jeudi 15 septembre 2016

Bienheureux GIUSEPPE PUGLISI, prêtre et martyr

Bienheureux Giuseppe Puglisi

Prêtre martyr en Sicile ( 1993)

Don Giuseppe Puglisi nait le 15 septembre 1937. Il entre au séminaire en 1953 et est ordonné prêtre le 2 juillet 1960.

Enseignant, chapelain... Dès ces premières années, il s'occupe en particulier des jeunes et des problématiques sociales des quartiers les plus marginaux de la ville ...  nommé à la paroisse de Godrano, petite ville de la province palermitaine, déchirée par la lutte sanglante que se livrent deux familles mafieuses. Le travail d’évangélisation mené par le jeune prêtre fera se réconcilier les familles ennemies ... il suit avec intérêt les travaux du Concile Vatican II et en diffuse aussitôt les documents parmi les fidèles ... il suit aussi les batailles sociales d'une autre zone dégradée de la banlieue orientale de la ville, le “Scaricatore” (la décharge), en collaboration avec le centre de la zone des “Decollati” géré par les Assistantes sociales missionnaires ... à partir de février 1986 il est directeur du Centre régional pour les vocations et membre du Conseil national ...

...Aux étudiants et aux jeunes du Centre diocésain pour les vocations il a dédié avec passion de longues années réalisant, à travers une série de “campus”, un parcours formatif exemplaire du point de vue pédagogique et chrétien.

A Palerme et en Sicile il a été l'un des animateurs de nombreux mouvements ... Dès le mois de mai 1990 il exerce son ministère sacerdotal aussi près de la “Casa Madonna dell'Accoglienza ”(Maison Mère de l'accueil) à Boccadifalco, de l'Opera pia Cardinale Ruffini, à faveur de jeunes femmes et filles-mères en difficulté.

Le 29 septembre 1990 il est nommé curé de la paroisse Saint Gaétan, à Brancaccio, et dès octobre 1992 il obtient la charge de directeur spirituel du cours propédeutique auprès du séminaire archiépiscopal de Palerme. Le 29 janvier 1993 il inaugure à Brancaccio le centre “Padre Nostro (Notre Père)”, qui devient le point de repère pour les jeunes et les familles du quartier ... Il collabore avec les laïcs de la zone qui font partie de l'Association d'Intercopropriété pour revendiquer les droits civils de la bourgade, dénonçant collusions et malfaisances et subissant menaces et intimidations. 

Il est tué devant sa demeure, place Anita Garibaldi, le jour de son anniversaire, le 15 septembre 1993. 

En italien
- Beato Padre Pino Puglisi de l'archidiocèse de Palerme





Après 20 ans, le corps du prêtre anti-mafia est resté intact

18.04.2013 par webmaster@kath.ch

Sicile: Palerme se prépare à la béatification du Père “Pino” Puglisi, assassiné par la mafia

Palerme, 18 avril 2013 (Apic) Le Père Giuseppe “Pino” Puglisi, assassiné par la mafia sicilienne à Palerme le 15 septembre 1993, sera béatifié le 25 mai prochain lors d’une grande cérémonie au stade Barbera de Palerme. A vingt ans de sa mort, le corps du prêtre anti-mafia n’est pas décomposé, mais est “pratiquement momifié”, a déclaré Mgr Carmelo Cuttitta, évêque auxiliaire et vicaire général du diocèse de Palerme, un des berceaux historiques de la mafia.

L’Eglise considère que le Père Puglisi, qui était âgé de 56 ans, est mort en martyr, abattu par un commando devant les locaux de la paroisse de San Gaetano, dont il était curé, dans le quartier palermitain du Brancaccio. Son exécution sur ordre des patrons locaux de la mafia Filippo et Giuseppe Graviano a été faite “en haine de la foi”. La reconnaissance du martyre dispense de la nécessité de prouver un miracle intervenu grâce à l’intercession du bienheureux.

Exécuté “en haine de la foi”

Lors de son transport du cimetière de Sant’Orsola, où il était enterré, à la cathédrale de Palerme, le corps de Don “Pino” Puglisi a été découvert intact, entouré des ornements sacrés avec lesquels il a été enseveli”, a précisé Mgr Cuttitta.

