jeudi 31 décembre 2015

Sainte MÉLANIE la Jeune, veuve, recluse et fondatrice, et saint PINIEN




Sainte Mélanie la Jeune

Fondatrice de monastères, recluse au mont des Oliviers ( 439)

A quatorze ans, cette jeune aristocrate romaine épousa son cousin Pinien qui en avait dix-sept. Dix ans plus tard, ils perdirent leurs deux enfants et décident d'un commun accord de suivre les conseils évangéliques. Riches, ils liquident tous leurs biens et quittent Rome peu avant qu'Alaric vienne la piller. Ils se retirent d'abord en Sicile puis à Thagaste dont le diocèse a pour pasteur un ami et voisin, saint Augustin, évêque d'Hippone. Ils y amènent avec eux quinze eunuques et autant de servantes. Toutes les terres de Thagaste leur appartiennent. Les fidèles veulent que Pinien soit leur évêque, car ce serait la fortune assurée pour la communauté chrétienne. Mais Pinien et Mélanie s'en vont à Jérusalem. Pinien y meurt en 440 (ou 432), Mélanie fonde un monastère non loin du lieu de l'Ascension, sur le Mont des Oliviers. Elle y meurt, de retour de la fête de Noël à Bethléem.

À Jérusalem, sainte Mélanie la Jeune, qui, avec son époux, saint Pinien, quitta la ville de Rome, se rendit dans la Ville sainte et y mena la vie religieuse parmi les femmes consacrées à Dieu, tandis que son mari en faisait de même parmi les moines: tous deux firent une sainte mort elle en 439, lui en 440.

Martyrologe romain


Le 31 décembre, clôture de la Nativité et mémoire de notre vénérable Mère Mélanie la Romaine

Au moment où l'Eglise prenait rang parmi les institutions officielles de l'empire romain, certaines dames de la haute aristocratie de Rome, conquises par les récits des exploits ascétiques des moines d'Egypte et par les exhortations enflammées de Saint Jérôme [1], renoncèrent aux vanités du monde pour embrasser la voie étroite qui mène au Royaume des cieux. Saintes Asella, Fabiola, Marcelle, Sainte Paule et sa fille Eustochium, Sainte Métanie l'Ancienne et sa petite-fille Mélanie la Jeune dont nous célébrons la mémoire le 31 décembre [2], ont toutes abandonné richesses, gloire et vie délicate pour se consacrer aux oeuvres de bienfaisance et aux travaux de l'ascèse, soit à Rome même, soit en Terre Sainte.

