Saint Juan Diego
Mexicain (+ 1548)
Juan Diego
Cuauhtlatoatzin (1474-1548).
Appelé
"Cuauhtlatoatzin" (l'aigle qui parle), né
à Cuautlitlán, quartier de l'actuelle Mexico, il était un membre
de la tribu des Chichimeca.
Peu est connu de sa vie
avant sa conversion et son baptême à l'âge de 50 ans par un des premiers
prêtres franciscains arrivés au Mexique.
Un très ancien document
indigène écrit en Nahuatl en caractères latins en 1556 donne des indications
sur sa vie et sur les apparitions. (El Nican Mopohua, de Antonio Valeriano)
Le 9 décembre 1531, alors
qu'il se rendait à la messe, la Vierge Marie lui apparut sur la
colline Tepeyac, à l'extérieur de ce qui est maintenant la ville de
Mexico. Elle lui demanda d'aller voir l'évêque et de demander la construction
d'un sanctuaire en ce lieu, promettant de donner des grâces à ceux qui l'y
invoqueraient. L'évêque ne crut pas Juan Diego et demanda une preuve. Le 12
décembre, Juan Diego retourna à Tepeyac et, là, la Vierge lui dit de monter la
colline et de récolter toutes les fleurs qu'il pouvait trouver. Bien que ce
soit l'hiver, il trouva des roses que la Vierge plaça dans son manteau et elle
lui dit d'aller les porter à l'évêque. Quand il ouvrit son manteau, les fleurs
se répandirent sur le sol et à la place resta une image de Notre-Dame,
l'apparition de Tepeyac.
Avec l'autorisation de
l'évêque Juan Diego vecut en ermite dans une hutte près de la chapelle où
l'image miraculeuse a été placée pour la vénération.
Plus profondément que la
grâce 'extérieure' reçue lors de l'apparition, Juan Diego reçut la grâce
'intérieure' de la révélation et à partir de ce moment dédia sa vie à la prière
et à la pratique de l'amour et de la charité pour Dieu et pour les hommes.
Béatifié le 6 mai 1990
par Jean-Paul II en la basilique Sainte Marie de Guadalupe, Mexico.
Canonisé le 31 juillet
2002 par Jean-Paul II, homelie de
la célébration.
Mémoire de saint Jean
Diégo Cuautitlatuazin. De race indienne, d’une foi très pure, avec humilité et
ferveur, il fit construire un sanctuaire sur la colline de Tepeyac près de Mexico,
où la Vierge Marie lui était apparue et où il fut inhumé vers 1548.
Martyrologe romain
"Je te bénis, Père,
Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux
intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père car tel a été ton
bon plaisir"
(Mt 11, 25-26).
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10107/Saint+Juan+Diego.html
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Miguel Cabrera (1695–1768). Juan
Diego, 1752
VOYAGE APOSTOLIQUE À
TORONTO,
À CIUDAD DE GUATEMALA ET
À CIUDAD DE MÉXICO
CANONISATION DU
BIENHEUREUX
JUAN DIEGO
CUAUHTLATOATZIN
CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE
HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL
II
Basilique Notre-Dame de
Guadalupe, mercredi 31 juillet 2002
1. "Je te
bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et
aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père car tel a été
ton bon plaisir" (Mt 11, 25-26).
Très chers frères et
soeurs: ces paroles de Jésus dans l'Evangile d'aujourd'hui constituent
pour nous une invitation particulière à louer et à rendre grâce à Dieu pour le
don du premier saint autochtone du continent américain.
C'est avec une grande
joie que je viens en pèlerinage dans cette basilique de Guadalupe,
coeur marial du Mexique et de l'Amérique, pour proclamer la sainteté de Juan
Diego Cuauhtlatoatzin, simple et humble indio qui contempla le visage doux et
serein de la Vierge de Tepeyac, si cher aux populations du Mexique.
2. Je remercie
Monsieur le Cardinal Norberto Carrera Rivera, Archevêque de Mexico, pour les
paroles affectueuses qu'il m'a adressées, ainsi que les hommes et les femmes de
cet archidiocèse primatial, pour leur accueil chaleureux: j'adresse à
tous mon plus cordial salut. Je salue avec affection également le Cardinal
Ernesto Corripio Ahumada, Archevêque émérite de Mexico, ainsi que les autres
Cardinaux, les Evêques mexicains, de l'Amérique, des Philippines et d'autres
parties du monde. Dans le même temps, je remercie de façon particulière
Monsieur le Président et les Autorités civiles pour leur participation à cette
célébration.
J'adresse aujourd'hui un
salut particulièrement affectueux aux nombreux autochtones venus des diverses
régions du pays, représentant les diverses ethnies et cultures qui constituent
la réalité mexicaine riche et multiforme. Le Pape leur exprime sa proximité,
son profond respect et son admiration, et les accueille fraternellement au nom
du Seigneur.
3. Comment était
Juan Diego? Pourquoi Dieu fixa-t-il son regard sur lui? Le Livre de
l'Ecclésiastique, comme nous venons de l'entendre, nous enseigne
que "grande est la puissance du Seigneur, mais il est honoré par les
humbles" (3, 20). De même, les paroles de saint Paul proclamées au
cours de cette célébration éclairent cette façon divine de réaliser le salut: "ce
qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu
a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune
chair n'aille se glorifier devant Dieu" (1 Co 1, 28.29).
Il est émouvant de lire
les récits de Guadalupe écrits avec délicatesse et empreints de tendresse. En
eux, la Vierge Marie, la servante "qui exalte le Seigneur"
(Lc 1, 46), se manifeste à Juan Diego comme la Mère du vrai
Dieu. Elle lui donne, comme signe, des roses précieuses et, lorsqu'il les
montre à l'Evêque, il découvre représentée sur son manteau l'image bénie de
Notre-Dame.
"L'événement de
Guadalupe - comme l'a souligné l'épiscopat mexicain - signifia le début de
l'évangélisation avec une vitalité qui dépassa toutes les attentes. Le message
du Christ, à travers sa Mère, reprit les éléments centraux de la culture
autochtone, les purifia et leur donna leur signification définitive de
salut" (14 mai 2002, n. 8). C'est pourquoi Guadalupe et Juan Diego
revêtent une signification ecclésiale et missionnaire profonde et sont un
modèle d'évangélisation parfaitement inculturée.
4. "Du haut des
cieux Yahvé regarde, il voit tous les fils d'Adam" (Ps 32, 13),
avons-nous proclamé avec le Psalmiste, confessant une fois de plus notre foi en
Dieu, qui ne fait pas de distinc-tion de race ou de culture. Juan Diego, en
accueillant le message chrétien sans renoncer à son identité autochtone,
découvrit la profonde vérité de la nouvelle humanité, dans laquelle tous sont
appelés à être fils de Dieu. De cette façon, il facilita la rencontre
fructueuse de deux mondes et se transforma en protagoniste de la
nouvelle identité mexicaine, intimement unie à la Vierge de Guadalupe, dont le
visage métis exprime sa maternité spirituelle qui embrasse tous les Mexicains.
A travers lui, le témoignage de sa vie doit continuer à donner vigueur à la
construction de la nation mexicaine, à promouvoir la fraternité entre tous ses
fils et à favoriser toujours plus la réconcilition du Mexi-que avec ses
origines, ses valeurs et ses traditions.
Ce noble devoir d'édifier
un Mexique meilleur, plus juste et plus solidaire, exige la collaboration de
chacun. En particulier, il est nécessaire de soutenir aujourd'hui tous les
autochtones dans leurs aspirations légitimes, en respectant et en défendant les
valeurs authentiques de chaque groupe ethnique. Le Mexique a besoin
de ses autochtones et les autochtones ont besoin
du Mexique!
Bien-aimés frères et
soeurs de toutes les ethnies du Mexique et d'Amérique, en exaltant aujourd'hui
la figure de l'indio Juan Diego, je désire vous exprimer à tous la proximité de
l'Eglise et du Pape, en vous embrassant avec affection et en vous exhortant à
surmonter avec espérance les situations difficiles que vous traversez.
5. En ce moment
décisif de l'histoire du Mexique, alors que le seuil du nouveau millénaire a
déjà été franchi, je confie à la puissante intercession de saint Juan Diego les
joies et les espérances, les craintes et les problèmes du bien-aimé peuple
mexicain, que je porte dans mon coeur.
Béni soit Juan Diego, indio
bon et chrétien, que le peuple simple a toujours considéré comme un vrai saint!
Nous te demandons d'accompagner l'Eglise en pèlerinage au Mexique, afin qu'elle
soit chaque jour et toujours plus, évangélisatrice et missionnaire. Encourage
les Evêques, soutiens les prêtres, suscite de nouvelles et saintes vocations,
aide tous ceux qui offrent leur vie pour la cause du Christ et pour la
diffusion de son Royaume.
Heureux Juan Diego, homme
fidèle et authentique! Nous te confions nos frères et soeurs laïcs, afin que,
se sentant appelés à la sainteté, ils diffusent l'esprit évangélique dans tous
les domaines de la vie sociale. Bénis les familles, soutiens les époux dans
leur mariage, encourage les efforts des parents en vue d'éduquer leurs enfants
de façon chrétienne.
Regarde avec
bienveillance la douleur de tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans
l'esprit, de tous ceux qui souffrent de la pauvreté, de la solitude, de la
marginalisation ou de l'ignorance. Que tous, gouvernants et gouvernés, agissent
toujours selon les exigences de la justice et le respect de la dignité de tout
homme, afin que se consolide la véritable paix.
Bien-aimé Juan Diego,
"l'aigle qui parle"! Enseigne-nous le chemin qui conduit à la Virgen
Morena de Tepeyac, afin qu'Elle nous accueille dans l'intimité de son coeur,
car Elle est la Mère amoureuse et pleine de compassion qui conduit jusqu'au
vrai Dieu. Amen.
Au terme de la Messe, le
Pape reprenait la parole:
A l'issue de la
canonisation de Juan Diego, je souhaite renouveler mon salut à vous tous qui
avez pu y participer, certains dans la basilique, d'autres dans des lieux
proches et beaucoup d'autres encore à travers la radio et la télévision. Je
remercie de tout coeur tous ceux que j'ai rencontrés le long des rues que j'ai
parcourues, pour l'affection qu'ils m'ont témoignée. Avec le nouveau saint,
vous avez un merveilleux exemple d'homme bon, à la conduite vertueuse, fils
loyal de l'Eglise, docile à l'égard des Pasteurs, amoureux de la Vierge, bon
disciple de Jésus. Qu'il soit un modèle pour vous qui l'aimez tant
et qu'il intercède pour le Mexique afin qu'il demeure toujours
fidèle. Portez à tous le message de cette célébration, ainsi que le salut et
l'affection du Pape à tous les Mexicains.
© Copyright - Libreria
Editrice Vaticana
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Image
of Our Lady of Guadalupe as it currently
appears on the tilma
Saint Jean Diego
CUAUHTOLATOATZIN
Nom: CUAUHTOLATOATZIN
Prénom: Jean Diego (Juan
Diego)
Pays: Mexique
Naissance:
1474 à Cuauhtitlan (Royaume de Texcoco)
Mort: 1548
Etat: Laïc
Note: Béatification: =
Reconnaissance du culte. - Converti et baptisé à 48 ans
(vers 1524). La Vierge Marie se manifeste à lui en décembre 1531. C'est
l'origine du sanctuaire de N.D. de Guadalupe.
Béatification:
06.05.1990 à Mexico - N.D. de Guadalupe par Jean Paul II
Canonisation:
31.07.2002 à Mexico - N.D. de Guadalupe par Jean Paul I
Fête: 12 décembre
Réf. dans l’Osservatore
Romano: 1990 n.20 - 2002 n.9 p.9-10 - n.32 p.
Réf. dans
la Documentation Catholique: 1990 p.588-590
Notice brève
Cuauhtolatoatzin
(‘l’aigle qui parle’), qui deviendra le voyant de Notre-Dame de Guadalupe, naît
vers 1474 au Mexique. Lorsque les premiers missionnaires franciscains arrivent
au pays, il est baptisé à l’âge de 48 ans et reçoit le nom de Juan Diego. Il se
rend régulièrement à la ville de Mexico pour y suivre l’instruction chrétienne.
Or, sur son chemin, le samedi 9 décembre 1531, en longeant la colline de
Tepeyac aux approches de Mexico, il entend la Vierge qui l’appelle avec
douceur. Elle lui demande qu’une église soit édifié à cet endroit. Il transmet
sa requête à l’évêque qui lui demande un signe. La Sainte Vierge lui dit alors
d’aller cueillir les fleurs qu’il trouvera au sommet de la colline, chose
apparemment impossible vu l’aridité du lieu et le froid de la saison. Mais Juan
Diego en trouve de splendides, en remplit sa ‘tilma’ (manteau) et quand il les
laisse tomber aux pieds de l’évêque, celui-ci voit en même temps l’image
miraculeuse de la Vierge imprimée sur la tilma, telle que nous la voyons encore
aujourd’hui. Il en est bouleversé. Le récit de ces apparitions se répand
rapidement dans les pays alentour, favorisant la conversion de beaucoup
d’Indios (Indiens) qui se sentent immédiatement aimés et compris de cette Dame
au visage métissé. Juan Diego se fait le propagateur du Message jusqu’à sa mort
en 1548. Actuellement N.-D. de Guadalupe reçoit 20 millions de pèlerins par an.
Notice développée
Le voyant de Notre-Dame
de Guadalupe est le premier Indien ('Indio'), le premier autochtone canonisé en
Amérique. Il naît vers l'an 1474 à Cuauhtitlan (Royaume de Texcoco). Il
s'appelle Cuauhtolatoatzin, ce qui veut dire "l'aigle qui parle".
Vers l'an 1524, à l'âge de 48 ans, il se convertit et il est baptisé par les
premiers Franciscains arrivés dans le pays. Il reçoit le nom de Juan (Jean)
Diego. Dès cette époque, il vit saintement, toujours occupé à des fonctions au
service du Seigneur, participant régulièrement à la 'doctrine' et aux offices
divins. Tous les Indiens de cette époque le considèrent comme un homme saint et
l'appelle 'le pèlerin', car ils le voyaient toujours se rendre seul, les
samedis et dimanche, à la 'Doctrine ' de Tlatelolco, quartier de Mexico où
réside le premier groupe de Franciscains. Là on y apprend les choses de Dieu
enseignées par ceux que Jean Diego appelle 'mes bien-aimés prêtres'. Le chemin
est long, il doit partir très tôt du village de Tulpetlac où il habite alors et
il marche vers le sud jusqu'à longer la colline de Tepeyac proche de Mexico.
Au moment des
apparitions, Jean Diego est un homme mûr d'environ 57 ans, veuf depuis à peine
deux ans, sa femme Maria Lucia étant décédée en 1529. Or le samedi 9 décembre
1531, en longeant la colline de Tepeyac, il y entend un chant merveilleux et
une voix douce l'appelant du haut de la colline: "Juanito, Juan
Dieguito." Arrivé en haut de cette colline, il rencontre une belle Dame
qui se tient debout, enveloppée d'un manteau resplendissant comme le soleil.
Elle se présente comme la mère de l'unique Dieu de tous les temps et de tous
les peuples, dont la volonté est que soit édifié une église en ce lieu. De là,
cette mère pourra offrir tout son amour à chaque être humain. Elle lui demande
ensuite de communiquer sa volonté à l'évêque Jean de Zumarraga (originaire de
Castille). Les rencontres avec cet Évêque sont éprouvantes pour Jean Diego, car
il doit longuement faire antichambre et l'évêque ne croit pas du premier coup.
Lorsqu'il revoit la Dame, il lui demande de se faire remplacer par un messager
plus noble car il est un homme des champs, une personne sans importance et, en
termes affectueux, il ajoute: "Ma Vierge, ma fille la plus petite, ma
Dame, mon enfant, s'il te plaît, dispense-moi; j'affligerai de peine ton
visage; je tomberai dans ton mépris, ma Reine et Patronne." La Reine du
Ciel lui répond avec la même familiarité et la même tendresse en l'appelant 'le
plus petit de mes fils', mais elle insiste 'avec fermeté' pour qu'il aille une
deuxième fois trouver l'Évêque. Jean Diego y va le lendemain et
l'Évêque encore réticent lui demande un signe comme preuve. Le voyant est
découragé d'autant plus qu'en rentrant chez lui, il trouve son oncle malade,
lequel, sentant sa fin imminente, lui demande d'aller à Mexico chercher un
prêtre pour lui administrer l'extrême onction.
Le 12 décembre, de bon
matin, Jean Diego se met en route vers le couvent des franciscains de
Tlatelolco, mais pour aller plus vite, il cherche à éviter la Dame et contourne
la colline par un autre côté. Celle-ci vient à sa rencontre. Confus, il lui
avoue son trouble. Elle lui répond en lui adressant les paroles les plus belles
qui pénètrent au plus profond de son être: "Écoute, que ton cœur sois certain,
mon fils le plus petit, que ce qui t'afflige, ce qui te fait peur n'est rien;
que ton visage, ton cœur, ne se troublent point; n'aie pas peur de cette
maladie, ni d'une autre maladie, ni d'aucune autre douleur. Ne suis-je pas ici,
moi qui suis ta mère? N'es-tu pas sous mon ombre et ma protection? Ne suis-je
pas la source de ta joie? N'es-tu pas sous les plis de mon manteau, entouré de
mes bras? As-tu besoin d'autre chose?" Et la Mère de Dieu le rassure:
"Qu'aucune autre chose ne t'afflige, ne te trouble; que la maladie de ton
oncle ne t'opprime pas de douleur, car il ne mourra pas. Sois certain qu'il va
déjà mieux." En effet à cet instant précis, la 'Très Sainte Marie'
apparaît aussi à l'oncle et lui redonne la santé comme Jean Diego l'apprendra
plus tard. Et pour qu'il puisse présenter à l'Évêque une preuve de son message,
elle lui ordonne de monter au sommet de la colline où ils s'étaient rencontrés
la première fois et elle lui dit: "Là, tu verras qu'il y a des fleurs;
cueille-les, fais-en un bouquet puis descends et tu les porteras ici, devant
moi." Lui obéissant avec confiance, Jean Diego gravit la colline bien
qu'il sache qu'il n'y a aucune fleur en cet endroit caillouteux et aride. De
plus on est en plein hiver, il fait très froid et la terre est gelée. Arrivé au
sommet, il est saisi d'émerveillement, car devant lui il y a un beau jardin
plein de multiples fleurs fraîches, couvertes de rosée, qui diffusent un parfum
très doux, notamment des roses castillanes, délicate attention de la Vierge à
l'égard de l'Évêque. Jean Diego commence alors à couper toutes les fleurs que
peut contenir sa 'tilma' (manteau) et la Sainte Vierge l'envoie ainsi trouver
l'Évêque. Au terme d'une longue attente il se retrouve pour la troisième fois
devant lui. Il ouvre son manteau d'où tombent les fleurs. Et sur le manteau est
peinte l'image de la Sainte Vierge Marie telle qu'on la voit encore
aujourd'hui. Stupeur de l'Évêque et de son entourage. Il pleure et demande
pardon de ne pas avoir réalisé la volonté du ciel. Jean Diego lui révèle le nom
exact de la Dame: "la parfaite Sainte Vierge Marie de Guadalupe",
Guadalupe étant déjà le nom d'un pèlerinage marial en Espagne. Toute la ville
est en émoi. On admire la façon miraculeuse dont l'image est peinte. Aucun
homme n'aurait pu faire cela.
Après les apparitions,
Jean Diego reçoit l'autorisation d'habiter à côté de l'ermitage qui abrite
l'image. Il veut être près du sanctuaire pour s'en occuper tous les jours,
surtout le nettoyer, ce qui pour les autochtones est un véritable honneur, ceux-ci
manifestant un grand respect pour les choses saintes. En effet les anciens,
même les plus importants, se réjouissent de balayer les églises; ils conservent
ainsi l'usage de leurs ancêtres au temps du paganisme lorsqu'ils montraient
leur dévotion, même les riches, en nettoyant les temples. La grâce extérieure
de la vision et du miracle s'accompagne d'une grâce intérieure pour Jean Diego:
il prie, jeûne et recherche le silence. Disponible à tous ceux qui viennent
vénérer l'image, il refait inlassablement son récit, si bien que l'histoire des
apparitions se répand rapidement et s'étend non seulement au Mexique, mais dans
toutes les Amériques. (Ainsi l'île de Guadeloupe porte son nom). A la suite des
apparitions l'évangélisation des autochtones se fait rapidement et de façon
inespérée, car au début elle piétinait. Les Indiens ont compris que cela les
concerne aussi et que Notre-Dame les aime. Jean Diego meurt en 1548.
Depuis le début, la
facture inexplicable de cette image a été pour les Mexicains une preuve de
véracité du message. Et les analyses scientifiques récentes les plus poussées
n'ont fait que confirmer ce caractère extraordinaire. Notamment parce que le
tissu de la tilma, fabriqué à partir de feuilles d'agave, n'a normalement
qu'une durée maximum de 20 ans. Or il est resté intact depuis l'apparition
malgré l'humidité du lieu. Au contraire, certaines retouches faites au cours
des âges commencent déjà à se dégrader ou à disparaître. En 1921, une bombe a
été placée près de l'image pour la détruire. Tout a été démoli autour, même des
marches de marbre du maître-autel et des vitres des maisons voisines, mais
l'image est restée intacte et même le globe de verre qui la recouvrait.
L'Amérique a reconnu en
Sainte Marie de Guadalupe "un grand exemple d'évangélisation parfaitement
inculturée", soit par rapport au voyant qui a gardé son identité indienne,
soit par rapport à l'image elle-même qui représente une personne métissée,
marquant ainsi la vocation de l'Amérique d'être un point de rencontre pacifique
entre des cultures et des peuples d'origines différentes. Notre-Dame de
Guadalupe est "l'étoile de l'évangélisation des Amériques".
Actuellement le sanctuaire reçoit 20 millions de pèlerins par an. C'est la plus
forte affluence mondiale pour un sanctuaire. A la fin de la messe de
canonisation de Jean Diego, le Pape a improvisé cette adresse aux Mexicains:
"Avec le nouveau saint, vous avez un merveilleux exemple d'homme bon, à la
conduite vertueuse, fils loyal de l'Église, docile à l'égard des Pasteurs, amoureux
de la Vierge, bon disciple de Jésus."
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0170.htm
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Gravure
publiée dans l'ouvrage "Felicidad de México" en 1666 et 1669
(Espagne) représentant Juan Diego lors de l'apparition de la Vierge de
Guadalupe
Engraving
published in the book Happiness of Mexico in 1666 and 1669 (Spain)
representing Juan Diego during the appearance of the Virgin of Guadalupe
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Gravure
publiée dans l'ouvrage "Felicidad de México" en 1666 et 1669
(Espagne) représentant Juan Diego lors de l'apparition de la Vierge de
Guadalupe
Engraving
published in the book Happiness of Mexico in 1666 and 1669 (Spain)
representing Juan Diego during the appearance of the Virgin of Guadalupe
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Gravure
publiée dans l'ouvrage "Felicidad de México" en 1666 et 1669
(Espagne) représentant Juan Diego lors de l'apparition de la Vierge de
Guadalupe
Engraving published in the book Happiness of Mexico in 1666 and 1669 (Spain) representing Juan Diego during the appearance of the Virgin of Guadalupe
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Gravure
publiée dans l'ouvrage "Felicidad de México" en 1666 et 1669
(Espagne) représentant Juan Diego lors de l'apparition de la Vierge de
Guadalupe
Engraving
published in the book Happiness of Mexico in 1666 and 1669 (Spain)
representing Juan Diego during the appearance of the Virgin of Guadalupe
Saint Juan Diego
Cuauhtlatoatzin
Témoin des apparitions de
Notre-Dame de Guadalupe
Juan
Diego Cuauhtlatoazin (l'aigle qui parle) naît en 1474 à
Cuautlitlán, devenu aujourd’hui un quartier de Mexico.
On sait peu de choses de
Juan Diego avant sa conversion. La tradition, diverses sources archéologiques
et iconographiques, ainsi que le « Nican Mopohua », le document le
plus important et le plus ancien au sujet des événements de Guadalupe (écrit en
Náhuatl en caractères latins par l’auteur indigène Antonio Valeriano en 1556),
rapportent certaines informations sur sa vie et les apparitions.
Membre du peuple de
Chichimeca, un des peuples les plus avancés sur le plan culturel de la
vallée d’Anáhuac, il se distinguait par son talent.
À 50 ans, il fut baptisé
par un des premiers missionnaires franciscains, le P. Pierre da Gand.
Alors qu’il se rendait à
la messe, le matin du 9 décembre 1531, la Sainte Vierge lui apparut sur la
colline de Tepeyac, qui se situe dans la banlieue actuelle de Mexico. Elle le
pria de demander à son évêque de faire construire en son nom un sanctuaire à
Tepeyac. Elle fit la promesse que ceux qui y invoqueraient son nom recevraient
de nombreuses grâces. L’évêque, qui ne croyait pas Juan Diego, réclama un signe
prouvant la véracité de l’apparition.
Le 12 décembre, Juan
Diego retourna à Tepeyac. Là, la Sainte Mère lui demanda de monter sur la
colline et de ramasser les fleurs épanouies qu’il verrait. Il obéit, et bien
que ce fût l’hiver, il trouva des roses florissantes. Ayant ramassé les fleurs,
il les apporta à Notre-Dame qui les plaça dans son manteau avec délicatesse et
lui dit de les donner à l’évêque comme preuve.
Quand il ouvrit son
manteau devant l’évêque, les fleurs tombèrent à terre et une image de la Sainte
Vierge et de l’apparition de Tepeyac resta imprégnée sur l'étoffe.
Avec la permission de
l’évêque, Juan Diego vécut le reste de sa vie en ermite dans une cabane proche
de la chapelle où l’image miraculeuse avait été placée pour être vénérée. Il
s’occupa de la chapelle et des premiers pèlerins qui vinrent y prier la Mère de
Jésus.
Juan Diego reçut une
grâce bien plus profonde que celle extérieure d’avoir
été choisi comme le messager de Notre Dame. Il reçut la
grâce de l’illumination intérieure, et à partir de ce moment, il commença une
vie de prière, de vertu et d’amour sans limite pour Dieu et son prochain.
Il meurt en 1548 et fut
enterré dans la première chapelle dédiée à la Vierge de Guadalupe.
Juan Diego a été béatifié
le 6 mai 1990 en la basilique Sainte Marie de Guadalupe à Mexico et
canonisé le 31 juillet 2002, par saint Jean Paul II (Karol Józef
Wojtyła, 1978-2005), lors de sa 5ème visite pastorale au Mexique.
L’image miraculeuse, qui
est gardée dans la basilique de Notre Dame de Guadalupe, décrit une femme
revêtue de l’habit local et ayant les traits d'une indigène. Elle est portée par
un ange dont les ailes rappellent l’un des plus grands dieux de la religion
traditionnelle locale. La Lune est sous ses pieds et son manteau bleu est
recouvert d’étoiles dorées. La ceinture noire à sa taille signifie qu´elle est
enceinte.
Le sanctuaire de
Notre-Dame de Guadalupe est, après la basilique Saint-Pierre du Vatican le lieu
de culte catholique qui attire le plus de pèlerins. Les jours de plus grande
affluence sont ceux qui précèdent et suivent la fête de la Vierge de Guadalupe
le 12 décembre où près de 9 millions de fidèles et de touristes assistent aux
festivités et viennent vénérer la relique de Juan Diego.
Pour approfondir, lire : >>> Cérémonie de canonisation
©Evangelizo.org
©Evangelizo.org 2001-2015
SOURCE : http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20151209&id=14002&fd=0
Josefus
De Ribera Argomanis (siglo XVIII). Verdadero retrato de Santa María Virgen de
Guadalupe, Patrona principal de Nueva España jurada en México, 1778. Óleo sobre
tela. Museo de la Basílica de Guadalupe.
Also
known as
Cuauhtlatoatzin
Juan Diego Cuautlatoatzin
Profile
Born an impoverished free
man in a strongly class-conscious society. Farm
worker, field labourer,
and mat maker. Married layman with
no children.
A mystical and
religious man even as a pagan, he became
an adult convert to Christianity around
age 50, taking the name Juan Diego. Widower in 1529.
Visionary to whom the Virgin Mary appeared
at Guadalupe on 9 December 1531,
leaving him the image known as Our
Lady of Guadalupe.
Born
1474 Tlayacac,
Cuauhtitlan (about 15 miles north of modern Mexico
City, Mexico)
as Cuauhtlatoatzin
9 April 1990 by Pope John
Paul II at Vatican City
recognition celebrated
on 6 May 1990 at Mexico
City, Mexico
recognition celebrated at
the basilica of Our
Lady of Guadalupe, Mexico by Pope John
Paul II
Additional
Information
Catholic
Encyclopedia: Guadalupe
CatholicSaints.Info:
Our Lady of Guadalupe
other
sites in english
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Wikimedia Commons: Saint Juan Diego
Wikimedia Commons: Our Lady of Guadalupe
video
YouTube PlayList: Saint Juan Diego
YouTube PlayList: Our Lady of Guadalupe
sitios
en español
Carta Pastoral por la Canonización del Beato Juan Diego
Cuauhtlatoatzin
La
querella por Juan Diego, por Rodrigo Martínez
Martirologio Romano, 2001 edición
San
Juan Diego: Camino a la Canonizacion, por Eduardo Chávez Sánchez
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
Readings
Let not your heart be
disturbed. Do not fear that sickness, nor any other sickness or anguish. Am I
not here, who is your Mother? Are you not under my protection? Am I not your
health? Are you not happily within my fold? What else do you wish? Do not
grieve nor be disturbed by anything. – Our Lady to
Juan Diego, 9 December 1531
At the dawn of Mexican evangelization Saint
Juan Diego holds a place all by himself; according to tradition, his indigenous
name was Cuauhtlatohuac, “The eagle who
speaks”. His lovable figure is inseparable from the Guadalupe
event, the miraculous maternal manifestation of the Virgin, Mother of God,
both in iconographic and
literary memorials as well as in the centuries-old devotion which the Mexican
Church has shown for this Indian so loved by Mary. Similar to ancient Biblical
personages who were collective representations of all the people, we could say
that Juan Diego represents all the indigenous peoples who accepted the Gospel
of Jesus, thanks to the maternal aid of Mary, who is always inseparable from
the manifestation of her Son and the spread of the Church, as was her presence
among the Apostles on the day of Pentecost. The information about him that has
reached us praises his Christian virtues: his simple faith, nourished by catechesis and
open to the mysteries; his hope and trust in God and in the Virgin; his love,
his moral coherence, his unselfishness and evangelical poverty. Living the life
of a hermit here near Tepeyac, he was a model of humility. The Virgin chose him
from among the most humble as the one to receive that loving and gracious
manifestation of hers which is the Guadalupe
apparition. Her maternal face and her Saint image which she left us as a
priceless gift is a permanent remembrance of this. In this manner she wanted to
remain among you as a sign of the communion and unity of all those who were to
live together in this land. The recognition of the cult which for centuries has
been paid to the layman Juan Diego takes on a special importance. It is a
strong call to all the lay faithful of this nation to assume all their
responsibilities, for passing on the Gospel message and witnessing to one faith
active and working in the sphere of Mexican society. From this privileged spot
of Guadalupe,
ever-faithful heart of Mexico, I wish to call on all the Mexican laity, to
commit themselves more actively to the re-evangelization of society. The lay
faithful share in the prophetic, priestly and royal role of Christ (cf. Lumen
Gentium, 31), but they carry out this vocation in the ordinary situations of
daily life. Their natural and immediate field of action extends to all the
areas of human coexistence and to everything that constitutes culture in the
widest and fullest sense of the term. As I wrote in the Apostolic Exhortation Christifideles
Laici: “In order to achieve their task directed to the Christian animation of
the temporal order, in the sense of serving persons and society, the lay
faithful are never to relinquish their participation in public life, that is,
in the many different economic, social, legislative, administrative and
cultural areas, which are intended to promote organically and institutionally
the common good” (n. 42). Catholic men and women of Mexico, your Christian
vocation is, by its very nature, a vocation to the apostolate (cf. Apostolicam
Actuositatem, 3). Therefore, you cannot remain indifferent before the suffering
of your brothers and sisters: before the poverty, corruption and outrages
committed against the truth and human rights. You must be the salt of the earth
and the light of the world (cf. Matthew 5:13-14). Thus the Lord says once more
to us today: “Let your light shine before men that they may see your good works
and glorify your Father who is in heaven” (Matthew 5:16). Juan Diego too shines
before you, raised by the Church to the honours of the altar; we can invoke him
as the protector and the advocate of the indigenous peoples. – Pope John
Paul II at the beatification of Saint Juan
Diego, 6 May 1990
O God, who by means of
Saint Juan Diego showed the love of the most holy Virgin Mary for your people,
grant, through his intercession, that, by following the counsels our Mother
gave at Guadalupe, we may be ever constant in fulfilling your will. Through our
Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you in the unity of the
Holy Spirit, one God, for ever and ever. – collect prayer of
the Optional Memorial of Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin
MLA
Citation
“Saint Juan
Diego“. CatholicSaints.Info. 17 May 2024. Web. 12 May 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-juan-diego/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-juan-diego/
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Fernando Leal (1896−1964). The
Miracles of the Virgin of Guadalupe. Panel in a fresco cycle in the Tepayac
Chapel, Basilica
of Our Lady of Guadalupe, Mexico City.
