samedi 28 février 2015

Saint AUGUSTE CHAPDELAINE, prêtre de la Société des Missions étrangères et martyr


Saint Auguste Chapdelaine, prêtre et martyr


Auguste Chapdelaine, né en Normandie en 1814, quitte bientôt la ferme paternelle pour entrer à la Société des Missions étrangères de Paris ; il est envoyé en Chine où, après deux années d’activités missionnaires, il est arrêté par des soldats à Xilinxian, dans la province chinoise de Guangni, avec plusieurs néophytes, parce qu’il avait, le premier, semé la foi chrétienne dans cette région ; il fut, sur l’ordre du grand mandarin, frappé de trois cents coups de rotin, enfermé dans une cage étroite et enfin décapité en 1856.

Saint Auguste Chapdelaine

Missionnaire, martyr en Chine ( 1856)

et ses compagnons, martyrs. 

Ils étaient membres de la Société des Missions Étrangères de Paris et, après deux années d'activités missionnaires, ils sont arrêtés et torturés dans une Chine qui n'avait pas vu de prêtres catholiques depuis plus d'un siècle et demi. 

Auguste Chapdelaine a été béatifié par Léon XIII le 27 mai 1900 et canonisé par Jean-Paul II le 1er octobre 2000.


"Auguste Chapdelaine naquit en 1814 dans une famille d'agriculteurs de la Rochelle Normande. Il aurait pu y demeurer: il travailla d'ailleurs jusqu'à vingt ans dans la ferme familiale. Mais autre chose le préoccupait, qui se précisa: il se sentait appelé à partir loin, bien loin au delà des frontières verdoyantes de son pays natal; Dieu lui donnait le désir et la force d'être missionnaire en Chine, alors même que là-bas, depuis 1814 justement, l'année de sa naissance, les martyrs se succédaient. A-t-il entendu, enfant, parler des trente-trois chrétiens, chinois et prêtres français des Missions étrangères, exécutés le jour de la Sainte-Croix, le 14 septembre 1815? Il semble que sa vocation ait toujours été axée autour de la signification même du martyr: être témoin, jusqu'à l'extrême..."



À Xilinxian, dans la province chinoise de Guangni, en 1856, saint Auguste Chapdelaine, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Arrêté par des soldats avec plusieurs néophytes, parce qu’il avait, le premier, semé la foi chrétienne dans cette région, il fut, sur l’ordre du grand mandarin, frappé de trois cents coups de rotin, enfermé dans une cage étroite et enfin décapité. (éloge omis le 28 février des années bissextiles)


Martyrologe romain

"Il vous est utile que votre pasteur meure pour vous". (Auguste Chapdelaine)

Saint Auguste CHAPDELAINE

Nom: CHAPDELAINE
Prénom: Auguste
Pays: France - Chine
Naissance: 06.01.1814  au diocèse de Coutances
Mort: 29.02.1856  (Province du Kouang-si)

Etat: Prêtre des Missions Étrangères de Paris  -  Martyr du Groupe des 120 martyrs de Chine  2
Note: Prêtre en 1843 pour les Missions Étrangères de Paris. Part pour la Chine en 1851. Subit le martyre en 1856 avec toutes sortes de tortures. Cf notice du groupe spécialement le §2)

Béatification: 27.05.1900  à Rome  par Léon XIII
Canonisation: 01.10.2000  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 9 juillet

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2000 n.39 p.9-10  -  n. 40 p.1-7  -  n.41 p.7.10
Réf. dans la Documentation Catholique: 2000 n.19 p.906-908
Notice

