lundi 4 juillet 2016

Saint AGGÉE et saint OSÉE, prophètes


Aggée

Osée

Saints Aggée et Osée

prophètes (6ème s. av JC.)

Aggée est un prophète contemporain de la reconstruction du Temple de Jérusalem, vers 520 av. J.C. et il exhorte le gouverneur Zorobabel et le grand-prêtre Josué à le reconstruire. Osée est lui aussi un prophète vivant à une époque où se succèdent les révolutions de palais dans le Royaume du Nord d'Israël. Au travers des péripéties de sa vie familiale, il découvre l'amour du Seigneur pour son Peuple et nous transmet cette découverte.


Ils sont fêtés dans le martyrologe romain au 16 décembre et au 17 octobre.





LE PROPHÈTE AGGÉE

       En 538, Cyrus le Perse qui réside à Babylone autorise les juifs à rentrer à Jérusalem et à reconstruire le Temple. Un an plus tard, une caravane arrive à Jérusalem sous la conduite de Josué le grand prêtre et de Zorobabel, un prince de Juda. Près de 50 000 personnes arrivent ainsi à Jérusalem.

Ils sont mal accueillis par les Juifs restés au Pays au moment de la déportation, et les non-juifs. Décidés à reconstruire le temple, c'est quelques mois après leur retour d'exil qu'ils offrent leur premier sacrifice sur l'autel rebâti. Mais les Samaritains essaient de s'immiscer dans les travaux. Rejetés par les juifs, ils font tout pour faire capoter la reconstruction.

Les juifs sont confrontés à des menaces, à des interventions armées, à des manœuvres politiques. Cyrus est loin. Pendant 16 ans, ils arrêteront la construction du Temple devant les difficultés qu'ils rencontrent. C'est alors que surgit le prophète Aggée. Darius est le nouveau roi de Perse. Pour encourager les juifs, le prophète Aggée (son nom signifie "ma fête", c'est tout un symbole !) adresse quatre oracles à Zorobabel le gouverneur.

(1-1-11)- Le premier oracle est une invitation à reconstruire le Temple, la famine actuelle qui parcourt le Pays est due au fait que les juifs ont été plus empressés à reconstruire leurs maisons que celle de Dieu. Face au découragement le prophète ranime les courages : «maintenant sois fort, Zorobabel, et sois fort Josué, et soyez forts, vous, tout le peuple du pays… travaillez et ne craignez pas» (Ag 2,4-5). C'est aussi un message pour nous les chrétiens, qui aujourd'hui sommes invités à travailler à l'œuvre de Dieu en travaillant dans l'Église, représentée par le Temple de Jérusalem .

(2,1-9-) Le deuxième oracle annonce que malgré les apparences, la splendeur du nouveau temple sera plus grande que celle du temple de Salomon. «Je remplirai cette maison de gloire… et la dernière gloire de cette maison sera plus grande que la première, dit le Seigneur des armées, et dans ce lieu, je donnerai la paix, dit le Seigneur des armées» (Aggée 2;7). C'est une prophétie, car au-delà des apparences le temple de Zorobabel annonce la cité céleste, la Jérusalem d'en haut, l'épouse de l'Agneau qui descend du ciel «avec en elle la gloire de Dieu» (Ap 21,10).

(2,10-19-) Le troisième oracle, annonce que si le pays a été frappé et si le peuple a eu à souffrir bien des maux, c'est en raison du manque de sainteté de ceux qui travaillent. Le travail doit être accompli avec une pureté intérieure (Ag 2,12-14.)
(2,20-23) Le quatrième oracle est l'objet d'une promesse. Zorobabel descendant de la famille de David, porte en lui les promesses messianiques. «En ce jour là dit le Seigneur des armées, je te prendrai, Zorobabel, fils de Shaeltiel, mon serviteur dit le Seigneur, et je te mettrai comme un cachet. Car je t'ai choisi, dit le Seigneur des armées»(2,23). Zorobabel est un type du Christ, le représentant du résidu devant Dieu.

