mardi 1 décembre 2015

Saint NAHUM, prophète


Icône russe (Église orthodoxe) du prophète Nahum, XVIIIe siècle (Kiji, Carélie, Russie)



NAHUM

Le septième des douze petits prophètes. Le livre est intitulé: Oracle de Ninive, livre de la prophétie de Nahum, l'Elkosite.

Auteur.

Il ne nous est connu que par son livre. Son nom signifie consolation, réconfort. Le terme d'Elkosi est généralement regardé comme désignant le lieu d'origine du prophète (Elkos), bien que le Targum en ait voulu faire une sorte de patronyme indiquant que Nahum descendait d'un certain Kashi, personnage d'ailleurs totalement inconnu. Mais où trouver un lieu du nom de Elkos? Une tradition place le tombeau du prophète au Nord de Ninive, en face de Mossoul, dans le village d'Alkousch, sur la rive E. du Tigre, ce qui ferait de Nahum un descendant des Israélites déportés après la prise de Samarie (722). Seulement, cette tradition ne remonte pas au delà du XVI° siècle de notre ère, et rien n'oblige à penser que Nahum ait habité l'Assyrie. Ninive était assez connue pour qu'un contemporain de sa décadence pût en parler en termes généraux. On a voulu voir dans le Capernaüm des évangiles le «village de Nahum». D'autres, sur la foi de Jérôme, ont recherché un Elkos en Galilée supérieure, et l'ont cru retrouver dans Elkoset, près de Rama. Mais rien non plus n'oblige à regarder notre prophète comme étant d'origine galiléenne. Enfin, on a relevé l'existence d'un Elkos près de Beit Djibrin, à mi-chemin entre Jérusalem et Gaza. Nahum serait alors un Judéen de la tribu de Siméon, ce qui, sans être certain, paraît assez vraisemblable. Cette indication apparaît d'ailleurs dans une version syriaque des biographies de prophètes attribuées à Epiphane, évêque de Salamine (Chypre), en 367. Ce qui est certain, c'est que le livre de Nahum est l'oeuvre d'un patriote. Il y est fait mention de Basan, du Carmel, du Liban (1:4), et c'est là un cliché classique dans l'A.T. Quant à la réconfortante exhortation par laquelle débute le chap. 2 (1:15 de la Vers. Syn.), c'est expressément à Juda qu'elle s'adresse. On peut donc admettre l'origine judéenne de Nahum.

Date.

Josèphe (Ant., IX, 12) dit que la ruine de Ninive fut consommée 115 ans après la prédiction de Nahum. Mais on ne peut accepter cette indication sans contrôle: né en l'an 37 de notre ère, Josèphe ne
disposait pas d'autres documents que ceux que nous connaissons, et il a écrit en apologiste pour donner aux Romains une idée favorable de sa nation; quand il ajoute quelque chose à la Bible, il le tire soit de l'opinion courante à son époque, soit de rapprochements fictifs, et il semble bien que ce soit le cas ici. Ce chiffre de 115 ans entre la prophétie et la ruine de Ninive ferait de Nahum un contemporain de Jotham (759-743). Les anciens chronologistes, se fondant sans doute sur cette indication de Josèphe, plaçaient la ruine de Ninive en 625, de sorte que Nahum aurait prophétisé vers 740, ce qui reporte en effet au règne de Jotham. Mais il est bien évident que la prophétie de Nahum doit se placer entre le saccagement de Thèbes (No-Amon), mentionné comme accompli (3:8), et la ruine de Ninive annoncée, donc, en prenant les dates fournies par les chronologistes modernes, entre
664 et 612. On a pensé que Nahum avait écrit vers 660, à cause de sa description de la prise de Thèbes supposée récente; mais, d'autre part, on a regardé le passage 3:2 et suivant comme faisant allusion au blocus de Ninive par Cyaxare, ce qui donne la date de 645 (cf. Huart, La Perse antique, Paris 1925, p. 37). Il est permis de chercher à préciser davantage. Si les passages: «Célèbre tes fêtes, ô Juda, accomplis tes voeux», et ce car l'Éternel va rétablir la gloire de Jacob et la gloire d'Israël» (Na 2:1 du texte hébreu et Na 1:15 de la Vers. Syn.), peuvent être acceptés comme faisant allusion aux espoirs qu'avait fait naître l'avènement de Josias (640-609), après le règne de l'odieux Amon, fils de Manassé, comme c'est la douzième année de son règne que Josias commence à «rechercher le Dieu de David», et la dix-huitième qu'il restaure le Temple et le culte (2Ch 34:31), c'est donc entre 628 et 622 qu'il conviendrait de placer l'oracle de Nahum. Cela correspond d'ailleurs assez bien à d'autres indices.