Auguste Chapdelaine naît en 1814 au diocèse de Coutances dans une famille paysanne dont il est le 9e enfant. Il est ordonné prêtre en 1843 pour son diocèse. En 1851 il est agrégé à la société des Missions Étrangères de Paris et part pour la Chine. Après deux ans il quitte Hong-Kong pour le Kouang-si, une province qui n'avait plus de prêtre depuis un siècle et demi: "Au départ de cette mission, une ardeur de néophyte!" Récit du Père Chapdelaine: "Un habitant du Kouang-si venu au Kouei-tchéou pour affaires, rencontre par hasard un de ses parents nouvellement converti qui l'initie aux vérités de notre sainte religion; il renonce à ses idoles, adore le vrai Dieu et, de retour dans sa famille, se met à exercer l'apostolat auprès de ses parents et de ses amis. Quarante ou cinquante familles se convertissent. Le nouvel apôtre repart alors au Kouei-tchéou pour demander un chrétien qui pourra le seconder. Je viens moi-même d'arriver et je peux l'aider de mes conseils. Trois mois après, au terme d'un pénible voyage, je célèbre la sainte messe au milieu de ces néophytes.. Mais le démon ne tarde pas à nous susciter des obstacles." En effet, les chrétiens sont dénoncés et le Père est incarcéré avec six autres. Le mandarin est impressionné par la fière attitude du missionnaire et, la Providence aidant, ils sont tous relâchés. Pendant deux ans, le Père exerce librement son ministère dans le Kouang-si. Mais en 1856 il est de nouveau dénoncé. Malheureusement, c'est un nouveau mandarin qui dirige, animé d'une haine implacable contre les chrétiens. Le Père est pris. En tout 25 confesseurs de la foi sont arrêtés et frappés, dont la très jeune veuve Agnès (née en 1833) chargée de la formation des femmes catéchistes. Quant à Laurent Pé-mou, baptisé depuis 5 jours, il est le premier à comparaître à la barre du tribunal et à confesser sa foi. Le mandarin voulant lui faire abandonner le maître Ma (nom chinois du Père Chapdelaine), Laurent rétorque: "Je ne l'abandonnerai jamais!" Irrité d'une déclaration aussi ferme et du refus d'apostasier que lui oppose Laurent, le mandarin le fait décapiter. Puis c'est le tour de la jeune Agnès. Enfermée dans une cage, mutilée, consumée par la faim et la soif, elle meurt au bout de quatre jours. Le Père comparaît à son tour. Il répond aux premières questions, mais oppose le silence à des questions impertinentes qui s'ensuivent. Il reçoit 300 coups de rotin dans le dos sans proférer aucune plainte. Sa cruelle et longue agonie se termine par le supplice de la cage suspendue (strangulation lente). Le 29 février au matin, comme il respire encore, le mandarin le fait sortir de sa cage et ordonne à un satellite de le décapiter.
Incidence politique du martyre du Père Chapdelaine:  Au même moment, des commerçants et marins anglais sont molestés. Napoléon III propose à l'Angleterre d'intervenir. Une escadre alliée menace; la Chine signe le traité de Tim-tsin (1858) contenant aussi des clauses autorisant les missions. Cette imbrication des affaires politiques et de l'apostolat inquiète. Il faut cependant reconnaître que les résultats purement chrétiens de ces traités imposés par la force sont excellents. Dans la paix - une paix toute relative d'ailleurs - les chrétientés chinoises se reforment et se réorganisent. (Cf Fiche générale, début du §3)
Tortures subies par le R. P. Chapedelaine, missionnaire en Chine, martyrisé dans la province de Quang-si
Illustrations de la torture et de l'exécution d'Auguste Chapdelaine en Chine 
par le supplice du lingchi, Le Monde illustré, de 1858

Martyre du R. P. Chapedelaine et de ses compagnons
Àl’extrémité de la longue et sinueuse rue du Bac, au fond d’un préau qu’égayent quelques arbustes, dans un bâtiment spacieux dont un collège de jeunes lévites avive la paisible solitude, existe un… que dirai-je ?… une chambre de question ?… non ; un musée… mais un musée sans précédent, un musée unique : ce sont des haches, des casse-tête, des poignards, des glaives de toutes grandeurs et de toutes formes, des lames droites, courbes, barbelées, ondoyantes comme des flammes, tordues comme des spirales, des fers à cautérisation des formes le plus bizarrement horribles, des cangues écrasantes, des entraves, des carcans, des rotins, des fouets, des tenailles hideuses, des chaînes énormes dont la rouille ensanglantée accuse éloquemment l’emploi sinistre… que sais-je ? tous les instruments de torture et de supplice qu’a jamais pu inventer la rage des persécuteurs et des bourreaux.
Cette galerie, nous pourrions dire ce sanctuaire, est le reliquaire du martyre auquel se prépare, par l’étude de la science et par la pratique de la vertu, cette jeunesse calme et sereine qu’attendent les austères et glorieux devoirs de l’apostolat.

