Sainte Catherine
Volpicelli
Fondatrice des Servantes
du Sacré Cœur (+ 1894)
Béatifiée le 29 avril
2001 par Jean-Paul II.
Canonisée par Benoît XVI
le 26 avril 2009.
"Catherine
Volpicelli, Fondatrice de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur, figure
au nombre des 'apôtres des pauvres et des marginalisés' qui, au XIXe siècle,
furent pour Naples un signe lumineux de la présence du Christ 'Bon Samaritain'
qui secourt chaque homme blessé dans son corps et dans son esprit."
Catherine Volpicelli
(1839-1894) - biographie
site du Vatican.
À Naples, en 1894, la
bienheureuse Catherine Volpicelli, vierge. Dévouée sans trêve à l’assistance
des pauvres et des malades, elle fonda l’Institut des Servantes du Sacré-Cœur
et veilla à ce que la charité chrétienne se montrât toujours adaptée
efficacement aux besoins de la société de son temps.
Martyrologe romain
CHAPELLE PAPALE POUR LA
BÉATIFICATION DE CINQ SERVITEURS DE DIEU
HOMÉLIE DE JEAN PAUL II
Dimanche 29 avril 2001
1. "Or, le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage" (Jn 21,
4). Vers l'aube, le Ressuscité apparut aux Apôtres, qui avaient passé une nuit
de travail vain sur le Lac de Tibériade. L'évangéliste précise qu'au cours de
cette nuit "ils ne prirent rien" (Jn 21, 3), et il ajoute qu'ils
n'avaient rient à manger. A l'invitation de Jésus: "Jetez le filet à
droite du bateau et vous trouverez" (Jn 21, 6) ils obéirent sans
hésiter. Ils répondirent avec promptitude et leur récompense fut grande, car ce
filet, qui était resté vide pendant la nuit, "ils n'avaient plus la force
de le tirer, tant il était plein de poissons" (Jn 21, 6).
Comment ne pas voir dans cet épisode, que saint Jean rapporte dans l'épilogue
de son Evangile, un signe éloquent de ce que le Seigneur continue à accomplir
dans l'Eglise et dans le coeur des croyants, qui ont en Lui une confiance sans
limite? Les cinq serviteurs de Dieu, que j'ai aujourd'hui eu la joie d'élever
aux honneurs des autels, sont des témoins singuliers du don extraordinaire que
le Christ ressuscité accorde à chaque baptisé: le don de la sainteté.
Bienheureux sont ceux qui font fructifier ce don mystérieux, en laissant
l'Esprit Saint conformer leur existence au Christ mort et ressuscité!
Bienheureux êtes-vous, vous qui, comme des astres lumineux, brillez aujourd'hui
au firmament de l'Eglise: Manuel González García, Evêque, Fondateur de la
Congrégation des Missionnaires eucharistiques de Nazareth; Carlos Manuel
Cecilio Rodríguez Santiago, laïc; Marie-Anne Blondin, vierge, Fondatrice de la
Congrégation des Soeurs de Saint-Anne; Catherine Volpicelli, vierge, Fondatrice
des Servantes du Sacré-Coeur; Catherine Cittadini, vierge, Fondatrice des
Soeurs ursulines de Somasca.
Chacun de vous, en se consacrant au Christ, a fait de l'Evangile la règle de sa
propre existence. Vous êtes ainsi devenus ses fidèles disciples, ayant puisé
cette nouveauté de vie, qui a été inaugurée par le mystère de sa résurrection,
à la source intarissable de son amour.
[en espagnol]
2. "Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre:
"C'est le Seigneur!"" (Jn 21, 7). Dans l'Evangile nous
avons entendu, devant le miracle accompli, un disciple reconnaître Jésus. Les
autres le feront eux aussi par la suite. Le passage évangélique, en nous
présentant Jésus qui "vient, prend le pain et le leur donne" (Jn 21,
13), nous indique comment et quand nous pouvons rencontrer le Christ
ressuscité: dans l'Eucharistie, où Jésus est réellement présent sous les
espèces du pain et du vin. Il serait triste que cette présence pleine d'amour
du Seigneur, après autant de temps, ne soit pas encore connue de l'humanité.
Telle fut la grande passion du bienheureux Manuel González García, Evêque de
Málaga, puis de Palencia. L'expérience vécue à Palomares del Río devant un
Tabernacle abandonné le marqua pour toute sa vie, et il se consacra à partir de
ce moment à diffuser la dévotion à l'Eucharistie, en proclamant la phrase qu'il
désira ensuite comme épitaphe: "Jésus est là! Il est là! Ne
l'abandonnez pas!". Fondateur des Missionnaires eucharistiques de
Nazareth, le bienheureux Manuel González est un modèle de foi eucharistique,
dont l'exemple continue à parler à l'Eglise d'aujourd'hui.
3. "Aucun des disciples n'osaient lui demander: "Qui
es-tu?", sachant que c'était le Seigneur" (Jn 21, 12). Lorsque
les disciples le reconnaissent sur les rives du Lac de Tibériade, leur foi dans
le fait que le Christ est ressuscité et présent parmi les siens se renforce.
L'Eglise, depuis des millénaires, ne se lasse pas d'annoncer et de répéter
cette vérité fondamentale de la foi.
L'expérience du mystère pascal rend toutes les choses nouvelles, car comme nous
l'avons chanté dans l'Annonce pascale: "Il vainc le mal, lave les
fautes, rend l'innocence aux pécheurs, la joie aux affligés". Cet esprit
anima l'existence tout entière de Carlos Manuel Rodríguez Santiago, premier
portoricain élevé à la gloire des autels. Le nouveau bienheureux, illuminé par
la foi dans la résurrection, partageait avec chacun la profonde signification
du Mystère pascal, en répétant souvent: "Nous vivons pour cette
nuit", la nuit de Pâques. Son apostolat fécond et généreux consista
principalement à faire en sorte que l'Eglise de Porto Rico prenne conscience de
ce grand événement de notre salut.
Carlos Manuel Rodríguez a mis en évidence l'appel universel à la sainteté pour
tous les chrétiens et à quel point il est important que chaque baptisé réponde
à celui-ci de façon consciente et responsable. Que son exemple aide toute
l'Eglise de Porto Rico à être fidèle, en vivant avec une ferme cohérence les
valeurs et les principes chrétiens reçus lors de l'évangélisation de l'île!
[en français]
4. Fondatrice des Soeurs de Sainte-Anne, Marie-Anne Blondin est le modèle
d'une existence livrée à l'amour et traversée par le mystère pascal. Cette
jeune paysanne canadienne proposera à son évêque de fonder une congrégation
religieuse pour l'éducation des enfants pauvres des campagnes, afin de vaincre
l'analphabétisme. Dans un grand esprit d'abandon à la Providence dont elle
bénira "la conduite toute maternelle", elle acceptera humblement les
décisions de l'Eglise et accomplira jusqu'à la mort d'humbles travaux pour le
bien de ses Soeurs. Les épreuves n'altéreront jamais son grand amour pour le
Christ et pour l'Eglise, ni son souci de former de véritables éducatrices de la
jeunesse. Modèle d'une vie humble et cachée, Marie-Anne Blondin trouva sa force
intérieure dans la contemplation de la Croix, nous montrant que la vie
d'intimité avec le Christ est le plus sûr moyen de porter mystérieusement des
fruits et d'accomplir la mission voulue par Dieu. Puisse son exemple donner aux
religieuses de son Institut et à de nombreux jeunes le goût de servir Dieu et
les hommes, en particulier la jeunesse, à laquelle il importe d'offrir les
moyens d'un authentique développement spirituel, moral et intellectuel!
[en italien]
5. "Digne est l'Agneau égorgé de recevoir [...]
l'honneur, la gloire et la louange" (Ap 5,
12). Ces paroles, tirées du Livre de l'Apocalypse et proclamées dans la seconde
Lecture, s'adaptent également bien à l'expérience mystique de la bienheureuse
Catherine Volpicelli. Dans sa vie, entièrement consacrée au coeur de l'Agneau
immolé, trois aspects significatifs se détachent: une profonde spiritualité
eucharistique, une fidélité indéfectible à l'Eglise, une surprenante générosité
apostolique.
L'Eucharistie, longtemps adorée et devenue le centre de sa vie au point qu'elle
forma le voeu de victime expiatoire, fut pour elle une école d'obéissance docile
et aimante à Dieu. Elle fut, dans le même temps, une source d'amour tendre et
miséricordieux pour le prochain: c'est dans les plus pauvres et les
laissés-pour-compte qu'elle aimait son Seigneur, longtemps contemplé dans le
Très Saint Sacrement.
C'est aussi de l'Eucharistie qu'elle sut tirer l'ardeur missionnaire qui la
poussa à exprimer sa vocation dans l'Eglise, docilement soumise aux pasteurs et
prophétiquement attentive à promouvoir le laïcat et de nouvelles formes de vie
consacrée. Sans délimiter de zones d'action, ni donner origine à des
institutions spécifiques, elle voulut, comme elle l'affirmait elle-même,
trouver la solitude dans les occupations et un travail fécond dans la solitude.
Elle fut la première "zélatrice" de l'Apostolat de la prière en
Italie et elle laisse en héritage, en particulier aux Servantes du Sacré-Coeur,
une singulière mission apostolique qui doit continuer à s'alimenter sans cesse
à la source du Mystère eucharistique.
6. "Seigneur, tu sais que je t'aime" (Jn 21, 15; cf. vv.
16.17). La triple déclaration d'amour que, selon, la page de l'Evangile
d'aujourd'hui, Pierre fait au Seigneur, nous conduit à penser à Catherine
Cittadini. Au cours de son existence difficile, la nouvelle bienheureuse
manifesta un amour sans limite pour le Seigneur. Sa profonde capacité d'aimer,
soutenue par un grand équilibre affectif, est soulignée par ceux qui ont eu
l'occasion de la connaître. Orpheline dès son plus jeune âge, elle devint
elle-même une mère pleine d'amour pour les orphelines. Elle voulut que ses
filles spirituelles soient des "mères" dans les écoles et au contact
avec les enfants.
Catherine s'efforçait d'"être du Christ, pour conduire au Christ". Le
secret fut également pour elle l'union avec l'Eucharistie. Elle recommandait à
ses premières collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la
prière et, surtout, un contact vital avec Jésus-Eucharistie. Cette consigne
spirituelle est plus que jamais actuelle, également pour ceux qui sont appelés
à être des maîtres dans la foi et qui veulent transmettre aux nouvelles
générations, à une époque de grands changements sociaux, les valeurs de la
culture chrétienne!
7. "Nous sommes témoins de ces choses, nous et l'Esprit Saint, que
Dieu a donné à ceux qui lui obéissent" (Ac 5, 32). Avec joie nous
faisons nôtres les paroles tirées du Livre des Actes des Apôtres, qui ont
résonné dans notre assemblée. Oui, nous sommes les témoins des prodiges que
Dieu opère en ceux "qui lui obéissent".
Nous constatons la vérité de cette affirmation dans votre existence, ô nouveaux
bienheureux que nous vénérons et invoquons à partir d'aujourd'hui comme
intercesseurs. Votre fidélité héroïque à l'Evangile est la preuve de l'action
féconde de l'Esprit Saint.
Aidez-nous à parcourir, à notre tour, le chemin de la sainteté, en particulier
lorsque celui-ci devient difficile. Soutenez-nous pour conserver le regard
tourné vers Celui qui nous a appelés. A votre voix, à celle de la Vierge Marie
et de tous les saints, nous unissons également la nôtre pour chanter:
"A Celui qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau, la louange,
l'honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles!" (Ap 5,
13). Amen!
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SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010429_beatification.html
HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT
XVI
Chers frères et sœurs,
En ce troisième dimanche
du temps pascal, la liturgie place encore une fois au centre de notre attention
le mystère du Christ ressuscité. Victorieux sur le mal et sur la mort, l'Auteur
de la vie, qui s'est immolé en tant que victime d'expiation pour nos péchés,
"continue à s'offrir pour nous et intercède comme notre avocat; sacrifié
sur la croix, il ne meurt plus et, avec les signes de la passion, il vit
immortel" (cf. Préface pascale 3). Laissons-nous intérieurement
inonder par la lumière pascale qui émane de ce grand mystère, et avec le Psaume
responsorial prions: "Que resplendisse sur nous, Seigneur, la
lumière de ton visage".
La lumière du visage du
Christ ressuscité resplendit aujourd'hui sur nous, en particulier à travers les
traits évangéliques des cinq bienheureux qui sont inscrits dans l'album des
saints au cours de cette célébration: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei,
Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et Caterina Volpicelli.
Je m'unis volontiers à l'hommage que leur rendent les pèlerins, venus ici de
divers pays, à qui j'adresse un salut cordial avec une grande affection. Les
différents itinéraires humains et spirituels de ces nouveaux saints nous
montrent le renouveau profond qu'accomplit dans le cœur de l'homme le mystère de
la résurrection du Christ; un mystère fondamental qui oriente et guide toute
l'histoire du salut. C'est donc à juste titre que l'Eglise nous invite
toujours, et encore davantage en ce temps pascal, à tourner nos regards vers le
Christ ressuscité, réellement présent dans le Sacrement de l'Eucharistie.
Dans la page évangélique,
saint Luc rapporte l'une des apparitions de Jésus ressuscité (24, 35-48).
Précisément au début du passage, l'évangéliste note que les deux disciples
d'Emmaus, revenus en hâte à Jérusalem, racontèrent aux Onze comment ils
l'avaient reconnu "quand il avait rompu le pain" (v. 35). Et
pendant qu'ils racontaient l'expérience extraordinaire de leur rencontre avec
le Seigneur, Celui-ci "lui-même était là au milieu d'eux" (v. 36). A
cause de son apparition soudaine, les Apôtres furent frappés de stupeur et de
crainte, au point que Jésus, pour les rassurer et vaincre toute réticence et
doute, leur demande de le toucher - ce n'était pas un fantôme, mais un homme en
chair et en os - et demanda ensuite quelque chose à manger. Encore une fois,
comme cela avait eu lieu pour les deux pèlerins d'Emmaus, c'est à table, alors
qu'il mange avec les siens, que le Christ ressuscité se manifeste aux
disciples, les aidant à comprendre l'Ecriture et à relire les événements du
salut à la lumière de la Pâque. "Il fallait que s'accomplisse - dit-il -
tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les
Psaumes" (v. 44). Et il les invite à regarder vers l'avenir:
"la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les
nations" (v. 47).
Chaque communauté revit
cette même expérience dans la célébration eucharistique, en particulier la
célébration dominicale. L'Eucharistie, le lieu privilégié où l'Eglise reconnaît
"l'auteur de la vie" (cf. Ac 3, 15), est "la fraction
du pain", comme elle est appelée dans les Actes des Apôtres. Dans
celle-ci, grâce à la foi, nous entrons en communion avec le Christ, qui est
"autel, victime et prêtre" (cf. Préface pascale 5) et qui est
parmi nous. Nous nous rassemblons autour de Lui pour faire mémoire de ses
paroles et des événements contenus dans l'Ecriture; nous revivons sa passion,
sa mort et sa résurrection. En célébrant l'Eucharistie, nous communiquons avec
le Christ, victime d'expiation, et nous puisons en Lui le pardon et la vie. Que
serait notre vie de chrétiens sans l'Eucharistie? L'Eucharistie est l'héritage
perpétuel et vivant que nous a laissé le Seigneur dans le Sacrement de son
Corps et de son Sang, que nous devons constamment repenser et approfondir afin
que, comme l'affirmait le vénéré Pape Paul vi, il puisse "imprimer
son efficacité inépuisable sur tous les jours de notre vie mortelle" (Insegnamenti,
v [1967], p. 779). Nourris par le pain eucharistique, les saints que nous
vénérons aujourd'hui ont mené à bien leur mission d'amour évangélique dans les
divers domaines où ils ont œuvré avec leurs charismes spécifiques.
Saint Arcangelo Tadini
passait de longues heures en prière devant l'Eucharistie, lui qui, ayant
toujours à l'esprit dans son ministère pastoral la personne humaine dans sa
totalité, aidait ses paroissiens à croître humainement et spirituellement. Ce
saint prêtre, ce saint curé, un homme entièrement donné à Dieu, prêt en chaque
circonstance à se laisser guider par l'Esprit Saint, était dans le même temps
disponible à accueillir les urgences du moment et à y trouver un remède. C'est
pourquoi il prit de nombreuses initiatives concrètes et courageuses, comme
l'organisation de la "Société ouvrière catholique du secours mutuel",
la construction de la filature et de la maison d'accueil pour les ouvrières,
ainsi que la fondation, en 1900, de la "Congrégation des Sœurs ouvrières
de la Sainte Maison de Nazareth", dans le but d'évangéliser le monde du
travail à travers le partage des fatigues, sur l'exemple de la Sainte Famille
de Nazareth. Combien fut prophétique l'intuition de Don Tadini et combien son
exemple reste actuel aujourd'hui aussi, à une époque de grave crise économique!
Il nous rappelle que ce n'est qu'en cultivant une relation constante et
profonde avec le Seigneur, en particulier dans le Sacrement de l'Eucharistie,
que nous pouvons ensuite être en mesure d'apporter le ferment de l'Evangile
dans les différentes activités de travail et dans chaque milieu de notre
société.
Chez saint Bernardo
Tolomei, initiateur d'un mouvement monastique bénédictin, ressort également
l'amour pour la prière et pour le travail manuel. Son existence fut une
existence eucharistique, entièrement consacrée à la contemplation, qui se
traduisait en un humble service du prochain. En raison de son esprit d'humilité
et d'accueil fraternel particulier, il fut réélu abbé par les moines vingt-sept
années de suite, jusqu'à sa mort. En outre, pour assurer l'avenir de son œuvre,
il obtint de Clément vi, le 21 janvier 1344, l'approbation pontificale de la
nouvelle Congrégation bénédictine, dite de "S. Maria di Monte
Oliveto". A l'occasion de la grande peste de 1348, il quitta la solitude
de Monte Oliveto pour se rendre dans le monastère Saint-Benoît à Porta Tufi, à Sienne,
afin d'assister ses moines frappés par le mal, et il mourut lui-même victime de
la maladie comme un authentique martyr de la charité. De l'exemple de ce saint,
nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu dans
la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une charité
également prête au sacrifice suprême.
"Sachez que le
Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers
lui" (Ps 4, 4). Ces paroles du Psaume responsorial expriment le secret de
la vie du bienheureux Nuno de Santa María, héros et saint du Portugal. Les
soixante-dix années de sa vie se déroulèrent pendant la deuxième moitié du xiv
siècle et la première du xv siècle, qui virent ce pays consolider son
indépendance de la Castille, puis s'étendre au-delà de l'océan - non sans un
dessein particulier de Dieu -, en ouvrant de nouvelles routes qui devaient
favoriser l'avènement de l'Evangile du Christ jusqu'aux extrémités de la terre.
Saint Nuno se sentait l'instrument de ce dessein supérieur et enrôlé dans
la militia Christi c'est-à-dire dans le service de témoignage que
chaque chrétien est appelé à rendre dans le monde. Ce qui le caractérisait
était une intense vie de prière et la confiance absolue dans l'aide divine.
Bien qu'il soit un excellent militaire et un grand chef, il ne permit jamais à
ces dons naturels de prévaloir sur l'action suprême qui provient de Dieu. Saint
Nuno s'efforçait de ne placer aucun obstacle à l'action de Dieu dans sa vie, en
imitant la Sainte Vierge, pour laquelle il éprouvait une grande dévotion et à
laquelle il attribuait publiquement ses victoires. Au terme de sa vie, il se
retira dans le couvent de carmes dont il avait ordonné la construction. Je suis
heureux de présenter à toute l'Eglise cette figure exemplaire, en particulier
en raison d'une vie de foi et de prière dans des situations en apparence
défavorables, apportant la preuve que dans toute situation, même à caractère
militaire et de conflit, il est possible d'agir et de mettre en œuvre les valeurs
et les principes de la vie chrétienne, en particulier si celle-ci est placée au
service du bien commun et de la gloire de Dieu.
Dès son enfance, sainte
Gertrude Comensoli ressentit une attraction particulière pour Jésus.
L'adoration du Christ eucharistique devint le but principal de sa vie, nous
pourrions presque dire la condition habituelle de son existence. Ce fut en
effet devant l'Eucharistie que sainte Gertrude comprit sa vocation et sa
mission dans l'Eglise: celle de se consacrer sans réserves à l'action
apostolique et missionnaire, en particulier en faveur de la jeunesse. C'est
ainsi que naquit, en obéissance au Pape Léon XIII, son Institut qui visait à
traduire la "charité contemplée" en Christ eucharistique, en
"charité vécue" en se consacrant à son prochain dans le besoin. Dans
une société égarée et souvent blessée, comme la nôtre, à une jeunesse, comme
celle de notre époque, à la recherche de valeurs et d'un sens à donner à sa
propre existence, sainte Gertrude indique comme solide point de référence le
Dieu qui, dans l'Eucharistie, s'est fait notre compagnon de voyage. Elle nous
rappelle que "l'adoration doit prévaloir sur toutes les œuvres de
charité" car c'est de l'amour pour le Christ mort et ressuscité,
réellement présent dans le Sacrement eucharistique, que naît cette charité
évangélique qui nous pousse à considérer tous les hommes comme nos frères.
