lundi 15 avril 2019

Bienheureux CÉSAR de BUS, prêtre et fondateur des Pères de la Doctrine chrétienne


 Bienheureux César de Bus

Fondateur des Pères de la Doctrine chrétienne ( 1607)


Prêtre en Avignon. 

Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il vécut un temps à la cour frivole de la reine Catherine de Médicis. Il fut l'un de ceux qui participèrent au massacre des protestants, le jour de la Saint-Barthélémy. L'arrivée d'Henri IV lui fit quitter Paris, et, à Avignon, il fit pénitence grâce aux conseils du sacristain de l'église où, chaque matin, il entendait la Sainte Messe. Il renonça à sa vie de gentilhomme mondain pour se faire prêtre. Il fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne en 1592 pour l'enseignement catéchétique et scolaire des jeunes.

- béatifié par Paul VI en 1975.

Fils de Jean-Baptiste de Bus, consul de la ville, et d'Anne de la Marche, César de Bus naît le 3 février 1544 à Cavaillon. Sa piété et sa charité se manifestent dès son jeune âge. (Bienheureux César de Bus - diocèse d'Avignon)

"Cette congrégation enseignante, fondée en 1592 par César de Bus dans la ville de l'Isle (Comtat Venaissin), fut approuvée par une bulle du pape Clément VIII du 23 décembre 1597... Pendant près de deux siècles, les collèges des Doctrinaires, comme ceux des Oratoriens, virent affluer une jeunesse studieuse; leur enseignement était moins formaliste que celui des jésuites, et les tendances en étaient plus libérales... La congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne fut dissoute à l'époque de la Révolution, en même temps que les autres congrégations régulières, tant laïques qu'ecclésiastiques." (source: Institut national de recherche pédagogique)

À Avignon, en 1607, le bienheureux César de Bus, prêtre. Détourné d'une vie mondaine, il se dépensa dans la prédication et la catéchèse et fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, pour qu'ils rendent gloire à Dieu par la formation des fidèles.

Martyrologe romain

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BÉATIFICATION DE CÉSAR DE BUS

HOMÉLIE DU PAPE PAUL VI

27 avril 1975

Rejouissez-vous tous, Vénérables Frères et chers Fils! Que 1'Eglise entière exulte parce qu'elle peut admirer dans tout leur éclat les merveilles accomplies par Dieu dans la vie d'un homme! Louons ensemble le Seigneur pour sa sainteté qui resplendit en ses œuvres! La cérémonie d'aujourd'hui met à l'honneur la ville de Cavaillon, dans ce Comtat Venaissin alors territoire pontifical; Nous sommes heureux de saluer en premier les représentants de cette cité antique et de participer à leur action de grâces. Nous saluons aussi tous les pèlerins du diocèse d'Avignon: il était juste que leur Archevêque fut associé d'une manière particulière à un événement comme celui-ci, et Nous remercions Monseigneur Eugène Polge d'avoir répondu à notre invitation de présider la concélébration eucharistique.

Mais le ministère de César de Bus Nous fait réserver ce matin d'autres mots chaleureux pour ceux qui ont marché sur ses traces, Nous voulons parler des religieux et des prêtres adonnés à l'enseignement de la Doctrine Chrétienne, c'est-à-dire à la transmission de la Foi, de la Parole de Vie. Et comment ne pas mentionner les catéchistes, ces artisans de la première évangélisation missionnaire, et tous les jeunes volontaires qui, sacrifiant leur temps libre pour se consacrer à l'annonce de la Bonne Nouvelle, contribuent à nous édifier et à nourrir notre espérance en l'avenir? A un titre tout à fait spécial, la fête d'aujourd'hui est leur fête. Ainsi Nous venons de procéder solennellement à la Béatification de César de Bus. Une étude approfondie - plus de trois siècles et demi se sont écoulés depuis le terme de sa vie terrestre - a révélé en effet que cette grande figure du passé avait vraiment poussé les vertus évangéliques jusqu'à l'héroïsme, et qu'elle était vraiment digne d'éloge. Rien n'a été négligé de sa biographie ni des idées conductrices de son action. En conscience et avec notre autorité apostolique, Nous autorisons donc le culte local de César de Bus; Nous croyons qu'il sera bénéfique, et voici pourquoi.


 Nous relèverons d'abord quelques aspects de la vie du bienheureux, choisis parmi les plus significatifs et les plus aptes à servir de leçons à l'époque qui est la nôtre. Mille cinq cent quarante- quatre, année de sa naissance à Cavaillon: le monde chrétien est en crise, l'une des crises les plus graves de son histoire. Crise non seulement religieuse et doctrinale, mais crise de civilisation aussi, avec l'afflux de courants de pensée nouveaux, certes pas tous négatifs, mais qui désorientent la masse des fidèles. César de Bus vient au monde en cette période troublée, où les hommes s'ouvrent progressivement à la culture, aux arts et au règne du plaisir. Lui-même se laissera entraîner pendant l'adolescence et le début de l'âge adulte sur la pente de la facilité à laquelle le prédisposaient sa condition et sa fortune. Vie légère, insouciante, d'un être doué, brillant en société, poète à ses heures, davantage sensible à la jouissance de tout qu'aux exigences de 1'Évangile.

La conversion ne pouvait être que radicale, et elle le fut. Trois personnes très diverses l'aidèrent profondément: Louis Guyot, tailleur, humble sacristain de la cathédrale de Cavaillon au rayonnement tout à fait remarquable; l'étonnante Antoinette Réveillade, qui vivait dans la proximité de Dieu et s'efforçait d'aider ses proches à en comprendre la volonté - analphabète, semble-t-il, elle allait jusqu'à supplier César de Bus de lui faire la lecture de vies de saints, lui donnant ainsi l'occasion de réfléchir et de prier -; et enfin le jésuite Pierre Péquet dont l'expérience spirituelle, la prudence, le discernement et la fermeté seront d'un grand secours pour le jeune César. Sous leur influence, il rompt bientôt avec la frivolité; il se livre à l'étude et se prépare au sacerdoce. En voyant l'obstination avec laquelle ces trois «mystiques» s'emploient à conseiller et à reprendre sans cesse leur protégé, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils furent les instruments de Dieu, chargés de préparer un disciple de choix. Et cette réflexion Nous remplit de confiance: Oui, chers Frères et Fils, le Bon Pasteur prend soin de son troupeau! Oui, il se choisit des ministres pour la mission de demain! Oui, il Compte sur chacun de vous pour leur révéler cet appel et pour les guider dans leur cheminement!

