mardi 14 janvier 2014

Saint FÉLIX DE NOLE (sur Le Pincio), prêtre et martyr



Saint Félix de Nole

Prêtre d'origine syrienne ( 252)

Sans doute d'origine syrienne, même s'il naquit à Naples. Durant la persécution de l'empereur Valérien, il fut fait prisonnier. Libéré à la mort de l'empereur, il se retira plein de simplicité, refusant d'être choisi comme évêque de Nole. 

On retient de lui "qu'il subsista, le reste de sa vie, au moyen d'un petit jardin et de trois mesures de terre prises à louage qu'il cultivait de ses propres mains et dont il partageait le produit avec les pauvres."

A lire aussi: Saint Félix sur le Pincio (la légende dorée de Jacques Voragine).


À Nole en Campanie, vers 260, saint Félix, prêtre. Comme le rapporte saint Paulin, quand la persécution fit rage, il fut jeté en prison, supporta d’affreuses tortures et, quand la paix fut enfin rétablie, il revint parmi les siens, vivant dans la pauvreté volontaire jusqu’à sa vieillesse, invincible confesseur de la foi.



Martyrologe romain

Nul, s’il possède la charité, ne hait. On connaît l’arbre à ses fruits : ainsi ceux qui font profession d’être du Christ se feront reconnaître à leurs œuvres. Car maintenant l’œuvre qui nous est demandée n’est pas une simple profession de foi, mais d’être trouvé jusqu’à la fin dans la pratique de la foi.
Saint Ignace d’Antioche

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/424/Saint-Felix-de-Nole.html


Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de saint Félix de Nole, prêtre d’origine syrienne qui a annoncé l’Evangile en Italie, à Nole (†v. 260).

Saint Félix de Nole, prêtre fidèle en dépit des tortures

Et ami de son ange gardien

Félix aurait en effet été fils d'un Syrien chrétien installé à Nole, près de Naples. Il se prépara très jeune au sacerdoce et reçut l'ordination des mains de l'évêque Maxime. Celui-ci fut contraint de s'éloigner de la ville lors des persécutions et il confia à Félix la responsabilité pastorale des fidèles.

Or, Félix fut lui-même arrêté et cruellement torturé : les Romains voulaient le contraindre à sacrifier aux dieux de Rome. Sa foi ne vacilla pas sous la douleur. Il aurait alors été délivré miraculeusement par son ange. Celui-ci le conduisit ensuite au chevet de l'évêque qu'il sauva de la faim.

Il poursuivit ensuite son ministère en dépit de la persécution. A la mort de l'évêque, et la persécution ayant cessé, il se retira dans la solitude et la pauvreté, et s'endormit en Dieu.

Saint Paulin, évêque de Nole (354-431), en Campanie, a laissé un récit enflammé du témoignage de la vénération populaire envers saint Félix. Il nourrissait en effet envers ce saint une grande dévotion et il a chanté ses louanges dans deux poèmes.

(14 janvier 2013) © Innovative Media Inc.

SOURCRE : http://www.zenit.org/fr/articles/saint-felix-de-nole-pretre-fidele-en-depit-des-tortures

S. Félix de Nole

14 janvier

Saint Félix était Syrien d’origine, mais né à Nole qui est une ville dans l’arrière-pays de Naples en Campanie. Prêtre de Nole, s’attaquant avec véhémence à une idole, il est jeté en prison et subit de nombreux tourments de la part des infidèles.

Un Ange le délivra pendant la nuit et lui ordonna d’aller trouver Maximien, évêque de Nole, lequel, accablé de vieillesse et désespérant de pouvoir supporter le supplice de la persécution, s’était caché dans une forêt.

Saint Félix, conduit de Dieu, y étant parvenu, trouve le saint évêque étendu à terre et à demi-mort. Il le ranime, le relève, le prend sur ses épaules et le confie aux soins d’une veuve fidèle.

Ayant de nouveau accusé d’impiété les adorateurs des idoles, il est en butte à une agression, et, dans sa fuite, il se cache dans l’intervalle de deux murailles. Cette retraite apparaît soudain couverte par des toiles d’araignées, et on ne put se douter que quelqu’un s’y fût récemment abrité. Saint Félix, ayant ainsi échappé, demeura trois mois dans la maison d’une pieuse femme.

Lorsque l’Église de Dieu eut commencé à jouir d’un peu de repos, il revint à Nole, et ayant obtenu, par l’exemple de sa vie, par les enseignements de sa doctrine et par ses miracles, de nombreuses conversions à la Foi du Christ, et ayant opiniâtrement refusé l’épiscopat de sa ville natale, 

il s’endormit dans le Seigneur et fut enseveli près de Nole, au lieu nommé in Pineis. C’était l’an 256, saint Étienne Ier étant pape et Valérien empereur.

Des miracles innombrables rendirent célèbre son tombeau. Au témoignage de saint Paulin qui fut évêque de Nole et qui lui dut sa conversion, Nole est, après Rome, le second centre des nombreux pèlerinages qui caractérisent le IVe siècle. Ainsi s’affirme dans Son glorieux serviteur la puissance divine du Maître.

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/Vie-de-saint-Felix-pretre-de-Nole-pres-de-Naples-en-Campanie-Fete-le-14-janvier-Persecute-pour-avoir-brise-des-idoles-et-accuse-d-impiete-leurs-adorateurs-il-meurt-martyr-l-an-256-No_423.htm

Saint Félix de Nole, prêtre fidèle en dépit des tortures

Et ami de son ange gardien

Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de saint Félix de Nole, prêtre d’origine syrienne qui a annoncé l’Evangile en Italie, à Nole (†v. 260).

