mardi 29 décembre 2015

Saint DAVID, roi et prophète


Le Caravage (1606-1607). David tenant la tête de GoliathMusée d'histoire de l'art de Vienne




Le Guerchin (Giovanni Francesco Barbieri). Le roi David, 1768





Onction de David par Samuel, fresque sur bois, Synagogue de Doura Europos, Syrie, IIe siècle





















David priant après son adultère avec Bethsabée,
livre d'heures de Marie de Bourgogne, 1477, Wien, Österreichische Nationalbibliothek, cod. 1857,











Saint David

Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)

Les Églises d'Orient célèbrent le saint roi-poète qui est la figure messianique du Christ, et dont les psaumes sont la base même de la prière liturgique depuis des millénaires. Après avoir gravement offensé la loi divine, il manifesta un repentir exemplaire.

Commémoraison de saint David, roi et prophète. Fils de Jessé le Bethléémite, il trouva grâce devant Dieu et reçut l’onction sacrée du prophète Samuel pour régner sur le peuple d’Israël; il fit venir dans la cité de Jérusalem l’arche de l’alliance du Seigneur et le Seigneur lui-même lui jura bientôt que sa descendance demeurerait à jamais, du fait que le Christ Jésus naîtrait de sa lignée selon la chair. Il se coucha avec ses pères à un âge avancé vers 972 avant le Christ.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/326/Saint-David.html

Saint David

Samuel donna l’onction à David au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David »

Fils de Jessé, roi de Juda et d’Israël, ancien testament (Xe siècle av. J.-C.)

Les Églises d’Orient font mémoire en ce 29 décembre de saint David, roi et prophète, figure majeure de l’Ancien Testament et ancêtre du Messie. Fils de Jessé, le Bethléémite, David régna sur Juda puis sur l’ensemble d’Israël au Xe siècle avant Jésus-Christ. Sa personne traverse l’histoire sainte comme une promesse, une chute et une espérance, autant de traits qui éclairent la compréhension chrétienne du mystère messianique.

Choisi par Dieu alors qu’il n’était encore qu’un jeune berger, David reçut l’onction du prophète Samuel « au milieu de ses frères ». L’Écriture rapporte : « Samuel donna l’onction à David au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David » (Premier livre de Samuel 16, 1-13). Ce geste fondateur inaugure une royauté qui ne se mesure pas seulement à la puissance politique, mais à l’élection divine.

Roi-poète, David est indissociable des Psaumes, qui constituent depuis des millénaires la trame de la prière liturgique d’Israël et de l’Église. Louange, supplication, action de grâce, cri de détresse ou chant de confiance, ces prières portent l’expérience spirituelle d’un homme confronté à la fidélité de Dieu autant qu’à ses propres faiblesses.Car la figure de David n’est pas idéalisée. L’Écriture évoque sans détour ses fautes graves, notamment son adultère et l’injustice qui s’ensuivit. Mais elle souligne avec la même force son repentir sincère. Le roi reconnaît sa faute, s’humilie devant Dieu et accepte les conséquences de son péché. Cette conversion intérieure demeure l’un des traits les plus marquants de sa sainteté.

David fit également monter l’arche de l’Alliance dans la cité de Jérusalem, établissant la ville comme cœur religieux et politique d’Israël. À lui fut adressée la promesse d’une descendance établie pour toujours, promesse que la foi chrétienne reconnaît accomplie en Jésus-Christ, né de sa lignée selon la chair.

La tradition situe la mort de David vers 972 avant Jésus-Christ, après un règne long et éprouvé. Sa mémoire demeure vivante dans la liturgie et la méditation chrétiennes, comme celle d’un homme choisi par Dieu, pécheur pardonné et témoin d’une espérance qui dépasse sa propre histoire.Dans un enseignement resté célèbre, le pape François rappelait le 19 janvier 2016 une vérité qui s’applique pleinement au roi d’Israël : « Il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans avenir. »

SOURCE : https://tribunechretienne.com/saint-david-3/

Le saint roi David

Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël au Xe siècle avant J.-C. selon l'Ancien Testament.

par Défendente Genolini

29 décembre

 «Il était beau, il était roux. » Par trois fois la Bible nous donne, et pour lui seul, une telle appréciation physique. Il est même ajouté qu’il avait de beaux yeux.

Il s’agit du roi David. « Va, c’est lui, donne-lui l’onction » entend le prophète Samuel alors qu’il est chez Jessé de Bethléem. Nous connaissons la suite. Ce jeune homme brillant, adroit, fin, tua le géant Goliath, devient le gendre de Saül ombrageux et retors, ami de cœur de Jonathan, vainqueur des ennemis d’Israël, régna 40 ans, sept ans à Hébron et 33 ans à Jérusalem dont il fait sa capitale. Il y ramène l’arche d’Alliance. Son fils Salomon construira le Temple qui l’abrite, lieu de la Gloire divine.

Moment de faiblesse, ce roi chéri de Dieu, à qui rien ne manque, sera pris dans les filets de ses désirs. Il désire la femme d’Urie, veut cacher sa faute et, pour cela fait tuer son valeureux guerrier. Faisant semblant de prendre chez lui sa veuve dans un élan de charité. C’est le prophète Nathan qui vient le condamner pour sa forfaiture. Humble, contrit et pénitent, David agit alors en croyant véritable, avec une piété sincère. Cela nous valut la plupart des psaumes qui aujourd’hui encore constituent la base de la prière liturgique juive et chrétienne.

Les prophètes en ont fait le modèle du Messie à venir. L’Évangile le cite plus de 35 fois.

Son tombeau est à Jérusalem, toujours vénéré. Au-dessus s’élève la salle du Cénacle. Il demeure le modèle du prince, patron des musiciens, des maîtrises et des chorales.

Étymologie du nom

De racine hébraïque : yahad, « aimer » et « oncle » et par déduction affective « chéri » ou daoud, « le bien-aimé ». On dit aussi qu’il serait issu de l’assyrien signifiant « commandant de troupes ».

Célébrités

Vers la fin du XVe siècle, il entre dans les quatre rois des jeux de cartes avec Alexandre, César et Charlemagne. Ce Charlemagne qu’Alcuin appelait « son très doux David ».

L’iconographie est innombrable. Elle est présente partout. Il faut avoir vu à Florence le David de Michel-Ange.

Six saints portent son nom. Mais aussi deux rois d’Écosse, cinq de Géorgie et deux empereurs de Trébizonde.

Parole de David

« Heureux qui est absous de son péché, acquitté de sa faute ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute aucun tort, et dont l’esprit est sans fraude ! » (psaume 31).

Courte prière de David

« Garde-moi, ô mon Dieu, mon refuge est en toi » (psaume 15). 

SOURCE : https://www.france-catholique.fr/le-saint-roi-david.html

David, « le bien-aimé de Dieu »

L’une des figures les plus attachantes de la Bible, régnant sur Israël de 1 000 à 961 avant J.-C., est l’auteur de certains des plus beaux psaumes de l’Ancien Testament.

par Véronique Jacquier

Du roi David, l’histoire retient le poète et joueur de lyre, le chef de guerre qui conquiert Jérusalem, et celui qui reçoit la promesse divine d’une alliance indéfectible avec sa dynastie. Il est sans doute, avant tout, celui qui a noué une relation privilégiée avec Dieu car il se sait choisi, et il sait que le Seigneur le connaît mieux que lui-même : « Seigneur tu me sondes et me connais, Tu discernes de loin ma pensée » dit le psaume 138, qui lui est attribué. Ainsi s’établit une intimité dont résulte une destinée exceptionnelle. Toujours dans le psaume 138, David rend grâce : « C’est toi qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue d’avoir fait de moi une telle merveille ; tes œuvres sont admirables et mon âme le sait très bien. »

Berger de Bethléem

Si David est plein de gratitude, c’est parce que sa vie commence de façon incroyable. Lui, le petit berger de Bethléem, le dernier des huit fils de Jessé, est désigné pour devenir roi d’Israël ! Le premier souverain, Saul, connaît la disgrâce de Dieu à cause de sa mauvaise conduite. Aussi le prophète Samuel raconte-t-il dans son premier Livre qu’il est envoyé sur les routes afin de trouver le nouvel élu, le « bien-aimé de Dieu », signification du prénom David en hébreu. Samuel doit respecter une consigne divine : « Ne pas considérer l’apparence et la haute taille […] car Dieu regarde le cœur. » Voilà donc les sept fils de Jessé tour à tour présentés au prophète, mais ce dernier demande à leur père : « Ne te reste-t-il pas un autre fils ? Va me le chercher. » Le huitième enfant de Jessé est encore un enfant, les cheveux blonds tirant sur le roux avec de grands yeux, qui garde les brebis. Quand il entre dans la maison, Samuel entend la voix de Dieu : « C’est lui ! » Sans attendre, le prophète prend une corne d’huile et lui donne l’onction au milieu de ses frères. La Bible rapporte que « l’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là ».

Couronné de gloire

Malgré son statut d’élu, sa vie ne fut pourtant pas toujours placée sous le sceau de la félicité divine. De nombreux psaumes (3, 5, 34) témoignent de la persécution de David par ses ennemis. Cependant, il fut très tôt couronné de gloire : son combat gagné contre le philistin Goliath, ennemi n° 1 d’Israël, lui ouvre une grande carrière de guerrier. Tout le pays le regarde tuer le géant, les chefs l’admirent pour son courage et le roi Saul lui donne sa fille en mariage après avoir vu le jeune homme jouer habilement de sa fronde, et se vanter de la protection divine : « Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël » (Premier livre de Samuel, 46).

Cette éclatante victoire, qui fait de lui le héros de son peuple, a son revers : Saul se met à considérer sournoisement son gendre comme un rival. David doit s’enfuir dans le désert de Ziph, bientôt traqué par le roi et l’élite d’Israël composée de 3 000 hommes. Pourtant, dans ce combat démesuré, David prend l’avantage. Durant la nuit, il s’introduit dans le camp de Saul et trouve ce dernier endormi. Abishai, son aide de camp, l’incite à le tuer mais David épargne son ennemi. Pour autant, une longue lutte fratricide s’installe jusqu’à ce que David monte sur le trône. Dès lors, l’homme s’impose avec sa prestance, son charme de poète doué pour la musique. Il compose avec sa lyre les fameux psaumes où il confie à Dieu sa révolte, sa colère, mais aussi sa confiance et ses joies. 73 des 150 psaumes de l’Ancien Testament lui sont attribués.

Sur le trône d’Israël

À quoi songe David quand il monte sur le trône de la tribu de Juda à l’âge de 30 ans, puis sur le trône d’Israël sept ans plus tard ? Son âme loue l’action de Dieu dans le psaume 20 : « Seigneur, le roi se réjouit de ta force […]. Tu lui as accordé ce que son cœur désirait. » Après la conquête de la ville de Jérusalem, devenue la « cité de David », il organise le transfert de l’Arche d’alliance à Sion et c’est un roi David tout joyeux qui entre dans la ville, « dansant de toute sa force devant le Seigneur » et seulement « ceint d’un pagne de lin », raconte le deuxième livre de Samuel (6, 14) qui souligne que le souverain n’a cure de se montrer tournoyant à moitié nu devant ses serviteurs. Seule compte la certitude de savoir qu’il ne tient sa royauté que de Dieu et qu’il est comblé de bénédictions.

La contrition de David

Cependant, sa réputation va être entachée par un épisode peu glorieux. David tombe amoureux de la belle Bethsabée, l’épouse de son général d’origine hittite, Urie. Non seulement il profite de la jeune femme pendant que le mari est au combat, mais il demande en plus à ce qu’Urie soit placé en première ligne pour être sûr qu’il soit frappé et qu’il meure ! C’est ce qui adviendra mais cette piètre victoire va coûter cher au roi. Le fils né des amours interdites mourra à la naissance. David, effondré, ne cesse d’implorer le pardon de Dieu après avoir pris connaissance de son péché. C’est le prophète Nathan qui lui a ouvert les yeux en usant d’une métaphore. Il prend l’exemple d’un homme riche qui s’empare du seul bien d’un pauvre : une brebis, alors qu’il en possède en grand nombre. En entendant cette histoire, David éclate de colère et confie à Nathan : « L’homme qui a fait cela mérite la mort (…) pour avoir été sans pitié. » Le prophète lui réplique alors : « Tu es cet homme David ! Tu as frappé par l’épée Urie le hittite. Tu as pris sa femme pour en faire ta femme ». Puis Nathan rappelle au roi tout ce que le Seigneur a fait pour lui. « David dit à Nathan : « J’ai péché contre le Seigneur ». Et Nathan dit à David : « Le Seigneur a pardonné ton péché. Tu ne mourras point. Mais parce que tu as fait, par cette action, mépriser le Seigneur par ses ennemis, le fils qui t’est né mourra » » (Deuxième livre de Samuel, 12, 12-14).

Signe que la disgrâce divine est temporaire, Bethsabée donnera à David un autre enfant : le futur roi Salomon, qui construira le Temple de Jérusalem pour y installer l’Arche d’alliance.

Quand il verra venir la mort, après quarante ans de règne, en laissant un royaume prospère, le roi David convoquera son fils Salomon : « Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Montre-toi fort et sois un homme ! » murmure-t-il (Premier livre des Rois, 2). De sa lignée royale naîtra Jésus, par son père adoptif Joseph. Le Christ est souvent nommé « Fils de David » dans les Évangiles pour rappeler la prophétie de Nathan à David dans le deuxième livre de Samuel (7-12) : « Celui qui sortira de tes entrailles […] c’est lui qui bâtira une maison à mon Nom. » Insigne récompense pour le roi David, considéré comme un messie – car il reçut l’onction de Dieu dans sa jeunesse – que de laisser entrevoir la venue d’un autre Messie, qui assurera au nom de Dieu la paix et la royauté, mais cette fois dans tout l’univers. 

SOURCE : https://www.france-catholique.fr/david-le-bien-aime-de-dieu.html

Davide

Il Regno di Davide attorno al 1000 a.C. L'area di effettivo dominio era limitata alla Palestina. L'espressione biblica del dominio "dal torrente d'Egitto fino al fiume Eufrate" è probabilmente iperbolica, includente stati vicini tributari ma auonomi.


Saint David

IIème roi d'Israël, A.T.

Dans le livre du Prophète Samuel, on peut lire le commencement, pas ordinaire, de cette histoire: le choix inattendu d’un jeune berger appelé à succéder à Saül, lequel fut premier roi régnant en Israël.

Il s’agit de David, le personnage biblique de l’Ancienne Alliance sur qui le Livre sacré nous fournit le plus de détails - sur son histoire édifiante et quelques fois fort tumultueuse.

À preuve...

Le prophète Samuel était parti en quête d’un successeur pour le roi Saül tombé en disgrâce devant le Très-Haut.

Évidemment, le roi n’en savait rien, sinon la démarche du vieux prophète n’aurait pas fait long feu.

On ne change pas de roi comme on change de chemise... si ce n’est par un coup d’état, ce dont Samuel n’avait nullement envie.

Samuel agissait toujours avec la patience et la discrétion de L’Esprit. Or l’Esprit, ce jour-là, le conduisit au patelin de Bethléem où habitait un propriétaire terrien du nom de Jessé.

Samuel confia son dessein au seigneur du lieu qui appela ses fils.

Il en avait huit, dont sept en âge de prendre des responsabilités; le septième n’était qu’un gamin qu’il laissa au champ pour garder le troupeau.

Le prophète se mit en prière et exerça son discernement sur les sept grands gars de Jessé; mais il n’en trouva aucun marqué de L’Esprit. On appela donc le petit dernier et Samuel le sacra roi dans le plus grand secret.

David était un bel adolescent roux d’une quinzaine d’années. On le mit au courant de sa mission: aller vivre, plutôt incognito, à la cour du roi.

Comme il était artiste, chantait bien, touchait la lyre et composait des mélodies, il serait facile de trouver un poste auprès de Saül.

Cependant, déjà sacré par le prophète, il ne devait rien laisser transpirer du projet de son Élohim (Dieu).

Le secret ainsi gardé, Le Seigneur lui révélerait à quel moment se faire connaître comme nouveau roi en Juda.

Selon le livre sacré, l’esprit de Dieu s’était retiré de Saül, et un esprit mauvais le tenaillait, lui causait des terreurs inexplicables.

Un serviteur convia David en présence du roi pour jouer de la lyre et calmer son esprit tourmenté.

En entendant la musique de David, Saül éprouvait un grand soulagement. Aussi, dit le Livre, « Saül se prit d’une grande affection pour lui et David devint son   écuyer ».

Un jour, comme écuyer du roi, David se lança, seul, à l’attaque du géant Goliath qui terrorisait Israël.

Au nom de Yahvé Sabaot, il le tua d’une pierre de sa fronde et lui trancha la tête. Cet événement enchanta le peuple qui acclama le jeune David.

Dès lors, le roi Saül commença de jalouser son écuyer. Et, très rapidement, la vie se compliqua pour David qui devait fuir continuellement la présence du roi.

Celui-ci forma même le projet de le faire périr. Jonathan et Milka aidèrent David à échapper au piège.

David devint un homme de guerre, toujours doublé du poète qui chantait par des psaumes la gloire du Très-Haut.

Il avait gardé son cœur d’enfant, de petit berger qui tendrement protégeait et conduisait son troupeau.

Il se tenait en présence du Dieu qui l’assistait en toutes ses entreprises.

Quand il succéda à Saül, décédé aux mains des Pelishtîm, il régna sept ans sur Iehouda, siégeant à Hèbrôn, tandis qu’un fils de Saül, Ishbaal, fut sacré roi en Israël.

Puis, une guerre se déclara entre les deux royaumes, où David vainquit Abner, chef d’armée du roi d’Israël.

Après cette victoire, qui fut suivie des meurtres d’Abner et d’Ishbaal, les chefs des tribus d’Israël joignirent David à Hèbrôn et le reconnurent comme leur roi.

La Bible nous dit: « David avait trente ans à son avènement et il régna quarante ans. À Hèbrôn, il régna sept ans et six mois sur Juda; à Jérusalem, il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda ».

De fait, après sa victoire sur Israël, David partit en guerre contre les Iebussîm, s’empara de Ieroushalaîm dont il fit la capitale du royaume uni.

Le prophète Natân le bénit au Nom de Yahvé et lui assura une descendance à jamais: “Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à jamais”.

David n’avait que trente ans et louait Dieu de tout ce qu’il lui avait permis de vivre en si peu d’années.

Parfois, il se demandait s’il rêvait ou si c’était bien vrai! Il faisait à Dieu cette prière, conservée au Livre sacré:

“Qui suis-je, Seigneur Adonaï, et quelle est ma maison pour que tu m’aies mené jusque-là? Mais cela est encore trop peu à tes yeux, Seigneur Adonaï, et tu étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur pour un lointain avenir...”

L’unification du Royaume constitua un événement majeur dans l’histoire du peuple élu; mais aussi un tournant, un peu tragique, dans la vie de David.

Il commença à prospérer, à sentir qu’il était  “maître après Dieu”. Et il lui arrivait d’oublier le “après Dieu”!

Il organisa le royaume, avec l’aide des sages de ce temps qui étaient plus “hommes politiques” que “hommes de L’Esprit”.

Il se prit à leur jeu, et se référa de moins à moins à L’Esprit de son Elohîm pour prendre des décisions: constructions, armées, guerres, annexions, relations diplomatiques, mariages d’état en série, etc.

Ce qui, peu à peu, l’emporta dans son esprit et guida sa politique royale, ce fut l’efficacité, la possession, le pouvoir.

Le royaume marcha si bien que David pensa de moins en moins à recourir à son Seigneur : il en vint à négliger ses prières!

Mais Dieu l’attendait au détour...

Moins enclin à prier son Seigneur, David laissait facilement errer son esprit où il ne devait pas. Il commit une imprudence glissante en examinant, de sa terrasse et avec convoitise, la très belle Bat-Shèba, épouse de son voisin Ouryah.

Il succomba même au désir d’avoir une relation avec elle, et elle devint enceinte.