L'itinéraire spirituel du bienheureux ne fut pas, vous vous en doutez, sans à-coups. Moments de découragement, de nuit, d'incertitude. Nous avons été frappé, cependant, par ce qui sera, presque dès l'origine, une caractéristique de toute sa vie. Peut-être est-ce là que réside le secret de sa constance, en tout cas ce qui lui a toujours permis de surmonter ses difficultés et de repartir avec une énergie accrue: Nous voulons parler de son esprit de pénitence. La pénitence, ce n'est pas un vain mot pour lui. II la pousse jusqu'à l'extrême: il revient de loin! Il doit dominer les passions dont il s'est fait autrefois l'esclave, combat violent et perpétuel. Il apprend ainsi à rechercher et à aimer le sacrifice, car le sacrifice configure au Christ souffrant et vainqueur. S'offrir en libation, tout abandonner entre les mains de Dieu au prix des renoncements les plus coûteux, tel semble avoir été son leitmotiv, le but perpétuel de ses efforts, Et lorsqu'à la fin de sa vie, perclus de maux et affligé de cécité, il pourra enfin se disposer au don suprême, il réalisera combien l'ascèse lui a été utile pour maîtriser le vieil homme. Il sera prêt à rencontrer le Seigneur. Sa joie sera parfaite.

Le corps de César de Bus repose aujourd'hui à Rome, en l'église Sainte-Marie in Monticelli. Mais, par un dessein assurément de la Providence, tout n'est pas fini pour nous avec cette mort! Le peuple de Dieu, en proie aux difficultés du monde contemporain, contemple en effet dans la gloire l'un des siens traçant pour lui une route vers le Royaume. Devant les problèmes qui sont actuellement les nôtres, n'y a-t-il pas là une voie étroite, faite de conversion personnelle, de prière et d'austérité, faite de réponse courageuse à un appel intérieur? Nous vous laissons répondre à cette question, et en tirer vous-mêmes les conclusions nécessaires pour vous et pour votre apostolat. Toutefois, il Nous semble que la personne de César de Bus n'est pas seule riche d'enseignement. Au-delà de l'homme, particulièrement brillant, il y a l'œuvre accomplie par cet homme, œuvre considérable dans la région où il vivait, et qui devait influencer d'une manière heureuse la pastorale catéchétique du moment, encore balbutiante.

L'objectif du Père de Bus est de communiquer la doctrine chrétienne au peuple. L'idée est loin d'être neuve. Dès les origines, les premiers chrétiens se montrèrent soucieux de transmettre - et de transmettre avec exactitude - l'essentiel de ce qu'ils avaient reçu. L'on vit rapidement se former des recueils rapportant les faits et dits les plus marquants de la Révélation. L'ère apostolique et les décades postérieures en donnent plusieurs témoignages. Il importe plus que jamais, au milieu d'un monde païen et face aux dangers des déviations doctrinales, d'inculquer aux catéchumènes et de rappeler aux disciples un kérygme, c'est-à-dire un noyau central, un résumé de la foi axé sur l'essentiel, qui puisse servir de base à des développements adaptés aux circonstances et à la psychologie des auditeurs. Il faut donner un fondement solide à leur foi, étayer leur attachement affectif et caritatif au Dieu vivant, par une connaissance des vérités de la foi qui corresponde à cet amour.

Dans la deuxième moitié du seizième siècle - que l'on ne se fasse pas d'illusions! - la masse des catholiques est généralement peu instruite, même si sa conviction est extérieurement renforcée par un cadre de chrétienté ou par les oppositions religieuses où se mêlent de temps en temps des considérations d'un tout autre ordre. L'intuition, le génie pourrait-on dire, de César de Bus, est de 'mettre le doigt sur un besoin primordial, pressenti avec tant de perspicacité par les Pères du Concile de Trente avec le catéchisme dont ils ordonnèrent la rédaction, afin que tous les pasteurs, de l'évêque au curé d'une modeste paroisse, possèdent un manuel de référence. Mais le terrain est encore en friche. Le dénuement du peuple est extrême et le dévouement de ses ministres ne suffit pas à lui seul à le pallier. Intelligemment formé à l'école ignatienne, par les soins de son directeur Péquet, César de Bus va aussi, ce qui est très important, apprendre à connaître la vie, la doctrine spirituelle et l'œuvre d'autres maîtres à penser de l'époque, Pierre Canisius, Robert Bellarmin, Philippe Néri et Charles Borromée. Les deux derniers surtout laissent en lui une empreinte indélébile; il se pénètre de leurs inspirations, nourrit son action de la leur et brûle du même zèle qu'eux.

Avec un sien cousin, Jean-Baptiste Romillon, qui a partage sa recherche et suit à présent la même orientation que lui, il commence à sillonner bourgs et campagnes pour catéchiser ceux qu'il appelle ses «ouailles». Sa méthode est l'enseignement de la foi à toutes les catégories de la population, en distinguant des degrés, bien sûr, entre ceux qui sont capables d'accueillir beaucoup et ceux pour lesquels il faudra se contenter, dans un premier temps, d'un minimum. Mais le point important, est que tous soient évangélisés, que tous reçoivent un enseignement à leur portée. L'es paroles sont simples; les formules, peu nombreuses, sont bien frappées et faciles à retenir. Autour de ce schéma vient se greffer une prédication pétrie d'Ecriture Sainte, adaptée aussi afin que les notions apprises ne restent jamais sans suite, et qu'elles se traduisent dans l'attitude spirituelle et dans la manière d'agir, dans la vie en un mot.

Comment ne pas voir en cet apostolat de notre bienheureux une parenté étroite avec celui de saint Charles Borromée qui, dès mille cinq cent soixante neuf, obligeait chaque diocèse de sa province à organiser des écoles de la doctrine chrétienne? Le Cardinal Borromée les multipliait lui-même à Milan et il n'hésita pas à en réunir les maîtres dans une Compagnie et à fonder une Congrégation séculière pour assurer la durée et la bonne marche de l'œuvre: ce furent les «Operarii Doctrinae Christianae», les Ouvriers de la Doctrine chrétienne (Cfr. Acta Ecclesiae Mediolanensis . . . . Mediolani MDXCIX, pp, 864-865; GIUSSANO PIETRO, Vita di San Carlo, livre VIII, ch. VI, tome II, pp. 254-261). Quelle place, quels encouragements le saint Archevêque de Milan n'accorde-t-il pas à cette œuvre? Ne formerait-il qu'un seul vrai chrétien, un catéchiste n'aurait pas perdu sa peine. Commentant l'évangile de la Samaritaine, il s'adresse directement à ses chers «ouvriers»: «Voyez l'importance de votre labeur! N'auriez- vous ramené qu'une seule enfant à 1'Eglise . . . comprenez que vous avez accompli une œuvre de grand prix! Le Christ avait le monde entier à racheter et pour cette œuvre immense il n'avait qu'un court espace de trois ans . . . Et cependant, sur ce temps si court, quelle part considérable n'a-t-il pas pris pour la seule Samaritaine? Que ce soit pour vous le plus grand des stimulants» (Cfr. Homilia 100 in Evangelium Ioannis, dans S. CAROLI BORROMEI . . . Homiliae . . . Ioseph Antonii Saxii praefatione et annotationibus illustratae, t. III, Mediolani MDCCXLVI, p. 340).

