Saint David
Fils de Jessé, roi de
Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)
Les Églises d'Orient
célèbrent le saint roi-poète qui est la figure messianique du Christ, et dont
les psaumes sont la base même de la prière liturgique depuis des millénaires.
Après avoir gravement offensé la loi divine, il manifesta un repentir
exemplaire.
Commémoraison de saint
David, roi et prophète. Fils de Jessé le Bethléémite, il trouva grâce devant
Dieu et reçut l’onction sacrée du prophète Samuel pour régner sur le peuple
d’Israël; il fit venir dans la cité de Jérusalem l’arche de l’alliance du
Seigneur et le Seigneur lui-même lui jura bientôt que sa descendance
demeurerait à jamais, du fait que le Christ Jésus naîtrait de sa lignée selon
la chair. Il se coucha avec ses pères à un âge avancé vers 972 avant le Christ.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/326/Saint-David.html
Saint David
Samuel donna l’onction à
David au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de David »
Fils de Jessé, roi de
Juda et d’Israël, ancien testament (Xe siècle av. J.-C.)
Les Églises d’Orient font
mémoire en ce 29 décembre de saint David, roi et prophète, figure majeure de
l’Ancien Testament et ancêtre du Messie. Fils de Jessé, le Bethléémite, David
régna sur Juda puis sur l’ensemble d’Israël au Xe siècle avant Jésus-Christ. Sa
personne traverse l’histoire sainte comme une promesse, une chute et une
espérance, autant de traits qui éclairent la compréhension chrétienne du
mystère messianique.
Choisi par Dieu alors
qu’il n’était encore qu’un jeune berger, David reçut l’onction du prophète
Samuel « au milieu de ses frères ». L’Écriture rapporte : « Samuel donna
l’onction à David au milieu de ses frères. L’esprit du Seigneur s’empara de
David » (Premier livre de Samuel 16, 1-13). Ce geste fondateur inaugure
une royauté qui ne se mesure pas seulement à la puissance politique, mais à
l’élection divine.
Roi-poète, David est
indissociable des Psaumes, qui constituent depuis des millénaires la trame de
la prière liturgique d’Israël et de l’Église. Louange, supplication, action de
grâce, cri de détresse ou chant de confiance, ces prières portent l’expérience
spirituelle d’un homme confronté à la fidélité de Dieu autant qu’à ses propres
faiblesses.Car la figure de David n’est pas idéalisée. L’Écriture évoque sans
détour ses fautes graves, notamment son adultère et l’injustice qui s’ensuivit.
Mais elle souligne avec la même force son repentir sincère. Le roi reconnaît sa
faute, s’humilie devant Dieu et accepte les conséquences de son péché. Cette
conversion intérieure demeure l’un des traits les plus marquants de sa
sainteté.
David fit également
monter l’arche de l’Alliance dans la cité de Jérusalem, établissant la ville
comme cœur religieux et politique d’Israël. À lui fut adressée la promesse
d’une descendance établie pour toujours, promesse que la foi chrétienne
reconnaît accomplie en Jésus-Christ, né de sa lignée selon la chair.
La tradition situe la
mort de David vers 972 avant Jésus-Christ, après un règne long et éprouvé. Sa
mémoire demeure vivante dans la liturgie et la méditation chrétiennes, comme
celle d’un homme choisi par Dieu, pécheur pardonné et témoin d’une espérance
qui dépasse sa propre histoire.Dans un enseignement resté célèbre, le pape
François rappelait le 19 janvier 2016 une vérité qui s’applique pleinement au
roi d’Israël : « Il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans
avenir. »
SOURCE : https://tribunechretienne.com/saint-david-3/
Le saint roi David
Fils de Jessé, roi de
Juda et d'Israël au Xe siècle avant J.-C. selon l'Ancien Testament.
par Défendente
Genolini
29 décembre
«Il était beau, il était roux. » Par
trois fois la Bible nous donne, et pour lui seul, une telle appréciation
physique. Il est même ajouté qu’il avait de beaux yeux.
Il s’agit du roi David. « Va, c’est lui, donne-lui l’onction » entend
le prophète Samuel alors qu’il est chez Jessé de Bethléem. Nous connaissons la
suite. Ce jeune homme brillant, adroit, fin, tua le géant Goliath, devient le
gendre de Saül ombrageux et retors, ami de cœur de Jonathan, vainqueur des
ennemis d’Israël, régna 40 ans, sept ans à Hébron et 33 ans à
Jérusalem dont il fait sa capitale. Il y ramène l’arche d’Alliance. Son fils
Salomon construira le Temple qui l’abrite, lieu de la Gloire divine.
Moment de faiblesse, ce roi chéri de Dieu, à qui rien ne manque, sera pris dans
les filets de ses désirs. Il désire la femme d’Urie, veut cacher sa faute et,
pour cela fait tuer son valeureux guerrier. Faisant semblant de prendre chez
lui sa veuve dans un élan de charité. C’est le prophète Nathan qui vient le
condamner pour sa forfaiture. Humble, contrit et pénitent, David agit alors en
croyant véritable, avec une piété sincère. Cela nous valut la plupart des
psaumes qui aujourd’hui encore constituent la base de la prière liturgique juive
et chrétienne.
Les prophètes en ont fait le modèle du Messie à venir. L’Évangile le cite plus
de 35 fois.
Son tombeau est à Jérusalem, toujours vénéré. Au-dessus s’élève la salle du
Cénacle. Il demeure le modèle du prince, patron des musiciens, des maîtrises et
des chorales.
Étymologie du nom
De racine hébraïque : yahad, « aimer » et « oncle » et par déduction
affective « chéri » ou daoud, « le bien-aimé ». On dit aussi qu’il serait
issu de l’assyrien signifiant « commandant de troupes ».
Célébrités
Vers la fin du XVe siècle, il entre dans les quatre rois des jeux de
cartes avec Alexandre, César et Charlemagne. Ce Charlemagne qu’Alcuin appelait
« son très doux David ».
L’iconographie est innombrable. Elle est présente partout. Il faut avoir vu à
Florence le David de Michel-Ange.
Six saints portent son nom. Mais aussi deux rois d’Écosse, cinq de Géorgie et
deux empereurs de Trébizonde.
Parole de David
« Heureux qui est absous de son péché, acquitté de sa faute ! Heureux l’homme à
qui le Seigneur n’impute aucun tort, et dont l’esprit est sans fraude ! » (psaume
31).
Courte prière de David
« Garde-moi, ô mon Dieu, mon refuge est en toi » (psaume 15).
SOURCE : https://www.france-catholique.fr/le-saint-roi-david.html
David, « le bien-aimé de
Dieu »
L’une des figures les
plus attachantes de la Bible, régnant sur Israël de 1 000 à 961 avant J.-C.,
est l’auteur de certains des plus beaux psaumes de l’Ancien Testament.
par Véronique
Jacquier
Du roi David, l’histoire
retient le poète et joueur de lyre, le chef de guerre qui conquiert Jérusalem,
et celui qui reçoit la promesse divine d’une alliance indéfectible avec sa
dynastie. Il est sans doute, avant tout, celui qui a noué une relation
privilégiée avec Dieu car il se sait choisi, et il sait que le Seigneur le
connaît mieux que lui-même : « Seigneur tu me sondes et me connais, Tu
discernes de loin ma pensée » dit le psaume 138, qui lui est
attribué. Ainsi s’établit une intimité dont résulte une destinée exceptionnelle.
Toujours dans le psaume 138, David rend grâce : « C’est toi qui m’as
tissé dans le sein de ma mère. Je te loue d’avoir fait de moi une telle
merveille ; tes œuvres sont admirables et mon âme le sait très bien. »
Berger de Bethléem
Si David est plein de gratitude, c’est parce que sa vie commence de façon
incroyable. Lui, le petit berger de Bethléem, le dernier des huit fils de
Jessé, est désigné pour devenir roi d’Israël ! Le premier souverain, Saul,
connaît la disgrâce de Dieu à cause de sa mauvaise conduite. Aussi le prophète
Samuel raconte-t-il dans son premier Livre qu’il est envoyé sur les routes afin
de trouver le nouvel élu, le « bien-aimé de Dieu », signification du
prénom David en hébreu. Samuel doit respecter une consigne divine : « Ne
pas considérer l’apparence et la haute taille […] car Dieu regarde le cœur. » Voilà
donc les sept fils de Jessé tour à tour présentés au prophète, mais ce dernier
demande à leur père : « Ne te reste-t-il pas un autre fils ? Va me le
chercher. » Le huitième enfant de Jessé est encore un enfant, les cheveux
blonds tirant sur le roux avec de grands yeux, qui garde les brebis. Quand il
entre dans la maison, Samuel entend la voix de Dieu : « C’est lui ! » Sans
attendre, le prophète prend une corne d’huile et lui donne l’onction au milieu
de ses frères. La Bible rapporte que « l’Esprit du Seigneur s’empara de
David à partir de ce jour-là ».
Couronné de gloire
Malgré son statut d’élu, sa vie ne fut pourtant pas toujours placée sous le
sceau de la félicité divine. De nombreux psaumes (3, 5, 34) témoignent de la
persécution de David par ses ennemis. Cependant, il fut très tôt couronné de
gloire : son combat gagné contre le philistin Goliath, ennemi n° 1 d’Israël,
lui ouvre une grande carrière de guerrier. Tout le pays le regarde tuer le
géant, les chefs l’admirent pour son courage et le roi Saul lui donne sa fille
en mariage après avoir vu le jeune homme jouer habilement de sa fronde, et se
vanter de la protection divine : « Toute la terre saura qu’il y a un Dieu
pour Israël » (Premier livre de Samuel, 46).
Cette éclatante victoire, qui fait de lui le héros de son peuple, a son
revers : Saul se met à considérer sournoisement son gendre comme un rival.
David doit s’enfuir dans le désert de Ziph, bientôt traqué par le roi et
l’élite d’Israël composée de 3 000 hommes. Pourtant, dans ce combat démesuré,
David prend l’avantage. Durant la nuit, il s’introduit dans le camp de Saul et
trouve ce dernier endormi. Abishai, son aide de camp, l’incite à le tuer mais David
épargne son ennemi. Pour autant, une longue lutte fratricide s’installe jusqu’à
ce que David monte sur le trône. Dès lors, l’homme s’impose avec sa prestance,
son charme de poète doué pour la musique. Il compose avec sa lyre les fameux
psaumes où il confie à Dieu sa révolte, sa colère, mais aussi sa confiance et
ses joies. 73 des 150 psaumes de l’Ancien Testament lui sont attribués.
Sur le trône d’Israël
À quoi songe David quand il monte sur le trône de la tribu de Juda à l’âge de
30 ans, puis sur le trône d’Israël sept ans plus tard ? Son âme loue l’action
de Dieu dans le psaume 20 : « Seigneur, le roi se réjouit de ta force
[…]. Tu lui as accordé ce que son cœur désirait. » Après la conquête de la
ville de Jérusalem, devenue la « cité de David », il organise le transfert
de l’Arche d’alliance à Sion et c’est un roi David tout joyeux qui entre dans
la ville, « dansant de toute sa force devant le Seigneur » et
seulement « ceint d’un pagne de lin », raconte le deuxième livre de Samuel
(6, 14) qui souligne que le souverain n’a cure de se montrer tournoyant à
moitié nu devant ses serviteurs. Seule compte la certitude de savoir qu’il ne
tient sa royauté que de Dieu et qu’il est comblé de bénédictions.
La contrition de David
Cependant, sa réputation va être entachée par un épisode peu glorieux. David
tombe amoureux de la belle Bethsabée, l’épouse de son général d’origine
hittite, Urie. Non seulement il profite de la jeune femme pendant que le mari
est au combat, mais il demande en plus à ce qu’Urie soit placé en première
ligne pour être sûr qu’il soit frappé et qu’il meure ! C’est ce qui adviendra
mais cette piètre victoire va coûter cher au roi. Le fils né des amours
interdites mourra à la naissance. David, effondré, ne cesse d’implorer le
pardon de Dieu après avoir pris connaissance de son péché. C’est le prophète
Nathan qui lui a ouvert les yeux en usant d’une métaphore. Il prend l’exemple
d’un homme riche qui s’empare du seul bien d’un pauvre : une brebis, alors
qu’il en possède en grand nombre. En entendant cette histoire, David éclate de
colère et confie à Nathan : « L’homme qui a fait cela mérite la mort (…)
pour avoir été sans pitié. » Le prophète lui réplique alors : « Tu es
cet homme David ! Tu as frappé par l’épée Urie le hittite. Tu as pris sa femme
pour en faire ta femme ». Puis Nathan rappelle au roi tout ce que le Seigneur a
fait pour lui. « David dit à Nathan : « J’ai péché contre le
Seigneur ». Et Nathan dit à David : « Le Seigneur a pardonné ton
péché. Tu ne mourras point. Mais parce que tu as fait, par cette action,
mépriser le Seigneur par ses ennemis, le fils qui t’est né mourra » » (Deuxième
livre de Samuel, 12, 12-14).
Signe que la disgrâce divine est temporaire, Bethsabée donnera à David un autre
enfant : le futur roi Salomon, qui construira le Temple de Jérusalem pour y
installer l’Arche d’alliance.
Quand il verra venir la mort, après quarante ans de règne, en laissant un
royaume prospère, le roi David convoquera son fils Salomon : « Je m’en
vais par le chemin de tout le monde. Montre-toi fort et sois un homme ! » murmure-t-il
(Premier livre des Rois, 2). De sa lignée royale naîtra Jésus, par son père
adoptif Joseph. Le Christ est souvent nommé « Fils de David » dans
les Évangiles pour rappeler la prophétie de Nathan à David dans le deuxième
livre de Samuel (7-12) : « Celui qui sortira de tes entrailles […] c’est
lui qui bâtira une maison à mon Nom. » Insigne récompense pour le roi
David, considéré comme un messie – car il reçut l’onction de Dieu dans sa
jeunesse – que de laisser entrevoir la venue d’un autre Messie, qui assurera au
nom de Dieu la paix et la royauté, mais cette fois dans tout l’univers.
SOURCE : https://www.france-catholique.fr/david-le-bien-aime-de-dieu.html
Il
Regno di Davide attorno al 1000 a.C. L'area di effettivo
dominio era limitata alla Palestina. L'espressione biblica del dominio
"dal torrente d'Egitto fino al fiume Eufrate" è probabilmente
iperbolica, includente stati vicini tributari ma auonomi.
Saint David
IIème roi d'Israël, A.T.
Dans le livre du Prophète Samuel, on peut lire le commencement, pas ordinaire, de cette histoire: le choix inattendu d’un jeune berger appelé à succéder à Saül, lequel fut premier roi régnant en Israël.
Il s’agit de David, le personnage biblique de l’Ancienne Alliance sur qui le Livre sacré nous fournit le plus de détails - sur son histoire édifiante et quelques fois fort tumultueuse.
À preuve...
Le prophète Samuel était parti en quête d’un successeur pour le roi Saül tombé
en disgrâce devant le Très-Haut.
Évidemment, le roi n’en savait rien, sinon la démarche du vieux prophète n’aurait pas fait long feu.
On ne change pas de roi comme on change de chemise... si ce n’est par un coup
d’état, ce dont Samuel n’avait nullement envie.
Samuel agissait toujours avec la patience et la discrétion de L’Esprit. Or l’Esprit, ce jour-là, le conduisit au patelin de Bethléem où habitait un
propriétaire terrien du nom de Jessé.
Samuel confia son dessein au seigneur du lieu qui appela ses fils.
Il en avait huit, dont sept en âge de prendre des responsabilités; le septième
n’était qu’un gamin qu’il laissa au champ pour garder le troupeau.
Le prophète se mit en prière et exerça son discernement sur les sept grands
gars de Jessé; mais il n’en trouva aucun marqué de L’Esprit. On appela donc le
petit dernier et Samuel le sacra roi dans le plus grand secret.
David était un bel adolescent roux d’une quinzaine d’années. On le mit au
courant de sa mission: aller vivre, plutôt incognito, à la cour du roi.
Comme il était artiste, chantait bien, touchait la lyre et composait des
mélodies, il serait facile de trouver un poste auprès de Saül.
Cependant, déjà sacré par le prophète, il ne devait rien laisser transpirer du
projet de son Élohim (Dieu).
Le secret ainsi gardé, Le Seigneur lui révélerait à quel moment se faire
connaître comme nouveau roi en Juda.
Selon le livre sacré, l’esprit de Dieu s’était retiré de Saül, et un esprit
mauvais le tenaillait, lui causait des terreurs inexplicables.
Un serviteur convia David en présence du roi pour jouer de la lyre et calmer son esprit tourmenté.
En entendant la musique de David, Saül éprouvait un grand soulagement. Aussi,
dit le Livre, « Saül se prit d’une grande affection pour lui et David devint
son écuyer ».
Un jour, comme écuyer du roi, David se lança, seul, à l’attaque du géant
Goliath qui terrorisait Israël.
Au nom de Yahvé Sabaot, il le tua d’une pierre de sa fronde et lui trancha la
tête. Cet événement enchanta le peuple qui acclama le jeune David.
Dès lors, le roi Saül commença de jalouser son écuyer. Et, très rapidement, la
vie se compliqua pour David qui devait fuir continuellement la présence du roi.
Celui-ci forma même le projet de le faire périr. Jonathan et Milka aidèrent
David à échapper au piège.
David devint un homme de guerre, toujours doublé du poète qui chantait par des
psaumes la gloire du Très-Haut.
Il avait gardé son cœur d’enfant, de petit berger qui tendrement protégeait et conduisait son troupeau.
Il se tenait en présence du Dieu qui l’assistait en toutes ses entreprises.
Quand il succéda à Saül, décédé aux mains des Pelishtîm, il régna sept ans sur
Iehouda, siégeant à Hèbrôn, tandis qu’un fils de Saül, Ishbaal, fut sacré roi
en Israël.
Puis, une guerre se déclara entre les deux royaumes, où David vainquit Abner,
chef d’armée du roi d’Israël.
Après cette victoire, qui fut suivie des meurtres d’Abner et d’Ishbaal, les
chefs des tribus d’Israël joignirent David à Hèbrôn et le reconnurent comme
leur roi.
La Bible nous dit: « David avait trente ans à son avènement et il régna
quarante ans. À Hèbrôn, il régna sept ans et six mois sur Juda; à Jérusalem, il
régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda ».
De fait, après sa victoire sur Israël, David partit en guerre contre les
Iebussîm, s’empara de Ieroushalaîm dont il fit la capitale du royaume uni.
Le prophète Natân le bénit au Nom de Yahvé et lui assura une descendance à
jamais: “Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône
sera affermi à jamais”.
David n’avait que trente ans et louait Dieu de tout ce qu’il lui avait permis
de vivre en si peu d’années.
Parfois, il se demandait s’il rêvait ou si c’était bien vrai! Il faisait à Dieu cette prière, conservée au Livre sacré:
“Qui suis-je, Seigneur Adonaï, et quelle est ma maison pour que tu m’aies mené
jusque-là? Mais cela est encore trop peu à tes yeux, Seigneur Adonaï, et tu
étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur pour un lointain
avenir...”
L’unification du Royaume constitua un événement majeur dans l’histoire du
peuple élu; mais aussi un tournant, un peu tragique, dans la vie de David.
Il commença à prospérer, à sentir qu’il était “maître après Dieu”. Et il lui arrivait d’oublier le “après Dieu”!
Il organisa le royaume, avec l’aide des sages de ce temps qui étaient plus “hommes politiques” que “hommes de L’Esprit”.
Il se prit à leur jeu, et se référa de moins à moins à L’Esprit de son Elohîm pour prendre des décisions: constructions, armées, guerres, annexions, relations diplomatiques, mariages d’état en série, etc.
Ce qui, peu à peu, l’emporta dans son esprit et guida sa politique royale, ce fut l’efficacité, la possession, le pouvoir.
Le royaume marcha si bien que David pensa de moins en moins à recourir à son
Seigneur : il en vint à négliger ses prières!
Mais Dieu l’attendait au détour...
Moins enclin à prier son Seigneur, David laissait facilement errer son esprit où il ne devait pas. Il commit une imprudence glissante en examinant, de sa terrasse et avec convoitise, la très belle Bat-Shèba, épouse de son voisin Ouryah.
Il succomba même au désir d’avoir une relation avec elle, et elle devint
enceinte.