Alors, comme allant de soi, David s’arrangea pour liquider l’époux gênant, l’envoyant au front d’un combat perdu d’avance.

Puis, tout bonnement, il fit entrer Bat-Shèba dans son harem... Il pensait que l’histoire finirait là, qu’on n’en parlerait plus et que tout rentrerait dans l’ordre.

Mais Dieu veillait sur son David d’autrefois, si croyant, fidèle et pieux. Il lui fit la grâce d’un prophète pour le tirer de son errement qui risquait de l’encroûter à jamais.

Natân, qu’il aimait bien, vint lui conter l’histoire d’un homme riche, aux troupeaux fabuleux, qui prit à un indigent la seule petite brebis qu’il possédait et faisait reposer sur con cœur.

Le Livre raconte que David entra en grande colère contre cet homme et dit à Natân: “Aussi vrai que Yahvé est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort!...”

Quand David eut fini de se vider le cœur et d’exprimer sa profonde indignation devant telle injustice, le Prophète lui dit: “Cet homme, c’est toi!”

Ce fut un réveil brutal pour David. Il pleura amèrement et pria la très belle prière que l’on prie au Livre des Psaumes; il la composa, dit le Livre, “quand Natân, l’inspiré, vint à lui parce qu’il était allé vers Bat-Shèba”.

La prière de l’Église récite souvent ce qu’on a appelé le  >>> Miserere Mei, Deus, et que des poètes musiciens ont mis en musique.

Le roi David recouvrit son cœur d’enfant de Dieu. Il fut, par la suite de son long règne, un roi modèle que l’on présenta toujours comme tel à la postérité: tous les rois qui suivirent furent jugés à l’aune du roi David.

Pareillement, on attendit toujours le Messie à venir comme “fils de David” qui devait naître à Béit-Lèhèm  de Iehouda, la ville du Saint Roi David.

MISERERE MEI DEUS (Psaume 50) 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense. 

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés. 

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé…

Pour un approfondissement, lire :

Premier Livre de Samuel (chapitres 16 à 31) ; https://www.aelf.org/bible/1S/16

Deuxième Livre de Samuel (chapitres 1 à 24); https://www.aelf.org/bible/2S/1

Premier Livre des Rois (chapitres 1 et 2); https://www.aelf.org/bible/1R/1

Premier Livre des Chroniques (chapitres 3, 11 à 29) ; https://www.aelf.org/bible/1Ch/3

SOURCE : https://www.reflexionchretienne.fr/pages/vie-des-saints/decembre/saint-roi-david-fils-de-jesse-le-bethleemite-iie-roi-d-israel-fete-le-29-decembre.html

DAVID

La prière du peuple de Dieu va s’épanouir à l’ombre de la Demeure de Dieu, l’arche d’Alliance et plus tard le Temple. Ce sont d’abord les guides du peuple  – les pasteurs et les prophètes –  qui lui apprendront à prier. Samuel enfant a dû apprendre de sa mère Anne comment "se tenir devant le Seigneur" (cf. 1 S 1, 9-18) et, du prêtre Eli, comment écouter Sa Parole : "Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute" (1 S 3, 9-10). Plus tard, lui aussi connaîtra le prix et le poids de l’intercession : 

"Pour ma part, que je me garde de pécher contre le Seigneur en cessant de prier pour vous et de vous enseigner le bon et droit chemin" (1 S 12, 23).

David est par excellence le roi "selon le cœur de Dieu", le pasteur qui prie pour son peuple et en son nom, celui dont la soumission à la volonté de Dieu, la louange et le repentir seront le modèle de la prière du peuple.

Oint de Dieu, sa prière est adhésion fidèle à la Promesse divine (cf. 2 S 7, 18-29), confiance aimante et joyeuse en Celui qui est le seul Roi et Seigneur.

Dans les Psaumes David, inspiré par l’Esprit Saint, est le premier prophète de la prière juive et chrétienne. La prière du Christ, véritable Messie et fils de David, révèlera et accomplira le sens de cette prière.

Le Temple de Jérusalem, la maison de prière que David voulait construire, sera l’œuvre de son fils, Salomon. La prière de la Dédicace du Temple (cf. 1 R8, 10-61) s’appuie sur la Promesse de Dieu et son Alliance, la présence agissante de son Nom parmi son Peuple et le rappel des hauts faits de l’Exode.

Le roi élève alors les mains vers le ciel et supplie le Seigneur pour lui, pour tout le peuple, pour les générations à venir, pour le pardon de leurs péchés et leurs besoins de chaque jour, afin que toutes les nations sachent qu’il est le seul Dieu et que le cœur de son peuple soit tout entier à Lui.

L’histoire d’un roi très croyant qui avait négligé ses prières

Dans le livre du Prophète Shemouél, on peut lire  le commencement, pas ordinaire, de cette histoire: le choix inattendu d’un jeune berger appelé à succéder à Shaoul, lequel fut  premier roi régnant en Israël. Il s’agit de David, le  personnage biblique de  l’Ancienne Alliance sur qui  le Livre sacré nous fournit le plus de détails -  sur  son histoire édifiante et quelques fois fort  tumultueuse. À preuve...

Le prophète Shemouél était parti en quête d’un successeur pour le roi Shaoul tombé en disgrâce devant le Très-Haut.  Évidemment, le roi n’en  savait rien, sinon la démarche  du  vieux prophète n’aurait pas fait long feu. On ne change pas de roi comme on change de chemise... si ce n’est par un coup d’état, ce dont Shemouél  n’avait nullement envie. Shemouél agissait toujours avec la patience et la discrétion de l’Esprit. Or l’Esprit, ce jour-là, le conduisit au patelin de Béit-Lèhèm où habitait un propriétaire terrien du nom de Ishaï. Shemouél confia son dessein au seigneur du lieu qui appela ses fils. Il en avait huit, dont sept en âge de prendre des responsabilités; le septième n’était qu’un gamin qu’il laissa au champ pour garder le troupeau.  Le Prophète se mit en prière et exerça son discernement sur les sept grands gars d’Ishaï; mais il n’en trouva aucun marqué de  l’Esprit. On appela donc le petit dernier et Shemouél le sacra roi dans le plus grand secret. 

David était un bel adolescent roux d’une quinzaine d’années. On le mit au courant de sa mission: aller vivre, plutôt incognito, à la cour du roi. Comme il était artiste, chantait bien, touchait la lyre et composait des mélodies, il serait facile de trouver un poste auprès de Shaoul. Cependant, déjà sacré par le Prophète, il ne devait  rien  laisser transpirer  du projet de son Elohîm. Le secret ainsi gardé, le Seigneur lui révélerait à quel moment se faire connaître comme nouveau roi en Juda.

Selon le Livre sacré, l’esprit de Dieu s’était retiré de Shaoul, et un esprit mauvais le tenaillait, lui causait des terreurs inexplicables. Un serviteur convia David en présence du roi pour jouer de la lyre et calmer son esprit tourmenté. En entendant la musique de David, Shaoul éprouvait un grand soulagement. Aussi, dit le Livre, “Shaoul se prit d’une grande affection pour lui et David devint son   écuyer”. Durant des années, David fut appliqué au service du roi. Il se lia d’une grande amitié avec Iehonatân, fils de Shaoul, qui s’attacha de même à lui et l’aima de tout son être. Plus tard, quand  Iehonatân mourra au combat, au côté de Shaoul,  David pleurera son chagrin en  composant une élégie à la mémoire de Shaoul et de Iehonatân; de ce dernier il chantera: “Je suis en détresse pour toi, mon frère Iehonatân, si exquis pour moi! Ton amour m’était merveilleux plus qu’un amour de femme”. De plus, David épousa Milka, la fille du roi; elle fut la première d’une longue série d’épouses que David accueillera dans son palais.

Un jour, comme écuyer du roi, David se lança, seul,  à l’attaque du géant Goliat, le vaillant des Pelishtîm, qui terrorisait Israël. Au nom de Yahvé Sabaot,  il le tua d’une pierre de sa fronde et lui trancha la tête. Cet événement enchanta le peuple qui acclama le jeune David. Dès lors, le roi  Shaoul commença de jalouser son écuyer. Et, très rapidement,  la vie se compliqua pour David qui devait fuir continuellement la présence du roi.  Celui-ci  forma même le projet de le faire périr. Iehonatân et  Milka aidèrent David  à  échapper au piège.

David devint un homme de guerre, toujours doublé du poète qui chantait par des psaumes la gloire du Très-Haut. Il avait gardé son coeur d’enfant, de petit berger qui tendrement protégeait et conduisait son troupeau. Il se tenait en présence du  Dieu qui l’assistait en toutes ses entreprises.

Quand il succéda à Shaoul, décédé aux mains des Pelishtîm, il régna sept ans sur Iehouda, siégeant à Hèbrôn,  tandis qu’un fils de Shaoul, Ishbaal,  fut sacré  roi en Israël. Puis, une guerre se déclara entre les deux royaumes, où David vainquit Abner,  chef d’armée du roi d’Israël. Après cette victoire, qui fut suivie des meurtres d’Abner et d’Ishbaal, les chefs des tribus d’Israël joignirent David à Hèbrôn et le reconnurent comme leur roi. La Bible nous dit: “David avait trente ans à son avènement et il régna quarante ans. À Hèbrôn, il régna sept ans et six mois sur Iehouda; à Ieroushalaîm, il régna trente-trois ans sur tout Israël et Iehouda”.  De fait, après sa victoire sur Israël, David partit en guerre contre les Iebussîm, s’empara de Ieroushalaîm dont il fit la capitale du royaume uni. Le prophète Natân le bénit au nom de Yahvé et lui assura une descendance à jamais: “Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à jamais”. David n’avait que trente ans et louait Dieu de tout ce qu’il lui avait permis de vivre en si peu d’années. Parfois, il se demandait s’il rêvait ou si c’était bien vrai! Il faisait à Dieu cette prière, conservée au Livre sacré: “Qui suis-je, Seigneur Adonaï, et quelle est ma maison pour que tu m’aies mené jusque-là? Mais cela est encore trop peu à tes yeux, Seigneur Adonaï, et tu étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur pour un lointain avenir...”

L’unification du Royaume constitua un événement majeur dans l’histoire du  peuple élu; mais aussi un tournant, un peu tragique, dans la vie de David. Il commença à prospérer, à sentir qu’il était  “maître après Dieu”. Et il lui arrivait d’oublier le “après Dieu”!  Il organisa le royaume, avec l’aide des sages de ce temps qui étaient  plus “hommes politiques” que “hommes de l’Esprit”. Ils se prit à leur jeu, et se référa de moins à moins à l’Esprit de son Elohîm pour prendre des décisions: constructions, armées, guerres, annexions, relations diplomatiques, mariages d’état en série, etc. Ce qui, peu à peu, l’emporta dans son esprit et guida sa politique royale, ce fut l’efficacité, la possession, le pouvoir. Le royaume marcha si bien que David pensa de moins en moins à recourir à son Seigneur:  il en vint  à négliger ses prières!  Mais Dieu l’attendait au détour... 

Moins enclin à prier son Seigneur, David laissait  facilement errer son esprit où il ne devait pas. Il commit une imprudence glissante en examinant, de sa terrasse et avec convoitise, la très belle Bat-Shèba, épouse de son voisin Ouryah. Il succomba même au désir d’avoir une relation avec elle, et elle devint enceinte. Alors, comme allant de soi, David s’arrangea pour liquider l’époux gênant, l’envoyant au front d’un combat perdu d’avance. Puis, tout bonnement,  il fit entrer Bat-Shèba dans son harem... Il pensait que l’histoire finirait là, qu’on n’en parlerait plus et que tout rentrerait dans l’ordre. Mais Dieu veillait sur son David d’autrefois, si croyant, fidèle et  pieux. Il lui fit la grâce d’un prophète pour le tirer de son errement qui risquait de l’encroûter à jamais. Natân, qu’il aimait bien, vint lui conter l’histoire d’un homme riche, aux troupeaux fabuleux, qui prit  à un indigent la seule petite brebis qu’il possédait et faisait reposer sur con coeur. Le Livre raconte que David entra en grande colère contre cet homme et dit à Natân: “Aussi vrai que Yahvé est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort!...” Quand David eut fini de se vider le coeur et d’exprimer sa profonde indignation devant telle injustice, le Prophète lui dit: “Cet homme, c’est toi!”

Ce fut un réveil brutal pour David. Il pleura amèrement et pria la très  belle prière que l’on prie  au Livre des Psaumes; il la composa, dit le Livre, “quand Natân, l’inspiré, vint à lui parce qu’il était allé vers Bat-Shèba”. La prière de l’Église récite souvent ce qu’on a appelé le  Miserere, et que des poètes musiciens ont mis en musique. Laissez chanter cette belle prière dans votre coeur.

Pitié pour moi, ô Dieu, dans ta bonté,
en ta grande tendresse efface mon péché,
lave-moi de toute malice
de ma faute purifie-moi.

Car mon péché, moi, je le connais,
ma faute est devant moi sans relâche;
contre toi, toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi tu es juste quand tu prononces,
sans reproche quand tu juges.
Vois: mauvais je suis né,
pécheur ma mère m’a conçu.

Mais tu aimes la vérité au fond de l’être,
instruis-moi des profondeurs de la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope: je serai net;
lave-moi: je serai plus blanc que neige.

Rends-moi le son de la joie et de la fête,
et qu’ils dansent les os que tu broyas!
Détourne ta face de mes fautes,
efface de moi toute malice.

O Dieu crée pour moi un coeur pur,
restaure en ma poitrine un esprit ferme;
ne me repousse pas loin de ta face,
ne retire pas de moi ton esprit saint.

Rends-moi la joie de ton salut,
assure en moi un esprit magnanime;
aux pécheurs j’enseignerai tes voies.
à toi se rendront les égarés.

Affranchis-moi du sang, Dieu de mon salut,
et ma langue acclamera ta justice;
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche publiera ta louange.

Tu ne prendrais aucun plaisir au sacrifice;
si j’offre un holocauste, tu n’en veux pas.
Mon sacrifice, c’est un coeur brisé;
d’un coeur brisé, broyé, tu n’as point de mépris...

Amis, ce que je vous ai raconté là, n'est pas un conte, mais une histoire vraie. Le roi David recouvrit son coeur d’enfant de Dieu. Il fut, par la suite de son long règne,  un roi modèle que l’on présenta toujours comme tel à la postérité: tous les rois qui suivirent furent jugés à  l’aune du roi David. Pareillement, on attendit toujours le Messie à venir comme “fils de David” qui devait à naître à Béit-Lèhèm  de Iehouda,  la ville du saint Roi David.

Lectures 

Bible - I Samuel chapitres 16 à 31; II Samuel chapitres 1 à 24; I Rois chapitres 1 et 2; I Chroniques     chapitres 3, 11 à 29.

Autre - Carlo María Martini, David, pecador y creyente. Éd. Sal Terrae, 1989.

SOURCE : http://www.jesuites.org/content/l%E2%80%99histoire-d%E2%80%99un-roi-tr%C3%A8s-croyant-qui-avait-n%C3%A9glig%C3%A9-ses-pri%C3%A8res

Les rois de la Bible : David, un roi fédérateur mais faillible

Philippe-Emmanuel Krautter - publié le 24/02/24

Le célèbre roi David, personnalité de contraste, capable des plus grands faits héroïques mais aussi des plus sombres, fera rayonner Israël bien après son règne, notamment par les non moins célèbres psaumes qui lui sont attribués et sa prestigieuse descendance…

Huitième fis de Jessé de la tribu de Juda, David est cité plus de 900 fois dans la Bible, signe de son importance. Succédant au roi Saül de manière singulière, David n’était cependant nullement destiné à de si hautes fonctions. C’est aux livres de Samuel dans l’Ancien Testament que nous apprenons, en effet, son histoire parvenue jusqu’à nous notamment pour ses faits héroïques : Ami du roi Saül dont il savait calmer les douleurs grâce à son art de la lyre dans lequel il excellait, David fut très tôt également un guerrier redoutable terrassant le géant philistin Goliath car l’esprit de Dieu régnait déjà sur lui… Mais la jalousie allait bientôt saisir le roi Saül qui vit en son ami David un rival susceptible de lui faire de l’ombre. En cherchant à le faire périr lors des combats en le plaçant en première ligne, Saül scellera son propre destin en tombant en disgrâce aux yeux du Seigneur. David lui succèdera alors en devenant roi de tout Israël après une longue lutte fratricide entre les partisans du roi Saül et ceux de David.

Un roi fédérateur

David réunit en sa propre personne de nombreuses qualités : de belle prestance, il sait imposer sa personnalité y compris face à ses opposants. Doué dans l’art de la musique, il saura composer sur sa lyre les plus belles louanges qui sont parvenues jusqu’à nous avec les psaumes. Mais avant tout, David est un roi guerrier ainsi qu’il ressort du livre de Samuel dans l’Ancien Testament : "Le roi avec ses hommes marcha sur Jérusalem contre les habitants de la région, les Jébuséens. On lui dit : "Tu n’entreras pas ici : des aveugles et des boiteux suffiraient à te repousser." Autrement dit : David n’entrera pas ici. Mais David s’empara de la forteresse de Sion – c’est la Cité de David (…) David devint de plus en plus puissant. Le Seigneur, Dieu des armées, était avec lui". (2 Sm 5,6-10). Écrasant tous les peuples qui s’étaient levés contre Israël, David imposera ainsi  une royauté puissante reconnue dans toute la région. 

Mais, un roi faillible

Mais David n’était qu’un homme, faillible ainsi qu’il ressort d’un triste épisode qui vint ternir quelque temps sa réputation : le roi tomba amoureux, en effet, de Bethsabée épouse de son général d’origine hittite, Ourias. Or, outre que David n’hésita pas lors de l’absence de ce dernier alors qu’il était au combat à profiter de sa femme, il élabora de plus un sombre stratagème pour l’éliminer définitivement : "Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure !" (2 Sm 11,15) Et c’est ce qu’il advint, le général périt sous les coups ennemis, laissant sa femme veuve, dès lors disponible pour le roi… 

Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé

Mais cette infâme victoire devait cependant coûter cher à David puisque celui-ci allait dès lors tomber en disgrâce aux yeux du Seigneur, ainsi que le rappelle la Bible : "Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil." (2 Sm 12,10-11) Le fils né des amours interdites de David et Bethsabée mourut dès sa naissance et le roi inconsolable ne cessera dès lors d’implorer le pardon de Dieu.

Un legs culturel incontestable

Malgré cette disgrâce qui ne sera que temporaire, David demeure néanmoins l’un des rois les plus illustres de la Bible, non seulement pour ses actes guerriers et l’unité du royaume qu’il sut imposer au prix de multiples batailles, mais également pour son legs. Ce dernier, multiple, ne cessera, en effet, d’inspirer ses successeurs ; ainsi, Salomon, son fils, qui règnera après sa mort bâtira le Temple pour le Seigneur. Les psaumes que David composa virent enrichir la Bible non seulement pour le judaïsme, mais également pour le christianisme à venir, et les fidèles connaissent tous, encore aujourd’hui, certains de ses psaumes. Enfin, et surtout, c’est de la descendance de David que Jésus naquit, ainsi que le rappelle l’évangile de Matthieu (Mt 1,17) : "Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations."  

On ne compte plus les peintures, sculptures, mais aussi musique (le roi David d’Arthur Honegger) ou encore les récits cinématographiques ("David et Bethsabée" d’Henry King) et autres arts s’étant saisis de la figure du roi David. Source d’inspiration pour les plus grands artistes notamment dès la Renaissance (DonatelloMichel-Ange) mais aussi dans nos églises (8e travée ouest de la voûte de la cathédrale d’Albi évoquant le roi biblique), afin de l’associer à la grandeur des souverains pour lesquels ils œuvraient, David à l’image du prophète Moïse offre chaque siècle un modèle oscillant entre fidélité et réinterprétation créatrice.

