mardi 10 décembre 2013

Saint GRÉGOIRE III, Pape

Papa Gregorio III

Maestranze romane, Ritratto di papa Gregorio III (1850 ca.), mosaico; RomaBasilica di San Paolo fuori le Mura


Saint Grégoire III

Pape (90éme) de 731 à 741 (+ 741)

Pape, syrien d'origine, il fut choisi comme évêque de Rome d'une manière unanime par le clergé et le peuple. Il tenta de ramener à la saine doctrine les iconoclastes de l'empereur Léon l'Isaurien. Il dut faire appel à Charles Martel pour se dégager du roi des Lombards Luitprand qui avait assiégé Rome et pillé la basilique de Saint Pierre au Vatican; c'est ainsi que se nouèrent les premiers liens entre la France et la papauté.

À Rome, près de saint Pierre, en 761, saint Grégoire III, pape, qui eut le souci de faire prêcher l’Évangile aux Germains et, pour s’opposer aux iconoclastes, orna les églises de Rome d’images saintes.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9549/Saint-Gregoire-III.html

Grégoire III

Par La rédaction Evene

Né en 690

Décédé le28/11/0741

Pape

Biographie

Né en Syrie en 690, Grégoire III est le dernier pape non-Européen de l'Histoire, jusqu'à François en 2013. Il a sans doute débuté son cursus en tant que moine bénédictin. Il est cardinal-prêtre de l'église San Crisogono à Rome (il était très dévoué à saint Chrysogone d'Aquilée). Il est élu pape à la mort de Grégoire II, en 731. Il poursuit l'œuvre de son prédécesseur et confie à Boniface de Mayence la mission de fonder des diocèses en Allemagne. Il organise et préside un synode au Vatican afin de condamner l'iconoclasme de l'empereur Léon III. Il accueille à bras ouverts tous les artistes byzantins réduits au chômage par la condamnation des icônes en Orient. Ainsi Grégoire III devient mécène de l'art byzantin. Mais cette attitude agace Léon III, qui envoie une flotte en Italie pour s'emparer des villes réfractaires. Grégoire III supplie Charles Martel de lui venir en aide et lui accorde le titre de "très chrétien". Mais ce dernier ne donne pas suite. Le pape meurt en 741, il laisse derrière lui des bonnes œuvres envers les plus démunis, ainsi qu'une interdiction de l'hippophagie (consommation de la viande de cheval). Zacharie lui succède.

SOURCE : https://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/gregoire-iii

Biographies des papes - Catholic Encyclopedia 1913

St Grégoire III

Le pape saint Grégoire III était le fils d'un Syrien nommé Jean. Sa date de naissance est inconnue. Sa réputation d'érudition et de vertu était si grande que les Romains le désignèrent comme pape par acclamation, tandis qu'il accompagnait la procession funéraire de son prédécesseur, le 11 février 731. Comme il n'était toujours pas consacré, plus d'un mois après son élection, on suppose qu'il attendit la confirmation de celle-ci par l'exarque de Ravenne. En matière d'iconoclasme, il suivit la politique de son prédécesseur. Il envoya des légats et des lettres pour morigéner l'empereur tyrannique, Léon III, et tint deux synodes à Rome (731) à l'issue desquels l'hérésie du saccage des images fut condamnée. Comme moyen pratique de protestation contre l'action de l'empereur, il mit un point d'honneur à rendre hommage aux images et aux reliques, en accordant une attention particulière à celles de Saint-Pierre. Des fragments d'inscription, visibles dans les cryptes de la basilique du Vatican, portent témoignage jusqu'à ce jour d'un oratoire qui y fut construit, et des prières spéciales que Grégoire ordonna d'y réciter.

Léon, dont la seule réponse aux arguments et justifications de la vénération des images qui lui furent adressés à la fois par l'Orient et l'Occident était la force, s'empara des possessions pontificales en Calabre et en Sicile et partout en Italie où il pouvait exercer son pouvoir, et transféra au patriarche de Constantinople la juridiction ecclésiastique que les papes y avaient exercé jusqu'alors, et ce jusqu'à l'ancienne préfecture d'Illyrie. Grégoire III confirma la décision de ses prédécesseurs quant aux droits respectifs des patriarches d'Aquileia et de Grado, et conféra le pallium à Antonin de Grado. En l'octroyant aussi à Egbert d'York, il ne faisait que suivre les décisions de saint Grégoire le Grand qui avait statué que York devait exercer des droits métropolitains dans le Nord de l'Angleterre, comme Canterbury les exerçait dans le Sud. Tatwine et Nothelm de Canterbury se virent successivement octroyer le pallium par Grégoire III (731 et 736). A sa demande, Grégoire III accorda à saint Boniface le même soutien et les mêmes encouragements que ceux que lui avait prodigués Grégoire II. « Excessivement renforcé par l'aide du Siège Apostolique », le saint continua joyeusement son glorieux travail pour la conversion de l'Allemagne. Vers 737, Boniface vint à Rome pour la troisième fois afin de rendre compte de son action pastorale, et pour apprécier la « vivifiante conversation » du pape. Sur les ordres de Grégoire, le moine et grand voyageur, saint Willibad, vint assister son cousin Boniface dans son oeuvre.

La fin du règne de Grégoire fut troublée par les Lombards. Prenant conscience de l'ambition qui animait Liutprand, Grégoire acheva la restauration des murs de Rome qui avait été commencée par ses prédécesseurs, et racheta Gallèse, une forteresse sur la Voie Flaminienne, à Transamund, duc de Spolète, ce qui aidait à maintenir les communications entre Rome et Ravenne. En 739, Liutprand reprit les armes. Ses troupes ravagèrent l'exarchat, et lui-même marcha vers le sud pour soumettre ses vassaux, les ducs de Spolète et de Bénévent et le duché de Rome. Transamund vint se réfugier à Rome et Grégoire implora l'aide du grand chef Franc, Charles Martel. Finalement, des ambassadeurs du vice-roi des Francs se présentèrent à Rome (739). Leur arrivée, ou la chaleur de l'été, apporta une paix momentanée. Mais l'année suivante, Liutprand reprit sa marche. Cette fois, les Romains abandonnèrent leurs murs et aidèrent Transamund à reprendre Spolète. Quand, toutefois, il eut recouvré son duché, il ne voulut pas ou ne put pas se conformer à la demande de Grégoire, et tenta de reprendre au pape « les quatre cités du duché de Rome dont il avait été spolié ». Au milieu de toutes ces guerres et rumeurs de guerres, Grégoire mourut, et fut enterré dans l'oratoire de Notre-Dame qu'il avait lui-même construit dans la basilique Saint-Pierre. Il mourut en 741, mais nous ne savons exactement si ce fut en novembre ou en décembre. Toutefois, c'est le 28 novembre qu'il est commémoré dans le martyrologe Romain.

Codex Carolinus in JAFFE, Monumenta Carolina (Berlin, 1867), ou in Mon. Germ. Hist.; Epp., III (Berlin, 1892). Voir aussi la bibliographie de l'article GREGOIRE II.

HORACE K. MANN

Tiré de "Catholic Encyclopedia", copyright © 1913 by the Encyclopedia Press, Inc. Traduction française : Bertrand Blochet, Septembre 2002.

SOURCE : https://www.recatho.com/bibliotheque/o/blochet-bertrand--biographie-des-papes-2000/090-gregoire-3.html

Grégoire III (Saint)

Grégoire III (Saint), 92e pape, installé le 18 mars 731, mort le 27 novembre 741. Il était Syrien de naissance. Suivant le Liber pontificalis, il aurait été élu sous l'impulsion d'un de ces mouvements soudains qu'on appelle, en pareille matière, inspirations du Saint-Esprit : saisi par le peuple et placé par lui sur le siège pontifical, pendant qu'il assistait aux funérailles de Grégoire II, son prédécesseur. Il est le dernier des papes pour l'élection desquels on ait demandé la confirmation de l'exarque de Ravenne, représentant des empereurs d'Orient.

Dès le commencement de son pontificat, il sollicita de l'empereur Léon l'Isaurien le retrait des édits contre les images; mais son message n'ayant eu pour résultat que de faire condamner à l'exil celui qu'il en avait chargé, il convoqua à Rome (731) un concile auquel quatre-vingt-treize évêques assistèrent. Le culte des images y fut déclaré agréable aux apôtres et conforme à leur pratique, et l'excommunication, prononcée contre les profanateurs et les contempteurs. En 734, Léon arma une flotte pour réduire les Romains à l'obéissance, mais elle fut détruite par une tempête dans l'Adriatique. Dès lors, ils ne furent plus inquiétés du côté de Constantinople, et comme l'exarque de Ravenne était impuissant à faire prévaloir en Italie l'autorité impériale, Rome se trouva constituée en une sorte de république, dont le pape était le chef de fait. Six années environ se passèrent sans qu'il fût sérieusement troublé ni par les Grecs, ni par les Lombards. Il provoqua ceux-ci en donnant asile aux ducs de Spolète et de Bénévent qui s'étaient révoltés contre leur roi. 

En 741, Rome fut assiégée. Grégoire implora le secours de Charles-Martel et finit par obtenir de lui une intervention amiable qui décida les Lombards à renoncer à leur attaque contre Rome; mais ils gardèrent quatre villes sur le territoire romain. On a conservé les lettres adressées par Léon à Charles-Martel ; elles font preuve d'une habileté qui fournirait des arguments aux docteurs de la morale indépendante, ayant été composées par le chef de l'Eglise, représentant la cause de saint Pierre. Des historiens sérieux ont écrit que, après deux ambassades qui n'avaient produit que des échanges de compliments et de présents, le pape n'avait obtenu la médiation du duc austrasien qu'en lui promettant de la part des Romains qu'ils répudieraient toute allégeance envers Constantinople et qu'ils se placeraient sous le protectorat des Francs, et en lui conférant les titres de patrice et de consul de Rome. Ces assertions sont contestées, principalement sur le dernier point. 

Du côté de l'Occident comme du côté de l'Orient, les faits les plus importants du pontificat de Grégoire Ill sont les conséquences des événements commencés sous son prédécesseur. Il continua l'ouvre de Grégoire Il, en donnant à Boniface les directions et le concours nécessaires pour placer sous l'autorité immédiate du siège romain les Eglises formées en Germanie sur les terres conquises par le christianisme.

On rapporte à ce pape l'institution définitive et la fixation au 1er novembre de la fête de la Toussaint.

Il reste de lui des lettres adressées à l'empereur Léon, à Charles-Martel, à saint Boniface et à divers personnages, pour confirmer l'autorité et seconder l'oeuvre de Boniface. On lui attribue aussi une espèce de manuel, à l'usage des confesseurs, sur les péchés et les pénitences : Excerptum ex patrum dictis et canonum sententiis. Le Livre de lettres mentionné dans le Liber pontificalis n'a pas été retrouvé. (E.-H. Vollet).

SOURCE : http://www.cosmovisions.com/GregoireIII.htm

Papa Gregorio III

Paps Medaille Gregor III - Avers

Ο Γρηγόριος Γ΄ σε παπικό μετάλλιο του 8ου αιώνα (εμπρόσθια όψη).


Pope Saint Gregory III

Memorial

10 December

28 November on some calendars

Profile

Priest at Saint Crisogono Church in RomeItaly; except that his father‘s name was John, nothing else is known about his life prior to being elected 90th pope by popular acclamation in 731. Noted for his learning and virtue. The beginning of his pontificate was troubled by the excesses of the iconoclasts. He called a synod in November 731 to condemn iconoclasmiconoclast leaders responded by seizing papal territories and assets, and insisting on the ecclestiastical allegiance to the Patriarch of Constantinople. The end of Gregory’s reign was troubled by the invasions of the Lombards, against these he sought the help of Charles Martel, establishing ties with the French crown that would echo for centuries. Gregory promoted the Church in northern Europe, supporting the missions of Saint Boniface in Germany and Saint Willibald in Bohemia, bestowed palliums on Egbert of York and Saint Tatwine of Canterbury, beautified Rome, and supported monasticism in general.