       Aggée interviendra plusieurs fois encore, en faisant de violents reproches au peuple et aux chefs qui ont abandonné les travaux. Zorobabel et Josué se laissent alors convaincre et reprennent la construction du Temple.

Le prophète Aggée interviendra une nouvelle fois quand le gouverneur perse fera arrêter les travaux. Aggée est ainsi le moteur spirituel de la reconstruction du Temple suivi par le prophète Zacharie. On peut voir également dans la reconstruction du Temple un signe du retour du Règne de Dieu.

SOURCE : http://paroissedelacrau.org/ecritures_saintes/prophete_aggee.html


Aggaeus (Aggeus, Haggai), Prophet (RM)


Died c. 516 BC. The tenth of the Minor Prophets, Haggai belongs to the period after the exile. The purpose of his divine message was to forward the rebuilding of the Temple of Jerusalem (Benedictines).




Sant' Aggeo Profeta


Il santo profeta Aggeo, al tempo di Zorobabel, re di Giuda, ammonì il popolo perché riedificasse la casa del Signore, dove poi sarebbe stata posta l’Arca della Santa Alleanza.

Etimologia: Aggeo = protettore delle abitazioni e delle strade, secondo i latini

Martirologio Romano: Commemorazione di sant’Aggeo, profeta, che, al tempo di Zorobabele, re di Giuda, esortò il popolo a riedificare la casa del Signore, nella quale affluiranno le ricchezze di tutte le genti.

Nel pieno del tempo d’Avvento, il 16 dicembre, il nuovo Martyrologium Romanum pone la “commemorazione di Sant’Aggeo profeta”, annoverato tra i profeti minori dell’Antico Testamento per la brevità dei suoi scritti, ma non per la secondarietà del suo messaggio, e dunque non meno importante al cospetto di Dio.


Il libro biblico a lui attribuito si suddivide principalmente in quattro parti: messaggio a Giosuè ed a Zorobabele (1,1-15); parole di incoraggiamento (2,1-9); la situazione migliorerà (2,10-19); Dio conserverà i capi (2,20-23).In seguito alla caduta di Gerusalemme avvenuta nel 587 a.C., i sopravvissuti furono schiavizzati e deportati in Babilonia. Uno sconvolgimento internazionale provocò il cambio della potenza allora dominante nel mondo, portando così Ciro di Persia ad impossessarsi di ciò che rimaneva della potenza babilonese nel 539 a.C..Tra le prime decisioni di tale sovrano vi fu quella di concedere a tutti quegli ex-prigionieri che lo avessero desiderato di fare ritorno in patria. Un notevole numero di Giudei accettò dunque l’amichevole offerta ed iniziò la ricostruzione della comunità.Essendo però tempi difficili, si dovette procedere alla ricostruzione di mura, città, case e strade, dissodare il terreno ed arruolare un esercito al fine di difendersi dalle incursioni degli ostili popoli vicini.Purtroppo, dopo un entusiastico avvio dei lavori di riedificazione del Tempio di Gerusalemme, l’interesse andò degenerando e tutto venne sospeso nel 536 a.C.. Dopo ben 16 anni di inattività e di interessi contrastanti, il santo profeta Aggeo cominciò a predicare il suo messaggio, incitando la popolazione a riprendere i lavori di modo che Dio tornasse ad avere un degno luogo di culto.I quattro messaggi di Aggeo sono tutti databili attorno al 520 a.C..

Nel primo di essi, diretto a Giosuè ed a Zorobabele, rispettivamente capi religioso e politico, il profeta rinfaccia alla popolazione di trascorrere troppo tempo in divertimenti mentre il Tempio del Signore è ancora in rovina.Il secondo messaggio era invece indirizzato a coloro che desideravano lavorare, ma temevano che i risultati della loro attività avessero potuto essere insignificanti.Gli ultimi due messaggi denunziarono infine la dilagante corruzione, assicurando la protezione di Dio su coloro che rispondono positivamente alla sua chiamata ed in particolare su Zorobabele.In sostanza il messaggio complessivo e fondamentale del libro di Aggeo è assai semplice: la nostra vita spirituale è più importante di quella materiale. Occorre perciò costruire una dimora per Dio sia esternamente, sia all’interno del proprio cuore, se si desidera godere della benedizione di Dio.