On ignore trop dans notre siècle, si ardemment voué au culte des intérêts matériels, tous les mystères d’humble dévouement et d’abnégation sublime qui s’élaborent dans ces pieuses retraites, et tous les avantages qui, à part des résultats bien autrement précieux, en rejaillissent sur le pays si le nom de la France éveille, tant de sympathies dans les contrées les plus éloignées, les peuples de l’extrême Orient ou de l’Afrique centrale, au sein des archipels sauvages de l’Océanie, à qui le doit-il? Qu’on ne s’imagine pas que ce soit aux lés d’étamine qui apparaissent au mât d’un croiseur et que le vent qui les a apportés remporte presque aussitôt. Non sans doute… C’est aux missionnaires qui partent chaque année de cette maison et de quelques autres semblables pour aller éclairer des rayons de la civilisation et de la foi ces contrées perdues dans les ténèbres, c’est aux missionnaires qui fondent incessamment de nouvelles chrétientés sur ces plages lointaines. Que d’îles, comme l’archipel Gambier, déjà régénérées ! Ce sont là leurs palmes terrestres, mais aussi ils y en trouvent souvent de plus glorieuses ; les palmes du martyre. Alors, ce que revient d’eux à la maison d’où ils sont partis, c’est le sang coagulé sur les fers, les chevalets et les haches, qui grossissent de temps à autre les panoplies de ce musée, les joyaux de ce glorieux écrin c’est là que viennent d’arriver quelques reliques du R. P. Chapedelaine, du sang de qui la France demande aujourd’hui compte à la Chine.

Nous touchons à l’anniversaire de la mort de ce généreux confesseur de la foi. Ce fut le dernier jour de février 1856 qu’il baptisa de son sang la province de Quang-Si, qu’il était allé conquérir à vérité.

Depuis deux ans déjà, il exerçait son apostolat dans cette province, où n’avait pas retenti, de temps immémorial, la parole sainte, lorsqu’il fut accusé, auprès du mandarin de Si-Ling-Hien, de porter les peuples à la révolte et de les séduire par des opérations magiques.

Le magistrat, inquiet des progrès du christianisme, donna l’ordre de l’arrêter. Le père Chapedelaine, prévenu aussitôt du danger qui le menaçait par un néophyte de Si-Ling-Hien, pouvait fuir et trouver un refuge assuré au sein des chrétientés florissantes, de provinces voisines ; mais, par sa fuite, il livrait aux erreurs le troupeau fidèle qu’il avait réuni sous son bâton pastoral. N’était-il pas à craindre que cet acte de prudence ne fût interprété comme un acte de pusillanimité par ceux qu’il eût abandonnés aux persécutions ? Loin de fuir, il se rendit à Si-Ling-Hien même ; ce fut là qu’il fût saisi et conduit devant le mandarin. Interrogé sur la doctrine qu’il prêchait au peuple, le généreux apôtre confessa sa foi avec une telle ardeur, que le juge se hâta d’étouffer cette éloquente protestation sous des questions portant sur ses richesses et sur ses sortilèges. Le Révérend Père, imitant alors son divin Maître devant Hérode, n’opposa à ces imputations que son silence. Le juge irrité lui fit frapper cent coups d’une semelle de cuir sur le visage. Sous ces coups appliqués par la main du bourreau, les dents de l’apôtre sautèrent de sa mâchoire brisée.

Ce n’était que la première épreuve des tortures à travers lesquelles il devait arriver à la mort. Dépouillé de ses vêtements et couché sur le sol, il reçut trois cent coups de rotin sur le dos, dont les chairs broyées ne formaient plus à la fin qu’une plaie. Pas un soupir… pas une plainte n’échappa de ses lèvres. Le mandarin, étonné d’abord, ne vit bientôt après dans cette constance héroïque qu’une preuve du pouvoir magique de sa victime. Un chien fut égorgé par ses ordres, et, pour rompre la puissance des sortilèges du patient, il fit arroser son corps avec ce sang encore chaud. La flagellation recommença avec plus de violence. Cette fois, on ne compta plus les coups, le bourreau frappa jusqu’à ce que le corps restât immobile. Alors il fut porté dans la prison, où on le jeta sanglant et brisé sur le sol.