APOSTOLIC VISIT TO
TORONTO,
TO CIUDAD DE GUATEMALA
AND TO CIUDAD DE MÉXICO
CANONIZATION OF JUAN
DIEGO CUAUHTLATOATZIN
HOMILY OF THE HOLY FATHER
JOHN PAUL II
Mexico City, Wednesday
July 31, 2002
1. "I thank
you, Father ... that you have hidden these things from the wise and
understanding and revealed them to babes; yea, Father, for such was your
gracious will" (Mt 11:25-26).
Dear Brothers and
Sisters,
These words of Jesus in
today's Gospel are a special invitation to us to praise and thank God for the
gift of the first indigenous Saint of the American Continent.
With deep joy I have come
on pilgrimage to this Basilica of Our Lady of Guadalupe, the Marian heart of
Mexico and of America, to proclaim the holiness of Juan
Diego Cuauhtlatoatzin, the simple, humble Indian who contemplated the sweet
and serene face of Our Lady of Tepeyac, so dear to the people of Mexico.
2. I am grateful for
the kind words of Cardinal Norberto Rivera Carrera, Archbishop of Mexico City,
and for the warm hospitality of the people of this Primatial Archdiocese: my
cordial greeting goes to everyone. I also greet with affection Cardinal Ernesto
Corripio Ahumada, Archbishop Emeritus of Mexico City, and the other Cardinals,
as well as the Bishops of Mexico, of America, of the Philippines and of other
places in the world. I am likewise particularly grateful to the President and
the civil Authorities for their presence at this celebration.
Today I address a very
affectionate greeting to the many indigenous people who have come from the
different regions of the country, representing the various ethnic groups and
cultures which make up the rich, multifaceted Mexican reality. The Pope
expresses his closeness to them, his deep respect and admiration, and receives
them fraternally in the Lord's name.
3. What was Juan
Diego like? Why did God look upon him? The Book of Sirach, as we have heard,
teaches us that God alone "is mighty; he is glorified by the
humble" (cf. Sir 3:20). Saint Paul's words, also proclaimed at
this celebration, shed light on the divine way of bringing about salvation:
"God chose what is low and despised in the world ... so that no human
being might boast in the presence of God" (1 Cor 1:28,29).
It is moving to read the
accounts of Guadalupe, sensitively written and steeped in tenderness. In them
the Virgin Mary, the handmaid "who glorified the Lord"
(Lk 1:46), reveals herself to Juan Diego as the Mother of the true God. As
a sign, she gives him precious roses, and as he shows them to the Bishop, he
discovers the blessed image of Our Lady imprinted on his tilma.
"The Guadalupe
Event", as the Mexican Episcopate has pointed out, "meant the
beginning of evangelization with a vitality that surpassed all expectations.
Christ's message, through his Mother, took up the central elements of the
indigenous culture, purified them and gave them the definitive sense of
salvation" (14 May 2002, No. 8). Consequently Guadalupe and Juan Diego
have a deep ecclesial and missionary meaning and are a model of perfectly
inculturated evangelization.
4. "The Lord
looks down from heaven, he sees all the sons of men" (Ps 33:13), we
recited with the Psalmist, once again confessing our faith in God, who makes no
distinctions of race or culture. In accepting the Christian message without
forgoing his indigenous identity, Juan Diego discovered the profound truth of
the new humanity, in which all are called to be children of God. Thus he
facilitated the fruitful meeting of two worlds and became the catalyst for the
new Mexican identity, closely united to Our Lady of Guadalupe, whose mestizo
face expresses her spiritual motherhood which embraces all Mexicans. This is
why the witness of his life must continue to be the inspiration for the
building up of the Mexican nation, encouraging brotherhood among all its
children and ever helping to reconcile Mexico with its origins, values and
traditions.
The noble task of
building a better Mexico, with greater justice and solidarity, demands the
cooperation of all. In particular, it is necessary today to support the
indigenous peoples in their legitimate aspirations, respecting and defending
the authentic values of each ethnic group. Mexico needs its indigenous peoples
and these peoples need Mexico!
Beloved bothers and
sisters of every ethnic background of Mexico and America, today, in praising
the Indian Juan Diego, I want to express to all of you the closeness of the
Church and the Pope, embracing you with love and encouraging you to overcome with
hope the difficult times you are going through.
5. At this decisive
moment in Mexico's history, having already crossed the threshold of the new
millennium, I entrust to the powerful intercession of Saint Juan Diego the joys
and hopes, the fears and anxieties of the beloved Mexican people, whom I carry
in my heart.
Blessed Juan Diego, a
good, Christian Indian, whom simple people have always considered a saint! We
ask you to accompany the Church on her pilgrimage in Mexico, so that she may be
more evangelizing and more missionary each day. Encourage the Bishops, support
the priests, inspire new and holy vocations, help all those who give their
lives to the cause of Christ and the spread of his Kingdom.
Happy Juan Diego, true
and faithful man! We entrust to you our lay brothers and sisters so that,
feeling the call to holiness, they may imbue every area of social life with the
spirit of the Gospel. Bless families, strengthen spouses in their marriage,
sustain the efforts of parents to give their children a Christian upbringing.
Look with favour upon the pain of those who are suffering in body or in spirit,
on those afflicted by poverty, loneliness, marginalization or ignorance. May
all people, civic leaders and ordinary citizens, always act in accordance with
the demands of justice and with respect for the dignity of each person, so that
in this way peace may be reinforced.
Beloved Juan Diego,
"the talking eagle"! Show us the way that leads to the "Dark
Virgin" of Tepeyac, that she may receive us in the depths of her heart,
for she is the loving, compassionate Mother who guides us to the true God.
Amen.
After the
celebration, before imparting the final blessing the Holy Father
said:
At the end of the
canonization of Juan Diego, I want to renew my greeting to all of you who have
been able to take part, some in this basilica, others in the nearby areas and
many others by means of radio and television. I warmly thank all those I have
met in the streets for their affection. In this new saint you have a marvellous
example of a just and upright man, a loyal son of the Church, docile to his
Pastors, who deeply loved the Virgin and was a faithful disciple of Jesus. May
he be a model for you who are so attached to him, and may he intercede for
Mexico so that it may always be faithful! Take to all Mexicans the message of
this celebration and the Pope's greeting and love for them all!
© Copyright - Libreria
Editrice Vaticana
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Iglesia
Preciosa Sangre de Cristo, Venustiano Carranza, Distrito Federal, México
St. Juan Diego
Feastday: December 9
Patron: of Indigenous people
Birth: 1474
Death: 1548
Beatified: May 6, 1990 by Pope John Paul II
Canonized: July 31, 2002 by Pope John Paul II
Saint Juan Diego was born
in 1474 as Cuauhtlatoatzin, a native to Mexico. He became the first Roman
Catholic indigenous saint from the Americas.
Following the early death
of his father, Juan Diego was taken to live with his uncle. From the age of
three, he was raised in line with the Aztec pagan religion, but always showed
signs of having a mystical sense of life.
He was recognized for his
religious fervor, his respectful and gracious attitude toward the Virgin Mary
and his Bishop Juan de Zumarraga, and his undying love for his ill uncle.
When a group of 12
Franciscan missionaries arrived in Mexico in 1524, he and his wife, Maria
Lucia, converted to Catholicism and were among the first to be baptized in the
region. Juan Diego was very committed to his new life and would walk long
distances to receive religious instruction at the Franciscan mission station at
Tlatelolco.
On December 9, 1531, Juan
Diego was in a hurry to make it to Mass and celebrate the Feast of the
Immaculate Conception. However, he was stopped by the beautiful sight of a
radiant woman who introduced herself, in his native tongue, as the
"ever-perfect holy Mary, who has the honor to be the mother of the true
God."
Mary told Juan Diego she
was the mother of all those who lived in his land and asked him to make a
request to the local bishop. She wanted them to build a chapel in her honor
there on Tepeyac Hill, which was the site of a former pagan temple.
When Juan Diego
approached Bishop Juan de Zumarraga telling of what happened, he was presented
with doubts and was told to give the Bishop time to reflect on the news.
Later, the same day, Juan
Diego encountered the Virgin Mary a second time and told her he failed in
granting her request. He tried to explain to her he was not an important
person, and therefore not the one for the task, but she instead he was the man
she wanted.
Juan Diego returned to
the Bishop the next day and repeated his request, but now the Bishop asked for
proof or a sign the apparition was real and truly of heaven.
Juan Diego went straight
to Tepeyac and, once again, encountered the Virgin Mary. After explaining to
her what the Bishop asked, she agreed and told him she'd provide him with proof
on the next day, December 11.
However, on the next day,
Juan Diego's uncle became very sick and he was obligated to stay and care for
him. Juan Diego set out the next to find a priest for his uncle. He was
determined to get there quickly and didn't want to face the Virgin Mary with
shame for missing the previous day's meeting.
But the Virgin Mary
intercepted him and asked what was wrong. He explained his situation and
promised to return after he found his uncle a priest.
She looked at him and
asked "No estoy yo aqui que soy tu madre?" (Am I not here, I who am
your mother?) She promised him his uncle would be cured and asked him to climb
to the hill and collect the flowers growing there. He obeyed and found many
flowers blooming in December on the rocky land. He filled his tilma (cloak)
with flowers and returned to Mary.
The Virgin Mary arranged
the flowers within his cloak and told him this would be the sign he is to
present to the bishop. Once Juan Diego found the bishop, he opened his cloak
and the bishop was presented with a miraculous imprinted image of the Virgin
Mary on the flower-filled cloak.
The next day, Juan Diego
found his uncle fully healed from his illness. His uncle explained he, too, saw
the Virgin Mary. She also instructed him on her desires to have a church built
on Tepeyac Hill, but she also told him she wanted to be known with the title of
Guadalupe.
News of Juan Diego's
miracle quickly spread, and he became very well-known. However, Juan Diego
always remained a humble man.
The bishop first kept
Juan Diego's imprinted cloak in his private chapel, but then placed it on
public display in the church built on Tepeyac Hill the next year.
The first miracle
surrounding the cloak occurred during the procession to Tepeyac Hill when a
participant was shot in the throat by an arrow shot in celebration. After being
placed in front of the miraculous image of Mary, the man was healed.
Juan Diego moved into a
little hermitage on Tepeyac Hill, and lived a solidarity life of prayer and
work. He remained there until his death on December 9, 1548, 17 years after the
first apparition.
News of Our Lady's
apparitions caused a wave of nearly 3,000 Indians a day to convert to the
Christian faith. Details of Juan Diego's experience and Mary's words moved them
deeply.
During the revolutions in
Mexico, at the beginning of the 20th century, nonbelievers attempted to destroy
the Image with an explosion. The altar?s marble steps, the flower-holders, and
the basilica windows were all very damaged, but the pane of glass protecting
the Image was not even cracked.
Juan Diego's imprinted
cloak has remained perfectly preserved from 1531 to present time. The
"Basilica of Guadalupe" on Tepeyac Hill has become one of the world's
most-visited Catholic shrines.
St. Juan Diego was
beatified on May 6, 1990 by Pope John Paul II and canonized on July 31, 2002.
His feast day is celebrated on December 9 and he is the patron saint of
Indigenous people.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=73
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Statue
of Our Lady of Guadalupe and Juan Diego at Juan Diego Catholic School in Draper
Utah
Saint Juan Diego
By uCatholic
December 9, 2025
Saint Juan Diego, born in
1474 in Tlayacac, Cuauhtitlan—a region established in 1168 by Nahua tribes and
later conquered by the Aztecs in 1467—lived a modest life as a weaver, farmer,
and laborer. Situated 20 kilometers north of Tenochtitlan (now Mexico City),
this area was rich in history and culture.
On the morning of
December 9, 1531, Juan Diego embarked on a fifteen-mile journey to attend daily
Mass in present-day Mexico City. As he neared Tepeyac Hill, he encountered an
extraordinary sight: a radiant cloud surrounded by a rainbow and the sound of
celestial music. A voice summoned him to the hilltop, where he witnessed a
vision of a young woman, resembling an Aztec princess. She identified herself
as the Virgin Mary and expressed her wish for a church to be constructed at
that site, promising her presence and support to those who sought her.
Though initially met with
skepticism by the bishop, Juan Diego was asked to provide evidence of this
divine encounter. Amidst these events, Juan discovered his uncle was gravely
ill. In his rush to find a priest, he missed his appointment with the Lady.
However, she intercepted him, assuring him of his uncle’s miraculous recovery.
Instructed to gather
flowers from the frozen hilltop, Juan Diego was astonished to find blooming
Castilian roses, a species not native to Mexico. He collected them in his cloak
and presented them to the bishop. As he unveiled the roses, an even more
miraculous image was revealed: the glowing likeness of the Lady imprinted inside
his cloak.
This event led to the
construction of a church on the site and catalyzed the conversion of thousands
to Christianity. Our Lady of Guadalupe was proclaimed the patroness of the
Americas. Juan Diego, known for his profound love for the Holy Eucharist and
granted the exceptional privilege of receiving it thrice weekly, passed away on
May 30, 1548.
Pope John Paul II lauded
Juan Diego for his humble and steadfast faith. He epitomized humility and
devotion, once describing himself in his dialogue with the Virgin Mary as “a
nobody, a small rope, a tiny ladder, the tail end, a leaf,” thereby serving as
an enduring example of humility and faithfulness.
SOURCE : https://ucatholic.com/saints/juan-diego/
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Stained
glass window depicting the Virgin of Guadalupe and Juan Diego at the Virgin of
Guadalupe Church in Tenango del Valle, Mexico State
Juan Diego Cuauhtlatoatzin
(1474-1548)
St Juan Diego
Cuauhtlatoatzin (1474-1548). Little is known about the life of Juan Diego
before his conversion, but tradition and archaelogical and iconographical
sources, along with the most important and oldest indigenous document on the
event of Guadalupe, "El Nican Mopohua" (written in Náhuatl with
Latin characters, 1556, by the Indigenous writer Antonio Valeriano), give some
information on the life of the saint and the apparitions.
Juan Diego was born in
1474 with the name "Cuauhtlatoatzin" ("the talking eagle")
in Cuautlitlán, today part of Mexico City, Mexico. He was a gifted member of
the Chichimeca people, one of the more culturally advanced groups living in the
Anáhuac Valley.
When he was 50 years old
he was baptized by a Franciscan priest, Fr Peter da Gand, one of the first
Franciscan missionaries. On 9 December 1531, when Juan Diego was on his way to
morning Mass, the Blessed Mother appeared to him on Tepeyac Hill, the outskirts
of what is now Mexico City. She asked him to go to the Bishop and to request in
her name that a shrine be built at Tepeyac, where she promised to pour out her
grace upon those who invoked her. The Bishop, who did not believe Juan Diego,
asked for a sign to prove that the apparition was true. On 12 December, Juan
Diego returned to Tepeyac. Here, the Blessed Mother told him to climb the hill
and to pick the flowers that he would find in bloom. He obeyed, and although it
was winter time, he found roses flowering. He gathered the flowers and took
them to Our Lady who carefully placed them in his mantle and told him to take
them to the Bishop as "proof". When he opened his mantle, the flowers
fell on the ground and there remained impressed, in place of the flowers, an
image of the Blessed Mother, the apparition at Tepeyac.
With the Bishop's
permission, Juan Diego lived the rest of his life as a hermit in a small hut
near the chapel where the miraculous image was placed for veneration. Here he
cared for the church and the first pilgrims who came to pray to the Mother of
Jesus.
Much deeper than the
"exterior grace" of having been "chosen" as Our Lady's
"messenger", Juan Diego received the grace of interior enlightenment
and from that moment, he began a life dedicated to prayer and the practice of
virtue and boundless love of God and neighbour. He died in 1548 and was buried
in the first chapel dedicated to the Virgin of Guadalupe. He was beatified on 6
May 1990 by Pope John Paul II in the Basilica of Santa Maria di Guadalupe,
Mexico City.
The miraculous image,
which is preserved in the Basilica of Our Lady of Guadalupe, shows a woman with
native features and dress. She is supported by an angel whose wings are
reminiscent of one of the major gods of the traditional religion of that area.
The moon is beneath her feet and her blue mantle is covered with gold stars.
The black girdle about her waist signifies that she is pregnant. Thus, the
image graphically depicts the fact that Christ is to be "born" again
among the peoples of the New World, and is a message as relevant to the
"New World" today as it was during the lifetime of Juan Diego.
SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20020731_juan-diego_en.html
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Dessin
attribué à Antonio de Castro, du XVII°siècle, représentant Juan Diego lors de
l'apparition de la Vierge de Guadalupe
St Juan Diego
Cuauhtlatoatzin
Juan Diego was born in
1474 in the calpulli or ward of Tlayacac in Cuauhtitlan, which was established
in 1168 by Nahua tribesmen and conquered by the Aztec lord Axayacatl in 1467;
and was located 20 kilometers (14 miles) north of Tenochtitlan (Mexico City).
On December 9, 1531, a native Mexican named Juan Diego rose before dawn to walk
fifteen miles to daily Mass in what is now Mexico City.
Juan lived a simple life as a weaver, farmer, and laborer. That morning, as
Juan passed Tepeyac Hill, he heard music and saw a glowing cloud encircled by a
rainbow. A woman's voice called him to the top of the hill. There he saw a
beautiful young woman dressed like an Aztec princess. She said she was the
Virgin Mary and asked Juan to tell the bishop to build a church on that site.
She said, "I vividly desire that a church be built on this site, so that
in it I can be present and give my love, compassion, help, and defense, for I
am your most devoted mother… to hear your laments and to remedy all your
miseries, pains, and sufferings."
The bishop was kind but skeptical. He asked Juan to bring proof of the Lady's
identity. Before Juan could go back to the Lady, he found out his uncle was
dying. Hurrying to get a priest, Juan missed his meeting with the Lady. The
Lady, however, met him on his path and told him that his uncle had been cured.
She then told Juan to climb to the top of the hill where they first met. Juan
was shocked to find flowers growing in the frozen soil. He gathered them in his
cloak and took them at once to the bishop.
Juan told the bishop what had happened and opened his cloak. The flowers that
fell to the ground were Castilian roses (which were not grown in Mexico). But
the bishop's eyes were on the glowing image of the Lady imprinted inside Juan's
cloak.
Soon after, a church was built on the site where our Lady appeared, and
thousands converted to Christianity. Our Lady of Guadalupe was declared the
patroness of the Americas.
He died on May 30, 1548, at the age of 74.
Juan Diego deeply loved the Holy Eucharist, and by special permission of the
Bishop he received Holy Communion three times a week, a highly unusual
occurrence in those times.
Pope John Paul II praised Juan Diego for his simple faith nourished by
catechesis and pictured him (who said to the Blessed Virgin Mary: “I am a
nobody, I am a small rope, a tiny ladder, the tail end, a leaf”) as a model of
humility for all of us.
1. I thank you, Father… that you have hidden these things from the wise and
understanding and revealed them to babes; yea, Father, for such was your
gracious will." (Mt 11:25-26)
Dear Brothers and Sisters,
These words of Jesus in today's Gospel are a special invitation to us to praise
and thank God for the gift of the first indigenous Saint of the American
Continent.
With deep joy I have come on pilgrimage to this Basilica of Our Lady of
Guadalupe, the Marian heart of Mexico and of America, to proclaim the holiness
of Juan Diego Cuauhtlatoatzin, the simple, humble Indian who contemplated the
sweet and serene face of Our Lady of Tepeyac, so dear to the people of Mexico.
2. I am grateful for the kind words of Cardinal Norberto Rivera Carrera,
Archbishop of Mexico City, and for the warm hospitality of the people of this
Primatial Archdiocese: my cordial greeting goes to everyone. I also greet with
affection Cardinal Ernesto Corripio Ahumada, Archbishop Emeritus of Mexico
City, and the other Cardinals, as well as the Bishops of Mexico, of America, of
the Philippines and of other places in the world. I am likewise particularly
grateful to the President and the civil Authorities for their presence at this
celebration.
Today I address a very affectionate greeting to the many indigenous people who
have come from the different regions of the country, representing the various
ethnic groups and cultures which make up a rich, multifaceted Mexican reality.
The Pope expresses his closeness to them, his deep respect and admiration, and
receives them fraternally in the Lord's name.
3. What was Juan Diego like? Why did God look upon him? The Book of Sirach, as
we have heard, teaches us that God alone "is mighty; he is glorified by
the humble." (cf. Sir 3:20) Saint Paul's words, also proclaimed at this
celebration, shed light on the divine way of bringing about salvation:
"God chose what is low and despised in the world… so that no human being
might boast in the presence of God." (1 Cor 1:28,29)
It is moving to read the accounts of Guadalupe, sensitively written and steeped
in tenderness. In them the Virgin Mary, the handmaid "who glorified the
Lord" (Lk 1:46), reveals herself to Juan Diego as the Mother of the true
God. As a sign, she gives him precious roses, and as he shows them to the
Bishop, he discovers the blessed image of Our Lady imprinted on his tilma.
"The Guadalupe Event," as the Mexican Episcopate has pointed out,
"meant the beginning of evangelization with a vitality that surpassed all
expectations. Christ's message, through his Mother, took up the central
elements of the indigenous culture, purified them and gave them the definitive
sense of salvation.” (14 May 2002, No. 8) Consequently Guadalupe and Juan Diego
have a deep ecclesial and missionary meaning and are a model of perfectly
inculturated evangelization.
4. "The Lord looks down from heaven, he sees all the sons of men" (Ps
33:13), we recited with the Psalmist, once again confessing our faith in God,
who makes no distinctions of race or culture. In accepting the Christian
message without forgoing his indigenous identity, Juan Diego discovered the
profound truth of the new humanity, in which all are called to be children of
God. Thus he facilitated the fruitful meeting of two worlds and became the
catalyst for the new Mexican identity, closely united to Our Lady of Guadalupe,
whose mestizo face expresses her spiritual motherhood which embraces all
Mexicans. This is why the witness of his life must continue to be the
inspiration for the building up of the Mexican nation, encouraging brotherhood
among all its children and ever helping to reconcile Mexico with its origins,
values, and traditions.
The noble task of building a better Mexico, with greater justice and
solidarity, demands the cooperation of all. In particular, it is necessary
today to support the indigenous peoples in their legitimate aspirations,
respecting and defending the authentic values of each ethnic group. Mexico
needs its indigenous peoples and these peoples need Mexico!
Beloved bothers and sisters of every ethnic background of Mexico and America,
today, in praising the Indian Juan Diego, I want to express to all of you the
closeness of the Church and the Pope, embracing you with love and encouraging
you to overcome with hope the difficult times you are going through.
5. At this decisive moment in Mexico's history, having already crossed the
threshold of the new millennium, I entrust to the powerful intercession of
Saint Juan Diego the joys and hopes, the fears and anxieties of the beloved
Mexican people, whom I carry in my heart.
Blessed Juan Diego, a good, Christian Indian, whom simple people have always
considered a saint! We ask you to accompany the Church on her pilgrimage in
Mexico, so that she may be more evangelizing and more missionary each day.
Encourage the Bishops, support the priests, inspire new and holy vocations, help
all those who give their lives to the cause of Christ and the spread of his
Kingdom.
Happy Juan Diego, true and faithful man! We entrust to you our lay brothers and
sisters so that, feeling the call to holiness, they may imbue every area of
social life with the spirit of the Gospel. Bless families, strengthen spouses
in their marriage, sustain the efforts of parents to give their children a
Christian upbringing. Look with favor upon the pain of those who are suffering
in body or in spirit, on those afflicted by poverty, loneliness,
marginalization, or ignorance. May all people, civic leaders and ordinary
citizens, always act in accordance with the demands of justice and with respect
for the dignity of each person, so that in this way peace may be reinforced.
Beloved Juan Diego, "the talking eagle"! Show us the way that leads
to the "Dark Virgin" of Tepeyac, that she may receive us in the
depths of her heart, for she is the loving, compassionate Mother who guides us
to the true God. Amen.
Pope John Paul II - Homily During Juan Diego's Canonization - 31 July 2002
Born: 1474 Tlayacac, Cuauhtitlan (about 15 miles north of modern Mexico City,
Mexico) as Cuauhtlatoatzin
Died: 30 May 1548 of natural causes
Beatified: 9 April 1990 by Pope John Paul II at Vatican City; confirmed and
ceremony held on 6 May 1990 at Mexico City, Mexico
Canonized: 31 July 2002 at the basilica of Our Lady of Guadalupe, Mexico by
Pope John Paul II
Name Meaning: Eagle that talks (Cuauhtlatoatzin)
Also known as: Juan Diego Cuautlatoatzin; Cuauhtlatoatzin
Excerpts from Jones, Terry H. "St. Juan Diego" Patron Saints Index
SOURCE : https://allsaintsheights.com/st-juan-diego-cuauhtlatoatzin
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Statues de Juan Diego et de l’évêque Juan de Zumárraga devant la
St. Teresa of Avila Catholic Church ,Los Angeles, Californie
ST. JUAN DIEGO
On Dec. 9, Roman
Catholics celebrate St. Juan Diego, the indigenous Mexican Catholic convert
whose encounter with the Virgin Mary began the Church's devotion to Our Lady of
Guadalupe.
In 1474, 50 years before
receiving the name Juan Diego at his baptism, a boy named Cuauhtlatoatzin --
“singing eagle” -- was born in the Anahuac Valley of present-day Mexico. Though
raised according to the Aztec pagan religion and culture, he showed an unusual
and mystical sense of life even before hearing the Gospel from Franciscan
missionaries.
In 1524, Cuauhtlatoatzin
and his wife converted and entered the Catholic Church. The farmer now known as
Juan Diego was committed to his faith, often walking long distances to receive
religious instruction. In 1531, he would be the recipient of a world-changing
miracle.
On Dec. 9, Juan Diego was
hurrying to Mass to celebrate the Feast of the Immaculate Conception. But the
woman he was heading to church to celebrate, came to him instead.
In the native Aztec
dialect, the radiant woman announced herself as the “ever-perfect holy Mary,
who has the honor to be the mother of the true God.”
“I am your compassionate
Mother, yours and that of all the people that live together in this land,” she
continued, “and also of all the other various lineages of men.”
She asked Juan Diego to
make a request of the local bishop. “I want very much that they build my sacred
little house here” -- a house dedicated to her son Jesus Christ, on the site of
a former pagan temple, that would “show him” to all Mexicans and “exalt him”
throughout the world.
She was asking a great
deal of a native farmer. Not surprisingly, his bold request met with skepticism
from Bishop Juan de Zumárraga. But Juan Diego said he would produce proof of
the apparition, after he finished tending to his uncle whose death seemed imminent.
Making his way to church
on Dec. 12, to summon a priest for his uncle, Juan Diego again encountered the
Blessed Virgin. She promised to cure his uncle and give him a sign to display
for the bishop. On the hill where they had first met he would find roses and
other flowers, though it was winter.
Doing as she asked, he
found the flowers and brought them back to her. The Virgin Mary then placed the
flowers inside his tilma, the traditional garment he had been wearing. She told
him not to unwrap the tilma containing the flowers, until he had reached the
bishop.
When he did, Bishop
Zumárraga had his own encounter with Our Lady of Guadalupe – through the image
of her that he found miraculously imprinted on the flower-filled tilma. The
Mexico City basilica that now houses the tilma has become, by some estimates,
the world's most-visited Catholic shrine.
The miracle that brought
the Gospel to millions of Mexicans also served to deepen Juan Diego's own
spiritual life. For many years after the experience, he lived a solitary life
of prayer and work in a hermitage near the church where the image was first
displayed. Pilgrims had already begun flocking to the site by the time he died
on Dec. 9, 1548, the anniversary of the first apparition.
Blessed John Paul II beatified
St. Juan Diego in 1990, and canonized him in 2002.
SOURCE : http://www.catholicnewsagency.com/saint.php?n=409
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Basílica
de Nuestra Señora de Zapopan (Jalisco, Mexico) - statue, St. Juan Diego
December
9: Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin
Posted by Jacob
Today, December 9, we
celebrate the feast day of Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1474-1548),
visionary of Our Lady of Guadalupe, and the first Catholic saint indigenous to
the Americas. Saint Juan is a model of Christian steadfastness, walking 15
miles to attend Mass each day, and an example of profound humility, stating to
Our Blessed Mother: “I am a nobody, I am a small rope, a tiny ladder, the
tail end, a leaf.”
Little is factually known
about the life of Juan Diego Cuauhtlatoatzin before his conversion at age 50 by
Franciscan missionaries. However, tradition, archeological, and iconographical
sources, along with the indigenous document detailing the events of the
apparitions at Guadalupe (“El nican Mopohua,” written in Náhuatl with Latin
characters in 1556) shed some light on this simple and holy man.
Born with the name
"Cuauhtlatoatzin" (which means "the talking eagle") in
Cuautlitlán, (modern-day Mexico City), Mexico, Juan was a member of the
Chichimeca people, a culturally advanced group living in Anáhuac Valley.
Thought to an average man, of neither the upper respected classes of priests,
warriors and merchants, but also not a slave, Juan is likely to have owned a
small house and farmed a small tract of land. He was happily married, although
had no children. The remainder of his life is lost to history until his
encounter with Franciscan priest, Father Peter da Gand. At age 50, Juan
accepted Christ into his life, converting to Catholicism and being baptized.
Every day thereafter, he walked more than 15 miles barefoot to attend daily Mass.