Mais il faut s'attacher à la formation des parents: N'est-ce pas «la charge des pères, leur fonction, de conduire au Christ les enfants qu'ils ont eux-mêmes reçus du Christ?» (Ibid. t. I, p. 2). César sera profondément frappé par cette exemple. Lisant la vie de saint Charles que lui avait procuré l'Archevêque d'Avignon, il se sent «embrasé d'un si grand désir de faire quelque chose à son imitation, que - dit-il - je n'accorderai sommeil à mes yeux, ni repos à mes jours que je n'aie donné quelque contentement à ma résolution» (H. BREMOND, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, II, L'invasion mystique, p. 19; cfr. A. RAYEZ, S.I., La spiritualità del Ven. Cesare de Bus, RAM 134, avril 1958, p. 20). Comme 1'Archevêque de Milan, loin de se limiter à l'éducation des enfants, il regarde les familles et les milieux, s'attache à l'instruction des parents et à la formation des maîtres. Avec lui est promue une véritable catéchèse familiale qui sera le meilleur remède et le meilleur antidote contre l'hérésie. De cette activité débordante, «Les Instructions familières sur les quatre parties du Catéchisme romain», publiées près de soixante ans après sa mort, ont porté jusqu'à nous le témoignage toujours valable. Elles révèlent ce que doit être le vrai catéchiste: l'homme de la Bible, l'homme de I'Eglise, soucieux de transmettre la véritable doctrine du Christ (Cfr. A. RAYEZ, S. I., La Spiritualità del Ven. Cesare de Bus, RAM 134, avril 1958, pp. 29-30). Il dispose les cœurs à la foi qui, elle, demeure le secret de la liberté et de la grâce de Dieu.

L'œuvre de César de Bus suscite toujours, après trois siècles, notre admiration. Voilà quelqu'un qui a vu juste. Il a su déceler les besoins de son époque, et y répondre avec autant de générosité que d'efficacité. Attirés par sa clairvoyance et son rayonnement, d'autres hommes enthousiastes se sont peu à peu groupés autour de lui, s'initiant à sa méthode et prenant exemple sur lui. Rapidement ils formèrent une famille religieuse qui, malgré les vicissitudes de l'histoire, fleurit encore aujourd'hui en divers pays; par un retour aux sources, elle vient de se réimplanter en France, à Cavaillon: que les Pères de la Doctrine Chrétienne ici présents sachent en ce jour notre sollicitude particulière pour eux, notre estime, et qu'ils reçoivent nos vœux et nos encouragements! Nous sommes heureux de les honorer maintenant en la personne de leur fondateur. Frères et Fils, Nous voudrions, pour conclure, vous inviter à un bref regard sur le monde contemporain et, plus précisément, sur l'enseignement de la foi à l'heure actuelle. Les circonstances s'y prêtent, n'est-il pas vrai? Un effort a été fait ces dernières années, surtout depuis le Concile Vatican II, pour promouvoir une catéchèse accessible, compréhensible, proche de la vie. Il se traduit par une attention plus grande à la diversité des démarches individuelles et collectives, par un souci d'accompagner l'enfant ou l'adulte dans sa lente recherche de Dieu.

Nous nous en félicitons car Nous trouvons cette option pastorale vraiment évangélique, inspirée de l'attitude du Christ lui-même avec ses interlocuteurs. César de Bus, lui aussi, a choisi cette ligne de conduite. Il Nous semble toutefois qu'en une période où le monde, comme jadis, est en crise, où la plupart des valeurs, même les plus sacrées, sont inconsidérément remises en question au nom de la liberté, si bien que beaucoup ne savent plus à quoi se référer, en une période où le danger ne vient certes pas d'un excès de dogmatisme mais plutôt de la dissolution doctrinale et du flou de la pensée, il Nous semble qu'un effort supplémentaire devrait être entrepris avec courage pour donner au peuple chrétien, qui l'attend plus qu'on ne le croit, une base catéchétique solide, exacte, facile à retenir. Nous comprenons bien que l'adhésion de la foi soit difficile aujourd'hui, particulièrement chez les jeunes, en proie à tant d'incertitudes. A tout le moins, ont-ils droit de connaître avec précision le message de la Révélation qui n'est pas le fruit de la recherche, et d'être les témoins d'une Eglise qui en vit. C'est le but poursuivi d'ailleurs par le Directoire catéchétique général de la Congrégation pour le Clergé, publié récemment en application du Décret conciliaire Christus Dominus (Christus Dominus, 44).6

Et Nous désirons que les pasteurs et les responsables de la catéchèse s'en servent pour alimenter leur réflexion et guider leurs travaux. Bienheureux César de Bus, toi qui nous as laissé l'exemple admirable d'une vie toute donnée à Dieu, toi qui brûlais du désir de communiquer la vie de Dieu à tes frères, intercède maintenant pour nous auprès du Seigneur, pour que le même feu nous consume et que la même charité nous presse. Et vous, chers Frères et Fils, Nous vous confions à lui et Nous vous bénissons de tout cœur.


Rivolgiamo un particolare saluto ai pellegrini di lingua italiana, presenti a questa solenne celebrazione liturgica per la beatificazione di Cesare de Bus. Il nuovo Beato è figura che attrae e fa pensare: la sua storia singolare; il suo fermissimo proposito di conversione, proprio durante un Giubileo, quello del 1575; il suo programma di evangelizzazione fino alla morte, continuato fino al giorno d'oggi mediante la Congregazione religiosa dei Dottrinari, da lui fondata, presentano un fascino tutto moderno, e ci dicono che nulla è impossibile a chi abbia preso sul serio la vocazione cristiana, che è fondamentalmente vocazione alla santità. Il nuovo Beato ha perciò tanto da dirci, e ci incoraggia col suo esempio forte e mite a seguire sempre più da vicino Cristo Maestro, Via, Verità e Vita. La diletta Nazione italiana ha anche un titolo particolare per invocarlo, perché Cesare de Bus appartenne a una famiglia di origine anch'essa italiana e le sue reliquie sono custodite a Roma: sia egli propizio al popolo fedele, che affidiamo alla sua intercessione e alla sua protezione.

On thi day of joy we acclaim the merits of Christ and the power of his Pascha1 Mystery reflected in the life of Blessed Cesar de Bus. We present before the world fresh motivation for confidence and Courage. To all the members of the Church of God we repeat the words of Jesus: «Let not your hearts be troubled . . . I am the way, and the truth, and the life» (Io. 14, 1. 6). In a special way, we wish to express our love and support for those who are devoted «to prayer and to the ministry of the word» (Act. 6, 4) - to all those who through their teaching give glory to the Lord.