La force assyrienne n'a pas encore trop décliné au temps d'Assourbanipal (669-625); mais quand celui-ci meurt, c'est l'un de ses fils, le faible Assour-étel-ilâni, qui lui succède; et c'est alors que le déclin se précipite. Le mot du prophète: «Tu n'auras plus de descendants qui portent ton nom» (Na 1:14), s'applique mieux à ce dernier souverain qu'à son père. Il n'était pas difficile, alors, de prophétiser la chute prochaine, de Ninive, puisque déjà les Mèdes, un moment retardés par une attaque à revers des Scythes, inquiètent l'Assyrie. Si la mention du messager de paix qui vient par les montagnes (du N., seule route possible d'invasion) n'est pas un pur cliché (cf. Esa 52:7 et Ro 10:15), elle pourrait désigner l'adversaire qui, précisément parce qu'il menace l'Assyrie, apparaît au voyant de Juda comme un messager de bonne nouvelle. C'est, en effet, l'époque où les Scythes pénètrent en Palestine, attirés par les richesses de l'Egypte conquise par Assourbanipal. Mais comme ils suivent la côte méditerranéenne, ils ne constituent pas un danger direct pour Juda. Il paraît donc raisonnable de situer l'oracle de Nahum un peu après 625, sous le règne du successeur d'Assourbanipal.

Etat du texte.

Le texte de Nahum paraît en plusieurs endroits assez maltraité, notamment dans le premier chapitre. On en donne pour raison que cette  partie du livre, dont le début se présente comme un poème alphabétique (voir art.) interrompu, a subi des remaniements: et, de plus, l'ordre alphabétique est considéré comme l'indice d'une composition tardive. Cet argument n'est pas irrésistible. On trouve, à la vérité, dans cette partie du livre, des traces d'ordre alphabétique: le verset 2 commence par un aleph, un beth se trouve au milieu du verset 3, un gimel au début du verset 4, et ainsi de suite jusqu'au v. 11, qui commence par un mem, ce qui fait 13 lettres sur les 22 de l'alphabet hébreu. Au delà, on ne distingue plus l'ordre alphabétique qui, pour être normal, doit comporter les 22 lettres, une au début de chacune des divisions métriques. On peut donc se demander si ce qui est tardif ici, ce ne serait pas un essai de restauration d'un texte plus complet, ou d'introduction de la forme alphabétique amorcée par la présence, peut-être purement fortuite, d'un commencement de cette forme employée, comme on le sait, dans plusieurs psaumes et ailleurs. En tout cas, la forme alphabétique dans ce morceau de Nahum ne peut suffire à établir de façon sûre sa composition tardive, car on connaît des exemples de cette forme antérieurs à l'exil (722), notamment les Ps 9 et Ps 10 qui, réunis, forment un acrostiche alphabétique, et qui sont nettement pré-exiliques. Mais il reste que le texte paraît avoir subi des remaniements, des transpositions de mots, peut-être des additions de stances qui déterminent pour le traducteur cet embarras qui se trahit dans Sg. par des points de suspension, et dans la Vers. Syn. par l'addition, d'ailleurs justifiée, de mots qui ne sont pas dans le texte, et qui sont ajoutés pour éclairer le sens (ô Ninive, v. 11; ô Juda, v. 13; peuple de Ninive, v. 14). Malgré ces difficultés, l'unité du livre ne paraît pas devoir être mise en cause; elle n'a du reste pas été
victorieusement combattue.

Contenu.

Le livre comprend trois chapitres de longueur à peu près égale et qui suivent assez exactement l'ordre des idées. Le tout s'ordonne en 2parties: la première englobe les 2 premiers chap.; la seconde est formée par le chap. 3. La première partie débute par une sorte d'introduction psalmique: (Na 1:1,8) Jéhovah, Dieu «jaloux», lent à la colère, ne laisse pas le mal impuni; il est bon pour ceux qui se confient en lui, mais il poursuit ses ennemis jusque dans les ténèbres. On reconnaît là des expressions courantes du langage des prophètes. Puis vient un premier tableau où ce qui vient d'être dit est appliqué à des cas particuliers (Na 1:9,14) pour amener à cette question: Que pensez-vous de Jéhovah? L'ennemi s'avance, et le prophète s'adresse à lui pour lui prédire la vanité de ses efforts. C'est dans cette partie que le texte semble avoir été perturbé. On y rencontre des images d'un réalisme marqué, obtenues à l'aide de véritables jeux de mots impossibles à rendre autrement qu'en périphrases, comme celle où les Ninivites sont représentés vautrés dans leurs orgies et entrelacés comme des tas d'épines. Aussi l'Éternel va-t-il les humilier «pour n'avoir plus à les humilier par la suite», c'est-à-dire définitivement, de sorte que ce peuple, ou le trône d'Assyrie, n'aura plus de descendants portant le nom d'Assur. Le deuxième tableau (attaque, prise et pillage de Ninive) s'ouvre par l'annonce d'un porteur de bonnes nouvelles arrivant sur les montagnes et par l'invitation à Juda de rétablir son culte, ce qui est, sans doute, une allusion à la réforme de Josias; puis vient une description rapide, et très réaliste aussi, de l'investissement de Ninive. Certains détails frappent par leur précision. Telle est l'allusion aux «lions» (Na 2:12 et suivant). Les souverains assyriens affectionnaient la chasse de ces fauves, et l'on sait que le lion (voir ce mot) tenait une grande place dans l'art sculptural de leur pays. Mais le lion qui «déchirait pour ses petits, étranglait pour ses lionnes», qui «remplissait de proies ses antres, de dépouilles ses tanières», va être dévoré à son tour, et l'on n'entendra plus la voix de ses messagers.