The events of December 9,
1531, occurred during his usual morning walk, when on the crest of Tepeyac Hill
(outside Mexico City), the Blessed Virgin Mary appeared to him. Known as Our
Lady of Guadalupe (whose feast we celebrate in just 3 days on December 12), Our
Lady requested that Juan visit the local bishop and request that a shrine be
built in her name. She further promised to pour out her unending grace on those
who invoked her. Our Lady talked to Juan in his language, Nahuatl. She called
him "Juanito, Juan Dieguito,” "the most humble of my sons,” "my
son the least,” and "my little dear.”
Indeed a humble man, Juan
obediently visited the bishop, who did not believe the wild tale—especially
from a “nobody.” Why would the Blessed Virgin appear to such a simple man? He
requested that Juan return with a sign to prove that the apparition was true.
Three days later, on December 12 (the Feast of Our Lady of Guadalupe), Juan was
again climbing Tepeyac Hill and encountered Our Lady again. She instructed him
to climb to the top of the hill and to pick the flowers he would find there.
Despite it being wintertime, he obeyed, climbing the hill, finding fragrant
roses in blossom. He picked the flowers and carried them to Our Lady. She
gently placed them in his mantle (robe) and instructed him to take them to his
bishop as proof of his claims and her appearance.
Juan carefully carried
the flowers back to the bishop, and miraculously found that when he opened his
mantle and the flowers fell to the ground, in their place was an image of the
Blessed Mother as she appeared at Tepeyac. The bishop was convinced and ordered
a church built for Virgin of Guadalupe, which became a place of pilgrimage for
the faithful.
For his part, Juan
requested that he be allowed to live in hermitude in a small hut near the
chapel that was built to house the miraculous image. Receiving permission from
the bishop, he gave up all his worldly possessions and lived his remaining
years caring for the church and the pilgrims who visited, venerating the image,
and praying for the grace of Mary. Upon his death, he was buried in the chapel
of the Virgin of Guadalupe.
Pope John Paul II called
Juan “a simple, humble Indian” who accepted Christianity without
giving up his identity as an Indian. “In praising he Indian Juan Diego, I want
to express to all of you the closeness of the church and the pope, embracing
you with love and encouraging you to overcome with hope the difficult times you
are going through,” the pope said. Among the thousands present for the event
were members of Mexico’s 64 indigenous groups.
Saint Juan Diego reminds
us of the universality of the Church, and that the Lord and His Blessed Mother
value each of us equally. In the end, as we read the lives of the saints, it
becomes clear that race, gender, class, wealth, disability, appearance,
culture, sexual orientation—all the things that divide us—are unimportant in
the eyes of Lord. Rather, the willingness to open one’s heart, to serve, to
embrace the Christian virtues of faith, hope, and charity—to be obedient to the
Word of God—these are the things that matter on earth.
From the beatification
homily delivered by Pope John Paul II:
At the dawn of Mexican
evangelization Saint Juan Diego holds a place all by himself; according to
tradition, his indigenous name was Cuauhtlatohuac, “The eagle who speaks”. His
lovable figure is inseparable from the Guadalupe event, the miraculous maternal
manifestation of the Virgin, Mother of God, both in iconographic and literary
memorials as well as in the centuries-old devotion which the Mexican Church has
shown for this Indian so loved by Mary. Similar to ancient Biblical personages
who were collective representations of all the people, we could say that Juan
Diego represents all the indigenous peoples who accepted the Gospel of Jesus,
thanks to the maternal aid of Mary, who is always inseparable from the
manifestation of her Son and the spread of the Church, as was her presence
among the Apostles on the day of Pentecost. The information about him that has
reached us praises his Christian virtues: his simple faith, nourished by
catechesis and open to the mysteries; his hope and trust in God and in the
Virgin; his love, his moral coherence, his unselfishness and evangelical
poverty. Living the life of a hermit here near Tepeyac, he was a model of
humility. The Virgin chose him from among the most humble as the one to receive
that loving and gracious manifestation of hers which is the Guadalupe
apparition. Her maternal face and her Saint image which she left us as a
priceless gift is a permanent remembrance of this. In this manner she wanted to
remain among you as a sign of the communion and unity of all those who were to
live together in this land. The recognition of the cult which for centuries has
been paid to the layman Juan Diego takes on a special importance. It is a
strong call to all the lay faithful of this nation to assume all their
responsibilities, for passing on the Gospel message and witnessing to one faith
active and working in the sphere of Mexican society. From this privileged spot
of Guadalupe, ever-faithful heart of Mexico, I wish to call on all the Mexican
laity, to commit themselves more actively to the re-evangelization of society.
The lay faithful share in the prophetic, priestly and royal role of Christ (cf.
Lumen Gentium, 31), but they carry out this vocation in the ordinary situations
of daily life. Their natural and immediate field of action extends to all the
areas of human coexistence and to everything that constitutes culture in the widest
and fullest sense of the term. As I wrote in the Apostolic Exhortation
Christifideles Laici: “In order to achieve their task directed to the Christian
animation of the temporal order, in the sense of serving persons and society,
the lay faithful are never to relinquish their participation in public life,
that is, in the many different economic, social, legislative, administrative
and cultural areas, which are intended to promote organically and
institutionally the common good” (n. 42). Catholic men and women of Mexico,
your Christian vocation is, by its very nature, a vocation to the apostolate
(cf. Apostolicam Actuositatem, 3). Therefore, you cannot remain indifferent
before the suffering of your brothers and sisters: before the poverty,
corruption and outrages committed against the truth and human rights. You must
be the salt of the earth and the light of the world (cf. Matthew 5:13-14). Thus
the Lord says once more to us today: “Let your light shine before men that they
may see your good works and glorify your Father who is in heaven” (Mt 5:16).
Juan Diego too shines before you, raised by the Church to the honors of the
altar; we can invoke him as the protector and the advocate of the indigenous
peoples.”
Prayer to Saint Juan
Diego
You who were chosen by
Our Lady of Guadalupe as an instrument to show your people and the world that
the way of Christianity is one of love, compassion, understanding, values,
sacrifices, repentance of our sins, appreciation and respect for God's
creation, and most of all one of HUMILITY and obedience. You who we know is now
in the Kingdom of the Lord and close to our Mother, be our angel and protect
us, stay with us as we struggle in this modern life not knowing most of the
time where to set our priorities. Help us to pray to our God to obtain the
gifts of the Holy Spirit and use them for the good of humanity and the good of
our Church, through the Heart of Our Lady of Guadalupe to the Heart of
Jesus. Amen.
Blessed Juan, you faced
the skepticism and rejection of a bishop and the crowds to bring Mary's message
to Mexico. Pray for us that when we are faced with obstacles to our faith we
may show that same courage and commitment. Amen.
Lord God,
through Saint Juan Diego
You made known the love
of Our Lady of Guadalupe
toward Your people.
Grant by his intercession
that we who follow the
counsel of Mary, our Mother,
may strive continually to
do Your will.
We ask this through our
Lord Jesus Christ, Your Son,
who lives and reigns with
You and the Holy Spirit. Amen.
SOURCE : http://365rosaries.blogspot.ca/2011/12/december-9-saint-juan-diego.html
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Gravure
publiée dans l'ouvrage "Felicidad de México" en 1666 et 1669
(Espagne) représentant Juan Diego lors de l'apparition de la Vierge de
Guadalupe
Engraving
published in the book Happiness of Mexico in 1666 and 1669 (Spain)
representing Juan Diego during the appearance of the Virgin of Guadalupe
Juan Diego
9 DECEMBER 2009. Today
the Church celebrates the feast day (optional memorial) of Saint Juan Diego
Cuauhtlatoatzin, an indigenous Mexican to whom the Virgin Mary appeared as Our
Lady of Guadalupe.
Saint Juan Diego was canonized by Servant of God Pope John Paul II on 31 July
2002. However, the Church has recognized Juan Diego since the apparition of Our
Lady in 1531.
Saint Juan Diego was a farmer, landowner, and weaver of mats.In 1521, Juan
Diego was witness to the Spanish conquest of Mexico, which introduced the first
Franciscan missionaries to the country. Among the first to welcome the
Franciscan missionaries, Juan Diego and his wife were baptized shortly after
the missionaries arrived. As their faith grew, Juan Diego and his wife made the
decision to live chaste lives, while still married. In 1529, Juan Diego's wife
grew sick and died.
As a widower, Juan Diego walked to mass every Saturday and Sunday. On 9
December 1531, while walking to mass, Juan Diego heard birds singing on Tepeyac
Hill and someone calling his name. Juan Diego ran up the hill and saw a girl,
about 14 years of age, that looked like an Aztec princess who was surrounded by
light. Recognizing Our Lady, Juan Diego conversed with Her, then went off and
did as Our Lady requested, including notifying the Spanish bishop of Our Lady's
appearance. However, the bishop refused to believe Saint Juan Diego until a
sign was given to him of the accuracy of Juan Diego's report.Returning to Our Lady,
Juan Diego told her of the bishop's refusal to believe, and begged that she
send someone else as a messenger.
Our Lady said it was important that Juan Diego be the messenger, and that she
would give him the sign the bishop wanted. Later, Juan Diego tried to evade
seeing Our Lady out of concern for his dying uncle, as he was going to find a
priest to administer his uncle the sacraments. But, Our Lady intercepted Juan
Diego and assured him that his uncle would not die. Then, Our Lady asked Juan
Diego to go up Tepeyac Hill and pick the roses he found there. Although it was
winter, Juan Diego found roses which he picked and Our Lady carefully arranged
them in his folded tilma (a course cotton cloak worn by upper class Aztec
peoples). Our Lady instructed Juan Diego to not show the roses to anyone, but
the bishop.
When Saint Juan Diego opened his tilma for the bishop, he saw not only the
roses (which were a variety of rose that grew in the bishop's home area of
Spain), but an image of Our Lady impressed on Juan Diego's tilma that brought
the bishop to his knees.
Immediately, it was ordered that a shrine to Our Lady be built at the site of
Her apparition. And, the bishop entrusted the miraculous image to Juan Diego
who lived the remainder of his life in a small hermitage near the site of the
apparitions where he cared for the first chapel there and the pilgrims who
began arriving.
What happened after the appearance of Our Lady of Guadalupe was that large
numbers of indigenous people converted to the faith, reconciling the Spaniards
and the indigenious people and leading to intercultural marriages. Our Lady of
Guadalupe, Herself in fact, appeared as a woman of mixed Spanish and indigenous
racial heritage--often referred to as "the little brown one."
Saint Juan Diego died on 30 May 1548, at about the age of 73.
A close scientific examination of the image of Our Lady of Guadalupe has
revealed that there is a reflected image of Saint Juan Diego, the Spanish
bishop and an interpreter in the left eye of the image of Our Lady of
Guadalupe.
Saint Juan Diego, pray for us!
SOURCE : https://acta-sanctorum.blogspot.com/2009/12/juan-diego.html
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Shrine
of Our Lady of Guadalupe, Mexico
City.
Santuario
de Santa María de Guadalupe, Ciudad de México.
Santuario
di Santa Maria di Guadalupe, Città del Messico.
Shrine of Guadalupe
Guadalupe is
strictly the name of a picture, but was extended to the church containing the picture
and to the town that grew up around. The word is Spanish Arabic, but in Mexico it may
represent certain Aztec sounds.
The place, styled
Guadalupe Hidalgo since 1822 — as in our 1848 treaty — is three miles northeast
of Mexico City.
Pilgrimages have been made to this shrine almost uninterruptedly since 1531-32.
In the latter year there was a shrine at the foot of Tepeyac Hill which served
for ninety years, and still, in part, forms the parochial sacristy. In 1622 a rich
shrine was erected; a newer one, much richer, in 1709. Other structures of the
eighteenth century connected with it are a parish church,
a convent and
church for Capuchin
nuns, a well chapel,
and a hill chapel.
About 1750 the shrine got the title of collegiate, a canonry and choir
service being established. It was aggregated to St. John Lateran in
1754; and finally, in 1904 it was created a basilica. The presiding
ecclesiastic is called abbot. The greatest
recent change in the shrine itself has been its complete interior renovation in
gorgeous Byzantine,
presenting a striking illustration of Guadalupan history.
The picture really
constitutes Guadalupe. It makes the shrine: it occasions the devotion. It is
taken as representing the Immaculate Conception,
being the lone figure of the woman with the sun,
moon, and star accompaniments of the great apocalyptic sign, and in addition a
supporting angel under
the crescent. Its tradition is, as the new Breviary lessons
declare, "long-standing and constant". Oral and written, Indian and
Spanish, the account is unwavering. To a neophyte, fifty five
years old, named Juan Diego, who was hurrying down Tepeyac hill to hear Mass in Mexico City, on
Saturday, 9 December, 1531, the Blessed Virgin appeared
and sent him to Bishop
Zumárraga to have a temple built where she stood. She was at the same
place that evening and Sunday evening to get the bishop's answer. He
had not immediately believed the messenger; having cross-questioned him and had
him watched, he finally bade him ask a sign of the lady who said she was the
mother of the true
God. The neophyte agreed
so readily to ask any sign desired, that the bishop was
impressed and left the sign to the apparition. Juan was occupied all Monday
with Bernardino, an uncle, who seemed dying of fever. Indian specifics failed;
so at daybreak on Tuesday, 12 December, the grieved nephew was running to the
St. James's convent for
a priest. To
avoid the apparition and untimely message to the bishop, he slipped round
where the well chapel now
stands. But the Blessed
Virgin crossed down to meet him and said: "What road is this thou
takest son?" A tender dialogue ensued. Reassuring Juan about his uncle
whom at that instant she cured, appearing to him also and calling herself Holy
Mary of Guadalupe she bade him go again to the bishop. Without
hesitating he joyously asked the sign. She told him to go up to the rocks and
gather roses. He knew it
was neither the time nor the place for roses, but he went and found them.
Gathering many into the lap of his tilma a long cloak or wrapper used
by Mexican Indians he came back. The Holy Mother, rearranging the roses, bade
him keep them untouched and unseen till he reached the bishop. Having got to
the presence of Zumárraga,
Juan offered the sign. As he unfolded his cloak the roses fell out, and he was
startled to see the bishop and
his attendants kneeling before him: the life size figure of the Virgin Mother, just as
he had described her, was glowing on the poor tilma. A great mural
decoration in the renovated basilica commemorates the scene. The picture
was venerated,
guarded in the bishop's chapel, and soon after
carried processionally to the preliminary shrine.
The coarsely woven stuff
which bears the picture is as thin and open as poor sacking. It is made of
vegetable fibre, probably maguey. It consists of two strips, about seventy
inches long by eighteen wide, held together by weak stitching. The seam is
visible up the middle of the figure, turning aside from the face. Painters have
not understood the laying on of the colours. They have deposed that the
"canvas" was not only unfit but unprepared; and they have marvelled
at apparent oil, water, distemper, etc. colouring in the same figure. They are
left in equal admiration by the flower-like tints and the abundant gold. They
and other artists find the proportions perfect for a maiden of fifteen. The
figure and the attitude are of one advancing. There is flight and rest in the
eager supporting angel.
The chief colours are deep gold in the rays and stars, blue green in the
mantle, and rose in the flowered tunic. Sworn evidence was given at various
commissions of inquiry corroborating the traditional account of the miraculous origin
and influence of the picture. Some wills connected with Juan Diego and his
contemporaries were accepted as documentary evidence. Vouchers were given for
the existence of Bishop
Zumárraga's letter to his Franciscan brethren
in Spain concerning
the apparitions. His successor, Montufar, instituted a canonical inquiry, in
1556, on a sermon in which the pastors and people
were abused for crowding to the new shrine. In 1568 the renowned
historian Bernal
Díaz, a companion of Cortez, refers
incidentally to Guadalupe and its daily miracles. The lay
viceroy, Enríquez, while not opposing the devotion, wrote in 1575 to Philip II asking
him to prevent the third archbishop from
erecting a parish and monastery at the
shrine; inaugural pilgrimages were
usually made to it by viceroys and other chief magistrates. Processes, national
and ecclesiastical,
were laboriously formulated and attested for presentation at Rome, in 1663, 1666,
1723, 1750.
The clergy, secular and regular, has been
remarkably faithful to the devotion towards Our Lady of Guadalupe, the bishops especially
fostering it, even to the extent of making a protestation of faith in the miracle a matter of
occasional obligation.
The present pontiff [1910]
is the nineteenth pope to
favour the shrine and its tradition. Benedict XIV and Leo XIII were its
two strongest supporters. The former pope decreed that
Our Lady of Guadalupe should be the national patron, and made 12 December a
holiday of obligation with
an octave, and ordered a special Mass and Office; the latter
approved a complete historical second Nocturne, ordered the
picture to be crowned in
his name, and composed a poetical inscription for it. Pius X has recently
permitted Mexican priests to
say the Mass of Holy Mary of Guadalupe on the twelfth day of every month and
granted indulgences which
may be gained in any part of the world for prayer before a
copy of the picture. A miraculous Roman
copy for which Pius
IX ordered a chapel is
annually celebrated among the "Prodigia" of 9 July.
Lee,
George. "Shrine of Guadalupe." The Catholic Encyclopedia. Vol.
7. New York: Robert Appleton
Company, 1910. <https://www.newadvent.org/cathen/07043a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Mary Ann Grelinger.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. June 1, 1910. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/07043a.htm
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Milagro de la Virgen de Guadalupe en la tilma de Juan
Diego, 1737 - https://arca.uniandes.edu.co/obras/122
San Juan Diego Cuauhtlatoatzin Veggente
di Guadalupe
- Memoria Facoltativa
1474 circa - Guadalupe,
1548
Nel dicembre 1531 la
Madonna apparve a Guadalupe, in Messico, scegliendo come suo interlocutore un
povero indio, Juan Diego, nato verso il 1474 e morto nel 1548, che prima di
convertirsi al cattolicesimo portava un affascinante nome azteco,
Cuauhtlotatzin, che sta a significare “colui che parla come un’aquila”.
Cuauhtlotatzin fu tra i primi a ricevere il battesimo, nel 1524, all’eta’ di
cinquant’anni, con il quale gli fu imposto il nuovo nome cristiano di Juan
Diego, e con lui venne battezzata anche la moglie Malintzin, che prese a sua
volta il nome di Maria Lucia. Rimasto vedovo dopo solo quattro anni di
matrimonio, orientò tutta la sua vita a Dio. Dopo le apparizioni della S.
Vergine sulla collina del Tepeyac visse santamente per 17 anni in una casetta
che il vescovo Zumàrraga gli aveva fatto costruire a fianco della cappella
eretta in onore della Vergine di Guadalupe. Giovanni Paolo II nel 1990 lo ha
dichiarato beato, per proclamarlo infine santo nel 2002.
Martirologio
Romano: San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin, che, di origine indigena,
dotato di fede purissima, con la sua umiltà e il suo fervore fece sì che si
edificasse il santuario in onore della Beata Maria Vergine di Guadalupe sul
colle Tepeyac presso Città del Messico, dove ella apparve a lui ed egli si
addormentò nel Signore.
Con lo sbarco degli spagnoli nelle terre del continente latino-americano aveva avuto inizio la lunga agonia di un popolo che aveva raggiunto un altissimo grado di progresso sociale e religioso. Il 13 agosto 1521 segno’ il tramonto di questa civiltà. Tenochtitlan, la superba capitale del mondo atzeco, fu saccheggiata e distrutta. L’immane tragedia che ha accompagnato la conquista del Messico da parte degli spagnoli, sancisce per un verso la completa caduta del regno degli aztechi e per l’altro l’affacciarsi di una nuova cultura e civiltà originata dalla mescolanza tra vincitori e vinti.
E’ in questo contesto che, dieci anni dopo, va collocata l’apparizione della Madonna a un povero indio di nome Juan Diego, nei pressi di Città del Messico. La mattina del 9 dicembre 1531, mentre sta attraversando la collina del Tepeyac per raggiungere la citta’, l’indio e’ attratto da un canto armonioso di uccelli e dalla visione dolcissima di una Donna che lo chiama per nome con tenerezza. La Signora gli dice di essere "la Perfetta Sempre Vergine Maria, la Madre del verissimo ed unico Dio" e gli ordina di recarsi dal vescovo a riferirgli che desidera le si eriga un tempio ai piedi del colle. Juan Diego corre subito dal vescovo, ma non viene creduto.
Tornando a casa la sera, incontra nuovamente sul Tepeyac la Vergine Maria, a cui riferisce il suo insuccesso e chiede di essere esonerato dal compito affidatogli, dichiarandosene indegno. La Vergine gli ordina di tornare il giorno seguente dal vescovo, che, dopo avergli rivolto molte domande sul luogo e sulle circostanze dell’apparizione, gli chiede un segno. La Vergine promette di darglielo l’indomani. Ma il giorno seguente Juan Diego non puo’ tornare: un suo zio, Juan Bernardino, è gravemente ammalato e lui viene inviato di buon mattino a Tlatelolco a cercare un sacerdote che confessi il moribondo; giunto in vista del Tepeyac decide percio’ di cambiare strada per evitare l’incontro con la Signora. Ma la Signora è la’, davanti a lui, e gli domanda il perche’ di tanta fretta. Juan Diego si prostra ai suoi piedi e le chiede perdono per non poter compiere l’incarico affidatogli presso il vescovo, a causa della malattia mortale dello zio.
La Signora lo rassicura, suo zio e’ gia’ guarito, e lo invita a salire sulla sommita’ del colle per cogliervi i fiori. Juan Diego sale e con grande meraviglia trova sulla cima del colle dei bellissimi "fiori di Castiglia": è il 12 dicembre, il solstizio d’inverno secondo il calendario giuliano allora vigente, e né la stagione nè il luogo, una desolata pietraia, sono adatti alla crescita di fiori del genere. Juan Diego ne raccoglie un mazzo che porta alla Vergine, la quale pero’ gli ordina di presentarli al vescovo come prova della verita’ delle apparizioni. Juan Diego ubbidisce e giunto al cospetto del presule, apre il suo mantello e all’istante sulla tilma si imprime e rende manifesta alla vista di tutti l’immagine della S. Vergine. Di fronte a tale prodigio, il vescovo cade in ginocchio, e con lui tutti i presenti.
La mattina dopo Juan Diego accompagna il presule al Tepeyac per indicargli il luogo in cui la Madonna ha chiesto le sia innalzato un tempio. Nel frattempo l’immagine, collocata nella cattedrale, diventa presto oggetto di una devozione popolare che si è conservata ininterrotta fino ai nostri giorni. La Vergine ha scelto come suo interlocutore un “povero indio”, Juan Diego, nato verso il 1474 e morto nel 1548 a Guadalupe, che prima di convertirsi al cattolicesimo portava un affascinante nome azteco, Cuauhtlotatzin, che sta a significare “colui che parla come un’aquila”. Varie fonti ci tramandano i dati biografici del veggente del Tepeyac: egli e’ un macehual, cioe’ un uomo del popolo, piccolo coltivatore diretto in un modesto villaggio: poco più di niente, nella società azteca complessa e fortemente gerarchizzata. Cuauhtlotatzin fu tra i primi a ricevere il battesimo, nel 1524, all’eta’ di cinquant’anni, con il quale gli fu imposto il nuovo nome cristiano di Juan Diego, e con lui venne battezzata anche la moglie Malintzin, che prese a sua volta il nome di Maria Lucia.
Il neoconvertito si distingueva in mezzo agli altri per la sollecitudine nel frequentare la catechesi e i sacramenti, senza badare ai sacrifici che questo richiedeva: si poneva in cammino fin dalle prime ore del giorno per raggiungere Santiago di Tlatelolco, dove i francescani radunavano gli indigeni per catechizzarli. Rimasto vedovo dopo solo quattro anni, Juan Diego orienta la sua vita ancora più decisamente verso Dio: trascorre tutto il suo tempo fra il lavoro dei campi e le pratiche della religione cristiana, fra cui l’ascolto della catechesi impartita agli indigeni convertiti dai missionari spagnoli. Conduce una vita esemplare che edifica molti. L'esperienza eccezionale vissuta sul Tepeyac s'inserisce in un’esistenza gia’ trasformata dalla grazia del battesimo e cementata dall’incontro con la Madre di Dio che ne potenzia in modo straordinario il cammino di fede, fino a spingerlo ad abbandonare tutto, casa e terra, per trasferirsi in una casetta che il vescovo Zumàrraga gli ha fatto costruire a fianco della cappella eretta in onore della Vergine di Guadalupe.
Qui Juan Diego vive per ben 17 anni in penitenza e orazione, assoggettandosi agli umili lavori di sagrestano, senza mai mancare al suo impegno di testimoniare quanto Maria ha fatto per lui e può fare per tutti quelli che con affetto filiale vorranno rivolgersi al suo cuore di Madre.
La morte lo coglie nel 1548, quando ha ormai 74 anni.La sua fama di santita’, che gia’ l’aveva accompagnato in vita, cresce nel tempo fino ai nostri giorni, finche’ nel 1984 si dette finalmente inizio alla sua causa di beatificazione e si pose mano all'elaborazione della Positio, orientata a comprovarne non solo il culto, da tempo immemorabile, ma anche a dimostrare le virtu’ del servo di Dio e a illustrarne la vita, separate il piu’ possibile dal fatto guadalupano. Attraverso una solida base documentale si voleva cioe’ dimostrare che Juan Diego, per i suoi soli meriti di cristiano, era degno di assurgere agli onori degli altari, finche’ – al termine di un complesso iter ecclesiastico - con il decreto Exaltavit humiles (6 maggio 1990), se ne e’ finalmente concessa la memoria liturgica, fissata al 9 dicembre, data della prima apparizione della “Morenita”. Giovanni Paolo II ha dichiarato beato il veggente Juan Diego nel 1990, per proclamarlo infine santo nel 2002.
Autore: Maria Di Lorenzo
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
José Guadalupe Posada, Juan Diego, hoja
religiosa, etching, circa 1895
Nel 1474, nell’attuale Città del Messico, in un piccolo villaggio nasce Cuauhtlatoatzin (in lingua azteca significa “colui che parla come un’aquila”). Durante la dominazione spagnola e in seguito all’insediamento dei missionari francescani, nel 1524 l’umile contadino, all’età di cinquant’anni, è uno dei primi indios a farsi battezzare. E gli viene imposto il nome cristiano Juan Diego. Anche la moglie Malintzin si fa battezzare cambiando il suo nome in Maria Lucia. Il povero contadino è affascinato dalla figura di Gesù e della Madonna. Così, fin dalle prime ore del mattino, percorre a piedi scalzi tanta strada per poter frequentare il catechismo impartito dai frati francescani e apprendere il messaggio del Vangelo. Rimasto vedovo dopo quattro anni di matrimonio, Juan Diego si dedica ai lavori umili dei campi e alla preghiera.
Il mattino di sabato 9 dicembre 1531 Juan Diego sta percorrendo la strada per recarsi al catechismo. Ai piedi del Colle di Tepeyac (a nord di Città del Messico) sente un canto melodioso di uccelli. Si ferma estasiato dal suono che all’improvviso s’interrompe. Una dolce voce femminile lo chiama teneramente per nome ed ecco apparire una bellissima ragazza, splendente, che gli dice di essere la Madre di Gesù e aggiunge le seguenti parole: «Io sono Madre misericordiosa per tutti quelli che mi amano, mi invocano e in Me confidano». La Madonna gli chiede di andare dal vescovo per chiedergli di costruire una chiesa nel luogo dell’apparizione, affinché i fedeli possano andare a pregare. Juan Diego, emozionatissimo, corre dal vescovo che, però, non crede al suo racconto e gli chiede una prova.
Juan Diego il 12 dicembre si reca di nuovo ai piedi della collina e, affranto, racconta alla Madonna di non sentirsi degno del compito ricevuto, ma la Madre Celeste lo rassicura e lo incoraggia mandandolo in cima alla collina a raccogliere dei fiori. Quale stupore quando il contadino vede stupende rose tutte fiorite, nel mese di dicembre e in una pietraia! Juan Diego raccoglie le splendide rose e le porge alla Madonna la quale le ripone nel grembiule di tela grezza dell’indio (la tilma, un mantello usato dagli indios poveri per ripararsi dal freddo), dicendogli di portarle al vescovo. Juan Diego ubbidisce. Davanti al vescovo e ad altri presenti, apre il grembiule dal quale cadono rose profumate, mentre nella tela rimane miracolosamente impressa la figura della visione del contadino: la Madonna con un mantello colmo di stelle, circondata dai raggi del sole.
Il vescovo si inginocchia, chiede perdono, accompagna Juan Diego sul colle delle apparizioni e in quel luogo fa costruire una chiesa, dove il veggente si ritira come sacrestano e trascorre diciassette anni della sua vita da eremita, pregando e accogliendo i pellegrini, fino alla sua morte avvenuta nel 1548. Oggi quella chiesa è diventata il santuario mariano più grande del mondo, la “Basilica di Nostra Signora di Guadalupe”, dove milioni di credenti affluiscono da ogni angolo della Terra. La tilma di Juan Diego, con impressa l’immagine della Madonna, si trova in questa cattedrale.
Il santuario è dedicato alla “Madonna di Guadalupe”, così come richiesto dalla Madonna stessa a uno zio di Juan Diego, Juan Bernardino, da lei guarito. E guadalupe, in lingua indigena, significa: “Colei che schiaccia la testa del serpente”, ovvero del Maligno. Recenti studi scientifici hanno evidenziato che il mantello della Madonna di Guadalupe contiene l’esatta costellazione presente nel cielo del 12 dicembre 1531, e nelle sue pupille, con un microscopio, sono state scoperte immagini che raffigurano il vescovo mentre stupito si inginocchia davanti al grembiule di Juan Diego. Immagini talmente piccole da non poter essere state dipinte, in alcun modo, da nessuno. San Juan Diego è protettore dei contadini e dei raccolti agricoli.
Autore: Mariella Lentini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/90946
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Our
Lady of Guadalupe Shrine, Irapuato, Guanajuato State, Mexico
VIAGGIO APOSTOLICO IN
MESSICO E A CURAÇAO
BEATIFICAZIONE DI JUAN
DIEGO ED ALTRI SERVI DI DIO
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Santuario di Guadalupe, Città del Messico
Domenica, 6 maggio 1990
“Cristo . . . portò i
nostri peccati nel suo corpo sul legno della croce . . . dalle sue piaghe siete
stati guariti” (1 Pt 2, 21. 24. 25).
1. Carissimi figli e
figlie del Messico,
Sono venuto di nuovo
nella vostra terra per professare di fronte a voi e con tutti voi, la fede
comune in Cristo, l’unico Redentore del mondo. Desidero proclamarlo in tutti i
luoghi del mio pellegrinaggio nella vostra terra; ma voglio farlo soprattutto
qui, in questo luogo particolarmente sacro per voi: il Tepeyac.
Cristo, Redentore del
mondo, è presente nella storia, generazione dopo generazione per mezzo della
Sua Santissima Madre, la stessa che lo diede alla luce in Betlemme, la stessa
che era presso la Croce sul Golgota.
Cristo, quindi, per mezzo
della Vergine Maria, è entrato nelle vicissitudini proprie di tutte le
generazioni umane, nella storia del Messico e dell’America tutta. Il luogo nel
quale ci troviamo, la venerata Basilica di Guadalupe, conferisce a questo fatto
salvifico una testimonianza di insuperabile eloquenza.
Mi sento particolarmente
felice di poter cominciare la mia seconda visita pastorale in Messico da questo
luogo sacro, verso il quale rivolgono il loro sguardo ed i loro cuori tutti i
figli della patria messicana, ovunque si trovino. Per questo, da questo
Santuario, dove pulsa il cuore materno che dà vita e speranza a tutto il
Messico, voglio rivolgere il mio saluto più affettuoso a tutti gli abitanti di
questa grande Nazione, da Tijuana a Rio Bravo fino alla penisola dello Yucatàn.