Born

in Syria

last pope born outside Europe until the ascension of Pope Francis

Papal Ascension

elected on 11 February 731

enthroned in March 731

Died

28 November 741 of natural causes

Canonized

Pre-Congregation

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

New Catholic Dictionary

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

Pope Gregory III Entrusts Boniface with a Mission to the Heathens

Pope Gregory III Writes to Boniface about the Organization of the Church in Bavaria

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

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Martirologio Romano2001 edición

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Santi e Beati

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Den katolske kirke

MLA Citation

“Pope Saint Gregory III“. CatholicSaints.Info. 27 September 2022. Web. 23 February 2026. <https://catholicsaints.info/pope-saint-gregory-iii/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-saint-gregory-iii/

Book of Saints – Gregory III

Article

(Saint) Pope (November 28) (8th century) Like his predecessor, Saint Gregory II, Saint Gregory III was distinguished for learning and piety. He was a Syrian by birth and his election was the last for which the Emperor’s leave was asked, the practice of doing so having lasted for nearly fifty years. The struggle with the Iconoclasts of the East continued through the eleven years of his Pontificate. Against Luitprand and the Lombards still overrunning Italy Saint Gregory sought the aid of Charles Martel, the Frankish leader, who had just overthrown the Saracen invaders of Western Europe. After a stormy Pontificate, he died November 27, A.D. 741.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Gregory III”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 26 July 2013. Web. 23 February 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-gregory-iii/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-gregory-iii/

New Catholic Dictionary – Pope Saint Gregory III

Article

Reigned from 731 to 741. Born in Syria; died in Rome, Italy. A renowned ecclesiastical administrator, he continued the struggle against Iconoclasm, opposed the Lombards, aided foreign missions, and completed the restoration of the walls of Rome. Feast, Roman Calendar, 10 December.

MLA Citation

“Pope Saint Gregory III”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 29 May 2013. Web. 23 February 2026. <https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-saint-gregory-iii/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-saint-gregory-iii/

Pope Saint Gregory III

Feastday: December 10

He was just standing there, not doing anything special. As a Syrian priest he must have felt a little out of place among the Roman people mourning that day for the dead Pope. As a good preacher, he must have wanted to speak to the funeral procession about Christ's promise of resurrection. As a learned man, he must have wondered who would follow the holy Saint Gregory II as Pope and where he would take the Church. As a holy man, he must have been praying for Gregory II and for all the people around him to find their place after death in God's arms. But he was just one of the crowd.

Not to God. And not to the people who recognized the well-known holy man in their midst. Right in the middle of the funeral procession they singled him out. They swept him away and clamored for him to be named the next bishop of Rome. Then suddenly, unexpectedly, without his even lifting a finger, his whole life changed and he could no longer just stand there and do nothing.

After he was proclaimed Pope Gregory III, Emperor Leo III attacked the veneration of holy images. Because Leo III thought the honor paid to Jesus, Mary, and the saints by keeping statues and icons was idolatry, he condemned them and wanted them destroyed. Gregory III didn't just stand there but immediately sent a letter to Leo III. He couldn't get the letter through because the priest-messenger was afraid to deliver it. So instead, Gregory called a synod that approved strong measures against anyone who would try to destroy images of Jesus, Mary, or the saints.

Gregory took his stand and Leo III apparently thought the only way to move him was through physical force. So Leo sent ships to kidnap Gregory and bring him to Constantinople. Many people in Rome must have tried to get Gregory to move -- but he just stood there. And once again God intervened. A storm destroyed Leo's ships. The only thing Leo could do was capture some of the papal lands.

So Leo got a few acres of land and we kept our wonderful reminders of the love of God, the protection of Jesus, the prayers of Mary, and the examples of the saints. All because Gregory knew when to take a stand -- and when to stand there and let God work.

Gregory III was Pope from 731-741.

In His Footsteps: Where in your life do you need to take a stand? Take a stand: The next time you here someone say something that indicates religious, racial, gender, or any other kind of prejudice, take a stand and make it clear that such prejudice is not tolerated by God or God's people.

Prayer: Saint Gregory III, it's hard to stand still and wait for God to do his work. Sometimes I doubt God's providence. I'm afraid that God's plan won't work out unless I push it along. Help me, when I'm confused, to stop, pray, and wait for God. Amen

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=53

Pope St. Gregory III

He was just standing there, not doing anything special. As a Syrian priest he must have felt a little out of place among the Roman people mourning that day for the dead Pope. As a good preacher, he must have wanted to speak to the funeral procession about Christ’s promise of resurrection. As a learned man, he must have wondered who would follow the holy Saint Gregory II as Pope and where he would take the Church. As a holy man, he must have been praying for Gregory II and for all the people around him to find their place after death in God’s arms. But he was just one of the crowd.

Not to God. And not to the people who recognized the well-known holy man in their midst. Right in the middle of the funeral procession they singled him out. They swept him away and clamored for him to be named the next bishop of Rome. Then suddenly, unexpectedly, without his even lifting a finger, his whole life changed and he could no longer just stand there and do nothing.

After he was proclaimed Pope Gregory III, Emperor Leo II attacked the veneration of holy images. Because Leo II thought the honor paid to Jesus, Mary, and the saints by keeping statues and icons was idolatry, he condemned them and wanted them destroyed. Gregory III didn’t just stand there but immediately sent a letter to Leo II. He couldn’t get the letter through because the priest-messenger was afraid to deliver it. So instead, Gregory called a synod that approved strong measures against anyone who would try to destroy images of Jesus, Mary, or the saints.

Gregory took his stand and Leo II apparently thought the only way to move him was through physical force. So Leo sent ships to kidnap Gregory and bring him to Constantinople. Many people in Rome must have tried to get Gregory to move — but he just stood there. And once again God intervened. A storm destroyed Leo’s ships. The only thing Leo could do was capture some of the papal lands.

So Leo got a few acres of land and we kept our wonderful reminders of the love of God, the protection of Jesus, the prayers of Mary, and the examples of the saints. All because Gregory knew when to take a stand — and when to stand there and let God work. St. Gregory III was Pope from 731-741.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/pope-saint-gregory-iii/

Pope Gregory III (RM)

Died December 10, 741. The son of a Syrian named John, he became a priest in Rome, and his reputation for learning and holiness was so great that he was acclaimed pope on February 11, 731, while accompanying the funeral cortege of his predecessor, Saint Gregory II.

He continued Gregory II's opposition to iconoclasm and convoked two synods in Rome in 731, which condemned the heresy. In response, Emperor Leo the Iconoclast seized papal patrimonies in Calabria and Sicily and transferred ecclesiastical jurisdiction of those two provinces and Illyrium to the patriarch of Constantinople.

Gregory supported the missionary activities of Saint Boniface in Germany and sent Saint Willibald to assist him. Gregory completed rebuilding the walls around Rome begun by Gregory II and sought the assistance of Charles Martel against the attacks of Liutprand and his Lombards on the exarchate of Ravenna, the dukes of Spoleto and Benevento, and the duchy of Rome rather than from the Eastern Emperor, an appeal that was to have far-reaching historical implications for the meddling of the state in Church affairs, and by establishing a connection with the Franks. In the midst of this turmoil, Gregory died (Benedictines, Delaney). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1210.shtml

Pope St. Gregory III

(Reigned 731-741.)

Pope St. Gregory III was the son of a Syrian named John. The date of his birth is not known. His reputation for learning and virtue was so great that the Romans elected him pope by acclamation, when he was accompanying the funeral procession of his predecessor, 11 February, 731. As he was not consecrated for more than a month after his election, it is presumed that he waited for the confirmation of his election by the exarch at Ravenna. In the matter of Iconoclasm, he followed the policy of his predecessor. He sent legates and letters to remonstrate with the persecuting emperor, Leo III, and held two synods in Rome (731) in which the image-breaking heresy was condemned. By way of a practical protest against the emperor's action he made it a point of paying special honour to images and relics, giving particular attention to the subject of St. Peter's. Fragments of inscriptions, to be seen in the crypts of the Vatican basilica, bear witness to this day of an oratory he built therein, and of the special prayers he ordered to be there recited.

Leo, whose sole answer to the arguments and apologies for image worship which were addressed to him from both East and West, was force, seized the papal patrimonies in Calabria and Sicily, or wherever he had any power in Italy, and transferred to the patriarch of Constantinople the ecclesiastical jurisdiction which the popes had previously exercised both there, and throughout the ancient Prefecture of Illyricum. Gregory III confirmed the decision of his predecessors as to the respective rights of the Patriarchs of Aquileia and Grado, and sent the pallium to Antoninus of Grado. In granting it also to Egbert of York, he was only following out the arrangements of St. Gregory I who had laid it down that York was to have metropolitical rights in the North of England, as Canterbury had to have them in the South. Both Tatwine and Nothelm of Canterbury received the pallium in succession from Gregory III (731 and 736). At his request Gregory III extended to St. Boniface the same support and encouragement which had been afforded him by Gregory II. "Strengthened exceedingly by the help of the affection of the Apostolic See", the saint joyfully continued his glorious work for the conversion of Germany. About 737 Boniface came to Rome for the third time to give an account of his stewardship, and to enjoy the pope's "life-giving conversation", At Gregory's order the monk and great traveller, St. Willibald, went to assist his cousin St. Boniface in his labours.

The close of Gregory's reign was troubled by the Lombards. Realizing the ambition which animated Liutprand, Gregory completed the restoration of the walls of Rome which had been begun by his predecessors, and bought back Gallese, a stronghold on the Flaminian Way, from Transamund, Duke of Spoleto, which helped to keep open the communications between Rome and Ravenna. In 739, Liutprand was again in arms. His troops ravaged the exarchate, and he himself marched south to bring to subjection his vassals, the Dukes of Spoleto and Benevento, and the Duchy of Rome. Transamund fled to Rome, and Gregory implored the aid of the great Frankish chief, Charles Martel. At length ambassadors from the viceroy (subregulus) of the Franks appeared in Rome (739). Their arrival, or the summer heats, brought a momentary peace. But in the following year, Liutprand again took the field. This time the Romans left their walls, and helped Transamund to recover Spoleto. When, however, he had recovered his duchy, he would not or could not comply with Gregory's request, and endeavour to recover for the pope "the four cities of the Roman duchy which had been lost for his sake." In the midst of all these wars and rumours of war, Gregory died, and was buried in the oratory of our Lady which he had himself built in St. Peter's. He died in 741, but whether in November or December is not certain. It is however, on 28 November that he is commemorated in the Roman martyrology.

Sources

Codex Carolinus in JAFFE, Monumenta Carolina (Berlin, 1867), or in Mon. Germ. Hist.; Epp., III (Berlin, 1892). See also bibliography of article GREGORY II.

Mann, Horace. "Pope St. Gregory III." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 12 May 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/06789a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Janet van Heyst.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2023 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06789a.htm

ST. GREGORY III

Feast: December 10

As the funeral procession of St. Gregory II moved slowly along, there was a sudden outcry. The clergy and people shouted that Gregory, a Syrian who was walking with the Pope's bier, should be the next pope. And they hurried him off without further ado, and elected him. The man who could arouse such unusual and universal enthusiasm must have been a striking personality. And indeed the biographer of Gregory paints him in glowing colors. He was an educated man who knew both Latin and Greek, polished in style, learned in Holy Scripture, pious, zealous for the faith, and a lover of the poor.

Consecrated on March 18, 731, Gregory III at once turned his attention to the image-breaking controversy. To recall Leo the Isaurian to an orthodox state of mind, he sent him the priest George with letters of warning and instruction. When George returned from the East, the Pope was surprised to find that the timid legate had been afraid even to deliver the letters to the fierce Isaurian. Not unnaturally angry, Gregory was going to degrade George from the priesthood, but the clergy of a synod held to consider the situation, persuaded the Pope to let George off with a penance. However, Gregory sent him back to the Emperor. This time the imperial officials in Sicily seized George and exiled him.

Gregory held another synod, this time with ninety-three bishops and the clergy and people of Rome. The council decreed that anyone who should destroy or dishonor holy images should be excommunicated But the Emperor would not allow the envoys even to reach him. His answer was to send a fleet to carry out the imperial decrees. The fleet was shipwrecked, but Leo punished the Italians by raising their taxes and the Pope by confiscating the estates of the patrimony in Sicily and Calabria.