Félix aurait en effet été fils d’un Syrien chrétien installé à Nole, près de Naples. Il se prépara très jeune au sacerdoce et reçut l’ordination des mains de l’évêque Maxime. Celui-ci fut contraint de s’éloigner de la ville lors des persécutions et il confia à Félix la responsabilité pastorale des fidèles.
Or, Félix fut lui-même arrêté et cruellement torturé : les Romains voulaient le contraindre à sacrifier aux dieux de Rome. Sa foi ne vacilla pas sous la douleur. Il aurait alors été délivré miraculeusement par son ange. Celui-ci le conduisit ensuite au chevet de l’évêque qu’il sauva de la faim.

Il poursuivit ensuite son ministère en dépit de la persécution. A la mort de l’évêque, et la persécution ayant cessé, il se retira dans la solitude et la pauvreté, et s’endormit en Dieu.

Saint Paulin, évêque de Nole (354-431), en Campanie, a laissé un récit enflammé du témoignage de la vénération populaire envers saint Félix. Il nourrissait en effet envers ce saint une grande dévotion et il a chanté ses louanges dans deux poèmes.

St Félix, prêtre et martyr

Le culte de St Félix gagna Rome grâce à la basilique dont il était le titulaire ad Portam Pincianam, sa fête était déjà célébrée sous St Grégoire le Grand (+604). St Paulin de Nole contribua beaucoup à la diffusion du culte de St Félix, qui bien que mort de mort non violente hérita du titre de martyr à cause des persécutions qu’il subit.

Textes de la Messe

eodem die 14 ianuarii

S. Felicis

Presb. et Mart.

Commemoratio

Missa Lætábitur, de Communi unius Martyris 4 loco, cum orationibus ut infra :

Oratio

Concéde, quǽsumus, omnípotens Deus : ut ad meliórem vitam Sanctórum tuórum exémpla nos próvocent ; quaténus, quorum sollémnia ágimus, étiam actus imitémur. Per Dóminum.

Secreta

Hóstias tibi, Dómine, beáti Félicis Mártyris tui dicátas méritis, benígnus assúme : et ad perpétuum nobis tríbue proveníre subsídium. Per Dóminum.

Postcommunio

ce même 14 janvier

St Félix

Prêtre et Martyr

Commémoraison

Messe Lætábitur, du Commun d’un Martyr 4, avec les oraisons ci-dessous :

Collecte

Accordez-nous, nous vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, que les exemples de vos Saints nous excitent à une vie meilleure, en sorte que nous imitions aussi les œuvres de ceux dont nous célébrons la fête.

Secrète

Recevez favorablement, Seigneur, les hosties que nous vous offrons par les mérites de votre saint Martyr Félix ; faites qu’elles nous obtiennent votre assistance continuelle.

Postcommunion

Rassasiés par la participation à ces mystères de salut, nous vous demandons, Seigneur, d’être aidés grâce aux prières de votre bienheureux Martyr Félix dont nous célébrons la solennité.

Office

Leçon des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Félix, Prêtre de Nole, s’étant élevé avec force contre le culte des idoles, fut persécuté de diverses manières par les infidèles, puis jeté en prison. Délivré la nuit par un Ange, il reçut l’ordre de chercher Maximien, Évêque de Nole : celui-ci, se voyant accablé de vieillesse, et craignant de ne pouvoir supporter les supplices des persécuteurs, s’était caché dans une forêt. Félix, conduit par Dieu, parvint au lieu où se trouvait le saint Évêque, il l’aperçut gisant à terre et presque sans vie ; après l’avoir ranimé, il le prit sur ses épaules, et le confia, pour le rétablir, aux soins d’une veuve chrétienne. Comme Félix reprenait de nouveau de leur impiété les adorateurs des idoles, ils voulurent se précipiter sur lui, mais fuyant leur poursuite, il se cacha dans l’intervalle étroit de deux murailles. L’entrée de ce lieu parut soudain couverte de toiles d’araignées, en sorte que personne ne put soupçonner qu’on était venu s’y cacher à l’heure même. Félix, s’évadant de cette retraite, demeura caché trois mois dans la maison d’une pieuse femme. Lorsque l’Église de Dieu commença à jouir d’un peu de repos, il revint à Nole, où il fit beaucoup de conversions par les exemples de sa vie, ses enseignements et ses miracles. Il refusa constamment l’épiscopat de cette ville, s’endormit dans le Seigneur, et fut enseveli près de Nole au lieu appelé in Princis.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Aux splendeurs radieuses de son Épiphanie l’Emmanuel associe en ce jour, avec Hilaire de Poitiers, un humble amant des vertus de la crèche. Soustrait par Dieu même à la rage des persécuteurs, Félix n’en a pas moins obtenu le titre de martyr pour son courage invincible dans des tourments et une captivité qui devaient naturellement aboutir à la mort. Déjà inscrit au ciel dans la blanche armée des athlètes du Seigneur, il devait encore longtemps réjouir et fortifier l’Église par l’exemple de cette pauvreté admirable, de cette humilité, de cette charité ardente qui lui donnent place, sur le cycle sacré, près de l’humble berceau du Roi pacifique.