Alors, comme allant de soi, David s’arrangea pour liquider l’époux gênant,
l’envoyant au front d’un combat perdu d’avance.
Puis, tout bonnement, il fit entrer Bat-Shèba dans son harem... Il pensait que
l’histoire finirait là, qu’on n’en parlerait plus et que tout rentrerait dans
l’ordre.
Mais Dieu veillait sur son David d’autrefois, si croyant, fidèle et pieux. Il
lui fit la grâce d’un prophète pour le tirer de son errement qui risquait de
l’encroûter à jamais.
Natân, qu’il aimait bien, vint lui conter l’histoire d’un homme riche, aux
troupeaux fabuleux, qui prit à un indigent la seule petite brebis qu’il
possédait et faisait reposer sur con cœur.
Le Livre raconte que David entra en grande colère contre cet homme et dit à
Natân: “Aussi vrai que Yahvé est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la
mort!...”
Quand David eut fini de se vider le cœur et d’exprimer sa profonde indignation
devant telle injustice, le Prophète lui dit: “Cet homme, c’est toi!”
Ce fut un réveil brutal pour David. Il pleura amèrement et pria la très belle
prière que l’on prie au Livre des Psaumes; il la composa, dit le Livre, “quand
Natân, l’inspiré, vint à lui parce qu’il était allé vers Bat-Shèba”.
La prière de l’Église récite souvent ce qu’on a appelé le >>> Miserere
Mei, Deus, et que des poètes musiciens ont mis en musique.
Le roi David recouvrit son cœur d’enfant de Dieu. Il fut, par la suite de son long règne, un roi modèle que l’on présenta toujours comme tel à la postérité: tous les rois qui suivirent furent jugés à l’aune du roi David.
Pareillement, on attendit toujours le Messie à venir comme “fils de David” qui
devait naître à Béit-Lèhèm de Iehouda, la ville du Saint Roi David.
MISERERE MEI DEUS (Psaume
50)
Pour un approfondissement, lire :
Premier Livre de Samuel (chapitres 16 à 31) ; https://www.aelf.org/bible/1S/16
Deuxième Livre de Samuel (chapitres 1 à 24); https://www.aelf.org/bible/2S/1
Premier Livre des Rois (chapitres 1 et 2); https://www.aelf.org/bible/1R/1
Premier Livre des Chroniques (chapitres 3, 11 à 29) ; https://www.aelf.org/bible/1Ch/3
DAVID
La prière du peuple de
Dieu va s’épanouir à l’ombre de la Demeure de Dieu, l’arche d’Alliance et plus
tard le Temple. Ce sont d’abord les guides du peuple – les pasteurs et
les prophètes – qui lui apprendront à prier. Samuel enfant a dû apprendre
de sa mère Anne comment "se tenir devant le Seigneur" (cf. 1 S 1,
9-18) et, du prêtre Eli, comment écouter Sa Parole : "Parle,
Seigneur, car ton serviteur écoute" (1 S 3, 9-10). Plus tard, lui aussi
connaîtra le prix et le poids de l’intercession :
"Pour ma part, que
je me garde de pécher contre le Seigneur en cessant de prier pour vous et de
vous enseigner le bon et droit chemin" (1 S 12, 23).
David est par excellence
le roi "selon le cœur de Dieu", le pasteur qui prie pour son peuple
et en son nom, celui dont la soumission à la volonté de Dieu, la louange et le
repentir seront le modèle de la prière du peuple.
Oint de Dieu, sa prière
est adhésion fidèle à la Promesse divine (cf. 2 S 7, 18-29), confiance aimante
et joyeuse en Celui qui est le seul Roi et Seigneur.
Dans les Psaumes David,
inspiré par l’Esprit Saint, est le premier prophète de la prière juive et
chrétienne. La prière du Christ, véritable Messie et fils de David, révèlera et
accomplira le sens de cette prière.
Le Temple de Jérusalem,
la maison de prière que David voulait construire, sera l’œuvre de son fils,
Salomon. La prière de la Dédicace du Temple (cf. 1 R8, 10-61) s’appuie sur la
Promesse de Dieu et son Alliance, la présence agissante de son Nom parmi son
Peuple et le rappel des hauts faits de l’Exode.
Le roi élève alors les
mains vers le ciel et supplie le Seigneur pour lui, pour tout le peuple, pour
les générations à venir, pour le pardon de leurs péchés et leurs besoins de
chaque jour, afin que toutes les nations sachent qu’il est le seul Dieu et que
le cœur de son peuple soit tout entier à Lui.
L’histoire d’un roi très
croyant qui avait négligé ses prières
Dans le livre du Prophète
Shemouél, on peut lire le commencement, pas ordinaire, de cette histoire:
le choix inattendu d’un jeune berger appelé à succéder à Shaoul, lequel
fut premier roi régnant en Israël. Il s’agit de David, le
personnage biblique de l’Ancienne Alliance sur qui le Livre sacré
nous fournit le plus de détails - sur son histoire édifiante et
quelques fois fort tumultueuse. À preuve...
Le prophète Shemouél
était parti en quête d’un successeur pour le roi Shaoul tombé en disgrâce
devant le Très-Haut. Évidemment, le roi n’en savait rien, sinon la
démarche du vieux prophète n’aurait pas fait long feu. On ne change
pas de roi comme on change de chemise... si ce n’est par un coup d’état,
ce dont Shemouél n’avait nullement envie. Shemouél agissait toujours avec
la patience et la discrétion de l’Esprit. Or l’Esprit, ce jour-là, le conduisit
au patelin de Béit-Lèhèm où habitait un propriétaire terrien du nom de Ishaï.
Shemouél confia son dessein au seigneur du lieu qui appela ses fils. Il en
avait huit, dont sept en âge de prendre des responsabilités; le septième
n’était qu’un gamin qu’il laissa au champ pour garder le troupeau. Le
Prophète se mit en prière et exerça son discernement sur les sept grands gars
d’Ishaï; mais il n’en trouva aucun marqué de l’Esprit. On appela
donc le petit dernier et Shemouél le sacra roi dans le plus grand secret.
David était un bel
adolescent roux d’une quinzaine d’années. On le mit au courant de sa mission: aller
vivre, plutôt incognito, à la cour du roi. Comme il était artiste,
chantait bien, touchait la lyre et composait des mélodies, il serait facile de
trouver un poste auprès de Shaoul. Cependant, déjà sacré par le Prophète,
il ne devait rien laisser transpirer du projet de son Elohîm.
Le secret ainsi gardé, le Seigneur lui révélerait à quel moment se faire
connaître comme nouveau roi en Juda.
Selon le Livre sacré,
l’esprit de Dieu s’était retiré de Shaoul, et un esprit mauvais le tenaillait,
lui causait des terreurs inexplicables. Un serviteur convia David en présence
du roi pour jouer de la lyre et calmer son esprit tourmenté. En entendant
la musique de David, Shaoul éprouvait un grand soulagement. Aussi, dit le
Livre, “Shaoul se prit d’une grande affection pour lui et David devint
son écuyer”. Durant des années, David fut appliqué au service
du roi. Il se lia d’une grande amitié avec Iehonatân, fils de Shaoul, qui
s’attacha de même à lui et l’aima de tout son être. Plus tard, quand
Iehonatân mourra au combat, au côté de Shaoul, David pleurera son chagrin
en composant une élégie à la mémoire de Shaoul et de Iehonatân; de ce
dernier il chantera: “Je suis en détresse pour toi, mon frère Iehonatân,
si exquis pour moi! Ton amour m’était merveilleux plus qu’un amour de femme”.
De plus, David épousa Milka, la fille du roi; elle fut la première d’une longue
série d’épouses que David accueillera dans son palais.
Un jour, comme écuyer du
roi, David se lança, seul, à l’attaque du géant Goliat, le vaillant des
Pelishtîm, qui terrorisait Israël. Au nom de Yahvé Sabaot, il le tua
d’une pierre de sa fronde et lui trancha la tête. Cet événement enchanta
le peuple qui acclama le jeune David. Dès lors, le roi Shaoul commença de
jalouser son écuyer. Et, très rapidement, la vie se compliqua pour David
qui devait fuir continuellement la présence du roi. Celui-ci forma
même le projet de le faire périr. Iehonatân et Milka aidèrent David
à échapper au piège.
David devint un homme de
guerre, toujours doublé du poète qui chantait par des psaumes la gloire du
Très-Haut. Il avait gardé son coeur d’enfant, de petit berger qui tendrement
protégeait et conduisait son troupeau. Il se tenait en présence du Dieu
qui l’assistait en toutes ses entreprises.
Quand il succéda à
Shaoul, décédé aux mains des Pelishtîm, il régna sept ans sur Iehouda, siégeant
à Hèbrôn, tandis qu’un fils de Shaoul, Ishbaal, fut sacré roi
en Israël. Puis, une guerre se déclara entre les deux royaumes, où David
vainquit Abner, chef d’armée du roi d’Israël. Après cette victoire, qui
fut suivie des meurtres d’Abner et d’Ishbaal, les chefs des tribus d’Israël
joignirent David à Hèbrôn et le reconnurent comme leur roi. La Bible nous
dit: “David avait trente ans à son avènement et il régna quarante ans. À
Hèbrôn, il régna sept ans et six mois sur Iehouda; à Ieroushalaîm, il
régna trente-trois ans sur tout Israël et Iehouda”. De fait, après
sa victoire sur Israël, David partit en guerre contre les Iebussîm, s’empara de
Ieroushalaîm dont il fit la capitale du royaume uni. Le prophète Natân le bénit
au nom de Yahvé et lui assura une descendance à jamais: “Ta maison et ta
royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à
jamais”. David n’avait que trente ans et louait Dieu de tout ce qu’il lui
avait permis de vivre en si peu d’années. Parfois, il se demandait s’il rêvait
ou si c’était bien vrai! Il faisait à Dieu cette prière, conservée au Livre
sacré: “Qui suis-je, Seigneur Adonaï, et quelle est ma maison pour que tu
m’aies mené jusque-là? Mais cela est encore trop peu à tes yeux, Seigneur
Adonaï, et tu étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur pour un
lointain avenir...”
L’unification du Royaume
constitua un événement majeur dans l’histoire du peuple élu; mais aussi
un tournant, un peu tragique, dans la vie de David. Il commença à prospérer, à
sentir qu’il était “maître après Dieu”. Et il lui arrivait d’oublier le “après
Dieu”! Il organisa le royaume, avec l’aide des sages de ce temps qui
étaient plus “hommes politiques” que “hommes de l’Esprit”. Ils se prit à
leur jeu, et se référa de moins à moins à l’Esprit de son Elohîm pour prendre
des décisions: constructions, armées, guerres, annexions, relations
diplomatiques, mariages d’état en série, etc. Ce qui, peu à peu, l’emporta dans
son esprit et guida sa politique royale, ce fut l’efficacité, la
possession, le pouvoir. Le royaume marcha si bien que David pensa de moins
en moins à recourir à son Seigneur: il en vint à négliger ses
prières! Mais Dieu l’attendait au détour...
Moins enclin à prier son
Seigneur, David laissait facilement errer son esprit où il ne devait pas.
Il commit une imprudence glissante en examinant, de sa terrasse et avec
convoitise, la très belle Bat-Shèba, épouse de son voisin Ouryah. Il succomba
même au désir d’avoir une relation avec elle, et elle devint enceinte. Alors,
comme allant de soi, David s’arrangea pour liquider l’époux gênant, l’envoyant
au front d’un combat perdu d’avance. Puis, tout bonnement, il fit entrer
Bat-Shèba dans son harem... Il pensait que l’histoire finirait là, qu’on n’en
parlerait plus et que tout rentrerait dans l’ordre. Mais Dieu veillait sur son
David d’autrefois, si croyant, fidèle et pieux. Il lui fit la grâce d’un
prophète pour le tirer de son errement qui risquait de l’encroûter à jamais.
Natân, qu’il aimait bien, vint lui conter l’histoire d’un homme riche, aux
troupeaux fabuleux, qui prit à un indigent la seule petite brebis qu’il
possédait et faisait reposer sur con coeur. Le Livre raconte que David
entra en grande colère contre cet homme et dit à Natân: “Aussi vrai que Yahvé
est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort!...” Quand David eut
fini de se vider le coeur et d’exprimer sa profonde indignation devant telle
injustice, le Prophète lui dit: “Cet homme, c’est toi!”
Ce fut un réveil brutal
pour David. Il pleura amèrement et pria la très belle prière que l’on
prie au Livre des Psaumes; il la composa, dit le Livre, “quand
Natân, l’inspiré, vint à lui parce qu’il était allé vers Bat-Shèba”. La
prière de l’Église récite souvent ce qu’on a appelé le Miserere, et
que des poètes musiciens ont mis en musique. Laissez chanter cette belle prière
dans votre coeur.
Amis, ce que je vous ai
raconté là, n'est pas un conte, mais une histoire vraie. Le roi David recouvrit
son coeur d’enfant de Dieu. Il fut, par la suite de son long règne, un
roi modèle que l’on présenta toujours comme tel à la postérité: tous les rois
qui suivirent furent jugés à l’aune du roi David. Pareillement, on
attendit toujours le Messie à venir comme “fils de David” qui devait
à naître à Béit-Lèhèm de Iehouda, la ville du saint Roi David.
Lectures
Bible - I
Samuel chapitres 16 à 31; II Samuel chapitres 1 à 24; I
Rois chapitres 1 et 2; I Chroniques chapitres
3, 11 à 29.
Autre - Carlo María
Martini, David, pecador y creyente. Éd. Sal Terrae, 1989.
Les rois de la Bible :
David, un roi fédérateur mais faillible
Philippe-Emmanuel
Krautter - publié le 24/02/24
Le célèbre roi David,
personnalité de contraste, capable des plus grands faits héroïques mais aussi
des plus sombres, fera rayonner Israël bien après son règne, notamment par les
non moins célèbres psaumes qui lui sont attribués et sa prestigieuse
descendance…
Huitième fis de Jessé de
la tribu de Juda, David est cité plus de 900 fois dans la Bible, signe de son
importance. Succédant au roi Saül de manière singulière, David n’était
cependant nullement destiné à de si hautes fonctions. C’est aux livres de
Samuel dans l’Ancien Testament que nous apprenons, en effet, son histoire
parvenue jusqu’à nous notamment pour ses faits héroïques : Ami du roi Saül dont il savait calmer les
douleurs grâce à son art de la lyre dans lequel il excellait, David fut très
tôt également un guerrier redoutable terrassant le géant philistin Goliath car
l’esprit de Dieu régnait déjà sur lui… Mais la jalousie allait bientôt saisir
le roi Saül qui vit en son ami David un rival susceptible de lui faire de
l’ombre. En cherchant à le faire périr lors des combats en le plaçant en
première ligne, Saül scellera son propre destin en tombant en disgrâce aux yeux
du Seigneur. David lui succèdera alors en devenant roi de tout Israël après une
longue lutte fratricide entre les partisans du roi Saül et ceux de David.
Un roi fédérateur
David réunit en sa propre
personne de nombreuses qualités : de belle prestance, il sait imposer sa
personnalité y compris face à ses opposants. Doué dans l’art de la musique, il
saura composer sur sa lyre les plus belles louanges qui sont parvenues jusqu’à
nous avec les psaumes. Mais avant tout, David est un roi guerrier ainsi qu’il
ressort du livre de Samuel dans l’Ancien Testament : "Le roi avec ses
hommes marcha sur Jérusalem contre les habitants de la région, les Jébuséens.
On lui dit : "Tu n’entreras pas ici : des aveugles et des
boiteux suffiraient à te repousser." Autrement dit : David n’entrera
pas ici. Mais David s’empara de la forteresse de Sion – c’est la Cité de David
(…) David devint de plus en plus puissant. Le Seigneur, Dieu des armées, était
avec lui". (2 Sm 5,6-10). Écrasant tous les peuples qui s’étaient
levés contre Israël, David imposera ainsi une royauté puissante reconnue
dans toute la région.
Mais, un roi faillible
Mais David n’était qu’un
homme, faillible ainsi qu’il ressort d’un triste épisode qui vint ternir
quelque temps sa réputation : le roi tomba amoureux, en effet, de Bethsabée épouse de son général
d’origine hittite, Ourias. Or, outre que David n’hésita pas lors de l’absence
de ce dernier alors qu’il était au combat à profiter de sa femme, il élabora de
plus un sombre stratagème pour l’éliminer définitivement : "Mettez
Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière
lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure !" (2 Sm
11,15) Et c’est ce qu’il advint, le général périt sous les coups ennemis,
laissant sa femme veuve, dès lors disponible pour le roi…
Désormais, l’épée ne
s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé
Mais cette infâme
victoire devait cependant coûter cher à David puisque celui-ci allait dès lors
tomber en disgrâce aux yeux du Seigneur, ainsi que le rappelle la Bible :
"Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu
m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle
devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai
surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les
donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil."
(2 Sm 12,10-11) Le fils né des amours interdites de
David et Bethsabée mourut dès sa naissance et le roi inconsolable ne cessera
dès lors d’implorer le pardon de Dieu.
Un legs culturel
incontestable
Malgré cette disgrâce qui
ne sera que temporaire, David demeure néanmoins l’un des rois les plus
illustres de la Bible, non seulement pour ses actes guerriers et l’unité du
royaume qu’il sut imposer au prix de multiples batailles, mais également pour
son legs. Ce dernier, multiple, ne cessera, en effet, d’inspirer ses
successeurs ; ainsi, Salomon, son fils, qui règnera après sa mort
bâtira le Temple pour le Seigneur. Les psaumes que David composa virent
enrichir la Bible non seulement pour le judaïsme, mais également pour le christianisme
à venir, et les fidèles connaissent tous, encore aujourd’hui, certains de ses
psaumes. Enfin, et surtout, c’est de la descendance de David que Jésus naquit,
ainsi que le rappelle l’évangile de Matthieu (Mt 1,17) : "Le
nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David,
quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze
générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze
générations."
On ne compte plus les
peintures, sculptures, mais aussi musique (le roi David d’Arthur Honegger) ou
encore les récits cinématographiques ("David et Bethsabée" d’Henry
King) et autres arts s’étant saisis de la figure du roi David. Source
d’inspiration pour les plus grands artistes notamment dès la Renaissance (Donatello, Michel-Ange) mais aussi dans nos églises
(8e travée ouest de la voûte de la cathédrale d’Albi évoquant le roi biblique),
afin de l’associer à la grandeur des souverains pour lesquels ils œuvraient,
David à l’image du prophète Moïse offre chaque siècle un modèle oscillant entre
fidélité et réinterprétation créatrice.
Découvrez aussi ces
prophètes méconnus de l’Ancien Testament :
Lire aussi :Les rois de la Bible : Saül, le premier roi d’Israël
Lire aussi :Les personnages de l’Ancien Testament sont-ils saints ?
SOURCE : https://fr.aleteia.org/2024/02/24/les-rois-de-la-bible-david-un-roi-federateur-mais-faillible/
Ce que le roi David, béni
et infidèle, peut nous apprendre
Sophie Ramond - publié
le 23/06/25
Figure légendaire de
l’Israël ancien, le roi David choisi par Dieu avait aussi sa part d’ombre :
poète, prophète… infidèle et meurtrier. On apprend de lui, raconte la bibliste
Sophie Ramond, auteur de "David" aux éditions du Cerf, qu’au travers
de l’affrontement des libertés humaines, avec toutes leurs ambiguïtés et leurs
opacités, la volonté divine se fraie toujours un chemin.
Des histoires en tous
genres, on en lit dans la Bible, et notamment dans le cycle de David (1 Samuel,
16 ; 1 Rois, 2) où ce célèbre roi de l’Israël ancien nous est tour à tour
présenté comme un jeune berger, un talentueux musicien, un homme choisi par
Dieu mais aussi un fin et ambitieux stratège ; comme un homme vaillant à
la guerre mais aussi comme un fuyard rackettant de riches propriétaires ;
comme un cœur impulsif capable de revenir de son désir de vengeance ou
d’exprimer du repentir mais aussi habile à manipuler ; comme un père
démissionnaire et un vieillard préparant l’avenir de son fils… Mais c’est
peut-être parce qu’il nous ressemble que les artistes l’ont si souvent retenu
pour sujet de leurs œuvres, qu’ils aient illustré les scènes de son combat avec
Goliath, de sa présence apaisante auprès de Saül, de son onction par le
prophète Samuel ou de sa danse devant l’arche mais aussi celles de son adultère
avec Bethsabée ou de sa mort. Ce roi, dont il est si peu dit en dehors des
textes bibliques, a acquis des dimensions légendaires dans la mémoire
collective. Parions qu’il puisse éclairer la vie de croyants encore
aujourd’hui.