Sainte Caterina
Volpicelli fut également un témoin de l'amour divin, qui s'efforça d'"être
du Christ, pour conduire au Christ" ceux qu'elle rencontra dans la ville
de Naples à la fin du xix siècle, à une époque de crise spirituelle et sociale.
Pour elle aussi, le secret fut l'Eucharistie. Elle recommandait à ses premières
collaboratrices de cultiver une intense vie spirituelle dans la prière et, surtout,
le contact vital avec Jésus Eucharistie. Telle est également aujourd'hui la
condition pour poursuivre l'œuvre et la mission qu'elle a commencées et
laissées en héritage aux "Servantes du Sacré-Cœur". Pour être
d'authentiques éducatrices de la foi, désireuses de transmettre aux nouvelles
générations les valeurs de la culture chrétienne, il est indispensable, comme
elle aimait à le répéter, de libérer Dieu des prisons dans lesquelles les
hommes l'ont enfermé. Ce n'est en effet que dans le cœur du Christ que
l'humanité peut trouver sa "demeure stable". Sainte Caterina montre à
ses filles spirituelles et à nous tous, le chemin exigeant d'une conversion qui
change le cœur à sa racine et qui se traduit en actions cohérentes avec
l'Evangile. Il est ainsi possible de poser les bases pour construire une
société ouverte à la justice et à la solidarité, en surmontant le déséquilibre
économique et culturel qui continue à subsister dans une grande partie de notre
monde.
Chers frères et sœurs,
nous rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté, qui aujourd'hui
resplendit dans l'Eglise avec une beauté singulière chez Arcangelo Tadini,
Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli et
Caterina Volpicelli. Laissons-nous attirer par leurs exemples, laissons-nous
guider par leurs enseignements, afin que notre existence aussi devienne un
cantique de louange à Dieu, sur les traces de Jésus, adoré avec foi dans le
mystère eucharistique et servi avec générosité chez notre prochain. Que l'intercession
maternelle de Marie, Reine des saints, et de ces cinq nouveaux lumineux
exemples de sainteté, que nous vénérons aujourd'hui avec joie, nous permette de
réaliser cette mission évangélique. Amen!
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CATHERINE VOLPICELLI
Fondatrice des Servantes
du Sacré-Coeur, bienheureuse
(1839 - 1894)
Catherine Volpicelli,
Fondatrice de la Congrégation des Servantes du Sacré-Coeur, figure au nombre
des "apôtres des pauvres et des marginalisés" qui, au XIXe s.,
furent pour Naples un signe lumineux de la présence du Christ "Bon
Samaritain" que secourt chaque homme blessé dans son corps et dans son
esprit, versant sur ses plaies l'huile de la Consolation et le vin de
l'espérance (cf. Missel Romain, 2, éd. Italienne, Rome 1983, Préface Commune
VIII, page 375)
Née à Naples le 21
janvier 1839, Catherine eut au sein de sa famille, une famille de haute
bourgeoisie, une formation humaine et religieuse conséquente. Sous
l'encadrement éducatif de Saint Marcelin, et avec la direction sage de
Margherite Salatino (future Cofondatrice, avec le Bienheureux Ludovic de
Casoria, de la Congrégation des Soeurs Franciscaines Elisabethines Bigie), elle
apprit les lettres, les langues et la musique, qui la distingue vraisemblablement
des femmes de son époque.
Guidée par l'Esprit du
Seigneur, qui lui révélait le projet de Dieu moyennant la collaboration des
Sages et des Saints directeurs spirituels, Catherine, qui en effet pouvait
rivaliser avec sa soeur et chercher à briller dans la société en fréquentant
divers théâtres et spectacles de danse, renonça avec promptitude aux éphémères
valeurs d'une vie élégante et exubérante, pour adhérer avec une généreuse
décision à une vocation de perfection et de Sainteté.
La rencontre opportune avec
le Bienheureux Ludovic de Casoria, le 19 Septembre 1854, à "Palma" à
Naples, fut comme aimait à l'affirmer la bienheureuse elle-même: "un
traité singulier de grâce prévenante, de charité et de prédilection au
Sacré-Coeur amoureux des misères de sa servante". Le Bienheureux l'associa
à l'ordre Franciscain Séculier et lui indiqua comme l'unique découverte de sa
vie, le culte au Sacré-Coeur de Jésus, l'invitant à rester au milieu de la
société, dans laquelle elle devait être "pêcheuse des âmes".
Soutenue par son
confesseur, le Père Barnabite Léonard Matera, le 28 mai 1869 Catherine entra
dans le groupe des adoratrices perpétuelles de Jésus Sacrement. Cependant elle
en sortit précipitamment à cause de graves problèmes de santé.
Le dessein de Dieu sur
Catherine était autre. Comme le lui avait bien prédit le Bienheureux Ludovic et
le lui répétait souvent "Catherine, le Coeur de Jésus, c'est ton
oeuvre'".
C'est aussi par
l'entremise de son confesseur que Catherine Volpicelli découvre le feuillet
mensuel de l'Apostolat de la Prière "Le Messager du Coeur de Jésus".
Elle écrit alors au Père Henri Ramière, Directeur Général de l'Apostolat de la
Prière en France et reçut de lui les explications détaillées de la naissante
association, avec le diplôme de zélatrice, le premier parvenu en Italie. En
juillet 1867, le Père Ramière visite la place "Largo Petrone alla
Salute", à Naples, où Catherine rêvait d'établir le Siège de ses activités
apostoliques "pour faire renaître dans les Coeurs, dans les familles et
dans la société l'amour pour Jésus-Christ".
L'apostolat de la Prière
sera le coeur de l'entier édifice spirituel de Catherine, qui la propulsera à
cultiver son ardent amour pour l'Eucharistie et deviendra l'instrument d'une
action pastorale aux dimensions du Coeur du Christ et donc ouverte à chaque
homme, toujours au service de l'Eglise, des marginalisés et des souffrants.
Avec les premières
Zélatrices, le 1er juillet 1874 Catherine fonda le nouvel Institut des
"Servantes du Sacré-Coeur" d'abord approuvé par le Cardinal
Archevêque de Naples, le Serviteur de Dieu "Siste Riario Sforza", et,
ensuite, le 13 juin 1890, par le pape Léon XIII qui lui accorda "Le Décret
de Louange".
Préoccupée de l'avenir de
la Jeunesse, elle ouvrit une Ecole pour les orphelins dénommée
"orfanatrofio delle "Margherite", fonda une bibliothèque
circulante et institua l'Association des filles de Marie, avec le suivi sage de
la Vénérable M. Rose Carafa Traetto (morte en 1890).
En un temps record, elle
ouvrit d'autres maisons, à Naples (Palazzo Sansevero et près de l'Eglise de la
Sagesse), à Ponticelli, où les Servantes du Sacré-Coeur se distinguent dans
l'assistance des victimes du choléra en l884, à Minturno, à Meta di Sorrento et
à Rome.
Le 16 mai 1884, le nouvel
Archevêque de Naples, le Cardinal Julien Sanfelice, o.s.b. consacra le
sanctuaire dédié au Sacré-Coeur de Jésus, que Catherine Volpicelli fit ériger à
côté de la maison généralice de ses oeuvres , le destinant particulièrement à
l'adoration réparatrice demandée par le Pape pour le soutien de l'Eglise, dans
une période difficile pour la liberté religieuse et pour l'annonce de
l'Evangile.
La participation de
Catherine au premier Congrès Eucharistique National célébré à Naples en 1891,
du 19 au 22 novembre, fut l'acte culminant de l'apostolat de la Fondatrice des
Servantes du Sacré-Coeur. A cette occasion, elle offrit une riche exposition
d'objets sacrés destinés aux Eglises pauvres, elle organisa l'Adoration
eucharistique dans la cathédrale et fut l'animatrice de ce grand mouvement
d'âmes qui se termina par l'impressionnante "confession et communion
générale".
Catherine Volpicelli
s'éteignit à Naples le 28 décembre 1894, offrant ainsi sa vie pour l'Eglise et
pour le Saint Père.
La cause de béatification
et de canonisation de l'insigne témoignage de la charité du Coeur du Christ,
après l'instruction du Procès ordinaire pendant les années 1896-1902 à la Curie
Ecclésiastique de Naples, fut officiellement introduite près la Sainte
Congrégation des Rites le 11 janvier 1911.
Le 25 mars 1945 le Pape
Pie XII en déclarant l'héroïcité des vertus, lui attribua le titre de
Vénérable.
Le 28 juin 1999 le Pape
Jean Paul II approuva la lecture du Décret de Béatification.
SOURCE : www.vatican.va et http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20010429_volpicelli_fr.html
Also known as
Katarina Volpicelli
22
January on some calendars
Profile
Born into an upper
middle-class family, Caterina was well educated at
the Royal Educational Institute of San Marcellino. Initially concerned
with making a name for herself in society, in her teens Caterina felt drawn
more and more to the spiritual life. Friend and spiritual student of Blessed Ludovico
of Casoria, who led her to become a Franciscan tertiary.
On 28
May 1859 Caterina
joined the Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but developed
serious health problems and left. Member of the Apostleship of Prayer.
Founded the Institute of Handmaidens of the Sacred Heart on 1 July 1874,
which received the approval of Pope Leo
XIII on 13 June 1890.
She opened the orphanage of
the Margherites, founded a lending library,
and with the help of Venerable Rosa
Carafa Traetto, she set up the Association of the Daughters of Mary.
Born
21
January 1839 in Naples, Italy
28
December 1894 in Naples, Italy of
natural causes
25 March 1945 by Pope Pius
XII (decree of heroic
virtues)
29 April 2001 by Pope John
Paul II
26 April 2009 by Pope Benedict
XVI
Additional
Information
The
Holiness of the Church in the 19th Century
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
nettsteder
i norsk
Readings
She also knew how to draw
from the Eucharist that missionary zeal that led her to express her vocation in
the Church, submitting with docility to pastors, and [being] prophetically
oriented to the promotion of the laity and
new forms of consecrated life. Although not establishing operational centers or
giving life to specific institutions, as she herself stated, she wanted to find
solitude in activity, and fruitful work in solitude. – Pope John
Paul II at the beatification of Saint Caterina
MLA
Citation
“Saint Caterina
Volpicelli“. CatholicSaints.Info. 30 June 2023. Web. 28 December 2025.
<https://catholicsaints.info/saint-caterina-volpicelli/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-caterina-volpicelli/
The
Holiness of the Church in the Nineteenth Century – Venerable Catharine
Volpicelli
Entry
On 28 December 1894, the
associate of Venerable Rosa Carafa di Traetto in founding the Congregation,
Venerable Catharine Volpicelli, followed the Venerable Rosa to the grave.
Father Louis of Casoria was assisted by the Venerable Catharine in the organization
of the Servants of the Sacred Heart. Pius X authorized the inauguration of the
process of her beatification on 11 January 1911.
MLA
Citation
Father Constantine
Kempf, S.J. “Venerable
Catharine Volpicelli”. The Holiness of the Church
in the Nineteenth Century, 1916. CatholicSaints.Info.
28 April 2022. Web. 28 December 2025. <https://catholicsaints.info/the-holiness-of-the-church-in-the-nineteenth-century-venerable-catharine-volpicelli/>
BEATIFICATION OF 5
SERVANTS OF GOD
HOMILY OF JOHN PAUL II
Sunday, 29 April 2001
1. "Just as the
day was breaking, Jesus stood on the beach" (Jn 21: 4). At the
crack of dawn, the Risen One appeared to the Apostles, who had just returned
after a night of unsuccessful fishing on the lake of Tiberias. The Evangelist
explains that on that night "they caught nothing" (Jn
21: 3) and adds that they had nothing to eat. They obeyed Jesus'
invitation: "Cast the net on the right side of the boat, and you
will find some" (Jn 21: 6) without hesitation. Their response was
prompt and their reward great, because all night long their net had been empty
and now, "they were not able to haul it in for the great quantity of fish"
(Jn 21: 6).
How can we not see in
this episode, which St John mentions in the epilogue of his Gospel, an eloquent
sign of what the Lord continues to do in the Church and in the hearts of believers
who trust in him without reserve? The five Servants of God whom I have had the
joy of raising to the honour of the altars today are special witnesses of the
extraordinary gift which the risen Christ lavishes upon every baptized
person: the gift of holiness.
Blessed are those who
make this mysterious gift fruitful, allowing the Holy Spirit to conform their
lives to Christ who died and was raised! Blessed are you who shine today like
bright stars in the firmament of the Church: Manuel González García,
Bishop, Founder of the Congregation of the Misioneras Eucarísticas de
Nazaret; Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, layman; Marie Anne Blondin,
virgin, foundress of the Congregation of the Sisters of St Anne; Caterina
Volpicelli, virgin, foundress of the Servants of the Sacred Heart; Caterina
Cittadini, virgin, foundress of the Ursuline Sisters of Somasca.
Each one of you, in
promising yourselves to Christ, made the Gospel the your rule of life. Thus you
became his faithful disciples, having drawn that newness of life, inaugurated
by the mystery of the Resurrection, from the inexhaustible spring of his love.
2. "That disciple whom Jesus loved said to Peter, "It is the
Lord' " (Jn 21: 7). In the Gospel we have heard that seeing
the miracle worked, a disciple recognizes Jesus. The others will recognize him
later. In presenting to us Jesus who "came and took the bread and gave it
to them" (Jn 21: 13), the Gospel points out how and when we can meet
the risen Christ: in the Eucharist, where Jesus is truly present under
the appearances of bread and wine. It would be sad if, after so long, the
Saviour's loving presence were still to be unknown by humanity.
This was the great
passion of the new blessed, Bl. Manuel González García, Bishop of Malaga and
later of Palencia. His experience before a deserted tabernacle in Palomares del
Río was to mark his whole life, and from that moment he dedicated himself to
spreading devotion to the Eucharist, proclaiming the words he subsequently
chose as his epitaph: "Here is Jesus! He is here! Do not abandon
him!" Bl. Manuel González, founder of the Misioneras Eucarísticas de
Nazaret, is a model of Eucharistic faith whose example continues to speak to
the Church today.
3. "None of the
disciples dared ask him, "Who are you?'. They knew it was the
Lord" (Jn 21: 12). When the disciples recognize him by the lake
of Tiberias, their faith in Christ, risen and present among his disciples, is
strengthened. For two millennia the Church has not tired of proclaiming and
repeating this fundamental truth of faith.
The experience of the
mystery of Easter renews all things, since as we sang in the Easter
Proclamation: "the power of this holy night dispels all evil, washes
guilt away, restores lost innocence, brings mourners joy". This spirit
animated the whole existence of Carlos Manuel Rodríguez Santiago, the first
Puerto Rican to be raised to the glory of the altars. The new blessed,
illumined by faith in the Resurrection, shared with everyone the profound
meaning of the paschal mystery, repeating frequently: "We live for
this night", the Easter Vigil. His fruitful and generous apostolate
chiefly consisted in the effort to help the Church in Puerto Rico to attain an
awareness of this important event of our salvation.
Carlos Manuel Rodríguez
emphasized the universal call to holiness for all Christians and the importance
for all the baptized to respond to it in a conscious and responsible way. May
his example help the whole Church of Puerto Rico to be faithful, living with
great consistency the values and Christian principles received during the
evangelization of the island.
4. Marie Anne Blondin, foundress of the Sisters of St Anne, is a model of a
life given to love and inspired by Christ's death and resurrection. This young
Canadian country woman proposed to her Bishop the foundation of a religious
congregation for the education of poor children in rural areas, to overcome
illiteracy. With a spirit of abandonment in Providence whose ways she blessed,
she would humbly accept the Church's decisions and until her death did menial
tasks for her sisters' good. Trials would never lessen her great love for
Christ and for the Church, nor her concern to form true teachers of youth. The
model of a humble and hidden life, Marie Anne Blondin drew her inner strength
from contemplation of the Cross, showing us that a life of closeness to Christ
is the surest way to bear fruit mysteriously and to accomplish the mission
willed by God. May her example awaken in the religious of her Institute and in
many young women an inclination to serve God and others, particularly youth, to
whom it is important to offer the means for an authentic spiritual, moral and
intellectual development!
5. "Worthy is the
Lamb who was slain, to receive power and and wealth and wisdom and might and
honour and glory and blessing!" (Rv 5: 12). These words taken
from the Book of Revelation and proclaimed in the Second Reading can also be
fittingly applied to the mystical experience of Bl. Caterina
Volpicelli. Three significant aspects stand out in her life, which was
totally consecrated to the heart of the Lamb slain for our salvation: a
deep Eucharistic spirituality, an indomitable fidelity to the Church and a surprising
apostolic generosity.
The Eucharist, which she
adored for long hours and made the centre of her life, to the point of taking a
vow as a victim of reparation, was a school of docile and loving obedience to
God for her. At the same time it was a source of tender and merciful love for
her neighbour; in the poorest and most marginalized she loved her Lord,
contemplated at length in the Blessed Sacrament.
She was always able to
find in the Eucharist the missionary fervour which impelled her to express her
vocation in the Church with docility to her pastors and with prophetic
intentions of promoting the laity and new forms of consecrated life. Without
determining places for action or founding specific institutions, she wanted, as
she herself said, to seek solitude in work and fruitful work in solitude. She
was the first "messenger" of the Apostleship of Prayer in Italy, and
left as a legacy, especially to the Ancelle del Sacro Cuore (Servants of
the Sacred Heart), a unique apostolic mission which must continue to be
ceaselessly nourished at the source of the Eucharistic mystery.
6. "Lord; you know
that I love you" (Jn 21: 15; cf. vv. 16, 17). The threefold
declaration of love which Peter makes to the Lord in today's Gospel passage,
leads us to think of Caterina Cittadini. In her difficult life the
new blessed showed indomitable love for the Lord. Her deep capacity for loving,
sustained by great emotional balance, is emphasized by all those who had the
opportunity to know her. Having been orphaned at a very early age, she made
herself a loving mother to orphans. Moreover, she wanted her spiritual
daughters, at the school and in their contact with the children, to be
"mothers".
Caterina did her utmost
to "be of Christ to bring people to Christ". For her too, the
secret was union with the Eucharist. She recommended her first co-workers to
foster an intense spiritual life and an especially vital contact with Jesus in
the Eucharist. How very timely is her spiritual legacy for those who are called
to be teachers of the faith and want to pass on the values of Christian culture
to the new generations in this time of great social changes!
7. "We are witnesses
to these things, and so is the Holy Spirit whom God has given to those who obey
him" (Acts 5: 32). Let us joyfully make our own the words taken
from the Acts of the Apostles which have rung out during the Mass. Yes, we are
witnesses of the miracles that God works in those "who submit to
him".
We find the truth of this
affirmation in your life, O new blesseds, whom we are venerating today and
invoke as intercessors. Your heroic fidelity to the Gospel is a proof of the
Holy Spirit's fruitful action.
Help us in turn to take
the path of holiness, especially when it becomes difficult. Steady us as we
keep our gaze fixed on the One who has called us. Let us join our voices to
those of the Virgin Mary and all the saints, to sing: "To him who
sits upon the throne and to the Lamb be blessing and honour and glory and might
for ever and ever!" (Rv 5: 13). Amen!
Copyright © Dicastery for
Communication
HOLY MASS FOR THE
CANONIZATION OF FIVE NEW SAINTS
HOMILY OF HIS HOLINESS
BENEDICT XVI
St Peter's Square
Third Sunday of Easter, 26 April 2009
Dear Brothers and
Sisters,
On this Third Sunday in
the Easter Season, the liturgy once again focuses our attention on the mystery
of the Risen Christ. Victorious over evil and over death, the Author of life
who sacrificed himself as a victim of expiation for our sins, "is still
our priest, our advocate who always pleads our cause. Christ is the victim who
dies no more, the Lamb, once slain, who lives for ever" (Easter Preface
III). Let us allow ourselves to be bathed in the radiance of Easter that shines
from this great mystery and with the Responsorial Psalm let us pray: "O
Lord, let the light of your countenance shine upon us".
