jeudi 5 avril 2018

Bienheureuse CATALINA de MARÍA (JOSEFINA SATURNINA RODRÍGUEZ DE ZAVALÍA), veuve, religieuse et fondatrice de l'Institut des servantes du Saré Coeur de Jésus et des Pauvres (Instituto de las Hermanas Esclavas del Sagrado Corazón de Jesús)


Retrato de Catalina de María Rodríguez (1823-1896), monja católica argentina, beatificada el 25 de noviembre de 2017.


Bienheureuse Catalina de María Rodriguez

Fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des Pauvres (+ 1896)

Cinq nouveaux bienheureux et sept vénérables, 4 mai 2017, promulgation de plusieurs décrets dont la reconnaissance du miracle, attribué à l'intercession de la sœur argentine Catalina di Maria (au siècle Josefa Saturnina Rodriguez, 1823-1896), fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des Pauvres; née le 27 novembre 1823 et morte le 5 avril 1896, béatifiée le 25 novembre 2017 à Cordoba.

Madre Catalina de María Rodríguez (1823-1896)

Née à Córdoba en Argentine, veuve en 1865, 'j'ai perdu ce que j'aimais le plus après Dieu', elle continue à pratiquer les exercices spirituels appris auprès des jésuites et désire créer une maison d'exercices spirituels pour aider à l'éducation des femmes et des filles... A sa mort, 12 maisons avaient été fondées.

Ses vertus héroïques ont été proclamées par le pape Jean-Paul II.

En espagnol:

- Vida y obra de Josefa Saturnina Rodriguez, posteriormente Madre Catalina de María Rodriguez (la vie et l’œuvre)  Instituto de las Hermanas Esclavas del Corazón de Jesús (institut des servantes du Sacré Cœur de Jésus)

- Madre Catalina de María, una historia que nos marca (une histoire qui nous marque) Colegio de Jesús, Madrid

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13191/Bienheureuse-Catalina-de-Maria-Rodriguez.html

Josefina Saturnina Rodríguez de Zavalía

1823-1896

Josefina vit le jour le 27 novembre 1823 à Córdoba (Argentine), de bons parents chrétiens, Hilario Rodríguez Orduña et Catalina Montenegro. Elle avait trois sœurs.

En 1826, elle fut orpheline de sa mère, en 1831 de son père. Les quatre sœurs avaient heureusement des tantes, qui s’occupèrent d’elles.

Josefina ne fréquenta pas l’université de la ville, déjà célèbre, car les études étaient traditionnellement «réservées» aux garçons. Elle se forma à la maison.

En 1840, elle découvrit les Exercices spirituels ignaciens, qui suscitèrent en elle le désir de se consacrer. Mais en 1852, son directeur spirituel lui conseilla d’épouser un colonel, Manuel Antonio de Zavalía, lui-même veuf et père de deux enfants. Le couple s’installa à Paraná : leur unique enfant fut une petite fille mort-née.

De retour à Córdoba, Manuel Antonio mourut en 1865 ; veuve à la force de l’âge, Saturnina reprit son projet de former une communauté à l’image des Jésuites, pour les femmes, qui seraient au service des personnes les plus vulnérables de la société, pour leur apporter l’enseignement du Christ, les aider à travailler, vivre avec elles. L’entreprise était audacieuse, nouvelle, et mit du temps à éclore : en 1872, naquit enfin la Congrégation des Sœurs Esclaves du Sacré-Cœur de Jésus, le premier institut féminin de vie apostolique en Argentine.

En 1875, Josefina faisait ses premiers vœux et prenait le nom de Catalina de Marie.

Lors de sa participation aux Exercices spirituels, Josefina avait fait connaissance d’un séminariste, José Gabriel Brochero (v. 26 janvier). Ce dernier, une fois curé, fit appel à ses Religieuses pour l’aider dans son apostolat ; ce fut une féconde collaboration au service des pauvres, des malades (comme durant l’épidémie de choléra en 1867) et de l’épanouissement de la femme dans toute sa dignité.

Les maisons des Esclaves du Sacré-Cœur de Jésus s’ouvrirent en plusieurs villes d’Argentine. En 1893 s‘ouvrit à Buenos Aires le Collège du Sacré-Cœur. Cette année-là, Catalina fit un pèlerinage à Rome.

Elle mourut à Córdoba le 5 avril 1896.

Aujourd’hui les maisons se sont multipliées en Argentine, bien sûr, mais se sont aussi implantées au Chili, en Espagne, au Bénin.

Le miracle reconnu pour la béatification de Mère Catalina fut la «résurrection» d’une femme victime d’une apparente mort subite : les efforts pour la réanimer se démontraient sans aucun résultat. La fille de cette femme cependant, avec son mari et toute la communauté des Esclaves, priaient intensément et, après vingt-quatre heures de coma, la dame commençait à montrer des signes de vie ; dix jours plus tard, cette dame repartait chez elle, sans aucune séquelle de l’accident, et vit actuellement chez elle sans difficulté.

Mère Catalina fut béatifiée en 2017.

La bienheureuse Josefina Saturnina Rodríguez - Mère Catalina de Marie - sera commémorée le 5 avril dans le Martyrologe Romain.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-04-05-115784022.html


Blessed Saturnina Rodríguez de Zavalía

Also known as

Catalina of Mary

Caterina di Maria

Josefa Saturnina Rodríguez

Mother Catalina de María Rodríguez

Saturnina Rodriguez

Memorial

5 April

Profile

Though she early felt a call to religious life, Saturnina married the widower Manuel Antonio de Zavalia on 13 August 1852, and became step-mother to his son and daughter. They were together a little over twelve years during which they lost their only daughter to a miscarriage. Widowed on 30 March 1865, Saturnina began to gave in to the call to religious life. She founded the Esclavas del Corazon de Jesus (Slaves of the Heart of Jesus, Argentina; Handmaids of the Heart of Jesus) on 29 September 1872, taking the name Sister Catalina of Mary which spread out to do good works across Argentina. The Spiritual Exercises of Saint Ignatius of Loyola were key in the formation of her spiritual life. Late in life she assisted the work of Saint José Gabriel del Rosario Brochero.

Born

27 November 1823 in Córdoba, Argentina as Saturnina Rodriguez

Died

about 8:00 a.m. on 5 April 1896 in Córdoba, Argentina of natural causes

Venerated

18 December 1997 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

25 November 2017 by Pope Francis

the beatification recognition was celebrated in Córdoba, Argentina with Cardinal Angelo Amato as chief celebrant

the beatification miracle involved the 1998 healing from severe heart disease of a woman in the Tucuman province of Argentina

Patronage

heart patients

Handmaids of the Heart of Jesus

Additional Information

other sites in english

Catholic News Agency

HagiograFaith

Hagiography Circle

Holy Apostles Relic Ministry

Meg Hunter-Kilmer

Raphael Benedict

Wikipedia

sitios en español

Catholic Net

Colegio de Jesus

Hnas. Esclavas del Corazon de Jesus

Madre Catalina de Maria

Wikipedia

fonti in italiano

Congregazione delle Cause dei Santi

Santi e Beati

Wikipedia

MLA Citation

“Blessed Saturnina Rodríguez de Zavalía“. CatholicSaints.Info. 5 April 2024. Web. 1 October 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-saturnina-rodriguez-de-zavalia/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-saturnina-rodriguez-de-zavalia/


Beata Caterina di Maria (Josefa Saturnina Rodríguez) Vedova e fondatrice

5 aprile

Córdoba, Argentina, 27 novembre 1823 – 5 aprile 1897

Josefa Saturnina Rodríguez nacque a Córdoba in Argentina il 27 novembre 1823. A 29 anni sposò il colonnello Manuel Antonio Zavalía, vedovo con due figli, accantonando l’aspirazione alla vita religiosa che aveva da quando, diciassettenne, aveva partecipato a un corso di Esercizi Spirituali. Rimasta vedova nel 1865, si diede ancora più intensamente a una vita di preghiera finché, il 15 settembre di quello stesso anno, non capì di dover fondare una comunità religiosa femminile che, con lo spirito stesso dei Gesuiti, si dedicasse alla cura degli Esercizi spirituali e all’educazione dei bambini, ma anche delle ragazze. Il 29 settembre 1872 fondò quindi le Suore Ancelle del Cuore di Gesù, prima congregazione di vita attiva in Argentina. Morì il 5 aprile 1896. La sua causa di beatificazione è stata seguita dalla diocesi di Córdoba dal 1941 al 1952. Dichiarata Venerabile il 17 dicembre 1997, è stata beatificata a Córdoba il 25 novembre 2017, sotto il pontificato di papa Francesco. I suoi resti mortali sono venerati nella cappella della Casa madre delle Suore Ancelle del Cuore di Gesù, dove già erano stati sepolti immediatamente dopo la sua morte.