Auch euch, liebe Pilger Deutscher Sprache, gilt Unser herzlicher Willkommensgruss. Beherzigt in eurem Bemühen um religiöse Erneuerung in diesem Heiligen Jahr die Worte des seligen Cesar de Bus, der uns ermahnt: "Das Christentum muss mehr gelebt als gepredigt werden!"Vir alle sind dazu berufen, durch unser christliches Leben, für unsere Mitmenschen Weg zu Christus und Vermittler seiner Versöhnung zu werden. Dazu ermutige und bestärke uns der selige Cesar de Bus durch sein eigenes Lebenszeugnis und durch seine mächtige Fürsprache.

A todos vosotros, queridos peregrinos de lengua española presentes en la Basílica, dirigimos nuestro cordial saludo. Pedimos al Señor, por intercesíon del nuevo Beato, que os ayude siempre a vivir con entusiasmo y generosidad los ideales de una auténtica vida cristiana. Con estos deseos, impartimos a vosotros y a vuestros familiares nuestra paterna Bendición Apostólica.


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CÉSAR DE BUS

prêtre, fondateur, bienheureux

1544-1607

Fils de Jean-Baptiste de Bus, consul de la ville, et d’Anne de la Marche, César de Bus naît le 3 février 1544 à Cavaillon. Sa piété et sa charité se manifestent dès son jeune âge. Après ses études au collège des Jésuites d'Avignon et un engagement dans l'armée du Comte de Tende, il part rejoindre son frère à la cour de Charles IX en 1565. Malheureusement, il ne parvient pas à résister aux attraits des plaisirs de la vie mondaine. Il quitte Paris en 1568 et revient à Cavaillon puis à Avignon, où il continue de mener une existence frivole et dissipée.

En l'an jubilaire 1575, il se convertit après une rencontre intérieure avec Jésus crucifié et avec le soutien spirituel d'une humble servante et du sacristain de la cathédrale. Dégoûté de la vie mondaine, il décide de se consacrer à Dieu. En août 1582, à l'âge de 38 ans, il est ordonné prêtre par Mgr Scotti, évêque de Cavaillon, dans la cathédrale. Chanoine de celle-ci, il quitte la maison paternelle pour se loger dans le cloître et se livrer à l'étude, à la méditation et aux privations, tout en visitant les malades, les pauvres et les malheureux. De 1586 à 1592, il vit en ermite à côté de la chapelle Saint-Jacques, sur la colline qui domine la ville.

La lecture du catéchisme du Concile de Trente lui donne alors l'idée de créer une société de prêtres qui se feraient catéchistes, en particulier pour les gens sans instruction et les habitants des campagnes. Le 29 septembre 1592 il fonde à l'lsle-sur-la-Sorgue la Congrégation des Prêtres de la Doctrine Chrétienne avec l'approbation de Mgr Bordini, évêque de Cavaillon, puis celle du pape Clément VIII en 1598. Il l'installe à Avignon, dans le couvent de Sainte-Praxède, puis dans celui de Saint-Jean-le-Vieux (sur l'actuelle place Pie). Élu supérieur général de sa congrégation, de graves épreuves de santé l'obligent bientôt à renoncer à cette charge. Devenu aveugle, il continue de prêcher et de confesser; il répète souvent: « Je n'ai vu ni lu rien en comparaison de ce que Dieu m'a fait voir depuis mon aveuglement ». Il meurt le 15 avril 1607 à Avignon, au matin de Pâques, comme il l'avait prédit: « Ce sera pour moi doublement Pâques, c'est-à-dire le passage du Seigneur et le mien près de Lui ». Son corps est enseveli à Saint-Jean-le-Vieux puis, quand cette église est démolie en 1817, transféré à l'église voisine de Saint Pierre jusqu'en 1836 où ses fils l'accueillent dans leur église romaine de Santa-Maria-in-Monticelli.

Constatant l'ignorance et le manque d'éducation ménagère de beaucoup de femmes, il avait fondé avec Françoise de Bermond, en 1594 à l'lsle-sur-la-Sorgue, l'Institut des Filles de la Doctrine Chrétienne destiné à cette instruction mais qui ne continuera pas dans ce sens après sa mort. En 1789, la Congrégation des Doctrinaires comptait 64 maisons, collèges ou séminaires. Elle est présente aujourd'hui en Italie, en Suisse, en Espagne, au Brésil et dans le diocèse d Avignon qui l'a vue naître. Son fondateur, César de Bus, a été béatifié par le pape Paul VI, le 27 avril 1975. Sa gloire est celle des précurseurs de notre catéchisme moderne et des inventeurs de l'enseignement populaire de la doctrine chrétienne.

Bienheureux César de Bus

Un homme de la Bible, un homme d’Eglise

Fondateur des “Pères de la doctrine chrétienne” présents aujourd’hui en Italie, en Suisse, en Espagne, au Brésil et bien entendu dans notre diocèse d’Avignon, à Cavaillon, qui l’a vu naître, César de Bus a été béatifié par le Pape Paul VI, le 27 avril 1975.

Sa gloire est celle des précurseurs de notre catéchisme moderne et des inventeurs de l’enseignement populaire de la doctrine chrétienne.

Fils de Jean-Baptiste de Bus, consul de la ville, et d’Anne de la Marche, César de Bus naît le 3 février 1544 à Cavaillon. Sa piété et sa charité se manifestent dès son jeune âge. Après des études au collège des Jésuites d’Avignon et un engagement dans l’armée du Comte de Tende, il part rejoindre son frère à la cour de Charles IX en 1565. Malheureusement, il ne parvient pas à résister aux attraits des plaisirs de la vie mondaine. Il quitte Paris en 1568 et revient à Cavaillon puis à Avignon, où il continue de mener une existence frivole et dissipée.

En l’an jubilaire 1575, il se convertit après une rencontre intérieure avec Jésus crucifié et avec le soutien spirituel d’une humble servante et du sacristain de la cathédrale de Cavaillon. Dégoûté de la vie mondaine, il décide de se consacrer à Dieu. En août 1582, à l’âge de 38 ans, il est ordonné prêtre par Mgr Scotti, évêque de Cavaillon, dans la cathédrale. Chanoine de celle-ci, il quitte la maison paternelle pour se loger dans le cloître et se livrer à l’étude, à la méditation et aux privations, tout en visitant les malades, les pauvres et les malheureux. De 1586 à 1592, il vit en ermite à côté de la chapelle Saint-Jacques, sur la colline qui domine la ville.

La lecture du catéchisme du Concile de Trente lui donne alors l’idée de créer une société de prêtres qui se feraient catéchistes, en particulier pour les gens sans instruction et les habitants des campagnes. Le 29 septembre 1592 il fonde à L’isle sur la Sorgue la Congrégation des Prêtres de la Doctrine Chrétienne avec l’approbation de Mgr Bordini, évêque de Cavaillon, puis celle du pape Clément VIII en 1598. Il l’installe à Avignon, dans le couvent de Sainte Praxède, puis dans celui de Saint Jean Le Vieux (sur l’actuelle place Pie). Élu supérieur général de sa congrégation, de graves épreuves de santé l’obligent bientôt à renoncer à cette charge. Devenu aveugle, il continue de prêcher et de confesser ; il répète souvent : « Je n’ai vu ni lu rien en comparaison de ce que Dieu m’a fait voir depuis mon aveuglement ». Il meurt le 15 avril 1607 à Avignon, au matin de Pâques, comme il l’avait prédit : “Ce sera pour moi doublement Pâques, c’est-à-dire le passage du Seigneur et le mien près de Lui”. Son corps est enseveli à Saint Jean le Vieux puis, quand cette église est démolie en 1817, transféré à l’église voisine de Saint Pierre jusqu’en 1836 où ses fils l’accueillent dans leur église romaine de Santa-Maria-in-Monticelli.