Née en 383, Valéria Mélania dut épouser contre son gré un de ses proches parents, Pinien, alors qu'elle avait à peine quatorze ans. Sitôt la cérémonie des noces achevée elle proposa à son jeune époux de vivre dans la continence ; celui-ci résista un peu et proposa d'assurer d'abord leur postérité en ayant deux enfants et de renoncer ensuite ensemble au monde. Il leur naquit d'abord une fille, qu'ils consacrèrent à Dieu immédiatement. Tout en gardant les apparences de la vie mondaine d'une riche aristocrate, la jeune Mélanie commençait pourtant à porter un tissu rugueux sous ses robes de soie et à mener en secret une vie de mortification. En 403, elle mit prématurément au monde un fils qui mourut peu après, et elle n'échappa elle-même à la mort qu'après avoir fait jurer à son époux de ne pas différer davantage son désir. Sa grand-mère, Mélanie l'Ancienne, était revenue d'Orient l'année précédente, au bout de trente-sept ans d'absence, pour la soutenir et encourager sa sainte résolution. Finalement libérés de toute attache à la suite de la mort de leur fille et du père de Pinien les deux époux quittèrent leur somptueuse demeure pour se retirer dans une de leurs propriétés des environs de Rome et se consacrer aux soins des voyageurs et au secours des malades et des prisonniers. Mélanie confectionna elle-même une grossière tunique pour Pinien, et, méditant l'exemple de Celui qui, de riche qu'Il était en Sa divinité, s'est fait pauvre et a assumé notre nature misérable afin de l'enrichir par Sa pauvreté (cf. II Cor. 8, 9), elle s'employa à liquider son immense fortune; car Pinien et elle avaient vu en rêve qu'il leur faudrait franchir un mur élevé avant de passer par une porte étroite pour parvenir au Royaume de Cieux. Mais la tâche n'était pas si aisée : leurs propriétés s'étendaient dans tout l'empire, de la Bretagne à l'Afrique et de l'Espagne à l'Italie, leurs demeures étaient si splendides que seul l'empereur pouvait en être l'acquéreur. La distribution de telles richesses remettait en question l'économie même de l'état, et certains de leurs parents, membres influents du Sénat, faisaient tout pour les empêcher de réaliser leur projet. Toutefois, grâce à l'intervention de l'impératrice, Mélanie commença par affranchir 8000 de ses esclaves, en donnant à chacun trois pièces d'or ; puis, par l'intermédiaires d'hommes de confiance, elle fit couler des flots-d'or d'Occident en Orient: églises et monastères furent fondés un peu partout; or, pierreries, vaisselles et tissus précieux furent consacrés au Service Divin ; des territoires entiers furent cédés à l'Eglise ou le produit de leur vente distribué en aumônes. Les Goths d'Alaric ayant pris Rome en 410 et semant partout la terreur en Italie, les deux époux passèrent en Sicile avec soixante vierges et trente moines, puis de là en Afrique du Nord, où ils achevèrent la liquidation de leurs biens en fondant des monastères et en portant secours aux victimes de l'invasion barbare.

 « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux, puis viens et suis-moi » (Mat. 19, 21). Contrairement au jeune homme riche de l'Evangile, Mélanie se dépouilla avec joie de tout pour suivre le Seigneur. Dès lors libérée, elle s'engagea dans l'arène de l'ascèse. Âgée d'à peine trente ans, l'amour de Dieu brûlait si fort en elle qu'elle se soumit à une discipline digne des plus rudes combattants du désert, sans s'accorder aucun accommodement, sous prétexte des habitudes délicates acquises depuis sa jeunesse. Elle portait toujours sur elle un cilice rugueux, et, après un entraînement progressif, elle passa toute sa vie dans le jeûne complet cinq jours par semaine, ne prenant une sobre réfection que le samedi et le dimanche. Ce n'est que sur les instances de sa mère, Albine, qui l'accompagnait partout, qu'elle consentit à prendre un peu d'huile les trois jours qui suivent la fête de Pâques. Elle trouvait tous ses délices dans la méditation de l'Ecriture, des vies des Saints et des oeuvres des Pères de l'Eglise, qu'elle lisait en latin et en grec. Après un bref repos de deux heures, elle veillait en prière toutes les nuits et enseignait aux vierges qui l'avaient suivie à joindre la veille et l'attente ardente de l'Epoux à la chasteté. Malgré son désir croissant de ne vivre que pour Dieu et de consacrer tout son temps à la prière sans distraction, elle ne pouvait se retirer à cause de ses nombreuses obligations, aussi trouva-t-elle la solution en consacrant ses journées à la charité et à la direction de ses disciples, et en réservant ses nuits pour Dieu seul, en s'enfermant dans une sorte de coffre, où elle ne pouvait même pas s'allonger. Aux assauts du démon de la vaine gloire, elle répliquait avec une méprisante ironie et cultivait envers tous un tel esprit de douceur qu'à la veille de sa mort elle pouvait dire qu'elle ne s'était jamais endormie avec une pensée de rancune.