Ici ce ne fut plus l’ineffable patience du martyr qui vint frapper de stupeur ses bourreaux, ce fut un de ces miracles qui forment comme le nimbe rayonnant de l’antiquité chrétienne au temps des Césars ! Voilà que le cadavre pantelant du martyr se ranime ; le P. Chapedelaine se relève et se promène dans son cachot, le calme sur le front, la ferveur dans le regard, la prière sur les lèvres.

Ce prodige est rapporté au mandarin, qui se croit bravé et n’en devient que plus furieux. Il saura bien épuiser ce qu’il regarde comme la science cabalistique de cet étranger. Le génie inventeur des Chinois s’est surtout signalé dans la création des tortures ; il possède là un arsenal où il trouvera bien une arme pour vaincre son ennemi. Il dédaigne le supplice vulgaire qui consiste à découper le patient en milliers de morceaux (supplice représenté par l’une de nos gravures). Il lui faut des tourments dont les angoisses épuisent plus lentement la vie, l’épuisent soupir à soupir.

Le lendemain, 27 février, le père Chapedelaine est de nouveau conduit sur la place des supplices. Au moyen de cordes et de poteaux, il est établi en équilibre et placé à genoux sur une énorme chaîne de fer dont les anneaux, tout le jour et la nuit suivante dans cette situation cruelle, exposé aux regards de la multitude.

Le surlendemain, nouveau supplice : il est placé dans une cage d’un mètre environ de hauteur, la tête prise dans la plate-forme de manière à ce que le corps ne pouvant reposer complètement ni sur la plante des pieds, ni sur les genoux, le martyr subissait toutes les douleurs de la strangulation sans en éprouver la crise suprême. L’heure si ardemment espérée par le pieux confesseur approchait enfin, il avait été jugé par Dieu digne de recevoir la couronne de la justification sanglante ; mais le souverain Maître lui réservait une autre joie : à celui qui avait sacrifié pour lui patrie et famille, il allait rendre patrie et famille à la fois, la patrie céleste et une famille de martyrs engendrée par lui à la vie de la grâce. Déjà un de ses néophytes, Laurent Pe-mou, avait eu la tête tranchée sous ses yeux, en proclamant généreusement ses croyances. C’était le tour d’une jeune veuve, Agnès Tsaou-Kong, qui s’était vouée à l’éducation : « Si tu ne renonces à l’instant même à la religion de ton prêtre Ma, lui dit le mandarin en terminant son interrogatoire, je te fais mourir. — Je ne renoncerai pas la religion du Seigneur du ciel… La mort plutôt ! — Soit ! Alors, choisis toi-même ton supplice. » La jeune femme portant un regard attendri vers le missionnaire dont la pâleur de l’agonie voilait les traits : « Le même supplice que mon maître. » Elle fut aussitôt placée dans une cage semblable à celle du père Chapedelaine. Elle avait voulu partager ses souffrances, elle allait partager sa gloire.

Cependant la vie du missionnaire se prolongeait au delà de toutes les prévisions de ses bourreaux ; le mandarin, prévenu qu’il respirait encore le 29 au matin, craignit qu’il ne lui échappât par quelque enchantement inconnu, et ordonna qu’on lui tranchât la tête.

Rapporterons-nous les horribles excès dont fut suivi ce supplice ?… Le cœur du missionnaire, jeté dans un bassin de fer, sur un feu ardent, et dévoré par ces forcenés ; son cadavre abandonné en pâture aux animaux immondes de la voirie ? Il est un souvenir plus digne de cet apôtre : reportons notre pensée vers la glorieuse phalange des martyrs recevant les trois nouveaux élus, au milieu des Hosannah du ciel.

Fulgence Girard, Le Monde illustré, 27 février 1858

SOURCE : http://fr.wikisource.org/wiki/Martyre_du_R._P._Chapedelaine_et_de_ses_compagnons


Auguste Chapdelaine, un saint doublement martyr

Isabelle Cousturié | 28 février 2018

En Chine, l’humiliation subie après la cruelle exécution en 1856 d’Auguste Chapdelaine est encore très vive de nos jours.