Constatant l’ignorance et le manque d’éducation ménagère de beaucoup de femmes, il avait fondé avec Françoise de Bermond, en 1594 à L’Isle sur la Sorgue, l’Institut des Filles de la Doctrine Chrétienne destiné à cette instruction mais qui ne continuera pas dans ce sens après sa mort. En 1789, la Congrégation des Doctrinaires comptait 64 maisons, collèges ou séminaires. Elle était implantée dans notre diocèse à Cavaillon et L’Isle sur la Sorgue mais aussi à Avignon, Carpentras, Orange, Bédarrides et Courthézon.

César de Bus vivait personnellement du Christ et voulait que les fidèles le connaissent pour en vivre eux aussi. Il eut à cœur de présenter en un langage intelligible la doctrine du Christ. A l’école des Pères Jésuites et de l’oratoire de Saint Philippe de Néri, dès 1586, il se sent appelé à une méthode nouvelle pour enseigner les vérités de la foi à tous ceux qui se pressent autour de lui et plus particulièrement à ceux qui ne sont pas instruits, aux habitants des campagnes déchristianisées : “il vaut mieux prêcher Jésus-Christ dans les campagnes que se prêcher soi-même dans les villes”. “II faut que tout ce qui est en nous catéchise et que notre conduite fasse de nous un catéchisme vivant...”. “II faut pratiquer pour bien comprendre”. “Je voudrais que mon corps fut taillé en une infinité de petits morceaux s’il pouvait surgir de chacun d’eux un catéchisme”.

Sa méthode ? “II faut être convaincu que nous ne prêchons pas pour nous-mêmes mais pour l’utilité de ceux qui nous écoutent...”.

Attentif à la situation religieuse de chacun et aux besoins contemporains César de Bus institua pour l’enseignement du catéchisme un système graduel qui consistait à présenter tout l’essentiel de la doctrine en trois cours successifs :

 la “petite doctrine” s’adressait à ceux qui n’avaient encore aucune connaissance. On y apprenait le signe de la Croix, les principales prières, les commandements, les sacrements surtout la Pénitence et l’Eucharistie, les mystères de la foi.

 la “moyenne doctrine” donnait une explication par des “instructions familières”, des chants composés par le Bienheureux et la connaissance de l’Ecriture et des Pères de l’Eglise.

 la “grande doctrine” se faisait de la chaire le dimanche et les fêtes les plus solennelles. Utilisant tout ce qui parle aux sens et à l’imagination, il fut un précurseur dans l’enseignement religieux en faisant participer les familles au catéchisme,

 en présentant la doctrine à partir des centres d’intérêt qu’il était attentif à reconnaître dans la vie des gens,
 en composant, accompagnant et chantant des textes illustrant son enseignement,

 en peignant lui-même ou faisant peindre des “tables” sur des thèmes religieux, les expliquant et les commentant plusieurs jours de suite, en ayant le souci d’une enseignement progressif et adapté qui amène à une connaissance intégrale de la Doctrine Chrétienne. II fait appel au raisonnement mais il souligne la nécessité de relier enseignement, prière et engagement de vie chrétienne. Il invite à une vie sacramentelle habituelle et fervente.


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UN SAINT, UNE VIE 

Bienheureux César de Bus, ou le « catéchisme vivant » LECOEUR Xavier

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Un catéchiste est quelqu'un qui « s'unit à Jésus et sort à la rencontre des autres », sait se montrer « créatif » et « n'a pas peur d'aller avec le Christ dans les périphéries »: cette définition donnée par le pape François en septembre 2013 (lors du congrès international des catéchistes) s'applique parfaitement au bienheureux César de Bus.

Ce natif de Cavaillon, élevé dans une famille catholique, commença pourtant par négliger, puis par « perdre la mémoire de Dieu ». L'attrait de la gloire l'amena à essayer de se faire un nom dans le métier des armes, dans celui des lettres, à la cour du roi Charles IX… N'ayant pas réussi à « percer » à Paris, il revint en 1568 dans sa ville natale pour y mener une vie mondaine.

Mais la Providence plaça alors sur sa route trois personnes très différentes – une humble paysanne, un chapelier sacristain de la cathédrale et un père jésuite – qui prièrent pour sa conversion et cherchèrent à raviver sa foi.

Ils furent exaucés en 1575, Année sainte durant laquelle César de Bus fut touché par la grâce et changea totalement de vie. Bien qu'étant déjà âgé de 31 ans, il reprit ses études avec vaillance et humilité afin de se préparer au sacerdoce. Après son ordination en 1582, le P. de Bus éprouva le désir d'aller annoncer l'Évangile aux « périphéries » de son époque, aux populations sans instruction et aux habitants des campagnes.

Souhaitant catéchiser aussi bien les enfants que les jeunes et les adultes, César de Bus élabora une méthode novatrice et graduelle afin d'offrir à chacun ce qu'il était en mesure de recevoir. Pour rendre son enseignement attrayant et accessible, il utilisait un langage simple et se servait de chansons, de poèmes et de panneaux – représentant des scènes de l'Évangile – qu'il peignait lui-même.

Au fil du temps, l'idée lui vint de fonder une société de prêtres qui se consacreraient essentiellement au catéchisme: ce projet prit forme le 29 septembre 1592, à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), avec la fondation de la congrégation des Pères de la doctrine chrétienne qui fut bientôt transférée à Avignon. Ces prêtres, aussi appelés « Pères doctrinaires », allaient peu à peu étendre leur apostolat à l'enseignement. À la veille de la Révolution qui les vit totalement disparaître de France, ils avaient la charge de plus de 60 maisons, collèges ou séminaires!

