mercredi 28 décembre 2016

Sainte CATERINA VOLPICELLI, vierge et fondatrice de l'Institut des Servantes du Sacré-Coeur (l'Istituto delle Ancelle del Sacro Cuore di Gesù)


Sainte Catherine Volpicelli

Fondatrice des Servantes du Sacré Cœur (+ 1894)

Béatifiée le 29 avril 2001 par Jean-Paul II.

Canonisée par Benoît XVI le 26 avril 2009.

"Catherine Volpicelli, Fondatrice de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur, figure au nombre des 'apôtres des pauvres et des marginalisés' qui, au XIXe siècle, furent pour Naples un signe lumineux de la présence du Christ 'Bon Samaritain' qui secourt chaque homme blessé dans son corps et dans son esprit." 

Catherine Volpicelli (1839-1894) - biographie site du Vatican.

À Naples, en 1894, la bienheureuse Catherine Volpicelli, vierge. Dévouée sans trêve à l’assistance des pauvres et des malades, elle fonda l’Institut des Servantes du Sacré-Cœur et veilla à ce que la charité chrétienne se montrât toujours adaptée efficacement aux besoins de la société de son temps.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10844/Sainte-Catherine-Volpicelli.html

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE CINQ SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DE JEAN PAUL II

Dimanche 29 avril 2001

1. "Or, le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage" (Jn 21, 4). Vers l'aube, le Ressuscité apparut aux Apôtres, qui avaient passé une nuit de travail vain sur le Lac de Tibériade. L'évangéliste précise qu'au cours de cette nuit "ils ne prirent rien" (Jn 21, 3), et il ajoute qu'ils n'avaient rient à manger. A l'invitation de Jésus:  "Jetez le filet à droite du bateau et vous trouverez" (Jn 21, 6) ils obéirent sans hésiter. Ils répondirent avec promptitude et leur récompense fut grande, car ce filet, qui était resté vide pendant la nuit, "ils n'avaient plus la force de le tirer, tant il était plein de poissons" (Jn 21, 6).

Comment ne pas voir dans cet épisode, que saint Jean rapporte dans l'épilogue de son Evangile, un signe éloquent de ce que le Seigneur continue à accomplir dans l'Eglise et dans le coeur des croyants, qui ont en Lui une confiance sans limite? Les cinq serviteurs de Dieu, que j'ai aujourd'hui eu la joie d'élever aux honneurs des autels, sont des témoins singuliers du don extraordinaire que le Christ ressuscité accorde à chaque baptisé:  le don de la sainteté.

Bienheureux sont ceux qui font fructifier ce don mystérieux, en laissant l'Esprit Saint conformer leur existence au Christ mort et ressuscité! Bienheureux êtes-vous, vous qui, comme des astres lumineux, brillez aujourd'hui au firmament de l'Eglise:  Manuel González García, Evêque, Fondateur de la Congrégation des Missionnaires eucharistiques de Nazareth; Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, laïc; Marie-Anne Blondin, vierge, Fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Saint-Anne; Catherine Volpicelli, vierge, Fondatrice des Servantes du Sacré-Coeur; Catherine Cittadini, vierge, Fondatrice des Soeurs ursulines de Somasca.

Chacun de vous, en se consacrant au Christ, a fait de l'Evangile la règle de sa propre existence. Vous êtes ainsi devenus ses fidèles disciples, ayant puisé cette nouveauté de vie, qui a été inaugurée par le mystère de sa résurrection, à la source intarissable de son amour.

[en espagnol]

2. "Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre:  "C'est le Seigneur!"" (Jn 21, 7). Dans l'Evangile nous avons entendu, devant le miracle accompli, un disciple reconnaître Jésus. Les autres le feront eux aussi par la suite. Le passage évangélique, en nous présentant Jésus qui "vient, prend le pain et le leur donne" (Jn 21, 13), nous indique comment et quand nous pouvons rencontrer le Christ ressuscité:  dans l'Eucharistie, où Jésus est réellement présent sous les espèces du pain et du vin. Il serait triste que cette présence pleine d'amour du Seigneur, après autant de temps, ne soit pas encore connue de l'humanité.

Telle fut la grande passion du bienheureux Manuel González García, Evêque de Málaga, puis de Palencia. L'expérience vécue à Palomares del Río devant un Tabernacle abandonné le marqua pour toute sa vie, et il se consacra à partir de ce moment à diffuser la dévotion à l'Eucharistie, en proclamant la phrase qu'il désira ensuite comme épitaphe:  "Jésus est là! Il est là! Ne l'abandonnez pas!". Fondateur des Missionnaires eucharistiques de Nazareth, le bienheureux Manuel González est un modèle de foi eucharistique, dont l'exemple continue à parler à l'Eglise d'aujourd'hui.

3. "Aucun des disciples n'osaient lui demander:  "Qui es-tu?", sachant que c'était le Seigneur" (Jn 21, 12). Lorsque les disciples le reconnaissent sur les rives du Lac de Tibériade, leur foi dans le fait que le Christ est ressuscité et présent parmi les siens se renforce. L'Eglise, depuis des millénaires, ne se lasse pas d'annoncer et de répéter cette vérité fondamentale de la foi.

L'expérience du mystère pascal rend toutes les choses nouvelles, car comme nous l'avons chanté dans l'Annonce pascale:  "Il vainc le mal, lave les fautes, rend l'innocence aux pécheurs, la joie aux affligés". Cet esprit anima l'existence tout entière de Carlos Manuel Rodríguez Santiago, premier portoricain élevé à la gloire des autels. Le nouveau bienheureux, illuminé par la foi dans la résurrection, partageait avec chacun la profonde signification du Mystère pascal, en répétant souvent:  "Nous vivons pour cette nuit", la nuit de Pâques. Son apostolat fécond et généreux consista principalement à faire en sorte que l'Eglise de Porto Rico prenne conscience de ce grand événement de notre salut.

Carlos Manuel Rodríguez a mis en évidence l'appel universel à la sainteté pour tous les chrétiens et à quel point il est important que chaque baptisé réponde à celui-ci de façon consciente et responsable. Que son exemple aide toute l'Eglise de Porto Rico à être fidèle, en vivant avec une ferme cohérence les valeurs et les principes chrétiens reçus lors de l'évangélisation de l'île!

[en français]

4. Fondatrice des Soeurs de Sainte-Anne, Marie-Anne Blondin est le modèle d'une existence livrée à l'amour et traversée par le mystère pascal. Cette jeune paysanne canadienne proposera à son évêque de fonder une congrégation religieuse pour l'éducation des enfants pauvres des campagnes, afin de vaincre l'analphabétisme. Dans un grand esprit d'abandon à la Providence dont elle bénira "la conduite toute maternelle", elle acceptera humblement les décisions de l'Eglise et accomplira jusqu'à la mort d'humbles travaux pour le bien de ses Soeurs. Les épreuves n'altéreront jamais son grand amour pour le Christ et pour l'Eglise, ni son souci de former de véritables éducatrices de la jeunesse. Modèle d'une vie humble et cachée, Marie-Anne Blondin trouva sa force intérieure dans la contemplation de la Croix, nous montrant que la vie d'intimité avec le Christ est le plus sûr moyen de porter mystérieusement des fruits et d'accomplir la mission voulue par Dieu. Puisse son exemple donner aux religieuses de son Institut et à de nombreux jeunes le goût de servir Dieu et les hommes, en particulier la jeunesse, à laquelle il importe d'offrir les moyens d'un authentique développement spirituel, moral et intellectuel!

[en italien]

5. "Digne est l'Agneau égorgé de recevoir  [...]  l'honneur,  la  gloire  et  la louange" (Ap 5, 12). Ces paroles, tirées du Livre de l'Apocalypse et proclamées dans la seconde Lecture, s'adaptent également bien à l'expérience mystique de la bienheureuse Catherine Volpicelli. Dans sa vie, entièrement consacrée au coeur de l'Agneau immolé, trois aspects significatifs se détachent:  une profonde spiritualité eucharistique, une fidélité indéfectible à l'Eglise, une surprenante générosité apostolique.

L'Eucharistie, longtemps adorée et devenue le centre de sa vie au point qu'elle forma le voeu de victime expiatoire, fut pour elle une école d'obéissance docile et aimante à Dieu. Elle fut, dans le même temps, une source d'amour tendre et miséricordieux pour le prochain:  c'est dans les plus pauvres et les laissés-pour-compte qu'elle aimait son Seigneur, longtemps contemplé dans le Très Saint Sacrement.

C'est aussi de l'Eucharistie qu'elle sut tirer l'ardeur missionnaire qui la poussa à exprimer sa vocation dans l'Eglise, docilement soumise aux pasteurs et prophétiquement attentive à promouvoir le laïcat et de nouvelles formes de vie consacrée. Sans délimiter de zones d'action, ni donner origine à des institutions spécifiques, elle voulut, comme elle l'affirmait elle-même, trouver la solitude dans les occupations et un travail fécond dans la solitude. Elle fut la première "zélatrice" de l'Apostolat de la prière en Italie et elle laisse en héritage, en particulier aux Servantes du Sacré-Coeur, une singulière mission apostolique qui doit continuer à s'alimenter sans cesse à la source du Mystère eucharistique.

6. "Seigneur, tu sais que je t'aime" (Jn 21, 15; cf. vv. 16.17). La triple déclaration d'amour que, selon, la page de l'Evangile d'aujourd'hui, Pierre fait au Seigneur, nous conduit à penser à Catherine Cittadini. Au cours de son existence difficile, la nouvelle bienheureuse manifesta un amour sans limite pour le Seigneur. Sa profonde capacité d'aimer, soutenue par un grand équilibre affectif, est soulignée par ceux qui ont eu l'occasion de la connaître. Orpheline dès son plus jeune âge, elle devint elle-même une mère pleine d'amour pour les orphelines. Elle voulut que ses filles spirituelles soient des "mères" dans les écoles et au contact avec les enfants.

Catherine s'efforçait d'"être du Christ, pour conduire au Christ". Le secret fut également pour elle l'union avec l'Eucharistie. Elle recommandait à ses premières collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la prière et, surtout, un contact vital avec Jésus-Eucharistie. Cette consigne spirituelle est plus que jamais actuelle, également pour ceux qui sont appelés à être des maîtres dans la foi et qui veulent transmettre aux nouvelles générations, à une époque de grands changements sociaux, les valeurs de la culture chrétienne!

7. "Nous sommes témoins de ces choses, nous et l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent" (Ac 5, 32). Avec joie nous faisons nôtres les paroles tirées du Livre des Actes des Apôtres, qui ont résonné dans notre assemblée. Oui, nous sommes les témoins des prodiges que Dieu opère en ceux "qui lui obéissent".

Nous constatons la vérité de cette affirmation dans votre existence, ô nouveaux bienheureux que nous vénérons et invoquons à partir d'aujourd'hui comme intercesseurs. Votre fidélité héroïque à l'Evangile est la preuve de l'action féconde de l'Esprit Saint.

Aidez-nous à parcourir, à notre tour, le chemin de la sainteté, en particulier lorsque celui-ci devient difficile. Soutenez-nous pour conserver le regard tourné vers Celui qui nous a appelés. A votre voix, à celle de la Vierge Marie et de tous les saints, nous unissons également la nôtre pour chanter:  "A Celui qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau, la louange, l'honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles!" (Ap 5, 13). Amen!

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010429_beatification.html

CHAPELLE PAPALE
POUR LA CANONISATION DES BIENHEUREUX:

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)  

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Place Saint-Pierre

Dimanche, 26 avril 2009

Chers frères et sœurs,

En ce troisième dimanche du temps pascal, la liturgie place encore une fois au centre de notre attention le mystère du Christ ressuscité. Victorieux sur le mal et sur la mort, l'Auteur de la vie, qui s'est immolé en tant que victime d'expiation pour nos péchés, "continue à s'offrir pour nous et intercède comme notre avocat; sacrifié sur la croix, il ne meurt plus et, avec les signes de la passion, il vit immortel" (cf. Préface pascale 3). Laissons-nous intérieurement inonder par la lumière pascale qui émane de ce grand mystère, et avec le Psaume responsorial prions:  "Que resplendisse sur nous, Seigneur, la lumière de ton visage".

La lumière du visage du Christ ressuscité resplendit aujourd'hui sur nous, en particulier à travers les traits évangéliques des cinq bienheureux qui sont inscrits dans l'album des saints au cours de cette célébration:  Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Je m'unis volontiers à l'hommage que leur rendent les pèlerins, venus ici de divers pays, à qui j'adresse un salut cordial avec une grande affection. Les différents itinéraires humains et spirituels de ces nouveaux saints nous montrent le renouveau profond qu'accomplit dans le cœur de l'homme le mystère de la résurrection du Christ; un mystère fondamental qui oriente et guide toute l'histoire du salut. C'est donc à juste titre que l'Eglise nous invite toujours, et encore davantage en ce temps pascal, à tourner nos regards vers le Christ ressuscité, réellement présent dans le Sacrement de l'Eucharistie.

Dans la page évangélique, saint Luc rapporte l'une des apparitions de Jésus ressuscité (24, 35-48). Précisément au début du passage, l'évangéliste note que les deux disciples d'Emmaus, revenus en hâte à Jérusalem, racontèrent aux Onze comment ils l'avaient reconnu "quand il avait rompu le pain" (v. 35). Et pendant qu'ils racontaient l'expérience extraordinaire de leur rencontre avec le Seigneur, Celui-ci "lui-même était là au milieu d'eux" (v. 36). A cause de son apparition soudaine, les Apôtres furent frappés de stupeur et de crainte, au point que Jésus, pour les rassurer et vaincre toute réticence et doute, leur demande de le toucher - ce n'était pas un fantôme, mais un homme en chair et en os - et demanda ensuite quelque chose à manger. Encore une fois, comme cela avait eu lieu pour les deux pèlerins d'Emmaus, c'est à table, alors qu'il mange avec les siens, que le Christ ressuscité se manifeste aux disciples, les aidant à comprendre l'Ecriture et à relire les événements du salut à la lumière de la Pâque. "Il fallait que s'accomplisse - dit-il - tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes" (v. 44). Et il les invite à regarder vers l'avenir:  "la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations" (v. 47).

Chaque communauté revit cette même expérience dans la célébration eucharistique, en particulier la célébration dominicale. L'Eucharistie, le lieu privilégié où l'Eglise reconnaît "l'auteur de la vie" (cf. Ac 3, 15), est "la fraction du pain", comme elle est appelée dans les Actes des Apôtres. Dans celle-ci, grâce à la foi, nous entrons en communion avec le Christ, qui est "autel, victime et prêtre" (cf. Préface pascale 5) et qui est parmi nous. Nous nous rassemblons autour de Lui pour faire mémoire de ses paroles et des événements contenus dans l'Ecriture; nous revivons sa passion, sa mort et sa résurrection. En célébrant l'Eucharistie, nous communiquons avec le Christ, victime d'expiation, et nous puisons en Lui le pardon et la vie. Que serait notre vie de chrétiens sans l'Eucharistie? L'Eucharistie est l'héritage perpétuel et vivant que nous a laissé le Seigneur dans le Sacrement de son Corps et de son Sang, que nous devons constamment repenser et approfondir afin que, comme l'affirmait le vénéré Pape Paul vi, il puisse "imprimer son efficacité inépuisable sur tous les jours de notre vie mortelle" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Nourris par le pain eucharistique, les saints que nous vénérons aujourd'hui ont mené à bien leur mission d'amour évangélique dans les divers domaines où ils ont œuvré avec leurs charismes spécifiques.

Saint Arcangelo Tadini passait de longues heures en prière devant l'Eucharistie, lui qui, ayant toujours à l'esprit dans son ministère pastoral la personne humaine dans sa totalité, aidait ses paroissiens à croître humainement et spirituellement. Ce saint prêtre, ce saint curé, un homme entièrement donné à Dieu, prêt en chaque circonstance à se laisser guider par l'Esprit Saint, était dans le même temps disponible à accueillir les urgences du moment et à y trouver un remède. C'est pourquoi il prit de nombreuses initiatives concrètes et courageuses, comme l'organisation de la "Société ouvrière catholique du secours mutuel", la construction de la filature et de la maison d'accueil pour les ouvrières, ainsi que la fondation, en 1900, de la "Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth", dans le but d'évangéliser le monde du travail à travers le partage des fatigues, sur l'exemple de la Sainte Famille de Nazareth. Combien fut prophétique l'intuition de Don Tadini et combien son exemple reste actuel aujourd'hui aussi, à une époque de grave crise économique! Il nous rappelle que ce n'est qu'en cultivant une relation constante et profonde avec le Seigneur, en particulier dans le Sacrement de l'Eucharistie, que nous pouvons ensuite être en mesure d'apporter le ferment de l'Evangile dans les différentes activités de travail et dans chaque milieu de notre société.

Chez saint Bernardo Tolomei, initiateur d'un mouvement monastique bénédictin, ressort également l'amour pour la prière et pour le travail manuel. Son existence fut une existence eucharistique, entièrement consacrée à la contemplation, qui se traduisait en un humble service du prochain. En raison de son esprit d'humilité et d'accueil fraternel particulier, il fut réélu abbé par les moines vingt-sept années de suite, jusqu'à sa mort. En outre, pour assurer l'avenir de son œuvre, il obtint de Clément vi, le 21 janvier 1344, l'approbation pontificale de la nouvelle Congrégation bénédictine, dite de "S. Maria di Monte Oliveto". A l'occasion de la grande peste de 1348, il quitta la solitude de Monte Oliveto pour se rendre dans le monastère Saint-Benoît à Porta Tufi, à Sienne, afin d'assister ses moines frappés par le mal, et il mourut lui-même victime de la maladie comme un authentique martyr de la charité. De l'exemple de ce saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une charité également prête au sacrifice suprême.

"Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers lui" (Ps 4, 4). Ces paroles du Psaume responsorial expriment le secret de la vie du bienheureux Nuno de Santa María, héros et saint du Portugal. Les soixante-dix années de sa vie se déroulèrent pendant la deuxième moitié du xiv siècle et la première du xv siècle, qui virent ce pays consolider son indépendance de la Castille, puis s'étendre au-delà de l'océan - non sans un dessein particulier de Dieu -, en ouvrant de nouvelles routes qui devaient favoriser l'avènement de l'Evangile du Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Saint Nuno se sentait l'instrument de ce dessein supérieur et enrôlé dans la militia Christi c'est-à-dire dans le service de témoignage que chaque chrétien est appelé à rendre dans le monde. Ce qui le caractérisait était une intense vie de prière et la confiance absolue dans l'aide divine. Bien qu'il soit un excellent militaire et un grand chef, il ne permit jamais à ces dons naturels de prévaloir sur l'action suprême qui provient de Dieu. Saint Nuno s'efforçait de ne placer aucun obstacle à l'action de Dieu dans sa vie, en imitant la Sainte Vierge, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion et à laquelle il attribuait publiquement ses victoires. Au terme de sa vie, il se retira dans le couvent de carmes dont il avait ordonné la construction. Je suis heureux de présenter à toute l'Eglise cette figure exemplaire, en particulier en raison d'une vie de foi et de prière dans des situations en apparence défavorables, apportant la preuve que dans toute situation, même à caractère militaire et de conflit, il est possible d'agir et de mettre en œuvre les valeurs et les principes de la vie chrétienne, en particulier si celle-ci est placée au service du bien commun et de la gloire de Dieu.

