Sainte Clélia
Fondatrice d’une congrégation de religieuses enseignantes près de Bologne (+1870)
(Clélia signifierait "adoucir")
Elle naquit près de Bologne en Italie dans une pauvre famille ouvrière. Tout en travaillant, elle s'engagea très tôt dans l'éducation religieuse des enfants en leur faisant le catéchisme. A 21 ans, en 1868, avec son curé et quelques amies, elle fonda la congrégation des Religieuses de la Vierge des Douleurs pour l'éducation des enfants et surtout des plus déshérités. Elle voulut que ses religieuses soient très insérées dans la vie paroissiale. Deux ans plus tard, elle mourait dans les souffrances d'une redoutable phtisie.
Canonisée le 9 avril 1989, Basilique Vaticane, par Jean-Paul II.
À Budria en Romagne, l'an 1870, sainte Clélie Barbieri, vierge, qui se dépensa
pour le bien spirituel des jeunes filles et fonda la Congrégation des Minimes
de la Vierge des Douleurs pour la formation humaine et chrétienne, en premier
lieu des pauvres et des miséreuses.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/2159/Sainte-Clelia.html
Sainte Clélie Barbieri
Clélie Barbieri naît le
13 février 1847 à Budrie di San Giovanni in Persiceto, village des faubourgs de
Bologne en Italie. Sa mère Jacinthe Nannetti appartenait à la famille la plus
importante de la ville tandis que son père était issu d'un milieu très pauvre.
Le jour même de sa naissance, Clélia est baptisée sous les noms de Clélia,
Rachel, Marie. Elle apprend à coudre, filer et tisser, une des principales
activités de la région, pour aider sa mère, ayant perdu son père dès l’âge de
huit ans. Le 17 juin 1858, à 11 ans, elle fait sa première communion. Sa
dévotion s'oriente vers le crucifix et Notre-Dame des Douleurs. Dans le dur
travail sur les fibres de chanvre, elle est un modèle pour les autres
travailleuses, car elle l'accomplit avec joie et dans un esprit de prière. Elle
nourrit son âme de lectures spirituelles et notamment du livre de saint
Alphonse de Liguori sur « La pratique de l’amour envers Jésus-Christ ».
A cette époque existe un
groupement appelé "les ouvriers de la doctrine chrétienne (ou du
catéchisme)", mouvement destiné à combattre l'indifférence religieuse qui
se manifeste surtout chez les hommes. Le groupe de Budrie est dirigé par un
ancien instituteur très âgé. Clélia y est admise, au dernier rang en raison de
son jeune âge, mais avec elle le groupe renaît et on lui en confie bientôt la
direction. Autour d'elle se groupent d'autres jeunes femmes. A 21 ans le 1er
mai 1868, avec son curé et ses amies, elle fonde la congrégation des « Sœurs
Minimes de Notre-Dame des douleurs » : elles veulent une vie contemplative
centrée sur l'Eucharistie et l'adoration du Saint-Sacrement d'où jaillirait une
vie active par l'enseignement du catéchisme aux paysans et ouvriers du secteur.
Elles sont insérées activement dans la vie paroissiale. Le groupe initial croît
rapidement à la mesure de ceux et celles qui ont besoin de leurs services :
pauvres, malades, garçons et filles à catéchiser. On regarde Clélia comme un
guide dans la foi et on l'appelle "Mère", elle qui n'a que 22 ans.
Mais la tuberculose qui couvait depuis longtemps réapparaît en force deux ans
après la fondation. Elle encourage la Communauté en prophétisant son expansion
et meurt joyeuse à 23 ans le 13 juillet 1870. La Congrégation s'étend à travers
l'Italie, en Inde et en Tanzanie. Sainte Clélia est la plus jeune fondatrice de
religieuses dans l'histoire de l’Église.

SAINTE CLELIA BARBIERI
religieuse, fondatrice
1847-1870
EXTRAIT BIOGRAPHIQUE
Clelia Barbieri naît le
13 février 1847 à Budrie di San Giovanni in Persiceto, village
des faubourgs de Bologne (Émilie, Italie). Les parents sont d'origine bien
différente socialement: Sa mère Jacinthe Nannetti appartenait à la famille la
plus importante de la ville tandis que son père était issu d'un milieu très
pauvre. Mariage contesté mais foyer fondé sur le roc de la foi et d'une vie
profondément chrétienne. Les époux emménagent dans une pauvre maison. Le jour
même de sa naissance, Clélia est baptisée sous les noms de Clélia, Rachel,
Marie. Elle apprend à coudre, filer et tisser, une des principales activité de
la région. Le 17 juin 1858, à 11 ans, elle fait sa première communion, ce qui
est précoce à cette époque et cela à cause de son exceptionnelle préparation:
jour décisif à l'origine d'un approfondissement mystique marqué par la
contrition pour ses propres fautes et celles du monde; elle ressent angoisse et
douleur pour les péchés qui ont crucifié le Christ et contristé Notre-Dame. Sa
dévotion s'oriente vers le crucifix et Notre-Dame des Douleurs. Dans le dur
travail sur les fibres de chanvre, elle est un modèle pour les autres
travailleuses, car elle l'accomplit avec joie et dans un esprit de prière. Avec
ses mains délicates précocement usées par son labeur, elle se dévoue également
au service des pauvres, les préférés de Notre Seigneur. Elle ne vit que pour
Dieu seul, allant jusqu'à oublier son propre corps, mais, pour les plus
délaissés dans leur âme ou dans leur corps, elle comprend quelle "doit aller"
en renonçant à la chère solitude de sa maison.
A cette époque existe un
groupement appelé "les ouvriers de la doctrine chrétienne (ou du
catéchisme)", mouvement destiné à combattre l'indifférence religieuse qui
se manifeste surtout chez les hommes. Le groupe de Budrie est dirigé par un
ancien instituteur très âgé. Clélia y est admise, au dernier rang en raison de
son jeune âge, mais avec elle le groupe renaît et on lui en confie bientôt la
direction. Autour d'elle se groupent d'autres jeunes femmes. A 21 ans le 1er mai
1868, avec son curé et ses amies, elle fonde la congrégation des "Sœurs
Minimes de Notre-Dame des douleurs": elles veulent une vie contemplative
centrée sur l'Eucharistie et l'adoration du Saint-Sacrement d'où jaillirait une
vie active par l'enseignement du catéchisme aux paysans et ouvriers du secteur.
Elles sont insérées activement dans la vie paroissiale. Pas d'organisation
matérielle systématique au début mais elles bénéficient d'une assistance
manifestement providentielle; ce qui soutient les sœurs, ce sont les
souffrances physiques et morales de la fondatrice, humiliée par ceux qui
auraient dû être ses principaux protecteurs. Le groupe initial croît rapidement
à la mesure de ceux et celles qui ont besoin de leurs services: pauvres,
malades, garçons et filles à catéchiser. On regarde Clélia comme un guide dans
la foi et on l'appelle "Mère", elle qui n'a que 22 ans. Mais la
tuberculose qui couvait sourdement depuis longtemps réapparaît en force deux
ans après la fondation. Elle encourage la Communauté en prophétisant son expansion
et, joyeuse, elle meurt à 23 ans en 1870. La Congrégation s'étend à travers
l'Italie, en Inde et en Tanzanie. Sainte Clélia est la plus jeune fondatrice de
religieuses dans l'histoire de l'Église (21 ans).
Béatifiée le 27 octobre
1968 à Rome par Paul VI
Canonisée le 9 avril
1989 à Rome par Jean Paul II
Fête : 13 juillet
http://www.abbaye-saint-benoit.ch
SOURCE : http://voiemystique.free.fr/clelia_barbieri.htm

Also
known as
Cloelia Barbieri
Profile
From her earliest life,
Clelia paid no attention to this world, focused solely on the spiritual life.
Founded the Little Sisters of the Mother of Sorrows who concentrate
on ministering in hospitals and
elementary schools to
the sick,
the aged, the lonely, and a prayer ministry
for the poor.
Since her death,
her voice has been heard in the houses of her order, accompanying her sisters
in song.
Born
13
February 1847 at
Bundrie di San Giovanni, Persiceto, Italy
13 July 1870 at Bologna, Italy of tuberculosis
2 October 1968 by Pope Paul
VI
9 April 1989 by Pope John
Paul II
Little
Sisters of the Mother of Sorrows
people
ridiculed for their piety
Additional
Information
books
John Paul II’s Book of Saints, by Matthew Bunson and
Margaret Bunson
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
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Dicastero delle Cause dei Santi
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en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Dicastro delle Cause dei Santi
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Citation
‘Saint Clelia
Barbieri‘. CatholicSaints.Info. 6 April 2024. Web. 16 February 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-clelia-barbieri/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-clelia-barbieri/
Clelia Barbieri (1847-1870)
foundress of the Congregation of the "Suore Minime dell'Addolorata"
Clelia Barbieri was born
to Giacinta Nannetti and Giuseppe Barbieri, on February 13th, 1847 in a village
called "Budrie" of S. Giovanni in Persiceto in the outskirts of
Bologna, Italy and in the Archdiocese of Bologna.
Her parents were of
different origins: Giuseppe Barbieri came from perhaps the poorest family of
"Budrie" while Giacinta from the most important family in town: he
worked as servant for Giacinta's uncle, the district's medical doctor, while
she was the daughter of the well-to-do Pietro Nannetti.
After her much-contested
wedding, the wealthy Giacinta accepted the poverty of a laborer's life and
moved from a comfortable home to the humble cottage of her father-in-law, Sante
Barbieri; nevertheless forming a family built on the rock of faith and a
totally Christian life.
In line with her mother's
expressed wish, she was baptized Clelia, Rachele, Maria on the very day of her
birth.
The mother taught Clelia
to love God early in her life placing in her heart the desire for sanctity. One
day Clelia asked her, "Mother, how can I become a saint?" In the
meantime Clelia also learned the art of sewing, spinning and weaving kemp which
was the most important work of the district.
In 1855, during a cholera
epidemic the then eight-year-old Clelia lost her father and through the
generosity of her uncle, the doctor, she, her mother and younger sister
Ernestina moved into a more comfortable house near the parish church.
For Clelia the days
became more saintly and dedicated. Anyone who wanted to see her could always
find her either at home weaving and sewing or in church praying.
Although it was usual at
that time to receive First Communion almost at adulthood, Clelia due to her unusual
catechistic preparation and spirituality, made hers on June 17th, 1858, at only
eleven years of age.
This was a decisive day
for Clelia's future since it was then that she had her first mystic experience:
exceptional contrition and repentance for her own sins and those of the world.
She underwent anguish and
suffering for the sins that crucified Christ and so sorrowed Our Lady.
From the day of her First
Communion, the crucifix and Our Lady of Sorrows inspired her saintly soul.
At the same time she had
a first inspiration as to her future which she perceived as based on prayer and
good works.