Au bout de sept ans en Afrique, elle partit pour un pèlerinage en Terre Sainte avec sa mère et son époux, devenu son frère spirituel, en s'arrêtant à Alexandrie pour rendre visite à Saint Cyrille. A Jérusalem, elle passait toutes ses journées dans la basilique de la Résurrection et, quand on fermait les portes au coucher du soleil, elle se rendait au Golgotha pour y passer la nuit. Après un nouveau voyage en Egypte, auprès des Saints solitaires des déserts de Nitrie, elle s'installa sur le Mont des Oliviers dans une petite cellule en planches, que sa mère avait faite construire en son absence. Elle y demeura pendant quatorze ans (417-431). Chaque Carême, de la Théophanie à Pâques, elle s'y enfermait strictement, revêtue d'un cilice et couchant sur la cendre, et n'y recevait que sa mère, Pinien et sa jeune cousine Paule, fille de Sainte Paule. Cette austère réclusion ne l'empêchait pas pour autant de porter son attention sur la vie de l'Eglise.

Elle nourrissait un zèle ardent pour la Foi Orthodoxe et s'opposa avec force aux partisans de Pélage qui donnait une trop grande part au libre arbitre de l'homme, en suivant l'enseignement de Saint Jérôme, rencontré à Béthléem, et de Saint Augustin qui lui portait une grande admiration et lui avait dédié son ouvrage Sur la Grâce du Christ et le péché originel (418).

A la mort de sa mère, en 431, Mélanie sortit de sa réclusion et fonda sur le Mont des oliviers un monastère suivant les usages liturgiques de Rome, qui fut bientôt peuplé de quatre-vingt-dix vierges, grâce à la diligence de Pinien. Dans son extrême humilité, la Sainte refusa d'en assurer la direction ; elle nomma une autre supérieure et se contenta de leur délivrer un enseignement spirituel, tant par ses paroles que par l'exemple de sa conduite. Comme le Seigneur, elle se faisait la servante de toutes, venait soulager en secret les soeurs malades et prenait sur elle les besognes les plus répugnantes. Elle leur enseignait à sanctifier leur âme et leur corps par la sainte virginité, leur recommandait sans relâche d'user de la sainte violence recommandée par le Seigneur (Mat. 11, 12) pour renoncer à leur volonté propre et fonder le temple spirituel des vertus sur l'obéissance. En prenant des exemples dans la vie des Pères, elle les exhortait à la persévérance dans le combat spirituel, à la vigilance contre les pièges du malin, au zèle et à la concentration de l'intelligence dans la prière nocturne, et surtout à la charité. « Toutes vertus et toutes ascèses sont vaines sans la charité, disait-elle. Le diable peut aisément imiter toutes nos vertus, il est vaincu seulement par l'humilité, et la charité ». Son frère spirituel Pinien mourut à son tour en 432. Elle le fit ensevelir avec Albine, près de la grotte où le Christ avait prédit à ses disciples la ruine de Jérusalem, et demeura là pendant quatre ans, dans une cellule sans ouverture, complètement isolée du monde; puis elle chargea son disciple et biographe, le Prêtre Gérontios, d'y installer un monastère d'hommes, dont elle assura aussi la direction spirituelle - cas exceptionnel dans l'histoire de l'Eglise. Vers la fin de 436, elle se rendit à Constantinople à la demande de son oncle, le puissant Volusien, qui était resté attardé dans le paganisme. En arrivant, elle le trouva gravement malade et réussit, avec l'aide du Saint Patriarche Proclus, à le décider de recevoir le Saint Baptême avant de mourir. Ayant trouvé la capitale agitée par les querelles concernant la doctrine hérétique de Nestorius, elle fit campagne pour le Dogme Orthodoxe avant de regagner en hâte son Monastère du Mont des Oliviers. L'année suivante, l'impératrice Eudocie entreprit un pèlerinage en Terre Sainte sur les recommandations de Sainte Mélanie, avec qui elle avait sympathisé à Constantinople et qu'elle considérait comme sa mère spirituelle. Outre son enseignement et le spectacle édifiant de sa communauté, la souveraine lui demanda ses conseils avisés pour les nombreuses fondations et riches donations qu'elle fit alors aux Eglises et aux Monastères.