Le 3e chap, forme un tout à part: c'est un second oracle sur Ninive, plein, lui aussi, d'images réalistes. Ce morceau constitue un des plus saisissants tableaux de bataille de la littérature hébraïque. Dans la «ville sanguinaire, pleine de mensonge, de violences, et qui ne cesse de se livrer à la rapine», voici que soudain on entend «le bruit du fouet, des roues, le galop des chevaux, le roulement des chars...» (Na 3:2 et suivant). C'est à cause des «nombreuses prostitutions de la prostituée», dont l'exemple fascinait les peuples, que la prostituée sera traitée en prostituée, c'est-à-dire offerte en spectacle, nue et dépouillée (Na 3:5 et suivant). Et l'on n'aura pas pitié d'elle. No-Amon a déjà eu ce sort (664). «Es-tu meilleure que No-Amon?» Cependant elle est partie pour l'exil (Na 3:8,10). Il faut donc que Ninive se prépare à subir le même sort. Tandis que les Mèdes rôdent autour d'elle, on tremble parmi le peuple (Na 3:13); les marchands, les notables, les princes mêmes s'agitent. Ils sont comme les sauterelles posées sur les haies et les murs, et qui, au matin, ouvrent leurs ailes et s'envolent (Na 3:17). C'est ironiquement que le prophète invite les Ninivites à réparer les brèches faites à leurs murailles. Mais il n'est déjà plus temps de fouler l'argile et de cuire des briques (Na 3:14). Le roi d'Assyrie ne peut plus compter sur personne et c'est à lui directement que le prophète s'adresse en terminant: personne ne le plaindra, car quel est celui que sa méchanceté n'a pas atteint? (Na 3:19)

Si Nahum apparaît plutôt comme un patriote, il ne faudrait pas en conclure que son livre n'a qu'une valeur restreinte comme livre prophétique. On y retrouve les préoccupations des prophètes de l'époque: Jéhovah est le grand vengeur des iniquités. Certes, Nahum n'est pas tendre pour Ninive. Il est visiblement emporté par son indignation. Mais si elle se traduit âprement, elle se justifie par le souci de l'homme de Dieu. Sophonie, qui prophétisera un peu plus tard, complétera le tableau en prolongeant le jugement de Dieu sur Juda et Jérusalem. Et c'est un «reste» qui recueillera un jour le
fruit des promesses. Ch. S.



SOURCE : http://456-bible.123-bible.com/westphal/3664.htm



Le saint prophète Nahum 

fête le 1er décembre

Un prophète du VIIe siècle

Dans l'Histoire Sainte, Dieu parlait par les événements. Les prophètes, par ces événements, devinaient les intentions de Dieu. Le VIIe siècle fut le temps pendant lequel les Assyriens devinrent le peuple le plus puissant de tout l'Ancien Orient. Cette puissance assyrienne atteint son apogée. Elle s'étend même jusqu'en Égypte.

Peu avant l'époque du prophète Nahum, en 664, les armées assyriennes pénètrent en Égypte, et s'emparent de Thèbes, la capitale. Sous la conduite du roi Assurbanipal, les Assyriens pillent la ville.
Mais au bout d'un certain temps, il devient impossible de maintenir cet énorme empire, les Assyriens étant trop éloignés de leur pays.

En 626, le roi Assurbanipal meurt. L'empire assyrien tombe en décadence. Le trône est une source de rivalités, d'intrigues. Profitant de la faiblesse de l'Assyrie, les peuples voisins en profitent pour l'attaquer. Babyloniens et Mèdes envahissent le royaume assyrien, s'emparent de la capitale Ninive, en 612, et finissent par se partager le pays en 609. Le Pharaon Néchao II tente de résister à la montée de la puissance babylonienne, mais il est vaincu à Karkémish en 605, par le roi Nabuchodonosor. Babylone devient alors l'empire qui domine le Proche Orient, à la fin du VIIe siècle.

Le royaume de Juda au VIIe siècle

Au moment où l'Assyrie est au sommet de sa puissance, règnent le roi Manassé (687-642), puis son fils Amon (642-640). Ces deux rois sont soumis aux Assyriens par une vassalité étroite. Cette soumission est même religieuse, et s'implante à Jérusalem le paganisme assyrien. Manassé et Amon ont été les rois les plus impies de l'Histoire d'Israël. Le paganisme s'était infiltré jusqu'au sein du Temple. Les Israélites y honoraient des divinités assyriennes. À cette époque, l'esprit prophétique ne se manifeste pas. Il réapparaît sous la minorité du roi Josias.