In adoration before the
Holy Tabernacle she was motionless, rapt in prayer, while at home she was the
companion and model for the other working girls. Far more mature than her
years, she found in her work the first contact with the girls of
"Budrie" where working hemp fibers was the main occupation and where
all were engaged in this hard work.
Clelia brought something
particularly personal to her little world: she worked with joy and love,
praying and thinking of God at all times and even speaking of Him to her
companions.
While Clelia was not
Martha, Completely devoted to the cares of the world, yet she dedicated herself
lovingly to the service of those most loved by Our Lord, the very poor, to the
extent that her delicate hands were marked early in her short life with the
hard labors she undertook.
While Clelia was not Mary
who abandoned, excluded and neglected everything to prostrate herself in love
and devotion, yet Clelia had no other thought, no other love than that for Our
Lord whom she carried in her heart and soul as she walked with Him through life
as if already in his world.
She lived in charity,
completely dedicated to loving her fellowmen without restraint. She forgot and
even ignored her body. She was happy to belong to the Lord and her happiness
rested, in fact, in thinking only of Him. Something, however, compelled her to
turn towards her fellowmen, the poorest and most tried, who often waited in
vain for some small sign of love and brotherhood.
A fervent faith burned
inside her, and she felt that she "must go" to give herself to all of
God's poor. She loved that solitude which would permit her to reach God more
fully, but she left the protection of her home and went forth inspired by her
all-consuming love for mankind.
At this time in history,
there existed in the Church a group called "The Christian Catechism
Workers" who were mainly men whose aim it was to combat the prevalent
religious negligence of the times. At "Budrie" the group was led by
an elderly schoolteacher.
Clelia aspired and then
became one of the Christian Catechism Workers.
Then, at
"Budrie" with her acceptance, the catechism group was reborn and attracted
others with her very same dedication and faith.
At first, Clelia was
admitted as an assistant teacher and was the least important member, but soon
her surprising talents and preparation evidenced themselves so that the senior
members placed themselves under her leadership.
Having rejected several
flattering marriage proposals, the group of young ladies which had sprung up
from the Catechism group, elected Clelia as their leader and conceived the idea
of a community devoted to an apostolic and contemplative way of life. This was
to be a life of service which would spring from the Eucharist with daily Holy
Communion and would ennoble itself with the teaching of catechism to the
farmers and laborers of the area.
The idea could not become
a reality immediately due to the political situation at the time of Italy's
unification (1866-67).
However, it was finally
realized on May 1st, 1868 when with the bureaucratic and local problems solved,
Clelia and her young friends moved into the so-called "teacher's
house" where the Workers for Christian Catechism had formerly met. This
was the humble beginning of Clelia Barbieri's religious family which later was
to be named the religious community of the "Suore Minime dell'Addolorata".
"Minime"
because of Clelia's devotion to the saint, Minimo Romito di Paola, S.
Francesco, patron and provident protector of the young community;
"dell'Addolorata" because this title of Our Lady of Sorrows was the
most loved of all of Our Lady's titles by Clelia Barbieri.
After moving into
"the teacher's house", a series of extraordinary events in the form
of assistance to the young community occurred which were undoubtedly the work
of Divine Providence and without which the group could never have survived. The
small group was inspired by Clelia's physical and moral sufferings in her
darkest hours and in the absurd humiliations she endured at the hands of those
who should have been more understanding.
However, her faith and
devotion in prayer were always extraordinary.
In the small
"Budrie" community there was faith, a desire for God and a missionary
zeal full of creativity and imagination by no means based on any organization
support which was virtually nonexistent.
Clelia was the moving spirit.
The small initial group
grew as well as the number of poor, sick and young boys and girls needing
catechism and religious instruction.
Slowly, the people began
to see Clelia as a leader and teacher of the faith. They started calling her
"Mother" although she was only twenty-two years old.
They called her with this
title until her death which came about very shortly.
The dormant tuberculosis
she had always carried, suddenly flared up only two years after she had founded
the order.
Clelia died prophesizing
to the sister at her bedside, "I'm leaving, but I'll never abandon you.
When in that alfalfa field next to the church there will be a new community
house, I will no longer be with you ... You will grow in number, and you will
expand over plains and mountains to work in the vineyard of the Lord. The day
will come when here at 'Budrie' many will arrive with carriages and horses
...".
And she added, "I'm
going to Heaven and all those who will die in our community will enjoy eternal
life".
She died on July 13th,
1870 with the happiness of one going to meet her Spouse and beloved Lord.
Clelia's death prophecy
has been fulfilled.
The religious order Suore
Minime dell'Addolorata has expanded and continues to grow. It extends
throughout Italy, in India and in Tanzania. Today, the sisters following in
Clelia's footsteps, humbly continue their useful work of assistance to all in
need and now number three hundred spread over thirty-five community houses.
Being only twenty-three
at the time of her death, Clelia Barbieri is the youngest founder of a
religious community in the history of the Church.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19890409_barbieri_en.html
St. Clelia Barbieri
(Feast: July 13)
St. Clelia Barbieri is
the youngest founder of a religious order in the entire history of the Catholic
Church. However, of all the recently canonized saints, she is one of whom the
least is known.
Clelia Mary Rachel was
born in the small northern town of Budrie in Italy on February 13, 1847.
Her parents, Joseph
Barbieri and Hyacinthia Nanetti, were a pious couple who lived a very modest
life. Joseph Barbieri died in 1855, when Clelia was only nine years old; and
soon after, the intelligent young girl had to find work to help support her
family.
Pious and unusually
devout from a very early age, Clelia found new depths of spirituality and zeal
when she was confirmed in 1856. She was further renewed and strengthened in her
faith two years later, as was then the custom, when she first received the
sacrament of the Holy Eucharist.
Clelia began to dedicate
herself to the work of propagating the faith in her own parish, and shortly
thereafter became a catechist. Her remarkable piety and humble dedication brought
her to the attention of her parish priest, Fr. Gaetano Guidi, who began to see
great potential in her. He urged her and her close friend, Teodora Baraldi, to
undertake the education of the young girls of the parish whose families were
too poor to have them otherwise educated.
They were soon joined by
Orsola Donati who is considered along with Clelia to be one of the true
founders of the Little Sisters of Our Lady of Sorrows. This name was given them
by the Archbishop of Bologna, Cardinal Lucinda Maria Parocchi, whose blessing
and support they enjoyed from the outset of their vocations. The Archbishop
also suggested that they put their congregation under the patronage of St.
Francis of Poala. Clelia was twenty-one.
Though young in years,
Clelia’s piety and devotion, especially to Christ present in the Blessed
Eucharist, was profoundly deep. From her childhood, she had been drawn to
prayer and the practice of the virtues and also the mortification of her body.
She was seen in ecstasy
and often credited with the ability to read hearts. She became seriously ill
shortly after the Congregation was established and for some time appeared close
to death. Miraculously though, she recovered; but shortly thereafter she once more
became ill. Clelia died on July 13, 1870, at twenty-three years old.
Clelia Barbieri was
canonized in St. Peter’s Basilica, Rome, on August 9, 1989, by Pope John Paul
II, who held her up as an example of how the Faith should be nourished, first
in the family and then in the parish.
SOURCE : https://www.americaneedsfatima.org/Saints-Heroes/st-clelia-barbieri.html

Santa Clelia Barbieri Vergine
e fondatrice
San Giovanni in
Persiceto, Bologna, 13 febbraio 1847 - 13 luglio 1870
Clelia Barbieri nasce il
13 febbraio 1847 a San Giovanni in Persiceto, in provincia di Bologna. I
sacramenti dell'iniziazione rappresentano i punti nodali della sua crescita.
L'Eucaristia è il centro della sua esperienza mistica e del carisma di
fondazione da lei promosso. La prima Comunione, il 24 giugno 1858, le dà
un'impronta indelebile: diventa nel senso più autentico «anima da comunione».
Nel 1862 entra nel nucleo degli «operai della dottrina cristiana» e si fa
sempre più attenta e sensibile alla situazione della Chiesa. Ormai ventenne,
sotto la guida lungimirante del parroco don Gaetano Guidi, elabora con un
gruppo di amiche (Teodora, Orsola, Violante) un progetto di vita consacrata e
di diaconia, in cui si può ravvisare un vero risorgimento al femminile. La
presenza instancabile accanto ai piccoli, ai poveri, ai malati, agli emarginati,
le merita da parte della gente l'appellativo di Madre. Nel 1878 il cardinale
Lucido M. Parocchi, arcivescovo di Bologna, chiamerà «Minime dell'Addolorata»
le eredi spirituali di Madre Clelia, morta nel 1870. (Avvenire)
Patronato: Patrona
dei catechisti dell’Emilia-Romagna
Etimologia: Clelia =
figlia del cliente, dal latino; gloria, dal greco
Martirologio
Romano: A Budrie in Romagna, santa Clelia Barbieri, vergine, che si
adoperò per il bene spirituale della gioventù femminile e fondò la Congregazione
delle Minime della Vergine Addolorata per la formazione umana e cristiana
specialmente delle ragazze povere e bisognose.
Quella di papà e mamma è
una contrastata storia d’amore che fa scandalo. Lei, della famiglia più
benestante del paese e nipote del medico condotto, va ad innamorarsi di un
servo di campagna, di sette anni più giovane di lei. Lo sposa contro la volontà
dei suoi e facendosi cacciare di casa, e va a vivere nella catapecchia dei
suoceri.
L’anno dopo, nel 1847, in
contrada Le Budrie di San Giovanni in Persiceto le nasce la prima bimba,
Clelia, e tre anni dopo la seconda, Ernestina. Il suo non è stato un capriccio
o una semplice infatuazione, ma l’inizio di una famiglia unita, saldamente
fondata sul Vangelo. E’ grazie a lei e ai suoi insegnamenti che le bimbe
crescono, innamorate di Gesù.
Dopo appena nove anni di
matrimonio papà muore, portato via dal colera, e allora la famiglia di lei si
ammorbidisce nei confronti della vedova e delle piccole orfane. Clelia,
soprattutto, si dimostra straordinariamente matura, a 11 anni riceve la prima
comunione e da quel giorno la sua vita assume un’impronta marcatamente
eucaristica. Ha la fortuna di trovare una guida impareggiabile nel giovane
parroco, che le fa sentire l’importanza della catechesi, soprattutto verso le
persone più semplici e meno acculturate.
Nella diocesi di Bologna
vengono chiamati “operai della dottrina cristiana” quanti si impegnano con
stabilità e continuità a fare catechismo e Clelia, a 14 anni, entra a far parte
del gruppo parrocchiale. Sa leggere e scrivere a malapena e quindi viene
collocata all’ultimo posto della lista, catechista “di riserva” che dovrà fare
un lungo tirocinio prima di essere all’altezza della situazione. Ma Clelia
brucia le tappe e diventa presto l’anima del gruppo, che proprio grazie a lei
riprende vitalità.