Dieu accordait sans retard à sa servante les guérisons qu'elle lui demandait; mais, avertie des pièges du démon de la vaine gloire, Mélanie donnait toujours à ceux qui venaient demander son intercession soit de l'huile tirée des veilleuses placées au-dessus des tombeaux des Martyrs, soit quelque objet ayant appartenu à un saint personnage, de sorte qu'on ne crût pas que la guérison était due à sa propre vertu.

Après avoir menée une telle course, constamment tendue en avant à la poursuite de l'Epoux céleste, elle n'avait plus pour désir que d'être déliée de cette vie pour être avec le Christ (Phil. 1, 23). Tombée malade en fêtant la Nativité à Bethléem (439), elle rassembla ses religieuses dès son retour à Jérusalem pour leur délivrer son testament spirituel. Elle les assura qu'elle serait toujours invisiblement présente parmi elles, à condition qu'elles restent fidèles à ses prescriptions et qu'elles gardent avec crainte de Dieu leurs lampes allumées, telles des vierges sages (Mat. 25, 1-13), dans l'attente de la venue du Seigneur. Au bout de six jours de maladie, elle fit ses dernières recommandations aux moines et désigna Gérontios comme supérieur et père spirituel des deux communautés, puis elle s'endormit doucement, avec une joie confiante, en prononçant ces paroles: « Comme il a plu au Seigneur, voilà ce qui est advenu ». Des moines venus des monastères, des déserts et de toutes les extrémités de la Palestine célébrèrent une vigile de toute la nuit et, au moment de l'ensevelir, au petit matin, les uns et les autres la recouvrirent de vêtements, ceintures, cuculles et de maints autres objets qu'ils avaient reçus en bénédiction de la part de saints personnages. Le monastère de Sainte Mélanie fut détruit en 614, lors de l'invasion perse, mais on vénère encore sa grotte au Mont des Oliviers.

NOTES:
 
[1] Saint Jérôme quitta la vie mondaine et intellectuelle de la capitale pour se faire moine et devenir l'ardent avocat de la vie ascétique. C'est à lui que l'on doit la biographie de plusieurs de ces saintes femmes.
 
[2] Ces saintes romaines ne sont pas commémorées par les synaxaires byzantins. Sainte Asella († 385) est célébrée le 6 décembre en Occident, Sainte Fabiola († 399), le 27 décembre, Sainte Paule et sa fille Eustochium, le 26 janvier, sainte Marcelle († 410) le 31 janvier, Sainte Mélanie l'Ancienne n'est mentionnée ni par les martyrologes ni par les synaxaires, peut être à cause de sa mésentente finale avec Saint Jérôme, mais elle est cependant fort louée par Pallade (Histoire Lausiaque, chap. 46 et 54).
 

SOURCE : http://www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de-saints/vie_melanie.htm
MÉLANIE LA JEUNE sainte (383-439)
Valeria Melania appartenait à une très grande famille romaine. On l'appelle Mélanie la Jeune pour la distinguer de sa grand mère, Mélanie l'Ancienne (350 env.-410). À quatorze ans, elle fut mariée à Valerius Pinianus et eut de lui deux enfants, qui moururent en bas âge ; les époux résolurent de quitter le monde et de vivre dans l'ascèse, mais l'intervention de l'impératrice Serena fut nécessaire pour leur permettre de liquider la plus grande partie de leur fabuleuse fortune. Quand Rome fut prise par les Barbares en 410, Mélanie et son mari se réfugièrent d'abord en Sicile, puis à Tagaste en Afrique du Nord. Les habitants d'Hippone voulurent que leur évêque, Augustin, ordonnât prêtre Pinianus, afin de s'assurer ses dons. Mécontents de ce projet, Pinianus et Mélanie partirent pour la Palestine, où ils se retirèrent à Jérusalem, partageant leur temps entre la prière, les œuvres charitables, l'étude de la Bible et des Pères. Mélanie y fonda un monastère, dont cependant elle ne voulut pas être supérieure. Son mari mourut vers 432.
En 436, elle se rendit à Constantinople pour revoir son oncle Volusien, qui préparait le mariage de l'empereur d'Occident Valentinien III avec Eudoxie, fille de l'empereur d'Orient. Mélanie décida Volusien à recevoir le baptême et lutta pour l'orthodoxie, attaquée par l'hérésie de Nestorius. Elle revint à Jérusalem et y mourut.
Jacques DUBOIS, « MÉLANIE LA JEUNE sainte (383-439)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 31 décembre 2015. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/melanie-la-jeune/