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SOURCE : https://fr.aleteia.org/2024/02/24/les-rois-de-la-bible-david-un-roi-federateur-mais-faillible/

Ce que le roi David, béni et infidèle, peut nous apprendre

Sophie Ramond - publié le 23/06/25

Figure légendaire de l’Israël ancien, le roi David choisi par Dieu avait aussi sa part d’ombre : poète, prophète… infidèle et meurtrier. On apprend de lui, raconte la bibliste Sophie Ramond, auteur de "David" aux éditions du Cerf, qu’au travers de l’affrontement des libertés humaines, avec toutes leurs ambiguïtés et leurs opacités, la volonté divine se fraie toujours un chemin.

Des histoires en tous genres, on en lit dans la Bible, et notamment dans le cycle de David (1 Samuel, 16 ; 1 Rois, 2) où ce célèbre roi de l’Israël ancien nous est tour à tour présenté comme un jeune berger, un talentueux musicien, un homme choisi par Dieu mais aussi un fin et ambitieux stratège ; comme un homme vaillant à la guerre mais aussi comme un fuyard rackettant de riches propriétaires ; comme un cœur impulsif capable de revenir de son désir de vengeance ou d’exprimer du repentir mais aussi habile à manipuler ; comme un père démissionnaire et un vieillard préparant l’avenir de son fils… Mais c’est peut-être parce qu’il nous ressemble que les artistes l’ont si souvent retenu pour sujet de leurs œuvres, qu’ils aient illustré les scènes de son combat avec Goliath, de sa présence apaisante auprès de Saül, de son onction par le prophète Samuel ou de sa danse devant l’arche mais aussi celles de son adultère avec Bethsabée ou de sa mort. Ce roi, dont il est si peu dit en dehors des textes bibliques, a acquis des dimensions légendaires dans la mémoire collective. Parions qu’il puisse éclairer la vie de croyants encore aujourd’hui.

Élection divine ou stratégie politique ?

Les scénarios de l’accession de David à la royauté sont multiples. 1 Samuel 16 en présente une version théologale, Dieu désignant celui qui doit recevoir l’onction. Dans le clan de Jessé, le choix du roi par Dieu se dévoile par éliminations successives. Il s’agit de comprendre que Dieu ne regarde pas l’apparence mais le cœur. En 1 Samuel, 2 et 2 Samuel, 5, il est question d’onctions par des représentants du peuple, ce qui suggère que l’onction modifie les relations entre l’oint et le peuple (non entre l’oint et Dieu). On touche là peut-être à une tradition selon laquelle David se lie une peuplade en lui faisant largesse ou en s’engageant à la protéger. Enfin, en 1 Samuel, 17 c’est David lui-même qui prend l’initiative de combattre le géant philistin Goliath et qui fait ainsi son premier pas dans l’ascension qui le mènera du troupeau au trône. À la figure d’un jeune homme choisi par Dieu est donc d’emblée juxtaposée celle d’un homme habile et entreprenant, plein de ressources.

Ainsi, l’agencement des épisodes nous apprend que le projet de Dieu d’avoir un roi s’accomplira en étant aux prises avec la liberté de David. La tension entre élection divine et stratégie politique parcourt l’entier récit le concernant. On apprend de là, qu’au travers de l’affrontement des libertés humaines, avec toutes leurs ambiguïtés et leurs opacités, la volonté divine se fraie un chemin et garde la maîtrise des événements.

L’exercice du pouvoir

Le premier acte royal de David est de se choisir une capitale. Le choix de Jérusalem est stratégique car la ville se situe à la frontière entre Israël et Juda. Outre qu’elle est donc géographiquement bien située et politiquement neutre, elle est peuplée d’une population d’origine cananéenne, qui n’aurait pas été chassée lors de la conquête de la terre par les Hébreux. Autrement dit, selon le récit de 2 Samuel 5, David s’empare d’une ville qu’il ne retire pas à son peuple pour en faire sa capitale.

2 Samuel 6 raconte le transfert de l’arche, une sorte de sanctuaire transportable, à Jérusalem. Le récit indique que David est vêtu d’un pagne de lin, qu’il danse, offre des holocaustes, bénit son peuple et sa maison. David danse pour obtenir la bénédiction pour son peuple et sa maison. Il célèbre le Dieu qui est source de vie et distribue au peuple du pain, des dattes et des gâteaux de raisins secs. Toutefois, le récit signale une autre raison à la danse de David : il danse parce que Dieu l’a préféré à Saül. Où on retrouve les motivations à la fois religieuses et politiques de David. Il n’est pas un héros de légende, toujours positif, et pourtant Dieu toujours l’assiste.

Un époux infidèle et un père démissionnaire

C’est, sans contestation, avec l’épisode bien connu de l’adultère avec Bethsabée et du meurtre de Urie (2 Samuel, 11) qu’apparaît le plus mauvais côté de David. Après cet épisode, sa maison va connaître bien des déchirements : passion dévorante, désir de vengeance et démission paternelle. Il y aura le viol de sa fille Tamar par Amnon, que David laisse impuni parce qu’il s’agit de son fils aîné ; puis le meurtre d’Amnon par son frère Absalom à l’encontre duquel David n’agit pas plus. Il paiera cher cette clémence, puisque Absalom déclenchera plus tard une série de révoltes. Absalom mourra de façon violente et David en sera fortement attristé.

Dans sa vieillesse, David apparaîtra faible et vulnérable face aux intrigues de Bethsabée et de Natân pour faire monter Salomon sur le trône (1 Rois, 1). On peut se demander toutefois s’il lâche vraiment prise et ce, même s’il cède de son vivant le trône à son fils Salomon. Dans son discours testamentaire, David invite ce dernier à garder les lois et les commandements de Dieu. En même temps, il lui impose un rôle qui rompt des engagements pris de son vivant, comme la promesse d’épargner ses opposants. David pour le meilleur et pour le pire…

Oui, David est un héros bien imparfait. Il ne nous est pas donné pour modèle mais pour compagnon. Dans son itinéraire, c’est une forme de miroir qui nous est offert, une carte aussi pour choisir comment orienter nos vies. Car ce qui se dévoile de David, et à David à l’intérieur du récit, pourrait également valoir pour le lecteur.

Pratique

 David, Sophie Ramond, Cerf, juin 2025, 160 pages, 12 euros.

Lire aussi :David, un enfant devenu roi par l’oint du Seigneur

SOURCE : https://fr.aleteia.org/2025/06/23/ce-que-le-roi-david-beni-et-infidele-peut-nous-apprendre/

Les personnages de l’Ancien Testament : David, le roi poète et guerrier

Philippe-Emmanuel Krautter - publié le 17/08/18 - mis à jour le 03/01/24

Alors que l'Eglise célèbre aujourd'hui, le 29 décembre, la mémoire du roi David, Aleteia vous propose de redécouvrir ce personnage de la Bible souvent méconnu et parfois incompris.

Saül, le premier roi d’Israël, a failli dans sa mission, il n’est plus l’élu de Dieu. C’est un jeune homme, David qui va lui succéder. Ami des arts mais aussi farouche combattant, il imposera une direction ferme et puissante sur son royaume avec lequel les nations étrangères devront dorénavant compter.

David : un jeune berger aimé de Dieu

David, petit-fils de Booz et de Ruth, est le huitième fils de Jessé et naît à Bethléem. Le récit que livre la Bible de son apparition dans la vie publique de son temps mérite d’être rappelé : Alors que Samuel est envoyé pour trouver un nouvel élu de Dieu après la disgrâce de Saül, ses pas l’amènent chez Jessé aux nombreux fils forts et valeureux. Le premier est présenté à Samuel, qui ne doute pas que sa belle apparence fait de lui l’élu, mais Dieu fait immédiatement savoir au prophète : « Ne prends pas garde à sa figure et à la hauteur de sa taille car je l’ai écarté. Il ne s’agit pas de ce que l’homme voit ; l’homme regarde le visage, mais Yahweh regarde le cœur ». Chacun des sept fils de Jessé passent ainsi devant Samuel sans qu’aucun n’ait les faveurs de Dieu. Découragé, Samuel interroge le père en lui demandant s’il a bien vu tous ses fils ? Jessé répond qu’il lui reste un huitième fils, le plus jeune, qui fait paître les brebis. Lorsqu’il paraît, blond avec de beaux yeux, Dieu lui dit : « C’est lui ! ». Samuel lui verse alors l’huile sainte et l’esprit fond sur lui.

Un roi, une cité

Après la terrible rivalité nourrie par la haine du premier roi Saül à l’encontre de David et qui se soldera par sa mort, David est proclamé roi d’Israël. Son royaume aura pour capitale Jérusalem que l’on nommera dès lors « la Cité de David » où résidera l’Arche d’alliance. C’est un roi pieux et respectueux des rites sacrés dont il est le prêtre principal. C’est également David qui est présenté comme l’auteur de 73 psaumes, toujours chantés de nos jours dans les religions juives et chrétiennes. Ces prières en poésie et musique louent la grandeur de Dieu et de la Création de la plus belle manière qui soit, inspirant peintres, musiciens et autres artistes pendant des siècles jusqu’à nos jours. David apparaît également comme un farouche roi guerrier qui repousse les Philistins jusqu’à la côte. Un roi idéal David ? Oui, jusqu’à l’affaire « Bethsabée »…

La faute du roi David

David est l’une des plus belles figures du royaume, Michel-Ange ne s’y est pas trompé avec sa célèbre sculpture. Aussi, lorsqu’il aperçoit une chaude nuit d’été une belle jeune femme se baignant sur une terrasse proche de son palais, il l’a fait appeler et l’invite dans son lit (2 Samuel 11). C’est Bethsabée, la femme d’Urie le Hittite, un de ses officiers. David provoque la mort du mari en l’envoyant en première ligne au combat, son forfait est complet aux yeux de Dieu. Par le prophète Nathan envoyé, David apprendra le courroux divin qui lui annonce que la mort rôdera désormais dans sa maison. Le premier enfant de cette union mourra, David effondré et avouant son grave péché aura cependant un autre fils avec Bethsabée qui aura les faveurs de Dieu et se prénommera Salomon.

Une fin de règne entre divisions et convoitises

Les dernières années du roi David sont partagées entre les divisions au sein de sa descendance et la grandeur qu’il prépare à Salomon. Absalon, le troisième fils de David, fera tuer son demi-frère Amnon et se révoltera contre son père. David ne veut pas s’opposer à lui mais un jour qu’Absalon le combat, sa tête se prend dans les branches d’un arbre et un général de David l’achève, au grand désespoir de son père qui pleurera longtemps la perte de son fils. Un récit tragique qui inspira Faulkner dans son œuvre Absalon ! Absalon ! Mais, la porte du royaume est maintenant, selon la volonté divine, grande ouverte pour le futur roi, Salomon.

Lire aussi :Les personnages de l’Ancien Testament : la sagesse de Salomon

SOURCE : https://fr.aleteia.org/2018/08/17/les-personnages-de-lancien-testament-david-le-roi-poete-et-guerrier/

Le Roi David : modèle de foi, de courage et de pénitence

Catholiques de France

10 avril 2026

Le Roi David est l’une des figures les plus marquantes de l’Ancien Testament. Berger devenu roi, guerrier victorieux, poète inspiré et auteur des Psaumes, il incarne à la fois le zèle pour Dieu, la grandeur royale et la miséricorde divine. Son règne, situé environ mille ans avant la naissance du Christ, préfigure la royauté du Messie et illustre la lutte constante entre la faiblesse humaine et l’appel à la sainteté.

À travers son histoire, nous voyons les interventions providentielles de Dieu, la nécessité de la conversion, ainsi que la fidélité divine malgré les infidélités des hommes. Cet article propose une réflexion sur le Roi David à la lumière de la tradition catholique, en mettant en avant son rôle prophétique, son exemplarité et son combat spirituel.

1. David, choisi par Dieu parmi les humbles

David est l’exemple parfait de l’intervention divine dans l’histoire humaine.

A. Loin de l’homme que le monde attendait

Avant David, le peuple d’Israël avait déjà un roi, Saül, choisi à la demande des Hébreux qui voulaient un monarque comme les nations environnantes. Cependant, Saül désobéit à Dieu, et le Seigneur envoie le prophète Samuel pour choisir un nouveau roi.

Lorsque Samuel arrive à Bethléem chez Jessé (le père de David), il observe les fils aînés, impressionnants par leur prestance. Pourtant, Dieu lui dit :

« L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais le Seigneur regarde au cœur. » (1 Samuel 16, 7)

David, le plus jeune et le plus insignifiant de la famille, est celui que Dieu choisit et qu’il fait oindre roi.

B. Le berger devenu roi

David est l’archétype du roi selon le cœur de Dieu : humble, fidèle et prêt à tout sacrifier pour son peuple. Avant d’être roi, il est berger, une figure qui préfigure le Christ, le Bon Pasteur.

Cette humilité contraste avec la grandeur des monarques terrestres. Dieu ne cherche pas la puissance humaine, mais la fidélité et l’amour.

2. David, le guerrier du Seigneur

La vie de David est marquée par les combats et les épreuves.

A. Le duel avec Goliath : un combat spirituel

L’épisode le plus célèbre de sa jeunesse est son affrontement avec Goliath, un géant philistin qui provoque le peuple d’Israël.

Tandis que tous les soldats tremblent devant Goliath, David, animé d’une foi inébranlable, accepte le duel.

Il refuse l’armure royale, se confiant uniquement en Dieu et en son habileté de berger.

Avec une simple fronde et cinq pierres, il abat Goliath en le frappant au front.

Ce combat symbolise la victoire du fidèle contre les forces du mal. David ne triomphe pas par sa force propre, mais par sa confiance en Dieu.

B. La jalousie de Saül et l’exil

Après cette victoire, David devient un héros national, ce qui attise la jalousie du roi Saül. Malgré plusieurs tentatives d’assassinat, David reste fidèle à son roi, refusant même de le tuer lorsque l’occasion lui est donnée.

Ce respect pour l’autorité légitime est une leçon de vertu et de patience.

Il montre que la vraie grandeur ne consiste pas à prendre le pouvoir par la force, mais à attendre l’heure de Dieu.

Finalement, après la mort tragique de Saül, David est proclamé roi d’Israël et établit sa capitale à Jérusalem.

3. David, figure prophétique du Christ

La vie de David annonce directement celle de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

A. Un roi rejeté et persécuté

David, malgré son onction royale, doit endurer l’exil, la trahison et la souffrance avant de régner pleinement.

Il est poursuivi par Saül, comme le Christ le sera par les pharisiens.

Il pleure sur Jérusalem, comme le Christ pleurera sur la ville sainte.

Il subit la révolte de son propre fils, Absalon, qui cherche à le détrôner, comme Judas trahira Jésus.

B. La prise de Jérusalem et la royauté messianique

Lorsque David conquiert la forteresse de Sion, il en fait la cité de Dieu, ce qui annonce le règne universel du Christ.

De plus, Dieu lui promet par le prophète Nathan :

« Ton trône sera affermi à jamais. » (2 Samuel 7, 16)

Cette prophétie s’accomplit pleinement en Notre-Seigneur Jésus-Christ, le descendant de David, qui établit un règne éternel par son Sacrifice et sa Résurrection.

4. David, un roi pécheur mais repentant

Si David est un grand roi, il n’est pas exempt de fautes. Son plus grand péché est l’adultère avec Bethsabée et le meurtre de son mari, Urie.

A. La faute tragique

Pris par la passion, David :

Séduit Bethsabée, la femme d’Urie, un de ses meilleurs soldats.

Pour cacher son crime, il fait assassiner Urie en l’envoyant en première ligne au combat.

B. Une repentance exemplaire

Dieu envoie le prophète Nathan pour dénoncer sa faute. Contrairement à d’autres rois orgueilleux, David accepte la réprimande et se repent sincèrement.

Il compose alors le Psaume 50 (“Miserere”), prière de pénitence qui reste un modèle de contrition chrétienne :« Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. »

David nous apprend que la grandeur ne réside pas dans l’absence de faute, mais dans la capacité à se repentir et à se relever.

5. L’héritage de David et son influence sur le christianisme

L’impact de David dépasse largement son propre règne.

A. Un modèle de prière

David est l’auteur principal des Psaumes, qui restent le cœur de la prière de l’Église. Ils expriment :

La louange et l’action de grâces

La souffrance et l’abandon en Dieu

La pénitence et la confiance en la miséricorde divine

Chaque catholique, en priant les Psaumes, reprend les paroles de David et les applique à sa propre vie.

B. L’ancêtre du Messie

Le Christ est appelé “Fils de David”, et l’Ange annonce à la Vierge Marie :

“Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.” (Luc 1, 32)

Jésus accomplit toutes les promesses faites à David, en établissant un règne non pas terrestre, mais céleste et éternel.

Un roi selon le cœur de Dieu

David est un modèle de foi, de courage et de repentir.

Humble berger, il devient roi par la grâce divine.

Guerrier du Seigneur, il vainc par sa confiance en Dieu.

Prophète et auteur sacré, il annonce la venue du Christ.

Pécheur repenti, il enseigne la contrition et la miséricorde.

À travers lui, nous comprenons la fidélité de Dieu, qui ne choisit pas les hommes selon leurs mérites, mais selon son dessein d’amour. Comme David, soyons des âmes priantes, confiantes et toujours prêtes à nous relever après la chute.

SOURCE : https://catholiquedefrance.fr/le-roi-david-modele-de-foi-de-courage-et-de-penitence/?srsltid=AfmBOorVoWJ_kKQDGFGtYLC7RGrsZFCRYk2cSyaBVrrXupKy7KIxWOO9

Exemples de foi (3) : David, un homme selon le coeur de Dieu

Troisième texte de la série "Exemples de foi" tirant les enseignements de la vie du roi David. Le roi David sut toujours s’en remettre à Dieu, y compris lorsqu’il s’éloigna de Lui.

Le roi David occupe une place importante dans la Sainte Écriture qui consacre plus de pages à sa vie qu’à celle de tout autre personnage de l’Ancien Testament. Il « est par excellence le roi “selon le cœur de Dieu”, le pasteur qui prie pour son peuple et en son nom, celui dont la soumission à la volonté de Dieu, la louange et le repentir seront le modèle de la prière du peuple »[1]. Après avoir considéré le rôle de la foi dans la vie de Moïse et vu le lien très fort qui existe entre la vie de foi et l’engagement radical dans la vocation, l’exemple de David peut nous aider à apprécier à quel point la vie de foi comporte une attitude active, toute de confiance et d’abandon entre les mains de Dieu, une ténacité pour chercher à répondre pleinement aux desseins divins sans se décourager, un effort pour recommencer la lutte spirituelle avec une ardeur renouvelée, y compris après les chutes et les péchés. Une attitude qui ne se limite pas à un vague sentiment d’insouciance ou de présomption de ses propres forces ou de confiance superficielle en la miséricorde divine.

Entre les mains de Dieu

Le livre de Samuel et le Premier Livre des Rois [2] décrivent l’histoire du roi David avec un grand réalisme : une vie pleine de vicissitudes où l’auteur sacré met l’accent sur le fait que Dieu est toujours avec David et que celui-ci s’en remet à Dieu au moment du danger. Il s’abandonne complétement au vouloir de Dieu, avec « la certitude que, pour autant que les épreuves soient dures, les problèmes difficiles, la souffrance lourde, nous ne tomberons jamais en-dehors des mains de Dieu, ces mains qui nous ont créés, qui nous soutiennent et qui nous accompagnent sur le chemin de l’existence, car elles sont guidées par un amour infini et fidèle » [3]. En outre, ce qui attire aussi l’attention c’est la manière dont les desseins de Dieu s’accomplissent en David. Il est oint comme roi par le prophète Samuel parce que le Seigneur l’avait choisi, bien qu’il fût le plus insignifiant parmi ses frères : Il ne s’agit pas de ce que voient les hommes, car ils ne voient que les yeux, mais Dieu voit le cœur [4]. L’onction n’a pas donné par elle-même le trône à David, qui a dû lutter contre les préjugés de Saül, avant d’être acclamé et oint roi de Juda par le peuple. Ce n’est que sept ans plus tard qu’il a réussi à être proclamé roi de tout Israël, après une lutte acharnée avec Isboseth, fils de Saül[5]. Le livre saint ajoute que David sut que Dieu l’avait confirmé comme roi sur Israël et qu’il exaltait sa royauté à cause d’Israël son peuple[6].

