmion nous a légué un authentique trésor d'enseignement spirituel pour l'Eglise de notre temps. Dans ses écrits, il enseigne un chemin de sainteté, simple et pourtant exigeant, pour tous les fidèles, que Dieu par amour a destinés à être ses fils adoptifs dans le Christ Jésus (cf. Ep 1, 5). Jésus-Christ, notre Rédempteur et source de toute grâce, est le centre de notre vie spirituelle, notre modèle de sainteté.

Avant d'entrer dans l'Ordre bénédictin, Columba Marmion consacra quelques années au soin pastoral des âmes en tant que prêtre de son archidiocèse natal de Dublin. Tout au long de sa vie, le bienheureux Columba fut un directeur spirituel hors pair, prenant un soin particulier de la vie intérieure des prêtres et des religieux. A un jeune homme se préparant à l'ordination, il écrivit un jour:  "La meilleure des préparations à l'ordination est de vivre chaque jour dans l'amour, partout où l'obéissance et la Providence nous placent" (Lettre, 27 décembre 1915). Puisse une vaste redécouverte des écrits spirituels du bienheureux Columba Marmion aider les prêtres, les religieux et les laïcs à croître dans l'union avec le Christ et lui apporter un témoignage fidèle à travers l'amour ardent de Dieu et le service généreux à leurs frères et soeurs.

7. Nous demandons avec confiance aux nouveaux bienheureux Pie IX, Jean XXIII, Tommaso Reggio, Guillaume-Joseph Chaminade et Columba Marmion de nous aider à vivre de façon toujours plus conforme à l'Esprit du Christ. Que leur amour pour Dieu et pour leurs frères soit une lumière pour nos pas en cette aube du troisième millénaire!

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification.html

Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade

Prendre le temps de discerner le bien dans le cœur d’un jeune

Passionné par l’éducation des jeunes, ce prêtre réfractaire a été à l’origine de la fondation de la famille marianiste. Jean Paul II l’a béatifié en 2000.

« À temps nouveaux, méthodes nouvelles ! » C’est une conviction forte du père Guillaume-Joseph Chaminade au lendemain de la Révolution française. En exil à Saragosse, il a eu l’inspiration de son action future : aider Marie dans sa mission de donner le Christ au monde. Soucieux de rechristianiser la France, il réunit d’abord des laïcs de toutes conditions, de tous âges. Il les enseigne, les accompagne dans leur vie spirituelle. Passionné par la croissance des jeunes, conscient de la pauvreté de beaucoup, de leur manque d’éducation religieuse, il se tourne naturellement vers eux, souhaitant former leur esprit et leur cœur, en même temps qu’ils apprendront à lire et écrire et un métier. Dans un contexte historique particulièrement difficile, il va s’attacher à former et accompagner des adultes, laïcs puis des religieuses et des religieux.

« Faites tout ce qu’Il vous dira », les mots de Marie à Cana sont chers au père Chaminade : il invite tous les éducateurs marianistes à être disponibles et à répondre aux signes des temps dans la foi. Marie est la femme du « oui » conscient et libre, de l’écoute, du silence, de la présence du cœur et de la disponibilité ; elle est modèle, mère et éducatrice pour tous.

Les écoles marianistes qui naissent alors sont des lieux de formation dans la foi, dans un esprit de famille. Il s’agit d’« éduquer pour faire grandir » : prendre le temps de discerner le bien dans le cœur d’un jeune, l’encourager à prendre des responsabilités, à s’adapter au changement, à avoir le souci des autres, à servir et être artisan de paix.

Les difficultés de tous ordres ne manquent pas, tant matérielles qu’humaines : où et comment accueillir les plus démunis, les nourrir, les loger ? Comment permettre aux religieuses d’enseigner ? Les fondations se succèdent pourtant, les besoins sont immenses !

Guillaume-Joseph Chaminade est un homme rempli de Dieu, capable de prendre le temps de discerner avant de décider, convaincu que le bien est plus contagieux que le mal. Il puise dans l’oraison l’énergie pour ses actions, en particulier lorsqu’il s’agit de proposer de créer des lieux et projets d’éducation pour les jeunes.

Lors de sa béatification, le 3 septembre 2000 à Rome, le pape Jean Paul II déclarait de lui : « Chers jeunes, avec le père Chaminade, vous avez un exemple de vie chrétienne, qui conduit à une vie belle et au bonheur promis par le Seigneur. Puissiez-vous à l’image du nouveau bienheureux vous tourner sans cesse vers Marie, mère des chrétiens, mère des disciples de son fils ! »

Mgr Claude Schockert

Évêque de Belfort-Montbéliard

SOURCE : http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/saints/temoins/372466-bienheureux-guillaume-joseph-chaminade-1761-1850/

Bienheureux Guillaume-Joseph CHAMINADE

Nom: CHAMINADE

Prénom: Guillaume Joseph

Nom de religion: Guillaume Joseph

Pays: France

Naissance: 1761  à Périgueux

Mort: 22.01.1850  à Bordeaux

Etat: Prêtre - Religieux - Fondateur

Note: Prêtre en 1785. Réfractaire. 3 ans d'exil à Saragosse (1797-1800). Apostolat à Bordeaux en s'occupant spécialement de ceux qui sont en marge de l'Eglise. Fonde les Marianistes, hommes et femmes.

Béatification: 03.09.2000  à Rome  par Jean Paul II

Canonisation:

Fête: 22 janvier

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2000 n.36 p.1.8  -  n.37 p.5

Réf. dans la Documentation Catholique: 2000 n.17 p.801-803

Notice

Guillaume-Joseph Chaminade naît en 1761 à Périgueux (France). Son père est drapier. Il est le 14e enfant d'une famille profondément pieuse qui donnera trois autres prêtres à l'Eglise. Il est ordonné en 1785. En 1791, pendant la Révolution, il refuse de prêter serment à la 'Constitution civile du clergé' et, en exerçant un ministère clandestin à Bordeaux, il court un danger continuel. Il collabore avec la vénérable Marie-Thérèse Charlotte de Lamourous et l'aide à fonder l'œuvre de la Miséricorde de Bordeaux, Foyer pour les jeunes filles repenties. En 1795, chargé d'accueillir les prêtres qui avaient consenti au serment, il en réconcilie une cinquantaine. Deux ans plus tard, il doit s'exiler pour trois années à Saragosse. Là, au pied de Notre-Dame del Pilar, il forge ses convictions mariales et apostoliques, et il reçoit l'inspiration de fonder une famille de laïcs et de religieux consacrés à Marie. De retour à Bordeaux en 1800, il remet sur pied une ancienne Congrégation mariale. Il donne aux laïcs qui la compose une solide formation religieuse, leur proposant des objectifs apostoliques bien précis et leur demandant de s'inspirer des premiers chrétiens pour offrir à la société déchristianisée le spectacle d'un 'peuple de saints'. Il est ainsi le précurseur de la participation active des laïcs à la vie de l'Eglise. Il les invite à se tourner sans cesse vers Marie. Il est en même temps Administrateur apostolique du diocèse de Bazas. 'Missionnaire apostolique' en 1801, il veut une mission permanente orientée vers la formation de la foi, en travaillant avec de nouvelles méthodes. La mission consiste principalement à rejoindre ceux qui ne fréquentent pas l'Eglise, qui sont en marge des paroisses.

En 1816, avec la vénérable Adèle de Batz de Trenquelléon, il fonde à Agen l'Institut des Filles de Marie Immaculée - les futures religieuses marianistes - institut qui ouvrira des écoles de campagne où l'on assurera l'éducation chrétienne des jeunes filles et la promotion de la femme. L'année suivante, il fonde à Bordeaux la société de Marie, les futurs "Marianistes". Les marianistes, hommes et femmes, sont issus des Congrégations mariales dont ils seront chargés d'assurer la continuité. Le Père Chaminade peut dire: "Par la grande miséricorde de Dieu envers moi et envers les autres, depuis longtemps, je ne vis et ne respire que pour partager le culte de l'Auguste Vierge et pour contribuer ainsi chaque jour à l'accroissement de sa famille". Les dix dernières années de sa vie sont marquées par l'épreuve: santé, problèmes financiers, défection de certains, incompréhension des autres; en 1845 il est remplacé comme supérieur général. Mais il meurt en paix en 1850, car "son attitude filiale envers Marie l'a maintenu dans la paix en toute circonstance, l'aidant à faire la volonté du Christ" (Jean Paul II).

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0494.htm

Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade 

Guillaume-Joseph Chaminade est né le 8 avril 1761, dernier enfant d’un marchand drapier de Périgueux.

Il fit ses études au Collège-Séminaire de Mussidan. Il fit ses vœux dans la Congrégation des prêtres de St Charles de Mussidan et fut ordonné prêtre en 1785.

En 1791, en pleine Révolution, il refuse de prêter le serment de fidélité à la constitution civile du clergé. Il s’installe alors à Bordeaux, pour assurer un ministère clandestin de plusieurs années, au risque de sa vie. En 1797, il doit s’exiler vers l’Espagne où il arrive (à Saragosse en Aragon) le 11 octobre 1797, veille de la fête grandiose de Notre-Dame del Pilar (ND du Pilier).

Dans son exil, il réfléchit à l’avenir de la foi en France. Il élabore avec d’autres un plan de rechristianisation adapté aux temps nouveaux. Il sait qu’il ne suffira pas de rebâtir des structures. Aussi cherche-t-il d’autres moyens et se laisse-t-il guider par les « signes des temps ». Il est convaincu qu’un chrétien isolé est un chrétien en danger. Ne conviendrait-il donc pas d’établir une « congrégation » de chrétiens – un « mouvement », en somme -, à l’instar des Congrégations mariales de Jésuites, pour les aider à être plus forts dans la foi et plus éloquents dans le témoignage ?

Déjà il songe à demander au pape l’autorisation d’évangéliser au-delà des structures traditionnelles des paroisses et ce qu’il appellera plus tard son ‘inspiration’ germe progressivement en lui.  On dit qu’un jour, alors qu’il est en prière, il lui est même donné une sorte de ‘vision’ : il voit se rassembler autour du pilier de Marie des jeunes gens de toutes origines venus se mettre à sa disposition pour l’assister dans sa mission.

Dès son retour en France, à Bordeaux, il rassemble des groupes de jeunes, d’hommes, de femmes, qu’il forme, qu’il guide dans la vie spirituelle pour qu’ils deviennent missionnaires dans leur milieu. C’est la naissance de la « Congrégation ». Le Père Chaminade s’installe à la chapelle de La Madeleine à Bordeaux. Certains souhaitent aller plus loin dans leur engagement et en 1808, il propose une forme de vie consacrée dans le monde, qu’il appelle l’ « Etat ».

L’été 1808, il entre en relation avec Adèle de Batz de Trenquelléon qui, dans le Lot-et-Garonne, a fondé une Association de prière et d’encouragement à la vie chrétienne, par correspondance, qui est très proche de l’œuvre de Bordeaux. Elle souhaite ardemment devenir religieuse.

Avec elle, en 1816, il fonde à Agen les Filles de Marie, puis, l’année suivante, à Bordeaux, la Société de Marie. Leur première mission est d’être « l’homme qui ne meure pas » pour accompagner les groupes de laïcs, qui restent, de par leur baptême, les premiers évangélisateurs. D’autres lieux de mission naîtront très vite dans ce monde où tout est à reconstruire.

Le Père Chaminade meurt le 22 janvier 1850 à Bordeaux, après avoir traversé l’épreuve du rejet par son propre Conseil.

En 1973, il est déclaré vénérable par le Pape Paul VI

Le 3 septembre 2000 ; il est béatifié par le Pape Jean-Paul II

La foi reçue au baptême est au centre de tout développement spirituel du Père Chaminade. Il contemple le Mystère de l’Incarnation dans l’Evangile de l’Annonciation et le Mystère de la Rédemption dans l’épisode du Calvaire en Saint Jean, les deux scènes d’Evangile qu’il aura le plus commentées. Dans ces deux scènes, Marie est présente.

Marie a la place de choix dans la démarche missionnaire du Père Chaminade. Utilisant le style apocalyptique de l’époque, il était convaincu que, devant « la grande hérésie régnante qu’est l’indifférence religieuse, qui va engourdissant les âmes dans la torpeur de l’égoïsme et le marasme des passions », « la puissance de Marie n’est pas diminuée… », qu’ « elle est, aujourd’hui comme autrefois, la Femme par excellence, cette Femme promise pour écraser la tête du serpent », et qu’à « elle appartient la gloire de sauver la foi du naufrage dont elle est menacée parmi nous ». Il nous faut donc « offrir à Marie nos faibles services, travailler à ses ordres et combattre à ses côtés ». Chaminade demande à sa famille d’être prête « à voler partout où elle nous appellera… pour étendre le royaume de Dieu » (lettre écrite le 24 août 1839).