Selon le quotidien catholique “Avvenire” du 16 avril 2013, les médecins experts nommés par l’archidiocèse de Palerme ont prélevé quelques fragments d’os et de petits morceaux du corps ainsi que des petites pièces de vêtements qui constitueront les reliques pour la cérémonie de béatification.
La dépouille, déposée dans un nouveau cercueil, se trouve désormais dans la cathédrale, où elle sera placée ces prochains jours dans le sarcophage en construction dans la chapelle de l’Immaculée. La Congrégation pour les causes des saints a reconnu le 28 juin 2012 le martyre du Père Giuseppe Puglisi, ce qui a ouvert la voie à la béatification du prêtre sicilien.

Abattu en pleine rue d’une balle dans la nuque il y a bientôt 20 ans, le prêtre était curé de la paroisse de San Gaetano, dans le quartier déshérité de Brancaccio. Il tentait, grâce à son travail pastoral et social dans son centre d’accueil “Padre Nostro”, de sauver des dangers de la rue les jeunes du quartier, proies faciles pour le crime organisé. Par son travail dans la rue, Don Giuseppe dérangeait les “boss” de la mafia locale, qui voulaient le “faire retourner dans la sacristie”.

Le vœu que l’Eglise béatifie le Père Puglisi – “Don Pino”, comme l’appelaient affectueusement les jeunes du quartier – avait déjà été émis un an après sa mort. En 2010, s’adressant au clergé et aux séminaristes de Palerme, le pape Benoît XVI avait cité en exemple la vie et l’engagement du Père Puglisi. Le 25 mai 2013, il sera solennellement béatifié par le cardinal Salvatore De Giorgi, archevêque émérite de Palerme, au Stade Renzo Barbera , au nom du pape François. (apic/avvenire/be)


Le bienheureux don Puglisi a vaincu la mafia

Priez pour la conversion des mafieux


Le pape rend hommage au bienheureux martyr de la mafia Pino Puglisi et il invite les fidèles catholiques à prier pour la conversion des personnes mafieuses, hommes et femmes, qui réduisent les autres en esclavage (cf. notre album photo de l’angélus sur Facebook: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.493950824006229.1073741940.429643830436929&type=1).

Lors de l’angélus de midi, de ce dimanche 26 mai, dimanche de la Sainte Trinité, place Saint-Pierre, le pape a en effet  évoqué la béatification, hier, à Palerme, de don Giuseppe Puglisi, dit Pino Puglisi ou « 3P » (Padre Pino Puglisi). La cérémonie aété présidée par le cardinal Salvatore De Giorgi, au nom du pape François, en présence de quelque 80 000 personnes, rassemblées au stade Renzo-Barbera.

Ce prêtre sicilien a été assassiné le jour de son 56e anniversaire, vers 20h45, le 15 septembre 1993, devant sa maison, piazza Anita Garibaldi, dans le quartier Brancaccio de Palerme: il y a quasi 20 ans. Il dérangeait, ce qui se dit en italien « casser les boîtes » (rompere le scatole). Il l’avait expliqué aux jeunes en apportant une boîte en carton et en sautant dessus: « Je suis un casse-boîtes », un casse-pied! 

Il lorsque le tueur lui a tiré une balle dans la nuque don Puglisi a murmuré en souriant: « Je m’y attendais ». Qui a affectué l’autopsie a été marqué par ce sourire inscrit sur son visage. 

Comme c’est la procédure avant une béatification, lors de la « reconnaissance canonique » son corps a été faite: il a été exhumé et trouvé intact, vingt ans après. Il a été transféré du cimetière de Sant’Orsola, à la cathédrale de Palerme.

Le pape lui a rendu hommage et a affirmé que c’est lui qui en fin de compte a gagné: « Don Puglisi a été un prêtre exemplaire, spécialement dévoué à la pastorale des jeunes. En éduquant les adolescents selon l’Evangile, il les soustrayait au milieu, et ainsi, celui-ci a cherché à le vaincre en le tuant. Mais en réalité, c’est lui qui a vaincu grâce au Christ ressuscité. » 