Élection divine ou
stratégie politique ?
Les scénarios de
l’accession de David à la royauté sont multiples. 1 Samuel 16 en présente une
version théologale, Dieu désignant celui qui doit recevoir l’onction. Dans le
clan de Jessé, le choix du roi par Dieu se dévoile par éliminations
successives. Il s’agit de comprendre que Dieu ne regarde pas l’apparence mais
le cœur. En 1 Samuel, 2 et 2 Samuel, 5, il est question d’onctions par des
représentants du peuple, ce qui suggère que l’onction modifie les relations
entre l’oint et le peuple (non entre l’oint et Dieu). On touche là peut-être à
une tradition selon laquelle David se lie une peuplade en lui faisant largesse
ou en s’engageant à la protéger. Enfin, en 1 Samuel, 17 c’est David lui-même
qui prend l’initiative de combattre le géant philistin Goliath et qui fait
ainsi son premier pas dans l’ascension qui le mènera du troupeau au trône. À la
figure d’un jeune homme choisi par Dieu est donc d’emblée juxtaposée celle d’un
homme habile et entreprenant, plein de ressources.
Ainsi, l’agencement des
épisodes nous apprend que le projet de Dieu d’avoir un roi s’accomplira en
étant aux prises avec la liberté de David. La tension entre élection divine et
stratégie politique parcourt l’entier récit le concernant. On apprend de là,
qu’au travers de l’affrontement des libertés humaines, avec toutes leurs
ambiguïtés et leurs opacités, la volonté divine se fraie un chemin et garde la
maîtrise des événements.
L’exercice du pouvoir
Le premier acte royal de
David est de se choisir une capitale. Le choix de Jérusalem est
stratégique car la ville se situe à la frontière entre Israël et Juda.
Outre qu’elle est donc géographiquement bien située et politiquement neutre,
elle est peuplée d’une population d’origine cananéenne, qui n’aurait pas été
chassée lors de la conquête de la terre par les Hébreux. Autrement dit, selon
le récit de 2 Samuel 5, David s’empare d’une ville qu’il ne retire pas à son
peuple pour en faire sa capitale.
2 Samuel 6 raconte le
transfert de l’arche, une sorte de sanctuaire transportable, à Jérusalem. Le
récit indique que David est vêtu d’un pagne de lin, qu’il danse, offre des
holocaustes, bénit son peuple et sa maison. David danse pour obtenir la
bénédiction pour son peuple et sa maison. Il célèbre le Dieu qui est source de
vie et distribue au peuple du pain, des dattes et des gâteaux de raisins secs.
Toutefois, le récit signale une autre raison à la danse de David : il
danse parce que Dieu l’a préféré à Saül. Où on retrouve les motivations à la
fois religieuses et politiques de David. Il n’est pas un héros de légende,
toujours positif, et pourtant Dieu toujours l’assiste.
Un époux infidèle et un
père démissionnaire
C’est, sans contestation,
avec l’épisode bien connu de l’adultère avec Bethsabée et du meurtre de Urie (2
Samuel, 11) qu’apparaît le plus mauvais côté de David. Après cet épisode, sa
maison va connaître bien des déchirements : passion dévorante, désir de
vengeance et démission paternelle. Il y aura le viol de sa fille Tamar par
Amnon, que David laisse impuni parce qu’il s’agit de son fils aîné ; puis
le meurtre d’Amnon par son frère Absalom à l’encontre duquel David n’agit pas
plus. Il paiera cher cette clémence, puisque Absalom déclenchera plus tard une
série de révoltes. Absalom mourra de façon violente et David en sera fortement
attristé.
Dans sa vieillesse, David
apparaîtra faible et vulnérable face aux intrigues de Bethsabée et de Natân
pour faire monter Salomon sur le trône (1 Rois, 1). On peut se demander
toutefois s’il lâche vraiment prise et ce, même s’il cède de son vivant le
trône à son fils Salomon. Dans son discours testamentaire, David invite ce
dernier à garder les lois et les commandements de Dieu. En même temps, il lui
impose un rôle qui rompt des engagements pris de son vivant, comme la promesse
d’épargner ses opposants. David pour le meilleur et pour le pire…
Oui, David est un héros
bien imparfait. Il ne nous est pas donné pour modèle mais pour compagnon. Dans
son itinéraire, c’est une forme de miroir qui nous est offert, une carte aussi
pour choisir comment orienter nos vies. Car ce qui se dévoile de David, et à
David à l’intérieur du récit, pourrait également valoir pour le lecteur.
Pratique
David, Sophie Ramond, Cerf, juin 2025, 160 pages, 12 euros.
Lire aussi :David, un enfant devenu roi par l’oint du Seigneur
SOURCE : https://fr.aleteia.org/2025/06/23/ce-que-le-roi-david-beni-et-infidele-peut-nous-apprendre/
Les personnages de
l’Ancien Testament : David, le roi poète et guerrier
Philippe-Emmanuel
Krautter - publié le 17/08/18 - mis à jour le 03/01/24
Alors que l'Eglise
célèbre aujourd'hui, le 29 décembre, la mémoire du roi David, Aleteia vous
propose de redécouvrir ce personnage de la Bible souvent méconnu et parfois
incompris.
Saül, le premier roi
d’Israël, a failli dans sa mission, il n’est plus l’élu de Dieu. C’est un jeune
homme, David qui va lui succéder. Ami des arts mais aussi farouche combattant,
il imposera une direction ferme et puissante sur son royaume avec lequel les
nations étrangères devront dorénavant compter.
David : un jeune berger
aimé de Dieu
David, petit-fils de Booz
et de Ruth, est le huitième fils de Jessé et naît à Bethléem. Le récit que
livre la Bible de son apparition dans la vie publique de son temps mérite
d’être rappelé : Alors que Samuel est envoyé pour trouver un nouvel élu de Dieu
après la disgrâce de Saül, ses pas l’amènent chez Jessé aux nombreux fils forts
et valeureux. Le premier est présenté à Samuel, qui ne doute pas que sa belle
apparence fait de lui l’élu, mais Dieu fait immédiatement savoir au prophète :
« Ne prends pas garde à sa figure et à la hauteur de sa taille car je l’ai
écarté. Il ne s’agit pas de ce que l’homme voit ; l’homme regarde le visage,
mais Yahweh regarde le cœur ». Chacun des sept fils de Jessé passent ainsi
devant Samuel sans qu’aucun n’ait les faveurs de Dieu. Découragé, Samuel
interroge le père en lui demandant s’il a bien vu tous ses fils ? Jessé répond
qu’il lui reste un huitième fils, le plus jeune, qui fait paître les brebis.
Lorsqu’il paraît, blond avec de beaux yeux, Dieu lui dit : « C’est lui ! ».
Samuel lui verse alors l’huile sainte et l’esprit fond sur lui.
Un roi, une cité
Après la terrible
rivalité nourrie par la haine du premier roi Saül à l’encontre de David et qui
se soldera par sa mort, David est proclamé roi d’Israël. Son royaume aura pour
capitale Jérusalem que l’on nommera dès lors « la Cité de David » où résidera
l’Arche d’alliance. C’est un roi pieux et respectueux des rites sacrés dont il
est le prêtre principal. C’est également David qui est présenté comme l’auteur
de 73 psaumes, toujours chantés de nos jours dans les religions juives et
chrétiennes. Ces prières en poésie et musique louent la grandeur de Dieu et de la
Création de la plus belle manière qui soit, inspirant peintres, musiciens et
autres artistes pendant des siècles jusqu’à nos jours. David apparaît également
comme un farouche roi guerrier qui repousse les Philistins jusqu’à la côte. Un
roi idéal David ? Oui, jusqu’à l’affaire « Bethsabée »…
La faute du roi David
David est l’une des plus
belles figures du royaume, Michel-Ange ne s’y est pas trompé avec sa célèbre
sculpture. Aussi, lorsqu’il aperçoit une chaude nuit d’été une belle jeune
femme se baignant sur une terrasse proche de son palais, il l’a fait appeler et
l’invite dans son lit (2 Samuel 11). C’est Bethsabée, la femme d’Urie le Hittite,
un de ses officiers. David provoque la mort du mari en l’envoyant en première
ligne au combat, son forfait est complet aux yeux de Dieu. Par le prophète
Nathan envoyé, David apprendra le courroux divin qui lui annonce que la mort
rôdera désormais dans sa maison. Le premier enfant de cette union mourra, David
effondré et avouant son grave péché aura cependant un autre fils avec Bethsabée
qui aura les faveurs de Dieu et se prénommera Salomon.
Une fin de règne entre
divisions et convoitises
Les dernières années du
roi David sont partagées entre les divisions au sein de sa descendance et la
grandeur qu’il prépare à Salomon. Absalon, le troisième fils de David, fera
tuer son demi-frère Amnon et se révoltera contre son père. David ne veut pas
s’opposer à lui mais un jour qu’Absalon le combat, sa tête se prend dans les
branches d’un arbre et un général de David l’achève, au grand désespoir de son
père qui pleurera longtemps la perte de son fils. Un récit tragique qui inspira
Faulkner dans son œuvre Absalon ! Absalon ! Mais, la porte du royaume
est maintenant, selon la volonté divine, grande ouverte pour le futur roi,
Salomon.
Lire aussi :Les personnages de l’Ancien Testament : la sagesse de Salomon
Le Roi David : modèle de
foi, de courage et de pénitence
Le Roi David est l’une
des figures les plus marquantes de l’Ancien Testament. Berger devenu roi,
guerrier victorieux, poète inspiré et auteur des Psaumes, il incarne à la
fois le zèle pour Dieu, la grandeur royale et la miséricorde divine. Son
règne, situé environ mille ans avant la naissance du Christ, préfigure la
royauté du Messie et illustre la lutte constante entre la faiblesse
humaine et l’appel à la sainteté.
À travers son histoire,
nous voyons les interventions providentielles de Dieu, la nécessité de la
conversion, ainsi que la fidélité divine malgré les infidélités des hommes. Cet
article propose une réflexion sur le Roi David à la lumière de la tradition
catholique, en mettant en avant son rôle prophétique, son exemplarité et son
combat spirituel.
1. David, choisi par Dieu
parmi les humbles
David est l’exemple
parfait de l’intervention divine dans l’histoire humaine.
A. Loin de l’homme que le
monde attendait
Avant David, le peuple
d’Israël avait déjà un roi, Saül, choisi à la demande des Hébreux qui
voulaient un monarque comme les nations environnantes. Cependant, Saül
désobéit à Dieu, et le Seigneur envoie le prophète Samuel pour choisir un
nouveau roi.
Lorsque Samuel arrive à
Bethléem chez Jessé (le père de David), il observe les fils aînés,
impressionnants par leur prestance. Pourtant, Dieu lui dit :
« L’homme regarde à ce
qui frappe les yeux, mais le Seigneur regarde au cœur. » (1 Samuel 16, 7)
David, le plus jeune
et le plus insignifiant de la famille, est celui que Dieu choisit et qu’il fait
oindre roi.
B. Le berger devenu roi
David est l’archétype
du roi selon le cœur de Dieu : humble, fidèle et prêt à tout sacrifier
pour son peuple. Avant d’être roi, il est berger, une figure qui
préfigure le Christ, le Bon Pasteur.
Cette humilité contraste
avec la grandeur des monarques terrestres. Dieu ne cherche pas la
puissance humaine, mais la fidélité et l’amour.
2. David, le guerrier du Seigneur
La vie de David est
marquée par les combats et les épreuves.
A. Le duel avec Goliath :
un combat spirituel
L’épisode le plus célèbre
de sa jeunesse est son affrontement avec Goliath, un géant philistin qui
provoque le peuple d’Israël.
Tandis que tous les
soldats tremblent devant Goliath, David, animé d’une foi inébranlable,
accepte le duel.
Il refuse l’armure royale,
se confiant uniquement en Dieu et en son habileté de berger.
Avec une simple fronde et
cinq pierres, il abat Goliath en le frappant au front.
Ce combat symbolise la
victoire du fidèle contre les forces du mal. David ne triomphe pas par sa force
propre, mais par sa confiance en Dieu.
B. La jalousie de Saül et
l’exil
Après cette victoire,
David devient un héros national, ce qui attise la jalousie du roi Saül. Malgré
plusieurs tentatives d’assassinat, David reste fidèle à son roi, refusant
même de le tuer lorsque l’occasion lui est donnée.
Ce respect pour
l’autorité légitime est une leçon de vertu et de patience.
Il montre que la vraie
grandeur ne consiste pas à prendre le pouvoir par la force, mais à
attendre l’heure de Dieu.
Finalement, après la mort
tragique de Saül, David est proclamé roi d’Israël et établit sa
capitale à Jérusalem.
3. David, figure
prophétique du Christ
La vie de David annonce
directement celle de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
A. Un roi rejeté et
persécuté
David, malgré son onction
royale, doit endurer l’exil, la trahison et la souffrance avant de
régner pleinement.
Il est poursuivi
par Saül, comme le Christ le sera par les pharisiens.
Il pleure sur Jérusalem,
comme le Christ pleurera sur la ville sainte.
Il subit la révolte de
son propre fils, Absalon, qui cherche à le détrôner, comme Judas
trahira Jésus.
B. La prise de Jérusalem
et la royauté messianique
Lorsque David
conquiert la forteresse de Sion, il en fait la cité de Dieu, ce qui
annonce le règne universel du Christ.
De plus, Dieu lui promet
par le prophète Nathan :
« Ton trône sera affermi
à jamais. » (2 Samuel 7, 16)
Cette prophétie
s’accomplit pleinement en Notre-Seigneur Jésus-Christ, le descendant
de David, qui établit un règne éternel par son Sacrifice et sa
Résurrection.
4. David, un roi pécheur
mais repentant
Si David est un grand
roi, il n’est pas exempt de fautes. Son plus grand péché est l’adultère
avec Bethsabée et le meurtre de son mari, Urie.
A. La faute tragique
Pris par la passion,
David :
Séduit Bethsabée, la
femme d’Urie, un de ses meilleurs soldats.
Pour cacher son crime,
il fait assassiner Urie en l’envoyant en première ligne au combat.
B. Une repentance
exemplaire
Dieu envoie le
prophète Nathan pour dénoncer sa faute. Contrairement à d’autres rois
orgueilleux, David accepte la réprimande et se repent sincèrement.
Il compose alors le
Psaume 50 (“Miserere”), prière de pénitence qui reste un modèle de contrition
chrétienne :« Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien
disposé. »
David nous apprend
que la grandeur ne réside pas dans l’absence de faute, mais dans la
capacité à se repentir et à se relever.
5. L’héritage de David et
son influence sur le christianisme
L’impact de David dépasse
largement son propre règne.
A. Un modèle de prière
David est l’auteur
principal des Psaumes, qui restent le cœur de la prière de l’Église. Ils
expriment :
La louange et l’action de
grâces
La souffrance et
l’abandon en Dieu
La pénitence et la
confiance en la miséricorde divine
Chaque catholique, en
priant les Psaumes, reprend les paroles de David et les applique à sa
propre vie.
B. L’ancêtre du Messie
Le Christ est appelé
“Fils de David”, et l’Ange annonce à la Vierge Marie :
“Le Seigneur Dieu lui
donnera le trône de David, son père.” (Luc 1, 32)
Jésus accomplit toutes
les promesses faites à David, en établissant un règne non pas terrestre,
mais céleste et éternel.
Un roi selon le cœur
de Dieu
David est un modèle de
foi, de courage et de repentir.
Humble berger, il devient
roi par la grâce divine.
Guerrier du Seigneur, il
vainc par sa confiance en Dieu.
Prophète et auteur sacré,
il annonce la venue du Christ.
Pécheur repenti, il
enseigne la contrition et la miséricorde.
À travers lui, nous
comprenons la fidélité de Dieu, qui ne choisit pas les hommes selon leurs
mérites, mais selon son dessein d’amour. Comme David, soyons des âmes
priantes, confiantes et toujours prêtes à nous relever après la chute.
Exemples de foi (3) :
David, un homme selon le coeur de Dieu
Troisième texte de la
série "Exemples de foi" tirant les enseignements de la vie du roi
David. Le roi David sut toujours s’en remettre à Dieu, y compris lorsqu’il
s’éloigna de Lui.
Le roi David occupe une
place importante dans la Sainte Écriture qui consacre plus de pages à sa vie
qu’à celle de tout autre personnage de l’Ancien Testament. Il « est par
excellence le roi “selon le cœur de Dieu”, le pasteur qui prie pour son peuple
et en son nom, celui dont la soumission à la volonté de Dieu, la louange et le
repentir seront le modèle de la prière du peuple »[1].
Après avoir considéré le rôle de la foi dans la vie de Moïse et vu le lien très
fort qui existe entre la vie de foi et l’engagement radical dans la vocation,
l’exemple de David peut nous aider à apprécier à quel point la vie de foi
comporte une attitude active, toute de confiance et d’abandon entre les mains
de Dieu, une ténacité pour chercher à répondre pleinement aux desseins divins
sans se décourager, un effort pour recommencer la lutte spirituelle avec une
ardeur renouvelée, y compris après les chutes et les péchés. Une attitude qui
ne se limite pas à un vague sentiment d’insouciance ou de présomption de ses
propres forces ou de confiance superficielle en la miséricorde divine.
Entre les mains de Dieu
Le livre de Samuel et le
Premier Livre des Rois [2] décrivent
l’histoire du roi David avec un grand réalisme : une vie pleine de vicissitudes
où l’auteur sacré met l’accent sur le fait que Dieu est toujours avec David et
que celui-ci s’en remet à Dieu au moment du danger. Il s’abandonne complétement
au vouloir de Dieu, avec « la certitude que, pour autant que les épreuves
soient dures, les problèmes difficiles, la souffrance lourde, nous ne tomberons
jamais en-dehors des mains de Dieu, ces mains qui nous ont créés, qui nous
soutiennent et qui nous accompagnent sur le chemin de l’existence, car elles
sont guidées par un amour infini et fidèle » [3].
En outre, ce qui attire aussi l’attention c’est la manière dont les desseins de
Dieu s’accomplissent en David. Il est oint comme roi par le prophète Samuel
parce que le Seigneur l’avait choisi, bien qu’il fût le plus insignifiant parmi
ses frères : Il ne s’agit pas de ce que voient les hommes, car ils ne
voient que les yeux, mais Dieu voit le cœur [4].
L’onction n’a pas donné par elle-même le trône à David, qui a dû lutter contre
les préjugés de Saül, avant d’être acclamé et oint roi de Juda par le peuple.
Ce n’est que sept ans plus tard qu’il a réussi à être proclamé roi de tout
Israël, après une lutte acharnée avec Isboseth, fils de Saül[5].
Le livre saint ajoute que David sut que Dieu l’avait confirmé comme roi
sur Israël et qu’il exaltait sa royauté à cause d’Israël son peuple[6].
À première vue, il
semblerait que David soit arrivé au trône grâce à son courage et à son astuce.
Cependant, dans son histoire nous voyons que l’attitude de l’homme de foi
est de considérer la vie, avec toutes ses dimensions, dans une perspective
nouvelle, qui est celle que Dieu nous donne[7].
La Sainte Écriture nous permet de nous apercevoir que Dieu compte sur les
initiatives et les efforts de l’homme, pour mener à bien ses projets… Que
serait-il arrivé si David, homme de foi, eût pensé que pour recevoir ce que
Dieu lui avait promis il lui suffisait de laisser filer le temps, sans rien
faire et d’attendre que le peuple vienne l’acclamer ?
Dans l’histoire de David,
nous pouvons contempler à de nombreuses reprises l’exemple de sa foi, qui le
pousse à faire ce qu’il doit faire et à avoir l’assurance que Dieu est de son
côté et lui accordera le succès. Un épisode bien connu est celui de son combat
avec Goliath, le géant de l’armée des Philistins. Le texte s’attarde à décrire
la haute taille et l’armure du Philistin, tout en soulignant la disproportion
de David, un petit pastoureau, sans expérience de la guerre et ayant pour seule
arme une fronde, appelé à l’affronter. Cela dit, un contraste encore plus fort
se situe dans l’attitude des deux combattants. L’orgueil du Philistin qui lance
un défi aux troupes du Dieu vivant [8],
se heurte à la foi de David, qui s’engage dans le combat au nom du Dieu
des armées [9],
convaincu que le Seigneur qui m’a arraché aux griffes du lion et de l’ours
m’arrachera de la main de ce Philistin [10].