SOURCE : http://www.universalis.fr/encyclopedie/melanie-la-jeune/


Melania the Younger, Widow, and Pinian (RM)

Born in Rome, Italy, c. 383; died in Jerusalem, December 31, 438 (or 439). Melania was the product of several pious generations of the patrician Roman family of the Valerii. Her grandmother, Saint Antonia Melania the Elder, widow of Valerius Maximus, was one of the first Roman matrons to make a pilgrimage to the Holy Land. When Melania the Elder moved to Egypt in 372 and then to Palestine to become a nun, she left behind her in Rome her six-year-old son Valerius Publicola, who fathered today's saint and was a Roman senator.


Antonia Melania the Younger began her life in the splendor of the Valerian palace. She inherited a fantastic fortune--estates in what are now eight modern countries. She controlled whole populations. Yet Melania chose asceticism, which, according to Saint Jerome was inherited from her mother. Her life made contact with several other saints, Saint Paulinus of Nola, Augustine of Hippo, and Jerome--all of whom had a very high opinion of her and her husband.

At age 13, Melania married her 17-year-old cousin Saint Valerius Pinianus against her will. She suggested that they live together in celibacy, in exchange for which he could have her entire fortune. He insisted that they have two sons first. They had a daughter they vowed to virginity, then a son. Both of whom died soon after birth. Melania seemed to be dying, too, and made her recovery contingent upon a life of abstinence. Pinianus agreed and she recovered.

Their religious devotion and austere lifestyle provoked opposition from other family members. But after her father's death, her widowed mother, Albina, the Christian daughter of a pagan priest, was also won over. The couple then lived in simplicity as far as was possible. They struggled to give away all their property--her annual income was the equivalent of about US$20 million today. When they tried to sell their property for the good of the poor and the Church, their family appealed to Emperor Honorius, who sided with Melania. She became one of the greatest religious philanthropists of all time: She endowed monasteries in Egypt, Syria, and Palestine; helped churches and monasteries in Europe; aided the poor, sick, captives, and pilgrims.

Not only did they provide charity out of their surplus, Melania and Pinianus gave of themselves. They freed their 8,000 slaves in two years, but the slaves refused to be freed, so they transferred themselves to Pinianus's brother. By the time Melania was 20, Pinianus, Albina, and Melania left Rome and turned their country estate into a religious center. Their palace became a home for innumerable sick, prisoners, and exiles whom the couple personally sought out.

When the Visigoths invaded Rome in 408, Pinianus and Melania moved to Messina, Sicily. In 410, Rome was taken and their palace burned. Finding Sicily in danger, they decided to cross the Mediterranean to Carthage with the aged priest Rufinus. They were shipwrecked on the island of Lipari, which Melania ransomed from pirates. Finally, they moved to their estate in Tagaste, Numidia, in northern Africa. The saintliness of the couple quickly became apparent to the denizens. The citizens of nearby Hippo demanded that Saint Augustine ordain Pinianus at once. Augustine compromised by saying that he should stay in Hippo for a time as a layman. The couple also established a monastery and a convent, where she lived in great austerity.