Autore: Fabio Arduino




Duccio di Buoninsegna, Le Prophète Osée, 1309-1311, Siena Cathedral


LE PROPHÈTE OSÉE


       Osée est l'un des 12 «petits prophètes». Il prophétise dans le Royaume d'Israël, dont la capitale est Samarie. Son message se situe après celui d'Amos, qui dénonce l'injustice des chefs qui se cachent sous un vernis de religiosité. Alors que la situation en Israël ne s'est pas améliorée, Osée annonce un jugement de Dieu. Malgré la paix relative, les paysans doivent emprunter à des taux élevés en dépit des lois qui protègent les pauvres (Os 10,13). Ils sont contraints à vendre leurs propriétés. Les puissants, eux, se sont enrichis. La violence et les complots se sont multipliés (2R14:23). Le prophète rappelle l'inconscience du pouvoir politique, l'indignité des prêtres, et l'injustice qui écrase les pauvres. En châtiment, Samarie, la capitale du Royaume du Nord, sera prise en 721.

Le livre :

       Après Jéroboam II, Israël tombe dans l'anarchie. L'Assyrie de son coté relève la tête. (2 Rois 15:18-20). C'est à ce moment là qu'Osée prophétise! Il est le fils de Bééri. C'est un contemporain d'Amos et d'Isaïe. Il prophétise vers 743, prophète du Nord, il appartient à une classe assez riche.

       Dieu demande au prophète de prendre pour femme Gomer, une prostituée qui va lui être infidèle, et que pourtant il ne cesse d'aimer. C'est un signe pour Israël. Comme Osée s'est uni à une prostituée, Dieu s'est uni à un peuple infidèle. Comme Osée a racheté sa femme, ainsi Dieu rachètera son peuple! Osée prend sur lui le péché de son peuple. Solidaire avec Dieu, il est solidaire de ses frères. Ce drame d'Osée s'apparente au célibat forcé de Jérémie, ou au veuvage imposé d'Ezéchiel.

       C'est le symbole de l'amour fou, d'un amour qui toujours pardonne (1Cor 13), qui pardonne tout, qui croit tout, qui espère tout, supporte tout! Ce thème du mariage est commun dans la parole de Dieu à d'autres prophètes. (Jérémie 2:2, 3:1-12; Ezéchiel 16 et 23; ou Esaïe 54:5-10). Jésus lui-même, va plus tard se présenter comme l'époux (Matthieu 22:1-14, 25:1-13), et Paul se servira de ce thème de l'amour du Christ pour l'Église comme modèle de l'amour conjugal (Ep 5,23).

       Osée est le prophète de la miséricorde infinie! La chute du Royaume sera un temps de purification, de nouvelles fiançailles; «Je vais la séduire et l'attirer au désert, et je parlerai à son cœur».

       L'idolâtrie en fait est une prostitution! L'internement de Gomer, son épouse, pour la forcer à revenir à lui, c'est l'image de l'exil qui doit faire revenir Israël à son Dieu. Osée est aussi le prophète de l'espérance. Au-delà de la ruine de son peuple, il sait que Dieu aime son peuple, aussi dépasse-t-il l'événement qu'il subit!

       Mystique, il est allé très loin dans la connaissance intime de Dieu. Son message, qui est celui de la miséricorde, est l'un des plus grands.

Dans le livre on distingue deux parties – Du chapitre 1 à 3, c'est un récit biographique – Du chapitre 4 à 14, des oracles divers.

1.      Chapitres 1 à 3

       C'est une biographie du prophète et de ses aventures conjugales avec une femme infidèle. C'est l'image du culte rendu aux Baals (les seigneurs), des dieux qui ne font pas germer le blé ni produire la vigne. C'est un appel à la repentance (2,8). Dieu, lui, reste fidèle à son amour. Ce message annonce le salut futur en Jésus-Christ, et la réconciliation pour ceux qui font repentance.