SOURCE : http://les-religieuses-marianistes.fr/qui-sommes-nous-/deux-fondateurs/guillaume-joseph-chaminade.html

Le Père Chaminade

Publié 18 mai 2015 

Auteur Secrétariat MdF 

Catégorie Les Fondateurs

Introduction : le décret de béatification

Le 20 décembre dernier, le Pape Jean Paul II signait, en présence du Supérieur général de la Société de Marie (religieux marianistes), de la Supérieure générale des Filles de Marie Immaculée (religieuses marianistes) et du Père Torres, postulateur de la cause du Père Chaminade, le décret qui reconnaît que la guérison miraculeuse de Mme Elena Otero (Argentine) est due à Dieu, certes, mais grâce à l’intercession du Père Chaminade.

La cause de béatification et de canonisation s’ouvrit en 1909. Le 18 octobre 1973, le pape Paul VI déclarait que le Serviteur de Dieu avait exercé toutes les vertus à un degré héroïque. (Mère Adèle : déclarée vénérable le 5 juin 1986)

Qui est donc le Père Guillaume Joseph Chaminade ?

Guillaume naît à Périgueux le 8 avril 1761, il est le 14ème enfant de la famille, 7 de ses frères et sœurs sont déjà morts. La maman veille à tout, le papa est marchand drapier. A 10 ans, celui que sa maman appelle son petit « Minet » à cause de sa gentillesse part étudier au collège-séminaire de Mussidan où son frère aîné, Jean-Baptiste, ancien jésuite, enseigne. Il retrouve également là son frère Louis, un peu plus âgé.

Au moment de sa confirmation, il ajoute à son prénom celui de Joseph. A l’âge de 15 ans, il est reçu dans la Congrégation de Saint Charles dont les membres dirigent le collège. Il va se préparer à devenir prêtre de Saint Charles. Ordonné prêtre en 1785 il exerce comme économe au collège-séminaire de Mussidan où règne une solide et profonde dévotion mariale.

Eclate la Révolution… En 1791, il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé et le voilà prêtre réfractaire. Il s’installe à Bordeaux et poursuit son ministère dans la clandestinité. Guillaume Joseph se déguise en rétameur, il arpente les rues de la ville en criant « chaudrons ! chaudrons ! » D’autres fois, il se présente comme un colporteur et vend du fil, des aiguilles…A Saint Laurent, dans la proche banlieue bordelaise, il achète une propriété où il installe ses parents âgés. Pour s’occuper d’eux, il engage une domestique, Marie Dubourg. C’est elle, qui, alors que Guillaume Joseph est traqué par les sans-culottes, a la présence d’esprit de retourner sur lui un cuveau et, tranquillement, sans se départir de son calme, elle les accueille et les invite à trinquer. Ainsi, dans la clandestinité, il poursuit son ministère : on vient souvent faire au colporteur, au rétameur et on lui signale malades, mourants. Il célèbre aussi la messe tandis que des enfants, tout en jouant, montent la garde.

Mais en 1797, il est finalement contraint de partir en exil en Espagne à Saragosse où, au pied de Notre Dame del Pilar, il creuse le mystère de l’Incarnation et de la maternité de Marie, approfondit son amour pour elle. C’est de cette expérience spirituelle qu’il rapporte l’intuition de la Famille marianiste pour rechristianiser la France. De retour à Bordeaux en 1800, il fonde, en décembre, la « Congrégation » ce que nous appelons aujourd’hui les communautés laïques marianistes ou fraternités. (J’y reviendrai tout à l’heure.)

Dès 1808, il propose à certains membres de la Congrégation qui veulent faire des vœux tout en restant dans la vie laïque, ce qu’il appelle « l’Etat », un institut séculier, qui permet à des laïcs de se consacrer à Dieu en vivant dans le monde.

A la même époque, il en relation épistolaire avec Adèle de Trenquelléon qui rallie la « Congrégation » avec les membres de sa « Petite Société  ». Plus de soixante personnes sont ainsi affiliées à la Congrégation de Bordeaux. Adèle est ardente, dynamique, elle brûle du désir de se consacrer au Seigneur, elle entraîne des jeunes qui, comme elle, souhaitent s’établir en communauté pour un service à temps plein des enfants et des pauvres et des groupes de la Congrégation.

En 1816, pour faire droit à l’insistance d’Adèle qu’il a identifiée comme un appel de Dieu, il fonde avec elle, à Agen, les Filles de Marie ou Sœurs Marianistes et l’année suivante, Bordeaux verra la fondation d’une « petite communauté de religieux de notre Ordre » comme l’écrit Adèle.  C’est la Société de Marie ou Religieux Marianistes.

Désormais le Père Chaminade va consacrer toutes ses énergies, son savoir faire, sa vie au service de ses fondations.

Il meurt à Bordeaux le 22 janvier 1850, laissant une réputation de sainteté et ayant accompli une œuvre extraordinaire. A l’aube du XXème siècle, l’archevêque de Bordeaux, le Cardinal Donnet reconnaîtra que « toutes les œuvres de son diocèse ont leurs racines dans l’œuvre de la Congrégation de Monsieur Chaminade. »

La vie du Père Chaminade est longue, sa personnalité riche, son œuvre immense, il y a beaucoup à dire. J’ai choisi quelques facettes (dix) pour tenter de vous donner un aperçu, mais ce faisant j’ai conscience de laisser dans l’ombre bien des aspects de cette belle figure.

Dix facettes, dix angles d’approche

Educateur de la jeunesse

Déjà à Mussidan, il est au contact de la jeunesse. Témoin des ravages occasionnés par la Révolution en particulier auprès des jeunes, à Saragosse il prie, réfléchit, se laisse instruire par le Seigneur. Avec d’autres ecclésiastiques, il cherche comment rechristianiser la France quand ils pourront rentrer au pays.

Et de retour, en décembre 1800, il propose à des jeunes de se retrouver régulièrement dans la Congrégation.

Quand, avec Adèle, il fonde l’Institut de Filles de Marie, il acquiesce aussitôt à la demande d’ouverture de classes gratuites pour les fillettes pauvres de la ville et des environs.

A peine fondée, la Société de Marie ouvre des écoles.

Devant le manque de formation des maîtres, il crée à partir de 1824 plusieurs écoles normales. Les futurs instituteurs sont formés et font en même temps la pratique auprès des élèves de l’école attenante à leur lieu de formation. C’est la Révolution de 1830 qui stoppe le développement très rapide de ces écoles normales. Il met au point une méthode d’enseignement à l’usage des maîtres.

La découverte de Marie et de sa maternité spirituelle

Périgueux avait une solide dévotion mariale. A Mussidan Marie était en bonne place. Adolescent, Guillaume est en sortie dans une carrière avec d’autres jeunes, quand une pierre se détache du rocher et le blesse sérieusement lui déboîtant la cheville. Les semaines passent et la cheville ne guérit pas. Avec son frère, il fait la promesse de se rendre à pied en pèlerinage à Notre Dame de Verdelais s’il se remet. Très rapidement, il est guéri et peut se rendre à pied auprès de Notre Dame, à quelque 80 kilomètres de là. Il considérera toujours cette guérison comme miraculeuse.

A Saragosse, auprès de Notre Dame del Pilar son amour pour Marie s’approfondit. Il médite longuement la scène du Calvaire. Jésus confie Jean à sa Mère. Mais Jean ne représente-t-il pas toute l’Eglise ? Jean a pris Marie chez lui. Chaminade se sent appelé à prendre Marie chez lui, dans tout ce qui fait sa vie et à se laisser former à la ressemblance de Jésus par Marie. Plus, il découvre que Marie l’invite à prolonger sa mission maternelle et c’est une autre facette :

L’alliance avec Marie

Depuis le baptême Marie est la Mère de tout chrétien. Mais les chrétiens en ont-ils toujours conscience ? Vont-ils jusqu’au bout de ce que cela signifie ?

Accueillir Marie comme sa mère dans sa vie de tous les jours n’est-ce pas le meilleur moyen de répondre à notre vocation de devenir conforme à Jésus Christ ?

Accueillir Marie c’est aussi partager ses soucis maternels, ses désirs de voir tous les hommes ses enfants découvrir l’amour de son Fils et se laisser aimer par Lui, devenir de vrais enfants de Dieu.

Le Père Chaminade va donc proposer aux membres des Congrégations puis des Instituts religieux de faire alliance avec Marie.

Faire alliance avec Marie : C’est lui laisser le champ libre pour qu’Elle puisse réellement nous engendrer à la vie d’enfants de Dieu,

C’est aussi lui offrir nos services pour partager sa mission maternelle auprès de tous ceux qui se trouvent sur notre route à quelque titre que ce soit.

Pour bien montrer que cette alliance avec Marie s’enracine dans le baptême, dès le début et aujourd’hui encore, le chrétien qui se sent appelé à faire alliance avec Marie commence par renouveler les promesses de son baptême.

Tous missionnaires

Quand, le 8 décembre 1800, à la sortie de la messe, le Père Chaminade avise deux jeunes et leur demande de venir la semaine suivante avec chacun un autre jeune (c’est le démarrage des Congrégations), il est bien convaincu

D’une part, qu’un chrétien isolé est un chrétien qui se perd, Et d’autre part que chaque chrétien est missionnaire là où il vit.

Très vite il organise les différents groupes de la Congrégation : les jeunes gens, les pères de famille, les jeunes filles avec l’aide de Melle de Lamourous sur Bordeaux, et à partir de 1808, les membres de la « Petite Société » d’Adèle.

Il constitue ainsi de petites communautés où se forment des chrétiens qui seront ferment dans leurs paroisses. Les membres de la Congrégation se réunissent en groupes divers selon leur état. Chaque congréganiste est un « missionnaire permanent », chaque Congrégation une « mission permanente ». En effet, bien loin de ne rassembler que des pratiquants, les groupes de la Congrégation accueillent tous ceux qui le souhaitent et c’est par contagion, au sein du groupe, qu’on devient chrétien. Stimulés par Chaminade, les membres de la Congrégation participent à nombre d’activités apostoliques : catéchisme, préparation des enfants, des jeunes à la communion, patronage, visite des pauvres, des malades, des prisonniers, œuvre des « bons livres »… En agissant de la sorte, son but est toujours le même : « multiplier les chrétiens. »

Les Laïcs

Attachant un très grand prix au baptême, le Père Chaminade donne toute leur place aux laïcs. Il les incite à être actifs dans la vie et la mission de l’Eglise. On a pu dire que sa manière de rechristianiser la France après la Révolution c’étaient les prémices de l’Action catholique du 20 ème siècle.

De fait c’est par les petites communautés des Congrégations qu’il va œuvrer au sein de l’Eglise et du monde. Convaincus du rôle qu’ils avaient à jouer nombre de laïcs de ces groupes vont rejoindre des séminaires, des instituts religieux mais aussi être ferments de vie chrétienne dans leurs paroisses. Le Père Chaminade n’a-t-il pas pour ambition de faire de ses congréganistes de bons paroissiens ?

La foi

Ce qui, chez Marie, a attiré le Père Chaminade c’est sa foi, son adhésion entière, libre et en toute connaissance de cause à la Parole de Dieu. La foi est le ressort de cette vie. Au plus fort des tempêtes qui ne manqueront pas de survenir, le Père Chaminade n’avance que par la foi, il s’enfonce dans la foi.

De Marie, il apprend à tout regarder dans la lumière de la foi. Que dit le Seigneur ? Que veut-Il ? Qu’attend-Il ? C’est par son « fiat », sa foi inconditionnelle que Marie a triomphé du Mal, du Serpent des origines, c’est par sa foi qu’Elle a entraîné les serviteurs de Cana à « faire tout ce qu’Il vous dira ». Le Père Chaminade accueille ces Paroles. Il les fait siennes puis les transmet à ses enfants, à ses disciples.

La foi est tellement la base de toute vie chrétienne, que pour la faire grandir, il propose une méthode pour faire oraison à partir du CREDO, le CREDO étant le contenu de la foi que nous avons à nous approprier constamment.

L’oraison

L’oraison est le meilleur moyen d’approfondir sa foi, de la purifier c’est-à-dire d’apprendre à voir, à juger un peu à la lumière de Dieu. Le Père Chaminade attache une grande importance à l’oraison et cela pour les congréganistes comme, plus tard pour les membres de ses instituts religieux.

On raconte que lorsqu’il avait davantage de travail, il commençait par consacrer un peu plus de temps à l’oraison. C’est là, dans le cœur à cœur avec son Seigneur, accompagné et soutenu par la présence de Marie qu’il discernait ce qu’il lui fallait faire.

« Jamais vous ne remplirez mieux l’étendue de vos devoirs, dit-il, que quand vous prierez mieux. »

L’inventivité : « A combats nouveaux, moyens nouveaux »

Le Père Chaminade ne rêve pas de restauration. Il ne rêve pas de refaire ce qui existait avant la Révolution. Tout ce qu’il entreprend porte la marque de la nouveauté, une nouveauté qui s’enracine dans le passé, c’est sûr, mais qui est neuve. Ainsi pour ses Congrégations, il reprend ce qu’étaient les congrégations mariales lancées par les Jésuites avant leur dissolution, mais alors que celles-ci s’attachaient à faire grandir chacun personnellement, les congrégations du Père Chaminade ont une orientation essentiellement missionnaire. On ne se forme que pour mieux annoncer Jésus Christ, pour le faire « connaître, aimer et servir ».