Le pape a aussi saisi cette occasion pour dénoncer l’exploitation des êtres humains par les « mafias »: « Je pense à tant de souffrances d’hommes et de femmes, d’enfants aussi, qui sont exploités par tant de mafias qui les exploitent en leur faisant faire un travail qui les rend esclave, par la prostitution, avec tant de pressions sociales. Derrière ces exploitations, derrière ces esclavages, il y a des mafias. »
Et il a invité à prier pour la conversion des responsables de cet esclavage: « Prions le Seigneur pour qu’il convertisse le coeur de ces personnes. Ils ne peuvent pas faire cela! Ils ne peuvent pas de nos frères des esclaves! Nous devons prier le Seigneur! Prions pour que ces mafieux et ces mafieuses se convertissent à Dieu et louent Dieu pour le lumineux témoignage de don Giuseppe Puglisi et faisons trésor de son exemple! »

Né à Palerme en 1937, dans une famille modeste – son papa est cordonnier, sa maman couturière – , don Giuseppe Puglisi est ordonné prêtre en 1960. Nommé à la paroisse de Godrano, déchirée par la lutte sanglante que se livrent deux familles mafieuses, il réussira à les réconcilier.

En 1990, il est nommé à Palerme, dans la quartier de Brancaccio, terre de mafia. Il s’engage pour les jeunes : un collège naîtra après sa mort. Il fonde une maison d’Accueil « Padre Nostro » pour les familles en difficulté.

Mais le bruit court qu’il abritet chez lui des agents de la brigade anti-mafia et son exécution est décidée.

Son assassin, Salvatore Gregoli, a été arrêté en juin 1997. Il a agi accompagné – sur une Fiat Uno blanche – de Gaspare Spatuzza. Les commanditaires, Filippo e Giuseppe Graviano ont été arrêtés l’année suivante.

Salvatore Gregoli, 49 ans, a reconnu: « Je pourrais avoir tué un saint. Et j’en répondrai devant Dieu ». Il dit que maintenant il croit en Dieu. Il a avoué avoir tué 50 personnes et avoir participé à plusieurs attentats. Il explique pourtant qu’un jour il a trouvé une bible dans un appartement mis à sa disposition.

Surtout, la mort de Don Puglisi l’a « poursuivi comme une malédiction » et l’a « conduit à la vie honnête » qu’il mène maintenant et rend « supportable l’horreur » de sa vie passée, mais ne la fait pas oublier: « Je pense à mes morts », « je pleure et je prie pour eux ».

Depuis le 15 septembre 1993, il allume chaque jour un cierge pour demander pardon » à don Puglisi. Et tous les soirs, avant d’aller se coucher il « demande pardon à Dieu ». Il est marié et a trois enfants, un travail. Il « sourit » mais « n’oublie pas » son passé.

Il ajoute, dans un entretien à Panorama, en 2012: « Chaque fois que j’y pense, que j’en prends conscience, j’ai des sueurs froides, et je voudrais devenir un fantôme, une ombre. Je voudrais mourir. Mais ce sourire, le sourire de don Puglisi me sauve encore. Tous les soirs. »





Le 15 septembre 1993, le Père Giuseppe « Pino » Puglisi avait 56 ans quand il fut abattu en pleine rue d’une balle dans la nuque par la mafia.

Le prêtre était curé de la paroisse de San Gaetano, dans le quartier déshérité de Brancaccio. Il tentait, grâce à son travail pastoral et social dans son centre d’accueil « Padre Nostro », de sauver des dangers de la rue les jeunes du quartier, proies faciles pour le crime organisé. Par son travail dans la rue, Don Giuseppe dérangeait les « boss » de la mafia locale, qui voulaient le « faire retourner dans la sacristie ». La Congrégation pour les causes des saints a reconnu le 28 juin 2012 le martyre du Père Giuseppe Puglisi, ce qui a ouvert la voie à la béatification du prêtre sicilien.

Le tueur à gage Salvatore Grigoli a révélé plus tard que les dernières paroles du prêtre furent : « Je vous attendais »

Son exécution a été ordonnée par les patrons locaux de Cosa nostra Filippo et Giuseppe Graviano « en haine de la foi ». Arrêtés le 27 janvier 1994, ils purgent actuellement une peine de prison à perpétuité.