By 417, most of their estates were sold and the couple was truly poor. Melania, Pinianus, and Albina made a pilgrimage to Palestine, then visited the desert monks in Egypt, and finally settled in Jerusalem, where Melania's grandmother Antonia Melania had been living as a nun. Melania's cousin, Saint Paula, introduced her to the group of Roman women in Bethlehem presided over by Saint Jerome, whose friend she became.

After her mother Albina's death in 431, Melania established herself as a recluse. She founded a monastery and sent her husband to seek out those with vocations. He succeeded, then died in 432, and was buried on Mount Olivet near her mother. Melania lived in a room near his tomb for four years until she attracted numerous disciples. Then she founded and directed a convent to care for the Church of the Ascension and sing the Divine Office continually for her mother and husband. She shared in their life of prayer and good works, and occupied herself with copying books.

Her uncle Volusianus wrote to her insinuating that she should consider marriage to Emperor Valentinian III. She went to Constantinople, ingratiated herself with the imperial family, then undertook a brisk campaign against the Nestorian heresy, and fell ill. She converted her uncle and assisted him to a holy death on January 6, 437.

Melania went to Bethlehem for her last Christmas and spent it with Saint Paula. She returned to her convent for the feast of Saint Stephen and died five days later, with Saint Paula, the monks, nuns, and the bishop present. As she was dying Paula began crying and Melania consoled her.

Melania's biography was written by her chaplain, Gerontius. Although Melania has been venerated in the Eastern Church for centuries, she has had no cultus in the West. Pope Pius X, however, approved the observance of her feast in 1908 for the Somaschi, an observance followed by the Latin Catholics of Constantinople and Jerusalem (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Martindale).
In art, Melania is generally shown praying in a cave, a skull and vegetables near her (Roeder). 


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1231.shtml


CHAPTER LXI: MELANIA THE YOUNGER 1
[I] SINCE I promised above to tell about the (grand­) daughter of Melania, I am constrained to pay the debt, for it is not just that men should disdain her youthfulness in respect of the flesh and leave on one side with no pillar to commemorate it such great virtue, virtue which, frankly, far surpasses that of old and zealous women. Her parents by using compulsion made her marry a man of the highest rank in Rome. Her conscience was always being pricked by the tales she heard about her grandmother, and (at last) she was so goaded that she felt unable to perform her marriage duty. [2] For, two male children having been born to her and both having died, she came to have such great hatred of marriage as to say to her husband Pinianus, son of Severus the exprefect: " If you choose to practice asceticism with me according to the fashion of chastity, then I recognize you as master and lord of my life. But if this appears grievous to you, being still a young man, take all my belongings and set my body free, that I may fulfil my desire toward God and become heir of the zeal of my grandmother, whose name I also bear. [3] For if God had wished us to have children, He would not have taken away my children untimely." After they had, struggled under the yoke a long while, at last God had pity on the young man and planted in him a zeal for renunciation, so that the word of Scripture was fulfilled in their case: " How knowest thou, O woman, that thou shalt save thy husband?'' (I Cor. 7:16) So having been married at thirteen and having lived with her husband seven years, in the twentieth year she renounced the world. And first she gave her silk dresses to the altars: this the holy Olympias has also done. [4] Then she cut up her other silks and made them into different church ornaments. And having entrusted her silver and gold to a certain Paul, a priest, a monk of Dalmatia, she sent them across the sea to the East, 10,000 pieces of money to Egypt and the Thebaid, 10,000 pieces to Antioch and its neighborhood, 15,000 to Palestine, 10,000 to the churches in the islands and the places of exile, while she herself distributed to the churches in the West in the same way. [5] All this and four times as much she snatched, if God will allow the expression, " out of the mouth of the lion," (II Tim. 4:17) Alaric by her faith. And she freed 8000 slaves who wished freedom, for the rest did not wish it, but preferred to be slaves to her brother; and she allowed him to take them all for three pieces of money. But having sold her possessions in the Spains, Aquitania, Tarragonia and the Gauls, she reserved for herself only those in Sicily and Campania and Africa and appropriated their income for the support of monasteries. [6] Such was her wise conduct with regard to the burden of riches. And her asceticism was as follows. She ate every other day­to begin with after a five days' interval­and assigned to herself a part in the daily work of her own slavewomen, whom also she made her fellow ascetics.
She had with her also her mother Albina, who lived a similar ascetic life and distributed her riches for her part privately. Now these ladies are dwelling on their properties, now in Sicily and now in Campania, with fifteen eunuchs (apparently to be interpreted literally; but perhaps metaphorically in allusion to Mt. 19) and sixty virgins, both free and slaved.
[7] Similarly also Pinianus her husband lives with thirty monks, reading and busying himself with the garden and solemn conferences. But in no small way did they honor us when we, a numerous party, went to Rome because of the blessed bishop John; they refreshed us both with hospitality and lavish equipment for the journey, thus winning for themselves with great joy the fruit of eternal life by their God­given works springing from a noble mode of life.
Palladius: The Lausiac History