The light of the face of
the Risen Christ shines upon us today especially through the Gospel features of
the five Blesseds who during this celebration are enrolled in the Roll of
Saints: Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude
Comensoli and Caterina
Volpicelli. I willingly join in the homage that the pilgrims are paying to
them, gathered here from various nations and to whom I address a cordial
greeting with great affection. The various human and spiritual experiences of
these new Saints show us the profound renewal that the mystery of Christ's
Resurrection brings about in the human heart; it is a fundamental mystery that
orients and guides the entire history of salvation. The Church therefore,
especially in this Easter Season, rightly invites us to direct our gaze to the
Risen Christ, who is really present in the Sacrament of the Eucharist.
In the Gospel passage, St
Luke mentions one of the appearances of the Risen Jesus (24: 35-48). At the
very beginning of the passage the Evangelist notes that the two disciples of
Emmaus, who hurried back to Jerusalem, had told the Eleven how they recognized
him in "the breaking of the bread" (v. 35). And while they were
recounting the extraordinary experience of their encounter with the Lord, he
"himself stood among them" (v. 36). His sudden appearance frightened
the Apostles. They were fearful to the point that Jesus, in order to reassure
them and to overcome every hesitation and doubt, asked them to touch him he was
not a ghost but a man of flesh and bone and then asked them for something to
eat. Once again, as had happened for the two at Emmaus, it is at table while
eating with his own that the Risen Christ reveals himself to the disciples,
helping them to understand the Scriptures and to reinterpret the events of
salvation in the light of Easter. "Everything written about me", he
says, "in the law of Moses and the Prophets and the Psalms must be
fulfilled" (v. 44). And he invites them to look to the future:
"repentance and forgiveness of sins [shall] be preached in his name to all
nations" (cf. v. 47).
This very experience of
repentance and forgiveness is relived in every community in the Eucharistic
celebration, especially on Sundays. The Eucharist, the privileged place in
which the Church recognizes "the Author of life" (Acts 3: 15) is
"the breaking of the bread", as it is called in the Acts of the
Apostles. In it, through faith, we enter into communion with Christ, who is
"the priest, the altar, and the lamb of sacrifice" (cf. Preface for
Easter, 5) and is among us. Let us gather round him to cherish the memory of
his words and of the events contained in Scripture; let us relive his Passion,
death and Resurrection. In celebrating the Eucharist we communicate with
Christ, the victim of expiation, and from him we draw forgiveness and life.
What would our lives as Christians be without the Eucharist? The Eucharist is
the perpetual, living inheritance which the Lord has bequeathed to us in the
Sacrament of his Body and his Blood and which we must constantly rethink and
deepen so that, as venerable Pope Paul vi said, it may "impress its
inexhaustible effectiveness on all the days of our earthly life" (Insegnamenti, V
[1967], p. 779). Nourished with the Eucharistic Bread, the Saints we are
venerating today brought their mission of evangelical love to completion with
their own special charisms in the various areas in which they worked.
St
Arcangelo Tadini spent long hours in prayer before the Eucharist.
Always focusing his pastoral ministry on the totality of the human person, he
encouraged the human and spiritual growth of his parishioners. This holy
priest, this holy parish priest, a man who belonged entirely to God ready in
every circumstance to let himself be guided by the Holy Spirit, was at the same
time prepared to face the urgent needs of the moment and find a remedy for
them. For this reason he undertook on many practical and courageous initiatives
such as the organization of the "Catholic Workers Mutual Aid
Association", the construction of a spinning mill and a residence for the
workers and, in 1900, the foundation of the "Congregation of Worker
Sisters of the Holy House of Nazareth" to evangelize the working world by
sharing in the common efforts after the example of the Holy Family of Nazareth.
How prophetic the charismatic intuition of Fr Tadini was and how timely his
example remains today in an epoch of serious financial crisis! He reminds us
that only by cultivating a constant and profound relationship with the Lord,
especially in the Sacrament of the Eucharist, can we bring the Gospel leaven to
the various fields of work and to every area of our society.
Love for prayer and for
manual labour also distinguished St Bernardo Tolomei, the initiator of a unique
Benedictine monastic movement. His was a Eucharistic life, entirely dedicated
to contemplation, expressed in humble service to neighbour. Because of his rare
spirit of humility and brotherly acceptance, he was re-elected abbot for 27
years, until his death. Moreover, in order to guarantee the future of his
foundation, on 21 January 1344 he obtained from Clement vi papal approval of
the new Benedictine Congregation called "Our Lady of Monte Oliveto".
During the epidemic of the Black Death in 1348, he left the solitude of Monte
Oliveto for the monastery of S. Benedetto at Porta Tufi, Siena, to attend to
his monks stricken with the plague, and died, himself a victim, as an authentic
martyr of love. The example of this Saint invites us to express our faith in a
life dedicated to God in prayer and spent at the service of our neighbour,
impelled by a love that is also ready to make the supreme sacrifice.
"Know that the Lord
has set apart the godly for himself; the Lord hears when I call to him"
(Ps 4: 3). These words of the Responsorial Psalm express the secret of the life
of Bl. Nuno de Santa María, a hero and saint of Portugal. The 70 years of his
life belong to the second half of the 14th century and the first half of the
15th, which saw this nation consolidate its independence from Castille and
expand beyond the ocean not without a special plan of God opening new routes
that were to favour the transit of Christ's Gospel to the ends of the earth. St
Nuno felt he was an instrument of this lofty design and enrolled in the militia
Christi, that is, in the service of witness that every Christian is called
to bear in the world. He was characterized by an intense life of prayer and
absolute trust in divine help. Although he was an excellent soldier and a great
leader, he never permitted these personal talents to prevail over the supreme action
that comes from God. St Nuno allowed no obstacle to come in the way of God's
action in his life, imitating Our Lady, to whom he was deeply devoted and to
whom he publicly attributed his victories. At the end of his life, he retired
to the Carmelite convent whose building he had commissioned. I am glad to point
this exemplary figure out to the whole Church particularly because he exercised
his life of faith and prayer in contexts apparently unfavourable to it, as
proof that in any situation, even military or in war time, it is possible to
act and to put into practice the values and principles of Christian life,
especially if they are placed at the service of the common good and the glory
of God.
Since childhood, Geltrude
Comensoli felt a special attraction for Jesus present in the
Eucharist. Adoration of Christ in the Eucharist became the principal aim of her
life, we could almost say the habitual condition of her existence. Indeed, it
was in the presence of the Eucharist that St Geltrude realized what her
vocation and mission in the Church was to be: to dedicate herself without
reserve to apostolic and missionary action, especially for youth. Thus, in
obedience to Pope
Leo XIII, her Institute came into being which endeavoured to translate the
"charity contemplated" in the Eucharistic Christ, into "charity
lived", in dedication to one's needy neighbour. In a bewildered and all
too often wounded society like ours, to a youth, like that of our day in search
of values and a meaning for their lives, as a sound reference point St Geltrude
points to God who, in the Eucharist, has made himself our travelling companion.
She reminds us that "adoration must prevail over all the other charitable
works", for it is from love for Christ who died and rose and who is really
present in the Eucharistic Sacrament, that Gospel charity flows which impels us
to see all human beings as our brothers and sisters.
St
Caterina Volpicelli was also a witness of divine love. She strove
"to belong to Christ in order to bring to Christ" those whom she met
in Naples at the end of the 19th century, in a period of spiritual and social
crisis. For her too the secret was the Eucharist. She recommended that her
first collaborators cultivate an intense spiritual life in prayer and,
especially, in vital contact with Jesus in the Eucharist. Today this is still
the condition for continuing the work and mission which she began and which she
bequeathed as a legacy to the "Servants of the Sacred Heart". In order
to be authentic teachers of faith, desirous of passing on to the new
generations the values of Christian culture, it is indispensable, as she liked
to repeat, to release God from the prisons in which human beings have confined
him. In fact, only in the Heart of Christ can humanity find its "permanent
dwelling place". St Caterina shows to her spiritual daughters and to all
of us the demanding journey of a conversion that radically changes the heart,
and is expressed in actions consistent with the Gospel. It is thus possible to
lay the foundations for building a society open to justice and solidarity,
overcoming that economic and cultural imbalance which continues to exist in a
large part of our planet.
Dear brothers and
sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness that shines out in the
Church with rare beauty today in Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude
Comensoli and Caterina
Volpicelli. Let us be attracted by their examples, let us be guided by
their teachings, so that our existence too may become a hymn of praise to God,
in the footsteps of Jesus, worshipped with faith in the mystery of the
Eucharist and served generously in our neighbour. May the maternal intercession
of Mary, Queen of Saints and of these five new luminous examples of holiness
whom we venerate joyfully today, obtain for us that we may carry out this
evangelical mission. Amen!
© Copyright 2009 -
Libreria Editrice VaticanaCopyright © Dicastery for Communication
Bl. Caterina Volpicelli
Birth: 1839
Death: 1894
Beatified: Pope John Paul II
As a teenager of Naples,
Italy, Caterina Volpicelli was preoccupied with attending plays and ballets.
But at the age of fifteen, she providentially met (Blessed) Father Ludovico da
Casoria, who taught her to make devotion to the Sacred Heart of Jesus the one aim of her
life. Under his guidance, she became a Third Order Franciscan. He advised her
to use her social contacts to serve Christ as a “fisher of
souls.” At the age of twenty, Caterina entered the Congregation of Perpetual
Adorers of the Blessed Sacrament, but her poor health soon forced her to leave.
Nonetheless, she remained deeply devoted to the Eucharist, spending hour upon
hour in adoration before
the tabernacle. Having learned from her confessor about
the French Sacred Heart apostolate known as the Apostleship of Prayer, Caterina
discovered in this association what she needed for her spiritual life. It led
her to found a new congregation, the Servants of the Sacred Heart, in
fulfillment of her aspiration “to
revive love for Jesus Christ in hearts, in
families, and in society.” She died on December 28, 1894.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5965
Caterina Volpicelli (1839-1894)
Caterina Volpicelli was
born into an upper middle-class Neapolitan family on 21 January 1839 from which
she received a sound human and religious formation. She was taught literature,
languages and music at the Royal Educational Institute of St Marcellino by
Margherita Salatino (the future foundress, with Bl. Ludovico da Casoria, of the
Franciscan Grey Sisters of St Elizabeth). She belongs to that array of
"apostles of the poor and marginalized" who in 19th-century Naples
were a sign of the presence of Christ, the Good Samaritan, who comes close to
all who are injured in body and spirit.
Caterina had been trying
to outshine her sister in society, frequently going to the theatre and the
ballet, but prompted by the Lord's Spirit who revealed God's plan to her
through the voice of wise and holy spiritual directors, she soon gave up the
transient pleasures of an elegant and carefree life, to adhere with generous
decision to a vocation of perfection and holiness.
Her chance meeting with
Bl. Ludovico da Casoria on 19 September 1854 at La Palma, Naples, as she
herself says, was "a rare stroke of prevenient grace, charity and favour
from the Sacred Heart, delighted by the poverty of his servant". Bl.
Ludovico led her to join the Third Order Franciscans and indicated to her the
devotion to the Sacred Heart of Jesus as the one goal of her life, inviting her
to remain in society to be a "fisher of souls". Guided by her
confessor, the Barnabite Fr Leonardo Matera, on 28 May 1859 Caterina entered
the Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but she soon left, for serious
health reasons. Caterina's confessor showed her the monthly leaflet of the
Apostleship of Prayer in France; from him she received detailed information
about this new association with the diploma of Messenger, the first in Naples.
In July 1867, Fr Ramière visited the palace of Largo Petrone in Naples, where
Caterina was considering establishing her apostolic activities "to revive
love for Jesus Christ in hearts, in families and in society". The
Apostleship of Prayer would be the cornerstone of Caterina's whole spiritual
edifice and would permit her to cultivate her ardent love of the Eucharist and
her outreach to others.
With the first
messengers, on 1 July 1874, Caterina founded the new institute of "Servants
of the Sacred Heart", at first approved by the Cardinal Archbishop of
Naples, the Servant of God Sisto Riario Sforza, and later, on 13 June 1890, by
Pope Leo XIII who granted the new religious family the "Decree of
praise".
Concerned about the lot
of the young, she then opened the orphanage of the Margherites, founded a
lending library and set up the Association of the Daughters of Mary, with the
wise guidance of Venerable Mother Rosa Carafa Traetto (d. 1890).
She soon opened other
houses: in Naples, in the Sansevero Palace and then at the La Sapienza Church
in Ponticelli, where the Servants distinguished themselves in nursing cholera
victims in 1884 and in Minturno, Meta di Sorrento and Rome. On 14 May 1884, the
new Archbishop of Naples, Cardinal Guglielmo Sanfelice, osb, consecrated the
Shrine dedicated to the Sacred Heart of Jesus which Caterina Volpicelli had had
built next to the Mother House of her institutions. She built it specifically
for adoration in reparation, as requested by the Pope, to support the Church in
difficult times for religious freedom and Gospel proclamation. Caterina's
participation in the first National Eucharistic Congress celebrated in Naples
in 1891 (19-22 November), crowned the apostolate of the Foundress of the Servants
of the Sacred Heart. Caterina Volpicelli died in Naples on 28 December 1894,
offering her life for the Church and for the Holy Father.
SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/2009/ns_lit_doc_20090426_volpicelli_en.html
St. Caterina Volpicelli -
Foundress Servants of the Sacred Heart
Caterina Volpicelli was
born into an upper middle-class Neapolitan family on 21 January 1839 from which
she received a sound human and religious formation. She was taught literature,
languages and music at the Royal Educational Institute of St Marcellino by
Margherita Salatino (the future foundress, with Bl. Ludovico da Casoria, of the
Franciscan Grey Sisters of St Elizabeth). She belongs to that array of
"apostles of the poor and marginalized" who in 19th-century Naples
were a sign of the presence of Christ, the Good Samaritan, who comes close to
all who are injured in body and spirit. Caterina had been trying to outshine
her sister in society, frequently going to the theatre and the ballet, but
prompted by the Lord's Spirit who revealed God's plan to her through the voice
of wise and holy spiritual directors, she soon gave up the transient pleasures
of an elegant and carefree life, to adhere with generous decision to a vocation
of perfection and holiness.
Her chance meeting with
Bl. Ludovico da Casoria on 19 September 1854 at La Palma, Naples, as she
herself says, was "a rare stroke of prevenient grace, charity and favour
from the Sacred Heart, delighted by the poverty of his servant". Bl.
Ludovico led her to join the Third Order Franciscans and indicated to her the
devotion to the Sacred Heart of Jesus as the one goal of her life, inviting her
to remain in society to be a "fisher of souls". Guided by her
confessor, the Barnabite Fr. Leonardo Matera, on 28 May 1859 Caterina entered
the Perpetual Adorers of the Blessed Sacrament, but she soon left, for serious
health reasons. Caterina's confessor showed her the monthly leaflet of the
Apostleship of Prayer in France; from him she received detailed information
about this new association with the diploma of Messenger, the first in Naples.
In July 1867, Fr. Ramiere visited the palace of Largo Petrone in Naples, where
Caterina was considering establishing her apostolic activities "to revive
love for Jesus Christ in hearts, in families and in society". The
Apostleship of Prayer would be the cornerstone of Caterina’s whole spiritual
edifice and would permit her to cultivate her ardent love of the Eucharist and
her outreach to others.
With the first
messengers, on 1 July 1874, Caterina founded the new institute of "Servants
of the Sacred Heart", at first approved by the Cardinal Archbishop of
Naples, the Servant of God Sisto Riario Sforza, and later, on 13 June 1890, by
Pope Leo XIII who granted the new religious family the "Decree of
praise".
Concerned about the lot
of the young, she then opened the orphanage of the Margherites, founded a
lending library and set up the Association of the Daughters of Mary, with the
wise guidance of Venerable Mother Rosa Carafa Traetto (d. 1890).
She soon opened other
houses: in Naples, in the Sansevero Palace and then at the La Sapienza Church
in Ponticelli, where the Servants distinguished themselves in nursing cholera
victims in 1884 and in Minturno, Meta di Sorrento and Rome. On 14 May 1884, the
new Archbishop of Naples, Cardinal Guglielmo Sanfelice, osb, consecrated the
Shrine dedicated to the Sacred Heart of Jesus which Caterina Volpicelli had had
built next to the Mother House of her institutions. She built it specifically
for adoration in reparation, as requested by the Pope, to support the Church in
difficult times for religious freedom and Gospel proclamation. Caterina's
participation in the first National Eucharistic Congress celebrated in Naples
in 1891 (19-22 November), crowned the apostolate of the Foundress of the Servants
of the Sacred Heart. Caterina Volpicelli died in Naples on 28 December 1894,
offering her life for the Church and for the Holy Father. She was
canonized April 25, 2009 at Saint Peter's Square.
at Wednesday, November 17, 2010
SOURCE : http://theshepherdsvoiceofmercy.blogspot.ca/2010/11/st-caterina-volpicelli-foundress.html
Santa Caterina
Volpicelli Vergine, Fondatrice
Festa: 28 dicembre
Napoli, 21 gennaio 1839 -
28 dicembre 1894
Nata a Napoli in una
famiglia dell’alta borghesia, Caterina Volpicelli fu la prima zelatrice
dell’Apostolato della Preghiera nella sua città. Colta e intelligente, fece
della casa paterna un circolo dedito alla preghiera, alla diffusione della
stampa cattolica e del culto al Sacro Cuore di Gesù. Sotto l’impulso
dell’arcivescovo di Napoli, il cardinal Sisto Riario Sforza, fondò le Ancelle
del Sacro Cuore di Gesù, impegnate nell’apostolato e nella santificazione delle
anime. Morì a Napoli il 28 dicembre 1894, a 55 anni. Beatificata a Romail 29
aprile 2001,è stata canonizzata, sempre a Roma, il 26 aprile 2009. I suoi resti
mortali sono venerati nel Santuario Diocesano del Sacro Cuore alla Salute, in
largo Caterina Volpicelli 7 a Napoli.
Martirologio
Romano: A Napoli, beata Caterina Volpicelli, vergine, che, tutta dedita
all’assistenza dei poveri e dei malati, fondò l’Istituto delle Ancelle del
Sacro Cuore, in cui cercò di fare sempre esprimere la carità cristiana in
attività adeguate alle esigenze della società contemporanea.
Nacque a Napoli il 21 gennaio 1839, da una famiglia dell’alta borghesia. Educata in casa, secondo i sani valori della tradizione del Meridione d’Italia, passò poi a completare la sua formazione nel Real Collegiodi San Marcellino, avendo così un alto grado di cultura, cosa non comune per una donna del suo tempo.
Desiderando di poter raggiungere “l’intima unione con Dio” entrò a vent’anni nel monastero delle Adoratrici Perpetue, ma dovette lasciarlo dopo sei mesi, a causa della sua salute cagionevole. Il francescano padre Ludovico da Casoria “amico dell’anima sua” (canonizzato nel 2014) glielo aveva predetto, ripetendole: «Il Cuore di Gesù, o Caterina, questa è l’opera tua».
Nel 1864 venne a conoscenza dell’esistenza dell’associazione dell’“Apostolato della Preghiera”. A quel punto, la sua vita ebbe una svolta decisiva. Scrisse al padre Enrico Ramière, che in seguito incontrò personalmente e da cui ricevette tutte le informazioni per impiantare l’associazione a Napoli. Ottenne il diploma di zelatrice, la prima della città, e fece della propria casa un centro per l’espandersi dell’Apostolato della Preghiera.
Napoli è la patria di san Tommaso e di sant’Alfonso, i teologi dell’Eucaristia, che hanno segnato la pietà popolare e nel cui solco si colloca anche l’amore di Caterina Volpicelli per il Santissimo Sacramento. È l’Eucaristia la sorgente del suo convinto servizio alla Chiesa, che lei considera Corpo Mistico di Cristo. Venera quindi i Pastori con devozione filiale e eroica umiltà, accettando da loro ogni sorta di prova che richiedono.
Del suo circolo di preghiera entrò a far parte anche un avvocato, Bartolo Longo, uscito da una grave crisi religiosa che l’aveva portato ad avvicinarsi allo spiritismo. Improvvisamente, e per un certo tempo, lui che era così assiduo a quegli incontri prese a non venirci. Un’amica della Volpicelli, la contessa Marianna Farnararo vedova De Fusco, s’interessò al suo caso e mandò una sua domestica a controllare: in effetti, era ammalato e non mangiava da giorni, a causa dell’assenza della proprietaria della pensione dove alloggiava. Venne quindi deciso che fosse ospitato da Caterina, mentre avrebbe mangiato a casa della contessa.
Un giorno lei gli fece una proposta lavorativa: doveva occuparsi dell’amministrazione di alcuni suoi possedimenti agricoli, situati in una località detta Valle di Pompei. Fu in quel luogo che l’avvocato divenne propagatore della preghiera del Rosario e fondò, in onore della Vergine Maria, un santuario e le annesse opere di carità (è Beato dal 1980).