Dès son enfance, sainte Gertrude Comensoli ressentit une attraction particulière pour Jésus. L'adoration du Christ eucharistique devint le but principal de sa vie, nous pourrions presque dire la condition habituelle de son existence. Ce fut en effet devant l'Eucharistie que sainte Gertrude comprit sa vocation et sa mission dans l'Eglise:  celle de se consacrer sans réserves à l'action apostolique et missionnaire, en particulier en faveur de la jeunesse. C'est ainsi que naquit, en obéissance au Pape Léon XIII, son Institut qui visait à traduire la "charité contemplée" en Christ eucharistique, en "charité vécue" en se consacrant à son prochain dans le besoin. Dans une société égarée et souvent blessée, comme la nôtre, à une jeunesse, comme celle de notre époque, à la recherche de valeurs et d'un sens à donner à sa propre existence, sainte Gertrude indique comme solide point de référence le Dieu qui, dans l'Eucharistie, s'est fait notre compagnon de voyage. Elle nous rappelle que "l'adoration doit prévaloir sur toutes les œuvres de charité" car c'est de l'amour pour le Christ mort et ressuscité, réellement présent dans le Sacrement eucharistique, que naît cette charité évangélique qui nous pousse à considérer tous les hommes comme nos frères.

Sainte Caterina Volpicelli fut également un témoin de l'amour divin, qui s'efforça d'"être du Christ, pour conduire au Christ" ceux qu'elle rencontra dans la ville de Naples à la fin du xix siècle, à une époque de crise spirituelle et sociale. Pour elle aussi, le secret fut l'Eucharistie. Elle recommandait à ses premières collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la prière et, surtout, le contact vital avec Jésus Eucharistie. Telle est également aujourd'hui la condition pour poursuivre l'œuvre et la mission qu'elle a commencées et laissées en héritage aux "Servantes du Sacré-Cœur". Pour être d'authentiques éducatrices de la foi, désireuses de transmettre aux nouvelles générations les valeurs de la culture chrétienne, il est indispensable, comme elle aimait à le répéter, de libérer Dieu des prisons dans lesquelles les hommes l'ont enfermé. Ce n'est en effet que dans le cœur du Christ que l'humanité peut trouver sa "demeure stable". Sainte Caterina montre à ses filles spirituelles et à nous tous, le chemin exigeant d'une conversion qui change le cœur à sa racine et qui se traduit en actions cohérentes avec l'Evangile. Il est ainsi possible de poser les bases pour construire une société ouverte à la justice et à la solidarité, en surmontant le déséquilibre économique et culturel qui continue à subsister dans une grande partie de notre monde.

Chers frères et sœurs, nous rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté, qui aujourd'hui resplendit dans l'Eglise avec une beauté singulière chez Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli. Laissons-nous attirer par leurs exemples, laissons-nous guider par leurs enseignements, afin que notre existence aussi devienne un cantique de louange à Dieu, sur les traces de Jésus, adoré avec foi dans le mystère eucharistique et servi avec générosité chez notre prochain. Que l'intercession maternelle de Marie, Reine des saints, et de ces cinq nouveaux lumineux exemples de sainteté, que nous vénérons aujourd'hui avec joie, nous permette de réaliser cette mission évangélique. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

CATHERINE VOLPICELLI

Fondatrice des Servantes du Sacré-Coeur, bienheureuse

(1839 - 1894)

Catherine Volpicelli, Fondatrice de la Congrégation des Servantes du Sacré-Coeur, figure au nombre des "apôtres des pauvres et des marginalisés" qui, au XIXe s., furent pour Naples un signe lumineux de la présence du Christ "Bon Samaritain" que secourt chaque homme blessé dans son corps et dans son esprit, versant sur ses plaies l'huile de la Consolation et le vin de l'espérance (cf. Missel Romain, 2, éd. Italienne, Rome 1983, Préface Commune VIII, page 375)

Née à Naples le 21 janvier 1839, Catherine eut au sein de sa famille, une famille de haute bourgeoisie, une formation humaine et religieuse conséquente. Sous l'encadrement éducatif de Saint Marcelin, et avec la direction sage de Margherite Salatino (future Cofondatrice, avec le Bienheureux Ludovic de Casoria, de la Congrégation des Soeurs Franciscaines Elisabethines Bigie), elle apprit les lettres, les langues et la musique, qui la distingue vraisemblablement des femmes de son époque.

Guidée par l'Esprit du Seigneur, qui lui révélait le projet de Dieu moyennant la collaboration des Sages et des Saints directeurs spirituels, Catherine, qui en effet pouvait rivaliser avec sa soeur et chercher à briller dans la société en fréquentant divers théâtres et spectacles de danse, renonça avec promptitude aux éphémères valeurs d'une vie élégante et exubérante, pour adhérer avec une généreuse décision à une vocation de perfection et de Sainteté.

La rencontre opportune avec le Bienheureux Ludovic de Casoria, le 19 Septembre 1854, à "Palma" à Naples, fut comme aimait à l'affirmer la bienheureuse elle-même: "un traité singulier de grâce prévenante, de charité et de prédilection au Sacré-Coeur amoureux des misères de sa servante". Le Bienheureux l'associa à l'ordre Franciscain Séculier et lui indiqua comme l'unique découverte de sa vie, le culte au Sacré-Coeur de Jésus, l'invitant à rester au milieu de la société, dans laquelle elle devait être "pêcheuse des âmes".

Soutenue par son confesseur, le Père Barnabite Léonard Matera, le 28 mai 1869 Catherine entra dans le groupe des adoratrices perpétuelles de Jésus Sacrement. Cependant elle en sortit précipitamment à cause de graves problèmes de santé.

Le dessein de Dieu sur Catherine était autre. Comme le lui avait bien prédit le Bienheureux Ludovic et le lui répétait souvent "Catherine, le Coeur de Jésus, c'est ton oeuvre'".

C'est aussi par l'entremise de son confesseur que Catherine Volpicelli découvre le feuillet mensuel de l'Apostolat de la Prière "Le Messager du Coeur de Jésus". Elle écrit alors au Père Henri Ramière, Directeur Général de l'Apostolat de la Prière en France et reçut de lui les explications détaillées de la naissante association, avec le diplôme de zélatrice, le premier parvenu en Italie. En juillet 1867, le Père Ramière visite la place "Largo Petrone alla Salute", à Naples, où Catherine rêvait d'établir le Siège de ses activités apostoliques "pour faire renaître dans les Coeurs, dans les familles et dans la société l'amour pour Jésus-Christ".

L'apostolat de la Prière sera le coeur de l'entier édifice spirituel de Catherine, qui la propulsera à cultiver son ardent amour pour l'Eucharistie et deviendra l'instrument d'une action pastorale aux dimensions du Coeur du Christ et donc ouverte à chaque homme, toujours au service de l'Eglise, des marginalisés et des souffrants.

Avec les premières Zélatrices, le 1er juillet 1874 Catherine fonda le nouvel Institut des "Servantes du Sacré-Coeur" d'abord approuvé par le Cardinal Archevêque de Naples, le Serviteur de Dieu "Siste Riario Sforza", et, ensuite, le 13 juin 1890, par le pape Léon XIII qui lui accorda "Le Décret de Louange".

Préoccupée de l'avenir de la Jeunesse, elle ouvrit une Ecole pour les orphelins dénommée "orfanatrofio delle "Margherite", fonda une bibliothèque circulante et institua l'Association des filles de Marie, avec le suivi sage de la Vénérable M. Rose Carafa Traetto (morte en 1890).

En un temps record, elle ouvrit d'autres maisons, à Naples (Palazzo Sansevero et près de l'Eglise de la Sagesse), à Ponticelli, où les Servantes du Sacré-Coeur se distinguent dans l'assistance des victimes du choléra en l884, à Minturno, à Meta di Sorrento et à Rome.

Le 16 mai 1884, le nouvel Archevêque de Naples, le Cardinal Julien Sanfelice, o.s.b. consacra le sanctuaire dédié au Sacré-Coeur de Jésus, que Catherine Volpicelli fit ériger à côté de la maison généralice de ses oeuvres , le destinant particulièrement à l'adoration réparatrice demandée par le Pape pour le soutien de l'Eglise, dans une période difficile pour la liberté religieuse et pour l'annonce de l'Evangile.

La participation de Catherine au premier Congrès Eucharistique National célébré à Naples en 1891, du 19 au 22 novembre, fut l'acte culminant de l'apostolat de la Fondatrice des Servantes du Sacré-Coeur. A cette occasion, elle offrit une riche exposition d'objets sacrés destinés aux Eglises pauvres, elle organisa l'Adoration eucharistique dans la cathédrale et fut l'animatrice de ce grand mouvement d'âmes qui se termina par l'impressionnante "confession et communion générale".

Catherine Volpicelli s'éteignit à Naples le 28 décembre 1894, offrant ainsi sa vie pour l'Eglise et pour le Saint Père.

La cause de béatification et de canonisation de l'insigne témoignage de la charité du Coeur du Christ, après l'instruction du Procès ordinaire pendant les années 1896-1902 à la Curie Ecclésiastique de Naples, fut officiellement introduite près la Sainte Congrégation des Rites le 11 janvier 1911.

Le 25 mars 1945 le Pape Pie XII en déclarant l'héroïcité des vertus, lui attribua le titre de Vénérable.

Le 28 juin 1999 le Pape Jean Paul II approuva la lecture du Décret de Béatification.

SOURCE : www.vatican.va et  http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20010429_volpicelli_fr.html

Santa Caterina Volpicelli

Saint Caterina Volpicelli

Also known as

Katarina Volpicelli

Memorial

28 December

22 January on some calendars

Profile

Born into an upper middle-class family, Caterina was well educated at the Royal Educational Institute of San Marcellino. Initially concerned with making a name for herself in society, in her teens Caterina felt drawn more and more to the spiritual life. Friend and spiritual student of Blessed Ludovico of Casoria, who led her to become a Franciscan tertiary. On 28 May 1859 Caterina joined the Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but developed serious health problems and left. Member of the Apostleship of Prayer. Founded the Institute of Handmaidens of the Sacred Heart on 1 July 1874, which received the approval of Pope Leo XIII on 13 June 1890. She opened the orphanage of the Margherites, founded a lending library, and with the help of Venerable Rosa Carafa Traetto, she set up the Association of the Daughters of Mary.

Born

21 January 1839 in NaplesItaly

Died

28 December 1894 in NaplesItaly of natural causes

Venerated

25 March 1945 by Pope Pius XII (decree of heroic virtues)

Beatified

29 April 2001 by Pope John Paul II

Canonized

26 April 2009 by Pope Benedict XVI

Additional Information

The Holiness of the Church in the 19th Century

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Wikipedia

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

sites en français

La fête des prénoms

fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

Readings

She also knew how to draw from the Eucharist that missionary zeal that led her to express her vocation in the Church, submitting with docility to pastors, and [being] prophetically oriented to the promotion of the laity and new forms of consecrated life. Although not establishing operational centers or giving life to specific institutions, as she herself stated, she wanted to find solitude in activity, and fruitful work in solitude. – Pope John Paul II at the beatification of Saint Caterina

MLA Citation

“Saint Caterina Volpicelli“. CatholicSaints.Info. 30 June 2023. Web. 28 December 2025. <https://catholicsaints.info/saint-caterina-volpicelli/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-caterina-volpicelli/

The Holiness of the Church in the Nineteenth Century – Venerable Catharine Volpicelli

Entry

On 28 December 1894, the associate of Venerable Rosa Carafa di Traetto in founding the Congregation, Venerable Catharine Volpicelli, followed the Venerable Rosa to the grave. Father Louis of Casoria was assisted by the Venerable Catharine in the organization of the Servants of the Sacred Heart. Pius X authorized the inauguration of the process of her beatification on 11 January 1911.

MLA Citation

Father Constantine Kempf, S.J. “Venerable Catharine Volpicelli”. The Holiness of the Church in the Nineteenth Century1916. CatholicSaints.Info. 28 April 2022. Web. 28 December 2025. <https://catholicsaints.info/the-holiness-of-the-church-in-the-nineteenth-century-venerable-catharine-volpicelli/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/the-holiness-of-the-church-in-the-nineteenth-century-venerable-catharine-volpicelli/

BEATIFICATION OF 5 SERVANTS OF GOD 

HOMILY OF JOHN PAUL II

Sunday, 29 April 2001


1. "Just as the day was breaking, Jesus stood on the beach" (Jn 21: 4). At the crack of dawn, the Risen One appeared to the Apostles, who had just returned after a night of unsuccessful fishing on the lake of Tiberias. The Evangelist explains that on that night "they caught nothing" (Jn 21: 3) and adds that they had nothing to eat. They obeyed Jesus' invitation:  "Cast the net on the right side of the boat, and you will find some" (Jn 21: 6) without hesitation. Their response was prompt and their reward great, because all night long their net had been empty and now, "they were not able to haul it in for the great quantity of fish" (Jn 21: 6).

How can we not see in this episode, which St John mentions in the epilogue of his Gospel, an eloquent sign of what the Lord continues to do in the Church and in the hearts of believers who trust in him without reserve? The five Servants of God whom I have had the joy of raising to the honour of the altars today are special witnesses of the extraordinary gift which the risen Christ lavishes upon every baptized person:  the gift of holiness.

Blessed are those who make this mysterious gift fruitful, allowing the Holy Spirit to conform their lives to Christ who died and was raised! Blessed are you who shine today like bright stars in the firmament of the Church:  Manuel González García, Bishop, Founder of the Congregation of the Misioneras Eucarísticas de Nazaret; Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, layman; Marie Anne Blondin, virgin, foundress of the Congregation of the Sisters of St Anne; Caterina Volpicelli, virgin, foundress of the Servants of the Sacred Heart; Caterina Cittadini, virgin, foundress of the Ursuline Sisters of Somasca.

Each one of you, in promising yourselves to Christ, made the Gospel the your rule of life. Thus you became his faithful disciples, having drawn that newness of life, inaugurated by the mystery of the Resurrection, from the inexhaustible spring of his love.

2. "That disciple whom Jesus loved said to Peter, "It is the Lord' " (Jn 21: 7). In the Gospel we have heard that seeing the miracle worked, a disciple recognizes Jesus. The others will recognize him later. In presenting to us Jesus who "came and took the bread and gave it to them" (Jn 21: 13), the Gospel points out how and when we can meet the risen Christ:  in the Eucharist, where Jesus is truly present under the appearances of bread and wine. It would be sad if, after so long, the Saviour's loving presence were still to be unknown by humanity.

This was the great passion of the new blessed, Bl. Manuel González García, Bishop of Malaga and later of Palencia. His experience before a deserted tabernacle in Palomares del Río was to mark his whole life, and from that moment he dedicated himself to spreading devotion to the Eucharist, proclaiming the words he subsequently chose as his epitaph:  "Here is Jesus! He is here! Do not abandon him!" Bl. Manuel González, founder of the Misioneras Eucarísticas de Nazaret, is a model of Eucharistic faith whose example continues to speak to the Church today.

3. "None of the disciples dared ask him, "Who are you?'. They knew it was the Lord" (Jn 21: 12). When the disciples recognize him by the lake of Tiberias, their faith in Christ, risen and present among his disciples, is strengthened. For two millennia the Church has not tired of proclaiming and repeating this fundamental truth of faith.

The experience of the mystery of Easter renews all things, since as we sang in the Easter Proclamation:  "the power of this holy night dispels all evil, washes guilt away, restores lost innocence, brings mourners joy". This spirit animated the whole existence of Carlos Manuel Rodríguez Santiago, the first Puerto Rican to be raised to the glory of the altars. The new blessed, illumined by faith in the Resurrection, shared with everyone the profound meaning of the paschal mystery, repeating frequently:  "We live for this night", the Easter Vigil. His fruitful and generous apostolate chiefly consisted in the effort to help the Church in Puerto Rico to attain an awareness of this important event of our salvation.

Carlos Manuel Rodríguez emphasized the universal call to holiness for all Christians and the importance for all the baptized to respond to it in a conscious and responsible way. May his example help the whole Church of Puerto Rico to be faithful, living with great consistency the values and Christian principles received during the evangelization of the island.

4. Marie Anne Blondin, foundress of the Sisters of St Anne, is a model of a life given to love and inspired by Christ's death and resurrection. This young Canadian country woman proposed to her Bishop the foundation of a religious congregation for the education of poor children in rural areas, to overcome illiteracy. With a spirit of abandonment in Providence whose ways she blessed, she would humbly accept the Church's decisions and until her death did menial tasks for her sisters' good. Trials would never lessen her great love for Christ and for the Church, nor her concern to form true teachers of youth. The model of a humble and hidden life, Marie Anne Blondin drew her inner strength from contemplation of the Cross, showing us that a life of closeness to Christ is the surest way to bear fruit mysteriously and to accomplish the mission willed by God. May her example awaken in the religious of her Institute and in many young women an inclination to serve God and others, particularly youth, to whom it is important to offer the means for an authentic spiritual, moral and intellectual development!

5. "Worthy is the Lamb who was slain, to receive power and and wealth and wisdom and might and honour and glory and blessing!" (Rv 5: 12). These words taken from the Book of Revelation and proclaimed in the Second Reading can also be fittingly applied to the mystical experience of Bl. Caterina Volpicelli. Three significant aspects stand out in her life, which was totally consecrated to the heart of the Lamb slain for our salvation:  a deep Eucharistic spirituality, an indomitable fidelity to the Church and a surprising apostolic generosity.

The Eucharist, which she adored for long hours and made the centre of her life, to the point of taking a vow as a victim of reparation, was a school of docile and loving obedience to God for her. At the same time it was a source of tender and merciful love for her neighbour; in the poorest and most marginalized she loved her Lord, contemplated at length in the Blessed Sacrament.

She was always able to find in the Eucharist the missionary fervour which impelled her to express her vocation in the Church with docility to her pastors and with prophetic intentions of promoting the laity and new forms of consecrated life. Without determining places for action or founding specific institutions, she wanted, as she herself said, to seek solitude in work and fruitful work in solitude. She was the first "messenger" of the Apostleship of Prayer in Italy, and left as a legacy, especially to the Ancelle del Sacro Cuore (Servants of the Sacred Heart), a unique apostolic mission which must continue to be ceaselessly nourished at the source of the Eucharistic mystery.

6. "Lord; you know that I love you" (Jn 21: 15; cf. vv. 16, 17). The threefold declaration of love which Peter makes to the Lord in today's Gospel passage, leads us to think of Caterina Cittadini. In her difficult life the new blessed showed indomitable love for the Lord. Her deep capacity for loving, sustained by great emotional balance, is emphasized by all those who had the opportunity to know her. Having been orphaned at a very early age, she made herself a loving mother to orphans. Moreover, she wanted her spiritual daughters, at the school and in their contact with the children, to be "mothers".

Caterina did her utmost to "be of Christ to bring people to Christ". For her too, the secret was union with the Eucharist. She recommended her first co-workers to foster an intense spiritual life and an especially vital contact with Jesus in the Eucharist. How very timely is her spiritual legacy for those who are called to be teachers of the faith and want to pass on the values of Christian culture to the new generations in this time of great social changes!

7. "We are witnesses to these things, and so is the Holy Spirit whom God has given to those who obey him" (Acts 5: 32). Let us joyfully make our own the words taken from the Acts of the Apostles which have rung out during the Mass. Yes, we are witnesses of the miracles that God works in those "who submit to him".

We find the truth of this affirmation in your life, O new blesseds, whom we are venerating today and invoke as intercessors. Your heroic fidelity to the Gospel is a proof of the Holy Spirit's fruitful action.

Help us in turn to take the path of holiness, especially when it becomes difficult. Steady us as we keep our gaze fixed on the One who has called us. Let us join our voices to those of the Virgin Mary and all the saints, to sing:  "To him who sits upon the throne and to the Lamb be blessing and honour and glory and might for ever and ever!" (Rv 5: 13). Amen!

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010429_beatification.html

HOLY MASS FOR THE CANONIZATION OF FIVE NEW SAINTS

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)


Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)

HOMILY OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI

St Peter's Square

Third Sunday of Easter, 26 April 2009

Dear Brothers and Sisters,

On this Third Sunday in the Easter Season, the liturgy once again focuses our attention on the mystery of the Risen Christ. Victorious over evil and over death, the Author of life who sacrificed himself as a victim of expiation for our sins, "is still our priest, our advocate who always pleads our cause. Christ is the victim who dies no more, the Lamb, once slain, who lives for ever" (Easter Preface III). Let us allow ourselves to be bathed in the radiance of Easter that shines from this great mystery and with the Responsorial Psalm let us pray: "O Lord, let the light of your countenance shine upon us".