Après l’arrestation de Toto Riina, ces criminels faisaient partie avec Matteo Messina Denaro, Giovanni Brusca, Leoluca Bagarella, Antonino Gioè et Gioacchino La Barbera des têtes pensantes de Cosa nostra. Ils perpétrèrent plusieurs attentats à la bombe à Florence, Milan et à Rome (10 morts et 93 blessés) afin de faire plier l’Etat italien. Ils sont directement tenus responsables de la mort des juges antimafia Falcone et Borsellino. Selon le repenti Antonino Giuffrè, les frères Graviano étaient les intermédiaires entre Cosa Nostra et le Premier ministre Silvio Berlusconi…

Blessed Giuseppe Puglisi

Also known as
  • Pino Puglisi
Profile

Son of Carmelo and Giuseppa Fana Puglisi, a cobbler and a seamstress. Ordained on 2 July 1960 as a priest in the archdiocese of Palermo, Italy. Parish priest in the areas of Settacannoli, Romagnolo, Vadessi, Godrano and Brancaccio in Italy. Confessor of the Basilian sisters Figlie di Santa Macrina. Taught at a number of schools from 1962 to 1993. Worked with youth in the poorest areas of his assignments, and helped teach anyone who would listen about the reforms of Vatican II that were designed to revilatize the involvement of the laity. Worked in Godrano to end bloody vendettas, and reconciled families broken by violence. Member of the Presenza del Vangelo. Vice-rector of the seminary in Palermo on 9 August 1978; director of diocesan vocations on 24 November 1979 and of the region on 5 February 1986. The work he did in schools, with vocations and in the neighborhoods proved a model for later teachers who work from the Christian point of view. Worked with groups of nuns, priests and lay people to improve living conditions and to denouce crime and the collusion of elected officials with organized crime. He received a series of threats, and was murdered at home by the mafia for his work. Martyr.

Born

Beato Giuseppe Puglisi Sacerdote e martire


Brancaccio, Palermo, 15 settembre 1937 - Brancaccio, 15 settembre 1993

Divenuto sacerdote della Chiesa Palermitana, era ben conscio della pessima situazione della città, dilaniata dall'azione delle cosche mafiose in cui è suddivisa oltre che dalla microcriminalità, e si diede subito a operare nel tessuto sociale, particolarmente in quelli più diseredati o in cui comunque la macchia della delinquenza è più radicata, portando ovunque buoni risultati. Attivo con speciale attenzione nella pastorale giovanile, riusciva a coinvolgere nei gruppi parrocchiali un sempre crescente numero di ragazzi togliendoli dalla strada (e quindi dalla criminalità) e mettendoli in guardia egli stesso della reale natura maligna delle organizzazioni da cui erano manovrati, oltre che dei pericoli in cui incorrevano. La sua fu una lotta aperta e dichiarata alla mafia che, sentendosi punta e minacciata da questo prete esemplare e dalla sua opera che si diffondeva rapidamente, commissionò così il suo massacro.