Desidero che il saluto affettuoso del Papa giunga in tutti i luoghi, al cuore
di tutti i messicani per dar loro affetto, gioia, coraggio per superare le
difficoltà e per continuare a costruire una società nuova dove regnino la
giustizia, la verità e la fraternità, che faccia di questo amato popolo una
grande famiglia.
Ringrazio vivamente il
Cardinale Ernesto Corripio Ahumada, Arcivescovo di Mexico, per le affettuose
parole di benvenuto che mi ha rivolto, a nome anche dei nostri fratelli
nell’Episcopato e di tutta la Chiesa messicana.
2. La mia gioia è ancor
più grande perché nel cominciare ora la mia seconda visita pastorale nella
vostra terra, quale Successore dell’Apostolo San Pietro e Pastore della Chiesa
Universale, il Signore mi concede la grazia di beatificare, cioè di elevare
alla gloria degli altari, alcuni figli prediletti della vostra Nazione.
Ho fatto questo nel nome
e con l’autorità ricevuta da Gesù Cristo, il Signore, Colui che ci ha redenti
con il sangue delle sue santissime piaghe e per questo è divenuto il Pastore
delle nostre anime.
Juan Diego, il confidente
della dolce Signora del Tepeyac. I tre fanciulli martiri di Tlaxcala,
Cristóbal, Antonio e Juan. Il sacerdote e fondatore José María de Yermo y
Parres. I loro nomi, già scritti in cielo, sono da oggi scritti nel libro delle
beatitudini e nella storia della fede della Chiesa di Cristo, che vive ed è
pellegrina in Messico.
Questi cinque beati sono
scritti in modo indelebile nella grande epopea dell’evangelizzazione del
Messico. I primi quattro fra le primizie della semina della Parola in queste
terre; il quinto nella storia della sua fedeltà a Cristo, fra gli avvenimenti
del secolo scorso. Tutti hanno vissuto e testimoniato questa fede, sotto la
protezione della Vergine Maria. Lei, effettivamente, è stata e continua ad
essere la “Stella dell’Evangelizzazione” colei che con la sua presenza e
protezione continua ad alimentare la fede e a rafforzare la comunione
ecclesiale.
3. La beatificazione di
Juan Diego e dei fanciulli martiri di Tlaxcala, ci rammenta le primizie della
predicazione della fede in queste terre, nel momento in cui ci stiamo
preparando a celebrare il V Centenario dell’Evangelizzazione dell’America.
Il Vangelo di Gesù Cristo
penetrò in Messico con l’ardore apostolico dei primi evangelizzatori. Essi
hanno annunciato Gesù Cristo crocifisso e risorto, Signore e Messia, ed hanno
portato la fede alle moltitudini, con la forza dello Spirito Santo che
infiammava la loro parola di missionari e il cuore degli evangelizzati.
Quella ardente azione
evangelizzatrice rispondeva al mandato missionario di Gesù ai suoi apostoli ed
alla effusione dello Spirito Santo nella Pentecoste. Abbiamo ascoltato questo
nella prima lettura di questa celebrazione eucaristica, quando Pietro, in nome
degli altri apostoli, ha proclamato il “Kerigma” di Cristo Crocifisso e
Risorto.
Quelle parole giunsero al
cuore di quelli che ascoltavano, i quali domandarono subito a Pietro e agli
altri apostoli: “Che cosa dobbiamo fare, fratelli?” (At 2, 37). La
risposta del Principe degli Apostoli spiega chiaramente il dinamismo di ogni
autentico processo di conversione e di aggregazione alla Chiesa. Alla
proclamazione del Vangelo segue l’accettazione della fede da parte dei
catecumeni in virtù della Parola che anima i cuori. Alla confessione della fede
segue la conversione e il battesimo in nome di Gesù, per la remissione dei
peccati e per ricevere l’effusione dello Spirito Santo. Per mezzo del battesimo
i credenti vengono uniti alla comunità della Chiesa per vivere in una comunione
di fede, di speranza e d’amore.
Di fatto “quelli che
accolsero la sua parola furono battezzati e quel giorno si unirono a loro circa
tremila persone” (At 2, 41). Tali furono le origini della predicazione
evangelica e della diffusione della Chiesa nel mondo intero.
Non si possono proclamare
queste parole senza pensare spontaneamente alla continuità di questa
evangelizzazione ed effusione dello Spirito Santo qui, in Messico. In effetti,
di essa, furono beneficiari e collaboratori i nostri Beati, primizie
dell’evangelizzazione e illustri testimoni della fede delle origini. Qui si è
compiuta la parola profetica di San Pietro il giorno di Pentecoste: “Per voi
infatti è la promessa e per i vostri figli e per tutti quelli che sono lontani,
quanti ne chiamerà il Signore Dio nostro” (At 2, 39).
4. Queste terre e gli
uomini e le donne che le popolavano erano lontane nel tempo e nello spazio; ma
in virtù del mandato apostolico giunse finalmente qui un gruppo di dodici
missionari che la tradizione ha chiamato, con evidente riferimento alle origini
della predicazione apostolica, i “dodici apostoli”.
Con la croce in mano
annunciarono Cristo Redentore e Signore; predicarono la conversione, e le
moltitudini ricevettero le acque rigeneratrici del Santo Battesimo e
l’effusione dello Spirito Santo.
Così questi popoli si
incorporarono nella Chiesa, come nel giorno di Pentecoste, e la Chiesa si
arricchì dei valori della loro cultura.
Gli stessi missionari
trovarono negli indigeni i migliori collaboratori per la missione, come
mediatori nella catechesi, come interpreti ed amici per avvicinarsi ai nativi e
facilitare una miglior comprensione del messaggio di Gesù.
Come esempio di essi
abbiamo Juan Diego di cui si dice che si dedicasse alla catechesi a
Tlaltelolco. Anche i fanciulli martiri di Tlaxcala, che nella loro tenera età
seguirono con entusiasmo i missionari francescani e domenicani, disposti a
collaborare con essi nella predicazione della Buona Novella del Vangelo.
5. Agli albori
dell’evangelizzazione del Messico occupa un posto importante ed originale il Beato
Juan Diego, il cui nome indigeno, secondo la tradizione, era Cuauhtlatóhuac,
“Aquila che parla”.
La sua amata figura è
inscindibile dall’avvenimento di Guadalupe, l’apparizione miracolosa e materna
della Vergine, Madre di Dio, tanto nelle opere iconografiche e letterarie come
nella secolare devozione che la Chiesa del Messico ha manifestato per questo
indio prediletto da Maria.
Come agli antichi
personaggi biblici, che erano una rappresentazione collettiva di tutto il
popolo, potremmo dire che Juan Diego rappresenta tutti gli indigeni che
accolsero il Vangelo di Gesù, grazie all’aiuto materno di Maria, sempre
inseparabile dalla manifestazione di suo Figlio e dalla fondazione della
Chiesa, come fu la sua presenza fra gli Apostoli il giorno di Pentecoste.
Le notizie che ci sono
giunte su di lui elogiano le sue virtù cristiane: la sua fede semplice,
alimentata nella catechesi e che accoglieva i misteri; la sua speranza e
fiducia in Dio e nella Vergine; la sua carità, la sua coerenza morale, il suo
distacco e la sua povertà evangelica.
Conducendo la vita
dell’eremita qui, vicino al Tepeyac, è stato esempio di umiltà. La Vergine lo
scelse fra i più umili per quella manifestazione di approvazione e d’amore qual
è l’apparizione di Guadalupe. Un permanente ricordo di ciò è il suo volto
materno e la sua immagine benedetta, che ci ha lasciato come inestimabile dono.
In tal modo ha voluto rimanere fra voi, come segno di comunione e di unità di
tutti coloro che dovevano vivere e convivere in questa terra.
Il riconoscimento del
culto che, già da secoli, è stato dato al laico Juan Diego, riveste
un’importanza particolare. È un importante appello a tutti i fedeli laici di
questa Nazione affinché assumano tutte le loro responsabilità nel trasmettere
il messaggio evangelico e nel testimoniare una fede viva ed operante
nell’ambito della società messicana. Da questo luogo privilegiato di Guadalupe,
cuore del Messico sempre fedele, desidero esortare tutti i laici messicani ad
impegnarsi più attivamente nella nuova evangelizzazione della società.
I fedeli laici
partecipano alla funzione profetica, sacerdotale e regale di Cristo (cf. Lumen
gentium, 31), ma realizzano tale vocazione nelle condizioni ordinarie della
vita quotidiana. Il loro campo naturale ed immediato di azione si estende a
tutti gli ambienti della convivenza umana e a tutto ciò che fa parte della
cultura nel suo significato più ampio e completo. Come ho scritto
nell’Esortazione Apostolica Christifideles
laici: “Per animare cristianamente l’ordine temporale, nel senso detto di
servire la persona e la società, i fedeli laici non possono affatto abdicare
alla partecipazione alla “politica”, ossia alla molteplice e varia azione
economica, sociale, legislativa, amministrativa e culturale destinata a promuovere
organicamente e istituzionalmente il bene comune” (n. 42).
Cattolici del Messico,
uomini e donne, la vostra vocazione cristiana è, per sua stessa natura,
vocazione all’apostolato (cf. Apostolicam
Actuositatem, 3). Non potete, pertanto, rimanere indifferenti di fronte
alla sofferenza dei vostri fratelli: di fronte alla povertà, alla corruzione,
agli oltraggi alla verità ed ai diritti umani. Dovete essere il sale della
terra e la luce del mondo (cf. Mt 5, 13-14). Per questo il Signore vi
ripete oggi: “Così risplenda la vostra luce davanti agli uomini, perché vedano
le vostre opere buone e rendano gloria al vostro Padre che è nei cieli” (Mt 5,
16).
Da questo momento
risplenda anche di fronte a voi Juan Diego, elevato dalla Chiesa all’onore
degli altari e che possiamo invocare come protettore e difensore degli
indigeni.
6. Con immensa gioia ho
proclamato Beati anche i tre fanciulli martiri di Tlaxcala: Cristóbal, Antonio
e Juan. In tenera età furono attratti dalla parola e dalla testimonianza dei
missionari e divennero loro collaboratori, quali catechisti di altri indigeni.
Sono un esempio sublime e istruttivo di come l’evangelizzazione sia un compito
di tutto il popolo di Dio, da cui nessuno rimane escluso, neppure i bambini.
Insieme alla Chiesa di
Tlaxcala e del Messico sono felice di poter offrire a tutta l’America Latina ed
alla Chiesa universale questo esempio di pietà infantile, di generosità
apostolica e missionaria, coronata dalla grazia del martirio.
Nell’Esortazione
Apostolica Christifideles laici ho voluto porre in particolare
risalto l’innocenza dei bambini che “ci ricordano che la fecondità missionaria
della Chiesa ha la sua radice vivificante non nei mezzi e nei meriti umani, ma
nel dono assolutamente gratuito di Dio” (n. 47). Possa l’esempio di questi
bambini beatificati suscitare un’immensa moltitudine di piccoli apostoli di
Cristo fra i ragazzi e le ragazze dell’America Latina e del mondo intero, che
arricchiscono spiritualmente la nostra società così bisognosa di amore.
7. La grazia dello
Spirito Santo risplende ancora oggi in un’altra figura che porta i tratti del
Buon Pastore: il sacerdote José Maria de Yermo y Parres. In lui sono delineati
con chiarezza i tratti del vero sacerdote di Cristo, perché il sacerdozio è
stato il fulcro della sua vita e la santità sacerdotale la sua meta. La sua
intensa dedizione alla preghiera ed al servizio pastorale delle anime, così
come la sua dedizione particolare all’apostolato fra i sacerdoti con ritiri
spirituali, fanno aumentare l’interesse per la sua figura, specialmente in
questo momento poiché il prossimo Sinodo dei Vescovi si occuperà anche della
formazione dei sacerdoti di domani.
Apostolo della carità,
come lo hanno chiamato i suoi contemporanei, Padre José Maria ha unito l’amore
verso Dio all’amore per il prossimo, sintesi della perfezione evangelica, con
grande devozione al Cuore di Gesù e con un amore particolare per i poveri. Il
suo zelo ardente per la gloria di Dio lo portava anche a desiderare che tutti
fossero missionari autentici. Tutti missionari. Tutti apostoli del cuore di
Cristo. Specialmente le sue figlie, la Congregazione che egli ha fondato, le Serve
del Sacro Cuore di Gesù e dei Poveri, alle quali ha lasciato come eredità
carismatica due passioni: per Cristo e per i poveri. Queste due passioni erano
la fiamma del suo cuore e dovevano costituire sempre la gloria più pura delle
sue figlie.
8. Cari fratelli e
sorelle, in questa quarta domenica di Pasqua, tutta la Chiesa celebra Cristo,
il Buon Pastore che, soffrendo per i nostri peccati, ha dato la vita per noi,
le sue pecore, e ci ha lasciato allo stesso tempo un esempio affinché seguiamo
le sue orme (cf. 1 Pt 2, 21). Il Buon Pastore conosce le sue pecore e
le sue pecore conoscono Lui (cf. Gv 10, 14).
Juan Diego, i fanciulli
martiri di Tlaxcala, Cristóbal, Antonio e Juan, José Maria de Yermo y Parres,
hanno seguito con perseveranza le orme di Cristo, Buon Pastore. La loro
beatificazione in questa domenica in cui la Chiesa celebra anche la Giornata
Mondiale di preghiera per le vocazioni, è un appello urgente per tutti,
affinché con la nostra vocazione andiamo a lavorare nella vigna del Signore.
Nei cinque nuovi Beati si
riflette la pluralità delle vocazioni ed in essi abbiamo un esempio di come
tutta la Chiesa debba mettersi in cammino per evangelizzare e portare la
testimonianza di Cristo. I fedeli laici, tanto i bambini e i giovani, quanto
gli adulti, i sacerdoti, i religiosi e le religiose. Tutti devono ascoltare e
seguire il richiamo del Signore Gesù: “Andate anche voi nella mia vigna” (Mt 20,
4).
9. Nella nostra
celebrazione eucaristica di oggi Cristo ci ripete ancora: “Io sono la porta
delle pecore” (Gv 10, 7). La porta ci apre l’entrata alla casa. La porta,
che è Cristo, ci introduce “nella casa del Padre dove ci sono molti posti”
(cf. Gv 14, 2).
Il Buon Pastore, con
parole severe e categoriche, avverte anche che bisogna guardarsi da tutti
quelli che non sono “la porta delle pecore”. Egli li chiama ladroni e briganti.
Sono quelli che non cercano il bene delle pecore bensì il proprio profitto
mediante la falsità e l’inganno. Perciò, il Signore ci indica qual è la prova
definitiva del disinteresse e del servizio: essere disposti a dare la vita per
il prossimo (cf. Gv 10, 11).
Questa è anche la grande
lezione di questi figli della terra del Messico che oggi abbiamo elevato
all’onore dell’altare: hanno seguito Cristo e, come lui, hanno fatto delle
proprie vite una testimonianza di amore. La morte non li ha sconfitti. Ha
spalancato loro le porte dell’altra vita, la vita eterna.
Da questo Santuario della
Vergine Maria di Guadalupe, vogliamo rendere grazie a Lei, la Madre di Dio, la
Patrona del Messico e di tutta l’America Latina, perché in questi cinque nuovi
Beati si sono compiute le parole del Buon Pastore: “Io sono venuto perché
abbiano la vita e l’abbiano in abbondanza” (Gv 10, 10).
Sono oltre 100.000 i
fedeli assiepati all’esterno del Santuario di Santa Maria di Guadalupe durante
la Messa celebrata da Giovanni Paolo II. Al termine della solenne celebrazione
eucaristica, il Papa rivolge loro un breve saluto.
Carissimi fratelli e sorelle,
Che gioia essere
nuovamente tra voi e ai piedi della Vergine di Guadalupe! Il mio cuore si leva
in azione di ringraziamento a Dio perché, nella sua provvidenza amorevole, mi
consente di stare tra i cari figli e figlie del Messico, per condividere alcune
giornate di fede uniti nell’amore a Gesù Cristo.
Vi ringrazio, dal
profondo del mio cuore, per la vostra presenza qui, questo pomeriggio, per
celebrare, con il Papa, la Beatificazione di cinque figli prediletti di queste
terre, che Dio ha voluto benedire in modo particolare e che ha posto sotto la
protezione materna di Nostra Signora di Guadalupe. Tornando alle vostre case,
portate a tutti il saluto affettuoso del Papa. Sono venuto a visitarvi perché
vi amo, perché rappresentate una parte scelta della Chiesa di Cristo, perché
desidero essere vicino a coloro che più ne hanno bisogno: i poveri, i malati,
quanti soffrono nel corpo o nello spirito.
Da Guadalupe, cuore del
Messico, benedico tutti e vi raccomando alla protezione della Vergine.
© Copyright 1990 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Miracle
of Our Lady of Guadalupe Rosas
Milagre
das Rosas de Nossa Senhora de Guadalupe
A
CIUDAD DE GUATEMALA E A CIUDAD DE MÉXICO
CANONIZZAZIONE DI JUAN
DIEGO CUAUHTLATOATZIN
OMELIA DEL SANTO PADRE
GIOVANNI PAOLO II
Città del Messico
Mercoledì, 31 luglio 2002
1. "Ti benedico, o
Padre, Signore del cielo e della terra, perché hai tenuto nascoste queste cose
ai sapienti e agli intelligenti, e le hai rivelate ai piccoli. Sì, o Padre,
perché così è piaciuto a te" (Mt, 11,25-26).
Carissimi fratelli e
sorelle: queste parole di Gesù nel Vangelo di oggi costituiscono per noi un
invito speciale a lodare e a rendere grazie a Dio per il dono del primo santo
indigeno del Continente americano.
Con grande gioia sono
venuto in pellegrinaggio a questa Basilica di Guadalupe, cuore mariano del
Messico e dell'America, per proclamare la santità di Juan Diego
Cuauhtlatoatzin, l'indio semplice ed umile che contemplò il volto dolce e
sereno della Vergine del Tepeyac, tanto caro alle popolazioni del Messico.
2. Ringrazio per le
affettuose parole che mi ha rivolto il Signor Cardinale Norberto Carrera
Rivera, Arcivescovo di Messico, così come per la calorosa accoglienza degli
uomini e delle donne di questa Arcidiocesi Primaziale: a tutti va il mio più
cordiale saluto. Saluto con affetto anche il Cardinale Ernesto Corripio
Ahumada, Arcivescovo emerito di Messico, e gli altri Cardinali, i Vescovi
messicani, dell'America, delle Filippine e di altre parti del mondo. Allo
stesso tempo ringrazio in modo particolare il Signor Presidente e le Autorità
civili per la loro partecipazione a questa celebrazione.
Rivolgo oggi un saluto
particolarmente affettuoso ai numerosi indigeni giunti dalle varie regioni del
Paese, rappresentanti delle diverse etnie e culture che costituiscono la ricca
e multiforme realtà messicana. Il Papa esprime loro la sua vicinanza, il suo
profondo rispetto e ammirazione, e li accoglie fraternamente nel nome del
Signore.
3. Come era Juan Diego?
Perché Dio fissò il suo sguardo su di lui? Il libro dell'Ecclesiastico, come
abbiamo ascoltato, ci insegna che "grande è la potenza del Signore e dagli
umili egli è glorificato" (3, 20). Ugualmente, le parole di san Paolo
proclamate in questa celebrazione illuminano questo modo divino di realizzare
la salvezza: "Dio ha scelto ciò che nel mondo è ignobile e disprezzato e
ciò che è nulla per ridurre a nulla le cose che sono, perché nessun uomo possa
gloriarsi davanti a Dio" (1 Cor 1, 28.29).
È commovente leggere le
narrazioni guadalupane, scritte con delicatezza ed intrise di tenerezza. In
esse la Vergine Maria, la serva "che glorifica il Signore"
(Lc 1, 46), si manifesta a Juan Diego come la Madre del vero Dio. Ella gli
dona, come segno, alcune rose preziose e lui, quando le mostra al Vescovo,
scopre raffigurata sul suo mantello la benedetta immagine di Nostra Signora.
"L'evento
Guadalupano - come ha rilevato l'Episcopato Messicano - significò l'inizio dell'evangelizzazione
con una vitalità che superò ogni aspettativa. Il messaggio di Cristo,
attraverso sua Madre, riprese gli elementi centrali della cultura indigena, li
purificò e diede loro il definitivo significato di salvezza" (14.05.2002,
n. 8). Pertanto, Guadalupe e Juan Diego possiedono un profondo significato
ecclesiale e missionario e sono un modello di evangelizzazione perfettamente
inculturata.
4. "Il Signore
guarda dal cielo, egli vede tutti gli uomini" (Sal 32, 13), abbiamo
proclamato col salmista, confessando ancora una volta la nostra fede in Dio,
che non fa distinzioni di razza o di cultura. Juan Diego, nell'accogliere il
messaggio cristiano senza rinunciare alla sua identità indigena, scoprì la
profonda verità della nuova umanità, nella quale tutti sono chiamati ad essere
figli di Dio. In tal modo facilitò l'incontro fecondo di due mondi e si
trasformò in protagonista della nuova identità messicana, intimamente unita
alla Vergine di Guadalupe, il cui volto meticcio esprime la sua maternità spirituale
che abbraccia tutti i messicani. Attraverso di esso, la testimonianza della sua
vita deve continuare a dare vigore alla costruzione della nazione messicana, a
promuovere la fraternità tra tutti i suoi figli e a favorire sempre di più la
riconciliazione del Messico con le sue origini, i suoi valori e le sue
tradizioni.
Questo nobile compito di
edificare un Messico migliore, più giusto e solidale, richiede la
collaborazione di ciascuno. In particolare è necessario sostenere oggi gli
indigeni nelle loro legittime aspirazioni, rispettando e difendendo gli
autentici valori di ciascun gruppo etnico. Il Messico ha bisogno dei suoi
indigeni e gli indigeni hanno bisogno del Messico!
Amati Fratelli e Sorelle
di tutte le etnie del Messico e dell'America, nell'esaltare oggi la figura
dell'indio Juan Diego, desidero esprimere la vicinanza della Chiesa e del Papa
a tutti voi, abbracciandovi con affetto ed esortandovi a superare con speranza
le difficili situazioni che attraversate.
5. In questo momento
decisivo della storia del Messico, già oltrepassata la soglia del nuovo
millennio, affido all'efficace intercessione di San Juan Diego le gioie e le
speranze, i timori e le angustie del diletto popolo messicano, che porto nel
mio cuore.
Benedetto Juan Diego,
indio buono e cristiano, che il popolo semplice ha sempre considerato come un
vero santo! Ti chiediamo di accompagnare la Chiesa pellegrina in Messico,
perché ogni giorno sia sempre più evangelizzatrice e missionaria. Incoraggia i
Vescovi, sostieni i sacerdoti, suscita nuove e sante vocazioni, aiuta tutti
coloro che offrono la propria vita per la causa di Cristo e per la diffusione
del suo Regno.
Felice Juan Diego, uomo
fedele ed autentico! Ti affidiamo i nostri fratelli e sorelle laici, perché
sentendosi chiamati alla santità, impregnino tutti gli ambiti della vita
sociale con lo spirito evangelico. Benedici le famiglie, sostieni gli sposi nel
loro matrimonio, appoggia gli sforzi dei genitori per educare cristianamente i
loro figli. Guarda benigno il dolore di quanti soffrono nel corpo e nello
spirito, di quanti patiscono povertà, solitudine, emarginazione o ignoranza.
Che tutti, governanti e sudditi, agiscano sempre secondo le esigenze della
giustizia e il rispetto della dignità di ogni uomo, perché così si consolidi la
vera pace.
Amato Juan Diego,
"l'aquila che parla"! Insegnaci il cammino che conduce alla Virgen
Morena del Tepeyac, affinché Ella ci accolga nell'intimo del suo cuore, giacché
Ella è la Madre amorosa e compassionevole che ci conduce fino al vero Dio. Amen.
A conclusione della Santa
Messa il Papa ha pronunciato le seguenti parole:
Al termine di questa
canonizzazione di Juan Diego, desidero rinnovare il saluto a tutti voi che
avete potuto parteciparvi, alcuni da questa basilica, altri dalle aree vicine e
molti altri ancora attraverso la radio e la televisione. Ringrazio di cuore per
l'affetto di quanti ho incontrato lungo le strade che ho percorso. Nel nuovo
santo avete un meraviglioso esempio di un uomo buono, dai retti costumi, leale
figlio della Chiesa, docile ai Pastori, amante della Vergine, buon discepolo di
Gesù. Che egli sia un modello per voi che lo amate tanto e che interceda per il
Messico perché sia sempre fedele. Portate a tutti il messaggio di questa
celebrazione e il saluto e l'affetto del Papa a tutti i messicani.
© Copyright - Libreria
Editrice Vaticana
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Juan
Diego, the San Francisco de Asís Church, Jalpa de Méndez, Tabasco
Juan Diego
Cuauhtlatoatzin
(1474-1548)
Beatificazione:
- 06 maggio 1990
- Papa Giovanni
Paolo II
Canonizzazione:
- 31 luglio 2002
- Papa Giovanni
Paolo II
- Città del Messico
Memoria Liturgica:
- 9 dicembre
Laico, veggente di
Guadalupe, di origine indigena, dotato di fede purissima, con la sua
umiltà e il suo fervore fece sì che si edificasse il santuario in onore della
Beata Maria Vergine di Guadalupe sul colle Tepeyac presso Città del Messico
dove ella apparve a lui ed egli si addormentò nel Signore
"Amato Juan Diego,
l'aquila che parla, insegnaci il cammino che conduce alla Virgen Morena del
Tepeyac" (Giovanni Paolo II)
El Beato Juan Diego, que
en 1990 Vuestra Santidad llamó «el confidente de la dulce Señora del
Tepeyac» (L'Osservatore Romano, 7-8 maggio 1990, p. 5), según una
tradición bien documentada nació en 1474 en Cuauhtitlán, entonces reino de
Texcoco, perteneciente a la etnia de los chichimecas.Se llamaba
Cuauhtlatoatzin, que en su lengua materna significaba «Águila que habla», o «El
que habla con un águila».
Ya adulto y padre de
familia, atraído por la doctrina de los PP. Franciscanos llegados a México en
1524, recibió el bautismo junto con su esposa María Lucía. Celebrado el
matrimonio cristiano, vivió castamente hasta la muerte de su esposa, fallecida
en 1529. Hombre de fe, fue coherente con sus obligaciones bautismales,
nutriendo regularmente su unión con Dios mediante la eucaristía y el estudio
del catecismo.
El 9 de diciembre de
1531, mientras se dirigía a pie a Tlatelolco, en un lugar denominado Tepeyac,
tuvo una aparición de María Santísima, que se le presentó como «la
perfecta siempre Virgen Santa María, Madre del verdadero Dios». La Virgen le
encargó que en su nombre pidiese al Obispo capitalino el franciscano Juan de
Zumárraga, la construcción de una iglesia en el lugar de la aparición. Y como
el Obispo no aceptase la idea, la Virgen le pidió que insistiese. Al día
siguiente, domingo, Juan Diego volvió a encontrar al Prelado, quien lo examinó
en la doctrina cristiana y le pidió pruebas objetivas en confirmación del
prodigio.
El 12 de diciembre,
martes, mientras el Beato se dirigía de nuevo a la Ciudad, la Virgen se le
volvió a presentar y le consoló, invitándole a subir hasta la cima de la colina
de Tepeyac para recoger flores y traérselas a ella. No obstante la fría
estación invernal y la aridez del lugar, Juan Diego encontró unas flores muy
hermosas. Una vez recogidas las colocó en su «tilma» y se las llevó a la
Virgen, que le mandó presentarlas al Sr. Obispo como prueba de veracidad. Una
vez ante el obispo el Beato abrió su «tilma» y dejó caer las flores, mientras
en el tejido apareció, inexplicablemente impresa, la imagen de la Virgen de
Guadalupe, que desde aquel momento se convirtió en el corazón espiritual de la
Iglesia en México.
El Beato, movido por una
tierna y profunda devoción a la Madre de Dios, dejó los suyos, la casa, los
bienes y su tierra y, con el permiso del Obispo, pasó a vivir en una pobre casa
junto al templo de la «Señora del Cielo». Su preocupación era la limpieza de
la capilla y la acogida de los peregrinos que visitaban el pequeño oratorio,
hoy transformado en este grandioso templo, símbolo elocuente de la devoción
mariana de los mexicanos a la Virgen de Guadalupe.
En espíritu de pobreza y
de vida humilde Juan Diego recorrió el camino de la santidad, dedicando mucho
de su tiempo a la oración, a la contemplación y a la penitencia. Dócil a la
autoridad eclesiástica, tres veces por semana recibía la Santísima Eucaristía.
En la homilía que Vuestra
Santidad pronunció el 6 de mayo de 1990 en este Santuario, indicó cómo «las
noticias que de él nos han llegado elogian sus virtudes cristianas: su fe
simple [...], su confianza en Dios y en la Virgen; su caridad, su
coherencia moral, su desprendimiento y su pobreza evangélica. Llevando una vida
de eremita, aquí cerca de Tepeyac, fue ejemplo de humildad» (Ibídem).
Juan Diego, laico fiel a
la gracia divina, gozó de tan alta estima entre sus contemporáneos que éstos
acostumbraban decir a sus hijos: «Que Dios os haga como Juan Diego».
Circundado de una sólida
fama de santidad, murió en 1548.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/juan-diego-cuauhtlatoatzin.html
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Fourth
appearance of the Virgin of Guadalupe. Collection of the Collegiate Museum of
San Luis, Villagarcía de Campos.
Cuarta
aparición de la Virgen de Guadalupe. Colección del Museo Colegiata de San Luis,
Villagarcía de Campos.
L'apparizione di
Guadalupe
9 dicembre 1531
- Messico -
La storia della Madonna
di Guadalupe
Dieci anni dopo la
conquista del Messico
La Madonna di Guadalupe: un caso di "inculturazione" miracolosa
di Giulio Guerra
La devozione e la sua
diffusione
Il culto della Madonna di
Guadalupe si diffonde rapidamente in tutto il Messico, ma incontra anche alcune
opposizioni, particolarmente in quei religiosi che temono una sopravvivenza,
sotto una maschera di devozione cristiana, dei culti idolatrici da poco
abbandonati dagli indios. Infatti la collina del Tepeyac era stata,
in epoca precolombiana, sede di un tempio di Tonantzín, una dea azteca il cui
nome significa "nostra venerata madre", tempio distrutto durante la
conquista.
Dopo le apparizioni della
Madonna di Guadalupe e l'edificazione dell'ermita, il luogo è
definitivamente consacrato al culto cristiano della Vergine Maria; ma gli indios
"[...] oggi che lì è stata edificata la chiesa di Nostra Signora di
Guadalupe la chiamano ancora Tonantzín, prendendo spunto dai Predicatori che
chiamano col nome di Tonantzín Nostra Signora, la Madre di Dio. Quale sia
l'origine di questo attributo non si sa con certezza. Ma con certezza sappiamo
che il vocabolo deriva dal primitivo culto della Tonantzín antica. Ed è cosa
cui si doveva rimediare, perché il nome proprio della Madre di Dio, Signora
Nostra, non è Tonantzín, ma Dios y nantzin". Così lo storico padre
Bernardino de Sahagún O.F.M., che - tacendo sull'apparizione per non negare un
fatto la cui origine soprannaturale è stata riconosciuta dalla locale autorità
ecclesiastica - nella seconda metà del secolo XVI critica il nome con cui gli indios venerano
la Vergine del Tepeyac, nome che al contrario i domenicani giudicano, dato il
significato, perfettamente compatibile con la fede cristiana; decisamente
"anti-apparizionista" è, invece, il padre provinciale dei
francescani, Francisco Bustamante, che l'8 settembre 1556 nega in una sua
predica l'apparizione e l'origine miracolosa dell'immagine, affermando che si
tratta di un dipinto di un pittore indio, un certo Marcos Cipac.
Sono voci isolate, che
non ostacolano minimamente il diffondersi della devozione alla Madonna di
Guadalupe, peraltro incoraggiata dalla Chiesa messicana. Così, nel 1557, il
nuovo arcivescovo, padre Alonso de Montúfar O.P., fa costruire un'ermita più
grande di quella eretta ventisei anni prima dal suo predecessore, e il 10
settembre 1600 vi è la posa della prima pietra del primo vero santuario,
la "iglesia de los indios", che viene consacrato nel
novembre del 1622; il 25 settembre 1629, quando uno straripamento del lago
sommerge totalmente Città di Messico e i suoi sobborghi, l'immagine viene
trasportata solennemente in canoa dal santuario alla cattedrale, per implorare
dalla Vergine la fine dell'alluvione.
Fra le testimonianze del
rapido diffondersi della devozione alla Madonna di Guadalupe anche fuori del
Messico e dell'America Latina, è particolarmente significativa la presenza di
una copia dell'immagine del Tepeyac nella cabina dell'ammiraglio Gian Andrea
Doria - che l'aveva avuta in dono da re Filippo II - alla battaglia di Lepanto,
nel 1571. Tale copia - una delle più antiche ancora esistenti - si trova oggi
nella chiesa parrocchiale di Santo Stefano d'Aveto, in provincia di Genova.
Tuttavia la devozione
alla Madonna di Guadalupe rimane sempre un culto locale, privo di quella
"ufficialità" che può venirgli solo dalla Santa Sede. Così fra il
1662 e il 1666, allo scopo di ottenere l'istituzione, per il giorno 12
dicembre, della festività della Madonna di Guadalupe con Ufficio e Messa
propri, per la prima volta vengono raccolte ufficialmente testimonianze
sull'apparizione e viene fatta esaminare l'immagine da medici e da pittori. I
testimoni interrogati sono: otto anziani abitanti di Cuauhtitlán, il paese
natale di Juan Diego, un meticcio e sette indios, uomini e donne,
alcuni dei quali ultracentenari; dieci fra sacerdoti e religiosi di vari
ordini; due nobili messicani, uno dei quali, il cavaliere di Santiago don Diego
Caño Moteuczuma, nipote di Moctecuzoma Xocoyotzin, l'imperatore azteco - più
noto in Italia come Montezuma II - che aveva accolto Hernán Cortés a Tenochtitlán.
A queste testimonianze verbali si aggiunge un documento scritto da don Luis
Becerra Tanco, studioso delle lingue e delle culture indigene del Messico.
Tutte le testimonianze, in particolare quelle dei vecchi di Cuauhtitlán - i
quali, fra l'altro, essendo analfabeti, non possono essere stati influenzati
dai libri già stampati nel 1666 - concordano sostanzialmente con il Nican
mopohua di Antonio Valeriano. In seguito a ciò, nel 1667 Papa Clemente IX
emana una bolla in cui dichiara il 12 dicembre festa della Madonna di
Guadalupe.
Gli esami scientifici
della "tilma"
Al 1666 risale anche il
più antico esame scientifico dell'immagine "impressa" sulla tilma. Essa
è costituita da due teli di ayate - un rozzo tessuto di fibre
d'agave, usato in Messico dagli indios poveri per fabbricare abiti -
cuciti insieme con filo sottile. Su di essa si vede l'immagine della Vergine,
di dimensioni leggermente inferiori al naturale - la statura è di 143
centimetri - e di carnagione un po' scura, donde l'appellativo popolare messicano
di Virgen Morena o Morenita, circondata dai raggi del sole
e con la luna sotto i suoi piedi, secondo la figura della Donna
dell'Apocalisse. I tratti del volto non sono né di tipo europeo né di
tipo indio, ma piuttosto meticcio - cosa "profetica" al tempo
dell'apparizione - così che oggi, dopo secoli di commistioni fra le due razze,
la Vergine di Guadalupe appare tipicamente "messicana". Sotto la
falce argentata della luna un angelo, le cui ali sono ornate di lunghe penne
rosse, bianche e verdi, sorregge la Vergine che, sotto un manto verde-azzurro
coperto di stelle dorate, indossa una tunica rosa "ricamata" di fiori
in boccio dai contorni dorati, e stretta sopra la vita da una cintura color
viola scuro: questa cintura - il "segno di riconoscimento", presso
gli aztechi, delle donne incinte - indica che la Vergine è in procinto di
donare agli uomini il Salvatore.
I risultati degli esami
compiuti su questa immagine dai pittori e dagli scienziati nel 1666 sono i
seguenti: è assolutamente impossibile che un'immagine così nitida sia stata
dipinta a olio o a tempera sull'ayate, data la completa mancanza di
preparazione di fondo; che il clima del luogo in cui l'immagine è stata
esposta, senza alcuna protezione, per centotrentacinque anni è tale da
distruggere in un tempo più breve qualsiasi pittura, anche se dipinta su tela
di buona qualità e ben preparata, a differenza del rozzo ayate della tilma di
Juan Diego.
Gli studi scientifici
sull'immagine e sull'ayate proseguono nei secoli successivi, fino ai
giorni nostri. Nel 1751 una commissione di sette pittori con a capo Miguel
Cabrera è incaricata di compiere una nuova ispezione sull'ayate, e i
risultati di essa vengono pubblicati cinque anni dopo dallo stesso Miguel
Cabrera con il titolo Maravilla americana. Nel 1752 sempre Miguel Cabrera,
con l'aiuto di due dei sei pittori che hanno esaminato con lui l'immagine
l'anno precedente, esegue tre copie - una per l'arcivescovo di Città di
Messico, una per Papa Benedetto XIV e la terza per sé, come "modello"
per le altre copie che da ogni parte gli vengono richieste - ma al contempo
riconosce l'impossibilità pratica di riprodurre fedelmente l'espressione e i
tratti dell'originale, cosa già notata precedentemente su copie più antiche. Le
conclusioni a cui giungono Miguel Cabrera e i suoi colleghi sono
sostanzialmente le stesse a cui erano giunti i medici e i pittori nel 1666:
l'immagine non è un dipinto, apparendo i colori come "incorporati"
alla trama della tela; e non soltanto una pittura, ma lo stesso tessuto dell'ayate avrebbe
dovuto disgregarsi in breve tempo nelle condizioni climatiche della radura ai
piedi del Tepeyac.
Dell'impossibilità a
resistere in simili condizioni da parte di una pittura eseguita senza
preparazione del fondo testimonia l'esperimento condotto poco più di trent'anni
dopo dal medico José Ignacio Bartolache. Fra il 1785 e il 1787 egli mette
all'opera una squadra di filatori e di tessitori indigeni per far tessere
degli ayates il più possibile simili a quello di Juan Diego,
utilizzando due diversi tipi di fibra vegetale - solo nel 1976 si potrà
accertare che il tessuto della tilma è ricavato da fibre di agave
popotule -, ma senza riuscire a far riprodurre esattamente la consistenza
dell'originale. Alla fine, stanco dei tentativi, sceglie gli ayates che
gli sembrano, all'occhio e al tatto, meno peggiori e incarica cinque pittori di
eseguire copie della Madonna di Guadalupe sulla tela non preparata, adoperando
i colori e le tecniche di pittura in uso duecentocinquant'anni prima. Una di
queste copie - dipinta nel 1788 da Rafael Gutiérrez - viene collocata il 12
settembre dell'anno successivo sull'altare della Capilla del Pocito, da poco
eretta accanto al santuario, che era stato completamente ricostruito, nella
forma in cui lo si ammira ancor oggi, fra il 1695 e il 1709. Ma non vi resta a
lungo: nonostante sia protetta da due robusti cristalli, la copia di Rafael
Gutiérrez deve essere tolta dall'altare nel 1796 - sei anni dopo la morte di
José Ignacio Bartolache - e riposta in un angolo della sacrestia, perché
completamente rovinata. Frattanto, nel 1791, un incidente ha messo in luce
un'altra singolare caratteristica dell'ayate. Alcuni operai, incaricati di
pulire con una soluzione acquosa di acido nitrico al 50% la cornice d'oro che
dal 1777 racchiude l'immagine, lasciano cadere inavvertitamente sulla tela
parte della soluzione "detergente". Stando alle leggi della chimica,
dovrebbe essere un danno irreparabile: infatti, l'acido nitrico reagisce non
solo con le proteine presenti nei tessuti d'origine animale o vegetale dando
loro un caratteristico colore giallo - la cosiddetta "reazione
xantoproteica" - ma, soprattutto, con la cellulosa che costituisce la
struttura portante delle fibre vegetali, disgregandole. Invece, nel caso dell'ayate della
Madonna di Guadalupe, il tessuto è rimasto inspiegabilmente integro, e le due
macchie giallastre della reazione xantoproteica - che non hanno, comunque,
toccato la figura della Vergine - vanno sbiadendo con il passar del tempo. A
questo si aggiunga un altro fatto, a tutt'oggi inspiegabile, notato anch'esso
per la prima volta nella seconda metà del secolo XVIII e più volte confermato
anche ai nostri giorni: l'ayate "respinge" gli insetti e la
polvere, che invece si accumulano abbondantemente sul vetro e sulla cornice.
Ma i risultati più
sorprendenti verranno dagli studi sull'immagine della Madonna di Guadalupe
compiuti nel nostro secolo. Nel 1936, il direttore della sezione di chimica del
Kaiser Wilhelm Institut di Heidelberg, dottor Richard Kuhn - premio Nobel per
la Chimica nel 1938 -, ha la possibilità di analizzare due fili, uno rosso e
uno giallo, provenienti da frammenti della tilma di Juan Diego, forse
ritagliati nel 1777 per adattare alla cornice l'antico mantello, e poi
conservati come reliquie. I risultati delle analisi, condotte con le tecniche
più sofisticate allora disponibili, sono incredibili: sulle fibre non vi è
traccia di coloranti, né vegetali, né animali, né minerali.
La tecnica più usata oggi
per determinare la natura dei pigmenti è quella della fotografia ai raggi
infrarossi, che vengono riflessi o assorbiti in maniera diversa dalle varie
sostanze contenute nei pigmenti stessi. Una prima fotografia a raggi infrarossi
dell'immagine della Madonna di Guadalupe è eseguita nel 1946 dal fotolitografo
Jesús Castaño, ma finisce in archivio a causa della morte dell'autore.
Finalmente, nel 1979, lo scienziato e pittore americano Philip Serna Callahan
esegue una quarantina di fotografie all'infrarosso dell'immagine, sulle quali
può compiere uno studio accurato. Tale studio, anche se viziato da qualche
difetto nelle tecniche fotografiche, è il più accurato fra quelli compiuti sui
colori che formano l'immagine e conferma nella sostanza gli studi precedenti:
la quasi totalità della figura fa tutt'un corpo con il tessuto dell'ayate, con
l'eccezione di alcune parti, come le mani, che appaiono ridipinte per ridurre
la lunghezza delle dita, l'intera parte inferiore compresa la figura
dell'angelo, l'argento della luna, l'oro dei raggi solari e delle stelle, e il
bianco delle nubi che circondano i raggi stessi. A proposito di questi e di
altri particolari, che Philip Serna Callahan definisce un po' troppo
sbrigativamente "aggiunte", occorre fare alcune precisazioni.
Dell'applicazione di una patina bianca sulle nubi - allo scopo di cancellare
dei cherubini che, dipinti per eccesso di devozione intorno alla figura della
Vergine, si erano deteriorati quasi sùbito - parla già nel 1668 padre Francisco
Florencia S.J. nel suo libro Estrella del Norte de México . Così pure
l'aggiunta d'oro ai raggi del sole e d'argento alla luna era già stata notata -
e biasimata - dagli studiosi che avevano compiuto il primo esame scientifico
nel 1666. Quanto alla cancellazione della corona che originariamente ornava il
capo della Vergine, si tratta di un intervento assai recente, del 1895,
eseguito dal pittore Salomé Pina per "far posto" alla corona d'oro
massiccio che in quell'anno viene, con una cerimonia ufficiale, applicata
all'immagine . Per quanto riguarda il resto dell'immagine, sembra difficile che
possa avere subìto "aggiunte" nel senso inteso da Philip Serna
Callahan: sia la più antica descrizione dell'immagine, In tilmatzintli, scritta
con ogni probabilità da Antonio Valeriano nella seconda metà del secolo XVI e
pubblicata da Luis Lasso de la Vega nel 1649 insieme con il Nican
mopohua , sia la già menzionata copia presente alla battaglia di Lepanto -
e quindi anteriore al 1571 - mostrano l'immagine come ci appare oggi, a parte
ovviamente la corona cancellata nel 1895. È quindi più probabile che gli
interventi di mano umana individuati da Philip Serna Callahan siano solo
semplici ritocchi; e don Faustino Cervantes Ibarrola, nelle sue note al libro
di Philip Serna Callahan, ritiene che siano stati apportati dal pittore indio Marcos
Cipac - quello accusato da padre Francisco Bustamante O.F.M. di essere l'autore
del "falso" dell'immagine di Nostra Signora di Guadalupe - al tempo
della costruzione della seconda ermita da parte dell'arcivescovo
padre Alonso de Montúfar O.P., probabilmente per riparare i danni arrecati alla
tilma dall'esposizione per più di vent'anni in condizioni che avrebbero dovuto
distruggere completamente qualunque ayate. In ogni caso, è
significativo che anche le fotografie all'infrarosso abbiano dimostrato la
natura "non manufatta" -acheropita, per dirla con il termine
tecnico d'origine greca - della parte essenziale dell'immagine.
Ma i risultati più
incredibili sono venuti dall'esame degli occhi della Vergine di Guadalupe. È
noto che nell'occhio umano si formano tre immagini riflesse degli oggetti
osservati - una sulla superficie esterna della cornea, la seconda sulla
superficie esterna del cristallino e la terza, ovviamente rovesciata, sulla
superficie interna del cristallino stesso - dette "immagini di Purkinje-Sanson"
dai nomi dei due ricercatori che le scoprirono nel secolo XIX. Se tali immagini
riflesse, oltre che negli occhi di una persona vivente, possono forse essere
viste anche in una fotografia ad alta risoluzione del suo viso, non potranno
certo mai vedersi negli occhi di un volto umano dipinto su una tela. Eppure,
nel 1929, il fotografo Alfonso Marcué González, esaminando alcuni negativi
dell'immagine della Madonna di Guadalupe, scorge nell'occhio destro qualcosa di
simile al riflesso di un mezzo busto umano. La scoperta - tenuta segreta in
attesa di esami più approfonditi - è confermata il 29 maggio 1951 dal fotografo
ufficiale del santuario, José Carlos Salinas Chávez, che rilascia pubblica
dichiarazione scritta di aver vista "[...] riflessa nella pupilla
del lato destro della Vergine di Guadalupe la Testa di Juan Diego, accertandone
subito la presenza anche sul lato sinistro" .
La presenza negli occhi
della Vergine di questa presunta "testa di Juan Diego" viene
confermata negli anni successivi dalle osservazioni di illustri oftalmologi,
compiute anche direttamente sulla tilma priva del vetro protettivo, i
quali riescono pure a individuare, nel solo occhio destro, la seconda e la
terza immagine di Purkinje-Sanson. È una scoperta che rende ancora più "inspiegabile"
l'immagine del Tepeyac, ma non è ancora tutto. Infatti, quando nel 1979
l'ingegnere peruviano José Aste Tonsmann, esperto di elaborazione elettronica
delle immagini, viene a conoscenza della scoperta fatta da José Carlos Salinas
Chávez ventotto anni prima, chiede di poter analizzare - con il metodo
dell'elaborazione elettronica mediante computer, usato, fra l'altro,
per la "decifrazione" delle immagini inviate sulla terra dai
satelliti artificiali e dalle sonde spaziali - i riflessi visibili negli occhi
della Madonna di Guadalupe. Con questo metodo - basato sulla scomposizione di
una figura in "punti" luminosi e sulla "traduzione" della
luminosità di ciascun punto nel "codice binario" del calcolatore -
José Aste Tonsmann riesce a ingrandire le iridi degli occhi della Vergine fino
a 2500 volte le loro dimensioni originarie, e a rendere, mediante opportuni
procedimenti matematici e ottici, il più possibile nitide le immagini in esse
contenute. Il risultato ha, ancora una volta, dell'incredibile: negli occhi
della Madonna di Guadalupe è riflessa l'intera scena di Juan Diego che apre la
sua tilma davanti al vescovo Juan de Zumárraga O.F.M. e agli altri
testimoni del miracolo. In questa scena è possibile individuare, da sinistra
verso destra guardando l'occhio: un indio seduto, che guarda in alto;
il profilo di un uomo anziano, con la barba bianca e la testa segnata da
un'avanzata calvizie e da qualcosa di simile alla chierica dei frati, molto
somigliante alla figura del vescovo Juan de Zumárraga O.F.M. quale appare nel
dipinto di Miguel Cabrera raffigurante il miracolo della tilma; un
uomo più giovane, quasi sicuramente l'interprete Juan González; un indio dai
lineamenti marcati, con barba e baffi, certamente Juan Diego, che apre il
proprio mantello, ancora privo dell'immagine, davanti al vescovo; una donna dal
volto scuro, forse una schiava nera; un uomo dai tratti spagnoli - quello già
individuato dagli esami oftalmoscopici sulla tilma e inizialmente
scambiato per Juan Diego - che guarda pensoso la tilma accarezzandosi
la barba con la mano. Tutti questi personaggi stanno guardando verso la tilma, meno
il primo, l'indio seduto, che sembra guardare piuttosto il viso di Juan
Diego. Insomma, negli occhi dell'immagine della Madonna di Guadalupe vi è come
una "istantanea" di quanto accaduto nel vescovado di Città di Messico
al momento in cui l'immagine stessa si formò sulla tilma. Al centro delle
pupille, poi, si nota, in scala molto più ridotta, un'altra "scena",
del tutto indipendente dalla prima, in cui compare un vero e proprio
"gruppo familiare" indigeno composto da una donna, da un uomo, da
alcuni bambini, e - nel solo occhio destro - da altre persone in piedi dietro
la donna.
La presenza di queste
immagini negli occhi è, innanzi tutto, la conferma definitiva dell'origine
prodigiosa dell'icona guadalupana: è materialmente impossibile dipingere tutte
queste figure in cerchietti di circa 8 millimetri di diametro, quali sono le
iridi della Madonna di Guadalupe, e per di più nell'assoluto rispetto di leggi ottiche
totalmente ignote nel secolo XVI. Inoltre, la scena del vescovado come appare
negli occhi della Vergine pone un altro problema: essa non è quella che poteva
essere vista dalla supeficie della tilma, dato che vi compare Juan
Diego con la tilma dispiegata davanti al vescovo. A questo proposito
José Aste Tonsmann avanza l'ipotesi che la Madonna fosse presente, sebbene
invisibile, al fatto, e abbia "proiettata" sulla tilma la propria
immagine, avente negli occhi il riflesso di ciò che stava vedendo .
Un altro studio
scientifico che ha dato risultati molto interessanti è quello relativo alla
disposizione delle stelle sul manto della Vergine, disposizione che, pur
essendo diversa da quelle "geometriche" tipiche dei cieli dipinti,
per esempio, sulle volte di alcune chiese, sembra tutt'altro che casuale.
Questo fatto, che mal si accorda con la sbrigativa definizione di
"aggiunte" data da Philip Serna Callahan alle stelle del manto e ai
disegni del broccato della tunica, spinge don Mario Rojas Sánchez, traduttore
dei testi náhuatl sull'apparizione e studioso della cultura azteca, a uno
studio accurato su questi due particolari dell'immagine di Guadalupe. Partendo
dalla somiglianza fra i grandi fiori in boccio visibili sulla tunica della
Vergine e il simbolo azteco del tépetl, cioè del monte, don Mario
Rojas Sánchez ha identificato sulla tunica una "mappa" dei principali
vulcani del Messico; quanto alle stelle, lo stesso sacerdote ha potuto
accertare, grazie alla collaborazione di alcuni astronomi e dell'osservatorio
Laplace di Città di Messico, che esse corrispondono alle costellazioni presenti
sopra Città di Messico al solstizio d'inverno del 1531 - solstizio che, dato il
calendario giuliano allora vigente, cadeva il 12 dicembre - viste però non
secondo la normale prospettiva "geocentrica", ma secondo una
prospettiva "cosmocentrica", ossia come le vedrebbe un osservatore
posto "al di sopra della volta celeste".
IL SITO DI NOSTRA SIGNORA DI
GUADALUPE
SOURCE : https://www.mariadinazareth.it/guadalupe%20apparizione.htm
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Statue
of St. Juan Diego of Mexico and Fray Juan de Zumárraga - Sanctuary of Guadalupe
- Mexico
Estatua
que representa al Indio San Juan Diego presentando a Fray Juan de Zumárraga su
ayate con la imagen de la Virgen de Guadalupe. La obra se encuentra colocada
frente a la Antigua Parroquia de Indios, Conjunto Villa de Guadalupe
Statue
of St. Juan Diego of Mexico and Fray Juan de Zumárraga - Sanctuary of Guadalupe
- Mexico
Estatua
que representa al Indio San Juan Diego presentando a Fray Juan de Zumárraga su
ayate con la imagen de la Virgen de Guadalupe. La obra se encuentra colocada
frente a la Antigua Parroquia de Indios, Conjunto Villa de Guadalupe
HEILIGSPRECHUNG VON JUAN
DIEGO CUAUHTLATOATZIN
PREDIGT DES HEILIGEN
VATERS JOHANNES PAUL II.
1. »Ich preise dich,
Vater, Herr des Himmels und der Erde, weil du all das den Weisen und Klugen
verborgen, den Unmündigen aber offenbart hast. Ja, Vater, so hat es dir
gefallen« (Mt 11, 25 –26).
Liebe Brüder und
Schwestern! Diese Worte Jesu im heutigen Evangelium stellen für uns eine
besondere Einladung dar, Gott zu loben und ihm zu danken für das Geschenk des
ersten heiligen Indios des amerikanischen Kontinents.
Mit großer Freude bin ich
zu dieser Basilika von Guadalupe, dem arianischen Herzen Mexikos und Amerikas,
gepilgert, um die Heiligkeit von Juan Diego Cuauhtlatoatzin zu verkünden, des
einfachen und demütigen Indios, der das milde und reine Gesicht der Jungfrau
von Tepeyac, die der Bevölkerung Mexikos so sehr am Herzen liegt,
betrachtete.
2. Danken möchte ich für
die freundlichen Worte, die Kardinal Norberto Carrera Rivera, Erzbischof von
Mexiko, an mich gerichtet hat, wie auch für den warmherzigen Empfang der Männer
und Frauen in dieser herausragenden Erzdiözese: An sie alle geht mein
herzlichster Gruß. In Verbundenheit begrüße ich auch Kardinal Ernesto Corripio
Ahumada, den emeritierten Erzbischof von Mexiko, und alle weiteren Kardinäle,
die Bischöfe aus Mexiko, aus den anderen Ländern Amerikas, von den Philippinen
und aus anderen Teilen der Welt. Zugleich danke ich in besonderer Weise dem
Herrn Präsidenten und den Vertretern der zivilen Autoritäten für ihre Teilnahme
an dieser Feier.
Einen besonders
herzlichen Gruß richte ich heute an die zahlreichen Ureinwohner, die aus den
verschiedenen Teilen des Landes hierhergekommen sind; sie vertreten die vielen
ethnischen Gruppen und Kulturen, aus denen die reiche und vielfältige
mexikanische Bevölkerung besteht. Der Papst spricht ihnen seine Nähe sowie
seine tiefe Achtung und Bewunderung aus und heißt sie im Namen des Herrn
brüderlich willkommen.
3. Wie war Juan Diego?
Warum richtete Gott seinen Blick auf ihn? Das Buch Jesus Sirach, aus dem wir
soeben einen Abschnitt gehört haben, lehrt uns folgendes: »Groß ist die Macht
Gottes, und von den Demütigen wird er verherrlicht« (Sir 3, 20). Auch die
Worte des hl. Paulus, die während dieser Feier vorgelesen wurden, erhellen
diese göttliche Art des heilbringenden Wirkens: »Das Niedrige in der Welt und
das Verachtete hat Gott erwählt: das, was nichts ist, um das, was etwas ist, zu
vernichten, damit kein Mensch sich rühmen kann vor Gott« (1 Kor 1, 28
–29).
Es ist bewegend, die
Erzählungen von Guadalupe zu lesen, denn sie sind mit großem Feingefühl
geschrieben und voller Empfindsamkeit. In ihnen offenbart sich die Jungfrau
Maria, die Magd, die »den Herrn preist« (vgl. Lk 1, 46), dem Juan
Diego als Mutter des wahren Gottes. Als Zeichen schenkt sie ihm einige kostbare
Rosen: Als er sie seinem Bischof zeigt, entdeckt er auf seinem Mantel das
gesegnete Bildnis Unserer Lieben Frau.
»Das Ereignis von
Guadalupe« – so betonte der mexikanische Episkopat – »bedeutete den Beginn der
Evangelisierung mit einer Vitalität, die alle Erwartungen übertraf. Die
Botschaft Christi, durch seine Mutter übermittelt, nahm die zentralen Elemente
der einheimischen Kultur auf, reinigte sie und gab ihnen ihre endgültige
Heilsbedeutung« (vgl. 14. Mai 2002, Nr. 8). Deshalb besitzen Guadalupe und Juan
Diego einen tiefen kirchlichen und missionarischen Sinn;sie sind das Vorbild
einer auf vollkommene Weise inkulturierten Evangelisierung.
4. »Der Herr blickt herab
vom Himmel, er sieht auf alle Menschen« (Ps 33, 13), haben wir mit dem
Psalmisten gebetet und damit aufs neue unseren Glauben an Gott bekannt, der
keinen Unterschied hinsichtlich Rasse oder Kultur macht. Juan Diego nahm die
christliche Botschaft an, ohne dabei seine Identität als Ureinwohner aufzugeben;
so entdeckte er die tiefe Wahrheit der neuen Menschheit, in der alle dazu
berufen sind, Kinder Gottes zu sein. Auf diese Weise erleichterte er die
fruchtbringende Begegnung zwischen zwei Welten und wurde zu einem Protagonisten
der neuen mexikanischen Identität. Diese steht in ganz enger Verbindung zur
Jungfrau von Guadalupe, deren mestizisches Gesicht ihre geistige Mutterschaft
zum Ausdruck bringt, die alle Mexikaner einschließt. Daher muß sein
Lebenzeugnis auch in Zukunft dem Aufbau der mexikanischen Nation Kraft
schenken, die Brüderlichkeit unter allen ihren Söhnen und Töchtern fördern und
die Versöhnung Mexikos mit seinen Ursprüngen, seinen Werten und seinen
Traditionen immer weiter voranbringen.
Diese edle Aufgabe,
nämlich der Aufbau eines besseren, gerechteren und solidarischeren Mexiko,
erfordert die Mitarbeit eines jeden. Insbesondere ist es heute nötig, die
Ureinwohner in ihren berechtigten Ansprüchen zu unterstützen, indem die wahren
Werte jeder ethnischen Gruppe geachtet und verteidigt werden. Mexiko braucht
seine Ureinwohner, und die Ureinwohner brauchen Mexiko!
Liebe Brüder und
Schwestern aller ethnischen Gruppen Mexikos und Amerikas! Wenn ich heute die
Gestalt des Indio Juan Diego ehre, möchte ich dadurch die Nähe der Kirche und
des Papstes zu euch allen zum Ausdruck bringen. Ich umarme euch in herzlicher
Zuneigung und fordere euch auf, die schwierigen gegenwärtigen Umstände
hoffnungsvoll zu überwinden.
5. In diesem
entscheidenden Abschnitt der Geschichte Mexikos, nun da die Schwelle zum neuen
Jahrtausend bereits überschritten ist, vertraue ich der mächtigen Fürsprache
des hl. Juan Diego die Freuden und Hoffnungen, die Ängste und Sorgen des
geschätzten mexikanischen Volkes an, das mir so am Herzen liegt.
Gesegneter Juan Diego,
guter und christlicher Indio, den das einfache Volk immer als wahren Heiligen
angesehen hat, wir bitten dich, die in Mexiko pilgernde Kirche zu begleiten,
damit sie ihren Auftrag der Mission und der Evangelisierung Tag für Tag besser
erfülle. Ermutige die Bischöfe, unterstütze die Priester, wecke neue und
heilige Berufungen, hilf allen, die ihr Leben für die Sache Christi und für die
Verbreitung seines Reiches hingeben.
Glückseliger Juan Diego,
gläubiger und wahrhaftiger Mensch, dir empfehlen wir unsere Brüder und
Schwestern, die Laiengläubige sind: Sie mögen sich zur Heiligkeit berufen
fühlen und alle Bereiche des gesellschaftlichen Lebens mit dem Geist des
Evangeliums erfüllen. Segne die Familien, unterstütze die Brautleute in ihrer
Ehe, stehe den Eltern in ihren Bemühungen um die christliche Erziehung ihrer
Kinder bei. Schau gütig auf den Schmerz der Menschen, die an Leib und Seele
leiden oder die von Armut, Einsamkeit, Ausgrenzung oder mangelnder Bildung
betroffen sind. Alle, Regierende und Volk, mögen stets gemäß den Anforderungen
der Gerechtigkeit und der Achtung der Würde jedes Menschen handeln, damit auf
diese Weise der wahre Friede gefestigt werde.
Geliebter Juan Diego,
»sprechender Adler«! Zeig uns den Weg, der zur »Virgen Morena del Tepeyac«
führt: Sie möge uns im Innersten ihres Herzens aufnehmen, denn sie ist die
liebevolle und mitfühlende Mutter, die uns bis zum wahren Gott geleitet.
Amen.
Der Papst sagte zum Schluß
der Eucharistiefeier:
Zum Abschluß der Heiligsprechung von Juan Diego möchte ich euch alle erneut begrüßen, die ihr an dieser Feier teilgenommen habt, einige in dieser Basilika, andere in näherer oder weiterer Umgebung, sowie all jene, die über Radio und Fernsehen it uns verbunden sind. Von Herzen danke ich für die Zuneigung, die mir von den vielen Menschen entgegengebracht wurde, denen ich auf dem Weg, den ich bis hierher zurückgelegt habe, begegnet bin. Im neuen Heiligen habt ihr ein wunderbares Beispiel eines guten Menschen mit rechtem Lebenswandel, einen treuen Sohn der Kirche, gehorsam gegenüber den Hirten, von Liebe zur Jungfrau Maria erfüllt, ein guter Jünger Jesu. Er sei ein Vorbild für euch, die ihr ihn so liebt, und er lege Fürsprache ein für Mexiko, damit es immer treu bleibe. Übermittelt allen die Botschaft dieser Feier und den Gruß und die Zuneigung des Papstes für alle Mexikaner.
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San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Santuario
di Santa Maria di Guadalupe, Città del Messico.
Shrine
of Our Lady of Guadalupe, Mexico
City.
Santuario
de Santa María de Guadalupe, Ciudad de México.