Aujourd'hui, ils sont surtout présents en Italie, au Brésil, au Burundi et en Inde, où ils s'efforcent d'appliquer ce qui constituait l'une des idées-forces de leur fondateur (mort en 1607 et béatifié en 1975): « Il faut que tout ce qui est en nous catéchise et que notre conduite fasse de nous un catéchisme vivant. » Le pape François ne disait pas autre chose lorsqu'il rappelait aux catéchistes présents à Rome en septembre 2013: « On conduit à la rencontre avec Jésus par les paroles et par la vie, par le témoignage. »

> Aller à sa rencontre: * Un texte. Homélie de béatification du 27 avril 1975 (La Documentation Catholique n° 1676). * Un site. Celui des Pères Doctrinaires – https://cesardebus.free.fr


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Bx César de Bus (+1607)

 Fêté le 15 avril

Confesseur. Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il vécut un temps à la cour frivole de la reine Catherine de Médicis, y « cueillant les roses » selon l’expression imagée de son contemporain Ronsard. Il fut l’un de ceux qui participèrent au massacre des protestants, le jour de la Saint-Barthélemy. L’arrivée d’Henri IV lui fit quitter Paris, et, à Avignon, il fit pénitence grâce aux conseils du sacristain de l’église où, chaque matin, il entendait la sainte messe. Il renonça à sa vie de gentilhomme mondain pour se faire prêtre. Il fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne en 1592 pour l’enseignement catéchétique et scolaire des jeunes. En reconnaissant sa sainteté au nom de l’Église, Jean Paul II reconnut, avec humour : « Il n’a pas toujours pratiqué l’Évangile… »

Je me sentis tellement embrasé d’un si grand désir de faire quelque chose à son imitation que je n’accordai ni sommeil à mes yeux ni repos à mes jours, que je n’aie donné quelque contentement à ma résolution.

(Bx César de Bus)


Blessed Cesar de Bus


Also known as
  • Caeser
Profile

A middle child – the seventh of thirteen children, and raised as a pious childSoldier at age 18, and fought in the war against the Huguenots. Joined the navy to fight in the siege of La Rochelle, but illness kept him from the fight. He lived for three years in ParisFrance, devoted to poetry and painting and to wild and frivolous living. Back in his home town of Cavaillon, he took over the position of his late brother as canon of Salon, a position he wanted for its income and connections instead of its spiritual significance. One night while on his way to a masked ball, he passed a shrine where a small light was burning before an image of the Virgin Mary. He was suddenly overwhelmed by the memory that a friend, Antoinette Reveillade, had prayed fervently for his salvation. He realized that there was no way he could live a life offending God and then expect to be accepted in the end. There, on the road, he had a complete conversion.

Ordained in 1582Canon in Avignon. He was profoundly affected reading a biography of SaintCharles Borromeo, and tried to take him as a model in all things, especially his devotion to catechesis. Worked as a catechist in Aix-in-Provence, France, an area in turmoil following the Religious Wars. Saint Francis de Sales called him “a star of the first magnitude in the firmament of Catechesis.” He founded the Ursulines of Province and the Fathers of Christian Doctrine(Doctrinarians). The Fathers were destroyed during the French Revolution, but an Italian branch, the Doctrinarian Fathers continues today with houses in ItalyFrance and Brazil.

Born

 Wednesday, 15 April 2015 07:49

Last year I heard about a French Blessed, a modern patron of catechists, Father Cesar de Bus, beatified in 1975 by Pope Paul VI. This same pope recommended to the Church this witness for our following.

De Bus has an interest story for us to think about, and I think we in the USA ought to make the effort to allow his good name and missionary zeal flourish in our work of passing on the faith.  Connecting with de Bus in an real way is crucial for teaching the faith especially to children. We ought to invoke Blessed Cesar de Bus for those involved with the work of catechesis. A friend wrote, Father Ambrose, delivered the following homily on de Bus.

“…saintly man named César de Bus, who is a splendid patron and guide for all who seek to hand on the Catholic faith. He was born in Cavillon, France, on February 3, 1544, the seventh of thirteen children. Though he had a good Jesuit education, he was a worldly young man who couldn’t decide between the career of a soldier and that of a writer. In the end, he decided for the military. It was the time of the bloody Wars of Religion in France, when it hung in the balance whether France would remain Catholic or become Protestant. And yet, despite fighting in the Catholic cause, César himself led a life of dissipation: he was known as a party boy, as a dandy, as one who wanted to make his way at the royal court in Paris. He also still had literary ambitions.

Now César’s brother was a priest, a cathedral canon with a good income. When his brother died, César succeeded in gaining the income from his late brother’s position without himself actually being a priest or doing anything in return for the income. It was an abuse that often happened in Catholic France in those days: a layman would hold a clerical position simply as a source of revenue. Just in case you don’t know, the wasteful and worldly squandering of the Church’s goods is not exactly a new problem. It was well-known and widely criticized in the 16th century, too.

But then something unexpected happened. César had come to know an illiterate but very pious servant girl named Antoinette Reveillade. This young woman had persuaded César to read to her the lives of the saints, even while Antoinette fervently and in tears begged God that death would not find César in mortal sin. He at first shrugged off her concern. Then, one night, as César was on his way to a masked ball, he passed a shrine where a light burned before the image of Our Lady. Suddenly he remembered Antoinette, and was stricken with remorse and felt an overwhelming desire to repent and amend his life. He thought, “How can I recommend myself to God while I am on the way to offend Him?” In the words of one of César’s biographers, “One tempestuous night, the All-powerful God, the King of Glory, encountered the worldly chevalier César de Bus, obstinate in sin, and conquered him.” There and then, like St. Paul on the road to Damascus, he was converted to Christ.

César resumed at last his studies for the priesthood and was ordained a priest at last in 1582 at the age of thirty-eight. He read the life of the Catholic Reformer St. Charles Borromeo and became convinced that widespread religious ignorance was the cause of many scandals and failures among French Catholics. But César didn’t just complain or wring his hands: he did something about it. 

First, he converted his cousin Jean-Baptiste back to the Catholic faith. Jean-Baptiste had become a convinced Calvinist because of the impressive zeal and strictness shown by French Protestants, who so often put the Catholics to shame.  After Jean-Baptiste returned to the Church, he, too, was ordained a priest. César and his cousin then dedicated the rest of their lives to the work of catechesis, founding an order for that purpose called the Fathers of Christian Doctrine and also a similar order for women. After his conversion, Blessed César directed his energies to two things: penance for his earlier life and the teaching of doctrine. And yet, it was actually an unlettered servant girl’s prayers that had led to the grace of his conversion. This reminds us that it is only the love of God and of neighbor that can inspire the teaching of sound doctrine and make it fruitful in our lives. And yet, true charity cannot be content that those whom Christ has redeemed by his Most Precious Blood should be ignorant of divine truth. Ignorance is not bliss, in religion or in anything else.

Blessed César died on 15 April 1607 and was beatified in 1975. At the beatification, Pope Paul VI (who will himself soon be beatified) had this to say about the parallels between our age and that of Blessed César:

[Our time] is a period in which the world is in crisis, as formerly, and in which most values, even the most sacred ones, are rashly questioned in the name of freedom, so that many people have no longer any point of reference, in a period in which danger comes certainly not from an excess of dogmatism but rather from the dissolution of doctrine and the nebulousness of thought… It seems to Us that an additional effort should be courageously undertaken to give the Christian people, who are waiting for it more than is thought, a solid, exact catechetical base, easy to remember. We well understand that it is difficult today to adhere to the Faith, particularly for the young, a prey to so many uncertainties. They have the right at least to know precisely the message of Revelation, which is not the fruit of research, and to be the witnesses of a Church that lives by it.