Soprattutto con tre
“operaie” si stabilisce un’amicizia e una comunità di intenti che le spinge a
sostenersi a vicenda nel cammino della perfezione, a istruirsi ed a lavorare
insieme. Le quattro amiche cominciano a pensare di vivere insieme, in una
piccola comunità che si inserisca come lievito nella vita parrocchiale.
Nasce così la “famiglia
di Clelia”, perseguitata dalle autorità e dalle malelingue, che vive in povertà
estrema affidandosi alla Provvidenza, che misuratamente ma costantemente non le
fa mancare il necessario per la vita di ogni giorno. In parrocchia comincia a
crescere l’ammirazione e la stima per Clelia, che spontaneamente viene chiamata
“Madre” a dispetto dei suoi 22 anni: è un implicito riconoscimento del fascino
che esercita e dell’autorità che le è riconosciuta.
Mentre la “famiglia”
cresce, comincia a declinare la salute di Clelia, in preda alla tubercolosi.
Muore il 13 luglio 1870, promettendo di essere sempre presente tra le sue
“sorelle” alle quali neppure ha dato un nome. Ha 23 anni appena, è la più
giovane fondatrice della Chiesa, ma “vede” e “sente” l’espandersi di quella sua
piccola comunità, alla quale verrà poi dato il nome di Minime dell’Addolorata.
Nel primo anniversario
della morte, le “sorelle” riunite nella camera in cui è spirata sentono per la
prima volta la voce di Clelia che prega insieme a loro. Un fenomeno che, da
allora in poi, si è ripetuto ed è stato documentato più di 150 volte, segno
meraviglioso della comunione dei santi che lega quelli che sono quaggiù a
quelli che già sono lassù.
Clelia Barbieri è stata
proclamata beata da Paolo VI nel 1968 e canonizzata da Giovanni Paolo II nel
1989.
Autore: Gianpiero Pettiti
Clelia Barbieri nacque il
13 febbraio 1847 nella contrada volgarmente chiamata le "Budrie",
appartenente civilmente al comune di S. Giovanni in Persiceto (BO),
ecclesiasticamente alla Archidiocesi di Bologna, da Giuseppe Barbieri e
Giacinta Nannetti.
I genitori erano di censo
diverso: Giuseppe Barbieri proveniva dalla famiglia quasi più povera delle
" Budrie ", mentre Giacinta dalla famiglia più in vista; lui garzone
dello zio di Giacinta, medico condotto del luogo, lei la figlia di Pietro Nannetti
benestante.
Per il matrimonio contro
corrente, Giacinta benestante sposò la povertà di un bracciante e da una casa
agiata passò ad abitare nella umilissima casetta di Sante Barbieri, papà di
Giuseppe; tuttavia si costituì una famiglia cementata sulla roccia della fede e
della pratica cristiana.
Al battesimo
amministratole lo stesso giorno della nascita, per espresso volere della mamma,
la neonata ricevette i nomi di Clelia, Rachele, Maria.
La mamma insegnò
precocemente alla piccola Clelia ad amare Dio fino a farle desiderare di essere
santa. Un giorno Clelia le domandò: " Mamma, come posso essere santa
"? Per tempo la Clelia imparò pure l'arte del cucire, di filare e tessere
la canapa, il prodotto caratteristico della campagna persicetese.
All'età di 8 anni,
durante l'epidemia colerica del 1855 Clelia perdette il babbo. Con la morte del
babbo, per generosità dello zio medico, la mamma, Clelia e la piccola sorellina
Ernestina passarono ad abitare in una casa più accogliente vicino alla chiesa
parrocchiale.
Per Clelia le giornate
divennero più santificate. Chiunque avesse voluto incontrarla poteva trovarla
immancabilmente o a casa, a filare o cucire, o in chiesa a pregare.
Sebbene era nell'uso del
tempo accostarsi per la prima volta alla Comunione quasi adulti, Clelia per la
sua precoce preparazione catechistica e spirituale vi fu ammessa il 17 giugno
1858, a soli undici anni.
Fu un giorno decisivo per
il suo futuro, perché visse la sua prima esperienza mistica: contrizione
eccezionale dei peccati propri e altrui.
Premette su di lei
l'angoscia del peccato che crocifigge Gesù e addolora la Madonna.
Dal giorno della prima
Comunione, il Crocifisso e la Madonna Addolorata ispireranno la sua
spiritualità.
In pari tempo ebbe una
intuizione interiore del suo futuro nella duplice linea contemplativa e attiva.
In adorazione dinanzi al
Tabernacolo appariva come una statua immobile, assorta in preghiera; a casa era
la compagna maggiore delle ragazze costrette al lavoro. Con maturità precoce
all'età trovava nel lavoro il suo primo modo di rapporto con le ragazze, poiché
alle " Budrie " il lavorare, specialmente la canapa, era l'unica
fonte per tirare avanti la vita.
Ma Clelia vi aggiungeva
qualcosa che nell'ambiente era particolarmente suo: lavorare con gioia, con
amore, pregando, pensando a Dio e addirittura parlando di Dio.
Clelia non è Marta che si
affaccenda tutta presa dal servizio per le cose del mondo, tuttavia si prodiga
compiutamente, appassionatamente al servizio delle creature più amate da Gesù,
i poveri, tanto che le sue tenere mani portano i segni della più dura fatica.
Clelia non è Maria che
tutto lascia, esclude e abbandona per immobilizzarsi estatica nel gesto di
devozione e di amore. Eppure non ha altro pensiero, non ha altri affetti e
si muove e cammina immersa in Lui, come una sonnambula.
Cammina nell'amore, si dà
tutta all'Amore, senza risparmio. Dimentica il suo corpo, anzi lo ignora. È
felice di appartenere al Signore e la sua felicità sta appunto nel non avere
altro pensiero che Lui. Qualcosa però la spinge ad andare verso gli uomini,
quelli più miseri e bisognosi, che aspettano una testimonianza di carità.
Una fede ardente la
consuma e sente che " deve andare " dividere e distribuire se stessa
alle creature del suo Signore. Adora la solitudine che le consente di
concentrarsi alla ricerca del pieno possesso di Dio, ma esce dalla sua casa, si
lancia nel mondo, forzata dalla carità.
Nella Chiesa bolognese,
per combattere la noncuranza religiosa, specialmente degli uomini, vi erano gli
" Operai della dottrina cristiana". Alle " Budrie " il
gruppo era animato da un maestro molto anziano.
Clelia volle essere e fu
Operaia della dottrina cristiana. Alle " Budrie " la catechesi si
rinnovò col suo inserimento che trascinò pure altre compagne di uguali
sentimenti.
Al principio Clelia fu
ammessa come sottomaestra e era l'ultima ruota del carro, ma ben presto rivelò
insospettate capacità tanto che gli stessi anziani si facevano suoi discepoli.
Respinte non poche
lusinghiere proposte di matrimonio, la comitiva di ragazze che facevano capo a
Clelia concepì la prima idea di un nucleo di giovinette votate alla vita
contemplativa e apostolica; un servizio che doveva scaturire dall'Eucarestia,
doveva consumarsi nella Comunione quotidiana e sublimarsi nella istruzione dei
contadini e dei braccianti del luogo.
L'idea non poté
realizzarsi subito per le vicende politiche dopo l'unità d'Italia del 1866-67.
Si poté attuare il 1°
maggio 1868 allorché, sopite le questioni ambientali e burocratiche, Clelia con
le sue amiche poterono ritirarsi nella casa cosiddetta del maestro, ove cioè
fino allora si erano radunati gli Operai della dottrina cristiana.
Fu l'inizio umile della
famiglia religiosa di Clelia Barbieri che i superiori in seguito chiameranno
" Suore Minime dell'Addolorata ".
Minime per la grande
devozione che la Beata Clelia ebbe al santo Minimo Romito di Paola, S.
Francesco, patrono e provvido protettore della nascente comunità;
dell'Addolorata, perché la Madonna Addolorata era veneratissima alle "
Budrie " e perché era il titolo della Madonna preferito dalla Beata.
Dopo il ritiro delle
ragazze nella " Casa del maestro " cominciarono fatti straordinari,
come altrettanti attestati della Provvidenza a favore della piccola comunità
che altrimenti non avrebbe potuto perseverare. Essi venivano propiziati dalle
sofferenze fisiche e morali di Clelia nella notte oscura dello spirito e nelle
umiliazioni più incomprensibili da parte di persone che avrebbero dovuto invece
comprenderla.
La sua fede però era
sempre proverbiale come pure il suo raccoglimento nella preghiera.
Nel ritiro delle "
Budrie " si respirava un clima di fede, una vera fame e sete di Dio, un
istinto missionario pieno di creatività e di fantasia, affatto poggiato sopra i
mezzi organizzativi che mancavano. Clelia ne era l'anima.
Il gruppo iniziale lievitò
e attorno a esso anche il numero dei poveri, dei malati, dei ragazzi e ragazze
da catechizzare e istruire.
A poco a poco la gente
vide Clelia in un ruolo di guida, di maestra nella fede. Cominciarono così,
nonostante i suoi 22 anni, a chiamarla " Madre ".
La chiameranno così fino
alla morte che avverrà prestissimo.
La tisi che
l'accompagnava subdolamente, esplose violenta appena due anni dopo la
fondazione.
Clelia morì profetizzando
a colei che la sostituirà: " Io me ne vado ma non vi abbandonerò mai ...
Vedi, quando là in quel campo d'erba medica accanto alla chiesa, sorgerà la
nuova casa, io non ci sarò più... Crescerete di numero e vi espanderete per il
piano e per il monte a lavorare la vigna del Signore. Verrà giorno che qui alle
" Budrie " accorrerà tanta gente, con carrozze e cavalli... ".
E aggiunse: " Me ne
vado in paradiso e tutte le sorelle che moriranno nella nostra famiglia avranno
la vita eterna ... ". La morte la colse nella soddisfazione di andare
incontro allo Sposo verginale, il 13 luglio 1870.
La profezia di Clelia in
morte si è avverata.
La Congregazione delle
Suore Minime dell'Addolorata si è sviluppata e si sviluppa. E' diffusa in
Italia, in India, in Tanzania. Oggi le suore nell'imitazione della Beata
Clelia, in umiltà nel proficuo loro lavoro assistenziale sono intorno alle
trecento, divise in 35 case.
Con i suoi 23 anni, al
giorno della morte, Clelia Barbieri può dirsi la fondatrice più giovane della
Chiesa.
Fonte : Santa Sede
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/62350

SOLENNE BEATIFICAZIONE DI
CLELIA BARBIERI
OMELIA DI PAOLO VI
Domenica, 27 ottobre 1968
LA PARABOLA EVANGELICA
SULLA UMILTÀ
«A che cosa paragoneremo
il regno di Dio? O con quale similitudine lo figureremo? Esso è simile a un
granello di senapa, il quale, quando si semina in terra, è più piccolo di tutti
i semi che sono sulla terra; ma, seminato che sia, cresce e diventa più grande
di tutti. gli erbaggi e fa dei rami così grandi che gli uccelli del cielo
possono ripararsi alla sua ombra» (Marc. 4, 30-32).