The light of the face of the Risen Christ shines upon us today especially through the Gospel features of the five Blesseds who during this celebration are enrolled in the Roll of Saints: Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Álvares PereiraGeltrude Comensoli and Caterina Volpicelli. I willingly join in the homage that the pilgrims are paying to them, gathered here from various nations and to whom I address a cordial greeting with great affection. The various human and spiritual experiences of these new Saints show us the profound renewal that the mystery of Christ's Resurrection brings about in the human heart; it is a fundamental mystery that orients and guides the entire history of salvation. The Church therefore, especially in this Easter Season, rightly invites us to direct our gaze to the Risen Christ, who is really present in the Sacrament of the Eucharist.

In the Gospel passage, St Luke mentions one of the appearances of the Risen Jesus (24: 35-48). At the very beginning of the passage the Evangelist notes that the two disciples of Emmaus, who hurried back to Jerusalem, had told the Eleven how they recognized him in "the breaking of the bread" (v. 35). And while they were recounting the extraordinary experience of their encounter with the Lord, he "himself stood among them" (v. 36). His sudden appearance frightened the Apostles. They were fearful to the point that Jesus, in order to reassure them and to overcome every hesitation and doubt, asked them to touch him he was not a ghost but a man of flesh and bone and then asked them for something to eat. Once again, as had happened for the two at Emmaus, it is at table while eating with his own that the Risen Christ reveals himself to the disciples, helping them to understand the Scriptures and to reinterpret the events of salvation in the light of Easter. "Everything written about me", he says, "in the law of Moses and the Prophets and the Psalms must be fulfilled" (v. 44). And he invites them to look to the future: "repentance and forgiveness of sins [shall] be preached in his name to all nations" (cf. v. 47).

This very experience of repentance and forgiveness is relived in every community in the Eucharistic celebration, especially on Sundays. The Eucharist, the privileged place in which the Church recognizes "the Author of life" (Acts 3: 15) is "the breaking of the bread", as it is called in the Acts of the Apostles. In it, through faith, we enter into communion with Christ, who is "the priest, the altar, and the lamb of sacrifice" (cf. Preface for Easter, 5) and is among us. Let us gather round him to cherish the memory of his words and of the events contained in Scripture; let us relive his Passion, death and Resurrection. In celebrating the Eucharist we communicate with Christ, the victim of expiation, and from him we draw forgiveness and life. What would our lives as Christians be without the Eucharist? The Eucharist is the perpetual, living inheritance which the Lord has bequeathed to us in the Sacrament of his Body and his Blood and which we must constantly rethink and deepen so that, as venerable Pope Paul vi said, it may "impress its inexhaustible effectiveness on all the days of our earthly life" (Insegnamenti, V [1967], p. 779). Nourished with the Eucharistic Bread, the Saints we are venerating today brought their mission of evangelical love to completion with their own special charisms in the various areas in which they worked.

St Arcangelo Tadini spent long hours in prayer before the Eucharist. Always focusing his pastoral ministry on the totality of the human person, he encouraged the human and spiritual growth of his parishioners. This holy priest, this holy parish priest, a man who belonged entirely to God ready in every circumstance to let himself be guided by the Holy Spirit, was at the same time prepared to face the urgent needs of the moment and find a remedy for them. For this reason he undertook on many practical and courageous initiatives such as the organization of the "Catholic Workers Mutual Aid Association", the construction of a spinning mill and a residence for the workers and, in 1900, the foundation of the "Congregation of Worker Sisters of the Holy House of Nazareth" to evangelize the working world by sharing in the common efforts after the example of the Holy Family of Nazareth. How prophetic the charismatic intuition of Fr Tadini was and how timely his example remains today in an epoch of serious financial crisis! He reminds us that only by cultivating a constant and profound relationship with the Lord, especially in the Sacrament of the Eucharist, can we bring the Gospel leaven to the various fields of work and to every area of our society.

Love for prayer and for manual labour also distinguished St Bernardo Tolomei, the initiator of a unique Benedictine monastic movement. His was a Eucharistic life, entirely dedicated to contemplation, expressed in humble service to neighbour. Because of his rare spirit of humility and brotherly acceptance, he was re-elected abbot for 27 years, until his death. Moreover, in order to guarantee the future of his foundation, on 21 January 1344 he obtained from Clement vi papal approval of the new Benedictine Congregation called "Our Lady of Monte Oliveto". During the epidemic of the Black Death in 1348, he left the solitude of Monte Oliveto for the monastery of S. Benedetto at Porta Tufi, Siena, to attend to his monks stricken with the plague, and died, himself a victim, as an authentic martyr of love. The example of this Saint invites us to express our faith in a life dedicated to God in prayer and spent at the service of our neighbour, impelled by a love that is also ready to make the supreme sacrifice.

"Know that the Lord has set apart the godly for himself; the Lord hears when I call to him" (Ps 4: 3). These words of the Responsorial Psalm express the secret of the life of Bl. Nuno de Santa María, a hero and saint of Portugal. The 70 years of his life belong to the second half of the 14th century and the first half of the 15th, which saw this nation consolidate its independence from Castille and expand beyond the ocean not without a special plan of God opening new routes that were to favour the transit of Christ's Gospel to the ends of the earth. St Nuno felt he was an instrument of this lofty design and enrolled in the militia Christi, that is, in the service of witness that every Christian is called to bear in the world. He was characterized by an intense life of prayer and absolute trust in divine help. Although he was an excellent soldier and a great leader, he never permitted these personal talents to prevail over the supreme action that comes from God. St Nuno allowed no obstacle to come in the way of God's action in his life, imitating Our Lady, to whom he was deeply devoted and to whom he publicly attributed his victories. At the end of his life, he retired to the Carmelite convent whose building he had commissioned. I am glad to point this exemplary figure out to the whole Church particularly because he exercised his life of faith and prayer in contexts apparently unfavourable to it, as proof that in any situation, even military or in war time, it is possible to act and to put into practice the values and principles of Christian life, especially if they are placed at the service of the common good and the glory of God.

Since childhood, Geltrude Comensoli felt a special attraction for Jesus present in the Eucharist. Adoration of Christ in the Eucharist became the principal aim of her life, we could almost say the habitual condition of her existence. Indeed, it was in the presence of the Eucharist that St Geltrude realized what her vocation and mission in the Church was to be: to dedicate herself without reserve to apostolic and missionary action, especially for youth. Thus, in obedience to Pope Leo XIII, her Institute came into being which endeavoured to translate the "charity contemplated" in the Eucharistic Christ, into "charity lived", in dedication to one's needy neighbour. In a bewildered and all too often wounded society like ours, to a youth, like that of our day in search of values and a meaning for their lives, as a sound reference point St Geltrude points to God who, in the Eucharist, has made himself our travelling companion. She reminds us that "adoration must prevail over all the other charitable works", for it is from love for Christ who died and rose and who is really present in the Eucharistic Sacrament, that Gospel charity flows which impels us to see all human beings as our brothers and sisters.

St Caterina Volpicelli was also a witness of divine love. She strove "to belong to Christ in order to bring to Christ" those whom she met in Naples at the end of the 19th century, in a period of spiritual and social crisis. For her too the secret was the Eucharist. She recommended that her first collaborators cultivate an intense spiritual life in prayer and, especially, in vital contact with Jesus in the Eucharist. Today this is still the condition for continuing the work and mission which she began and which she bequeathed as a legacy to the "Servants of the Sacred Heart". In order to be authentic teachers of faith, desirous of passing on to the new generations the values of Christian culture, it is indispensable, as she liked to repeat, to release God from the prisons in which human beings have confined him. In fact, only in the Heart of Christ can humanity find its "permanent dwelling place". St Caterina shows to her spiritual daughters and to all of us the demanding journey of a conversion that radically changes the heart, and is expressed in actions consistent with the Gospel. It is thus possible to lay the foundations for building a society open to justice and solidarity, overcoming that economic and cultural imbalance which continues to exist in a large part of our planet.

Dear brothers and sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness that shines out in the Church with rare beauty today in Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Álvares PereiraGeltrude Comensoli and Caterina Volpicelli. Let us be attracted by their examples, let us be guided by their teachings, so that our existence too may become a hymn of praise to God, in the footsteps of Jesus, worshipped with faith in the mystery of the Eucharist and served generously in our neighbour. May the maternal intercession of Mary, Queen of Saints and of these five new luminous examples of holiness whom we venerate joyfully today, obtain for us that we may carry out this evangelical mission. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice VaticanaCopyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

Bl. Caterina Volpicelli

Birth: 1839

Death: 1894

Beatified: Pope John Paul II

As a teenager of Naples, Italy, Caterina Volpicelli was preoccupied with attending plays and ballets. But at the age of fifteen, she providentially met (Blessed) Father Ludovico da Casoria, who taught her to make devotion to the Sacred Heart of Jesus the one aim of her life. Under his guidance, she became a Third Order Franciscan. He advised her to use her social contacts to serve Christ as a “fisher of souls.” At the age of twenty, Caterina entered the Congregation of Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but her poor health soon forced her to leave. Nonetheless, she remained deeply devoted to the Eucharist, spending hour upon hour in adoration before the tabernacle. Having learned from her confessor about the French Sacred Heart apostolate known as the Apostleship of Prayer, Caterina discovered in this association what she needed for her spiritual life. It led her to found a new congregation, the Servants of the Sacred Heart, in fulfillment of her aspiration “to revive love for Jesus Christ in hearts, in families, and in society.” She died on December 28, 1894.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5965

Caterina Volpicelli (1839-1894)

Caterina Volpicelli was born into an upper middle-class Neapolitan family on 21 January 1839 from which she received a sound human and religious formation. She was taught literature, languages and music at the Royal Educational Institute of St Marcellino by Margherita Salatino (the future foundress, with Bl. Ludovico da Casoria, of the Franciscan Grey Sisters of St Elizabeth). She belongs to that array of "apostles of the poor and marginalized" who in 19th-century Naples were a sign of the presence of Christ, the Good Samaritan, who comes close to all who are injured in body and spirit.

Caterina had been trying to outshine her sister in society, frequently going to the theatre and the ballet, but prompted by the Lord's Spirit who revealed God's plan to her through the voice of wise and holy spiritual directors, she soon gave up the transient pleasures of an elegant and carefree life, to adhere with generous decision to a vocation of perfection and holiness.

Her chance meeting with Bl. Ludovico da Casoria on 19 September 1854 at La Palma, Naples, as she herself says, was "a rare stroke of prevenient grace, charity and favour from the Sacred Heart, delighted by the poverty of his servant". Bl. Ludovico led her to join the Third Order Franciscans and indicated to her the devotion to the Sacred Heart of Jesus as the one goal of her life, inviting her to remain in society to be a "fisher of souls". Guided by her confessor, the Barnabite Fr Leonardo Matera, on 28 May 1859 Caterina entered the Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but she soon left, for serious health reasons. Caterina's confessor showed her the monthly leaflet of the Apostleship of Prayer in France; from him she received detailed information about this new association with the diploma of Messenger, the first in Naples. In July 1867, Fr Ramière visited the palace of Largo Petrone in Naples, where Caterina was considering establishing her apostolic activities "to revive love for Jesus Christ in hearts, in families and in society". The Apostleship of Prayer would be the cornerstone of Caterina's whole spiritual edifice and would permit her to cultivate her ardent love of the Eucharist and her outreach to others.

With the first messengers, on 1 July 1874, Caterina founded the new institute of "Servants of the Sacred Heart", at first approved by the Cardinal Archbishop of Naples, the Servant of God Sisto Riario Sforza, and later, on 13 June 1890, by Pope Leo XIII who granted the new religious family the "Decree of praise".

Concerned about the lot of the young, she then opened the orphanage of the Margherites, founded a lending library and set up the Association of the Daughters of Mary, with the wise guidance of Venerable Mother Rosa Carafa Traetto (d. 1890).

She soon opened other houses: in Naples, in the Sansevero Palace and then at the La Sapienza Church in Ponticelli, where the Servants distinguished themselves in nursing cholera victims in 1884 and in Minturno, Meta di Sorrento and Rome. On 14 May 1884, the new Archbishop of Naples, Cardinal Guglielmo Sanfelice, osb, consecrated the Shrine dedicated to the Sacred Heart of Jesus which Caterina Volpicelli had had built next to the Mother House of her institutions. She built it specifically for adoration in reparation, as requested by the Pope, to support the Church in difficult times for religious freedom and Gospel proclamation. Caterina's participation in the first National Eucharistic Congress celebrated in Naples in 1891 (19-22 November), crowned the apostolate of the Foundress of the Servants of the Sacred Heart. Caterina Volpicelli died in Naples on 28 December 1894, offering her life for the Church and for the Holy Father.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/2009/ns_lit_doc_20090426_volpicelli_en.html

St. Caterina Volpicelli - Foundress Servants of the Sacred Heart

Caterina Volpicelli was born into an upper middle-class Neapolitan family on 21 January 1839 from which she received a sound human and religious formation. She was taught literature, languages and music at the Royal Educational Institute of St Marcellino by Margherita Salatino (the future foundress, with Bl. Ludovico da Casoria, of the Franciscan Grey Sisters of St Elizabeth). She belongs to that array of "apostles of the poor and marginalized" who in 19th-century Naples were a sign of the presence of Christ, the Good Samaritan, who comes close to all who are injured in body and spirit. Caterina had been trying to outshine her sister in society, frequently going to the theatre and the ballet, but prompted by the Lord's Spirit who revealed God's plan to her through the voice of wise and holy spiritual directors, she soon gave up the transient pleasures of an elegant and carefree life, to adhere with generous decision to a vocation of perfection and holiness.

Her chance meeting with Bl. Ludovico da Casoria on 19 September 1854 at La Palma, Naples, as she herself says, was "a rare stroke of prevenient grace, charity and favour from the Sacred Heart, delighted by the poverty of his servant". Bl. Ludovico led her to join the Third Order Franciscans and indicated to her the devotion to the Sacred Heart of Jesus as the one goal of her life, inviting her to remain in society to be a "fisher of souls". Guided by her confessor, the Barnabite Fr. Leonardo Matera, on 28 May 1859 Caterina entered the Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but she soon left, for serious health reasons. Caterina's confessor showed her the monthly leaflet of the Apostleship of Prayer in France; from him she received detailed information about this new association with the diploma of Messenger, the first in Naples. In July 1867, Fr. Ramiere visited the palace of Largo Petrone in Naples, where Caterina was considering establishing her apostolic activities "to revive love for Jesus Christ in hearts, in families and in society". The Apostleship of Prayer would be the cornerstone of Caterina’s whole spiritual edifice and would permit her to cultivate her ardent love of the Eucharist and her outreach to others.

With the first messengers, on 1 July 1874, Caterina founded the new institute of "Servants of the Sacred Heart", at first approved by the Cardinal Archbishop of Naples, the Servant of God Sisto Riario Sforza, and later, on 13 June 1890, by Pope Leo XIII who granted the new religious family the "Decree of praise".

Concerned about the lot of the young, she then opened the orphanage of the Margherites, founded a lending library and set up the Association of the Daughters of Mary, with the wise guidance of Venerable Mother Rosa Carafa Traetto (d. 1890).

She soon opened other houses: in Naples, in the Sansevero Palace and then at the La Sapienza Church in Ponticelli, where the Servants distinguished themselves in nursing cholera victims in 1884 and in Minturno, Meta di Sorrento and Rome. On 14 May 1884, the new Archbishop of Naples, Cardinal Guglielmo Sanfelice, osb, consecrated the Shrine dedicated to the Sacred Heart of Jesus which Caterina Volpicelli had had built next to the Mother House of her institutions. She built it specifically for adoration in reparation, as requested by the Pope, to support the Church in difficult times for religious freedom and Gospel proclamation. Caterina's participation in the first National Eucharistic Congress celebrated in Naples in 1891 (19-22 November), crowned the apostolate of the Foundress of the Servants of the Sacred Heart. Caterina Volpicelli died in Naples on 28 December 1894, offering her life for the Church and for the Holy Father.  She was canonized April 25, 2009 at Saint Peter's Square.

at Wednesday, November 17, 2010

SOURCE : http://theshepherdsvoiceofmercy.blogspot.ca/2010/11/st-caterina-volpicelli-foundress.html

Santa Caterina Volpicelli


Santa Caterina Volpicelli Vergine, Fondatrice

Festa: 28 dicembre

Napoli, 21 gennaio 1839 - 28 dicembre 1894

Nata a Napoli in una famiglia dell’alta borghesia, Caterina Volpicelli fu la prima zelatrice dell’Apostolato della Preghiera nella sua città. Colta e intelligente, fece della casa paterna un circolo dedito alla preghiera, alla diffusione della stampa cattolica e del culto al Sacro Cuore di Gesù. Sotto l’impulso dell’arcivescovo di Napoli, il cardinal Sisto Riario Sforza, fondò le Ancelle del Sacro Cuore di Gesù, impegnate nell’apostolato e nella santificazione delle anime. Morì a Napoli il 28 dicembre 1894, a 55 anni. Beatificata a Romail 29 aprile 2001,è stata canonizzata, sempre a Roma, il 26 aprile 2009. I suoi resti mortali sono venerati nel Santuario Diocesano del Sacro Cuore alla Salute, in largo Caterina Volpicelli 7 a Napoli.

Martirologio Romano: A Napoli, beata Caterina Volpicelli, vergine, che, tutta dedita all’assistenza dei poveri e dei malati, fondò l’Istituto delle Ancelle del Sacro Cuore, in cui cercò di fare sempre esprimere la carità cristiana in attività adeguate alle esigenze della società contemporanea.

Nacque a Napoli il 21 gennaio 1839, da una famiglia dell’alta borghesia. Educata in casa, secondo i sani valori della tradizione del Meridione d’Italia, passò poi a completare la sua formazione nel Real Collegiodi San Marcellino, avendo così un alto grado di cultura, cosa non comune per una donna del suo tempo.

Desiderando di poter raggiungere “l’intima unione con Dio” entrò a vent’anni nel monastero delle Adoratrici Perpetue, ma dovette lasciarlo dopo sei mesi, a causa della sua salute cagionevole. Il francescano padre Ludovico da Casoria “amico dell’anima sua” (canonizzato nel 2014) glielo aveva predetto, ripetendole: «Il Cuore di Gesù, o Caterina, questa è l’opera tua».

Nel 1864 venne a conoscenza dell’esistenza dell’associazione dell’“Apostolato della Preghiera”. A quel punto, la sua vita ebbe una svolta decisiva. Scrisse al padre Enrico Ramière, che in seguito incontrò personalmente e da cui ricevette tutte le informazioni per impiantare l’associazione a Napoli. Ottenne il diploma di zelatrice, la prima della città, e fece della propria casa un centro per l’espandersi dell’Apostolato della Preghiera.

Napoli è la patria di san Tommaso e di sant’Alfonso, i teologi dell’Eucaristia, che hanno segnato la pietà popolare e nel cui solco si colloca anche l’amore di Caterina Volpicelli per il Santissimo Sacramento. È l’Eucaristia la sorgente del suo convinto servizio alla Chiesa, che lei considera Corpo Mistico di Cristo. Venera quindi i Pastori con devozione filiale e eroica umiltà, accettando da loro ogni sorta di prova che richiedono.

Del suo circolo di preghiera entrò a far parte anche un avvocato, Bartolo Longo, uscito da una grave crisi religiosa che l’aveva portato ad avvicinarsi allo spiritismo. Improvvisamente, e per un certo tempo, lui che era così assiduo a quegli incontri prese a non venirci. Un’amica della Volpicelli, la contessa Marianna Farnararo vedova De Fusco, s’interessò al suo caso e mandò una sua domestica a controllare: in effetti, era ammalato e non mangiava da giorni, a causa dell’assenza della proprietaria della pensione dove alloggiava. Venne quindi deciso che fosse ospitato da Caterina, mentre avrebbe mangiato a casa della contessa.