Ce roi Josias profitera de la décadence assyrienne pour entreprendre une œuvre de rénovation politique et religieuse. À ce moment, une nouvelle vague de prophètes arrive : Sophonie, Nahum, Habaquq et Jérémie. Mais la renaissance du royaume de Juda sera de courte durée. Josias est tué par le pharaon Néchao. Des successeurs faibles précipitent la ruine de Juda. En 586, Jérusalem est prise par Nabuchodonosor et c'est la déportation.

Époque de la prédication du prophète Nahum

Nahum prêche un peu plus tard que le prophète Sophonie. Il connaît la prise de Thèbes par les armées assyriennes. Il connaît aussila mort d'Assurbanipal qui est, en quelque sorte, le point de départ de ladécadence très rapide du royaume assyrien. Dès ce moment-là, le prophète annonce la fin de la puissance assyrienne. La capitale Ninive va tomber et sa chute entraîne la disparition de tout l'empire assyrien. Donc, Nahum a prêché aux alentours de l'année 620.

Personnalité du prophète

On ne connaît pas la généalogie de Nahum. On ne connaît que son nom : Nahum, ce qui signifie la même chose que Néhémie, c'est-à-dire "Yahvé console" ou "Yahvé a consolé". Aussi, saint Jérôme a-t-il appelé Nahum "consolator", le prophète qui console.

On connaît aussi le nom de sa patrie (chapitre Ier, verset 1), Elqosh, mais on ne sait pas où se trouvait cette ville. Plusieurs hypothèses ont été avancées depuis l'antiquité. Tantôt on place Elqosh près du Néguev, tout à fait dans le sud ; tantôt, au contraire, comme saint Jérôme, on la place en Galilée. La science actuelle renonce à localiser cette ville avec exactitude.

Le livre de Nahum et son contenu

Contenu : Le livre débute par un psaume alphabétique à acrostiche, dans lequel il est question de la chute d'un tyran. Tout le corps du livre est une annonce de la chute imminente de l'empire assyrien, de la prise de la capitale Ninive, de son pillage et de la disparition du royaume oppresseur.

Message religieux du livre de Nahum

Le livre est écrit par un Israélite patriote. Il chante la fidélité de Dieu à ses promesses. Le prophète affirme que c'est Dieu qui mène l'Histoire. En parlant des péchés que l'empire assyrien a commis et du châtiment que ces péchés ont suscité, Nahum atteste qu'il existe des crimes collectifs, des crimes historiques, et que s'il y a des crimes commis par des individus, il y a aussi des crimes qui sont commis par des peuples, des nations, et que ces crimes, eux aussi, relèvent de la justice divine.

Avant la révolution russe, on commençait à apprendre à lire aux petits enfants, le jour de la date du prophète Nahum.
Source : cours d'Alexis Kniazeff


Romeyn de Hooghe. Le Prophète Nahum prédit la destruction de Ninive par le Seigneur, 1705
NAHUM LIVRE DE
Le prophète biblique Nahum (en hébreu, nahum, « consolé », terme voisin de « Néhémie » ou de « Menahem », mots construits sur le même verbe, naham, « consoler ») est peu connu. Sans doute était-il judéen et s'est-il manifesté peu avant ~ 612 (date de la chute de Ninive), peut-être après ~ 616 seulement, tandis que la ruine de l'Assyrie était toute proche. Selon le livre qui porte son nom et que l'on a classé dans la Bible parmi les Douze Petits Prophètes, son ministère était en relation avec les activités cultuelles du sanctuaire (certains ont vu dans ce livre une liturgie d'action de grâces pour la chute de Ninive). Le livre de Nahum peut être divisé en trois parties. La première (i, 2-8) est un poème alphabétique, interrompu à la lettre kaph, sur le thème de la colère de Yahvé. La deuxième (i, 9-ii, 3) comporte une série d'oracles mélangés, de bonheur pour Juda (i, 12 et 13 ; ii, 1 et 3) et de malheur pour Ninive (i, 9-11 et i, 14), écrits probablement peu de temps avant la chute de Ninive. La troisième (ii, 4-iii, 19) est un poème sur la chute de Ninive, unique dans la Bible par sa vigueur (il rappelle le mouvement du cantique de Deborah, dans le livre des Juges, v). Par ses chants de louange, cette œuvre célèbre cultuellement le règne de Yahvé dans l'histoire et même dans l'univers. L'accent patriotique y est très fort : la chute de Ninive, modèle d'un monde qui s'oppose au Dieu d'Israël, signifie le triomphe de Yahvé et de son peuple chosi. La justice se manifeste chez ce dernier et l'impiété chez les Assyriens, que Dieu va châtier. À travers cette passion nationale, que commande une tension politique internationale portée à son paroxysme, c'est toute une théologie de l'histoire qui s'affirme sur le mode prophétique.
André PAUL, « NAHUM LIVRE DE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 2 décembre 2015. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-de-nahum/



Nahum, Prophet (RM)

Died c. 660 BC. One of the minor prophets supposed to have been a native of northern Palestine. His short prophecy of three chapters is directed against Niniveh, whose destruction he lived to see (Benedictines, Encyclopedia). 



SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1201.shtml

Nahum

One of the Prophets of the Old Testament, the seventh in the traditional list of the twelve Minor Prophets.

Name

The Hebrew name, probably in the intensive form, Nahhum, signifies primarily "full of consolation or comfort", hence "consoler" (St. Jerome, consolator), or "comforter". The name Nahum was apparently of not rare occurrence. Indeed, not to speak of a certain Nahum listed in the Vulgate and Douay Version (Nehemiah 7:7) among the companions of Zorobabel, and whose name seems to have been rather Rehum (Ezra 2:2; Heb. has Rehum in both places), St. Luke mentions in his genealogy of Our Lord a Nahum, son of Hesli and father of Amos (iii, 25); the Mishna also occasionally refers to Nahum the Mede, a famous rabbi of the second century (Shabb., ii, 1, etc.), and another Nahum who was a scribe or copyist (Peah, ii, 6); inscriptions show likewise the name was not uncommon among Phoenicians (Gesenius, "Monum. Phoen.", 133; Boeckh, "Corp. Inscript. Graec.", II, 25, 26; "Corp. Inscript. Semitic.", I, 123 a3 b3).

The prophet

The little we know touching the Prophet Nahum must be gathered from his book, for nowhere else in the canonical Scriptures does his name occur, and extracanonical Jewish writers are hardly less reticent. The scant positive information vouchsafed by these sources is in no wise supplemented by the worthless stories concerning the Prophet put into circulation by legend-mongers. We will deal only with what may be gathered from the canonical Book of Nahum, the only available first-hand document at our disposal. From its title (i,1), we learn that Nahum was an Elcesite (so D. V.; A. V., Elkoshite). On the true import of this statement commentators have not always been of one mind. In the prologue to his commentary of the book, St. Jerome informs us that some understood 'Elqoshite as a patronymic indication: "the son of Elqosh"; he, however, holds the commonly accepted view that the word 'Elqoshite shows that the Prophet was a native of Elqosh.

But even understood in this way, the intimation given by the title is disputed by biblical scholars. Where, indeed, should this Elqosh, nowhere else referred to in the Bible, be sought?
  • Some have tried to identify it with 'Alqush, 27 miles north of Mossul, where the tomb of Nahum is still shown. According to this opinion, Nahum was born in Assyria, which would explain his perfect acquaintance with the topography and customs of Ninive exhibited in the book. But such an acquaintance may have been acquired otherwise; and it is a fact that the tradition connecting the Prophet Nahum with that place cannot be traced back beyond the sixteenth century, as has been conclusively proven by Assemani. This opinion is now generally abandoned by scholars.
  • Still more recent and hardly more credible is the view advocated by Hitzig and Knobel, who hold that Elqosh was the old name of the town called Capharnaum (i.e., "the village of Nahum") in the first century: a Galilean origin, they claim, would well account for certain slight peculiarities of the Prophet's diction that smack of provincialism. Apart from the somewhat precarious etymology, it may be objected against this identification that Capharnaum, however well known a place it was at the New Testament period, is never mentioned in earlier times, and, for all we know, may have been founded at a relatively recent date; moreover, the priests and the Pharisees would most likely have asserted less emphatically "that out of Galilee a prophet riseth not" (John 7:52) had Capharnaum been associated with our Prophet in the popular mind.
  • Still, it is in Galilee that St. Jerome located the birthplace of Nahum ("Comment. in Nah." in P.L., XXV, 1232), supposed to be Elkozeh, in northern Galilee; but "out of Galilee doth a prophet rise?" might we ask again.
  • The author of the "Lives of the Prophets" long attributed to St. Epiphanius tells us "Elqosh was beyond Beth-Gabre, in the tribe of Simeon" (P.G., XLIII, 409). He unquestionably means that Elqosh was in the neighbourhood of Beth-Gabre (Beit Jibrin), the ancient Eleutheropolis, on the borders of Juda and Simeon. This view has been adopted in the Roman Martyrology (1 December; "Begabar" is no doubt a corrupt spelling of Beth-Gabre), and finds more and more acceptance with modern scholars.

The book

Contents

The Book of Nahum contains only three chapters and may be divided into two distinct parts.

The one, including i and ii, 2 (Heb., i-ii, 1-3), and the other consisting of ii,1, 3-ii (Heb., ii, 2, 4-iii). The first part is more undetermined in tone and character. After the twofold title indicating the subject-matter and the author of the book (i, 1), the writer enters upon his subject by a solemn affirmation of what he calls the Lord's jealousy and revengefulness (i, 2, 3), and a most forceful description of the fright which seizes all nature at the aspect of Yahweh coming into judgment (i, 3-6). Contrasting admirably with this appalling picture is the comforting assurance of God's loving-kindness towards His true and trustful servants (7-8); then follows the announcement of the destruction of His enemies, among whom a treacherous, cruel, and god-ridden city, no doubt Ninive (although the name is not found in the text), is singled out and irretrievably doomed to everlasting ruin (8-14); the glad tidings of the oppressor's fall is the signal of a new era of glory for the people of God (1:15; 2:2; Hebrews 2:1, 3).