Infanzia e famiglia

Josefa Saturnina Rodríguez nacque a Córdoba in Argentina il 27 novembre 1823, terzogenita di Hilario Rodríguez Orduña e Catalina Montenegro y Olmos, provenienti da famiglie benestanti. I genitori la portarono al fonte battesimale della cattedrale di Córdoba il giorno stesso della nascita. Prima di lei, erano nate altre due figlie: Elizarda Leonarda, che visse appena diciassette mesi, e María de la Expectación, che alla Cresima cambiò il nome di Battesimo in Estaurofila. 

Poco dopo la nascita dell’ultima bambina, la signora Catalina morì, ad appena 23 anni. Sul letto di morte, supplicò il suo sposo che, se si fosse risposato, non avrebbe dovuto separare le loro figlie; Saturnina, com’era chiamata comunemente, aveva tra i due e i tre anni.

Il padre, non volendo risposarsi, affidò le bambine a una sua zia, Teresa Orduña vedova Del Signo, di 66 anni. La donna aveva accolto in casa insieme al marito Juan una ragazza, Eustaquia: fu lei a prendersi cura delle orfane, che la chiamavano “mammina”. Alla morte della signora Teresa, la sua famiglia si fuse con quella delle altre tre sorelle di lei, Ignacia, Luisa e Catalina Orduña. 

Un’istruzione sommaria

Saturnina crebbe in un ambiente profondamente religioso, segnato da devozioni come quelle verso il Natale e il Nome di Maria. Le sue parenti e “mammina” Eustaquia, inoltre, si erano dedicate a ripristinare l’opera degli Esercizi Spirituali ignaziani, venuta meno dopo la cacciata dei Gesuiti dal territorio sudamericano per ordine di re Carlo III di Spagna, nel 1767.

Se la sua formazione religiosa era molto buona, quella culturale non lo era quasi per nulla. Secondo l’uso dell’epoca, infatti le figlie femmine delle famiglie aristocratiche imparavano a leggere, a scrivere e a svolgere i lavori domestici, così da prepararsi a essere buone madri e donne di casa.

La vocazione

Non è dato di sapere quando Saturnina ricevette la Prima Comunione e la Cresima, ma il fatto più importante della sua vita da credente avvenne quando era sulla soglia della giovinezza, grazie al ritorno dei Gesuiti a Córdoba, nel 1838.

Due anni dopo, la diciassettenne Saturnina seguì un corso di Esercizi Spirituali, predicati da padre Fermin Moreno, nella casa fatta costruire allo scopo nella sua città. Per lei fu un’esperienza sconvolgente: si sentì come Mosè, meravigliata che Dio potesse parlare proprio con lei.

Fu da allora che cominciò a sentire in sé il desiderio di farsi religiosa, che in verità avvertiva sin da bambina, ma non aveva mai preso sul serio. Per questa ragione, rifiutò la proposta di matrimonio che le venne da un cugino, Manuel Derqui. Continuò a frequentare i Gesuiti per la direzione spirituale, finché essi non furono nuovamente espulsi a causa dei contrasti con il governatore della provincia di Buenos Aires, Juan Manuel de Rosas.

Il matrimonio con Manuel Antonio Zavalía

Casa Orduña era frequentata in quel periodo da Manuel Antonio Zavalía, colonnello dell’Esercito, che verso il 1850 era rimasto vedovo: la moglie, Josefa Machado. L’aveva lasciato con due figli, Benito e Deidamia. L’uomo posò gli occhi su Saturnina, ma lei lo respinse.

Cercò in tutti i modi di convincerla e, alla fine, decise di fare ricorso a padre Tiburcio Lopez, cappellano della chiesa della Madonna del Pilar e confessore della ragazza. A sua volta, il sacerdote la mise di fronte al fatto che, se non avesse acconsentito, avrebbe rovinato l’anima dello spasimante. Saturnina, messa alle strette, ubbidì al direttore spirituale, ma cadde svenuta ai suoi piedi.

Il matrimonio fu celebrato il 13 agosto 1852. Col tempo, Saturnina imparò ad accettare la sua nuova condizione come parte del volere di Dio su di lei. Tuttavia, continuava a nutrire una sorta d’invidia verso chi abbracciava la vita religiosa.

Voleva bene ai figliastri e a Manuel, il quale spesso aveva scatti di collera: lei, invece, era di carattere pacifico e riusciva a placarlo. Da lui ebbe una bambina, che morì prima di nascere; lei stessa rischiò la vita durante la gravidanza.

Vedova

Intorno al 1860, la famiglia Zavalía si trasferì a Paraná, dove rimase due anni. Tornata a Córdoba, Saturnina assunse come nuovo direttore spirituale un giovane sacerdote, David Luque, che era stato costretto a lasciare il noviziato dei Gesuiti per la seconda espulsione dall’Argentina, ma era rimasto loro ammiratore.

Nel 1865, però, il colonnello Zavalía si ammalò gravemente, mentre visitava un possedimento della sua prima moglie nella località di El Tío. Saturnina corse subito da lui, ma quando arrivò, il 30 marzo, era troppo tardi: suo marito era deceduto.

Riaffiorano le aspirazioni alla vita religiosa

Saturnina pianse la morte del suo sposo, soprattutto perché era preoccupata della sua salvezza eterna, poiché era morto improvvisamente. Moltiplicò le preghiere e i suffragi per lui, mentre intensificava in pari tempo il suo apostolato nella preparazione degli Esercizi Spirituali.

Riaffiorò anche il suo antico desiderio di farsi religiosa e lo manifestò al direttore spirituale, che commentò: «Me lo aspettavo». Il sacerdote le insegnò come darsi un metodo di vita, con orari fissi per la preghiera, sia in casa che in chiesa, e un giorno al mese di ritiro. 

Tentativi falliti

Le suggerì poi di bussare alla porta del monastero delle Domenicane a Buenos Aires, perché immaginava che a Cordova non sarebbe stata mai accolta per tre ragioni: il suo stato di vedovanza, la sua età (aveva superato i quarant’anni) e la sua salute cagionevole.

Padre Félix María Del Val, un gesuita, si occupò delle pratiche per l’ingresso, ma Saturnina non si sentiva a suo agio nella vita contemplativa, pur amando stare ritirata. Così non rimase delusa quando le monache le dissero che non avevano mai accolto vedove né erano intenzionate a farlo.

Padre Del Val le suggerì quindi di provare dalle Visitandine: loro accoglievano di certo le vedove. Quella volta fu Saturnina a rispondergli negativamente: nella sua mente e nel suo cuore, infatti, si era fatto strada un progetto diverso.

Il “sogno dorato” di Saturnina

Il 15 settembre 1865, mentre stava andando a pregare nel monastero delle Domenicane, Saturnina ebbe un’intuizione, rafforzata da una visione: avrebbe dovuto fondare una comunità femminile che, con lo spirito stesso dei Gesuiti, si dedicasse alla cura degli Esercizi spirituali e all’educazione dei bambini, ma anche delle ragazze. Quel pensiero non l’abbandonò più, neanche quando si trovò davanti al Santissimo Sacramento esposto nella chiesa di Santa Caterina da Siena, annessa al monastero. 

Quello che in seguito chiamò il suo “sogno dorato” iniziò a prendere corpo quasi subito, anche se i lavori per la nuova casa per gli Esercizi, che lei desiderava, si protrassero a lungo. Non mancarono anche le umiliazioni, anche da parte del direttore spirituale, che poi si ricredette.

Così, il 29 settembre 1872, don David Luque inaugurò la prima sede della comunità, in una casa presa in affitto: era formata da Saturnina e da altre quattro compagne. Il 7 ottobre successivo distribuì gli incarichi tra di esse: Saturnina fu nominata sacrestana.

Nell’aprile dell’anno seguente la comunità traslocò e furono fatte nuove nomine: Saturnina divenne superiora. Con l’occasione, lei e compagne iniziarono a vestire una divisa, sulla quale spiccava un tondo con l’immagine del Cuore di Gesù e il nome della comunità: Esclavas del Corazón de Jesús (“Ancelle del Cuore di Gesù”). Erano la prima congregazione di vita attiva sorta in Argentina.

La professione religiosa

Saturnina e le altre cominciarono il loro servizio: la domenica insegnavano il catechismo ai bambini, mentre la gente del quartiere partecipava alla Messa nella loro cappella. Accolsero anche alcune allieve interne gratuitamente, per via della loro povertà.

Quando il sacerdote Juan Martín Yániz, in seguito primo vescovo di Santiago del Estero, offrì alla comunità la casa degli Esercizi di cui si era occupato, ampliata e coi mezzi necessari per garantire la sussistenza, ci fu un nuovo trasloco.

La casa arrivò a ospitare più di quattrocento esercitanti per corso, che dovettero essere divisi almeno per la mensa. Saturnina, ormai considerata la fondatrice della comunità, era la prima nei servizi più umili: apparecchiava, sparecchiava, lavava i piatti.

Intanto si andava costruendo un’abitazione più consona a quelle che, di fatto, erano suore, pur senza la professione religiosa. Nel marzo 1875, le suore si trasferirono nella Casa madre, nel Barrio General Paz. L’8 dicembre 1875 fu inaugurato il primo noviziato e le prime dieci suore professarono i voti religiosi. Con loro c’era anche Saturnina, che cambiò nome in suor Caterina di Maria: il suo “sogno dorato” si era fatto realtà.