2.      Chapitres 4 à 14. Oracles divers

       Cette partie décrit l'infidélité du peuple (accusation suivie de l'annonce du châtiment), son idolâtrie (4:11-14, 8:4-7, 8:13-14, 10:5, 13:1-2). Dieu est méconnu de son peuple, et les sacrifices ne suffisent pas (4:1-3, 8:1, 6:7-11, 9:11-1).

Osée stigmatise la suffisance et la confiance en soi et en sa force (7 :8-12, dans ses alliances (8:8-10 ,10:13-15), et en ses richesses (12:8-9). D'autre part, les prêtres sont corrompus (4:4-10, 5:1-7) et les grands sont remplis d'ambition (7:3-7). D'où le refus d'écouter la Parole de Dieu (9:7-9). Aussi, c'est l'annonce d'un châtiment (5:8-12, 10:9-10, 13:7-11). Mais c'est aussi l'annonce de la bonté de Dieu, et la promesse de pardon et de réconciliation (6:1-6, 14:5-10). Le verset 6 a été cité par Jésus (Matthieu 9:13,12:7) «c'est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices». Enfin c'est un appel à la conversion : 6:1, 14:1-4, car Dieu ne cesse d'espérer le retour de son peuple aimé. II croit que c'est encore possible (5:15.)





 Alessandro Bonvicino, Profeta Osea, 1521-1524, 
130 X 128 , Chiesa di San Giovanni Evangelista, Brescia

La souffrance du prophète Osée

La Bible raconte que Dieu demanda à Osée d'épouser une prostituée : "Va prends une femme se livrant à la prostitution et des enfants de prostitution...". Osée obéit à Dieu et épouse Gomer.
La Bible raconte que Dieu demanda à Osée d'épouser une prostituée : "Va prends une femme se livrant à la prostitution et des enfants de prostitution car le pays ne fait que se prostituer en se détournant de Yahvé". (Os 1, 2). Osée obéit à Dieu et épouse Gomer, une prostituée de son pays.
Les enfants d'Osée
Avec Gomer, Osée à trois enfants. Dieu lui demande d'appeler son premier fils Yizréel, ce qui signifie "Dieu sème", et sa fille Lo-Ruhamah "non aimée". Quant au dernier fils, Dieu dit : "Appelle-le du nom de Lo-Ammi ("pas mon peuple"), car vous n'êtes pas mon peuple, et moi je n'existe pas pour vous". La rupture entre Dieu et son peuple, comme entre les époux, semble consommée...
Blessure et colère
Osée est un homme blessé. Gomer lui est infidèle. Elle a des amants et sacrifie aux faux dieux, les Baals.
La tristesse et la colère d'Osée se mêlent en une longue plainte. "Elle n'est plus ma femme et je ne suis pas son mari", crie-t-il. Cette tendresse blessée est aussi celle de Dieu.
Osée pardonne
Mais Osée aime Gomer, malgré ses trahisons. Il l'aime comme Dieu aime son peuple. Pour toujours. Alors il lui pardonne. Il va jusqu'à la racheter, car, dans sa débauche, Gomer s'était faite esclave.
De nouveaux commencements
Le livre d'Osée se termine par un long poème où le prophète renouvelle à son épouse la promesse de leur amour. L'image de l'union conjugale est utilisée pour représenter l'alliance de Dieu avec son peuple. Une alliance sans fin, qui traverse les épreuves et fait confiance à l'avenir.





Osee (Hosea), Prophet (RM)


8th century BC. Hosea lived in a period when, as is usual in the history of the world, things were going badly. He seems to have been a contemporary of Isaiah, but his prophecies were directed at his compatriots of Samaria, the destruction of whose kingdom he foretold. The Hebrews who had settled in Judea had reached a high point during the reigns of David and Solomon, but since then they had separated into two kingdoms: the kingdom of the north, Israel, and the southern kingdom of Judah.


The kings of Israel were a poor lot and there was anarchy everywhere--military, political, and religious anarchy. For a country to be defeated in a war is a far smaller tragedy than for a country to lose its sense of vocation, and Hosea lamented this falling-off not only with his preaching but also with his life.