Lasciata la casa paterna, Caterina fissò la sua dimora e la sede delle sue opere in largo Petrone alla Salute (attuale largo Caterina Volpicelli) dove in seguito, grazie all’aiuto del cardinale arcivescovo Sisto Riario Sforza e per la presenza di gesuiti insigni, di padre Ludovico da Casoria, per la predicazione quasi ininterrotta di esercizi spirituali, divenne un vivissimo centro di spiritualità.
Sotto l’invito del Cardinale, Caterina fondò l’Istituto delle Ancelle del Sacro Cuore che, contrariamente agli Ordini religiosi femminili dell’epoca, dediti soprattutto alla contemplazione e alle opere assistenziali, sorse per l’apostolato e la santificazione delle anime. L’Istituto ebbe dall’origine tre rami, uno religioso (le cui aderenti non portavano un abito definito) e due laicali. Queste particolarità, insieme allo studio della teologia e al servizio alla Chiesa in spirito d’apostolato, sono tutte specifiche che anticipano quasi un secolo prima le novità del Concilio Ecumenico Vaticano II.
Il 14 maggio 1884 il nuovo arcivescovo di Napoli, Guglielmo Sanfelice, consacrò il Santuario dedicato al Sacro Cuore,adiacente alla Casa Madre.
Il 21 novembre 1891 si celebrò a Napoli il primo Congresso Eucaristico Nazionale, che vide Caterina e le sue consorelle impegnate nell’organizzazione delle Adorazioni in Cattedrale, nella preparazione alla confessione e Comunione generale e nella gestione degli arredi sacri.
Il 28 dicembre 1894 Caterina Volpicelli morì a Napoli, a soli 55 anni.
San Giovanni Paolo II l’ha proclamata Beata in piazza San Pietro il 29 aprile
2001, mentre papa Benedetto XVI l’ha canonizzata, sempre a Roma, il 26 aprile
2009. Si è quindi avverato l’auspicio del suo primo biografo,monsignor Michele
Jetti:«Napoli abbia presto, al pari delle fortunate città di Alessandria,
Siena, Genova e Bologna, la sua santa Caterina».
Autore: Antonio
Borrelli
Uno dei suoi insegnamenti è: «La gioia è l’atto più bello di fede» e tale è la sua umiltà da firmarsi “Sorella Niente”. Caterina Volpicelli nasce a Napoli nel 1839 in una famiglia dell’alta borghesia. Trascorre con i suoi genitori un’infanzia gioiosa e riceve una formazione ispirata ai valori cristiani. Studia, cosa rara per una ragazza a quei tempi e frequenta una scuola di prestigio, il Reale Educandato di San Marcellino. Caterina è bella, intelligente, ha grande fascino, suona il pianoforte, conosce le lingue straniere e apprezza il lusso che il suo rango può permettersi: sfoggia abiti costosi, partecipa a feste danzanti, va a teatro e, vanitosa, rivaleggia con la sorella.
Crescendo la giovane napoletana si sente chiamata alla vita religiosa. Nel 1854 il francescano San Ludovico da Casoria la fa aderire al Terz’Ordine Francescano e la esorta a divulgare il culto per il Sacro Cuore di Gesù. Disapprovata dalla famiglia, Caterina entra in convento. Torna in famiglia, rinuncia al benessere materiale e matura il desiderio di essere utile agli ultimi nella Napoli dell’Ottocento dove miseria, analfabetismo e malattie imperversano. Si reca in ospedale e nei tuguri umidi e privi di luce ad aiutare i bisognosi, ai quali regala denaro, cibo e vestiti, con il sorriso.
Incoraggiata, poi, dal Cardinale Sisto Riario Sforza, nel 1874 fonda le Ancelle del Sacro Cuore che si dedicano alla preghiera, a diffondere il Vangelo e ad assistere indigenti e malati. Le sue “Ancelle” non indossano una divisa. Per Caterina non è l’uniforme che può qualificare le opere di apostolato: è più importante essere scrupolose, caritatevoli, amorevoli, adoperarsi per una società più solidale, dove il divario tra ricchi e poveri possa essere superato. La Congregazione (oggi presente in Italia e all’estero) viene suddivisa in Ancelle: nubili, vivono insieme, pregano e svolgono la loro missione tra poveri e ammalati; Piccole Ancelle: aspettano di diventare ancelle; Aggregate: coniugate e madri.
Caterina fa erigere il Santuario delle Ancelle del Sacro Cuore. Istituisce l’orfanotrofio delle Margherite. Organizza una biblioteca circolante, corsi per insegnare a leggere e scrivere, catechismo per bambini e adulti e, durante lo scoppio del colera che nel 1884 infierì su Napoli, un lazzaretto e cucine gratuite per i poveri. Significativa la collaborazione con la contessa Marianna Farnararo De Fusco, assieme alla quale contribuisce alla conversione del Beato Bartolo Longo, fondatore del Santuario Madonna di Pompei. Caterina Volpicelli Muore nel 1894 a Napoli dove il suo corpo riposa. Nel 2009 viene proclamata santa da papa Benedetto XVI Joseph Ratzinger.
Autore: Mariella Lentini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90246
CAPPELLA PAPALE PER LA
BEATIFICAZIONE DI CINQUE SERVI DI DIO
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 29 aprile 2001
1. "Quando già era
l'alba Gesù si presentò sulla riva" (Gv 21,4). Sul far del mattino,
il Risorto apparve agli Apostoli, reduci da una nottata di vano lavoro sul Lago
di Tiberiade. L'evangelista precisa che in quella notte "non presero nulla"
(Gv 21,3), e aggiunge che niente avevano da mangiare. All'invito di Gesù:
"Gettate la rete dalla parte destra della barca e troverete" (Gv 21,6)
essi ubbidirono senza esitare. Pronta fu la loro risposta e grande la
ricompensa, perché quella rete, rimasta vuota la notte, poi "non potevano
più tirarla su per la gran quantità di pesci" (Gv 21,6).
Come non vedere in questo
episodio, che san Giovanni riferisce nell'epilogo del suo Vangelo, un segno
eloquente di ciò che il Signore continua a compiere nella Chiesa e nel cuore
dei credenti, che confidano senza riserve in Lui? I cinque Servi di Dio, che
oggi ho avuto la gioia di innalzare agli onori degli altari, sono singolari
testimoni dello straordinario dono che il Cristo risorto elargisce a ogni
battezzato: il dono della santità.
Beati sono coloro che
fanno fruttificare questo misterioso dono, lasciando che lo Spirito Santo
conformi la loro esistenza a Cristo morto e risorto! Beati siete voi che, come
astri luminosi, brillate oggi nel firmamento della Chiesa: Manuel
González García, Vescovo, Fondatore della Congregazione delle Missionarie
Eucaristiche di Nazareth; Carlos
Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, laico; Maria
Anna Blondin, Vergine, Fondatrice della Congregazione delle Suore di
Sant'Anna; Caterina
Volpicelli, Vergine, Fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore; Caterina
Cittadini, Vergine, Fondatrice delle Suore Orsoline di Somasca.
Ognuno di voi, votandosi
a Cristo, ha fatto del Vangelo la regola della propria esistenza. Siete così
divenuti suoi fedeli discepoli, avendo attinto quella novità di vita, che è
stata inaugurata dal mistero della sua risurrezione, alla sorgente inesauribile
del suo amore.
2. "Quel discepolo
che Gesù amava disse a Pietro: "È il Signore!"" (Gv 21,
7). Nel Vangelo abbiamo ascoltato, dinanzi al miracolo compiuto, un discepolo
riconoscere Gesù. Anche gli altri lo faranno in seguito. Il passaggio
evangelico, nel presentarci Gesù che "si avvicinò, prese il pane e lo
diede a loro" (Gv 21, 13), ci indica come e quando possiamo
incontrare Cristo risorto: nell'Eucaristia, dove Gesù è realmente
presente sotto le specie del pane e del vino. Sarebbe triste se questa presenza
amorosa del Salvatore, dopo tanto tempo, fosse ancora disconosciuta
dall'umanità.
Fu questa la grande
passione del nuovo beato Manuel
González García, Vescovo di Málaga e poi di Palencia. L'esperienza vissuta
a Palomares del Río di fronte a un tabernacolo abbandonato lo segnò per tutta
la vita, per cui da allora decise di diffondere la devozione all'Eucaristia,
proclamando la frase che poi volle che fosse il suo epitaffio: "Qui
sta Gesù! Sta qui! Non lasciatelo abbandonato!". Fondatore delle
Missionarie Eucaristiche di Nazareth, il beato Manuel González è un modello di
fede eucaristica, il cui esempio continua a parlare alla Chiesa di oggi.
3. "E nessuno dei
discepoli osava domandargli: "Chi sei?", poiché sapevano bene
che era il Signore" (Gv 21, 12). Quando i discepoli lo riconoscono
sulle rive del lago di Tiberiade, si rafforza la loro fede nel fatto che Cristo
è risorto ed è presente in mezzo ai suoi. La Chiesa, da millenni, non si stanca
di annunciare e di ripetere questa verità fondamentale della fede.
L'esperienza del mistero
pasquale rende nuove tutte le cose, poiché, come abbiamo cantato nell'Annunzio
pasquale: "Sconfigge il male, lava le colpe, restituisce l'innocenza
ai peccatori, la gioia agli afflitti". Questo spirito animò l'intera
esistenza di Carlos
Manuel Rodríguez Santiago, primo puertoricano elevato alla gloria degli
altari. il nuovo beato, illuminato dalla fede nella resurrezione, condivideva
con tutti il profondo significato del Mistero pasquale ripetendo spesso:
"Viviamo per quella notte", la notte di Pasqua. Il suo fecondo e
generoso apostolato consistette principalmente nello sforzarsi affinché la
Chiesa a Puerto Rico prendesse coscienza di questo grande evento della nostra
salvezza.
Carlos Manuel Rodríguez
ha messo in evidenza la chiamata universale alla santità per tutti i cristiani
e quanto sia importante che ogni battezzato risponda ad essa in modo
consapevole e responsabile. Che il suo esempio aiuti tutta la Chiesa a Puerto
Rico a essere fedele, vivendo con salda coerenza i valori e i principi
cristiani ricevuti nell'evangelizzazione dell'Isola!
4. Fondatrice delle Suore
di sant'Anna, Marie-Anne
Blondin è il modello di un'esistenza dedita all'amore e attraversata
dal mistero pasquale. Questa giovane contadina canadese proporrà la suo Vescovo
di fondare una congregazione religiosa per l'educazione dei bambini poveri
delle campagne, al fine di vincere l'analfabetismo. Con un grande spirito di
abbandono alla Provvidenza della quale benedirà "la condotta
materna", accetterà umilmente le decisioni della Chiesa e svolgerà fino
alla sua morte umili lavori per il bene delle sue sorelle. Le prove non altereranno
mai il suo grande amore per Cristo e per la Chiesa, e neppure la sua
preoccupazione di formare autentiche educatrici della gioventù. Modello di una
vita umile e discreta, Marie-Anne Blondin trovò la sua forza interiore nella
contemplazione della Croce, mostrandoci come la vita d'intimità con Cristo sia
il mezzo più sicuro per recare misteriosamente dei frutti e per compiere la
missione voluta da Dio. Possa il suo esempio suscitare nelle religiose del suo
istituto e in numerosi giovani il piacere di servire Dio e gli uomini, in
particolare la gioventù, alla quale è importante offrire i mezzi per un
autentico sviluppo spirituale, morale e intellettuale!
5. "L'Agnello che fu
immolato è degno di... onore, gloria e benedizione" (Ap 5,12). Queste
parole, tratte dal Libro dell'Apocalisse e proclamate nella seconda Lettura,
ben si addicono anche all'esperienza mistica della beata Caterina
Volpicelli. Nella sua vita, tutta consacrata al cuore dell'Agnello
immolato, risaltano tre aspetti significativi: una profonda spiritualità
eucaristica, un'indomita fedeltà alla Chiesa, una sorprendente generosità
apostolica.
L'Eucaristia, a lungo
adorata e fatta centro della sua vita sino a formulare il voto di vittima
espiatrice, fu per lei scuola di docile e amorosa obbedienza a Dio. Fu, al
tempo stesso, sorgente di amore tenero e misericordioso per il prossimo: nei
più poveri ed emarginati ella amava il suo Signore, a lungo contemplato nel
Santissimo Sacramento.
Sempre dall'Eucaristia
seppe trarre quell'ardore missionario che la spinse a esprimere la sua
vocazione nella Chiesa, docilmente sottomessa ai Pastori e profeticamente
intenta a promuovere il laicato e forme nuove di vita consacrata. Senza
delimitare spazi operativi, né dare origine a istituzioni specifiche, volle,
come lei stessa affermava, trovare la solitudine nelle occupazioni e un fecondo
lavoro nella solitudine. Fu la prima "zelatrice" dell'Apostolato
della Preghiera in Italia e lascia in eredità, specialmente alle Ancelle del
Sacro Cuore, una singolare missione apostolica che deve continuare ad
alimentarsi incessantemente alla fonte del Mistero eucaristico.
6. "Signore, tu lo
sai che ti amo" (Gv 21,15; cfr vv. 16.17). La triplice dichiarazione
di amore che, secondo l'odierna pagina evangelica, Pietro fa al Signore, ci
porta a pensare a Caterina
Cittadini. Nel corso della sua non facile esistenza, la nuova Beata
manifestò un amore indomito per il Signore. Questa sua profonda capacità di
amare, sostenuta da un grande equilibrio affettivo, viene posta in evidenza da
quanti hanno avuto modo di conoscerla. Rimasta orfana fin dalla più tenera età,
si fece lei stessa madre amorevole per le orfane. E "madri" volle
fossero le sue figlie spirituali nella scuola e nel contatto con i fanciulli.
Caterina si sforzava di
"essere di Cristo, per portare a Cristo". Il segreto fu anche per lei
l'unione con l'Eucaristia. Alle sue prime collaboratrici raccomandava di
coltivare un'intensa vita spirituale nella preghiera e, soprattutto, un
contatto vitale con Gesù eucaristico. Quanto mai attuale è questa consegna
spirituale anche per coloro che sono chiamati ad essere maestri nella fede e
vogliono trasmettere alle nuove generazioni, in quest'epoca di grandi mutamenti
sociali, i valori della cultura cristiana!
7. "Di questi fatti
siamo testimoni noi e lo Spirito Santo, che Dio ha dato a coloro che si
sottomettono a lui" (At 5,32). Facciamo nostre con gioia le parole
tratte dal Libro degli Atti degli Apostoli, risuonate nella nostra assemblea.
Sì, noi siamo testimoni dei prodigi che Dio opera in coloro "che si
sottomettono a Lui".
Riscontriamo la verità di
quest'affermazione nella vostra esistenza, o nuovi Beati che da quest'oggi
veneriamo e invochiamo come intercessori. La vostra eroica fedeltà al Vangelo è
prova dell'azione feconda dello Spirito Santo.
Aiutateci a percorrere, a
nostra volta, il cammino della santità, specialmente quando esso si fa
faticoso. Sosteneteci nel mantenere fisso lo sguardo su Colui che ci ha
chiamati. Alla vostra voce, a quella della Vergine Maria e di tutti i Santi,
uniamo anche la nostra per cantare: "A Colui che siede sul trono e
all'Agnello lode, onore, gloria e potenza nei secoli dei secoli" (Ap 5,13).
Amen!
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Arcangelo Tadini (1846-1912)
Bernardo Tolomei (1272-1348)
Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431)
Gertrude Comensoli (1847-1903)
Caterina
Volpicelli (1839-1894)
OMELIA DEL SANTO PADRE
BENEDETTO XVI
Sagrato della Basilica Vaticana
Domenica, 26 aprile 2009
Cari fratelli e sorelle,
in questa terza domenica
del tempo pasquale, al centro della nostra attenzione la liturgia pone ancora
una volta il mistero di Cristo risorto. Vittorioso sul male e sulla morte,
l’Autore della vita, che si è immolato quale vittima di espiazione per i nostri
peccati, “continua ad offrirsi per noi ed intercede come nostro avvocato;
sacrificato sulla croce più non muore e con i segni della passione vive
immortale” (cfr Prefazio pasquale 3). Lasciamoci interiormente inondare dal
fulgore pasquale che promana da questo grande mistero, e con il Salmo
responsoriale preghiamo: “Risplenda su di noi, Signore, la luce del tuo volto”.
La luce del volto di
Cristo risorto risplende oggi su di noi particolarmente attraverso i tratti
evangelici dei cinque Beati che in questa celebrazione vengono iscritti
nell’albo dei Santi: Arcangelo
Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno
de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude
Comensoli e Caterina
Volpicelli. Mi unisco volentieri all’omaggio che a loro rendono i
pellegrini, qui convenuti da varie nazioni, ai quali con grande affetto rivolgo
un cordiale saluto. Le diverse vicende umane e spirituali di questi nuovi Santi
stanno a mostrarci il rinnovamento profondo che nel cuore dell’uomo opera il
mistero della risurrezione di Cristo; mistero fondamentale che orienta e guida
tutta la storia della salvezza. Giustamente pertanto la Chiesa sempre, ed ancor
più in questo tempo pasquale, ci invita a dirigere i nostri sguardi verso
Cristo risorto, realmente presente nel Sacramento dell’Eucaristia.
Nella pagina evangelica,
san Luca riferisce una delle apparizioni di Gesù risorto (24,35-48). Proprio
all’inizio del brano, l’evangelista annota che i due discepoli di Emmaus,
tornati in fretta a Gerusalemme, raccontarono agli Undici come lo avevano
riconosciuto “nello spezzare il pane” (v. 35). E mentre essi stavano narrando
la straordinaria esperienza del loro incontro con il Signore, Egli “in persona
stette in mezzo a loro” (v. 36). A causa di questa sua improvvisa apparizione
gli Apostoli restarono intimoriti e spaventati, al punto che Gesù, per
rassicurarli e vincere ogni titubanza e dubbio, chiese loro di toccarlo – non
era un fantasma, ma un uomo in carne ed ossa - e domandò poi qualcosa da
mangiare. Ancora una volta, come era avvenuto per i due di Emmaus, è a tavola,
mentre mangia con i suoi, che il Cristo risorto si manifesta ai discepoli,
aiutandoli a comprendere le Scritture e a rileggere gli eventi della salvezza
alla luce della Pasqua. “Bisogna che si compiano – egli dice – tutte le cose
scritte su di me nella Legge di Mosè, nei Profeti e nei Salmi” (v. 44). E li
invita a guardare al futuro: “nel suo nome saranno predicati a tutti i popoli
la conversione e il perdono dei peccati” (v. 47).
Questa stessa esperienza,
ogni comunità la rivive nella celebrazione eucaristica, specialmente in quella
domenicale. L’Eucaristia, il luogo privilegiato in cui la Chiesa riconosce
“l’autore della vita” (cfr At 3,15), è “la frazione del pane”, come
viene chiamata negli Atti degli Apostoli. In essa, mediante la fede, entriamo
in comunione con Cristo, che è “altare, vittima e sacerdote” (cfr Prefazio
pasquale 5). Ci raduniamo intorno a Lui per far memoria delle sue parole e
degli eventi contenuti nella Scrittura; riviviamo la sua passione, morte e
risurrezione. Celebrando l’Eucaristia comunichiamo con Cristo, vittima di
espiazione, e da Lui attingiamo perdono e vita. Cosa sarebbe la nostra vita di
cristiani senza l’Eucaristia? L’Eucaristia è la perpetua e vivente eredità
lasciataci dal Signore nel Sacramento del suo Corpo e del suo Sangue, che
dobbiamo costantemente ripensare ed approfondire perché, come
affermava il venerato Papa Paolo VI, possa “imprimere la sua inesauribile
efficacia su tutti i giorni della nostra vita mortale” (Insegnamenti, V [1967],
p. 779). Nutriti del Pane eucaristico, i santi che oggi veneriamo, hanno
portato a compimento la loro missione di amore evangelico nei diversi campi, in
cui hanno operato con i loro peculiari carismi.
Lunghe ore trascorreva in
preghiera davanti all’Eucaristia sant’Arcangelo
Tadini, che, avendo sempre di vista nel suo ministero pastorale la persona
umana nella sua totalità, aiutava i suoi parrocchiani a crescere umanamente e
spiritualmente. Questo santo sacerdote, uomo tutto di Dio, pronto in ogni
circostanza a lasciarsi guidare dallo Spirito Santo, era allo stesso tempo
disponibile a cogliere le urgenze del momento e a trovarvi rimedio. Assunse per
questo non poche iniziative concrete e coraggiose, come l’organizzazione della
“Società Operaia Cattolica di Mutuo Soccorso”, la costruzione della filanda e
del convitto per le operaie e la fondazione, nel 1900, della “Congregazione
delle Suore Operaie della Santa Casa di Nazareth”, allo scopo di evangelizzare
il mondo del lavoro attraverso la condivisione della fatica, sull’esempio della
Santa Famiglia di Nazareth. Quanto profetica fu l’intuizione carismatica di Don
Tadini e quanto attuale resta il suo esempio anche oggi, in un’epoca di grave
crisi economica! Egli ci ricorda che solo coltivando un costante e profondo
rapporto con il Signore, specialmente nel Sacramento dell’Eucaristia, possiamo
poi essere in grado di recare il fermento del Vangelo nelle varie attività
lavorative e in ogni ambito della nostra società.
Anche in san Bernardo
Tolomei, iniziatore di un singolare movimento monastico benedettino, spicca
l’amore per la preghiera e per il lavoro manuale. La sua fu un’esistenza
eucaristica, tutta dedita alla contemplazione, che si traduceva in umile
servizio del prossimo. Per il suo singolare spirito di umiltà e di accoglienza
fraterna, fu dai monaci rieletto abate per ventisette anni consecutivi, fino
alla morte. Inoltre, per assicurare l’avvenire della sua opera, egli ottenne da
Clemente VI, il 21 gennaio 1344, l’approvazione pontificia della nuova
Congregazione benedettina, detta di “S. Maria di Monte Oliveto”. In occasione
della grande peste del 1348, lasciò la solitudine di Monte Oliveto per recarsi
nel monastero di S. Benedetto a Porta Tufi, in Siena, ad assistere i suoi
monaci colpiti dal male, e morì egli stesso vittima del morbo come autentico
martire della carità. Dall’esempio di questo Santo viene a noi l’invito a
tradurre la nostra fede in una vita dedicata a Dio nella preghiera e spesa al
servizio del prossimo sotto la spinta di una carità pronta anche al sacrificio
supremo.
«Sabei que o Senhor me
fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo» (Sal 4,4). Estas palavras
do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado Nuno de
Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida situam-se
na segunda metade do século XIV [catorze] e primeira do século XV [quinze], que
viram aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se
depois pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus –, abrindo novas
rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos confins
da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e alistado
na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que cada cristão é
chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa vida de oração e
absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo militar e um
grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção suprema que
vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção de Deus na
sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem atribuía
publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o convento
do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à Igreja inteira
esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé e oração em
contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de que em
qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélica, é possível actuar e
realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada
ao serviço do bem comum e da glória de Deus.
Una particolare
attrazione per Gesù presente nell’Eucaristia avvertì sin da bambina santa Gertrude
Comensoli. L’adorazione del Cristo eucaristico diventò lo scopo principale
della sua vita, potremmo quasi dire la condizione abituale della sua esistenza.
Fu infatti davanti all’Eucarestia che santa Gertrude comprese la sua vocazione
e missione nella Chiesa: quella di dedicarsi senza riserve all’azione apostolica
e missionaria, specialmente a favore della gioventù. Nacque così, in obbedienza
a Papa Leone
XIII, il suo Istituto che mirava a tradurre la “carità contemplata” nel
Cristo eucaristico, in “carità vissuta” nel dedicarsi al prossimo bisognoso. In
una società smarrita e spesso ferita, come è la nostra, ad una gioventù, come
quella dei nostri tempi, in cerca di valori e di un senso da dare al proprio
esistere, santa Gertrude indica come saldo punto di riferimento il Dio che
nell’Eucaristia si è fatto nostro compagno di viaggio. Ci ricorda che
“l’adorazione deve prevalere sopra tutte le opere di carità” perché è
dall’amore per Cristo morto e risorto, realmente presente nel Sacramento
eucaristico, che scaturisce quella carità evangelica che ci spinge a
considerare fratelli tutti gli uomini.
Testimone dell’amore
divino fu anche santa Caterina
Volpicelli, che si sforzò di “ essere di Cristo, per portare a Cristo”
quanti ebbe ad incontrare nella Napoli di fine Ottocento, in un tempo di crisi
spirituale e sociale. Anche per lei il segreto fu l’Eucaristia. Alle sue prime
collaboratrici raccomandava di coltivare una intensa vita spirituale nella
preghiera e, soprattutto, il contatto vitale con Gesù eucaristico. E’ questa
anche oggi la condizione per proseguire l’opera e la missione da lei iniziate e
lasciate in eredità alle “Ancelle del Sacro Cuore”. Per essere autentiche
educatrici della fede, desiderose di trasmettere alle nuove generazioni i
valori della cultura cristiana, è indispensabile, come amava ripetere, liberare
Dio dalle prigioni in cui lo hanno confinato gli uomini. Solo infatti nel Cuore
di Cristo l’umanità può trovare la sua ‘stabile dimora”. Santa Caterina mostra
alle sue figlie spirituali e a tutti noi, il cammino esigente di una
conversione che cambi in radice il cuore, e si traduca in azioni coerenti con
il Vangelo. E’ possibile così porre le basi per costruire una società aperta
alla giustizia e alla solidarietà, superando quello squilibrio economico e
culturale che continua a sussistere in gran parte del nostro pianeta.
Cari fratelli e sorelle, rendiamo grazie al Signore per il dono della santità, che quest’oggi rifulge nella Chiesa con singolare bellezza in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Alvares Pereira, Gertrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Lasciamoci attrarre dai loro esempi, lasciamoci guidare dai loro insegnamenti, perché anche la nostra esistenza diventi un cantico di lode a Dio, sulle orme di Gesù, adorato con fede nel mistero eucaristico e servito con generosità nel nostro prossimo. Ci ottenga di realizzare questa missione evangelica la materna intercessione di Maria, Regina dei Santi, e di questi nuovi cinque luminosi esempi di santità, che oggi con gioia veneriamo. Amen!
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Libreria Editrice Vaticana
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Caterina Volpicelli
(1839-1894)
Beatificazione:
- 29 aprile 2001
- Papa Giovanni
Paolo II
Canonizzazione:
- 26 aprile 2009
- Papa Benedetto
XVI
- Piazza San Pietro
Memoria Liturgica:
- 28 dicembre
Vergine, fondatrice della
Congregazione delle Ancelle del Sacro Cuore, dedita all’assistenza dei poveri e
dei malati, cercò di fare sempre esprimere la carità cristiana in attività
adeguate alle esigenze della società contemporanea
“Essere di Cristo, per
portare a Cristo”
Caterina
Volpicelli fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore, appartiene alla
schiera degli «apostoli dei poveri e degli emarginati», che, nel secolo XIX,
furono per Napoli un luminoso segno della presenza del Cristo «buon samaritano»
che viene accanto ad ogni uomo piagato nel corpo e nello spirito, per versare
sulle sue ferite l’olio della consolazione e il vino della speranza (cf.
Messale Romano, 2° ed. Italiana, Roma 1983, Prefazio comune VIII, pag. 375).
Nata a Napoli il
21/01/1839, Caterina ebbe nella sua famiglia, appartenente all’alta borghesia,
una solida formazione umana e religiosa. Nel Reale Educandato di S. Marcellino,
sotto la guida sapiente di Margherita Salatino (futura fondatrice, con il Beato
Ludovico da Caloria, delle Suore Francescane Elisabettiane Bigie), apprese le
lettere, le lingue e la musica, cosa non frequente per una donna del suo tempo.
Guidata poi dallo Spirito
del Signore, che le rivelava il progetto di Dio attraverso la voce di sapienti
e santi Direttori spirituali, Caterina che intanto si accaniva a rivaleggiare
con la sorella e a brillare nella società, frequentando teatri e spettacoli di
danze, rinunciò con prontezza agli effimeri valori di una vita elegante e
spensierata, per aderire con generosa decisione ad una vocazione di perfezione
e di santità.
L’incontro occasionale
con il Beato Ludovico da Caloria, il 19 settembre 1854, a «La Palma» in
Napoli, fu, come affermò la stessa Beata «un tratto singolare di grazia
preveniente, di carità e di predilezione del Sacro Cuore innamorato delle
miserie della sua Serva». Il Beato l’associò all’Ordine Francescano Secolare e
le indicò, come unico scopo della sua vita, il culto del Sacro Cuore di Gesù,
invitandola a restare in mezzo alla società, nella quale doveva essere
«pescatrice di anime».
Guidata poi dal suo
confessore, il barnabita P. Leonardo Matera, il 28/05/1859 Caterina entrò tra
le Adoratrici perpetue di Gesù Sacramentato, uscendone però ben presto, per
gravi motivi di salute.
Altro era il disegno di
Dio su Caterina. Lo aveva ben intuito il Beato Ludovico che spesso le ripeteva:
«Il Cuore di Gesù, o Caterina, questa è l’opera tua!».
Su indicazione del suo
confessore, la Volpicelli, conosce il foglio mensile dell’Apostolato della
Preghiera in Francia, ricevendo da lui notizie dettagliate della nascente
Associazione, con il diploma di Zelatrice, il primo giunto a Napoli. Nel luglio
del 1867, P. Ramiére visita il palazzo di Largo Petrone alla Salute, in Napoli,
dove Caterina sta meditando di stabilire la sede delle sue attività apostoliche
«per far rinascere nei cuori, nelle famiglie e nella società l’amore per Gesù
Cristo».
L’Apostolato della
Preghiera sarà il cardine dell’intero edificio spirituale di Caterina, che le
consentirà di coltivare il suo ardente amore per l’Eucaristia e diventerà lo
strumento di un’azione pastorale avente le dimensioni del Cuore di Cristo e
perciò aperta ad ogni uomo, sempre a servizio della Chiesa, degli ultimi e dei
sofferenti.
Con le prime zelatrici,
il 1° luglio 1874 Caterina fonda il nuovo Istituto delle «Ancelle del Sacro
Cuore», approvato in primo tempo dal Cardinale Arcivescovo di Napoli, il Servo
di Dio Sisto Riario Sforza, e in seguito, il 13 giugno 1890, da Papa Leone
XIII, che accorda alla nuova Famiglia religiosa il «Decreto di lode».
Premurosa delle sorti
della gioventù, aprì poi l’orfanatrofio delle «Margherite», fondò una
biblioteca circolante e istituì l’Associazione delle Figlie di Maria, con la
saggia guida della Venerabile M. Rosa Carafa Traetto (†1890).
In breve tempo aprì altre
case: a Napoli nel Palazzo Sansevero e poi presso la Chiesa della Sapienza, a
Ponticelli, dove le Ancelle si distinsero nell’assistenza alle vittime del
colera del 1884, a Minturno, a Meta di Sorrento e a Roma.
Il 14 Maggio 1884 il
nuovo Arcivescovo di Napoli, Cardinale Guglielmo Sanfelice, O.S.B., consacrò il
Santuario dedicato al Sacro Cuore di Gesù, che la Volpicelli aveva fatto
erigere accanto alla Casa Madre, destinandolo particolarmente all’adorazione
riparatrice chiesta dal Papa per il sostegno della Chiesa, in un’epoca
difficile per la libertà religiosa e per l’annunzio del Vangelo.
La partecipazione di
Caterina al Primo Congresso Eucaristico Nazionale celebratosi a Napoli nel 1891
(19-22 novembre), fu l’atto culminante dell’apostolato della fondatrice delle
Ancelle del Sacro Cuore; in quell’occasione allestì una ricca esposizione di
arredi sacri, destinati alle chiese povere, organizzò l’adorazione Eucaristica
nella cattedrale e fu l’animatrice di quel gran movimento di anime che sfociò
nell’impressionante «Confessione e Comunione generale».
Caterina Volpicelli si
spense a Napoli il 28 dicembre 1894 offrendo la sua vita per la Chiesa e per il
Santo Padre.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/caterina-volpicelli.html
CATERINA
VOLPICELLI (1839 - 1894)
Fondatrice
delle Ancelle del S. Cuore
Caterina
Volpicelli, Fondatrice delle Ancelle del S. Cuore, appartiene alla schiera
degli "apostoli dei poveri e degli emarginati" che nel secolo XIX,
furono per Napoli un luminoso segno della presenza del Cristo "buon
Samaritano" che viene accanto ad ogni uomo piagato nel corpo e nello
spirito, per versare sulle sue ferite l'olio della consolazione e il vino della
speranza (cfr. Messale Romano, 2 ed. Italiana, Roma 1983, Prefazio comune
VIII, pag. 375).
Nata
a Napoli il 21 gennaio 1839, Caterina ebbe nella sua famiglia, appartenente
all'alta borghesia, una solida formazione umana e religiosa. Nel Reale
Educandato di S. Marcellino, sotto la guida sapiente di Margherita Salatino
(futura fondatrice, con il Beato Ludovico da Casoria, delle Suore Francescane
Elisabettine Bigie), apprese le lettere, le lingue e la musica, cosa non
frequente per una donna del suo tempo.
Guidata
poi dallo Spirito del Signore, che le rivelava il progetto di Dio attraverso la
voce di sapienti e santi Direttori spirituali, Caterina che intanto si accaniva
a rivaleggiare con la sorella e a brillare nella società, frequentando teatri e
spettacoli di danze, rinunciò con prontezza agli effimeri valori di una vita
elegante e spensierata, per aderire con generosa decisione ad una vocazione di
perfezione e di santità.
L'incontro
occasionale con il Beato Ludovico da Casoria, il 19 settembre 1854, a "La
Palma" in Napoli, fu, come affermò la stessa Beata "un tratto
singolare di grazia preveniente, di carità e di predilezione del S. Cuore
innamorato delle miserie della sua Serva". Il Beato l'associò all'Ordine
Francescano Secolare e le indicò, come unico scopo della sua vita, il culto del
S. Cuore di Gesù, invitandola a restare in mezzo alla società, nella quale
doveva essere "pescatrice di anime".
Guidata
poi dal suo confessore, il barnabita P. Leonardo Matera, il 28 maggio 1859
Caterina entrò tra le Adoratrici perpetue di Gesù Sacramentato, uscendone però
ben presto, per gravi motivi di salute.
Altro
era il disegno di Dio su Caterina. Lo aveva ben intuito il Beato Ludovico che
spesso le ripeteva: "Il Cuore di Gesù, o Caterina, questa è l'opera
tua!"
Su
indicazione del suo confessore, la Volpicelli, conosce il foglio mensile
dell'Apostolato della Preghiera in Francia, ricevendo da lui notizie
dettagliate della nascente Associazione, con il diploma di Zelatrice, il primo
giunto a Napoli. Nel luglio del 1867, P. Ramiere visita il palazzo di Largo
Petrone alla salute, in Napoli, dove Caterina sta meditando di stabilire la
sede delle sue attività apostoliche "per far rinascere nei cuori, nelle
famiglie e nella società l'amore per Gesù Cristo".
L'Apostolato
della Preghiera sarà il cardine dell'intero edificio spirituale di Caterina,
che le consentirà di coltivare il suo ardente amore per l'Eucaristia e
diventerà lo strumento di un'azione pastorale avente le dimensioni del Cuore di
Cristo e perciò aperta ad ogni uomo, sempre a servizio della Chiesa, degli
ultimi e dei sofferenti.
Con
le prime zelatrici, il 1° luglio 1874 Caterina fonda il nuovo Istituto delle
"Ancelle del S. Cuore", approvato in primo tempo dal Cardinale
Arcivescovo di Napoli, il Servo di Dio Sisto Riario Sforza, e in seguito, il 13
giugno 1890, da Papa Leone XIII che accorda alla nuova Famiglia religiosa il "Decreto
di lode".
Premurosa
delle sorti della gioventù, aprì poi l'orfanotrofio delle
"Margherite", fondò una biblioteca circolante e istituì
l'Associazione delle Figlie di Maria, con la saggia guida della Venerabile M.
Rosa Carafa Traetto (+ 1890).
In
breve tempo aprì altre case: a Napoli nel Palazzo Sansevero e poi presso la
Chiesa della Sapienza, a Ponticelli, dove le Ancelle si distinsero
nell'assistenza alle vittime del colera del 1884, a Minturno, a Meta di
Sorrento e a Roma.
Il
14 Maggio 1884, il nuovo Arcivescovo di Napoli, Cardinale Guglielmo Sanfelice,
OSB, consacrò il Santuario dedicato al Sacro Cuore di Gesù, che la Volpicelli
aveva fatto erigere accanto alla Casa Madre delle sue opere, destinandolo
particolarmente all'adorazione riparatrice chiesta dal Papa per il sostegno
della Chiesa, in un'epoca difficile per la libertà religiosa e per l'annunzio
del Vangelo.
La
partecipazione della Caterina al primo Congresso Eucaristico Nazionale
celebratosi a Napoli nel 1891 (19-22 novembre), fu l'atto culminante dell'apostolato
della Fondatrice delle Ancelle del Sacro Cuore: in quell'occasione allestì una
ricca esposizione di arredi sacri, destinati alle chiese povere, organizzò
l'adorazione Eucaristica nella cattedrale e fu l'animatrice di quel gran
movimento di anime che sfociò nell'impressionante "Confessione e Comunione
generale".
Caterina
Volpicelli si spense a Napoli il 28 Dicembre 1894 offrendo la sua vita per la
Chiesa e per il Santo Padre.
La
causa di Beatificazione e Canonizzazione dell'insigne testimone della carità
del Cuore di Cristo, dopo l'istruzione del Processo Ordinario negli anni
1896-1902 nella Curia ecclesiastica di Napoli, fu ufficialmente introdotta
presso l'allora S. Congregazione dei Riti l'11 Gennaio 1911.
Il
25 Marzo 1945 il Santo Padre Pio XII ne dichiarava l'eroicità delle virtù,
attribuendole il titolo di Venerabile.
Il
28 Giugno 1999 Sua Santità, Giovanni Paolo II, approvava la lettura del decreto
di Beatificazione.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20010429_volpicelli_it.html
Den hellige Katarina
Volpicelli (1839-1894)
Minnedag:
22. januar
Den hellige Katarina
Volpicelli (it: Caterina) ble født den 21. januar 1839 i Napoli i regionen
Campania i Sør-Italia. Hennes foreldre var Pietro Volpicelli og Teresa de
Micheroux, som formidlet sin dype tro til datteren. Familien tilhørte det
høyere borgerskapet i Napoli og Katarina fikk en solid allmenn og religiøs
dannelse. Hun fikk sin første undervisning i hjemmet og deretter på Det
kongelige utdanningsinstituttet San Marcellino. Der var en av lærerne
Margherita Salatino, som senere sammen med den salige p. Ludvig av Casoria grunnla
«Fransiskanersøstrene av St. Elisabeth», kjent som Grå Elisabethsøstre. Under
veiledning av henne fikk Katarina undervisning i litteratur, språk og musikk,
noe som sjelden var kvinner forunt på den tiden.
Katarina hadde forsøkt å
overstråle sin søster i samfunnet og gikk ofte i teateret og balletten. Men hun
fikk tidlig et ønske om å tre inn i en religiøs orden. Som femtenåring møtte
hun den 19. september 1854 tilfeldigvis Ludvig av Casoria i La Palma i Napoli,
og han fikk henne til å slutte seg til fransiskanertertiarene. Han viste henne
også at andakten til Jesu Hellige Hjerte skulle være målet for hennes liv, men
han ba henne om å bli værende i samfunnet for å bli en «sjelefisker».
Veiledet av sin
skriftefar, barnabittpateren Leonardo Matera, gikk den tyveårige Katarina den
28. mai 1859 inn i kongregasjonen Adoratrici perpetue di Gesù Sacramentato («Evige
tilbedere av Jesus i Sakramentet»). Men hun måtte tre ut igjen etter bare seks
måneder på grunn av sin delikate helse. Hun forble imidlertid dypt hengiven til
eukaristien og kunne tilbringe timer foran tabernaklet i tilbedelse.
I 1871 bestemte den
salige Bartolomeus
Longo (1841-1926) seg for å gi opp arbeidet som advokat og vende tilbake
til hjembyen Napoli for å vie seg til et liv med nestekjærlig arbeid i slummen
der. Han arbeidet sammen med flere prester samt med Katarina Volpicelli, og i
hennes hus i Napoli traff Bartolo den unge enkegrevinnen Maria Anna Farnararo
de Fusco (1836-1924), et møte som skulle avgjøre hele hans fremtid. Hun hadde
betydelige eiendommer, inkludert i Valle di Pompeii, og gjennom forvaltningen
av disse eiendommene skulle Bartolomeus starte sitt arbeid i Pompeii og
grunnlegge den berømte Rosenkransbasilikaen.
Etter å ha hørt fra sin
skriftefar p. Enrico Ramière om det franske Jesu Hjerte-apostolatet som var
kjent som «Bønnens apostolat», kom Katarina i kontakt med dem og oppdaget i
denne foreningen det hun behøvde for sitt åndelige liv. Deretter viet hun seg ivrig
til å fremme bønnens apostolat, og etter sine foreldres død kunne hun vie enda
mer tid til dette. Hun samlet om seg andre unge og la dermed grunnlaget for en
egen kongregasjon.
Den franske foreningen
ble tilknyttet den nyopprettede kongregasjonen «Misjonærer av Jesu helligste
Hjerte» (Missionarii Sacratissimi Cordis Iesu – MSC), som var
grunnlagt av Jean Jules Chevalier (1824-1907). Den ble kalt «Det hellige
Hjertes tredjeorden» og ble ledet av Louise-Thérèse de Montaignac.
Den 1. juli 1874 grunnla
Katarina det nye instituttet «Tjenerinner av Jesu hellige Hjerte», Ancelle
del Sacro Cuore de Gesù, som en oppfyllelse av sin aspirasjon om «å gjenopplive
kjærligheten til Jesus Kristus i hjerter, i familier og i samfunnet».
Kongregasjonen følger regelen til den hellige Frans av Assisis
tredjeorden, og ved siden av en klostergren har de også en gren av ugifte og
gifte kvinner som har ønske om å fullkommengjøre sitt liv gjennom å ære Jesu
hellige Hjerte og utøve nestekjærlige gjerninger.
Erkebiskopen av Napoli,
kardinal Sisto Riario Sforza (1810-77), anerkjente at den nye napolitanske
grunnleggelsen var forskjellig fra den franske til Louise-Thérèse de
Montaignac, og han tillot at de institusjonene ble separert. Men Katarinas
institutts innovasjoner og originalitet, og det at det søkte godkjennelse som
et autentisk religiøst institutt med offentlig avleggelse av løfter, skapte
ikke lite perpleksitet og til og med åpent fiendskap, spesielt hos de romerske
kirkelige autoriteter. Men den 13. juni 1890 ble Katarinas institutt godkjent
av pave Leo XIII (1878-1903) da det fikk Decretum laudis («rosende
dekret») fra Rituskongregasjonen, og det uten at dets innovative former måtte
modifiseres.
Katarina var opptatt av
ungdommens skjebne og åpnet et barnehjem, grunnla et utlånsbibliotek og
etablerte «Foreningen for Marias døtre» med klok veiledning fra den ærverdige
Moder Rosa Carafa Traetto (d. 1890).
I løpet av kort tid åpnet
den nye kongregasjonen nye hus: først i Palazzo Sansevero i Napoli og deretter
nær kirken Chiesa della Sapienza i samme by, deretter i Ponticelli, hvor
søstrene utmerket seg i pleien av koleraofrene i 1884, i Minturno, Meta di
Sorrento og i Roma. Den 14. mai 1884 konsekrerte den nye erkebiskopen av
Napoli, kardinal Guglielmo Sanfelice OSB, helligdommen viet til Jesu hellige
Hjerte som Katarina hadde fått reist ved siden av kongregasjonens moderhus.
Katarina ledet sin
kongregasjon helt frem til sin død den 28. desember 1894 i Napoli, bare 55 år
gammel. Hun etterlot det unge instituttet i dyp usikkerhet, og det ville ha
hatt bruk for hennes karismatiske nærvær mye lenger.
Prosessen for hennes
saligkåring pågikk på bispedømmenivå i Napoli mellom 1896 og 1902, og den ble
offisielt åpnet av den daværende Rituskongregasjonen den 11. januar 1911. Den
25. mars 1945 proklamerte pave Pius XII (1939-58) hennes heroiske dyder, noe som
ga henne tittelen Venerabilis, «Ærverdig». Den 28. juni 1999 undertegnet pave
Johannes Paul II (1978-2005) dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som
godkjente et mirakel på hennes forbønn. Hun ble saligkåret av paven den 29.
april 2001 på Petersplassen i Roma.
Den 6. desember 2008
undertegnet pave Benedikt XVI dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som
anerkjenner et nytt mirakel på hennes forbønn. Hun ble helligkåret den 26.
april 2009 i Roma sammen med fire andre. Hennes minnedag er 22. januar, mens
noen kilder angir dødsdagen 28. desember.
Kilder: CSO,
Patron Saints SQPN, Bautz, santiebeati.it, it.wikipedia.org, vatican.va,
EWTN/OR - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Opprettet: 2005-07-04 16:21 - Sist oppdatert: 2009-04-24 14:22
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/kvolpice
PREDIGT VON BENEDIKT XVI.
Liebe Brüder und
Schwestern!
An diesem dritten Sonntag
der Osterzeit stellt die Liturgie noch einmal das Geheimnis des auferstandenen
Christus in den Mittelpunkt unserer Aufmerksamkeit. Das Böse und den Tod
besiegend bringt sich der Urheber des Lebens, der sich als Sühneopfer für unsere
Sünden hingegeben hat, »allzeit für uns dar und steht vor dir als unser Anwalt.
Denn einmal geopfert, stirbt er nicht wieder, sondern lebt auf ewig als das
Lamm, das geschlachtet ist« (vgl. Präfation für die Osterzeit III). Lassen wir
uns innerlich von der österlichen Fülle überströmen, die aus diesem großen
Geheimnis hervorgeht, und beten wir mit dem Antwortpsalm: »Laß dein Angesicht
über uns leuchten, o Herr!«
Das Licht vom Angesicht
des auferstandenen Christus leuchtet heute in besonderer Weise über uns durch
die vom Evangelium geprägten Züge der fünf Seligen, die während dieser Feier in
das Buch der Heiligen eingeschrieben werden. Arcangelo Tadini, Bernardo
Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina
Volpicelli. Gerne schließe ich mich der Verehrung an, die ihnen die hier aus
verschiedenen Nationen zusammengekommenen Pilger erweisen, die ich mit großer
Zuneigung herzlich grüße. Die unterschiedlichen menschlichen und geistlichen
Geschicke dieser neuen Heiligen zeigen uns die tiefe Erneuerung, die das
Geheimnis der Auferstehung Christi im Herzen des Menschen wirkt: das
grundlegende Geheimnis, das die gesamte Heilsgeschichte lenkt und leitet. Zu
Recht lädt uns die Kirche daher stets – und noch mehr in dieser österlichen Zeit
– dazu ein, unseren Blick auf den auferstandenen Christus zu richten, der im
Sakrament der Eucharistie wirklich gegenwärtig ist.
Im heutigen Evangelium
berichtet der hl. Lukas von einer der Erscheinungen des auferstandenen Jesus
(24,35–48). Gerade zu Beginn des Abschnittes merkt der Evangelist an, daß die
beiden Jünger von Emmaus eilig nach Jerusalem zurückkehrten und dann den Elf
erzählten, wie sie ihn erkannt hatten, »als er das Brot brach« (V. 35). Und
während sie von der außergewöhnlichen Erfahrung ihrer Begegnung mit dem Herrn
erzählten, »trat er selbst in ihre Mitte« (V. 36). Aufgrund seiner
unvermittelten Erscheinung erschraken die Apostel und hatten große Angst, so
daß Jesus, um sie zu beruhigen und jedes Zaudern und allen Zweifel zu
überwinden, sie aufforderte, ihn anzufassen – er war kein Gespenst, sondern ein
Mensch aus Fleisch und Blut – und sie dann bat, ihm etwas zu essen zu geben. So
wie es den Jüngern von Emmaus geschehen war, geschieht es wieder bei Tisch,
während er mit den Seinen ißt, daß sich der auferstandene Christus den Jüngern
offenbart und ihnen so hilft, die Heilige Schrift zu verstehen und die
Heilsereignisse im Licht von Ostern neu zu lesen. »Alles muß in Erfüllung
gehen«, sagt er, »was im Gesetz des Mose, bei den Propheten und in den Psalmen
über mich gesagt ist« (V. 44). Und er fordert sie auf, den Blick auf die
Zukunft zu richten: »In seinem Namen wird man allen Völkern […] verkünden, sie
sollen umkehren, damit ihre Sünden vergeben werden« (V. 47).
Dieselbe Erfahrung lebt
jede Gemeinschaft erneut bei der Feier der Eucharistie, besonders am Sonntag.
Die Eucharistie, der bevorzugte Ort, an dem die Kirche den »Urheber des Lebens«
(vgl. Apg 3,15) erkennt, ist das »Brechen des Brotes«, wie sie in der
Apostelgeschichte genannt wird. In ihr treten wir durch den Glauben in die
Gemeinschaft mit Christus ein, der »Priester, Altar und Opferlamm« (vgl. Präfation
für die Osterzeit V) und mitten unter uns ist. Wir versammeln uns um ihn,
um seiner Worte und der Ereignisse zu gedenken, die in der Heiligen Schrift
enthalten sind; wir erleben neu sein Leiden, seinen Tod und seine Auferstehung.
Wenn wir Eucharistie feiern, haben wir Gemeinschaft mit Christus, dem
Sühneopfer, und aus ihm schöpfen wir Vergebung und Leben. Was wäre unser Leben
als Christen ohne die Eucharistie? Die Eucharistie ist das ewige und lebendige,
uns vom Herrn im Sakrament seines Leibes und Blutes hinterlassene Erbe, das wir
ständig neu durchdenken und vertiefen müssen, damit es, wie der verehrte Papst
Paul VI. sagte, »seine unerschöpfliche Wirksamkeit allen Tagen unseres
sterblichen Lebens einprägen « kann (vgl. Insegnamenti, V [1967], S. 779).
Genährt vom eucharistischen Brot haben die Heiligen, die wir heute verehren,
ihre Sendung der dem Evangelium entsprechenden Liebe in den verschiedenen
Bereichen zur Vollendung gebracht, in denen sie mit ihren besonderen Charismen
gewirkt haben.
Viele Stunden verbrachte
der hl. Arcangelo Tadini vor der Eucharistie, er hatte in seinem pastoralen
Dienst stets die menschliche Person in ihrer Ganzheit vor Augen und half so
seinen Pfarreimitgliedern, menschlich und geistlich zu wachsen. Dieser heilige
Priester, dieser heilige Pfarrer gehörte ganz Gott, er war bereit, sich in
jedem Umstand vom Heiligen Geist führen zu lassen und zugleich auch die
Dringlichkeiten des Augenblicks zu erfassen und Abhilfe zu finden. Daher
unternahm er nicht wenige konkrete und mutige Initiativen wie die Organisation
der »Katholischen Arbeitergesellschaft zur gegenseitigen Hilfe«, den Bau der
Spinnerei und eines Heims für Arbeiterinnen und im Jahr 1900 die Gründung der
»Kongregation der Arbeiterinnen- Schwestern vom Heiligen Haus von Nazaret«,
dies mit dem Ziel, die Welt der Arbeit nach dem Vorbild der Heiligen Familie
von Nazaret durch das gemeinsame Teilen der Mühen zu evangelisieren. Wie
prophetisch war die charismatische Intuition von Don Tadini, und wie aktuell
bleibt sein Beispiel auch heute, in einer Zeit der schweren Wirtschafskrise! Er
erinnert uns, daß wir den Sauerteig des Evangeliums nur dann, wenn wir eine dauerhafte
und tiefe Beziehung mit dem Herrn besonders im Sakrament der Eucharistie
pflegen, in die verschiedenen Arbeitstätigkeiten und in jeden Bereich unserer
Gesellschaft einbringen können.
Auch im hl. Bernardo
Tolomei, dem Gründer einer einzigartigen monastischen benediktinischen
Bewegung, tritt die Liebe zum Gebet und zur Arbeit mit den Händen besonders
hervor. Sein Dasein war ein eucharistisches, ganz der Kontemplation geweihtes
Leben, die sich in einen demütigen Dienst am Nächsten umsetzte. Aufgrund seines
einzigartigen Geistes der Demut und Brüderlichkeit wurde er bis zu seinem Tod
von den Mönchen für 27 aufeinanderfolgende Jahre zum Abt gewählt. Um dann die
Zukunft seines Werkes zu sichern, erhielt er von Papst Clemens VI. am 21.
Januar 1344 die päpstliche Anerkennung der neuen benediktinischen Kongregation
unter dem Namen »Santa Maria di Monte Oliveto«. Anläßlich der großen Pest des
Jahres 1348 verließ er die Einsamkeit von Monte Oliveto, um sich in das Kloster
des hl. Benedikt in Porta Tufi bei Siena zu begeben und seinen von der
Krankheit betroffenen Mönchen beizustehen, und er selbst starb an der Krankheit
als echter Märtyrer der Nächstenliebe. Das Vorbild dieses Heiligen lädt uns
ein, unseren Glauben umzusetzen in ein Leben für Gott im Gebet und es
hinzugeben im Dienst am Nächsten, gedrängt von einer Nächstenliebe, die auch
zum höchsten Opfer bereit ist.
... auf
portugiesisch: »Erkennt doch: Wunderbar handelt der Herr an den Frommen; / der
Herr erhört mich, wenn ich zu ihm rufe« (Ps 4,4). Diese Worte des
Antwortpsalms bringen das Geheimnis des Lebens des hl. Nuno de Santa Maria zum
Ausdruck, eines Helden und Heiligen Portugals. Die 70 Jahre seines Lebens
liegen in der zweiten Hälfte des 14. Jahrhunderts und dem Anfang des 15.
Jahrhunderts. In dieser Zeit festigte diese Nation ihre Unabhängigkeit von
Kastilien und breitete sich über die Ozeane hinweg aus – nicht ohne einen
besonderen göttlichen Plan –, um so neue Ruten zu eröffnen, die die Ankunft des
Evangeliums Christi bis an die äußersten Grenzen der Welt begünstigen sollten.
Der hl. Nuno fühlte sich als Werkzeug dieses höheren Planes und als Teil der »militia
Christi«, das heißt im Dienst des Zeugnisses, das in der Welt zu geben jeder
Christ berufen ist. Bezeichnend waren sein intensives Gebetsleben und absolutes
Vertrauen in Gottes Beistand. Obwohl er ein hervorragender Soldat und großer
Anführer war, gestattete er es nie, daß diese persönlichen Begabungen gegenüber
dem höchsten Wirken den Vorrang hatten, das von Gott stammt. Der hl. Nuno
bemühte sich, dem Handeln Gottes in seinem Leben keine Hindernisse
entgegenzusetzen und ahmte so die Gottesmutter nach, die er sehr verehrte und
der er öffentlich seine Siege zuschrieb. Am Ende seines Lebens zog er sich in
den Karmeliterkonvent zurück, zu dessen Errichtung er den Auftrag gegeben
hatte. Es freut mich, der ganzen Kirche diese beispielhafte Gestalt zu zeigen,
dies insbesondere aufgrund des Gegebenseins eines Lebens aus dem Glauben und
dem Gebet in Kontexten, die diesem dem Anschein nach wenig förderlich waren,
als Beweis dafür, daß es möglich ist, in jeder Lage, auch als Soldat und im
Krieg, die Werte und Prinzipien des christlichen Lebens umzusetzen und zu
verwirklichen, vor allem wenn dies im Dienst am Gemeinwohl und zur Ehre Gottes
geschieht.
... auf italienisch:
Eine besondere Anziehungskraft des in der Eucharistie gegenwärtigen Jesus
verspürte von Kindheit an die hl. Geltrude Comensoli. Die Anbetung des
eucharistischen Christus wurde zum Hauptziel ihres Lebens, wir könnten fast
sagen: zum gewöhnlichen Zustand ihres Daseins. Im Angesicht der Eucharistie
nämlich verstand Geltrude ihre Berufung und Sendung in der Kirche: die
Berufung, sich vorbehaltlos dem apostolischen und missionarischen Wirken zu
widmen, vor allem zugunsten der Jugend. So entstand im Gehorsam gegenüber
Papst Leo XIII. ihr
Institut, das es sich zur Aufgabe machte, die im eucharistischen Christus
»betrachtete Liebe« in »gelebte Liebe« in der Hingabe an den bedürftigen Nächsten
umzusetzen. In einer orientierungslosen und oft verwundeten Gesellschaft wie
der unsrigen zeigt die hl. Geltrude einer Jugend, die wie in unserer Zeit auf
der Suche nach Werten und einem Sinn für das eigene Leben ist, als festen
Anhaltspunkt den Gott, der in der Eucharistie zu unserem Wegbegleiter geworden
ist. Sie ruft uns in Erinnerung, daß »die Anbetung vor allen Werken der
Nächstenliebe den Vorrang haben muß«; denn aus der Liebe zum gestorbenen und
auferstandenen Christus, der wahrhaft im eucharistischen Sakrament gegenwärtig
ist, entspringt jene evangeliumsgemäße Liebe, die uns dazu drängt, alle
Menschen als Brüder und Schwestern zu betrachten.
Eine Zeugin der
göttlichen Liebe war auch die hl. Caterina Volpicelli, die sich bemühte,
»Christus zu gehören, um all jene zu Christus zu bringen «, denen sie im Neapel
des ausgehenden 19. Jahrhunderts begegnete, in einer Zeit der geistlichen und
sozialen Krise. Auch ihr Geheimnis war die Eucharistie. Ihren ersten
Mitarbeiterinnen legte sie ans Herz, ein intensives geistliches Leben im Gebet
und vor allem im lebensnotwendigen Kontakt mit dem eucharistischen Jesus zu
pflegen. Dies ist auch heute die Bedingung, um das von ihr begonnene Werk und
die Sendung fortzuführen, die sie den »Ancillae Cordis Iesu« (»Mägden vom
Herzen Jesu«) hinterlassen hat. Um wahre Erzieherinnen im Glauben zu sein, die
es anstreben, den jungen Generationen die Werte der christlichen Kultur zu
übermitteln, ist es unerläßlich, wie sie gerne wiederholte, Gott aus den
Gefängnissen zu befreien, in die ihn die Menschen verbannt haben. Allein im
Herzen Christi nämlich kann die Menschheit ihre »feste Wohnstatt« finden. Die
hl. Caterina zeigt ihren geistlichen Töchtern und uns allen den anspruchsvollen
Weg der Umkehr, der das Herz an der Wurzel verändert und sich in mit dem
Evangelium übereinstimmende Handlungsweisen umsetzt. So ist es möglich, die
Grundlagen zu schaffen, um eine Gesellschaft aufzubauen, die offen ist für
Gerechtigkeit und Solidarität und dabei das wirtschaftliche und kulturelle Ungleichgewicht
überwindet, das in großen Teilen unseres Planeten weiterhin gegeben ist.
Liebe Brüder und
Schwestern, danken wir dem Herrn für das Geschenk der Heiligkeit, das heute in
der Kirche in einzigartiger Schönheit in Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei,
Nuno de Santa Maria Álvares Pereira, Geltrude Comensoli und Caterina Volpicelli
aufstrahlt. Lassen wir uns von ihrem Vorbild anziehen, lassen wir uns von ihren
Lehren leiten, damit auch unser Dasein zu einem Lobgesang Gottes werde, auf den
Spuren Jesu, den wir gläubig im Geheimnis der Eucharistie anbeten und dem wir
großherzig in unserem Nächsten dienen. Die Verwirklichung dieser dem Evangelium
gemäßen Sendung erlange uns die Fürsprache Mariens, Königin der Heiligen, und
die Fürsprache dieser fünf neuen, lichtvollen Vorbilder an Heiligkeit, die wir
heute voll Freude verehren. Amen!
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MISA DE BEATIFICACIÓN DE
CINCO SIERVOS DE DIOS
1. "Estaba ya
amaneciendo, cuando Jesús se presentó en la orilla" (Jn 21, 4). Al
rayar el alba, el Resucitado se apareció a los Apóstoles, que habían pasado
toda la noche trabajando en vano en el lago de Tiberíades. El evangelista
precisa que aquella noche "no pescaron nada" (Jn 21, 3), y añade
que no tenían nada que comer. A la invitación de Jesús: "Echad la
red a la derecha de la barca y encontraréis" (Jn 21, 6), obedecieron
sin dudar. Pronta fue su respuesta y grande su recompensa, porque "por la
abundancia de peces no tenían fuerzas para sacar la red" (Jn 21, 6),
que había estado vacía durante la noche.
¡Cómo no ver en este
episodio, que san Juan narra en el epílogo de su evangelio, un signo elocuente
de lo que el Señor sigue realizando en la Iglesia y en el corazón de los
creyentes, que confían en él sin reservas! Los cinco siervos de Dios, que hoy
he tenido la alegría de elevar al honor de los altares, son testigos singulares
del extraordinario don que Cristo resucitado concede a todo bautizado: el
don de la santidad.
¡Bienaventurados los que
hacen fructificar este misterioso don, dejando que el Espíritu Santo conforme
su existencia a Cristo muerto y resucitado! Bienaventurados sois vosotros que,
como astros luminosos, resplandecéis hoy en el firmamento de la Iglesia:
Manuel González García, obispo, fundador de la congregación de las Misioneras
Eucarísticas de Nazaret; Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago, laico; María
Ana Blondin, virgen, fundadora de la congregación de las Hermanas de Santa Ana;
Catalina Volpicelli, virgen, fundadora de las Esclavas del Sagrado Corazón; y
Catalina Cittadini, virgen, fundadora de las Hermanas Ursulinas de Somasca.
Cada uno de vosotros, al
entregarse a Cristo, ha hecho del Evangelio la regla de su existencia. Así, recibiendo
esa vida nueva, inaugurada por el misterio de su resurrección, en la fuente
inagotable de su amor, os habéis convertido en sus discípulos fieles
2. "Aquel
discípulo que Jesús tanto quería le dice a Pedro: "Es el
Señor"" (Jn 21, 7). En el evangelio hemos escuchado, ante
el milagro realizado, que un discípulo reconoce a Jesús. También los
otros lo harán después. El pasaje evangélico, al presentarnos a Jesús que
"se acerca, toma el pan y se lo da" (Jn 21, 13), nos señala
cómo y cuándo podemos encontrarnos con Cristo resucitado: en la
Eucaristía, donde Jesús está realmente presente bajo las especies de pan y de
vino. Sería triste que esa presencia amorosa del Salvador, después de tanto
tiempo, fuera aún desconocida por la humanidad.
Esa fue la gran pasión
del nuevo beato Manuel González García, obispo de Málaga y después de
Palencia. La experiencia vivida en Palomares del Río ante un sagrario
abandonado le marcó para toda su vida, dedicándose desde entonces a propagar la
devoción a la Eucaristía, y proclamando la frase que después quiso que fuera su
epitafio: "¡Ahí está Jesús! ¡Ahí está! ¡No lo dejéis
abandonado!". Fundador de las Misioneras Eucarísticas de Nazaret, el beato
Manuel González es un modelo de fe eucarística, cuyo ejemplo sigue hablando a
la Iglesia de hoy.
3. "Ninguno de
los discípulos se atrevía a preguntarle quién era, porque sabían bien que era
el Señor" (Jn 21, 12). Cuando los discípulos lo reconocen junto al
lago de Tiberíades, se afianza su fe en que Cristo ha resucitado y está
presente en medio de los suyos. La Iglesia, desde hace dos milenios, no se
cansa de anunciar y repetir esta verdad fundamental de la fe.
La experiencia del
misterio pascual hace nuevas todas las cosas, pues como cantamos en el Pregón
pascual: "Ahuyenta los pecados, lava las culpas, devuelve la
inocencia a los caídos, la alegría a los tristes". Este espíritu animó
toda la existencia de Carlos Manuel Rodríguez Santiago, primer
puertorriqueño elevado a la gloria de los altares. El nuevo beato, iluminado
por la fe en la resurrección, compartía con todos el profundo significado del
misterio pascual repitiendo frecuentemente: "Vivimos para esa
noche", la de Pascua. Su fecundo y generoso apostolado consistió
principalmente en esforzarse para que la Iglesia en Puerto Rico cobrara
conciencia de este gran acontecimiento de nuestra salvación.
Carlos Manuel Rodríguez
puso de relieve la llamada universal a la santidad para todos los cristianos y
la importancia de que cada bautizado responda a ella de manera consciente y
responsable. Que su ejemplo ayude a toda la Iglesia de Puerto Rico a ser fiel,
viviendo con firme coherencia los valores y los principios cristianos recibidos
en la evangelización de la isla.
4. María Ana Blondin,
fundadora de las Hermanas de Santa Ana, es modelo de una existencia entregada
al amor y animada por el misterio pascual. Esta joven campesina canadiense
propuso a su obispo fundar una congregación religiosa para la educación de los
niños pobres del campo, a fin de vencer el analfabetismo. Con gran espíritu de
abandono en la Providencia, a la que alababa por su "guía plenamente
materna", aceptó humildemente las decisiones de la Iglesia y realizó hasta
su muerte trabajos humildes por el bien de sus hermanas. Las pruebas no
alteraron jamás su gran amor a Cristo y a la Iglesia, ni su preocupación por
formar verdaderas educadoras de la juventud. María Ana Blondin, modelo de una vida
humilde y escondida, encontró su fuerza interior en la contemplación de la
cruz, mostrándonos que la vida de intimidad con Cristo es el medio más seguro
para dar misteriosamente fruto y cumplir la misión querida por Dios. Que su
ejemplo dé a las religiosas de su instituto y a numerosos jóvenes el gusto de
servir a Dios y a los hombres, en particular a la juventud, a la que es preciso
ofrecer los medios para un auténtico desarrollo espiritual, moral e
intelectual.
5. "Digno es el
Cordero inmolado de recibir... el honor, la gloria y la alabanza" (Ap 5,
12). Estas palabras, tomadas del libro del Apocalipsis y proclamadas en la
segunda lectura, corresponden también a la experiencia mística de la
beata Catalina Volpicelli. En su vida, totalmente consagrada al corazón
del Cordero inmolado, destacan tres aspectos significativos: una profunda
espiritualidad eucarística, una fidelidad inquebrantable a la Iglesia, y una
sorprendente generosidad apostólica.
La Eucaristía, adorada
largamente y convertida en centro de su vida hasta formular el voto de víctima
expiatoria, fue para ella escuela de dócil y amorosa obediencia a Dios. Al
mismo tiempo, fue fuente de amor tierno y misericordioso al prójimo: en
los más pobres y marginados amaba a su Señor, al que contemplaba durante mucho
tiempo en el santísimo Sacramento.
Siempre supo sacar de la
Eucaristía el celo misionero que la llevó a vivir su vocación en la Iglesia,
obedeciendo dócilmente a los pastores y dedicándose proféticamente a promover
el laicado y formas nuevas de vida consagrada. Sin delimitar espacios
operativos, ni dar origen a instituciones específicas, quiso, como ella misma
afirmaba, encontrar la soledad en las ocupaciones y un trabajo fecundo en la
soledad. Fue la primera "celadora" del Apostolado de la oración en
Italia, y deja como herencia, especialmente a las Esclavas del Sagrado Corazón,
una singular misión apostólica, que debe seguir alimentándose incesantemente en
la fuente del misterio eucarístico.
6. "Sí, Señor,
tú sabes que te quiero" (Jn 21, 15; cf. vv. 16 y 17). La triple
declaración de amor que, según la página evangélica de hoy, Pedro hace al
Señor, nos lleva a pensar en Catalina Cittadini. Durante su difícil
existencia, la nueva beata manifestó un amor inquebrantable al Señor. Quienes
tuvieron la oportunidad de conocerla ponderan su profunda capacidad de amar,
sostenida por un gran equilibrio afectivo. Al quedar huérfana a tierna edad, se
convirtió en madre amorosa para las huérfanas. Y quiso que sus hijas
espirituales fueran "madres" en la escuela y en el contacto con los
niños.
Catalina se esforzaba
por ser de Cristo, por llevar a Cristo. Su secreto consistió también en su
unión con la Eucaristía. A sus primeras colaboradoras recomendaba cultivar una
intensa vida espiritual en la oración y, sobre todo, un contacto vital con
Jesús eucarístico. ¡Cuán actual es esta consigna espiritual también para los
que están llamados a ser maestros en la fe y quieren transmitir a las nuevas
generaciones, en esta época de grandes cambios sociales, los valores de la
cultura cristiana!
7. "Testigos de
esto somos nosotros y el Espíritu Santo, que Dios da a los que le
obedecen" (Hch 5, 32). Con alegría, hagamos nuestras estas palabras
tomadas del libro de los Hechos de los Apóstoles, que han resonado en nuestra
asamblea. Sí, somos testigos de los prodigios que Dios obra en "los que le
obedecen".
Confirmamos la verdad de
esta afirmación en vuestra existencia, oh nuevos beatos, a los que desde hoy
veneramos e invocamos como intercesores. Vuestra fidelidad heroica al Evangelio
es una prueba de la acción fecunda del Espíritu Santo.
Ayudadnos también a
nosotros a recorrer el camino de la santidad, especialmente cuando resulta
difícil. Sostenednos para mantener fija nuestra mirada en Aquel que nos ha
llamado. A vuestra voz, a la de la Virgen María y a la de todos los santos
unimos también la nuestra para cantar: "Al que se sienta en el trono
y al Cordero la alabanza, el honor, la gloria y el poder por los siglos de los
siglos" (Ap 5, 13). Amén.
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MISA DE CANONIZACIÓN DE
LOS BEATOS
HOMILÍA DEL SANTO PADRE
BENEDICTO XVI
Queridos hermanos y
hermanas:
En este tercer domingo
del tiempo pascual, la liturgia pone una vez más en el centro de nuestra
atención el misterio de Cristo resucitado. Victorioso sobre el mal y sobre la
muerte, el Autor de la vida, que se inmoló como víctima de expiación por
nuestros pecados, "no cesa de ofrecerse por nosotros, de interceder por
todos; inmolado, ya no vuelve a morir; sacrificado, vive para siempre" (Prefacio
pascual,III). Dejemos que nos inunde interiormente el resplandor pascual que
irradia este gran misterio y, con el salmo responsorial, imploremos: "Haz
brillar sobre nosotros el resplandor de tu rostro".
La luz del rostro de
Cristo resucitado resplandece hoy sobre nosotros particularmente a través de
los rasgos evangélicos de los cincos beatos que en esta celebración son
inscritos en el catálogo de los santos: Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno
de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli. De
buen grado me uno al homenaje que les rinden los peregrinos de varias naciones
aquí reunidos, a los que dirijo un cordial saludo. Las diversas vicisitudes
humanas y espirituales de estos nuevos santos nos muestran la renovación
profunda que realiza en el corazón del hombre el misterio de la resurrección de
Cristo; misterio fundamental que orienta y guía toda la historia de la
salvación. Por tanto, con razón, la Iglesia nos invita siempre, y de modo
especial en este tiempo pascual, a dirigir nuestra mirada a Cristo resucitado,
realmente presente en el sacramento de la Eucaristía.
En la página evangélica,
san Lucas refiere una de las apariciones de Jesús resucitado (cf. Lc 24,
35-48). Precisamente al inicio del pasaje, el evangelista comenta que los dos
discípulos de Emaús, habiendo vuelto de prisa a Jerusalén, contaron a los Once
cómo lo habían reconocido "al partir el pan" (Lc 24, 35). Y,
mientras estaban contando la extraordinaria experiencia de su encuentro con el
Señor, él "se presentó en medio de ellos" (v. 36). A causa de esta
repentina aparición, los Apóstoles se atemorizaron y asustaron hasta tal punto
que Jesús, para tranquilizarlos y vencer cualquier titubeo y duda, les pidió
que lo tocaran —no era una fantasma, sino un hombre de carne y hueso—, y
después les pidió algo para comer.
Una vez más, como había
sucedido con los dos discípulos de Emaús, Cristo resucitado se manifiesta a los
discípulos en la mesa, mientras come con los suyos, ayudándoles a comprender
las Escrituras y a releer los acontecimientos de la salvación a la luz de la
Pascua. Les dice: "Es necesario que se cumpla todo lo escrito en la ley de
Moisés y en los profetas y salmos acerca de mí" (v. 44). Y los invita a
mirar al futuro: "En su nombre se predicará la conversión y el perdón de
los pecados a todos los pueblos" (v. 47).
Toda comunidad revive
esta misma experiencia en la celebración eucarística, especialmente en la dominical.
La Eucaristía, lugar privilegiado en el que la Iglesia reconoce "al autor
de la vida" (cf. Hch 3, 15), es "la fracción del pan",
como se llama en los Hechos de los Apóstoles. En ella, mediante la fe, entramos
en comunión con Cristo, que es "sacerdote, víctima y altar" (cf. Prefacio
pascual v) y está en medio de nosotros. En torno a él nos reunimos para
recordar sus palabras y los acontecimientos contenidos en la Escritura;
revivimos su pasión, muerte y resurrección. Al celebrar la Eucaristía, comulgamos
a Cristo, víctima de expiación, y de él recibimos perdón y vida.
¿Qué sería de nuestra vida de cristianos sin la Eucaristía? La Eucaristía es la herencia perpetua y viva que nos dejó el Señor en el sacramento de su Cuerpo y su Sangre, en el que debemos reflexionar y profundizar constantemente para que, como afirmó el venerado Papa Pablo VI, pueda "imprimir su inagotable eficacia en todos los días de nuestra vida mortal" (Insegnamenti, V, 1967, p. 779). Los santos a los que hoy veneramos, alimentados con el Pan eucarístico, cumplieron su misión de amor evangélico en los diversos campos en los que actuaron con sus carismas peculiares.
Pasaba largas horas en oración ante la Eucaristía san Arcángel Tadini, quien,
teniendo siempre en cuenta en su ministerio pastoral a la persona humana en su
totalidad, ayudaba a sus parroquianos a crecer humana y espiritualmente. Este
santo sacerdote, este santo párroco, hombre totalmente de Dios, dispuesto en
toda circunstancia a dejarse guiar por el Espíritu Santo, al mismo tiempo
estaba atento a descubrir las necesidades del momento y a encontrarles remedio.
Con este fin puso en marcha muchas iniciativas concretas y valientes, como la
organización de la "Sociedad obrera católica de socorro mutuo", la
construcción de la hilandería y de la casa de acogida para las obreras, y la
fundación, en 1900, de la "congregación de las Religiosas Obreras de la
Santa Casa de Nazaret", con la finalidad de evangelizar el mundo del
trabajo compartiendo la fatiga, siguiendo el ejemplo de la Sagrada Familia de
Nazaret.
¡Qué profética fue la
intuición carismática de don Tadini y qué actual sigue siendo su ejemplo
también hoy, en una época de grave crisis económica! Él nos recuerda que sólo
cultivando una constante y profunda relación con el Señor, especialmente en el
sacramento de la Eucaristía, podemos ser capaces de llevar después el fermento
del Evangelio a las diversas actividades laborales y a todos los ámbitos de
nuestra sociedad.
También en san Bernardo
Tolomei, iniciador de un singular movimiento monástico benedictino, destaca el
amor a la oración y al trabajo manual. Vivió una existencia eucarística,
dedicada totalmente a la contemplación, que se traducía en servicio humilde al
prójimo. Por su singular espíritu de humildad y de acogida fraterna, los monjes
lo reeligieron abad durante veintisiete años consecutivos, hasta su muerte.
Además, para garantizar el futuro de su obra, obtuvo de Clemente VI, el 21 de
enero de 1344, la aprobación pontificia de la nueva congregación benedictina,
llamada de "Santa María de Monte Oliveto".
Con ocasión de la gran
epidemia de peste de 1348, dejó la soledad de Monte Oliveto para ir al
monasterio de San Benito en Porta Tufi, en Siena, a fin de asistir a sus monjes
contagiados por la enfermedad, y él mismo murió víctima del contagio, como
auténtico mártir de la caridad. El ejemplo de este santo nos invita a traducir
nuestra fe en una vida dedicada a Dios en la oración y entregada al servicio
del prójimo con el impulso de una caridad dispuesta incluso al sacrificio
supremo.
"Sabedlo: el Señor
hizo milagros en mi favor, y el Señor me escuchará cuando lo invoque" (Sal 4,
4). Estas palabras del Salmo responsorial expresan el secreto de la vida del
bienaventurado Nuno de Santa María, héroe y santo de Portugal. Los setenta años
de su vida se enmarcan en la segunda mitad del siglo XIV y la primera del siglo
XV, cuando esa nación consolidó su independencia de Castilla y se extendió
después a los océanos —no sin un designio particular de Dios—, abriendo nuevas
rutas para favorecer la llegada del Evangelio de Cristo hasta los confines de
la tierra.
San Nuno se sintió
instrumento de este designio superior y se enroló en la militia Christi, o
sea, en el servicio de testimonio que todo cristiano está llamado a dar en el
mundo. Sus características fueron una intensa vida de oración y una confianza
absoluta en el auxilio divino. Aunque era un óptimo militar y un gran jefe,
nunca permitió que sus dotes personales se sobrepusieran a la acción suprema
que venía de Dios.
San Nuno se esforzaba por
no poner obstáculos a la acción de Dios en su vida, imitando a la Virgen, de la
que era muy devoto y a la que atribuía públicamente sus victorias. En el ocaso
de su vida, se retiró al convento del Carmen, que él mismo había mandado
construir. Me siento feliz de señalar a toda la Iglesia esta figura ejemplar,
especialmente por una vida de fe y de oración en contextos aparentemente poco
favorables a ella, lo cual prueba que en cualquier situación, incluso de
carácter militar y bélico, es posible actuar y realizar los valores y los
principios de la vida cristiana, sobre todo si esta se pone al servicio del
bien común y de la gloria de Dios.
Santa Gertrudis Comensoli
sintió desde la niñez una atracción particular por Jesús presente en la
Eucaristía. Adorar a Cristo Eucaristía se convirtió en el fin principal de su
vida; casi podríamos decir que fue la condición habitual de su existencia. Ante
la Eucaristía santa Gertrudis comprendió su vocación y su misión en la Iglesia:
dedicarse sin reservas a la acción apostólica y misionera, especialmente en
favor de la juventud. Así, nació, por obediencia al Papa León XIII, su
instituto, para traducir la "caridad contemplada" en Cristo
Eucaristía en "caridad vivida" dedicándose al prójimo necesitado.
En una sociedad
desorientada y a menudo herida, como la nuestra, a una juventud como la de
nuestros tiempos, que busca valores y un sentido para su existencia, santa
Gertrudis indica como punto firme de referencia al Dios que en la Eucaristía se
ha hecho nuestro compañero de viaje. Nos recuerda que "la adoración debe
prevalecer sobre todas las obras de caridad", porque del amor a Cristo
muerto y resucitado, realmente presente en el sacramento de la Eucaristía,
brota la caridad evangélica que nos impulsa a considerar hermanos a todos los
hombres.
También fue testigo del
amor divino Catalina Volpicelli, que se esforzó por "ser de Cristo, para
llevar a Cristo" a cuantos encontró en Nápoles a fines del siglo XIX, en
un tiempo de crisis espiritual y social. También para ella el secreto fue la
Eucaristía. A sus primeras colaboradoras les recomendaba cultivar una intensa
vida espiritual en la oración y, sobre todo, el contacto vital con Jesús
Eucaristía. Esta es también hoy la condición para proseguir la obra y la misión
que inició y dejó como legado a las "Esclavas del Sagrado Corazón".
Para ser auténticas
educadoras en la fe, deseosas de transmitir a las nuevas generaciones los
valores de la cultura cristiana —solía repetir—, es indispensable liberar a
Dios de las prisiones en las que lo han confinado los hombres. Sólo en el
Corazón de Cristo la humanidad puede encontrar su "morada estable".
Santa Catalina muestra a sus hijas espirituales, y a todos nosotros, el camino
exigente de una conversión que cambie radicalmente el corazón y se traduzca en
acciones coherentes con el Evangelio. Así es posible poner las bases para
construir una sociedad abierta a la justicia y a la solidaridad, superando el
desequilibrio económico y cultural que sigue existiendo en gran parte de
nuestro planeta.
Queridos hermanos y
hermanas, demos gracias al Señor por el don de la santidad, que hoy resplandece
en la Iglesia con singular belleza en Arcángel Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno
de Santa María Álvares Pereira, Gertrudis Comensoli y Catalina Volpicelli.
Dejémonos atraer por sus ejemplos, dejémonos guiar por sus enseñanzas, para que
también nuestra existencia se convierta en un canto de alabanza a Dios, a
ejemplo de Jesús, adorado con fe en el misterio eucarístico y servido con
generosidad en nuestro prójimo. Que nos obtenga cumplir esta misión evangélica
la intercesión materna de María, Reina de los santos, y de estos nuevos cinco
luminosos ejemplos de santidad, que hoy veneramos con alegría. Amén.
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CERIMÓNIA DE BEATIFICAÇÃO
DE CINCO SERVOS DE DEUS
HOMILIA DO PAPA JOÃO
PAULO II
Domingo, 29 de Abril de
2001
1. "Ao surgir a
manhã, Jesus apresentou-se na praia" (Jo 21, 4). No alvorecer do
dia, o Ressuscitado apareceu aos Apóstolos, que voltavam de uma noite de
trabalho inútil no Lago de Tiberíades. O Evangelista especifica que nessa
noite eles "não apanharam nada" (Ibid., v. 3),
acrescentando que nada tinham para comer. Ao convite de Jesus: "Lançai
a rede para o lado direito do barco e haveis de encontrar" (Ibid., v. 6),
eles obedeceram sem hesitar. A sua resposta foi imediata, e grande a
recompensa, pois em seguida a rede que ficara vazia de noite, "mal a
podiam arrastar, devido à grande quantidade de peixes" (Ibidem).
Como deixar de ver neste
episódio, que São João narra no epílogo do seu Evangelho, um sinal eloquente
daquilo que o Senhor continua a realizar na Igreja e no coração dos fiéis que
confiam n'Ele sem reservas? Os cinco Servos de Deus, que neste dia tive a
alegria de elevar às honras dos altares, constituem singulares testemunhas da
extraordinária dádiva que Cristo ressuscitado concede a cada baptizado: o dom
da santidade.
Bem-aventurados aqueles
que tornam fecundo este dom misterioso, deixando que o Espírito Santo conforme
a sua existência com Cristo morto e ressuscitado! Bem-aventurados sois vós que,
como astros luminosos, brilhais hoje no firmamento da Igreja: Manuel González
García, Bispo, Fundador da Congregação das Missionárias Eucarísticas de Nazaré;
Carlos Manuel Cecílio Rodríguez Santiago, Leigo; Maria Ana Blondin, Virgem,
Fundadora da Congregação das Irmãs de Santa Ana; Catarina Volpicelli, Virgem,
Fundadora das Servas do Sagrado Coração; e Catarina Cittadini, Virgem,
Fundadora das Irmãs Ursulinas de Somasca.
Cada um de vós,
voltando-se para Cristo, fez do Evangelho a regra da sua existência. Assim,
tornastes-vos seus discípulos fiéis, pois hauristes essa novidade de vida, que
foi inaugurada pelo mistério da sua ressurreição, na fonte inexaurível do seu
amor.
2. "O discípulo
predilecto de Jesus disse a Pedro: "É o Senhor"" (Ibid., v.
7). No Evangelho escutámos que, após o milagre realizado, um discípulo
reconhece Jesus. Depois, também os outros o farão. Ao apresentar-nos Jesus,
que "se aproximou, tomou o pão e o deu" (Ibid., v.
13), a passagem evangélica indica-nos como e quando podemos encontrar-nos com
Cristo ressuscitado: na Eucaristia, onde Jesus está realmente presente sob as
espécies do pão e do vinho. Seria triste se, depois de tanto tempo, esta
presença amorosa do Salvador ainda fosse desconhecida pela humanidade.
Tal foi a grande paixão
do novo Beato Manuel Gongález García, Bispo de Málaga e em seguida de
Palência. A experiência vivida em Palomares do Rio, diante de um santuário
abandonado, marcou-o para toda a vida, e desde então passou a dedicar-se à
propagação da devoção à Eucaristia, proclamando a frase que mais tarde quis que
fosse o seu epitáfio: "Aqui está Jesus! Aqui está Ele! Não O deixeis
abandonado!". Fundador das Missionárias Eucarísticas de Nazaré, o
Beato Manuel González é um modelo de fé eucarística, cujo exemplo continua a
falar também à Igreja contemporânea.
3. "Nenhum dos
discípulos se atrevia a perguntar-lhe "Quem és Tu?", por saberem que
era o Senhor" (Ibid., v. 12). Quando os discípulos O reconhecem
junto do lago de Tiberíades, consolida-se a sua certeza de que Cristo
ressuscitou e está presente no meio dos seus. Há dois milénios, a Igreja não se
cansa de anunciar e repetir esta verdade fundamental da fé.
A experiência do mistério
pascal renova todas as coisas pois, como cantamos na proclamação pascal: "Afasta
os pecados, lava as culpas, devolve a inocência aos que caíram e a alegria aos
que estão tristes". Este espírito animou toda a existência de Carlos
Manuel Rodríguez Santiago, primeiro porto-riquenho elevado à glória dos
altares. O novo Beato, iluminado pela fé na ressurreição, compartilhava com
todos o profundo significado do Mistério pascal, repetindo
frequentemente: "Nós vivemos para esta noite", a noite da
Páscoa. O seu fecundo e generoso apostolado consistia sobretudo em esforçar-se
para que a Igreja em Porto Rico adquirisse consciência do grandioso
acontecimento da nossa salvação.
Carlos Manuel Rodríguez
pôs em evidência a chamada universal à santidade de todos os cristãos e a importância
de que cada um dos baptizados lhe corresponda de maneira consciente e
responsável. O seu exemplo ajude toda a Igreja de Porto Rico a ser fiel,
vivendo com coerência firme os valores e os princípios cristãos recebidos na
evangelização dessa Ilha.
4. Fundadora das Irmãs de
Santa Ana, Maria Ana Blondin é o modelo de uma existência consagrada
ao amor e imbuída do mistério pascal. Esta jovem camponesa do Canadá proporá ao
seu Bispo a fundação de uma congregação religiosa para a educação das crianças
pobres dos campos, com vista a pôr fim ao analfabetismo. Num grande espírito de
abandono à Providência, de quem amará "o cuidado totalmente
maternal", ela aceitará com humildade as decisões da Igreja e, até à sua
morte, levará a cabo trabalhos modestos para o bem das suas coirmãs. As
provações jamais alterarão o seu grande amor a Cristo e à Igreja, nem o seu
cuidado pela formação de verdadeiras educadoras da juventude. Forjada por uma
vida de humildade e de escondimento, Maria Ana Blondin encontrava a força interior
na contemplação da Cruz, mostrando-nos que a vida de intimidade com Cristo é o
modo mais seguro de dar misteriosamente frutos e de cumprir a missão desejada
por Deus. Possa o seu exemplo despertar nas religiosas do seu Instituto e em
numerosos jovens o gosto de servir a Deus e aos homens, em particular à
juventude, a quem é importante oferecer os instrumentos de um autêntico
desenvolvimento espiritual, moral e intelectual!
5. "Digno é o
Cordeiro, que foi imolado, de receber... a honra, a glória e o louvor" (Ap 5,
12). Estas palavras, tiradas do Livro do Apocalipse e proclamadas na segunda
Leitura, correspondem também à experiência mística da Beata Catarina
Volpicelli. Na sua vida, totalmente consagrada ao Coração do Cordeiro
imolado, distinguem-se três aspectos significativos: uma profunda
espiritualidade eucarística, uma indómita fidelidade à Igreja e uma
surpreendente generosidade apostólica.
A Eucaristia, por ela sempre
adorada e transformada no centro da sua vida, a ponto de formular o voto de
vítima expiatória, foi para ela escola de dócil e amorosa obediência a Deus. Ao
mesmo tempo, foi nascente de amor terno e misericordioso ao próximo: nos mais
pobres e marginalizados, amava o seu Senhor, prolongadamente contemplado no
Santíssimo Sacramento.
Da Eucaristia ela soube
haurir sempre o ardor missionário que a levou a expressar a sua vocação na
Igreja, submetida com docilidade aos Pastores e profeticamente comprometida na
promoção do laicado e de novas formas de vida consagrada. Sem limitar os
espaços da sua actividade, nem dar origem a instituições específicas, queria
como ela mesma gostava de afirmar encontrar a solidão nas ocupações e um
trabalho fecundo na solidão. Foi a primeira "zeladora" do Apostolado
da Oração na Itália e deixa em herança, de forma especial às Servas do Sagrado
Coração, uma singular missão apostólica que deve continuar a haurir
incessantemente da fonte do Mistério eucarístico.
6. "Senhor, Tu
sabes que te amo" (Jo 21, 15; cf. vv. 16-17). A tríplice
declaração de amor que segundo a página evangélica de hoje Pedro dirige ao
Senhor, leva-nos a pensar em Catarina Cittadini. Durante a sua
existência nada fácil, a nova Beata manifestou um amor incondicional ao Senhor.
Esta sua profunda capacidade de amar, sustentada por um grande equilíbrio
afectivo, é posta em evidência por quantos a puderam conhecer. Órfã desde a
mais tenra idade, tornou-se então ela mesma mãe amorosa para as órfãs. E depois
quis que as suas filhas espirituais fossem "mães" na escola e no
contacto com as crianças.
Catarina esforçava-se
por "ser de Cristo, a fim de levar a Cristo". Também para
ela, o segredo foi a Eucaristia. Às suas primeiras colaboradoras, recomendava
que cultivassem uma intensa vida espiritual na oração e, sobretudo, um contacto
vital com Jesus eucarístico. Este conselho espiritual é hoje mais actual do que
nunca, inclusivamente para aquelas pessoas que são chamadas a ser mestres na fé
e que, nesta época de grandes transformações sociais, desejam transmitir os
valores da cultura cristã às novas gerações!
7. "Nós somos
testemunhas destas coisas, juntamente com o Espírito Santo, que Deus tem
concedido àqueles que lhe obedecem" (Act 5, 32). Façamos
alegremente nossas as palavras que foram tiradas do Livro dos Actos dos
Apóstolos e que ressoaram na nossa assembleia. Sim, somos testemunhas dos
prodígios que Deus realiza em quantos "lhe obedecem".
Vislumbramos a verdade
desta afirmação na vossa existência, ó novos Beatos que, a partir do dia de
hoje, veneramos e invocamos como intercessores. A vossa heróica fidelidade ao
Evangelho constitui uma prova da fecunda acção do Espírito Santo.
Ajudai-nos a percorrer,
por nossa vez, o caminho da santidade, de maneira particular quando ele se
torna cansativo. Sustentai-nos a fim de que conservemos o nosso olhar fixo
n'Aquele que nos chamou. À vossa voz, à da Virgem Maria e à de todos os Santos,
unamos também a nossa, para cantar: "Ao que está sentado sobre o
trono e ao Cordeiro sejam dadas acções de graças, honra, glória e poder para
todo o sempre" (Ap 5, 13). Amen!
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HOMILIA DO PAPA BENTO XVI
Queridos irmãos e irmãs!
Neste terceiro domingo do
tempo pascal, a liturgia traz mais uma vez ao centro da nossa atenção o
mistério de Cristo ressuscitado. Vitorioso sobre o mal e sobre a morte, o Autor
da vida, que se imolou como vítima de expiação pelos nossos pecados,
"continua a oferecer-se por nós e intercede como nosso advogado;
sacrificado na cruz não volta a morrer e vive imortal com os sinais da
paixão" (cf. Prefácio pascal, 3). Deixemo-nos inundar interiormente pelo
esplendor pascal que promana deste grande mistério, e como Salmo responsorial
rezemos: "Resplandeça sobre nós, ó Senhor, a luz do teu rosto".
A luz do rosto de Cristo
ressuscitado resplandece sobre nós particularmente através das características
evangélicas dos cinco Beatos que nesta celebração são inscritos no álbum dos
Santos: Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria Álvares
Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Uno-me de bom grado à
homenagem que lhes prestam os peregrinos de várias nações, aqui reunidos, aos
quais dirijo com grande afecto uma cordial saudação. As diversas vicissitudes
humanas e espirituais destes novos Santos mostram a renovação profunda que o
mistério da ressurreição de Cristo realiza no coração do homem; mistério
fundamental que orienta e guia toda a história da salvação. Justamente portanto
a Igreja nos convida sempre, e ainda mais neste tempo pascal, a dirigir os
nossos olhares para Cristo ressuscitado, realmente presente no Sacramento da
Eucaristia.
Na página evangélica, São
Lucas narra uma das aparições de Jesus ressuscitado (24, 35-48). Precisamente
no início do trecho, o evangelista escreve que os dois discípulos de Emaús,
regressando à pressa a Jerusalém, contaram aos Onze como o tinham reconhecido
"ao partir do pão" (v. 35). E enquanto eles estavam a narrar a
extraordinária experiência do seu encontro com o Senhor, Ele "esteve
pessoalmente no meio deles" (v. 36). Por causa desta sua improvisa
aparição os Apóstolos permaneceram amedrontados e assustados, a ponto que
Jesus, para os tranquilizar e vencer qualquer hesitação e dúvida, disse-lhes
que lhe tocassem não era um fantasma, – mas um homem de carne e
osso – e em seguida pediu de comer. Mais uma vez, como tinha
acontecido com os dois de Emaús, é enquanto está à mesa e come com os seus, que
Cristo ressuscitado se manifesta aos discípulos, ajudando-os a compreender as
Escrituras e a reler os acontecimentos da salvação à luz da Páscoa. "É
preciso que se cumpram – diz ele – todas as coisas escritas
sobre mim na Lei de Moisés, nos Profetas e nos Salmos" (v. 44). E
convida-os a olhar para o futuro: "em seu nome serão pregados a todos os
povos a conversão e o perdão dos pecados" (v. 47).
Cada comunidade revive
esta mesma experiência na celebração eucarística, sobretudo na dominical. A
Eucaristia, o lugar privilegiado no qual a Igreja reconhece "o autor da
vida" (cf. Act 3, 15), é "a fracção do pão", como é
chamada nos Actos dos Apóstolos. Nela, mediante a fé, entramos em comunhão com
Cristo, que é "altar, vítima e sacerdote" (cf. Prefácio pascal, 5) e
está no meio de nós. Reunimo-nos em volta d'Ele para fazer memória das suas
palavras e dos acontecimentos contidos na Escritura; revivemos a sua paixão,
morte e ressurreição. Celebrando a Eucaristia comunicamos com Cristo, vítima de
expiação, e d'Ele obtemos perdão e vida. O que seria a nossa vida de cristãos
sem a Eucaristia? A Eucaristia é a herança perpétua e viva que o Senhor nos
deixou no Sacramento do seu Corpo e do seu Sangue, que devemos constantemente
reconsiderar e aprofundar para que, como afirmava o venerado Papa Paulo VI, possa
"imprimir a sua inexaurível eficácia sobre todos os dias da nossa vida
mortal" (Insegnamenti, v [1967], p. 779). Alimentados pelo Pão
eucarístico, os santos que hoje veneramos, cumpriram a sua missão de amor
evangélico nos diversos campos, nos quais empregaram os seus peculiares
carismas.
Transcorria longas horas
em oração diante da Eucaristia o Santo Arcangelo Tadini, o qual, tendo sempre
como finalidade no seu ministério pastoral a pessoa humana na sua totalidade,
ajudava os seus paroquianos a crescer humana e espiritualmente. Este santo
sacerdote, este santo pároco, homem totalmente de Deus, pronto em todas as
circunstâncias a deixar-se guiar pelo Espírito Santo, estava ao mesmo tempo
disponível para acolher as urgências do momento e para lhes encontrar a
solução. Por isso, assumiu muitas iniciativas concretas e corajosas, como a
organização da "Sociedade Operária Católica de Mútuo Socorro", a
construção da fiação e do internato para as operárias e a fundação, em 1900, da
"Congregação das Irmãs Operárias da Santa Casa de Nazaré", com a
finalidade de evangelizar o mundo do trabalho através da partilha da fadiga, a
exemplo da Sagrada Família de Nazaré. Como foi profética a intuição carismática
do Pe. Tadini e como permanece actual o seu exemplo também hoje, numa época de
grave crise económica! Ele recorda-nos que só cultivando uma relação constante
e profunda com o Senhor, especialmente no Sacramento da Eucaristia, podemos ser
depois capazes de levar o fermento do Evangelho às várias actividades laborativas
e em todos os âmbitos da nossa sociedade.
Também em São Bernardo
Tolomei, iniciador de um singular movimento monástico beneditino, sobressai o
amor pela oração e pelo trabalho manual. A sua existência foi eucarística, toda
dedicada à contemplação, que se traduzia em serviço humilde ao próximo. Devido
ao seu singular espírito de humildade e de acolhimento fraterno, os monges
reelegeram-no abade por vinte e sete anos consecutivos, até à morte. Além,
disso, para garantir o futuro da sua obra, obteve de Clemente VI, a 21 de
Janeiro de 1344, a aprovação pontifícia da nova Congregação beneditina, chamada
"Santa Maria de Monte Oliveto". Por ocasião da grande peste de 1348,
deixou a solidão de Monte Oliveto para ir ao mosteiro de São Bento em Porta
Tufi, em Sena, a fim de assistir os seus monges atingidos pelo mal, e morreu
ele mesmo vítima da doença como autêntico mártir da caridade. Do exemplo deste
Santo chega até nós o convite para traduzir a nossa fé numa vida dedicada a
Deus na oração e ao serviço do próximo sob o estímulo de uma caridade pronta
também para o sacrifício supremo.
"Sabei que o Senhor
me fez maravilhas. Ele me ouve, quando eu o chamo" (Sl 4, 4). Estas
palavras do Salmo Responsorial exprimem o segredo da vida do bem-aventurado
Nuno de Santa Maria, herói e santo de Portugal. Os setenta anos da sua vida
situam-se na segunda metade do século XIV e primeira do século XV, que viram
aquela nação consolidar a sua independência de Castela e estender-se depois
pelos Oceanos – não sem um desígnio particular de Deus – abrindo
novas rotas que haviam de propiciar a chegada do Evangelho de Cristo até aos
confins da terra. São Nuno sente-se instrumento deste desígnio superior e
alistado na militia Christi, ou seja, no serviço de testemunho que
cada cristão é chamado a dar no mundo. Características dele são uma intensa
vida de oração e absoluta confiança no auxílio divino. Embora fosse um óptimo
militar e um grande chefe, nunca deixou os dotes pessoais sobreporem-se à acção
suprema que vem de Deus. São Nuno esforçava-se por não pôr obstáculos à acção
de Deus na sua vida, imitando Nossa Senhora, de Quem era devotíssimo e a Quem
atribuía publicamente as suas vitórias. No ocaso da sua vida, retirou-se para o
Convento do Carmo por ele mandado construir. Sinto-me feliz por apontar à
Igreja inteira esta figura exemplar nomeadamente pela presença duma vida de fé
e oração em contextos aparentemente pouco favoráveis à mesma, sendo a prova de
que em qualquer situação, mesmo de carácter militar e bélico, é possível actuar
e realizar os valores e princípios da vida cristã, sobretudo se esta é colocada
ao serviço do bem comum e da glória de Deus.
Uma particular atracção
por Jesus presente na Eucaristia sentiu desde menina Santa Geltrude Comensoli.
A adoração de Cristo eucarístico tornou-se a finalidade principal da sua vida,
poderíamos quase dizer a condição habitual da sua existência. De facto, foi
diante da Eucaristia que Santa Geltrude compreendeu a sua vocação e missão na
Igreja: a de se dedicar sem reservas à acção apostólica e missionária,
sobretudo a favor da juventude. Nasceu assim, em obediência ao Papa Leão XIII,
o seu Instituto que se propunha transformar a "caridade contemplada"
no Cristo eucarístico, em "caridade vivida" na dedicação ao próximo necessitado.
Numa sociedade desorientada e muitas vezes ferida, como a nossa, a uma
juventude, como a dos nossos tempos, em busca de valores e de um sentido para a
própria existência, Santa Geltrude indica como firme ponto de referência o Deus
que na Eucaristia se fez nosso companheiro de viagem. Recorda-nos que "a
adoração deve prevalecer acima de todas as obras de caridade" porque é do
amor a Cristo morto e ressuscitado, realmente presente no Sacramento
eucarístico, que brota aquela caridade evangélica que nos impele a considerar
todos os homens nossos irmãos.
Testemunha do amor divino
foi também Santa Caterina Volpicelli, que se esforçou por "ser de Cristo,
para conduzir a Cristo" quantos teve a ventura de encontrar na Nápoles nos
finais do séc. XIX, num tempo de crise espiritual e social. Também para ela o
segredo foi a Eucaristia. Recomendava às suas primeiras colaboradoras que
cultivassem uma intensa vida espiritual na oração e, sobretudo, o contacto
vital com Jesus eucarístico. Esta é também hoje a condição para prosseguir a
obra e a missão por ela iniciada e deixada em herança às "Servas do
Sagrado Coração". Para ser autênticas educadoras da fé, desejosas de
transmitir às novas gerações os valores da cultura cristã, é indispensável,
como gostava de repetir, libertar Deus das prisões nas quais os homens o colocaram.
De facto, só no Coração de Cristo a humanidade pode encontrar a sua
"morada permanente". Santa Caterina mostra às suas filhas espirituais
e a todos nós, o caminho exigente de uma conversão que mude radicalmente o
coração, e se transforme em acções coerentes com o Evangelho. Assim é possível
lançar as bases para construir uma sociedade aberta à justiça e à
solidariedade, superando aquele desequilíbrio económico e cultural que continua
a subsistir em grande parte do nosso planeta.
Amados irmãos e irmãs,
demos graças ao Senhor pelo dom da santidade, que hoje resplandece na Igreja
com singular beleza em Arcangelo Tadini, Bernardo Tolomei, Nuno de Santa Maria
Álvares Pereira, Geltrude Comensoli e Caterina Volpicelli. Deixemo-nos atrair
pelos seus exemplos, deixemo-nos guiar pelos seus ensinamentos, a fim de que
também a nossa existência se torne um cântico de louvor a Deus, nas pegadas de
Jesus, adorado com fé no mistério eucarístico e servido com generosidade no
nosso próximo. Que nos obtenha a realização desta missão evangélica a materna
intercessão de Maria, Rainha dos Santos, e destes novos cinco luminosos
exemplos de santidade, que hoje com alegria veneramos. Amém!
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