L’amicizia con san José Gabriel del Rosario Brochero

L’opera degli Esercizi era portata avanti nelle vicinanze di Córdoba anche da un sacerdote, don José Gabriel del Rosario Brochero (canonizzato nel 2016). Per le popolazioni delle Sierras Grandes aveva fatto costruire una casa di Esercizi nella sua parrocchia di Villa del Tránsito, ma desiderava darle una stabilità anche dopo la sua scomparsa. Per questo motivo, pensò di far arrivare una comunità di suore che, oltre a condurre gli Esercizi, gestissero anche una scuola per bambine.

Era amico di don Luque e del gesuita padre José María Bustamante, che aveva collaborato alla fondazione delle Ancelle del Cuore di Gesù: tramite loro, prese contatto con suor Caterina, ormai madre fondatrice, scrivendole d’inviargli qualcuna delle sue figlie. In sedici, a dorso di cavallo o di mulo, attraversarono le montagne e, dopo due giorni di viaggio, arrivarono a Villa del Tránsito il 1° febbraio 1880.

L’espansione della congregazione

La comunità di Villa del Tránsito fu seguita dalla prima al di fuori della provincia di Córdoba, quella di Santiago del Estero. Vennero poi quelle di Rivadavia, San Juan, Tucumán. La gioia per l’apertura delle nuove case fu accompagnata, tuttavia, dalla morte di don Luque, l’11 agosto 1892.

L’anno successivo, di ritorno da un pellegrinaggio a Roma per il 50° di ordinazione episcopale di papa Leone XIII, madre Caterina ricevette un messaggio da monsignor Federico Aneiros, arcivescovo di Buenos Aires, che l’invitava a fondare una casa anche lì. Ci furono opposizioni da parte di uomini e donne di ceto sociale elevato, che mal sopportavano l’arrivo di una congregazione “provinciale”, ma alla fine la scuola fu inaugurata.

Madre Caterina alle sue figlie

In tutta la sua vita, madre Caterina fu mossa da due passioni: quella per il Cuore di Gesù, che chiamava «il nostro Sposo», e quella per l’umanità. Il suo desiderio più grande era che le sue figlie spirituali acquisissero solide virtù e imparassero a correggersi anche dai più minimi difetti, come lei stessa aveva appreso.

A una suora che soffriva per una contrarietà scrisse, il 15 gennaio 1880: «Sarebbe una vergogna che una sposa di Cristo si piegasse alle cose vili del mondo, dopo essersi affidata e asservita al Sacro Cuore di Gesù. Non sia mai che ci accada come alle vergini stolte, che non ebbero olio quando arrivò lo sposo».

La morte

Nel corso della Settimana Santa del 1896, la salute di madre Caterina ebbe un tracollo. Dopo le funzioni del Giovedì Santo, padre Juan Cherta, superiore dei Gesuiti di Córdoba e direttore ecclesiastico delle Ancelle del Cuore di Gesù, andò da lei e ascoltò la sua confessione.

La fondatrice rimase lucida e serena anche in quei suoi ultimi istanti. Si preoccupò per i medici che le prestavano servizio, facendo servire loro del caffè e ricompensandoli con degli scudi del Sacro Cuore (dei bollini con l’immagine del Cuore di Gesù e la frase «Fermati! Il Cuore di Gesù è con me!»). Il 4 aprile, Sabato Santo, ricevette gli ultimi Sacramenti e lasciò il suo testamento spirituale alle suore: «Vi raccomando la pace, l’obbedienza e la santa carità».

Il giorno di Pasqua, infine, ordinò che si distribuisse del cioccolato alle suore: dovevano stare allegre, dato che era quella solennità. Si spense quindi alle 8 di sera di quel 5 aprile 1896. I suoi resti mortali furono sepolti nel coro della cappella della Casa madre delle Ancelle del Cuore di Gesù.

Fama di santità e causa di beatificazione

La fama di santità di madre Caterina si diffuse presto dovunque le Ancelle del Cuore di Gesù avessero scuole e comunità. A partire dal 1931 si svolsero le prime operazioni per l’inizio della causa di beatificazione, con l’organizzazione di una commissione apposita.

Il processo informativo diocesano cominciò il 1° settembre 1941 a Córdoba e, per vari motivi, si protrasse fino al 1954. Fu integrato da un’inchiesta rogatoriale nella diocesi di Buenos Aires, svolta nel corso del 1952. Il 15 giugno 1960 si ebbe il decreto sugli scritti.

La lavorazione della “Positio super virtutibus” comportò la raccolta di ulteriori documenti e l’adeguamento alle nuove normative contenute nella Costituzione apostolica “Divinus Perfectionis Magister”. I due volumi stampati furono consegnati nel 1990 alla Congregazione delle Cause dei Santi.

Il 12 dicembre 1995 la “Positio” passò all’esame dei Consultori storici della Congregazione, quindi, il 24 gennaio 1997, ai Consultori teologi, che diedero parere positivo. Seguì la riunione dei Cardinali e dei Vescovi membri del medesimo dicastero vaticano, il 6 ottobre successivo. 

Infine, il 18 dicembre 1997, il Papa san Giovanni Paolo II autorizzò la promulgazione del decreto con cui madre Caterina di Maria Rodríguez veniva dichiarata Venerabile.

Il miracolo e la beatificazione

Come potenziale miracolo per ottenere la beatificazione è stato preso in esame il caso di Sofia Acosta, di Tucumán. Il 22 aprile 1997 fu trovata accasciata sul pavimento della cucina di casa sua, mentre preparava la cena. Portata in ospedale, le fu riscontrato un arresto cardiocircolatorio.

Mentre i medici cercavano di rianimarla solo per accontentare i familiari, Eugenia, sua figlia, invocò madre Caterina di Maria: era infatti insegnante di Inglese nella scuola delle Ancelle del Cuore di Gesù a Tucumán. Qualche istante più tardi, il medico annunciò che la paziente si era ripresa, ma rischiava seri danni cerebrali perché il sangue e l’ossigeno non erano affluiti al cervello per oltre quaranta minuti. 

Eugenia continuò a pregare insieme a tutte le bambine della scuola e, in più, collocò sotto il cuscino della signora Sofia un santino con una reliquia “ex indumentis” di madre Caterina. Non passò molto tempo: la donna si riprese del tutto e non ebbe alcun danno.

Il processo diocesano sull’asserito miracolo fu quindi celebrato nella diocesi di Tucumán dal 16 agosto 2012 al 27 novembre dello stesso anno. Il 25 ottobre 2013 gli atti dell’inchiesta ottennero il decreto di convalida.

La Commissione Medica della Congregazione delle Cause dei Santi si pronunciò favorevolmente circa l’inspiegabilità scientifica dell’accaduto il 17 luglio 2016. Il 19 gennaio 2017 i Consultori teologi confermarono il nesso tra la presunta guarigione e l’intercessione di madre Caterina. Dopo che anche i Cardinali e i Vescovi della Congregazione ebbero dato il loro giudizio positivo il 25 aprile 2017, papa Francesco ha autorizzato, il 4 maggio 2017, la promulgazione del decreto con cui la guarigione di Sofia Acosta poteva essere dichiarata miracolosa e ottenuta grazie a madre Caterina di Maria.

La beatificazione della fondatrice delle Ancelle del Cuore di Gesù è stata celebrata presso il Centro Civico di Córdoba il 25 novembre 2017. A presiedere il rito, il Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, il cardinal Angelo Amato, come delegato del Santo Padre.

Le Suore Ancelle del Cuore di Gesù oggi

Le Suore Ancelle del Cuore di Gesù di Córdoba, note anche come “Esclavas Argentinas”, hanno ottenuto il primo riconoscimento pontificio con il Breve Laudatorio del 31 luglio 1892; cinque anni dopo, nel 1907, arrivò l’approvazione definitiva.

La maggior parte delle comunità è in Argentina, dove ha anche sede la Casa madre. Contano presenze anche in Spagna, Benin e Cile. Il loro compito è lo stesso delle origini: educazione della gioventù, accoglienza delle bambine a rischio e formazione spirituale, tramite gli Esercizi Spirituali e lo spirito di riparazione al Sacro Cuore di Gesù.

Autore: Emilia Flocchini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/97467

Il Papa in festa per la beata Caterina

14 DICEMBRE 2017

Sulla strada della santità troviamo molte figure che hanno ispirato papa Francesco, come madre Caterina di Maria (1823-1897). In vita, la religiosa argentina (di Cordoba) si chiamava Josefa Saturnina Rodriguez, e dallo scorso 25 novembre è beata. Una donna vicina a chi soffriva, persone a cui diede risposte concrete nelle loro difficoltà, alle quali portava il messaggio di Cristo.

Quello di madre Caterina (Catalina per gli argentini) era un modo di fare caro al Santo Padre, con il quale la Beata ha molte cose in comune. Ma il legame fra i due va oltre: hanno pregato nelle stesse chiese della Compagnia di Gesù (a Cordoba, Buenos Aires e Roma) e hanno sempre coltivato il desiderio di prendersi cura degli altri. Il Papa l’ha ricordata all’Angelus del 26 novembre: «Lodiamo il Signore per questa donna appassionata del Cuore di Gesù e dell’umanità». Poco prima, il cardinale Angelo Amato, inviato dal Papa a Cordoba (Argentina) per la cerimonia di beatificazione, aveva letto le parole di Francesco: «Nella chiesa, ogni vocazione – matrimonio, vita consacrata, sacerdozio – inizia con un incontro con Gesù, che ci dona un’allegria e una speranza nuova. È Gesù che si fa presente nel nostro cammino e ci chiede: cosa cerchi?». Una domanda che ritroviamo anche nella vita della Beata alla quale lei rispose con quello che lei defìnì “sogno dorato”. 

A 17 anni Josefa fa i primi esercizi spirituali e scopre la vocazione di consacrare la sua vita a Dio. Ma varie vicissitudini la portano ad accettare la proposta di matrimonio di un colonnello militare. Non abbandona però il suo sogno e nel 1872, a 49 anni, riesce a formare una comunità di sorelle al servizio delle donne più vulnerabili per catechizzarle, insegnar loro a lavorare e a vivere insieme. Nascono così le “Ancelle del Cuore del Gesù”, la prima congregazione di donne la cui vita apostolica è consacrata secondo gli insegnamenti del gesuita  Sant’Ignazio. 

C’è poi un altro punto in comune fra Caterina e papa Bergoglio: l’ammirazione per l’opera di José Gabriel del Rosario, il “Cura Brochero” (fatto santo proprio da Francesco nel 2016). Sedici delle prime sorelle dell’ordine fondato dalla Beata attraversano in lungo e in largo l’Argentina per portare aiuti e la Parola di Dio. Come il Cura Brochero, la stessa Caterina percorre migliaia e migliaia di chilometri fondando altre comunità in Argentina. Nel suo viaggio che la porta in pellegrinaggio a Roma, la Beata passa per l’Uruguay, le Isole Canarie e Barcellona. Distanze elevate, percorribili solo se animati da una grande fede: col tempo, le sue figlie spirituali sono arrivate anche in Africa. 

Una di queste, Martha Miguel, è stata una grande amica di Bergoglio: l’allora monsignore visitava spesso la sede di Buenos Aires della congregazione fondata da Madre Caterina. 

Fra Bergoglio e madre Martha  l’amicizia era sincera, confermata dalla loro fitta corrispondenza: una corrispondenza trentennale, come dimostra l’intestazione delle prime lettere siglate “Collegio del Salvador”, una delle prime tappe della vita di gesuita di Bergoglio. 

Poche persone potevano usare con lui l’appellativo di “Jorgito (Giorgino, ndr)” come faceva lei. Del resto il Papa ricambiava chiamandola “Turca Miguel” (dal titolo di una canzone popolare argentina). 

Quando Wojtyla visitò l’Argentina nel 1987, suor Martha parlò a nome delle consorelle. Quel discorso colpì Bergoglio che  poco dopo scrisse una lettera a suor Martha, ringraziandola per le parole pronunciate. Ora che è il Papa è lui, in occasione della beatificazione, Bergoglio ha scritto alle consorelle di Caterina e Martha una bella lettera: la potete leggere nella pagina accanto.

di Adriano Alimonti e Federico Walls

SOURCE : http://www.miopapa.it/il-papa-in-festa-per-la-beata-catilina/




Catalina de María (Josefa Saturnina Rodriguez), Beata

Fundadora

En Córdoba, Argentina, Beata Catalina de María (en el siglo Josefa Saturnina Rodríguez de Zavalía), fundadora de la congregación de las Esclavas del Sagrado Corazón de Jesús († 1896).

Fecha de beatificación: 25 de noviembre de 2017, durante el pontificado de S.S. Francisco.

Breve Biografía

Josefa Saturnina Rodríguez -luego Madre Catalina de María- nació en Córdoba el 27 de noviembre de 1823. Cuando tenía tres años perdió a su madre y a los 9 a su padre. Estos hechos fueron determinantes en su vida, ya que su educación quedó a cargo de sus tías Luisa e Ignacia Orduña, de profunda fe religiosa.

Su vocación despertó alrededor de 1840. Pero no pudo cumplir con su vocación porque en la Argentina y sus alrededores sólo había conventos de clausura, y no existía en ese momento la opción de vida religiosa apostólica para las mujeres. Se dedica entonces a promover y sostener la obra de los Ejercicios Espirituales, y a los 29 años contrae matrimonio con el coronel Manuel Antonio de Zavalía, viudo, padre de dos niños. En los trece años que duró su matrimonio fue modelo de esposa y madre. Así, cuando en 1865 murió su esposo, quedó libre para concretar su primera vocación, que se despertó con mayor vehemencia.

Pero para llegar a este sueño dorado, pasaron siete largos años llenos de obstáculos y luchas que impedían su realización. Finalmente el 29 de septiembre de 1872 fundó en Córdoba el instituto de las Hermanas Esclavas del Sagrado Corazón de Jesús (Esclavas Argentinas), dedicado a la educación y promoción de la mujer y atención de casas de ejercicios espirituales.

La Madre Catalina fue una mujer cordobesa de su tiempo que buscó vivir la plenitud del amor a Dios y al prójimo como laica, como madre y como religiosa.

En 1877, invitada por el padre José Gabriel Brochero, el “Cura Brochero”, hoy santo, se instaló en Villa del Tránsito (Córdoba), y ambos tuvieron una fecunda misión en la Iglesia de fines del siglo XIX, sobre todo en la evangelización de las sierras cordobesas y la difusión de los ejercicios espirituales.

La religiosa murió el 5 de abril de 1896, en el atardecer de un domingo de Pascua, y fue declarada venerable el 17 de diciembre de 1997 por el papa San Juan Pablo II.

El 4 de mayo de 2017 el Santo Padre Francisco autorizó la promulgación del decreto reconociendo un milagro obrado por Dios atribuido a la intercesión de la Madre Catalina.

SOURCE : https://es.catholic.net/op/articulos/65266/madre-catalina-de-maria-sera-beatificada-hoy-biografia

Madre Catalina de María, una historia que nos marca

 “La Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez; en el siglo Josefina Saturnina Rodríguez de Zavalía, nació en la ciudad de Córdoba (Argentina), el 27 de noviembre de 1823”.[1]

Sus padres Hilario Rodríguez Orduña y Catalina Montenegro, que conformaban un hogar profundamente cristiano, la bautizaron ese mismo día en la Iglesia Catedral de Córdoba.

Saturnina era la tercera hija del matrimonio, le precedían Manuela y Petrona. Tres años después del nacimiento de la sierva de Dios llegaría María, quien luego se haría llamar Estaurófila;  tras la llegada de la misma quedan huérfanas de madre. El dolor volvería a signarla 6 años después al morir su padre, momento desde el cual quedó al total cuidado de sus tías, las del Signo Orduña, quienes se ocuparon de su crianza y formación. Quien asumió con mayor énfasis esta tarea fue Eustaquia del Signo, que tuviera la misma edad de la madre muerta y que llamaban “Mamita Eustaquia”.

Esta niña pertenecía a una distinguida familia de la aristocracia cordobesa que vivía una sólida fe cristiana; y la educación que ella recibió fue acorde a dicha condición social y a la realidad de la época, donde la familia cristiana debía defender sus valores en medio de luchas políticas y militares.

A los 17 años, contando con el ejemplo de Eustaquia  del Signo en la atención de los Ejercicios Espirituales[2]  que eran dirigidos por los sacerdotes de la Compañía de Jesús, decidió hacer sus primeros EE.EE. Es aquí cuando se despierta su vocación religiosa, mas, no encontró en aquel momento el lugar adecuado donde consagrarse a Dios; pues las únicas familias religiosas existentes en Córdoba, Carmelitas Descalzas y Monjas de Santa Catalina, eran de vida contemplativa y en ellas su aspiración de entregarse a Dios en el apostolado activo no encontraba respuesta. Esto la llevó a dedicarse al servicio de los EE.EE y continuar bajo la dirección espiritual de los sacerdotes jesuitas.

En 1848, al ser expulsados los jesuitas de Córdoba, Saturnina toma como director espiritual a un sacerdote del clero secular llamado Tiburcio López, quien ejerciera una fuerte influencia en ella cuando insistentemente la pretende en matrimonio el coronel Manuel Antonio  de Zavalía. Al respecto  encontramos en la Positio la referencia de este hecho:

“El coronel Zavalía, que era amigo del confesor de la joven, le impuso bajo amenazas de suicidio torcer la voluntad de Saturnina para aceptar el matrimonio. Esta conducta provocó en el Sacerdote el temor de una resolución extrema de Zavalía, por lo cual presionó de tal manera el ánimo de la Sierva de Dios, que ella se vio, con las palabras de su director, declarada responsable de la salvación de un alma. Y en una resolución heroica, Saturnina tomó como voluntad de Dios la aceptación del matrimonio con Zavalía.”[3]

Es así, que en 1852 contrae matrimonio con Zavalía, quien era viudo y tenía dos hijos, Benito y Deidamia, que eran fruto de su primer matrimonio. Saturnina, a quien su única hija le naciera muerta, se dedicó enteramente a ser una verdadera madre para los dos niños.

Acompañó a su esposo en todo momento, espiritualmente cuando él se veía involucrado en acciones bélicas y personalmente cuando lo trasladan en 1860 a la ciudad de  Paraná, dejando en cada lugar, un testimonio de entrega incondicional en su vida matrimonial y de piedad y celo apostólico, tanto en la sociedad paranense como cordobesa; pues al regresar ,en 1861, a su ciudad natal continua sirviendo los ejercicios espirituales y busca a través  de su parentesco con el Presidente de la República, Santiago Derqui, que vuelvan los jesuitas a Córdoba.

Zavalía, una vez terminada su actuación política se dedicó a atender una estancia en Córdoba, donde falleciera  el 30 de marzo de 1865. Con este acontecimiento Saturnina recuperaba su libertad y la posibilidad de nuevos horizontes se abrían para ella.

El 15 de septiembre de 1865, cuando se dirigía como de costumbre a visitar el Santísimo Sacramento expuesto en la iglesia de las Catalinas, se sintió inundada por un fuerte pensamiento, que se convirtió en su “sueño dorado”, al cual se refirió en sus Memorias:

“edificar  una casa de Ejercicios, y formar  una comunidad de señoras que estuviesen al servicio de ella (...) que observaríamos las Reglas del Instituto de San Ignacio, enseñaríamos la Doctrina los Domingos a las niñas, y asilaríamos a esas mujeres que se lleva a los Ejercicios casi por fuerza y después de concluidos estos (...) causa pena verlas volver a los mismos peligros...”[4]

Cabe destacar que Saturnina debió caminar siete años marcados por humillaciones, contradicciones y hasta luchas con su entonces director espiritual Dr. David Luque, para poder ver realizada tal inspiración. Finalmente las dificultades se disiparon con la llegada del Padre José María Bustamante, quien alentó a Saturnina y la ayudó a reunir otras socias para fundar la nueva congregación.

Así, el 29 de septiembre de 1872, una pequeña comunidad comenzaba sus ejercicios espirituales y con ellos se iniciaba la fundación de una familia religiosa que desde entonces y hasta nuestros días es un centro de espiritualidad y de comprometida acción apostólica: la congregación de Hermanas Esclavas del Corazón de Jesús.

El Dr. David Luque, quien continuara siendo el director espiritual de quien en vida religiosa se comenzó a llamar Catalina de María, fue nombrado, a pedido ella, por la autoridad eclesiástica director de la nueva congregación.

Luego de residir, la reciente comunidad, en dos casas que no satisfacían las necesidades de la misma y a su quehacer apostólico, tomaron, el 1 de marzo de 1875 posesión definitiva de lo que se denomina la Casa Madre del Instituto en Barrio General Paz de la ciudad de Córdoba.

Pronto, en 1880, comenzó la expansión del Instituto, con las siguientes fundaciones: En 1880, Villa del Tránsito (Provincia de Córdoba). En 1882, Taller de la Sagrada Familia, en la misma ciudad de Córdoba. En 1886, Santiago del Estero, San Juan y Rivadavia (Mendoza). En 1887, Salta. En 1889, Santa Fe y Tucumán. En 1890, ciudad de Mendoza. En 1891, La Rioja; en 1893, Buenos Aires, y en 1895, San Luis.[5]

A poco de cumplirse el aniversario de la fundación del colegio de San Luis (15 de marzo de 1895) Catalina de María se entregaba definitivamente a Su Amo en la Casa Madre de la Congregación el domingo 5 de abril de 1896. Finalmente llegaba al encuentro de Quien siempre fuera su descanso, aun en las tormentas que se le presentaran en la cotidianeidad  de la vida.

Al morir había cuidado con solicitud del rebaño que Dios le había encomendado; a veces visitando a sus hijas, que en ese momento eran más de doscientas;  otras a través de sus cartas, que llegaron a ser más de 1600.

A ellas, y a quienes hasta nuestros días nacen del sí que esta mujer diera al proyecto de Dios, les dejó sus últimas palabras que son consideradas su testamento espiritual:

“Hijas mías os recomiendo la paz, la obediencia y la santa caridad”[6]

VÍDEOS RELACIONADOS

[1] CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág. V.

[2] Los EE.EE (Ejercicios Espirituales) son prácticas espirituales redactadas por San Ignacio de Loyola hacía el año 1522 aproximadamente. (Nuevo Diccionario de Espiritualidad. Ediciones Paulinas. 1983. Madrid)

[3] CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de la Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág IV

[4]BLANCO, José María: “Historia del Instituto de las Esclavas”. Tomo I.  Buenos Aires. Imprenta de Amorrortu. 1930. Pág. 238.

[5] Cfr. CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág.5

[6] CONGREGACIÓN PARA LA CAUSA DE LOS SANTOS,  Prot. N. 110 “Canonización de Sierva de Dios Catalina de María Rodríguez” Positio sobre su vida, virtudes y fama de santidad. Vol. 1. Biografía Documentada, Roma: s/e, 1987, pág VII

SOURCE : https://web.archive.org/web/20180702093223/http://colegiodejesus.org/es/content/madre-catalina-de-mar%C3%ADa-una-historia-que-nos-marca

Conoce el milagro que permitió la beatificación de la Madre Catalina [VIDEO] :

https://www.aciprensa.com/noticias/67569/conoce-el-milagro-que-permitio-la-beatificacion-de-la-madre-catalina-video

Sufrió un paro cardio-respiratorio y los médicos aseguraron su muerte, sin embargo, luego de veinte minutos, Sofía Acosta volvió a la vida por la intercesión de la Beata Catalina de María, fundadora de la Congregación Hermanas Esclavas del Sagrado Corazón.

El hecho ocurrió hace 20 años el 22 de abril de 1997, cuando Sofía preparaba la cena para compartir con su esposo, Leonardo Valdéz, y su hija Eugenia Valdéz.

Todos sintieron un estruendo, y cuando Eugenia salió a ver qué pasaba, Sofía, su mamá, estaba tendida sobre el piso de la cocina y su cabeza era sostenida por su marido.

"La mamá estaba muy mal, no respondía. Mi papá cruzó a buscar al doctor Venturini y quedé yo sosteniéndole la cabeza. Ahí la mamá hizo una inspiración muy profunda, tiró su brazo al costado y perdió sus signos vitales. Ella fallece en mis manos", dijo Eugenia Valdéz en conferencia de prensa.

El esposo y el hijo de Eugenia junto a unos vecinos trasladaron a Sofía Acosta al Sanatorio Galeno y, tras unos minutos de espera, Eugenia le pidió al médico volver a la habitación: "Vuelva y haga las cosas que tienen que hacer porque la Madre Catalina la va a ayudar, ella la va a salvar".

El doctor Osvaldo Malmoria volvió hasta donde se encontraba Sofía para seguir reanimándola y ella recuperó el ritmo cardíaco.

"La dejaron internada en la Unidad Coronaria y nos dijeron que era muy probable que quedara como una plantita. Mi amiga Liliana me había traído el 'detente' de la Madre Catalina que tiene un pedacito de su hábito. Cuando entro al cuarto donde estaba mi madre, se lo puse en su cabeza, en su corazón, en su almohada, y seguíamos rezando", precisó Eugenia.

Esta mujer de fe es profesora de inglés en un colegio de Tucumán, pertenece a la Congregación Hermanas Esclavas del Corazón de Jesús, fundada por la Beata Catalina, y desde allá "todos rezaban para que 'la mamá' se recuperara".

"En la primaria y en el jardín de infantes las nenas cantaban: 'Mandarina, mandarina, mandarina, Señor haz el milagro por la Madre Catalina".

"La evolución de mi madre fue muy rápida. En diez días ya la tuvimos de vuelta en casa. Y ahora ella está muy bien. Su cuerpo no tiene secuelas", agregó Eugenia.

"Esto fue durante muchos años un secreto, un regalo que la Madre Catalina nos había hecho. Ahora llegó el tiempo de compartirlo con todo el mundo, con alegría, con mucha fe. Hay que dejar todo en manos de Dios porque Él sabe por qué hace las cosas", concluyó Eugenia Valdéz.

El neurólogo forense, Federico Pelli Noble explicó que el cerebro no resiste más de cuatro o cinco minutos sin irrigación de sangre y oxígeno y Sofía estuvo unos veinte minutos así. "No hay explicación científica bajo ningún punto de vista", dijo.

Del episodio, Sofía Acosta recordó que ella "estaba en medio del campo. A ambos lados del camino habían flores amarillas bellísimas, con un color brillante que nunca había visto. Sentía una paz inmensa, me sentía feliz. En mis oídos sonaba una música suave. Caminaba como guiada por una luz",  explicó a La Gaceta de Tucumán.

"Al final veo a mi mamá, que había muerto el año anterior. Venía apurada, junto con un sobrino mío que había fallecido hacía dos años. Mi mamá me toma del brazo, a la altura del codo, y mi sobrino del otro. 'Vos no tenés que estar aquí, no es tu hora. Ándate, ándate...', me apuraban", precisó.

Sofía Acosta tiene actualmente 79 años y sigue disfrutando a su familia en su casa ubicada en Tucumán.

Desde allá celebró la Beatificación de Catalina de María, este 25 de noviembre de 2017, realizada en el Centro Cívico de la ciudad de Córdoba, y presidida por el Cardenal Angelo Amato, Prefecto para la Causa de los Santos.

Rafael Cortés, el nieto de Sofía que tenía solo seis años cuando sucedió el hecho, manifestó a ACI Prensa su orgullo y felicidad por poder disfrutar hoy a su abuela y de participar con su familia en la Misa de beatificación de Madre Catalina.

"Este proceso lo he vivido con muchas ansias y también con momentos de falta de esperanza por todo el tiempo que pasaba sin resultados y los trámites que se necesitaban".

"Hoy que estoy aquí, les digo a los jóvenes que tengan fe y crean en Dios y en la Madre Catalina porque siempre están con nosotros", manifestó a ACI Prensa.

Breve biografía de la Madre Catalina

La Beata Madre Catalina nació en Córdoba el 27 de noviembre de 1823 y sintió un llamado a vivir la vocación religiosa desde pequeña. A los 17 años vivió los ejercicios espirituales ignacianos que abrieron aún más su amor al Sagrado Corazón de Jesús.

A los 29 años se casó con el coronel Manuel Antonio de Zavalía. Su única hija falleció al nacer y luego de 13 años de matrimonio, enviudó. Fue entonces cuando resurgió su amor y el sueño de fundar una congregación para mujeres de vida apostólica.

El 29 de septiembre de 1872 fundó el Instituto de las Hermanas Esclavas del Sagrado Corazón de Jesús. Murió el 5 de abril de 1896 y fue declarada Venerable el 17 de diciembre de 1997 por el Papa San Juan Pablo II.

La obra misionera y educativa de la Beata Catalina de María se encuentra presente en Chile, Argentina, España y Benin en África.

SOURCE : https://www.aciprensa.com/noticias/67569/conoce-el-milagro-que-permitio-la-beatificacion-de-la-madre-catalina-video

Con gestos misioneros y oración festejarán primer año de beatificación de Madre Catalina

Por Giselle Vargas

El Instituto de las Esclavas del Corazón de Jesús en Argentina invitó a la comunidad a realizar un camino de preparación con diversos gestos misioneros y de oración para celebrar el primer aniversario de la beatificación de su fundadora, la Madre Catalina.

El 25 de noviembre de 2017 la Madre Catalina de María Rodríguez, fundadora de la primera congregación femenina apostólica de Argentina dedicada a dignificar a niñas, jóvenes y mujeres del siglo XIX, fue beatificada en Córdoba por el entonces Prefecto de la Congregación para la Causa de los Santos, Cardenal Angelo Amato. 

A través de una carta dirigida a la comunidad, la Superiora General del Instituto, Madre Inés de María Tessi, y la vice-postuladora de la causa, Hna. María Barrionuevo, pidieron que este tiempo sea aprovechado para "difundir su vida, su persona y encomendarnos a su intercesión".

"La seguridad de la santidad de nuestra Madre tiene que darnos un impulso nuevo hacia la canonización, impulso renovado que nos lleve a seguir haciendo realidad (el lema) "Catalina es de todos", expresaron las religiosas.

El objetivo es "salir de las paredes de nuestras obras" y llegar a los lugares donde no conocen a la Beata Madre Catalina para ser una "riqueza para la Iglesia de hoy, especialmente para la mujer", agregaron.

El llamado es para que las comunidades realicen Adoración Eucarística, lleven una imagen de la beata a todos los lugares de misión, celebren Misa, usen los recursos audiovisuales disponibles como la serie web, entre otras acciones. 

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Además, las religiosas anunciaron la conformación de una comisión para comenzar el camino de preparación hacia la canonización de la Madre Catalina.

"Trabajemos por su pronta canonización con fe y amor con la confianza que ella nos cuida el corazón y la vida", finalizaron las religiosas.  

Breve biografía

La Beata Madre Catalina nació en Córdoba el 27 de noviembre de 1823 y desde pequeña sintió un llamado a acoger la vocación religiosa. A los 17 años vivió los ejercicios espirituales ignacianos que abrieron aún más su amor al Sagrado Corazón de Jesús.

A los 29 años se casó con el coronel Manuel Antonio de Zavalía. Su única hija murió al nacer y luego de 13 años de matrimonio falleció su esposo. Fue entonces cuando resurgió su amor y el sueño de fundar una congregación para mujeres de vida apostólica.

El 29 de septiembre de 1872 fundó el Instituto de las Hermanas Esclavas del Sagrado Corazón de Jesús. Murió el 5 de abril de 1896 y fue declarada Venerable el 17 de diciembre de 1997 por San Juan Pablo II.

La obra misionera y educativa de la Beata Catalina de María se encuentra presente en Chile, Argentina, España y Benin en África.

Giselle Vargas
Periodista, licenciada en Comunicación Social, Universidad del Desarrollo. Se ha especializado en comunicación eclesial. Se ha desempeñado como periodista en vicarías y proyectos del Arzobispado de Santiago y la Conferencia Episcopal de Chile. Respondiendo al llamado del Señor… en todo Soli Deo Gloria.

SOURCE : https://www.aciprensa.com/noticias/72576/con-gestos-misioneros-y-oracion-festejaran-primer-ano-de-beatificacion-de-madre-catalina

Vida y obra de Josefa Saturnina Rodriguez, posteriormente Madre Catalina de María Rodriguez

Nacimiento y niñez:

En Córdoba, el 27 de noviembre de 1823, nacía Saturnina Rodriguez y Montenegro, en una de las más distinguidas familias debido a su posición y fortuna.

Al poco tiempo de nacer, murió su mamá Catalina, la cual contaba con sólo 23 años de edad, antes de morir le rogó a su esposo, Don Hilario, que si volvía a casarse no separara a sus hijas, Manuela, Petrona, Estaurófila y la recién nacida Saturnina, de su tía Eustaquia del Signo, que los cuidaría como una madre.

Don Hilario, no quiso contraer un nuevo matrimonio y confió a sus pequeñas a su tía, doña Teresa, viuda de 66 años. La joven Eustaquia, a quien don Juan del Signo, esposo de doña Teresa, había criado como hijo, se hizo cargo de las huerfanitas, que la llamaban “mamita Eustaquia”.

En 1828, Don Hilario fue nombrado Notario Mayor del Obispado y cuatro años más tarde era designado Alcalde de primer voto (actualmente llamado consejal municipal). Ese mismo año muere, cuando contaba con 41 años. Sus hijas quedaron totalmente a cargo de las familias del Signo y Orduña, que vivian a una cuadra y media del templo de Santo Domingo.

La adolescencia y sus primeros ejercicios espirituales :

Las hermanas fueron creciendo en un ambiente religioso, donde era habitual por las tardes, el rezo del rosario, la lectura de la vida de los santos y la historia sagrada. La educación de Saturnina era en el propio hogar, en ese entonces la tarea educativa consistía en enseñar las tareas hogareñas, además de lectura, escritura, aritmética, costura, pintura y música.

En 1838, los padres jesuitas volvían a Córdoba, después de haber sido recibidos por Juan Manuel de Rosas en Buenos Aires, en 1836. En 1767, habían sido expulsados del territorio americano, por orden del rey de España, Carlos III.

Dos años después, el padre Fermín Moreno comenzó a dictar ejercicios espirituales para señoras y señoritas, organizada por Eustaquia del Signo. Saturnina, que ya contaba con 17 años, los hizo por primera vez. Tal vez allí, comenzó a sentir el deseo de seguir la vida religiosa. En sus apuntes, dice: que desde niña sintió esa inclinación y que nunca se extinguió en ella ese deseo…

Sus primeros directores espirituales fueron los padres jesuitas y Saturnina colaboró con ellos en la organización de los ejercicios espirituales. Pero al no someterse al estilo político impuesto por el gobernador Rosas, los jesuitas fueron nuevamente expulsados. El nuevo director espiritual de Saturnina fue el padre Triburcio López, capellán del templo del Pilar.

Casamiento y desventuras

Manuel Derqui, primo de Saturnina, la pretendió en matrimonio, pero ella no aceptó porque había propuesto hacerse religiosa. Por ese entonces, en 1850 moría en Córdoba doña Josefa Machado, esposa del coronel Manuel Antonio Zavalía. Este frecuentaba a la familia Orduña, y decidió dar una madre a sus dos hijos huérfanos poniendo la mirada en Saturnina, la cual era una joven atractiva, modesta y sencilla en el vestir.

Zavalía le confió a su amigo, el capellán del Pilar y confesor de Saturnina, sus intenciones de contraer matrimonio con ella. El coronel habló de sus pretensiones a Saturnina, pero se encontró con una negativa. Ante esta situación decide ir a ver al actual confesor de Saturnina, el padre Triburcio López, y le manifestó su intención de tomar una decisión trágica si no conseguía el consentimiento de Saturnina. El confesor, presionó entonces a Saturnina, haciéndola responsable de la salvación del alma del coronel. Confundida, la joven se vio obligada a dar su consentimiento al confesor, pero fue tal la impotencia que cayó desvanecida a los pies del sacerdote.

El 13 de agosto de 1852, el padre López realiza la unión de la pareja, pero al volver del templo después de la ceremonio, Saturnina sintió un pesar tan grande que estuvo a punto de huir de su casa. Con el tiempo, asumió su matrimonio, tomándolo como una disposición de Dios, pero no dejó de manifestar cierta envidia por las que se consagraban a la vida religiosa.

Saturnina y el coronel, tuvieron una hija, que falleció al nacer y puso en peligro la vida de la madre. La relación con su esposo no fue fácil, porque Zavalía era de carácter violento y tenía arrebatos de cólera. En cambio, Saturnina era amable, de carácter pacífico y con su cariño conseguía calmarlo, pero también sufría, callaba y disimulaba frente a los demás. Se dedicó a la crianza de sus hijastros, que ambos la querían mucho.

Al terminar la presidencia de Urquiza, el coronel Zavalía y su familia se trasladan a Paraná, donde asistieron a la elección de Santiago Derqui, primo de Saturnina, para la primer magistratura de la Nación.

En Paraná fue huésped de la señora Vicenta del Castillo de Comas. En ese tiempo doña Vicenta estuvo muy grave al dar a luz a una niña que parecía muerta, pero Saturnina advirtió que vivía. Logró reanimarla y la salvó. Esa niña sería después religiosa Esclava, la Hermana Rosalía Comas del Castillo.

Durante la presidencia, Derqui escribió al superior general de los jesuitas, enviándole dinero para el retorno de los padres y dándoles seguridades de apoyo a su labor.

A su regreso a Córdoba, encontró al director espiritual el padre David Luque. Este joven sacerdote, ordenado en Buenos Aires, era admirador de los padres jesuitas, de cuyo noviciado tuvo que salir cuando los religiosos fueron expulsados por Rosas.

En 1865, ya en Córdoba, el coronel Zavalía se encontraba en una estancia de su anterior esposa en El Tío, allí se sintió enfermo e inmediatamente Saturnina viajó a verlo, pero cuando llegó, él ya había fallecido.

Retornan sus aspiraciones a la vida religiosa

A partir del fallecimiento de su marido Zavalía, la vida de Saturnina sufre un vuelco fundamental porque dispuso de más tiempo para dedicarse a Dios, a la oración y al apostolado. Retornan con fuerza sus deseos de ingresar a la vida religiosa y así se lo manifestó al padre Luque.

El sacerdote comienza a prepararla para una vida metódica, con horarios para la oración y la misa en el templo, mientras en su hogar debía consagrarse a lecturas, horas de oración, rezo del rosario y el vía crusis. El padre Luque le aconsejó que viera al padre del Val, que estaba en Buenos Aires, para que le consiguiera lugar en el Convento de las Catalinas. Ante la negativa del padre del Val, el padre Luque le propone ingresar en las Salesas de Montevideo, porque allí se admitía mujeres viudas. Pero esta vez, era Saturnina la que negó la propuesta debido a que estaba interesada en el proyecto de iniciar un nuevo instituto, lo cual era visto como una utopía por quienes lo escuchaban de labios de Saturnina.

El proyecto de iniciar un instituto

En septiembre de 1865 intenta iniciar el proyecto de construir una casa de ejercicios y formar una comunidad de señoras. A este proyecto se sumaron Genoveva de la Torre, Gavina Sanmillán y Ramona Martínez.

Cuando el padre Suárez, superior de los jesuitas, llegó a Córdoba, le recomendó a Saturnina, que consiguiera la autorización del obispo. Esta se presentó a monseñor José Vicente Arellano, acompañada de su hermana Estaurófila, y el obispo le dio la autorización para comenzar la obra y recolectar fondos para la fundación.

El padre Suárez manda a un Hermano, de profesión arquitecto, para diseñar los planos. A éste le pareció insuficiente el terreno, y hubo que pensar en adquirir otro. Debido a que la colecta de Saturnina, rindió poco para la compra de dos terrenos, se resolvió comprar una media cuadra de doña Teodora Rodriguez, donde pagaron 1800 pesos y firmaron un pagaré por 2000.

Padre David LuqueEn 1867, el cólera termina con la vida de Gavina Sanmillán y de Carolina Prado de Casas, también falleció un señor que les había ofrecido una ayuda de 5.000 pesos, el esposo de Estaurófila y don Mariano González que, este último, había terminado con la construcción de la casa de ejercicios, que legó a su esposa doña Indalencia Paz y a su hijastro, el presbítero Juan Martín Yániz.

Posteriormente Padre Luque asume como asesor pero luego deja de participar, al igual que muchos que habían aportaron al proyecto, como Ramona Martínez, un cuñado de Carolina Prado, se desanimaron y reclamaron que devovieran lo recolectado. Saturnina debió afrontar nuevos sufrimientos, al enterarse que el padre Yániz había hecho comentarios desfavorables a su proyecto en presencia de otros sacerdotes. Saturnina fue a ver su confesor y “fui tan mal recibida que todas las palabras de humillación y desagrado, mostrando su indiferencia por mis asuntos y aun desprecio, fue transmisible a las personas que rodeaban el confesionario. Salí del confesionario tan abochornada que me parecía que todas las personas fijaban en mí sus miradas, y hasta mucho tiempo sentí igual impresión y hasta para ir al confesionario sentía resistencia”.

En septiembre de 1872, el padre Luque acepta continuar con la obra y es nombrado director de la misma. El 29 del mismo mes, el padre Luque instala a la pequeña comunidad en una casa particular situada en la calle San Martín, hoy General Paz 175, pagando alquiler de por medio. Dos hermanos jesuitas fueron a disponer el oratorio, en el cual se colocó un cuadro del Sagrado Corazón, facilitado por el padre Bustamante, que se conserva en la sala de recreo de la Casa Madre (las Esclavas lo llaman “el Fundador”).

La vida de Saturnina como Sacristana Padre Bustamante

El 7 de octubre, el padre Luque decide repartir los cargos a las fundadoras de la obra y fieles al proyecto de Saturnina. Se encontraban Saturnina (Sacristana), Josefa Luque (portera), Estaurófila Moncada (rectora), Grisela Ramallo y María de San José Cáceres. En el reparto de los aposentos le correspondió el peor: era estrecho y húmedo, desmantelado y expuesto a los rigores del sol, del viento y de la lluvia pues carecía de galería. En los meses de calor y de lluvia tenía que dormir en el recibidor, trasladando diariamente su cama, y durante el día debía refugiarse en el aposento de alguna de sus compañeras, además de su estado de su salud que no le permitía sobrellevar los rigores del tiempo.

El padre Bustamante le asigna el nombre de Esclavas. No vestían hábito, pero contaban con el Santísimo Sacramento, reservado en el sagrario. Tenían misa todos los días, porque tanto el director como el padre Bustamante se preocupaban de que no le faltara.

De Sacristana a Rectora

Los ocho meses de contrato de alquiler estaban por vencer. Luque alquiló una amplia casa en barrio “Las Quintas”, ubicado a 16 cuadras de la plaza principal. Recién en abril de 1873 se trasladan las Esclavas a su nueva residencia. El director padre Luque, redistribuye los cargos, designando como rectora a Saturnina. Impone un uniforme semejante al hábito que llevarían después, pero sin tocas. Sobre el pecho llevaban un escudo del Divino Corazón con la leyenda “Esclavas del Corazón de Jesús – Amor y desagravio”. La gente del barrio estaba feliz, debido a que no contaban con escuelas y templos. Pronto tuvieron más de cien alumnas en la escuela. Los domingos se enseñaba el catecismo a los niños y los vecinos del barrio asistían a misa en el oratorio. La ignorancia religiosa iba desapareciendo. La amplitud de la casa le permitió recibir nuevas internas gratuitas, que eran pobres. Estas fueron Benita Pereira, Felisa Rueda y Petrona Torres. La primera de estas sintió vocación para las Esclavas, y profesó la religión.

Tiempo después, el padre Yániz les cedió la casa de ejercicios ampliada, con vivienda para las Hermanas y renta para su subsistencia. Monseñor Yániz, que fue el primer obispo de Santigo del Estero, fue siempre un gran amigo, protector y bienhechor de las Esclavas. El padre Luque logró autorización para que las nuevas religiosas vistieran el hábito, en ese entonces ya eran doce.

Las Esclavas en su nueva y actual casa hacen su profesión religiosa

Tanto el padre Luque como Bustamante querían proporcionarles una casa propia, construida de acuerdo a las necesidades de la naciente institución. En ese entonces, Don Augusto López, les dona una hectárea de terreno, en el barrio General Paz. Un mes más tarde comienzan las obras.

Los ejercicios espirtuales eran aceptados cada vez por más personas, teniendo que atender a 390 ejercitantes. En otro de los ejercicios llegaron a ser 430, por lo tanto, tenían que separar en turnos para llamarlos a comer. El comedor podía contener un máximo de 100 personas y aun no estaba instalada el agua corriente, había que sacarla a brazos de un pozo.

La fundadora compartía el trabajo de sus hijas. Se ponía un delantal blanco y barría los comedores, levantaba basuras, lavaba o secaba platos, servía la comida. Todo esto después de cumplir su tarea de cantos y de lecturas de Capilla. Quien había sido la distinguida esposa del coronel Zavalía y actuado en la alta sociedad cordobesa, desempeñaba ahora los humildes oficios de una sirvienta.

Mientras tanto la construcción de la nueva casa, continuó por nueve meses más. En marzo de 1875 se inició el traslado de las Hermanas a la nueva casa, la Casa Madre, en el Barrio General Paz, separado del centro de la ciudad por el Río Primero o Suquía. Previamente, el padre Luque quiso que las hermanas cambiasen de nombre. A partir de entonces, la fundadora fue Catalina de María.

Fachada de la Casa MadreEn cinco carruajes se trasladaron las Hermanas. El director las esperaba en la puerta y las llevó a la capilla, donde rezaron el acto de consagración. Luego bendijo la casa y la consagró al servicio de Dios.

El 1º de abril se abrieron las clases para las alumnas externas gratuitas, y como fue la primera escuela que se abría en el Pueblo General Paz y por las simpatías que gozaban las Hermanas, en pocos días tenían dos salones completamente llenos. Luque dispuso además que a la rectora se le diese el título de Madre.

En julio se comenzó con la construcción del noviciado y de un salón más para las clases públicas. El aumento de vocaciones y de alumnas lo hacía necesario. También aumentaba el número de internas.

Luque y Bustamante consiguieron la aprobación de las Constituciones y Reglas, autorizándose en consecuencia que pudieran hacer sus votos simples. El director fijó el día de la Inmaculada de 1875 para que hicieran la profesión perpetua aquellas que hubiesen estado más de un año en la casa y se encontrasen preparadas. Fueron diez. Por la tarde, reunidas en la capilla, Luque entregó solemnemente las Constituciones y las Reglas a Madre Catalina. Declaró también que quedaba instalado el noviciado. Eran doce las novicias, y la comunidad estaba formada por veinticinco Hermanas.

El cura Brochero convoca a las Esclavas Madre Catalina

El padre José Gabriel Brochero concibió la idea de construir en su parroquia una casa de ejercicios. En 1877, sin piso ni revoque, estrenó la casa con cuatro tandas de ejercicios de más de 700 personas cada una y una de cerca de 900.

Para que la obra perdurara, concibió la idea de entregarla a una comunidad religiosa que atendiera la Casa y que además regenteara un colegio para niñas. Así que se puso a contruir la casa para la comunidad y el colegio.

Amigo del padre Luque y Bustamante, solicitó una comunidad de Esclavas para su obra. Logrado el consentimiento escogió para el traslado de las religiosas las mulas y caballos más mansos. Como algunas de las 16 hermanas designadas por el padre Luque no sabían montar a caballo, llevaron algunos a la Casa Madre – que entonces tenía una gran quinta-, para que aprendieran. El padre Bustamante las preparó para la misión que tendrían en Traslasierra. Como el viaje duraría dos días y medio, les prepararon gorras soleras blancas para la cabeza y capitas blancas para los hombros. La comitiva partió en los últimos días de enero de 1880, acompañadas por el padre Luque y el padre Brochero. Llegaron a Villa del Tránsito (hoy Villa Cura Brochero) el 1º de febrero. El pueblo las recibió con arcos de triunfo.

Desde la fundación en Villa del Tránsito, Madre Catalina comenzó a tener el título de Madre Provincial.

Fundaciones de otras sedes de las Esclavas

La primera fundación fuera de la provincia de Córdoba fue la de Santiago del Estero, en la antigua Casa de Belén, cuyas religiosas quisieron incorporarse a las Esclavas y les donaron la casa. Luego vendrían las de Rivadavia (Mendoza), a solicitud del padre Pedro Olguín. Y de allí a San Juan, donde fundaron el colegio de La Inmaculada, a solicitud del padre Manuel José Castro. Madre Catalina. Madre Catalina resolvió aceptar la que le pedía el gobernador José Galvez, en la ciudad de Santa Fe. En el mismo año se producía la fundación en Tucumán.

En 1888 el padre Luque tenía muy quebrantada su salud. Durante mucho tiempo Madre Catalina prodigó cuidados especiales al enfermo, que finalmente murió el 11 de agosto de 1892. Sus restos fueron inhumados en la capilla de la Casa Madre. Sobre la tumba se colocó una lápida en la que el mismo padre Luque había mandado a grabar las palabras “Esclavas del Corazón de Jesús, obedeced hasta la muerte”. El obispo de Córdoba, monseñor Reginaldo Toro, nombró director al P. Juan Cherta, superior de los jesuitas en Córdoba. Fue el consejero de la Madre en los asuntos del Instituto y director espiritual de las Hermanas.

1930 – Portería del ColegioCon motivo de las bodas de oro episcopales de León XIII se organizó una peregrinación de la que participaron numerosas figuras de las iglesia argentina. Madre Catalina viajó a inicios de 1893, acompañada de dos Hermanas. A su regreso, recibió un mensaje de monseñor Aneiros, arzobispo de Buenos Aires, invitándola a inciar una fundación en Buenos Aires. El arzobispo la recibió y le dio mil pesos para ayudar a la fundación. Lo peor fue el trato de las damas y señores porteños que no aceptaban que una congregación provinciana enseñara a las porteñas, como le dijo una dama de alta alcurnia a Madre Catalina: “Pueden Uds. marcharse a las provincias”. Pero hubo otras personas que las ayudaron, entre ellas el padre Luis de la Torre y Zúñiga y el Dr. Apolinario Casabal.

La primera mesa que tuvieron las Esclavas en Buenos Aires fue un cajón de kerosene. Después, contaron con una mesa que servía para comer, para planchar y hasta para el colegio. Pronto el colegio fue progresando hasta quedar bien cimentado en la Capital.

Poco después se fundaba en San Luis, la casa número doce, en 1895. Ya las esclavas eran 194, distribuidas en Córdoba, El Tránsito (Villa Cura Brochero), Santiago del Estero, Rivadavia, San Juan, Salta, Santa Fe, Tucumán, Mendoza, La Rioja, Buenos Aires y San Luis.

Fallece Madre Catalina

Cuando murió la Hermana Gertrudis Niz, Madre Catalina exclamaba con gracia: “Ahora es preciso que nos preparemos las viejas; Nuestro Señor ha empezado a desgranar la mazorca de las viejas, y ha de continuar…”

En la Semana Santa de 1896, la salud de Madre Catalina se resintió seriamente. Despues de los oficios del Jueves Santo, se presentó el Padre Cherta, superior de los jesuitas, y escuchó su confesión. La lucidez de su espíritu y la serenidad de su alma en aquellos momentos fue admirable. Se preocupHabitación de Madre Catalinaó de que a los médicos les mostraran su agradecimiento, obsequiándolos con escudos del Sagrado Corazón, después de haberles hecho servir café. Al padre Cherta que la había venido a visitar a pesar de la lluvia torrencial, hizo que le prepararan el coche para volver, y al darse cuenta de la lluvia, se acordó del jardinero y preguntó si le habían hecho arreglar la casa para que con aquellos temporales no sufriera. Al amanecer el día de Pascua, ordenó que se preparara chocolate para las Hermanas y que se les diera el recreo que exigía aquella solemnidad.

El 5 de abril de 1896, a las 20 hrs, fallece suavemente, rodeada por sus hijas.

Hubo un verdadero desfile de sacerdotes y de personalidades que quisieron rendirle un último homenaje. La prensa de Córdoba y de Buenos Aires se hizo eco del pesar que causó su fallecimiento. Pronto comenzaron a llegar testimonios de las gracias y favores de Madre Catalina conseguía para quienes la invocaban: conversiones, curaciones y otros favores.

La congregación de las Hermanas Esclavas ha seguido creciendo y hoy se extiende también a Chile, España y África. El 1º de septiembre de 1941 se inició en Córdoba, la causa de beatificación y canonización de Madre Catalina.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20171020084254/http://colegiodemaria.com.ar/vida-y-obra-de-josefa-saturnina-rodriguez-posteriormente-madre-catalina-de-maria-rodriguez/

Noticias de Actualidad de la Beata Madre Catalina de María Rodríguez : https://web.archive.org/web/20201101021650/https://madrecatalinademaria.com/

Esclavas del Sagrado Corazón de Jesús : https://esclavasaci.es/

Beatifican hoy a Catalina de María Rodríguez, fundadora de la 1a orden femenina de apostolado : https://www.infobae.com/sociedad/2017/11/25/beatifican-hoy-a-catalina-de-maria-rodriguez-fundadora-de-la-1a-orden-femenina-de-apostolado/