The prophets of the Old Testament were very fond of striking people's imaginations by what we would today call publicity stunts, such as walking half naked through a town with a shaven head and carrying the yoke of an ox. Hosea drew attention to himself by getting married, which may not sound very original in itself but was what God wanted him to do, and God never hesitates to outflank our limited intelligences.

Moreover He ordered Hosea to marry a prostitute--and please don't be scandalized, because you will soon see that this story comes closer to home than you might think. "Go, take a harlot wife," said God (Hosea 1:2), and Hosea obeyed. He married a woman called Gomer, by whom he had a son called Jezreel, and soon after that Gomer returned to her former trade.

Hosea wasn't surprised, but he had known Gomer long enough to come to love her, and to love her with all his heart. She had two more children: a daughter, Lo-ruhamah, which means "not loved," and a son, Lo-ammi, which means "not of my people."

Hosea continued to love Gomer and when God ordered him to take her back he obeyed, buying her for 15 pieces of silver and a barrel and a half of barley. And that is all that we know about him, because that is all that God wanted us to know, just the story of this marriage and of Hosea's great love for a sad, even wretched, despised person. For the story of Hosea's tender love is the story of God's tender love, and in the story of God's love the prostitute is us.

For what is the story of Hosea if not the story of God who loves His people, who is betrayed by His people--even by those who are the most faithful--but Whose love is yet stronger than their betrayal? To make us understand His love God begins by telling us about a marriage and ends by sending His Son to live the Crucifixion. His love was in the beginning and will endure for ever, for God has never brought Himself to hate man completely. Sometimes He leaves man to himself, and that is His greatest punishment (5:15).

Hosea's whole life as well as his book bear witness to this great love of God. Through his mouth we hear God weeping in rage and frustrated love over the sins of mankind: "I will have no pity on her children, for they are the children of harlotry. Yes, their mother has played the harlot; she that conceived them has acted shamefully. . . . " (2:7).

But soon his anger abates and he takes new hope: "Then she shall say, 'I will go back to my first husband; for it was better with me then than now" (2:9). Surely we have here an echo, a herald of that other story, the story of the Prodigal Son, and of his words: "I will arise and go to my father. . . ." (Luke 15:18).
Hosea continues: "So, I will allure her; I will lead her into the desert and speak to her heart. From there I will give her the vineyard she had, and the valley of Achor as a door of hope. She shall respond there as in the days of her youth (Hosea 2:16-17). . . . I will espouse you to me forever. I will espouse you in right and in justice, in love and in mercy (2:21). . . . And I will have mercy upon her that had not obtained mercy; and I will say to them which were not my people, you are my people; and they shall say, You are my God."

This crisis in God's love for His people and for mankind is the theme of the book of Hosea. Neither Hosea nor God would admit defeat; they threatened terrible calamities, they wept over betrayals and desertions, but all the time they were waiting for the great reconciliation. Neither had any illusions about vice and sin; they met it head on, face to face.

They blamed the priests: "My people perish for want of knowledge! Because you have rejected knowledge, I will reject you from my priesthood, since you have ignored the law of your God, I will also ignore your sons (4:6). . . ." After the priests they blamed the folly of the people: "My people ask counsel at their stocks, and their staff declares to them." They blamed the iniquity of the rulers: "The princes of Judah have become like those that move a boundary line (5:10). . . . For I am like a lion to Ephraim, like a young lion to the house of Judah" (5:14)

Nor were Hosea or God deceived by superficial repentance. In one of the finest passages in the Old Testament, Hosea says: "For it is love that I desire, not sacrifice; and the knowledge of God more than burnt offerings" (6:6).

"Ephraim," says God, "is a hearth cake not turned (7:8). . . . a silly dove without heart" (7:11). And yet: "How could I give you up, O Ephraim? . . . . My heart is overwhelmed, my pity is stirred. I will not give vent to my blazing anger, I will not destroy Ephraim again; for I am God and not man" (11:8-9).

And so the book of the prophet Hosea ends with the victory of love; and as long as it is read, despair shall never triumph:

"I will heal their defection, I will love them freely, for my wrath is turned away from them. I will be as the dew unto Israel; he shall blossom like the lily, he shall strike root like the Lebanon cedar, and put forth his shoots. His splendor shall be like the olive tree (14:5-7). . . . Straight are the paths of the Lord, in them the just walk, but sinners stumble in them (14:10) (Benedictines, Encyclopedia).

SOURCE :  http://www.saintpatrickdc.org/ss/0704.shtml



The Holy Prophet Hosea the first of the minor prophets, belonged to the tribe of Issachar. He lived during the ninth Century before Christ, in the kingdom of Israel. He was a contemporary of the holy Prophets Isaiah, Micah and Amos. During this time, many of his fellow Israelites had forgotten the true God, and worshipped idols. The holy Prophet Hosea attempted to turn them again to the faith of their Fathers by his wise counsels. Denouncing the iniquities of the people of Israel (i.e. the northern kingdom Israel), the prophet proclaimed to them great misfortunes from a foreign people and their removal into captivity by Assyria.

Almost a thousand years before the coming of the Savior, and through the inspiration of the Holy Spirit, the prophet foretold the end of sacrificial offerings and of the priesthood of Aaron (Hos. 3:4-5), and that the knowledge of the True God would spread through all the earth (Hos. 2:20-23). Hosea spoke also about Christ, how He would return from out of Egypt (Hos. 11:1; compare Mt. 2:15), that He would be resurrected on the third day (Hos. 6 and especially Hos.6:2; compare with 1 Cor.15:4), and that He would conquer death (Hos.13-14. Compare 1 Cor.15:54-55).

The prophesies of St Hosea are included in the book that bears his name. The prophetic service of St Hosea continued for more than sixty years. The God-inspired prophet died in deep old age, having devoted all his life to fulfilling the Will of God.





Sant' Osea Profeta


Israele, VIII sec. A.C.

San Osea è il profeta ebraico Hoseah (=salvato dal Signore), vissuto nell'VIII secolo prima di Cristo. Figlio di Beerì, Osea è originario del regno del nord, Osea inizia la sua predicazione sotto Geroboamo II e la prosegue sotto i successori di questo. Il dramma personale di Osea, che lo spinge alla sua azione profetica è raccontato nei primi tre capitoli del libro della Bibbia che porta il suo nome. Probabilmente Osea aveva sposato una donna che amava e che l'aveva abbandonato, ma egli ha continuato ad amarla e l'ha ripresa dopo averla messa alla prova. E' evidente il parallelismo tra Dio e il popolo d'Israele, che conme una donna infedele ha provocato le ire del suo sposo divino. Osea condanna le classi dirigenti di Israele, i re che hanno fatto scelte laiche e mondane e i sacerdoti che hanno abbandonato lo zelo al loro ministero, conducendo il popolo alla rovina. Egli tuona contro le ingiustizie e le violenze, ma soprattutto contro l'infedeltà religiosa, un messaggio vecchio di quasi tre milleni, ma sempre attuale.

Etimologia: Osea = salvato dal Signore, dall'ebraico

Martirologio Romano: Commemorazione di sant’Osea, profeta, che, non solo con le parole, ma anche con la vita, mostrò all’infedele popolo di Israele il Signore come Sposo sempre fedele e mosso da infinita misericordia.

Il ‘Martirologio Romano’, ricorda al 17 novembre il profeta Osea, l’ebraico Hoseah, il cui nome significa “salvato dal Signore”.


Osea apre nella Bibbia la serie dei cosiddetti “Profeti Minori”, ma in realtà la sua è una testimonianza di alto profilo e si basa su un’esperienza personale e familiare, che viene presa a simbolo religioso per tutto il popolo ebraico.

Contemporaneo del profeta Amos, Osea visse e operò nel regno settentrionale d’Israele, di cui era anche originario, nella seconda metà dell’VIII secolo a.C.; più precisamente predicò al popolo la Parola di Dio, in un periodo di tempo racchiuso tra il 750 e il 754 a.C., mentre si maturava la rovina di quel regno scismatico (721 a.C.) che si era separato dal regno di Giuda, dopo la morte di Salomone (931 a.C.).