Il a aimé, il a suivi l’Enfant-Dieu dans son obscurité volontaire ; et voilà qu’aujourd’hui ce Roi des anges et des hommes, manifesté au monde, adoré par les rois, partage avec lui la gloire de sa triomphante Épiphanie. Au vainqueur je donnerai de s’asseoir avec moi dans mon trône, dit le Seigneur. (Apoc. III, 21.) En qui plus qu’en Félix de Noie s’est réalisée sur terre la promesse bénie du divin chef à ses membres ? Un pauvre tombeau venait de recevoir la dépouille mortelle de l’humble prêtre de Campanie, qui semblait devoir y attendre, dans le silence et l’obscurité qu’il avait tant aimée, le signal de la trompette de l’Ange au jour de la Résurrection. Soudain des miracles éclatants et nombreux illustrent cette tombe ; le nom de Félix, porté en tous lieux, opère en tous lieux les mêmes prodiges de grâce ; à peine la paix est-elle rendue à l’Église et au monde par l’avènement de Constantin à l’empire, que de toutes parts les peuples s’ébranlent ; des foules sans nombre affluent au tombeau du martyr ; Rome elle-même se dépeuple à certains jours, et l’antique voie Appienne, dont le sol disparaît sous les pas pressés des pèlerins, semble n’avoir jamais eu d’autre destination que de porter aux pieds de Félix les hommages, la reconnaissance et l’amour du monde entier. Cinq basiliques ne suffisent pas à l’immense concours ; une sixième s’élève, et une ville nouvelle couvre le champ solitaire où furent autrefois déposés les restes précieux du martyr. Pendant tout le quatrième siècle, qui à tant d’autres grandeurs joignit celle de donner son extension entière au grand mouvement des pèlerinages, la ville de Noie en Campanie demeure pour l’Occident le principal centre, après Rome, de ces manifestations si catholiques de la foi chrétienne. « Heureuse ville de Nole », s’écrie un contemporain, témoin oculaire de ces merveilles, « heureuse ville, qui, par le bienheureux Félix, est devenue la seconde après Rome même, Rome la première autrefois par son empire et ses armes victorieuses, la première encore aujourd’hui par les tombeaux des Apôtres ! » (Paulini, De S. Felice natalitium carmen II.)

Nous venons de citer Paulin, l’illustre consulaire dont le nom est à jamais inséparable de celui de Félix, Paulin que nous retrouverons, au Temps après la Pentecôte, donnant lui aussi au monde, sous le souffle du divin Esprit, d’admirables exemples de renoncement. Dans la fleur de sa brillante jeunesse, prévenu déjà par les honneurs et la gloire, Paulin, un jour, s’est rencontré près du tombeau de Félix ; il a compris à ce tombeau la vraie grandeur et pénétré le néant des gloires humaines : le sénateur romain, le consul, le descendant des Paul-Émile et des Scipion, se voue à son vainqueur ; il sacrifiera tout, richesses, honneurs, patrie, à l’ambition d’habiter près de cette tombe ; doué d’un talent poétique admiré dans Rome, il n’aura plus d’inspiration que pour chanter chaque année, au jour de sa fête, la gloire du bienheureux Félix, et se proclamer l’esclave, l’humble portier du serviteur du Christ. Tel est en ses saints le triomphe de l’Emmanuel ; telle est la gloire des membres, en ces jours où le divin chef ne semble se manifester lui-même que pour les montrer, selon sa promesse, assis dans un même trône et recevant comme lui les hommages des peuples et des rois.

Ce jour, dirons-nous avec le noble chantre de vos grandeurs, ô Félix, est le vingtième après celui où l’Emmanuel naissant dans la chair, soleil nouveau vainqueur des frimas, ramena la lumière et fit décroître les nuits. Sa splendeur est la vôtre. Faites qu’échauffés par ses rayons fécondants, nous croissions comme vous en lui. Redevenus enfants à la crèche, la semence du Verbe est en nous ; qu’elle fructifie dans l’innocence d’un cœur nouveau. Par vous, le joug du Christ est léger aux faibles ; par vous l’Enfant-Dieu s’adoucit, et rend ses caresses aux âmes pénitentes. Ce jour donc aussi doit nous être cher qui vous vit naître au ciel ; car par vous, nous mourons au monde et naissons à l’Emmanuel.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station à Saint-Félix « in Pincis ».

Dans l’antiquité, la dévotion des fidèles envers ce martyr de Nole était si grande que, au dire de saint Paulin, à l’approche de son natale, le long de la voie Appienne c’était tout un va-et-vient de pèlerins qui, de Rome, se rendaient à Nole. Son culte ne demeura pas limité à l’Italie, car des lointaines plages africaines, saint Augustin envoyait ses clercs se disculper en prêtant serment sur le tombeau de saint Félix. Le pape Damase composa en l’honneur de ce saint une magnifique épigraphe votive ; Rome lui éleva de très bonne heure sur le mont Pincio une basilique, l’antique oratoire domestique de la domus Pinciana des Anicii.

Bien que l’éponyme de la fête de ce jour ne soit pas mort dans les tourments, la messe de saint Félix, à l’exception des collectes, est celle du Commun des martyrs, comme pour la fête de saint Saturnin. Cependant, dans l’antiquité, les lectures étaient propres, et le Lectionnaire romain de Würzbourg, du milieu du VIIe siècle, prescrit pour ce jour la lecture de l’évangile selon saint Luc (X, 16-20) : « Celui qui vous écoute, etc. ... que vos noms soient écrits dans le ciel. » [1].

Maintenant, la fête de saint Félix, tombant le même jour que celle de saint Hilaire, est réduite pour l’Église universelle à une simple commémoraison ; mais à Rome, lors d’une nouvelle réforme du calendrier diocésain, il semblerait vraiment opportun de restituer à l’antique honneur les fêtes traditionnelles des martyrs romains, en attribuant à ceux-ci, selon la tradition liturgique, la préséance sur les autres saints du cycle sanctoral.

Ainsi seraient remis en honneur les églises stationnales et les sanctuaires élevés par les premiers pontifes à la mémoire des plus célèbres champions de la Foi ; toute une histoire très glorieuse de piété liturgique, éminemment romaine, serait remise en lumière, et les reflets de cette vive lumière ajouteraient une nouvelle splendeur à la Chaire apostolique.

La prière a un caractère général, mais elle exprime très élégamment le fruit que nous devons retirer des fêtes des saints : « Accordez-nous, ô Dieu tout-puissant, que les exemples de vos saints nous provoquent à une vie meilleure, afin que, célébrant leur solennité, nous imitions aussi leurs œuvre. Par notre Seigneur, etc. »

La secrète est la suivante : « Accueillez favorablement, Seigneur, les hosties qui vous sont offertes en l’honneur des mérites de votre bienheureux martyr Félix, et faites qu’il en résulte pour nous un secours pour l’éternité. » Quelques sacramentaires donnent encore cette autre collecte : « Vous offrant, Seigneur, ce sacrifice en la fête de votre martyr Félix nous vous supplions de nous accorder à nous une immense miséricorde, comme vous lui concédâtes une immense foi (fidei largitatem). »

Autrefois il y avait aussi une préface propre pour cette fête. ...Et confessionem sancti Felicis memorabilem non tacere, qui nec haereticis pravitatibus, nec saeculi blandimentis a sui status rectitudine potuit immutari, sed inter utraque discrimina, veritatis assertor, firmitatem tuae fidei non reliquat.

Après la communion on récite la collecte suivante : « Enivrés par le Mystère du salut, nous vous supplions, Seigneur, de permettre que nous soyons aidés par les prières de votre bienheureux martyr Félix dont aujourd’hui nous célébrons la fête. Par notre Seigneur, etc. »

Ce furent les magnifiques miracles qui s’accomplissaient continuellement sur la tombe de saint Félix, qui déterminèrent le grand saint Paulin de Noie à se consacrer entièrement à Dieu et au service du sanctuaire du martyr. Par les soins du saint Évêque, s’élevèrent rapidement autour du sépulcre de Félix un baptistère, deux splendides basiliques, un monastère et de vastes habitations pour les pèlerins qui y venaient en foule de toute l’Italie.

Saint Paulin avait coutume de composer chaque année un poème à l’occasion du dies natalis de son patron, et un grand nombre en a été conservé, ce qui contribua sans doute beaucoup à répandre le culte de Félix.
Le pape Damase, lui aussi, en un poème émouvant, professe sa reconnaissance envers le martyr Félix qui lui avait obtenu de triompher de ses calomniateurs :

CORPORE - MENTE • ANIMO • PARITERQVE • ET • NOMINE • FELIX 

SANCTORVM • IN • NVMERO • CHRISTI • SOCIATE • TRIVMPHIS 

QVI • AD • TE • SOLLICITE • VENIENTIBVS • OMNI • PRAESTAS 

NEC • QVEMQVAM • PATERIS • TRISTEM • REPEDARE • VIANTEM 

TE • DVCE • SERVATVS . MORTIS • QVOO • VINCVLA • RVPI 

HOSTIBVS • EXTINCTIS • FVERANT • QVI • FALSA • LOCVTI 

VERSIBVS • HIS • DAMASVS • SVPPLEX • TIBI • VOTA • REPENDO 

O toi Félix (heureux) de corps, d’âme, de cœur et de nom. Que le Christ associa au triomphe de ses saints ; Toi qui accordes tout à celui qui vient solliciter ton intercession, Ne permets pas que le pèlerin reprenne tristement sa route ; Puisque sous ta protection j’ai échappé à la mort, Et qu’au contraire ne sont plus ceux qui m’avaient calomnié, Moi, Damase, suppliant, par mes vers j’ai voulu te rendre grâces.


La basilique de Saint-Félix in Pincis se trouvait peu éloignée de l’église actuelle de la Trinité-des-Monts. L’auteur anonyme du catalogue turinois des églises de Rome au XIVe siècle, la compte parmi les églises abandonnées : Ecclesia sancti Felicis non habet servitorem ; toutefois ses ruines sont encore indiquées dans le plan de Rome fait par Bufalini.

[1] MENSE IANUARI XIIII DIE NAT. SCI. FELICIS IN PINCIS lec. sci. euan. sec. Lucam k. CXVI In illo tempore dixit Ihs discipulis suis qui vos audit usq. nomina uestra scripta sunt in cælis.
Les réformes du Missel Romain ont fait disparaître la plupart de ces leçons spéciales assignées anciennement aux fêtes de cette espèce. On s’est contenté de retenir les trois oraisons du sacramentaire en renvoyant pour tout le reste à quelqu’une des messes du commun des saints : pour s. Félix, par exemple, à la messe Lætabitur. Il en est résulté un réel appauvrissement et une déperdition regrettable de la tradition concernant les péricopes. (Dom Morin, Liturgie et basiliques de Rome au milieu du VIIe siècle d’après les listes d’Évangiles de Würzburg, Revue bénédictine, XXVIII, 1911, p. 238, note 3).

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Félix. — Jour de mort : 14 janvier 260. Tombeau : à Nole (Campanie) ; au-dessus de ce tombeau s’élève une église célèbre. Image : On le représente enchaîné et en prison ou bien dans une caverne avec une toile d’araignée. Sa vie : Le prêtre Félix de Nole, après avoir été torturé sur le chevalet, fut jeté en prison. Là, chargé de chaînes, il dut se coucher sur des coquillages et des tessons. Mais, dans la nuit, apparut un ange qui fit tomber ses chaînes et l’emmena hors de la prison. Plus tard, lorsque la persécution -fut finie, il parvint, par ses prédications et ses saints exemples, à convertir beaucoup de gens à la foi chrétienne. Mais ensuite, comme il montrait de nouveau son zèle contre le culte impie, il se produisit contre lui un soulèvement. Il s’enfuit et se réfugia dans une cachette située entre deux murs. Soudain l’entrée de la cachette fut recouverte d’une épaisse toile d’araignée, si bien que personne ne put soupçonner qu’il se trouvait là Après avoir quitté cette cachette, Félix se réfugia, pendant trois mois, chez une femme pieuse. Il mourut en paix (260). Saint Paulin de Nole (v. 22 juin) a composé en l’honneur de ce saint, pour lequel il avait de la prédilection, quatorze hymnes (carmina natalicia). Au temps, de saint Paulin (4e siècle), son tombeau était visité par des foules de pèlerins qui venaient des contrées les plus éloignées, et des guérisons miraculeuses le rendirent glorieux.

Pratique : Soyons persuadés que, lorsque nous travaillons et combattons pour Dieu, nous pouvons être assurés de sa protection. Dieu nous protège de nos ennemis, quand bien même il lui faudrait tendre une toile d’araignée.

SAINT FÉLIX SUR LE PINCIO

Félix est surnommé in pinci, ou bien du lieu où il repose, ou des stylets avec lesquels on prétend qu'il souffrit, car pinca signifie stylet.

On dit que saint Félix était maître d'école, et que sa sévérité était par trop grande. Ayant été pris par les païens il confessa ouvertement J.-C. et fut livré à ses écoliers qui le tuèrent à coups de stylet et de poinçon. Cependant l’Eglise paraît croire qu'il ne fut pas martyr, mais confesseur. Toutes les fois qu'il était mené à une idole pour lui sacrifier, il soufflait dessus et à l’instant elle était renversée. On lit, dans une autre légende, que Maxime, évêque de Nole, fuyant la persécution, tomba par terre, saisi par la faim et la gelée. Félix lui fut envoyé par un ange; et comme il n'avait rien à lui donner à manger, il vit une grappe de raisin pendant à un églantier, il lui en exprima le jus dans la bouche, le mit sur ses épaules et l’emporta. Après la mort de Maxime, Félix fut élu évêque. S'étant livré ensuite à la prédication, il fut recherché par le persécuteur; alors il se cacha dans des décombres de murailles en se glissant par un petit trou, et aussitôt des araignées conduites par la main de Dieu vinrent tendre leurs toiles sur cette ouverture. Les persécuteurs, qui les aperçoivent, jugent qu'il n'y a là personne et passent outre. Félix s'en vint de là en un autre lieu où il fut nourri pendant trois mois par une veuve dont il ne regarda jamais la figure. Enfin le calme ayant été rendu, il revint à son église et il y reposa en paix. Il fut enseveli auprès de la ville dans un lieu appelé Pincis. Il avait un frère, comme lui nommé Félix. Comme on le forçait aussi d'adorer les idoles, il dit : « Vous êtes les ennemis de vos dieux, car si vous me conduisez vers leurs images, je soufflerai sur eux comme mon frère et ils tomberont. » Saint Félix cultivait un jardin, dont quelques-uns voulurent prendre les légumes. En pensant commettre leur vol, pendant toute la nuit, ils cultivèrent parfaitement le jardin. Le matin Félix les salua; alors ils confessèrent leur péché et retournèrent chez eux. Les gentils vinrent pour s'emparer de Félix; mais une douleur grave les saisit à la main. Comme ils poussaient des hurlements, Félix leur parla en ces termes : « Dites : « J.-C. est Dieu » et la douleur cessera aussitôt. » Après avoir prononcé ces paroles, ils furent guéris. Le pontife des idoles vint le trouver et lui dire : « Seigneur, voici mon Dieu; dès qu'il vous voit venir, à l’instant il prend la fuite, et comme je lui disais: « Pourquoi fuis-tu ?» il répondit « Je ne puis supporter la vertu de ce Félix. » Si donc mon Dieu vous craint ainsi, à combien plus forte raison dois-je vous craindre moi-même. » Félix l’ayant instruit dans la foi, il se fit baptiser. Félix disait à ceux qui adoraient Apollon : « Si Apollon est le vrai Dieu, qu'il me dise ce que je serre en ce moment dans ma main? » Or il tenait un petit billet sur lequel était écrite l’oraison dominicale. Comme il ne répondait rien, les gentils se convertirent. Enfin après avoir célébré la messe, et avoir donné la paix au peuple, il se coucha sur le pavé, se mit en prières et mourut dans le Seigneur.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdcccci


St. Felix of Nola

St. Felix was the son of Hermias, a Syrian who had been a Roman soldier. He was born on his father’s estate at Nola near Naples, Italy. On the death of his father, Felix distributed his inheritance to the poor, was ordained by Bishop St. Maximus of Nola, and became his assistant.

When Maximus fled to the desert at the beginning of Decius’ persecution of the Christians in 250, Felix was seized in his stead and imprisoned. He was reputedly released from prison by an angel, who directed him to the ailing Maximus, whom he brought back to Nola. St. Felix hid St. Maximus from soldiers in a vacant building. When the two were safely inside, a spider quickly spun a web over the door, fooling the imperial forces into thinking it was long abandoned, and they left without finding the Christians. The two managed to hide from authorities until the persecution ended with the death of Decius in 251.

When Maximus died, the people unanimously selected Felix as their Bishop, but he declined the honor in favor of Quintus, a senior priest. Felix spent the rest of his life on a small piece of land sharing what he had with the poor, and died there on January 14. His tomb soon became famous for the miracles reported there, and when St. Paulinus became bishop of Nola almost a century later (410), he wrote about his predecessor, the source of our information about him, adding legendary material that had grown up about Felix in the intervening century. His feast day is January 14th.

St. Felix of Nola

Born at Nola, near Naples, and lived in the third century. After his father's death he distributed almost all his goods amongst the poor, and was ordained priest by Maximum Bishop of Nola. In the year 250, when the Decian persecution broke out, Maximus was forced to flee. The persecutors seized on Felix and he was cruelly scourged, loaded with chains, and cast into prison. One night an angel appeared to him and bade him go to help Maximus. His chains fell off, the doors opened, and the saint was enabled to bring relief to the bishop, who was then speechless from cold and hunger. On the persecutors making a second attempt to secure Felix, his escape was miraculously effected by a spider weaving her web over the opening of a hole into which he had just crept. Thus deceived, they sought their prey elsewhere. The persecution ceased the following year, and Felix, who had lain hidden in a dry well for six months, returned to his duties. On the death of Maximus he was earnestly desired as bishop, but he persuaded the people to choose another, his senior in the priesthood. The remnant of his estate having been confiscated in the persecution, he refused to take it back, and for his subsistence rented three acres of land, which he tilled with his own hands. Whatever remained over he gave to the poor, and if he had two coats at any time he invariably gave them the better. He lived to a ripe old age and died 14 January (on which day he is commemorated), but the year of his death is uncertain. Five churches were built in his honour, outside Nola, where his remains are kept, but some relics are also at Rome and Benevento. St. Paulinus, who acted as porter to one of these churches, testifies to numerous pilgrimages made in honour of Felix. The poems and letters of Paulinus on Felix are the source from which St. Gregory of Tours, Venerable Bede, and the priest Marcellus have drawn their biographies (see PAULINUS OF NOLA). There is another Felix of Nola, bishop and martyr under a Prefect Martianus. He is considered by some to be the same as the above.


Löffler, Klemens. "St. Paulinus, Bishop of Nola." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton Company,1911. 13 Jan. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/11585b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06033b.htm

Felix of Nola M (RM)

Born in Nola (near Naples), Italy; died in Nola on January 14, 260. Hermias, a Syrian officer of the Roman army, retired at Nola, where he had some land. Upon his death he bequeathed his property to his two sons. The younger, like his father before him, joined the Roman army and followed Caesar; the elder, Felix, happy by name and nature, distributed his inheritance, was ordained priest by Bishop Saint Maximus of Nola, and became a soldier of Christ. After his ordination he served the aged bishop as his assistant. When the persecution broke out under Decius in 250, the old man escaped to the hills, leaving his diocese in charge of Felix and nominating him as his successor.

When a search was made for Maximus and he was not to be found, Felix was arrested in his place, and thrown into prison. Maximus, meanwhile, a fugitive in the mountains, was perishing from cold and hunger, and suffering all the more on account of his great age.

In prison Felix was treated with brutality, but, in course of time, and following a vision, Felix escaped with the help of an angel and sought out his old friend. After prolonged and difficult search he found Maximus, alone, prostrate with illness, and helpless. Felix revived him with food and wine, and carried him on his back, under cover of night, to the home of a pious and aged woman who took him into her care. Felix himself then went into hiding until the outbreak of persecution had passed with the death of Decius in 251.

When, later, there was a fresh outburst of hostility against the Christians, his life was again in danger. He was accosted in the street by a search party, but fortunately went unrecognized. After this narrow escape he concealed himself in a ruined building, creeping in through a small hole which he found in its broken walls and finding an inner and secret hiding place. We are told that there came a spider who let down a thread and weaved its web over the entrance, so that when the search party was going through the building, they were deceived by the cobweb and passed by the place where he lay hidden.
For some months Felix lay in hiding, most of the time living among the same ruins in a unused well. When the persecution had ceased, he resumed his ministry in Nola. On the death of Maximus he was naturally elected bishop but declined the honor in favor of Quintus, a senior priest, though he had been ordained but seven days before him. This was characteristic of his graciousness and humility. Felix lived out the rest of his days as a simple priest, revered for his goodness and his sufferings under persecution.

His own property having long been confiscated, he rented a plot of some three acres of barren ground, which he tended with his own hands, growing his own food, supporting himself so far as he could, and giving generously to the poor.

He lived to a good age and had a brave and gallant spirit. While he didn't actually die a martyr's death, Saint Felix is venerated as such because of the sufferings he underwent during the persecution.
The little that is known about Saint Felix derives chiefly from the poems of Saint Paulinus of Nola, who wrote over 100 years later, and built a church in honor of Saint Felix. Paulinus incorporated legendary material the had accumulated around Felix's name in the intervening century. Paulinus relates that Felix was tortured but not killed in time of persecution, and afterwards enjoyed a fruitful apostolate, notable for conversions and miracles. (The Venerable Bede wrote a summary of Paulinus's work.) Soon after Felix's death crowds of people came from distant parts to visit Saint Felix's tomb. In fact, a miraculous cure at his tomb was the cause of Saint Paulinus's own conversion.
The cultus of Felix is recognized in the martyrologies of Jerome and of Carthage and by many ancient sacramentaries. His church at Nola, decorated by murals of Old Testament subjects, was a notable pilgrimage center from the 4th century. Hagiographers have often confused things by attributing his work to many people or consolidating many of the 66 Roman Martyrology entries of "Felix" into one. Felix of Nola can be found in the Sarum calendar and in 15 English Benedictine ones (Delaney, Farmer).

Usually Felix is portrayed by artists with a spider, or with an angel removing his chains, or with a bunch of grapes symbolizing his care of the aged Maximus, or bearing the old man upon his shoulders (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Gill). His emblem is the cobweb which concealed his hiding place. Normally he is a young priest in all these pictures. He may also be shown chained in prison with a pitcher and potsherds near him. Occasionally he is dressed as a deacon, rather than a priest.

He is the patron of domestic animals, and invoked against eye troubles (Roeder). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0114.shtml


St. Felix of Nola, Priest and Confessor

IT is observed by the judicious Tillemont, with regard to the life of this saint, that we might doubt of its wonderful circumstances, were they not supported by the authority of a Paulinus; but that great miracles ought to be received with the greater veneration, when authorized by incontestable vouchers.

St. Felix was a native of Nola, a Roman colony in Campania, fourteen miles from Naples, where his father Hermias, who was by birth a Syrian, and had served in the army, had purchased an estate and settled himself. He had two sons, Felix and Hermias, to whom at his death he left his patrimony. The younger sought preferment in the world among the lovers of vanity, by following the profession of arms, which at that time was the surest road to riches and honours. Felix, to become in effect what his name in Latin imported, that is happy, resolved to follow no other standard than that of the King of kings, Jesus Christ. For this purpose, despising all earthly things, lest the love of them might entangle his soul, he distributed the better part of his substance among the poor, and was ordained Reader Exorcist, and, lastly, priest, by Maximus, the holy bishop of Nola; who, charmed with his sanctity and prudence, made him his principal support in those times of trouble, and designed him for his successor. 1

In the year 250, the Emperor Decius raised a bloody persecution against the church. Maximus, seeing himself principally aimed at, retired into the desert, not through the fear of death, which he desired, but rather not to tempt God by seeking it, and to preserve himself for the service of his flock. The persecutors not finding him, seized on Felix, who in his absence was very vigilant in the discharge of all his pastoral duties. The governor caused him to be scourged; then loaded with bolts and chains about his neck, hands, and legs, and cast into a dungeon, in which, as St. Prudentius informs us, 2 the floor was spread all over with potsherds and pieces of broken glass, so that there was no place free from them, on which the saint could either stand or lie. One night an angel appearing in great glory, filled the prison with a bright light, and bade St. Felix go and assist his bishop, who was in great distress. The confessor seeing his chains fall off, and the doors open, followed his guide, and was conducted by heaven to the place where Maximus lay, almost perished with hunger and cold, speechless, and without sense: for, through anxiety for his flock, and the hardships of his solitary retreat, he had suffered more than a martyrdom. Felix, not being able to bring him to himself, had recourse to prayer; and discovering thereupon a bunch of grapes within reach, he squeezed some of the juice into his mouth, which had the desired effect. The good bishop no sooner beheld his friend Felix, but he embraced him, and begged to be conveyed back to his church. The saint taking him on his shoulders, carried him to his episcopal house in the city, before day appeared, where a pious ancient woman took care of him. 3

Felix, with the blessing of his pastor, repaired secretly to his own lodgings, and there kept himself concealed, praying for the church without ceasing, till peace was restored to it by the death of Decius, in the year 251. He no sooner appeared again in public, but his zeal so exasperated the pagans, that they came armed to apprehend him; but though they met him, they knew him not; they even asked him where Felix was, a question he did not think proper to give a direct answer to! The persecutors going a little further, perceived their mistake, and returned; but the saint in the mean time had stept a little out of the way, and crept through a hole in a ruinous old wall, which was instantly closed up by spiders’ webs. His enemies never imagining any thing could have lately passed where they saw so close a spiders’ web, after a fruitless search elsewhere, returned in the evening without their prey. Felix finding among the ruins, between two houses, an old well half dry, hid himself in it for six months; and received during that time wherewithal to subsist by means of a devout Christian woman. Peace being restored to the church by the death of the emperor, the saint quitted his retreat, and was received in the city as an angel sent from heaven.

Soon after, St. Maximus dying, all were unanimous for electing Felix bishop; but he persuaded the people to make choice of Quintus, because the older priest of the two, having been ordained seven days before him. Quintus, when bishop, always respected St. Felix as his father, and followed his advice in every particular. The remainder of the saint’s estate having been confiscated in the persecution, he was advised to lay claim to it, as others had done, who thereby recovered what had been taken from them. His answer was, that in poverty he should be the more secure of possessing Christ. 4 He could not even be prevailed upon to accept what the rich offered him. He rented a little spot of barren land, not exceeding three acres, which he tilled with his own hands, in such manner as to receive his subsistence from it, and to have something left for alms. Whatever was bestowed on him, he gave immediately to the poor. If he had two coats, he was sure to give them the better; and often exchanged his only one for the rags of some beggar. He died in a good old age, on the fourteenth of January, on which day the Martyrology, under the name of St. Jerom, and all others of later date mention him. Five churches have been built at, or near the place, where he was first interred, which was without the precincts of the city of Nola. His precious remains are at present kept in the cathedral; but certain portions are at Rome, Benevento, and some other places. Pope Damasus, in a pilgrimage which he made from Rome to Nola, to the shrine of this saint, professes, in a short poem which he composed in acknowledgment, that he was miraculously cured of a distemper through his intercession.

St. Paulinus, a Roman senator in the fifth age, forty-six years after the death of St. Damasus, came from Spain to Nola, desirous of being porter in the church of St. Felix. He testifies, that crowds of pilgrims came from Rome, from all other parts of Italy, and more distant countries, to visit his sepulchre on his festival: he adds, that all brought some present or other to his church, as wax candles to burn at his tomb, precious ointments, costly ornaments, and such like; but that for his part, he offered to him the homage of his tongue, and himself, though an unworthy victim. 5 He everywhere expresses his devotion to this saint in the warmest and strongest terms, and believes that all the graces he received from heaven were conferred on him through the intercession of St. Felix. To him he addressed himself in all his necessities; by his prayers he begged grace in this life, and glory after death. 6 He describes at large the holy pictures of the whole history of the Old Testament, which were hung up in the church of St. Felix, and which inflamed all who beheld them, and were as so many books that instructed the ignorant. We may read with pleasure the pious sentiments the sight of each gave St. Paulinus. 7 He relates a great number of miracles that were wrought at his tomb, as of persons cured of various distempers and delivered from dangers by his intercession, to several of which he was an eye-witness. He testifies, that he himself had frequently experienced the most sensible effects of his patronage, and, by having recourse to him, had been speedily succoured. 8 St. Austin also has given an account of many miracles performed at his shrine. 9 It was not formerly allowed to bury any corpse within the walls of cities. The church of St. Felix, out of the walls of Nola, not being comprised under this prohibition, many devout Christians sought to be buried in it, that their faith and devotion might recommend them after death to the patronage of this holy confessor, upon which head St. Paulinus consulted St. Austin. The holy doctor answered him by his book, On the Care for the Dead: in which he shows, that the faith and devotion of such persons would be available to them after death, as the suffrages and good works of the living in behalf of the faithful departed are profitable to the latter. See the poems of St. Paulinus on his life, confirmed by other authentic ancient records, quoted by Tillemont, t. 4. p. 226. and Ruinart, Acta Sincera, p. 256. Muratori, Anecd. Lat.

Note 1. St. Paulin. Carm. 19, 20. See Natali. 4. [back]

Note 2. De Cor. hymn. 5. [back]

Note 3. Paulin. Carm. 19. [back]

Note 4. Dives egebo Deo; nam Christum pauper habebo. Paulin. Carm. 20. Natali S. Felicis 5. [back]

Note 5.


————————— Ego munere linguæ.

Nudus opum, famulor, de me mea debita solvens,

Meque ipsum pro me, vilis licet hostia, pendam

Natal 6

 [back]

Note 6. Nat. 1, 2, &c. [back]

Note 7. Nat. 9, 10. [back]

Note 8. St. Paulin. Ep. 28 and 36. Carm. 13. 18. 21, 22, 23. 29. &c. [back]

Note 9. St. August. Ep. 78. olim 137. and lib. De curâ pro mortuis, c. 16. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume I: January. The Lives of the Saints.  1866.


Saint Felix of Nola

Also known as
  • Felix the Martyr
  • Felix of Inpincis
  • Felice….
  • Flin….
Profile

Elder son of Hermias, a Syrian soldier who had retired to Nola, Italy. After his father‘s death, Felix sold off most of his property and possessions, gave the proceeds to the poor, and pursued a clerical vocation. Ordained by, and worked with Saint Maximus of Nola.

When Maximus fled to the mountains to escape the persecution of Decius, Felix was arrested and beaten for his faith instead. Legend says he was freed by an angel so he could help his sick bishop. Felix hid Maximus from soldiers in a vacant building. When the two were safely inside, a spider quickly spun a web over the door, fooling the imperial forces into thinking it was long abandoned, and they left without finding the Christians. The two managed to hide from authorities until the persecution ended with the death of Decius in 251.

After Maximusdeath, Felix was chosen as bishop of Nola, but declined, favoring Quintus, a “senior” priest who had seven days more experience than Felix. He worked to farm his remaining land, and gave most of the proceeds to people even poorer than himself. Much of the little information we have about Felix came from the letters and poetry of Saint Paulinus of Nola, who served at a porter at the door of a church dedicated to Saint Felix, and who gathered information about him from churchmen and pilgrims.

Though Felix died of natural causes, he is normally listed as a martyr because of the torture, imprisonment, and privations he experienced in the persecutions.

Born

Voir aussi : http://orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/janvier/felix2.pdf
http://www.traditioninaction.org/SOD/j233sd_FelixNola_01_14.html
http://www.traditioninaction.org/SOD/j233sd_FelixNola_01_14.html