Pour la Société de Marie, il ne veut pas de costume religieux, ses frères doivent s’habiller comme tout le monde, sans se faire remarquer pour être plus proches des personnes. Autre nouveauté, la Société de Marie comprend des prêtres et des frères, mais tous ont même statut, mêmes droits.

Les maîtres n’ont aucune formation, il invente les écoles normales.

La Famille Marianiste

La Famille de Marie, ou Famille Marianiste, c’est bien un des effets de sa créativité qui tient compte des besoins tels qu’ils se présentent, qui tient compte des signes des temps, qui tient compte aussi de l’heure de Dieu.

Il est rentré d’exil, porteur d’une intuition qui l’habitait déjà auparavant mais qui s’est précisée : la fondation  d’instituts religieux pour œuvrer à la rechristianistaion de la France. Cependant il garde cela au plus profond de lui-même pendant des années attendant que Dieu fasse signe comme l’atteste la confidence qu’il fait au jeune Lalanne qui vient s’ouvrir à lui de son désir de vie religieuse :

« C’est là ce que j’attendais depuis longtemps. Dieu soit béni ! Sa volonté se manifeste et le moment est venu de mettre à exécution le dessein que je poursuis depuis trente ans qu’il me l’a inspiré. »

Il a donc attendu, commençant par lancer ses Congrégations qui connaissent un développement extraordinaire tant la proposition est adaptée aux besoins que les personnes ressentent. Des Congrégations naît d’abord l’Etat religieux dans le monde, qui permet à des personnes de se consacrer à Dieu tout en continuant à mener leur vie dans le monde. Enfin, Adèle et ses compagnes vont pousser le Père Chaminade à les instituer en communauté. Elles continueront à accompagner les Congrégations, à faire faire des retraites, à enseigner, à multiplier les chrétiennes. En somme ce seront des « religieuses missionnaires » comme l’écrit le Père Chaminade. L’année suivante, ce sont des jeunes gens, congréganistes, pour certains de la première heure, qui demandent au Père Chaminade à former une communauté.

Et voilà la Famille Marianiste dans ses quatre branches : les fraternités ou communautés laïques, l’Institut séculier : l’Alliance Mariale, les religieuses et les religieux Marianistes.

L’esprit de famille

Enfin le Père Chaminade, qui aime contempler l’église dans ses commencements, insiste volontiers sur le « cor unum, anima una ». Ils n’étaient qu’un cœur et qu’une âme. C’est ce que les Actes des Apôtres nous rapportent de la communauté de Jérusalem. Et cela, il le désire aussi bien pour chaque congrégation que pour ses deux instituts, que pour l’ensemble de ce qu’il appelle la Famille de Marie.

A ses frères enseignants ou éducateurs il demande d’être à la fois père et mère dans leurs relations avec les élèves qui leur sont confiés.

Quant à la Famille Marianiste, chaque branche, certes, a sa spécificité, chaque branche a sa responsabilité propre, son autonomie. Cependant, un peu à l’image de ce que vivent les trois personnes au sein de la Trinité, nous avons à vivre d’un même esprit dans des relations étroites faites de respect, de confiance, d’amour, nous aidant les uns les autres à vivre de plus en plus la vocation qui est la nôtre, et cela pour la gloire de Dieu et le bonheur de nos frères, les hommes, les femmes, les enfants, les jeunes d’aujourd’hui.

Conclusion

Une belle figure que ce Père Chaminade. Si l’Eglise, en authentifiant un miracle dû à son intercession, le propose comme modèle c’est qu’il peut apporter beaucoup pour aujourd’hui :

L’Eglise n’a-t-elle pas besoin de petites communautés où l’on puisse se retrouver pour partager sa foi, prier, s’éclairer mutuellement sur le regard à porter sur les situations, sur le monde…?

Les jeunes que nous côtoyons n’ont-ils pas besoin d’éducateurs qui soient à la fois père et mère ?

N’avons-nous pas à aimer notre monde pour découvrir de quelle manière nouvelle le servir ?

Le baptême fait-il de nous de vrais missionnaires là où nous vivons tous les jours ?

Et Marie, quelle place lui faisons-nous dans notre vie ? Quelle place lui fait notre Eglise ?

SOURCE : https://www.marianistes.com/documentation/docs/le-pere-chaminade/

Blessed William Joseph Chaminade

Also known as

Guillaume Joseph Chaminade

Memorial

22 January

Profile

Second-youngest of fifteen children of Blaise Chaminade and Catherine Bethon; a deeply religious family, three of his brothers were also priests. Took the name Joseph as his Confirmation name, and preferred it to William. At age ten he went to the College of Mussidan where one of his brothers was a professor; as studentteacher, steward, and chaplain, William remained there for 20 years.

Priest during the persecutions and violence against the Church of the French Revolution. He refused to swear allegiance to the Civil Constitution of the Clergy in 1791, and was forced to minister to his flock in secret. Beginning in 1795, he had the job of receiving the returning priests who had taken the Civil oath, but later saw their error; he helped about 50 reconcile with the Church, and return to work in the diocese.

Exiled to ZaragozaSpain from 1797 to 1800 during the French Directorate, the only time he lived anywhere outside his native Bordeaux. Near the shrine of Our Lady of the Pillar, Chaminade received a message, telling him to be Mary‘s missionary, to found a society of religious to work with her to restore the Faith in France. On his return to Bordeaux in November 1800, he founded the Sodalities of Our Lady.

Chaminade’s concept of the Sodality was to gather all Christians – men and women, young and oldlay and clerical – into a unique community of Christ’s followers unafraid to be known as such, committed to living and sharing their faith, dedicated to supporting one another in living the Gospel, working under the protection of the Virgin Mary. To the usual religious vows of poverty, chastity, and obedience, the Marianists add a fourth vow of stability, faithfulness to the congregation, and special consecration to Mary. As an outward sign of this fourth vow, they wear a gold ring on their right hand.

Apostolic Administrator for the diocese of Bazas. Named Missionary Apostolic by the Vatican in 1801. As his own insights developed, Chaminade saw the Sodality as the Marianist Family, dedicated to sharing Our Lady‘s mission of bringing Christ to the world. It was characterized by a deep sense of the equality of all Christians, regardless of state of life, by a spirit of interdependence, by concern for individual spiritual growth, and by the desire of presenting “the amazing and attractive reality of a people of saints.”

Some Sodality members later formed the nucleus of the Daughters of Mary Immaculate, founded by Adele de Batz de Trenquelleon and Father Chaminade in 1816, and the Society of Mary, founded in 1817. The institutes grew, and members began teaching in primary, secondary, and trade schoolsFather William tried to start a network of teacher‘s schools for Christian education, but it failed due to the 1830 Revolution. In 1836, the Daughters of Mary established rural schools for women throughout southwestern France. The Society of Mary spread into Switzerland in 1839, then into the United States, becoming established in Dayton, Ohio in 1849, the Marianist Sisters in Somerset, Texas in 1949.

Born

8 April 1761 at Perigeux, France

Died

22 January 1850 of natural causes in BordeauxFrance

buried in the Carthusian cemetery in Bordeaux

Venerated

18 October 1973 by Pope Paul VI (decree of heroic virtues)

Beatified

3 September 2000 by Pope John Paul II at Saint Peter’s, RomeItaly

Patronage

Sodalities of Our Lady

Additional Information

L’Osservatore Romano

An Apostle of Mary in the 19th Century, by Blessed William

read online

download in EPub format

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

Hagiography Circle

L’Osservatore Romano

North American Center for Marianist Studies

Soul Candy

World Council of the Marianist Family

images

Santi e Beati

Wikimedia Commons

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

fonti in italiano

Dicastero delle Cause dei Santi

Santi e Beati

spletne strani v slovenšcini

Svetniki

Readings

We were witnesses during our younger days of his life and words. We affirm that we never saw him spend a day, not even a single hour at anything which did not relate directly to God and to the welfare of souls. – Father John Lalanne

It was Mary who conceived the plan of the Society. It was she who laid its foundations, and she will continue to preserve it.” – Blessed William

What is a faithful man to do in the chaos Of events which seem to swallow him up? He must sustain himself calmly by Faith. Faith will make him adore the eternal plan of God .Faith will assure him that to those who love God all things work together for good. – Blessed William

Our work is great; it is magnificent. It is universal because we are the missionaries of Mary, She says to us, ‘Do whatever He tells you.’ Yes, we are all missionaries. – Blessed William

Jesus made Mary the companion of His labors, of His joy, of His preaching, of His death. Mary had a part in all the glorious, joyous, and sorrowful mysteries of Jesus. – Blessed William

The deposit of the Faith is entirely in Mary. At the foot of the Cross she held the place of the Church. – Blessed William

The mysteries which were announced to Mary were accomplished because she believed. – Blessed William

A true Christian cannot live any life but the life of Our Savior Jesus. When we try to imitate Him the divine plan is carried out in our lives. The Blessed Virgin is our Model. She is a very exact copy of her Son Jesus. When we are devoted to Mary we will imitate Jesus. – Blessed William

The beatification during the Jubilee Year of William Joseph Chaminade, founder of the Marianists, reminds the faithful that it is their task to find ever new ways of bearing witness to the faith, especially in order to reach those who are far from the Church and who do not have the usual means of knowing Christ. William Joseph Chaminade invites each Christian to be rooted in his Baptism, which conforms him to the Lord Jesus and communicates the Holy Spirit to him. Father Chaminade’s love for Christ, in keeping with the French school of spirituality, spurred him to pursue his tireless work by founding spiritual families in a troubled period of France’s religious history. His filial attachment to Mary maintained his inner peace on all occasions, helping him to do Christ’s will. His concern for human, moral and religious education calls the entire Church to renew her attention to young people, who need both teachers and witnesses in order to turn to the Lord and take their part in the Church’s mission. – Pope John Paul II, from his homily during the beatification of Blessed William

MLA Citation

‘Blessed William Joseph Chaminade‘. CatholicSaints.Info. 6 July 2023. Web. 22 January 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-william-joseph-chaminade/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-william-joseph-chaminade/

BEATIFICATION OF PIUS IX, JOHN XXIII, TOMMASO REGGIO, 
WILLIAM CHAMINADE AND COLUMBA MARMION  

HOMILY OF HIS HOLINESS JOHN PAUL II

Sunday, 3 September 2000


1. In the context of the Jubilee Year, it is with deep joy that I have declared blessed two Popes, Pius IX and John XXIII, and three other servants of the Gospel in the ministry and the consecrated life: Archbishop Tommaso Reggio of Genoa, the diocesan priest William Joseph Chaminade and the Benedictine monk Columba Marmion.

Five different personalities, each with his own features and his own mission, all linked by a longing for holiness. It is precisely their holiness that we recognize today: holiness that is a profound and transforming relationship with God, built up and lived in the daily effort to fulfil his will. Holiness lives in history and no saint has escaped the limits and conditioning which are part of our human nature. In beatifying one of her sons, the Church does not celebrate the specific historical decisions he may have made, but rather points to him as someone to be imitated and venerated because of his virtues, in praise of the divine grace which shines resplendently in him.

I extend my respectful greetings to the official delegations of Italy, France, Ireland, Belgium, Turkey and Bulgaria which have come here for this solemn occasion. I also greet the relatives of the new blesseds, together with the Cardinals, Bishops, civil and religious dignitaries who have wished to take part in our celebration. Lastly, I greet you all, dear brothers and sisters who have come in large numbers to pay homage to the servants of God whom the Church today is enrolling among the blessed.

2. Listening to the words of the Gospel acclamation: "Lord, lead me on a straight road", our thoughts naturally turn to the human and religious life of Pope Pius IX, Giovanni Maria Mastai Ferretti. Amid the turbulent events of his time, he was an example of unconditional fidelity to the immutable deposit of revealed truths. Faithful to the duties of his ministry in every circumstance, he always knew how to give absolute primacy to God and to spiritual values. His lengthy pontificate was not at all easy and he had much to suffer in fulfilling his mission of service to the Gospel. He was much loved, but also hated and slandered.

However, it was precisely in these conflicts that the light of his virtues shone most brightly: these prolonged sufferings tempered his trust in divine Providence, whose sovereign lordship over human events he never doubted. This was the source of Pius IX's deep serenity, even amid the misunderstandings and attacks of so many hostile people. He liked to say to those close to him: "In human affairs we must be content to do the best we can and then abandon ourselves to Providence, which will heal our human faults and shortcomings".

Sustained by this deep conviction, he called the First Vatican Ecumenical Council, which clarified with magisterial authority certain questions disputed at the time, and confirmed the harmony of faith and reason. During his moments of trial Pius IX found support in Mary, to whom he was very devoted. In proclaiming the dogma of the Immaculate Conception, he reminded everyone that in the storms of human life the light of Christ shines brightly in the Blessed Virgin and is more powerful than sin and death.

3. "You are good and forgiving" (Entrance Antiphon). Today we contemplate in the glory of the Lord another Pontiff, John XXIII, the Pope who impressed the world with the friendliness of his manner which radiated the remarkable goodness of his soul. By divine design their beatification links these two Popes who lived in very different historical contexts but, beyond appearances, share many human and spiritual similarities. Pope John's deep veneration for Pius IX, to whose beatification he looked forward, is well known. During a spiritual retreat in 1959, he wrote in his diary: "I always think of Pius IX of holy and glorious memory, and by imitating him in his sacrifices, I would like to be worthy to celebrate his canonization" (Journal of a Soul, Ed. San Paolo, 2000, p. 560).