À première vue, il semblerait que David soit arrivé au trône grâce à son courage et à son astuce. Cependant, dans son histoire nous voyons que l’attitude de l’homme de foi est de considérer la vie, avec toutes ses dimensions, dans une perspective nouvelle, qui est celle que Dieu nous donne[7]. La Sainte Écriture nous permet de nous apercevoir que Dieu compte sur les initiatives et les efforts de l’homme, pour mener à bien ses projets… Que serait-il arrivé si David, homme de foi, eût pensé que pour recevoir ce que Dieu lui avait promis il lui suffisait de laisser filer le temps, sans rien faire et d’attendre que le peuple vienne l’acclamer ?

Dans l’histoire de David, nous pouvons contempler à de nombreuses reprises l’exemple de sa foi, qui le pousse à faire ce qu’il doit faire et à avoir l’assurance que Dieu est de son côté et lui accordera le succès. Un épisode bien connu est celui de son combat avec Goliath, le géant de l’armée des Philistins. Le texte s’attarde à décrire la haute taille et l’armure du Philistin, tout en soulignant la disproportion de David, un petit pastoureau, sans expérience de la guerre et ayant pour seule arme une fronde, appelé à l’affronter. Cela dit, un contraste encore plus fort se situe dans l’attitude des deux combattants. L’orgueil du Philistin qui lance un défi aux troupes du Dieu vivant [8], se heurte à la foi de David, qui s’engage dans le combat au nom du Dieu des armées [9], convaincu que le Seigneur qui m’a arraché aux griffes du lion et de l’ours m’arrachera de la main de ce Philistin [10].

C’est cette foi qui amène David à se préparer de son mieux : il prend pour arme la fronde dont il connaît le potentiel et il choisit soigneusement les cailloux qu’il va lancer. Les moyens sont disproportionnés face à l’équipement de l’ennemi, mais c’est grâce à eux qu’il obtiendra la victoire. Sers ton Dieu avec droiture, sois-lui fidèle… et ne t’inquiète de rien : c’est une grande vérité que, « si tu cherches le royaume de Dieu et sa justice, le reste — le matériel, les moyens — te sera donné par surcroît… » [11]. La foi de David et sa confiance dans le Seigneur lui ont permis de tirer partir de son adresse. C’est ainsi que le chrétien doit lutter pour faire aller les œuvres de Dieu de l’avant : parce que celui qui vit sincèrement sa foi sait que les biens temporels sont des moyens, et il en use avec générosité, avec héroïsme[12].

David agit en mettant en œuvre tous les moyens disponibles, toue en abandonnant entre les mains de Dieu le résultat de ses actions. Sa foi dans le Seigneur fait qu’il ne se décourage pas, même lorsque les circonstances prennent une tournure dramatique : Les différents péricopes de l’Écriture, dans bien des endroits, nous confirment que inter medium montium pertransibunt aquæ(Ps 103/104, 10). Cette certitude balaye le moindre soupçon de découragement, même si les obstacles atteignent parfois des sommets. Et c’est bien là le chemin opportun pour que nous parvenions jusqu’au Ciel, assurés que nous sommes que les eaux divines essuient et transcendent toutes nos limites pour nous faire arriver près de Dieu [13]

L'humilité de revenir vers Dieu

En même temps, la vie de David montre un autre aspect de la conscience d’être entre les mains de Dieu. La Bible raconte en détails comment David se purifia et obtint le pardon de ses graves péchés, par sa foi et sa confiance en Dieu. L’épisode le plus connu en la matière est peut-être celui de son adultère avec Bethsabée, puis de l’assassinat de Urias, son époux légitime[14]. Ce péché fut la conséquence d’une volonté éteinte qui avait fini par dévier et par assombrir le vaste panorama des grâces qu’il avait reçues.

Le deuxième livre de Samuel rapporte qu’alors que la guerre contre les Ammonites était sur le point d’éclater David envoya son armée au combat, tout en restant lui-même à Jérusalem. Par petites touches, le livre saint signale les circonstances qui ont abouti à sa chute morale : il néglige son devoir de diriger son armée, comme les rois avaient coutume de le faire, préférant rester tranquillement dans la ville ; il se montre oisif pendant la journée, se levant à la tombée du jour et perdant son temps sur la terrasse ; il ne contrôle pas son regard qui erre de manière indiscrète et imprudente ; il accepte la tentation ; il envoie des messagers pour s’informer de la possibilité de mettre en pratique son désir ; et, finalement, il commet le grave péché d’adultère. Ce à quoi un nouveau péché sans doute encore plus grave vient s’ajouter : la planification méticuleuse de la mort d’Urie, le mari légitime de Bethsabée. Urie le hittite, un de ses plus fidèles soldats, courageux, généreux, figurant parmi le groupe des grands héros du règne du roi David dans le 2ème livre de Samuel (2 Sam 23, 39).

L’épisode montre la capacité bouleversante du cœur humain de faire le mal, malgré l’existence de bonnes dispositions au départ ou les dons divins reçus. David agit d’une façon qui peut sembler inouïe, compte tenu de l’histoire sainte et de la foi dont il avait fait preuve dans le passé. Cependant, il a permis qu’un laisser-aller et la sensualité corrompent sa volonté. L’enseignement que propose le texte sacré est évident : si l’on néglige la recherche du bien, la volonté peut dévier jusqu’à en obscurcir totalement l’intelligence, si bien que l’homme peut tomber dans les désordres les plus délictueux. Notre Père nous disait qu’il se sentait personnellement capable de toutes les erreurs et toutes les horreurs dans lesquelles peuvent tomber les personnes les plus misérables. Et vous, si vous vous connaissez un petit peu, vous éprouverez ce même sentiment. Par conséquent, si vous aviez le malheur de trébucher — et de trébucher gravement, ce qui n’arrivera pas —, n’en soyez pas surpris : rectifiez, parlez immédiatement ! Si vous êtes sincères, le Seigneur vous comblera de sa grâce et vous reprendrez la lutte, avec plus d’énergie, avec plus de joie, avec plus d’amour. […] Mais s’il arrivait que, par faiblesse humaine, vous vous retrouviez par terre, ne vous découragez pas. Ce serait une réaction d’orgueil que de penser alors : je ne vaux rien. Bien sûr que tu vaux quelque chose : tu vaux tout le sang du Christ ! Empti enim estis pretio magno (1 Co 6, 20), vous avez été rachetés à grand prix. Ayez aussitôt recours au sacrement de la pénitence, parlez sincèrement à votre frère, et recommencez ! Dieu compte sur vous pour faire son Œuvre[15].

Dieu va se servir du prophète Nathan pour tirer le roi de sa triste situation. Il le fera grâce à une parabole d’une rare beauté, une des premières que nous trouvons dans la Bible. Le prophète présente à David le cas d’un homme riche qui, pour accueillir chaleureusement un hôte, vole à un pauvre la seule brebis qu’il possédait au lieu d’avoir recours à ses propres biens[16]. Face à l’indignation de David, Nathan lui fait comprendre que cet homme riche n’est autre que lui-même si bien que David ne pourra refuser de reconnaître son péché : J’ai péché contre le Seigneur[17]. Ce qui est remarquable dans la récrimination de Nathan, c’est la noble délicatesse et la clarté avec laquelle il fait comprendre au roi le mal qu’il avait commis, suscitant chez lui une vraie contrition.

Par ses propos, Nathan a réussi à réveiller la conscience et la foi de David et l’a ainsi encouragé à chercher le pardon divin qui lui sera accordé par la confession de son péché devant le Seigneur. Ce fut le début d’une nouvelle conversion qui amena David à se rapprocher encore plus du Dieu d’Israël. Cet exemple pratique nous montre que, sur le chemin de la sainteté, il n’importe pas tant d’être tombé que de ne pas rester par terre[18]. D’après une ancienne tradition, la douleur ressentie par David devant la conscience de son péché s’est exprimée dans le psaume Miserere. Dans cette prière, la psalmiste reconnaît sincèrement le mal commis et affirme que son péché a offensé en premier le Créateur de toutes choses. Il s’adresse à Dieu en lui demandant, dans sa bonté et sa miséricorde, de le purifier[19]. Il a confiance dans la miséricorde divine — sachant que la grâce de Dieu est plus forte que ses misères [20] — et, comme manifestation de sa douleur sincère, il s’engage à changer de vie et à apprendre aux hommes les chemins de Dieu pour qu’ils se convertissent[21].

Le psaume reflète bien quelles durent être les dispositions intérieures de David en s’apercevant de la gravité de son péché. Il n’a pas pensé que tout était perdu ni permis que sa chute l’éloigne de Dieu. Celle-ci lui a fait prendre une meilleure connaissance de lui-même, l’a conduit à être plus humble, à se relever. La miséricorde de Dieu est bien plus grande que nos petitesses et nos faiblesses, que l’orgueil s’obstine à grossir démesurément. Dans ce tournoi d’amour, nous ne devons pas nous attrister des chutes, même des chutes graves, si nous nous approchons de Dieu, dans le sacrement de pénitence, repentis et avec le désir de nous corriger. Le chrétien n’est pas un maniaque qui collectionne des états de services irréprochables[22]. Il arrive souvent que c’est plutôt nous qui ne sommes pas prêts à nous pardonner à nous-mêmes, parce que nous aimerions tant ne pas être tombés, être parfaits et sans tache.

Le Seigneur nous aime tels que nous sommes. C’est pourquoi « il nous attend toujours, nous aime, nous a pardonnés par son sang et nous pardonne chaque fois que nous allons à lui pour demander le pardon » [23]. Il est le Père qui nous connaît mieux que nous ne nous connaissons et qui répond à notre faiblesse par sa patience ; de fait, le chemin vers la sainteté « c’est comme un dialogue entre notre faiblesse et la patience de Dieu, c’est un dialogue qui nous donne espérance, si nous le faisons »[24]. Dieu ne veut pas que nous pactisions avec nos fautes : il fait tout pour que nous cheminions avec élégance et aisance sur les chemins de la vie intérieure, sans peur de tomber parce que nous nous savons entre ses mains. Et parce que nous savons aussi que si nous tombons, nous tomberons entre les mains de Dieu si nous le voulons et que, aidés par sa grâce, nous nous relèverons. « La patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui, quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie. » [25]

De tout cela, David nous a montré l’exemple, lui qui sut offrir au Seigneur ce que celui-ci souhaite le plus : un cœur brisé[26], amoureux, totalement orienté vers lui, mettant sa confiance en lui. Nous autres croyants, nous pouvons tous nous tourner vers ce roi qui, avec toutes ses faiblesses, sut être « un orant passionné, un homme qui savait ce que veut dire supplier et louer »[27].

Antonio Aranda - Miguel Ángel Tabet

[1]. Catéchisme de l’Église Catholique, n° 2579.

[2]. De 1 S 16 à 1 R 2, 12.

[3]. Benoît XVI, Audience générale, 15 février 2012.

[4]. 1 S 16, 7.

[5]. Cf. 2 S 5, 3.

[6]. 2 S 5, 12.

[7]. Quand le Christ passe, n° 46.

[8]. 1 S 17, 26. 36.

[9]. 1 S 17, 45.

[10]. 1 S 17, 37.

[11]. Chemin, n° 472.

[12]. Forge, n° 525.

[13]. Du Père, Lettre pastorale à l’occasion de l’Année de la foi, 29 septembre 2012, n° 6.

[14]. Cf. 2 S 11.

[15]. Dialogue avec le Seigneur, pp. 155-156.

[16]. Cf. 2 S 12, 14.

[17]. 2 S 12, 13.

[18]. Cf. Pape François, Discours, 7 juin 2013.

[19]. Cf. Ps 51, 3-9.

[20]. Cf. Ps 51, 9-14.

[21]. Cf. Ps 51, 15-18.

[22]. Quand le Christ passe, n° 75.

[23]. Pape François, Regina cœli, 7 avril 2013.

[24]. Pape François, Homélie, 7 avril 2013.

[25]. Ibid.

[26]. Ps 51, 19.

[27]. Benoît XVI, Audience générale, 22 juin 2011.

SOURCE : https://opusdei.org/fr/article/david-un-homme-selon-le-coeur-de-dieu/

King David

Memorial

29 December

24 December as one of the Holy Ancestors of Christ

Profile

Son of Jesse, and a shepherd in his youth. Anointed by the prophet Samuel. During war with the Philistines, David, relying on God, slew the giant Goliath and won the friendship of Jonathan, son of Saul; courtier. Married to Saul’s daughter Michol. Forced into exile for political reasons. Married to Abigail. When Saul and Jonathan fell in battle, David was chosen King of Judah and Israel; he reigned for 33 years. Founder of the Judean dynasty at Jerusalem. National hero as a youth, soldier, reformer, father, prophet, musicianpoet, hymnist, writer, sinner, and penitent. See 1 and 2 Kings, 1 and 2 Samuel, 1 and 2 Chronicles.

Born

c.1085 BC at Bethlehem

Died

c.1015 BC at Jerusalem

buried on Mount Sion

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

miners

musicians

poets

singers

Representation

king with a musical instrument, usually a harp or lyre

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Golden Legend, by Jacobus de Voragine

New Catholic Dictionary

New Student’s Reference Work

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

1001 Patron Saints and Their Feast Days, Australian Catholic Truth Society

Christian Iconography

Grokipedia

video

YouTube PlayList

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

sites en français

Fête des prénoms

fonti in italiano

Cathopedia

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Heiligen 3s

MLA Citation

“King David“. CatholicSaints.Info. 14 March 2026. Web. 14 May 2026. <https://catholicsaints.info/king-david/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/king-david/

Book of Saints – David – 29 December

Article

DAVID (Saint) King. Prophet. (December 29) (10th century B.C.) In the First and Second Books of Kings, and in Parallepomenon, or Chronicles, are related all the facts which God has been pleased to reveal to us concerning this man “after His own Heart.” The Book of Psalms almost in its entirety is by Holy Church attributed to him, “the sweet singer in Israel.” The tomb of David was recognised in Jerusalem as late as the second century of our iEra, when Hadrian destroyed, or rather attempted to destroy it, as it is still pointed out. Josephus narrates the miracles worked thereat, especially on the occasion of the pillage attempted by Herod. Eusebius refers to the endeavours of Vespasian to uproot the House of David, of whom the descendants were in his time in great consideration among the Jews. The Greeks keep the Feast of Saint David together with all the other Saints, ancestors of Our Blessed Lord, on December 19. The reason of the choice of December 29 by the Latins lies probably in their traditional reluctance to celebrate the Offices of Saints during the week preceding Christmas Day.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “David”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 24 October 2012. Web. 15 May 2026. <http://catholicsaints.info/book-of-saints-david-29-december/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-david-29-december/

New Catholic Dictionary – David

Article

Prophet and king of Israel, born Bethlehem, c.1085 B.C.; died Jerusalem, c.1015 B.C. The son of Jesse, and a shepherd-boy, he was anointed by the prophet Samuel in place of Saul, whom God had rejected. When Saul was ill, David was brought to soothe him by playing on his harp; in reward he was made Saul’s armor-bearer. During the Philistine war, David, relying on God, slew the giant Goliath and won the friendship of Jonathan, son of Saul. He then received a permanent position at court, and married Michol, daughter of Saul, but Saul’s jealousy of his popularity forced him into exile. He married Abigail as his second wife. When Saul and Jonathan fell at Gilboa, David, by God’s command, went up to Hebron to claim the throne. He was supported by Juda, but the rest of Israel, led by Abner, was faithful to Isobeth, son of Saul. At Hebron six sons were born to him, including Amnon, Absalom, and Adonias. At Isobeth’s death David was accepted by all Israel. By his successful wars David made Israel an independent state, established his capital in Jerusalem, and transported thither the Ark of the Covenant. During the Ammonite war David sinned with Bethsabee, wife of Urias, and married her after indirectly murdering Urias. The intensity of his contrition for this crime brought him God’s pardon and made him a model for penitents. His pardon was followed, however, by heavy crosses; Amnon’s incest and Absalom’s fratricide, rebellion, and death caused him shame and sorrow. The last days of his thirty-three years’ reign in Jerusalem were disturbed by the ambition of Adonias to prevent the succession of Solomon, his son by Bethsabee. He was buried on Mount Sion. His prophecies embodied in the Psalms are literally Messianic, and he himself as a great theocratic king typifies the Messias. Feast29 December.

MLA Citation

“David”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 24 October 2012. Web. 15 May 2026. <http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-david/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-david/

David, King and Prophet (RM)

10th century BC; celebrated in the Eastern Church on December 19. King of Judah and Israel, founder of the Judean dynasty at Jerusalem, King David is a world in himself; national hero as a youth, soldier, reformer, father, writer, sinner, and penitent. There is nothing better than reading the Bible (1 and 2 Kings; 1 and 2 Samuel; 1 and 2 Chronicles) to see what he was like, to appreciate his humanity, and to delight in his poetry. He was known as "the beloved of God" and "the man after God's own heart." He is one of the types of Christ in the Old Testament and, indeed, one of the most lovable characters in history (Benedictines, Encyclopedia).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1229.shtml

King David

In the Bible the name David is borne only by the second king of Israel, the great-grandson of Boaz and Ruth (Ruth 4:18 sqq.). He was the youngest of the eight sons of Isai, or Jesse (1 Samuel 16:8; cf. 1 Chronicles 2:13), a small proprietor, of the tribe of Juda, dwelling at Bethlehem, where David was born. Our knowledge of David's life and character is derived exclusively from the pages of Sacred Scripture, viz., 1 Samuel 161 Kings 21 Chronicles 2, 3, 10-29Ruth 4:18-22, and the titles of many Psalms. According to the usual chronology, David was born in 1085 and reigned from 1055 to 1015 B.C. Recent writers have been induced by the Assyrian inscriptions to date his reign from 30 to 50 years later. Within the limits imposed it is impossible to give more than a bare outline of the events of his life and a brief estimate of his character and his significance in the history of the chosen people, as king, psalmist, prophet, and type of the Messias.

The history of David falls naturally into three periods: (1) before his elevation to the throne; (2) his reign, at Hebron over Juda, and at Jerusalem over all Israel, until his sin; (3) his sin and last years. He first appears in sacred history as a shepherd lad, tending his father's flocks in the fields near Bethlehem, "ruddy and beautiful to behold and of a comely face". Samuel, the Prophet and last of the judges, had been sent to anoint him in place of Saul, whom God had rejected for disobedience. The relations of David do not seem to have recognized the significance of this unction, which marked him as the successor to the throne after the death of Saul.

During a period of illness, when the evil spirit troubled Saul, David was brought to court to soothe the king by playing on the harp. He earned the gratitude of Saul and was made an armour-bearer, but his stay at court was brief. Not long afterwards, whilst his three elder brothers were in the field, fighting under Saul against the Philistines, David was sent to the camp with some provisions and presents; there he heard the words in which the giant, Goliath of Geth, defied all Israel to single combat, and he volunteered with God's help to slay the Philistine. His victory over Goliath brought about the rout of the enemy. Saul's questions to Abner at this time seem to imply that he had never seen David before, though, as we have seen, David had already been at court. Various conjectures have been made to explain this difficulty. As the passage which suggests a contradiction in the Hebrew text is omitted by Septuagint codices, some authors have accepted the Greek text in preference to the Hebrew. Others suppose that the order of the narratives has become confused in our present Hebrew text. A simpler and more likely solution maintains that on the second occasion Saul asked Abner only about the family of David and about his earlier life. Previously he had given the matter no attention.

David's victory over Goliath won for him the tender friendship of Jonathan, the son of Saul. He obtained a permanent position at court, but his great popularity and the imprudent songs of the women excited the jealousy of the king, who on two occasions attempted to kill him. As captain of a thousand men, he encountered new dangers to win the hand of Merob, Saul's eldest daughter, but, in spite of the king's promise, she was given to Hadriel. Michol, Saul's other daughter, loved David, and, in the hope that the latter might be killed by the Philistines, her father promised to give her in marriage, provided David should slay one hundred Philistines. David succeeded and married Michol. This success, however, made Saul fear the more and finally induced him to order that David should be killed. Through the intervention of Jonathan he was spared for a time, but Saul's hatred finally obliged him to flee from the court.