Dallo 25 maggio 2013 l’antimafia va in paradiso; anche se il primo a riderne sarebbe proprio lui, don Pino Puglisi, il prete antimafia per eccellenza, che tuttavia non è stato mai una prete ”anti”, piuttosto sempre un prete “per”. Le sue umili origini (papà calzolaio, mamma sarta) affondano a Brancaccio, il quartiere palermitano dove nasce il 15 settembre 1937 e sempre ad alta concentrazione di miseria (non sempre solo materiale), di delinquenza, di corruzione. E di mafia. Con la quale il prete di Brancaccio deve ben presto confrontarsi, perché del suo quartiere finisce nel 1990 per essere nominato parroco.  Nei 28 anni precedenti ha ricoperto i più svariati incarichi, dall’insegnamento alla pastorale vocazionale, dalla direzione spirituale di giovani e religiose alla rettoria del seminario minore fino all’accompagnamento delle giovani coppie, rivelandosi sempre fine educatore, consigliere illuminato ed incisivo formatore di coscienze, comunque un prete “rompiscatole”, come ama definirsi, che non lascia tranquilli i suoi interlocutori, sempre stimolandoli ad una maggior autenticità cristiana. Significativi, dal punto di vista pastorale, i suoi otto anni passati nella comunità di Godrano, contrassegnata da una atavica e sanguinosa faida, che riesce a debellare a colpi di Vangelo e carità, insegnando e inculcando la forza trasformante della riconciliazione cristiana e del perdono vicendevole. Ritorna a Brancaccio da parroco, umanamente ormai maturo perché oltre la soglia dei 50 anni, ma, soprattutto, pastoralmente ben collaudato, con uno stile pedagogico e formativo ben definito e una passione per i giovani che con il tempo è andata aumentando anziché affievolirsi.  Sono loro, infatti, a dover essere sottratti, uno ad uno, all’influenza mafiosa, per creare una nuova cultura della legalità e un’autentica promozione umana, che passi attraverso il risanamento del quartiere, la creazione di nuove opportunità lavorative, il recupero di condizioni di vita dignitose, ulteriori possibilità di scolarizzazione. Per fare questo don Puglisi non si risparmia e non esclude alcun mezzo, dalla predica in chiesa con toni accesi ed inequivocabili alla promozione in piazza di manifestazioni e marce antimafia che raccolgono sempre più adesioni e che per la malavita locale sono un autentico pugno nello stomaco.  In soli tre anni di intensa attività la mafia si vede progressivamente privata di manovalanza e, soprattutto, di consenso popolare da quel prete che ben presto diventa una sgradita “interferenza” e che raccoglie i giovani in un centro, intitolato al Padre Nostro, dove fa ripetizione ai bambini poveri, destinati a un futuro di disagio o di asservimento alla potenza dei boss. A tutti ripete che “da soli, non saremo noi a trasformare il quartiere. Noi vogliamo rimboccarci le maniche e costruire qualcosa, e se ognuno fa qualcosa, allora si può fare molto…”. Cominciano ad arrivare i primi avvertimenti, le prime molotov e le prime porte incendiate, ma don Pino non è tipo da lasciarsi intimorire: “Non ho paura delle parole dei violenti, ma del silenzio degli onesti”, denuncia in chiesa. È in questo contesto che viene decretata la sua condanna a morte da parte dei boss Graviano. I sicari lo avvicinano davanti alla porta di casa il 15 settembre 1993, sera del suo 56° compleanno e lo eliminano con un colpo di pistola alla nuca, tentando di far apparire l’omicidio come conseguenza di una rapina finita male. È Salvatore Grigoli, quello che ha premuto il grilletto, a ricordare il suo ultimo sorriso e le parole “Me l’aspettavo”, che dicono come quella morte non sia un incidente di percorso ma un rischio di cui don Pino era ben cosciente. Quell’assassinio “ci sembrò subito come una maledizione, perché da allora cominciò ad andarci tutto storto”, riferisce sempre Grigoli, che intanto ha iniziato un percorso di conversione, imitato alcuni anni dopo dall’altro sicario, Gaspare Spatuzza. Entrambi attribuiscono il ravvedimento alla loro vittima, da cui sono certi di essere stati perdonati. Dopo trent’anni la Chiesa riconosce la morte di don Puglisi come martirio “in odio alla fede”, privando di fatto la mafia di quell’aura di religiosità, o meglio di devozionismo che alcuni boss hanno ostentato. Chissà se a lui non sta un po’ stretta, ora, la nuova qualifica di “beato”, che può rischiare, come qualcuno teme, di trasformarlo in un “santino” più che in un santo, edulcorando cioè la forza della sua testimonianza. Ma, a ben guardare, non dipende da lui: dipende da noi.

Autore: Gianpiero Pettiti

Don Giuseppe Puglisi nasce nella borgata palermitana di Brancaccio il 15 settembre 1937, figlio di un calzolaio e di una sarta, e viene ucciso dalla mafia nella stessa borgata il 15 settembre 1993, giorno del suo 56° compleanno. 

Entra nel seminario diocesano di Palermo nel 1953 e viene ordinato sacerdote dal cardinale Ernesto Ruffini il 2 luglio 1960. Nel 1961 viene nominato vicario cooperatore presso la parrocchia del SS.mo Salvatore nella borgata di Settecannoli, limitrofa a Brancaccio, e rettore della chiesa di San Giovanni dei Lebbrosi. 

Nel 1963 è nominato cappellano presso l'istituto per orfani "Roosevelt" e vicario presso la parrocchia Maria SS. ma Assunta a Valdesi. 

Sin da questi primi anni segue in particolare modo i giovani e si interessa delle problematiche sociali dei quartieri più emarginati della città. 