St. Melania (the Younger)

Born at Rome, about 383; died in Jerusalem, 31 December, 439. She was a member of the famous family of Valerii. Her parents were Publicola and Albina, her paternal grandmother of the same name is known as Melania, Senior. Little is known of the saint's childhood, but after the time of her marriage, which occurred in her thirteenth year, we have more definite information. Through obedience to her parents she married one of her relatives, Pinianus a patrician. During her married life of seven years she had two children who died young. After their death Melania's inclination toward a celibate life reasserting itself, she secured her husband's consent and entered upon the path of evangelic perfection, parting little by little with all her wealth. Pinianus, who now assumed a brotherly position toward her, was her companion in all her efforts toward sanctity. Because of the Visigothic invasions of Italy, she left Rome in 408, and for two years lived near Messina in Sicily. Here, their life of a monastic character was shared by some former slaves. In 410 she went to Africa where she and Pinianus lived with her mother for seven years, during which time she grew well acquainted with St. Augustine and his friend Alypius. She devoted herself to works of charity and piety, especially in her zeal for souls, to the foundation of a nunnery of which she became superior, and of a cloister of which Pinianus took charge. In 417, Melania, her mother, and Pinianus went to Palestine by way of Alexandria. For a year they lived in a hospice for pilgrims in Jerusalem, where she met St. Jerome. She again made generous donations, upon the receipt of money from the sale of her estates in Spain. About this time she travelled in Egypt, where she visited the principal places of monastic and eremetical life, and upon her return to Jerusalem she lived for twelve years, in a hermitage near the Mount of Olives. Before the death of her mother (431), a new series of monastic foundations had begun. She started with a convent for women on the Mount of Olives, of which she assumed the maintenance while refusing to be made its superior. After her husband's death she built a cloister for men, then a chapel, and later, a more pretentious church. During this last period (Nov., 436), she went to Constantinople where she aided in the conversion of her pagan uncle, Volusian, ambassador at the Court of Theodosius II, and in the conflict with Nestorianism. An interesting episode in her later life is the journey of the Empress Eudocia, wife of Theodosius, to Jerusalem in 438. Soon after the empress's return Melania died.

The Greek Church began to venerate her shortly after her death, but she was almost unknown in the Western Church for many years. She has received greater attention since the publication of her life by Cardinal Rampolla (Rome, 1905). In 1908, Pius X granted her office to the congregation of clergy at Somascha. This may be considered as the beginning of a zealous ecclesiastical cult, to which the saint's life and works have entitled her. Melania's life has been shrouded in obscurity nearly up to the present time; many people having wholly or partially confounded her with her grandmother Antonia Melania. The accurate knowledge of her life we owe to the discovery of two manuscripts; the first, in Latin, was found by Cardinal Rampolla in the Escorial in 1884, the second, a Greek biography, is in the Barberini library. Cardinal Rampolla published both these important discoveries at the Vatican printing-office.