Sa vocation, être témoin jusqu’à l’extrême. Auguste Chapdelaine (1814-1856), fils d’agriculteur à la Rochelle, en Normandie, aurait pu rester dans la ferme familiale. Mais non, il a préféré se faire prêtre et partir en Chine sous l’égide des Missions étrangères de Paris avec d’autres compagnons. Nous sommes en 1852. Dans la province du Guangxi où il est envoyé, après deux années passées à Hong Kong, pas l’ombre d’un prêtre catholique depuis plus d’un siècle et demi, comme dans le reste du pays. Les villages de la province sont secoués par des révoltes musulmanes. Il n’a pas le droit d’y aller, mais lui s’y aventure et tente d’y semer la foi.

Après l’assassinat, l’humiliation
Deux ans plus tard (1856), celui que les habitants ruraux et pauvres de la zone appellent déjà affectueusement Ma Lai (Père Ma) – Ma étant la première syllabe de Mahomet chez les musulmans de Chine – est dénoncé, accusé de propagande pour une religion interdite, et arrêté à Dingan dans la nuit du 24 au 25 février. Condamné à mort, il est violemment battu de 300 coups de rotin, puis enfermé dans une cage accrochée au portail du tribunal, et enfin décapité, selon la peine prévue par le code chinois contre les missionnaires clandestins.
Lire aussi :

Aussitôt, une ferme protestation est adressée au gouverneur de la province par la France qui lui demande des excuses solennelles. Mais le gouverneur refuse de s’excuser, et Napoléon III, sans attendre, se lance alors aux côtés du Royaume-Uni, dans la seconde guerre de l’opium, de 1856 à 1860. Au cours de la guerre, le palais d’été de Pékin est mis à sac. C’est l’humiliation nationale. Humiliation vivement ressentie en Chine et entretenue par l’historiographie communiste encore aujourd’hui. La canonisation d’Auguste Chapdelaine en 2000 par Jean Paul II avec 119 autres martyrs provoque de très violente réactions du Parti communiste chinois (PCC).
Hommages cruels
En 2016, année des 160 ans de la mort du missionnaire français, les autorités locales ouvrent à Dingan un musée présentant Auguste Chapdelaine comme un « violeur » et un « espion ». On y célèbre l’ »esprit patriotique » du magistrat qui l’a fait torturer et exécuter. L’année précédente, c’est un concours du meilleur poème célébrant la décapitation du missionnaire qui avait été organisé, ainsi que le tournage d’un documentaire de deux heures contre le prêtre. Les reliques de saint Auguste Chapdelaine sont aujourd’hui exposées dans la salle des martyrs de la Chapelle des Missions étrangères de Paris. 
Lire aussi :


Saint Auguste Chapdelaine

Also known as
  • Augustus Chapdelaine
  • Father Ma
  • Papa Chapdelaine
Profile
Youngest of nine children born to Nicolas Chapdelaine and Madeleine Dodeman. Following grammar school, Auguste dropped out to work on the family farm. He early felt a call to the priesthood, but his family opposed it, needing his help on the farm. However, the sudden death of two of his brothers caused them to re-think forcing him to ignore his life’s vocation, and they finally approved. He entered the minor seminary at Mortain on 1 October 1834, studying with boys half his age. It led to his being nicknamed Papa Chapdelaine, which stuck with him the rest of his life.

Ordained on 10 June 1843 at age 29. Associate pastor from 1844 to 1851. He finally obtained permission from his bishop to enter the foreign missions, and was accepted by French Foreign Missions; he was two years past their age limit, but his zeal for the missions made them approve him anyway. He stayed long enough to say a final Mass, bury his sister, and say good-bye to his family, warning them that he would never see them again. Left Paris, France for the Chinese missions on 30 April 1852, landing in Singapore on 5 September 1852.

Due to being robbed on the road by bandits, Auguste lost everything he had, and had to fall back and regroup before making his way to his missionary assignment. He reached Kwang-si province in 1854, and was arrested in Su-Lik-Hien ten days later. He spent two to three weeks in prison, but was released, and ministered to the locals for two years, converting hundreds. Arrested on 26 February 1856 during a government crackdown, he was returned to Su-Lik-Hien and sentenced to death for his work. Tortured with and died with Saint Lawrence Pe-Man and Saint Agnes Tsau Kouy. One of the Martyrs of China

Born
Died
Venerated
Beatified
Canonized

Saint Auguste Chapdelaine

St. Auguste Chapdelaine (Feast: February 29)

(1814-1856) 

Auguste was born in La Rochelle, on January 6, 1814, the eighth of nine children of Nicolas Chapdelaine and Madeleine Dodeman. The ancestral cradle of the Chapdelaines was located in Lower Normandy, near Mont Saint Michael, and the family could trace their Gallo-Roman and Viking ancestry back to the mid-thirteenth century.