Everyone remembers the image of Pope John's smiling face and two outstretched arms embracing the whole world. How many people were won over by his simplicity of heart, combined with a broad experience of people and things! The breath of newness he brought certainly did not concern doctrine, but rather the way to explain it; his style of speaking and acting was new, as was his friendly approach to ordinary people and to the powerful of the world. It was in this spirit that he called the Second Vatican Ecumenical Council, thereby turning a new page in the Church's history: Christians heard themselves called to proclaim the Gospel with renewed courage and greater attentiveness to the "signs" of the times. The Council was a truly prophetic insight of this elderly Pontiff who, even amid many difficulties, opened a season of hope for Christians and for humanity.

In the last moments of his earthly life, he entrusted his testament to the Church: "What counts the most in life is blessed Jesus Christ, his holy Church, his Gospel, truth and goodness". We too wish to receive this testament, as we glorify God for having given him to us as a Pastor.

4. "Be doers of the word, and not hearers only" (Jas 1: 22). These words of the Apostle James make us think of the life and apostolate of Tommaso Reggio, a priest and journalist who later became Bishop of Ventimiglia and finally Archbishop of Genoa. He was a man of faith and culture, and as a Pastor he knew how to be an attentive guide to the faithful in every circumstance. Sensitive to the many sufferings and the poverty of his people, he took responsibility for providing prompt help in all situations of need. Precisely with this in mind, he founded the religious family of the Sisters of St Martha, entrusting to them the task of assisting the Pastors of the Church especially in the areas of charity and education.

His message can be summed up in two words: truth and charity. Truth, first of all, which means attentive listening to God's word and courageous zeal in defending and spreading the teachings of the Gospel. Then charity, which spurs people to love God and, for love of him, to embrace everyone since they are brothers and sisters in Christ. If there was a preference in Tommaso Reggio's choices, it was for those who found themselves in hardship and suffering. This is why he is presented today as a model for Bishops, priest and lay people, as well as for those who belong to his spiritual family.

5. The beatification during the Jubilee Year of William Joseph Chaminade, founder of the Marianists, reminds the faithful that it is their task to find ever new ways of bearing witness to the faith, especially in order to reach those who are far from the Church and who do not have the usual means of knowing Christ. William Joseph Chaminade invites each Christian to be rooted in his Baptism, which conforms him to the Lord Jesus and communicates the Holy Spirit to him.

Fr Chaminade's love for Christ, in keeping with the French school of spirituality, spurred him to pursue his tireless work by founding spiritual families in a troubled period of France's religious history. His filial attachment to Mary maintained his inner peace on all occasions, helping him to do Christ's will. His concern for human, moral and religious education calls the entire Church to renew her attention to young people, who need both teachers and witnesses in order to turn to the Lord and take their part in the Church's mission.

6. Today the Benedictine Order rejoices at the beatification of one of its most distinguished sons, Dom Columba Marmion, a monk and Abbot of Maredsous. Dom Marmion left us an authentic treasure of spiritual teaching for the Church of our time. In his writings he teaches a simple yet demanding way of holiness for all the faithful, whom God has destined in love to be his adopted children through Jesus Christ (cf. Eph 1: 5). Jesus Christ, our Redeemer and the source of all grace, is the centre of our spiritual life, our model of holiness.

Before entering the Benedictine Order, Columba Marmion spent some years in the pastoral care of souls as a priest of his native Archdiocese of Dublin. Throughout his life Bl. Columba was an outstanding spiritual director, having particular care for the interior life of priests and religious. To a young man preparing for ordination he once wrote: "The best of all preparations for the priesthood is to live each day with love, wherever obedience and Providence place us" (Letter, 27 December 1915). May a widespread rediscovery of the spiritual writings of Bl. Columba Marmion help priests, religious and laity to grow in union with Christ and bear faithful witness to him through ardent love of God and generous service of their brothers and sisters.

7. Let us confidently ask the new blesseds, Pius IX, John XXIII, Tommaso Reggio, William Joseph Chaminade and Columba Marmion, to help us live in ever greater conformity to the Spirit of Christ. May their love of God and neighbour illumine our steps at this dawn of the third millennium!

© Copyright 2000 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification.html

Bl. William Joseph Chaminade

Feastday: January 22

Birth: 1761

Death: 1850

Beatified: September 3, 2000 by Pope John Paul II

William Joseph Chaminade or Guillaume-Joseph Chaminade, now called by his liturgical title of Blessed Chaminade (April 8, 1761 – January 22, 1850), was a French Roman Catholic priest who survived persecution during the French Revolution. He founded the Society of Mary, also called the Marianists, in 1817. The Marianist Family's other three branches—the married and single men and women of the Marianist Lay Communities, the consecrated laywomen of the Alliance Mariale, and the nuns known as Daughters of Mary Immaculate—also look to Chaminade as a founder or inspiration. Beatified by Pope John Paul II on September 3, 2000, Blessed Chaminade's feast day is celebrated on January 22.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7719

L’Osservatore Romano – Blessed William Joseph Chaminade Worked to Rechristianize France

Blessed William Joseph Chaminade was born in Périgueux, France, in 1761. He was the 14th child of a deeply Christian family: besides William Joseph, three of his brothers were priests. In 1771 he entered the minor seminary of Mussidan and four years later made private vows of poverty, chastity and obedience. He was ordained a priest in 1785.

In 1790 after the outbreak of the French Revolution, he moved to Bordeaux, where he spent most of his life. In 1791 he refused to take the oath of the so-called Civil Constitution of the Clergy and clandestinely exercised his priestly ministry, putting his life in constant danger. At this time he came to know the Venerable Marie-Thérèse Charlotte de Lamourous (1754-1836), who was one of his closest collaborators and whom he later helped to found the Miséricorde in Bordeaux to aid fallen women. In 1795 he was given the delicate task of receiving back into the Diocese priests who, having taken the constitutional oath, wanted to make their peace with the Church. He facilitated the reconciliation of some 50 priests.

In 1797, during the reign of the Directorate, he was forced to emigrate to Zaragoza, Spain, where he lived for three years. Near the Shrine of Our Lady of the Pillar, he forged his Marian-apostolic convictions and was inspired to found a family of religious and laity dedicated to Mary. In November 1800 he returned to Bordeaux and refounded the old Marian Sodality on a new basis.

He made every effort to give his sodalists solid religious formation and directed them towards precise apostolic objectives, encouraging them to offer to an indifferent and dechristianized society “the spectacle of a people of saints”. This sodality would be the basis of his untiring evangelizing activity, aimed at the rechristianization of France.

During these years he was named Apostolic Administrator for the reorganization of the Diocese of Bazas. In 1801 he received the title of Missionary Apostolic from the Holy See. It was the official confirmation of his insights into the Church in this new era.

Father Chaminade viewed his own ministry and that of the Marian Sodalities as a permanent mission directed towards formation in the faith, using new methods and working in close alliance with Mary.

The Sodality of Bordeaux spread to other cities of the region and throughout France through groups that asked for affiliation because they wished to follow Fr Chaminade’s inspiration and methods. He fostered some groups of young men and women who, desiring greater dedication, made private vows and dedicated themselves to the apostolate of the Sodality without leaving their secular work.

In 1816, together with the Venenerable Adèle de Batz de Trenquelléon (1789-1828), he founded at Agen the Institute of the Daughters of Mary Immaculate, and the following year, at Bordeaux, the Society of Mary. His first members, who would later be called Marianists, were members of the Marian Sodalities, men and women who wished to respond to the Lord with a more radical commitment, an extension of their baptismal consecration and of their devotion to the Virgin Mary.

The two institutes developed rapidly in France and in 1839 received the decretum laudis from Pope Gregory XVI. Since teaching was a primary need at that time, both institutes of Marianists dedicated themselves to primary and secondary schools and to trade schools. They taught in order to educate and form their pupils in the faith. Fr Chaminade also conceived an ambitious project to establish a network of teachers’ schools for Christian education. Some of these schools were founded by sisters and brothers, but the 1830 Revolution made their continuation impossible.

During these years Father Chaminade gave priority to drafting the Constitutions and wrote important circulars on consecration-covenant with Mary and on Marianist religious life. The Society of Mary continued to grow in France, then in Switzerland (1839) and the United States of America (1849).

After 1836 the Daughters of Mary established a number of rural schools in south-western France for the education and advancement of women.

The last 10 years of his life were a time of severe trial: health problems, financial difficulties, the departure of some disciples, misunderstandings and distrust, obstacles to the exercise of his mission as founder. He faced these difficulties with great confidence in Mary, faithful to his conscience and to the Church, filled with faith and charity. He died peacefully in Bordeaux, surrounded by many of his sons, on 22 January 1850.

SOURCE : https://catholicsaints.info/losservatore-romano-blessed-william-joseph-chaminade-worked-to-rechristianize-france/

Beato Guglielmo Giuseppe Chaminade Sacerdote e fondatore

Festa: 22 gennaio

Perigueux, Francia, 8 aprile 1761 - Bordeaux, Francia, 22 gennaio 1850

Guillaume-Joseph Chaminade nacque l’8 aprile 1761 a Perigueux, nella Francia meridionale, quattordicesimo figlio di piccoli commercianti di stoffe. A 14 anni emise i voti privati di castità, obbedienza e povertà e due anni dopo, col fratello Louis Xavier, vestì l’abito ecclesiastico intraprendendo gli studi di teologia. Nel 1785, a 24 anni, viene ordinato sacerdote. Durante i giorni del Terrore è a Bordeaux a esercitare clandestinamente il suo ministero mentre infuria la persecuzione rivoluzionaria contro la Chiesa. Nel 1797 è arrestato e condannato all’esilio. Si trasferisce a Saragozza presso il famoso santuario di Nostra Signora del Pilar. Tornato nel 1800 a Bordeaux, promosse l’organizzazione delle Congregazioni Mariane, da cui sarebbero nate in seguito la Società di Maria e le Figlie di Maria Immacolata per l’educazione e l’istruzione della gioventù. Il 22 gennaio 1850, a 89 anni, morì a Bordeaux. Paolo VI ne riconobbe l’eroicità delle virtù nel 1973. È stato beatificato il 3 settembre 2000.

Martirologio Romano: A Bordeaux in Francia, beato Guglielmo Giuseppe Chaminade, sacerdote, che, con il suo zelo pastorale a lungo esercitato di nascosto e con coraggio cercò di aggregare i fedeli laici per promuovere il culto della Beata Vergine Maria e le missioni all’estero, fondando a tal fine l’Istituto delle Figlie di Maria Immacolata e la Società di Maria.

Guillaume-Joseph Chaminade nasce nel 1761 a Perigueux, nella Francia meridionale, in una famiglia della piccola borghesia, ricca di fede e di figli, ben tredici.

A 10 anni lo troviamo in un collegio-seminario, a cinquanta chilometri da casa, dove lo hanno già preceduto due suoi fratelli: qui avviene la prodigiosa guarigione, per intercessione della Madonna, da una brutta ferita che si era procurato giocando con i compagni. Sempre a 14 anni si lega al Signore con i voti di castità, povertà ed obbedienza, in forma privata.

Nel 1785 viene ordinato sacerdote insieme al fratello Louis. Quattro anni dopo sulla Francia e sull’intera Europa si addensano le nubi della Rivoluzione Francese. Guillaume-Joseph si adatta a fare il prete clandestino, spesso spacciandosi per stagnino, a volte adottando travestimenti e sotterfugi, pur di continuare a portare il conforto religioso ai suoi connazionali.

Clandestino in Francia, esule con il fratello Louis in Spagna (perché entrambi hanno rifiutato di giurare fedeltà alla Costituzione, che avrebbe significato in pratica rinnegare l’autorità del Papa), all’ombra del santuario della Madonna del Pilar a Saragozza matura l’idea della nuova opera che il Signore vuole da lui.

Ritornato a Bordeaux, si dedica al recupero ed alla formazione dei giovani e con alcuni di loro dà vita alla sua prima “congregazione mariana”. La cosa gli cresce tra le mani in modo prodigioso e Chaminade si lancia in una vera e propria opera di rievangelizzazione della città, anche attraverso “assemblee pubbliche” su problemi di fede, di morale e di storia della Chiesa, che anticipano in certo qual modo i “dialoghi” delle missioni al popolo cui eravamo abituati qualche decina d’anni fa.

Mente fervida, lavoratore instancabile, innamorato dell’Immacolata, Chaminade estende la sua opera a tutti, anche ai piccoli spazzacamini e ai carcerati, e per dare continuità a questo suo vorticoso impegno pastorale fonda nel 1817 la Società di Maria e l’Istituto delle Figlie di Maria Immacolata.

Religiosi sacerdoti, suore e religiosi laici trovano il loro posto nella Chiesa nel campo dell’educazione dei giovani, fondando o rilevando scuole nelle quali esplicano il loro apostolato attraverso l’insegnamento scolastico. Nasce così la Famiglia Marianista, legata oltre che dai tradizionali voti anche da quello di “stabilità” per continuare a perseverare nella Società di Maria, una congregazione oggi diffusa un po’ ovunque.

Il fondatore muore il 22 gennaio 1850. Giovanni Paolo II lo ha beatificato il 3 settembre 2000.

Autore: Gianpiero Pettiti

Questo geniale apostolo di Maria vissuto nella temperie di due sanguinose rivoluzioni, era nato l’8 aprile 1761 a Perigueux, nella Francia meridionale, quattordicesimo figlio di piccoli commercianti di stoffe che lo battezzarono il giorno della sua nascita col nome di Guglielmo. Al momento della Cresima egli stesso vorrà assumere il nome di Giuseppe, per la sua profonda devozione allo sposo di Maria, il primo “devotissimo” della Vergine. La mamma lo conduceva spesso in chiesa quand’era bambino, e da lei aveva appreso l’amore verso la Madonna, un amore filiale, forte e tenero, che divenne poi l’oggetto nonché lo strumento del suo apostolato. A 14 anni il giovane Chaminade emise i voti privati di castità, obbedienza e povertà e due anni dopo, col fratello Louis Xavier, vestì l’abito ecclesiastico intraprendendo gli studi di teologia. Nel 1785, a 24 anni, viene ordinato sacerdote. Nel 1790 è a Bordeaux mentre infuria la persecuzione contro la Chiesa degli “uomini della rivoluzione” e quando i preti che non avevano voluto aderire con giuramento alla Costituzione Civile del clero furono espulsi dalla Francia, Chaminade vi rimase invece come clandestino. Molte volte rischiò la vita e fu sul punto di essere catturato dai rivoluzionari che cercavano per tutta la città il “pretaccio Chaminade”. Durante i giorni del Terrore capitava di incontrare per le strade di Bordeaux un operaio con abiti rattoppati che girando con un paiolo in testa si fermava sotto le finestre delle case ripetendo a squarciagola: “Stagnaro!”. Era padre Chaminade che si recava in incognito nelle famiglie a esercitare il suo ministero. Divenne abilissimo nei travestimenti. Sotto le spoglie dello stagnino, del venditore ambulante, del contadino, batteva il cuore di un sacerdote appassionato che in quelle ore tanto buie per la Francia seppe farsi apostolo e missionario intrepido. Nel 1797 venne però arrestato e condannato all’esilio. Per l’intensa devozione che lo legava alla Madonna, decise di trasferirsi a Saragozza presso il famoso santuario di Nostra Signora del Pilar, dove – secondo un’antichissima tradizione – la Madre di Gesù, ancora in vita, sarebbe apparsa all’apostolo Giacomo per incoraggiarlo nella sua difficile missione tra i pagani. Per sbarcare il lunario padre Chaminade modellava statuette e il resto del tempo lo passava in preghiera, inginocchiato davanti all’immagine miracolosa della Vergine del Pilar. In quel raccoglimento, pregando e meditando, la Madonna dovette misteriosamente illuminarlo sulla sua futura missione. “Figli miei – dirà in seguito ai suoi figli spirituali – come siete qui ora, io vi ho già visti, come in un batter d’occhio, molti anni fa…”. Tornato a Bordeaux nel 1800, promosse l’organizzazione delle Congregazioni Mariane, da cui sarebbero nate in seguito la Società di Maria e le Figlie di Maria Immacolata per l’educazione e l’istruzione della gioventù. I congregati erano laici, uomini e donne, padri e madri di famiglia, giovani e fanciulli, di ogni ceto sociale (contadini, impiegati, commercianti), che diffondevano la buona stampa, visitavano i carcerati, portavano aiuto morale e materiale ai poveri, assistevano gli ammalati, organizzavano scuole serali per quanti erano bisognosi di istruzione. “Una santa milizia – li definiva padre Chaminade – che avanza in nome di Maria…”. Erano missionari secondo le possibilità e i talenti propri e, inoltre, figli di Maria, votati in specialissimo modo al suo culto e alla confessione esplicita del privilegio della sua Immacolata Concezione, e ciò ancor prima che la Chiesa proclamasse il suo dogma (1854). Ma l’avvento al potere di Napoleone veniva a sconvolgere di nuovo la scena politica francese. Questi nel 1809 prese delle iniziative gravissime contro la Chiesa, sopprimendo tutte le “Congregazioni” che doveva ritenere una minaccia al suo potere. Padre Chaminade non si scoraggiò, anzi da tale frangente andò prendendo forma la seconda parte di quel progetto che aveva “visto” ai piedi della Vergine del Pilar a Saragozza: la fondazione di un Ordine religioso. Nel 1817 nasceva la Società di Maria, “l’uomo che non muore”, secondo la singolare definizione del suo Fondatore. Religiosi senza un abito particolare, ma come segno di riconoscimento un anello d’oro all’anulare della mano destra. Fu aperta la prima scuola e presto a questa se ne aggiunsero delle altre: la loro diffusione non si sarebbe più fermata. Perché la Società è di Maria? Ecco la risposta del Fondatore: “Tutte le eresie, ci dice la Chiesa, hanno piegato la fronte davanti alla Santissima Vergine…Ora la grande eresia attualmente regnante è l’indifferenza religiosa, che va istupidendo le anime nel torpore dell’egoismo e il marasma delle passioni…Noi crediamo fermamente che Ella vincerà questa eresia come ha vinto tutte le altre”. Secondo il pensiero del Beato, infatti, la Madonna si trova al centro del disegno di salvezza voluto da Dio. Egli diceva anche: “Lo spirito della Società è lo spirito di Maria: e questo spiega tutto!”. Da Maria, infatti, discendeva tutto un programma di vita e di azione. Padre Chaminade vedeva l’apostolato dei suoi figli spirituali come un prolungamento dell’opera di Maria nel mondo, una “alleanza” con Lei per il trionfo di Cristo. Consacrazione come alleanza. In ciò, appunto, consiste l’originalità del carisma dei Marianisti, che oggi sono presenti in tutti e cinque i continenti: religiosi della Società di Maria, suore Figlie di Maria Immacolata e laici della Fraternità Marianista. Traendo ispirazione dalle parole di Maria ai servitori di Cana (“Fate quello che vi dirà…”), questa Famiglia religiosa è aperta a tutti i mezzi di evangelizzazione, secondo le necessità dei tempi e dei luoghi in cui la Provvidenza li chiama. “Voi siete tutti missionari”, soleva dir loro il Fondatore. Un solo carisma, dunque, per molte missioni. Un carisma mariano molto particolare, che si potrebbe definire - come già ha osservato il S. Padre Giovanni Paolo II – tutto incentrato su “Maria Educatrice”. L’educazione della gioventù, infatti, è al centro delle attività marianiste in Italia e nel mondo, con scuole di ogni ordine e grado, università e collegi recanti tutti il contrassegno della caratteristica “M” sormontata da una croce. (…) Il 22 gennaio 1850, a 89 anni, il “bon Père”, come veniva chiamato, andò incontro a Dio. Negli ultimi anni si era ritirato a Bordeaux, passando buona parte del suo tempo a sgranare il rosario davanti all’altare della Madonna. Anni piuttosto amari. Le tribolazioni che avevano costellato la sua esistenza non erano affatto diminuite, e i contrasti, le incomprensioni da parte dei suoi figli spirituali per i quali ebbe molto da soffrire. Il tempo della prova non era finito. Ma con Gesù e con Maria il “buon Padre” era convinto che niente sarebbe andato perduto. Ormai quasi completamente cieco, si faceva accompagnare nel giardino dove c’era una statua dell’Immacolata raffigurata con il piede sopra il serpente e lì, con mano incerta e tremante, premeva la testa di quest’ultimo, dicendo con voce ferma e commossa: “Ella ti ha schiacciato il capo… e te lo schiaccerà sempre!” Paolo VI ne riconobbe l’eroicità delle virtù nel 1973; il 3 settembre scorso, la solenne beatificazione in San Pietro. In quell’occasione Giovanni Paolo II ha detto: “L’amore di padre Chaminade per Cristo, che si iscrive nella spiritualità della Scuola francese, lo spinge a perseguire instancabilmente la sua opera attraverso la fondazione di famiglie spirituali in un periodo travagliato della storia religiosa della Francia… La sua preoccupazione per l’educazione dell’uomo è per tutta la Chiesa un appello a un’attenzione rinnovata per la gioventù, che ha bisogno sia di educatori sia di testimoni per volgersi verso il Signore e collaborare nella missione della Chiesa.

Autore: Maria Di Lorenzo

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/38475

CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI 5 SERVI DI DIO

OMELIA DEL SANTO PADRE GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 3 Settembre 2000


1. Nel contesto dell'Anno Giubilare, è con intima letizia che procedo alla beatificazione di due Pontefici, Pio IX e Giovanni XXIII, e di tre altri servitori del Vangelo nel ministero e nella vita consacrata: l'Arcivescovo di Genova Tommaso Reggio, il sacerdote diocesano Guillaume-Joseph Chaminade, il monaco benedettino Columba Marmion.

Cinque personalità diverse, ciascuna con una sua fisionomia e una sua missione, tutte accomunate dall'anelito alla santità. E' appunto la loro santità che oggi riconosciamo: santità che è rapporto profondo e trasformante con Dio, costruito e vissuto nel quotidiano impegno di adesione alla sua volontà. La santità vive nella storia e ogni santo non è sottratto ai limiti e condizionamenti propri della nostra umanità. Beatificando un suo figlio la Chiesa non celebra particolari opzioni storiche da lui compiute, ma piuttosto lo addita all'imitazione e alla venerazione per le sue virtù, a lode della grazia divina che in esse risplende.

Rivolgo il mio deferente saluto alle Delegazioni ufficiali di Italia, Francia, Irlanda, Belgio, Turchia, Bulgaria, qui convenute per la solenne circostanza. Saluto pure i parenti dei nuovi Beati, insieme con i Cardinali, i Vescovi, le personalità civili e religiose che hanno voluto prendere parte a questa celebrazione. Saluto infine voi tutti, cari Fratelli e Sorelle, che siete accorsi in grande numero a rendere omaggio ai Servi di Dio che la Chiesa oggi iscrive nell'Albo dei Beati.

2. Ascoltando le parole dell'acclamazione al Vangelo: "Signore, guidaci sul retto cammino", il pensiero è andato spontaneamente alla vicenda umana e religiosa del Papa Pio IX, Giovanni Maria Mastai Ferretti. In mezzo agli eventi turbinosi del suo tempo, egli fu esempio di incondizionata adesione al deposito immutabile delle verità rivelate. Fedele in ogni circostanza agli impegni del suo ministero, seppe sempre dare il primato assoluto a Dio ed ai valori spirituali. Il suo lunghissimo pontificato non fu davvero facile ed egli dovette soffrire non poco nell'adempimento della sua missione al servizio del Vangelo. Fu molto amato, ma anche odiato e calunniato.

Ma fu proprio in mezzo a questi contrasti che brillò più vivida la luce delle sue virtù: le prolungate tribolazioni temprarono la sua fiducia nella divina Provvidenza, del cui sovrano dominio sulle vicende umane egli mai dubitò. Da qui nasceva la profonda serenità di Pio IX, pur in mezzo alle incomprensioni ed agli attacchi di tante persone ostili. A chi gli era accanto amava dire: "Nelle cose umane bisogna contentarsi di fare il meglio che si può e nel resto abbandonarsi alla Provvidenza, la quale sanerà i difetti e le insufficienze dell'uomo".

Sostenuto da questa interiore convinzione, egli indisse il Concilio Ecumenico Vaticano I, che chiarì con magisteriale autorità alcune questioni allora dibattute, confermando l'armonia tra fede e ragione. Nei momenti della prova, Pio IX trovò sostegno in Maria, di cui era molto devoto. Proclamando il dogma dell'Immacolata Concezione, ricordò a tutti che nelle tempeste dell'esistenza umana brilla nella Vergine la luce di Cristo, più forte del peccato e della morte.

3. "Tu sei buono e pronto al perdono" (Ant. d'ingr.). Contempliamo quest'oggi nella gloria del Signore un altro Pontefice, Giovanni XXIII, il Papa che colpì il mondo per l'affabilità del tratto, da cui traspariva la singolare bontà dell'animo. I disegni divini hanno voluto che la beatificazione accomunasse due Papi vissuti in contesti storici ben diversi, ma legati, al di là delle apparenze, da non poche somiglianze sul piano umano e spirituale. E' nota la profonda venerazione che Papa Giovanni aveva per Pio IX, del quale auspicava la beatificazione. Durante un ritiro spirituale, nel 1959, scriveva nel suo Diario: "Io penso sempre a Pio IX di santa e gloriosa memoria, ed imitandolo nei suoi sacrifici, vorrei essere degno di celebrarne la canonizzazione" (Giornale dell'Anima, p. 560).

Di Papa Giovanni rimane nel ricordo di tutti l'immagine di un volto sorridente e di due braccia spalancate in un abbraccio al mondo intero. Quante persone sono restate conquistate dalla semplicità del suo animo, congiunta ad un'ampia esperienza di uomini e di cose! La ventata di novità da lui portata non riguardava certamente la dottrina, ma piuttosto il modo di esporla; nuovo era lo stile nel parlare e nell'agire, nuova la carica di simpatia con cui egli avvicinava le persone comuni e i potenti della terra. Fu con questo spirito che egli indisse il Concilio Ecumenico Vaticano II, col quale aprì una nuova pagina nella storia della Chiesa: i cristiani si sentirono chiamati ad annunciare il Vangelo con rinnovato coraggio e con più vigile attenzione ai "segni" dei tempi. Il Concilio fu davvero un'intuizione profetica di questo anziano Pontefice che inaugurò, pur tra non poche difficoltà, una stagione di speranza per i cristiani e per l'umanità.

Negli ultimi momenti della sua esistenza terrena, egli affidò alla Chiesa il suo testamento: "Ciò che più vale nella vita è Gesù Cristo benedetto, la sua Santa Chiesa, il suo Vangelo, la verità e la bontà". Questo testamento vogliamo raccogliere oggi anche noi, mentre rendiamo gloria a Dio per avercelo donato come Pastore.

4. "Siate di quelli che mettono in pratica e non soltanto ascoltatori" (Gc 1, 22). A queste parole dell'apostolo Giovanni fa pensare l'esistenza e l'apostolato di Tommaso Reggio, sacerdote e giornalista, divenuto poi Vescovo di Ventimiglia e infine Arcivescovo di Genova. Fu uomo di fede e di cultura e, come Pastore, seppe farsi guida attenta dei fedeli in ogni circostanza. Sensibile alle molteplici sofferenze e povertà del suo popolo si fece carico di un aiuto tempestivo in tutte le situazioni di bisogno. Proprio in questa prospettiva egli diede inizio alla Famiglia religiosa delle Suore di Santa Marta, affidando ad esse il compito di prestare il loro aiuto ai Pastori della Chiesa, soprattutto nel campo caritativo ed educativo.

Il suo messaggio è riconducibile a due parole: verità e carità. La verità innanzitutto, che significa ascolto attento della parola di Dio e slancio coraggioso nel difendere e diffondere gli insegnamenti del Vangelo. E poi la carità, che spinge ad amare Dio e, per amore suo, ad abbracciare tutti, perché fratelli in Cristo. Se una preferenza ci fu nelle scelte di Tommaso Reggio, essa fu per quanti si trovavano nella difficoltà e nella sofferenza. Ecco perché egli viene oggi proposto come modello a Vescovi, sacerdoti e laici, oltre che a quanti fanno parte della sua Famiglia spirituale.

5. La béatification, durant l’année jubilaire, de Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur des marianistes, rappelle aux fidèles qu’il leur appartient d’inventer sans cesse des manières nouvelles d’être témoins de la foi, notamment pour rejoindre ceux qui sont loin de l’Église et qui n’ont pas les moyens habituels de connaître le Christ. Guillaume-Joseph Chaminade invite chaque chrétien à s’enraciner dans son Baptême, qui le conforme au Seigneur Jésus et lui communique l’Esprit Saint.

L'amour du Père Chaminade pour le Christ, qui s'inscrit dans la spiritualité de l’École française, le pousse à poursuivre inlassablement son œuvre par des fondations de familles spirituelles, dans une période troublée de l’histoire religieuse de France. Son attachement filial à Marie l'a maintenu dans la paix intérieure en toute circonstance, l’aidant à faire la volonté du Christ. Son souci de l’éducation humaine, morale et religieuse est pour toute l’Église un appel à une attention renouvelée pour la jeunesse, qui a besoin tout à la fois d’éducateurs et de témoins pour se tourner vers le Seigneur et prendre sa part dans la mission de l’Église.

6. Aujourd’hui, l’Ordre bénédictin se réjouit de la béatification d’un de ses plus illustres fils, Dom Columba Marmion, moine et Abbé de Maredsous. Dom Marmion nous a légué un authentique trésor d’enseignement spirituel pour l’Église de notre temps. Dans ses écrits, il enseigne un chemin de sainteté, simple et pourtant exigeant, pour tous les fidèles, que Dieu par amour a destinés à être ses fils adoptifs dans le Christ Jésus (cf. Ep 1, 5). Jésus Christ, notre Rédempteur et source de toute grâce, est le centre de notre vie spirituelle, notre modèle de sainteté.

Before entering the Benedictine Order, Columba Marmion spent some years in the pastoral care of souls as a priest of his native Archdiocese of Dublin. Throughout his life Blessed Columba was an outstanding spiritual director, having particular care for the interior life of priests and religious. To a young man preparing for ordination he once wrote: "The best of all preparations for the priesthood is to live each day with love, wherever obedience and Providence place us" (Letter, 27 December 1915). May a widespread rediscovery of the spiritual writings of Blessed Columba Marmion help priests, religious and laity to grow in union with Christ and bear faithful witness to him through ardent love of God and generous service of their brothers and sisters.

7. Ai novelli Beati Pio IX, Giovanni XXIII, Tommaso Reggio, Guillaume-Joseph Chaminade e Columba Marmion chiediamo con fiducia che ci aiutino a vivere in modo sempre più conforme allo Spirito di Cristo. Il loro amore a Dio ed ai fratelli sia luce ai nostri passi in quest'alba del Terzo Millennio!

© Copyright 2000 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification.html

Guillaume Joseph Chaminade

(1761-1850)

Beatificazione:

- 03 settembre 2000

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 22 gennaio

Sacerdote, che, con il suo zelo pastorale a lungo esercitato di nascosto e con coraggio cercò di aggregare i fedeli laici per promuovere il culto della Beata Vergine Maria e le missioni all’estero, fondando a tal fine l’Istituto delle Figlie di Maria Immacolata e la Società di Maria

“Figli miei, come siete qui ora, io vi ho già visti, come in un batter d’occhio, molti anni fa…”

Guillaume-Joseph Chaminade nacque l’8 aprile 1761 a Perigueux (Francia), quattordicesimo figlio di commercianti di stoffe.

A 14 anni emise i voti privati e, nel 1800 a Bordeaux, promosse l’organizzazione delle Congregazioni Mariane

Egli ha sempre insegnato ai fedeli che spetta a loro inventare costantemente nuovi modi di testimoniare la fede, soprattutto per raggiungere coloro che sono lontani della Chiesa e che non hanno i soliti mezzi per conoscere Cristo. Egli invita ogni cristiano a mettere radici nel suo battesimo, che lo conforma al Signore Gesù e gli comunica lo Spirito Santo.

L'amore di padre Chaminade per Cristo, che fa parte della spiritualità della scuola francese, lo spinge a continuare instancabilmente il suo lavoro dalle fondamenta di famiglie spirituali, in un periodo travagliato di storia religiosa in Francia.

Il suo attaccamento filiale a Maria lo ha mantenuto in pace interiore in ogni circostanza, aiutandolo a fare la volontà di Cristo.

La sua preoccupazione per l'educazione umana, morale e religiosa è per tutta la Chiesa una richiesta di rinnovata attenzione per i giovani, che hanno bisogno allo stesso tempo di educatori e testimoni di rivolgersi al Signore e prendere la sua parte nella missione della Chiesa.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/guillaume-joseph-chaminade.html

SELIGSPRECHUNG VON 5 DIENERN GOTTES

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

Sonntag, 3. September 2000

1. Im Kontext des Jubiläumsjahres nehme ich mit tiefer Freude die Seligsprechung von zwei Päpsten, Pius IX. und Johannes XXIII., und von drei weiteren Dienern des Evangeliums im Priesteramt und im geweihten Leben vor: der Erzbischof von Genua, Tommaso Reggio, der Diözesanpriester Guillaume-Joseph Chaminade und der Benediktinermönch Columba Marmion.

Fünf unterschiedliche Persönlichkeiten, jede mit ihren besonderen Eigenschaften und ihrer eigenen Sendung und doch alle in ihrem Streben nach Heiligkeit vereint. Denn es ist eben ihre Heiligkeit, die wir heute anerkennen: Diese Heiligkeit ist eine tiefe Beziehung zu Gott, die uns verändert. Sie wird im täglichen Bemühen, seinem Willen zu entsprechen, aufgebaut und gelebt. Die Heiligkeit lebt in der Geschichte, und kein Heiliger ist den Beschränkungen und Einflüssen unserer Menschlichkeit entzogen. Mit der Seligsprechung einer ihrer Kinder möchte die Kirche nicht deren besondere historische Entscheidungen rühmen, sondern sie wegen ihrer Tugenden zur Nachahmung und Verehrung herausstellen, zum Lobe der göttlichen Gnade, die in ihnen erstrahlt.

Meinen ehrerbietigen Gruß richte ich an die offiziellen Delegationen von Italien, Frankreich, Irland, Belgien, Bulgarien und der Türkei, die sich zu diesem feierlichen Anlaß hier eingefunden haben. Ich begrüße auch die Verwandten der neuen Seligen, zusammen mit den Kardinälen, den Bischöfen und den Persönlichkeiten des bürgerlichen und religiösen Lebens, die an dieser Feier teilnehmen. Schließlich begrüße ich euch alle, liebe Brüder und Schwestern, die ihr so zahlreich zusammengekommen seid, um diesen Dienern Gottes, die die Kirche heute in das Buch der Seligen einträgt, die Ehre zu erweisen.

2. Als wir die Worte des Hallelujarufs vor dem Evangelium: »Herr, … leite mich auf ebner Bahn…« (Ps 27,11) hörten, gingen die Gedanken unmittelbar zur menschlichen und religiösen Lebensgeschichte von Papst Pius IX., Giovanni Maria Mastai Ferretti, zurück. Inmitten der turbulenten Ereignisse seiner Zeit war er ein Vorbild für das bedingungslose Festhalten am unveränderlichen Erbe der offenbarten Glaubenswahrheiten. Er blieb in jeder Situation den Verpflichtungen seines Amtes treu und wußte Gott und den spirituellen Werten immer den absoluten Primat einzuräumen. Sein außerordentlich langes Pontifikat war alles andere als einfach, und er hatte bei der Erfüllung seiner Sendung im Dienst des Evangeliums nicht wenig zu leiden. Er wurde von vielen geliebt, von anderen aber wurde er gehaßt und verleumdet.

Doch gerade inmitten dieser Gegensätze vermochte das Licht seiner Tugenden am hellsten zu erstrahlen: Die langanhaltenden Sorgen stärkten sein Vertrauen in die göttliche Vorsehung, und er zweifelte nie daran, daß sie die menschlichen Geschicke leite. Daraus ergab sich die tiefe Gelassenheit von Pius IX. – trotz allen Unverständnisses und aller Angriffe seitens feindlich gesinnter Personen. Denen, die ihm nahestanden, pflegte er zu sagen: »In den menschlichen Dingen muß man sich damit begnügen, das Bestmögliche zu tun, und ansonsten muß man sich der Vorsehung überlassen, die die Mängel und Unzulänglichkeiten des Menschen ausgleicht.«

Von dieser inneren Überzeugung getragen, berief er das I. Vatikanische Konzil ein, das mit lehramtlicher Autorität einige damals umstrittene Fragen klarstellte und die »Harmonie« von Glauben und Vernunft bestätigte. In Zeiten der Prüfung fand Pius IX. Unterstützung bei Maria, die er sehr verehrte. Durch die Verkündung des Dogmas von der Unbefleckten Empfängnis erinnerte er alle daran, daß in den Wechselfällen des menschlichen Daseins in Maria das Licht Christi leuchtet, der stärker ist als Sünde und Tod.

3. »Herr, du bist gütig und bereit, zu verzeihen« (Eröffnungsvers 22. Sonntag im Jahreskreis). Heute schauen wir in der Herrlichkeit des Herrn auch einen weiteren Papst, Johannes XXIII.: Er beeindruckte die Welt mit seiner Liebenswürdigkeit, die seine einzigartige Seelengüte erkennen ließ. Im göttlichen Heilsplan war es so vorgesehen, daß zwei Päpste, die unter recht unterschiedlichen geschichtlichen Gegebenheiten lebten, in der Seligsprechung vereint würden; jenseits aller Äußerlichkeiten aber waren sie auf menschlicher und spiritueller Ebene durch nicht wenige Gemeinsamkeiten verbunden. Wohlbekannt ist die tiefe Verehrung, die Papst Johannes XXIII. für Pius IX. hegte, dessen Seligsprechung er selbst schon gewünscht hatte. Während einer Zeit geistlicher Einkehr im Jahr 1959 schrieb er in sein Tagebuch: »Ich denke oft an Pius IX. heiligen und ruhmreichen Angedenkens, und möchte in der Nachahmung seines opfervollen Lebens würdig werden, seine Heiligsprechung noch zu feiern« (Giornale dell’Anima – Geistliches Tagebuch, Freiburg, 11. Aufl. 1964, S. 322).

Von Papst Johannes ist allen Menschen das Bild eines lächelnden Gesichts und von zwei ausgebreiteten Armen zur Umarmung der ganzen Welt in Erinnerung geblieben. Wie viele Leute wurden von der Einfachheit seines Gemüts ergriffen, die begleitet wurde von einer umfassenden Erfahrung mit Menschen und Dingen! Der von ihm gebrachte »frische Wind« betraf sicherlich nicht die Lehre selbst, sondern eher die Art und Weise, sie darzulegen; neu war der Stil im Sprechen und Handeln, neu auch sein sympathisches Wesen, mit der er den gewöhnlichen Menschen und den Mächtigen der Erde begegnete. In diesem Geist berief er das II. Vatikanische Konzil ein, mit dem er eine neue Seite in der Kirchengeschichte aufschlug: Die Christen fühlten sich aufgerufen, das Evangelium mit neuem Mut und mit noch wachsamerer Aufmerksamkeit gegenüber den »Zeichen« der Zeit zu verkünden. Das Konzil war in der Tat eine prophetische Eingebung dieses betagten Papstes, der – trotz mancher Schwierigkeiten – ein Zeitalter der Hoffnung für die Christen und die Menschheit eröffnete.

In den letzten Augenblicken seines irdischen Daseins vertraute er der Kirche sein Testament an: »Was im Leben am meisten gilt: Jesus Christus, seine heilige Kirche, sein Evangelium … die Wahrheit und die Güte« (O. R. dt., 1.9.2000). Dieses Testament möchten auch wir heute erwähnen, während wir den Herrn dafür preisen, daß er ihn uns zum Hirten gab.

4. »Hört das Wort nicht nur an, sondern handelt danach« (Jak 1,22). An diese Worte des Apostels Jakobus läßt uns das Leben und Apostolat des Priesters und Journalisten Tommaso Reggio denken, der später Bischof von Ventimiglia und schließlich Erzbischof von Genua wurde. Er war ein Mann des Glaubens und der Kultur und vermochte – als Hirte – sich zu einem in jeder Situation aufmerksamen Leiter der Gläubigen zu machen. Er war aufgeschlossen gegenüber dem vielfältigen Leid und der Armut seines Volkes und kam in jeder Notlage prompt zu Hilfe. Vor diesem Hintergrund gründete er die Ordenskongregation der »Suore di Santa Marta« und übertrug ihr den Auftrag, den Hirten der Kirche zu helfen – vor allem im karitativen und erzieherischen Bereich.

Seine Botschaft läßt sich in zwei Worten zusammenfassen: Wahrheit und Nächstenliebe. In erster Linie die Wahrheit, die ein aufmerksames Hören des Wortes Gottes und mutiges Engagement bei der Verteidigung und Verbreitung der Lehren des Evangeliums bedeutet. Dann die Liebe, die den Menschen dazu drängt, Gott zu lieben und sich – aus Liebe zu ihm – aller Menschen anzunehmen, weil sie Brüder in Christus sind. Wenn Tommaso Reggio je in seinen Entscheidungen eine Gruppe bevorzugte, dann waren es jene Menschen, die unter widrigen Umständen und im Leid lebten. Deshalb wird er heute nicht nur den Mitgliedern seiner geistigen Familie, sondern auch den Bischöfen, Priestern und Laien als Vorbild vorgestellt. [Johannes Paul II. fuhr auf französisch fort:]

5. Die während des Jubiläumsjahres vorgenommene Seligsprechung von Guillaume-Joseph Chaminade, dem Gründer der Marianisten, erinnert die Gläubigen an ihre Aufgabe, ständig nach neuen Formen zu suchen, Zeugen des Glaubens zu sein, besonders um jene Mitmenschen zu erreichen, die der Kirche fernstehen und die nicht über die notwendigen Mittel verfügen, um Christus kennenzulernen. Guillaume-Joseph Chaminade lädt jeden Christen dazu ein, sich in der eigenen Taufe zu verankern, die ihn dem Herrn Jesus gleichförmig macht und ihm den Heiligen Geist vermittelt.

Die Liebe von P. Chaminade zu Christus, die in die Spiritualität der französischen Schule einzureihen ist, hat ihn dazu bewegt, durch die Gründung von Ordenskongregationen in einer unruhigen Epoche der Geschichte der Religion in Frankreich sein Werk unermüdlich fortzusetzen. Seine kindliche Zuneigung zu Maria bewahrte ihm in allen Situationen seinen inneren Frieden und half ihm so, den Willen Christi zu tun. Seine Sorge um die menschliche, sittliche und religiöse Erziehung ist für die ganze Kirche ein Aufruf zu erneuerter Aufmerksamkeit gegenüber der Jugend, die sowohl Lehrer als auch Zeugen braucht, um sich dem Herrn zuzuwenden und ihren Anteil an der Sendung der Kirche zu übernehmen.

6. Heute freut sich der Benediktinerorden über die Seligsprechung eines ihrer berühmtesten Söhne, Dom Columba Marmion, Mönch und Abt von Maredsous. Dom Marmion hat uns einen wahren Schatz an geistlichen Lehren für die Kirche unserer Zeit hinterlassen. In seinen Schriften lehrt er einen Weg der Heiligkeit, schlicht und dennoch anspruchsvoll, für alle Gläubigen, die Gott aus Liebe dazu bestimmt hat, seine Adoptivkinder durch Christus Jesus zu werden (vgl. Eph 1,5). Jesus Christus, unser Erlöser und Quelle aller Gnade, ist der Mittelpunkt unseres spirituellen Lebens und unser Vorbild der Heiligkeit. [Der Papst sagte dann auf englisch:]

Bevor er in den Benediktinerorden eintrat, verbrachte Columba Marmion einige Jahre in der Seelsorge als Priester seiner Heimatdiözese Dublin. Sein ganzes Leben lang war der sel. Columba ein einzigartiger spiritueller Leiter, dessen besonderes Augenmerk dem geistigen Leben von Priestern und Ordensleuten galt. Einem jungen Mann, der sich auf die Priesterweihe vorbereitete, schrieb er einmal: »Die beste aller Vorbereitungen auf das Priestertum besteht darin, jeden Tag aus Liebe zu leben, wo immer uns Gehorsam und Vorsehung auch hinstellen« (vgl. Brief vom 27. Dezember 1915). Möge eine breitangelegte Neuentdeckung der spirituellen Schriften des sel. Columba Marmion den Priestern, Ordensleuten und Laien helfen, in Einheit mit Christus zu wachsen und treu Zeugnis für ihn zu geben durch eine tiefempfundene Liebe zu Gott und einen hochherzigen Dienst für die Brüder und Schwestern. [Der Heilige Vater schloß auf italienisch:]

7. Vertrauensvoll bitten wir die neuen Seligen Pius IX., Johannes XXIII., Tommaso Reggio, Guillaume- Joseph Chaminade und Columba Marmion, sie mögen uns dabei helfen, immer mehr im Geist Christi zu leben. Ihre Liebe zu Gott und zu den Brüdern sei Licht auf unseren Wegen zu Beginn des Dritten Jahrtausends!

Copyright 2000 © Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dikasterium für Kommunikation

Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification.html

BEATIFICACIÓN DE CINCO SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II
 
Domingo 3 de septiembre de 2000 

1. En el marco del Año jubilar, con íntima alegría he declarado beatos a dos Pontífices, Pío IX y Juan XXIII, y otros tres servidores del Evangelio en el ministerio y en la vida consagrada:  el arzobispo de Génova Tomás Reggio, el sacerdote diocesano Guillermo José Chaminade y el monje benedictino Columba Marmion.

Cinco personalidades diversas, cada una con su fisonomía y su misión, pero todas unidas por la aspiración a la santidad. Es precisamente su santidad lo que reconocemos hoy:  santidad que es relación profunda y transformadora con Dios, construida y vivida en el compromiso diario de adhesión a su voluntad. La santidad se vive en la historia, y ningún santo está exento de las limitaciones y los condicionamientos propios de nuestra humanidad. Al beatificar a un hijo suyo, la Iglesia no celebra opciones históricas particulares realizadas por él; más bien, lo propone como modelo a la imitación y veneración por sus virtudes, para alabanza de la gracia divina que resplandece en ellas.

Dirijo mi saludo deferente a las delegaciones oficiales de Italia, Francia, Irlanda, Bélgica, Turquía y Bulgaria, que han venido aquí para esta solemne circunstancia. Saludo asimismo a los familiares de los nuevos beatos, así como a los cardenales, los obispos y las personalidades civiles y religiosas que han querido participar en esta celebración. Por último, os saludo a todos vosotros, queridos hermanos y hermanas, que habéis acudido en gran número para rendir homenaje a los siervos de Dios que la Iglesia inscribe hoy en el catálogo de los beatos.

2. Al escuchar las palabras de la aclamación del Evangelio: "Señor, guíanos por el recto camino", nuestro pensamiento ha ido espontáneamente a la historia humana y religiosa del Papa Pío IX, Giovanni Maria Mastai Ferretti. En medio de los acontecimientos turbulentos de su tiempo, fue ejemplo de adhesión incondicional al depósito inmutable de las verdades reveladas. Fiel a los compromisos de su ministerio en todas las circunstancias, supo atribuir siempre el primado absoluto a Dios y a los valores espirituales. Su larguísimo pontificado no fue fácil, y tuvo que sufrir mucho para cumplir su misión al servicio del Evangelio. Fue muy amado, pero también odiado y calumniado.

Sin embargo, precisamente en medio de esos contrastes resplandeció con mayor intensidad la luz de sus virtudes:  las prolongadas tribulaciones templaron su confianza en la divina Providencia, de cuyo soberano dominio sobre los acontecimientos humanos jamás dudó. De ella nacía la profunda serenidad de Pío IX, aun en medio de las incomprensiones y los ataques de muchas personas hostiles. A  quienes  lo rodeaban, solía decirles:  "En las cosas humanas es necesario contentarse  con actuar lo mejor posible; en todo lo demás hay que abandonarse a  la Providencia, la cual suplirá los defectos y las insuficiencias del hombre".

Sostenido por esa convicción interior, convocó el concilio ecuménico Vaticano I, que aclaró con autoridad magistral algunas cuestiones entonces debatidas, confirmando la armonía entre fe y razón. En los momentos de prueba, Pío IX encontró apoyo en María, de la que era muy devoto. Al proclamar el dogma de la Inmaculada Concepción, recordó a todos que en las tempestades de la existencia humana resplandece en la Virgen la luz de Cristo, más fuerte que el pecado y la muerte.

3. "Tú eres bueno y dispuesto al perdón" (Antífona de entrada). Contemplamos hoy en la gloria del Señor a otro Pontífice, Juan XXIII, el Papa que conmovió al  mundo  por  la afabilidad de su trato, que reflejaba la singular bondad de su corazón. Los designios divinos han querido que esta beatificación uniera a dos Papas que vivieron en épocas históricas muy diferentes, pero que están unidos, más allá de las apariencias, por  muchas semejanzas en el plano humano y espiritual. Es muy conocida la profunda veneración que el Papa Juan XXIII sentía por Pío IX, cuya beatificación deseaba. Durante un retiro espiritual, en 1959, escribió en su Diario:  "Pienso siempre en Pío IX, de santa y gloriosa memoria, e, imitándolo en sus sacrificios, quisiera ser digno de celebrar su canonización" (Diario del alma, p. 560).

Ha quedado en el recuerdo de todos la imagen del rostro sonriente del Papa Juan y de sus brazos abiertos para abrazar al mundo entero. ¡Cuántas personas han sido conquistadas por la sencillez de su corazón, unida a una amplia experiencia de hombres y cosas! Ciertamente la ráfaga de novedad que aportó no se refería a la doctrina, sino más bien al modo de exponerla; era nuevo su modo de hablar y actuar, y era nueva la simpatía con que se acercaba a las personas comunes y a los poderosos de la tierra. Con ese espíritu convocó el concilio ecuménico Vaticano II, con el que inició una nueva página en la historia de la Iglesia:  los cristianos se sintieron llamados a anunciar el Evangelio con renovada valentía y con mayor atención a los "signos" de los tiempos

Realmente, el Concilio fue una intuición profética de este anciano Pontífice, que inauguró, entre muchas dificultades, un tiempo de esperanza para los cristianos y para la humanidad.

En los últimos momentos de su existencia terrena, confió a la Iglesia su testamento:  "Lo que más vale en la vida es Jesucristo bendito, su santa Iglesia, su Evangelio, la verdad y la bondad". También nosotros queremos recoger hoy este testamento, a la vez que damos gracias a Dios por habérnoslo dado como Pastor.

4. "Llevad a la práctica la Palabra y no os limitéis a escucharla" (St 1, 22). Estas palabras del apóstol Santiago nos hacen pensar en la existencia y en el apostolado de Tomás Reggio, sacerdote y periodista, que fue obispo de Ventimiglia y, luego, arzobispo de Génova. Fue hombre de fe y cultura y, como pastor, supo convertirse en guía atento de los fieles en todas las circunstancias. Sensible a los múltiples sufrimientos y a la pobreza de su pueblo, organizó una ayuda tempestiva en todas las situaciones de necesidad. Precisamente para este fin fundó la familia religiosa de las Religiosas de Santa Marta, encomendándoles la tarea de ayudar a los pastores de la Iglesia, sobre todo en el campo de la caridad y la educación.

Su mensaje puede resumirse en dos palabras:  verdad y caridad. Ante todo la verdad, que significa escucha atenta de la palabra de Dios e impulso valiente en la defensa y en la difusión de las enseñanzas del Evangelio. Y luego, la caridad, que estimula a amar a Dios y, por amor a él, a abrazar a todos, por ser hermanos en Cristo. Si hubo alguna preferencia en las opciones de Tomás Reggio, fue por los que atravesaban dificultades y los que sufrían. Por eso hoy es propuesto como modelo no sólo a los miembros de su familia espiritual, sino también a obispos, sacerdotes y laicos.

5. La beatificación, durante el Año jubilar, de Guillermo José Chaminade, fundador de los marianistas, recuerda a los fieles que deben inventar sin cesar modos nuevos de ser testigos de la fe, sobre todo para llegar a quienes se hallan alejados de la Iglesia y carecen de los medios habituales para conocer a Cristo. Guillermo José Chaminade invita a cada cristiano a arraigarse en su bautismo, que lo conforma al Señor Jesús y le comunica el Espíritu Santo.

El amor del padre Chaminade a Cristo, que se inscribe en la espiritualidad de la escuela francesa, lo impulsó a proseguir incansablemente su obra mediante la fundación de familias espirituales, en un período agitado de la historia religiosa de Francia. Su devoción filial a María le ayudó a mantener la paz interior en todas las circunstancias y a cumplir la voluntad de Cristo. Su solicitud por la educación humana, moral y religiosa es una invitación a toda la Iglesia a prestar una atención renovada a la juventud, que necesita a la vez educadores y testigos para volverse al Señor y participar en la misión de la Iglesia.

6. Hoy, la orden benedictina se alegra por la beatificación de uno de sus hijos más ilustres, dom Columba Marmion, monje y abad de Maredsous. Dom Marmion nos legó un auténtico tesoro de doctrina espiritual para la Iglesia de nuestro tiempo. En sus escritos enseña un camino de santidad, sencillo pero exigente, para todos los fieles, a quienes Dios ha destinado por amor a ser sus hijos adoptivos en Cristo Jesús (cf. Ef 1, 5). Jesucristo, nuestro Redentor y fuente de toda gracia, es el centro de nuestra vida espiritual, nuestro modelo de santidad.

Antes de entrar en la orden benedictina, Columba Marmion se dedicó durante algunos años al cuidado pastoral de las almas como sacerdote de su archidiócesis natal, Dublín. A lo largo de toda su vida el beato Columba fue un excepcional director espiritual, que prestó atención especial a la vida interior de los sacerdotes y los religiosos. A un joven que se preparaba para la ordenación le escribió:  "La mejor preparación para el sacerdocio es vivir a diario con amor donde la obediencia y la Providencia nos ponen" (Carta del 27 de diciembre de 1915). Ojalá que un amplio redescubrimiento de los escritos espirituales del beato Columba Marmion ayude a los sacerdotes, a los religiosos y a los laicos a crecer en su unión con Cristo y a dar testimonio fiel de él con amor ardiente a Dios y un servicio generoso a sus hermanos y hermanas.

7. A los nuevos beatos Pío IX, Juan XXIII, Tomás Reggio, Guillermo José Chaminade y Columba Marmion les pedimos con confianza que nos ayuden a vivir de modo cada vez más conforme al Espíritu de Cristo. Que su amor a Dios y a sus hermanos ilumine nuestros pasos en esta alba del tercer milenio.

Copyright © Dicasterio para la Comunicación

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification.html

RITO DE BEATIFICAÇÃO SOLENE DE 5 SERVOS DE DEUS

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 3 de Setembro de 2000


1. No contexto do Ano Jubilar, é com profundo júbilo que declaro beatos os Pontífices Pio IX e João XXIII, e outros três servidores do Evangelho no ministério e na vida consagrada: o Arcebispo de Génova Tomás Reggio, o sacerdote diocesano Guilherme José Chaminade, e o monge beneditino Columba Marmion.

Cinco personalidades diferentes, tendo cada uma delas uma fisionomia e missão, mas todas com uma característica comum, o anseio pela santidade. É precisamente a sua santidade que hoje reconhecemos: santidade que é relação profunda e transformadora com Deus, construída e vivida no empenho quotidiano de adesão à sua vontade. A santidade vive na história e nenhum santo é subtraído aos limites e condicionamentos próprios da nossa humanidade. Ao beatificar um filho seu a Igreja não celebra particulares opções históricas por ele realizadas, mas indica-o para que seja imitado e venerado pelas suas virtudes, em louvor da graça divina que nele resplandece.

Dirijo a minha deferente saudação às Delegações oficiais da Itália, França, Irlanda, Bélgica e Bulgária, que vieram aqui para esta solene circunstância. Saúdo também os familiares dos novos Beatos, juntamente com os Cardeais, os Bispos, as personalidades civis e religiosas que desejaram participar nesta celebração. Por fim, saúdo todos vós, queridos Irmãos e Irmãs, que viestes em grande número para prestar homenagem aos Servos de Deus que a Igreja hoje inscreve no Álbum dos Beatos.

2. Ao ouvir as palavras da aclamação ao Evangelho: "Senhor, guia-nos pela recta via", o pensamento dirige-se espontaneamente para as vicissitudes humana e religiosa do Papa Pio IX, João Maria Mastai Ferretti. Perante os acontecimentos turbulentos do seu tempo, ele foi exemplo de incondicionada adesão ao depósito imutável das verdades reveladas. Fiel em qualquer circunstância aos empenhos do seu ministério, soube dar sempre a primazia absoluta a Deus e aos valores espirituais. O seu longuíssimo pontificado não foi deveras fácil e teve que sofrer muito no cumprimento da sua missão ao serviço do Evangelho. Foi muito amado, mas também muito odiado e caluniado.

Mas precisamente no meio destes contrastes brilhou mais resplandecente a luz das suas virtudes: as prolongadas tribulações mitigaram a sua confiança na divina Providência, de cujo soberano domínio sobre as vicissitudes humanas ele jamais duvidou. Nascia aqui a profunda serenidade de Pio IX, mesmo no meio das incompreensões e dos ataques de tantas pessoas hostis. Gostava de dizer a quem lhe estava próximo: "nas coisas humanas é necessário contentar-se em fazer o melhor que se pode e no resto abandonar-se à Providência, que curará os defeitos e as insuficiências do homem".

Sustentado por esta convicção interior, ele convocou o Concílio Ecuménico Vaticano I, o qual esclareceu com magisterial autoridade algumas questões que naquele tempo eram debatidas, confirmando a harmonia entre fé e razão. Nos momentos de provações, Pio IX encontrou apoio em Maria, da qual era muito devoto. Ao proclamar o dogma da Imaculada Conceição, recordou a todos que nas tempestades da existência humana brilha na Virgem a luz de Cristo, mais forte que o pecado e a morte.

3. "Tu és bom e generoso no perdão" (Ant. de entrada). Contemplamos hoje na glória do Senhor outro Pontífice, João XXIII, o Papa que conquistou o mundo pela afabilidade dos seus modos, dos quais transparecia a singular bondade de ânimo. Os desígnios divinos quiseram que a beatificação unisse dois Papas que viveram em contextos históricos muito diferentes, mas relacionados, além das aparências, por não poucas semelhanças a nível humano e espiritual. É conhecida a profunda veneração que o Papa João tinha pelo Papa Pio IX, do qual desejava a beatificação. Durante um retiro espiritual, em 1959, escrevia no seu Diário: "Penso sempre em Pio IX de santa e gloriosa memória, e imitando-o nos seus sacrifícios, desejaria ser digno de celebrar a sua canonização" (Jornal da Alma, Ed. S. Paulo, 2000, p. 560).

Do Papa João permanece na memória de todos a imagem de um rosto sorridente e de dois braços abertos num abraço ao mundo inteiro. Quantas pessoas foram conquistadas pela simplicidade do seu ânimo, conjugada com uma ampla experiência de homens e de coisas! A rajada de novidade dada por ele não se referia decerto à doutrina, mas ao modo de a expor; era novo o estilo de falar e de agir, era nova a carga de simpatia com que se dirigia às pessoas comuns e aos poderosos da terra. Foi com este espírito que proclamou o Concílio Vaticano II, com o qual iniciou uma nova página na história da Igreja: os cristãos sentiram-se chamados a anunciar o Evangelho com renovada coragem e com uma atenção mais vigilante aos "sinais" dos tempos. O Concílio foi deveras uma intuição profética deste idoso Pontífice que inaugurou, no meio de não poucas dificuldades, uma nova era de esperança para os cristãos e para a humanidade.

Nos últimos momentos da sua existência terrena, ele confiou à Igreja o seu testamento: "O que tem mais valor na vida é Jesus Cristo bendito, a sua Santa Igreja, o seu Evangelho, a verdade e a bondade". Também nós hoje queremos receber este testamento, enquanto damos graças a Deus por no-lo ter dado como Pastor.

4. "Sede praticantes da Palavra, e não apenas ouvintes" (Tg 1, 22). Estas palavras do apóstolo Tiago fazem pensar na existência e no apostolado de Tomás Reggio, sacerdote e jornalista, que depois foi Bispo de Ventimiglia e por fim Arcebispo de Génova. Homem de fé e de cultura que, como Pastor, soube ser guia atenta dos fiéis em todas as circunstâncias. Sensível aos numerosos sofrimentos e pobrezas do seu povo, empenhou-se numa ajuda imediata em todas as situações de necessidade. Precisamente nesta perspectiva deu início à Família religiosa das Irmãs de Santa Marta, confiando-lhes a tarefa de prestar assistência aos Pastores da Igreja, sobretudo no âmbito caritativo e educativo.

A sua mensagem sintetiza-se em duas palavras: verdade e caridade. Em primeiro lugar a verdade, que significa escuta atenta da palavra de Deus e ímpeto corajoso na defesa e difusão dos ensinamentos do Evangelho. E depois a caridade, que leva a amar a Deus e, por amor dele, a abraçar a todos, porque são irmãos em Cristo. Se houve uma preferência nas opções de Tomás Reggio, foi por quantos se encontravam em dificuldade ou no sofrimento. Eis por que hoje ele é proposto como modelo a Bispos, sacerdotes, leigos, e a todos os que fazem parte da sua Família espiritual.

5. A beatificação, durante o ano jubilar, de Guilherme José Chaminade, fundador dos marianistas, recorda aos fiéis que é sua tarefa inventar continuamente novas formas de testemunhar a fé, sobretudo para alcançar quantos vivem afastados da Igreja e que não dispõem dos meios habituais para conhecer Cristo. Guilherme José Chaminade convida cada cristão a enraizar-se no seu baptismo, que o identifica com o Senhor Jesus e lhe comunica o Espírito Santo.

O amor do Padre Chaminade por Cristo, que se inscreve na espiritualidade da Escola francesa, estimula-o a prosseguir incansavelmente a sua obra mediante fundações de famílias espirituais, numa época perturbada da história religiosa de França. A sua dedicação filial a Maria permitiu-lhe conhecer a paz interior em qualquer circunstância, ajudando-o a fazer a vontade de Cristo. A sua preocupação pela educação humana, moral e religiosa é para toda a Igreja uma chamada a uma solicitude renovada pela juventude, que tem necessidade quer de educadores quer de testemunhas, a fim de dirigirem o seu olhar para o Senhor e assumirem a sua responsabilidade na missão da Igreja.

6. Hoje, a Ordem beneditina rejubila com a beatificação de um dos seus ilustres filhos, Dom Columba Marmion, monge e Abade de Maredsous. Dom Marmion deixou-nos um autêntico tesouro de ensino espiritual para a Igreja do nosso tempo. Nos seus escritos, ele ensina um caminho de santidade, simples e portanto exigente, para todos os fiéis que Deus, por amor, destinou para serem seus filhos adoptivos em Jesus Cristo (cf. Ef 1, 5). Jesus Cristo, nosso Redentor, fonte de toda a graça, está no centro da nossa vida espiritual, é o nosso modelo de santidade.

Antes de entrar na Ordem Beneditina, Columba Marmion passou alguns anos na solicitude pastoral das almas como sacerdote da sua Arquidiocese de Dublin, sua cidade natal. Ao longo da sua vida, o beato Columba foi um director espiritual excepcional e prestou muita atenção à vida interior dos sacerdotes e dos leigos. Escreveu a um jovem que se preparava para a Ordenação: "A melhor preparação para a vida sacerdotal é viver todos os dias com amor onde a Providência e a Obediência nos colocam" (Carta, 27 de Dezembro 1915). Uma vasta redescoberta dos escritos espirituais do beato Columba Marmion ajude os sacerdotes, os religiosos e os leigos a crescer em união com Cristo e a dar um testemunho fecundo através do amor ardente de Deus e o serviço generoso aos próprios irmãos e irmãs.

7. Aos novos beatos Pio IX, João XXIII, Tomás Reggio, Guilherme José Chaminade e Columba Marmion pedimos confiantes que nos ajudem a viver de maneira cada vez mais conforme com o Espírito de Cristo. O seu amor a Deus e aos irmãos seja luz para os nossos passos neste alvorecer do Terceiro Milénio!

Copyright © Dicastério para a Comunicação

A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification.html

Guillaume-Joseph Chaminade : http://www.marianistes.ch/index.php/marianistes/nos-fondateurs/Guillaume-Joseph-Chaminade