César de Bus had seen how religious divisions and social upheaval had devastated the faith of many. Amid all the fighting about religion between Catholics and Protestants—and among French Catholics, too—, there was considerable neglect of the actual practice of the faith.

-Surely, with the Venerable Servant of God Paul VI, we can see the parallels with the state of the Catholic Church after the Second Vatican Council. As in the 16th century, there are the vast multitudes of Catholics, here and in Latin America, who have become Protestants because of our weakness in catechesis and evangelization. Is it any wonder that so many Catholics respond to the evangelical preachers who still have the courage to proclaim without dilution that Christ alone is the Way, the Truth, and the Life?  Blessed César saw these very failings among Catholics in France four hundred years ago.

And, like that great saint, we can do something about the situation. Think of that amazing story of Blessed César’s conversion and ask his intercession for a renewed zeal for the teaching of sound doctrine in our pulpits, our schools, and our catechetical programs.

In the words of the Letter to the Hebrews, let us “lift up our drooping hands and strengthen our weak knees” (Heb 12.12), for the Lord himself is calling us to work in his vineyard.


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BLESSED CESAR DE BUS: PATRON FOR MODERN CATECHISTS

James Likoudis

Fr. Cesar de Bus was one of the glories of the Catholic Counter-Reformation who proved to be one of the greatest catechists in the history of the Church. Born in Cavillon, France, on February 3, 1544, the seventh of thirteen children, he was to die in the odor of sanctity in Avignon, on Easter, April 15, 1607. He experienced a conversion from a worldly and frivolous life to embrace a life of prayer, penance, and austerity reminiscent of a St. Ignatius Loyola or a Pere de Foucald. He had been known as a dandy prone to cajolery and being "<the life of the party>" among his fellows.

His conversion took place on the way to a masked ball while passing by a place where a small light was burning before an image of Mary Most Holy. Suddenly, the prayer of a remarkable unlettered friend, the mystic Antoinette. Reveillade, came to mind. She had begged God with tears for the salvation of his soul that death would not find him in mortal sin. He thought, "How can I recommend myself to God while I am on the way to offend Him?" An extraordinary grace was victorious. In the words of one of his biographers, "One tempestuous night, the All-powerful God, the King of Glory, encountered the worldly chevalier Cesar de Bus, obstinate in sin, and conquered him."

Ordained a priest in 1582, de Bus was profoundly affected by his reading a life of St. Charles Borromeo shortly after the saint's death. He was to take him as a model in everything that seemed to suit his own temperament and formation best, that is, the penitential life of the holy cardinal, his devotion to the Passion of Christ, his preaching, and especially his catechetical apostolate imbued with a deep love of the Church undergoing the terrible after-shocks of the Protestant Revolution. On reading the life of St. Charles, the Blessed himself wrote:

I was so beside myself and fired with such a longing to do something in imitation of him, that I would not give my eyes sleep or my days rest until I had given some beginning to this resolution of mine.

It should be recalled that the Blessed's future catechetical apostolate was part of a vast movement of religious revival which implemented the decrees of the Council of Trent (1545-1563). One has only to think of the founder of the Jesuits, St. Ignatius Loyola (1491-1586) who died during the Council; St. Philip Neri, founder of the Oratory (1515-1575); St. Teresa of Avila (1515-1582); St. John of the Cross (1542-1591); St. Robert Bellarmine (1542-1621); St. Peter Canisius (1521-1591); and particularly St. Charles Borromeo, the indefatigable Archbishop of Milan whose work with the famous <Roman Catechism>, provincial councils initiating needed reforms, and holiness of life, were to greatly influence the Blessed Cesar de Bus.

The French priest was to expend his energies catechizing the people of Aix-in-Provence who manifested massive religious ignorance as a result of the social and cultural turmoil stemming from the Religious Wars begun by Luther's and Calvin's rebellion. Largely forgotten today, de Bus was an impressive figure among his contemporaries. St. Francis de Sales considered him to be a holy rival to St. Philip Neri and declared him "a star of the first magnitude in the firmament of Catechesis." De Bus was venerated by no less than Cardinal Richelieu who could not fail to be impressed by his austere and holy life.

In his Beatification Address of April 27, 1975, Pope Paul VI brought out the Blessed Cesar's significance for the Church and catechesis in our own time:

In the year of his birth at Cavaillon, the Christian world is in a crisis, one of the most serious crises in its history. A crisis that is not only a religious and doctrinal one, but also a crisis of civilization, with the afflux of new movements of thought, not all negative, but which confuse the mass of the faithful. Cesar de Bus came into the world in this troubled period when men are gradually opening up to culture, to the arts and to the reign of pleasure. He let himself be swept along, during adolescence and early manhood, to the life of ease for which his social status and his fortune marked him out, the superficial, careless life of a gifted being, brilliant in society, a poet when he liked, more sensitive to the appeal of pleasure in every form than to the demands of the Gospel.

... After his conversion, the spiritual progress of the Blessed was not without its upsets, moments of discouragement, uncertainty. We have been struck, however, by what was to be, almost from the beginning, a characteristic of his whole life. Perhaps that is the secret of his constancy, or in any case, what always enabled him to over come his difficulties and start off again with increased energy; we are referring to his "spirit of repentance." Repentance is not an empty word for him. He carries it to its extreme consequences, for he has come back from afar! He must master the passion of which he was the slave in the past, a violent and perpetual battle against carnal temptations. He learns in this way to seek and love sacrifice, for sacrifice configures one with Christ Suffering and Victorious. To offer himself as a libation, to leave everything in God's hand at the cost of the greatest renunciations, this seems to have been the <leitmotif>, the perpetual aim of his efforts. And when, at the end of his life, suffering and afflicted with blindness for 14 years, he is at last able to prepare for the supreme gift, he will realize how useful asceticism has been to master the old Adam. He will be ready to meet the Lord. His joy will be perfect.

The Pope explained how Blessed Cesar's life work was to communicate Catholic doctrine in all its fullness to the people he so loved:

The aim of Father de Bus is to communicate Christian doctrine to the people. The idea is far from being new. From the beginning the first Christians were anxious to transmit, and transmit exactly, the essential part of what they had received. Collections gathering the most out standing events and sayings in the midst of a darkness and pagan world and in view of the dangers of doctrinal deviation, to inculcate in catechumens and recall to disciples a "kerygma," that is, a central core, a "summary of the faith" containing the essential elements, which can serve as a basis for developments adapted to circumstances and to the psychology of listeners. It is necessary to give a solid foundation to their faith, to support their affective and charitable attachment to the living God with a knowledge of the truths of faith that will correspond to this love.