The Emperor also transferred the Church in Calabria, Sicily, and Illyricum from the jurisdiction of the bishop of Rome as patriarch to the jurisdiction of the patriarch of Constantinople. This arbitrary act was a remote cause of the unhappy Eastern Schism. It made the patriarchate of Constantinople practically coterminous with the Eastern Empire. And in spite of the fact that it had been thus arbitrarily given to them by a heretical emperor, the patriarchs of Constantinople clung to their increased jurisdiction.

St. Boniface visited Pope Gregory III in 737 to receive consolation from him. Gregory asked Boniface's cousin, the holy monk Willibald, to help in the conversion of the Germans. The Pope granted the request of Egbert of York that he should be made archbishop, thus restoring to England the two metropolitan sees planned by Gregory the Great.

Once more a pope was troubled by the Lombards. Liutprand, King of the Lombards, strove to break the Lombard Dukes of Spoleto and Benevento and to overrun all Italy. He ravaged the exarchate of Ravenna and marched south. The Dukes allied themselves with Pope Gregory, but nothing could stop Liutprand. Once more the Lombards ravaged Roman territory. The Pope, at a loss, appealed to Charles Martel, the Frankish "hammer." Charles sent an embassy to Rome, but no help. Actually he could do little, for his health was broken.

In the middle of all this trouble, late in 741, St. Gregory III died. His feast is kept on December 10.

Taken from "Popes Through the Ages" by Joseph Brusher, S.J.

Provided Courtesy of:

Eternal Word Television Network

5817 Old Leeds Road

Irondale, AL 35210

www.ewtn.com

SOURCE : http://www.ewtn.com/library/MARY/GREG3.htm

Pope Gregory III – Entrusts Boniface with a Mission to the Heathens, 15 May 739

Gregory, the servant of the servants of God, to Boniface, a holy priest.

Your holy purpose, as it has been explained to us, and your well-tried faith lead us to make use of your services in spreading the Gospel, which by the grace of God has been committed to our care. Knowing that from your childhood you have been a student of Sacred Scripture and that you now wish to use the talent entrusted to you by God in dedicating yourself to missionary work, we rejoice in your faith and desire to have you as our colleague in this enterprise. Wherefore., since you have humbly submitted to us your plans regarding this mission, like a member of the body deferring to the head, and have shown yourself to be a true member of the body by following the directions given by the head, therefore, in the name of the indivisible Trinity and by the authority of Saint Peter, Prince of the Apostles, whose government we administer in this See by the dispensation of God, we now place your humble and devout work upon a secure basis and decree that you go forth to preach the Word of God to those people who are still bound by the shackles of paganism. You are to teach them the service of the kingdom of God by persuading them to accept the truth in the name of Christ, the Lord our God. You will instill into their minds the teaching of the Old and New Testaments, doing this in a spirit of love and moderation, and with arguments suited to their understanding. Finally, we command you that in admitting within the Church those who have some kind of belief in God you will insist upon using the sacramental discipline prescribed in the official ritual formulary of the Holy Apostolic See. Whatever means you find lacking in the furtherance of your work, you are to report to us as opportunity occurs.

Fare you well.

Given on the Ides of May in the third year of our most august Lord, Leo, by God crowned emperor, in the third year of his consulship, in the second indiction.

SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-gregory-iii-entrusts-boniface-with-a-mission-to-the-heathens-15-may-719/

Pope Gregory III – Writes to Boniface about the Organization of the Church in Bavaria, 29 October 739

To our most reverend and holy brother Boniface, Gregory, servant of the servants of God.

A sentence of the teacher of all nations, the celebrated Apostle Saint Paul, tells us that everything helps to secure the good of those who love God. Therefore when we learned from your report that God in His mercy had loosed a great number of the German people from the toils of paganism and had brought as many as a hundred thousand souls into the Church through your efforts and those of Prince Charles, we raised our hands in prayer and thanked God, the Giver of all good, for having opened the gates of mercy and love to make known to the West the path of salvation. Glory be to Him for ever.

You tell us that you have made a journey into Bavaria and found the people there living in a manner contrary to the ordinances of the Church, and that, because they have no bishops except Vivilo, whom we consecrated some time ago, you have, with the approval of Odilo, Duke of Bavaria, and the nobles of the province, consecrated three other bishops. You say also that you have divided the province into four districts, so that each bishop may have his own diocese. In carrying out our commands and in performing the task that was enjoined upon you you have acted wisely and well.

Continue, reverend brother, to teach them the holy, Catholic and apostolic traditions of the See of Rome, so that the ignorant may be enlightened and may follow the path that leads to eternal bliss.

As to the priests whom you have found there, if the bishops who ordained them are not known to you and a doubt remains whether they were true bishops or not, let them be ordained by a bishop and fulfill their sacred charge, provided they are Catholics of blameless life, trained to the service of God, were versed in the teachings of the Church and fitted to hold office.

Those who were baptized with a formula expressed in a heathen tongue, provided their Baptism was performed in the name of the Trinity should be confirmed with sacred chrism and the laying-on-of-hands.

Bishop Vivilo was consecrated by us. If, however, he has deviated from orthodox teaching in any point, correct and instruct him according to the traditions of the Church of Rome, as you have learned them from us.

We command you to attend the council which is to be held on the banks of the Danube and, vested with Apostolic authority, to act as our representative. As far as God shall grant you strength, continue to preach the word of salvation, so that the Christian faith may increase and multiply in the name of the Lord.

You have no permission, brother, to remain in one district once your work there has been completed. Strengthen the minds of your brethren and the faithful who are scattered throughout the West and continue to preach wherever God grants you opportunity to save souls. When the need arises consecrate bishops according to canon law in your capacity as our representative, and instruct them to observe apostolic and Catholic doctrine. In this way you will assure yourself of a great reward and win over to Almighty God a perfect people. Do not shrink, beloved brother, from difficult and protracted journeys in the service of the Christian faith, for it is written that small is the gate and narrow the road that leads on to life.

Continue, then, brother, the exemplary work you have begun, so that in the day of Christ you may be entitled to say in the presence of the saints at the day of judgment: ” Here stand I and these children the Lord has given me. I have not lost any of them whom thou has entrusted to me.” And again: “It was five talents thou gavest me, see how I have made profit of five talents besides.”Then you will deservedly hear the voice of God saying: “Well done, my good and faithful servant: since thou hast been faithful over little things, I have great things to commit to thy charge: come and share the joy of thy Lord.”

May God preserve you, most reverend brother.

Given on the fourth day of the kalends of November, in the twenty-third year of our loving and august lord Leo, by the grace of God emperor, in the twenty-third year of his consulship and the twentieth year of the Emperor Constantine, in the eighth indiction.

SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-gregory-iii-writes-to-boniface-about-the-organization-of-the-church-in-bavaria-29-october-739/

San Gregorio III Papa

Festa: 10 dicembre

m. 741

(Papa dal 18/03/731 al 11/741)

Nativo della Siria, Gregorio, figlio di Giovanni, giunse a Roma da giovane. Dopo la morte di Gregorio II fu eletto papa e il 18 marzo 731 consacrato e intronizzato. L'opera di Gregorio III si rivolse principalmente agli stessi grandi problemi dei quali aveva dovuto occuparsi il suo immediato predecessore: la lotta contro l'iconoclastia, la conversione della Germania, la difesa del patrimonio di San Pietro. Nel novembre 731 il sinodo convocato dal Papa per rispondere all'editto emanato da Leone III l'Isaurico confermò il culto delle sacre immagini. L'evangelizzazione della Germania al tempo di Gregorio III ricevette una forma piú organizzata. Nel 732 Gregorio inviò a Bonifacio il pallio, facendolo cosí arcivescovo regionale, particolarmente unito alla Santa Sede, affidandogli il compito di erigere nuove diocesi. Come uomo Gregorio III fu stimato da tutti per le sue virtú e per la grande scienza. Dopo quasi undici anni di pontificato pieno di attività e ricco di avvenimenti, Gregorio III morí secondo alcuni il 27 o il 28 novembre 741.

Etimologia: Gregorio = colui che risveglia, dal greco

Martirologio Romano: A Roma presso san Pietro, san Gregorio III, papa, che si adoperò per la predicazione del Vangelo ai Germani e contro gli iconoclasti ornò le chiese dell’Urbe di sacre immagini.

Originario della Siria, Gregorio, figlio di Giovanni, nella sua giovinezza venne a Roma e serví la Chiesa arrivando ad essere prete, cardinale del titolo di S. Crisogono. Dopo la morte di Gregorio II egli fu, unanimemente, eletto papa e il 18 marzo 731 consacrato e intronizzato. Il fatto che ad un papa di nome Gregorio succedesse un altro dello stesso nome, creò qualche incertezza nella loro indicazione. Allora non c'era ancora uso di distinguere gli omonimi della serie papale con il numero ordinale. Perciò alcuni chiamarono Gregorio III, Gregorius iunior, cioè piú giovane rispetto a Gregorio II. Dovendosi però anche tener conto di Gregorio I, i cui scritti erano conosciuti e letti dappertutto, alcuni riservarono la denominazione Gregorius iunior a Gregorio II e chiamarono il suo successore, Gregorio III: Gregorius secundus iunior, altri, per allontanare l'inevitabile confusione cominciarono ad introdurre l'uso del numero ordinale, chiamando Gregorio III: Gregorius tertius. Quest'usanza si incontra poi applicata qua'che volta ai papi susseguenti, ma soltanto nei secc. X e XI divenne una pratica generale.

L'opera di Gregorio III si rivolse principalmente agli stessi grandi problemi, dei quali aveva dovuto occuparsi il suo immediato predecessore, cioè, la lotta contro l'iconoclastia, la conversione della Germania, la difesa del patrimonio di s. Pietro.

Subito dopo l'elezione, Gregorio III mandò il prete Giorgio come legato a Costantinopoli con lettere all'imperatore Leone III, l'Isaurico, sollecitandolo a revocare l'editto contro le sacre immagini. L'imperatore respinse l'intervento del papa, fece arrestare il legato appena giunto in Sicilia e lo mandò in esilio. Per Gregorio non rimase altro che convocare un sinodo e condannare solennemente la nuova eresia. Ciò fu fatto nel novembre 731 con la solenne conferma del culto delle sacre immagini e con la scomunica di tutti coloro che levassero, distruggessero, maltrattassero immagini di Cristo, della sua Madre, degli Apostoli e dei santi. Per sottolineare questa decisione Gregorio III fece restaurare la basilica di S. Pietro e ornare la Confessione del santo con sei nuove colonne d'onice, regalate dall'esarca Eutichio, e con un baldacchino di argento massiccio; vi aggiunse le statue del Salvatore degli Apostoli, della Madre di Dio e delle vergini. In una cappella costruita appositamente in S. Pietro e dedicata nel 732, fece riunire le reliquie degli apostoli, martiri e confessori, onorati in tutto il mondo. L'imperatore, sdegnato, spedí una flotta, ma la tempesta la disperse nell'Adriatico Allora Leone l'Isaurico ordinò la confisca dei patrimoni della Chiesa romana in Calabria e in Sicilia, e sottomise queste province e tutto il paese dell'IIlirico col vicariato di Tessalonica al patriarca di Costantinopoli. Le rimostranze e i reclami del papa non ebbero successo e quest'atto di prepotenza imperiale fu un motivo di piú per il distacco dei romani dall'Oriente e per la ricerca della protezione delle potenze dell'Occidente.

Dopo il naufragio della flotta imperiale, la città di Roma godette durante sei anni una relativa calma. Qualche turbamento venne dal fatto che i duchi di Spoleto e di Benevento si ribellarono contro il loro signore Liutprando, re dei Longobardi, trovando rifugio e protezione presso il papa; Liutprando si vendicò con rappresaglie e occupando territori sempre piú vicini a Roma. In questo momento critico Gregorio III, sollecitato dal popolo di Roma, si rivolse a Carlo Martello, il piú potente uomo dell'Occidente, protettore delle missioni cattoliche in Germania e liberatore della nazione dei Franchi dagli Arabi (vittoria presso Poitiers nel 732), implorando il suo soccorso per la difesa della Chiesa degli apostoli Pietro e Paolo. Alla prima richiesta di aiuto, Carlo non poté lasciare la guerra contro gli Arabi, ma sembra che egli abbia con una mossa diplomatica, indotto i Longobardi a ritirarsi da Roma. Gregorio III in questo caso agí come defensor civitatis, funzione legale, alla quale praticamente aveva rinunciato l'imperatore bizantino e che i romani avevano affidato al papa. Le monete romane recanti il nome di Gregorio III, sono un indizio sufficiente per conoscere in chi i cittadini romani avessero posta la loro fiducia.

L'evangelizzazione della Germania al tempo di Gregorio III ricevette una forma piú organizzata. Nel 732 Gregorio inviò a Bonifacio il pallio, facendolo cosí arcivescovo regionale, particolarmente unito alla S. Sede. Il nuovo arcivescovo aveva il compito di provvedere alla creazione delle nuove diocesi, alla scelta e consacrazione dei nuovi pastori. In primo luogo furono riorganizzate le diocesi di Baviera: Passau, Ratisbona, Salisburgo, Frisinga e Eichstatt. In Assia, Bonifacio eresse nel 741 la diocesi di Buraburg, in Turingia quella di Erfurt ed in Franconia quella di Wurzburg. Il papa scrisse lettere ai popoli di Assia e di Turingia, esortandoli ad abbandonare le pratiche pagane; ai vescovi di Baviera, raccomandando loro il suo legato e prescrivendo l'obbligo di tenere un sinodo due volte all'anno.

Come uomo Gregorio III fu stimato da tutti per le sue virtú e per la grande scienza; conosceva bene il greco e il latino, recitava tutti i salmi a memoria, parlava con grande eloquenza unita all'arte di persuadere. Il Liber Pontificalis osserva inoltre che egli "amava la povertà, riscattava gli schiavi, nutriva le vedove e gli orfani, era molto favorevole alla vita religiosa". Accoglieva con grande ospitalità molti artisti orientali che fuggivano le persecuzioni iconoclaste. Ricostruí e restaurò molti monasteri e molte chiese a Roma, tra cui la basilica di S. Crisogono in Trastevere e la chiesa diaconale di S. Maria in Aquiro in Campo Marzio; rivestí di fogli di piombo il tetto del Pantheon. Affidò il servizio religioso nelle chiese e nelle cappelle da lui fondate o restaurate ai monaci dei monasteri adiacenti e prescrisse loro la recitazione del Breviario ad ore fisse di giorno e di notte. Si occupò parimenti del servizio religioso nelle chiese esistenti nei cimiteri romani. Sotto il suo pontificato furono quasi completati i restauri delle mura di Roma ed anche delle mura di Centumcellue per timore dei Saraceni che già erano arrivati in Sardegna e per paura di probabili sbarchi bizantini. Gregorio III era ormai il principe, almeno di fatto, del ducato romano. "Cosí nella complessa azione svolta con inesauribile energia da Gregorio III la Città Eterna aveva potuto misurare quali tesori di bene significasse per lei la potenza spirituale e materiale della Chiesa cattolica romana là dove l'ordinamento statale dell'impero si mostrava ormai o inerte o incapace, spesso esageratamente fiscale, talvolta uso ad imporre dottrine religiose contrarie ai suoi piú intimi sentimenti e perciò nemico" (Bertolini).

Dopo quasi undici anni di pontificato pieno di attività e ricco di avvenimenti, Gregorio III morí secondo alcuni il 27. secondo altri il 28 novembre 741. Fu sepolto nella Basilica Vaticana nell'oratorio che egli stesso aveva eretto per la custodia ed il culto delle reliquie. A tre lapidi marmoree che si trovavano affisse alle pareti dell'oratorio e contenenti il decreto sinodale sulla disciplina del servizio religioso nella stessa cappella, fu aggiunta una quarta lapide con le preghiere della Messa in suffragio. Il nome di Gregorio III si trova per la prima volta inserito nel Martirologio di Adone (sec. IX); nel Martirologio Romano era iscritto al 28 novembre, mentre oggi figura al 10 dicembre. La sua festa si celebrava a Roma il 28 novembre, ma nella recente revisione del Proprium romano (1963) è scomparsa.

Autore: Paolo Rabikauskas

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/79600

GREGORIO III papa

di Pio Paschini

Enciclopedia Italiana (1933)

Figlio di Giovanni, di nazione siro, fu eletto a successore di papa Gregorio II il 18 marzo 731. Fu lodato come dotto in greco e in latino; fece restauri e doni nella basilica di S. Pietro; rinnovò al Laterano il monastero di S. Giovanni Battista e di S. Pancrazio; restaurò altri santuarî e particolarmente quello dei Ss. Marcellino e Pietro presso il Laterano; costruì e dotò un monastero presso S. Crisogono; contribuì con vettovaglie e denaro alla riparazione delle mura della città. Inviò nel 732 il pallio a S. Bonifacio, costituendolo così arcivescovo della Germania, e lo accolse a Roma nel suo terzo viaggio (739). Il i° novembre 731 radunò un concilio di 93 vescovi, al quale intervennero anche Antonino di Grado e Giovanni di Ravenna, e fece condannare gl'iconoclasti e affermare la venerazione delle immagini. Quando i Romani presero le difese di Trasamondo, duca di Spoleto, ch'era stato cacciato dal re Liutprando, provocando il risentimento di questo che occupò subito Amelia, Orte, Bomarzo e Blera, G. chiese al re la restituzione dei quattro castelli; e alla sua ripulsa ricorse per lettera a Carlo Martello, re dei Franchi, ma senza risultato (739). Poté invece G. avere da Trasamondo Gallese, e indurre i Veneziani a rimettere l'esarca Eutichio a Ravenna, che era stata presa dai Longobardi.

Gregorio III morì il 10 dicembre 741.

Bibl.: P. Jaffé, Regesta Pontif. Romanor., Lipsia 1885, pp. 257-262; Migne, Patr. Lat., LXXXIX, col. 575 segg.; L. Duchesne, Lib. Pontif., Parigi 1886, I, pp. cclxii, 415; id., Les premiers temps de l'État pont., Parigi 1911, pp. 12 segg., 26 segg.; Hefele-Leclercq, Hist. des Conc., III, Parigi 1910, p. 676 segg.; G. Kurth, S. Bonifacio, Roma 1905, p. 67 segg.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/gregorio-iii-papa_(Enciclopedia-Italiana)/

GREGORIO III, santo

di Paolo Delogu

Enciclopedia dei Papi (2000)

Di origine siriaca, apparteneva probabilmente ad una di quelle famiglie giunte a Roma dall'Oriente a seguito dell'occupazione araba nelle province dell'Impero bizantino. Non se ne conosce la data di nascita. La biografia del papa mette in risalto il fatto che egli conosceva tanto la lingua greca che la latina e loda la sua conoscenza dei salmi e l'attitudine alle celebrazioni liturgiche. Probabilmente a Roma ottenne la consacrazione a presbitero, forse del titolo di S. Crisogono, cui dedicò particolari cure quando divenne papa. La sua elezione sarebbe avvenuta per spontanea iniziativa della nobiltà e del popolo romano, mentre prestava ossequio al feretro del predecessore, Gregorio II. Fu consacrato il 18 marzo del 731, in un momento in cui era vivissimo il conflitto con l'imperatore bizantino Leone III per la questione del culto delle immagini. G. gli inviò subito un nuovo solenne ammonimento, che però non giunse a destinazione, perché il presbitero latore del messaggio non osò compiere la missione e in un primo momento tornò indietro; quando, minacciato di deposizione dal papa, intraprese finalmente il viaggio per Costantinopoli, il legato venne trattenuto in Sicilia dai funzionari imperiali, che gli sequestrarono le lettere papali. Il papa convocò allora un concilio che ebbe luogo il 1° novembre del 731; oltre al clero romano, vi presero parte il patriarca di Grado Antonino e l'arcivescovo di Ravenna Giovanni, cioè i più alti prelati delle province bizantine in Italia, con altri novantatré vescovi provenienti dalle "parti di Esperia", un termine che nei documenti papali di quegli anni designa genericamente l'Occidente. Il concilio sanzionò, sembra per la prima volta in modo canonico, l'ortodossia e l'antichità del culto delle immagini di Cristo, della Vergine e di tutti gli apostoli e i santi, decretando la scomunica e l'espulsione dalla Chiesa universale per chiunque avesse distrutto, profanato o insultato le sacre immagini. Le costituzioni sinodali furono inviate dal papa a Costantinopoli, ma ancora una volta il messaggero fu arrestato in Sicilia e i documenti sequestrati, così come furono sequestrate le suppliche inviate da tutte le popolazioni delle province bizantine in Italia agli imperatori Leone III e Costantino V (741-775) suo figlio per chiedere il ristabilimento del culto delle immagini. Il papa riuscì tuttavia a far pervenire a Costantinopoli lettere esortatorie che definivano la fede ortodossa e sollecitavano il ristabilimento delle immagini sacre.

Contemporaneamente G. prese un'altra iniziativa di grande significato simbolico, facendo edificare all'interno della basilica di S. Pietro un oratorio in onore del Salvatore, della Madre di Dio, di tutti i martiri e i confessori, in cui istituì un ufficio liturgico perpetuo. Nelle intenzioni del papa la fondazione doveva essere probabilmente una sorta di santuario del culto dei santi che si contrapponeva all'empietà dell'imperatore bizantino. G. fece sanzionare le disposizioni sulla speciale liturgia di questo santuario, affidata a tre monasteri collocati presso S. Pietro (SS. Giovanni e Paolo, S. Stefano Maggiore, S. Martino), da un sinodo celebrato a Roma il 12 aprile 732, i cui deliberati furono incisi su tre lastre di marmo collocate all'interno dell'oratorio. Particolarmente significativa è la circostanza che gli atti del sinodo non vennero datati con gli anni degli imperatori regnanti, come avrebbe voluto l'uso protocollare, in quanto esposti alla scomunica.

La determinazione con cui G. procedette alla condanna dell'iconoclastia è nuova rispetto al comportamento del predecessore, Gregorio II, il quale aveva bensì denunciato il carattere eretico della distruzione delle immagini e ammonito ripetutamente Leone III a rinunciarvi, senza però giungere alla scomunica; aveva anzi unito all'opposizione religiosa atti di lealtà politica nei confronti dell'Impero. L'origine orientale di G. poté renderlo particolarmente sensibile agli aspetti religiosi e devozionali della questione; certo è che promosse il culto delle immagini a Roma anche facendo realizzare numerose immagini di Cristo, della Vergine e dei santi, spesso rivestite di metalli preziosi, che pose nelle principali basiliche. L'esarca Eutichio, rappresentante del governo imperiale in Italia, che risiedeva a Ravenna, era privo di reali poteri politici e militari e non prese misure contro il papa; probabilmente egli era anche vincolato da un accordo, stipulato con il suo predecessore Gregorio II, che gli riconosceva poteri civili e militari nella città di Roma e nel suo territorio, il Ducato romano, pur nell'ambito della sovranità imperiale. All'inizio del pontificato di G., l'esarca aveva anzi donato al nuovo papa sei colonne tortili di onice che questi aveva posto davanti alla confessione di S. Pietro. Invece l'imperatore reagì duramente alla presa di posizione papale. Probabilmente alla fine del 732 inviò in Italia una spedizione navale agli ordini dello stratego Manes, che però fece naufragio nell'Adriatico. Allora Leone III risolse di punire l'opposizione del papa colpendo gli interessi economici ed ecclesiastici della Chiesa di Roma nei territori su cui l'Impero esercitava ancora l'effettivo controllo. Nel 732 o 733 confiscò infatti tutte le proprietà della Chiesa romana in Sicilia e contemporaneamente sottopose alla giurisdizione ecclesiastica del patriarca di Costantinopoli le province ecclesiastiche di Calabria, Sicilia e Illirico che fin dall'antichità erano state soggette ai papi. I due provvedimenti ebbero grandi ripercussioni. Dal punto di vista ecclesiastico la perdita della giurisdizione sulle province meridionali, cui appartenevano anche diversi vescovati greci, fece venir meno un importante collegamento del papato con la cristianità di lingua greca, accentuando la sua caratteristica di patriarcato della cristianità latina. Dal punto di vista economico, la perdita dei patrimoni siciliani comportò una significativa riduzione delle entrate del papato. Secondo la testimonianza del cronista bizantino Teofane, i patrimoni siciliani rendevano al papato 3 talenti e mezzo d'oro l'anno, ossia 350 libbre, corrispondenti a loro volta a 25.200 soldi d'oro (secondo altre interpretazioni, la cifra data da Teofane si riferirebbe alle imposte che il papato versava all'Impero per le proprietà siciliane; in questo caso il reddito sarebbe stato superiore di circa due volte). Sebbene non si conosca l'incidenza percentuale di questa rendita nel complesso delle finanze pontificie (il papato possedeva diversi altri patrimoni in regioni fuori dalla portata dell'imperatore bizantino e nello stesso Ducato romano), la perdita era sicuramente notevole.

Ciò nonostante G. fu in grado di svolgere una consistente attività di restauri e abbellimenti in molte chiese di Roma: rifece i tetti, crollati o pericolanti, di S. Paolo, S. Maria Maggiore e S. Maria ad Martyres (Pantheon); inoltre restaurò una basilica Calisti forse da identificare con S. Maria in Trastevere. Ampliò le chiese delle diaconie di S. Maria in Aquiro e dei SS. Sergio e Bacco; decorò molte chiese con pitture, parati e vasellame prezioso. Al restauro della basilica di S. Crisogono sono stati riferiti due gruppi di pitture rinvenuti sulle pareti meridionale e settentrionale dell'aula e appartenenti ad un unico ciclo in cui sono raffigurati alcuni santi clipeati identificati da didascalie verticali (Agapito, Felicissimo, Sisto II). Un'iscrizione dipinta, conservata solo parzialmente, fu eseguita insieme agli affreschi per commemorare il restauro e i doni che G. offrì alla chiesa. Al pontefice viene anche attribuita la costruzione della cripta semianulare, realizzata per custodire, in un'apposita confessio, le reliquie dei martiri fatte traslare dai cimiteri del suburbio. G. riedificò inoltre dalle fondamenta la chiesa dei SS. Marcellino e Pietro "iuxta Lateranis". Particolare cura dedicò all'organizzazione degli uffici liturgici nelle principali basiliche, affidando a comunità monastiche insediate nei pressi la celebrazione dell'ufficio notturno e diurno in S. Pietro, nel S. Salvatore in Laterano e in S. Crisogono; si preoccupò inoltre di fornire risorse materiali sufficienti alle diaconie, monasteri che praticavano l'assistenza dei poveri. Restaurò anche alcune chiese delle catacombe, disponendo che vi fosse celebrata la commemorazione dei santi e attribuendo a questa funzione risorse tratte dalle rendite papali (Le Liber pontificalis, pp. 419-20). In particolare il papa promosse interventi di rifacimento nella basilica subdiale dei SS. Processo e Martiniano sulla via Aurelia, di localizzazione incerta, e nei santuari subdiali e ipogei del cimitero di Pretestato sulla via Appia. Inoltre restaurò i tetti della basilica Marci sulla via Appia, da identificare con la basilica circiforme rinvenuta recentemente nel sopratterra del comprensorio callistiano. Nella biografia di G. viene menzionata, per la prima e unica volta, la chiesa di S. Genesio sulla via Tiburtina, da localizzare nel sopratterra del cimitero di Ippolito. Inoltre riprese e realizzò in buona parte un'impresa che non era riuscita al suo predecessore, ossia il restauro delle mura di Roma. È probabile che ciò gli fosse possibile perché ormai al papa era riconosciuta, dagli stessi funzionari bizantini residenti in Italia, un'autorità civica in Roma; la biografia di G. mette in rilievo che l'opera fu finanziata con le risorse proprie del papa, che pagò il vitto agli operai e la calce per le costruzioni. G. fece anche rialzare le mura crollate di Civitavecchia, forse per dotare Roma di uno scalo marittimo complementare o alternativo a quello di Porto alle foci del Tevere, divenuto necessario anche perché l'imperatore aveva fatto presidiare lo scalo di Terracina, nel Lazio meridionale.

Nel complesso non sembra che i provvedimenti punitivi di Leone III comportassero serie limitazioni all'evergetismo civico ed ecclesiastico del papa. G. si trovò però presto a dover fronteggiare i riflessi del conflitto iconoclastico nei rapporti tra l'Impero bizantino e il Regno longobardo in Italia. Sotto il suo predecessore era stato raggiunto un accordo fra il re longobardo Liutprando e l'esarca bizantino Eutichio, consistente nel reciproco riconoscimento delle due sfere di sovranità longobarda e bizantina in Italia; in particolare al re Liutprando dovette essere riconosciuta autorità sui Ducati di Spoleto e Benevento, da tempo tendenti all'autonomia, nonché il possesso dei castelli e delle città già bizantini in Emilia, che si erano spontaneamente sottomessi al suo potere. Questo accordo venne rotto dal duca bizantino di Perugia, Agatone, che tentò di riconquistare Bologna, una delle città bizantine passate ai Longobardi. Sebbene il tentativo fallisse, esso sembra aver provocato la reazione dei Longobardi che conquistarono la stessa Ravenna, da cui l'esarca e l'arcivescovo fuggirono, coi maggiorenti locali, riparando probabilmente nel territorio veneto, anch'esso soggetto all'Impero. G. intervenne allora in sostegno dell'esarca, chiedendo al patriarca di Grado Antonino di esortare i Veneti a difendere la causa dell'Impero e prestare il dovuto servizio agli imperatori Leone III e Costantino V, cacciando i Longobardi da Ravenna, in modo che venisse ripristinata l'organizzazione imperiale nel rispetto della fede ortodossa. In effetti una spedizione navale veneta riuscì a riconquistare la città di Ravenna, riportandovi l'esarca. La cronologia dei fatti è però incerta: taluni studiosi li pongono nel 732; altri, più probabilmente, nel 737-738.

L'iniziativa del papa dimostra comunque che, nonostante il conflitto religioso con l'imperatore, egli intendeva conservare le province dell'Italia centro-settentrionale al governo bizantino, sia pure valorizzando la loro autonomia e la partecipazione del papato alla loro difesa. Nella lettera al patriarca di Grado egli definiva infatti Esarcato e Pentapoli come "fines nostri" (nostro territorio), in contrapposizione alle "terre dei longobardi". In quell'occasione gli imperatori Leone e Costantino, nonostante la condanna per la loro politica ecclesiastica, venivano ancora qualificati "figli" del papa. L'Impero bizantino conservava dunque, nella concezione di questo papa di origine orientale, il ruolo di riferimento politico essenziale per la Chiesa romana; inoltre G. doveva avvertire che l'estensione del Regno longobardo a danno del governo bizantino nell'Italia centro-settentrionale avrebbe compromesso anche l'autonomia e l'autorità politica che il papato aveva conquistato non solo in Roma, ma anche nelle province bizantine.

In questo contesto inizia a manifestarsi quell'ostilità pregiudiziale dei papi nei confronti dei Longobardi, che caratterizzerà tutta la successiva politica pontificia del secolo VIII e sarà tra le cause della finale caduta del Regno longobardo ad opera di Carlomagno. Del resto fu presto evidente che l'aggressione longobarda rivolta contro i territori imperiali poteva coinvolgere lo stesso territorio romano: nel 739 il duca di Spoleto Trasmondo occupò infatti il castello di Gallese, ai confini del Ducato romano. G. riuscì a persuadere il duca che quel gesto danneggiava non solo l'Impero, ma il papa stesso, e poté riscattare il castello per denaro; una volta ottenutolo, lo incorporò nuovamente nella "santa repubblica", cioè nell'Impero romano-bizantino, attribuendolo però concretamente all'esercito romano, che poteva possedere beni come ente giuridico, e che forse in quell'occasione assunse l'esercizio dei diritti pubblici nel castello. Pur avendo recuperato lui stesso Gallese, il papa non attribuì alla Chiesa romana i diritti giurisdizionali dell'Impero; e tuttavia pose in essere una novità istituzionale, che dava originali poteri ad una istituzione statale quale l'esercito, di cui si accentuava il carattere cittadino e la proiezione nel territorio regionale. L'accordo con il duca Trasmondo doveva prevedere anche il ristabilimento di quelle relazioni privilegiate tra il papato e il Ducato spoletino che si erano già manifestate durante il precedente pontificato e che in certa misura erano rivolte a limitare il potere del re longobardo. Infatti nello stesso 739 il re Liutprando invase il Ducato spoletino da cui Trasmondo fuggì riparando in Roma. Il re si diresse allora contro la stessa Roma e poiché G. e il duca di Roma Stefano rifiutarono di consegnargli Trasmondo, assediò la città, devastandone i dintorni e catturando molti nobili romani. Non riuscendo comunque ad aver ragione della resistenza, nell'agosto 739 tolse l'assedio, ma rientrando nel Regno occupò i quattro castelli di Amelia, Orte, Bomarzo e Blera, che controllavano il collegamento di Roma con l'Italia settentrionale, lasciandovi guarnigioni longobarde.

Durante l'assedio G. inviò una pressante richiesta d'aiuto al principe dei Franchi Carlo Martello, invitandolo a soccorrere la Chiesa romana e il suo "popolo peculiare", identificato con gli abitanti di Roma, per salvarli dalla persecuzione dei Longobardi. G. doveva ricevere informazioni sulla situazione politica d'Oltralpe non solo dai pellegrini che giungevano a Roma, ma in particolare da Bonifacio, l'anglosassone evangelizzatore della Germania cui nel 732 aveva conferito l'autorità di arcivescovo per rafforzare l'opera di organizzazione della Chiesa in Germania che quegli andava compiendo. Nel 737 Bonifacio era tornato a Roma per la terza volta, ed aveva discusso col papa il futuro dell'evangelizzazione e della Chiesa in Germania, probabilmente informandolo anche dell'interesse di Carlo Martello per le missioni. Il papa, che nel 739 era ancora in rapporto epistolare con Bonifacio, poté profittare di questi contatti per cercare di coinvolgere Carlo Martello nella difesa del papato. Il suo appello non ebbe però effetto; Carlo Martello era infatti alleato di Liutprando, con cui aveva collaborato in diverse imprese militari. Tuttavia il principe inviò a Roma due abati franchi con doni per s. Pietro e probabilmente chiese spiegazioni a Liutprando e all'altro re associato al trono Ildeprando, giacché in una lettera dell'anno seguente (740) G. lamentava che egli avesse prestato fede più alle giustificazioni dei re longobardi che alle denunce della Chiesa romana e ripeteva l'appello a difendere la Chiesa di s. Pietro e il suo popolo peculiare.

L'idea del "popolo peculiare" aveva un rilievo politico oltre che pastorale: facendo degli abitanti di Roma l'oggetto di una particolare protezione da parte del principe degli apostoli, li distingueva dagli altri sudditi dell'Impero bizantino e li legava al papa, che diveniva loro rappresentante e difensore in quanto successore e vicario dell'apostolo. La lettera papale contiene anche interessanti accenni alle risorse economiche del papato, che possedeva nel territorio laziale centri di organizzazione e raccolta della produzione agricola e riceveva dal territorio ravennate sussidi per le spese di assistenza ai poveri e di culto nelle basiliche romane - segno che in quelle province i suoi patrimoni non erano stati confiscati. Il papa lamentava invece che tali risorse della Chiesa venivano compromesse dall'aggressione dei Longobardi.

Comunque, quando Liutprando tolse l'assedio, l'esercito romano riportò Trasmondo nel suo Ducato, di cui questi riprese il completo controllo nel dicembre del 739. Sembra che il duca promettesse al papa, in cambio dell'aiuto ricevuto, di recuperare i quattro castelli occupati dal re. Nel frattempo a Benevento veniva eletto il nuovo duca Godescalco, che aderiva anch'egli all'intesa col papa. G. insisteva dunque nella direttiva di creare un'intesa politica e militare tra gli eterogenei potentati dell'Italia centrale, egualmente ostili all'espansione dell'autorità del re longobardo, per compensare l'isolamento del Ducato romano, cui sembra che l'esarca non fosse in grado di portare alcun aiuto concreto. Contemporaneamente rinnovava l'appello ai Franchi, proponendo la difesa della Chiesa romana e del suo popolo peculiare come atto di devozione all'apostolo Pietro. Sembra però poco probabile la notizia riportata da alcune cronache franche dell'VIII secolo, secondo cui G. avrebbe progettato di sottrarsi alla sovranità dell'Impero bizantino offrendo a Carlo Martello il dominio temporale su Roma. G. non ebbe comunque il tempo di vedere i risultati della spregiudicata trama di alleanze che aveva tessuto.

Il duca Trasmondo non diede corso all'impegno assunto e Liutprando stava già preparando una nuova spedizione militare contro Roma, quando G. morì, il 28 novembre 741. Fu sepolto in S. Pietro nell'oratorio dedicato alla Vergine da lui stesso fatto costruire. La sua memoria liturgica viene celebrata il 10 dicembre.

fonti e bibliografia

Biografia di G. in Le Liber pontificalis, a cura di L. Duchesne, I, Paris 1955², pp. 415-21; altre informazioni nella Vita di Zaccaria, ibid., pp. 426-27.

Theophanes, Chronographia, aa. 621-624, a cura di C. De Boor, I, Lipsiae 1883, pp. 409 s.

Regesta Pontificum Romanorum, a cura di Ph. Jaffé-G. Wattenbach-S. Loewenfeld-F. Kaltenbrunner-P. Ewald, I, ivi 1885, pp. 257-62; le lettere a Carlo Martello edite in Codex Carolinus, nrr.1, 2, a cura di W. Gundlach, in Epistolae Merowingici et Karolini aevi tom. I, in M.G.H., Epistole, III, a cura di W. Gundlach-E. Dümmler, 1892, pp. 476-78; le lettere al patriarca di Grado in Giovanni Diacono, Cronaca veneziana, a cura di G. Monticolo, in Cronache veneziane antichissime, I, Roma 1890, pp. 95 s. e in Epistolae Langobardicae, nrr. 11-7, a cura di W. Gundlach, in Epistolae Merowingici et Karolini aevi tom. I, in M.G.H.Epistolae, III, a cura di W. Gundlach-E. Dümmler, 1892, pp. 702-09; le lettere a Bonifacio in S. Bonifatii et Lulli epistolae, nrr. 28, 42, 43, 44, 45, a cura di E. Dümmler, ibid., pp. 278, 290-94.

Le fonti franche citate sono Fredegarii Continuatio, c. 22, in M.G.H.Scriptores rerum Merovingicarum, II, a cura di B. Krusch, 1888, pp. 178 s.; Chronicon Moissiacense, a. 734, ibid., Scriptores, I, a cura di G.H. Pertz, 1826, pp. 291 s.; E. Caspar, Geschichte des Papsttums, II, Tübingen 1933, pp. 664-68; 701-07; Id., Das Papsttum unter fränkischer Herrschaft, "Zeitschrift für Kirchengeschichte", 54, 1935, pp. 132-39; O. Bertolini, Roma di fronte a Bisanzio e ai Longobardi, Bologna 1941, pp. 453-77; F.X. Seppelt, Geschichte der Päpste, München 1955², pp. 102-08; R.E. Sullivan, The Papacy and Missionary Activity in the Early Middle Ages, "Medieval Studies", 17, 1955, pp. 46-106 (ripubblicato in Id., Christian Missionary Activity in the Early Middle Ages, Aldershot 1994); M.V. Anastos, The Transfer of Illyricum, Calabria and Sicily to the Jurisdiction of the Patriarchate of Constantinople in 732-33, "Studi Bizantini e Neoellenici", 9, 1957, pp. 13-31; J. Haller, Das Papsttum. Idee und Wirklichkeit, I, Esslingen 1962, pp. 358-60; O. Bertolini, Quale fu il vero obiettivo assegnato in Italia da Leone III 'Isaurico' all'armata di Manes, stratego dei Cibyrreoti?, "Byzantinische Forschungen", 2, 1967, pp. 15-49; J.Ch. Picard, Étude sur l'emplacement des tombes des papes du IIIe au Xe siècle, "Mélanges de l'École Française de Rome", 81-2, 1969, pp. 725-82, in partic. p. 766; E. Hlawitschka, Karl Martell, das Römische Konsulat und der Römische Senat. Zur Interpretation von Fredegarii continuatio cap. 22, in Die Stadt in der europäischen Geschichte. Festschrift Edith Ennen, a cura di W. Besch, Bonn 1972, pp. 74-90; D.H. Miller, The Roman Revolution of the Eighth Century. A Study of the Ideological Background of the Papal Separation from Byzantium and Alliance with the Franks, "Medieval Studies", 36, 1974, pp. 79-133; J. Richards, The Popes and the Papacy in the Early Middle Ages (476-752), London 1979, pp. 223-26; D. Stein, Der Beginn des byzantinischen Bilderstreites und seine Entwicklung bis in die 40er Jahre des 8. Jahrhunderts, München 1980, pp. 138 ss.; P. Classen, Italien zwischen Byzanz und dem Frankenreich, in Nascita dell'Europa e Europa carolingia: un'equazione da verificare, II, Spoleto 1981, pp. 919-67; J.T. Hallenbeck, Pavia and Rome. The Lombard Monarchy and the Papacy in the Eighth Century, Philadelphia 1982, pp. 31-9; P. Conte, Regesto delle lettere dei papi del secolo VIII. Saggi, Milano 1984, pp. 200-07; Th.F.X. Noble, The Republic of St. Peter. The Birth of the Papal State, 680-825, Philadelphia 1984, pp. 38-49; G. Arnaldi, Le origini dello Stato della Chiesa, Torino 1987, pp. 89-104; H. Mordek, Rom, Byzanz und die Franken im 8. Jahrhundert. Zur Überlieferung und kirchenpolitischen Bedeutung der Synodus Romana Papst Gregors III. vom Jahre 732, in Person und Gemeinschaft im Mittelalter. Karl Schmid zum fünfundsechzigsten Geburtstag, Sigmaringen 1988, pp. 123-56; P. Schreiner, Der byzantinische Bilderstreit. Kritische Analyse der zeitgenössischen Meinungen und des Urteils der Nachwelt bis Heute, in Bisanzio, Roma e l'Italia nell'alto medioevo, I, Spoleto 1988, pp. 319-407, in partic. le pp. 365-79; F. Marazzi, Il conflitto fra Leone III Isaurico e il papato e il 'definitivo' inizio del medioevo a Roma: un'ipotesi in discussione, "Papers of the British School at Rome", 59, 1991, pp. 231-57; A. Finck von Finckenstein, Rom zwischen Byzanz und den Franken in der ersten Hälfte des 8. Jahrhunderts, in Festschrift für Eduard Hlawitschka zum 65. Geburtstag, a cura di K.R. Schmith-R. Pauler, Kallmünz 1993, pp. 23-36; F. Marazzi, Roma, il Lazio, il Mediterraneo: relazioni fra economia e politica dal VII al IX secolo, in La storia economica di Roma nell'alto medioevo alla luce dei recenti scavi archeologici, a cura di L. Paroli-P. Delogu, Firenze 1993, pp. 267-85.

Per quanto riguarda la documentazione archeologica, iconografica ed epigrafica v.: A. Melograni, Le pitture del VI e VIII secolo nella basilica inferiore di S. Crisogono in Trastevere, "Rivista dell'Istituto Nazionale di Archeologia e Storia dell'Arte", 13, 1990, pp. 161-78; Lexicon Topographicum Urbis Romae, I, Roma 1993, s.v. S. Callixtus trans Tiberim, p. 215; ibid., III, ivi 1996, s.v. SS. Marcellinus et Petrus in Lateranus, titulus, pp. 210-11; s.v. S. Maria Acyro, in Cyro, in Aquiro, Diaconia, Basilica, ecclesia, p. 214; s.v. Monasterium Lateranense, p. 273; s.v. Monasterium: s. Pancratius in Laterano, pp. 277-78; V. Fiocchi Nicolai, La nuova basilica paleocristiana "circiforme" della via Ardeatina, in Catalogo della mostra 'Via Appia. Sulle ruine della magnificenza antica', ivi 1997, pp. 78-83; Id.-M.P. Del Moro-D. Nuzzo-L. Spera, Lo scavo della nuova basilica circiforme della via Ardeatina, "Rendiconti della Pontificia Accademia Romana di Archeologia", in corso di stampa.

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GREGORIO III, papa, santo

di Paolo Delogu

Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 59 (2002)

Di origine siriaca, apparteneva probabilmente a una famiglia giunta a Roma dall'Oriente a seguito dell'occupazione araba di quelle province dell'Impero bizantino. Non se ne conosce la data di nascita.

La biografia di G. III mette in risalto il fatto che egli conosceva sia la lingua greca sia la latina e loda la sua conoscenza dei salmi e l'attitudine alle celebrazioni liturgiche. Probabilmente a Roma ottenne la consacrazione a presbitero, forse del titolo di S. Crisogono, cui dedicò particolari cure quando divenne papa. La sua elezione sarebbe avvenuta per spontanea iniziativa della nobiltà e del popolo romano, mentre prestava ossequio al feretro del predecessore, Gregorio II. Fu consacrato il 18 marzo 731, in un momento in cui era vivissimo il conflitto con l'imperatore bizantino Leone III per la questione del culto delle immagini. G. III gli inviò subito un nuovo solenne ammonimento, che però non giunse a destinazione, perché il presbitero latore del messaggio non osò compiere la missione e in un primo momento tornò indietro; quando, minacciato di deposizione dal papa, intraprese finalmente il viaggio per Costantinopoli, il legato venne trattenuto in Sicilia dai funzionari imperiali, che gli sequestrarono le lettere papali.

G. III convocò allora un concilio che ebbe luogo il 1° nov. 731; oltre al clero romano, vi presero parte il patriarca di Grado Antonino e l'arcivescovo di Ravenna Giovanni, cioè i più alti prelati delle province bizantine in Italia, con altri novantatré vescovi provenienti dalle "parti di Esperia", un termine che nei documenti papali di quegli anni designa genericamente l'Occidente. Il concilio sanzionò, sembra per la prima volta in modo canonico, l'ortodossia e l'antichità del culto delle immagini di Cristo, della Vergine e di tutti gli apostoli e i santi, decretando la scomunica e l'espulsione dalla Chiesa universale per chiunque avesse distrutto, profanato o insultato le sacre immagini. Le costituzioni sinodali furono inviate dal papa a Costantinopoli, ma ancora una volta il messaggero fu arrestato in Sicilia e i documenti sequestrati, così come furono sequestrate le suppliche inviate da tutte le popolazioni delle province bizantine in Italia agli imperatori Leone III e Costantino V suo figlio per chiedere il ristabilimento del culto delle immagini. Il papa riuscì tuttavia a far pervenire a Costantinopoli lettere esortatorie che definivano la fede ortodossa e sollecitavano il ristabilimento delle immagini sacre.

Contemporaneamente G. III prese un'altra iniziativa di grande significato simbolico, facendo edificare all'interno della basilica di S. Pietro un oratorio in onore del Salvatore, della Madre di Dio, di tutti i martiri e i confessori, in cui istituì un ufficio liturgico perpetuo. Nelle intenzioni del papa la fondazione doveva essere probabilmente una sorta di santuario del culto dei santi che si contrapponeva all'empietà dell'imperatore bizantino. G. III fece sanzionare le disposizioni sulla speciale liturgia di questo santuario, affidata a tre monasteri collocati presso S. Pietro (Ss. Giovanni e Paolo, S. Stefano Maggiore, S. Martino), da un sinodo celebrato a Roma il 12 apr. 732, i cui deliberati furono incisi su tre lastre di marmo collocate all'interno dell'oratorio. Particolarmente significativa è la circostanza che gli atti del sinodo non vennero datati con gli anni degli imperatori regnanti, come avrebbe voluto l'uso protocollare, in quanto esposti alla scomunica.

La determinazione con cui G. III procedette alla condanna dell'iconoclastia è nuova rispetto al comportamento del predecessore, Gregorio II, il quale aveva bensì denunciato il carattere eretico della distruzione delle immagini e ammonito ripetutamente Leone III a rinunciarvi, senza però giungere alla scomunica; aveva anzi unito all'opposizione religiosa atti di lealtà politica nei confronti dell'Impero. L'origine orientale di G. III poté renderlo particolarmente sensibile agli aspetti religiosi e devozionali della questione; certo è che promosse il culto delle immagini a Roma anche facendo realizzare numerose immagini di Cristo, della Vergine e dei santi, spesso rivestite di metalli preziosi, che pose nelle principali basiliche.

L'esarca Eutichio, rappresentante del governo imperiale in Italia, che risiedeva a Ravenna, era privo di reali poteri politici e militari e non prese misure contro il papa; probabilmente egli era anche vincolato da un accordo, stipulato con Gregorio II, che riconosceva al papa poteri civili e militari nella città di Roma e nel suo territorio, il Ducato romano, pur nell'ambito della sovranità imperiale. All'inizio del pontificato di G. III l'esarca aveva anzi donato al nuovo papa sei colonne tortili di onice che questi aveva posto davanti alla confessione di S. Pietro.

Invece l'imperatore reagì duramente alla presa di posizione papale. Probabilmente alla fine del 732 inviò in Italia una spedizione navale agli ordini dello stratego Manes, che però naufragò nell'Adriatico. Allora Leone III risolse di punire l'opposizione del papa colpendo gli interessi economici ed ecclesiastici della Chiesa di Roma nei territori su cui l'Impero esercitava ancora l'effettivo controllo. Nel 732 o 733 confiscò infatti tutte le proprietà della Chiesa romana in Sicilia e contemporaneamente sottopose alla giurisdizione ecclesiastica del patriarca di Costantinopoli le province ecclesiastiche di Calabria, Sicilia e Illirico che fin dall'antichità erano state soggette ai papi. I due provvedimenti ebbero grandi ripercussioni. Dal punto di vista ecclesiastico la perdita della giurisdizione sulle province meridionali, cui appartenevano anche diversi vescovati greci, fece venir meno un importante collegamento del Papato con la Cristianità di lingua greca, accentuando la sua caratteristica di patriarcato della Cristianità latina. Dal punto di vista economico, la perdita dei patrimoni siciliani comportò una significativa riduzione delle entrate del Papato. Secondo la testimonianza del cronista bizantino Teofane, i patrimoni siciliani rendevano al Papato 3 talenti e mezzo d'oro l'anno, ossia 350 libbre, corrispondenti a loro volta a 25.200 soldi d'oro (secondo altre interpretazioni, la cifra data da Teofane si riferirebbe alle imposte che il Papato versava all'Impero per le proprietà siciliane, in questo caso il reddito sarebbe stato superiore di circa due volte). Sebbene non si conosca l'incidenza percentuale di questa rendita nel complesso delle finanze pontificie (il Papato possedeva diversi altri patrimoni in regioni fuori dalla portata dell'imperatore bizantino e nello stesso Ducato romano), la perdita era sicuramente notevole.

Ciò nonostante G. III fu in grado di svolgere una consistente attività di restauri e abbellimenti in molte chiese di Roma: rifece i tetti, crollati o pericolanti, di S. Paolo, S. Maria Maggiore e S. Maria ad Martyres (Pantheon); inoltre restaurò una "basilica Calisti", forse da identificare con S. Maria in Trastevere. Ampliò le chiese delle diaconie di S. Maria in Aquiro e dei Ss. Sergio e Bacco; decorò molte chiese con pitture, parati e vasellame prezioso. Al restauro della basilica di S. Crisogono sono stati riferiti due gruppi di pitture rinvenuti sulle pareti meridionale e settentrionale dell'aula e appartenenti a un unico ciclo in cui sono raffigurati alcuni santi clipeati identificati da didascalie verticali (Agapito, Felicissimo, Sisto II). Un'iscrizione dipinta, conservata solo parzialmente, fu eseguita insieme con gli affreschi per commemorare il restauro e i doni che G. III offrì alla chiesa. Al pontefice viene anche attribuita la costruzione della cripta semianulare, realizzata per custodire, in un'apposita confessio, le reliquie dei martiri fatte traslare dai cimiteri del suburbio. G. III riedificò inoltre dalle fondamenta la chiesa dei Ss. Marcellino e Pietro "iuxta Lateranis". Particolare cura dedicò all'organizzazione degli uffici liturgici nelle principali basiliche, affidando a comunità monastiche insediate nei pressi la celebrazione dell'ufficio notturno e diurno in S. Pietro, nel S. Salvatore in Laterano e in S. Crisogono; si preoccupò inoltre di fornire risorse materiali sufficienti alle diaconie, monasteri che praticavano l'assistenza dei poveri. Restaurò anche alcune chiese delle catacombe, disponendo che vi fosse celebrata la commemorazione dei santi e attribuendo a questa funzione risorse tratte dalle rendite papali (Le Liber pontificalis, a cura di L. Duchesne, I, Paris 1955, pp. 419 s.). In particolare il papa promosse interventi di rifacimento nella basilica subdiale dei Ss. Processo e Martiniano sulla via Aurelia, di localizzazione incerta, e nei santuari subdiali e ipogei del cimitero di Pretestato sulla via Appia. Inoltre restaurò i tetti della basilica "Marci" sulla via Appia, da identificare con la basilica circiforme rinvenuta recentemente nel sopratterra del comprensorio callistiano. Nella biografia di G. III viene menzionata, per la prima e unica volta, la chiesa di S. Genesio sulla via Tiburtina, da localizzare nel sopratterra del cimitero di Ippolito.

Inoltre riprese e realizzò in buona parte un'impresa che non era riuscita al suo predecessore, ossia il restauro delle mura di Roma. È probabile che ciò gli fosse possibile perché ormai al papa era riconosciuta, dagli stessi funzionari bizantini residenti in Italia, un'autorità civica in Roma; la biografia di G. III mette in rilievo che l'opera fu finanziata con le risorse proprie del papa, che pagò il vitto agli operai e la calce per le costruzioni. G. III fece anche rialzare le mura crollate di Civitavecchia, forse per dotare Roma di uno scalo marittimo complementare o alternativo a quello di Porto alle foci del Tevere, divenuto necessario anche perché l'imperatore aveva fatto presidiare lo scalo di Terracina, nel Lazio meridionale.

Nel complesso non sembra che i provvedimenti punitivi di Leone III comportassero serie limitazioni all'attivismo civico ed ecclesiastico del papa.

G. III si trovò però presto a dover fronteggiare i riflessi del conflitto iconoclastico nei rapporti tra l'Impero bizantino e il Regno longobardo in Italia. Sotto il suo predecessore era stato raggiunto un accordo fra il re longobardo Liutprando e l'esarca bizantino Eutichio, consistente nel reciproco riconoscimento delle due sfere di sovranità longobarda e bizantina in Italia; in particolare al re Liutprando dovette essere riconosciuta autorità sui Ducati di Spoleto e Benevento, da tempo tendenti all'autonomia, nonché il possesso dei castelli e delle città già bizantini in Emilia, che si erano spontaneamente sottomessi al suo potere. Questo accordo venne rotto dal duca bizantino di Perugia, Agatone, che tentò di riconquistare Bologna, una delle città bizantine passate ai Longobardi. Sebbene il tentativo fallisse, esso sembra aver provocato la reazione dei Longobardi che conquistarono la stessa Ravenna, da cui l'esarca e l'arcivescovo fuggirono coi maggiorenti locali, riparando probabilmente nel territorio veneto, anch'esso soggetto all'Impero. G. III intervenne allora in sostegno dell'esarca, chiedendo al patriarca di Grado Antonino di esortare i Veneti a difendere la causa dell'Impero e prestare il dovuto servizio agli imperatori Leone III e Costantino V, cacciando i Longobardi da Ravenna, in modo che venisse ripristinata l'organizzazione imperiale nel rispetto della fede ortodossa. In effetti una spedizione navale veneta riuscì a riconquistare Ravenna, riportandovi l'esarca. La cronologia dei fatti è incerta: taluni studiosi li pongono nel 732; altri, più probabilmente, nel 737-738.

L'iniziativa del papa dimostra comunque che, nonostante il conflitto religioso con l'imperatore, egli intendeva conservare le province dell'Italia centrosettentrionale al governo bizantino, sia pure valorizzando la loro autonomia e la partecipazione del Papato alla loro difesa. Nella lettera al patriarca di Grado egli definiva infatti Esarcato e Pentapoli come "fines nostri", in contrapposizione alle "terre dei longobardi". In quell'occasione gli imperatori Leone e Costantino, nonostante la condanna per la loro politica ecclesiastica, venivano ancora qualificati "figli" del papa. L'Impero bizantino conservava dunque, nella concezione di questo papa di origine orientale, il ruolo di riferimento politico essenziale per la Chiesa romana; inoltre G. III doveva avvertire che l'estensione del Regno longobardo a danno del governo bizantino nell'Italia centrosettentrionale avrebbe compromesso anche l'autonomia e l'autorità politica che il Papato aveva conquistato non solo in Roma, ma anche nelle province bizantine.

In questo contesto iniziò a manifestarsi quell'ostilità pregiudiziale dei papi nei confronti dei Longobardi, che caratterizzò tutta la successiva politica pontificia dell'VIII secolo e fu tra le cause della finale caduta del Regno longobardo a opera di Carlomagno. Del resto fu presto evidente che l'aggressione longobarda rivolta contro i territori imperiali poteva coinvolgere lo stesso territorio romano: nel 739 il duca di Spoleto Trasmondo occupò infatti il castello di Gallese, ai confini del Ducato romano. G. III riuscì a persuadere il duca che quel gesto danneggiava non solo l'Impero, ma il papa stesso, e poté riscattare il castello per denaro; una volta ottenutolo, lo incorporò nuovamente nella "santa repubblica", cioè nell'Impero romano-bizantino, attribuendolo però concretamente all'esercito romano, che poteva possedere beni come ente giuridico, e che forse in quell'occasione assunse l'esercizio dei diritti pubblici nel castello. Pur avendo recuperato lui stesso Gallese, il papa non attribuì alla Chiesa romana i diritti giurisdizionali dell'Impero, e tuttavia pose in essere una novità istituzionale che dava originali poteri a una istituzione statale quale l'esercito, di cui si accentuava il carattere cittadino e la proiezione nel territorio regionale.

L'accordo con il duca Trasmondo doveva prevedere anche il ristabilimento di quelle relazioni privilegiate tra il Papato e il Ducato spoletino che si erano già manifestate durante il precedente pontificato e che in certa misura erano rivolte a limitare il potere del re longobardo. Infatti nello stesso 739 il re Liutprando invase il Ducato spoletino da cui Trasmondo fuggì riparando in Roma. Il re si diresse allora contro la stessa Roma e poiché G. III e il duca di Roma Stefano rifiutarono di consegnargli Trasmondo, assediò la città, devastandone i dintorni e catturando molti nobili romani. Non riuscendo comunque ad aver ragione della resistenza, nell'agosto 739 tolse l'assedio, ma rientrando nel Regno occupò i quattro castelli di Amelia, Orte, Bomarzo e Blera, che controllavano il collegamento di Roma con l'Italia settentrionale, lasciandovi guarnigioni longobarde.

Durante l'assedio G. III inviò una pressante richiesta d'aiuto al principe dei Franchi Carlo Martello, invitandolo a soccorrere la Chiesa romana e il suo "popolo peculiare", identificato con gli abitanti di Roma, per salvarli dalla persecuzione dei Longobardi. G. III doveva ricevere informazioni sulla situazione politica d'Oltralpe non solo dai pellegrini che giungevano a Roma, ma in particolare da Bonifacio, l'anglosassone evangelizzatore della Germania cui nel 732 aveva conferito l'autorità di arcivescovo per rafforzare l'opera di organizzazione della Chiesa in Germania che quegli andava compiendo. Nel 737 Bonifacio era tornato a Roma per la terza volta, e aveva discusso col papa il futuro dell'evangelizzazione e della Chiesa in Germania, probabilmente informandolo anche dell'interesse di Carlo Martello per le missioni. Il papa, che nel 739 era ancora in rapporto epistolare con Bonifacio, poté profittare di questi contatti per cercare di coinvolgere Carlo Martello nella difesa del Papato. Il suo appello non ebbe però effetto: Carlo Martello era infatti alleato di Liutprando, con cui aveva collaborato in diverse imprese militari. Tuttavia il principe inviò a Roma due abati franchi con doni per s. Pietro e probabilmente chiese spiegazioni a Liutprando e all'altro re associato al trono Ildeprando, giacché in una lettera dell'anno seguente (740) G. III lamentava che egli avesse prestato fede più alle giustificazioni dei re longobardi che alle denunce della Chiesa romana e ripeteva l'appello a difendere la Chiesa di s. Pietro e il suo popolo peculiare.

L'idea del "popolo peculiare" aveva un rilievo politico oltre che pastorale: facendo degli abitanti di Roma l'oggetto di una particolare protezione da parte del principe degli apostoli, li distingueva dagli altri sudditi dell'Impero bizantino e li legava al papa, che diveniva loro rappresentante e difensore in quanto successore e vicario dell'apostolo. La lettera papale contiene anche interessanti accenni alle risorse economiche del Papato, che possedeva nel territorio laziale centri di organizzazione e raccolta della produzione agricola e riceveva dal territorio ravennate sussidi per le spese di assistenza ai poveri e di culto nelle basiliche romane, segno che in quelle province i suoi patrimoni non erano stati confiscati. Il papa lamentava invece che tali risorse della Chiesa venivano compromesse dall'aggressione dei Longobardi.

Comunque, quando Liutprando tolse l'assedio l'esercito romano riportò Trasmondo nel suo Ducato, di cui questi riprese il completo controllo nel dicembre del 739. Sembra che il duca promettesse al papa, in cambio dell'aiuto ricevuto, di recuperare i quattro castelli occupati dal re. Nel frattempo a Benevento veniva eletto il nuovo duca Godescalco, che aderiva anch'egli all'intesa col papa. G. III insisteva dunque nella direttiva di creare un'intesa politica e militare tra gli eterogenei potentati dell'Italia centrale, egualmente ostili all'espansione dell'autorità del re longobardo, per compensare l'isolamento del Ducato romano, cui sembra che l'esarca non fosse in grado di portare alcun aiuto concreto. Contemporaneamente rinnovava l'appello ai Franchi, proponendo la difesa della Chiesa romana e del suo popolo peculiare come atto di devozione all'apostolo Pietro. Sembra però poco probabile la notizia riportata da alcune cronache franche dell'VIII secolo, secondo cui G. III avrebbe progettato di sottrarsi alla sovranità dell'Impero bizantino offrendo a Carlo Martello il dominio temporale su Roma. Questa notizia appare come un'anticipazione impropria di ciò che sarebbe accaduto solo dopo. G. III non ebbe comunque il tempo di vedere i risultati della spregiudicata trama di alleanze che aveva tessuto.

Il duca Trasmondo non diede corso all'impegno assunto e Liutprando stava già preparando una nuova spedizione militare contro Roma, quando G. III morì, il 28 nov. 741. Fu sepolto in S. Pietro nell'oratorio dedicato alla Vergine da lui stesso fatto costruire.

Fonti e Bibl.: Per la bibliografia si rinvia a P. Delogu, G. III, in Enciclopedia dei papi, I, Roma 2000, pp. 655 s.

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Den hellige pave Gregor III ( -741)

Minnedag:

28. november

Den hellige Gregor III var av syrisk avstamming. Vi vet at han var prest i den romerske kirke (i S. Crisogono), men ellers vet vi ingenting om hans tidligere liv.

Etter at Gregor II døde den 11. februar 731, var Gregor en av dem som bar pavens båre i begravelsen. Der ble han grepet av folkemassene og presteskapet, ført til Lateranet og valgt til pave ved akklamasjon. Han ble konsekrert 5 uker senere, den 18. mars 731, etter å ha mottatt godkjennelse fra den bysantinske eksarken. Han var den siste pave som ba om og fikk en slik godkjennelse.

LP beskriver Gregor III som ydmyk og vis, from og skriftlærd (han kunne Salmene utenat), en veltalende predikant med god kjennskap til latin og gresk. Han var en sterk forsvarer av troen, han elsket de fattige og var en beskytter for enker og foreldreløse. Han hadde en sterk tro på monastisk liv og var en venn av munker og nonner. En som kunne vekke en slik uvanlig og enstemmig entusiasme, måtte ha vært en slående personlighet.

Men det var under Gregors pontifikat at den dype konflikten med den bysantinske keiser Leo III Isaureren (717-41) tilspisset seg ytterligere. Den ikonoklastiske striden var nå på sitt høyeste. Forbudet mot hellige bilder og deres venerasjon var blitt forordnet av keiser Leo den 17. januar 730. Gregor var ivrig etter en tilnærmelse mot øst, og han appellerte straks i en formanende tone til keiseren om å oppgi sin politikk, som var dypt støtende for vestlig tro og praksis. Han sendte dette advarsels- og instruksjonsbrevet med presten Georg. Da han vendte tilbake, var paven overrasket over å finne at den forskremte legaten hadde vært for redd til engang å ha levert brevet til den fryktinngytende keiseren. Da holdt han en synode den 1. november 731, hvor også metropolittene av Ravenna og Grado og andre biskoper fra hele vesten var til stede. Den rasende paven ville utelukke Georg fra prestestanden, men synoden overtalte ham til å la den forskremte prelaten slippe med en bot

Gregor sendte den engstelige Georg tilbake til keiseren med de drastiske synodevedtakene, men han ble stoppet av keiserlige embetsmenn på Sicilia og kastet i fengsel. Da holdt Gregor en ny synode, denne gang med 93 biskoper samt Romas presteskap og folk. Synoden forkastet ikonoklasmen og ekskommuniserte alle som ødela bilder. Keiseren og den bysantinske patriarken var underforstått inkludert.

Da til slutt en legat slapp igjennom til Konstantinopel med brev fra Gregor til Leo, hans sønn, den senere keiser Konstantin V (741-75) og patriark Anastasios (730-54), bestemte den rasende keiseren seg for å bruke makt for å få den gjenstridige paven til å føye seg. Først sendte han en flåte med soldater mot Italia; den sank imidlertid i en storm i Adriaterhavet. I stedet la keiseren en så stor skatt på den romerske kirkens eiendommer i Calabria og Sicilia at de faktisk ble konfiskert av staten. Samtidig overførte han kirkeprovinsene i Sør-Italia, Sicilia, Hellas og Illyria fra pavens jurisdiksjon til patriarken av Konstantinopel. Til tross for at dette var en egenmektig gjerning fra en heretisk keiser, skulle patriarkene av Konstantinopel for fremtiden tviholde på sin utvidete jurisdiksjon.

Dette var ubehagelige og skadelige slag, men de endret ikke ved Gregors lojalitet til imperiet, som etter hans syn fortsatt var den eneste legitime autoriteten. Derfor var det med pavens aktive støtte at eksark Eutykios tok tilbake Ravenna, setet for det bysantinske herredømmet, som langobardene hadde erobret i 733. Både Leo og Eutykios viste sin takknemlighet; keiseren ved å inngå en stilltiende våpenhvile, eksarken ved å gi paven seks onykssøyler som han stilte foran confessio, apostelens grav, i St. Peterskirken.

Paven forsto imidlertid hvor sårbar han var overfor langobardene og deres konge Liutprand (712-44). Derfor gjenoppbygde han for egen regning Romas murer, restaurerte murene i Civitavecchia og inngikk forsvarsallianser med hertugene av Spoleto og Benevento; begge fiender av Liutprand. Disse tiltakene økte langobardkongens raseri. Etter å ha tatt Spoleto og plyndret eksarkatet i Ravenna, invaderte han hertugdømmet Roma, erobret fire nøkkelfestninger og truet selve byen.

Siden ingen hjelp kunne ventes fra Konstantinopel, tok Gregor III i desperasjon det historisk viktige skritt å søke hjelp fra frankerne. I 739 og 740 sendte han imponerende delegasjoner til Karl Martell, hushovmester (716-41) og slik de facto hersker i det merovingiske frankiske kongedømmet. Merovingerne var redusert til skyggekonger. Et dynasti som setter barn til verden i 14-15-årsalderen og er utlevd i begynnelsen av tjueårene, har ikke store utsikter til å få leve lenge på jorden. «De dådløse konger» er historiens navn på de siste merovingerne.

I oktober 732 sto Karl overfor araberne utenfor byen Poitiers. De hadde trengt opp fra Spania for å erobre Europa for islam. På hundreårsdagen for Muhammeds død slo araberne til, men tapte kampen mot de sterke og voldsomme frankerne. Arabernes hærfører falt og resten av hæren flyktet. Av folket fikk Karl det smigrende navnet Martell (hammeren). Etter Poitiers var han så mektig at da kongen døde, kunne Karl tillate seg å la tronen bli stående tom og selv lede regjeringen til han døde i 741.

Pavens delegasjoner hadde med seg overdådige gaver og relikvier, samt brev som beskrev den sørgelige forfatning byen var i. De bønnfalt ham om å forsvare «Guds kirke og hans utvalgte folk i Roma». Paven tilbød også Karl tittelen konsul og rang som patricius.

Selv om romerne ble høflig mottatt, forble disse appellene ubesvart. Karl hadde ikke noe ønske om å marsjere mot Liutprand, som nylig (738) hadde hjulpet ham mot de arabiske invasjonene i Provence. Men Gregor hadde sett viktigheten av en pakt med frankerne for å sikre pavedømmets uavhengighet, og knyttet en forbindelse som skulle få stor betydning både for frankerne og pavestolen.

Pavens situasjon var fortvilet - forlatt av bysantinerne og ennå ikke anerkjent av frankerne. Han så seg som forsvarsløst prisgitt langobardenes ekspansjonstrang. Men han kunne trøste seg med at befolkningen sluttet stadig tettere opp om ham. Roma og Italia så i pavedømmet sin kirkelige, men også sin politiske leder.

Overlatt til seg selv etter at frankerne ikke kom til hjelp, appellerte Gregor først til Liutprand om å gi tilbake støttepunktene han hadde tatt, men han talte for døve ører. Da gjorde paven den feilen å alliere seg med den udugelige og svikefulle hertug Trasamund av Spoleto, noe som igjen flammet opp kongens hat.

På det kirkelige feltet viser Gregors virksomhet at han var oppmerksom på viktigheten av kirken i Nord-Europa. Derfor ga han full støtte til Bonifatius' (680-754) virksomhet i Tyskland, sendte ham palliet og utnevnte ham til erkebiskop i 732 med myndighet til å etablere bispedømmer som Kirkens leder og pavens stedfortreder, missus Sancti Petri. Den nye kirkeprovinsen omfattet størstedelen av det germanske området under frankisk herredømme øst for Rhinen, unntatt Alemannia og Bayern. Etter Bonifatius' tredje opphold i Roma (737-38) ga Gregor ham oppdrag som Den apostoliske Stols legat å organisere kirken i Bayern, Alemannia, Hessen og Thüringen, og han ba biskoper, abbeder og verdslige stormenn om å gi ham sin fulle støtte. Gregor ba også Bonifatius' fetter, den fromme munken Willibald, om å hjelpe til i arbeidet med konversjonen av germanerne.

Gregor III styrket også forbindelsene mellom Roma og den engelske kirken. I 735 innvilget han ønsket til Egbert av York (død 766) og ga han palliet, og fullførte dermed Gregor den Stores planer for to kirkeprovinser i England. Da Tatwin av Canterbury besøkte Roma, ga Gregor ham ikke bare palliet, men utnevnte ham også til sin vikar for hele England.

Bortsett fra noen politiske blundere var Gregor IIIs pontifikat av stor betydning. Han forutså viktigheten av en pakt med frankerne som ville hjelpe å bevare Den hellige Stols uavhengighet, selv om han ikke var i stand til å gjennomføre det.

Gregor III forskjønnet Roma og dens kirker i en hittil ukjent grad. De mange fargerike og strålende bildene han satte opp, hadde også som formål å understreke avvisningen av det ikonoklastiske kjetteri. Fra Gregor IIIs tid refereres det til veldedige donasjoner som Peterspenger.

Paven hadde stor tro på det monastiske liv, og han ga praktisk støtte til eksisterende kommuniteter og grunnla nye. Han gjennomførte reparasjoner på kirkegårdene rundt Roma og reorganiserte ritualene som ble holdt på dem. Et av hans mest betydelige arbeider var et oratorium i St. Peter dedisert til Frelseren og Jomfru Maria for oppbevaring av helgenrelikvier.

Pave Gregor III døde etter et av historiens vanskeligste pontifikater den 28.(?) november 741. Han ble gravlagt i sitt nye oratorium i St. Peterskirken. Det første tegn på hans kult er at han ble opptatt i Ados martyrologium på 800-tallet. Hans minnedag er 28. november.

Paverekken - Kildehenvisninger - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 1998-02-05 20:42

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/gregor3