After grammar school, Auguste worked on the family farm. Being physically strong, it is understandable that his parents, needing him at home, would object to his desire to become a priest. But, with the sudden death of two of his brothers including the youngest, they realized that God wanted their Auguste as a priest and acquiesced to his wish. On October 1, 1834, at the age of 20, he entered the minor seminary of Mortain, studying with boys only 12 and 13 years old.

His father died the following year. Making up for lost time by arduous study, Auguste entered the Seminary of Coutances and was ordained to the priesthood on June 10, 1843. He spent the next eight months with his family in La Rochelle before being appointed as associate pastor in Boucey, on February 23, 1844.

Before his assignment in Boucey, Father Chapdelaine confided to his brother that he “had not become a priest for those who already know God, but for those who don’t.” He wished to enter the French Foreign Missions immediately after ordination but submitted humbly to the will of his superiors. For seven years, he would remain in Boucey, under the guidance of the elderly and infirm pastor, Father Oury. Despite his parish work, Father Auguste never wavered in his desire: to found a mission church, then die! Still, he was not getting any younger.

When Father Oury died in April, 1849, Father Chapdelaine was already 35 years old, the age limit to enter the French Foreign Missions. Yet, despite his ardent desire to enter, he would serve under the new pastor, Father Poupinet, for another two years. Then, in January, 1851, Bishop Robiou authorized him to leave the diocese for the Foreign Missions – if they would have a 37-year-old priest! Despite his age, Father Chapdelaine immediately reapplied for admission. In face of such zeal, he was accepted. Returning to La Rochelle he found his entire family assembled, not to bid him farewell but to his sister, Victoria, who had just died. After the funeral, Auguste announced his departure for Paris and let it be known he would never see his family again. Eight days later, he boarded the train for Paris. On March 15, 1851, the young man who had entered minor seminary at age 20 was now entering the French Foreign Missions two years over the age limit, not only was his a late vocation but one that would be forever delayed in the attainment of its goals.

The motherhouse of the French Foreign Missions on Rue du Bac had produced so many martyrs for the Faith in Indochina and China that it was termed the “Polytechnic Institute of Martyrs." Directed by veteran missionaries, the seminary would evaluate Father Chapdelaine for his zeal, devotion and stamina to withstand the rigors of missionary life. Upon the completion of his probationary year, on March 29, 1852, Father Chapdelaine met with his director. For a long time after this meeting, he knelt before the altar, lost in prayer, then he penned a letter to his mother.

“... I am being sent to China. You must make the sacrifice for God and He will reward you in eternity. You shall appear before Him in confidence, at your death, remembering your generosity, for His greatest glory, in sacrificing what is dearest to you. As a sign of your consent, please sign the letter you will send me as soon as possible, and as a sign of your forgiveness for all the sorrow I have caused you, and as sign of your blessing, please add a cross after your name.” He then wrote to his brother, Nicolas. “I thank God for the wonderful family He has given me, and for the conduct of all its members.... It has been my greatest happiness on earth to have had such an honorable family.” Still, he made a final trip to Normandy, meeting his brother, Nicolas, and sister-in-law, Marie, in Caen on April 22, to make arrangements for Masses to be offered for his parents, for himself and for all his family members. On April 29, the imposing departure ceremony was held in the chapel of Our Lady, Queen of Martyrs. The next day, accompanied by five other missionaries, Father Chapdelaine left Paris. Being the oldest, he was given charge of the group and control of its purse.

After a few days in Brussels, the six apostles boarded the Dutch ship, Henri-Joseph, at Anvers on May 5, 1852. Violent storms, seasickness, and unfavorable winds dogged and delayed their voyage. They were not to set foot on dry land for four months, landing in Singapore on September 5. While in Singapore, the aspiring and zealous missionary was delayed in his quest yet again, robbed by bandits who took everything he had. He spent the next two years trying to replenish his wardrobe and the necessary supplies for his mission in China.

On October 15, a Portuguese vessel offered them passage north towards Hong-Kong. However, the torrential rains and fierce winds of the monsoon forced them to return to Borneo and then head towards the Philippines in a voyage filled with storms and hurricanes. Their vessel finally anchored in the harbor of Macao on the evening of Christmas Day, 1852. Hong-Kong lay only sixty kilometers away in the estuary of the Canton River, but it too was a dangerous undertaking, the area being infested with naval pirates. It took them another twelve hours to reach Hong-Kong, the gateway of the Celestial Empire. Received at the house of the French Foreign Missions, Father Chapdelaine and his companions were to remain with his missionary confreres in Hong-Kong for ten and a half months while perfecting their command of the Chinese language.

On October 12, 1853, accompanied by some Christians, he set out for the missionary territory assigned to him in the Chinese province of Guangxi. All the hardships of his journeys by sea were now replaced by those on land: fast-flowing rivers, high mountain ranges, and bandits. Encouraged by the small groups of Christians they encountered on their way, they reached the mission at Kouy-Yang in February, 1854 where they were received by three missionary confreres. While resting and awaiting the opportunity of penetrating into Guangxi, he was given the pastoral care of three villages. During this time, he adopted the dress and appearance of the Chinese: black suit, moustache and long thin beard, and his long hair bound in a queue down his back. He also wore the black hat common to Chinese scholars.

Finally, in 1854, Father Chapdelaine made the acquaintance of a young widow who was well versed in Sacred Scripture and knowledgeable of the Faith. Agnès Tsao-Kouy agreed to accompany him to Guangxi, located on the northeast border of Vietnam, and to catechize the 30-40 Christian families living there. In 1854, the authorities still held that no evangelizing by Christians was permitted. Father Auguste celebrated his first Mass in Guangxi on December 8, 1854. Nine days later, the authorities arrested him in Su-lik-hien. He spent the next 5 months in close confinement before his release was secretly obtained in April, 1855. His apostolic endeavors during the next 8 months bore abundant fruits, but were by no means uncontested.

In December, 1855, Father Chapdelaine secretly returned to Guangxi, living in hiding among the Christian families of Su-lik-hien, ministering to their spiritual needs and converting hundreds of others. He was arrested on the night of February 25, 1856 and returned to the prison in Su-lik-hien where the Chinese magistrate had him sentenced to death. The French missionary had been denounced by Bai San, a relative of one of the new converts. He was subjected to excruciating tortures and indignities and then suspended in an iron cage outside the jail. He died from the severity of his sufferings; his head was decapitated and kept on public display for some time, his body was thrown to the dogs.

Two others accompanied him to his martyrdom: the widow-catechist, Agnès Tsao-Kouy, and another devout layman, Laurent Pe-man, an unassuming laborer. All three were beatified by Pope Leo XIII on May 27, 1900 and canonized together a century later. His feast day is February 29th.



Sant' Augusto Chapdelaine Martire in Cina



La Rochelle (Francia), 6 gennaio 1814 – Sy-Lin-Hien (Cina), 29 febbraio 1856

Nacque a La Rochelle in Francia, il 6 gennaio 1814 in una famiglia di contadini. Frequentò il Seminario diocesano e fu ordinato sacerdote nel 1843; ebbe il compito, prima di vicario e poi di parroco del villaggio di Boucey. Nel 1851 passò al noviziato dell'Istituto delle missioni estere di Parigi e il 29 aprile 1852 s'imbarcò ad Anversa, diretto alla missione cinese del Kuang-Si; ma si fermò a Ta-Chan vicino alla frontiera, per ambientarsi, imparare la lingua e aspettare il momento propizio. Trascorsero quasi tre anni, poi nel 1855 poté entrare nello Kuang-Si, dove si mise subito a fare apostolato, percorrendo il territorio in lungo e in largo; in breve tempo i neofiti divennero circa duecento. Un certo Pé-San, uomo di costumi corrotti, però, avendo saputo che una donna da lui sedotta, si era convertita al cristianesimo, denunciò la presenza del missionario al mandarino di Sy-Lin-Hien, acerrimo nemico dei cristiani, accusandolo di sobillare il popolo, fomentando disordini. Il 25 febbraio 1856 padre Chapdelaine fu fatto prigioniero. interrogatom, torturato e condannato. Morì martire il 29 febbbraio.

Martirologio Romano: Nella città di Xilinxian nella provincia del Guangxi in Cina, sant’Agostino Chapdelaine, sacerdote della Società per le Missioni Estere di Parigi e martire, che, arrestato dai soldati insieme a molti neofiti per avere per primo seminato la fede cristiana in questa regione, colpito da trecento frustate e costretto in una piccola gabbia, morì infine decapitato.

La storia dell’evangelizzazione della Cina è costellata da innumerevoli martiri, missionari europei, clero locale, catechisti cinesi, fedeli convertiti, che donarono la loro vita, durante le ricorrenti persecuzioni, che si alternarono a periodi di pace e di proficua evangelizzazione, scatenate o sobillate da bonzi invidiosi, fanatici ‘boxer’, crudeli mandarini e imperatori, soldataglia avida di sangue e saccheggi.

In questa eroica schiera di martiri caduti negli ultimi quattro secoli, è compreso s. Augusto Chapdelaine, missionario dell’Istituto delle Missioni Estere di Parigi.

Nacque a La Rochelle (diocesi di Coutances) in Francia, il 6 gennaio 1814; coltivò con i fratelli, fino ai 20 anni, gli ampi poderi agricoli presi in affitto dalla famiglia; ma dopo la morte di due di essi e la riduzione della superficie dei terreni, lasciò l’azienda e si dedicò alla desiderata carriera ecclesiastica.
Frequentò il Seminario diocesano e fu ordinato sacerdote nel 1843; ebbe il compito, prima di vicario e poi di parroco del villaggio di Boucey.

Ma il suo desiderio era quello di essere missionario, quindi nel 1851 passò al seminario – noviziato dell’Istituto delle Missioni Estere di Parigi e il 29 aprile 1852 s’imbarcò ad Anversa, diretto alla missione cinese del Kuang-Si; ma si fermò a Ta-Chan vicino alla frontiera, per ambientarsi, imparare la lingua e aspettare il momento propizio, perché il Kuang-Si era stato per più di un secolo senza la presenza di un missionario e quindi non si era più certi dell’accoglienza dei suoi abitanti.

Trascorsero quasi tre anni, poi nel 1855 poté entrare nello Kuang-Si, dove si mise subito a fare apostolato, percorrendo il territorio in lungo e in largo; in breve tempo i neofiti divennero circa duecento e ulteriori conversioni erano prossime, quando un certo Pé-San, uomo di costumi corrotti, avendo saputo che una donna da lui sedotta, si era convertita al cristianesimo, denunciò la presenza del missionario al mandarino di Sy-Lin-Hien, acerrimo nemico dei cristiani, accusandolo di sobillare il popolo, fomentando disordini.

Il mandarino allora inviò le sue guardie a Yan-Chan, dov’era padre Augusto Chapdelaine per arrestarlo, ma questi avvertito in tempo, sfuggì alla cattura rifugiandosi in casa di un letterato cristiano a Sy-Lin-Hien.

Il 25 febbraio 1856, la casa venne circondata dalle guardie e perquisita; padre Chapdelaine fu fatto prigioniero insieme a quattro fedeli cristiani che l’avevano accompagnato e il secondo figlio dell’ospite.

La retata di cristiani produsse a sera 25 prigionieri, che furono bastonati a colpi di bambù, incatenati e con la ‘ganga’ al collo (tipica gogna dei Paese asiatici).

Il 26 febbraio il missionario fu interrogato e accusato; ricevé per punizione centinaia di colpi di bambù che lo resero tutto una piaga. Il giorno dopo fu incatenato con le ginocchia piegate e strette sopra delle catene di ferro e così rimase in quella dolorosissima posizione fino al 28, in attesa di un ingente riscatto da parte dei cristiani, che comunque erano nascosti ed impauriti.

Fu condannato a morire nella gabbia e il 29 febbraio 1856, con il collo entro un foro del coperchio superiore e il corpo, tolto il fondo della gabbia, sospeso, il missionario morì come fosse impiccato.
Padre Augusto Chapdelaine fu beatificato il 27 maggio 1900 da papa Leone XIII e proclamato santo il 1° ottobre 2000, da papa Giovanni Paolo II.


Autore: Antonio Borrelli