C’est cette foi qui amène
David à se préparer de son mieux : il prend pour arme la fronde dont il connaît
le potentiel et il choisit soigneusement les cailloux qu’il va lancer. Les
moyens sont disproportionnés face à l’équipement de l’ennemi, mais c’est grâce
à eux qu’il obtiendra la victoire. Sers ton Dieu avec droiture, sois-lui
fidèle… et ne t’inquiète de rien : c’est une grande vérité que, « si tu
cherches le royaume de Dieu et sa justice, le reste — le matériel, les moyens —
te sera donné par surcroît… » [11].
La foi de David et sa confiance dans le Seigneur lui ont permis de tirer partir
de son adresse. C’est ainsi que le chrétien doit lutter pour faire aller les
œuvres de Dieu de l’avant : parce que celui qui vit sincèrement sa foi
sait que les biens temporels sont des moyens, et il en use avec générosité,
avec héroïsme[12].
David agit en mettant en œuvre tous les moyens disponibles, toue en abandonnant entre les mains de Dieu le résultat de ses actions. Sa foi dans le Seigneur fait qu’il ne se décourage pas, même lorsque les circonstances prennent une tournure dramatique : Les différents péricopes de l’Écriture, dans bien des endroits, nous confirment que inter medium montium pertransibunt aquæ(Ps 103/104, 10). Cette certitude balaye le moindre soupçon de découragement, même si les obstacles atteignent parfois des sommets. Et c’est bien là le chemin opportun pour que nous parvenions jusqu’au Ciel, assurés que nous sommes que les eaux divines essuient et transcendent toutes nos limites pour nous faire arriver près de Dieu [13]
L'humilité de revenir vers Dieu
En même temps, la vie de
David montre un autre aspect de la conscience d’être entre les mains de Dieu.
La Bible raconte en détails comment David se purifia et obtint le pardon de ses
graves péchés, par sa foi et sa confiance en Dieu. L’épisode le plus connu en
la matière est peut-être celui de son adultère avec Bethsabée, puis de
l’assassinat de Urias, son époux légitime[14].
Ce péché fut la conséquence d’une volonté éteinte qui avait fini par dévier et
par assombrir le vaste panorama des grâces qu’il avait reçues.
Le deuxième livre de
Samuel rapporte qu’alors que la guerre contre les Ammonites était sur le point
d’éclater David envoya son armée au combat, tout en restant lui-même à
Jérusalem. Par petites touches, le livre saint signale les circonstances qui
ont abouti à sa chute morale : il néglige son devoir de diriger son armée,
comme les rois avaient coutume de le faire, préférant rester tranquillement
dans la ville ; il se montre oisif pendant la journée, se levant à la tombée du
jour et perdant son temps sur la terrasse ; il ne contrôle pas son regard qui
erre de manière indiscrète et imprudente ; il accepte la tentation ; il envoie
des messagers pour s’informer de la possibilité de mettre en pratique son désir
; et, finalement, il commet le grave péché d’adultère. Ce à quoi un nouveau
péché sans doute encore plus grave vient s’ajouter : la planification
méticuleuse de la mort d’Urie, le mari légitime de Bethsabée. Urie le hittite,
un de ses plus fidèles soldats, courageux, généreux, figurant parmi le groupe
des grands héros du règne du roi David dans le 2ème livre de Samuel (2 Sam
23, 39).
L’épisode montre la
capacité bouleversante du cœur humain de faire le mal, malgré l’existence de
bonnes dispositions au départ ou les dons divins reçus. David agit d’une façon
qui peut sembler inouïe, compte tenu de l’histoire sainte et de la foi dont il
avait fait preuve dans le passé. Cependant, il a permis qu’un laisser-aller et
la sensualité corrompent sa volonté. L’enseignement que propose le texte sacré
est évident : si l’on néglige la recherche du bien, la volonté peut dévier
jusqu’à en obscurcir totalement l’intelligence, si bien que l’homme peut tomber
dans les désordres les plus délictueux. Notre Père nous disait qu’il se sentait
personnellement capable de toutes les erreurs et toutes les horreurs dans
lesquelles peuvent tomber les personnes les plus misérables. Et vous, si vous vous
connaissez un petit peu, vous éprouverez ce même sentiment. Par conséquent, si
vous aviez le malheur de trébucher — et de trébucher gravement, ce qui
n’arrivera pas —, n’en soyez pas surpris : rectifiez, parlez immédiatement ! Si
vous êtes sincères, le Seigneur vous comblera de sa grâce et vous reprendrez la
lutte, avec plus d’énergie, avec plus de joie, avec plus d’amour. […] Mais s’il
arrivait que, par faiblesse humaine, vous vous retrouviez par terre, ne vous
découragez pas. Ce serait une réaction d’orgueil que de penser alors : je ne
vaux rien. Bien sûr que tu vaux quelque chose : tu vaux tout le sang du Christ
! Empti enim estis pretio magno (1 Co 6, 20), vous avez été rachetés
à grand prix. Ayez aussitôt recours au sacrement de la pénitence, parlez
sincèrement à votre frère, et recommencez ! Dieu compte sur vous pour faire son
Œuvre[15].
Dieu va se servir du
prophète Nathan pour tirer le roi de sa triste situation. Il le fera grâce à
une parabole d’une rare beauté, une des premières que nous trouvons dans la
Bible. Le prophète présente à David le cas d’un homme riche qui, pour
accueillir chaleureusement un hôte, vole à un pauvre la seule brebis qu’il possédait
au lieu d’avoir recours à ses propres biens[16].
Face à l’indignation de David, Nathan lui fait comprendre que cet homme riche
n’est autre que lui-même si bien que David ne pourra refuser de reconnaître son
péché : J’ai péché contre le Seigneur[17].
Ce qui est remarquable dans la récrimination de Nathan, c’est la noble
délicatesse et la clarté avec laquelle il fait comprendre au roi le mal qu’il
avait commis, suscitant chez lui une vraie contrition.
Par ses propos, Nathan a
réussi à réveiller la conscience et la foi de David et l’a ainsi encouragé à
chercher le pardon divin qui lui sera accordé par la confession de son péché
devant le Seigneur. Ce fut le début d’une nouvelle conversion qui amena David à
se rapprocher encore plus du Dieu d’Israël. Cet exemple pratique nous montre
que, sur le chemin de la sainteté, il n’importe pas tant d’être tombé que de ne
pas rester par terre[18].
D’après une ancienne tradition, la douleur ressentie par David devant la
conscience de son péché s’est exprimée dans le psaume Miserere. Dans cette
prière, la psalmiste reconnaît sincèrement le mal commis et affirme que son
péché a offensé en premier le Créateur de toutes choses. Il s’adresse à Dieu en
lui demandant, dans sa bonté et sa miséricorde, de le purifier[19].
Il a confiance dans la miséricorde divine — sachant que la grâce de Dieu est
plus forte que ses misères [20] —
et, comme manifestation de sa douleur sincère, il s’engage à changer de vie et
à apprendre aux hommes les chemins de Dieu pour qu’ils se convertissent[21].
Le psaume reflète bien
quelles durent être les dispositions intérieures de David en s’apercevant de la
gravité de son péché. Il n’a pas pensé que tout était perdu ni permis que sa
chute l’éloigne de Dieu. Celle-ci lui a fait prendre une meilleure connaissance
de lui-même, l’a conduit à être plus humble, à se relever. La miséricorde de
Dieu est bien plus grande que nos petitesses et nos faiblesses, que l’orgueil
s’obstine à grossir démesurément. Dans ce tournoi d’amour, nous ne devons
pas nous attrister des chutes, même des chutes graves, si nous nous approchons
de Dieu, dans le sacrement de pénitence, repentis et avec le désir de nous
corriger. Le chrétien n’est pas un maniaque qui collectionne des états de
services irréprochables[22].
Il arrive souvent que c’est plutôt nous qui ne sommes pas prêts à nous
pardonner à nous-mêmes, parce que nous aimerions tant ne pas être tombés, être
parfaits et sans tache.
Le Seigneur nous aime
tels que nous sommes. C’est pourquoi « il nous attend toujours, nous aime, nous
a pardonnés par son sang et nous pardonne chaque fois que nous allons à lui pour
demander le pardon » [23].
Il est le Père qui nous connaît mieux que nous ne nous connaissons et qui
répond à notre faiblesse par sa patience ; de fait, le chemin vers la sainteté
« c’est comme un dialogue entre notre faiblesse et la patience de Dieu, c’est
un dialogue qui nous donne espérance, si nous le faisons »[24].
Dieu ne veut pas que nous pactisions avec nos fautes : il fait tout pour que
nous cheminions avec élégance et aisance sur les chemins de la vie intérieure,
sans peur de tomber parce que nous nous savons entre ses mains. Et parce que
nous savons aussi que si nous tombons, nous tomberons entre les mains de Dieu
si nous le voulons et que, aidés par sa grâce, nous nous relèverons. « La
patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui, quelle que
soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie. » [25]
De tout cela, David nous
a montré l’exemple, lui qui sut offrir au Seigneur ce que celui-ci souhaite le
plus : un cœur brisé[26],
amoureux, totalement orienté vers lui, mettant sa confiance en lui. Nous autres
croyants, nous pouvons tous nous tourner vers ce roi qui, avec toutes ses
faiblesses, sut être « un orant passionné, un homme qui savait ce que veut dire
supplier et louer »[27].
Antonio Aranda - Miguel
Ángel Tabet
[1]. Catéchisme
de l’Église Catholique, n° 2579.
[2].
De 1 S 16 à 1 R 2, 12.
[3].
Benoît XVI, Audience générale, 15 février 2012.
[4].
1 S 16, 7.
[5].
Cf. 2 S 5, 3.
[6].
2 S 5, 12.
[7]. Quand
le Christ passe, n° 46.
[8].
1 S 17, 26. 36.
[9].
1 S 17, 45.
[10].
1 S 17, 37.
[11]. Chemin,
n° 472.
[12]. Forge,
n° 525.
[13].
Du Père, Lettre pastorale à l’occasion de l’Année de la foi, 29 septembre
2012, n° 6.
[14].
Cf. 2 S 11.
[15]. Dialogue
avec le Seigneur, pp. 155-156.
[16].
Cf. 2 S 12, 14.
[17].
2 S 12, 13.
[18].
Cf. Pape François, Discours, 7 juin 2013.
[19].
Cf. Ps 51, 3-9.
[20].
Cf. Ps 51, 9-14.
[21].
Cf. Ps 51, 15-18.
[22]. Quand
le Christ passe, n° 75.
[23].
Pape François, Regina cœli, 7 avril 2013.
[24].
Pape François, Homélie, 7 avril 2013.
[25]. Ibid.
[26].
Ps 51, 19.
[27].
Benoît XVI, Audience générale, 22 juin 2011.
SOURCE : https://opusdei.org/fr/article/david-un-homme-selon-le-coeur-de-dieu/
24 December as
one of the Holy
Ancestors of Christ
Profile
Son of Jesse, and a shepherd in
his youth. Anointed by the prophet Samuel. During war with the Philistines,
David, relying on God,
slew the giant Goliath and won the friendship of Jonathan, son of Saul; courtier.
Married to Saul’s daughter Michol. Forced into exile for political reasons.
Married to Abigail. When Saul and Jonathan fell in battle, David was
chosen King of
Judah and Israel; he reigned for 33 years. Founder of the Judean dynasty
at Jerusalem.
National hero as a youth, soldier,
reformer, father,
prophet, musician, poet,
hymnist, writer,
sinner, and penitent. See 1 and 2 Kings, 1 and 2 Samuel, 1 and 2 Chronicles.
Born
c.1085 BC at Bethlehem
c.1015 BC at Jerusalem
buried on
Mount Sion
king with a musical
instrument, usually a harp or lyre
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Golden
Legend, by Jacobus
de Voragine
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
1001 Patron Saints and Their Feast Days, Australian Catholic
Truth Society
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
fonti
in italiano
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
“King
David“. CatholicSaints.Info. 14 March 2026. Web. 14 May 2026.
<https://catholicsaints.info/king-david/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/king-david/
Book of Saints –
David – 29 December
Article
DAVID (Saint) King.
Prophet. (December 29) (10th century B.C.) In the First and Second Books of
Kings, and in Parallepomenon, or Chronicles, are related all the facts which
God has been pleased to reveal to us concerning this man “after His own Heart.”
The Book of Psalms almost in its entirety is by Holy Church attributed to him,
“the sweet singer in Israel.” The tomb of David was recognised in Jerusalem as
late as the second century of our iEra, when Hadrian destroyed, or rather
attempted to destroy it, as it is still pointed out. Josephus narrates the
miracles worked thereat, especially on the occasion of the pillage attempted by
Herod. Eusebius refers to the endeavours of Vespasian to uproot the House of
David, of whom the descendants were in his time in great consideration among
the Jews. The Greeks keep the Feast of Saint David together with all the other
Saints, ancestors of Our Blessed Lord, on December 19. The reason of the choice
of December 29 by the Latins lies probably in their traditional reluctance to
celebrate the Offices of Saints during the week preceding Christmas Day.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate. “David”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 24
October 2012.
Web. 15 May 2026.
<http://catholicsaints.info/book-of-saints-david-29-december/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-david-29-december/
New Catholic
Dictionary – David
Article
Prophet and king of
Israel, born Bethlehem, c.1085 B.C.; died Jerusalem,
c.1015 B.C. The son of Jesse, and a shepherd-boy, he was anointed by the
prophet Samuel in place of Saul, whom God had rejected. When Saul was ill,
David was brought to soothe him by playing on his harp; in reward he was made
Saul’s armor-bearer. During the Philistine war, David, relying on God, slew the
giant Goliath and won the friendship of Jonathan, son of Saul. He then received
a permanent position at court, and married Michol, daughter of Saul, but Saul’s
jealousy of his popularity forced him into exile. He married Abigail as his second
wife. When Saul and Jonathan fell at Gilboa, David, by God’s command, went up
to Hebron to claim the throne. He was supported by Juda, but the rest of
Israel, led by Abner, was faithful to Isobeth, son of Saul. At Hebron six sons
were born to him, including Amnon, Absalom, and Adonias. At Isobeth’s death
David was accepted by all Israel. By his successful wars David made Israel an
independent state, established his capital in Jerusalem,
and transported thither the Ark of the Covenant. During the Ammonite war David
sinned with Bethsabee, wife of Urias, and married her after indirectly
murdering Urias. The intensity of his contrition for this crime brought him
God’s pardon and made him a model for penitents. His pardon was followed,
however, by heavy crosses; Amnon’s incest and Absalom’s fratricide, rebellion,
and death caused him shame and sorrow. The last days of his thirty-three years’
reign in Jerusalem were
disturbed by the ambition of Adonias to prevent the succession of Solomon, his
son by Bethsabee. He was buried on Mount Sion. His prophecies embodied in the
Psalms are literally Messianic, and he himself as a great theocratic king
typifies the Messias. Feast, 29
December.
MLA
Citation
“David”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 24
October 2012.
Web. 15 May 2026.
<http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-david/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-david/
David, King and Prophet
(RM)
10th century BC;
celebrated in the Eastern Church on December 19. King of Judah and Israel,
founder of the Judean dynasty at Jerusalem, King David is a world in himself;
national hero as a youth, soldier, reformer, father, writer, sinner, and
penitent. There is nothing better than reading the Bible (1 and 2 Kings; 1 and
2 Samuel; 1 and 2 Chronicles) to see what he was like, to appreciate his
humanity, and to delight in his poetry. He was known as "the beloved of
God" and "the man after God's own heart." He is one of the types
of Christ in the Old Testament and, indeed, one of the most lovable characters
in history (Benedictines, Encyclopedia).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1229.shtml
King David
In the Bible the
name David is borne only by the second king of Israel,
the great-grandson of Boaz and Ruth (Ruth
4:18 sqq.). He was the youngest of the eight sons of Isai, or Jesse (1
Samuel 16:8; cf. 1
Chronicles 2:13), a small proprietor, of the tribe of Juda, dwelling
at Bethlehem,
where David was born. Our knowledge of
David's life and character is derived exclusively from the
pages of Sacred
Scripture, viz., 1
Samuel 16; 1
Kings 2; 1
Chronicles 2, 3, 10-29; Ruth
4:18-22, and the titles of many Psalms. According to the usual chronology,
David was born in 1085 and reigned from 1055 to 1015 B.C. Recent writers have
been induced by the Assyrian inscriptions to date his
reign from 30 to 50 years later. Within the limits imposed it is impossible to
give more than a bare outline of the events of his life and
a brief estimate of his character and his significance in
the history of the chosen people, as king, psalmist, prophet,
and type of the Messias.
The history of
David falls naturally into three periods: (1) before his elevation to
the throne; (2) his reign, at Hebron over Juda,
and at Jerusalem over
all Israel,
until his sin;
(3) his sin and
last years. He first appears in sacred history as a shepherd
lad, tending his father's flocks
in the fields near Bethlehem,
"ruddy and beautiful to behold and of a comely face". Samuel,
the Prophet and last of the judges, had been sent
to anoint him in place of Saul, whom God had
rejected for disobedience. The relations of David do not seem to have
recognized the significance of this unction, which marked him as
the successor to the throne after the death of Saul.
During a period of
illness, when the evil
spirit troubled Saul, David was brought to court to soothe the
king by playing on the harp. He earned the gratitude of Saul and was
made an armour-bearer, but his stay at court was brief. Not long afterwards,
whilst his three elder brothers were in the field, fighting under Saul against
the Philistines,
David was sent to the camp with some provisions and presents; there he heard
the words in which the giant, Goliath of Geth, defied all Israel to
single combat, and he volunteered with God's help
to slay the Philistine.
His victory over Goliath brought about the rout of the
enemy. Saul's questions to Abner at this time seem to imply
that he had never seen David before, though, as we have seen, David had already
been at court. Various conjectures have been made to explain this difficulty.
As the passage which suggests a contradiction in the Hebrew text is
omitted by Septuagint codices,
some authors have accepted the Greek text in preference to the Hebrew.
Others suppose that the order of the narratives has become confused in our
present Hebrew text. A simpler and more likely solution maintains
that on the second occasion Saul asked Abner only about
the family of
David and about his earlier life. Previously he had given
the matter no attention.
David's victory over
Goliath won for him the tender friendship of Jonathan, the son
of Saul. He obtained a permanent position at court, but his great
popularity and the imprudent songs of the women excited
the jealousy of the king, who on two occasions attempted
to kill him. As captain of a thousand men, he encountered new
dangers to win the hand of Merob, Saul's eldest daughter, but, in
spite of the king's promise, she was given to
Hadriel. Michol, Saul's other daughter, loved David,
and, in the hope that the latter might be killed by
the Philistines,
her father promised to give her in marriage, provided David
should slay one hundred Philistines.
David succeeded and married Michol. This success, however,
made Saul fear the more and finally induced him to order that
David should be killed. Through the intervention of Jonathan he
was spared for a time, but Saul's hatred finally obliged him
to flee from the court.
First he went
to Ramatha and thence, with Samuel, to
Naioth. Saul's further attempts to murder him
were frustrated by God's direct
interposition. An interview with Jonathan convinced him that
reconciliation with Saul was impossible, and for the rest of the
reign he was an exile and an outlaw. At Nobe, whither he proceeded, David
and his companions were harboured by the priest Achimelech,
who was afterwards accused of conspiracy and put
to death with his fellow-priests. From Nobe David went to
the court of Achis, king of Geth, where he escaped death by
feigning madness. On his return he became the head of a band of about four
hundred men, some of them his relations, others
distressed debtors and malcontents, who gathered at the cave, or
stronghold, of Odollam (Adullam).
Not long after their number was reckoned at six hundred. David delivered the
city of Ceila from the Philistines,
but was again obliged to
flee from Saul. His next abode was the wilderness of Ziph, made memorable
by the visit of Jonathan and by the treachery of the Ziphites,
who sent word to the king. David was saved from capture by the recall
of Saul to repel an attack of the Philistines.
In the deserts of Engaddi he
was again in great danger, but when Saul was at his mercy, he
generously spared his life. The adventure with Nabal,
David's marriage with Abigail, and a second refusal
to slay Saul were followed by David's decision
to offer his serves to Achis of Geth and thus put an end
to Saul's persecution.