Schlitz, Carl. "St. Melania (the Younger)." The Catholic Encyclopedia. Vol. 10. New York: Robert Appleton Company, 1911. 8 Jun. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/10154a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael C. Tinkler.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.


Santa Melania la Giovane Penitente


Etimologia: Melania = nera, scura, dal greco

Martirologio Romano: A Gerusalemme, santa Melania la Giovane, che con suo marito san Piniano andò via da Roma e si recò nella Città Santa, dove abbracciarono la regola, lei tra le donne consacrate a Dio e lui tra i monaci, ed entrambi riposarono in una santa morte.

I nonni a volte sono determinanti nelle decisioni di una famiglia, ma nel secolo V a Roma, lo erano certamente in modo molto influente. Infatti se Melania la Giovane poté vincere tutte le opposizioni aspre dei parenti, per la sua scelta di farsi monaca, lo dovette all’intervento della nonna Melania l’anziana, che anche lei da giovane dovette affrontare e vincere le stesse resistenze. 

Figlia di Valerio Publicola della gens Valeria e di Ceionia Albina della gens Ceionia, quindi discendente di gloriose famiglie di Roma; a 14 anni sposò il cugino Piniano anche lui della gens Valeria, che dopo la morte di due loro figli, Melania convinse a praticare una vita penitente e casta. 

Influenzata dalla propaganda monastica che nel secolo V era assai fervorosa in Roma, la pia matrona lasciò la città per ritirarsi con tutti i servi in una villa suburbana per vivere una vita monastica. 

Qui sorse l’opposizione tenace dei parenti, vinta solo con l’intervento della nonna paterna, che qualche decennio prima, aveva fatta la stessa scelta fra le resistenze della nobile famiglia. 

Nel 406 si trasferì a Nola presso s. Paolino, forse suo lontano parente, dopo due anni, nel 408 vista l’invasione dei barbari, si spostò nei suoi possedimenti in Sicilia e ancora nel 410 emigrò in quelli d’Africa, dove conobbe s. Agostino, stringendo con lui una salda amicizia. 

Circondata da un centinaio di servi ed ancelle e con la compagnia del marito Piniano e della madre Albina, che la seguivano in questo peregrinare, formando una specie di comunità monastica, decise di recarsi a Gerusalemme, passando prima per l’Egitto, culla del monachesimo orientale, per rendere omaggio ai monaci di cui provava grande ammirazione, cercando di imitarli. 

A Gerusalemme volle tenere una vita eremitica più stretta (già la nonna Melania assieme a Rufino, aveva fondato un monastero), facendosi costruire una piccola cella sul Monte degli Ulivi, sede di altri asceti e qui condusse una vita di pesanti penitenze. 

Dopo un certo tempo e dopo altri contatti con i monaci egiziani, per apprendere meglio lo spirito ascetico, fondò in una zona molto isolata un monastero femminile e dopo qualche anno, anche uno maschile, con oratori dotati di reliquie di santi martiri. 

Il regolamento delle Comunità, disposto da Melania stessa, fu improntato ad una estrema severità, sul modello egiziano, anche se nella liturgia si notava una certa influenza romana ed occidentale. 

Fu tanto caritatevole che il suo patrimonio e quello del marito Piniano, morto nel 432, fu lentamente esaurito a favore dei poveri; ebbe una grande fama di santità in tutto l’ambiente di Gerusalemme, dove morì nel 440. 

Il culto per s. Melania la Giovane fu abbastanza sentito in Oriente, mentre in Occidente cominciò solo nel secolo IX. 

La commemorazione della grande matrona romana, asceta e monaca a Gerusalemme è al 31 dicembre. Il suo culto fu approvato nel 1908.

Il nome Melania proviene dal greco Melan e significa “scura, nera”; fu un soprannome e poi nome individuale frequentemente attribuito alle donne brune, di origine greca ed orientale.

Autore: Antonio Borrelli