Un giorno lei gli fece una proposta lavorativa: doveva occuparsi dell’amministrazione di alcuni suoi possedimenti agricoli, situati in una località detta Valle di Pompei. Fu in quel luogo che l’avvocato divenne propagatore della preghiera del Rosario e fondò, in onore della Vergine Maria, un santuario e le annesse opere di carità (è Beato dal 1980).

Lasciata la casa paterna, Caterina fissò la sua dimora e la sede delle sue opere in largo Petrone alla Salute (attuale largo Caterina Volpicelli) dove in seguito, grazie all’aiuto del cardinale arcivescovo Sisto Riario Sforza e per la presenza di gesuiti insigni, di padre Ludovico da Casoria, per la predicazione quasi ininterrotta di esercizi spirituali, divenne un vivissimo centro di spiritualità.

Sotto l’invito del Cardinale, Caterina fondò l’Istituto delle Ancelle del Sacro Cuore che, contrariamente agli Ordini religiosi femminili dell’epoca, dediti soprattutto alla contemplazione e alle opere assistenziali, sorse per l’apostolato e la santificazione delle anime. L’Istituto ebbe dall’origine tre rami, uno religioso (le cui aderenti non portavano un abito definito) e due laicali. Queste particolarità, insieme allo studio della teologia e al servizio alla Chiesa in spirito d’apostolato, sono tutte specifiche che anticipano quasi un secolo prima le novità del Concilio Ecumenico Vaticano II.

Il 14 maggio 1884 il nuovo arcivescovo di Napoli, Guglielmo Sanfelice, consacrò il Santuario dedicato al Sacro Cuore,adiacente alla Casa Madre.

Il 21 novembre 1891 si celebrò a Napoli il primo Congresso Eucaristico Nazionale, che vide Caterina e le sue consorelle impegnate nell’organizzazione delle Adorazioni in Cattedrale, nella preparazione alla confessione e Comunione generale e nella gestione degli arredi sacri.

Il 28 dicembre 1894 Caterina Volpicelli morì a Napoli, a soli 55 anni.

San Giovanni Paolo II l’ha proclamata Beata in piazza San Pietro il 29 aprile 2001, mentre papa Benedetto XVI l’ha canonizzata, sempre a Roma, il 26 aprile 2009. Si è quindi avverato l’auspicio del suo primo biografo,monsignor Michele Jetti:«Napoli abbia presto, al pari delle fortunate città di Alessandria, Siena, Genova e Bologna, la sua santa Caterina».

Autore: Antonio Borrelli

Uno dei suoi insegnamenti è: «La gioia è l’atto più bello di fede» e tale è la sua umiltà da firmarsi “Sorella Niente”. Caterina Volpicelli nasce a Napoli nel 1839 in una famiglia dell’alta borghesia. Trascorre con i suoi genitori un’infanzia gioiosa e riceve una formazione ispirata ai valori cristiani. Studia, cosa rara per una ragazza a quei tempi e frequenta una scuola di prestigio, il Reale Educandato di San Marcellino. Caterina è bella, intelligente, ha grande fascino, suona il pianoforte, conosce le lingue straniere e apprezza il lusso che il suo rango può permettersi: sfoggia abiti costosi, partecipa a feste danzanti, va a teatro e, vanitosa, rivaleggia con la sorella.

Crescendo la giovane napoletana si sente chiamata alla vita religiosa. Nel 1854 il francescano San Ludovico da Casoria la fa aderire al Terz’Ordine Francescano e la esorta a divulgare il culto per il Sacro Cuore di Gesù. Disapprovata dalla famiglia, Caterina entra in convento. Torna in famiglia, rinuncia al benessere materiale e matura il desiderio di essere utile agli ultimi nella Napoli dell’Ottocento dove miseria, analfabetismo e malattie imperversano. Si reca in ospedale e nei tuguri umidi e privi di luce ad aiutare i bisognosi, ai quali regala denaro, cibo e vestiti, con il sorriso.

Incoraggiata, poi, dal Cardinale Sisto Riario Sforza, nel 1874 fonda le Ancelle del Sacro Cuore che si dedicano alla preghiera, a diffondere il Vangelo e ad assistere indigenti e malati. Le sue “Ancelle” non indossano una divisa. Per Caterina non è l’uniforme che può qualificare le opere di apostolato: è più importante essere scrupolose, caritatevoli, amorevoli, adoperarsi per una società più solidale, dove il divario tra ricchi e poveri possa essere superato. La Congregazione (oggi presente in Italia e all’estero) viene suddivisa in Ancelle: nubili, vivono insieme, pregano e svolgono la loro missione tra poveri e ammalati; Piccole Ancelle: aspettano di diventare ancelle; Aggregate: coniugate e madri.

Caterina fa erigere il Santuario delle Ancelle del Sacro Cuore. Istituisce l’orfanotrofio delle Margherite. Organizza una biblioteca circolante, corsi per insegnare a leggere e scrivere, catechismo per bambini e adulti e, durante lo scoppio del colera che nel 1884 infierì su Napoli, un lazzaretto e cucine gratuite per i poveri. Significativa la collaborazione con la contessa Marianna Farnararo De Fusco, assieme alla quale contribuisce alla conversione del Beato Bartolo Longo, fondatore del Santuario Madonna di Pompei. Caterina Volpicelli Muore nel 1894 a Napoli dove il suo corpo riposa. Nel 2009 viene proclamata santa da papa Benedetto XVI Joseph Ratzinger.

Autore: Mariella Lentini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90246

CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI CINQUE SERVI DI DIO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 29 aprile 2001


1. "Quando già era l'alba Gesù si presentò sulla riva" (Gv 21,4). Sul far del mattino, il Risorto apparve agli Apostoli, reduci da una nottata di vano lavoro sul Lago di Tiberiade. L'evangelista precisa che in quella notte "non presero nulla" (Gv 21,3), e aggiunge che niente avevano da mangiare. All'invito di Gesù: "Gettate la rete dalla parte destra della barca e troverete" (Gv 21,6) essi ubbidirono senza esitare. Pronta fu la loro risposta e grande la ricompensa, perché quella rete, rimasta vuota la notte, poi "non potevano più tirarla su per la gran quantità di pesci" (Gv 21,6).

Come non vedere in questo episodio, che san Giovanni riferisce nell'epilogo del suo Vangelo, un segno eloquente di ciò che il Signore continua a compiere nella Chiesa e nel cuore dei credenti, che confidano senza riserve in Lui? I cinque Servi di Dio, che oggi ho avuto la gioia di innalzare agli onori degli altari, sono singolari testimoni dello straordinario dono che il Cristo risorto elargisce a ogni battezzato: il dono della santità.

Beati sono coloro che fanno fruttificare questo misterioso dono, lasciando che lo Spirito Santo conformi la loro esistenza a Cristo morto e risorto! Beati siete voi che, come astri luminosi, brillate oggi nel firmamento della Chiesa: Manuel González García, Vescovo, Fondatore della Congregazione delle Missionarie Eucaristiche di Nazareth; Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, laico; Maria Anna Blondin, Vergine, Fondatrice della Congregazione delle Suore di Sant'Anna; Caterina Volpicelli, Vergine, Fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore; Caterina Cittadini, Vergine, Fondatrice delle Suore Orsoline di Somasca.

Ognuno di voi, votandosi a Cristo, ha fatto del Vangelo la regola della propria esistenza. Siete così divenuti suoi fedeli discepoli, avendo attinto quella novità di vita, che è stata inaugurata dal mistero della sua risurrezione, alla sorgente inesauribile del suo amore.

2. "Quel discepolo che Gesù amava disse a Pietro:  "È il Signore!"" (Gv 21, 7). Nel Vangelo abbiamo ascoltato, dinanzi al miracolo compiuto, un discepolo riconoscere Gesù. Anche gli altri lo faranno in seguito. Il passaggio evangelico, nel presentarci Gesù che "si avvicinò, prese il pane e lo diede a loro" (Gv 21, 13), ci indica come e quando possiamo incontrare Cristo risorto:  nell'Eucaristia, dove Gesù è realmente presente sotto le specie del pane e del vino. Sarebbe triste se questa presenza amorosa del Salvatore, dopo tanto tempo, fosse ancora disconosciuta dall'umanità.

Fu questa la grande passione del nuovo beato Manuel González García, Vescovo di Málaga e poi di Palencia. L'esperienza vissuta a Palomares del Río di fronte a un tabernacolo abbandonato lo segnò per tutta la vita, per cui da allora decise di diffondere la devozione all'Eucaristia, proclamando la frase che poi volle che fosse il suo epitaffio:  "Qui sta Gesù! Sta qui! Non lasciatelo abbandonato!". Fondatore delle Missionarie Eucaristiche di Nazareth, il beato Manuel González è un modello di fede eucaristica, il cui esempio continua a parlare alla Chiesa di oggi.

3. "E nessuno dei discepoli osava domandargli:  "Chi sei?", poiché sapevano bene che era il Signore" (Gv 21, 12). Quando i discepoli lo riconoscono sulle rive del lago di Tiberiade, si rafforza la loro fede nel fatto che Cristo è risorto ed è presente in mezzo ai suoi. La Chiesa, da millenni, non si stanca di annunciare e di ripetere questa verità fondamentale della fede.

L'esperienza del mistero pasquale rende nuove tutte le cose, poiché, come abbiamo cantato nell'Annunzio pasquale:  "Sconfigge il male, lava le colpe, restituisce l'innocenza ai peccatori, la gioia agli afflitti". Questo spirito animò l'intera esistenza di Carlos Manuel Rodríguez Santiago, primo puertoricano elevato alla gloria degli altari. il nuovo beato, illuminato dalla fede nella resurrezione, condivideva con tutti il profondo significato del Mistero pasquale ripetendo spesso:  "Viviamo per quella notte", la notte di Pasqua. Il suo fecondo e generoso apostolato consistette principalmente nello sforzarsi affinché la Chiesa a Puerto Rico prendesse coscienza di questo grande evento della nostra salvezza.

Carlos Manuel Rodríguez ha messo in evidenza la chiamata universale alla santità per tutti i cristiani e quanto sia importante che ogni battezzato risponda ad essa in modo consapevole e responsabile. Che il suo esempio aiuti tutta la Chiesa a Puerto Rico a essere fedele, vivendo con salda coerenza i valori e i principi cristiani ricevuti nell'evangelizzazione dell'Isola!

4. Fondatrice delle Suore di sant'Anna, Marie-Anne Blondin è il modello di un'esistenza dedita all'amore e attraversata dal mistero pasquale. Questa giovane contadina canadese proporrà la suo Vescovo di fondare una congregazione religiosa per l'educazione dei bambini poveri delle campagne, al fine di vincere l'analfabetismo. Con un grande spirito di abbandono alla Provvidenza della quale benedirà "la condotta materna", accetterà umilmente le decisioni della Chiesa e svolgerà fino alla sua morte umili lavori per il bene delle sue sorelle. Le prove non altereranno mai il suo grande amore per Cristo e per la Chiesa, e neppure la sua preoccupazione di formare autentiche educatrici della gioventù. Modello di una vita umile e discreta, Marie-Anne Blondin trovò la sua forza interiore nella contemplazione della Croce, mostrandoci come la vita d'intimità con Cristo sia il mezzo più sicuro per recare misteriosamente dei frutti e per compiere la missione voluta da Dio. Possa il suo esempio suscitare nelle religiose del suo istituto e in numerosi giovani il piacere di servire Dio e gli uomini, in particolare la gioventù, alla quale è importante offrire i mezzi per un autentico sviluppo spirituale, morale e intellettuale!

5. "L'Agnello che fu immolato è degno di... onore, gloria e benedizione" (Ap 5,12). Queste parole, tratte dal Libro dell'Apocalisse e proclamate nella seconda Lettura, ben si addicono anche all'esperienza mistica della beata Caterina Volpicelli. Nella sua vita, tutta consacrata al cuore dell'Agnello immolato, risaltano tre aspetti significativi: una profonda spiritualità eucaristica, un'indomita fedeltà alla Chiesa, una sorprendente generosità apostolica.

L'Eucaristia, a lungo adorata e fatta centro della sua vita sino a formulare il voto di vittima espiatrice, fu per lei scuola di docile e amorosa obbedienza a Dio. Fu, al tempo stesso, sorgente di amore tenero e misericordioso per il prossimo: nei più poveri ed emarginati ella amava il suo Signore, a lungo contemplato nel Santissimo Sacramento.

Sempre dall'Eucaristia seppe trarre quell'ardore missionario che la spinse a esprimere la sua vocazione nella Chiesa, docilmente sottomessa ai Pastori e profeticamente intenta a promuovere il laicato e forme nuove di vita consacrata. Senza delimitare spazi operativi, né dare origine a istituzioni specifiche, volle, come lei stessa affermava, trovare la solitudine nelle occupazioni e un fecondo lavoro nella solitudine. Fu la prima "zelatrice" dell'Apostolato della Preghiera in Italia e lascia in eredità, specialmente alle Ancelle del Sacro Cuore, una singolare missione apostolica che deve continuare ad alimentarsi incessantemente alla fonte del Mistero eucaristico.

6. "Signore, tu lo sai che ti amo" (Gv 21,15; cfr vv. 16.17). La triplice dichiarazione di amore che, secondo l'odierna pagina evangelica, Pietro fa al Signore, ci porta a pensare a Caterina Cittadini. Nel corso della sua non facile esistenza, la nuova Beata manifestò un amore indomito per il Signore. Questa sua profonda capacità di amare, sostenuta da un grande equilibrio affettivo, viene posta in evidenza da quanti hanno avuto modo di conoscerla. Rimasta orfana fin dalla più tenera età, si fece lei stessa madre amorevole per le orfane. E "madri" volle fossero le sue figlie spirituali nella scuola e nel contatto con i fanciulli.

Caterina si sforzava di "essere di Cristo, per portare a Cristo". Il segreto fu anche per lei l'unione con l'Eucaristia. Alle sue prime collaboratrici raccomandava di coltivare un'intensa vita spirituale nella preghiera e, soprattutto, un contatto vitale con Gesù eucaristico. Quanto mai attuale è questa consegna spirituale anche per coloro che sono chiamati ad essere maestri nella fede e vogliono trasmettere alle nuove generazioni, in quest'epoca di grandi mutamenti sociali, i valori della cultura cristiana!

7. "Di questi fatti siamo testimoni noi e lo Spirito Santo, che Dio ha dato a coloro che si sottomettono a lui" (At 5,32). Facciamo nostre con gioia le parole tratte dal Libro degli Atti degli Apostoli, risuonate nella nostra assemblea. Sì, noi siamo testimoni dei prodigi che Dio opera in coloro "che si sottomettono a Lui".

Riscontriamo la verità di quest'affermazione nella vostra esistenza, o nuovi Beati che da quest'oggi veneriamo e invochiamo come intercessori. La vostra eroica fedeltà al Vangelo è prova dell'azione feconda dello Spirito Santo.

Aiutateci a percorrere, a nostra volta, il cammino della santità, specialmente quando esso si fa faticoso. Sosteneteci nel mantenere fisso lo sguardo su Colui che ci ha chiamati. Alla vostra voce, a quella della Vergine Maria e di tutti i Santi, uniamo anche la nostra per cantare: "A Colui che siede sul trono e all'Agnello lode, onore, gloria e potenza nei secoli dei secoli" (Ap 5,13). Amen!

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010429_beatification.html

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)  

OMELIA DEL SANTO PADRE BENEDETTO XVI

Sagrato della Basilica Vaticana

Domenica, 26 aprile 2009


Cari fratelli e sorelle,

in questa terza domenica del tempo pasquale, al centro della nostra attenzione la liturgia pone ancora una volta il mistero di Cristo risorto. Vittorioso sul male e sulla morte, l’Autore della vita, che si è immolato quale vittima di espiazione per i nostri peccati, “continua ad offrirsi per noi ed intercede come nostro avvocato; sacrificato sulla croce più non muore e con i segni della passione vive immortale” (cfr Prefazio pasquale 3). Lasciamoci interiormente inondare dal fulgore pasquale che promana da questo grande mistero, e con il Salmo responsoriale preghiamo: “Risplenda su di noi, Signore, la luce del tuo volto”.

La luce del volto di Cristo risorto risplende oggi su di noi particolarmente attraverso i tratti evangelici dei cinque Beati che in questa celebrazione vengono iscritti nell’albo dei Santi: Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Alvares PereiraGertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Mi unisco volentieri all’omaggio che a loro rendono i pellegrini, qui convenuti da varie nazioni, ai quali con grande affetto rivolgo un cordiale saluto. Le diverse vicende umane e spirituali di questi nuovi Santi stanno a mostrarci il rinnovamento profondo che nel cuore dell’uomo opera il mistero della risurrezione di Cristo; mistero fondamentale che orienta e guida tutta la storia della salvezza. Giustamente pertanto la Chiesa sempre, ed ancor più in questo tempo pasquale, ci invita a dirigere i nostri sguardi verso Cristo risorto, realmente presente nel Sacramento dell’Eucaristia.

Nella pagina evangelica, san Luca riferisce una delle apparizioni di Gesù risorto (24,35-48). Proprio all’inizio del brano, l’evangelista annota che i due discepoli di Emmaus, tornati in fretta a Gerusalemme, raccontarono agli Undici come lo avevano riconosciuto “nello spezzare il pane” (v. 35). E mentre essi stavano narrando la straordinaria esperienza del loro incontro con il Signore, Egli “in persona stette in mezzo a loro” (v. 36). A causa di questa sua improvvisa apparizione gli Apostoli restarono intimoriti e spaventati, al punto che Gesù, per rassicurarli e vincere ogni titubanza e dubbio, chiese loro di toccarlo – non era un fantasma, ma un uomo in carne ed ossa - e domandò poi qualcosa da mangiare. Ancora una volta, come era avvenuto per i due di Emmaus, è a tavola, mentre mangia con i suoi, che il Cristo risorto si manifesta ai discepoli, aiutandoli a comprendere le Scritture e a rileggere gli eventi della salvezza alla luce della Pasqua. “Bisogna che si compiano – egli dice – tutte le cose scritte su di me nella Legge di Mosè, nei Profeti e nei Salmi” (v. 44). E li invita a guardare al futuro: “nel suo nome saranno predicati a tutti i popoli la conversione e il perdono dei peccati” (v. 47).

Questa stessa esperienza, ogni comunità la rivive nella celebrazione eucaristica, specialmente in quella domenicale. L’Eucaristia, il luogo privilegiato in cui la Chiesa riconosce “l’autore della vita” (cfr At 3,15), è “la frazione del pane”, come viene chiamata negli Atti degli Apostoli. In essa, mediante la fede, entriamo in comunione con Cristo, che è “altare, vittima e sacerdote” (cfr Prefazio pasquale 5). Ci raduniamo intorno a Lui per far memoria delle sue parole e degli eventi contenuti nella Scrittura; riviviamo la sua passione, morte e risurrezione. Celebrando l’Eucaristia comunichiamo con Cristo, vittima di espiazione, e da Lui attingiamo perdono e vita. Cosa sarebbe la nostra vita di cristiani senza l’Eucaristia? L’Eucaristia è la perpetua e vivente eredità lasciataci dal Signore nel Sacramento del suo Corpo e del suo Sangue, che dobbiamo costantemente ripensare ed approfondire perché, come affermava il venerato Papa Paolo VI, possa “imprimere la sua inesauribile efficacia su tutti i giorni della nostra vita mortale” (Insegnamenti, V [1967], p. 779). Nutriti del Pane eucaristico, i santi che oggi veneriamo, hanno portato a compimento la loro missione di amore evangelico nei diversi campi, in cui hanno operato con i loro peculiari carismi.