First he went to Ramatha and thence, with Samuel, to Naioth. Saul's further attempts to murder him were frustrated by God's direct interposition. An interview with Jonathan convinced him that reconciliation with Saul was impossible, and for the rest of the reign he was an exile and an outlaw. At Nobe, whither he proceeded, David and his companions were harboured by the priest Achimelech, who was afterwards accused of conspiracy and put to death with his fellow-priests. From Nobe David went to the court of Achis, king of Geth, where he escaped death by feigning madness. On his return he became the head of a band of about four hundred men, some of them his relations, others distressed debtors and malcontents, who gathered at the cave, or stronghold, of Odollam (Adullam). Not long after their number was reckoned at six hundred. David delivered the city of Ceila from the Philistines, but was again obliged to flee from Saul. His next abode was the wilderness of Ziph, made memorable by the visit of Jonathan and by the treachery of the Ziphites, who sent word to the king. David was saved from capture by the recall of Saul to repel an attack of the Philistines. In the deserts of Engaddi he was again in great danger, but when Saul was at his mercy, he generously spared his life. The adventure with Nabal, David's marriage with Abigail, and a second refusal to slay Saul were followed by David's decision to offer his serves to Achis of Geth and thus put an end to Saul's persecution. As a vassal of the Philistine king, he was set over the city of Siceleg, whence he made raids on the neighbouring tribes, wasting their lands and sparing neither man nor woman. By pretending that these expeditions were against his own people of Israel, he secured the favour of Achis. When, however, the Philistines prepared at Aphec to wage war against Saul, the other princes were unwilling to trust David, and he returned to Siceleg. During his absence it had been attacked by the Amalecites. David pursued them, destroyed their forces, and recovered all their booty. Meanwhile the fatal battle on Mount Gelboe (Gilboa) had taken place, in which Saul and Jonathan were slain. The touching elegy, preserved for us in 2 Samuel 1 is David's outburst of grief at their death.

By God's command, David, who was now thirty years old, went up to Hebron to claim the kingly power. The men of Juda accepted him as king, and he was again anointed, solemnly and publicly. Through the influence of Abner, the rest of Israel remained faithful to Isboseth, the son of Saul. Abner attacked the forces of David, but was defeated at Gabaon. Civil war continued for some time, but David's power was ever on the increase. At Hebron six sons were born to him: Amnon, Cheleab, Absalom, Adonias, Saphathia, and Jethraam. As the result of a quarrel with Isboseth, Abner made overtures to bring all Israel under the rule of David; he was, however, treacherously murdered by Joab without the king's consent. Isboseth was murdered by two Benjamites, and David was accepted by all Israel and anointed king. His reign at Hebron over Juda alone had lasted seven years and a half.

By his successful wars David succeeded in making Israel an independent state and causing his own name to be respected by all the surrounding nations. A notable exploit at the beginning of his reign was the conquest of the Jebusite city of Jerusalem, which he made the capital of his kingdom, "the city of David", the political centre of the nation. He built a palace, took more wives and concubines, and begat other sons and daughters. Having cast off the yoke of the Philistines, he resolved to make Jerusalem the religious centre of his people by transporting the Ark of the Covenant from Cariathiarim. It was brought to Jerusalem and placed in the new tent constructed by the king. Later on, when he proposed to build a temple for it, he was told by the prophet Nathan, that God had reserved this task for his successor. In reward for his piety, the promise was made that God would build him up a house and establish his kingdom forever.

No detailed account has been preserved of the various wars undertaken by David; only some isolated facts are given. The war with the Ammonites is recorded more fully because, whilst his army was in the field during this campaign, David fell into the sins of adultery and murder, bringing thereby great calamities on himself and his people. He was then at the height of his power, a ruler respected by all the nations from the Euphrates to the Nile. After his sin with Bethsabee and the indirect assassination of Urias, her husband, David made her his wife. A year elapsed before his repentance for the sin, but his contrition was so sincere that God pardoned him, though at the same time announcing the severe penalties that were to follow. The spirit in which David accepted these penalties has made him for all time the model of penitents. The incest of Amnon and the fratricide of Absalom brought shame and sorrow to David. For three years Absalom remained in exile. When he was recalled, David kept him in disfavour for two years more and then restored him to his former dignity, without any sign of repentance. Vexed by his father's treatment, Absalom devoted himself for the next four years to seducing the people and finally had himself proclaimed king at Hebron. David was taken by surprise and was forced to flee from Jerusalem. The circumstances of his flight are narrated in Scripture with great simplicity and pathos. Absalom's disregard of the counsel of Achitophel and his consequent delay in the pursuit of the king made it possible for the latter to gather his forces and win a victory at Manahaim, where Absalom was killed. David returned in triumph to Jerusalem. A further rebellion under Seba at the Jordan was quickly suppressed.

At this point in the narrative of 2 Samuel we read that "there was a famine in the days of David for three years successively", in punishment for Saul's sin against the Gabaonites. At their request seven of Saul's race were delivered up to be crucified. It is not possible to fix the exact date of the famine. On other occasions David showed great compassion for the descendants of Saul, especially for Miphiboseth, the son of his friend Jonathan. After a brief mention of four expeditions against the Philistines, the sacred writer records a sin of pride on David's part in his resolution to take a census of the people. As a penance for this sin, he was allowed to choose either a famine, an unsuccessful war, or pestilence. David chose the third and in three days 70,000 died. When the angel was about to strike JerusalemGod was moved to pity and stayed the pestilence. David was commanded to offer sacrifice at the threshing-floor of Areuna, the site of the future temple.

The last days of David were disturbed by the ambition of Adonias, whose plans for the succession were frustrated by Nathan, the prophet, and Bethsabee, the mother of Solomon. The son who was born after David's repentance was chosen in preference to his older brothers. To make sure that Solomon would succeed to the throne, David had him publicly anointed. The last recorded words of the aged king are an exhortation to Solomon to be faithful to God, to reward loyal servants, and to punish the wicked. David died at the age of seventy, having reigned in Jerusalem thirty-three years. He was buried on Mount Sion. St. Peter spoke of his tomb as still in existence on the day of Pentecost, when the Holy Ghost descended on the Apostles (Acts 2:29). David is honoured by the Church as a saint. He is mentioned in the Roman Martyrology on 29 December.

The historical character of the narratives of David's life has been attacked chiefly by writers who have disregarded the purpose of the narrator in I Par. He passes over those events that are not connected with the history of the Ark. In the Books of Kings all the chief events, good and bad, are narrated. The Bible records David's sins and weaknesses without excuse or palliation, but it also records his repentance, his acts of virtue, his generosity towards Saul, his great faith, and his piety. Critics who have harshly criticized his character have not considered the difficult circumstances in which he lived or the manners of his age. It is uncritical and unscientific to exaggerate his faults or to imagine that the whole history is a series of myths. The life of David was an important epoch in the history of Israel. He was the real founder of the monarchy, the head of the dynasty. Chosen by God "as a man according to His own heart", David was tried in the school of suffering during the days of exile and developed into a military leader of renown. To him was due the complete organization of the army. He gave Israel a capital, a court, a great centre of religious worship. The little band at Odollam became the nucleus of an efficient force. When he became King of all Israel there were 339,600 men under his command. At the census 1,300,000 were enumerated capable of bearing arms. A standing army, consisting of twelve corps, each 24,000 men, took turns in serving for a month at a time as the garrison of Jerusalem. The administration of his palace and his kingdom demanded a large retinue of servants and officials. Their various offices are set down in 1 Chronicles 27. The king himself exercised the office of judge, though Levites were later appointed for this purpose, as well as other minor officials.

When the Ark had been brought to Jerusalem, David undertook the organization of religious worship. The sacred functions were entrusted to 24,000 Levites; 6,000 of these were scribes and judges, 4000 were porters, and 4000 singers. He arranged the various parts of the ritual, allotting to each section its tasks. The priests were divided into twenty-four families; the musicians into twenty-four choirs. To Solomon had been reserved the privilege of building God's house, but David made ample preparations for the work by amassing treasures and materials, as well as by transmitting to his son a plan for the building and all its details. We are told in I Par. how he exhorted his son Solomon to carry out this great work and made known to the assembled princes the extent of his preparations.

The prominent part played by song and music in the worship of the temple, as arranged by David, is readily explained by his poetic and musical abilities. His skill in music is recorded in 1 Samuel 16:18 and Amos 6:5. Poems of his composition are found in 2 Samuel 132223. His connection with the Book of Psalms, many of which are expressly attributed to various incidents of his career, was so taken for granted in later days that many ascribed the whole Psalter to him. The authorship of these hymns and the question how far they can be considered as supplying illustrative material for David's life will be treated in the article PSALMS.

David was not merely king and ruler, he was also a prophet. "The spirit of the Lord hath spoken by me and his word by my tongue" (2 Samuel 23:2) is a direct statement of prophetic inspiration in the poem there recorded. St. Peter tells us that he was a prophet (Acts 2:30). His prophecies are embodied in the Psalms he composed that are literally Messianic and in "David's last words" (2 Samuel 23). The literal character of these Messianic Psalms is indicated in the New Testament. They refer to the suffering, the persecution, and the triumphant deliverance of Christ, or to the prerogatives conferred on Him by the Father. In addition to these his direct prophecies, David himself has always been regarded as a type of the Messias. In this the Church has but followed the teaching of the Old Testament Prophets. The Messias was to be the great theocratic king; David, the ancestor of the Messias, was a king according to God's own heart. His qualities and his very name are attributed to the Messias. Incidents in the life of David are regarded by the Fathers as foreshadowing the life of Christ; Bethlehem is the birthplace of both; the shepherd life of David points out Christ, the Good Shepherd; the five stones chosen to slay Goliath are typical of the five wounds. The betrayal by his trusted counsellor, Achitophel, and the passage over the Cedron remind us of Christ's Sacred Passion. Many of the Davidic Psalms, as we learn from the New Testament, are clearly typical of the future Messias.

Corbett, John. "King David." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton Company, 1908. 28 Dec. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/04642b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Judy Levandoski. In Memory of Andrew Levandoski.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

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SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/04642b.htm

Golden Legend – History of David

Here followeth how David reigned after Saul, and governed Israel. Shortly taken out of the Bible, the most historial matters and but little touched.

After the death of Saul David returned from the journey that he had against Amalek. For whilst David had been out with Achish the king, they of Amalek had been in Ziklag and taken all that was therein prisoners, and robbed and carried away with them the two wives of David. and had set fire and burnt the town. And when David came again home and saw the town burnt he pursued after, and by the conveying of one of them of Amalek that was left by the way sick, for to have his life he brought David upon the host of Amalek whereas they sat and ate and drank. And David smote on them with his meiny and slew down all that he found, and rescued his wives and all the good that they had taken, and took much more of them. And when he was come to Ziklag, the third day after there came one from the host of Saul, and told to David how that Israel had lost the battle, and how they were fled, and how Saul the king and Jonathan his son were slain. David said to the young man that brought these tidings: How knowest thou that Saul and Jonathan be dead? And he answered it was so by adventure that I came upon the mount of Gilboa, and Saul rested upon his spear, and the horsemen and the chariots of the Philistines approached to himward, and he looked behind him and saw me, and called me, and said to me: Who art thou? And I said I am an Amalekite, and then he said: Stand upon me and slay me, for I am full of anguish, and yet my soul is in me. And I then standing on him slew him, knowing well that he might not live after the ruin. And I took the diadem from his head, and the armylle from his arm, which I have brought hither to thee, my lord. David took and rent his vestment, and all the men that were him, and wailed and sorrowed much the death of Saul and Jonathan and of all the men of Israel, and fasted that day till even. And David said to the young man: Of whence art thou? And he said: I am the son of an Amalekite. And David said to him: Why dreadedst thou not to put thy hand forth to slay him that is anointed of God? David called one of his men, and bade him slay him. And he smote him and slew him. And David said: Thy blood be on thy head! thine own mouth hath spoken against thee, saying: I have slain Saul which was king anointed of our Lord.

David sorrowed and bewailed much the death of Saul and of Jonathan. After this David counselled with our Lord and demanded if he should go in to one of the cities of Judah. And our Lord bade him go, and he ask and because God hath said thou shalt reign upon my people and be their governor, therefore we shall obey thee. And all the seniors of Israel came and did homage to David in Hebron, and anointed him king over them.

David was thirty years old when he began to reign and he reigned forty years. He reigned in Hebron upon Judah seven years and six months, and in Jerusalem he reigned thirty-three years upon all Israel and Judah. David then made him a dwelling-place in the hill of Sion in Jerusalem And after this the Philistines made war against him but he oft overthrew them, and slew many of them, and made them tributary to him, and after brought the ark of God in Jerusalem, and set it in his house. After this yet the Philistines made war again unto him and other kings were aiding and helping them against David, whom David overcame and slew and put under.

And on a time when Joab was out with his men of war Iying at a siege tofore a city, David was at home, and walked in his chamber, and as he looked out at a window he saw a fair woman wash her and bain her in her chamber, which stood against his house, and demanded of his servants who she was, and they said she was Uriah’s wife. He sent for her and lay by her and gat her with child. And when David understood that she was with child, he sent letters to Joab and bade him to send home to him Uriah; and Joab sent Uriah to David, and David demanded how the host was ruled, and after bade him go home to his house and wash his feet. And Uriah went thence, and the king sent to him his dish with meat. Uriah would not go home, but lay before the gate of the king’s house with other servants of the king’s. And it was told to the king that Uriah went not home, and then David said to Uriah: Thou comest from a far way, why goest thou not home? And Uriah said to David: The ark of God and Israel and Judah be in the pavilions, and my lord Joab and the servants of thee, my lord, lie on the ground, and would ye that I should go to my house and eat and drink, and sleep with my wife? By thy health and by the health of my soul I shall not do so. Then David said to Uriah, Abide here then this night, and to-morrow I shall deliver thee. Uriah abode there that day and the next, and David made him eat tofore him and made him drunk, yet for all that he would not go home, but lay with the servants of David. Then on the morn David wrote a letter to Joab, that he should set Uriah in the weakest place of the battle and where most jeopardy was, and that he should be left there that he might be slain. And Uriah bare this letter to Joab, and it was so done as David had written, and Uriah was slain in the battle. And Joab sent word to David how they had fought, and how Uriah was slain and dead. When Uriah’s wife heard that her husband was dead, she mourned and wailed him; and after the mourning David sent for her and wedded her, and she bare him a son. And this that David had committed on Uriah displeased greatly our Lord.

Then our Lord sent Nathan the prophet unto David, which, when he came, said to him: There were two men dwelling in a city, that one rich and that other poor. The rich man had sheep and oxen right many, but the poor man had but one little sheep, which he bought and nourished and grew with his children, eating of his bread and drinking of his cup, and slept in his bosom. She was to him as a daughter. And on a time when a certain pilgrim came to the rich man, he, sparing his own sheep and oxen to make a feast to the pilgrim that was come to him, took the only sheep of the poor man and made meat thereof to his guest. David was wroth and said to Nathan: By the living God, the man that hath so done is the child of death, the man that hath so done shall yield therefor four times double. Then said Nathan to David: Thou art the same man that hath done this thing. This said the Lord God of Israel: I have anointed thee king upon Israel, and I have kept thee from the hand of Saul, and I have given to thee an house to keep in thine household and wives in thy bosom. I have given to thee the house of Israel and the house of Judah, and if these be small things I shall add an l give to thee much more and greater. Why hast thou therefore despised the word of God and hast done evil in the sight of our Lord? Thou hast slain Uriah with a sword, and his wife hast thou taken unto thy wife, and thou hast slain him with the sword of the sons of Ammon. Therefore the sword shall not go from thy house, world without end, forasmuch as thou hast despised me and hast taken Uriah’s wife unto thy wife. This said our Lord: I shall raise evil against thee, and shall take thy wives in thy sight and give them to thy neighbour, and he shall lie with thy wives tofore thine eyes. Thou hast done it privily, but I shall make this to be done and open in the sight of all Israel. And then said David to Nathan: Peccavi! I have sinned against our Lord. Nathan said: Our Lord hath taken away thy sin, thou shalt not die, but for as much as thou hast made the enemy to blaspheme the name of God, therefore the son that is born to thee shall die by death. And Nathan returned to his house. And for this sin David made this psalm: Miserere mei deus, which is a psalm of mercy, for David did great penance for these sins of adultery and also of homicide.

For as I once was beyond the sea riding in the company of a noble knight named Sir John Capons, and was also doctor in both laws, and was born in Malyorke, and had been viceroy and governor of Arragon and Catalonia, and that time counsellor unto the Duke of Burgundy, Charles, it happed we communed of the history of David; and this said nobleman told me that he had read that David did this penance following for these said sins. That he dolved him in the ground standing naked unto the head, so long that the worms began to creep in his flesh, and made a verse of this psalm Miserere, and then came out, and when he was whole thereof he went in again and stood so again as long as afore is said and made the second verse, and so as many times he was dolven in the earth as be verses in the said psalm of Miserere mei deus, and every time was abiding therein till he felt the worms creep in his flesh. This was a great penance and a token of a great repentance, for there be in the psalm twenty-one verses, and twenty-one times he was dolven. Thus this nobleman told me, riding between the town of Ghent in Flanders and the town of Brussels in Brabant.

Therefore God took away this sin, and forgave it him, but the son that she brought forth died. And after this Bathsheba, that had been Uriah’s wife, conceived and brought forth another son named Solomon, which was well-beloved of God, and after David, Solomon was king.

After this David had much war and trouble and anger, in so much that on a time Amnon, oldest son of David, loved Thamar his sister. This Thamar was Absalom’s sister by the mother’s side, and Amnon forced and lay by her, and when he had done his pleasure, he hated her, and threw her out of his chamber, and she complained unto Absalom. David knew hereof, and was right sorry for it, but he would not rebuke his son Amnon for it, for he loved him because he was his first begotten son. Absalom hated Amnon ever after, and when Absalom on a time did do shear his sheep he prayed all his brethren to come eat with him, and made them a feast like a king’s feast. At which feast he did do slay his brother Amnon; and anon it was told to the King David that Absalom had slain all the king’s sons. Wherefore the king was in great heaviness and sorrow, but anon after it was told him that there was no more slain but Amnon, and the other sons came home. And Absalom fled into Geshur, and was there three years, and durst not come home. And after by the moyen of Joab he was sent for, and came into Jerusalem, but yet he might not come in his father the king’s presence, and dwelled there two years, and might not see the King his father. This Absalom was the fairest man that ever was, for from the sole of his foot unto his head there was not a spot; he had so much hair on his head that it grieved him to bear, wherefore it was shorn off once a year, it weighed two hundred shekels of good weight. Then when he abode so long that he might not come to his father’s presence he sent for Joab to come speak with him, and he would not come. He sent again for him and he came not. Then Absalom said to his servants: Know ye Joab’s field that lieth by my field? They said yea. Go ye, said he, and set fire in the barley that is therein, and burn it. And Joab’s servants came and told to Joab that Absalom had set fire on his corn. Then Joab came to Absalom and said: Why hast thou set fire on my corn! And he said, I have sent twice to thee, praying thee to come to me that I might send thee to the king, and that thou shouldst say to him why I came from Geshur; it had been better for me for to have abiden there. I pray thee that I may come to his presence and see his visage, and if he remember my wickedness let him slay me. Joab went in to the King and told to him all these words. Then was Absalom called, and entered in to the king, and he fell down and worshipped the king, and the king kissed him. After this Absalom did do make for himself chariots and horsemen and fifty men for to go before him, and walked among the tribes of Israel; and greeted and saluted them, taking them by the hand, and kissed them, by which he gat to him the hearts of the people; and said to his father that he had avowed to make sacrifice to God in Hebron, and his father gave him leave. And when he was there he gathered people to him, and made himself king, and did do cry that all men should obey and wait on him as king of Israel. When David heard this he was sore abashed and was fain to flee out of Jerusalem. And Absalom came with his people and entered into Jerusalem into his father’s house, and lay by his father’s concubines, and after pursued his father to depose him. And David ordained his people and battle against him, and sent Joab, prince of his host, against Absalom, and divided his host into three parts, and would have gone with them, but Joab counselled that he should not go to the battle whatsomever happed, and then David bade them to save his son Absalom.