The second part of the book is more directly than the other a "burden of Ninive"; some of the features of the great Assyrian city are described so accurately as to make all doubt impossible, even if the name Ninive were not explicitly mentioned in ii, 8. In a first section (ii), the Prophet dashes off in a few bold strokes three successive sketches: we behold the approach of the besiegers, the assault on the city, and, within, the rush of its defenders to the walls (2:1, 3-3; Hebrews 2:2, 4-6); then the protecting dams and sluices of the Tigris being burst open, Ninive, panic-stricken, has become an easy prey to the victor: her most sacred places are profaned, her vast treasures plundered (6-9); Heb., 7-10); and now Ninive, once the den where the lion hoarded rich spoils for his whelps and his lionesses, has been swept away forever by the mighty hand of the God of hosts (10-13; Hebrews 11-13). The second section (iii) develops with new details the same theme. The bloodthirstiness, greed, and crafty and insidious policy of Ninive are the cause of her overthrow, most graphically depicted (1-4); complete and shameful will be her downfall and no one will utter a word of pity (5-7). As No-Ammon was mercilessly crushed, so Ninive likewise will empty to the dregs the bitter cup of the divine vengeance (8-11). In vain does she trust in her strongholds, her warriors, her preparations for a siege, and her officials and scribes (12-17). Her empire is about to crumble, and its fall will be hailed by the triumphant applause by the whole universe (18-19).

Critical questions

Until a recent date, both the unity and authenticity of the Book of Nahum were undisputed, and the objections alleged by a few against the genuineness of the words "The burden of Ninive" (i, 1) and the description of the overthrow of No-Ammon (iii, 8-10) were regarded as trifling cavils not worth the trouble of an answer. In the last few years, however, things have taken a new turn: facts hitherto unnoticed have added to the old problems concerning authorship, date, etc. It may be well here for us to bear in mind the twofold division of the book, and to begin with the second part (ii, 1, 3-iii), which, as has been noticed, unquestionably deals with the overthrow of Ninive. That these two chapters of the prophecy constitute a unit and should be attributed to the same author, Happel is the only one to deny; but his odd opinion, grounded on unwarranted alterations of the text, cannot seriously be entertained.

The date of this second part cannot be determined to the year; however, from the data furnished by the text, it seems that a sufficiently accurate approximation is obtainable. First, there is a higher limit which we have no right to overstep, namely, the capture of No-Ammon referred to in iii, 8-10. In the Latin Vulgate (and the Douay Bible) No-Ammon is translated by Alexandria, whereby St. Jerome meant not the great Egyptian capital founded in the fourth century B.C., but an older city occupying the site where later on stood Alexandria ("Comment. in Nah.", iii,8: P.L., XXV, 1260; cf. "Ep. CVIII ad Eustoch.", 14: P.L., XXII, 890; "In Is.", XVIII: P.L., XXIV, 178; "In Os.", IX, 5-6: P.L., XXV, 892). He was mistaken, however, and so were who thought that No-Ammon should be sought in Lower Egypt; Assyrian and Egyptian discoveries leave no doubt whatever that No-Ammon is the same as Thebes in Upper Egypt. Now Thebes was captured and destroyed by Assurbanipal in 664-663 B.C., whence it follows that the opinion of Nicephorus (in the edition of Geo. Syncell, "Chronographia", Bonn, 1829, I, 759), making Nahum a contemporary of Phacee, King of Israel, the early tradition according to which this prophecy was uttered 115 years before the fall of Ninive (about 721 B.C.; Josephus, "Ant. Jud.", IX, xi, 3), and the conclusions of those modern scholars who, as Pusey, Nagelsbach, etc., date the oracle in the reign of Ezechias or the earlier years of Manasses, ought to be discarded as impossible. The lower limit which it is allowable to assign to this part of the book of Nahum is, of course, the fall of Ninive, which a well-known inscription of Nabonidus permits us to fix at 607 or 606 B.C., a date fatal to the view adopted by Eutychius, that Nahum prophesied five years after the downfall of Jerusalem (therefore about 583-581; "Annal." in P.G., CXI, 964).