A queste parole del
Signore correva il Nostro pensiero, mentre porgevamo ora il Nostro atto di
venerazione alla nuova Beata, sembrando a Noi, come supponiamo che quanti oggi
la onorano vadano pensando, di ravvisarle riflesse tali parole evangeliche
nell’umile ed eletta figura di Clelia Barbieri. Perché la prima impressione che
la sua vita offre al nostro sguardo, abituati, come tutti siamo, a osservare e
misurare gli uomini secondo la loro statura nel contesto storico e sociale, è
quella della piccolezza. Qual è la sua storia? Si dura fatica a rintracciarla e
a descriverla per la scarsezza di dati di cui si compone, per un primo motivo,
quello della brevità del suo soggiorno terreno: di soli ventitre anni! Vero è
che nei fasti della santità Clelia Barbieri non è sola a raggiungere il
paradiso in così giovane età; a raggiungerlo, diciamo, con i segni anche a noi
visibili della gloria. Non consideriamo ora il caso di bambini e di fanciulli e
di giovani che giungono alla salvezza proprio in virtù dell’integrità della
grazia battesimale e della loro naturale innocenza, senza aver subito alcuna
profanazione, che una più lunga durata della loro terrena esistenza e una più
piena esperienza delle avversità del pellegrinaggio nel mondo avrebbero forse
loro arrecata. Ma ciò che ora interessa la nostra attenzione è il fatto che la
brevità della vita sia illustrata in alcuni casi da uno straordinario complesso
di virtù personali, di grazie spirituali e di circostanze biografiche da
conferire alla giovane vita l’aureola più gloriosa e più difficile a
conseguirsi quella della santità.
MERAVIGLIE DELLA
GIOVINEZZA CONSACRATA AL SERVIZIO DI DIO
La santità nella
giovinezza sembra a Noi un fenomeno umano ed agiografico degno del più grande
interesse, per la sua precocità (non è una delle curiosità moderne quella dei
«fanciulli-prodigio», o dei giovanissimi atleti, o artisti, o scienziati, o
eroi, che, superando gli indugi dello sviluppo e i ritmi del tempo, raggiungono
in anticipo una pienezza naturale sbalorditiva?); e sembra un fenomeno mirabile
per la ricchezza di doni soprannaturali, che l’acerbità stessa dell’età mette
in evidenza. Chi non ricorda, ad esempio (e restiamo nel giardino femminile),
l’elogio di S. Ambrogio per Agnese, la giovinetta vergine e martire da lui
magnificata: «Ella, come si narra, aveva dodici anni quando subì il martirio» (Haec
duodecim annorum martyrium fecisse traditur - De virgin. 1, 7).
Voi Bolognesi, subito in
Cuor vostro commentate: anche la nostra beata Imelda Lambertini, fiore della
santa Eucaristia, aveva tredici anni. Potremmo ricordare che Giovanna d’Arco
chiuse la sua vita avventurosa, mistica, militare ed eroica a diciannove anni,
A trentatré Santa Caterina da Siena. E Santa Bartolomea Capitanio, ch’ebbe una
vita sotto molti aspetti simile alla nostra Clelia Barbieri, pochi decenni
prima, meritò ella pure d’essere fondatrice d’una fiorente famiglia religiosa
nel breve spazio di ventisei anni. Ricordiamo tutti che S. Teresa del Bambin
Gesù mori a ventiquattro anni. Potremmo continuare. Ma ora ci basta fermare lo
sguardo sulla nostra Beata, traendo conferma dalla brevità stessa del suo
passaggio nel tempo che la santità, anche quella meritevole del suffragio
ufficiale della Chiesa, è possibile alla gioventù; ed inoltre, a tutto ben
considerare, quando i carismi della grazia e l’intelligenza del Vangelo le
siano assicurati, potremmo dire che meglio si addice la perfezione cristiana
alla giovane età che non ad altro periodo dell’umana esistenza.
CRISTO NEI SUOI SEGUACI
PIÙ GENEROSI E FEDELI
Ma la giovane età segna
indubbiamente un limite di piccolezza, se non al valore, alla storia d’una
breve vita. Ed altro limite riscontriamo in Clelia nella scena umana in cui
quella vita si svolge: l’umiltà dell’ambiente, quello d’una modesta ed ignota
Parrocchia rurale, le Budrie di S. Giovanni in Persiceto, dove all’occhio
curioso di valori culturali e civili nulla appare di notevole, e dove invece è
giustamente notata la deficienza economica e sociale, propria delle popolazioni
rurali di quel tempo.
Certo, un occhio più
attento ai valori morali e religiosi può scoprire le meraviglie di quel quadro
umano, in cui la nostra civiltà cristiana ha modellato, composto, ornato il
costume degnissimo dell’umile gente, dove la laboriosità, la sobrietà,
l’onestà, la modestia, la bontà, il senso del dovere, il timor di Dio, il
rispetto per tutti sono così penetrati nella mentalità e nelle abitudini della
tranquilla e travagliata popolazione contadina da trarne stupendi e quasi
campestri fiori di gentilezza, di abnegazione, di candida semplicità, di
sensibilità morale, di spiritualità cristiana, che indarno cercheremmo in tanti
altri ambienti più evoluti, e ormai prevalenti nella nostra moderna società.
Occorre finezza manzoniana per apprezzare simile scena, gusto francescano, e,
diciamo pure, senso evangelico.
Ma la piccolezza rimane
la misura del quadro, anche sotto un altro aspetto, che, per altro verso,
grandeggia di meravigliosa irradiazione spirituale, vogliamo dire quello della
vita religiosa. Anche questa è semplice, popolare e ordinaria; essa è formata
alle fonti più accessibili della preghiera comune; alimentata da letture che di
poco si estendono oltre i primi elementi della dottrina cristiana, e dal
Manuale di Filotea, allora assai in voga, del Can. Riva di Milano. Suoi maestri
sono due Parroci di campagna, magnifici Sacerdoti, ottimi pastori, assai
virtuosi, il Setanassi e il Guidi, ma entrambi senza pretese di vasta cultura e
di pensiero originale. Anche il nome, che definirà la Famiglia religiosa
fondata da Clelia Barbieri, metterà in evidenza la dimensione scelta,
sull’esempio e in onore d’un grande umilissimo Santo, Francesco da Paola, per
caratterizzare l’istituzione delle «Suore Minime dell’Addolorata». Minime.
Ma questa esatta
impressione di piccolezza non dice tutto della nuova Beata, anzi non dice le
ragioni dell’esaltazione, che meritamente la Chiesa oggi le tributa. Un’altra
impressione succede, quella della scoperta. Avviene spesso nella vita dei
Santi. I titoli della loro vera personalità bisogna scoprirli, e perciò bisogna
cercarli. Quelli che credono che la santità abbia come manifestazione ordinaria
il miracolo spesso si illudono. Il miracolo potrà verificarsi, e costituire il
segno di virtù e di carismi straordinari, e quindi santità meritevole di speciale
onore e di fiducioso credito. Ma questa santità dev’essere cercata in altre sue
manifestazioni, le quali esigono nell’osservatore particolari condizioni di
spirito, che sono poi quelle che da un lato rendono a lui benefico il culto dei
Santi e dall’altro lo giustificano; cioè dev’essere cercata nella somiglianza,
che il Santo riflette su di sé, di Cristo, il modello, il maestro, il vero
Santo. Il culto dei Santi è una ricerca di Cristo in alcuni suoi seguaci, più
fedeli e più favoriti.
LA VIA REGALE DELLA NUOVA
CITTADINA DEL CIELO
E allora pare a Noi di
riudire la voce del Signore fare l’apologia dei suoi eletti; ed ora di questa
sua fedelissima Beata; la voce, diciamo, di Lui, rimpicciolito perfino sotto il
nostro livello (cfr. Phil. 2, 7-8), di Lui, fattosi povero quand’era la
ricchezza stessa (cfr. 2 Cor. 8, 9), diventato fratello a tutti noi per
essersi definito «il Figlio dell’uomo» (Matth. 8, 20 ecc.) e ritenuto
socialmente il «Figlio del fabbro» (Matth. 13, 55); di Lui, che effondendo al
Padre l’amarezza e la dolcezza insieme del suo cuore, posto a contatto con gli
uomini ribelli e con quelli fedeli, svela il piano segreto della sua
rivelazione: «Io Ti rendo lode, o Padre, Signore del cielo e della terra,
perché hai nascoste queste cose ai dotti e ai sapienti, e le hai rivelate ai
piccoli. Sì, o Padre, perché così Ti è piaciuto!» (Matth. 11, 25-26).
IL CANDORE DELL’ANIMA
FONDAMENTO D’OGNI EROISMO
E dove Ci conduce la
Nostra ricerca di Cristo nella Beata di cui appunto stiamo celebrando la
somiglianza con Cristo, sulla quale la Chiesa fonda la sua certezza di
dichiararla cittadina del Cielo? Oh! se Noi abbiamo avuto una prima impressione
di piccolezza, adesso, ravvisando nell’umile sua figura, nella breve sua vita,
nella silenziosa sua opera i tratti del volto evangelico del Signore,
un’impressione di ‘meraviglia e di letizia in Noi, un’impressione di bellezza e
un’impressione di grandezza invece a lei relative inonderebbero il Nostro
animo, se volessimo soffermarci ad uno studio così delicato e così attraente,
cioè se volessimo tessere l’elogio della Beata o narrarne la biografia. Altri,
e primo fra questi un’alta figura di Pastore, il Cardinale Gusmini, Arcivescovo
di Bologna, dal 1914 al 1921, lo hanno fatto, e voi che Ci ascoltate tutto
sapete in proposito; né più vi diremo, se non per confidarvi, correndo, ciò che
al Nostro spirito ha recato maggiore edificazione, e più benefico incanto,
mentre, in ordine a questa beatificazione, C’informavamo della Serva di Dio da
dichiarare Beata.
Piacque specialmente a
Noi l’innocenza di questa singolare creatura, quella purità che lascia
trasparire nel volto e negli atti il candore interiore; il candore, che suppone
ed alimenta un continuo, quasi connaturato colloquio con quel Dio meglio
conosciuto per via d’amore, che di ansiosa speculazione; Ci pareva d’ascoltare
S. Agostino ragionare della verginità: «in carne corruptibili incorruptionis
perpetua meditatio» (De sancta Virg., c. 13; P. L. 40, 401), una
meditazione continua della Purezza incorrotta in un essere tuttora
corruttibile. E da così limpida bellezza Ci pareva ovvio di vedere sgorgare una
bontà semplice, affettuosa, attraente; quella che quasi spontaneamente
dapprima, e poi urgentemente cercò di farsi indotta e sapiente maestra
comunicativa del proprio interiore tesoro di amorosa verità e di sperimentare,
fino alla dedizione materna, incantevole in una così giovane vita, l’ansia di
servire la propria Parrocchia, di educare gli altri, di formarsi un cerchio di
sorelle e di amiche, con cui pregare e lavorare, e poi costituirsi in «ritiro»,
in cenacolo religioso qualificato all’orazione e al servizio dei poveri e dei
sofferenti, come appunto fanno le figlie di Clelia Barbieri, le ottime Suore
Minime dell’Addolorata.
PARTECIPAZIONE PATERNA
ALLA ESULTANZA DI BOLOGNA
Godiamone tutti. Voi, sì,
per prime, Suore pie e gentili, che traducete in opere di carità lo spirito
della Beata; voi, che date testimonianza di ciò che può in una comunità
ecclesiale l’esempio, l’ardore, l’azione della gioventù femminile affascinata
dal volto di Cristo, trasportata dalla sua grazia e compresa di quanti bisogni
soffrono i fratelli e di quanto bene essi siano capaci rincorrendo, lo slancio
giovanile della purezza apostolica; voi, che offrendo al Signore la vostra vita
tutto perdete e tutto guadagnate nell’esercizio assiduo ed eroico della carità.
E goda Bologna di questa
sua Figlia, che la Chiesa celebra nell’ineffabile gloria del misterioso mondo
celeste, e solleva davanti a quello terrestre come degna di ammirazione,
d’imitazione, di fiducia. Noi sentiamo il dovere di congratularci con Lei, caro
e venerato Signor Cardinale Lercaro, che per il compimento dei voti rivolti a
questa gloriosa giornata ha prodigato le sue cure sagge ed assidue, e che può
ben allietarsi di vedere oggi coronato col suo il desiderio dell’amatissima
Arcidiocesi Bolognese. E sentiamo il bisogno di condividere con Bologna e con
il suo presente e degno Arcivescovo Monsignor Poma la gioia di vedere questo
nuovo fiore di fede e di santità testimoniare la perenne e moderna vitalità
d’una secolare tradizione cattolica, che in Clelia Barbieri attesta le antiche
virtù d’un popolo forte e cristiano, e dice al mondo come ancor oggi il
Vangelo, ed oggi più che mai, si manifesta non solo sensibile e comprensivo
degli umani bisogni, ma là, dove la giustizia, dove la fratellanza, dove
l’indigenza reclamano chi li soccorra e li serva con pieno e silenzioso
sacrificio di sé, esso, il Vangelo, ha pronto un suo dono generoso e misterioso
di vite consacrate ed immolate.
Ed il Nostro invito a
godere dell’avvenimento, che oggi è stato celebrato, vuol essere espresso a
quanti sono qua accorsi per essere non solo spettatori, ma partecipi: tali sono
certo le Autorità civili e politiche di Bologna e della terra emiliana e
romagnola, alle quali siamo lieti, nel nome di Clelia Barbieri, di porgere il
Nostro deferente saluto ed il Nostro voto augurale di prosperità e di pace.
PREZIOSI INSEGNAMENTI PER
TUTTI I DISCEPOLI DI CRISTO
Così salutiamo le
personalità ecclesiastiche del Clero Bolognese, Mons. Vicario Generale, i
Reverendi Canonici e i Parroci della Città e dell’Arcidiocesi, fra questi
quelli specialmente delle Budrie, e di San Giovanni in Persiceto, i
rappresentanti del Laicato cattolico, i parenti ed i congiunti della nuova
Beata e quelli che hanno goduto della sua miracolosa intercessione; e poi tutti
i pellegrini e i visitatori e i fedeli presenti d’ogni provenienza, affinché
abbiano tutti nella Nostra riconoscente e paterna benedizione il pegno della
protezione della nuova celeste cittadina e sentano tutti, con l’impegno ch’ella
ci affida a seguirne gli esempi e a tenerne desto lo spirito, l’impulso gioioso
degli interiori carismi capace di rendere possibile e facile e felice la
moderna militante sequela di Cristo.
Ma non possiamo
congedarci da questa entusiasmante assemblea senza rivolgere un pensiero
specialissimo ai gruppi di Alunni, con i loro Superiori e Maestri, dei vari
Seminari, che abbiamo la fortuna di vedere d’intorno a Noi, specialmente quelli
del Seminario Regionale «Benedetto XV» delle Diocesi di Bologna, Ravenna,
Bertinoro, Cesena, Comacchio, Forlì, Sarsina, Rimini e Montefeltro, le quali
così salutiamo nei pegni più preziosi delle loro spirituali speranze; poi
quelli del Seminario arcivescovile di Bologna; quelli dell’«Onarmo»; quelli del
Pre-seminario di Borgo Capanne; e quanti altri nelle rispettive Diocesi, nella
Nostra di Roma ovviamente, ovvero nelle loro Famiglie religiose, maschili e
femminili, si preparano a far dono a Cristo e alla sua Chiesa, della loro
freschissima vita. A voi, giovani, l’augurio che possiate pienamente godere
della presente glorificazione dell’umile virtù; a voi, l’esortazione che
abbiate l’intuito sapiente di ciò che oggi più occorre alla Chiesa e alla
moderna società, il fatto esistenziale cioè della santità.
Di santi ha bisogno la
Chiesa, di santi il mondo. Di santi, diciamo, dei quali l’imitazione di Cristo
e la tradizione ecclesiastica c’insegnano le vie aspre e soavi; di santi, che
nel tumulto delle esperienze moderne, delle ideologie correnti, delle contestazioni
di moda, sanno essere, ad un tempo, personali e sociali, liberi cioè dal
mimetismo collettivo, e spontaneamente, fermamente consacrati al servizio di
Dio e dei fratelli. Fate, carissimi figli, della vostra vita un esperimento
totale di santità; non fermatevi a metà, non contentatevi di compromessi
mediocri, non lasciatevi suggestionare dalle formidabili fatuità di cui è piena
la nostra atmosfera; siate veramente discepoli del Maestro, veramente membra
vive ed operanti della Chiesa di Dio, veramente esaltati ed umili della vostra
scelta, fra tutte la più difficile e fra tutte la più dolce, fra tutte l’ottima
per la vita presente e quella futura, la scelta della santità. Così vi parli
nel cuore la nuova Beata; così vi attragga e vi avvalori quel Cristo nostro
Signore di cui oggi, celebrando la festa della sua regalità, la Chiesa ci
ricorda essere Lui l’unico a orientare le nostre speranze, l’unico a unire i
nostri cuori, l’unico a salvare i nostri destini.
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
SOURCE : https://www.vatican.va/content/paul-vi/it/homilies/1968/documents/hf_p-vi_hom_19681027.html

SOLENNE CANONIZZAZIONE DI
CLELIA BARBIERI
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 9 aprile 1989
1. “Io, Giovanni, vidi e
intesi voci di molti angeli intorno al trono . . . Il loro numero era miriadi
di miriadi e migliaia di migliaia . . .” (Ap 5, 11).
Nella letizia di questa
terza domenica di Pasqua la Chiesa militante eleva con l’apostolo Giovanni il
suo sguardo a contemplare la gloria della Chiesa trionfante, che si stringe
intorno all’Agnello per rendergli “lode, onore, gloria e potenza nei secoli dei
secoli” (Ap 5, 13).
E fra le miriadi di
angeli e di santi, essa fissa il suo sguardo su di una giovane fanciulla, che
unisce la sua voce a quel coro osannante e pronuncia il suo “Amen” di
adorazione e di gratitudine. Oggi la Chiesa riconosce solennemente che Clelia
Barbieri, una ragazza di ventitre anni, nata e vissuta in terra emiliana, è per
l’eternità fra i santi del cielo, unita a Cristo risorto.
Santa Clelia ripete oggi
con Cristo le parole del Salmo:
“Signore Dio mio, / a te
ho gridato e mi hai guarito . . . / Hai mutato il mio lamento in danza . . . /
Signore, mio Dio, ti loderò per sempre” (Sal 30, 3. 12-13).
E a noi dice, con la voce
suadente di chi sta già facendo la esperienza beatificante della pace di Dio:
“Cantate inni al Signore,
o suoi fedeli, / rendete grazie al suo santo nome, / perché la sua collera dura
un istante, la sua bontà per tutta la vita” (Sal 30, 5-6).
2. Ripensando alla
vicenda umana di questa giovinetta ed alla testimonianza coraggiosa da lei resa
a Cristo e al suo Vangelo durante i brevi anni della sua vita, tornano alla
mente le parole dell’apostolo Pietro dinanzi al sinedrio, che lo rimproverava
di aver annunziato il messaggio del Cristo risorto: “Bisogna obbedire a Dio
piuttosto che agli uomini” (At 5, 29).
In tempi non facili per
la Chiesa e in un ambiente sociale percorso da fermenti ostili al Vangelo,
Clelia Barbieri non esitò a farsi “operaia della dottrina cristiana”, come
allora erano chiamati i catechisti nell’arcidiocesi bolognese, per portare a
tutti l’annuncio di quel Gesù che aveva conquistato il suo cuore.
Attratte dalla forza del
suo entusiasmo, anche altre giovinette della parrocchia si unirono ben presto a
lei, per condividere il suo stesso ideale di vita contemplativa ed apostolica.
Dopo molte traversie, dovute a motivi politici ed ambientali, il 1° maggio 1868
Clelia e le sue compagne poterono finalmente riunirsi in vita comune, dando
così inizio alla famiglia religiosa, che successivamente l’Arcivescovo di
Bologna, Cardinale Lucido Maria Parocchi, riconobbe col nome di “Suore Minime
dell’Addolorata”: “Minime”, per la grande devozione che la fondatrice aveva
verso san Francesco di Paola, patrono della comunità; “dell’Addolorata”, perché
sotto tale titolo Maria santissima era fervidamente venerata in quella località
e dalla santa stessa.
3. Oggi le figlie
spirituali di Clelia Barbieri esultano per la elevazione alla gloria degli
altari della loro fondatrice; e con esse esultano l’arcidiocesi di Bologna ed
il suo paese natale. Rivolgo il mio saluto affettuoso e deferente alle autorità
religiose e civili di Bologna, all’Arcivescovo Cardinale Biffi, alla superiora
generale ed alle religiose della congregazione delle “Suore Minime
dell’Addolorata”, ai fedeli venuti dall’Emilia e dalla Romagna e da altre
località italiane ed estere per onorare la nuova santa.
Sono profondamente lieto
di presiedere a questa storica cerimonia e di poter innalzare a Dio la
preghiera della Chiesa affidandola all’intercessione di santa Clelia Barbieri,
l’umile giovane nata nel secolo scorso a Le Budrie, località nella campagna
emiliana, a pochi chilometri da Bologna.
Sono lieto di richiamare
in questo modo l’attenzione di tutta la Chiesa sugli esempi della sua breve ma
intensa vita, giacché sono convinto che i cristiani di oggi, specialmente i
giovani, possono trarre dalla sua testimonianza indicazioni stimolanti per una
presenza apostolica veramente incisiva nel mondo contemporaneo.
4. La prima indicazione
che la giovane Clelia offre ai cristiani di oggi è quella della fiducia piena e
totale in Cristo e nella Chiesa. Come Pietro sulle rive del mare di Tiberiade,
ella ha creduto alle parole del Maestro divino e ha gettato le reti della sua
vita nel mare dell’amore di Dio e del prossimo, superando insidie e tentazioni,
evitando attrattive e pericoli mondani.
Come Pietro, anche
Clelia, a Gesù che la invitava interiormente ad amarlo “di più”, ha potuto
rispondere: “Certo, Signore, tu lo sai che ti amo” (Gv 21, 15). In una
vita esteriormente semplice e ordinaria, Clelia ha alimentato in sé una fiamma
d’amore così intensa e bruciante per lo Sposo divino, che il suo fisico stesso
ne ha risentito: ancora giovanissima ella è crollata come consumata
dall’interno ardore.
Impressiona il vertice di
santità raggiunto in un tratto di tempo così breve: Clelia è la più giovane
fondatrice della storia della Chiesa. La sua vicenda dimostra che la santità
delle anime è opera della grazia divina, non della strategia e della cultura
umana. Non v’è anche in questo un messaggio dell’Altissimo, particolarmente
adatto al nostro tempo? Con la solenne canonizzazione della giovane religiosa
bolognese Dio pone davanti a noi una creatura umile, fragile, priva di
ricchezze materiali e di cultura, ma ricca della sapienza che i semplici
attingono nella preghiera alle sorgenti stesse della Parola rivelata.
5. La famiglia e la
parrocchia sono state l’ambiente in cui Clelia ha costruito l’edificio della
sua santità. In famiglia la piccola bambina ha imparato i primi rudimenti della
fede; in parrocchia ha sviluppato e perfezionato il proprio cammino spirituale.
La sua esperienza documenta la perenne validità di queste due cellule fondamentali
della vita sociale ed ecclesiale, offrendo un’ulteriore, preziosa indicazione:
non si può sperare in una nuova fioritura di vita cristiana, se non ci si
impegna nel risanamento della famiglia e nel rilancio della pastorale
parrocchiale.
Ma tanto la famiglia
cristiana quanto la famiglia parrocchiale - e in essa ogni altra comunità
suscitata dalla fede - hanno un unico e medesimo centro, da cui trarre vigore
di coesione, slancio di impegno, capacità di costante rinnovamento. Tale centro
è l’Eucaristia.
La devozione
all’Eucaristia ha svolto un ruolo fondamentale nella vita di santa Clelia
Barbieri. Ella sentì profondamente l’invito di Gesù, echeggiato anche dalla
pagina evangelica di oggi: “Gesù disse loro “Venite a mangiare”. E nessuno dei
discepoli osava domandargli: “Chi sei?”, poiché sapevano bene che era il
Signore” (Gv 21, 12).
Nella comunione
eucaristica Clelia andò ogni giorno scoprendo con rinnovato trasporto la
presenza amorosa del suo Signore. È precisamente dopo aver partecipato alla
celebrazione eucaristica che Clelia vergò l’unica testimonianza scritta delle
meraviglie di grazia che il Signore operava in lei: “Signore, in essa scrive,
aprite il vostro cuore e buttate fuori una quantità di fiamme d’amore e con
queste fiamme accendete il mio. Fate che io bruci d’amore”.
No, Clelia non aveva
bisogno, dopo simili esperienze, di domandare a Gesù: “Chi sei?”. Come gli
apostoli sulla riva del mare di Tiberiade, anch’essa “sapeva bene che era il
Signore”.
6. Ecco, santa Clelia
Barbieri sta davanti a noi per ripetere alla Chiesa di oggi quello che è stato
il messaggio di tutta la sua vita.
Essa parla ai giovani,
per dir loro che si può essere santi nonostante l’età nella quale le passioni
sono più vivaci. Basta volerlo tenacemente e pregare senza stancarsi.
Santa Clelia, esemplare
figura di donna consacrata, parla alle religiose per invitarle ad essere
coscienti delle ricchezze spirituali della loro femminilità, mediante le quali
esse possono e devono dare un contributo insostituibile all’edificazione della
Chiesa e della società.
La nuova santa parla a
tutti i cristiani, per richiamarli alla stima della famiglia e della
parrocchia, le due istituzioni sulle quali si regge - nell’ambito naturale e in
quello soprannaturale - la vita del Popolo di Dio.
7. Il Cardinale Giorgio
Gusmini, primo biografo della santa, ha scritto di lei: “Chi l’ha veduta,
ammirata in quegli anni, dice che se Iddio avesse mandato sulla terra uno degli
Angeli della sua corte, quell’Angelo non avrebbe potuto vivere vita più bella,
più santa, più feconda di bene per sé e per gli altri, di quella vissuta da
Clelia Barbieri”.
“Io, Giovanni, vidi e
intesi voci di molti angeli intorno al trono . . .” (Ap 5, 11). Fra quegli
angeli è certamente anche santa Clelia. Alla sua intercessione affidiamo i
problemi della Chiesa di oggi, i problemi delle nostre parrocchie e quelli
delle vocazioni alla vita consacrata.
Valga la sua preghiera ad
ottenere che i fedeli, uomini e donne, inseriti più attivamente nelle strutture
delle proprie parrocchie, sappiano trovare in esse gli incentivi ed i mezzi per
la loro formazione dottrinale e spirituale e per un serio impegno apostolico.
Santa Clelia illumini ed
accompagni le sue figlie spirituali, rendendole sempre più generose e
intraprendenti nel servizio della Chiesa e della società. Ottenga, al tempo
stesso, da Dio che tanti cuori giovanili accolgano l’invito a donarsi senza
riserve alla causa del Vangelo, perché all’umanità contemporanea non manchi la
possibilità di incontrare in Cristo colui nel quale soltanto è possibile
trovare salvezza (cf. At 4, 12).
8. “Signore Dio mio, / a
te ho gridato e mi hai guarito. / Signore, mi hai fatto risalire dagli inferi,
/ mi hai dato la vita / perché non scendessi nella tomba . . .” (Sal 30,
3-4).
Sì, santa Clelia vive in
Dio nella luce del Cristo risorto e dal cielo ci incoraggia a perseverare nel
cammino del nostro impegno quotidiano, sempre fidando in colui che “ha creato
il mondo e ha salvato gli uomini nella sua misericordia” (Canticum ad
Evangelium).
“Signore Dio mio . . . /
Hai mutato il mio lamento in danza, / Signore, mio Dio, ti loderò per sempre” (Sal 30,
3. 12-13). Amen!
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Libreria Editrice Vaticana
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la Comunicazione
Clelia Barbieri
(1847-1870)
Beatificazione:
- 27 ottobre 1968
- Papa Paolo VI
Canonizzazione:
- 09 aprile 1989
- Papa Giovanni
Paolo II
- Basilica Vaticana
Memoria Liturgica:
- 13 luglio
Vergine, fondatrice della
Congregazione delle Suore Minime dell'Addolorata, si adoperò per il bene
spirituale della gioventù femminile per la formazione umana e cristiana
specialmente delle ragazze povere e bisognose
"Signore, aprite il
vostro cuore e buttate fuori una quantità di fiamme d’amore e con queste fiamme
accendete il mio. Fate che io bruci d’amore"
Clelia Barbieri nacque il
13 febbraio 1847 nella contrada volgarmente chiamata le "Budrie",
appartenente civilmente al comune di S. Giovanni in Persiceto (BO),
ecclesiasticamente alla Archidiocesi di Bologna, da Giuseppe Barbieri e
Giacinta Nannetti.
I genitori erano di censo
diverso: Giuseppe Barbieri proveniva dalla famiglia quasi più povera delle
"Budri ", mentre Giacinta dalla famiglia più in vista; lui garzone
dello zio di Giacinta, medico condotto del luogo, lei la figlia di Pietro
Nannetti benestante. Per il matrimonio contro corrente, Giacinta benestante
sposò la povertà di un bracciante e da una casa agiata passò ad abitare nella
umilissima casetta di Sante Barbieri, papà di Giuseppe; tuttavia si costituì
una famiglia cementata sulla roccia della fede e della pratica cristiana.
Al battesimo
amministratole lo stesso giorno della nascita, per espresso volere della mamma,
la neonata ricevette i nomi di Clelia, Rachele, Maria. La mamma insegnò
precocemente alla piccola Clelia ad amare Dio fino a farle desiderare di essere
santa. Un giorno Clelia le domandò: "Mamma, come posso essere santa"?
Per tempo la Clelia imparò pure l'arte del cucire, di filare e tessere la
canapa, il prodotto caratteristico della campagna persicetese.
All'età di 8 anni,
durante l'epidemia colerica del 1855 Clelia perdette il babbo. Con la morte del
babbo, per generosità dello zio medico, la mamma, Clelia e la piccola sorellina
Ernestina passarono ad abitare in una casa più accogliente vicino alla chiesa
parrocchiale.
Per Clelia le giornate
divennero più santificate. Chiunque avesse voluto incontrarla poteva trovarla
immancabilmente o a casa, a filare o cucire, o in chiesa a pregare. Sebbene era
nell'uso del tempo accostarsi per la prima volta alla Comunione quasi adulti,
Clelia per la sua precoce preparazione catechistica e spirituale vi fu ammessa
il 17 giugno 1858, a soli undici anni.
Fu un giorno decisivo per
il suo futuro, perché visse la sua prima esperienza mistica: contrizione
eccezionale dei peccati propri e altrui. Premette su di lei l'angoscia del
peccato che crocifigge Gesù e addolora la Madonna. Dal giorno della prima
Comunione, il Crocifisso e la Madonna Addolorata ispireranno la sua
spiritualità.
In pari tempo ebbe una
intuizione interiore del suo futuro nella duplice linea contemplativa e attiva.
In adorazione dinanzi al Tabernacolo appariva come una statua immobile, assorta
in preghiera; a casa era la compagna maggiore delle ragazze costrette al
lavoro. Con maturità precoce all'età trovava nel lavoro il suo primo modo di
rapporto con le ragazze, poiché alle "Budrie" il lavorare,
specialmente la canapa, era l'unica fonte per tirare avanti la vita. Ma Clelia
vi aggiungeva qualcosa che nell'ambiente era particolarmente suo: lavorare con
gioia, con amore, pregando, pensando a Dio e addirittura parlando di Dio.
Clelia non è Marta che si
affaccenda tutta presa dal servizio per le cose del mondo, tuttavia si prodiga
compiutamente, appassionatamente al servizio delle creature più amate da Gesù,
i poveri, tanto che le sue tenere mani portano i segni della più dura fatica.
Clelia non è Maria che tutto lascia, esclude e abbandona per immobilizzarsi
estatica nel gesto di devozione e di amore. Eppure non ha altro pensiero, non
ha altri affetti e si muove e cammina immersa in Lui, come una sonnambula.
Cammina nell'amore, si dà
tutta all'Amore, senza risparmio. Dimentica il suo corpo, anzi lo ignora. È
felice di appartenere al Signore e la sua felicità sta appunto nel non avere
altro pensiero che Lui. Qualcosa però la spinge ad andare verso gli uomini,
quelli più miseri e bisognosi, che aspettano una testimonianza di carità. Una
fede ardente la consuma e sente che " deve andare " dividere e
distribuire se stessa alle creature del suo Signore. Adora la solitudine che le
consente di concentrarsi alla ricerca del pieno possesso di Dio, ma esce dalla
sua casa, si lancia nel mondo, forzata dalla carità.
Nella Chiesa bolognese,
per combattere la noncuranza religiosa, specialmente degli uomini, vi erano gli
"Operai della dottrina cristiana". Alle "Budrie" il gruppo
era animato da un maestro molto anziano. Clelia volle essere e fu Operaia della
dottrina cristiana. Alle "Budrie" la catechesi si rinnovò col suo
inserimento che trascinò pure altre compagne di uguali sentimenti. Al principio
Clelia fu ammessa come sottomaestra e era l'ultima ruota del carro, ma ben
presto rivelò insospettate capacità tanto che gli stessi anziani si facevano
suoi discepoli.
Respinte non poche
lusinghiere proposte di matrimonio, la comitiva di ragazze che facevano capo a
Clelia concepì la prima idea di un nucleo di giovinette votate alla vita
contemplativa e apostolica; un servizio che doveva scaturire dall'Eucarestia,
doveva consumarsi nella Comunione quotidiana e sublimarsi nella istruzione dei
contadini e dei braccianti del luogo. L'idea non poté realizzarsi subito per le
vicende politiche dopo l'unità d'Italia del 1866-67. Si poté attuare il 1°
maggio 1868 allorché, sopite le questioni ambientali e burocratiche, Clelia con
le sue amiche poterono ritirarsi nella casa cosiddetta del maestro, ove cioè
fino allora si erano radunati gli Operai della dottrina cristiana.
Fu l'inizio umile della
famiglia religiosa di Clelia Barbieri che i superiori in seguito chiameranno
"Suore Minime dell'Addolorata". Minime per la grande
devozione che la Beata Clelia ebbe al santo Minimo Romito di Paola, S.
Francesco, patrono e provvido protettore della nascente comunità;
dell'Addolorata, perché la Madonna Addolorata era veneratissima alle
"Budrie" e perché era il titolo della Madonna preferito dalla Beata.
Dopo il ritiro delle
ragazze nella "Casa del maestro" cominciarono fatti straordinari,
come altrettanti attestati della Provvidenza a favore della piccola comunità
che altrimenti non avrebbe potuto perseverare. Essi venivano propiziati dalle
sofferenze fisiche e morali di Clelia nella notte oscura dello spirito e nelle
umiliazioni più incomprensibili da parte di persone che avrebbero dovuto invece
comprenderla. La sua fede però era sempre proverbiale come pure il suo
raccoglimento nella preghiera.
Nel ritiro delle
"Budrie" si respirava un clima di fede, una vera fame e sete di Dio,
un istinto missionario pieno di creatività e di fantasia, affatto poggiato
sopra i mezzi organizzativi che mancavano. Clelia ne era l'anima. Il
gruppo iniziale lievitò e attorno a esso anche il numero dei poveri, dei
malati, dei ragazzi e ragazze da catechizzare e istruire. A poco a poco la
gente vide Clelia in un ruolo di guida, di maestra nella fede. Cominciarono
così, nonostante i suoi 22 anni, a chiamarla " Madre ". La
chiameranno così fino alla morte che avverrà prestissimo.
La tisi che
l'accompagnava subdolamente, esplose violenta appena due anni dopo la
fondazione. Clelia morì profetizzando a colei che la sostituirà: "Io me ne
vado ma non vi abbandonerò mai ... Vedi, quando là in quel campo d'erba medica
accanto alla chiesa, sorgerà la nuova casa, io non ci sarò più... Crescerete di
numero e vi espanderete per il piano e per il monte a lavorare la vigna del
Signore. Verrà giorno che qui alle Budrie accorrerà tanta gente, con
carrozze e cavalli... ". E aggiunse: "Me ne vado in paradiso e tutte
le sorelle che moriranno nella nostra famiglia avranno la vita eterna
...". La morte la colse nella soddisfazione di andare incontro allo Sposo
verginale, il 13 luglio 1870. La profezia di Clelia in morte si è avverata.
La Congregazione delle
Suore Minime dell'Addolorata si è sviluppata e si sviluppa. È diffusa in
Italia, in India, in Tanzania. Oggi le suore nell'imitazione della Beata
Clelia, in umiltà nel proficuo loro lavoro assistenziale sono intorno alle
trecento, divise in 35 case.
Con i suoi 23 anni, al
giorno della morte, Clelia Barbieri può dirsi la fondatrice più giovane della
Chiesa.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/clelia-barbieri.html
SANTA CLELIA BARBIERI
Colpisce, in chi conosce
per la prima volta questa santa, la più giovane fondatrice della Chiesa,
come viene raffigurata: la mano destra alzata e gli occhi indicano il cielo,
mentre la mano sinistra stringe al petto il Crocifisso. E poi quel volto
giovane, perché Clelia Barbieri è morta a soli 23 anni, ma la fama della
sua santità aveva già conquistato tanta gente.
Venne al mondo il 13
febbraio 1847 a Le Budrie, una frazione di San Giovanni in Persiceto
presso Bologna. Il padre era un povero bracciante, la madre invece veniva da
una famiglia ricca: questo matrimonio un po’ contro corrente era cementato
dalla profonda fede cristiana di entrambi i coniugi.
Sappiamo poco dell’
infanzia di Clelia, che all’ età di otto anni perdette il padre in seguito ad
una epidemia di colera e la famiglia traslocò in un casolare vicino alla chiesa
parrocchiale e all’ abitazione del maestro delle scuole elementari: questo
consentì alla ragazzina di prendere qualche lezione nelle ore libere dal lavoro
di filatrice e cucitrice e di imparare a leggere e a scrivere anche se non in
maniera perfetta. L’ 8 giugno 1856 ricevette la Cresima e si sentì pervasa
dal desiderio di farsi santa, chiedendo spesso alla mamma consigli su come
riuscirci.
Alla prima comunione fu
ammessa quando aveva solo undici anni (un’ eccezione per quei tempi), con
un fervore sicuramente superiore alla sua età: la sera prima si mise in
ginocchio davanti alla mamma chiedendole perdono dei dispiaceri che poteva
averle dato e passò la notte insonne, tutta compresa dell’ importanza dell’
evento: «Un Dio a me!» ripeteva, «Un Dio a me che sono così povera e
miserabile!».
Da quel giorno il
Crocifisso e la Madonna Addolorata ispireranno la sua spiritualità. Sentendo
crescere dentro di sé l’impulso a fare del bene al prossimo; cominciò dalle
bambine più povere della parrocchia, che spesso venivano trascurate dai
genitori impegnati nel duro lavoro dei campi.
Nella Chiesa bolognese,
per combattere la noncuranza religiosa, specialmente tra gli uomini, vi erano
gli “Operai della dottrina cristiana”; alle Budrie il gruppo era animato da un
maestro molto anziano. Clelia volle essere anche lei Operaia della dottrina e
sotto la guida del parroco, don Gaetano Guidi, suo confessore, si impegnò a di
fare il catechismo ai bambini. Si accostava alla comunione tutti i giorni e si
tratteneva in chiesa il più a lungo possibile nei momenti liberi dal lavoro.
Il suo esempio non passò
inosservato e tre compagne, seguite spiritualmente dal parroco, si unirono a
lei in questa attività: nei giorni di festa raccoglievano le bambine nell’
oratorio annesso alla chiesa e le istruivano su come ricevere i sacramenti.
Clelia, nonostante la sua
modestissima base culturale, sapeva esprimersi con tale efficacia che presto
accorsero ad ascoltarla anche donne sposate e uomini. Di lei colpivano
soprattutto la modestia, la semplicità e il luminoso sorriso che le meritarono
il soprannome di “angioletto”.
Col passare del tempo
cominciò anche ad assistere i malati poveri a domicilio, non vergognandosi di
elemosinare per aiutarne le famiglie. Un giovane benestante se ne innamorò, e
la mamma desiderava che Clelia lo sposasse anche per migliorare le condizioni
precarie in cui versavano, ma lei aveva già deciso di consacrarsi al Signore e
rifiutò questa e altre lusinghiere proposte, intensificando la preghiera e l’
adorazione eucaristica accompagnata dalla meditazione sulla Passione di Cristo.
Si verificarono in lei
anche degli strani fenomeni come svenimenti che duravano anche mezz’ ora senza
però che il volto impallidisse. In casa pensavano ad una malattia, ma in realtà
si trattava di estasi.
Non mancarono però
momenti di grande aridità spirituale quando la giovane ebbe la sensazione di
avere ingannato col suo comportamento il parroco e le sue compagne, non
provando più attrattiva per la preghiera e per i sacramenti.
Passata questa crisi, sopravvenne
un attacco di tubercolosi, conseguenza anche della insufficiente alimentazione
a causa delle ristrettezze familiari; le fu portato il Viatico perché pareva
che per lei non ci fosse più nulla da fare, ma Clelia mentre don Guido le stava
dando l’Unzione degli Infermi disse alla mamma: «Perché piangi? Stai
tranquilla, questa volta il Signore non mi prende: vuole prima qualche altra
cosa da me». Infatti si ristabilì quasi subito e pensò di dar vita
ad un “ritiro” in cui vivere insieme alle sue tre compagne; per questo si trasferì
nella casa del maestro comunale che, rimasto vedovo, l’aveva lasciata libera.
Ad ostacolare l’iniziativa
intervenne lo zio di Clelia, medico condotto del paese, il quale pensava che il
“ritiro” non fosse altro che una «concentrazione di monache» e per questo
sporse denuncia alla prefettura. Ma le autorità diedero il riconoscimento al
ritiro perché presentava carattere laicale e aveva fini sociali. Così il 1°
maggio 1868 Clelia e le compagne entrarono nella “Casa del maestro” dando vita
a una famiglia religiosa che il cardinale Giacomo Gusmini in seguito
chiamerà “Suore Minime dell’ Addolorata” per la devozione della Barbieri
per S. Antonio di Paola (fondatore dell’ Ordine dei Minimi) e perché la Vergine
Maria era veneratissima alle Budrie sotto questo titolo.
Il gruppo iniziale
lievitò rapidamente e attorno ad esso anche il numero dei poveri, dei malati,
idei ragazzi e delle ragazze da catechizzare e istruire. A poco
a poco la gente vide in Clelia una guida e una maestra nella fede e cominciò,
nonostante avesse solo 22 anni, a chiamarla “Madre”. Le difficoltà economiche
erano gravi, ma Clelia sperava nella Provvidenza, nonostante le critiche di
certi benpensanti che giudicavano lei e le compagne delle esaltate, e una
visione annunciò che un benefattore le avrebbe aiutate. La santa aveva dato l’
ordine di cominciare la pratica dei “tredici venerdì” in onore di san Francesco
di Paola.
E proprio all’ ultimo
venerdì si presentò alla canonica un uomo con una lettera per il parroco da
parte di Vincenzo Pedrazzi, un ricco proprietari di Anzola nell’ Emilia il
quale, avendo sentito parlare della povertà in cui viveva la comunità di
Clelia, aveva deciso di aiutarla. Avuta conferma da don Guido dei bisogni più
urgenti, egli mandò subito un carretto carico di derrate alimentari e promise,
per riparare gli sbagli commessi in gioventù, che avrebbe mantenuto dodici
suore qualora l’ Istituto si fosse affermato. Manterrà la parola fino alla
morte, sopraggiunta nel 1899.
Clelia purtroppo non vide
il consolidamento dell’ opera, essendo stata nuovamente aggredita dalla
tubercolosi. Due giorni prima di spirare, si fece trasportare in una stanza
predicendo che questa sarebbe stata presto trasformata in una cappella e disse
alla mamma e alle sorelle che l’ attorniavano: «State di buon animo perché io
me ne vado in paradiso; sarò tuttavia sempre con voi e non vi abbandonerò mai».
Il 3 luglio 1870 morì
santamente come era vissuta. I suoi funerali furono un trionfo di popolo. Nel
primo anniversario della sua scomparsa le Minime capirono il senso delle sue
ultime parole: infatti, in occasione del ritiro mensile nella stanzetta
trasformata in cappella, mentre pregavano sentirono unirsi al loro una voce
squillante, armoniosa, che echeggiava da una parte e dall’ altra: era proprio
la voce di madre Clelia; e da quel giorno il fenomeno si è ripetuto altre volte
tra le sue figlie.
Il 27 ottobre 1968 Paolo
VI beatificò la Barbieri e Giovanni Paolo II la canonizzò il 9 aprile 1989. La
sua congregazione, sviluppatasi subito soprattutto per l’ azione di madre
Orsola Donati (serva di Dio, una delle prime compagne di Clelia., considerata
la confondatrice), è presente oggi in Italia, in Tanzania e in India.
SOURCE : https://m.famigliacristiana.it/articolo/santa-clelia-barbieri.htm

Den hellige Clelia
Barbieri (1847-1870)
Minnedag:
13. juli
Den hellige Clelia
Barbieri (lat: Cloelia) ble født den 13. februar 1847 i Budrio i San Giovanni
in Persiceto i landsbyen Le Budrie i utkanten av Bologna i regionen
Emilia-Romagna i Nord-Italia. Hun ble døpt samme dag som hun ble født med
navnene Clelia Maria Rakel (it: Clelia Maria Rachele). Hennes foreldre hadde
svært forskjellig bakgrunn, for Giuseppe Barbieri kom fra den kanskje fattigste
familien i Le Budrie, mens Giacinta Nanetti kom fra den betydeligste familien i
byen. Giuseppe arbeidet som tjener for Giacintas onkel, distriktets lege, mens
hun var datter av den velstående Pietro Nanetti.
Det var mye motstand mot
ekteskapet, og etter bryllupet aksepterte den velstående Giacinta livet til en
fattig arbeider, og hun flyttet fra sitt komfortable hjem til svigerfaren Sante
Barbieris beskjedne hytte. Likevel dannet hun og mannen en familie bygd på en
klippe av tro og et fullstendig kristent liv. Familien levde av å bearbeide
hamp, og de var aldri i stand til å gi barna en formell utdannelse. Clelias
lillesøster Ernestina (Ernista) ble født i 1850.
I 1855 ble Italia rammet
av en koleraepidemi, og Clelias far døde i pesten. Clelia var åtte og Ernestina
fem år gammel. Forsørgerens død gjorde familien virkelig fattige, men takket
være legeonkelens sjenerøsitet, kunne den lille familien flytte inn i et mer
komfortabelt hus nær sognekirken. Clelia var et svært intelligent barn, men
fattigdommen gjorde at hun måtte avbryte skolegangen, og hun lærte ikke å lese
før hun var i tenårene. Hun måtte tidlig lære å sørge for familien ved sine
henders arbeid, og hun sydde, spinnet og vevde hamp. Hun viste tidlig tegn på
uvanlig fromhet, og ni år gammel ble hun styrket av fermingens sakrament, og to
år senere, som det var vanlig den gangen, av å motta Kristus i eukaristien den
17. juni 1858.
Dette var ikke enkle
tider for Kirken i Italia, noe som ga et fiendtlig miljø for forkynnelsen av
evangeliet. Men Clelia viet seg til å formidle sin egen ukuelige tro til andre
i sognet, og i 1861 ble hun kateket i en alder av fjorten år. Hun var så heldig
at hennes sogneprest var p. Gaetano Guidi, som i Clelias hengivenhet og hennes
bemerkelsesverdige fromhet så muligheter for å lede henne til stadig større
arbeid for Kirken. Som syttenåring avslo hun flere tilbud om ekteskap.
P. Guidi foreslo at hun
og en nær venninne, den seks år eldre Teodora Baraldi, burde sette i gang
undervisning av de fattige jenter i sognet. De to dannet en bønnesirkel blant
sine søstre og venner, og sakte men sikkert ble dette til en ny kongregasjon.
Snart sluttet Orsola Donati seg til de to, og sammen med Clelia regnes hun som
den sanne grunnleggeren av kongregasjonen. Clelia mente at hennes ekstreme
fattigdom utelukket henne fra å slutte seg til en eksisterende orden. Da en
fjerde ung kvinne, Violante Garagnani, sluttet seg til dem, overbeviste det
Clelia om at tiden var inne for en grunnleggelse.
Clelias mor og de andre
kvinnenes foreldre ga sin tillatelse, og fra begynnelsen hadde den nye
kongregasjonen velsignelse fra erkebiskopen av Bologna, kardinal Lucida Maria
Parocchi, og det var han som ga den navnet «av den smertefulle Mor» etter den
Maria-fromheten som var svært sterk og utbredt i den delen av Italia. Han
foreslo også at kongregasjonen satte seg under beskyttelse av den hellige Frans av Paola,
som hadde grunnlagt Minstebrødrene. Kongregasjonen møtte motstand fra de sivile
myndighetene og måtte vente lenge på kirkelig approbasjon, som ble gitt
foreløpig i 1905, men fullt ut først i 1934. I 1951 sluttet kongregasjonen seg
til servittene eller Marias tjenere (Ordo Servarum Mariae – OSM).
Helt fra begynnelsen var
Clelia betraktet og respektert som den lille kommunitetens leder. Hennes
fromhet, særlig til Kristi person i eukaristien, var svært dyp. Selv om hun var
svært ung, oppnådde hun store høyder i kontemplasjon, for hun hadde fordypet
seg i bønn og til og med praktisert fysiske botsøvelser siden barndommen. Hun
ble sett i ekstase og tilskrevet evnen til å lese i hjertene.
Snart etter grunnleggelsen
av kongregasjonen slo hennes latente tuberkulose ut, men hun frisknet først til
på en måte som virket å være svært nært mirakuløst. Men etter syv måneders
intense lidelser døde hun den 13. juli 1870 i Le Budrie, bare 23 år gammel. I
løpet av sitt korte liv hadde hun likevel oppnådd mye for Kirken. På dødsleiet
sa hun at selv om hun forlot søstrene fysisk, ville hun aldri forlate dem
åndelig. Hennes jordiske rester hviler fortsatt i et enkelt skrin i kapellet i
kongregasjonens moderhus i Budrio. Hennes første biografi ble skrevet av
kardinal Giorgio Gusmini.
Den 13. juli 1871, på
ettårsdagen for Clelias død, var søstrene samlet til kveldsbønn i kapellet da
de plutselig hørte lyden av en høy, harmonisk og himmelsk stemme som sang, noen
ganger solo og noen ganger sammen med dem, Stemmen flyttet seg fra høyre til
venstre, og noen ganger passerte den like ved ørene til den ene søsteren etter
den andre. Denne mirakuløse hendelsen skjedde en gang til, og søstrene bestemte
seg for å be hele natten. De hadde ikke noe tabernakel, så de gikk til den
nærliggende sognekirken for å tilbe sakramentet i tabernaklet. Stor var deres
forbauselse da stemmen hadde fulgt etter dem og stemte i da de begynte sine
bønner.
Siden da har Clelias
stemme sluttet seg til bønnene og hymnene til sine medsøstre i alle
kongregasjonens hus, og den bruker alltid språket i landet hvor husene ligger.
Stemmen har vært hørt av noviser som aldri tidligere hadde hørt om fenomenet,
og av utenforstående. Stemmen snakker aldri alene, men slutter seg til stemmene
til de andre søstrene som om hun var nærværende som et medlem av kommuniteten.
Ikke alle søstrene hører stemmen, og det er ikke alltid de «helligste» som
hører den. Clelia gjør også ofte sin tilstedeværelse kjent ved bankelyder, som
så tolkes av søstrene.
Straks etter Clelias død
ba syv unge jenter om å få bli opptatt i kommuniteten. Mindre enn ti år etter
Clelias død ga en sjenerøs velgjører dem et nytt hus, nøyaktig på det stedet
Clelia hadde forutsagt til sine søstre før hun døde. Etter at de ba sin
grunnlegger om hennes forbønn, ble en tørr brønn på eiendommen fylt av vann, og
den er fortsatt full.
Clelias
saligkåringsprosess ble innledet i 1920. Hun ble saligkåret den 27. oktober
1968 av pave Paul VI (1963-78) og helligkåret den 9. april 1989 av pave
Johannes Paul II i Peterskirken i Roma. I seremonien fremholdt han henne som et
eksempel for den kristne verden hvordan troen skulle næres, først i familien,
og deretter som Clelia i menigheten. Hennes minnedag er dødsdagen 13. juli.
Kongregasjonen Suore
Minime dell’Addolorata har nå 35 hus i Italia, India, Tanzania og Brasil. Ved
utgangen av 2008 var de 296 søstre.
Kilder: Attwater/Cumming,
Butler, Butler (VII), Ball (3), Cruz (1), Cruz (2), Schauber/Schindler, Holböck
(3), Index99, Patron Saints SQPN, Infocatho, Heiligenlexikon, Bautz,
santiebeati.it, en.wikipedia.org, vatican.va - Kompilasjon og oversettelse:
p. Per Einar
Odden
Opprettet: 11. juni 2003
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/cbarbier
SAINTE CLELIA BARBIERI
Fondatrice des sœurs Minimes de Notre-Dame des Douleurs 13 juillet : http://servidimaria.net/sitoosm/fr/spiritualite/santi/clelia.pdf