As a vassal of the Philistine king,
he was set over the city of Siceleg, whence he made raids on the
neighbouring tribes, wasting their lands and sparing
neither man nor woman.
By pretending that these expeditions were against his own people
of Israel, he secured the favour of Achis. When, however, the Philistines prepared
at Aphec to wage war against Saul,
the other princes were unwilling to trust David, and he returned
to Siceleg. During his absence it had been attacked by
the Amalecites. David pursued them, destroyed their forces, and recovered
all their booty. Meanwhile the fatal battle
on Mount Gelboe (Gilboa) had taken place, in
which Saul and Jonathan were slain. The touching
elegy, preserved for us in 2
Samuel 1 is David's outburst of grief at their death.
By God's command,
David, who was now thirty years old, went up to Hebron to claim the
kingly power. The men of Juda accepted him as king, and he
was again anointed, solemnly and publicly. Through the influence
of Abner, the rest of Israel remained
faithful to Isboseth, the son of Saul. Abner attacked the forces
of David, but was defeated at Gabaon. Civil war continued
for some time, but David's power was ever on the increase.
At Hebron six sons were born to him: Amnon, Cheleab, Absalom, Adonias,
Saphathia, and Jethraam. As the result of a quarrel with
Isboseth, Abner made overtures to bring all Israel under
the rule of David; he was, however, treacherously murdered by
Joab without the king's consent. Isboseth was murdered by
two Benjamites, and David was accepted by all Israel and anointed king.
His reign at Hebron over Juda alone
had lasted seven years and a half.
By his successful wars David
succeeded in making Israel an
independent state and causing his own name to be respected by all the
surrounding nations. A notable exploit at the beginning of his reign was the
conquest of the Jebusite city of Jerusalem,
which he made the capital of his kingdom, "the city
of David", the political centre of the nation. He built a palace,
took more wives and concubines,
and begat other sons and daughters. Having cast off the yoke of the Philistines,
he resolved to make Jerusalem the religious centre
of his people by transporting the Ark
of the Covenant from Cariathiarim. It was brought
to Jerusalem and placed in the new tent constructed by the king.
Later on, when he proposed to build a temple for it, he was told by
the prophet Nathan,
that God had
reserved this task for his successor. In reward for his piety,
the promise was made that God would
build him up a house and establish his kingdom forever.
No detailed account has
been preserved of the various wars undertaken
by David; only some isolated facts are given. The war with
the Ammonites is
recorded more fully because, whilst his army was in the field during this
campaign, David fell into the sins of adultery and murder,
bringing thereby great calamities on himself and his people. He was then at the
height of his power, a ruler respected by all the nations from the Euphrates to
the Nile. After his sin with Bethsabee and
the indirect assassination of Urias, her husband, David made her his
wife. A year elapsed before his repentance for the sin,
but his contrition was so sincere that God pardoned him,
though at the same time announcing the severe penalties that were to
follow. The spirit in which David accepted
these penalties has made him for all time the model of
penitents. The incest of Amnon and the fratricide of Absalom brought
shame and sorrow to David. For three years Absalom remained
in exile. When he was recalled, David kept him in disfavour for two years more
and then restored him to his former dignity, without any sign
of repentance. Vexed by his father's treatment, Absalom devoted
himself for the next four years to seducing the people and finally had himself
proclaimed king at Hebron.
David was taken by surprise and was forced to flee from Jerusalem.
The circumstances of his flight are narrated in Scripture with great
simplicity and pathos. Absalom's disregard
of the counsel of Achitophel and his consequent delay in the pursuit of the
king made it possible for the latter to gather his forces and win a victory at
Manahaim, where Absalom was killed.
David returned in triumph to Jerusalem. A further rebellion
under Seba at the Jordan was
quickly suppressed.
At this point in the
narrative of 2
Samuel we read that "there was a famine in the days of David
for three years successively", in punishment for Saul's sin against
the Gabaonites. At their request seven of Saul's race were delivered
up to be crucified. It is not possible to fix the exact date of
the famine. On other occasions David showed great compassion for the
descendants of Saul, especially for Miphiboseth, the son of his
friend Jonathan. After a brief mention of four expeditions
against the Philistines,
the sacred writer records a sin of pride on
David's part in his resolution to take a census of the people. As
a penance for this sin,
he was allowed to choose either a famine, an unsuccessful war,
or pestilence. David chose the third and in three days 70,000 died. When
the angel was
about to strike Jerusalem, God was
moved to pity and stayed the pestilence. David was commanded
to offer sacrifice at the threshing-floor of Areuna, the
site of the future temple.
The last days of David
were disturbed by the ambition of Adonias,
whose plans for the succession were frustrated by Nathan,
the prophet,
and Bethsabee, the mother of Solomon. The son who was born after
David's repentance was chosen in preference to his older brothers. To
make sure that Solomon would succeed to the throne, David had
him publicly anointed. The last recorded words of the aged king are an
exhortation to Solomon to be faithful to God,
to reward loyal servants, and to punish the wicked. David died at the age
of seventy, having reigned in Jerusalem thirty-three
years. He was buried on Mount Sion. St.
Peter spoke of his tomb as
still in existence on the day of Pentecost, when the Holy
Ghost descended on the Apostles (Acts
2:29). David is honoured by
the Church as
a saint. He is mentioned in the Roman Martyrology on 29
December.
The historical character of
the narratives of David's life has been attacked chiefly by writers
who have disregarded the purpose of the narrator in I Par. He passes over
those events that are not connected with the history of the Ark.
In the Books of Kings all the chief
events, good and bad, are narrated. The Bible records
David's sins and
weaknesses without excuse or palliation, but it also records
his repentance, his acts of virtue, his generosity
towards Saul, his great faith,
and his piety. Critics who
have harshly criticized his character have not considered
the difficult circumstances in which he lived or the manners of his age. It is
uncritical and unscientific to exaggerate his faults or to imagine that
the whole history is a series of myths. The life of David
was an important epoch in the history of Israel.
He was the real founder of the monarchy, the head of the dynasty. Chosen
by God "as
a man according to His own heart", David was tried in the school of
suffering during the days of exile and developed into a military leader of
renown. To him was due the complete organization of the army. He gave Israel a
capital, a court, a great centre of religious worship. The little
band at Odollam became the nucleus of an efficient force. When he
became King of all Israel there
were 339,600 men under his command. At the census 1,300,000 were
enumerated capable of bearing arms. A standing army, consisting of twelve
corps, each 24,000 men, took turns in serving for a month at
a time as the garrison of Jerusalem.
The administration of his palace and his kingdom demanded a large
retinue of servants and officials. Their various offices are set down in 1
Chronicles 27. The king himself exercised the office of judge,
though Levites were
later appointed for this purpose, as well as other minor officials.
When
the Ark had been brought to Jerusalem, David undertook the
organization of religious worship. The sacred functions
were entrusted to 24,000 Levites;
6,000 of these were scribes and judges, 4000 were porters,
and 4000 singers. He arranged the various parts of the ritual, allotting
to each section its tasks. The priests were
divided into twenty-four families;
the musicians into twenty-four choirs. To Solomon had
been reserved the privilege of building God's
house, but David made ample preparations for the work by amassing treasures
and materials, as well as by transmitting to his son a plan for the building
and all its details. We are told in I Par. how he exhorted his
son Solomon to carry out this great work and made known to the
assembled princes the extent of his preparations.
The prominent part played
by song and music in the worship of the temple, as arranged by
David, is readily explained by his poetic and musical abilities. His skill in
music is recorded in 1
Samuel 16:18 and Amos
6:5. Poems of his composition are found in 2
Samuel 1, 3, 22, 23.
His connection with the Book of Psalms, many of which are
expressly attributed to various incidents of his career, was so taken for
granted in later days that many ascribed the whole Psalter to
him. The authorship of these hymns and
the question how far they can be considered as supplying illustrative material
for David's life will be treated in the article PSALMS.
David was not merely king
and ruler, he was also a prophet.
"The spirit of the Lord hath spoken by me and his word
by my tongue" (2
Samuel 23:2) is a direct statement
of prophetic inspiration in the poem there recorded. St.
Peter tells us that he was a prophet (Acts
2:30). His prophecies are embodied in the Psalms he
composed that are literally Messianic and
in "David's last words" (2
Samuel 23). The literal character of these Messianic Psalms is
indicated in the New
Testament. They refer to the suffering, the persecution,
and the triumphant deliverance of Christ,
or to the prerogatives conferred on Him by the Father. In addition to these his
direct prophecies, David himself has always been regarded as
a type of the Messias.
In this the Church has
but followed the teaching of the Old
Testament Prophets. The Messias was
to be the great theocratic king; David, the ancestor of the Messias,
was a king according to God's own
heart. His qualities and his very name are attributed to the Messias. Incidents in
the life of David are regarded by the Fathers as
foreshadowing the life of Christ; Bethlehem is the
birthplace of both; the shepherd life of David points
out Christ, the Good Shepherd; the five stones chosen
to slay Goliath are typical of the five
wounds. The betrayal by his trusted counsellor, Achitophel, and the passage
over the Cedron remind us of Christ's
Sacred Passion. Many of the Davidic Psalms, as we learn from the New
Testament, are clearly typical of the future Messias.
Corbett,
John. "King David." The Catholic Encyclopedia. Vol.
4. New York: Robert Appleton Company, 1908. 28 Dec.
2016 <http://www.newadvent.org/cathen/04642b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Judy Levandoski. In Memory of
Andrew Levandoski.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John
M. Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/04642b.htm
Golden Legend –
History of David
Here followeth how David
reigned after Saul, and governed Israel. Shortly taken out of the Bible, the
most historial matters and but little touched.
After the death of Saul
David returned from the journey that he had against Amalek. For whilst David
had been out with Achish the king, they of Amalek had been in Ziklag and taken
all that was therein prisoners, and robbed and carried away with them the two
wives of David. and had set fire and burnt the town. And when David came again
home and saw the town burnt he pursued after, and by the conveying of one of
them of Amalek that was left by the way sick, for to have his life he brought
David upon the host of Amalek whereas they sat and ate and drank. And David
smote on them with his meiny and slew down all that he found, and rescued his
wives and all the good that they had taken, and took much more of them. And
when he was come to Ziklag, the third day after there came one from the host of
Saul, and told to David how that Israel had lost the battle, and how they were
fled, and how Saul the king and Jonathan his son were slain. David said to the
young man that brought these tidings: How knowest thou that Saul and Jonathan
be dead? And he answered it was so by adventure that I came upon the mount of
Gilboa, and Saul rested upon his spear, and the horsemen and the chariots of
the Philistines approached to himward, and he looked behind him and saw me, and
called me, and said to me: Who art thou? And I said I am an Amalekite, and then
he said: Stand upon me and slay me, for I am full of anguish, and yet my soul
is in me. And I then standing on him slew him, knowing well that he might not
live after the ruin. And I took the diadem from his head, and the armylle from
his arm, which I have brought hither to thee, my lord. David took and rent his
vestment, and all the men that were him, and wailed and sorrowed much the death
of Saul and Jonathan and of all the men of Israel, and fasted that day till
even. And David said to the young man: Of whence art thou? And he said: I am the
son of an Amalekite. And David said to him: Why dreadedst thou not to put thy
hand forth to slay him that is anointed of God? David called one of his men,
and bade him slay him. And he smote him and slew him. And David said: Thy blood
be on thy head! thine own mouth hath spoken against thee, saying: I have slain
Saul which was king anointed of our Lord.
David sorrowed and
bewailed much the death of Saul and of Jonathan. After this David counselled
with our Lord and demanded if he should go in to one of the cities of Judah.
And our Lord bade him go, and he ask and because God hath said thou shalt reign
upon my people and be their governor, therefore we shall obey thee. And all the
seniors of Israel came and did homage to David in Hebron, and anointed him king
over them.
David was thirty years
old when he began to reign and he reigned forty years. He reigned in Hebron
upon Judah seven years and six months, and in Jerusalem he reigned thirty-three
years upon all Israel and Judah. David then made him a dwelling-place in the
hill of Sion in Jerusalem And after this the Philistines made war against him
but he oft overthrew them, and slew many of them, and made them tributary to
him, and after brought the ark of God in Jerusalem, and set it in his house.
After this yet the Philistines made war again unto him and other kings were
aiding and helping them against David, whom David overcame and slew and put
under.
And on a time when Joab
was out with his men of war Iying at a siege tofore a city, David was at home,
and walked in his chamber, and as he looked out at a window he saw a fair woman
wash her and bain her in her chamber, which stood against his house, and
demanded of his servants who she was, and they said she was Uriah’s wife. He
sent for her and lay by her and gat her with child. And when David understood
that she was with child, he sent letters to Joab and bade him to send home to
him Uriah; and Joab sent Uriah to David, and David demanded how the host was
ruled, and after bade him go home to his house and wash his feet. And Uriah
went thence, and the king sent to him his dish with meat. Uriah would not go
home, but lay before the gate of the king’s house with other servants of the
king’s. And it was told to the king that Uriah went not home, and then David said
to Uriah: Thou comest from a far way, why goest thou not home? And Uriah said
to David: The ark of God and Israel and Judah be in the pavilions, and my lord
Joab and the servants of thee, my lord, lie on the ground, and would ye that I
should go to my house and eat and drink, and sleep with my wife? By thy health
and by the health of my soul I shall not do so. Then David said to Uriah, Abide
here then this night, and to-morrow I shall deliver thee. Uriah abode there
that day and the next, and David made him eat tofore him and made him drunk,
yet for all that he would not go home, but lay with the servants of David. Then
on the morn David wrote a letter to Joab, that he should set Uriah in the
weakest place of the battle and where most jeopardy was, and that he should be
left there that he might be slain. And Uriah bare this letter to Joab, and it
was so done as David had written, and Uriah was slain in the battle. And Joab
sent word to David how they had fought, and how Uriah was slain and dead. When
Uriah’s wife heard that her husband was dead, she mourned and wailed him; and
after the mourning David sent for her and wedded her, and she bare him a son.
And this that David had committed on Uriah displeased greatly our Lord.
Then our Lord sent Nathan
the prophet unto David, which, when he came, said to him: There were two men
dwelling in a city, that one rich and that other poor. The rich man had sheep
and oxen right many, but the poor man had but one little sheep, which he bought
and nourished and grew with his children, eating of his bread and drinking of
his cup, and slept in his bosom. She was to him as a daughter. And on a time
when a certain pilgrim came to the rich man, he, sparing his own sheep and oxen
to make a feast to the pilgrim that was come to him, took the only sheep of the
poor man and made meat thereof to his guest. David was wroth and said to
Nathan: By the living God, the man that hath so done is the child of death, the
man that hath so done shall yield therefor four times double. Then said Nathan
to David: Thou art the same man that hath done this thing. This said the Lord
God of Israel: I have anointed thee king upon Israel, and I have kept thee from
the hand of Saul, and I have given to thee an house to keep in thine household
and wives in thy bosom. I have given to thee the house of Israel and the house
of Judah, and if these be small things I shall add an l give to thee much more
and greater. Why hast thou therefore despised the word of God and hast done
evil in the sight of our Lord? Thou hast slain Uriah with a sword, and his wife
hast thou taken unto thy wife, and thou hast slain him with the sword of the
sons of Ammon. Therefore the sword shall not go from thy house, world without
end, forasmuch as thou hast despised me and hast taken Uriah’s wife unto thy
wife. This said our Lord: I shall raise evil against thee, and shall take thy
wives in thy sight and give them to thy neighbour, and he shall lie with thy
wives tofore thine eyes. Thou hast done it privily, but I shall make this to be
done and open in the sight of all Israel. And then said David to Nathan:
Peccavi! I have sinned against our Lord. Nathan said: Our Lord hath taken away
thy sin, thou shalt not die, but for as much as thou hast made the enemy to
blaspheme the name of God, therefore the son that is born to thee shall die by
death. And Nathan returned to his house. And for this sin David made this
psalm: Miserere mei deus, which is a psalm of mercy, for David did great
penance for these sins of adultery and also of homicide.
For as I once was beyond
the sea riding in the company of a noble knight named Sir John Capons, and was
also doctor in both laws, and was born in Malyorke, and had been viceroy and
governor of Arragon and Catalonia, and that time counsellor unto the Duke
of Burgundy, Charles, it happed we communed of the
history of David; and this said nobleman told me that he had read that David
did this penance following for these said sins. That he dolved him in the
ground standing naked unto the head, so long that the worms began to creep in
his flesh, and made a verse of this psalm Miserere, and then came out, and when
he was whole thereof he went in again and stood so again as long as afore is
said and made the second verse, and so as many times he was dolven in the earth
as be verses in the said psalm of Miserere mei deus, and every time was abiding
therein till he felt the worms creep in his flesh. This was a great penance and
a token of a great repentance, for there be in the psalm twenty-one verses, and
twenty-one times he was dolven. Thus this nobleman told me, riding between the
town of Ghent in Flanders and the town of Brussels in Brabant.
Therefore God took away
this sin, and forgave it him, but the son that she brought forth died. And
after this Bathsheba, that had been Uriah’s wife, conceived and brought forth
another son named Solomon, which was well-beloved of God, and after David, Solomon
was king.
After this David had much
war and trouble and anger, in so much that on a time Amnon, oldest son of
David, loved Thamar his sister. This Thamar was Absalom’s sister by the
mother’s side, and Amnon forced and lay by her, and when he had done his
pleasure, he hated her, and threw her out of his chamber, and she complained
unto Absalom. David knew hereof, and was right sorry for it, but he would not
rebuke his son Amnon for it, for he loved him because he was his first begotten
son. Absalom hated Amnon ever after, and when Absalom on a time did do shear
his sheep he prayed all his brethren to come eat with him, and made them a
feast like a king’s feast. At which feast he did do slay his brother Amnon; and
anon it was told to the King David that Absalom had slain all the king’s sons.
Wherefore the king was in great heaviness and sorrow, but anon after it was
told him that there was no more slain but Amnon, and the other sons came home.
And Absalom fled into Geshur, and was there three years, and durst not come
home. And after by the moyen of Joab he was sent for, and came into Jerusalem,
but yet he might not come in his father the king’s presence, and dwelled there
two years, and might not see the King his father. This Absalom was the fairest
man that ever was, for from the sole of his foot unto his head there was not a
spot; he had so much hair on his head that it grieved him to bear, wherefore it
was shorn off once a year, it weighed two hundred shekels of good weight. Then
when he abode so long that he might not come to his father’s presence he sent
for Joab to come speak with him, and he would not come. He sent again for him
and he came not. Then Absalom said to his servants: Know ye Joab’s field that
lieth by my field? They said yea. Go ye, said he, and set fire in the barley
that is therein, and burn it. And Joab’s servants came and told to Joab that
Absalom had set fire on his corn. Then Joab came to Absalom and said: Why hast
thou set fire on my corn! And he said, I have sent twice to thee, praying thee
to come to me that I might send thee to the king, and that thou shouldst say to
him why I came from Geshur; it had been better for me for to have abiden there.
I pray thee that I may come to his presence and see his visage, and if he
remember my wickedness let him slay me. Joab went in to the King and told to
him all these words. Then was Absalom called, and entered in to the king, and
he fell down and worshipped the king, and the king kissed him. After this
Absalom did do make for himself chariots and horsemen and fifty men for to go
before him, and walked among the tribes of Israel; and greeted and saluted
them, taking them by the hand, and kissed them, by which he gat to him the
hearts of the people; and said to his father that he had avowed to make
sacrifice to God in Hebron, and his father gave him leave. And when he was
there he gathered people to him, and made himself king, and did do cry that all
men should obey and wait on him as king of Israel. When David heard this he was
sore abashed and was fain to flee out of Jerusalem. And Absalom came with his
people and entered into Jerusalem into his father’s house, and lay by his
father’s concubines, and after pursued his father to depose him. And David
ordained his people and battle against him, and sent Joab, prince of his host,
against Absalom, and divided his host into three parts, and would have gone
with them, but Joab counselled that he should not go to the battle whatsomever
happed, and then David bade them to save his son Absalom.
And they went forth and
fought, and Absalom with his host was overthrown and put to flight. And as
Absalom fled upon his mule he came under an oak, and his hair flew about a
bough of the tree and held so fast that Absalom hung by his hair, and the mule
ran forth. There came one to Joab and told him how that Absalom hung by his
hair on a bough of an oak, and Joab said: Why hast thou not slain him? The man
said: God forbid that I should set hand on the king’s son; I heard the king
say: keep my son Absalom alive and slay him not. Then Joab went and took three
spears, and fixed them in the heart of Absalom as he hung on the tree by his
hair, and yet after this ten young men, squires of Joab, ran and slew him. Then
Joab trumped and blew the retreat, and retained the people that they should not
pursue the people flying. And they took the body of Absalom and cast it in a
great pit, and laid on him a great stone. And when David knew that his son was
slain, he made great sorrow and said: O my son Absalom, my son Absalom, who
shall grant to me that I may die for thee, my son Absalom, Absalom my son! It
was told to Joab that the king wept and sorrowed the death of his son Absalom,
and all their victory was turned into sorrow and wailing, in so much that the
people eschewed to enter into the city. Then Joab entered into the king and
said: Thou hast this day discouraged the cheer of all thy servants because they
have saved thy life, and the lives of thy sons and daughters, of thy wives and
of thy concubines, thou lovest them that hate thee, and hatest them that love
thee, and showest well this day that thou settest little by thy dukes and
servants; and truly I know now well that if Absalom had lived and all we thy
servants had been slain, thou haddest been pleased. Therefore, arise now and
come forth and satisfy the people; or else I swear to thee by the good lord
that there shall not one of thy servants abide with thee till tomorrow, and
that shall be worse to thee than all the harms and evils that ever yet fell to
thee. Then David the king arose and sat in the gate, and anon it was shown to
all the people that the king sat in the gate. And then all the people came in
tofore the king, and they of Israel that had been with Absalom fled into their
tabernacles, and after came again unto David when they knew that Absalom was
dead.
And after, one Sheba, a
cursed man, rebelled and gathered people against David. Against whom Joab with
the host of David pursued, and drove him unto a city which he besieged, and by
the means of a woman of the same city Sheba’s head was smitten off and
delivered to Joab over the wall, and so the city was saved, and Joab pleased.
After this David called Joab, and bade him number the people of Israel, and so
Joab walked through all the tribes of Israel, from Dan to Beersheba, and over
Jordan and all the country, and there were founder in Israel eight hundred
thousand strong men that were able to fight and to draw sword, and of the tribe
of Judah fifty thousand fighting men. And after that the people was numbered, the
heart of David was smitten by our Lord and was heavy, and said: I have sinned
greatly in this deed, but I pray the Lord to take away the wickedness of thy
servant, for I have done follily. David rose on the morn early, and the word of
our Lord came to Gad the prophet saying: that he should go to David and bid him
choose one of three things that he should say to him. When Gad came to David he
said that he should choose whether he would have seven years hunger in his
land, or three months he should flee his adversaries and enemies, or to have
three days pestilence. Of these three God biddeth thee choose which thou wilt;
now advise thee and conclude what I shall answer to our Lord. David said to
Gad: I am constrained to a great thing, but it is better for me to put me in
the hands of our Lord, for his mercy is much more than in men, and so he chose
pestilence.
Then our Lord sent
pestilence the time constitute, and there died of the people from Dan to
Beersheba seventy thousand men. And when the angel extended his hand upon
Jerusalem for to destroy it, our Lord was merciful upon the affliction, and
said to the angel so smiting: It sufficeth now, withdraw thy hand. David said
to our Lord when he saw the angel smiting the people: I am he that have sinned
and done wickedly, what have these sheep done? I beseech thee that thy hand
turn upon me and upon the house of my father. Then came Gad to David and bade
him make an altar in the same place where he saw the angel; and he bought the
place, and made the altar, and offered sacrifices unto our Lord, and our Lord
was merciful, and the plague ceased in Israel.
David was old and feeble
and saw that his death approached, and ordained that his son Solomon should
reign and be king after him. Howbeit that Adonijah his son took on him to be
king during David’s life. For which cause Bathsheba and Nathan came to David,
and tofore them he said that Solomon should be king, and ordained that he
should be set on his mule by his prophets Nathan, Zadok the priest and
Benaiah, and brought in to Sion. And there Zadok the priest and
Nathan the prophet anointed him king upon Israel and blew in a trump and said:
Live the King Solomon. And from thence they brought him into Jerusalem and set
him upon his father’s seat in his father’s throne, and David worshipped him in
his bed, and said: Blessed be the Lord God of Israel that hath suffered me to
see my son in my throne and seat. And then Adonijah and all they that were with
him were afeard, and dreading Solomon ran away, and so ceased Adonijah. The
days of David approached fast that he should die, and did do call Solomon
before him, and there he commanded him to keep the commandments of our Lord and
walk in his ways, and to observe his ceremonies, his precepts and his
judgments, as it is written in the law of Moses, and said: Our Lord confirm thee
in thy reign, and send to thee wisdom to rule it well. And when David had thus
counselled and commanded him to do justice and keep God’s law, he blessed him
and died, and was buried with his fathers. This David was an holy man and made
the holy psalter, which is an holy book and is contained therein the old law
and the new law. He was a great prophet, for he prophesied the coming of
Christ, his nativity, his passion, and resurrection, and also his ascension,
and was great with God, yet God would not suffer him to build a temple for him,
for he had shed man’s blood. But God said to him, his son that should reign
after him should be a man peaceable, and he should build the temple to God. And
when David had reigned forty years king of Jerusalem, over Judah and Israel, he
died in good mind, and was buried with his fathers in the city of David.
SOURCE : https://catholicsaints.info/the-golden-legend-the-history-of-david/
New Student’s
Reference Work – David
Article
David, meaning beloved,
the second king of Israel. He sprang from the family of Judah, and was the
youngest son of Jesse. He is described as a handsome youth, “red-haired, with beautiful
eyes and fair face,” when he first distinguished himself in Israel by slaying
the Philistine giant, Goliath. Because of his heroic deed, or because of his
skill with the harp, Saul took him to his court and gave him a military
command. But the king became jealous of him, and he had to flee. In the cave of
Adullam, near Gath, he gathered a band of 400 freebooters, which afterward
increased to 600, with which he ranged through the country, never attacking the
king or his countrymen, but always their enemies. He had difficulty in avoiding
the king’s expeditions sent against him, and finally left Judah, becoming
vassal of the Philistine king of Gath. After the death of Saul and Jonathan, at
Gilboa, David reigned seven and one-half years in Hebron over Judah, and on the
death of Ishbosheth he was chosen king of all Israel. He conquered the
independent city of Jebus (Jerusalem), and made it the center of his kingdom,
building a palace for himself on the highest hill, Zion, and placing the ark of
the covenant there under a tent. In the course of a few years the conquest of
the Philistines, Moabites, Arameans, Edomites and Ammonites reduced the whole
territory from Egypt to the Euphrates. In the last year of his long reign of 32
years in Jerusalem, there were popular troubles and two rebellions under his
sons, Absalom and Adonijah. He died between 1018 and 993 B. C. David is by far
the greatest of the kings of Israel. He was courageous and skillful in war and
prudent and far-seeing in government. He also was the greatest poet of his
time, and the founder of the religious lyric poetry of the Hebrews – “the sweet
singer of Israel.”
MLA
Citation
“David”. New Student’s Reference Work, 1914. CatholicSaints.Info.
8 April 2022. Web. 15 May 2026. <https://catholicsaints.info/new-students-reference-work-david/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-students-reference-work-david/
San Davide Re e
profeta
Davide è il personaggio
che dominò la storia di Israele dalla prima metà dal X sec. a.C. Abbattè il
gigante Golia, ridiede fiducia alle tribù d’Israele e le raccolse in un unico
popolo forte e rispettato. Davide è l’uomo che peccò gravemente davanti al
Signore, ma che seppe riconoscere le sue colpe e chiederne perdono. A lui il
Signore assicurò una posterità eterna (2 Sam 23,5), perché dalla sua discendenza
sarebbe nato il Salvatore , il vero Re che avrebbe portato la salvezza fino ai
confini della terra, raccogliendo tutte le genti in un unico Israele. Gesù
viene definito “figlio di David” (cfr. Mt 22,41-45), “nato dalla sua stirpe”
(Lc 1,27; Rm 1,3). In Davide la promessa del Salvatore si storicizza
progressivamente e l’Incarnazione del Verbo acquista tratti sempre più
concreti.
Etimologia: Davide =
diletto, dall'ebraico
Martirologio Romano:
Commemorazione di san Davide, re e profeta, che, figlio di Iesse il Betlemita,
trovò grazia presso Dio e fu unto con olio santo dal profeta Samuele, perché
regnasse sul popolo d’Israele; trasportò nella città di Gerusalemme l’Arca
dell’Alleanza del Signore e il Signore stesso gli giurò che la sua discendenza
sarebbe rimasta in eterno, perché da essa sarebbe nato Gesù Cristo secondo la
carne.
Davide era il più giovane dei sette figli di Isai, della tribù di Giuda. Era ancora giovanissimo quando Samuele fu mandato da Dio alla casa di suo padre per eonsacrarlo re in luogo di Saulle.
Chiamato dalla montagna dove pascolava il gregge paterno, venne alla presenza di Samuele che, con olio benedetto, lo consacrò re in mezzo ai suoi fratelli.
Da quel giorno lo spirito del Signore si posò in particolar maniera sopra Davide. Al contrario, Saulle fu assalito da uno spirito di tristezza e di malinconia che ben spesso lo faceva dare in furore.
Davide suonava l'arpa con grande maestria e cantava bene: fu quindi chiamato alla corte, fatto scudiere e con l'armonia del suono e con la melodia del canto dissipava la tristezza di Saulle.
Mentre Davide si trovava alla corte, ci fu guerra fra Israeliti e Filistei. Per evitare spargimento di sangue, un uomo filisteo, alto più di tre metri, chiamato il gigante Golia, avanzava verso gli Israeliti e diceva: “Se c'è qualcuno tra voi che voglia venir a battersi con me avanzi”.
Poi diceva: “Io oggi ho disprezzato le schiere del Dio d'Israele”. E così per 40 giorni.
Davide, uditolo, esclamò: “Chi è questo incirconciso che ardisce insultare il popolo del Signore? Io andrò a combattere contro di lui”. Prese la fionda e il bastone, andò incontro al gigante, e con la fionda scagliò una pietra che colpì Golia in fronte e lo fece stramazzare a terra. Davide gli fu sopra: gli sfoderò la spada e gli troncò il capo.
Saulle non si rallegrò per la vittoria, anzi, preso da invidia, cercava la morte di Davide, che per sfuggirla andò per i deserti esclamando: “Chi confida nell'Altissimo vive in sicurezza e nulla teme”.
Morto Saul, Davide, con grande zelo, condusse il popolo alla virtù e al timor di Dio. Diede splendore al culto divino; e, innalzato un magnifico padiglione sul monte Sion, vi fece trasportare l'Arca dell'Alleanza.
Peccò anche, ma pianse i suoi peccati, fece penitenza, rimproverato dal profeta Natan, detestò i suoi errori e accettò la punizione di Dio.
Vicino a morte chiamò il figlio Salomone e gli disse: “Mio caro, cammina nelle vie del Signore, osserva i suoi comandamenti ed egli ti concederà un felice successo nelle tue imprese”. Poco dopo finì in pace i suoi giorni.
Altissimo poeta, cantò, nei Salmi immortali il dolore, il pentimento, la speranza, la fede. Profeta, vide nell'alta mente illuminata da Dio il Giusto condannato, ucciso, trionfante, e mille anni prima narrò al mondo la passione e la risurrezione di Cristo.
Autore: Antonio Galuzzi
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/83350
David o Dàvide
re di Giuda, poi di Giuda
e d'Israele (ca. 1000 a. C.). Originario di Betlemme,
della tribù
di Giuda, emerse alla corte di Saul per le
sue capacità guerresche e fu nominato capitano dell'esercito. La sua fama finì
ben presto per oscurare quella del re, che lo costrinse a fuggire dalla corte.
Divenuto capo di una banda di ribelli, David rientrò in patria alla morte di
Saul e fu unto re di Giuda
e di Israele. Conquistata Gerusalemme,
vi trasferì l'Arca
dell'Alleanza e ne fece la capitale del regno unito, al quale annesse
tutta la Transgiordania e
la Siria.
Sottomise Moabiti, Edomiti, Ammoniti e Aramei, facendo
raggiungere a Israele la massima estensione e includendo nel suo regno popoli
di varia origine e religione. Le sue notevoli capacità in campo
politico-militare non ebbero una rispondenza in quello familiare. Tragica fu la
ribellione del figlio Assalonne,
finita con l'uccisione del ribelle. Secondo la profezia di Nathan (Re
II, 7, 16), nella discendenza di David si sarebbe realizzata la promessa di
salvezza che il Signore aveva fatto a Israele fin dai tempi più antichi. Per
questo il Messia fu chiamato “figlio di David” e come tale acclamato dalla
folla. § Noto è l'episodio che vede David contrapposto a Golia, forte
guerriero filisteo,
affrontato e battuto dal re d'Israele armato solo di una fionda.
SOURCE : https://www.sapere.it/enciclopedia/David+o+D%C3%A0vide.html
Dàvid
Enciclopedia on line
Re d'Israele (circa
1000-961 a. C.), il secondo dopo Saul, fondatore della
dinastia che regnò per quattro secoli sul regno di Giuda. Nel testo biblico si
parla di lui nei due libri di Samuele, nei capitoli
corrispondenti delle Cronache e nei titoli di alcuni Salmi, ma il racconto
presenta lacune e ripetizioni o reduplicazioni dello stesso episodio. David
figlio di Jesse, ultimo di otto fratelli, è per ordine di Dio unto
nascostamente re da Samuele dopo la perversione del re Saul. Poi David
s'incontra col re: o come citaredo chiamato a portar sollievo al sovrano in
angoscia, o nelle vesti di pastore vittorioso nel confronto col gigante filisteo Golia. La vittoria su
Golia rende David popolare, e Saul lo chiama a corte affidandogli un alto
comando militare; qui David conoscerà Gionata e Micol, figlio e figlia
del re, e riuscirà, superata una difficile prova, a sposare quest'ultima. Ma
Saul è tormentato dalla gelosia per i successi militari e personali di David:
lo vuol morto, e tenta per due volte di trafiggerlo con la lancia mentre suona.
David fugge prima a casa, di là a Rama, presso la scuola profetica di Samuele,
sempre seguito dalle guardie di Saul e da Saul medesimo; poi si dà alla vita
randagia. Ma di questo pericoloso intervallo non si narrano che pochi episodî:
ospite a Nob del sommo sacerdote Achimelec, ne ha la spada di Golia; poi si
rifugia a Gath presso il re filisteo Achis, e scampa alla
morte solo fingendosi pazzo; infine raccoglie con sé alcuni popolani e dal
paese di Moab passa nella selva di Hereth continuando a vagare nei vicini
deserti e vivendo di rapina coi suoi uomini (si pensi all'episodio di Abigail).
Ma Saul neppure ora gli dà tregua, e a David non rimane che chiedere ospitalità
per sé e i suoi al re di Gath, vassallo dei Filistei; non
partecipa tuttavia alla battaglia di Gelboè in cui periscono Saul e Gionata.
Eletto re di Giuda, è unto pubblicamente re d'Israele quasi otto anni dopo,
quando erano stati uccisi il figlio e successore di Saul, Ishboshet e il suo
generale Abner. Data da ora la sua grande opera di governo: riorganizzato il
regno su nuove basi amministrative (il censimento di David ebbe scopi, oltre
che militari, tributarî) con un organismo burocratico fortemente centralizzato,
David provvide a dargli una capitale strategicamente sicura nella roccaforte
cananea di Sion (Gerusalemme), conquistata d'assalto nella più celebrata delle
sue imprese militari. A Gerusalemme costruì, con la reggia, il nuovo tempio e
vi collocò l'arca dell'Alleanza, un gesto cui fece seguito la radicale riforma
del servizio liturgico affidato ai leviti. La crescente compattezza
dell'organismo interno lo pose in grado di sistemare i rapporti di forza con i
vicini: aveva disfatto i Filistei in due battaglie campali; si volse quindi a
Oriente contro gli Ammoniti e li sottomise dopo una campagna di due anni; poi a
nord contro gli Aramei e a sud-est contro i Moabiti; infine, in un'aspra guerra
di sterminio, a sud contro gli Edomiti. L'intraprendenza politica e il valore
militare di David portarono lo stato d'Israele a una posizione egemonica sulla
costa siriana. Ma i frutti di queste imprese vigorose non fu David a coglierli:
gli ultimi anni del suo regno furono funestati dalla carestia e dalla
pestilenza, mentre anche più dolorose furono le vicende familiari. David aveva
raccolto, secondo le usanze della regalità orientale, un ricco harem d'una
ventina di mogli; ma, invaghitosi di Betsabea, la moglie di un suo ufficiale allora
in guerra, la fece sua, sposandola dopo la morte del marito da lui provocata.
Il narratore biblico attribuisce alla punizione divina la rivolta del
figliastro Assalonne,
che costrinse il padre alla fuga ma ne fu poi sconfitto e ucciso. Il figlio di
Betsabea, Salomone,
fu però designato da David a succedergli.
Non è facile dire quanto
del nostro scarno racconto (e più, della redazione biblica) sia storico e
quanto appartenga alla leggenda di David: carattere epico potrebbero avere
l'episodio della vittoria su Golia, il matrimonio con la figlia del re e
l'immediato comando di un'armata, le sue scorribande di bandito amico dei poveri,
il racconto delle sue imprese come ospite del re filisteo; per contro la
formazione del piccolo ma potente regno di Giuda, con la riunione dei clan
meridionali degli Edomiti e dei Calebiti, la fondazione della "città di
David", l'organizzazione del sacerdozio levitico sono tratti che
appartengono indiscutibilmente alla sua fisionomia storica. Non ci sono ragioni
valide per negare a David abilità di musicista e di poeta: assai dubbia è in
ogni modo l'attribuzione a lui di molti salmi. C'è però ancora un elemento
importante nel racconto biblico, che assumerà nella tradizione ideale del
messianesimo giudaico e cristiano un ruolo determinante: il primo episodio con
cui David si affaccia alla storia, quello per cui sarà d'ora in poi
"l'unto di Dio". Attorno a David, al ricordo del suo regno glorioso,
dell'età eroica in cui un Israele unito e vigoroso fronteggiava i proprî
nemici, si cristallizzerà l'invocazione messianica delle ore tragiche, per la
voce dei grandi profeti da Isaia a Geremia a Ezechiele; Zaccaria (12,8)
profetizza che "la casa di David sarà come Dio, come l'angelo del
Signore"; e il 16° salmo di Salomone
descrive il Messia come figlio di David. Dal "seme di David" nascerà
Gesù Cristo.
La figura di David, come
immagine dell'eroico giovinetto o del re sapiente e timoroso di Dio, ha
ispirato poeti e artisti d'ogni età, da Dante (Purgatorio) al Petrarca (Trionfi),
dal marchese di Santillana (Trionfete de Amor) all'Alfieri (Saul), da
Michelangelo al Bernini fino al musicista contemporaneo A. Honegger
(nell'oratorio Roi David).
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/david/
DAVID o Davide
di Giuseppe
Ricciotti
Enciclopedia Italiana
(1931)
DAVID o Davide (ebraico
\ebraico\ oppure \ebraico\; i Settanta Δαν[ε]ίδ; e così pure il Nuovo Test. [ma
il Text. Rec. Δαβιδ])
Secondo re, dopo Saul,
degli Ebrei e fondatore della dinastia che, anche dopo la divisione del popolo
ebraico in due regni, continuò a regnare in quello meridionale o di Giuda.
Nome. Fonti della
storia. - Il nome D., che in tutta la Bibbia appare portato solo da questo
personaggio, sembra che sia una abbreviazione di Dôdhāwāhû ("prediletto
di Jahvè"; cfr. II Cronache, XX, 37) o di qualche forma analoga;
tuttavia recentemente è stato piuttosto avvicinato alla forma dôdh, che in
alcune lingue semitiche appare come appellativo della divinità (il
"diletto" ossia "patrono"; o anche come nome proprio).
Le fonti extrabibliche
della storia di D., che si riducono in sostanza ai frammenti di Eupolemo (in
Eusebio, Praep. evang., IX, 30) e di Nicola Damasceno (in G.
Flavio, Ant. giud., VII, 5,2), non giovano alla critica, poiché in
ciò che non desumono dalla Bibbia sono prive di autorità e favolose. La Bibbia,
oltre a menzioni fugaci, parla di D. diffusamente nel tratto I
Samuele [Re], XVI-I [III] Re, II, e nel tratto I
Cronache (II-III), X-XXIX; sono anche da avere presenti i varî titoli di
Salmi che riportano le rispettive composizioni a D. o a episodî della sua vita,
e Ruth IV, 18-22. Sennonché ciò che narra il posteriore Cronista si
riversa quasi totalmente nel precedente racconto dei libri di Samuele-Re (v. cronache);
inoltre la fonte principale, cioè i libri di Samuele-Re, mostra
particolarità notevoli: quali il raccontare due volte o lo stesso fatto o due
fatti somigliantissimi (ad es., l'uccisione del gigante Golia cfr. I Sam.
[Re], XVII, 1 segg. con II Sam. [Re], XXI, 19; l'origine del proverbio su
Saul profetizzante, cfr. XIX, 23-34 con X, 10-12; ecc.); oppure il raccontare
due volte un fatto certamente identico con divergenze importanti (ad es.
l'ingresso di D. nel seguito del re Saul, cfr. I Sam. [Re], XVI, 17-23 con
XVII, 1 segg. e specialmente con XVII, 55-58; la morte di Saul, cfr. I Sam.
[Re], XXXI, 4-5 con II Sam. [Re], I, 9-10 ecc.). La maggior parte dei
critici spiega questo parallelismo con l'ipotesi dell'esistenza di due
documenti incorporati nel testo, i quali rappresenterebbero due tradizioni
differenti dei medesimi fatti.
1. David fino alla
sua proclamazione in Hebron. - D. era figlio di Isai (Jesse), la cui famiglia
era una delle principali di Betlemme nella tribù di Giuda: aveva sette fratelli
maggiori di lui, e forse due sorelle. Era biondo e di bello aspetto, valido di
membra e coraggioso, e anche abile nel sonare la cetra.
Quasi come introduzione
alla storia di D., la Bibbia racconta la sua segreta elezione regale per mano
del profeta Samuele (I Sam. [Re], XVI,1-13). Dopo la perversione del re Saul,
il profeta riceve ordine da Dio di andare in casa di Isai, ed ivi ungere re
d'Israele uno dei suoi figli ch'egli a lui mostrerà; presentatisi prima i sette
figli maggiori sono tutti respinti, e solo D., chiamato appositamente dal
gregge, viene unto re dal profeta per ordine di Dio. Questo episodio, che non è
scevro di difficoltà, sembra non avere esercitato profonda impressione
sull'animo dei presenti, compreso D. stesso (cfr. XVII, 28; XVIII, 18; XXIV,
6).
Anche l'occasione in cui
D. venne per la prima volta in relazione con Saul non è chiara. Secondo XVI,
14-23 Saul, turbato dallo spirito maligno dopo la sua riprovazione, fu
consigliato dai suoi cortigiani di chiamare in corte il giovane D., che col
suono della sua cetra poteva arrecargli qualche sollievo; così difatti avvenne,
tanto che Saul "amò assai" il giovane musico che lo consolava, e lo
fece "suo scudiere" (XVI, 21). Il racconto di XVII presenta invece il
fatto sotto una luce diversa. Scoppiata, poco dopo l'avvenimento precedente, la
guerra contro i Filistei, vi fu fra costoro un gigante, Goliath di Geth, che
sfidava abitualmente i guerrieri di Saul a duello per decidere la guerra, non
trovando però alcuno che raccogliesse la sua sfida. Sennonché il pastorello D.,
che si trovava per caso nell'esercito degl'Israeliti, udita la sfida del
gigante, si profferse al duello, e ricusato ogni armamento, andò verso il
nemico, lo abbatté con le pietre della sua fionda da pastore che aveva portato
con sé, e gli tagliò la testa con la stessa spada di lui. Ora, dopo così bel
successo, viene narrato che il re Saul fece domandare notizie su la persona e
la famiglia di D. (XVII, 55-58); il che mostrerebbe che fino a quel giorno il
giovanetto eroe gli era seonosciuto. Tuttavia un possibile accordo fra questo e
il precedente racconto è offerto da XVII, 15, ove si dice che la dimora di D.
alla corte di Saul come citarista non era continuata ma saltuaria.
La vittoria di D. sul gigante
filisteo lo rese a un tratto popolarissimo in Israele, e fece sì che il re Saul
lo chiamasse stabilmente in corte, affidandogli un alto comando militare; nello
stesso tempo egli divenne l'oggetto della più tenera amicizia di Gionata,
figlio di Saul, conquistandosi anche il cuore di Michol, figlia anch'essa del
re. Ma questi successi, e la popolarità di D., suscitarono contro di lui la
gelosia dell'agitato Saul. In un accesso di parossismo Saul tentò una prima
volta di trafiggere con una lancia D., che sonava la cetra; fallito l'attentato
per la destrezza di D., Saul lo promosse nella gerarchia militare per
allontanarlo da sé, ma "David prosperava in tutte le sue imprese... onde
Saul... ebbe paura di lui") (I Sam. [Re], XVIII, 14-15). Saputo poi che
sua figlia Michol era innamorata di D., Saul gliela promise in moglie, a patto
che offrisse come dote cento prepuzî di Filistei: la proposta, mentre
sembrava rivolta contro gli eterni nemici d'Israele, in realtà esponeva il
futuro genero ai gravi rischi che avrebbe dovuto incontrare per uccidere cento
di quei potenti guerrieri. Ma D. fece un'incursione con la sua gente, e uccisi
duecento Filistei portò i loro membri a Saul, ottenendone puntualmente in sposa
la figlia.
Tuttavia l'astio del
geloso re crebbe ancora, tanto che apertamente "parlò a Gionata suo figlio
e a tutti i suoi ministri di mettere a morte David" (XIX, 1). Ma
l'amicizia che Gionata aveva per D. sventò la minaccia. Poco dopo però, avendo
D. riportato una nuova vittoria contro i Filistei, divampò nuovamente il furore
di Saul, che ripeté il tentativo di trafiggerlo mentre sonava; D., scampato dal
colpo, si rifugiò in casa, ma anche di qui dovette fuggire di notte, aiutato da
uno stratagemma della moglie, perché le guardie di Saul erano venute per impadronirsi
di lui. D. cercò asilo in Rama, ov'era Samuele con una scuola profetica; anche
qui lo raggiunsero prima i messi e poi il re stesso per impadronirsene, ma
avvenuto il fenomeno del contagio profetico, sia i messi sia il re furono
invasi dallo Spirito e profetizzarono; onde D. ebbe tempo di allontanarsi (XIX,
18-24), e d'allora si diede a una vita randagia.
Di questa vita errante
noi conosciamo solo alcuni episodî. Da principio D. si recò a Nob, ov'era il
Tabernacolo col sommo sacerdote Achimelech, il quale lo favorì rifocillandolo
con i pani della proposizione, consegnandogli la spada del gigante Goliath ivi
depositata; quindi fuggì a Geth presso il re filisteo Achis: ma, subito riconosciuto,
si finse colto da pazzia, la quale sembra che nelle costumanze orientali
rendesse inviolabile la persona (XXI, 10-15). Di lì si ricoverò nella spelonca
di Adullam, ove accorsero a lui, oltre la sua famiglia, molti proletarî del
paese che fecero causa con lui. Passò quindi nel paese di Moab, ove lasciò al
sicuro la propria famiglia, e poi si trasferì nella selva di Hereth (XXII,
1-5).
Frattanto l'odio di Saul
l'aveva indotto a prendere le armi contro il suo rivale. Avendo D. respinto in
un fortunato scontro i Filistei che assediavano Ceila, Saul ritenendo opportuna
l'occasione mosse contro di lui; ma D. riuscì a non farsi rinchiudere a sua
volta in Ceila (XXIII,1-13). Da quel tempo in poi egli dimorò nella regione
deserta a sud della tribù di Giuda, specialmente nelle steppe di Ziph e di
Maon. Frattanto Saul continuava a dargli la caccia; una volta D. fu per cadere
nelle mani del suo nemico, ma anche questi si trovò poi in una circostanza in
cui D. avrebbe potuto ucciderlo, e non lo fece per rispetto all'Eletto di Dio
(XXIV). Un episodio di generosità molto simile, sempre da parte di D., si
ripeté poco dopo, avendo Saul ripreso la caccia (XXVI). In questo tempo avvenne
l'episodio di Abigail (v.).
A causa di queste
continue persecuzioni D. si trasferì, stabilmente questa volta, presso Achis re
di Geth. Costui, che lo conosceva come rivale di Saul, lo accolse volentieri,
assegnandogli per dimora Siceleg presso Gaza. Questo luogo fu per D. il centro
di metodiche incursioni su popoli meridionali nemici d'Israele; di queste
razzie egli poi non lasciava alcun testimonio nemico, mettendo a morte i prigionieri,
onde poter liberamente asserire all'ospitante re Achis che le sue incursioni
erano rivolte contro gli Israeliti (XXVII). Quando poi l'esercito filisteo fu
prossimo ad attaccare Israele, D. con i suoi ne fu allontanato dalla diffidenza
dei capi filistei. Nel frattempo un'incursione degli Amaleciti aveva depredato
Siceleg; ma D., messosi all'inseguimento, sbaragliò i saccheggiatori
ricuperando la preda (XXIX-XXX).
La battaglia campale
avvenuta poco dopo tra Filistei e Israeliti, segnò la fine della vita errante
di D.: in essa caddero uccisi Saul e i suoi figli, compreso Gionata. D.,
avutane notizia pochi giorni dopo, ne mostrò un nobile dolore componendo su
Saul e l'amico Gionata un'elegia che rimane uno dei più insigni monumenti
dell'antica letteratura ebraica (II Sam. [Re], I, 19-27); subito dopo egli si
recò in Hebron, uno dei capoluoghi della tribù di Giuda, e ivi fu eletto re su
Giuda (II,1-4).
2. Dalla
proclamazione in Hebron fino alla morte. - Nei sette anni che D. regnò in
Hebron la sua giurisdizione era assai limitata, non oltrepassando quasi la
tribù di Giuda, che dopo la sconfitta di Gelboe era sotto l'influenza dei
Filistei; il resto del territorio israelitico riconosceva per re ‛Išbošeth
(‛Išba‛al), figlio di Saul, fatto eleggere dal generale Abner (v.) che in
realtà deteneva il governo. Delle rivalità fra i due regni, salvo uno scontro
d'armati ove Azael (v.) fratello di Joab generale di D. fu ucciso (II Sam. [Re],
II, 12-32), non siamo informati; certo è però che la valentia di D. gli dovette
continuamente guadagnare simpatie, cosicché a un dato tempo lo stesso Abner
entrò in trattative con lui per estenderne l'autorità su tutto Israele. Abner fu
ucciso per vendetta da Joab; e di lì a poco anche ‛Išbošeth (‛Išba‛al), cadde
per mano di due suoi ufficiali, che credettero far cosa grata a D. portandogli
in Hebron la testa dell'ucciso. Ma D. fece mettere a morte i due traditori e
seppellire onorevolmente la testa del suo rivale, come già aveva curato con
sincero rimpianto i funerali di Abner. Questa sua nobiltà, e la mancanza di
ogni guida nei dissidenti, gli conciliò gli animi del resto d'Israele, cosicché
gli anziani del popolo convenuti in Hebron lo elessero re su tutto Israele (V,
1-3).
Le condizioni del regno
di D., ingrandito ad un tratto, erano assai precarie: al di dentro mancanza di
compattezza, al di fuori la minaccia continua dei Filistei. Il primo suo atto,
a quanto sembra, fu di dare al regno una capitale stabile e strategicamente
forte; a tale scopo designò il luogo ove sorgeva la fortezza di Sion (v. gerusalemme),
che si prestava ottimamente. Sennonché questa fortezza apparteneva alla tribù
cananea dei Jebusei, rimasta ancora indipendente in mezzo al territorio
israelitico, ed era stata agguerrita così poderosamente da ritenere che
bastassero a difenderla "i ciechi e gli zoppi" (V, 6). D., tuttavia,
la prese d'assalto, la fortificò nuovamente, e vi costruì la sua reggia. Dopo ciò
provvide alla minaccia dei Filistei. Costoro, o poco dopo o forse anche prima
della presa di Sion, aprirono le ostilità contro l'antico vassallo diventato
troppo potente. Ma D. li batté la prima volta a Baal-pharasim (V, 17-21), poi
ancora nel tratto da Gabaa fino a Gezer (V, 22-25); da allora cessarono
d'essere una minaccia per Israele.
Libero per il momento
all'esterno, D. si rivolse a rassodare la sua dinastia. Secondo la mentalità
orientale un segno della potenza d'un monarca era la numerosità del suo harem;
perciò D. come in Hebron aveva preso quattro nuove mogli (III,1-5), così
"prese ancora delle concubine e delle mogli in Gerusalemme... e nacquero
ancora a D. figli e figlie" (V, 13). Ciò del resto serviva anche per
stringere alleanze coi re vicini, come nel caso del matrimonio con Maacha
figlia di Tholmai re di Gessur (III, 3).
Un'altra impresa
importantissima di D. nella sua politica interna fu quella di rendere la nuova
capitale anche centro religioso di tutto il popolo d'Israele. A tale scopo egli
prima trasportò il più sacro oggetto del culto israelitico, cioè l'Arca
dell'Alleanza (v.), da Cariath-iarim o Baal-iudah (cfr. VI, 2, testo ebraico) a
Gerusalemme; poi organizzò stabilmente il servizio liturgico che le varie
classi di sacerdoti e di leviti dovevano prestare davanti all'Arca.
In seguito D. ebbe a
combattere e vinse i Moabiti, e più tardi gli Ammoniti; questa seconda guerra
fu lunga e difficile, anche perché gli Ammoniti si erano alleati con varî
piccoli regni aramei (siri) nemici di D. (VIII, 2 segg.; X-XII).
A questo punto nella
storia politica di D. vengono a intrecciarsi avvenimenti familiari ch'ebbero
grande importanza nel resto della sua vita. Durante la guerra contro gli
Ammoniti, D. che era rimasto a Gerusalemme commise adulterio con Bethsabea
moglie di Uria, un ufficiale ch'era alla guerra. La donna divenne incinta;
allora D. per occultare il fatto fece venire a Gerusalemme il marito. Costui,
che forse aveva avuto sentore della relazione, non volle andare nella sua casa
né vedere sua moglie, allegando per ragione l'austerità da osservarsi in tempo
di guerra. Perciò D. lo rinviò al campo, ordinando al generale di esporre Uria
ov'era maggiore il pericolo; così fu fatto, e rimasto Uria ucciso in battaglia,
Bethsabea entrò a far parte dell'harem reale (II Sam. [Re], XI). Ma l'accaduto
doveva avere suscitato scandalo, e il profeta Nathan si presentò a D. e con una
significativa parabola lo fece riflettere sul suo misfatto. Il re riconobbe la
sua colpa avanti a Dio, e ne fu perdonato; ma un castigo materiale vi fu
egualmente, e consistette sia nella morte del figlio che Bethsabea aveva dato
alla luce, sia nelle dolorose vicende che funestarono in seguito la famiglia
reale (XII).
Poco dopo infatti
scoppiarono nella reggia altri scandali. Avendo Amnon figlio primogenito di D.
violato la sua sorellastra Thamar, Assalonne (v.), fratello di Thamar, per
vendicare l'oltraggio, attirò in un tranello lungamente premeditato il
colpevole fratellastro e l'uccise, fuggendo poi presso i suoi regali parenti in
Gessur (XIII). Rientrato Assalonne in Gerusalemme dopo tre anni, rimase ancora
due anni prima di riconciliarsi col padre (XIV); ma la riconciliazione fu
apparente da parte del figlio, perché costui mirava a impadronirsi del trono.
Con abilità e astuzia egli si cattivò l'animo di buona parte del popolo, e
quando stimò giunto il momento opportuno si fece proclamare re in Hebron.
D., preso alla
sprovvista, fuggì precipitosamente da Gerusalemme, e si stabilì a Mahanaim
(XVII, 24, ebraico) ove procurò di organizzare la resistenza; Assalonne occupò
coi suoi armati la capitale, e, per significare secondo l'uso orientale la sua
presa di possesso del trono, ebbe palesemente commercio con le concubine di suo
padre. Avendo però trascurato il consiglio di Achitofel (v.), che gli proponeva
di attaccare subito l'esercito di D., lasciò tempo a costui di rafforzarsi
sufficientemente; cosicchè quando i due eserciti si scontrarono, Assalonne fu
sconfitto e, contro gli ordini del padre, ucciso. La descrizione del dolore di
D. per la morte di questo suo figlio, da lui teneramente amato, è una delle
pagine più commoventi della Bibbia (XV-XIX). Un 'altra insurrezione delle tribù
settentrionali, capitanate dal beniaminita Seba, fu domata anche più facilmente
da Joab, che uccise a tradimento Amasa (v.) a cui D. aveva dato da principio
incombenza di sedare la ribellione (XX).
Lo scorcio della vita di
D. fu attristato da due calamità: una carestia durata tre anni, e dovuta alla
crudeltà di Saul contro i Gabaoniti, fu fatta cessare da D. con un atto di
giustizia vendicativa da lui compiuto sui discendenti di Saul (XXI, i -14);
inoltre, una pestilenza infierì per tre giorni nel paese, per punire D. del suo
ardimento di aver fatto censire il popolo di Dio (XXIV). L'ultimo atto politico
di D., già vecchio, fu di decidere la successione al trono in favore del figlio
Salomone, e contro l'altro figlio Adonia (v.), che spalleggiato da un forte
partito di corte apertamente aveva dichiarato le sue aspirazioni. Dati infine
gli ultimi consigli al successore Salomone, "D. giacque coi suoi padri e
fu seppellito nella città di David" (I [III] Re, II 10). Il suo
regno era durato 40 anni. di cui sette anni e sei mesi in Hebron, e trentatré
in Gerusalemme (II Sam. [Re], II, 11; V, 4-5; I [III] Re, II,
11).
D. fu il vero fondatore
del reame israelitico; il suo spirito d'iniziativa, il suo coraggio e l'abilità
politica, gli permisero d'inquadrare in una unità abbastanza salda le tribù
d'Israele fra loro contrastanti. Il suo regno non fu certo così brillante come
quello del suo successore Salomone, glorificato dalla tradizione anche più del
merito: tuttavia è indubitato che lo splendore del regno salomonico fu in
massima parte una conseguenza del regno davidico. Personalmente D. congiunse
alle altre eccellenti qualità, accennate nell'esposizione dei suoi fatti, un
profondo spirito religioso, al quale sono stati riferiti quei cantici che sono
entrati a far parte del Salterio sotto il nome di lui (v. bibbia; salmi);
congiunse anche gravi difetti, quali la sensualità, la crudeltà, e la debolezza
verso i suoi familiari, quantunque nel condannare i primi due sia necessario
aver presente che erano abituali nell'antico Oriente presso i monarchi, e nel
rilevare l'ultimo è umano supporre che non vi fosse estraneo il ricordo della
propria esperimentata debolezza. Onde giustamente il tardivo scrittore ebreo
conchiude il suo encomio di D. (Ecclesiastico, XLVII, 2-3) descrivendolo assiso
su "un seggio di gloria in Israele".
Bibl.: Per l'analisi
delle fonti cfr. i varî commenti ai libri di Samuele, Re, Cronache (v. bibbia);
per l'esposizione sintetica dei fatti vedi le varie storie del popolo d'Israele
(v. bibbia; ebrei); per le relazioni con la storia degli altri popoli
orientali cfr. The Cambridge Ancient History, II, 2ª ed., Cambridge 1926,
p. 392 segg. Molto utili sono anche gli articoli David nei varî
dizionarî ed enciclopedie bibliche (v. bibbia); V. Zapletal, David
und Saul, Paderborn 1911; antiquato è H. Weiss, David und seine Zeit,
Münster 1880; d'indole agiografica, G. Meignan, David, roi, psalmiste,
prophète, Parigi 1889.
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/david-o-davide_(Enciclopedia-Italiana)/
David van Jeruzalem,
Israël; koning & profeet & voorvader van Jezus; † ca 960 vóór Chr.
Feest 19 (oosterse
kerk) & 26 & 29 & 31 december.
Geschiedenis
David is één van de groten uit Israëls geschiedenis. Zo kunnen wij opmaken uit
de bijbel. Zijn geschiedenis wordt verteld in de boeken 1 Samuël 16,01 t/m 2
Koningen 02,11; alsmede in 1 Kronieken 10,14 t/m 29,30.
Hij was afkomstig uit
Bethlehem. Zijn vader heette Jesse (verlatijnst tot Isaï). Hij werd na Saul de
tweede koning van Juda en Israël. Zijn uitverkiezing wordt verteld in het
Eerste Boek Samuël.
1 De uitverkiezing en
zalving van David tot koning
De Heer God sprak tot zijn profeet Samuël: "Hoe lang zul je er nog over
treuren dat ik Saul heb verworpen en hem zijn koningschap ga afnemen? Vul een
hoorn met olie: Ik zend je naar Jesse in Bethlehem, want Ik heb één van diens
zonen bestemd om koning te zijn." Maar Samuël zei: "Hoe kan ik dat
doen? Als Saul het hoort, vermoordt hij mij." De Heer antwoordde: "Je
neemt een kalf mee en je zegt dat je gekomen bent om aan de Heer een offer te
brengen. Je moet Jesse bij het offer uitnodigen en dan zal Ik je wel te kennen
geven wat je verder moet doen. Ik zal je wel aanwijzen wie je moet
zalven." Samuël deed wat de heer hem bevolen had. Toen hij in Bethlehem
aankwam, liepen de oudsten ontsteld op hem af met de vraag: "Uw komst
betekent toch niets ergs?" Hij antwoordde: "Niets dan goeds! Ik ben
gekomen om aan de Heer een offer te brengen. Zorgt dat u heilig bent en komt
dan naar mij toe, dan zullen wij het offer samen brengen." Hij droeg er
zorg voor dat Jesse en zijn zonen zich heiligden en riep hen om zich heen voor
het offer."
Toen zij er allemaal
waren, viel zijn blik op Eliab en hij dacht: "Die daar voor de Heer staat,
dat moet zeker zijn gezalfde zijn!" Maar de Heer zei tot Samuël: "Ga
niet af op zijn uiterlijk of zijn rijzige gestalte; hem wil ik niet. Want God
ziet niet zoals een mens ziet; een mens kijkt naar de buitenkant, maar de Heer
kijkt naar het hart."
Toen riep Jesse Abinadab
en stelde hem voor aan Samuël. Maar Samuël zei: "Ook hem heeft de Heer
niet uitgekozen." Toen stelde Jesse hem Samma voor, maar Samuël zei:
"Ook hem heeft de Heer niet uitverkoren." Zo stelde Jesse zijn zeven
zonen aan Samuël voor, maar Samuël zei tot Jesse: "Geen van hen heeft de
Heer uitverkoren." Daarop vroeg hij aan Jesse: "Zijn dit al uw
jongens?" Hij antwoordde: "Alleen de jongste is er niet bij; die
hoedt de schapen." Toen zei Samuël tot Jesse: "Laat die dan halen,
want we gaan niet aan tafel, voor hij er ook bij is." Jesse liet hem dus
halen. De jongen was rossig, had mooie ogen en een prettig voorkomen. Nu zei de
Heer: "Hem moet je zalven: hij is het!" Samuël nam dus de hoorn met
olie en zalfde hem temidden van zijn broers. Vanaf die dag nam de Geest van de
Heer bezit van David. Daarna vertrok Samuël en ging naar Rama.
[1 Samuël 16,01-13]
Terwijl Saul nog altijd
als koning in het land optreedt, weet de luisteraar dat David in feite al zijn
opvolger is. Als Saul van zijn sombere stemmingen afgeholpen moet worden, komt
David aan het hof, om met zijn harp- of citerspel de koning wat op te
vrolijken.
2 David en Goliath
In die tijd waren de Israëlieten in oorlog met de Filistijnen; dat waren
Foeniciërs, een welvarend en machtig handelsvolk aan de kust. De onbelangrijker
Israëlieten proberen zich tegen hen af te zetten door te benadrukken dat die
Filistijnen niet besneden zijn en zij, Israëlieten, wel. Herhaaldelijk waren er
grensgeschillen en er werden dan ook heel wat oorlogjes gevoerd. De Israëlieten
waren maar dwergen in vergelijking met de Filistijnen.
De Filistijnen
verzamelden hun troepen voor de strijd; zij verzamelden zich te Soko dat bij
Juda hoort en sloegen hun kamp op tussen Soko en Azeka, te Efes-Dammim. Ook
Saul en de Israëlieten verzamelden zich: zij sloegen hun kamp op in het Dal van
de Terebint en stelden zich in slagorde op tegenover de Filistijnen. De
Filistijnen stonden op de berghelling aan de ene kant, de Israëlieten op de
berghelling aan de andere kant; tussen hen in lag het dal. Toen trad er uit de
gelederen van de Filistijnen een kampvechter naar voren. Hij heette Goliath en
was afkomstig uit Gat. Hij was zes el en een span lang (1 el = 44 cm, en een
span 22: dus 2 meter 86!); hij had een bronzen helm op het hoofd en droeg een
geschubd pantser, gemaakt van vijfduizend sikkel brons (1 sikkel is 22,8 gram:
dus 114 kilogram!). Aan zijn benen had hij bronzen scheenplaten en tussen zijn
schouders droeg hij een bronzen kromzwaard. De schacht van zijn lans leek wel
een weversboom en de ijzeren spits woog zeshonderd sikkel (dus bijna 14 kilo).
Zijn schilddrager ging voor hem uit.
Hij stelde zich in
postuur en riep de gelederen van de Israëlieten toe: "Waarom zijn jullie
eigenlijk uitgetrokken? Om oorlog te voeren? Welnu, ik ben een Filistijn en
jullie zijn de dienaren van Saul. Wijst maar iemand aan en laat die hier komen.
Als hij de strijd met mij aankan en mij verslaat, dan zullen wij jullie
dienaren zijn. Maar als ik sterker ben en hem versla, dan moeten jullie onze
slaven zijn en ons dienen. Op dit moment daag ik de gelederen van Israël uit,
aldus de Filistijn, om iemand te sturen die met mij de strijd durft aan te
binden." Saul en de Israëlieten hoorden die woorden van de Filistijn met
verbijstering aan en waren doodsbang.
David was de zoon van
Jesse, een Efratiet die in Bethlehem Juda woonde. Deze had acht zonen. In de
tijd van Saul was Jesse al oud en hoogbejaard. De drie oudste zoons van Jesse
waren met Saul ten strijde getrokken. Het waren Eliab, de eerstgeborenen,
Abinadab, de tweede, en Samma, de derde zoon. David was de jongste. De drie
oudsten waren meegetrokken met Saul. David ging van Saul telkens naar Bethlehem
om de schapen van zijn vader te hoeden.
Veertig dagen achtereen
trad de Filistijn 's morgens en 's avonds naar voren en stelde zich in postuur.
Jesse zei tegen zijn zoon
David: "Ga eens gauw een efa (= ca 45 kilo) geroosterd graan naar je
broers brengen in het legerkamp en neem ook deze tien broden mee. En deze tien
kazen moet je bij de hoofdman over duizend bezorgen. Kijk meteen hoe je broers
het maken en vraag om een ontvangstbewijs. Zij zijn met Saul en alle
manschappen in het Dal van de Terebint om er tegen de Filistijnen te
vechten."
De volgende morgen droeg
David zijn schapen over aan de zorgen van een veehoeder en begaf zich met het
proviand op weg, zoals Jesse het hem bevolen had. Hij kwam bij het wagenkamp
juist op het moment dat de legermacht naar het front trok en de strijdkreet
werd aangeheven. De Israëlieten en de Filistijnen stelden zich tegenover elkaar
in slagorde op. David vertrouwde zijn vracht toe aan de bewaker van de
legergoederen en snelde naar het front. Daar aangekomen vroeg hij zijn broers
hoe zij het maakten. Hij stond nog met ze te praten, toen daar de kampvechter
van deFilistijnen uit de gelederen naar voren trad. Hij heette Goliath een was
een Filistijn uit Gat. Hij zei nog altijd hetzelfde. David hoorde het. Maar bij
het zien van de man gingen alle Israëlieten aan de haal, want ze waren
doodsbang.
Een Israëliet zei:
"Zien jullie die man daar? Hij komt naar voren om de Israëlieten te
jennen. Wie hem verslaat zal door de koning beloond worden: de koning zal hem
zijn eigen dochter geven en zijn familie vrijstellen van belasting in
Israël." Toen vroeg David de mannen die om hem heen stonden: "Wat zal
er gebeuren met de man die deze Filistijn verslaat en de schande van Israël
wegneemt? Wie is die onbesneden Filistijn dan wel dat hij de gelederen van de
levende God zo durft te jennen?" En de soldaten gaven hem hetzelfde
antwoord: "Dat en dat zal er gebeuren met de man die hem verslaat."
Toen Eliab, Davids oudste
broer, hem zo met de mannen hoorde praten, werd hij kwaad en zei: "Waarom
ben jij eigenlijk hier gekomen? Wie heb jij trouwens bij je schaapjes in de
woestijn achtergelaten? Ik weet heel goed hoe arrogant en onbetrouwbaar je
bent. Je bent hier alleen maar naartoe gekomen om naar het vechten te
kijken!" David antwoordde: "Ik doe toch niets verkeerds? Het is toch
iets belangrijks." Daarop wendde David zich van hem af en stelde aan een
ander dezelfde vraag, en de soldaten gaven hem hetzelfde antwoord als de eerste
keer.
Men hoorde wat David zei
en het werd aan Saul verteld. Deze liet hem bij zich komen. David zei tot Saul:
"Laat niemand vanwege die Filistijn de moed verliezen, want uw dienaar zal
met hem gaan vechten." Maar Saul zei tot David: "Jij kunt toch niet
met die Filistijn gaan vechten? Je bent nog maar een jongen en hij is een
vechtersbaas vanaf zijn vroegste jeugd. Maar David zei tot Saul: "Toen uw
dienaar de schapen van zijn vader hoedde, kwam er soms wel eens een leeuw of
een beer die een schaap uit de kudde roofde; dan ging ik erachteraan, sloeg het
beest neer en redde het schaap uit zijn muil. En viel het dier mij aan, dan
greep ik het bij zijn vel en sloeg het dood. Leeuwen en beren heeft uw dienaar
geveld. Ik zal met die onbesneden Filistijn hetzelfde laten gebeuren, omdat hij
de gelederen van onze God durft te jennen. De Heer die mij gered heeft uit de
klauwen van leeuwen en beren, aldus David, zal mij ook wel weten te redden uit
de handen van die Filistijn."
Daarop zei Saul tot
David: "Ga dan en moge de Heer met je zijn." Saul hing David zijn
eigen gewaad om, zette hem een bronzen helm op het hoofd, deed hem een pantser
aan en gordde hem zijn eigen zwaard aan over zijn bovenkleed heen. Maar David
kon in die wapenrusting geen kant uit. Daarom zei David tot Saul: "In die
ongewone outfit kan ik geen stap verzetten." Hij werd er dus weer
uitgeholpen.
Een fijnzinnig trekje in
het verhaal. Kleding maakt immers de man. In de bijbel is kleding vaak je
identiteit. Welnu, de kleding van Saül past David niet. Zouden we de kleding
mogen opvatten als de wijze waarop Saul koning is…?
Hij nam zijn stok in de
hand, zocht in de beek vijf gladde stenen uit, deed ze in zijn herderstas, de
tas voor de slingerstenen, en stapte met zijn slinger in de hand op de
Filistijn af. Daar kwam de Filistijn er al aan, recht op David af; zijn
schildknaap ging voor hem uit. Maar toen hij David in het oog kreeg en hem nog
eens goed bekeek, begon hij hem te honen, omdat hij nog maar een jongen was,
rossig en prettig van voorkomen. Hij riep David toe: "Ben ik soms een
hond, dat je met een stok op me afkomt?" En hij begon David te vervloeken,
zwerend bij zijn eigen goden. " Kom maar op, riep hij hem toe, dan zal ik
je vlees te vreten geven aan de vogels in de lucht en de dieren op het
veld."
Maar David riep naar de
Filistijn: "U komt op mij af met zwaard, werpspies en sabel, maar ik kom
op u af met de naam van de Heer der legerscharen, de God van Israël's
gelederen, die u hebt getart. Vandaag zal de Heer u aan mij overleveren. Ik zal
u neervellen, uw hoofd van uw romp scheiden en vandaan nog zal ik de lijken van
de Filistijnen te vreten geven aan de vogels in de lucht en de dieren op het
veld. Ja, heel de wereld zal weten dat Israël een God heeft. Heel deze menigte
zal weten dat de Heer geen redding brengt door zwaard of lans. Want de Heer zal
de strijd in zijn voordeel beslissen en u aan ons overleveren."
Nu ging de Filistijn tot
de aanval over. Terwijl hij David al behoorlijk dicht genaderd was, rende David
in de richting van de vijandelijke gelederen, recht op de Filistijn af. Hij
deed een greep in zijn tas, nam er een slingersteen uit, slingerde die naar de
Filistijn en trof hem tegen het voorhoofd. De steen drong in het hoofd en de
man viel voorover op de grond. Zo was David met zijn slinger en steen sterker
dan de Filistijn; hij trof hem dodelijk zonder ook maar een zwaard te
gebruiken. Nu rende David naar de Filistijn toe, ging bij hem staan, trok het
zwaard van de Filistijnen uit de schede, hieuw hem het hoofd van de romp en
doodde hem. Toen de Filistijnen zagen dat hun held dood was, sloegen zij op de
vlucht. Maar de mannen van Israël en Juda sprongen op, hieven de strijdkreet
aan en achtervolgden de Filistijnen in de richting van Gat en tot de poorten
van Ekron; van Saäraïm tot Gat en Ekron lagen er overal gesneuvelde Filistijnen
langs de weg. Toen keerden de Israëlieten van de heftige achtervolging der
Filistijnen terug en plunderden hun legerplaats. David nam het hoofd van de
Filistijn mee en hij bracht het naar Jeruzalem, maar de wapens legde hij in
zijn tent.
[1 Samuël 17,01-54]
David is de grote held.
Er worden zelfs liedjes gezongen dat David beter en dapperder en succesrijker
is dan Saul. Deze wordt jaloers en verdrijft hem uit zijn land.
Hoogstpersoonlijk probeert hij met zijn lijfwacht David te pakken te krijgen om
hem te doden. Twee keer krijgt David de kans zijn vijand te doden, maar hij doet
het niet, want Saul is de door God gezalfde koning. Na Sauls dood, zal David
hem inderdaad opvolgen als koning van Juda en Israël.
David zal koning zijn van
1004 tot 965 vóór Christus. Toen hij aantrad, bestond het Land uit twee rijken,
Juda en Efraïm. Hij maakte er een eenheid van door precies op de grens tussen
beide gebieden een onbetekend gehucht uit te bouwen tot de hoofdstad, Jeruzalem
('Vredezicht’). Hij bouwde er een koninklijk paleis en maakte de stad tot
religieus centrum door er de ark te plaatsen. Hoewel hij er ook van droomde een
tempel te bouwen voor God, moest hij dat overlaten aan zijn zoon en opvolger
Salomo.
David zal veel verdriet
ondervinden door eigen fouten, door zijn vrouwen en door sommigen van zijn
zoons die tegen hem in opstand komen en zelfs met een eigen leger hun vader
bestrijden.
Zo moet hij vluchten met
een handjevol getrouwen, wanneer zijn zoon Absolom zich van de troon meester
maakt. Op zijn vlucht wordt hij hinderlijk gevolgd door een getrouwe volgeling
van Saul, Simmi. Daarbij bekogelt de man hem met stenen en viezigheid en
slingert hem allerlei beschuldigingen naar het hoofd: dat hij, David, eigenlijk
zijn meester Saul de dood in heeft gedreven. Als David's lijfwacht aanbiedt hem
te pakken te nemen en een kopje kleiner te maken, zegt David: "Niet doen,
stel je voor dat hij door God op mijn weg is gestuurd om mij de waarheid onder
de aandacht te brengen...!"
Als zijn soldaten zijn opstandige zoon Absolom tegen zijn uitdrukkelijk gebod
in toch blijken te hebben gedood, is David ontroostbaar.
David sterft als een oude man. Waarschijnlijk rond het jaar 960 vóór Christus.
Volgens de overlevering zijn een flink aantal psalmen uit de bijbel van zijn
hand.
Hij geldt als de Gouden Koning uit Israëls geschiedenis. In de honderden jaren
die zullen volgen, zal zijn volk vaak onderdrukt worden. Dan herleeft de hoop
dat er weer eens iemand zal opstaan als David, een zoon van David, die de goede
oude tijden zal laten herleven.
Verering & Cultuur
Bij de kerkvaders geldt David als voorafbeelding van Christus in het Oude
Testament; zo wijst zijn zalving tot koning vooruit naar Jezus die de
'Christus' (= Gezalfde, Messias) is bij uitstek; Davids overwinning op Goliath
is een voorafbeelding van Jezus' overwinning op de duivel. Zijn feest werd geplaatst
onder het octaaf van kerstmis, Jezus' geboorte. Immers als gelovige heeft David
uitgezien naar de komst van de Messias; welnu in Jezus is hij verschenen; David
mag daar a.h.w. getuige van zijn.
David is patroon van
de zangers, muzikanten en dichters, vooral van degenen die zich op dit terrein
verdienstelijk maken in de eredienst; hij is ook patroon van bergbewoners en
mijnwerkers.
Hij wordt meestal afgebeeld als
koning (met kroon) met een harp, lier of citer in de hand (verwijzing naar het
feit dat hij wordt beschouwd als psalmdichter en zanger); zo vindt met hem vaak
op de ombouw van het orgel in de kerk.
Sinds de 15e eeuw geldt
de Davidster als symbool voor het jodendom. Daarvoor was dat de
zevenarmige kandelaar geweest. De ster bestaat uit twee in elkaar geschoven
driehoeken. De nazi's bepaalden dat alle joden duidelijk zichtbaar een gele
joden- of davidster moesten dragen. Thans staat in blauw op een wit veld op de
Israëlische vlag.
Spreekwoorden &
Zegswijzen
In de Nederlandse taal
figureert David in een aantal spreekwoorden en zegswijzen:
'Het is een man als
David'
betekenis: Hij is een voortreffelijk man.
'Het is een strijd van
David tegen Goliath'
betekenis: Ongelijke strijd (die door de kleinste wordt gewonnen).
slaat op: 1 Samuël 17.
'Toen David oud werd,
maakte hij psalmen'
betekenis: Als men ouder wordt verliest men zijn wilde haren en men wordt vaak
vroom...
'Toen de man uit de
bijbel zijn volk telde, verloor hij'
betekenis: Als je gewonnen hebt bij het spel, moet je niet je winst gaan zitten
natellen
slaat op: de volkstelling die David hield en waarvoor hij gestraft werd (2
Samuël 24).
'Zij zijn vrienden als
David en Jonathan'
betekenis: Zij zijn vrienden met elkaar verbonden in leven en sterven.
slaat op: de vriendschap tussen David en Saul's zoon Jonathan, zoals deze
verteld wordt in 1 Samuël 20.
[J van Delden 'Spreekwoorden en Zegswijzen uit de Bijbel' Utrecht, Spectrum,
1990, Prisma Pocket 2729, ISBN 90-274-2480-2; K. ter Laan, Nederlandse
Spreekwoorden, Spreuken en Zegswijzen' A'dam/Brussel, Elsevier, 1981 ISBN
90-10-03020-2]
De scheepvaartwereld kent
nog de davit, een takel op schepen. Vroeger werd dit woord ook gespeld als
david en gaat dus hoogstwaarschijnlijk terug op de persoonsnaam: omdat zo'n
kleine takelconstructie zulke grote gewichten kan verplaatsen...?
Bronnen
[»OT; 000»sys; 014; 016; 101/101a»D.-Profeet; 102; 103; 104/105»D.-Profeet;
106; 107; 108»D.-Koning; 122; 132; 139; 158p:41; 188p:40.42; 192p:34; 226p:234.419;
229; 230p:38; 233p:286.288.289; 249p:37(D. tot koning gekroond op een schild);
258p:14; 293p:44; 300p:211; 320p:104-105; 328p:182(†Salomo); 331p:164; 332p:146.168.169;
500; Dries van den Akker s.j./2007.12.09]
© A. van den Akker
s.j. / A.W. Gerritsen
SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/12/29/12-29-02--0960-david.php
_c._1768.jpg)



.jpg)