Lunghe ore trascorreva in preghiera davanti all’Eucaristia sant’Arcangelo Tadini, che, avendo sempre di vista nel suo ministero pastorale la persona umana nella sua totalità, aiutava i suoi parrocchiani a crescere umanamente e spiritualmente. Questo santo sacerdote, uomo tutto di Dio, pronto in ogni circostanza a lasciarsi guidare dallo Spirito Santo, era allo stesso tempo disponibile a cogliere le urgenze del momento e a trovarvi rimedio. Assunse per questo non poche iniziative concrete e coraggiose, come l’organizzazione della “Società Operaia Cattolica di Mutuo Soccorso”, la costruzione della filanda e del convitto per le operaie e la fondazione, nel 1900, della “Congregazione delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth”, allo scopo di evangelizzare il mondo del lavoro attraverso la condivisione della fatica, sull’esempio della Santa Famiglia di Nazareth. Quanto profetica fu l’intuizione carismatica di Don Tadini e quanto attuale resta il suo esempio anche oggi, in un’epoca di grave crisi economica! Egli ci ricorda che solo coltivando un costante e profondo rapporto con il Signore, specialmente nel Sacramento dell’Eucaristia, possiamo poi essere in grado di recare il fermento del Vangelo nelle varie attività lavorative e in ogni ambito della nostra società.

Anche in san Bernardo Tolomei, iniziatore di un singolare movimento monastico benedettino, spicca l’amore per la preghiera e per il lavoro manuale. La sua fu un’esistenza eucaristica, tutta dedita alla contemplazione, che si traduceva in umile servizio del prossimo. Per il suo singolare spirito di umiltà e di accoglienza fraterna, fu dai monaci rieletto abate per ventisette anni consecutivi, fino alla morte. Inoltre, per assicurare l’avvenire della sua opera, egli ottenne da Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia della nuova Congregazione benedettina, detta di “S. Maria di Monte Oliveto”. In occasione della grande peste del 1348, lasciò la solitudine di Monte Oliveto per recarsi nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena, ad assistere i suoi monaci colpiti dal male, e morì egli stesso vittima del morbo come autentico martire della carità. Dall’esempio di questo Santo viene a noi l’invito a tradurre la nostra fede in una vita dedicata a Dio nella preghiera e spesa al servizio del prossimo sotto la spinta di una carità pronta anche al sacrificio supremo.

«Sabei que o Senhor me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo» (Sal 4,4). Estas palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se na segunda metade do século XIV [catorze] e primeira do século XV [quinze], que viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus –, abrindo novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélica, é possível actuar e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada ao serviço do bem comum e da glória de Deus.

Una particolare attrazione per Gesù presente nell’Eucaristia avvertì sin da bambina santa Gertrude Comensoli. L’adorazione del Cristo eucaristico diventò lo scopo principale della sua vita, potremmo quasi dire la condizione abituale della sua esistenza. Fu infatti davanti all’Eucarestia che santa Gertrude comprese la sua vocazione e missione nella Chiesa: quella di dedicarsi senza riserve all’azione apostolica e missionaria, specialmente a favore della gioventù. Nacque così, in obbedienza a Papa Leone XIII, il suo Istituto che mirava a tradurre la “carità contemplata” nel Cristo eucaristico, in “carità vissuta” nel dedicarsi al prossimo bisognoso. In una società smarrita e spesso ferita, come è la nostra, ad una gioventù, come quella dei nostri tempi, in cerca di valori e di un senso da dare al proprio esistere, santa Gertrude indica come saldo punto di riferimento il Dio che nell’Eucaristia si è fatto nostro compagno di viaggio. Ci ricorda che “l’adorazione deve prevalere sopra tutte le opere di carità” perché è dall’amore per Cristo morto e risorto, realmente presente nel Sacramento eucaristico, che scaturisce quella carità evangelica che ci spinge a considerare fratelli tutti gli uomini.

Testimone dell’amore divino fu anche santa Caterina Volpicelli, che si sforzò di “ essere di Cristo, per portare a Cristo” quanti ebbe ad incontrare nella Napoli di fine Ottocento, in un tempo di crisi spirituale e sociale. Anche per lei il segreto fu l’Eucaristia. Alle sue prime collaboratrici raccomandava di coltivare una intensa vita spirituale nella preghiera e, soprattutto, il contatto vitale con Gesù eucaristico. E’ questa anche oggi la condizione per proseguire l’opera e la missione da lei iniziate e lasciate in eredità alle “Ancelle del Sacro Cuore”. Per essere autentiche educatrici della fede, desiderose di trasmettere alle nuove generazioni i valori della cultura cristiana, è indispensabile, come amava ripetere, liberare Dio dalle prigioni in cui lo hanno confinato gli uomini. Solo infatti nel Cuore di Cristo l’umanità può trovare la sua ‘stabile dimora”. Santa Caterina mostra alle sue figlie spirituali e a tutti noi, il cammino esigente di una conversione che cambi in radice il cuore, e si traduca in azioni coerenti con il Vangelo. E’ possibile così porre le basi per costruire una società aperta alla giustizia e alla solidarietà, superando quello squilibrio economico e culturale che continua a sussistere in gran parte del nostro pianeta.

Cari fratelli e sorelle, rendiamo grazie al Signore per il dono della santità, che quest’oggi rifulge nella Chiesa con singolare bellezza in Arcangelo TadiniBernardo TolomeiNuno de Santa Maria Alvares PereiraGertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Lasciamoci attrarre dai loro esempi, lasciamoci guidare dai loro insegnamenti, perché anche la nostra esistenza diventi un cantico di lode a Dio, sulle orme di Gesù, adorato con fede nel mistero eucaristico e servito con generosità nel nostro prossimo. Ci ottenga di realizzare questa missione evangelica la materna intercessione di Maria, Regina dei Santi, e di questi nuovi cinque luminosi esempi di santità, che oggi con gioia veneriamo. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/it/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

Caterina Volpicelli

(1839-1894)

Beatificazione:

- 29 aprile 2001

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Canonizzazione:
- 26 aprile 2009

- Papa  Benedetto XVI

- Piazza San Pietro

 Celebrazione

Memoria Liturgica:

- 28 dicembre

Vergine, fondatrice della Congregazione delle Ancelle del Sacro Cuore, dedita all’assistenza dei poveri e dei malati, cercò di fare sempre esprimere la carità cristiana in attività adeguate alle esigenze della società contemporanea

“Essere di Cristo, per portare a Cristo”

Caterina Volpicelli fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore, appartiene alla schiera degli «apostoli dei poveri e degli emarginati», che, nel secolo XIX, furono per Napoli un luminoso segno della presenza del Cristo «buon samaritano» che viene accanto ad ogni uomo piagato nel corpo e nello spirito, per versare sulle sue ferite l’olio della consolazione e il vino della speranza (cf. Messale Romano, 2° ed. Italiana, Roma 1983, Prefazio comune VIII, pag. 375).

Nata a Napoli il 21/01/1839, Caterina ebbe nella sua famiglia, appartenente all’alta borghesia, una solida formazione umana e religiosa. Nel Reale Educandato di S. Marcellino, sotto la guida sapiente di Margherita Salatino (futura fondatrice, con il Beato Ludovico da Caloria, delle Suore Francescane Elisabettiane Bigie), apprese le lettere, le lingue e la musica, cosa non frequente per una donna del suo tempo.

Guidata poi dallo Spirito del Signore, che le rivelava il progetto di Dio attraverso la voce di sapienti e santi Direttori spirituali, Caterina che intanto si accaniva a rivaleggiare con la sorella e a brillare nella società, frequentando teatri e spettacoli di danze, rinunciò con prontezza agli effimeri valori di una vita elegante e spensierata, per aderire con generosa decisione ad una vocazione di perfezione e di santità.

L’incontro occasionale con il Beato Ludovico da Caloria, il 19 settembre 1854, a «La Palma» in Napoli, fu, come affermò la stessa Beata «un tratto singolare di grazia preveniente, di carità e di predilezione del Sacro Cuore innamorato delle miserie della sua Serva». Il Beato l’associò all’Ordine Francescano Secolare e le indicò, come unico scopo della sua vita, il culto del Sacro Cuore di Gesù, invitandola a restare in mezzo alla società, nella quale doveva essere «pescatrice di anime».

Guidata poi dal suo confessore, il barnabita P. Leonardo Matera, il 28/05/1859 Caterina entrò tra le Adoratrici perpetue di Gesù Sacramentato, uscendone però ben presto, per gravi motivi di salute.

Altro era il disegno di Dio su Caterina. Lo aveva ben intuito il Beato Ludovico che spesso le ripeteva: «Il Cuore di Gesù, o Caterina, questa è l’opera tua!».

Su indicazione del suo confessore, la Volpicelli, conosce il foglio mensile dell’Apostolato della Preghiera in Francia, ricevendo da lui notizie dettagliate della nascente Associazione, con il diploma di Zelatrice, il primo giunto a Napoli. Nel luglio del 1867, P. Ramiére visita il palazzo di Largo Petrone alla Salute, in Napoli, dove Caterina sta meditando di stabilire la sede delle sue attività apostoliche «per far rinascere nei cuori, nelle famiglie e nella società l’amore per Gesù Cristo».

L’Apostolato della Preghiera sarà il cardine dell’intero edificio spirituale di Caterina, che le consentirà di coltivare il suo ardente amore per l’Eucaristia e diventerà lo strumento di un’azione pastorale avente le dimensioni del Cuore di Cristo e perciò aperta ad ogni uomo, sempre a servizio della Chiesa, degli ultimi e dei sofferenti.

Con le prime zelatrici, il 1° luglio 1874 Caterina fonda il nuovo Istituto delle «Ancelle del Sacro Cuore», approvato in primo tempo dal Cardinale Arcivescovo di Napoli, il Servo di Dio Sisto Riario Sforza, e in seguito, il 13 giugno 1890, da Papa Leone XIII, che accorda alla nuova Famiglia religiosa il «Decreto di lode».

Premurosa delle sorti della gioventù, aprì poi l’orfanatrofio delle «Margherite», fondò una biblioteca circolante e istituì l’Associazione delle Figlie di Maria, con la saggia guida della Venerabile M. Rosa Carafa Traetto (†1890).

In breve tempo aprì altre case: a Napoli nel Palazzo Sansevero e poi presso la Chiesa della Sapienza, a Ponticelli, dove le Ancelle si distinsero nell’assistenza alle vittime del colera del 1884, a Minturno, a Meta di Sorrento e a Roma.

Il 14 Maggio 1884 il nuovo Arcivescovo di Napoli, Cardinale Guglielmo Sanfelice, O.S.B., consacrò il Santuario dedicato al Sacro Cuore di Gesù, che la Volpicelli aveva fatto erigere accanto alla Casa Madre, destinandolo particolarmente all’adorazione riparatrice chiesta dal Papa per il sostegno della Chiesa, in un’epoca difficile per la libertà religiosa e per l’annunzio del Vangelo.

La partecipazione di Caterina al Primo Congresso Eucaristico Nazionale celebratosi a Napoli nel 1891 (19-22 novembre), fu l’atto culminante dell’apostolato della fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore; in quell’occasione allestì una ricca esposizione di arredi sacri, destinati alle chiese povere, organizzò l’adorazione Eucaristica nella cattedrale e fu l’animatrice di quel gran movimento di anime che sfociò nell’impressionante «Confessione e Comunione generale».

Caterina Volpicelli si spense a Napoli il 28 dicembre 1894 offrendo la sua vita per la Chiesa e per il Santo Padre.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/caterina-volpicelli.html

CATERINA VOLPICELLI (1839 - 1894)  

Fondatrice delle Ancelle del S. Cuore

Caterina Volpicelli, Fondatrice delle Ancelle del S. Cuore, appartiene alla schiera degli "apostoli dei poveri e degli emarginati" che nel secolo XIX, furono per Napoli un luminoso segno della presenza del Cristo "buon Samaritano" che viene accanto ad ogni uomo piagato nel corpo e nello spirito, per versare sulle sue ferite l'olio della consolazione e il vino della speranza (cfr. Messale Romano, 2 ed. Italiana, Roma 1983, Prefazio comune VIII, pag. 375).

Nata a Napoli il 21 gennaio 1839, Caterina ebbe nella sua famiglia, appartenente all'alta borghesia, una solida formazione umana e religiosa. Nel Reale Educandato di S. Marcellino, sotto la guida sapiente di Margherita Salatino (futura fondatrice, con il Beato Ludovico da Casoria, delle Suore Francescane Elisabettine Bigie), apprese le lettere, le lingue e la musica, cosa non frequente per una donna del suo tempo.

Guidata poi dallo Spirito del Signore, che le rivelava il progetto di Dio attraverso la voce di sapienti e santi Direttori spirituali, Caterina che intanto si accaniva a rivaleggiare con la sorella e a brillare nella società, frequentando teatri e spettacoli di danze, rinunciò con prontezza agli effimeri valori di una vita elegante e spensierata, per aderire con generosa decisione ad una vocazione di perfezione e di santità.

L'incontro occasionale con il Beato Ludovico da Casoria, il 19 settembre 1854, a "La Palma" in Napoli, fu, come affermò la stessa Beata "un tratto singolare di grazia preveniente, di carità e di predilezione del S. Cuore innamorato delle miserie della sua Serva". Il Beato l'associò all'Ordine Francescano Secolare e le indicò, come unico scopo della sua vita, il culto del S. Cuore di Gesù, invitandola a restare in mezzo alla società, nella quale doveva essere "pescatrice di anime".

Guidata poi dal suo confessore, il barnabita P. Leonardo Matera, il 28 maggio 1859 Caterina entrò tra le Adoratrici perpetue di Gesù Sacramentato, uscendone però ben presto, per gravi motivi di salute.

Altro era il disegno di Dio su Caterina. Lo aveva ben intuito il Beato Ludovico che spesso le ripeteva: "Il Cuore di Gesù, o Caterina, questa è l'opera tua!"

Su indicazione del suo confessore, la Volpicelli, conosce il foglio mensile dell'Apostolato della Preghiera in Francia, ricevendo da lui notizie dettagliate della nascente Associazione, con il diploma di Zelatrice, il primo giunto a Napoli. Nel luglio del 1867, P. Ramiere visita il palazzo di Largo Petrone alla salute, in Napoli, dove Caterina sta meditando di stabilire la sede delle sue attività apostoliche "per far rinascere nei cuori, nelle famiglie e nella società l'amore per Gesù Cristo".

L'Apostolato della Preghiera sarà il cardine dell'intero edificio spirituale di Caterina, che le consentirà di coltivare il suo ardente amore per l'Eucaristia e diventerà lo strumento di un'azione pastorale avente le dimensioni del Cuore di Cristo e perciò aperta ad ogni uomo, sempre a servizio della Chiesa, degli ultimi e dei sofferenti.

Con le prime zelatrici, il 1° luglio 1874 Caterina fonda il nuovo Istituto delle "Ancelle del S. Cuore", approvato in primo tempo dal Cardinale Arcivescovo di Napoli, il Servo di Dio Sisto Riario Sforza, e in seguito, il 13 giugno 1890, da Papa Leone XIII che accorda alla nuova Famiglia religiosa il "Decreto di lode".

Premurosa delle sorti della gioventù, aprì poi l'orfanotrofio delle "Margherite", fondò una biblioteca circolante e istituì l'Associazione delle Figlie di Maria, con la saggia guida della Venerabile M. Rosa Carafa Traetto (+ 1890).

In breve tempo aprì altre case: a Napoli nel Palazzo Sansevero e poi presso la Chiesa della Sapienza, a Ponticelli, dove le Ancelle si distinsero nell'assistenza alle vittime del colera del 1884, a Minturno, a Meta di Sorrento e a Roma.

Il 14 Maggio 1884, il nuovo Arcivescovo di Napoli, Cardinale Guglielmo Sanfelice, OSB, consacrò il Santuario dedicato al Sacro Cuore di Gesù, che la Volpicelli aveva fatto erigere accanto alla Casa Madre delle sue opere, destinandolo particolarmente all'adorazione riparatrice chiesta dal Papa per il sostegno della Chiesa, in un'epoca difficile per la libertà religiosa e per l'annunzio del Vangelo.

La partecipazione della Caterina al primo Congresso Eucaristico Nazionale celebratosi a Napoli nel 1891 (19-22 novembre), fu l'atto culminante dell'apostolato della Fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore: in quell'occasione allestì una ricca esposizione di arredi sacri, destinati alle chiese povere, organizzò l'adorazione Eucaristica nella cattedrale e fu l'animatrice di quel gran movimento di anime che sfociò nell'impressionante "Confessione e Comunione generale".

Caterina Volpicelli si spense a Napoli il 28 Dicembre 1894 offrendo la sua vita per la Chiesa e per il Santo Padre.

La causa di Beatificazione e Canonizzazione dell'insigne testimone della carità del Cuore di Cristo, dopo l'istruzione del Processo Ordinario negli anni 1896-1902 nella Curia ecclesiastica di Napoli, fu ufficialmente introdotta presso l'allora S. Congregazione dei Riti l'11 Gennaio 1911.

Il 25 Marzo 1945 il Santo Padre Pio XII ne dichiarava l'eroicità delle virtù, attribuendole il titolo di Venerabile.

Il 28 Giugno 1999 Sua Santità, Giovanni Paolo II, approvava la lettura del decreto di Beatificazione.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20010429_volpicelli_it.html

Den hellige Katarina Volpicelli (1839-1894)

Minnedag:

22. januar

Den hellige Katarina Volpicelli (it: Caterina) ble født den 21. januar 1839 i Napoli i regionen Campania i Sør-Italia. Hennes foreldre var Pietro Volpicelli og Teresa de Micheroux, som formidlet sin dype tro til datteren. Familien tilhørte det høyere borgerskapet i Napoli og Katarina fikk en solid allmenn og religiøs dannelse. Hun fikk sin første undervisning i hjemmet og deretter på Det kongelige utdanningsinstituttet San Marcellino. Der var en av lærerne Margherita Salatino, som senere sammen med den salige p. Ludvig av Casoria grunnla «Fransiskanersøstrene av St. Elisabeth», kjent som Grå Elisabethsøstre. Under veiledning av henne fikk Katarina undervisning i litteratur, språk og musikk, noe som sjelden var kvinner forunt på den tiden.

Katarina hadde forsøkt å overstråle sin søster i samfunnet og gikk ofte i teateret og balletten. Men hun fikk tidlig et ønske om å tre inn i en religiøs orden. Som femtenåring møtte hun den 19. september 1854 tilfeldigvis Ludvig av Casoria i La Palma i Napoli, og han fikk henne til å slutte seg til fransiskanertertiarene. Han viste henne også at andakten til Jesu Hellige Hjerte skulle være målet for hennes liv, men han ba henne om å bli værende i samfunnet for å bli en «sjelefisker».

Veiledet av sin skriftefar, barnabittpateren Leonardo Matera, gikk den tyveårige Katarina den 28. mai 1859 inn i kongregasjonen Adoratrici perpetue di Gesù Sacramentato («Evige tilbedere av Jesus i Sakramentet»). Men hun måtte tre ut igjen etter bare seks måneder på grunn av sin delikate helse. Hun forble imidlertid dypt hengiven til eukaristien og kunne tilbringe timer foran tabernaklet i tilbedelse.

I 1871 bestemte den salige Bartolomeus Longo (1841-1926) seg for å gi opp arbeidet som advokat og vende tilbake til hjembyen Napoli for å vie seg til et liv med nestekjærlig arbeid i slummen der. Han arbeidet sammen med flere prester samt med Katarina Volpicelli, og i hennes hus i Napoli traff Bartolo den unge enkegrevinnen Maria Anna Farnararo de Fusco (1836-1924), et møte som skulle avgjøre hele hans fremtid. Hun hadde betydelige eiendommer, inkludert i Valle di Pompeii, og gjennom forvaltningen av disse eiendommene skulle Bartolomeus starte sitt arbeid i Pompeii og grunnlegge den berømte Rosenkransbasilikaen.

Etter å ha hørt fra sin skriftefar p. Enrico Ramière om det franske Jesu Hjerte-apostolatet som var kjent som «Bønnens apostolat», kom Katarina i kontakt med dem og oppdaget i denne foreningen det hun behøvde for sitt åndelige liv. Deretter viet hun seg ivrig til å fremme bønnens apostolat, og etter sine foreldres død kunne hun vie enda mer tid til dette. Hun samlet om seg andre unge og la dermed grunnlaget for en egen kongregasjon.

Den franske foreningen ble tilknyttet den nyopprettede kongregasjonen «Misjonærer av Jesu helligste Hjerte» (Missionarii Sacratissimi Cordis Iesu – MSC), som var grunnlagt av Jean Jules Chevalier (1824-1907). Den ble kalt «Det hellige Hjertes tredjeorden» og ble ledet av Louise-Thérèse de Montaignac.

Den 1. juli 1874 grunnla Katarina det nye instituttet «Tjenerinner av Jesu hellige Hjerte», Ancelle del Sacro Cuore de Gesù, som en oppfyllelse av sin aspirasjon om «å gjenopplive kjærligheten til Jesus Kristus i hjerter, i familier og i samfunnet». Kongregasjonen følger regelen til den hellige Frans av Assisis tredjeorden, og ved siden av en klostergren har de også en gren av ugifte og gifte kvinner som har ønske om å fullkommengjøre sitt liv gjennom å ære Jesu hellige Hjerte og utøve nestekjærlige gjerninger.

Erkebiskopen av Napoli, kardinal Sisto Riario Sforza (1810-77), anerkjente at den nye napolitanske grunnleggelsen var forskjellig fra den franske til Louise-Thérèse de Montaignac, og han tillot at de institusjonene ble separert. Men Katarinas institutts innovasjoner og originalitet, og det at det søkte godkjennelse som et autentisk religiøst institutt med offentlig avleggelse av løfter, skapte ikke lite perpleksitet og til og med åpent fiendskap, spesielt hos de romerske kirkelige autoriteter. Men den 13. juni 1890 ble Katarinas institutt godkjent av pave Leo XIII (1878-1903) da det fikk Decretum laudis («rosende dekret») fra Rituskongregasjonen, og det uten at dets innovative former måtte modifiseres.

Katarina var opptatt av ungdommens skjebne og åpnet et barnehjem, grunnla et utlånsbibliotek og etablerte «Foreningen for Marias døtre» med klok veiledning fra den ærverdige Moder Rosa Carafa Traetto (d. 1890).

I løpet av kort tid åpnet den nye kongregasjonen nye hus: først i Palazzo Sansevero i Napoli og deretter nær kirken Chiesa della Sapienza i samme by, deretter i Ponticelli, hvor søstrene utmerket seg i pleien av koleraofrene i 1884, i Minturno, Meta di Sorrento og i Roma. Den 14. mai 1884 konsekrerte den nye erkebiskopen av Napoli, kardinal Guglielmo Sanfelice OSB, helligdommen viet til Jesu hellige Hjerte som Katarina hadde fått reist ved siden av kongregasjonens moderhus.

Katarina ledet sin kongregasjon helt frem til sin død den 28. desember 1894 i Napoli, bare 55 år gammel. Hun etterlot det unge instituttet i dyp usikkerhet, og det ville ha hatt bruk for hennes karismatiske nærvær mye lenger.

Prosessen for hennes saligkåring pågikk på bispedømmenivå i Napoli mellom 1896 og 1902, og den ble offisielt åpnet av den daværende Rituskongregasjonen den 11. januar 1911. Den 25. mars 1945 proklamerte pave Pius XII (1939-58) hennes heroiske dyder, noe som ga henne tittelen Venerabilis, «Ærverdig». Den 28. juni 1999 undertegnet pave Johannes Paul II (1978-2005) dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som godkjente et mirakel på hennes forbønn. Hun ble saligkåret av paven den 29. april 2001 på Petersplassen i Roma.

Den 6. desember 2008 undertegnet pave Benedikt XVI dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som anerkjenner et nytt mirakel på hennes forbønn. Hun ble helligkåret den 26. april 2009 i Roma sammen med fire andre. Hennes minnedag er 22. januar, mens noen kilder angir dødsdagen 28. desember.

Kilder: CSO, Patron Saints SQPN, Bautz, santiebeati.it, it.wikipedia.org, vatican.va, EWTN/OR - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Opprettet: 2005-07-04 16:21 - Sist oppdatert: 2009-04-24 14:22

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/kvolpice

HEILIGSPRECHUNG DER SELIGEN:

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

 Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Gertrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)

PREDIGT VON BENEDIKT XVI.

Petersplatz

Sonntag, 26. April 2009

 

Liebe Brüder und Schwestern!

An diesem dritten Sonntag der Osterzeit stellt die Liturgie noch einmal das Geheimnis des auferstandenen Christus in den Mittelpunkt unserer Aufmerksamkeit. Das Böse und den Tod besiegend bringt sich der Urheber des Lebens, der sich als Sühneopfer für unsere Sünden hingegeben hat, »allzeit für uns dar und steht vor dir als unser Anwalt. Denn einmal geopfert, stirbt er nicht wieder, sondern lebt auf ewig als das Lamm, das geschlachtet ist« (vgl. Präfation für die Osterzeit III). Lassen wir uns innerlich von der österlichen Fülle überströmen, die aus diesem großen Geheimnis hervorgeht, und beten wir mit dem Antwortpsalm: »Laß dein Angesicht über uns leuchten, o Herr!«

Das Licht vom Angesicht des auferstandenen Christus leuchtet heute in besonderer Weise über uns durch die vom Evangelium geprägten Züge der fünf Seligen, die während dieser Feier in das Buch der Heiligen eingeschrieben werden. Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina Volpicelli. Gerne schließe ich mich der Verehrung an, die ihnen die hier aus verschiedenen Nationen zusammengekommenen Pilger erweisen, die ich mit großer Zuneigung herzlich grüße. Die unterschiedlichen menschlichen und geistlichen Geschicke dieser neuen Heiligen zeigen uns die tiefe Erneuerung, die das Geheimnis der Auferstehung Christi im Herzen des Menschen wirkt: das grundlegende Geheimnis, das die gesamte Heilsgeschichte lenkt und leitet. Zu Recht lädt uns die Kirche daher stets – und noch mehr in dieser österlichen Zeit – dazu ein, unseren Blick auf den auferstandenen Christus zu richten, der im Sakrament der Eucharistie wirklich gegenwärtig ist.

Im heutigen Evangelium berichtet der hl. Lukas von einer der Erscheinungen des auferstandenen Jesus (24,35–48). Gerade zu Beginn des Abschnittes merkt der Evangelist an, daß die beiden Jünger von Emmaus eilig nach Jerusalem zurückkehrten und dann den Elf erzählten, wie sie ihn erkannt hatten, »als er das Brot brach« (V. 35). Und während sie von der außergewöhnlichen Erfahrung ihrer Begegnung mit dem Herrn erzählten, »trat er selbst in ihre Mitte« (V. 36). Aufgrund seiner unvermittelten Erscheinung erschraken die Apostel und hatten große Angst, so daß Jesus, um sie zu beruhigen und jedes Zaudern und allen Zweifel zu überwinden, sie aufforderte, ihn anzufassen – er war kein Gespenst, sondern ein Mensch aus Fleisch und Blut – und sie dann bat, ihm etwas zu essen zu geben. So wie es den Jüngern von Emmaus geschehen war, geschieht es wieder bei Tisch, während er mit den Seinen ißt, daß sich der auferstandene Christus den Jüngern offenbart und ihnen so hilft, die Heilige Schrift zu verstehen und die Heilsereignisse im Licht von Ostern neu zu lesen. »Alles muß in Erfüllung gehen«, sagt er, »was im Gesetz des Mose, bei den Propheten und in den Psalmen über mich gesagt ist« (V. 44). Und er fordert sie auf, den Blick auf die Zukunft zu richten: »In seinem Namen wird man allen Völkern […] verkünden, sie sollen umkehren, damit ihre Sünden vergeben werden« (V. 47).

Dieselbe Erfahrung lebt jede Gemeinschaft erneut bei der Feier der Eucharistie, besonders am Sonntag. Die Eucharistie, der bevorzugte Ort, an dem die Kirche den »Urheber des Lebens« (vgl. Apg 3,15) erkennt, ist das »Brechen des Brotes«, wie sie in der Apostelgeschichte genannt wird. In ihr treten wir durch den Glauben in die Gemeinschaft mit Christus ein, der »Priester, Altar und Opferlamm« (vgl. Präfation für die Osterzeit V) und mitten unter uns ist. Wir versammeln uns um ihn, um seiner Worte und der Ereignisse zu gedenken, die in der Heiligen Schrift enthalten sind; wir erleben neu sein Leiden, seinen Tod und seine Auferstehung. Wenn wir Eucharistie feiern, haben wir Gemeinschaft mit Christus, dem Sühneopfer, und aus ihm schöpfen wir Vergebung und Leben. Was wäre unser Leben als Christen ohne die Eucharistie? Die Eucharistie ist das ewige und lebendige, uns vom Herrn im Sakrament seines Leibes und Blutes hinterlassene Erbe, das wir ständig neu durchdenken und vertiefen müssen, damit es, wie der verehrte Papst Paul VI. sagte, »seine unerschöpfliche Wirksamkeit allen Tagen unseres sterblichen Lebens einprägen « kann (vgl. Insegnamenti, V [1967], S. 779). Genährt vom eucharistischen Brot haben die Heiligen, die wir heute verehren, ihre Sendung der dem Evangelium entsprechenden Liebe in den verschiedenen Bereichen zur Vollendung gebracht, in denen sie mit ihren besonderen Charismen gewirkt haben.

Viele Stunden verbrachte der hl. Arcangelo Tadini vor der Eucharistie, er hatte in seinem pastoralen Dienst stets die menschliche Person in ihrer Ganzheit vor Augen und half so seinen Pfarreimitgliedern, menschlich und geistlich zu wachsen. Dieser heilige Priester, dieser heilige Pfarrer gehörte ganz Gott, er war bereit, sich in jedem Umstand vom Heiligen Geist führen zu lassen und zugleich auch die Dringlichkeiten des Augenblicks zu erfassen und Abhilfe zu finden. Daher unternahm er nicht wenige konkrete und mutige Initiativen wie die Organisation der »Katholischen Arbeitergesellschaft zur gegenseitigen Hilfe«, den Bau der Spinnerei und eines Heims für Arbeiterinnen und im Jahr 1900 die Gründung der »Kongregation der Arbeiterinnen- Schwestern vom Heiligen Haus von Nazaret«, dies mit dem Ziel, die Welt der Arbeit nach dem Vorbild der Heiligen Familie von Nazaret durch das gemeinsame Teilen der Mühen zu evangelisieren. Wie prophetisch war die charismatische Intuition von Don Tadini, und wie aktuell bleibt sein Beispiel auch heute, in einer Zeit der schweren Wirtschafskrise! Er erinnert uns, daß wir den Sauerteig des Evangeliums nur dann, wenn wir eine dauerhafte und tiefe Beziehung mit dem Herrn besonders im Sakrament der Eucharistie pflegen, in die verschiedenen Arbeitstätigkeiten und in jeden Bereich unserer Gesellschaft einbringen können.

Auch im hl. Bernardo Tolomei, dem Gründer einer einzigartigen monastischen benediktinischen Bewegung, tritt die Liebe zum Gebet und zur Arbeit mit den Händen besonders hervor. Sein Dasein war ein eucharistisches, ganz der Kontemplation geweihtes Leben, die sich in einen demütigen Dienst am Nächsten umsetzte. Aufgrund seines einzigartigen Geistes der Demut und Brüderlichkeit wurde er bis zu seinem Tod von den Mönchen für 27 aufeinanderfolgende Jahre zum Abt gewählt. Um dann die Zukunft seines Werkes zu sichern, erhielt er von Papst Clemens VI. am 21. Januar 1344 die päpstliche Anerkennung der neuen benediktinischen Kongregation unter dem Namen »Santa Maria di Monte Oliveto«. Anläßlich der großen Pest des Jahres 1348 verließ er die Einsamkeit von Monte Oliveto, um sich in das Kloster des hl. Benedikt in Porta Tufi bei Siena zu begeben und seinen von der Krankheit betroffenen Mönchen beizustehen, und er selbst starb an der Krankheit als echter Märtyrer der Nächstenliebe. Das Vorbild dieses Heiligen lädt uns ein, unseren Glauben umzusetzen in ein Leben für Gott im Gebet und es hinzugeben im Dienst am Nächsten, gedrängt von einer Nächstenliebe, die auch zum höchsten Opfer bereit ist.

... auf portugiesisch: »Erkennt doch: Wunderbar handelt der Herr an den Frommen; / der Herr erhört mich, wenn ich zu ihm rufe« (Ps 4,4). Diese Worte des Antwortpsalms bringen das Geheimnis des Lebens des hl. Nuno de Santa Maria zum Ausdruck, eines Helden und Heiligen Portugals. Die 70 Jahre seines Lebens liegen in der zweiten Hälfte des 14. Jahrhunderts und dem Anfang des 15. Jahrhunderts. In dieser Zeit festigte diese Nation ihre Unabhängigkeit von Kastilien und breitete sich über die Ozeane hinweg aus – nicht ohne einen besonderen göttlichen Plan –, um so neue Ruten zu eröffnen, die die Ankunft des Evangeliums Christi bis an die äußersten Grenzen der Welt begünstigen sollten. Der hl. Nuno fühlte sich als Werkzeug dieses höheren Planes und als Teil der »militia Christi«, das heißt im Dienst des Zeugnisses, das in der Welt zu geben jeder Christ berufen ist. Bezeichnend waren sein intensives Gebetsleben und absolutes Vertrauen in Gottes Beistand. Obwohl er ein hervorragender Soldat und großer Anführer war, gestattete er es nie, daß diese persönlichen Begabungen gegenüber dem höchsten Wirken den Vorrang hatten, das von Gott stammt. Der hl. Nuno bemühte sich, dem Handeln Gottes in seinem Leben keine Hindernisse entgegenzusetzen und ahmte so die Gottesmutter nach, die er sehr verehrte und der er öffentlich seine Siege zuschrieb. Am Ende seines Lebens zog er sich in den Karmeliterkonvent zurück, zu dessen Errichtung er den Auftrag gegeben hatte. Es freut mich, der ganzen Kirche diese beispielhafte Gestalt zu zeigen, dies insbesondere aufgrund des Gegebenseins eines Lebens aus dem Glauben und dem Gebet in Kontexten, die diesem dem Anschein nach wenig förderlich waren, als Beweis dafür, daß es möglich ist, in jeder Lage, auch als Soldat und im Krieg, die Werte und Prinzipien des christlichen Lebens umzusetzen und zu verwirklichen, vor allem wenn dies im Dienst am Gemeinwohl und zur Ehre Gottes geschieht.

... auf italienisch: Eine besondere Anziehungskraft des in der Eucharistie gegenwärtigen Jesus verspürte von Kindheit an die hl. Geltrude Comensoli. Die Anbetung des eucharistischen Christus wurde zum Hauptziel ihres Lebens, wir könnten fast sagen: zum gewöhnlichen Zustand ihres Daseins. Im Angesicht der Eucharistie nämlich verstand Geltrude ihre Berufung und Sendung in der Kirche: die Berufung, sich vorbehaltlos dem apostolischen und missionarischen Wirken zu widmen, vor allem zugunsten der Jugend. So entstand im Gehorsam gegenüber Papst Leo XIII. ihr Institut, das es sich zur Aufgabe machte, die im eucharistischen Christus »betrachtete Liebe« in »gelebte Liebe« in der Hingabe an den bedürftigen Nächsten umzusetzen. In einer orientierungslosen und oft verwundeten Gesellschaft wie der unsrigen zeigt die hl. Geltrude einer Jugend, die wie in unserer Zeit auf der Suche nach Werten und einem Sinn für das eigene Leben ist, als festen Anhaltspunkt den Gott, der in der Eucharistie zu unserem Wegbegleiter geworden ist. Sie ruft uns in Erinnerung, daß »die Anbetung vor allen Werken der Nächstenliebe den Vorrang haben muß«; denn aus der Liebe zum gestorbenen und auferstandenen Christus, der wahrhaft im eucharistischen Sakrament gegenwärtig ist, entspringt jene evangeliumsgemäße Liebe, die uns dazu drängt, alle Menschen als Brüder und Schwestern zu betrachten.

Eine Zeugin der göttlichen Liebe war auch die hl. Caterina Volpicelli, die sich bemühte, »Christus zu gehören, um all jene zu Christus zu bringen «, denen sie im Neapel des ausgehenden 19. Jahrhunderts begegnete, in einer Zeit der geistlichen und sozialen Krise. Auch ihr Geheimnis war die Eucharistie. Ihren ersten Mitarbeiterinnen legte sie ans Herz, ein intensives geistliches Leben im Gebet und vor allem im lebensnotwendigen Kontakt mit dem eucharistischen Jesus zu pflegen. Dies ist auch heute die Bedingung, um das von ihr begonnene Werk und die Sendung fortzuführen, die sie den »Ancillae Cordis Iesu« (»Mägden vom Herzen Jesu«) hinterlassen hat. Um wahre Erzieherinnen im Glauben zu sein, die es anstreben, den jungen Generationen die Werte der christlichen Kultur zu übermitteln, ist es unerläßlich, wie sie gerne wiederholte, Gott aus den Gefängnissen zu befreien, in die ihn die Menschen verbannt haben. Allein im Herzen Christi nämlich kann die Menschheit ihre »feste Wohnstatt« finden. Die hl. Caterina zeigt ihren geistlichen Töchtern und uns allen den anspruchsvollen Weg der Umkehr, der das Herz an der Wurzel verändert und sich in mit dem Evangelium übereinstimmende Handlungsweisen umsetzt. So ist es möglich, die Grundlagen zu schaffen, um eine Gesellschaft aufzubauen, die offen ist für Gerechtigkeit und Solidarität und dabei das wirtschaftliche und kulturelle Ungleichgewicht überwindet, das in großen Teilen unseres Planeten weiterhin gegeben ist.

Liebe Brüder und Schwestern, danken wir dem Herrn für das Geschenk der Heiligkeit, das heute in der Kirche in einzigartiger Schönheit in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina Volpicelli aufstrahlt. Lassen wir uns von ihrem Vorbild anziehen, lassen wir uns von ihren Lehren leiten, damit auch unser Dasein zu einem Lobgesang Gottes werde, auf den Spuren Jesu, den wir gläubig im Geheimnis der Eucharistie anbeten und dem wir großherzig in unserem Nächsten dienen. Die Verwirklichung dieser dem Evangelium gemäßen Sendung erlange uns die Fürsprache Mariens, Königin der Heiligen, und die Fürsprache dieser fünf neuen, lichtvollen Vorbilder an Heiligkeit, die wir heute voll Freude verehren. Amen!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dikasterium für Kommunikation

Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/de/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

MISA DE BEATIFICACIÓN DE CINCO SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II

 Domingo 29 de abril de 2001

1. "Estaba ya amaneciendo, cuando Jesús se presentó en la orilla" (Jn 21, 4). Al rayar el alba, el Resucitado se apareció a los Apóstoles, que habían pasado toda la noche trabajando en vano en el lago de Tiberíades. El evangelista precisa que aquella noche "no pescaron nada" (Jn 21, 3), y añade que no tenían nada que comer. A la invitación de Jesús:  "Echad la red a la derecha de la barca y encontraréis" (Jn 21, 6), obedecieron sin dudar. Pronta fue su respuesta y grande su recompensa, porque "por la abundancia de peces no tenían fuerzas para sacar la red" (Jn 21, 6), que había estado vacía durante la noche.

¡Cómo no ver en este episodio, que san Juan narra en el epílogo de su evangelio, un signo elocuente de lo que el Señor sigue realizando en la Iglesia y en el corazón de los creyentes, que confían en él sin reservas! Los cinco siervos de Dios, que hoy he tenido la alegría de elevar al honor de los altares, son testigos singulares del extraordinario don que Cristo resucitado concede a todo bautizado:  el don de la santidad.

¡Bienaventurados los que hacen fructificar este misterioso don, dejando que el Espíritu Santo conforme su existencia a Cristo muerto y resucitado! Bienaventurados sois vosotros que, como astros luminosos, resplandecéis hoy en el firmamento de la Iglesia:  Manuel González García, obispo, fundador de la congregación de las Misioneras Eucarísticas de Nazaret; Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, laico; María Ana Blondin, virgen, fundadora de la congregación de las Hermanas de Santa Ana; Catalina Volpicelli, virgen, fundadora de las Esclavas del Sagrado Corazón; y Catalina Cittadini, virgen, fundadora de las Hermanas Ursulinas de Somasca.

Cada uno de vosotros, al entregarse a Cristo, ha hecho del Evangelio la regla de su existencia. Así, recibiendo esa vida nueva, inaugurada por el misterio de su resurrección, en la fuente inagotable de su amor, os habéis convertido en sus discípulos fieles

2. "Aquel discípulo que Jesús tanto quería le dice a Pedro:  "Es el Señor"" (Jn 21, 7). En el evangelio hemos escuchado, ante  el milagro realizado, que un discípulo reconoce a Jesús. También los otros lo harán después. El pasaje evangélico, al presentarnos a Jesús que "se acerca, toma el pan y se lo da" (Jn 21, 13), nos señala cómo y cuándo podemos encontrarnos con Cristo resucitado:  en la Eucaristía, donde Jesús está realmente presente bajo las especies de pan y de vino. Sería triste que esa presencia amorosa del Salvador, después de tanto tiempo, fuera aún desconocida por la humanidad.

Esa fue la gran pasión del nuevo beato Manuel González García, obispo de Málaga y después de Palencia. La experiencia vivida en Palomares del Río ante un sagrario abandonado le marcó para toda su vida, dedicándose desde entonces a propagar la devoción a la Eucaristía, y proclamando la frase que después quiso que fuera su epitafio:  "¡Ahí está Jesús! ¡Ahí está! ¡No lo dejéis abandonado!". Fundador de las Misioneras Eucarísticas de Nazaret, el beato Manuel González es un modelo de fe eucarística, cuyo ejemplo sigue hablando a la Iglesia de hoy.

3. "Ninguno de los discípulos se atrevía a preguntarle quién era, porque sabían bien que era el Señor" (Jn 21, 12). Cuando los discípulos lo reconocen junto al lago de Tiberíades, se afianza su fe en que Cristo ha resucitado y está presente en medio de los suyos. La Iglesia, desde hace dos milenios, no se cansa de anunciar y repetir esta verdad fundamental de la fe.

La experiencia del misterio pascual hace nuevas todas las cosas, pues como cantamos en el Pregón pascual:  "Ahuyenta los pecados, lava las culpas, devuelve la inocencia a los caídos, la alegría a los tristes". Este espíritu animó toda la existencia de Carlos Manuel Rodríguez Santiago, primer puertorriqueño elevado a la gloria de los altares. El nuevo beato, iluminado por la fe en la resurrección, compartía con todos el profundo significado del misterio pascual repitiendo frecuentemente:  "Vivimos para esa noche", la de Pascua. Su fecundo y generoso apostolado consistió principalmente en esforzarse para que la Iglesia en Puerto Rico cobrara conciencia de este gran acontecimiento de nuestra salvación.

Carlos Manuel Rodríguez puso de relieve la llamada universal a la santidad para todos los cristianos y la importancia de que cada bautizado responda a ella de manera consciente y responsable. Que su ejemplo ayude a toda la Iglesia de Puerto Rico a ser fiel, viviendo con firme coherencia los valores y los principios cristianos recibidos en la evangelización de la isla.

4. María Ana Blondin, fundadora de las Hermanas de Santa Ana, es modelo de una existencia entregada al amor y animada por el misterio pascual. Esta joven campesina canadiense propuso a su obispo fundar una congregación religiosa para la educación de los niños pobres del campo, a fin de vencer el analfabetismo. Con gran espíritu de abandono en la Providencia, a la que alababa por su "guía plenamente materna", aceptó humildemente las decisiones de la Iglesia y realizó hasta su muerte trabajos humildes por el bien de sus hermanas. Las pruebas no alteraron jamás su gran amor a Cristo y a la Iglesia, ni su preocupación por formar verdaderas educadoras de la juventud. María Ana Blondin, modelo de una vida humilde y escondida, encontró su fuerza interior en la contemplación de la cruz, mostrándonos que la vida de intimidad con Cristo es el medio más seguro para dar misteriosamente fruto y cumplir la misión querida por Dios. Que su ejemplo dé a las religiosas de su instituto y a numerosos jóvenes el gusto de servir a Dios y a los hombres, en particular a la juventud, a la que es preciso ofrecer los medios para un auténtico desarrollo espiritual, moral e intelectual.

5. "Digno es el Cordero inmolado de recibir... el honor, la gloria y la alabanza" (Ap 5, 12). Estas palabras, tomadas del libro del Apocalipsis y proclamadas en la segunda lectura, corresponden también a la experiencia mística de la beata Catalina Volpicelli. En su vida, totalmente consagrada al corazón del Cordero inmolado, destacan tres aspectos significativos:  una profunda espiritualidad eucarística, una fidelidad inquebrantable a la Iglesia, y una sorprendente generosidad apostólica.

La Eucaristía, adorada largamente y convertida en centro de su vida hasta formular el voto de víctima expiatoria, fue para ella escuela de dócil y amorosa obediencia a Dios. Al mismo tiempo, fue fuente de amor tierno y misericordioso al prójimo:  en los más pobres y marginados amaba a su Señor, al que contemplaba durante mucho tiempo en el santísimo Sacramento.

Siempre supo sacar de la Eucaristía el celo misionero que la llevó a vivir su vocación en la Iglesia, obedeciendo dócilmente a los pastores y dedicándose proféticamente a promover el laicado y formas nuevas de vida consagrada. Sin delimitar espacios operativos, ni dar origen a instituciones específicas, quiso, como ella misma afirmaba, encontrar la soledad en las ocupaciones y un trabajo fecundo en la soledad. Fue la primera "celadora" del Apostolado de la oración en Italia, y deja como herencia, especialmente a las Esclavas del Sagrado Corazón, una singular misión apostólica, que debe seguir alimentándose incesantemente en la fuente del misterio eucarístico.

6. "Sí, Señor, tú sabes que te quiero" (Jn 21, 15; cf. vv. 16 y 17). La triple declaración de amor que, según la página evangélica de hoy, Pedro hace al Señor, nos lleva a pensar en Catalina Cittadini. Durante su difícil existencia, la nueva beata manifestó un amor inquebrantable al Señor. Quienes tuvieron la oportunidad de conocerla ponderan su profunda capacidad de amar, sostenida por un gran equilibrio afectivo. Al quedar huérfana a tierna edad, se convirtió en madre amorosa para las huérfanas. Y quiso que sus hijas espirituales fueran "madres" en la escuela y en el contacto con los niños.

Catalina se esforzaba por ser de Cristo, por llevar a Cristo. Su secreto consistió también en su unión con la Eucaristía. A sus primeras colaboradoras recomendaba cultivar una intensa vida espiritual en la oración y, sobre todo, un contacto vital con Jesús eucarístico. ¡Cuán actual es esta consigna espiritual también para los que están llamados a ser maestros en la fe y quieren transmitir a las nuevas generaciones, en esta época de grandes cambios sociales, los valores de la cultura cristiana!

7. "Testigos de esto somos nosotros y el Espíritu Santo, que Dios da a los que le obedecen" (Hch 5, 32). Con alegría, hagamos nuestras estas palabras tomadas del libro de los Hechos de los Apóstoles, que han resonado en nuestra asamblea. Sí, somos testigos de los prodigios que Dios obra en "los que le obedecen".

Confirmamos la verdad de esta afirmación en vuestra existencia, oh nuevos beatos, a los que desde hoy veneramos e invocamos como intercesores. Vuestra fidelidad heroica al Evangelio es una prueba de la acción fecunda del Espíritu Santo.

Ayudadnos también a nosotros a recorrer el camino de la santidad, especialmente cuando resulta difícil. Sostenednos para mantener fija nuestra mirada en Aquel que nos ha llamado. A vuestra voz, a la de la Virgen María y a la de todos los santos unimos también la nuestra para cantar:  "Al que se sienta en el trono y al Cordero la alabanza, el honor, la gloria y el poder por los siglos de los siglos" (Ap 5, 13). Amén.

Copyright © Dicasterio para la Comunicación

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010429_beatification.html

MISA DE CANONIZACIÓN DE LOS BEATOS

Arcángel Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)


Gertrudis Comensoli (1847-1903)

Catalina Volpicelli (1839-1894)

HOMILÍA DEL SANTO PADRE BENEDICTO XVI

Plaza de San Pedro

Domingo 26 de abril de 2009

 

Queridos hermanos y hermanas:

En este tercer domingo del tiempo pascual, la liturgia pone una vez más en el centro de nuestra atención el misterio de Cristo resucitado. Victorioso sobre el mal y sobre la muerte, el Autor de la vida, que se inmoló como víctima de expiación por nuestros pecados, "no cesa de ofrecerse por nosotros, de interceder por todos; inmolado, ya no vuelve a morir; sacrificado, vive para siempre" (Prefacio pascual,III). Dejemos que nos inunde interiormente el resplandor pascual que irradia este gran misterio y, con el salmo responsorial, imploremos: "Haz brillar sobre nosotros el resplandor de tu rostro".

La luz del rostro de Cristo resucitado resplandece hoy sobre nosotros particularmente a través de los rasgos evangélicos de los cincos beatos que en esta celebración son inscritos en el catálogo de los santos: Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli. De buen grado me uno al homenaje que les rinden los peregrinos de varias naciones aquí reunidos, a los que dirijo un cordial saludo. Las diversas vicisitudes humanas y espirituales de estos nuevos santos nos muestran la renovación profunda que realiza en el corazón del hombre el misterio de la resurrección de Cristo; misterio fundamental que orienta y guía toda la historia de la salvación. Por tanto, con razón, la Iglesia nos invita siempre, y de modo especial en este tiempo pascual, a dirigir nuestra mirada a Cristo resucitado, realmente presente en el sacramento de la Eucaristía.

En la página evangélica, san Lucas refiere una de las apariciones de Jesús resucitado (cf. Lc 24, 35-48). Precisamente al inicio del pasaje, el evangelista comenta que los dos discípulos de Emaús, habiendo vuelto de prisa a Jerusalén, contaron a los Once cómo lo habían reconocido "al partir el pan" (Lc 24, 35). Y, mientras estaban contando la extraordinaria experiencia de su encuentro con el Señor, él "se presentó en medio de ellos" (v. 36). A causa de esta repentina aparición, los Apóstoles se atemorizaron y asustaron hasta tal punto que Jesús, para tranquilizarlos y vencer cualquier titubeo y duda, les pidió que lo tocaran —no era una fantasma, sino un hombre de carne y hueso—, y después les pidió algo para comer.

Una vez más, como había sucedido con los dos discípulos de Emaús, Cristo resucitado se manifiesta a los discípulos en la mesa, mientras come con los suyos, ayudándoles a comprender las Escrituras y a releer los acontecimientos de la salvación a la luz de la Pascua. Les dice: "Es necesario que se cumpla todo lo escrito en la ley de Moisés y en los profetas y salmos acerca de mí" (v. 44). Y los invita a mirar al futuro: "En su nombre se predicará la conversión y el perdón de los pecados a todos los pueblos" (v. 47).

Toda comunidad revive esta misma experiencia en la celebración eucarística, especialmente en la dominical. La Eucaristía, lugar privilegiado en el que la Iglesia reconoce "al autor de la vida" (cf. Hch 3, 15), es "la fracción del pan", como se llama en los Hechos de los Apóstoles. En ella, mediante la fe, entramos en comunión con Cristo, que es "sacerdote, víctima y altar" (cf. Prefacio pascual v) y está en medio de nosotros. En torno a él nos reunimos para recordar sus palabras y los acontecimientos contenidos en la Escritura; revivimos su pasión, muerte y resurrección. Al celebrar la Eucaristía, comulgamos a Cristo, víctima de expiación, y de él recibimos perdón y vida.

¿Qué sería de nuestra vida de cristianos sin la Eucaristía? La Eucaristía es la herencia perpetua y viva que nos dejó el Señor en el sacramento de su Cuerpo y su Sangre, en el que debemos reflexionar y profundizar constantemente para que, como afirmó el venerado Papa Pablo VI, pueda "imprimir su inagotable eficacia en todos los días de nuestra vida mortal" (Insegnamenti, V, 1967, p. 779). Los santos a los que hoy veneramos, alimentados con el Pan eucarístico, cumplieron su misión de amor evangélico en los diversos campos en los que actuaron con sus carismas peculiares.

Pasaba largas horas en oración ante la Eucaristía san Arcángel Tadini, quien, teniendo siempre en cuenta en su ministerio pastoral a la persona humana en su totalidad, ayudaba a sus parroquianos a crecer humana y espiritualmente. Este santo sacerdote, este santo párroco, hombre totalmente de Dios, dispuesto en toda circunstancia a dejarse guiar por el Espíritu Santo, al mismo tiempo estaba atento a descubrir las necesidades del momento y a encontrarles remedio. Con este fin puso en marcha muchas iniciativas concretas y valientes, como la organización de la "Sociedad obrera católica de socorro mutuo", la construcción de la hilandería y de la casa de acogida para las obreras, y la fundación, en 1900, de la "congregación de las Religiosas Obreras de la Santa Casa de Nazaret", con la finalidad de evangelizar el mundo del trabajo compartiendo la fatiga, siguiendo el ejemplo de la Sagrada Familia de Nazaret.

¡Qué profética fue la intuición carismática de don Tadini y qué actual sigue siendo su ejemplo también hoy, en una época de grave crisis económica! Él nos recuerda que sólo cultivando una constante y profunda relación con el Señor, especialmente en el sacramento de la Eucaristía, podemos ser capaces de llevar después el fermento del Evangelio a las diversas actividades laborales y a todos los ámbitos de nuestra sociedad.

También en san Bernardo Tolomei, iniciador de un singular movimiento monástico benedictino, destaca el amor a la oración y al trabajo manual. Vivió una existencia eucarística, dedicada totalmente a la contemplación, que se traducía en servicio humilde al prójimo. Por su singular espíritu de humildad y de acogida fraterna, los monjes lo reeligieron abad durante veintisiete años consecutivos, hasta su muerte. Además, para garantizar el futuro de su obra, obtuvo de Clemente VI, el 21 de enero de 1344, la aprobación pontificia de la nueva congregación benedictina, llamada de "Santa María de Monte Oliveto".

Con ocasión de la gran epidemia de peste de 1348, dejó la soledad de Monte Oliveto para ir al monasterio de San Benito en Porta Tufi, en Siena, a fin de asistir a sus monjes contagiados por la enfermedad, y él mismo murió víctima del contagio, como auténtico mártir de la caridad. El ejemplo de este santo nos invita a traducir nuestra fe en una vida dedicada a Dios en la oración y entregada al servicio del prójimo con el impulso de una caridad dispuesta incluso al sacrificio supremo.

"Sabedlo: el Señor hizo milagros en mi favor, y el Señor me escuchará cuando lo invoque" (Sal 4, 4). Estas palabras del Salmo responsorial expresan el secreto de la vida del bienaventurado Nuno de Santa María, héroe y santo de Portugal. Los setenta años de su vida se enmarcan en la segunda mitad del siglo XIV y la primera del siglo XV, cuando esa nación consolidó su independencia de Castilla y se extendió después a los océanos —no sin un designio particular de Dios—, abriendo nuevas rutas para favorecer la llegada del Evangelio de Cristo hasta los confines de la tierra.

San Nuno se sintió instrumento de este designio superior y se enroló en la militia Christi, o sea, en el servicio de testimonio que todo cristiano está llamado a dar en el mundo. Sus características fueron una intensa vida de oración y una confianza absoluta en el auxilio divino. Aunque era un óptimo militar y un gran jefe, nunca permitió que sus dotes personales se sobrepusieran a la acción suprema que venía de Dios.

San Nuno se esforzaba por no poner obstáculos a la acción de Dios en su vida, imitando a la Virgen, de la que era muy devoto y a la que atribuía públicamente sus victorias. En el ocaso de su vida, se retiró al convento del Carmen, que él mismo había mandado construir. Me siento feliz de señalar a toda la Iglesia esta figura ejemplar, especialmente por una vida de fe y de oración en contextos aparentemente poco favorables a ella, lo cual prueba que en cualquier situación, incluso de carácter militar y bélico, es posible actuar y realizar los valores y los principios de la vida cristiana, sobre todo si esta se pone al servicio del bien común y de la gloria de Dios.

Santa Gertrudis Comensoli sintió desde la niñez una atracción particular por Jesús presente en la Eucaristía. Adorar a Cristo Eucaristía se convirtió en el fin principal de su vida; casi podríamos decir que fue la condición habitual de su existencia. Ante la Eucaristía santa Gertrudis comprendió su vocación y su misión en la Iglesia: dedicarse sin reservas a la acción apostólica y misionera, especialmente en favor de la juventud. Así, nació, por obediencia al Papa León XIII, su instituto, para traducir la "caridad contemplada" en Cristo Eucaristía en "caridad vivida" dedicándose al prójimo necesitado.

En una sociedad desorientada y a menudo herida, como la nuestra, a una juventud como la de nuestros tiempos, que busca valores y un sentido para su existencia, santa Gertrudis indica como punto firme de referencia al Dios que en la Eucaristía se ha hecho nuestro compañero de viaje. Nos recuerda que "la adoración debe prevalecer sobre todas las obras de caridad", porque del amor a Cristo muerto y resucitado, realmente presente en el sacramento de la Eucaristía, brota la caridad evangélica que nos impulsa a considerar hermanos a todos los hombres.

También fue testigo del amor divino Catalina Volpicelli, que se esforzó por "ser de Cristo, para llevar a Cristo" a cuantos encontró en Nápoles a fines del siglo XIX, en un tiempo de crisis espiritual y social. También para ella el secreto fue la Eucaristía. A sus primeras colaboradoras les recomendaba cultivar una intensa vida espiritual en la oración y, sobre todo, el contacto vital con Jesús Eucaristía. Esta es también hoy la condición para proseguir la obra y la misión que inició y dejó como legado a las "Esclavas del Sagrado Corazón".

Para ser auténticas educadoras en la fe, deseosas de transmitir a las nuevas generaciones los valores de la cultura cristiana —solía repetir—, es indispensable liberar a Dios de las prisiones en las que lo han confinado los hombres. Sólo en el Corazón de Cristo la humanidad puede encontrar su "morada estable". Santa Catalina muestra a sus hijas espirituales, y a todos nosotros, el camino exigente de una conversión que cambie radicalmente el corazón y se traduzca en acciones coherentes con el Evangelio. Así es posible poner las bases para construir una sociedad abierta a la justicia y a la solidaridad, superando el desequilibrio económico y cultural que sigue existiendo en gran parte de nuestro planeta.

Queridos hermanos y hermanas, demos gracias al Señor por el don de la santidad, que hoy resplandece en la Iglesia con singular belleza en Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli. Dejémonos atraer por sus ejemplos, dejémonos guiar por sus enseñanzas, para que también nuestra existencia se convierta en un canto de alabanza a Dios, a ejemplo de Jesús, adorado con fe en el misterio eucarístico y servido con generosidad en nuestro prójimo. Que nos obtenga cumplir esta misión evangélica la intercesión materna de María, Reina de los santos, y de estos nuevos cinco luminosos ejemplos de santidad, que hoy veneramos con alegría. Amén.

Copyright © Dicasterio para la Comunicación

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/es/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

CERIMÓNIA DE BEATIFICAÇÃO DE CINCO SERVOS DE DEUS

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 29 de Abril de 2001

1. "Ao surgir a manhã, Jesus apresentou-se na praia" (Jo 21, 4). No alvorecer do dia, o Ressuscitado apareceu aos Apóstolos, que voltavam de uma noite de trabalho inútil no Lago de Tiberíades. O Evangelista especifica que nessa noite eles "não apanharam nada" (Ibid., v. 3), acrescentando que nada tinham para comer. Ao convite de Jesus: "Lançai a rede para o lado direito do barco e haveis de encontrar" (Ibid., v. 6), eles obedeceram sem hesitar. A sua resposta foi imediata, e grande a recompensa, pois em seguida a rede que ficara vazia de noite, "mal a podiam arrastar, devido à grande quantidade de peixes" (Ibidem).

Como deixar de ver neste episódio, que São João narra no epílogo do seu Evangelho, um sinal eloquente daquilo que o Senhor continua a realizar na Igreja e no coração dos fiéis que confiam n'Ele sem reservas? Os cinco Servos de Deus, que neste dia tive a alegria de elevar às honras dos altares, constituem singulares testemunhas da extraordinária dádiva que Cristo ressuscitado concede a cada baptizado: o dom da santidade.

Bem-aventurados aqueles que tornam fecundo este dom misterioso, deixando que o Espírito Santo conforme a sua existência com Cristo morto e ressuscitado! Bem-aventurados sois vós que, como astros luminosos, brilhais hoje no firmamento da Igreja: Manuel González García, Bispo, Fundador da Congregação das Missionárias Eucarísticas de Nazaré; Carlos Manuel Cecílio Rodríguez Santiago, Leigo; Maria Ana Blondin, Virgem, Fundadora da Congregação das Irmãs de Santa Ana; Catarina Volpicelli, Virgem, Fundadora das Servas do Sagrado Coração; e Catarina Cittadini, Virgem, Fundadora das Irmãs Ursulinas de Somasca.

Cada um de vós, voltando-se para Cristo, fez do Evangelho a regra da sua existência. Assim, tornastes-vos seus discípulos fiéis, pois hauristes essa novidade de vida, que foi inaugurada pelo mistério da sua ressurreição, na fonte inexaurível do seu amor.

2. "O discípulo predilecto de Jesus disse a Pedro: "É o Senhor"" (Ibid., v. 7). No Evangelho escutámos que, após o milagre realizado, um discípulo reconhece Jesus. Depois, também os outros o farão. Ao apresentar-nos Jesus, que "se aproximou, tomou o pão e o deu" (Ibid., v. 13), a passagem evangélica indica-nos como e quando podemos encontrar-nos com Cristo ressuscitado: na Eucaristia, onde Jesus está realmente presente sob as espécies do pão e do vinho. Seria triste se, depois de tanto tempo, esta presença amorosa do Salvador ainda fosse desconhecida pela humanidade.

Tal foi a grande paixão do novo Beato Manuel Gongález García, Bispo de Málaga e em seguida de Palência. A experiência vivida em Palomares do Rio, diante de um santuário abandonado, marcou-o para toda a vida, e desde então passou a dedicar-se à propagação da devoção à Eucaristia, proclamando a frase que mais tarde quis que fosse o seu epitáfio: "Aqui está Jesus! Aqui está Ele! Não O deixeis abandonado!". Fundador das Missionárias Eucarísticas de Nazaré, o Beato Manuel González é um modelo de fé eucarística, cujo exemplo continua a falar também à Igreja contemporânea.

3. "Nenhum dos discípulos se atrevia a perguntar-lhe "Quem és Tu?", por saberem que era o Senhor" (Ibid., v. 12). Quando os discípulos O reconhecem junto do lago de Tiberíades, consolida-se a sua certeza de que Cristo ressuscitou e está presente no meio dos seus. Há dois milénios, a Igreja não se cansa de anunciar e repetir esta verdade fundamental da fé.

A experiência do mistério pascal renova todas as coisas pois, como cantamos na proclamação pascal: "Afasta os pecados, lava as culpas, devolve a inocência aos que caíram e a alegria aos que estão tristes". Este espírito animou toda a existência de Carlos Manuel Rodríguez Santiago, primeiro porto-riquenho elevado à glória dos altares. O novo Beato, iluminado pela fé na ressurreição, compartilhava com todos o profundo significado do Mistério pascal, repetindo frequentemente: "Nós vivemos para esta noite", a noite da Páscoa. O seu fecundo e generoso apostolado consistia sobretudo em esforçar-se para que a Igreja em Porto Rico adquirisse consciência do grandioso acontecimento da nossa salvação.

Carlos Manuel Rodríguez pôs em evidência a chamada universal à santidade de todos os cristãos e a importância de que cada um dos baptizados lhe corresponda de maneira consciente e responsável. O seu exemplo ajude toda a Igreja de Porto Rico a ser fiel, vivendo com coerência firme os valores e os princípios cristãos recebidos na evangelização dessa Ilha.

4. Fundadora das Irmãs de Santa Ana, Maria Ana Blondin é o modelo de uma existência consagrada ao amor e imbuída do mistério pascal. Esta jovem camponesa do Canadá proporá ao seu Bispo a fundação de uma congregação religiosa para a educação das crianças pobres dos campos, com vista a pôr fim ao analfabetismo. Num grande espírito de abandono à Providência, de quem amará "o cuidado totalmente maternal", ela aceitará com humildade as decisões da Igreja e, até à sua morte, levará a cabo trabalhos modestos para o bem das suas coirmãs. As provações jamais alterarão o seu grande amor a Cristo e à Igreja, nem o seu cuidado pela formação de verdadeiras educadoras da juventude. Forjada por uma vida de humildade e de escondimento, Maria Ana Blondin encontrava a força interior na contemplação da Cruz, mostrando-nos que a vida de intimidade com Cristo é o modo mais seguro de dar misteriosamente frutos e de cumprir a missão desejada por Deus. Possa o seu exemplo despertar nas religiosas do seu Instituto e em numerosos jovens o gosto de servir a Deus e aos homens, em particular à juventude, a quem é importante oferecer os instrumentos de um autêntico desenvolvimento espiritual, moral e intelectual!

5. "Digno é o Cordeiro, que foi imolado, de receber... a honra, a glória e o louvor" (Ap 5, 12). Estas palavras, tiradas do Livro do Apocalipse e proclamadas na segunda Leitura, correspondem também à experiência mística da Beata Catarina Volpicelli. Na sua vida, totalmente consagrada ao Coração do Cordeiro imolado, distinguem-se três aspectos significativos: uma profunda espiritualidade eucarística, uma indómita fidelidade à Igreja e uma surpreendente generosidade apostólica.

A Eucaristia, por ela sempre adorada e transformada no centro da sua vida, a ponto de formular o voto de vítima expiatória, foi para ela escola de dócil e amorosa obediência a Deus. Ao mesmo tempo, foi nascente de amor terno e misericordioso ao próximo: nos mais pobres e marginalizados, amava o seu Senhor, prolongadamente contemplado no Santíssimo Sacramento.

Da Eucaristia ela soube haurir sempre o ardor missionário que a levou a expressar a sua vocação na Igreja, submetida com docilidade aos Pastores e profeticamente comprometida na promoção do laicado e de novas formas de vida consagrada. Sem limitar os espaços da sua actividade, nem dar origem a instituições específicas, queria como ela mesma gostava de afirmar encontrar a solidão nas ocupações e um trabalho fecundo na solidão. Foi a primeira "zeladora" do Apostolado da Oração na Itália e deixa em herança, de forma especial às Servas do Sagrado Coração, uma singular missão apostólica que deve continuar a haurir incessantemente da fonte do Mistério eucarístico.

6. "Senhor, Tu sabes que te amo" (Jo 21, 15; cf. vv. 16-17). A tríplice declaração de amor que segundo a página evangélica de hoje Pedro dirige ao Senhor, leva-nos a pensar em Catarina Cittadini. Durante a sua existência nada fácil, a nova Beata manifestou um amor incondicional ao Senhor. Esta sua profunda capacidade de amar, sustentada por um grande equilíbrio afectivo, é posta em evidência por quantos a puderam conhecer. Órfã desde a mais tenra idade, tornou-se então ela mesma mãe amorosa para as órfãs. E depois quis que as suas filhas espirituais fossem "mães" na escola e no contacto com as crianças.

Catarina esforçava-se por "ser de Cristo, a fim de levar a Cristo". Também para ela, o segredo foi a Eucaristia. Às suas primeiras colaboradoras, recomendava que cultivassem uma intensa vida espiritual na oração e, sobretudo, um contacto vital com Jesus eucarístico. Este conselho espiritual é hoje mais actual do que nunca, inclusivamente para aquelas pessoas que são chamadas a ser mestres na fé e que, nesta época de grandes transformações sociais, desejam transmitir os valores da cultura cristã às novas gerações!

7. "Nós somos testemunhas destas coisas, juntamente com o Espírito Santo, que Deus tem concedido àqueles que lhe obedecem" (Act 5, 32). Façamos alegremente nossas as palavras que foram tiradas do Livro dos Actos dos Apóstolos e que ressoaram na nossa assembleia. Sim, somos testemunhas dos prodígios que Deus realiza em quantos "lhe obedecem".

Vislumbramos a verdade desta afirmação na vossa existência, ó novos Beatos que, a partir do dia de hoje, veneramos e invocamos como intercessores. A vossa heróica fidelidade ao Evangelho constitui uma prova da fecunda acção do Espírito Santo.

Ajudai-nos a percorrer, por nossa vez, o caminho da santidade, de maneira particular quando ele se torna cansativo. Sustentai-nos a fim de que conservemos o nosso olhar fixo n'Aquele que nos chamou. À vossa voz, à da Virgem Maria e à de todos os Santos, unamos também a nossa, para cantar: "Ao que está sentado sobre o trono e ao Cordeiro sejam dadas acções de graças, honra, glória e poder para todo o sempre" (Ap 5, 13). Amen!

© Copyright 2001- Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastério para a Comunicação

A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010429_beatification.html

CAPELA PAPAL
PARA A CANONIZAÇÃO DOS BEATOS

Arcangelo Tadini (1846-1912)

Bernardo Tolomei (1272-1348)

Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)

Geltrude Comensoli (1847-1903)

Caterina Volpicelli (1839-1894)

HOMILIA DO PAPA BENTO XVI

Praça de São Pedro

Domingo, 26 de Abril de 2009

 

Queridos irmãos e irmãs!

Neste terceiro domingo do tempo pascal, a liturgia traz mais uma vez ao centro da nossa atenção o mistério de Cristo ressuscitado. Vitorioso sobre o mal e sobre a morte, o Autor da vida, que se imolou como vítima de expiação pelos nossos pecados, "continua a oferecer-se por nós e intercede como nosso advogado; sacrificado na cruz não volta a morrer e vive imortal com os sinais da paixão" (cf. Prefácio pascal, 3). Deixemo-nos inundar interiormente pelo esplendor pascal que promana deste grande mistério, e como Salmo responsorial rezemos: "Resplandeça sobre nós, ó Senhor, a luz do teu rosto".

A luz do rosto de Cristo ressuscitado resplandece sobre nós particularmente através das características evangélicas dos cinco Beatos que nesta celebração são inscritos no álbum dos Santos: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Uno-me de bom grado à homenagem que lhes prestam os peregrinos de várias nações, aqui reunidos, aos quais dirijo com grande afecto uma cordial saudação. As diversas vicissitudes humanas e espirituais destes novos Santos mostram a renovação profunda que o mistério da ressurreição de Cristo realiza no coração do homem; mistério fundamental que orienta e guia toda a história da salvação. Justamente portanto a Igreja nos convida sempre, e ainda mais neste tempo pascal, a dirigir os nossos olhares para Cristo ressuscitado, realmente presente no Sacramento da Eucaristia.

Na página evangélica, São Lucas narra uma das aparições de Jesus ressuscitado (24, 35-48). Precisamente no início do trecho, o evangelista escreve que os dois discípulos de Emaús, regressando à pressa a Jerusalém, contaram aos Onze como o tinham reconhecido "ao partir do pão" (v. 35). E enquanto eles estavam a narrar a extraordinária experiência do seu encontro com o Senhor, Ele "esteve pessoalmente no meio deles" (v. 36). Por causa desta sua improvisa aparição os Apóstolos permaneceram amedrontados e assustados, a ponto que Jesus, para os tranquilizar e vencer qualquer hesitação e dúvida, disse-lhes que lhe tocassem não era um fantasma, – mas um homem de carne e osso – e em seguida pediu de comer. Mais uma vez, como tinha acontecido com os dois de Emaús, é enquanto está à mesa e come com os seus, que Cristo ressuscitado se manifesta aos discípulos, ajudando-os a compreender as Escrituras e a reler os acontecimentos da salvação à luz da Páscoa. "É preciso que se cumpram – diz ele – todas as coisas escritas sobre mim na Lei de Moisés, nos Profetas e nos Salmos" (v. 44). E convida-os a olhar para o futuro: "em seu nome serão pregados a todos os povos a conversão e o perdão dos pecados" (v. 47).

Cada comunidade revive esta mesma experiência na celebração eucarística, sobretudo na dominical. A Eucaristia, o lugar privilegiado no qual a Igreja reconhece "o autor da vida" (cf. Act 3, 15), é "a fracção do pão", como é chamada nos Actos dos Apóstolos. Nela, mediante a fé, entramos em comunhão com Cristo, que é "altar, vítima e sacerdote" (cf. Prefácio pascal, 5) e está no meio de nós. Reunimo-nos em volta d'Ele para fazer memória das suas palavras e dos acontecimentos contidos na Escritura; revivemos a sua paixão, morte e ressurreição. Celebrando a Eucaristia comunicamos com Cristo, vítima de expiação, e d'Ele obtemos perdão e vida. O que seria a nossa vida de cristãos sem a Eucaristia? A Eucaristia é a herança perpétua e viva que o Senhor nos deixou no Sacramento do seu Corpo e do seu Sangue, que devemos constantemente reconsiderar e aprofundar para que, como afirmava o venerado Papa Paulo VI, possa "imprimir a sua inexaurível eficácia sobre todos os dias da nossa vida mortal" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Alimentados pelo Pão eucarístico, os santos que hoje veneramos, cumpriram a sua missão de amor evangélico nos diversos campos, nos quais empregaram os seus peculiares carismas.

Transcorria longas horas em oração diante da Eucaristia o Santo Arcangelo Tadini, o qual, tendo sempre como finalidade no seu ministério pastoral a pessoa humana na sua totalidade, ajudava os seus paroquianos a crescer humana e espiritualmente. Este santo sacerdote, este santo pároco, homem totalmente de Deus, pronto em todas as circunstâncias a deixar-se guiar pelo Espírito Santo, estava ao mesmo tempo disponível para acolher as urgências do momento e para lhes encontrar a solução. Por isso, assumiu muitas iniciativas concretas e corajosas, como a organização da "Sociedade Operária Católica de Mútuo Socorro", a construção da fiação e do internato para as operárias e a fundação, em 1900, da "Congregação das Irmãs Operárias da Santa Casa de Nazaré", com a finalidade de evangelizar o mundo do trabalho através da partilha da fadiga, a exemplo da Sagrada Família de Nazaré. Como foi profética a intuição carismática do Pe. Tadini e como permanece actual o seu exemplo também hoje, numa época de grave crise económica! Ele recorda-nos que só cultivando uma relação constante e profunda com o Senhor, especialmente no Sacramento da Eucaristia, podemos ser depois capazes de levar o fermento do Evangelho às várias actividades laborativas e em todos os âmbitos da nossa sociedade.

Também em São Bernardo Tolomei, iniciador de um singular movimento monástico beneditino, sobressai o amor pela oração e pelo trabalho manual. A sua existência foi eucarística, toda dedicada à contemplação, que se traduzia em serviço humilde ao próximo. Devido ao seu singular espírito de humildade e de acolhimento fraterno, os monges reelegeram-no abade por vinte e sete anos consecutivos, até à morte. Além, disso, para garantir o futuro da sua obra, obteve de Clemente VI, a 21 de Janeiro de 1344, a aprovação pontifícia da nova Congregação beneditina, chamada "Santa Maria de Monte Oliveto". Por ocasião da grande peste de 1348, deixou a solidão de Monte Oliveto para ir ao mosteiro de São Bento em Porta Tufi, em Sena, a fim de assistir os seus monges atingidos pelo mal, e morreu ele mesmo vítima da doença como autêntico mártir da caridade. Do exemplo deste Santo chega até nós o convite para traduzir a nossa fé numa vida dedicada a Deus na oração e ao serviço do próximo sob o estímulo de uma caridade pronta também para o sacrifício supremo.

"Sabei que o Senhor me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo" (Sl 4, 4). Estas palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se na segunda metade do século XIV e primeira do século XV, que viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus – abrindo novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o Convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélico, é possível actuar e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada ao serviço do bem comum e da glória de Deus.

Uma particular atracção por Jesus presente na Eucaristia sentiu desde menina Santa Geltrude Comensoli. A adoração de Cristo eucarístico tornou-se a finalidade principal da sua vida, poderíamos quase dizer a condição habitual da sua existência. De facto, foi diante da Eucaristia que Santa Geltrude compreendeu a sua vocação e missão na Igreja: a de se dedicar sem reservas à acção apostólica e missionária, sobretudo a favor da juventude. Nasceu assim, em obediência ao Papa Leão XIII, o seu Instituto que se propunha transformar a "caridade contemplada" no Cristo eucarístico, em "caridade vivida" na dedicação ao próximo necessitado. Numa sociedade desorientada e muitas vezes ferida, como a nossa, a uma juventude, como a dos nossos tempos, em busca de valores e de um sentido para a própria existência, Santa Geltrude indica como firme ponto de referência o Deus que na Eucaristia se fez nosso companheiro de viagem. Recorda-nos que "a adoração deve prevalecer acima de todas as obras de caridade" porque é do amor a Cristo morto e ressuscitado, realmente presente no Sacramento eucarístico, que brota aquela caridade evangélica que nos impele a considerar todos os homens nossos irmãos.

Testemunha do amor divino foi também Santa Caterina Volpicelli, que se esforçou por "ser de Cristo, para conduzir a Cristo" quantos teve a ventura de encontrar na Nápoles nos finais do séc. XIX, num tempo de crise espiritual e social. Também para ela o segredo foi a Eucaristia. Recomendava às suas primeiras colaboradoras que cultivassem uma intensa vida espiritual na oração e, sobretudo, o contacto vital com Jesus eucarístico. Esta é também hoje a condição para prosseguir a obra e a missão por ela iniciada e deixada em herança às "Servas do Sagrado Coração". Para ser autênticas educadoras da fé, desejosas de transmitir às novas gerações os valores da cultura cristã, é indispensável, como gostava de repetir, libertar Deus das prisões nas quais os homens o colocaram. De facto, só no Coração de Cristo a humanidade pode encontrar a sua "morada permanente". Santa Caterina mostra às suas filhas espirituais e a todos nós, o caminho exigente de uma conversão que mude radicalmente o coração, e se transforme em acções coerentes com o Evangelho. Assim é possível lançar as bases para construir uma sociedade aberta à justiça e à solidariedade, superando aquele desequilíbrio económico e cultural que continua a subsistir em grande parte do nosso planeta.

Amados irmãos e irmãs, demos graças ao Senhor pelo dom da santidade, que hoje resplandece na Igreja com singular beleza em Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Deixemo-nos atrair pelos seus exemplos, deixemo-nos guiar pelos seus ensinamentos, a fim de que também a nossa existência se torne um cântico de louvor a Deus, nas pegadas de Jesus, adorado com fé no mistério eucarístico e servido com generosidade no nosso próximo. Que nos obtenha a realização desta missão evangélica a materna intercessão de Maria, Rainha dos Santos, e destes novos cinco luminosos exemplos de santidade, que hoje com alegria veneramos. Amém!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastério para a Comunicação

A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/pt/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090426_canonizzazioni.html

Sito delle Ancelle del Sacro Cuore : https://www.santacaterinavolpicelli.com/sito-web/home.htm