And they went forth and fought, and Absalom with his host was overthrown and put to flight. And as Absalom fled upon his mule he came under an oak, and his hair flew about a bough of the tree and held so fast that Absalom hung by his hair, and the mule ran forth. There came one to Joab and told him how that Absalom hung by his hair on a bough of an oak, and Joab said: Why hast thou not slain him? The man said: God forbid that I should set hand on the king’s son; I heard the king say: keep my son Absalom alive and slay him not. Then Joab went and took three spears, and fixed them in the heart of Absalom as he hung on the tree by his hair, and yet after this ten young men, squires of Joab, ran and slew him. Then Joab trumped and blew the retreat, and retained the people that they should not pursue the people flying. And they took the body of Absalom and cast it in a great pit, and laid on him a great stone. And when David knew that his son was slain, he made great sorrow and said: O my son Absalom, my son Absalom, who shall grant to me that I may die for thee, my son Absalom, Absalom my son! It was told to Joab that the king wept and sorrowed the death of his son Absalom, and all their victory was turned into sorrow and wailing, in so much that the people eschewed to enter into the city. Then Joab entered into the king and said: Thou hast this day discouraged the cheer of all thy servants because they have saved thy life, and the lives of thy sons and daughters, of thy wives and of thy concubines, thou lovest them that hate thee, and hatest them that love thee, and showest well this day that thou settest little by thy dukes and servants; and truly I know now well that if Absalom had lived and all we thy servants had been slain, thou haddest been pleased. Therefore, arise now and come forth and satisfy the people; or else I swear to thee by the good lord that there shall not one of thy servants abide with thee till tomorrow, and that shall be worse to thee than all the harms and evils that ever yet fell to thee. Then David the king arose and sat in the gate, and anon it was shown to all the people that the king sat in the gate. And then all the people came in tofore the king, and they of Israel that had been with Absalom fled into their tabernacles, and after came again unto David when they knew that Absalom was dead.

And after, one Sheba, a cursed man, rebelled and gathered people against David. Against whom Joab with the host of David pursued, and drove him unto a city which he besieged, and by the means of a woman of the same city Sheba’s head was smitten off and delivered to Joab over the wall, and so the city was saved, and Joab pleased. After this David called Joab, and bade him number the people of Israel, and so Joab walked through all the tribes of Israel, from Dan to Beersheba, and over Jordan and all the country, and there were founder in Israel eight hundred thousand strong men that were able to fight and to draw sword, and of the tribe of Judah fifty thousand fighting men. And after that the people was numbered, the heart of David was smitten by our Lord and was heavy, and said: I have sinned greatly in this deed, but I pray the Lord to take away the wickedness of thy servant, for I have done follily. David rose on the morn early, and the word of our Lord came to Gad the prophet saying: that he should go to David and bid him choose one of three things that he should say to him. When Gad came to David he said that he should choose whether he would have seven years hunger in his land, or three months he should flee his adversaries and enemies, or to have three days pestilence. Of these three God biddeth thee choose which thou wilt; now advise thee and conclude what I shall answer to our Lord. David said to Gad: I am constrained to a great thing, but it is better for me to put me in the hands of our Lord, for his mercy is much more than in men, and so he chose pestilence.

Then our Lord sent pestilence the time constitute, and there died of the people from Dan to Beersheba seventy thousand men. And when the angel extended his hand upon Jerusalem for to destroy it, our Lord was merciful upon the affliction, and said to the angel so smiting: It sufficeth now, withdraw thy hand. David said to our Lord when he saw the angel smiting the people: I am he that have sinned and done wickedly, what have these sheep done? I beseech thee that thy hand turn upon me and upon the house of my father. Then came Gad to David and bade him make an altar in the same place where he saw the angel; and he bought the place, and made the altar, and offered sacrifices unto our Lord, and our Lord was merciful, and the plague ceased in Israel.

David was old and feeble and saw that his death approached, and ordained that his son Solomon should reign and be king after him. Howbeit that Adonijah his son took on him to be king during David’s life. For which cause Bathsheba and Nathan came to David, and tofore them he said that Solomon should be king, and ordained that he should be set on his mule by his prophets Nathan, Zadok the priest and Benaiah, and brought in to Sion. And there Zadok the priest and Nathan the prophet anointed him king upon Israel and blew in a trump and said: Live the King Solomon. And from thence they brought him into Jerusalem and set him upon his father’s seat in his father’s throne, and David worshipped him in his bed, and said: Blessed be the Lord God of Israel that hath suffered me to see my son in my throne and seat. And then Adonijah and all they that were with him were afeard, and dreading Solomon ran away, and so ceased Adonijah. The days of David approached fast that he should die, and did do call Solomon before him, and there he commanded him to keep the commandments of our Lord and walk in his ways, and to observe his ceremonies, his precepts and his judgments, as it is written in the law of Moses, and said: Our Lord confirm thee in thy reign, and send to thee wisdom to rule it well. And when David had thus counselled and commanded him to do justice and keep God’s law, he blessed him and died, and was buried with his fathers. This David was an holy man and made the holy psalter, which is an holy book and is contained therein the old law and the new law. He was a great prophet, for he prophesied the coming of Christ, his nativity, his passion, and resurrection, and also his ascension, and was great with God, yet God would not suffer him to build a temple for him, for he had shed man’s blood. But God said to him, his son that should reign after him should be a man peaceable, and he should build the temple to God. And when David had reigned forty years king of Jerusalem, over Judah and Israel, he died in good mind, and was buried with his fathers in the city of David.

SOURCE : https://catholicsaints.info/the-golden-legend-the-history-of-david/

New Student’s Reference Work – David

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David, meaning beloved, the second king of Israel. He sprang from the family of Judah, and was the youngest son of Jesse. He is described as a handsome youth, “red-haired, with beautiful eyes and fair face,” when he first distinguished himself in Israel by slaying the Philistine giant, Goliath. Because of his heroic deed, or because of his skill with the harp, Saul took him to his court and gave him a military command. But the king became jealous of him, and he had to flee. In the cave of Adullam, near Gath, he gathered a band of 400 freebooters, which afterward increased to 600, with which he ranged through the country, never attacking the king or his countrymen, but always their enemies. He had difficulty in avoiding the king’s expeditions sent against him, and finally left Judah, becoming vassal of the Philistine king of Gath. After the death of Saul and Jonathan, at Gilboa, David reigned seven and one-half years in Hebron over Judah, and on the death of Ishbosheth he was chosen king of all Israel. He conquered the independent city of Jebus (Jerusalem), and made it the center of his kingdom, building a palace for himself on the highest hill, Zion, and placing the ark of the covenant there under a tent. In the course of a few years the conquest of the Philistines, Moabites, Arameans, Edomites and Ammonites reduced the whole territory from Egypt to the Euphrates. In the last year of his long reign of 32 years in Jerusalem, there were popular troubles and two rebellions under his sons, Absalom and Adonijah. He died between 1018 and 993 B. C. David is by far the greatest of the kings of Israel. He was courageous and skillful in war and prudent and far-seeing in government. He also was the greatest poet of his time, and the founder of the religious lyric poetry of the Hebrews – “the sweet singer of Israel.”

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“David”. New Student’s Reference Work, 1914. CatholicSaints.Info. 8 April 2022. Web. 15 May 2026. <https://catholicsaints.info/new-students-reference-work-david/>

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San Davide Re e profeta

29 dicembre

Davide è il personaggio che dominò la storia di Israele dalla prima metà dal X sec. a.C. Abbattè il gigante Golia, ridiede fiducia alle tribù d’Israele e le raccolse in un unico popolo forte e rispettato. Davide è l’uomo che peccò gravemente davanti al Signore, ma che seppe riconoscere le sue colpe e chiederne perdono. A lui il Signore assicurò una posterità eterna (2 Sam 23,5), perché dalla sua discendenza sarebbe nato il Salvatore , il vero Re che avrebbe portato la salvezza fino ai confini della terra, raccogliendo tutte le genti in un unico Israele. Gesù viene definito “figlio di David” (cfr. Mt 22,41-45), “nato dalla sua stirpe” (Lc 1,27; Rm 1,3). In Davide la promessa del Salvatore si storicizza progressivamente e l’Incarnazione del Verbo acquista tratti sempre più concreti.

Etimologia: Davide = diletto, dall'ebraico

Martirologio Romano: Commemorazione di san Davide, re e profeta, che, figlio di Iesse il Betlemita, trovò grazia presso Dio e fu unto con olio santo dal profeta Samuele, perché regnasse sul popolo d’Israele; trasportò nella città di Gerusalemme l’Arca dell’Alleanza del Signore e il Signore stesso gli giurò che la sua discendenza sarebbe rimasta in eterno, perché da essa sarebbe nato Gesù Cristo secondo la carne.

Davide era il più giovane dei sette figli di Isai, della tribù di Giuda. Era ancora giovanissimo quando Samuele fu mandato da Dio alla casa di suo padre per eonsacrarlo re in luogo di Saulle.

Chiamato dalla montagna dove pascolava il gregge paterno, venne alla presenza di Samuele che, con olio benedetto, lo consacrò re in mezzo ai suoi fratelli.

Da quel giorno lo spirito del Signore si posò in particolar maniera sopra Davide. Al contrario, Saulle fu assalito da uno spirito di tristezza e di malinconia che ben spesso lo faceva dare in furore.

Davide suonava l'arpa con grande maestria e cantava bene: fu quindi chiamato alla corte, fatto scudiere e con l'armonia del suono e con la melodia del canto dissipava la tristezza di Saulle.

Mentre Davide si trovava alla corte, ci fu guerra fra Israeliti e Filistei. Per evitare spargimento di sangue, un uomo filisteo, alto più di tre metri, chiamato il gigante Golia, avanzava verso gli Israeliti e diceva: “Se c'è qualcuno tra voi che voglia venir a battersi con me avanzi”.

Poi diceva: “Io oggi ho disprezzato le schiere del Dio d'Israele”. E così per 40 giorni.

Davide, uditolo, esclamò: “Chi è questo incirconciso che ardisce insultare il popolo del Signore? Io andrò a combattere contro di lui”. Prese la fionda e il bastone, andò incontro al gigante, e con la fionda scagliò una pietra che colpì Golia in fronte e lo fece stramazzare a terra. Davide gli fu sopra: gli sfoderò la spada e gli troncò il capo.

Saulle non si rallegrò per la vittoria, anzi, preso da invidia, cercava la morte di Davide, che per sfuggirla andò per i deserti esclamando: “Chi confida nell'Altissimo vive in sicurezza e nulla teme”.

Morto Saul, Davide, con grande zelo, condusse il popolo alla virtù e al timor di Dio. Diede splendore al culto divino; e, innalzato un magnifico padiglione sul monte Sion, vi fece trasportare l'Arca dell'Alleanza.

Peccò anche, ma pianse i suoi peccati, fece penitenza, rimproverato dal profeta Natan, detestò i suoi errori e accettò la punizione di Dio.

Vicino a morte chiamò il figlio Salomone e gli disse: “Mio caro, cammina nelle vie del Signore, osserva i suoi comandamenti ed egli ti concederà un felice successo nelle tue imprese”. Poco dopo finì in pace i suoi giorni.

Altissimo poeta, cantò, nei Salmi immortali il dolore, il pentimento, la speranza, la fede. Profeta, vide nell'alta mente illuminata da Dio il Giusto condannato, ucciso, trionfante, e mille anni prima narrò al mondo la passione e la risurrezione di Cristo.

Autore: Antonio Galuzzi

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/83350

David o Dàvide

re di Giuda, poi di Giuda e d'Israele (ca. 1000 a. C.). Originario di Betlemme, della tribù di Giuda, emerse alla corte di Saul per le sue capacità guerresche e fu nominato capitano dell'esercito. La sua fama finì ben presto per oscurare quella del re, che lo costrinse a fuggire dalla corte. Divenuto capo di una banda di ribelli, David rientrò in patria alla morte di Saul e fu unto re di Giuda e di Israele. Conquistata Gerusalemme, vi trasferì l'Arca dell'Alleanza e ne fece la capitale del regno unito, al quale annesse tutta la Transgiordania e la Siria. Sottomise MoabitiEdomitiAmmoniti e Aramei, facendo raggiungere a Israele la massima estensione e includendo nel suo regno popoli di varia origine e religione. Le sue notevoli capacità in campo politico-militare non ebbero una rispondenza in quello familiare. Tragica fu la ribellione del figlio Assalonne, finita con l'uccisione del ribelle. Secondo la profezia di Nathan (Re II, 7, 16), nella discendenza di David si sarebbe realizzata la promessa di salvezza che il Signore aveva fatto a Israele fin dai tempi più antichi. Per questo il Messia fu chiamato “figlio di David” e come tale acclamato dalla folla. § Noto è l'episodio che vede David contrapposto a Golia, forte guerriero filisteo, affrontato e battuto dal re d'Israele armato solo di una fionda.

SOURCE : https://www.sapere.it/enciclopedia/David+o+D%C3%A0vide.html

Dàvid

Enciclopedia on line

Re d'Israele (circa 1000-961 a. C.), il secondo dopo Saul, fondatore della dinastia che regnò per quattro secoli sul regno di Giuda. Nel testo biblico si parla di lui nei due libri di Samuele, nei capitoli corrispondenti delle Cronache e nei titoli di alcuni Salmi, ma il racconto presenta lacune e ripetizioni o reduplicazioni dello stesso episodio. David figlio di Jesse, ultimo di otto fratelli, è per ordine di Dio unto nascostamente re da Samuele dopo la perversione del re Saul. Poi David s'incontra col re: o come citaredo chiamato a portar sollievo al sovrano in angoscia, o nelle vesti di pastore vittorioso nel confronto col gigante filisteo Golia. La vittoria su Golia rende David popolare, e Saul lo chiama a corte affidandogli un alto comando militare; qui David conoscerà Gionata e Micol, figlio e figlia del re, e riuscirà, superata una difficile prova, a sposare quest'ultima. Ma Saul è tormentato dalla gelosia per i successi militari e personali di David: lo vuol morto, e tenta per due volte di trafiggerlo con la lancia mentre suona. David fugge prima a casa, di là a Rama, presso la scuola profetica di Samuele, sempre seguito dalle guardie di Saul e da Saul medesimo; poi si dà alla vita randagia. Ma di questo pericoloso intervallo non si narrano che pochi episodî: ospite a Nob del sommo sacerdote Achimelec, ne ha la spada di Golia; poi si rifugia a Gath presso il re filisteo Achis, e scampa alla morte solo fingendosi pazzo; infine raccoglie con sé alcuni popolani e dal paese di Moab passa nella selva di Hereth continuando a vagare nei vicini deserti e vivendo di rapina coi suoi uomini (si pensi all'episodio di Abigail). Ma Saul neppure ora gli dà tregua, e a David non rimane che chiedere ospitalità per sé e i suoi al re di Gath, vassallo dei Filistei; non partecipa tuttavia alla battaglia di Gelboè in cui periscono Saul e Gionata. Eletto re di Giuda, è unto pubblicamente re d'Israele quasi otto anni dopo, quando erano stati uccisi il figlio e successore di Saul, Ishboshet e il suo generale Abner. Data da ora la sua grande opera di governo: riorganizzato il regno su nuove basi amministrative (il censimento di David ebbe scopi, oltre che militari, tributarî) con un organismo burocratico fortemente centralizzato, David provvide a dargli una capitale strategicamente sicura nella roccaforte cananea di Sion (Gerusalemme), conquistata d'assalto nella più celebrata delle sue imprese militari. A Gerusalemme costruì, con la reggia, il nuovo tempio e vi collocò l'arca dell'Alleanza, un gesto cui fece seguito la radicale riforma del servizio liturgico affidato ai leviti. La crescente compattezza dell'organismo interno lo pose in grado di sistemare i rapporti di forza con i vicini: aveva disfatto i Filistei in due battaglie campali; si volse quindi a Oriente contro gli Ammoniti e li sottomise dopo una campagna di due anni; poi a nord contro gli Aramei e a sud-est contro i Moabiti; infine, in un'aspra guerra di sterminio, a sud contro gli Edomiti. L'intraprendenza politica e il valore militare di David portarono lo stato d'Israele a una posizione egemonica sulla costa siriana. Ma i frutti di queste imprese vigorose non fu David a coglierli: gli ultimi anni del suo regno furono funestati dalla carestia e dalla pestilenza, mentre anche più dolorose furono le vicende familiari. David aveva raccolto, secondo le usanze della regalità orientale, un ricco harem d'una ventina di mogli; ma, invaghitosi di Betsabea, la moglie di un suo ufficiale allora in guerra, la fece sua, sposandola dopo la morte del marito da lui provocata. Il narratore biblico attribuisce alla punizione divina la rivolta del figliastro Assalonne, che costrinse il padre alla fuga ma ne fu poi sconfitto e ucciso. Il figlio di Betsabea, Salomone, fu però designato da David a succedergli.

Non è facile dire quanto del nostro scarno racconto (e più, della redazione biblica) sia storico e quanto appartenga alla leggenda di David: carattere epico potrebbero avere l'episodio della vittoria su Golia, il matrimonio con la figlia del re e l'immediato comando di un'armata, le sue scorribande di bandito amico dei poveri, il racconto delle sue imprese come ospite del re filisteo; per contro la formazione del piccolo ma potente regno di Giuda, con la riunione dei clan meridionali degli Edomiti e dei Calebiti, la fondazione della "città di David", l'organizzazione del sacerdozio levitico sono tratti che appartengono indiscutibilmente alla sua fisionomia storica. Non ci sono ragioni valide per negare a David abilità di musicista e di poeta: assai dubbia è in ogni modo l'attribuzione a lui di molti salmi. C'è però ancora un elemento importante nel racconto biblico, che assumerà nella tradizione ideale del messianesimo giudaico e cristiano un ruolo determinante: il primo episodio con cui David si affaccia alla storia, quello per cui sarà d'ora in poi "l'unto di Dio". Attorno a David, al ricordo del suo regno glorioso, dell'età eroica in cui un Israele unito e vigoroso fronteggiava i proprî nemici, si cristallizzerà l'invocazione messianica delle ore tragiche, per la voce dei grandi profeti da Isaia a Geremia a Ezechiele; Zaccaria (12,8) profetizza che "la casa di David sarà come Dio, come l'angelo del Signore"; e il 16° salmo di Salomone descrive il Messia come figlio di David. Dal "seme di David" nascerà Gesù Cristo.

La figura di David, come immagine dell'eroico giovinetto o del re sapiente e timoroso di Dio, ha ispirato poeti e artisti d'ogni età, da Dante (Purgatorio) al Petrarca (Trionfi), dal marchese di Santillana (Trionfete de Amor) all'Alfieri (Saul), da Michelangelo al Bernini fino al musicista contemporaneo A. Honegger (nell'oratorio Roi David).

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DAVID o Davide

di Giuseppe Ricciotti

Enciclopedia Italiana (1931)

DAVID o Davide (ebraico \ebraico\ oppure \ebraico\; i Settanta Δαν[ε]ίδ; e così pure il Nuovo Test. [ma il Text. Rec. Δαβιδ])

Secondo re, dopo Saul, degli Ebrei e fondatore della dinastia che, anche dopo la divisione del popolo ebraico in due regni, continuò a regnare in quello meridionale o di Giuda.

Nome. Fonti della storia. - Il nome D., che in tutta la Bibbia appare portato solo da questo personaggio, sembra che sia una abbreviazione di Dôdhāwāhû ("prediletto di Jahvè"; cfr. II Cronache, XX, 37) o di qualche forma analoga; tuttavia recentemente è stato piuttosto avvicinato alla forma dôdh, che in alcune lingue semitiche appare come appellativo della divinità (il "diletto" ossia "patrono"; o anche come nome proprio).

