lundi 8 mai 2017

Saint AIMÉ (AMATUS, AMATO) RONCONI, tertiaire franciscain, ermite, pèlerin et fondateur



Saint Aimé Ronconi

Franciscain, ermite, pélerin, infirmier ( v. 1292)

Amatus ou Amato.

Né dans une famille aisée, déterminé à vivre l'Évangile, il se consacre d'abord à l'accueil des pèlerins puis ayant fait don de tous ses biens aux pauvres, se rend en pèlerinage à Compostelle 4 fois et vit retiré dans une vie de pénitence.

Béatifié le 17 avril 1776 par Pie VI.

Amato Ronconi (vers 1226 - vers 1292), fondateur de l'hospice des pèlerins de Saludecio en Italie, actuellement maison de repos Amato Ronconi, décret relatif à ses vertus héroïques le 11 octobre 2013.

Le 16 avril 2014 promulgation du décret relatif au miracle attribué au bienheureux Amato Ronconi, italien du tiers ordre franciscain (vers 1226 - vers 1292), fondateur de l'actuelle maison de repos Opera Pia Beato Amato Ronconi.


- Dimanche 23 novembre 2014, messe de canonisation de six nouveaux saints, quatre Italiens et deux Indiens.

Né à Saludecio près de Rimini vers 1226, orphelin jeune, il sentit que Dieu l'appelait à une vie de prière et de pénitence et après avoir rejoint le tiers ordre franciscain, il commença à vivre en ermite, quittant son ermitage de temps en temps pour aller en pèlerinage dans des sanctuaires comme à Saint Jacques de Compostelle et également pour s'occuper des pauvres et des malades. Il fonda l'hôpital Sainte Marie à Monte Orciaro près de Rimini et c'est là qu'il termina sa vie en tant qu'infirmier le 8 mai 1292.

En italien:

- Beato Amato Ronconi, mémoire le 8 mai, diocèse de Rimini.

- Patron de la commune de Saludecio.

Illustration Amato Ronconi, pélerin des étoiles, commune de Saludecio. 

À Saludecio dans les Marches, vers 1300, Aimé de Ronconi, du Tiers-Ordre de Saint-François, qui fonda en ce lieu un hospice pour les pèlerins pauvres.


Martyrologe romain


PROMULGATION DE DÉCRETS

Cité du Vatican,11 octobre 2013 (VIS). Ce matin, après l'audience accordée le 9 octobre au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints:

A étendu à toute l'Eglise le culte de la bienheureuse Angela da Foligno (Italie, vers 1243 - 1309), de l'ordre séculier de St.François, et ordonné son inscription au catalogue des saints.

A par ailleurs autorisé la promulgation du décret relatif au miracle attribués à l'intercession de la servante de Dieu Maria Assunta Caterina Marchetti, cofondatrice des Soeurs missionnaires de St.Charles (Italie - Brésil, 1871 - 1948).

Ainsi que des décrets relatifs aux vertus héroïques:

du bienheureux Amato Ronconi (Italie, vers 1226 - vers 1292), fondateur de l'hospice des pèlerins de Saludecio (Italie, actuelle maison de repos Amato Ronconi).

du serviteur de Dieu Pio Alberto Del Corona (1837 - 1912) évêque italien fondateur des Dominicas du St.Esprit.

de la servante de Dieu Marie-Elisabeth Turgeon (Canada, 1840 - 1881) fondatrice des Soeurs de Notre Dame du Rosaire de St.Germain.

de la servante de Dieu Maria of Saint Francis (Mary Jane Wilson: 1840 - 1916), religieuse anglaise fondatrice des Franciscaines de Notre Dame des Victoires.

de la servante de Dieu Maria Eleonora Giorgi (Angela Giorgi: 1882 - 1945), religieuse italienne de la Congrégation des Servantes de Notre Dame des douleurs (à Florence).

Du serviteur de Dieu Attilio Luciano Giordano (1913 - 1972), laïc italien, coopérateur de la Congrégation salésienne.


Promulgation des décrets

Cité du Vatican, 16 avril 2014 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

au MIRACLE attribuéau bienheureux Ludovico da Casoria (Arcangelo Palmentieri), prêtre et religieux italien (1814 - 1885), fondateur des Franciscaines Elisabethiennes.

au bienheureux Amato Ronconi, italien du tiers ordre franciscain (vers 1226 - vers 1292), fondateur de l'actuelle maison de repos Opera Pia Beato Amato Ronconi.