Within these limits it is difficult to fix the date more precisely. It has been suggested that the freshness of the allusion to the fate of Thebes indicates an early date, about 660 B.C., according to Schrader and Orelli; but the memory of such a momentous event would long dwell in the minds of men, and we find Isaias, for instance, in one of his utterances delivered about 702 or 701 B.C. recalling with the same vividness of expression Assyrian conquests achieved thirty or forty years earlier (Isaiah 10:5-34). Nothing therefore compels us to assign, within the limits set above, 664-606, an early date to the two chapters, if there are cogent reasons to conclude to a later date. One of the arguments advanced is that Ninive is spoken of as having lost a great deal of her former prestige and sunk into a dismal state of disintegration; she is, moreover, represented as beset by mighty enemies and powerless to avert the fate threatening her. Such conditions existed when, after the death of Assurbanipal, Babylonia succeeded in regaining her independence (625), and the Medes aims a first blow at Ninive (623). Modern critics appear more and more inclined to believe that the data furnished by the Prophet lead to the admission of a still lower date, namely "the moment between the actual invasion of Assyria by a hostile force and the commencement of the attack on its capital" (Kennedy). The "mauler", indeed, is already on his way (2:1; Hebrews 2); frontier fortresses have opened their gates (iii, 12-13); Ninive is at bay, and although the enemy has not yet invested the city, to all appearances her doom is sealed.

We may now return to the first part of the book. This first chapter, on account of the transcendent ideas it deals with, and of the lyric enthusiasm which pervades it throughout has not inappropriately been called a psalm. Its special interest lies in the fact that it is an alphabetical poem. The first to call attention to this feature was Frohnmeyer, whose observations, however, did not extend beyond vv. 3-7. Availing himself of this key, Bickell endeavoured to find out if the process of composition did not extend to the whole passage and include the twenty-two letters of the alphabet, and he attempted repeatedly but without great success ("Zeitschr. der deutsch. morg. Gesell.", 1880, p. 559; "Carmina Vet. Test. metrice", 1882; "Zeitschr. fur kath. Theol.", 1886), to restore the psalm to its pristine integrity. This failure did not discourage Gunkel who declared himself convinced that the poem is alphabetical throughout, although it is difficult, owing to the present condition of the text, to trace the initial letters X to X (Zeitschr. fur alttest. Wissensch., 1893, 223 sqq.). This was for Bickell an incentive to a fresh study (Das alphab. Lied in Nah. i-ii, 3, in "Sitzungsberichte der philos.-hist. Classe der kaiser. Akademie der Wissensch.", Vienna, 894, 5 Abhandl.), the conclusions of which show a notable improvement on the former attempts, and suggested to Gunkel a few corrections (Schopfung und Chaos, 120). Since then Nowack (Die kleinen Propheten, 1897), Gray ("The Alphab. Poem in Nah." in "The Expositor" for Sept. 1898, 207 sqq.), Arnold (On Nahum 1:1-2:3, in "Zeitschr. fur alttest. Wissensch.", 1901, 225 sqq.), Happel (Das Buch des Proph. Nah., 1903), Marti (Dodekaproph. erklart, 1904), Lohr (Zeitschr. fur alttest. Wissensch., 1905, I, 174), and Van Hoonacker (Les douze petits proph., 1908), have more or less successfully undertaken the difficult task of extricating the original psalm from the textual medley in which it is entangled. There is among them, a sufficient agreement as to the first part of the poem; but the second part still remains a classical ground for scholarly tilts.

Wellhausen (Die kleinen Proph., 1898) holds that the noteworthy difference between the two parts from the point of view of poetical construction is due to the fact that the writer abandoned halfway his undertaking to write acrostically. Happel believes both parts were worked out separately from an unacrostic original.

Critics are inclined to hold that the disorder and corruption which disfigure the poem are mostly due to the way it was tacked on to the prophecy of Nahum: the upper margin was first used, and then the side margin; and as, in the latter instance, the text must have been overcrowded and blurred, this later on caused in the second part of the psalm an inextricable confusion from which the first was preserved. This explanation of the textual condition of the poem implies the assumption that this chapter is not to be attributed to Nahum, but is a later addition. So much indeed was granted by Bickell, and Van Hoonacker (not to speak of non-Catholic scholars) is inclined to a like concession. On the one hand, the marked contrast between the abstract tome of the composition and the concrete character of the other two chapters, we are told, bespeaks a difference of authorship; and, on the other hand, the artificiality of the acrostic form is characteristic of a late date. These arguments, however, are not unanswerable. In any case it cannot be denied that the psalm is a most fitting preface to the prophecy.

Little will be found in the teaching of the book of Nahum that is really new and original. The originality of Nahum is that his mind is so engrossed by the iniquities and impending fate of Ninive, that he appears to lose sight of the shortcomings of his own people. The doom of Ninive was nevertheless in itself for Juda an object-lesson which the impassioned language of the Prophet was well calculated to impress deeply upon the minds of thoughtful Israelites. Despite the uncertainty of the text in several places, there is no doubt that the book of Nahum is truly "a masterpiece" (Kaulen) of literature. The vividness and picturesqueness of the Prophet's style have already been pointed out; in his few short, flashing sentences, most graphic word-pictures, apt and forceful figures, grand, energetic, and pathetic expressions rush in, thrust vehemently upon one another, yet leaving the impression of perfect naturalness. Withal the language remains ever pure and classical, with a tinge of partiality for alliteration (i, 10; ii, 3, 11) and the use of prim and rare idioms; the sentences are perfectly balanced; in a word Nahum is a consummate master of his art, and ranks among the most accomplished writers of the Old Testament.

Souvay, Charles. "Nahum." The Catholic Encyclopedia. Vol. 10. New York: Robert Appleton Company, 1911. 2 Dec. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/10670a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Sean Hyland.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.


The Catholic Church honors the Old Testament prophets on canon of saints, they’re listed in the Martyrologium Romanum. Today, the Church liturgical recalls Saint Nahum, the prophet:
Commemoratio sancti Nahum, prophetae, qui Deum praedicavit cursum temporum regentem et populos in iustitia iudicantem.
“The memorial of St. Nahum, the prophet, who preached that God was ruling the path of time and was judging the peoples in justice.”
Have you read from the book of Nahum? Do you know where it is in the Bible? It is between Micah and Habakkuk. He is one of the 12 minor prophets in sacred Scripture. The prophetic message uttered by Nahum differs from other prophets in that he does not issue a call to repentance, nor does he denounce Israel for infidelity to God. Some scholars take Nahum’s work as history.
Historically, there is not much documentation on the Prophet Nahum. His name means “God consoles.” We know that he was from the town Alqosh (what is likely now Galillee) living close to the end of the Assyrian reign. Nahum warns Ninevah of its destruction (612 BC).
Some members of the Church ask Saint Nahum to intercede on behalf of those with mental disorders. The Latin, Byzantine and Armenian Churches honor Nahum on different days.

Prophet Nahum



The Holy Prophet Nahum, whose name means “God consoles,” was from the village of Elkosh (Galilee). He lived during the seventh century B.C. The Prophet Naum prophesies the ruin of the Assyrian city of Nineveh because of its iniquity, the destruction of the Israelite kingdom, and the blasphemy of King Sennacherib against God. The Assyrian king Ashurbanipal died in 632 B.C., and over the next two decades, his empire began to crumble. Nineveh fell in 612 B.C.

Nahum differs from most of the prophets in as much as he does not issue any call to repentance, nor does he denounce Israel for infidelity to God.

Details of the prophet’s life are unknown. He died at the age of forty-five, and was buried in his native region. He is the seventh of the Twelve Minor Prophets

The Prophet Nahum and St Nahum of Ochrid (December 23) are invoked for people with mental disorders.

Prophet Nahum (Dec. 1)

Born of the tribe of Simeon, this far-seeing holy man spent most of his life in the Elkosh region of Galilee. Nahum lived about 200 years after the Prophet Jonah delivered his eleventh-­hour warnings to the morally corrupt city of Ninevah, the capital of the Assyrian Empire. Jonah's mission had been successful (if temporarily interrupted by an incident in which he was swallowed by a whale), and the people of Ninevah had repented just in time to avert wholesale destruction.

Sadly, however, the populace of the great city had slowly forgotten Jonah's message during the next two centuries ... and now the God of the Israelites had once again demanded that a prophet go forth to warn the Ninevites of the great danger they faced. That prophet would be Nahum - and he would deliver a stern warning about the earthquake, flood and fire that the city could expect, if its residents did not immediately give up their idolatrous and immoral ways.

Sadly, the citizens of the doomed city did not listen to Nahum. As a result, Ninevah was utterly devastated, and even its geographical location has vanished from the map without a trace.

When the catastrophe finally struck the city, it was a terrible thing to witness. First a mighty earthquake tore the earth apart, so that hundreds of residents fell screaming into the abyss. Moments later, triggered by the earthquake, a giant tidal wave surged from a nearby lake and slammed head-on into the shattered city. Those who had not been crushed to death soon drowned. Finally, a roaring fire sprang up from the surrounding wilderness and completely devoured the few remaining human habitations. When the smoke at last cleared, no living thing moved at all in the dead zone that had been mighty Ninevah.

Nahum was the seventh in order among the Twelve Minor Prophets of the Bible. He prophesied during the Age of Hezekias, part of the historical period that took place after the destruction of Samaria, but before the abduc­tion of the Ten Tribes of Israel.

Along with predicting the ruin of Ninevah, the Old Testament Book of the Prophet Nahum forecast the eventual destruction of the Israelite kingdom and the infamous blasphemy against Jehovah by King Sennacherib. Nahum's Book contains only three chapters and appears between Micah and Habak­kuk in the Hebrew Bible. The Holy Prophet died at age 45, according to most historians of the period, and was buried in his native Galilee.

The life of this holy prophet illustrates a stern but ultimately merciful principle: Those who choose to live in opposition to the Will of God will sooner or later be forced to endure the chaos and destruction that are the inevitable results of a godless existence. As the Holy Prophet Nahum warns us in the Old Testament book that bears his name: God is fearsome in wrath towards those who spurn him - but loving and merciful to all who pray to Him in faith and reverence.

His name means “the comforter” - but there was nothing comforting about the warnings of doom and destruction that came from the Holy Prophet Nahum, who lived in Palestine seven centuries before Christ.