Le fonti extrabibliche della storia di D., che si riducono in sostanza ai frammenti di Eupolemo (in Eusebio, Praep. evang., IX, 30) e di Nicola Damasceno (in G. Flavio, Ant. giud., VII, 5,2), non giovano alla critica, poiché in ciò che non desumono dalla Bibbia sono prive di autorità e favolose. La Bibbia, oltre a menzioni fugaci, parla di D. diffusamente nel tratto I Samuele [Re], XVI-I [III] Re, II, e nel tratto I Cronache (II-III), X-XXIX; sono anche da avere presenti i varî titoli di Salmi che riportano le rispettive composizioni a D. o a episodî della sua vita, e Ruth IV, 18-22. Sennonché ciò che narra il posteriore Cronista si riversa quasi totalmente nel precedente racconto dei libri di Samuele-Re (v. cronache); inoltre la fonte principale, cioè i libri di Samuele-Re, mostra particolarità notevoli: quali il raccontare due volte o lo stesso fatto o due fatti somigliantissimi (ad es., l'uccisione del gigante Golia cfr. I Sam. [Re], XVII, 1 segg. con II Sam. [Re], XXI, 19; l'origine del proverbio su Saul profetizzante, cfr. XIX, 23-34 con X, 10-12; ecc.); oppure il raccontare due volte un fatto certamente identico con divergenze importanti (ad es. l'ingresso di D. nel seguito del re Saul, cfr. I Sam. [Re], XVI, 17-23 con XVII, 1 segg. e specialmente con XVII, 55-58; la morte di Saul, cfr. I Sam. [Re], XXXI, 4-5 con II Sam. [Re], I, 9-10 ecc.). La maggior parte dei critici spiega questo parallelismo con l'ipotesi dell'esistenza di due documenti incorporati nel testo, i quali rappresenterebbero due tradizioni differenti dei medesimi fatti.

1. David fino alla sua proclamazione in Hebron. - D. era figlio di Isai (Jesse), la cui famiglia era una delle principali di Betlemme nella tribù di Giuda: aveva sette fratelli maggiori di lui, e forse due sorelle. Era biondo e di bello aspetto, valido di membra e coraggioso, e anche abile nel sonare la cetra.

Quasi come introduzione alla storia di D., la Bibbia racconta la sua segreta elezione regale per mano del profeta Samuele (I Sam. [Re], XVI,1-13). Dopo la perversione del re Saul, il profeta riceve ordine da Dio di andare in casa di Isai, ed ivi ungere re d'Israele uno dei suoi figli ch'egli a lui mostrerà; presentatisi prima i sette figli maggiori sono tutti respinti, e solo D., chiamato appositamente dal gregge, viene unto re dal profeta per ordine di Dio. Questo episodio, che non è scevro di difficoltà, sembra non avere esercitato profonda impressione sull'animo dei presenti, compreso D. stesso (cfr. XVII, 28; XVIII, 18; XXIV, 6).

Anche l'occasione in cui D. venne per la prima volta in relazione con Saul non è chiara. Secondo XVI, 14-23 Saul, turbato dallo spirito maligno dopo la sua riprovazione, fu consigliato dai suoi cortigiani di chiamare in corte il giovane D., che col suono della sua cetra poteva arrecargli qualche sollievo; così difatti avvenne, tanto che Saul "amò assai" il giovane musico che lo consolava, e lo fece "suo scudiere" (XVI, 21). Il racconto di XVII presenta invece il fatto sotto una luce diversa. Scoppiata, poco dopo l'avvenimento precedente, la guerra contro i Filistei, vi fu fra costoro un gigante, Goliath di Geth, che sfidava abitualmente i guerrieri di Saul a duello per decidere la guerra, non trovando però alcuno che raccogliesse la sua sfida. Sennonché il pastorello D., che si trovava per caso nell'esercito degl'Israeliti, udita la sfida del gigante, si profferse al duello, e ricusato ogni armamento, andò verso il nemico, lo abbatté con le pietre della sua fionda da pastore che aveva portato con sé, e gli tagliò la testa con la stessa spada di lui. Ora, dopo così bel successo, viene narrato che il re Saul fece domandare notizie su la persona e la famiglia di D. (XVII, 55-58); il che mostrerebbe che fino a quel giorno il giovanetto eroe gli era seonosciuto. Tuttavia un possibile accordo fra questo e il precedente racconto è offerto da XVII, 15, ove si dice che la dimora di D. alla corte di Saul come citarista non era continuata ma saltuaria.

La vittoria di D. sul gigante filisteo lo rese a un tratto popolarissimo in Israele, e fece sì che il re Saul lo chiamasse stabilmente in corte, affidandogli un alto comando militare; nello stesso tempo egli divenne l'oggetto della più tenera amicizia di Gionata, figlio di Saul, conquistandosi anche il cuore di Michol, figlia anch'essa del re. Ma questi successi, e la popolarità di D., suscitarono contro di lui la gelosia dell'agitato Saul. In un accesso di parossismo Saul tentò una prima volta di trafiggere con una lancia D., che sonava la cetra; fallito l'attentato per la destrezza di D., Saul lo promosse nella gerarchia militare per allontanarlo da sé, ma "David prosperava in tutte le sue imprese... onde Saul... ebbe paura di lui") (I Sam. [Re], XVIII, 14-15). Saputo poi che sua figlia Michol era innamorata di D., Saul gliela promise in moglie, a patto che offrisse come dote cento prepuzî di Filistei: la proposta, mentre sembrava rivolta contro gli eterni nemici d'Israele, in realtà esponeva il futuro genero ai gravi rischi che avrebbe dovuto incontrare per uccidere cento di quei potenti guerrieri. Ma D. fece un'incursione con la sua gente, e uccisi duecento Filistei portò i loro membri a Saul, ottenendone puntualmente in sposa la figlia.

Tuttavia l'astio del geloso re crebbe ancora, tanto che apertamente "parlò a Gionata suo figlio e a tutti i suoi ministri di mettere a morte David" (XIX, 1). Ma l'amicizia che Gionata aveva per D. sventò la minaccia. Poco dopo però, avendo D. riportato una nuova vittoria contro i Filistei, divampò nuovamente il furore di Saul, che ripeté il tentativo di trafiggerlo mentre sonava; D., scampato dal colpo, si rifugiò in casa, ma anche di qui dovette fuggire di notte, aiutato da uno stratagemma della moglie, perché le guardie di Saul erano venute per impadronirsi di lui. D. cercò asilo in Rama, ov'era Samuele con una scuola profetica; anche qui lo raggiunsero prima i messi e poi il re stesso per impadronirsene, ma avvenuto il fenomeno del contagio profetico, sia i messi sia il re furono invasi dallo Spirito e profetizzarono; onde D. ebbe tempo di allontanarsi (XIX, 18-24), e d'allora si diede a una vita randagia.

Di questa vita errante noi conosciamo solo alcuni episodî. Da principio D. si recò a Nob, ov'era il Tabernacolo col sommo sacerdote Achimelech, il quale lo favorì rifocillandolo con i pani della proposizione, consegnandogli la spada del gigante Goliath ivi depositata; quindi fuggì a Geth presso il re filisteo Achis: ma, subito riconosciuto, si finse colto da pazzia, la quale sembra che nelle costumanze orientali rendesse inviolabile la persona (XXI, 10-15). Di lì si ricoverò nella spelonca di Adullam, ove accorsero a lui, oltre la sua famiglia, molti proletarî del paese che fecero causa con lui. Passò quindi nel paese di Moab, ove lasciò al sicuro la propria famiglia, e poi si trasferì nella selva di Hereth (XXII, 1-5).

Frattanto l'odio di Saul l'aveva indotto a prendere le armi contro il suo rivale. Avendo D. respinto in un fortunato scontro i Filistei che assediavano Ceila, Saul ritenendo opportuna l'occasione mosse contro di lui; ma D. riuscì a non farsi rinchiudere a sua volta in Ceila (XXIII,1-13). Da quel tempo in poi egli dimorò nella regione deserta a sud della tribù di Giuda, specialmente nelle steppe di Ziph e di Maon. Frattanto Saul continuava a dargli la caccia; una volta D. fu per cadere nelle mani del suo nemico, ma anche questi si trovò poi in una circostanza in cui D. avrebbe potuto ucciderlo, e non lo fece per rispetto all'Eletto di Dio (XXIV). Un episodio di generosità molto simile, sempre da parte di D., si ripeté poco dopo, avendo Saul ripreso la caccia (XXVI). In questo tempo avvenne l'episodio di Abigail (v.).

A causa di queste continue persecuzioni D. si trasferì, stabilmente questa volta, presso Achis re di Geth. Costui, che lo conosceva come rivale di Saul, lo accolse volentieri, assegnandogli per dimora Siceleg presso Gaza. Questo luogo fu per D. il centro di metodiche incursioni su popoli meridionali nemici d'Israele; di queste razzie egli poi non lasciava alcun testimonio nemico, mettendo a morte i prigionieri, onde poter liberamente asserire all'ospitante re Achis che le sue incursioni erano rivolte contro gli Israeliti (XXVII). Quando poi l'esercito filisteo fu prossimo ad attaccare Israele, D. con i suoi ne fu allontanato dalla diffidenza dei capi filistei. Nel frattempo un'incursione degli Amaleciti aveva depredato Siceleg; ma D., messosi all'inseguimento, sbaragliò i saccheggiatori ricuperando la preda (XXIX-XXX).

La battaglia campale avvenuta poco dopo tra Filistei e Israeliti, segnò la fine della vita errante di D.: in essa caddero uccisi Saul e i suoi figli, compreso Gionata. D., avutane notizia pochi giorni dopo, ne mostrò un nobile dolore componendo su Saul e l'amico Gionata un'elegia che rimane uno dei più insigni monumenti dell'antica letteratura ebraica (II Sam. [Re], I, 19-27); subito dopo egli si recò in Hebron, uno dei capoluoghi della tribù di Giuda, e ivi fu eletto re su Giuda (II,1-4).

2. Dalla proclamazione in Hebron fino alla morte. - Nei sette anni che D. regnò in Hebron la sua giurisdizione era assai limitata, non oltrepassando quasi la tribù di Giuda, che dopo la sconfitta di Gelboe era sotto l'influenza dei Filistei; il resto del territorio israelitico riconosceva per re ‛Išbošeth (‛Išba‛al), figlio di Saul, fatto eleggere dal generale Abner (v.) che in realtà deteneva il governo. Delle rivalità fra i due regni, salvo uno scontro d'armati ove Azael (v.) fratello di Joab generale di D. fu ucciso (II Sam. [Re], II, 12-32), non siamo informati; certo è però che la valentia di D. gli dovette continuamente guadagnare simpatie, cosicché a un dato tempo lo stesso Abner entrò in trattative con lui per estenderne l'autorità su tutto Israele. Abner fu ucciso per vendetta da Joab; e di lì a poco anche ‛Išbošeth (‛Išba‛al), cadde per mano di due suoi ufficiali, che credettero far cosa grata a D. portandogli in Hebron la testa dell'ucciso. Ma D. fece mettere a morte i due traditori e seppellire onorevolmente la testa del suo rivale, come già aveva curato con sincero rimpianto i funerali di Abner. Questa sua nobiltà, e la mancanza di ogni guida nei dissidenti, gli conciliò gli animi del resto d'Israele, cosicché gli anziani del popolo convenuti in Hebron lo elessero re su tutto Israele (V, 1-3).

Le condizioni del regno di D., ingrandito ad un tratto, erano assai precarie: al di dentro mancanza di compattezza, al di fuori la minaccia continua dei Filistei. Il primo suo atto, a quanto sembra, fu di dare al regno una capitale stabile e strategicamente forte; a tale scopo designò il luogo ove sorgeva la fortezza di Sion (v. gerusalemme), che si prestava ottimamente. Sennonché questa fortezza apparteneva alla tribù cananea dei Jebusei, rimasta ancora indipendente in mezzo al territorio israelitico, ed era stata agguerrita così poderosamente da ritenere che bastassero a difenderla "i ciechi e gli zoppi" (V, 6). D., tuttavia, la prese d'assalto, la fortificò nuovamente, e vi costruì la sua reggia. Dopo ciò provvide alla minaccia dei Filistei. Costoro, o poco dopo o forse anche prima della presa di Sion, aprirono le ostilità contro l'antico vassallo diventato troppo potente. Ma D. li batté la prima volta a Baal-pharasim (V, 17-21), poi ancora nel tratto da Gabaa fino a Gezer (V, 22-25); da allora cessarono d'essere una minaccia per Israele.

Libero per il momento all'esterno, D. si rivolse a rassodare la sua dinastia. Secondo la mentalità orientale un segno della potenza d'un monarca era la numerosità del suo harem; perciò D. come in Hebron aveva preso quattro nuove mogli (III,1-5), così "prese ancora delle concubine e delle mogli in Gerusalemme... e nacquero ancora a D. figli e figlie" (V, 13). Ciò del resto serviva anche per stringere alleanze coi re vicini, come nel caso del matrimonio con Maacha figlia di Tholmai re di Gessur (III, 3).

Un'altra impresa importantissima di D. nella sua politica interna fu quella di rendere la nuova capitale anche centro religioso di tutto il popolo d'Israele. A tale scopo egli prima trasportò il più sacro oggetto del culto israelitico, cioè l'Arca dell'Alleanza (v.), da Cariath-iarim o Baal-iudah (cfr. VI, 2, testo ebraico) a Gerusalemme; poi organizzò stabilmente il servizio liturgico che le varie classi di sacerdoti e di leviti dovevano prestare davanti all'Arca.

In seguito D. ebbe a combattere e vinse i Moabiti, e più tardi gli Ammoniti; questa seconda guerra fu lunga e difficile, anche perché gli Ammoniti si erano alleati con varî piccoli regni aramei (siri) nemici di D. (VIII, 2 segg.; X-XII).

A questo punto nella storia politica di D. vengono a intrecciarsi avvenimenti familiari ch'ebbero grande importanza nel resto della sua vita. Durante la guerra contro gli Ammoniti, D. che era rimasto a Gerusalemme commise adulterio con Bethsabea moglie di Uria, un ufficiale ch'era alla guerra. La donna divenne incinta; allora D. per occultare il fatto fece venire a Gerusalemme il marito. Costui, che forse aveva avuto sentore della relazione, non volle andare nella sua casa né vedere sua moglie, allegando per ragione l'austerità da osservarsi in tempo di guerra. Perciò D. lo rinviò al campo, ordinando al generale di esporre Uria ov'era maggiore il pericolo; così fu fatto, e rimasto Uria ucciso in battaglia, Bethsabea entrò a far parte dell'harem reale (II Sam. [Re], XI). Ma l'accaduto doveva avere suscitato scandalo, e il profeta Nathan si presentò a D. e con una significativa parabola lo fece riflettere sul suo misfatto. Il re riconobbe la sua colpa avanti a Dio, e ne fu perdonato; ma un castigo materiale vi fu egualmente, e consistette sia nella morte del figlio che Bethsabea aveva dato alla luce, sia nelle dolorose vicende che funestarono in seguito la famiglia reale (XII).

Poco dopo infatti scoppiarono nella reggia altri scandali. Avendo Amnon figlio primogenito di D. violato la sua sorellastra Thamar, Assalonne (v.), fratello di Thamar, per vendicare l'oltraggio, attirò in un tranello lungamente premeditato il colpevole fratellastro e l'uccise, fuggendo poi presso i suoi regali parenti in Gessur (XIII). Rientrato Assalonne in Gerusalemme dopo tre anni, rimase ancora due anni prima di riconciliarsi col padre (XIV); ma la riconciliazione fu apparente da parte del figlio, perché costui mirava a impadronirsi del trono. Con abilità e astuzia egli si cattivò l'animo di buona parte del popolo, e quando stimò giunto il momento opportuno si fece proclamare re in Hebron.

D., preso alla sprovvista, fuggì precipitosamente da Gerusalemme, e si stabilì a Mahanaim (XVII, 24, ebraico) ove procurò di organizzare la resistenza; Assalonne occupò coi suoi armati la capitale, e, per significare secondo l'uso orientale la sua presa di possesso del trono, ebbe palesemente commercio con le concubine di suo padre. Avendo però trascurato il consiglio di Achitofel (v.), che gli proponeva di attaccare subito l'esercito di D., lasciò tempo a costui di rafforzarsi sufficientemente; cosicchè quando i due eserciti si scontrarono, Assalonne fu sconfitto e, contro gli ordini del padre, ucciso. La descrizione del dolore di D. per la morte di questo suo figlio, da lui teneramente amato, è una delle pagine più commoventi della Bibbia (XV-XIX). Un 'altra insurrezione delle tribù settentrionali, capitanate dal beniaminita Seba, fu domata anche più facilmente da Joab, che uccise a tradimento Amasa (v.) a cui D. aveva dato da principio incombenza di sedare la ribellione (XX).

Lo scorcio della vita di D. fu attristato da due calamità: una carestia durata tre anni, e dovuta alla crudeltà di Saul contro i Gabaoniti, fu fatta cessare da D. con un atto di giustizia vendicativa da lui compiuto sui discendenti di Saul (XXI, i -14); inoltre, una pestilenza infierì per tre giorni nel paese, per punire D. del suo ardimento di aver fatto censire il popolo di Dio (XXIV). L'ultimo atto politico di D., già vecchio, fu di decidere la successione al trono in favore del figlio Salomone, e contro l'altro figlio Adonia (v.), che spalleggiato da un forte partito di corte apertamente aveva dichiarato le sue aspirazioni. Dati infine gli ultimi consigli al successore Salomone, "D. giacque coi suoi padri e fu seppellito nella città di David" (I [III] Re, II 10). Il suo regno era durato 40 anni. di cui sette anni e sei mesi in Hebron, e trentatré in Gerusalemme (II Sam. [Re], II, 11; V, 4-5; I [III] Re, II, 11).

D. fu il vero fondatore del reame israelitico; il suo spirito d'iniziativa, il suo coraggio e l'abilità politica, gli permisero d'inquadrare in una unità abbastanza salda le tribù d'Israele fra loro contrastanti. Il suo regno non fu certo così brillante come quello del suo successore Salomone, glorificato dalla tradizione anche più del merito: tuttavia è indubitato che lo splendore del regno salomonico fu in massima parte una conseguenza del regno davidico. Personalmente D. congiunse alle altre eccellenti qualità, accennate nell'esposizione dei suoi fatti, un profondo spirito religioso, al quale sono stati riferiti quei cantici che sono entrati a far parte del Salterio sotto il nome di lui (v. bibbia; salmi); congiunse anche gravi difetti, quali la sensualità, la crudeltà, e la debolezza verso i suoi familiari, quantunque nel condannare i primi due sia necessario aver presente che erano abituali nell'antico Oriente presso i monarchi, e nel rilevare l'ultimo è umano supporre che non vi fosse estraneo il ricordo della propria esperimentata debolezza. Onde giustamente il tardivo scrittore ebreo conchiude il suo encomio di D. (Ecclesiastico, XLVII, 2-3) descrivendolo assiso su "un seggio di gloria in Israele".

Bibl.: Per l'analisi delle fonti cfr. i varî commenti ai libri di Samuele, Re, Cronache (v. bibbia); per l'esposizione sintetica dei fatti vedi le varie storie del popolo d'Israele (v. bibbia; ebrei); per le relazioni con la storia degli altri popoli orientali cfr. The Cambridge Ancient History, II, 2ª ed., Cambridge 1926, p. 392 segg. Molto utili sono anche gli articoli David nei varî dizionarî ed enciclopedie bibliche (v. bibbia); V. Zapletal, David und Saul, Paderborn 1911; antiquato è H. Weiss, David und seine Zeit, Münster 1880; d'indole agiografica, G. Meignan, David, roi, psalmiste, prophète, Parigi 1889.

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David van Jeruzalem, Israël; koning & profeet & voorvader van Jezus; † ca 960 vóór Chr.

Feest 19 (oosterse kerk) & 26 & 29 & 31 december.