Segue con attenzione i lavori del Concilio Vaticano II e ne diffonde subito i documenti tra i fedeli con speciale riguardo al rinnovamento della liturgia, al ruolo dei laici, ai valori dell'ecumenismo e delle chiese locali. 

Il suo desiderio fu sempre quello di incarnare l'annunzio di Gesù Cristo nel territorio, assumendone quindi tutti i problemi per farli propri della comunità cristiana. 

Il primo ottobre 1970 viene nominato parroco di Godrano, un piccolo paese in provincia di Palermo - segnato da una sanguinosa faida - dove rimane fino al 31 luglio 1978, riuscendo a riconciliare le famiglie con la forza del perdono. 

In questi anni segue anche le battaglie sociali di un'altra zona della periferia orientale della citt., lo "Scaricatore". 

Il 9 agosto 1978 è nominato pro-rettore del seminario minore di Palermo e il 24 novembre dell'anno seguente direttore del Centro diocesano vocazioni. 

Nel 1983 diventa responsabile del Centro regionale Vocazioni e membro del Consiglio nazionale. Agli studenti e ai giovani del Centro diocesano vocazioni ha dedicato con passione lunghi anni realizzando, attraverso una serie di "campi scuola", un percorso formativo esemplare dal punto di vista pedagogico e cristiano.

Don Giuseppe Puglisi è stato docente di matematica e poi di religione presso varie scuole. Ha insegnato al liceo classico Vittorio Emanuele II a Palermo dal '78 al '93. 

A Palermo e in Sicilia è stato tra gli animatori di numerosi movimenti tra cui: Presenza del Vangelo, Azione cattolica, Fuci, Equipes Notre Dame. Dal marzo del 1990 svolge il suo ministero sacerdotale anche presso la "Casa Madonna dell'Accoglienza" dell'Opera pia Cardinale Ruffini in favore di giovani donne e ragazze-madri in difficoltà. 

Il 29 settembre 1990 viene nominato parroco a San Gaetano, a Brancaccio, e nel 1992 assume anche l'incarico di direttore spirituale presso il seminario arcivescovile di Palermo. Il 29 gennaio 1993 inaugura a Brancaccio il centro "Padre Nostro", che diventa il punto di riferimento per i giovani e le famiglie del quartiere. 

La sua attenzione si rivolse al recupero degli adolescenti già reclutati dalla criminalità mafiosa, riaffermando nel quartiere una cultura della legalità illuminata dalla fede. 

Questa sua attività pastorale - come è stato ricostruito dalle inchieste giudiziarie - ha costituito il movente dell'omicidio, i cui esecutori e mandanti sono stati arrestati e condannati. Nel ricordo del suo impegno, innumerevoli sono le scuole, i centri sociali, le strutture sportive, le strada e le piazze a lui intitolate a Palermo e in tutta la Sicilia. 

A partire dal 1994 il 15 settembre, anniversario della sua morte, segna l'apertura dell'anno pastorale della diocesi di Palermo. 

Il 15 settembre 1999 il Cardinale Salvatore De Giorgi ha insediato il Tribunale ecclesiastico diocesano per il riconoscimento del martirio, che ha iniziato ad ascoltare i testimoni. Un archivio di scritti editi ed inediti, registrazioni, testimonianze e articoli si è costituito presso il "Centro ascolto giovani don Giuseppe Puglisi" in via Matteo Bonello a Palermo (091-334669). 

La sua vita e la sua morte sono state testimonianze della sua fedeltà all'unico Signore e hanno disvelato la malvagità e l'assoluta incompatibilità della mafia con il messaggio evangelico. 

"Il credente che abbia preso in seria considerazione la propria vocazione cristiana, per la quale il martirio è una possibilità annunciata già nella rivelazione non può escludere questa prospettiva dal proprio orizzonte di vita. I 2000 anni dalla nascita di Cristo sono segnati dalla persistente testimonianza dei martiri" (Giovanni Paolo II, Incarnationis Misterium, n.10).

HA DETTO 

La testimonianza cristiana è una testimonianza che diventa martirio. Infatti testimonianza in greco si dice martyrion. Dalla testimonianza al martirio il passo è breve, anzi è proprio questo che dà valore alla testimonianza." Essa servirà a dar fiducia "a chi, nel profondo, conserva rabbia nei confronti della società che vede ostile… A chi è disorientato, il testimone della speranza indica non cos’è la speranza, ma chi è la speranza. La speranza è Cristo, e si indica logicamente attraverso una propria vita orientata verso Cristo. 