What the Fathers and Councils of the early Church did in their time to catechize the faithful in the apostolic deposit, Blessed Cesar de Bus helped accomplish in his time, shining among the array of brilliant catechists who excelled in implementing the <Roman Catechism> ordered by the Council of Trent. His remarkable "Three Cycles of Doctrine" still constitute a rich treasure of catechetical teaching of value to catechists today. The "Three Cycles of Doctrine" consisted of his <Doctrine Breve> (Primary Course) for children of those totally ignorant of Catholic teaching; <Doctrine Moyenne> (Medium) for adolescents, many with an inadequate knowledge of the principal truths of the Faith; and <Doctrine Grand> (Advanced) for those capable of studying the truths of the Faith more deeply. Blessed Cesar's genius as a catechist lay in his ability to adapt doctrine to the mentality and state of readiness of his listeners and readers.

In an excellent article on "The Catechetical Apostolate of Blessed Cesar de Bus," Abbe Robert Allix noted: Whatever the level of teaching may be, the Blessed Cesar did not depart from four rules:

1) The teaching of religion is closely connected with the usual prayers: the Creed, Pater, the Ten Commandments, and Sacramental practice.

2) For instruction, the faithful are grouped according to the degree of their knowledge.

3) All questions are dealt with in full according to a worked out plan, positive part; exposition of the truths; negative part; errors and transgressions.

4) Then the fruit to be obtained from God's truth and grace, together with the spiritual means to use to avoid dangers.

Let it be added that, skilled teacher that he is, Cesar de Bus is not content with sowing the seed; he takes care that it penetrates and germinates. For this reason he never tires of coming back to the truths once taught. (Christ to the World, Rome, no. 4,1975)

This article was taken from the March/April 1996 issue of "The Catholic Faith". Published bi-monthly for 24.95 a year by Ignatius Press. To subscribe, call: 1-800-651-1531 or write: The Catholic Faith, P.O. Box 160, Snohomish, WA 98291-0160.

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Irondale, AL 35210


Beato Cesare De Bus Sacerdote


Cavallion, 3 febbraio 1544 - Avignone, 15 aprile 1607

Nacque a Cavaillon, nei pressi di Avignone, il 3 febbraio 1544. Era il settimo di tredici figli. Passò la gioventù tra gli ufficiali di Carlo III e la corte reale, lontano dalla pratica religiosa. La conversione avvenne nel 1575 anche grazie alla preghiera e alla penitenza di due umili persone: Antonietta Revillande e Luigi Guyot. Decisivo nel suo cambiamento il ruolo dei suoi direttori spirituali, prima il gesuita padre Piquet poi il vescovo diocesano che lo incaricò di predicare alla gente più umile e bisognosa. Nel 1582, trentottenne fu ordinato sacerdote assumendo il ruolo di canonico della cattedrale di Avignone. Nel 1592 intorno a lui si venne a formare una famiglia di sacerdoti e successivamente di suore. Era l’avvio della Congregazione maschile e femminile dei Dottrinari cui si dedicò anima e corpo. Gli ultimi anni della sua vita furono contrassegnati da gravi malattie tra cui la cecità. Morì ad Avignone il 15 aprile 1607, domenica di Pasqua. È stato beatificato da Palo VI il 27 aprile 1975. (Avvenire)

Etimologia: Cesare = nome di famiglia romana, assurto a dignità imperiale; grande, dall'etru

Martirologio Romano: Ad Avignone nella Provenza, in Francia, beato Cesare de Bus, sacerdote, che, convertitosi dalla vita mondana, si dedicò alla predicazione e alla catechesi e fondò la Congregazione dei Padri della Dottrina Cristiana, a cui diede la finalità di rendere gloria a Dio attraverso la formazione dei fedeli. 

Il Beato Cesare nasce il 3 febbraio 1544 a Cavallion, un paesino della Provenza, da una famiglia emigrata in Francia dall’Italia. Aveva passato la gioventù tra gli ufficiali dell’esercito di Carlo III, poi alla corte reale, e l’ambiente distolse l’animo del giovane ufficiale da ogni pratica religiosa e da ogni sentimento evangelico. La conversione avvenne nel 1575, dopo un travagliato cammino, segnato anche dalla preghiera e dalle penitenze di due umili persone: Antonietta Revillande e Luigi Guyot. La ricerca di un direttore spirituale, dapprima il gesuita Padre Piquet e poi il Vescovo di Cavillon, ravvivano in lui la fede imparata da sua madre e lo portarono, dopo quattro anni, al sacerdozio. L’incarico ricevuto dal Vescovo fu la predicazione alla gente più povera economicamente e culturalmente. Dai tuguri alle cattedrali per predicare alla gente e restaurare la fede e i costumi. Nel 1592 si viene a formare intorno a lui: padre, legislatore e moderatore, una famiglia di apostoli e successivamente di Suore; nasce la Congregazione maschile e femminile dei Dottrinari. Celebri i suoi testi catechistici a commento del catechismo del Concilio di Trento che sarà poi pubblicato col nome di Catechismo di S. Pio V e nel quale il De Bus tratta gli argomenti teologici primari visti sotto l’angolazione più efficace a secondo dell’età e della posizione dei discenti: la maggiore età, la media e la piccola. Dopo dieci anni di ministero sacerdotale viene colpito da totale cecità. Morì ad Avignone il 15 aprile 1607; la sua causa di beatificazione fu aperta dopo quattro anni dalla morte. 
La sua memoria liturgica è il 15 aprile. 

Così è descritto il Beato dal Papa nel messaggio alla gente convenuta nella piazza della Basilica Vaticana per la recita del Regina Coeli:

"Festa oggi per la Chiesa. Abbiamo proprio ora proclamato la beatificazione, come sapete, di Cesare De Bus, d’un uomo di mondo, d’un uomo d’armi, d’un uomo di lettere, che, “nel mezzo del cammin di nostra vita”, si fa prete e si dà tutto, con alcuni compagni, chiamati poi i Dottrinari, all’insegnamento del catechismo ai fanciulli e al popolo... ". 

Un elemento che colpisce nella vita di questo Beato e che lo colloca perfettamente nel tema dell’Anno Santo, è il cammino di conversione e di penitenza che rigenerò la sua vita. Anche Egli, come la Milleret, è un uomo che ha saputo trasmettere con un suo metodo quei valori di fede in un’epoca non facile, il dopo-concilio tridentino, ma è anche un uomo impegnato nel sociale e nell’educazione.


Ricordiamo del Beato la sua attività apostolica "tra le famiglie di campagna in casolari abbandonati, dove la miseria era regina, infermiere volontario negli ospedali che a quell’epoca sono in uno stato pietoso, ammorbati dal lezzo persistente dei malati, raccoglieva ogni sera i contadini per pregare in una cappella rustica fuori delle porte della città, a Santa Maria della Pietà".

Autore: Don Marco Grenci


Darricau Raymond, [compte-rendu], « Jean de Viguerie. Une œuvre d'éducation sous l'Ancien Régime : les Pères de la Doctrine chrétienne en France et en Italie, 1592-1792 »,