Geschiedenis
David is één van de groten uit Israëls geschiedenis. Zo kunnen wij opmaken uit de bijbel. Zijn geschiedenis wordt verteld in de boeken 1 Samuël 16,01 t/m 2 Koningen 02,11; alsmede in 1 Kronieken 10,14 t/m 29,30.

Hij was afkomstig uit Bethlehem. Zijn vader heette Jesse (verlatijnst tot Isaï). Hij werd na Saul de tweede koning van Juda en Israël. Zijn uitverkiezing wordt verteld in het Eerste Boek Samuël.

1 De uitverkiezing en zalving van David tot koning
De Heer God sprak tot zijn profeet Samuël: "Hoe lang zul je er nog over treuren dat ik Saul heb verworpen en hem zijn koningschap ga afnemen? Vul een hoorn met olie: Ik zend je naar Jesse in Bethlehem, want Ik heb één van diens zonen bestemd om koning te zijn." Maar Samuël zei: "Hoe kan ik dat doen? Als Saul het hoort, vermoordt hij mij." De Heer antwoordde: "Je neemt een kalf mee en je zegt dat je gekomen bent om aan de Heer een offer te brengen. Je moet Jesse bij het offer uitnodigen en dan zal Ik je wel te kennen geven wat je verder moet doen. Ik zal je wel aanwijzen wie je moet zalven." Samuël deed wat de heer hem bevolen had. Toen hij in Bethlehem aankwam, liepen de oudsten ontsteld op hem af met de vraag: "Uw komst betekent toch niets ergs?" Hij antwoordde: "Niets dan goeds! Ik ben gekomen om aan de Heer een offer te brengen. Zorgt dat u heilig bent en komt dan naar mij toe, dan zullen wij het offer samen brengen." Hij droeg er zorg voor dat Jesse en zijn zonen zich heiligden en riep hen om zich heen voor het offer."

Toen zij er allemaal waren, viel zijn blik op Eliab en hij dacht: "Die daar voor de Heer staat, dat moet zeker zijn gezalfde zijn!" Maar de Heer zei tot Samuël: "Ga niet af op zijn uiterlijk of zijn rijzige gestalte; hem wil ik niet. Want God ziet niet zoals een mens ziet; een mens kijkt naar de buitenkant, maar de Heer kijkt naar het hart."

Toen riep Jesse Abinadab en stelde hem voor aan Samuël. Maar Samuël zei: "Ook hem heeft de Heer niet uitgekozen." Toen stelde Jesse hem Samma voor, maar Samuël zei: "Ook hem heeft de Heer niet uitverkoren." Zo stelde Jesse zijn zeven zonen aan Samuël voor, maar Samuël zei tot Jesse: "Geen van hen heeft de Heer uitverkoren." Daarop vroeg hij aan Jesse: "Zijn dit al uw jongens?" Hij antwoordde: "Alleen de jongste is er niet bij; die hoedt de schapen." Toen zei Samuël tot Jesse: "Laat die dan halen, want we gaan niet aan tafel, voor hij er ook bij is." Jesse liet hem dus halen. De jongen was rossig, had mooie ogen en een prettig voorkomen. Nu zei de Heer: "Hem moet je zalven: hij is het!" Samuël nam dus de hoorn met olie en zalfde hem temidden van zijn broers. Vanaf die dag nam de Geest van de Heer bezit van David. Daarna vertrok Samuël en ging naar Rama.
[1 Samuël 16,01-13]

Terwijl Saul nog altijd als koning in het land optreedt, weet de luisteraar dat David in feite al zijn opvolger is. Als Saul van zijn sombere stemmingen afgeholpen moet worden, komt David aan het hof, om met zijn harp- of citerspel de koning wat op te vrolijken.

2 David en Goliath
In die tijd waren de Israëlieten in oorlog met de Filistijnen; dat waren Foeniciërs, een welvarend en machtig handelsvolk aan de kust. De onbelangrijker Israëlieten proberen zich tegen hen af te zetten door te benadrukken dat die Filistijnen niet besneden zijn en zij, Israëlieten, wel. Herhaaldelijk waren er grensgeschillen en er werden dan ook heel wat oorlogjes gevoerd. De Israëlieten waren maar dwergen in vergelijking met de Filistijnen.

De Filistijnen verzamelden hun troepen voor de strijd; zij verzamelden zich te Soko dat bij Juda hoort en sloegen hun kamp op tussen Soko en Azeka, te Efes-Dammim. Ook Saul en de Israëlieten verzamelden zich: zij sloegen hun kamp op in het Dal van de Terebint en stelden zich in slagorde op tegenover de Filistijnen. De Filistijnen stonden op de berghelling aan de ene kant, de Israëlieten op de berghelling aan de andere kant; tussen hen in lag het dal. Toen trad er uit de gelederen van de Filistijnen een kampvechter naar voren. Hij heette Goliath en was afkomstig uit Gat. Hij was zes el en een span lang (1 el = 44 cm, en een span 22: dus 2 meter 86!); hij had een bronzen helm op het hoofd en droeg een geschubd pantser, gemaakt van vijfduizend sikkel brons (1 sikkel is 22,8 gram: dus 114 kilogram!). Aan zijn benen had hij bronzen scheenplaten en tussen zijn schouders droeg hij een bronzen kromzwaard. De schacht van zijn lans leek wel een weversboom en de ijzeren spits woog zeshonderd sikkel (dus bijna 14 kilo). Zijn schilddrager ging voor hem uit.

Hij stelde zich in postuur en riep de gelederen van de Israëlieten toe: "Waarom zijn jullie eigenlijk uitgetrokken? Om oorlog te voeren? Welnu, ik ben een Filistijn en jullie zijn de dienaren van Saul. Wijst maar iemand aan en laat die hier komen. Als hij de strijd met mij aankan en mij verslaat, dan zullen wij jullie dienaren zijn. Maar als ik sterker ben en hem versla, dan moeten jullie onze slaven zijn en ons dienen. Op dit moment daag ik de gelederen van Israël uit, aldus de Filistijn, om iemand te sturen die met mij de strijd durft aan te binden." Saul en de Israëlieten hoorden die woorden van de Filistijn met verbijstering aan en waren doodsbang.

David was de zoon van Jesse, een Efratiet die in Bethlehem Juda woonde. Deze had acht zonen. In de tijd van Saul was Jesse al oud en hoogbejaard. De drie oudste zoons van Jesse waren met Saul ten strijde getrokken. Het waren Eliab, de eerstgeborenen, Abinadab, de tweede, en Samma, de derde zoon. David was de jongste. De drie oudsten waren meegetrokken met Saul. David ging van Saul telkens naar Bethlehem om de schapen van zijn vader te hoeden.

Veertig dagen achtereen trad de Filistijn 's morgens en 's avonds naar voren en stelde zich in postuur.

Jesse zei tegen zijn zoon David: "Ga eens gauw een efa (= ca 45 kilo) geroosterd graan naar je broers brengen in het legerkamp en neem ook deze tien broden mee. En deze tien kazen moet je bij de hoofdman over duizend bezorgen. Kijk meteen hoe je broers het maken en vraag om een ontvangstbewijs. Zij zijn met Saul en alle manschappen in het Dal van de Terebint om er tegen de Filistijnen te vechten."

De volgende morgen droeg David zijn schapen over aan de zorgen van een veehoeder en begaf zich met het proviand op weg, zoals Jesse het hem bevolen had. Hij kwam bij het wagenkamp juist op het moment dat de legermacht naar het front trok en de strijdkreet werd aangeheven. De Israëlieten en de Filistijnen stelden zich tegenover elkaar in slagorde op. David vertrouwde zijn vracht toe aan de bewaker van de legergoederen en snelde naar het front. Daar aangekomen vroeg hij zijn broers hoe zij het maakten. Hij stond nog met ze te praten, toen daar de kampvechter van deFilistijnen uit de gelederen naar voren trad. Hij heette Goliath een was een Filistijn uit Gat. Hij zei nog altijd hetzelfde. David hoorde het. Maar bij het zien van de man gingen alle Israëlieten aan de haal, want ze waren doodsbang.

Een Israëliet zei: "Zien jullie die man daar? Hij komt naar voren om de Israëlieten te jennen. Wie hem verslaat zal door de koning beloond worden: de koning zal hem zijn eigen dochter geven en zijn familie vrijstellen van belasting in Israël." Toen vroeg David de mannen die om hem heen stonden: "Wat zal er gebeuren met de man die deze Filistijn verslaat en de schande van Israël wegneemt? Wie is die onbesneden Filistijn dan wel dat hij de gelederen van de levende God zo durft te jennen?" En de soldaten gaven hem hetzelfde antwoord: "Dat en dat zal er gebeuren met de man die hem verslaat."

Toen Eliab, Davids oudste broer, hem zo met de mannen hoorde praten, werd hij kwaad en zei: "Waarom ben jij eigenlijk hier gekomen? Wie heb jij trouwens bij je schaapjes in de woestijn achtergelaten? Ik weet heel goed hoe arrogant en onbetrouwbaar je bent. Je bent hier alleen maar naartoe gekomen om naar het vechten te kijken!" David antwoordde: "Ik doe toch niets verkeerds? Het is toch iets belangrijks." Daarop wendde David zich van hem af en stelde aan een ander dezelfde vraag, en de soldaten gaven hem hetzelfde antwoord als de eerste keer.

Men hoorde wat David zei en het werd aan Saul verteld. Deze liet hem bij zich komen. David zei tot Saul: "Laat niemand vanwege die Filistijn de moed verliezen, want uw dienaar zal met hem gaan vechten." Maar Saul zei tot David: "Jij kunt toch niet met die Filistijn gaan vechten? Je bent nog maar een jongen en hij is een vechtersbaas vanaf zijn vroegste jeugd. Maar David zei tot Saul: "Toen uw dienaar de schapen van zijn vader hoedde, kwam er soms wel eens een leeuw of een beer die een schaap uit de kudde roofde; dan ging ik erachteraan, sloeg het beest neer en redde het schaap uit zijn muil. En viel het dier mij aan, dan greep ik het bij zijn vel en sloeg het dood. Leeuwen en beren heeft uw dienaar geveld. Ik zal met die onbesneden Filistijn hetzelfde laten gebeuren, omdat hij de gelederen van onze God durft te jennen. De Heer die mij gered heeft uit de klauwen van leeuwen en beren, aldus David, zal mij ook wel weten te redden uit de handen van die Filistijn."

Daarop zei Saul tot David: "Ga dan en moge de Heer met je zijn." Saul hing David zijn eigen gewaad om, zette hem een bronzen helm op het hoofd, deed hem een pantser aan en gordde hem zijn eigen zwaard aan over zijn bovenkleed heen. Maar David kon in die wapenrusting geen kant uit. Daarom zei David tot Saul: "In die ongewone outfit kan ik geen stap verzetten." Hij werd er dus weer uitgeholpen.

Een fijnzinnig trekje in het verhaal. Kleding maakt immers de man. In de bijbel is kleding vaak je identiteit. Welnu, de kleding van Saül past David niet. Zouden we de kleding mogen opvatten als de wijze waarop Saul koning is…?

Hij nam zijn stok in de hand, zocht in de beek vijf gladde stenen uit, deed ze in zijn herderstas, de tas voor de slingerstenen, en stapte met zijn slinger in de hand op de Filistijn af. Daar kwam de Filistijn er al aan, recht op David af; zijn schildknaap ging voor hem uit. Maar toen hij David in het oog kreeg en hem nog eens goed bekeek, begon hij hem te honen, omdat hij nog maar een jongen was, rossig en prettig van voorkomen. Hij riep David toe: "Ben ik soms een hond, dat je met een stok op me afkomt?" En hij begon David te vervloeken, zwerend bij zijn eigen goden. " Kom maar op, riep hij hem toe, dan zal ik je vlees te vreten geven aan de vogels in de lucht en de dieren op het veld."

Maar David riep naar de Filistijn: "U komt op mij af met zwaard, werpspies en sabel, maar ik kom op u af met de naam van de Heer der legerscharen, de God van Israël's gelederen, die u hebt getart. Vandaag zal de Heer u aan mij overleveren. Ik zal u neervellen, uw hoofd van uw romp scheiden en vandaan nog zal ik de lijken van de Filistijnen te vreten geven aan de vogels in de lucht en de dieren op het veld. Ja, heel de wereld zal weten dat Israël een God heeft. Heel deze menigte zal weten dat de Heer geen redding brengt door zwaard of lans. Want de Heer zal de strijd in zijn voordeel beslissen en u aan ons overleveren."

Nu ging de Filistijn tot de aanval over. Terwijl hij David al behoorlijk dicht genaderd was, rende David in de richting van de vijandelijke gelederen, recht op de Filistijn af. Hij deed een greep in zijn tas, nam er een slingersteen uit, slingerde die naar de Filistijn en trof hem tegen het voorhoofd. De steen drong in het hoofd en de man viel voorover op de grond. Zo was David met zijn slinger en steen sterker dan de Filistijn; hij trof hem dodelijk zonder ook maar een zwaard te gebruiken. Nu rende David naar de Filistijn toe, ging bij hem staan, trok het zwaard van de Filistijnen uit de schede, hieuw hem het hoofd van de romp en doodde hem. Toen de Filistijnen zagen dat hun held dood was, sloegen zij op de vlucht. Maar de mannen van Israël en Juda sprongen op, hieven de strijdkreet aan en achtervolgden de Filistijnen in de richting van Gat en tot de poorten van Ekron; van Saäraïm tot Gat en Ekron lagen er overal gesneuvelde Filistijnen langs de weg. Toen keerden de Israëlieten van de heftige achtervolging der Filistijnen terug en plunderden hun legerplaats. David nam het hoofd van de Filistijn mee en hij bracht het naar Jeruzalem, maar de wapens legde hij in zijn tent.
[1 Samuël 17,01-54]

David is de grote held. Er worden zelfs liedjes gezongen dat David beter en dapperder en succesrijker is dan Saul. Deze wordt jaloers en verdrijft hem uit zijn land. Hoogstpersoonlijk probeert hij met zijn lijfwacht David te pakken te krijgen om hem te doden. Twee keer krijgt David de kans zijn vijand te doden, maar hij doet het niet, want Saul is de door God gezalfde koning. Na Sauls dood, zal David hem inderdaad opvolgen als koning van Juda en Israël.

David zal koning zijn van 1004 tot 965 vóór Christus. Toen hij aantrad, bestond het Land uit twee rijken, Juda en Efraïm. Hij maakte er een eenheid van door precies op de grens tussen beide gebieden een onbetekend gehucht uit te bouwen tot de hoofdstad, Jeruzalem ('Vredezicht’). Hij bouwde er een koninklijk paleis en maakte de stad tot religieus centrum door er de ark te plaatsen. Hoewel hij er ook van droomde een tempel te bouwen voor God, moest hij dat overlaten aan zijn zoon en opvolger Salomo.

David zal veel verdriet ondervinden door eigen fouten, door zijn vrouwen en door sommigen van zijn zoons die tegen hem in opstand komen en zelfs met een eigen leger hun vader bestrijden.

Zo moet hij vluchten met een handjevol getrouwen, wanneer zijn zoon Absolom zich van de troon meester maakt. Op zijn vlucht wordt hij hinderlijk gevolgd door een getrouwe volgeling van Saul, Simmi. Daarbij bekogelt de man hem met stenen en viezigheid en slingert hem allerlei beschuldigingen naar het hoofd: dat hij, David, eigenlijk zijn meester Saul de dood in heeft gedreven. Als David's lijfwacht aanbiedt hem te pakken te nemen en een kopje kleiner te maken, zegt David: "Niet doen, stel je voor dat hij door God op mijn weg is gestuurd om mij de waarheid onder de aandacht te brengen...!"
Als zijn soldaten zijn opstandige zoon Absolom tegen zijn uitdrukkelijk gebod in toch blijken te hebben gedood, is David ontroostbaar.

David sterft als een oude man. Waarschijnlijk rond het jaar 960 vóór Christus.
Volgens de overlevering zijn een flink aantal psalmen uit de bijbel van zijn hand.
Hij geldt als de Gouden Koning uit Israëls geschiedenis. In de honderden jaren die zullen volgen, zal zijn volk vaak onderdrukt worden. Dan herleeft de hoop dat er weer eens iemand zal opstaan als David, een zoon van David, die de goede oude tijden zal laten herleven.

Verering & Cultuur
Bij de kerkvaders geldt David als voorafbeelding van Christus in het Oude Testament; zo wijst zijn zalving tot koning vooruit naar Jezus die de 'Christus' (= Gezalfde, Messias) is bij uitstek; Davids overwinning op Goliath is een voorafbeelding van Jezus' overwinning op de duivel. Zijn feest werd geplaatst onder het octaaf van kerstmis, Jezus' geboorte. Immers als gelovige heeft David uitgezien naar de komst van de Messias; welnu in Jezus is hij verschenen; David mag daar a.h.w. getuige van zijn.

David is patroon van de zangers, muzikanten en dichters, vooral van degenen die zich op dit terrein verdienstelijk maken in de eredienst; hij is ook patroon van bergbewoners en mijnwerkers.

Hij wordt meestal afgebeeld als koning (met kroon) met een harp, lier of citer in de hand (verwijzing naar het feit dat hij wordt beschouwd als psalmdichter en zanger); zo vindt met hem vaak op de ombouw van het orgel in de kerk.

Sinds de 15e eeuw geldt de Davidster als symbool voor het jodendom. Daarvoor was dat de zevenarmige kandelaar geweest. De ster bestaat uit twee in elkaar geschoven driehoeken. De nazi's bepaalden dat alle joden duidelijk zichtbaar een gele joden- of davidster moesten dragen. Thans staat in blauw op een wit veld op de Israëlische vlag.

Spreekwoorden & Zegswijzen

In de Nederlandse taal figureert David in een aantal spreekwoorden en zegswijzen:

'Het is een man als David'
betekenis: Hij is een voortreffelijk man.

'Het is een strijd van David tegen Goliath'
betekenis: Ongelijke strijd (die door de kleinste wordt gewonnen).
slaat op: 1 Samuël 17.

'Toen David oud werd, maakte hij psalmen'
betekenis: Als men ouder wordt verliest men zijn wilde haren en men wordt vaak vroom...

'Toen de man uit de bijbel zijn volk telde, verloor hij'
betekenis: Als je gewonnen hebt bij het spel, moet je niet je winst gaan zitten natellen
slaat op: de volkstelling die David hield en waarvoor hij gestraft werd (2 Samuël 24).

'Zij zijn vrienden als David en Jonathan'
betekenis: Zij zijn vrienden met elkaar verbonden in leven en sterven.
slaat op: de vriendschap tussen David en Saul's zoon Jonathan, zoals deze verteld wordt in 1 Samuël 20.
[J van Delden 'Spreekwoorden en Zegswijzen uit de Bijbel' Utrecht, Spectrum, 1990, Prisma Pocket 2729, ISBN 90-274-2480-2; K. ter Laan, Nederlandse Spreekwoorden, Spreuken en Zegswijzen' A'dam/Brussel, Elsevier, 1981 ISBN 90-10-03020-2]

De scheepvaartwereld kent nog de davit, een takel op schepen. Vroeger werd dit woord ook gespeld als david en gaat dus hoogstwaarschijnlijk terug op de persoonsnaam: omdat zo'n kleine takelconstructie zulke grote gewichten kan verplaatsen...?

Bronnen
[»OT; 000»sys; 014; 016; 101/101a»D.-Profeet; 102; 103; 104/105»D.-Profeet; 106; 107; 108»D.-Koning; 122; 132; 139; 158p:41; 188p:40.42; 192p:34; 226p:234.419; 229; 230p:38; 233p:286.288.289; 249p:37(D. tot koning gekroond op een schild); 258p:14; 293p:44; 300p:211; 320p:104-105; 328p:182(†Salomo); 331p:164; 332p:146.168.169; 500; Dries van den Akker s.j./2007.12.09]

© A. van den Akker s.j. / A.W. Gerritsen

SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/12/29/12-29-02--0960-david.php