Aux VERTUS HEROIQUES du serviteur de Dieu Alain-Marie Guynot de Boismenu, évêque et religieux français (1870 - 1953), Vicaire apostolique de Papouasie.

du serviteur de Dieu Wilhelm Janauschek, prêtre et religieux autrichien della Congregazione del Santissimo Redentore (1859-1926).



Consistoire pour des causes de canonisation
Cité du Vatican, 30 mai 2014 (VIS). Jeudi 12 juin se tiendra un consistoire ordinaire public pour la canonisation:

Du bienheureux Giovanni Antonio Farina, évêque italien fondateur des Soeurs de Ste.Dorothé.

Du bienheureux Kuriakose Elia Chavara, prêtre indien fondateur des Carmélites de l'Immaculée.

Du bienheureux Ludovico da Casoria (Arcangelo Palmentieri), prêtre et religieux italien, fondateur des Franciscaines Elisabethiennes.

Du bienheureux Nicola da Longobardi, minime italien.

De la bienheureuse Euphrasie du Sacré-Coeur (Rose Eluvathingal), carmélite indienne.

Du bienheureux Amato Ronconi, laïc italien du tiers ordre franciscain, fondateur de l'actuelle maison de repos Opera Pia Beato Amato Ronconi.


Le Pape : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour du prochain »

2014-11-24 Radio Vatican
Le pape François a célébré ce dimanche matin sur la place Saint-Pierre la messe de canonisation de six nouveaux saints, quatre Italiens et deux Indiens. Les deux indiens sont un prêtre et une religieuse. Kuriakose Elias Chavara della Sacra Famiglia qui vécut au 19ème siècle, carme de rite syro-malabar, fondateur de deux Congrégations religieuses : les Carmes de Marie-Immaculée et la Congrégation de la Mère du Carmel (Carmélites). C’est à cette dernière congrégation qu’appartient la religieuse  canonisée, qui vécut pour sa part entre le 19 ème et le 20 ème siècle

Les deux saints indiens sont considérés comme les acteurs centraux d'un éveil spirituel et social, qui a servi de base à l'essor du catholicisme dans l'Etat du Kerala, au sud de l'Inde.

Le Pape François a canonisé également quatre italiens : un évêque de Vicence considéré comme «l’évêque des pauvres» , un prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs à Naples, un oblat calabrais de l'Ordre des Minimes, et un laïc italien du tiers-ordre franciscain, ermite et pèlerin.

Durant l’homélie, le Pape François  a invité à fixer le regard sur Jésus, Roi de l’Univers, nous fêtons en effet ce dimanche la solennité du Christ Roi. Et de rappeler comment Jésus a réalisé son règne, par la proximité et la tendresse envers nous, comme un berger prend soin de ses brebis. Il les compte, il les rassemble, il les conduit dans les pâturages, il les fait reposer, il cherche la brebis égarée, il soigne la brebis blessée ou malade. Toutes ces attitudes sont devenues réalité en Jésus-Christ : il est devenu le gardien de nos âmes. Comme il le fait régulièrement, le Pape s’est adressé aux pasteurs de l’Eglise, les prêtres et les évêques pour leur rappeler qu’ils ne peuvent s’éloigner de ce modèle, sinon à courir le risques de devenir des mercenaires. Le Pape soulignant au passage que le peuple de Dieu possède à cet égard un flaire infaillible pour reconnaître les bons des mauvais pasteurs. L’Évangile, ajoutait le Pape, nous dit ce que le règne de Jésus attend de nous : il nous rappelle que la proximité et la tendresse sont la règle de vie aussi pour nous, et que c’est sur cela que nous serons jugés. « En vérité je vous dis : tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens c’est à moi que vous l’avez fait » Le salut, poursuivait le Pape, commence dans l’imitation des œuvres de miséricorde à travers lesquelles Jésus à réaliser le Règne. Celui qui les accomplit prouve qu’il a accueilli la royauté de Jésus, parce qu’il a fait de la place dans son cœur pour la charité de Dieu. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères. C’est cela qui permettra ou non notre entrée dans le règne de Dieu. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert le règne, mais c’est à chacun d’entre nous d’y entrer, dès cette vie, en étant proches de notre frère qui demande de manger, d’être vêtu, accueilli, aidé. Et si vraiment nous pourrons aimer ce frère ou cette sœur, nous serons poussés à partager avec lui ou avec elle ce que nous avons de plus précieux, Jésus lui-même et son Évangile !

Aujourd’hui l’Eglise nous présente comme modèles de nouveaux Saints qui en servant leur frères, ont servi, chacun dans son environnement, le règne de Dieu et en sont devenus les héritiers. Chacun d’eux a répondu avec une créativité extraordinaire au commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Ils se sont consacrés sans compter au service des plus humbles, en aidant ceux qui étaient dans le besoin, les malades, les personnes âgées, les pèlerins. Mais leur amour des plus petits et des plus pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionnel de Dieu. Avec le rite de la canonisation, encore une fois nous avons confessé le mystère du règne de Dieu et honoré le Christ Roi. Que ces nouveaux Saints, par leur exemple et leur intercession, fassent croître en nous la joie de marcher sur le chemin de l’Évangile. Ne nous laissons pas distraire par d’autres intérêts terrestres et passagers.

Lors de l’angélus à midi, le Pape a souhaité que ces 6 nouveaux  saints puissent inspirer nos vies. Et que notamment par l’intercession des deux nouveaux saints indiens, provenant du Kerala, le Seigneur concède un nouvel élan missionnaire à l’Eglise qui est en Inde, afin que les chrétiens indiens aillent de l’avant sur le chemin de la solidarité et de la cohabitation fraternelle.


Blessed Amatus Ronconi, OSB (AC)

Born in Rimini, Italy; died 1292. Amatus made four pilgrimages to Santiago de Compostella before becoming a lay-brother at San Giuliano Abbey near Rimini (Benedictines).


Saint Amatus Ronconi

Also known as
  • Amato
Profile

Born to a wealthy family, Amatus was orphaned when very young and grew up in the home of his older brother Giacomo. Feeling a call to live according to the gospel, he devoted himself to caring for the poor and helping pilgrims. Franciscan tertiary. Constructed combination chapel and shelters for pilgrims including the Beato Amato Ronconi Nursing Home which still exists. Made four pilgrimages to Santiago de Compostela in Spain. Benedictine lay brother.

Born

Blessed Amatus Ronconi

(Beato Amato Ronconi)

Confessor, Third Order

Blessed Amatus was a thirteenth-century Tertiary who rose to great heights of sanctity by serving God as a hermit, as a pilgrim and as a nurse. Born at Sldezzo, near Rimini, about 1238, he lost his parents while still very young, and was brought up by a relative. He was then urged to get married, but he felt that God called him to a life of prayer and penance. After joining the Third Order of St Francis, he fled to a solitary place and began to live as a hermit. By many he was considered a fool, but God showed how much He was pleased with the virtuous life of Amatus by marvelous signs. A mysterious light was seen shining over the hut which served as his shelter, and heavenly songs were heard to issue from it.

Amatus left his hermitage at times to make pilgrimages on foot to Santiago de Compostela in Spain and other famous shrines, or to care for the poor and the sick. He founded the Hospital of St Mary of Mount Orciale, near Rimini, and there he spent the last years of his life as a nurse.

Whereas saints and blessed like Blessed Amatus Ronconi eagerly desired death and rejoiced when their hour came, many people are in terrible fear of death. Why is that? In some cases it is because such people have sought all their happiness in this world, eager to taste all its pleasures without a thought of the will of God. They feel that their comedy is about to end, to be followed by a long tragedy. The fear that harries them is striking evidence that everything does not end with death. 

“O Death, how bitter is the remembrance of Thee to the man who has peace in his possessions!” Also mere attachment to material things without their having enjoyed them may at times fill people with fear at the thought of being separated from them by death. True Christian are mindful of those other treasures which we cannot lose in death and which constitute real comfort in that hour.


In 1304 Blessed Amatus Ronconi died at the age of sixty-six; and ever since then he has been venerated as a saint. So many miracles were attributed to his intercession that Pope Pius VI approved his cult as Blessed; and his feast is celebrated at Rimini on May fifteenth. However, his name has not been placed in the Franciscan calendar.

*from The Franciscan Book of Saints, Fr. Marion Habig, OFM


Sant' Amato Ronconi Terziario francescano


Saludecio (Rimini), sec. XIII - † 1300 ca.

Amato Ronconi nacque a Saludecio da una ricca famiglia verso il 1225. Rimasto presto orfano, trascorse la sua giovinezza con la famiglia del fratello Giacomo. Deciso a vivere secondo il Vangelo si dedicò in un primo tempo all'accoglienza dei poveri e dei pellegrini costruendo per loro un ospizio sul Monte Orciale. Donate poi tutte le sue sostanze ai poveri si ritirò ad una vita di rigorosissima penitenza. Compì ben quattro pellegrinaggi alla tomba dell'apostolo Giacomo a Compostella. Morì nel 1292 all'età di sessantasei anni. Papa Pio VI ne confermò il culto nel 1776. Il 9 ottobre 2013 Papa Francesco ha riconosciuto le virtù eroiche del Beato Amato e lo ha infine canonizzato il 23 novembre 2014.

Martirologio Romano: A Saludecio, oggi in Romagna, beato Amato Ronconi, insigne per lo spirito di ospitalità e l’assistenza ai pellegrini.

Nel secolo che vide sorgere ed affermare, il nuovo astro della spiritualità cristiana, s. Francesco d’Assisi e tutto il vasto movimento di rinnovamento nella povertà, che da lui prese il nome di Francescanesimo; nell’Italia Centrale prima e man mano nelle altre regioni, sorsero altre figure esemplari di carità, che nella sua scia, donarono la loro giovinezza ed i loro beni per il nuovo ideale, che scosse dalle radici la Chiesa del XIII secolo. 

E una di queste figure fu il beato Amato Ronconi, il quale nacque da una ricca famiglia di Saludecio (nel Medioevo S. Lauditius) nella diocesi di Rimini e oggi nella nuova omonima provincia; si ignora la data della nascita, come del resto quello della morte. 

Rimasto orfano di entrambi i genitori, fu allevato dal fratello maggiore Girolamo, ma arrivato alla gioventù, subentrò per lui l’odio della cognata, perché aveva rifiutato un matrimonio che la parente gli aveva predisposto. 

Allora decise di abbandonare la famiglia e giunto presso il Monte Orciale, si mise a costruire un ospizio, dedicato alla Natività di Maria Vergine, per dare un letto ai poveri ed ai pellegrini; per sostenere questa lodevole opera e le necessità economiche annesse, Amato donò di nascosto il ricavato delle sue terre e perfino il guadagno, che riceveva con il suo lavoro di garzone presso altri agricoltori. 

La sua fu una vita di penitente, ogni giorno si flagellava e si nutriva di pochi legumi; ben presto venne considerato un pazzo dai suoi concittadini, ma particolarmente dalla cognata, più che mai infuriata, perché vedeva sciupare la proprietà, che poteva essere sua e del marito; quindi non esitò ad accusarlo di incesto alle Autorità. 

Secondo la ‘Vita’ scritta nel 1518, dall’umanista Sebastiano Serico, il quale in mancanza di documentazioni, poté riportare soltanto le tradizioni orali, tramandate nella sua famiglia, il Signore dimostrò l’innocenza e la santità di Amato Ronconi, con vari miracoli. 

Altri particolari sulla sua vita si apprendono dal suo testamento, pubblicato nel volume “Rimini nel secolo XIII”, edito nel 1862, dove si legge che: “l’onesto e religioso uomo, fratello Amato del Terz’Ordine del beato Francesco, proprietario e fondatore dell’Ospedale di S. Maria di Monte Orciale, presso il castello di Saludecio, fa solenne cessione di quell’ospedale e di tutte le sue proprietà ai Benedettini di S. Giuliano e di S. Gregorio in Conca di Rimini, chiedendo nel contempo, di venire sepolto nella cappella dello stesso ospedale”. 

Il testamento porta la data del 10 gennaio 1292 ed è l’unico documento che attesta in quale secolo sia vissuto Amato Ronconi. Qualche anno dopo (1300 ca.), era già morto quindi negli ultimi anni del secolo XIII, ed era già venerato con il titolo di beato, perché in un documento datato 26 maggio 1304, il legato pontificio cardinale Francesco di S. Eusebio, confermava quella donazione, scrivendo al monaco Salvo “priore dell’ospedale del beato Amato” e concedeva un’indulgenza a chi visitasse il sepolcro del beato. 

La cappella dell’ospedale, dove secondo il suo desiderio, riposava il suo corpo, fu danneggiata da un incendio scoppiato nel maggio 1330; allora le reliquie vennero traslate nella Pieve di S. Biagio, i cui massari del Castello, vennero autorizzati dall’abate Pietro, a custodirle nella loro Pieve a titolo di deposito. 

Il suo culto fu confermato da papa Pio VI con il titolo di beato, il 17 aprile 1776; a Saludecio vi è un santuario dedicato alla sua memoria; la sua festa religiosa è riportata nella recente edizione del ‘Martyrologium Romanum’ all’8 maggio.


Autore: Antonio Borrelli