INTERVENTO DEL CARDINALE SALVATORE DE GIORGI 
ARCIVESCOVO DI PALERMO 
NELLA SEDUTA CONCLUSIVA DEL PROCEDIMENTO 
DELLA FASE DIOCESANA PER IL RICONOSCIMENTO 
DA PARTE DELLA CHIESA DEL MARTIRIO 
DEL SERVO DI DIO IL SACERDOTE DON GIUSEPPE PUGLISI 
CATTEDRALE, 6 MAGGIO 2001 

E’ significativo che ogni anno nella Chiesa di Palermo, l'apertura dell'itinerario pastorale si svolga nel giorno anniversario dell’uccisione del Servo di Dio. Significa non solo che la memoria del suo sacrificio non può morire né diminuire, ma, anche e soprattutto, che la memoria della sua sacrilega uccisione - per il modo in cui è avvenuta e per le motivazioni per le quali è stata eseguita - resta per la Chiesa di Palermo e per la nostra azione pastorale la voce perenne e implacabile del sangue che invita al coraggio, alla coerenza, alla fortezza, alla santa audacia nell'esercizio del ministero sacerdotale e di ogni altro servizio nella Chiesa per il trionfo del bene su tutte le aggressioni e le perversioni del male. 

Padre Puglisi, infatti, è stato ucciso perché sacerdote, perché sacerdote coerente e fedele secondo il cuore di Dio, perché impegnato nell'annuncio del Vangelo e nel suo dovere di educatore, di guida, di pastore. "Coraggioso testimone della verità del Vangelo" lo ha definito il Papa Giovanni Paolo II a Catania, e tra i "ministri coraggiosi del Vangelo" lo ha annoverato parlando a Siracusa. E il suo nome è stato inserito nell’elenco dei "testimoni della fede del Novecento", dei quali, per volontà dello stesso Pontefice, è stata fatta memoria il 7 maggio 2000 al Colosseo, durante il Grande Giubileo. 

È stato ucciso perché con la sua silenziosa ma efficace azione pastorale sottraeva le nuove generazioni alle aggressioni della mafia. Divenuto, come Gesù, segno di contraddizione, è stato oggetto di amore da parte di coloro che sono al servizio dell’amore e della vita e di odio da parte di quanti sono al servizio dell’odio e della morte. L'odio al suo zelo pastorale, alla sua opera di evangelizzazione e di formazione delle coscienze soprattutto giovanili, il suo impegno preferenziale per gli ultimi, che è parte integrante dell'evangelizzazione, non è semplicemente l'odio a un Sacerdote: è l'odio a Cristo, è l'odio alla Chiesa, è l'odio al Vangelo, col quale la mafia è assolutamente inconciliabile. 

Sia ben chiaro: riconoscere il martirio per la fede spetta solo alla Suprema Autorità della Chiesa. Ma io, come Pastore della Chiesa Palermitana, non posso non auspicare che questo - con i tempi e le modalità previste dalle norme canoniche - possa avvenire a gloria di Dio, a edificazione della nostra Chiesa, a incoraggiamento del Clero, a sostegno di quanti lavorano per il riscatto della Città e anche come invito alla conversione dei mafiosi e di quanti operano il male. Vengono spontanee alla mente le parole espresse dal Santo Padre il giorno dei funerali del Servo di Dio parlando alla Verna: "Elevo la mia voce per deplorare che un sacerdote impegnato nell’annuncio del Vangelo e nell’aiutare i fratelli a vivere onestamente, ad amare Dio e il prossimo, sia stato barbaramente eliminato. Mentre imploro da Dio il premio eterno per questo generoso ministro di Cristo, invito i responsabili di questo delitto a ravvedersi e a convertirsi. Che il sangue innocente di questo sacerdote porti pace alla cara Sicilia". 

Non è un semplice auspicio: è una speranza. Per tutti un impegno. Per questo da oggi dobbiamo intensificare la nostra preghiera.


E' stato beatificato a Palermo il 25 maggio 2013.

Fonte: