samedi 29 août 2015

Sainte SABINE de ROME, martyre

Sainte Sabine

Martyre à Rome

Il n'est pas douteux qu'elle ait subi le martyre pour avoir enterré sa servante victime de la persécution. Elle vivait sans doute à Vindenia en Ombrie. Une église bâtie à Rome en son honneur sur le mont Aventin en fit une sainte romaine très célébrée.

C'est maintenant la basilique Sainte-Sabine et le gouvernement de l'Ordre des Prêcheurs y est établi au couvent de Sainte-Sabine à Rome.

À Rome, commémoraison de sainte Sabine, dont le titre établi sur l’Aventin vers 422-432, présente son nom à la vénération.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1761/Sainte-Sabine.html

Sainte Sabine, martyre

La fête de Ste Sabine semble plus ancienne à Rome que la Décollation de St Jean-Baptiste que l’Église célèbre aujourd’hui en ce jour. La station en l’église Sainte-Sabine est attestée à la fin du VIème siècle.

« Sabine est la fondatrice d’un titre sur l’Aventin, auquel Pierre d’Illyrie substitua une basilique au temps du pape Célestin. Elle devait devenir sainte Sabine dans le cours du VIe siècle, comme les autres fondateurs et fondatrices des tituli romani. Une Passio sanctarum Serapiae et Sabinae en fait une martyre et donne le 29 août pour son natale. C’est ce jour-là que le Hiéronymien en fait mention et que saint Grégoire le Grand célébrait sa fête [1]. On en trouve le formulaire, au milieu du VIIe siècle, tant dans l’évangéliaire que dans le sacramentaire grégorien. Sainte Sabine a toujours été célébrée à Rome depuis lors » [2].

Textes de la Messe

eodem die 29 augusti

S. SABINÆ

Mart.

Commemoratio

Missa Me exspectavérunt, de Communi Communi non Virginum 1 loco, cum orationibus ut infra :

Oratio.

Deus, qui inter cétera poténtiæ tuæ mirácula étiam in sexu frágili victóriam martýrii contulísti : concéde propítius ; ut, qui beátæ Sabínæ Mártyris tuæ natalítia cólimus, per eius ad te exémpla gradiámur. Per Dóminum.

Secreta

Hóstias tibi, Dómine, beátæ Sabínæ Mártyris tuæ dicátas méritis, benígnus assúme : et ad perpétuum nobis tríbue proveníre subsídium. Per Dóminum nostrum.

Postcommunio

Divíni múneris largitáte satiáti, quǽsumus, Dómine, Deus noster : ut, intercedénte beáta Sabína Mártyre tua, in eius semper participatióne vivámus. Per Dóminum.

 

ce même 29 août

Ste SABINE

Martyre

Commémoraison

Messe Me exspectavérunt,, du Commun des Stes Femmes I, avec les oraisons ci-dessous :

Collecte

Dieu, entre autres merveilles de votre puissance, vous avez fait remporter la victoire du martyre même par le sexe le plus faible : faites, dans votre bonté, qu’honorant la naissance au ciel de la Bienheureuse Sabine, votre Martyre, nous tendions vers vous par l’imitation de ses exemples.

Secrète

Recevez avec bonté, Seigneur, les hosties offertes pour honorer les mérites de la bienheureuse Sabine, votre Vierge et Martyre, et faites qu’elles nous procurent un continuel secours.

Postcommunion

Rassasiés par la grandeur de votre don céleste, nous vous supplions, ô Seigneur notre Dieu, que la bienheureuse Sabine votre Martyre, intercédant pour nous, nous vivions toujours de la participation à ce sacrement. 

Office

Leçon des Matines avant 1960.

Aux Matines de la Décollation de St Jean-Baptiste avant 1960, on commémorait Ste Sabine par la neuvième leçon

Neuvième leçon. Sabine, dame romaine, épouse de Valentin, homme de qualité, fut initiée par la Vierge Séraphie à la connaissance des préceptes de la foi chrétienne. Après le martyre de la pieuse Vierge, elle en recueillit les reliques pour les ensevelir avec honneur. On l’arrêta pour ce fait, et on la fit comparaître devant le juge Elpidius, Adrien étant empereur. « Êtes-vous, lui dit le juge, cette Sabine de race noble et d’illustre alliance ? — Oui, c’est moi, répondit-elle, et je rends grâces à mon Seigneur Jésus-Christ d’avoir été délivrée de la servitude des démons, par l’intercession de Séraphie, sa servante. » Le préfet essaya de diverses manières de la faire changer de sentiment ; mais voyant qu’il ne pouvait l’ébranler dans sa foi, il prononça la sentence qui la condamnait à la peine capitale, pour avoir méprisé les dieux. Les Chrétiens ensevelirent son corps dans le tombeau où elle-même avait enseveli Séraphie, sa maîtresse dans la foi.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Saluons la noble Martyre dont le triomphe vient compléter les honneurs de cette journée [3]. La très antique église de Sainte-Sabine sur l’Aventin forme un des joyaux du trésor de la Ville éternelle. Avec Saint-Sixte-le-Vieux, elle eut cette autre gloire d’abriter dans Rome saint Dominique et ses premiers fils.

Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

La station de ce jour sur l’Aventin nous est déjà attestée, pour la fin du VIe siècle, par le Registrum de saint Grégoire le Grand : Facta sunt haec in basilica sanctae Sabinae sub die IIII Kal. Sept. Indict. VI [4].

Le plus ancien Comes romain contenu dans le manuscrit de Würzbourg, mentionne cette fête, mais, à l’égal d’autres solennités non romaines, d’introduction moins ancienne, il la rejette à la fin de sa liste des divers Communs.

Sabine et Sérapie, que les Actes disent être ensevelies in oppido Vendinensium ad arcum Faustini, iuxta aream Vindiciani, semblent être des martyres de l’Ombrie. De Rossi a même démontré que, non loin de Interamna (Terni) existait le village de Vindena, d’où, vers la fin du VIIe siècle, les reliques des deux Saintes furent transférées dans le titulus Sabinae sur l’Aventin.

La messe est la même que le 6 mars pour les célèbres martyres de Carthage, Perpétue et Félicité. La première collecte, sauf le titre de vierge, est identique à celle de sainte Agathe, le 5 février ; les deux autres sont les mêmes que le 23 janvier, pour sainte Émérentienne [5].

Le verset alléluiatique est tiré du psaume 44 : « Alléluia. Dans la splendeur et la gloire, prépare-toi, avance-toi joyeusement et règne ».

La gloire et le triomphe du Christ, dit saint Paul, nous sont réservés dans la mesure où nous aurons participé, comme les martyrs, à l’ignominie de sa passion. C’est pourquoi la sainte liturgie de l’Église, qui est comme un reflet de celle du ciel, donne la place d’honneur aux saints martyrs.

Selon le Comes de Würzbourg, la première lecture était aujourd’hui la même que le 10 juillet ; c’est celle qui contient l’éloge de la femme forte (Prov., XXXI, 10-31). Pour mériter cet éloge, comme l’observe saint Philippe Neri, des choses extraordinaires ne sont point requises. Le Saint-Esprit loue la mère de famille qui file la laine et manie la quenouille et le fuseau. Dans la vie chrétienne, même les actes les plus ordinaires dans l’exercice du devoir deviennent sublimes et dignes de la vie éternelle quand ils sont accomplis en état de grâce. La fidélité humble et assidue aux exercices du devoir indique déjà une vie héroïque qui, si le Seigneur le veut, peut être une préparation suffisante à la grâce du martyre.

A quelle époque le Titulus Sabinae fut-il dédié à la martyre homonyme de Vindena ? C’est un problème difficile à résoudre, car dans l’inscription en mosaïque qui existe encore sur la porte de cette basilique, on relève bien que son fondateur fut un prêtre illyrien nommé Pierre, qui vivait au temps de Célestin Ier, mais sainte Sabine n’y est point nommée. Qu’a donc à faire ici cette matrone Sabine de qui l’église prit le nom ? Faut-il établir une relation quelconque entre la martyre de l’Ombrie et l’ancienne propriétaire de la domus de l’Aventin, agrandie ensuite par l’Illyrien Pierre et devenue une vaste basilique ? Ou bien une seconde Sabine romaine acheva-t-elle, en lui donnant son nom, la construction commencée par l’Illyrien ? Ce sont des questions que nous ne pouvons résoudre actuellement.

Dans le cloître de la basilique de Saint-Paul on conserve l’épigraphe d’un prêtre du titulus Sabinae, qui vivait à une époque où l’église n’était pas encore dédiée à la martyre de Vindena :

LOCVS • PRESBYTERI • BASILI • TITVLI • SABINE

[1] Grégoire Le Grand, Registrum epistolarum, XIII, 2 ; édit. Ewald- Hartmann, tome 2, p. 367.

[2] Cf. Pierre Jounel, Le Culte des Saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École Française de Rome, Palais Farnèse, 1977.

[3] Allusion à la Fête de la Décollation de St Jean-Baptiste.

[4] Reg. Lib. XI, n. 2. Ed. Hartmann, II, 367.

[5] Toutes ces pièces sont désormais du Commun des Vierges.

Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique

Sainte Sabine. — Jour de mort : 29 août, vers 126. Tombeau : à Rome, dans la basilique qui lui est dédiée sur l’Aventin. Vie : Sainte Sabine, originaire de Vindena, en Ombrie, fut l’épouse d’un patricien appelé Valentin. Elle fut convertie à la foi chrétienne par sa servante Séraphie. Après la mort de cette pieuse vierge (le martyrologe en fait mémoire le 3 septembre), elle en recueillit les restes pour les ensevelir avec honneur. Cela lui vaut d’être incarcérée peu après par ordre de l’empereur Adrien, et d’être traduite devant le tribunal d’Elpidius : « N’êtes-vous pas Sabine, veuve de l’illustre Valentin ? » lui demanda celui-ci. . Oui, c’est moi, répondit-elle, et je rends grâces à mon Seigneur Jésus-Christ d’avoir été délivrée de la servitude des démons par l’intercession de sa servante Séraphie ». Le juge la condamna à mort pour son mépris des dieux. Les chrétiens déposèrent son corps dans le tombeau où elle-même avait enseveli Séraphie, sa maîtresse dans la foi. Pratique : Quel exemple édifiant ! La servante convertit sa maîtresse ; la maîtresse ensevelit le corps de sa servante et la suit dans son martyre. Toutes deux reposent unies dans une même sépulture. Comme le christianisme sait franchir les barrières sociales !

La basilique de Sainte-Sabine est une des plus célèbres églises stationnales de Rome ; c’est là que le clergé et les fidèles se rassemblent le Mercredi des Cendres.


St. Sabina

Widow of Valentinus and daughter of Herod Metallarius, suffered martyrdom about 126. According to the Acts of the martyrdom, which however have no historic value, she lived at Rome and was converted to Christianity by her female slave Serapia. Serapia was put to death for her faith and later, in the same year, Sabina suffered martyrdom. In 430 her relics were brought to the Aventine, where a basilica, which is very interesting in the history of art, is called after St. Sabina. Originally the church was dedicated to both saints. The feast of St. Sabina is celebrated on 29 August.

Löffler, Klemens. "St. Sabina." The Catholic Encyclopedia. Vol. 13. New York: Robert Appleton Company, 1912. 29 Aug. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/13290a.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/13290a.htm

Sabina of Rome M (RM)

Died c. 127. According to Saint Sabina's untrustworthy acta, she was a rich and noble widow (of Valentine?) from Umbria, Italy. Her virginal, Syrian servant, Saint Seraphia, was such a model of Christian charity and obedience that she converted her mistress, who soon outshone her teacher in fervor and piety. At the beginning of Hadrian's persecution, Beryllus, governor of the province, arrested Sabina and Seraphia. The latter was beaten to death with clubs. Sabina was released because of her high station at the pleading of her friends. She was retaken the following year and martyred at Rome. The Bollandists have proven that she was, indeed, a Roman martyr. About 430, a basilica was dedicated to her in Rome, which was one of the station churches of Lent. Some say that she gave her home to the Christians as a church and that this was the site for the later erection of the basilica. Saint Dominic had a special devotion to this Saint Sabina (Benedictines, Encyclopedia, Husenbeth). In art, Saint Sabina is depicted giving alms to a cripple. She may also be portrayed as a princess with a book, palm, and angels (Roeder). This patron of Rome is the patroness of children who have difficulty in walking and of housewives. She is invoked against hemorrhage (Roeder).

Source : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0829.shtml

Saint Seraphia

Virgin and Martyr († ca. 126)

and Saint Sabina

Martyr († ca. 127)


Saint Seraphia was born at Antioch in the late first century, of Christian parents who, fleeing the persecution of Adrian, went to Italy and settled there. When her parents died, Seraphia was sought in marriage by many, but having resolved to consecrate herself to God alone, she sold all her possessions and distributed the proceeds to the poor. And then she sold herself into a voluntary slavery, and entered the service of a Roman noblewoman named Sabina. The piety of Seraphia, her love of work, and her charity soon gained the heart of her mistress, who became a Christian.

Seraphia was denounced as a follower of Christ and condemned to die. She was first placed over a burning pile, but remained uninjured by the flames. The prefect ordered her to be beheaded, and in that way she received the crown she so richly merited. Her mistress buried her with every mark of respect.

That noble Roman matron, Saint Sabina, was also denounced to the prefect Helpidius a year later. Christ is my God, I adore Him and serve Him; to Him alone I must sacrifice, she said when questioned. Her humble confession of faith obtained for her the grace of martyrdom; she was beheaded and all her goods confiscated. She was buried in the tomb she herself had had built in Rome, and where she had interred her beloved servant, Seraphia. In the year 425 a church was built at the site of the martyrdom of the two holy women, on Mount Aventino. The Church of Saint Sabina was given to Saint Dominic in the 13th century by Pope Honorius III, and still today one venerates, under the main altar there, the bodies of the two holy Martyrs.

Reflection: Christian courage is in direct relationship to our Faith. If we continue in the Faith, founded and established and immovable, all things will be found possible to us.

Little Pictorial Lives of the Saints, a compilation based on Butler's Lives of the Saints and other sources by John Gilmary Shea (Benziger Brothers: New York, 1894); Les Petits Bollandistes: Vies des Saints, by Msgr. Paul Guérin (Bloud et Barral: Paris, 1882), Vol. 10


SOURCE : https://magnificat.ca/cal/en/saints/saint_seraphia_and_saint_sabina.html


Voir aussi : http://www.stsabina.org/history.html