Figlio di Beeri, Osea scrisse i suoi oracoli profetici al tempo di Ezechia re di Giuda e di Geroboamo II re d’Israele; il libro omonimo consta di 14 capitoli, i cui primi tre, sviluppano la sofferta storia personale e familiare del profeta.

Dietro ordine di Dio, egli sposò una prostituta di nome Gomer, figlia di Diblaim (forse era una sacerdotessa dei culti della fertilità a sfondo sessuale, del dio Baal dei cananei), dalla quale ebbe tre figli dai nomi simbolici, il primo Izreel, dal nome della città dove abitavano d’estate i re d’Israele; la seconda figlia ebbe il nome chiesto da Dio di “Non-amata” e il terzo il nome sempre dettato da Dio, di “Non-popolo-mio”.

E la situazione familiare di Osea sarà il filo conduttore di tutto il Libro, perché la moglie Gomer, pur essendo amata dal profeta, dopo qualche tempo riprese a prostituirsi con numerosi amanti, abbandonando il marito ed i figli; i cui nomi simbolici riflettono la dolorosa situazione familiare.

Ma l’amore di Osea per la moglie infedele, gli fa superare il furore che ne scaturiva, convincendo Gomer a ritornare in famiglia dove c’era amore e perdono; nel capitolo 3 egli descrive così la ricongiunzione: 

[Il Signore mi disse: “Và di nuovo, ama la donna amata da suo marito, benché adultera, come il Signore ama i figli d’Israele, benché essi si volgano verso altri dei e amino le schiacciate di uve passe”. Io dunque me la comprai per quindici pezzi d’argento e una misura e mezza di orzo. Poi le dissi: “Per un lungo periodo rimarrai al tuo posto con me, non ti prostituirai e non sarai di un altro e neppure io verrò da te”.

Perché per un lungo periodo i figli d’Israele saranno senza re e senza principe, senza sacrificio e senza stele… Dopo ciò i figli d’Israele si convertiranno, cercheranno il Signore loro Dio e Davide loro re, trepidanti accorreranno al Signore e ai suoi beni, alla fine dei giorni]. 

È evidente il parallelismo tra Dio e il popolo d’Israele, che come una moglie infedele ha provocato le ire del suo Sposo divino; per la prima volta nella Bibbia, Dio viene esaltato come lo Sposo del suo popolo, perché l’alleanza che lo lega ad esso, è un patto d’amore.

Il profeta Osea nei capitoli successivi, condanna le classi dirigenti d’Israele, i re che hanno fatto scelte laiche e mondane e i sacerdoti che hanno abbandonato lo zelo, trascurando il loro ministero, portando il popolo alla rovina.

Egli si scaglia contro le violenze e le ingiustizie, soprattutto contro l’infedeltà religiosa, ma poi il profeta, con pagine di eccezionale vigore, descrive l’amore di Dio con mirabili accenti di intimità e tenerezza, che sebbene tradito, continua vivo e pieno di sollecitudine, al fine di ricondurre a sé il popolo infedele.

A partire da Osea, la raffigurazione dell’alleanza tra Jahvé e Israele, non sarà più modellata, come al Sinai, sulla base di un rapporto tra un re e un suo vassallo, cioè un rapporto ‘politico’ tra due personaggi; viene invece rappresentata come una relazione d’amore tra due sposi, con aspetti di comunione, spontaneità, intimità; tema che verrà ripreso dai profeti successivi, sia pure in forme diverse, costituendo un simbolismo efficace anche per il Nuovo Testamento.

Al di là del simbolismo, con cui Osea ha scritto il suo oracolo profetico, per richiamare l’infedele popolo d’Israele, gli studiosi sono concordi nel ritenere vere le disavventure familiari del profeta, che egli trasfigura facendole diventare una parabola dell’intera vicenda del popolo, che di fronte all’amore fedele da parte del Signore, la “sposa” Israele, aveva risposto con l’infedeltà dell’idolatria cananea, definita appunto come prostituzione e adulterio.



Autore: Antonio Borrelli