VIAJE
APOSTÓLICO A MÉXICO Y CURAÇAO
BEATIFICACIÓN DE JUAN
DIEGO Y DE OTROS SIERVOS DE DIOS
HOMILÍA DE SU SANTIDAD
JUAN PABLO II
“Cristo..., cargado con
nuestros pecados, subió al madero de la cruz..., por sus llagas habéis sido
curados” (1P 2, 21. 24. 25).
Queridísimos hijos e
hijas de México:
1. He venido de nuevo a
vuestra tierra para confesar ante vosotros y con todos vosotros, la fe común en
Cristo, el único Redentor del mundo. Quiero proclamarlo en todos los lugares de
mi peregrinación por vuestra tierra; pero quiero hacerlo ante todo aquí, en
este lugar particularmente sagrado para vosotros: el Tepeyac.
Cristo, Redentor del
mundo, está presente en la historia, gene ración tras generación, por medio de
su Santísima Madre, la misma que lo dio a luz en Belén, la misma que estaba
junto a la cruz en el Gólgota.
Cristo, pues, por medio
de la Virgen María, ha entrado en las vicisitudes propias de todas las
generaciones humanas, en la historia de México y de toda América. El lugar en
el que nos hallamos, la venerada basílica de Guadalupe, confiere a este hecho
salvífico un testimonio de insuperable elocuencia.
Me siento particularmente
feliz al poder comenzar mi segunda visita pastoral a México desde este lugar
sagrado, hacia el cual dirigen sus miradas y sus corazones todos los hijos de
la patria mexicana, dondequiera que estén. Por eso, desde este santuario, donde
late el corazón materno que da vida y esperanza a todo México, quiero dirigir
mi más afectuoso saludo a todos los habitantes de esta gran nación, desde
Tijuana y Río Bravo, hasta la península de Yucatán. Quiero que el saludo
entrañable del Papa llegue a todos los rincones, al corazón de todos los
mexicanos para darles afecto, alegría, ánimos para superar las dificultades y
para seguir construyendo una sociedad nueva donde reinen la justicia, la
verdad y la fraternidad, que haga de este querido pueblo una gran familia.
Agradezco vivamente las
afectuosas palabras de bienvenida que el señor cardenal Ernesto Corripio
Ahumada, arzobispo de México, me ha dirigido, en nombre también de nuestros
hermanos en el episcopado y de toda la Iglesia mexicana.
2. Mi gozo es aún más
grande porque al empezar ahora esta segunda visita pastoral en vuestra tierra,
como Sucesor del Apóstol san Pedro y Pastor de la Iglesia universal, el Señor
me concede la gracia de beatificar, es decir de elevar a la gloria de los
altares, a algunos hijos predilectos de vuestra nación.
Lo he hecho en el nombre
y con la autoridad recibida de Jesucristo, el Señor, el que nos ha redimido con
la sangre de sus santísimas llagas y por eso se ha convertido en el Pastor de
nuestras almas.
Juan Diego, el confidente
de la dulce Señora del Tepeyac. Los tres niños mártires de Tlaxcala, Cristóbal,
Antonio y Juan. El sacerdote y fundador José María de Yermo y Parres. Sus
nombres, inscritos ya en el cielo, están desde hoy escritos en el libro de los
bienaventurados y en la historia de la fe de la Iglesia de Cristo, que vive y
peregrina en México.
Estos cinco beatos están
inscritos de manera imborrable en la gran epopeya de la evangelización de
México. Los cuatro primeros en las primicias de la siembra de la palabra en
estas tierras; el quinto en la historia de su fidelidad a Cristo, en medio de
las vicisitudes del siglo pasado. Todos han vivido y testimoniado esta fe, al
amparo de la Virgen María. Ella, en efecto, fue y sigue siendo la “ Estrella de
la evangelización ”, la que con su presencia y protección sigue alimentando la
fe y fortaleciendo la comunión eclesial.
3. La beatificación de
Juan Diego y de los niños mártires de Tlaxcala nos hacen recordar las
primicias de la predicación de la fe en estas tierras, ahora que nos
estamos preparando para celebrar el V Centenario de la evangelización de
América.
El Evangelio de
Jesucristo penetró en México con el ardor apostólico de los primeros
evangelizadores. Ellos anunciaron a Jesucristo crucificado y resucitado,
constituido Señor y Mesías, y atrajeron a la fe a las multitudes, con la fuerza
del Espíritu Santo que inflamaba su palabra de misioneros y el corazón de los
evangelizados.
Aquella ardorosa acción
evangelizadora respondía al mandato misionero de Jesús a sus Apóstoles y a la
efusión del Espíritu Santo en Pentecostés. Lo hemos escuchado en la primera
lectura de esta celebración eucarística, cuando Pedro, en nombre de los demás
Apóstoles, proclamó el “kerigma” de Cristo crucificado y resucitado.
Aquellas palabras
llegaron al corazón de los oyentes quienes preguntaron enseguida a Pedro y a
los demás Apóstoles: “¿Qué tenemos que hacer, hermanos?” (Hch 2, 37). La
respuesta del Príncipe de los Apóstoles explica claramente el dinamismo de todo
auténtico proceso de conversión y de agregación a la Iglesia. A la proclamación
del Evangelio sigue la aceptación de la fe por parte de los catecúmenos en
virtud de la palabra que mueve los corazones. A la confesión de la fe sigue la
conversión y el bautismo en el nombre de Jesús, para la remisión de los pecados
y para recibir la efusión del Espíritu Santo. Por medio del bautismo los creyentes
son agregados a la comunidad de la Iglesia para vivir en comunión de fe,
esperanza y amor.
De hecho “los que
aceptaron sus palabras —nos dice el texto sagrado— se bautizaron, y aquel día
se les agregaron unos tres mil” (Hch 2, 41). Así fueron los orígenes de la
predicación evangélica y de la extensión de la Iglesia por el mundo entero.
No se pueden proclamar
estas palabras sin pensar espontáneamente en la continuidad de esta
evangelización y efusión del Espíritu Santo aquí en México. En efecto, de ella
fueron beneficiarios y colaboradores nuestros beatos, primicias de la
evangelización y testigos preclaros de la fe de los orígenes. Aquí se cumplió
la palabra profética de san Pedro el día de Pentecostés: “ Porque la promesa
vale para vosotros y para vuestros hijos y, además, para todos los que llame el
Señor Dios nuestro, aunque estén lejos ” (Ibíd., 2, 39).
4. Lejanos en el tiempo y
en el espacio estaban estas tierras y los hombres y mujeres que las poblaban;
pero en virtud del mandato apostólico llegaron finalmente aquí un grupo de doce
misioneros que la tradición ha llamado, con evidente alusión a los orígenes de
la predicación apostólica, los “doce Apóstoles”.
Con la cruz en la mano
anunciaron a Cristo Redentor y Señor; predicaron la conversión, y las
multitudes recibieron las aguas regeneradoras del santo bautismo y la efusión
del Espíritu Santo.
Así, estos pueblos se
incorporaron a la Iglesia, como en el día de Pentecostés, y la Iglesia se
enriqueció con los valores de su cultura. Los mismos misioneros encontraron en
los indígenas los mejores colaboradores para la misión, como mediadores en la
catequesis, como intérpretes y amigos para acercarlos a los nativos y facilitar
una mejor inteligencia del mensaje de Jesús.
Como ejemplo de ellos
tenemos a Juan Diego, de quien se dice que acudía a la catequesis en
Tlaltelolco. También a los niños mártires de Tlaxcala, que en su tierna edad
siguieron con entusiasmo a los misioneros franciscanos y dominicos, dispuestos
a colaborar con ellos en la predicación de la buena nueva del Evangelio.
5. En los albores de la
evangelización de México tiene un lugar destacado y original el beato Juan
Diego, cuyo nombre indígena, según la tradición, era Cuauhtlatóhuac, “Aguila
que habla”.
Su amable figura es
inseparable del hecho guadalupano, la manifestación milagrosa y maternal de la
Virgen, Madre de Dios, tanto en los monumentos iconográficos y literarios como
en la secular devoción que la Iglesia de México ha manifestado por este
indio predilecto de María.
A semejanza de los
antiguos personajes bíblicos, que eran una representación colectiva de todo el
pueblo, podríamos decir que Juan Diego representa a todos los indígenas que
acogieron el Evangelio de Jesús, gracias a la ayuda maternal de María,
inseparable siempre de la manifestación de su Hijo y de la implantación de la
Iglesia, como lo fue su presencia entre los Apóstoles el día de Pentecostés.
Las noticias que de él
nos han llegado encomian sus virtudes cristianas: su fe sencilla, nutrida en la
catequesis y acogedora de los misterios; su esperanza y confianza en Dios y en
la Virgen; su caridad, su coherencia moral, su desprendimiento y pobreza
evangélica.
Llevando vida de ermitaño
aquí, junto al Tepeyac, fue ejemplo de humildad. La Virgen lo escogió entre los
más humildes para esa manifestación condescendiente y amorosa cual es la
aparición guadalupana. Un recuerdo permanente de esto es su rostro materno y su
imagen bendita, que nos dejó como inestimable regalo. De esta manera quiso
quedarse entre vosotros, como signo de comunión y de unidad de todos los que
tenían que vivir y convivir en esta tierra.
El reconocimiento del
culto que, desde hace siglos, se ha dado al laico Juan Diego, reviste una
importancia particular. Es una fuerte llamada a todos los fieles laicos de
esta nación para que asuman todas sus responsabilidades en la transmisión
del mensaje evangélico y en el testimonio de una fe viva y operante en el
ámbito de la sociedad mexicana. Desde este lugar privilegiado de Guadalupe,
corazón del México siempre fiel, deseo convocar a todo el laicado mexicano a
comprometerse más activamente en la reevangelización de la sociedad.
Los fieles laicos
participan en la función profética, sacerdotal y real de Cristo (cf. Lumen
gentium, 31), pero realizan esta vocación en las condiciones ordinarias de
la vida cotidiana. Su campo natural e inmediato de acción se extiende a todos
los ambientes de la convivencia humana y a todo lo que forma parte de la
cultura en su sentido más amplio y pleno. Como escribí en la Exhortación
Apostólica “ Christifideles Laici ”: “Para animar cristianamente el orden
temporal —en el sentido señalado de servir a la persona y a la sociedad— los
fieles laicos de ningún modo pueden abdicar de la participación en la política,
es decir, de la multiforme y variada acción económica, social, legislativa,
administrativa y cultural, destinada a promover orgánica e institucionalmente
el bien común” (Christifideles
Laici, 42).
Hombres y mujeres
católicos de México, vuestra vocación cristiana es, por su misma
naturaleza, vocación al apostolado. (cf. Apostolicam
actuositatem, 3) No podéis, por tanto, permanecer indiferentes ante el
sufrimiento de vuestros hermanos: ante la pobreza, la corrupción, los ultrajes
a la verdad y a los derechos humanos. Debéis ser sal de la tierra y luz del
mundo (cf. Mt 5, 13-14). Por eso el Señor os repite hoy: “Brille así
vuestra luz delante de los hombres para que vean vuestras buenas obras y
glorifiquen a vuestro Padre que está en los cielos” (Ibíd., 5, 16).
Brille también ante
vosotros desde ahora Juan Diego, elevado por la Iglesia al honor de los
altares, y al que podemos invocar como protector y abogado de los
indígenas.
6. Con inmenso gozo he
proclamado también beatos a los tres niños mártires de Tlaxcala:
Cristóbal, Antonio y Juan. En su tierna edad fueron atraídos por la palabra y
el testimonio de los misioneros y se hicieron sus colaboradores, como
catequistas de otros indígenas. Son un ejemplo sublime y aleccionador de cómo
la evangelización es una tarea de todo el pueblo de Dios, sin que nadie
quede excluido, ni siquiera los niños.
Con la Iglesia de
Tlaxcala y de México me complace poder ofrecer a toda América Latina y a la
Iglesia universal este ejemplo de piedad infantil de generosidad apostólica y
misionera, coronada por la gracia del martirio.
En la Exhortación
Apostólica Christifideles
Laici quise poner particularmente de relieve que la inocencia de los
niños “nos recuerda que la fecundidad misionera de la Iglesia tiene su raíz
vivificante, no en los medios y méritos humanos, sino en el don absolutamente
gratuito de Dios” (Christifideles
Laici, 47). Ojalá el ejemplo de estos niños beatificados suscite una
inmensa multitud de pequeños apóstoles de Cristo entre los muchachos y
muchachas de Latinoamérica y del mundo entero, que enriquezcan espiritualmente
nuestra sociedad tan necesitada de amor.
7. La gracia del Espíritu
Santo resplandece también hoy en otra figura que reproduce los rasgos del
Buen Pastor: el padre José María de Yermo y Parres. En él están delineados con
claridad los trazos del auténtico sacerdote de Cristo, porque el sacerdocio fue
el centro de su vida y la santidad sacerdotal su meta. Su intensa dedicación a
la oración y al servicio pastoral de las almas, así como su dedicación
específica al apostolado entre los sacerdotes con retiros espirituales,
acreciente el interés por su figura, especialmente ahora que el próximo Sínodo
de los Obispos se ocupará también de la formación de los sacerdotes del futuro.
Apóstol de la caridad,
como lo llamaron sus contemporáneos, el padre José María unió el amor a Dios y
el amor al prójimo, síntesis de la perfección evangélica, con una gran devoción
al Corazón de Jesús y con un amor particular hacia los pobres. Su celo ardiente
por la gloria de Dios lo llevaba también a desear que todos fueran auténticos
misioneros.
Todos misioneros. Todos
apóstoles del corazón de Cristo. Especialmente sus hijas, la congregación que
él fundó, las Siervas del Sagrado Corazón de Jesús y de los Pobres, a las
cuales dejó como herencia carismática dos amores: Cristo y los pobres. Estos
dos amores eran la llama de su corazón y tenían que ser siempre la gloria más
pura de sus hijas.
8. Queridos hermanos y
hermanas, en este cuarto domingo de Pascua, toda la Iglesia celebra a Cristo el
Buen Pastor que, sufriendo por nuestros pecados, ha dado la vida por nosotros,
sus ovejas, y nos ha dejado a la vez un ejemplo para que sigamos sus huellas
(cf. 1P 2, 21). El Buen Pastor conoce sus ovejas y sus ovejas lo
conocen a El (cf. Jn 10, 14).
Juan Diego, los niños
mártires de Tlaxcala, Cristóbal, Antonio y Juan, José María de Yermo y Parres,
siguieron con perseverancia las huellas de Cristo, Buen Pastor. Su
beatificación en este domingo en que la Iglesia celebra también la Jornada
mundial de oración por las vocaciones es una llamada urgente a todos para que
desde la propia vocación vayamos a trabajar en la viña del Señor.
En los cinco nuevos
beatos se refleja la pluralidad de las vocaciones y en ellos tenemos un ejemplo
de cómo toda la Iglesia tiene que ponerse en marcha para evangelizar y dar
testimonio de Cristo. Los fieles laicos, tanto los niños y los jóvenes, como
los mayores, los sacerdotes, los religiosos y las religiosas. Todos tienen que
escuchar y seguir el llamamiento del Señor Jesús: “Id también vosotros a mi
viña” (Mt 20, 4).
9. En nuestra celebración
eucarística de hoy Cristo nos repite de nuevo: “Os aseguro que yo soy la puerta
de las ovejas” (Jn 10, 7). La puerta nos abre la entrada en la casa. La
puerta que es Cristo nos introduce en la “casa del Padre donde hay muchas
mansiones” (cf. Ibíd., 14, 2). El Buen Pastor, con palabras severas y
categóricas, advierte también que hay que guardarse de todos aquellos que no
son “ la puerta de las ovejas ”. El los llama ladrones y salteadores. Son
quienes no buscan el bien de las ovejas sino su propio provecho mediante la
falsedad y el engaño. Por eso, el Señor nos enseña cuál es la prueba definitiva
del desinterés y el servicio: estar dispuestos a dar la vida por los demás
(cf. Ibíd., 10, 11).
Esta es también la gran
lección de estos hijos de la tierra de México que hoy hemos elevado al honor de
los altares: siguieron a Cristo y, como El, hicieron de sus vidas un testimonio
de amor. La muerte no los ha vencido. Les ha abierto de par en par las puertas
de la otra vida, la vida eterna.
Desde este santuario de
la Virgen María de Guadalupe, queremos darle gracias a Ella que es la Madre de
Dios, la patrona de México y de toda América Latina, porque en estos cinco
nuevos beatos se han realizado las palabras del Buen Pastor:
“Yo he venido para que
tengan vida y la tengan abundante” (Ibíd., 100, 10).
¡Qué gozo encontrarme de
nuevo entre vosotros y a los pies de la Virgen de Guadalupe!
Mi corazón se eleva en
acción de gracias a Dios porque, en su providencia amorosa, me permite estar
entre los queridos hijos e hijas de México, para compartir unas jornadas de fe
unidos en el amor a Jesucristo.
Agradezco desde lo más
hondo de mi corazón vuestra presencia aquí esta tarde, para celebrar, junto con
el Papa, la beatificación de cinco hijos predilectos de estas tierras que Dios
ha querido bendecir de modo especial y que ha puesto bajo la protección materna
de Nuestra Señora de Guadalupe.
Al volver a vuestras
casas llevad a todos el saludo afectuoso del Papa. He venido a visitaros porque
os amo, porque representáis una porción escogida de la Iglesia de Cristo,
porque deseo estar cerca de quienes más lo necesitan: los pobres, los enfermos,
cuantos sufren en el cuerpo o en el espíritu.
Desde el corazón de
México que es Guadalupe bendigo a todos y os encomiendo a la protección de la
Virgen.
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para la Comunicación
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Christ the King Church, Tres Valles, Veracruz, Mexico : Our Lady of Guadalupe
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Christ
the King Church, Tres Valles, Veracruz, Mexico : Our Lady of Guadalupe
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the King Church, Tres Valles, Veracruz, Mexico : Our Lady of Guadalupe
CANONIZACIÓN DE JUAN
DIEGO CUAUHTLATOATZIN
1. “¡Yo te alabo,
Padre, porque has escondido estas cosas a los sabios y entendidos, y las has
revelado a la gente sencilla! ¡Gracias, Padre, porque así te ha parecido bien!” (Mt 11,
25).
Queridos hermanos y
hermanas: Estas palabras de Jesús en el evangelio de hoy son para nosotros una
invitación especial a alabar y dar gracias a Dios por el don del primer santo
indígena del Continente americano.
Con gran gozo he
peregrinado hasta esta Basílica de Guadalupe, corazón mariano de México y de
América, para proclamar la santidad de Juan
Diego Cuauhtlatoatzin, el indio sencillo y humilde que contempló el rostro
dulce y sereno de la Virgen del Tepeyac, tan querido por los pueblos de México.
2. Agradezco las amables
palabras que me ha dirigido el Señor Cardenal Norberto Rivera Carrera,
Arzobispo de México, así como la calurosa hospitalidad de los hombres y mujeres
de esta Arquidiócesis Primada: para todos mi saludo cordial. Saludo también con
afecto al Cardenal Ernesto Corripio Ahumada, Arzobispo emérito de México y a
los demás Cardenales, a los Obispos mexicanos, de América, de Filipinas y de
otros lugares del mundo. Asimismo, agradezco particularmente al Señor
Presidente y a las Autoridades civiles su presencia en esta celebración.
Dirijo hoy un saludo muy
entrañable a los numerosos indígenas venidos de las diferentes regiones del
País, representantes de las diversas etnias y culturas que integran la rica y
pluriforme realidad mexicana. El Papa les expresa su cercanía, su profundo
respeto y admiración, y los recibe fraternalmente en el nombre del Señor.
3. ¿Cómo era Juan Diego?
¿Por qué Dios se fijó en él? El libro del Eclesiástico, como hemos escuchado,
nos enseña que sólo Dios “es poderoso y sólo los humildes le dan gloria” (3,
20). También las palabras de San Pablo proclamadas en esta celebración iluminan
este modo divino de actuar la salvación: “Dios ha elegido a los
insignificantes y despreciados del mundo; de manera que nadie pueda presumir
delante de Dios” (1 Co 1, 28.29).
Es conmovedor leer los
relatos guadalupanos, escritos con delicadeza y empapados de ternura. En ellos
la Virgen María, la esclava “que glorifica al Señor” (Lc 1, 46),
se manifiesta a Juan Diego como la Madre del verdadero Dios. Ella le regala,
como señal, unas rosas preciosas y él, al mostrarlas al Obispo, descubre
grabada en su tilma la bendita imagen de Nuestra Señora.
“El acontecimiento
guadalupano -como ha señalado el Episcopado Mexicano- significó el comienzo de
la evangelización con una vitalidad que rebasó toda expectativa. El mensaje de
Cristo a través de su Madre tomó los elementos centrales de la cultura
indígena, los purificó y les dio el definitivo sentido de salvación”
(14.05.2002, n. 8). Así pues, Guadalupe y Juan Diego tienen un hondo sentido
eclesial y misionero y son un modelo de evangelización perfectamente
inculturada.
4. “Desde el cielo
el Señor, atentamente, mira a todos los hombres” (Sal 32, 13), hemos
recitado con el salmista, confesando una vez más nuestra fe en Dios, que no
repara en distinciones de raza o de cultura. Juan Diego, al acoger el mensaje
cristiano sin renunciar a su identidad indígena, descubrió la profunda verdad
de la nueva humanidad, en la que todos están llamados a ser hijos de Dios en
Cristo. Así facilitó el encuentro fecundo de dos mundos y se convirtió en
protagonista de la nueva identidad mexicana, íntimamente unida a la Virgen de
Guadalupe, cuyo rostro mestizo expresa su maternidad espiritual que abraza a
todos los mexicanos. Por ello, el testimonio de su vida debe seguir impulsando
la construcción de la nación mexicana, promover la fraternidad entre todos sus
hijos y favorecer cada vez más la reconciliación de México con sus orígenes,
sus valores y tradiciones.
Esta noble tarea de
edificar un México mejor, más justo y solidario, requiere la colaboración de
todos. En particular es necesario apoyar hoy a los indígenas en sus legítimas
aspiraciones, respetando y defendiendo los auténticos valores de cada grupo
étnico. ¡México necesita a sus indígenas y los indígenas necesitan a México!
Amados hermanos y
hermanas de todas las etnias de México y América, al ensalzar hoy la figura del
indio Juan Diego, deseo expresarles la cercanía de la Iglesia y del Papa hacia
todos ustedes, abrazándolos con amor y animándolos a superar con esperanza las
difíciles situaciones que atraviesan.
5. En este momento
decisivo de la historia de México, cruzado ya el umbral del nuevo milenio,
encomiendo a la valiosa intercesión de San Juan Diego los gozos y esperanzas,
los temores y angustias del querido pueblo mexicano, que llevo tan adentro de
mi corazón.
¡Bendito Juan Diego,
indio bueno y cristiano, a quien el pueblo sencillo ha tenido siempre por varón
santo! Te pedimos que acompañes a la Iglesia que peregrina en México, para que
cada día sea más evangelizadora y misionera. Alienta a los Obispos, sostén a
los sacerdotes, suscita nuevas y santas vocaciones, ayuda a todos los que
entregan su vida a la causa de Cristo y a la extensión de su Reino.
¡Dichoso Juan Diego,
hombre fiel y verdadero! Te encomendamos a nuestros hermanos y hermanas laicos,
para que, sintiéndose llamados a la santidad, impregnen todos los ámbitos de la
vida social con el espíritu evangélico. Bendice a las familias, fortalece a los
esposos en su matrimonio, apoya los desvelos de los padres por educar
cristianamente a sus hijos. Mira propicio el dolor de los que sufren en su
cuerpo o en su espíritu, de cuantos padecen pobreza, soledad, marginación o
ignorancia. Que todos, gobernantes y súbditos, actúen siempre según las
exigencias de la justicia y el respeto de la dignidad de cada hombre, para que
así se consolide la paz.
¡Amado Juan Diego, “el
águila que habla”! Enséñanos el camino que lleva a la Virgen Morena del
Tepeyac, para que Ella nos reciba en lo íntimo de su corazón, pues Ella es la
Madre amorosa y compasiva que nos guía hasta el verdadero Dios. Amén.
Antes de impartir la
bendición, el Vicario de Cristo dirigió las siguientes palabras:
Al concluir esta
canonización de Juan Diego, deseo renovar el saludo a todos los que habéis
podido participar, algunos desde esta basílica, otros desde los aledaños y
muchos más a través de la radio y la televisión. Agradezco de corazón el afecto
de cuantos he encontrado en las calles que he recorrido. En el nuevo santo
tenéis el maravilloso ejemplo de un hombre de bien, recto de costumbres, leal
hijo de la Iglesia, dócil a los pastores, amante de la Virgen, buen discípulo
de Jesús. Que sea modelo para vosotros que tanto lo amáis, y que él interceda
por México para que sea siempre fiel. Llevad a todos el mensaje de esta
celebración y el saludo y el afecto del Papa a todos los mexicanos.
Copyright © Dicasterio
para la Comunicación
San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Statue
of St. Juan Diego Cuauhtlatoatzin Church of San Juan Bautista, Coyoacán, México
DF
San Juan
Diego: CAMINO A LA CANONIZACIÓN
12 de noviembre de 2001
P. Dr. Eduardo Chávez Sánchez, postulador para la causa
de canonización del Beato Juan Diego. Publicado con su permiso.
Ver también: San Juan Diego
Introducción
La historia de la Causa
de la Canonización del Beato Juan Diego está estrechamente unida al gran
Acontecimiento Guadalupano; es decir, el encuentro de Santa María de Guadalupe
y el humilde indio Juan Diego en diciembre de 1531.
Si bien, no es posible
encerrar un fenómeno sobrenatural, como es la Aparición de la Virgen María, en
la historia temporal, sí lo es el evidenciar las manifestaciones de un suceso
semejante; además, de la posibilidad de conocer a las personas que vivieron ese
momento, su vida, su quehacer, sus costumbres, su educación, su comportamiento,
su relación social, etc.; ya que esto va dejando huella y marcando la historia.
Así como, no es posible conocer o medir la fe o el grado de conversión desde el
corazón y el alma del ser humano, sí es posible conocer y comprobar en la
historia algunas de sus expresiones.
Para acercarnos a
la vida de un hombre humilde y del pueblo como lo era Juan Diego, uno de los principales
protagonistas del Acontecimiento Guadalupano, ha sido necesario profundizar en
las distintas investigaciones que se han dado por siglos; buscar en Bibliotecas
y Archivos de varias partes del mundo; analizar comentarios y estudios que han
tomado diversos ángulos de este Acontecimiento; investigar desde la tradición
oral continua e ininterrumpida que se ha mantenido en la memoria del pueblo,
hasta fuentes documentales históricas de gran importancia como mapas, códices,
testamentos, cantares, narraciones antiguas, los llamados Nican
mopohua y Nican motecpana, la Información de 1556,
las Informaciones Jurídicas de 1666, los importantes escritos de los
primeros frailes misioneros y otros muchos documentos que nos aportan noticias
e información muy valiosa de este gran Acontecimiento. Todo esto desarrollarlo
por medio del método científico histórico, que propone el análisis y valoración
de cada una de las fuentes históricas, el estudio de cada una de ellas desde su
naturaleza y la convergencia de las mismas.
La Santidad de un indio
humilde
Juan Diego
Cuauhtlatoatzin (que significa: Águila que habla o El que habla
como águila),[1] un indio humilde, de la etnia
indígena de los chichimecas, nació en torno al año 1474, en Cuauhtitlán, que en
ese tiempo pertenecía al reino de Texcoco. Juan Diego fue bautizado por los
primeros franciscanos, aproximadamente en 1524.[2] En 1531, Juan Diego era un
hombre maduro, como de unos 57 años de edad; edificó a los demás con su
testimonio y su palabra; de hecho, se acercaban a él para que intercediera por
las necesidades, peticiones y súplicas de su pueblo; ya “que cuanto pedía y
rogaba la Señora del cielo, todo se le concedía”.[3]
Juan Diego fue un hombre
virtuoso, las semillas de estas virtudes habían sido inculcadas, cuidadas y
protegidas por su ancestral cultura y educación, pero recibieron plenitud
cuando Juan Diego tuvo el gran privilegio de encontrarse con la Madre de Dios,
María Santísima de Guadalupe, siendo encomendado a portar a la cabeza de la
Iglesia y al mundo entero el mensaje de unidad, de paz y de amor para todos los
hombres; fue precisamente este encuentro y esta maravillosa misión lo que dio
plenitud a cada una de las hermosas virtudes que estaban en el corazón de este
humilde hombre y fueron convertidas en modelo de virtudes cristianas; Juan
Diego fue un hombre humilde y sencillo, obediente y paciente, cimentado en la
fe, de firme esperanza y de gran caridad.
Poco después de haber
vivido el importante momento de las Apariciones de Nuestra Señora de Guadalupe,
Juan Diego se entregó plenamente al servicio de Dios y de su Madre, transmitía
lo que había visto y oído, y oraba con gran devoción; aunque le apenaba mucho
que su casa y pueblo quedaran distantes de la Ermita. Él quería estar cerca del
Santuario para atenderlo todos los días, especialmente barriéndolo, que para
los indígenas era un verdadero honor; como recordaba fray Gerónimo de Mendieta:
“A los templos y a todas las cosas consagradas a Dios tienen mucha reverencia,
y se precian los viejos, por muy principales que sean, de barrer las iglesias,
guardando la costumbre de sus pasados en tiempos de su gentilidad, que en
barrer los templos mostraban su devoción (aun los mismos señores).”[4]
Juan Diego se acercó a
suplicarle al señor Obispo que lo dejara estar en cualquier parte que fuera,
junto a las paredes de la Ermita para poder así servir todo el tiempo posible a
la Señora del Cielo. El Obispo, que estimaba mucho a Juan Diego, accedió a su
petición y permitió que se le construyera una casita junto a la Ermita. Viendo
su tío Juan Bernardino que su sobrino servía muy bien a Nuestro Señor y a su
preciosa Madre, quería seguirle, para estar juntos; “pero Juan Diego no
accedió. Le dijo que convenía que se estuviera en su casa, para conservar las
casas y tierras que sus padres y abuelos les dejaron”.[5]
Juan Diego manifestó la gran
nobleza de corazón y su ferviente caridad cuando su tío estuvo gravemente
enfermo; asimismo Juan Diego manifestó su fe al estar con el corazón alegre,
ante las palabras que le dirigió Santa María de Guadalupe, quien le aseguró que
su tío estaba completamente sano; fue un indio de una fuerza religiosa que
envolvía toda su vida; que dejó sus casas y tierras para ir a vivir a una pobre
choza, a un lado de la Ermita; a dedicarse completamente al servicio del templo
de su amada Niña del Cielo, la Virgen Santa María de Guadalupe, quien había
pedido ese templo para en él ofrecer su consuelo y su amor maternal a todos lo
hombres y mujeres. Juan Diego tenía “sus ratos de oración en aquel modo que
sabe Dios dar a entender a los que le aman y conforme a la capacidad de cada
uno, ejercitándose en obras de virtud y mortificación.”[6] También se nos refiriere en
el Nican motecpana: “A diario se ocupaba en cosas espirituales y barría el
templo. Se postraba delante de la Señora del Cielo y la invocaba con fervor;
frecuentemente se confesaba, comulgaba, ayunaba, hacía penitencia, se
disciplinaba, se ceñía cilicio de malla y escondía en la sombra para poder
entregarse a solas a la oración y estar invocando a la Señora del cielo.”[7]
Toda persona que se
acercaba a Juan Diego tuvo la oportunidad de conocer de viva voz los pormenores
del Acontecimiento Guadalupano, la manera en que había ocurrido este encuentro
maravilloso y el privilegio de haber sido el mensajero de la Virgen de
Guadalupe; como lo indicó el indio Martín de San Luis cuando rindió su
testimonio en 1666: “Todo lo cual lo contó el dicho Diego de Torres Bullón a
este testigo con mucha distinción y claridad, que se lo había dicho y contado
el mismo Indio Juan Diego, porque lo comunicaba.”[8] Juan Diego se constituyó en un
verdadero misionero.
Cuando Juan Diego se casó
con María Lucía, quien había muerto dos años antes de las Apariciones, habían
escuchado un sermón a fray Toribio de Benavente en donde se exaltaba la
castidad, que era agradable a Dios y a la Virgen Santísima, por lo que los dos
decidieron vivirla; se nos refiere: “Era viudo: dos años antes de que se
le apareciera la Inmaculada, murió su mujer, que se llamaba María Lucía. Ambos
vivían castamente.”[9] Como también lo testificó el P. Luis
Becerra Tanco: “el indio Juan Diego y su mujer María Lucía, guardaron castidad
desde que recibieron el agua del Bautismo Santo, por haber oído a uno de los
primeros ministros evangélicos muchos encomios de la pureza y castidad y lo que
ama nuestro Señor a las vírgenes, y esta fama fue constante a los que
conocieron y comunicaron mucho tiempo estos dos casados”.[10] Aunque esto no obsta de que Juan
Diego haya tenido descendencia, sea antes del bautismo, sea por la línea de
algún otro familiar; ya que, por fuentes históricas sabemos que Juan Diego
efectivamente tuvo descendencia; sobre esto, uno de los principales documentos
se conserva en el Archivo del Convento de Corpus Christi en la Ciudad de
México, en el cual se declara: “Sor Gertrudis del Señor San José, sus padres
caciques [indios nobles] Dn. Diego de Torres Vázquez y Da. María del la
Ascención de la región di Xochiatlan […] y tenida por descendiente del dichoso
Juan Diego.”[11] Lo importante también es el hecho
de que Juan Diego inspiró la búsqueda de la santidad y de la perfección de
vida, incluso en medio de los miembros de su propia familia, ya que su tío,
como ya veíamos, al constatar como Juan Diego se había entregado muy bien al
servicio de la Virgen María de Guadalupe y de Dios, quiso seguirlo, aunque Juan
Diego le convino que era preferible que se quedara en su casa; y ahora tenemos
también este ejemplo de Sor Gertrudis del Señor San José, descendiente de Juan
Diego, quien ingresó a un monasterio, a consagrar su vida al servicio de Dios,
buscando esa perfección de vida, buscando la Santidad.
Es un hecho que Juan
Diego siempre edificó a los demás con su testimonio y su palabra;
constantemente se acercaban a él para que intercediera por las necesidades,
peticiones y súplicas de su pueblo; ya “que cuanto pedía y rogaba la Señora del
cielo, todo se le concedía”.[12]
El indio Gabriel Xuárez,
quien tenía entre 112 y 115 años cuando dio su testimonio en las Informaciones
Jurídicas de 1666; declaró cómo Juan Diego era un verdadero intercesor de su
pueblo, decía: “que la dicha Santa Imagen le dijo al dicho Juan Diego la parte
y lugar, donde se le había de hacer la dicha Ermita que fue donde se le apareció,
que la ha visto hecha y la vio empezar este testigo, como lleva dicho donde son
muchos los hombres y mujeres que van a verla y visitarla como este testigo ha
ido una y muchas veces a pedirle remedio, y del dicho indio Juan para que como
su pueblo, interceda por él.”[13] El anciano indio Gabriel Xuárez
también señaló detalles importantes sobre la personalidad de Juan Diego y la
gran confianza que le tenía el pueblo para que intercediera en sus necesidades:
“el dicho Juan Diego, –decía Gabriel Xuárez– respecto de ser natural de él y
del barrio de Tlayacac, era un Indio buen cristiano, temeroso de Dios, y de su
conciencia, y que siempre le vieron vivir quieta y honestamente, sin dar nota,
ni escándalo de su persona, que siempre le veían ocupado en ministerios del
servicio de Dios Nuestro Señor, acudiendo muy puntualmente a la doctrina y
divinos oficios, ejercitándose en ello muy ordinariamente porque a todos los
Indios de aquel tiempo oía este testigo, decirles era varón santo, y que le
llamaban el peregrino, porque siempre lo veían andar solo y solo se iba a la
doctrina de la iglesia de Tlatelulco, y después que se le apareció al dicho
Juan Diego la Virgen de Guadalupe, y dejó su pueblo, casas y tierras,
dejándolas a su tío suyo, porque ya su mujer era muerta; se fue a vivir a una
casa Juan Diego que se le hizo pegada a la dicha Ermita, y allá iban muy de
ordinario los naturales de este dicho pueblo a verlo a dicho paraje y a pedirle
intercediese con la Virgen Santísima les diese buenos temporales en sus milpas,
porque en dicho tiempo todos lo tenían por Varón Santo.”[14]
La india doña Juana de la
Concepción que también dio su testimonio en estas Informaciones, confirmó
que Juan Diego, efectivamente, era un hombre santo, pues había visto a la
Virgen: “todos los Indios e Indias –declaraba– de este dicho pueblo le iban a
ver a la dicha Ermita, teniéndole siempre por un santo varón, y esta testigo no
sólo lo oía decir a los dichos sus padres, sino a otras muchas personas”.[15] Mientras que el indio Pablo Xuárez
recordaba lo que había escuchado sobre el humilde indio mensajero de Nuestra
Señora de Guadalupe, decía que para el pueblo, Juan Diego era tan virtuoso y
santo que era un verdadero modelo a seguir, declaraba el testigo que Juan Diego
era “amigo de que todos viviesen bien, porque como lleva referido decía la
dicha su abuela que era un varón santo, y que pluguiese a Dios, que sus hijos y
nietos fuesen como él, pues fue tan venturoso que hablaba con la Virgen, por
cuya causa le tuvo siempre esta opinión y todos los de este pueblo.”[16] El indio don Martín de San Luis
incluso declaró que la gente del pueblo: “le veía hacer al dicho Juan Diego
grandes penitencias y que en aquel tiempo le decían varón santísimo.”[17]
Como decíamos, Juan Diego
murió en 1548, un poco después de su tío Juan Bernardino, el cual falleció el
15 de mayo de 1544; ambos fueron enterrados en el Santuario que tanto amaron.
Se nos refiere en el Nican motecpana: “Después de diez y seis años de
servir allí Juan Diego a la Señora del cielo, murió en el año de mil y
quinientos y cuarenta y ocho, a la sazón que murió el señor obispo. A su tiempo
le consoló mucho la Señora del cielo, quien le vio y le dijo que ya era hora de
que fuese a conseguir y gozar en el cielo, cuanto le había prometido. También
fue sepultado en el templo. Andaba en los setenta y cuatro años.”[18] En el Nican motecpana se
exaltó su santidad ejemplar: “¡Ojalá que así nosotros le sirvamos y que nos
apartemos de todas las cosas perturbadoras de este mundo, para que también
podamos alcanzar los eternos gozos del cielo!”[19]
Una devoción
inmemorial
Pasaron los siglos y la
devoción a Juan Diego se mantuvo constante y sin interrupción, D. Cayetano de
Cabrera y Quintero, en su libro Escudo de Armas, publicado en 1746,
expresaba la continuidad de esta gran devoción a Juan Diego, y el anhelo de que
fuera venerado en los altares: “Aún los mismos indios que frecuentaban el Santuario
–decía Cabrera– se valían de las oraciones de su compatriota viviendo y, ya
muerto y sepultado allí, lo ponían como intercesor ante María Santísima, para
lograr sus peticiones. Esperamos en Dios que un día lo veamos en el honor de
los altares.”[20]
Mientras en Cuauhtitlán,
lugar natal de Juan Diego, así como en Tulpetlac, lugar en donde habitaba en el
tiempo de las Apariciones, la gente inició a construir eremitas[21] pegadas a las construcciones que
sabía, pertenecían a Juan Diego, y se inició una especial devoción a este indio
con fama de santo, ya que las ofrendas, los enseres e incluso las tumbas, que
se tenían en estas ermitas estaban dispuestos de tal manera, que se quería
estar lo más cerca posible a las paredes de las casas del vidente Juan Diego,
posteriormente sobre las ruinas de las casas de Juan Diego así como de estas
primeras ermitas se levantaron iglesias, lugares de culto que expresaban la
ininterrumpida tradición que el pueblo tenía en gran estima; y a donde hasta
nuestros días continúa el culto.[22]
La figura de Juan Diego,
así como su personalidad, sus virtudes y santidad han sido representadas de
múltiples formas: en dibujos, en diseños, en pinturas, en grabados, en
medallas, en esculturas, en relieves, etc.; como peregrino evangelizador, como
el ángel a los pies de Santa María de Guadalupe, como franciscano, como santo
con aureola, entre las nubes del cielo, o en los momentos claves y
significativos que tuvo en su encuentro con Santa María de Guadalupe; en
diferentes tipos de documentos como en testamentos, en códices, en narraciones
como el Nican mopohua y el Nican motecpana, en
las Informaciones Jurídicas de 1666, de las que el especialista en la
cultura náhuatl, Dr. Miguel León-Portilla dice: “arrojan ciertamente luz en
torno a la persona de Juan Diego. Las muchas noticias particulares que aportan
acerca de éste, coincidentes entre sí, son dignas de tomarse en cuenta”;[23] y así tantos documentos más.
Como nos dicen los
testimonios de los indígenas de Cuauhtitlán, el pueblo conoció el gran
Acontecimiento Guadalupano por boca del mismo Juan Diego, Posteriormente, fue
el mismo pueblo quien se encargó de transmitir este gran Acontecimiento de
padres a hijos, de abuelos a nietos; entre vecinos y pobladores de lejanas
tierras. La devoción desde sus primeros pasos, no fue exclusiva de los indios
sino que se fue extendiendo también entre los españoles, quienes se unieron a
los indígenas a realizar impresionantes peregrinaciones al Santuario de
Guadalupe, como lo declaró Juan de Masseguer, más de cien años antes, en la
llamada Información de 1556: “todo el pueblo –decía– a una tiene gran
devoción en la dicha imagen de Nuestra Señora de todo género de gente, nobles
ciudadanos e indios”.[24] En la misma Información, Juan
de Salazar señaló que los españoles también edificaban a los indígenas en su
devoción a Santa María de Guadalupe: “van descalzas señoras principales y
muy regaladas, y a pie con sus bordones en las manos, a visitar y a encomendar
a Nuestra Señora, y de esto los naturales han recibido grande ejemplo, y siguen
lo mismo.”[25] Esta devoción a Santa María de
Guadalupe y a su fiel mensajero el humilde indio Juan Diego nunca se ha
interrumpido, y sigue viva, no sólo en nuestro pueblo, sino que ha ido más allá
de fronteras inimaginables.
Juan Diego fue el
mensajero de una devoción que trasciende fronteras y tiempos
Fueron pocos años los que
transcurrieron para que la noticia de este Acontecimiento fuera más allá de las
fronteras de México; y fuera valorado por el mismo Santo Padre; quien concedido
gracias, privilegios e indulgencias. Uno de los más antiguos ejemplos
documentados es el de 1573, cuando el Papa Gregorio III,[26] concedió gracias e indulgencia
plenaria a los fieles que visitaran la iglesia de la Bienaventurada Virgen
María de Guadalupe y ahí recitaran piadosas preces;[27] y en 1576, las revalidó y
prorrogó.[28] El arzobispo de México de aquel
entonces, Pedro Moya de Contreras, agradeció de manera explícita estos
privilegios que ni la misma catedral Metropolitana poseía, por lo que también
aprovechó para pedirle al Santo Padre que concediera otros tantos para la Sede
Metropolitana.[29]
Desde 1663, se pidió a la
Santa Sede la aprobación de Misa y Oficio de fiesta para celebrar a Nuestra
Señora de Guadalupe los días 12 de Diciembre. La petición fue firmada por el
Obispo de Puebla, quien, en ese momento, era el Gobernador de la Arquidiócesis de
México, en sede vacante, y Virrey de la Nueva España.[30]
La Santa Sede pidió que
se realizara un proceso, según la costumbre y la forma del Derecho de ese
entonces, para corroborar la historicidad y la esencia de este Evento; de aquí
surge lo que se ha llamado las Informaciones Jurídicas de 1666; este
importante Proceso Canónico[31] fue aprobado después por la Santa
Sede que le dio el rango de Proceso Apostólico.
Estas Informaciones están
constituidas por testimonios de diez sacerdotes y dos laicos de descendencia
española; los cuales tenían cargos importantes de grandes responsabilidades;
además, hubo un supernumerario, el P. Luis Becerra Tanco, quien era uno de los
más grandes conocedores del Evento Guadalupano en su tiempo, el cual ofreció su
testimonio por escrito. Asimismo, se tomó testimonio a varios ancianos vecinos
de Cuauhtitlán; entre ellos había un mestizo y siete indígenas, cuyas edades
oscilaban entre 78 y 115 años. Todos los testigos, apegados al derecho y
jurando decir la verdad aportaron sus testimonios, los cuales convergen al
narrar la historicidad de Acontecimiento Guadalupano, confirmando la vida
ejemplar de Juan Diego, quien había nacido y crecido en Cuauhtitlán. Uno de
estos testigos, Marcos Pacheco, sintetizó la personalidad y la fama de santidad
de Juan Diego: “Era un indio que vivía honesta y recogidamente y que era muy
buen cristiano y temeroso de Dios y de su conciencia, de muy buenas costumbres
y modo de proceder, en tanta manera que, en muchas ocasiones, le decía a este
testigo su tía: «Dios os haga como Juan Diego y su tío», porque los tenía por
muy buenos indios y muy buenos cristianos”[32]. Otro testimonio es el de Andrés Juan
quien decía que Juan Diego era un “Varón Santo”[33]; en estos conceptos concuerdan,
unánimes, los otros testigos indígenas en estas Informaciones Jurídicas,
como por ejemplo: Gabriel Xuárez, Juana de la Concepción, Pablo Xuárez, Martín
de San Luis, Juan Xuárez, Catarina Mónica.
Además, se realizaron dos
importantes Inspecciones, una fue de los Maestros en el arte de la Pintura
quienes estaban sorprendidos e intrigados de la manera en que se había
estampado la Imagen de la Virgen de Guadalupe; y otra de los llamados
Protomédicos que analizaron el ambiente húmedo y salitroso del Tepeyac y
confirmaron que era imposible para la ciencia explicar el por qué la Imagen de
Nuestra Señora de Guadalupe se conservara intacta.
Fueron muchos y
exhaustivos estudios, inspecciones e investigaciones científicas que se
continuaron realizando para lograr la Misa y el Oficio propios para la Virgen
de Guadalupe; mientras, los Papas continuaron dando privilegios y gracias al
Santuario del Tepeyac. Fue el Papa Benedicto XIV quien concedió, en 1754, Misa
y Oficio propio para festejar a Santa María de Guadalupe los días doce de
diciembre, extendiendo este privilegio, el 2 de julio de 1757, a los demás
dominios de España.[34]
A finales del siglo XIX,
a pesar de las agitaciones y contrastes en México, los Obispos mexicanos
obtuvieron en 1894 la concesión de parte de la Sagrada Congregación de Ritos la
Coronación Canónica de la Virgen de Guadalupe[35]; además, el Santo Padre León XIII, el 12
de agosto de 1894, les dirigió una declaración y que mantiene una asombrosa
vigencia y actualidad: “Con esto venerables hermanos hay que confesarlo,
quisimos que constase por especial manera cuánto nos complace la estrecha unión
que existe así entre vosotros como entre el clero y el pueblo; de lo que
resulta que sean más firmes los vínculos con esta Sede Apostólica. Como quiera
vosotros mismos reconocéis que la autora y mejor conservadora de esta unión es
la misma bondadosa Madre de Dios, que se venera bajo la advocación de
Guadalupe, por eso, con gran amor y por medio de vosotros, exhortamos a la
Nación mexicana a que conserve su devoción y su amor como la más pura de sus
glorias, y el manantial de los más preciosos bienes. Ante todo la fe católica,
sobre la que en verdad nada hay más excelente, pero en estos tiempos nada más
combatido, tened por cierto y seguro que vivirá inquebrantable y firme en
vosotros mientras dure constantemente esa misma piedad, digna de vuestros
antepasados.”
El 12 de octubre de 1895,
en una solemne ceremonia la Imagen de Nuestra Señora de Guadalupe fue coronada,
este evento fue de una gran importancia “por su carácter plenamente nacional y
aún internacional: a ella asistieron, en medio de enorme venida de todos los
ámbitos de la República, 11 arzobispos, unos 100 sacerdotes: 18 de los 39
prelados venían del extranjero (15 de los Estados Unidos, 1 de Canadá, 1 de
Cuba, 1 de Panamá)”.[36]
Los Obispos
Latinoamericanos que participaron en el Concilio Plenario de la América Latina,
que tuvo lugar en Roma en 1899, invocaron a Nuestra Señora de Guadalupe y por
lo tanto todo el Acontecimiento Guadalupano como un punto de referencia
fundamental para comprender el catolicismo en América Latina y lanzar una nueva
etapa de evangelización en todo el Continente.
A petición de setenta
Obispos Latinoamericanos, el 24 de agosto de 1910, Pío X proclamó a Santa María
de Guadalupe “Patrona de América Latina”. El 16 de julio de 1935, el Pío XI la
proclama “Patrona de Filipinas”. [37]
Hasta nuestros días los
Pontífices han reconocido que el Acontecimiento Guadalupano ha señalado de una
manera patente un hecho que se ha dado en la historia manifestando frutos de
evangelización; como por ejemplo el Papa Pío XII, quien el 12 de octubre de
1945 ofreció una Alocución por el cincuentenario de la coronación pontificia de
la Imagen de Nuestra Señora de Guadalupe, que se transmitió por Radio: “Y así
sucedió –decía el Santo Padre–, al sonar la hora de Dios para las
dilatadas regiones del Anáhuac. Acaban apenas de abrirse al mundo, cuando a las
orillas del lago de Texcoco floreció el milagro. En la tilma del pobrecito Juan
Diego –como refiere la tradición– pinceles que no eran de acá abajo dejaban pintada
una imagen dulcísima, que la labor corrosiva de los siglos maravillosamente
respetaría.”[38] También el Papa, Juan XXIII, el 12
octubre de 1961, en la celebración del cincuentenario del Patronato de la
Virgen de Guadalupe sobre toda América Latina, declaró: “«la siempre Virgen
Santa María, Madre del verdadero Dios, por quien se vive», derrama su ternura y
delicadeza maternal en la colina del Tepeyac, confiando al indio Juan Diego con
su mensaje unas rosas que de su tilma caen, mientras en ésta queda aquel
retrato suyo dulcísimo que manos humanas no pintan. Así quería Nuestra Señora
continuar mostrando su oficio de Madre: Ella, con cara de mestiza entre el
indio Juan Diego y el Obispo Zumárraga, como para simbolizar el beso de dos
razas [...] Primero Madre y Patrona de México, luego de América y de
Filipinas; el sentido histórico de su mensaje iba cobrando así plenitud,
mientras abría sus brazos a todos los horizontes en un anhelo universal de
amor.”[39] El Papa Pablo VI, en otro 12 de
octubre pero del año 1970, en el 75º. Aniversario de la coronación pontificia
de la Imagen, exclamó “La devoción a la Virgen Santísima de Guadalupe, tan
profundamente enraizada en el alma de cada mexicano y tan íntimamente unida a
más de cuatro siglos de vuestra historia patria, sigue conservando entre
vosotros su vitalidad y su valor, y debe ser para todos una constante y
particular exigencia de auténtica renovación cristiana”.[40]
El Papa Juan Pablo II,
siempre ha declarado la gran importancia del Acontecimiento Guadalupano, como
el hecho histórico que ha dado estos frutos de salvación. Desde su primera
visita pastoral a México, en 1979, fue directo y preciso al hablar sobre Santa
María de Guadalupe como la que iluminó el camino de la evangelización; dijo el Santo
Padre en aquella ocasión: “Nuestra Señora de Guadalupe, venerada en México y en
todos los países como Madre de la Iglesia en América Latina, es para mí un
motivo de alegría y una fuente de esperanza. «Estrella de la Evangelización»,
sea ella vuestra guía.”[41] Asimismo, para el Santo
Padre, Juan Diego cumplió con una misión importante en la entrada de este
Acontecimiento; dijo el Santo Padre: “Desde que el indio Juan Diego hablara de
la dulce Señora del Tepeyac, Tú, Madre de Guadalupe, entras de modo
determinante en la vida cristiana del pueblo de México.”[42]
Algunos momentos
importantes en el Proceso de Beatificación y Canonización de Juan Diego
Desde hace mucho tiempo
se ha deseado la canonización de Juan Diego, como lo expresaba Cayetano Cabrera
en 1746: “Esperamos en Dios que un día lo veamos en el honor de los altares.”[43]
En los últimos años esto
se expresó con mayor fuerza. En 1974, tanto los Obispos de México como los de
América Latina habían pedido la canonización de Juan Diego, se propuso la
canonización de Juan Diego como modelo de laico cristiano.[44] En 1979, durante su primer viaje
pastoral en México, el Santo Padre, Juan Pablo II, habló de Juan Diego como ese
personaje histórico fundamental en la historia de la Evangelización de México.
Los Obispos mexicanos insistieron en que la canonización de Juan Diego es un
hecho profundamente querido por la gran parte del pueblo de México; se dieron
los primeros pasos y el 15 de junio de 1981 durante la Décima Asamblea, la
Conferencia Episcopal Mexicana pide formalmente la canonización de Juan
Diego.
El Arzobispo Primado de
México, D. Ernesto Corripio Ahumada, escuchó estas súplicas y peticiones y con
gran empeño inició los trabajos.
El 8 de junio de 1982, la
Congregación para la Causa de los Santos informó al Arzobispo de México,
Corripio, los pasos necesarios que se tenían que dar para que todo el Proceso
fuera conforme al Derecho Eclesiástico.[45]
El 7 de enero de 1984, en
la Insigne Basílica de Guadalupe, presidió la ceremonia donde se daba inicio al
Proceso Canónico del Siervo de Dios, Juan Diego, el indio humilde mensajero de
la Virgen de Guadalupe. El 19 de enero de 1984 se nominó para Roma como
Postulador al P. Antonio Cairoli, OFM, el 11 de febrero se completó
jurídicamente el Tribunal con la sesión de apertura y se llevó adelante el
Proceso Canónico Ordinario que se piden en estos casos; en total fueron 98
sesiones. También se nombró, en ese entonces, una comisión histórica,
presidiéndola el Prof. Joel Romero Salinas, miembro de la Academia Nacional de
Historia y Geografía de México, perito en Historia y Archivística para la Causa
en cuestión; esta comisión histórica preparó el material necesario en estos
casos. Más de dos años de estudio y trabajo fueron necesarios para concluir la
primera etapa del Proceso, el 23 de marzo de 1986, en solemne ceremonia se
concluyeron estos trabajos. y toda la documentación y la investigación fue
enviada a Roma. La Congregación para la Causa de los Santos aprobó el camino
realizado el 7 de abril de 1986.
Todavía el Arzobispo de
México Ernesto Corripio quiso congregar, el 9 de octubre de 1989, en la Sala de
Acuerdos de la Curia de la Arquidiócesis de México, a 21 especialistas en
historia, investigadores y estudiosos del Acontecimiento Guadalupano, con la
presencia también del exabad Mons. Guillermo Schulenburg, para que ahí se
pronunciaran los comentarios, reflexiones y opiniones a favor o en contra de la
Causa de Juan Diego; era importante conocer todos los puntos de vistas y
analizar no sólo la personalidad de Juan Diego, sino también la oportunidad de
la continuación de la Causa; con toda libertad se podía exponer cualquier
opinión en contra o a favor: “Ninguna opinión se vertió en contra de la
existencia física del Siervo de Dios y se ahondó positivamente en su fama,
virtudes y culto.”[46]
En ese año de 1989,
después de la muerte del Rev. P. Antonio Cairoli, OFM, el Cardenal Ernesto
Corripio designó como Postulador para la Causa de Juan Diego al Rev. P. Paolo
Molinari, SJ.
El Episcopado Mexicano
actuaba en gran unidad y conciencia pastoral. El 3 de diciembre de 1989, Mons.
Adolfo Suárez Rivera, Arzobispo de Monterrey y Presidente de la CEM, escribía
al Cardenal Felici, Prefecto de la Sagrada Congregación para las Causas de los
Santos:
“Saludamos a Vuestra
Eminencia con respeto y afecto en el Señor:
“Con fecha 17 de
noviembre del presente año, los Obispos de México enviamos a Vuestra Eminencia
una carta con la cual implorábamos que el Siervo de Dios Juan
Diego sea proclamado Santo en virtud de la continuación del culto a él
dirigido.
“Para complementar
nuestra mencionada carta, nos permitimos por las presentes letras, asentar las
siguientes aclaraciones y declaraciones:
“Cuando fueron emitidos
los Decretos de S. S. URBANO VIII (1625-1634), la Jerarquía de México, en
debido acatamiento a las disposiciones pontificias, prohibió toda manifestación
de culto público y litúrgico de Juan Diego.
“Sin embargo, la fama de
santidad del Siervo de Dios y la auténtica devoción religiosa que se
le guardaba, eran tales que, pese a la observancia de la Norma referente al
culto público y litúrgico, el culto popular privado continuó y ha venido a ser
más vivo y creciente en nuestros días.
“Las diversas
disposiciones de la Jerarquía Eclesiástica local, referentes tanto a la
veneración de la Imagen de la Sma. Virgen de Guadalupe como al
respeto a la casa de Juan Diego, testifican la continuidad de la auténtica
devoción hacia el Siervo de Dios. Todo esto está ampliamente ilustrado en
los diversos Estudios hechos para la elaboración de la "POSITIO", en
correlación con los documentos respectivos.
“La existencia de la
auténtica fama de santidad del Siervo de Dios Juan Diego está
sólidamente confirmada por el hecho de que, desde el año de 1666, las
Autoridades Eclesiásticas de México se preocuparon por llevar a cabo un proceso
formal, con la finalidad de solicitar la aprobación de un Oficio Propio en
honor de la B. Virgen María de Guadalupe, para la celebración del día de la
aparición preternatural de la Santísima Virgen al Obispo Fray Juan de
Zumárraga, y esto como comprobación de la veracidad de Juan Diego.
“En las actas de tales
investigaciones figuran las disposiciones acerca de la vida, las virtudes, la
fama de santidad y el culto a Siervo de Dios Juan Diego.
“Las actas de estos dos
Procesos han sido debidamente insertadas en la mencionada "POSITIO".
“Además, ha de tenerse
presente que la Jerarquía Eclesiástica de México instruyó un proceso
específicamente sobre la vida, las virtudes, la fama de santidad y el culto
del Siervo de Dios en los años 1984-1986.
“Teniendo en cuenta todo
esto, se debe afirmar que el período de tiempo en el cual el culto se manifestó
y fue vivido en la Iglesia de México, es suficiente por sí mismo para
corresponder a la categoría de "A TEMPORE INMEMORABILI".
“Por lo expuesto,
nosotros, los Obispos de México, declaramos que la ininterrumpida fama de
santidad atribuida al Siervo de Dios JUAN DIEGO y la continua
devoción religiosa que se le guarda constituye en seguro fundamento para
declarar que ha existido un verdadero culto religioso, pero con la limitación
ordenada por la Santa Sede Apostólica.
“Esta declaración es
firmada por el suscrito, Presidente de la Conferencia Episcopal de México, en
nombre de todos los Excmos. Sres. Arzobispos y Obispos de nuestra Nación.
“Nosotros esperamos que
esta declaración constituya un documento válido para la "Positio
Super Cultu ab Inmemoriabili Praestito" del Siervo de Dios Juan Diego,
elaborada por la Sagrada Congregación para las Causas de los
Santos que Vuestra Eminencia dignamente preside como Cardenal Prefecto.
“Los Obispos de
México, junto con nuestro pueblo cristiano, abrigamos la dichosa esperanza de
que el Santo Padre Juan Pablo II, en uso de la autoridad que le asiste, se
digne declarar Santo al Siervo de Dios Juan Diego, el laico que
fue siervo de la Sma. Virgen de Guadalupe, en su próxima visita pastoral a
México, en el mes de mayo del próximo año.
“Este asentimiento
eclesial será de notoria importancia para la Iglesia en México y
constituirá un gran impulso para la pastoral y la vitalidad del laicado
católico de México y de América Latina.
“Reiteramos a Vuestra
Eminencia nuestros sentimientos de aprecio y estima en el Señor.
“Ciudad de México, D. F.,
a 3 días del mes de Diciembre del año de 1989.”
Bajo las normas y
directrices de la Congregación para la Causa de los Santos, se elaboró
la Positio, bajo las directrices del Relator General Mons. Giovanni Papa.
La Positio fue presentada a los Peritos en Historia, así como a los
Teólogos Consultores y al Congreso de Cardenales y Obispos de la Congregación,
y se obtuvo el voto afirmativo sobre el culto inmemorial y la fama de santidad
del Servo di Dio Juan Diego. De esta manera se llega a la aprobación de
la Positio en 1990;[47] se confirmó, pues, que a Juan Diego
se le daba un culto desde tiempos inmemoriales; manifestado por objetos de
todas clases como son imágenes y diseños de Juan Diego en donde se le
representó con aureola; su figura se esculpió en cálices, en púlpitos, en
altares, en exvotos, en ofrendas; son varios los documentos en donde se declara
que Juan Diego fue un indio buen cristiano y santo, como vimos en los
testimonios de los ancianos indios de Cuauhtitlán que fueron vertidos en
las Informaciones Jurídicas de 1666. Una fama que no se interrumpió, como
también ya vimos que expresaba, en 1746, D. Cayetano de Cabrera y Quintero: “Aún
los mismos indios que frecuentaban el Santuario se valían de las oraciones de
su compatriota viviendo y, ya muerto y sepultado allí, lo ponían como
intercesor ante María Santísima, para lograr sus peticiones. Esperamos en Dios
que un día lo veamos en el honor de los altares.”[48]
El 9 de abril de 1990, el
Santo Padre Juan Pablo II, por medio del Decreto de Beatificación, reconoció la
santidad de vida y culto tributado, de tiempo inmemorial, al Beato Juan Diego.
Y el 6 de mayo sucesivo, el mismo Santo Padre, durante su segundo viaje
apostólico a México, presidió en la Basílica de Guadalupe la solemne
celebración en honor del Beato Juan Diego, inaugurando la modalidad del culto
litúrgico que se le debía rendir al humilde y obediente indio, mensajero de la
Virgen de Guadalupe.
El Santo Padre afirmó:
“Juan Diego es un ejemplo para todos los fieles: pues nos enseña que todos los
seguidores de Cristo, de cualquier condición y estado, son llamados por el
Señor a la perfección de la santidad por la que el Padre es perfecto, cada
quien en su camino. Conc. Vat. II, Const. Dogm. Lumen Gentium, No 11.
Juan Diego, obedeciendo cuidadosamente los impulsos de la gracia, siguió fiel a
su vocación y se entregó totalmente a cumplir la Voluntad de Dios, según aquel
modo en el que había sido llamado por el Señor, destacando por su amor tierno a
la Santísima Virgen María, a la que tuvo constantemente presente y veneró como
Madre y dedicándose con ánimo humilde y filial a cuidar su casa. No es extraño,
por eso, que estando aún con vida, muchas personas le considerasen santo y le
pidieran la ayuda de su oración. Esta fama de santidad ha perdurado después de
su muerte, y no son pocos los testimonios del culto que se le daba, los cuales
muestran, suficientemente, que delante del pueblo cristiano se le nombraba con
el título de santo, y tenía hacia él aquellas manifestaciones de veneración que
suelen reservarse a los Beatos y a los Santos, como queda patente por las obras
artísticas llegadas hasta nosotros, en las que la imagen del Siervo de Dios
aparece representada con una aureola o con otros signos de santidad. Es cierto
que esas manifestaciones de culto se dieron sobre todo en la época más cercana
a la muerte de Juan Diego, pero es asimismo innegable que han permanecido hasta
nuestros días, de manera que puede afirmarse con seguridad que testifican un
culto peculiar e ininterrumpido tributado al Siervo de Dios. A petición de gran
número de Obispos y de muchos otros fieles sobre todo de México, la
Congregación para las Causas de los Santos procuró que se recogieran los
documentos que ilustran la vida, las virtudes y la fama de santidad de Juan
Diego y ponen también de manifiesto el culto que se le ha tributado. Después de
realizar las oportunas investigaciones y de estudiar el material reunido, se
elaboró una amplia relación acerca de la fama de santidad del Siervo de Dios,
sus virtudes y el culto que se le a tributado desde tiempo inmemorial.”[49]
La labor de la
Congregación para la Causa de los Santos es sumamente profesional, trabajan ahí
los más grandes especialistas en la materia; quienes llevan todo proceso de una
manera meticulosa y detallada, no dejan ninguna duda por aclarar, ninguna
pregunta por responder. Todos sabemos de las dudas y especulaciones que Mons.
Schulenburg y un grupo de personas han transmitido, si bien, no por la vía
normal como se debe proceder en estos casos; aún así, la Congregación no
desatendió ninguna de las objeciones que le presentaron. Por lo que dispuso que
junto con la Arquidiócesis de México se formara una Comisión Histórica, que
encabezara una investigación apegada al método histórico científico. Esta
Comisión fue encabezada por el P. Dr. Fidel González Fernández, Doctor en
Historia de la Iglesia, Consultor de la Congregación para las Causas de los
Santos, catedrático de la Pontificia Universidad Gregoriana y de la Pontificia
Universidad Urbaniana, especialista en Historia de la Iglesia en América
Latina; P. Dr. Eduardo Chávez Sánchez, Doctor en Historia de la Iglesia,
Prefecto de Estudios del Pontificio Colegio Mexicano, Miembro de la Sociedad
Mexicana de Histórica Eclesiástica, Investigador especializado de la
Arquidiócesis de México; y Mons. José Luis Guerrero Rosado, canónigo de la
Basílica de Guadalupe, licenciado en Derecho Canónico, investigador y
catedrático, hombre de una vastísima cultura y gran especialista en el
Acontecimiento Guadalupano.
Dicha Comisión retomó
todo lo realizado por siglos, investigó nuevamente en Archivos y Bibliotecas de
varias partes del mundo, analizó no sólo las dudas u objeciones; sino que
estudió y analizó desde la tradición oral continua e ininterrumpida que se ha
mantenido hasta el día de hoy en la memoria del pueblo, hasta fuentes
documentales como mapas, códices, anales, testamentos, cantares, narraciones
antiguas, los llamados Nican mopohua y Nican motecpana, la Información
de 1556, las Informaciones Jurídicas de 1666, los importantes escritos de
los primeros frailes misioneros y otros muchos documentos más. Así como se
tomaron en cuenta las dudas y objeciones, también se tomaron en cuenta las
nuevas aportaciones y afirmaciones a favor del hecho histórico, provenientes de
los más variados investigadores, científicos y estudiosos del Acontecimiento
Guadalupano.
El trabajo revistió un
esfuerzo de varios años, analizando, estudiando e investigando bajo el método
histórico científico, ubicando cada fuente histórica en su justo valor y
naturaleza y en su convergencia; asimismo, se sometió a las normas precisas de
la Congregación de la Causa de los Santos. El 28 de octubre de 1998, la
Congregación aprobó los resultados de la investigación científica, constatando
y confirmando la verdad del Acontecimiento Guadalupano, y la misión del indio
humilde Juan Diego, modelo de santidad, quien a partir de 1531 difundió el
mensaje de Nuestra Señora de Guadalupe, por medio de su palabra y de su ejemplar
testimonio de vida. Se dio un paso más al pedir la Congregación que se
publicara lo esencial y más importante de los resultados de la investigación de
la Comisión Histórica; gracias a esto, en 1999, se publicó un libro bajo el
título: El Encuentro de la Virgen de Guadalupe y Juan Diego;[50] el cual fue analizado por diversos
especialistas. Más adelante, la Congregación encomendó a algunos doctores y
catedráticos de Historia de la Iglesia de las más prestigiosas Universidades
Pontificias, especialistas en el tema de México y América Latina, para que
analizaran este Libro de manera detenida y meticulosamente; y todos, de forma
unánime, dieron su confirmación positiva y laudatoria, tanto de la esencia de
la historia del Acontecimiento Guadalupano, especialmente del Beato Juan Diego,
como de la metodología científica usada en la investigación.
En ese año de 1999,
nuevamente el Papa Juan Pablo II afirmó con gran fuerza la importancia del
Mensaje Guadalupano comunicado por el Beato Juan Diego y confirmó la perfecta
evangelización que nos ha sido donada por Nuestra Madre, María de Guadalupe: “Y
América, –declaró el Papa– que históricamente ha sido y es crisol de pueblos, ha
reconocido «en el rostro mestizo de la Virgen del Tepeyac, [...] en Santa María
de Guadalupe, [...] un gran ejemplo de evangelización perfectamente
inculturada». Por eso, no sólo en el Centro y en el Sur, sino también en el
Norte del Continente, la Virgen de Guadalupe es venerada como Reina de toda
América.”[51] El Papa confirmó la fuerza y la
ternura del mensaje de Dios por medio de la Estrella de la evangelización, María
de Guadalupe, y su fiel, humilde y verdadero mensajero Juan Diego, en donde
Ella depositó toda su confianza; momento histórico para la evangelización de
los pueblos, “La aparición de María al indio Juan Diego –reafirmó el Santo
Padre– en la colina del Tepeyac, el año de 1531, tuvo una repercusión decisiva
para la evangelización. Este influjo va más allá de los confines de la nación
mexicana, alcanzando todo el Continente. [...] María Santísima de
Guadalupe es invocada como «Patrona de toda América y Estrella de la primera y
de la nueva evangelización».”[52]
El 24 de junio de 1999,
el Cardenal Norberto Rivera Carrera, en ocasión de la institución en México de
la Postulación General Mexicana para las Causas de los Santos, nombró como
Postulador de la Causa de Juan Diego a Mons. Oscar Sánchez Barba.
Más adelante, el 17 de
mayo de 2001, el Cardenal Rivera nombró al actual Postulador para la Causa de
Canonización del Beato Juan Diego al P. Dr. Eduardo Chávez Sánchez, quien
continúa investigando y trabajando en la Postulación.
Juan Diego sigue
intercediendo por su pueblo
Desde el 20 de noviembre
de 1990, en la Curia del Arzobispado de México, se abrió el proceso canónico
para recoger las pruebas sobre el milagro realizado por el Beato Juan Diego,
concluyendo el 31 de marzo de 1994. El caso en cuestión, del 3 de mayo de 1990,
fue la sobrevivencia de un joven de 20 años de edad, llamado Juan José Barragán
Silva, quien cayó de una altura de 10 metro aproximadamente sobre terreno
sólido, con un fuerte impacto valorado en 2,000 kgs., con fractura múltiple del
hueso craneal, y fuertes hematomas. Según la valoración de los médicos, la
mortalidad superaba el 80%. La Congregación encontró el proceso muy bien
llevado, con textos que resultan bien informados y dignos de fe. En el
conjunto, el caso disponía de una sólida base probatoria. El decreto de Validez
de los actos del proceso es del 11 de noviembre de 1994. En la misma Congregación,
el 26 de febrero de 1998, los médicos especialistas lo aprobaron por unanimidad
(cinco sobre cinco), sorprendidos de encontrar la fractura soldada y sin
manifestar ningún signo de complicación, con una altísima probabilidad de
muerte y con una modalidad de curación rápida, completa y duradera; era una
inexplicable curación según el conocimiento de la ciencia médica. La madre del
joven fue la que, con gran fe, invocó al Beato Juan Diego por la salvación de
su hijo. El 11 de mayo de 2001, en Congressus Peculiaris super Miro, los
Consultores Teólogos, presididos por el Promotor de la Fe, aprobaron el milagro
hecho por intercesión del Beato Juan Diego Cuauhtlatoatzin, con voto afirmativo
por unanimidad.[53] Sin duda alguna, el humilde Juan
Diego es una ejemplo de santidad y un fuerte intercesor de su pueblo.
Un deseo constante y
ferviente, el que Juan Diego sea canonizado
Nuestro pueblo humilde y
sencillo siempre a guardado en la memoria de la tradición y en el recinto de su
corazón un profundo respeto y veneración por este gran hombre, elegido por
Nuestra Señora de Guadalupe para ser su mensajero, y nunca ha dudado de su
santidad.
Después de tantos siglos
de intenso, honesto y profundo trabajo, especialmente en estos últimos años; y,
además, de la sincera oración, sacrificios y ofrendas de miles de personas que
con la sencillez del corazón han elevado sus peticiones a Dios Nuestro Señor y
a María Santísima de Guadalupe, para que nos regalaran el don maravilloso de
tener a Juan Diego en los altares, canonizado y reconocido como uno de los
personajes claves en la historia de la evangelización de América. Juan Diego
que ha sido el portador de un mensaje que trasciende fronteras y tiempos, el
mensaje de Nuestra Señora de Guadalupe para que, con la aprobación de la
Iglesia, se le construyera un templo, donde Ella reconstruiría la vida del ser
humano, aquel que con sincero corazón se acercara y se confiara a Ella, ahí
escucharía todas las tristezas, dolores, sufrimientos y penas, y lo conduciría
por el camino seguro del amor para llevarlo ante “«el verdadero Dios por quien
se vive, el Creador de las personas, el Dueño de la cercanía y de la
inmediación, el Dueño del cielo, el Dueño de la tierra»;”[54] poniéndolo de manifiesto con todo
su amor. María Santísima de Guadalupe es la que le aseguró a su humilde
mensajero: “«ten por seguro que mucho lo agradeceré y lo pagaré, que por ello
te enriqueceré, te glorificaré»”.[55]
Todos los sucesores de
fray Juan de Zumárraga han promovido ininterrumpidamente el gran Acontecimiento
Guadalupano, el cardenal Norberto Rivera, con un gran esfuerzo y una ferviente
oración, ha impulsado de manera decisiva la Canonización del Beato Juan Diego.
Asimismo, el Rector y todos los Canónigos de la Nacional e Insigne Basílica de
Guadalupe, han dirigido peticiones al Santo Padre, por ejemplo el 21 de agosto
de 2000, en una de varias cartas, dicen: “estamos plenamente convencidos de la
historicidad del Beato Juan Diego [...] Por lo tanto, nuestra voz se dirige
ahora a Su Santidad, para pedirle, humildemente, la pronta canonización del
Beato Juan Diego”.[56]
El Episcopado Mexicano en
pleno ha sido de los más fuertes promotores motivando tanto la investigación
científica, así como la evangelización y devoción popular en una pastoral
integral. El Episcopado Mexicano declaró el 12 de octubre de 2001: “La verdad
de las Apariciones de la Santísima Virgen María a Juan Diego en la colina del
Tepeyac ha sido, desde los albores de la evangelización hasta el presente, una
constante tradición y una arraigada convicción entre nosotros los católicos
mexicanos, y no gratuita, sino fundada en documentos del tiempo, rigurosas
investigaciones oficiales verificadas el siglo siguiente, con personas que
habían convivido con quienes fueron testigos y protagonistas de la construcción
de la primera ermita”;[57] y más adelante señala:
“Consideramos también deber nuestro manifestar que la historicidad de las
apariciones, necesariamente lleva consigo reconocer la del privilegiado vidente
interlocutor de la Virgen María.”[58] Todos los Obispos Mexicanos se unen
en una misma oración: “expresamos nuestra confianza en que no tardará su
canonización y por ello elevamos nuestra plegaria”.[59]
[1] “Cuauhtlatoatzin”,
nombre indígena de Juan Diego, Cfr. Carlos de Sigüenza y
Góngora, Piedad Heroica de D. Fernando Cortés, Talleres de la Librería
Religiosa, segunda edición de “La Semana Católica”, México 1898, p. 31.
También: Xavier Escalada, S. J., Ed. Enciclopedia Guadalupana, México
1997, T. V.
[2] «Testimonio
del P. Luis Berrera Tanco», en Informaciones Jurídicas de 1666, AHBG, Ramo
Histórica, f. 158r: “y habiéndose Bautizado [Juan Diego] en el año de mil y
quinientos veinte y cuatro, que fue cuando vinieron los religiosos del Señor
San Francisco (de cuya feligresía era) es constante haberse Bautizado de
cuarenta y ocho años de edad.”
[3] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, en Ernesto de la Torre Villar
y Ramiro Navarro de Anda, Testimonios Históricos Guadalupanos, Ed. FCE, México
1982, p. 305.
[4] Fray
Gerónimo de Mendieta, Historia Eclesiástica, p. 429.
[5] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, p. 305.
[6] «Testimonio
del P. Luis Berrera Tanco», en Informaciones Jurídicas de 1666, ff.
157v-158r
[7] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, p. 305.
[8] «Testimonio
de Martín de San Luis», en Informaciones Jurídicas de 1666, ff. 43v-44r.
[9] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, p. 305. Coincide con lo que
testifica el P. Luis Becerra Tanco: “el Indio Juan Diego y su mujer María
Lucía, guardaron castidad desde que recibieron el agua del Bautismo Santo, por
haber oído a uno de los primeros Ministros Evangélicos muchos encomios de la
pureza y castidad y lo que ama nuestro Señor a las Vírgenes, y esta fama fue
constante a los que conocieron y comunicaron mucho tiempo estos dos casados.”
«Testimonio del P. Luis Berrera Tanco», en Informaciones Jurídicas de
1666, f. 157v.
[10] «Testimonio
del P. Luis Berrera Tanco», en Informaciones Jurídicas de 1666, f. 157v.
[11] «Gertrudis
del Señor San José», en Apuntes de algunas Vidas de Ntras. Hermanas
Difuntas, Archivo del Convento di Corpus Christi para las Indias Caciques,
Monasterio Autónomo de Clarisas de Corpus Christi, in México, s. n. f.
[12] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, p. 305.
[13] «Testimonio
de Gabriel Xuárez», en Informaciones Jurídicas de 1666, ff. 20r-20v.
[14] «Testimonio
de Gabriel Xuárez», en Informaciones Jurídicas de 1666, ff. 21v-22r.
[15] «Testimonio
de Juana de la Concepción», en Informaciones Jurídicas de 1666, f. 35r.
[16] «Testimonio
de Pablo Xuárez», en Informaciones Jurídicas de 1666, f. 40r.
[17] «Testimonio
de Martín de San Luis», en Informaciones Jurídicas de 1666, f. 46v.
[18] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, p. 305.
[19] Fernando
de Alva Ixtlilxóchitl, Nican Motecpana, p. 305.
[20] Cayetano
de Cabrera y Quintero, Escudo de Armas, Imp. del Real, México 1746, p.
345, No. 682.
[21] Descubrimientos
en Cuauhtitlán confirmados por el Lic. Manuel García de la Torre, Secretaría
del Patrimonio Nacional, 3 de dic. 1963, INAH y Dep. Monumentos Prehispánicos.
[22] Carta
del P. Luis Medina Ascencio, Director del Centro de Estudios Guadalupanos,
dirigida al director de la Revista «Río de Luz», Cura Enrique Amescua Medina,
26 de julio de 1976, en Enrique Amezcua Medina, Notas históricas del
Santuario de la Quinta Aparición Guadalupana de Tulpetlac, Imp. Litográfica
México, México [1978], p. 58. Luis Medina Ascencio alaba por la nueva
construcción del Santuario de la Quinta Aparición de Guadalupe, en Tulpetlac, y
añade: “No hay ninguna dificultad histórica en admitir a Cuauhtitlán como lugar
de origen de Juan Diego, y a Tulpetlac como pueblo donde estaba viviendo el
vidente del Tepeyac en el tiempo de las Apariciones.”
[23] Miguel
León-Portilla, Tonantzin Guadalupe. Pensamiento náhuatl y mensaje cristiano
en el “Nican mopohua”, Eds. El Colegio Nacional y FCE, México 2000, p. 45.
[24] «Testimonio
de Juan de Masseguer», en Información de 1556. Actas del proceso incoado
contra el Provincial franciscano Fr. Francisco de Bustamante por sus
acusaciones públicas contra el Arzobispo de México, Fr. Alonso de Montúfar
OP, en Ernesto de la Torre Villar y Ramiro Navarro de
Anda, Testimonios Históricos, p. 71.
[25] «Testimonio
de Juan de Salazar», en Información de 1556, p. 51.
[26] Gregorio
XIII (1572-1585).
[27] Gregorio
XIII, Ut Deiparae semper virginis, Archivo Secreto
Vaticano, Sec. Brev. 69, ff. 537v-538v; 70, ff. 532v-533v.
[28] Everardus
Mercurianus, Gen., «Carta al arzobispo de México, Pedro Moya de
Contreras», Roma 12 de marzo de 1576, en Félix Zubillaga
(editor), Monumenta Mexicana. Monumenta Historica Societatis Iesu, Roma
1956, T. I: 1570-1580, pp. 192-193.
[29] Carta
del arzobispo de México, Pedro Moya de Contreras, al Papa Gregorio XIII,
Archivo Secreto Vaticano, AA-Arm. I. XVIII, s. f.
[30] Cfr.
CONGREGATIO PRO CAUSIS SANCTORUM, 184, Mexicana Canonizationis Servi Dei Ionnis
Didaci Cuauhtlatoatzin Viri Laici (1474-1548), Positio super famae sanctitatis
virtibus, et cultu ab immemorabili praestito ex officio concinata, Romae 1989,
Doc. IX. El P. Francisco de Siles entregó la narración del Acontecimiento
Guadalupano del P. Miguel Sánchez, realizada en latín y con grabados de la
Virgen de Guadalupe y Juan Diego realizados en 1658, se conserva en la
Biblioteca Apostólica Vaticana, fondo Chigiano: F IV 96, 16 ff.,
intitolato Historica narratio. . . imaginis SS Virginis Mariae vulgo de
Gudalupe in Indiis nuncupate quae Mexici, mirabili modo. . . anno 1531 apparuit
DD fr Jaonni de Zumarraga.
[31] Cfr. Informaciones
Jurídicas de 1666, Archivo Histórico de la Basílica de Guadalupe (AHBG), Ramo
Historia.
[32] «Testimonio
de Marcos Pacheco», en Informaciones Jurídicas de 1666, f. 12v.
[33] «Testimonio
de Andrés Juan», en Informaciones Jurídicas de 1666, f. 28v.
[34] Positio,
Doc. XI, 9
[35] Positio,
Doc. XII,8
[36] J.
Bravo Ugarte, Historia de México, III/2, México 1959, 428.
[37] Cfr. Pío
XI, Carta Apostólica «B. V. Maria sub titulo de Guadalupa Insularum
Philippinarum Coelestis Patrona Declaratur», en AAS, XXVIII (1936) 2, pp.
63-64.
[38] Pío
XII, «Alocución Radiomensaje», 12 de octubre de 1945, AAS, XXXVII
(1945) 10, pp. 265-266.
[39] Juan
XXIII, «Ad christifideles qui ex ómnibus Americae nationibus Conventui Mariali
secundo Mexici interfuerunt», por el 50° aniversario del, Roma a 12 de octubre
de 1961, en AAS, LIII (1961) 12, pp. 685-687.
[40] Pablo
VI, «Nuntius Radiotelevisificus», 12 de octubre de 1970, en AAS, LXII
(1970) 10, p. 681.
[41] Juan
Pablo II, «Alocución por la III Conferencia General del Episcopado Latino
Americano», 28 de enero de 1979, en AAS, LXXI (1979) 3, p. 205.
[42] Juan
Pablo II, «Alocución a los Obispos de América Latina» Primer viaje Apostólico a
México», México, D. F., a 27 de enero de 1979, en AAS, LXXI (1979)
3, p. 173.
[43] Cayetano
de Cabrera y Quintero, Escudo de Armas, Imp. del Real, México 1746, p.
345, No. 682.
[44] Positio,
Doc XIII, 119
[45] Carta
de la Sagrada Congregación para la Causa de los Santos al Cardenal, Don Ernesto
Corripio Ahumada, 8 junio 1982, Prot. N. 14 08-3 /1982.
[46] Joel
Romero Salinas, Juan Diego, su peregrinar a los altares, Ed. Paulinas,
México 1992, p. 54.
[47] Cfr. Relatio
et Vota del Consultores Históricos del 30 enero 1990, y de los Consultores
Teólogos del 30 marzo 1990.
[48] Cayetano
de Cabrera y Quintero, Escudo de Armas, Imp. del Real, México 1746, p.
345, No. 682.
[49] AAS,
LXXXII (1990), pp. 853-855.
[50] Fidel
González Fernández, Eduardo Chávez Sánchez y José Luis Guerrero Rosado, El
Encuentro de la Virgen de Guadalupe y Juan Diego, Ed. Porrúa, México 1999,
XXXVIII, 564 pp. [42001].
[51] Juan
Pablo II, Ecclesia in America, México 22 de enero de 1999, Libreria
Editrice Vaticana, Ciudad del Vaticano 1999, No 11, p. 20. El Santo Padre
cita literalmente la IV Conferencia General del Episcopado
Latinoamericano. Santo Domingo a 12 de Octubre de 1992, 24. Véase también
en AAS, 85 (1993) p. 826.
[52] Juan
Pablo II, Ecclesia in America, p. 20, No. 11.
[53] Congregatio
de Causis Sanctorum, Canonizationis Beati Ionnis Didaci Cuautlatoatzin,
viri laici (1474-1548) Relatio et Vota, Congressus Peculiaris super
Miro, 11 de mayo de 2001, Mexicana, P. N. 1408, Tip. Guerra, Roma 2001.
[54] Antonio
Valeriano, Nican Mopohua, vv. 26-27.
[55] Antonio
Valeriano, Nican Mopohua, vv. 34-35.
[56] Carta
del Rector y Cabildo de la Insigne y Nacional Basílica de Santa María de
Guadalupe al Cardenal Angelo Sodano, México, D. F., a 21 de agosto de 2001, en
Archivo de la Causa de Canonización del Beato Juan Diego, s. f.
[57] Episcopado
Mexicano, El Acontecimiento Guadalupano hoy En el XXV Aniversario de la
Dedicación de la actual Basílica de Guadalupe y el traslado de la Sagrada
Imagen, México, D. F., 12 de octubre de 2001, No. 3.
[58] Episcopado
Mexicano, El Acontecimiento Guadalupano hoy, No. 9.
[59] Episcopado
Mexicano, El Acontecimiento Guadalupano hoy. No. 11.
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Las Siervas de los Corazones Traspasados de Jesús y María.
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San Giovanni Diego Cuauhtlatoatzin
Statue
dedicated to Juan Diego in the atrium of San Pedro Apostol in Tlahuac, Mexico
City
CANONIZAÇÃO DO ÍNDIO JUAN
DIEGO CUAUHTLATOATZIN
HOMILIA DO PAPA JOÃO
PAULO II
1. "Eu te
louvo, Pai, Senhor do céu e da terra, porque escondeste estas coisas aos sábios
e inteligentes, e as revelaste aos pequeninos. Sim, Pai, porque assim foi do
teu agrado!" (Mt 11, 25-26).
Queridos Irmãos e Irmãs,
estas palavras de Jesus no Evangelho deste dia constituem, para nós, um convite
especial para louvar e dar graças a Deus pela dádiva do primeiro Santo indígena
do Continente americano.
É com grande alegria que
fiz a peregrinação até esta Basílica de Nossa Senhora de Guadalupe, coração
mariano do México e da América, para proclamar a santidade de Juan Diego
Cuauhtlatoatzin, o índio simples e humilde que contemplou o rosto dócil e
sereno da Virgem de Tepeyac, tão querido a todas as populações do México.
2. Agradeço as amáveis
palavras que me foram dirigidas pelo Senhor Cardeal Norberto Rivera Carrera,
Arcebispo da Cidade do México, assim como a calorosa hospitalidade dos homens e
das mulheres desta Arquidiocese Primaz: dirijo-vos a todos a minha
cordial saudação. Saúdo também com afecto o Senhor Cardeal Ernesto Corripio
Ahumada, Arcebispo Emérito da Cidade do México, e os outros Purpurados, Bispos
do México, da América, das Filipinas e de outras regiões do mundo. Agradeço
igualmente, e de maneira particular, ao Senhor Presidente da República e às
Autoridades civis a sua presença nesta celebração.
Hoje, dirijo uma saudação
muito especial aos numerosos indígenas provenientes das diferentes regiões do
País, representantes das diversas etnias que compõem a rica e multiforme
realidade mexicana. O Papa manifesta-lhes a sua proximidade, o seu profundo
respeito e admiração, enquanto os recebe fraternalmente em nome do Senhor.
3. Como era Juan Diego?
Por que motivo Deus fixou o seu olhar nele? Como acabámos de escutar, o livro
do Eclesiástico ensina-nos que somente "Deus é todo-poderoso e apenas
os humildes o glorificam" (cf. 3, 19-20). Inclusivamente as palavras
de São Paulo, também proclamadas durante esta celebração, iluminam esta maneira
divina de realizar a salvação: "Deus escolheu aquilo que o
mundo despreza [e que é insignificante]. Deste modo, nenhuma criatura se pode
orgulhar na presença de Deus" (cf. 1 Cor 1, 28-29).
É comovedor ler as
narrações guadalupanas, escritas com delicadeza e repletas de ternura. Nelas, a
Virgem Maria, a escrava "que proclama a grandeza do
Senhor" (Lc 1, 46), manifesta-se a Juan Diego como a Mãe do Deus
verdadeiro. Ela entrega-lhe, como sinal, um ramalhete de rosas preciosas e ele,
mostrando-as ao Bispo, descobre gravada no seu manto ("tilma") a
imagem abençoada de Nossa Senhora.
"O acontecimento
guadalupano como afirmaram os membros da Conferência Episcopal Mexicana
significou o começo da evangelização, com uma vitalidade que ultrapassou
qualquer expectativa. A mensagem de Cristo através da sua Mãe assumiu os
elementos centrais da cultura indígena, purificou-os e atribuiu-lhes o
definitivo sentido de salvação" (14 de Maio de 2002, n. 8). Desta maneira,
Guadalupe e Juan Diego possuem um profundo sentido eclesial e missionário, e
constituem um paradigma de evangelização perfeitamente inculturada.
4. Com o salmista,
acabámos de recitar: "Do céu, o Senhor contempla e vê todos os
homens" (Sl 33 [32], 13), professando uma vez mais a nossa fé em
Deus, que não considera as diferenças de raça ou de cultura. Ao acolher a
mensagem cristã, sem renunciar à sua identidade indígena, Juan Diego descobriu
a profunda verdade da nova humanidade, em que todos são chamados a ser filhos
de Deus em Cristo. Desta forma, facilitou o encontro fecundo de dois mundos e
transformou-se num protagonista da nova identidade mexicana, intimamente
vinculada a Nossa Senhora de Guadalupe, cujo rosto mestiço dá expressão da sua
maternidade espiritual que abarca todos os mexicanos. Por isso, o testemunho da
sua vida deve continuar a dar impulso à edificação da Nação mexicana, a
promover a fraternidade entre todos os seus filhos e a favorecer cada vez mais
a reconciliação do México com as suas origens, os seus valores e as suas
tradições.
Esta nobre tarefa de
edificar um México melhor, mais justo e mais solidário, exige a colaboração de
todos. Em particular, hoje em dia é necessário apoiar os indígenas nas suas
aspirações legítimas, respeitando e defendendo os valores autênticos de cada um
dos grupos étnicos. O México tem necessidade dos seus indígenas e os seus
indígenas precisam do México!
Amados Irmãos e Irmãs de
todas as etnias do México e da América, ao exaltar neste dia a figura do índio
Juan Diego, desejo expressar-vos a proximidade da Igreja e do Papa em relação a
todos vós, enquanto vos abraço com amor e vos animo a ultrapassar com esperança
as difíceis situações por que estais a passar.
5. Neste momento decisivo
da história do México, tendo já passado o limiar do novo milénio, recomendo à
valiosa intercessão de São Juan Diego as alegrias e as esperanças, os temores e
as angústias do querido povo mexicano, que trago com muito afecto no íntimo do
meu coração.
Ditoso Juan Diego, índio
bondoso e cristão, em quem o povo simples sempre viu um homem santo! Nós te
suplicamos que acompanhes a Igreja peregrina no México, para que seja cada dia
mais evangelizadora e missionária. Encoraja os Bispos, sustenta os presbíteros,
suscita novas e santas vocações, ajuda todas as pessoas que entregam a sua
própria vida pela causa de Cristo e pela difusão do seu Reino.
Bem-aventurado Juan
Diego, homem fiel e verdadeiro! Nós te recomendamos os nossos irmãos e as nossas
irmãs leigos a fim de que, sentindo-se chamados à santidade, penetrem todos os
âmbitos da vida social com o espírito evangélico. Abençoa as famílias,
fortalece os esposos no seu matrimónio, apoia os desvelos dos pais, empenhados
na educação cristã dos seus filhos. Olha com solicitude para a dor dos
indivíduos que sofrem no corpo e no espírito, de quantos padecem em virtude da
pobreza, da solidão, da marginalização ou da ignorância. Que todos, governantes
e governados, trabalhem sempre em conformidade com as exigências da justiça e
do respeito da dignidade de cada homem individualmente, para que desta forma a
paz seja consolidada.
Amado Juan Diego, a
"águia que fala"! Ensina-nos o caminho que conduz para a Virgem
Morena de Tepeyac, para que Ela nos receba no íntimo do seu coração, dado que é
a Mãe amorosa e misericordiosa que nos orienta para o Deus verdadeiro.
No final da celebração,
antes de conceder a Bênção apostólica a todos os fiéis ali presentes, o Santo
Padre disse:
Ao concluir esta Canonização de Juan Diego, desejo renovar a minha saudação a todos vós que nela pudestes participar, alguns nesta Basílica, outros nos arredores e muitos outros ainda através da rádio e da televisão. Agradeço de coração o afecto de todas as pessoas que encontrei pelas ruas que percorri. No novo Santo, encontrais o maravilhoso exemplo de um homem justo, de costumes rectos, leal filho da Igreja, dócil aos pastores, amante da Virgem e bom discípulo de Jesus. Ele seja um modelo para vós, que muito o amais, e oxalá interceda pelo México, a fim de que seja sempre fiel. Levai a todos quantos a mensagem desta celebração, além da saudação e do afecto do Papa a todos os mexicanos.
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FR. WILLIAM SAUNDERS, Saint Juan Diego and Our Lady : http://www.catholiceducation.org/en/culture/catholic-contributions/saint-juan-diego-and-our-lady.html
