lundi 13 juillet 2020

Sainte CLELIA BARBIERI, vierge religieuse et fondatrice de la Congregazione delle Minime della Vergine Addolorata (Congrégation des Minimes de la Vierge des Douleurs)

Sainte Clélia

Fondatrice d’une congrégation de religieuses enseignantes près de Bologne (+1870)

(Clélia signifierait "adoucir")

Elle naquit près de Bologne en Italie dans une pauvre famille ouvrière. Tout en travaillant, elle s'engagea très tôt dans l'éducation religieuse des enfants en leur faisant le catéchisme. A 21 ans, en 1868, avec son curé et quelques amies, elle fonda la congrégation des Religieuses de la Vierge des Douleurs pour l'éducation des enfants et surtout des plus déshérités. Elle voulut que ses religieuses soient très insérées dans la vie paroissiale. Deux ans plus tard, elle mourait dans les souffrances d'une redoutable phtisie.

Canonisée le 9 avril 1989, Basilique Vaticane, par Jean-Paul II.

À Budria en Romagne, l'an 1870, sainte Clélie Barbieri, vierge, qui se dépensa pour le bien spirituel des jeunes filles et fonda la Congrégation des Minimes de la Vierge des Douleurs pour la formation humaine et chrétienne, en premier lieu des pauvres et des miséreuses.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/2159/Sainte-Clelia.html

Sainte Clélie Barbieri

Clélie Barbieri naît le 13 février 1847 à Budrie di San Giovanni in Persiceto, village des faubourgs de Bologne en Italie. Sa mère Jacinthe Nannetti appartenait à la famille la plus importante de la ville tandis que son père était issu d'un milieu très pauvre. Le jour même de sa naissance, Clélia est baptisée sous les noms de Clélia, Rachel, Marie. Elle apprend à coudre, filer et tisser, une des principales activités de la région, pour aider sa mère, ayant perdu son père dès l’âge de huit ans. Le 17 juin 1858, à 11 ans, elle fait sa première communion. Sa dévotion s'oriente vers le crucifix et Notre-Dame des Douleurs. Dans le dur travail sur les fibres de chanvre, elle est un modèle pour les autres travailleuses, car elle l'accomplit avec joie et dans un esprit de prière. Elle nourrit son âme de lectures spirituelles et notamment du livre de saint Alphonse de Liguori sur « La pratique de l’amour envers Jésus-Christ ».

A cette époque existe un groupement appelé "les ouvriers de la doctrine chrétienne (ou du catéchisme)", mouvement destiné à combattre l'indifférence religieuse qui se manifeste surtout chez les hommes. Le groupe de Budrie est dirigé par un ancien instituteur très âgé. Clélia y est admise, au dernier rang en raison de son jeune âge, mais avec elle le groupe renaît et on lui en confie bientôt la direction. Autour d'elle se groupent d'autres jeunes femmes. A 21 ans le 1er mai 1868, avec son curé et ses amies, elle fonde la congrégation des « Sœurs Minimes de Notre-Dame des douleurs » : elles veulent une vie contemplative centrée sur l'Eucharistie et l'adoration du Saint-Sacrement d'où jaillirait une vie active par l'enseignement du catéchisme aux paysans et ouvriers du secteur. Elles sont insérées activement dans la vie paroissiale. Le groupe initial croît rapidement à la mesure de ceux et celles qui ont besoin de leurs services : pauvres, malades, garçons et filles à catéchiser. On regarde Clélia comme un guide dans la foi et on l'appelle "Mère", elle qui n'a que 22 ans. Mais la tuberculose qui couvait depuis longtemps réapparaît en force deux ans après la fondation. Elle encourage la Communauté en prophétisant son expansion et meurt joyeuse à 23 ans le 13 juillet 1870. La Congrégation s'étend à travers l'Italie, en Inde et en Tanzanie. Sainte Clélia est la plus jeune fondatrice de religieuses dans l'histoire de l’Église.

SOURCE : http://paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/paroisse-saint-aygulf/saint-du-jour/icalrepeat.detail/2016/07/13/29809/-/sainte-clelie-barbieri?filter_reset=1

Santa Clélia Barbieri6

Santa Clelia Barbieri


SAINTE CLELIA BARBIERI

religieuse, fondatrice

1847-1870

EXTRAIT BIOGRAPHIQUE

Clelia Barbieri naît le 13 février 1847 à Budrie di San Giovanni in Persiceto, village des faubourgs de Bologne (Émilie, Italie). Les parents sont d'origine bien différente socialement: Sa mère Jacinthe Nannetti appartenait à la famille la plus importante de la ville tandis que son père était issu d'un milieu très pauvre. Mariage contesté mais foyer fondé sur le roc de la foi et d'une vie profondément chrétienne. Les époux emménagent dans une pauvre maison. Le jour même de sa naissance, Clélia est baptisée sous les noms de Clélia, Rachel, Marie. Elle apprend à coudre, filer et tisser, une des principales activité de la région. Le 17 juin 1858, à 11 ans, elle fait sa première communion, ce qui est précoce à cette époque et cela à cause de son exceptionnelle préparation: jour décisif à l'origine d'un approfondissement mystique marqué par la contrition pour ses propres fautes et celles du monde; elle ressent angoisse et douleur pour les péchés qui ont crucifié le Christ et contristé Notre-Dame. Sa dévotion s'oriente vers le crucifix et Notre-Dame des Douleurs. Dans le dur travail sur les fibres de chanvre, elle est un modèle pour les autres travailleuses, car elle l'accomplit avec joie et dans un esprit de prière. Avec ses mains délicates précocement usées par son labeur, elle se dévoue également au service des pauvres, les préférés de Notre Seigneur. Elle ne vit que pour Dieu seul, allant jusqu'à oublier son propre corps, mais, pour les plus délaissés dans leur âme ou dans leur corps, elle comprend quelle "doit aller" en renonçant à la chère solitude de sa maison.

A cette époque existe un groupement appelé "les ouvriers de la doctrine chrétienne (ou du catéchisme)", mouvement destiné à combattre l'indifférence religieuse qui se manifeste surtout chez les hommes. Le groupe de Budrie est dirigé par un ancien instituteur très âgé. Clélia y est admise, au dernier rang en raison de son jeune âge, mais avec elle le groupe renaît et on lui en confie bientôt la direction. Autour d'elle se groupent d'autres jeunes femmes. A 21 ans le 1er mai 1868, avec son curé et ses amies, elle fonde la congrégation des "Sœurs Minimes de Notre-Dame des douleurs": elles veulent une vie contemplative centrée sur l'Eucharistie et l'adoration du Saint-Sacrement d'où jaillirait une vie active par l'enseignement du catéchisme aux paysans et ouvriers du secteur. Elles sont insérées activement dans la vie paroissiale. Pas d'organisation matérielle systématique au début mais elles bénéficient d'une assistance manifestement providentielle; ce qui soutient les sœurs, ce sont les souffrances physiques et morales de la fondatrice, humiliée par ceux qui auraient dû être ses principaux protecteurs. Le groupe initial croît rapidement à la mesure de ceux et celles qui ont besoin de leurs services: pauvres, malades, garçons et filles à catéchiser. On regarde Clélia comme un guide dans la foi et on l'appelle "Mère", elle qui n'a que 22 ans. Mais la tuberculose qui couvait sourdement depuis longtemps réapparaît en force deux ans après la fondation. Elle encourage la Communauté en prophétisant son expansion et, joyeuse, elle meurt à 23 ans en 1870. La Congrégation s'étend à travers l'Italie, en Inde et en Tanzanie. Sainte Clélia est la plus jeune fondatrice de religieuses dans l'histoire de l'Église (21 ans).

Béatifiée le 27 octobre 1968  à Rome  par Paul VI

Canonisée le 9 avril 1989  à Rome par Jean Paul II

Fête : 13 juillet

http://www.abbaye-saint-benoit.ch

SOURCE : http://voiemystique.free.fr/clelia_barbieri.htm

Santa Clelia Barbieri


Saint Clelia Barbieri

Also known as

Cloelia Barbieri

Memorial

13 July

Profile

From her earliest life, Clelia paid no attention to this world, focused solely on the spiritual life. Founded the Little Sisters of the Mother of Sorrows who concentrate on ministering in hospitals and elementary schools to the sick, the aged, the lonely, and a prayer ministry for the poor. Since her death, her voice has been heard in the houses of her order, accompanying her sisters in song.

Born

13 February 1847 at Bundrie di San Giovanni, Persiceto, Italy

Died

13 July 1870 at BolognaItaly of tuberculosis

Beatified

2 October 1968 by Pope Paul VI

Canonized

9 April 1989 by Pope John Paul II

Patronage

Little Sisters of the Mother of Sorrows

people ridiculed for their piety

Additional Information

books

John Paul II’s Book of Saints, by Matthew Bunson and Margaret Bunson

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

All Saints and Martyrs

America Needs Fatima

Hagiography Circle

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‘Saint Clelia Barbieri‘. CatholicSaints.Info. 6 April 2024. Web. 16 February 2026. <https://catholicsaints.info/saint-clelia-barbieri/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-clelia-barbieri/

Clelia Barbieri (1847-1870)

foundress of the Congregation of the "Suore Minime dell'Addolorata"

Clelia Barbieri was born to Giacinta Nannetti and Giuseppe Barbieri, on February 13th, 1847 in a village called "Budrie" of S. Giovanni in Persiceto in the outskirts of Bologna, Italy and in the Archdiocese of Bologna.

Her parents were of different origins: Giuseppe Barbieri came from perhaps the poorest family of "Budrie" while Giacinta from the most important family in town: he worked as servant for Giacinta's uncle, the district's medical doctor, while she was the daughter of the well-to-do Pietro Nannetti.

After her much-contested wedding, the wealthy Giacinta accepted the poverty of a laborer's life and moved from a comfortable home to the humble cottage of her father-in-law, Sante Barbieri; nevertheless forming a family built on the rock of faith and a totally Christian life.

In line with her mother's expressed wish, she was baptized Clelia, Rachele, Maria on the very day of her birth.

The mother taught Clelia to love God early in her life placing in her heart the desire for sanctity. One day Clelia asked her, "Mother, how can I become a saint?" In the meantime Clelia also learned the art of sewing, spinning and weaving kemp which was the most important work of the district.

In 1855, during a cholera epidemic the then eight-year-old Clelia lost her father and through the generosity of her uncle, the doctor, she, her mother and younger sister Ernestina moved into a more comfortable house near the parish church.

For Clelia the days became more saintly and dedicated. Anyone who wanted to see her could always find her either at home weaving and sewing or in church praying.

Although it was usual at that time to receive First Communion almost at adulthood, Clelia due to her unusual catechistic preparation and spirituality, made hers on June 17th, 1858, at only eleven years of age.

This was a decisive day for Clelia's future since it was then that she had her first mystic experience: exceptional contrition and repentance for her own sins and those of the world.

She underwent anguish and suffering for the sins that crucified Christ and so sorrowed Our Lady.

From the day of her First Communion, the crucifix and Our Lady of Sorrows inspired her saintly soul.

At the same time she had a first inspiration as to her future which she perceived as based on prayer and good works.

In adoration before the Holy Tabernacle she was motionless, rapt in prayer, while at home she was the companion and model for the other working girls. Far more mature than her years, she found in her work the first contact with the girls of "Budrie" where working hemp fibers was the main occupation and where all were engaged in this hard work.

Clelia brought something particularly personal to her little world: she worked with joy and love, praying and thinking of God at all times and even speaking of Him to her companions.

While Clelia was not Martha, Completely devoted to the cares of the world, yet she dedicated herself lovingly to the service of those most loved by Our Lord, the very poor, to the extent that her delicate hands were marked early in her short life with the hard labors she undertook.

While Clelia was not Mary who abandoned, excluded and neglected everything to prostrate herself in love and devotion, yet Clelia had no other thought, no other love than that for Our Lord whom she carried in her heart and soul as she walked with Him through life as if already in his world.

She lived in charity, completely dedicated to loving her fellowmen without restraint. She forgot and even ignored her body. She was happy to belong to the Lord and her happiness rested, in fact, in thinking only of Him. Something, however, compelled her to turn towards her fellowmen, the poorest and most tried, who often waited in vain for some small sign of love and brotherhood.

A fervent faith burned inside her, and she felt that she "must go" to give herself to all of God's poor. She loved that solitude which would permit her to reach God more fully, but she left the protection of her home and went forth inspired by her all-consuming love for mankind.

At this time in history, there existed in the Church a group called "The Christian Catechism Workers" who were mainly men whose aim it was to combat the prevalent religious negligence of the times. At "Budrie" the group was led by an elderly schoolteacher.

Clelia aspired and then became one of the Christian Catechism Workers.

Then, at "Budrie" with her acceptance, the catechism group was reborn and attracted others with her very same dedication and faith.

At first, Clelia was admitted as an assistant teacher and was the least important member, but soon her surprising talents and preparation evidenced themselves so that the senior members placed themselves under her leadership.

Having rejected several flattering marriage proposals, the group of young ladies which had sprung up from the Catechism group, elected Clelia as their leader and conceived the idea of a community devoted to an apostolic and contemplative way of life. This was to be a life of service which would spring from the Eucharist with daily Holy Communion and would ennoble itself with the teaching of catechism to the farmers and laborers of the area.

The idea could not become a reality immediately due to the political situation at the time of Italy's unification (1866-67).

However, it was finally realized on May 1st, 1868 when with the bureaucratic and local problems solved, Clelia and her young friends moved into the so-called "teacher's house" where the Workers for Christian Catechism had formerly met. This was the humble beginning of Clelia Barbieri's religious family which later was to be named the religious community of the "Suore Minime dell'Addolorata".

"Minime" because of Clelia's devotion to the saint, Minimo Romito di Paola, S. Francesco, patron and provident protector of the young community; "dell'Addolorata" because this title of Our Lady of Sorrows was the most loved of all of Our Lady's titles by Clelia Barbieri.

After moving into "the teacher's house", a series of extraordinary events in the form of assistance to the young community occurred which were undoubtedly the work of Divine Providence and without which the group could never have survived. The small group was inspired by Clelia's physical and moral sufferings in her darkest hours and in the absurd humiliations she endured at the hands of those who should have been more understanding.

However, her faith and devotion in prayer were always extraordinary.

In the small "Budrie" community there was faith, a desire for God and a missionary zeal full of creativity and imagination by no means based on any organization support which was virtually nonexistent.

Clelia was the moving spirit.

The small initial group grew as well as the number of poor, sick and young boys and girls needing catechism and religious instruction.

Slowly, the people began to see Clelia as a leader and teacher of the faith. They started calling her "Mother" although she was only twenty-two years old.

They called her with this title until her death which came about very shortly.

The dormant tuberculosis she had always carried, suddenly flared up only two years after she had founded the order.

Clelia died prophesizing to the sister at her bedside, "I'm leaving, but I'll never abandon you. When in that alfalfa field next to the church there will be a new community house, I will no longer be with you ... You will grow in number, and you will expand over plains and mountains to work in the vineyard of the Lord. The day will come when here at 'Budrie' many will arrive with carriages and horses ...".

And she added, "I'm going to Heaven and all those who will die in our community will enjoy eternal life".

She died on July 13th, 1870 with the happiness of one going to meet her Spouse and beloved Lord.

Clelia's death prophecy has been fulfilled.

The religious order Suore Minime dell'Addolorata has expanded and continues to grow. It extends throughout Italy, in India and in Tanzania. Today, the sisters following in Clelia's footsteps, humbly continue their useful work of assistance to all in need and now number three hundred spread over thirty-five community houses.

Being only twenty-three at the time of her death, Clelia Barbieri is the youngest founder of a religious community in the history of the Church.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19890409_barbieri_en.html

St. Clelia Barbieri (Feast: July 13)

St. Clelia Barbieri is the youngest founder of a religious order in the entire history of the Catholic Church. However, of all the recently canonized saints, she is one of whom the least is known.

Clelia Mary Rachel was born in the small northern town of Budrie in Italy on February 13, 1847.

Her parents, Joseph Barbieri and Hyacinthia Nanetti, were a pious couple who lived a very modest life. Joseph Barbieri died in 1855, when Clelia was only nine years old; and soon after, the intelligent young girl had to find work to help support her family.

Pious and unusually devout from a very early age, Clelia found new depths of spirituality and zeal when she was confirmed in 1856. She was further renewed and strengthened in her faith two years later, as was then the custom, when she first received the sacrament of the Holy Eucharist.

Clelia began to dedicate herself to the work of propagating the faith in her own parish, and shortly thereafter became a catechist. Her remarkable piety and humble dedication brought her to the attention of her parish priest, Fr. Gaetano Guidi, who began to see great potential in her. He urged her and her close friend, Teodora Baraldi, to undertake the education of the young girls of the parish whose families were too poor to have them otherwise educated.

They were soon joined by Orsola Donati who is considered along with Clelia to be one of the true founders of the Little Sisters of Our Lady of Sorrows. This name was given them by the Archbishop of Bologna, Cardinal Lucinda Maria Parocchi, whose blessing and support they enjoyed from the outset of their vocations. The Archbishop also suggested that they put their congregation under the patronage of St. Francis of Poala. Clelia was twenty-one.

Though young in years, Clelia’s piety and devotion, especially to Christ present in the Blessed Eucharist, was profoundly deep. From her childhood, she had been drawn to prayer and the practice of the virtues and also the mortification of her body.

She was seen in ecstasy and often credited with the ability to read hearts. She became seriously ill shortly after the Congregation was established and for some time appeared close to death. Miraculously though, she recovered; but shortly thereafter she once more became ill. Clelia died on July 13, 1870, at twenty-three years old.

Clelia Barbieri was canonized in St. Peter’s Basilica, Rome, on August 9, 1989, by Pope John Paul II, who held her up as an example of how the Faith should be nourished, first in the family and then in the parish.

SOURCE : https://www.americaneedsfatima.org/Saints-Heroes/st-clelia-barbieri.html

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Santa Clelia Barbieri


Santa Clelia Barbieri Vergine e fondatrice

13 luglio

San Giovanni in Persiceto, Bologna, 13 febbraio 1847 - 13 luglio 1870

Clelia Barbieri nasce il 13 febbraio 1847 a San Giovanni in Persiceto, in provincia di Bologna. I sacramenti dell'iniziazione rappresentano i punti nodali della sua crescita. L'Eucaristia è il centro della sua esperienza mistica e del carisma di fondazione da lei promosso. La prima Comunione, il 24 giugno 1858, le dà un'impronta indelebile: diventa nel senso più autentico «anima da comunione». Nel 1862 entra nel nucleo degli «operai della dottrina cristiana» e si fa sempre più attenta e sensibile alla situazione della Chiesa. Ormai ventenne, sotto la guida lungimirante del parroco don Gaetano Guidi, elabora con un gruppo di amiche (Teodora, Orsola, Violante) un progetto di vita consacrata e di diaconia, in cui si può ravvisare un vero risorgimento al femminile. La presenza instancabile accanto ai piccoli, ai poveri, ai malati, agli emarginati, le merita da parte della gente l'appellativo di Madre. Nel 1878 il cardinale Lucido M. Parocchi, arcivescovo di Bologna, chiamerà «Minime dell'Addolorata» le eredi spirituali di Madre Clelia, morta nel 1870. (Avvenire)

Patronato: Patrona dei catechisti dell’Emilia-Romagna

Etimologia: Clelia = figlia del cliente, dal latino; gloria, dal greco

Martirologio Romano: A Budrie in Romagna, santa Clelia Barbieri, vergine, che si adoperò per il bene spirituale della gioventù femminile e fondò la Congregazione delle Minime della Vergine Addolorata per la formazione umana e cristiana specialmente delle ragazze povere e bisognose.

Quella di papà e mamma è una contrastata storia d’amore che fa scandalo. Lei, della famiglia più benestante del paese e nipote del medico condotto, va ad innamorarsi di un servo di campagna, di sette anni più giovane di lei. Lo sposa contro la volontà dei suoi e facendosi cacciare di casa, e va a vivere nella catapecchia dei suoceri.

L’anno dopo, nel 1847, in contrada Le Budrie di San Giovanni in Persiceto le nasce la prima bimba, Clelia, e tre anni dopo la seconda, Ernestina. Il suo non è stato un capriccio o una semplice infatuazione, ma l’inizio di una famiglia unita, saldamente fondata sul Vangelo. E’ grazie a lei e ai suoi insegnamenti che le bimbe crescono, innamorate di Gesù.

Dopo appena nove anni di matrimonio papà muore, portato via dal colera, e allora la famiglia di lei si ammorbidisce nei confronti della vedova e delle piccole orfane. Clelia, soprattutto, si dimostra straordinariamente matura, a 11 anni riceve la prima comunione e da quel giorno la sua vita assume un’impronta marcatamente eucaristica. Ha la fortuna di trovare una guida impareggiabile nel giovane parroco, che le fa sentire l’importanza della catechesi, soprattutto verso le persone più semplici e meno acculturate.

Nella diocesi di Bologna vengono chiamati “operai della dottrina cristiana” quanti si impegnano con stabilità e continuità a fare catechismo e Clelia, a 14 anni, entra a far parte del gruppo parrocchiale. Sa leggere e scrivere a malapena e quindi viene collocata all’ultimo posto della lista, catechista “di riserva” che dovrà fare un lungo tirocinio prima di essere all’altezza della situazione. Ma Clelia brucia le tappe e diventa presto l’anima del gruppo, che proprio grazie a lei riprende vitalità.

Soprattutto con tre “operaie” si stabilisce un’amicizia e una comunità di intenti che le spinge a sostenersi a vicenda nel cammino della perfezione, a istruirsi ed a lavorare insieme. Le quattro amiche cominciano a pensare di vivere insieme, in una piccola comunità che si inserisca come lievito nella vita parrocchiale.

Nasce così la “famiglia di Clelia”, perseguitata dalle autorità e dalle malelingue, che vive in povertà estrema affidandosi alla Provvidenza, che misuratamente ma costantemente non le fa mancare il necessario per la vita di ogni giorno. In parrocchia comincia a crescere l’ammirazione e la stima per Clelia, che spontaneamente viene chiamata “Madre” a dispetto dei suoi 22 anni: è un implicito riconoscimento del fascino che esercita e dell’autorità che le è riconosciuta.

Mentre la “famiglia” cresce, comincia a declinare la salute di Clelia, in preda alla tubercolosi. Muore il 13 luglio 1870, promettendo di essere sempre presente tra le sue “sorelle” alle quali neppure ha dato un nome. Ha 23 anni appena, è la più giovane fondatrice della Chiesa, ma “vede” e “sente” l’espandersi di quella sua piccola comunità, alla quale verrà poi dato il nome di Minime dell’Addolorata.

Nel primo anniversario della morte, le “sorelle” riunite nella camera in cui è spirata sentono per la prima volta la voce di Clelia che prega insieme a loro. Un fenomeno che, da allora in poi, si è ripetuto ed è stato documentato più di 150 volte, segno meraviglioso della comunione dei santi che lega quelli che sono quaggiù a quelli che già sono lassù.

Clelia Barbieri è stata proclamata beata da Paolo VI nel 1968 e canonizzata da Giovanni Paolo II nel 1989.

Autore: Gianpiero Pettiti

Clelia Barbieri nacque il 13 febbraio 1847 nella contrada volgarmente chiamata le "Budrie", appartenente civilmente al comune di S. Giovanni in Persiceto (BO), ecclesiasticamente alla Archidiocesi di Bologna, da Giuseppe Barbieri e Giacinta Nannetti.

I genitori erano di censo diverso: Giuseppe Barbieri proveniva dalla famiglia quasi più povera delle " Budrie ", mentre Giacinta dalla famiglia più in vista; lui garzone dello zio di Giacinta, medico condotto del luogo, lei la figlia di Pietro Nannetti benestante.

Per il matrimonio contro corrente, Giacinta benestante sposò la povertà di un bracciante e da una casa agiata passò ad abitare nella umilissima casetta di Sante Barbieri, papà di Giuseppe; tuttavia si costituì una famiglia cementata sulla roccia della fede e della pratica cristiana.

Al battesimo amministratole lo stesso giorno della nascita, per espresso volere della mamma, la neonata ricevette i nomi di Clelia, Rachele, Maria.

La mamma insegnò precocemente alla piccola Clelia ad amare Dio fino a farle desiderare di essere santa. Un giorno Clelia le domandò: " Mamma, come posso essere santa "? Per tempo la Clelia imparò pure l'arte del cucire, di filare e tessere la canapa, il prodotto caratteristico della campagna persicetese.

All'età di 8 anni, durante l'epidemia colerica del 1855 Clelia perdette il babbo. Con la morte del babbo, per generosità dello zio medico, la mamma, Clelia e la piccola sorellina Ernestina passarono ad abitare in una casa più accogliente vicino alla chiesa parrocchiale.

Per Clelia le giornate divennero più santificate. Chiunque avesse voluto incontrarla poteva trovarla immancabilmente o a casa, a filare o cucire, o in chiesa a pregare.

Sebbene era nell'uso del tempo accostarsi per la prima volta alla Comunione quasi adulti, Clelia per la sua precoce preparazione catechistica e spirituale vi fu ammessa il 17 giugno 1858, a soli undici anni.

Fu un giorno decisivo per il suo futuro, perché visse la sua prima esperienza mistica: contrizione eccezionale dei peccati propri e altrui.

Premette su di lei l'angoscia del peccato che crocifigge Gesù e addolora la Madonna.

Dal giorno della prima Comunione, il Crocifisso e la Madonna Addolorata ispireranno la sua spiritualità.

In pari tempo ebbe una intuizione interiore del suo futuro nella duplice linea contemplativa e attiva.

In adorazione dinanzi al Tabernacolo appariva come una statua immobile, assorta in preghiera; a casa era la compagna maggiore delle ragazze costrette al lavoro. Con maturità precoce all'età trovava nel lavoro il suo primo modo di rapporto con le ragazze, poiché alle " Budrie " il lavorare, specialmente la canapa, era l'unica fonte per tirare avanti la vita.

Ma Clelia vi aggiungeva qualcosa che nell'ambiente era particolarmente suo: lavorare con gioia, con amore, pregando, pensando a Dio e addirittura parlando di Dio.

Clelia non è Marta che si affaccenda tutta presa dal servizio per le cose del mondo, tuttavia si prodiga compiutamente, appassionatamente al servizio delle creature più amate da Gesù, i poveri, tanto che le sue tenere mani portano i segni della più dura fatica.

Clelia non è Maria che tutto lascia, esclude e abbandona per immobilizzarsi estatica nel gesto di devozione e di amore. Eppure non ha altro pensiero, non ha altri affetti e si muove e cammina immersa in Lui, come una sonnambula.

Cammina nell'amore, si dà tutta all'Amore, senza risparmio. Dimentica il suo corpo, anzi lo ignora. È felice di appartenere al Signore e la sua felicità sta appunto nel non avere altro pensiero che Lui. Qualcosa però la spinge ad andare verso gli uomini, quelli più miseri e bisognosi, che aspettano una testimonianza di carità.

Una fede ardente la consuma e sente che " deve andare " dividere e distribuire se stessa alle creature del suo Signore. Adora la solitudine che le consente di concentrarsi alla ricerca del pieno possesso di Dio, ma esce dalla sua casa, si lancia nel mondo, forzata dalla carità.

Nella Chiesa bolognese, per combattere la noncuranza religiosa, specialmente degli uomini, vi erano gli " Operai della dottrina cristiana". Alle " Budrie " il gruppo era animato da un maestro molto anziano.

Clelia volle essere e fu Operaia della dottrina cristiana. Alle " Budrie " la catechesi si rinnovò col suo inserimento che trascinò pure altre compagne di uguali sentimenti.

Al principio Clelia fu ammessa come sottomaestra e era l'ultima ruota del carro, ma ben presto rivelò insospettate capacità tanto che gli stessi anziani si facevano suoi discepoli.

Respinte non poche lusinghiere proposte di matrimonio, la comitiva di ragazze che facevano capo a Clelia concepì la prima idea di un nucleo di giovinette votate alla vita contemplativa e apostolica; un servizio che doveva scaturire dall'Eucarestia, doveva consumarsi nella Comunione quotidiana e sublimarsi nella istruzione dei contadini e dei braccianti del luogo.

L'idea non poté realizzarsi subito per le vicende politiche dopo l'unità d'Italia del 1866-67.

Si poté attuare il 1° maggio 1868 allorché, sopite le questioni ambientali e burocratiche, Clelia con le sue amiche poterono ritirarsi nella casa cosiddetta del maestro, ove cioè fino allora si erano radunati gli Operai della dottrina cristiana.

Fu l'inizio umile della famiglia religiosa di Clelia Barbieri che i superiori in seguito chiameranno " Suore Minime dell'Addolorata ".

Minime per la grande devozione che la Beata Clelia ebbe al santo Minimo Romito di Paola, S. Francesco, patrono e provvido protettore della nascente comunità; dell'Addolorata, perché la Madonna Addolorata era veneratissima alle " Budrie " e perché era il titolo della Madonna preferito dalla Beata.

Dopo il ritiro delle ragazze nella " Casa del maestro " cominciarono fatti straordinari, come altrettanti attestati della Provvidenza a favore della piccola comunità che altrimenti non avrebbe potuto perseverare. Essi venivano propiziati dalle sofferenze fisiche e morali di Clelia nella notte oscura dello spirito e nelle umiliazioni più incomprensibili da parte di persone che avrebbero dovuto invece comprenderla.

La sua fede però era sempre proverbiale come pure il suo raccoglimento nella preghiera.

Nel ritiro delle " Budrie " si respirava un clima di fede, una vera fame e sete di Dio, un istinto missionario pieno di creatività e di fantasia, affatto poggiato sopra i mezzi organizzativi che mancavano. Clelia ne era l'anima.

Il gruppo iniziale lievitò e attorno a esso anche il numero dei poveri, dei malati, dei ragazzi e ragazze da catechizzare e istruire.

A poco a poco la gente vide Clelia in un ruolo di guida, di maestra nella fede. Cominciarono così, nonostante i suoi 22 anni, a chiamarla " Madre ".

La chiameranno così fino alla morte che avverrà prestissimo.

La tisi che l'accompagnava subdolamente, esplose violenta appena due anni dopo la fondazione.

Clelia morì profetizzando a colei che la sostituirà: " Io me ne vado ma non vi abbandonerò mai ... Vedi, quando là in quel campo d'erba medica accanto alla chiesa, sorgerà la nuova casa, io non ci sarò più... Crescerete di numero e vi espanderete per il piano e per il monte a lavorare la vigna del Signore. Verrà giorno che qui alle " Budrie " accorrerà tanta gente, con carrozze e cavalli... ".

E aggiunse: " Me ne vado in paradiso e tutte le sorelle che moriranno nella nostra famiglia avranno la vita eterna ... ". La morte la colse nella soddisfazione di andare incontro allo Sposo verginale, il 13 luglio 1870.

La profezia di Clelia in morte si è avverata.

La Congregazione delle Suore Minime dell'Addolorata si è sviluppata e si sviluppa. E' diffusa in Italia, in India, in Tanzania. Oggi le suore nell'imitazione della Beata Clelia, in umiltà nel proficuo loro lavoro assistenziale sono intorno alle trecento, divise in 35 case.

Con i suoi 23 anni, al giorno della morte, Clelia Barbieri può dirsi la fondatrice più giovane della Chiesa.

Fonte : Santa Sede

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/62350

Clelia Barbieri (1847-1870)-holy card

Santa Clelia Barbieri


SOLENNE BEATIFICAZIONE DI CLELIA BARBIERI

OMELIA DI PAOLO VI

Domenica, 27 ottobre 1968


LA PARABOLA EVANGELICA SULLA UMILTÀ

«A che cosa paragoneremo il regno di Dio? O con quale similitudine lo figureremo? Esso è simile a un granello di senapa, il quale, quando si semina in terra, è più piccolo di tutti i semi che sono sulla terra; ma, seminato che sia, cresce e diventa più grande di tutti. gli erbaggi e fa dei rami così grandi che gli uccelli del cielo possono ripararsi alla sua ombra» (Marc. 4, 30-32).

A queste parole del Signore correva il Nostro pensiero, mentre porgevamo ora il Nostro atto di venerazione alla nuova Beata, sembrando a Noi, come supponiamo che quanti oggi la onorano vadano pensando, di ravvisarle riflesse tali parole evangeliche nell’umile ed eletta figura di Clelia Barbieri. Perché la prima impressione che la sua vita offre al nostro sguardo, abituati, come tutti siamo, a osservare e misurare gli uomini secondo la loro statura nel contesto storico e sociale, è quella della piccolezza. Qual è la sua storia? Si dura fatica a rintracciarla e a descriverla per la scarsezza di dati di cui si compone, per un primo motivo, quello della brevità del suo soggiorno terreno: di soli ventitre anni! Vero è che nei fasti della santità Clelia Barbieri non è sola a raggiungere il paradiso in così giovane età; a raggiungerlo, diciamo, con i segni anche a noi visibili della gloria. Non consideriamo ora il caso di bambini e di fanciulli e di giovani che giungono alla salvezza proprio in virtù dell’integrità della grazia battesimale e della loro naturale innocenza, senza aver subito alcuna profanazione, che una più lunga durata della loro terrena esistenza e una più piena esperienza delle avversità del pellegrinaggio nel mondo avrebbero forse loro arrecata. Ma ciò che ora interessa la nostra attenzione è il fatto che la brevità della vita sia illustrata in alcuni casi da uno straordinario complesso di virtù personali, di grazie spirituali e di circostanze biografiche da conferire alla giovane vita l’aureola più gloriosa e più difficile a conseguirsi quella della santità.

MERAVIGLIE DELLA GIOVINEZZA CONSACRATA AL SERVIZIO DI DIO

La santità nella giovinezza sembra a Noi un fenomeno umano ed agiografico degno del più grande interesse, per la sua precocità (non è una delle curiosità moderne quella dei «fanciulli-prodigio», o dei giovanissimi atleti, o artisti, o scienziati, o eroi, che, superando gli indugi dello sviluppo e i ritmi del tempo, raggiungono in anticipo una pienezza naturale sbalorditiva?); e sembra un fenomeno mirabile per la ricchezza di doni soprannaturali, che l’acerbità stessa dell’età mette in evidenza. Chi non ricorda, ad esempio (e restiamo nel giardino femminile), l’elogio di S. Ambrogio per Agnese, la giovinetta vergine e martire da lui magnificata: «Ella, come si narra, aveva dodici anni quando subì il martirio» (Haec duodecim annorum martyrium fecisse traditur - De virgin. 1, 7).

Voi Bolognesi, subito in Cuor vostro commentate: anche la nostra beata Imelda Lambertini, fiore della santa Eucaristia, aveva tredici anni. Potremmo ricordare che Giovanna d’Arco chiuse la sua vita avventurosa, mistica, militare ed eroica a diciannove anni, A trentatré Santa Caterina da Siena. E Santa Bartolomea Capitanio, ch’ebbe una vita sotto molti aspetti simile alla nostra Clelia Barbieri, pochi decenni prima, meritò ella pure d’essere fondatrice d’una fiorente famiglia religiosa nel breve spazio di ventisei anni. Ricordiamo tutti che S. Teresa del Bambin Gesù mori a ventiquattro anni. Potremmo continuare. Ma ora ci basta fermare lo sguardo sulla nostra Beata, traendo conferma dalla brevità stessa del suo passaggio nel tempo che la santità, anche quella meritevole del suffragio ufficiale della Chiesa, è possibile alla gioventù; ed inoltre, a tutto ben considerare, quando i carismi della grazia e l’intelligenza del Vangelo le siano assicurati, potremmo dire che meglio si addice la perfezione cristiana alla giovane età che non ad altro periodo dell’umana esistenza.

CRISTO NEI SUOI SEGUACI PIÙ GENEROSI E FEDELI

Ma la giovane età segna indubbiamente un limite di piccolezza, se non al valore, alla storia d’una breve vita. Ed altro limite riscontriamo in Clelia nella scena umana in cui quella vita si svolge: l’umiltà dell’ambiente, quello d’una modesta ed ignota Parrocchia rurale, le Budrie di S. Giovanni in Persiceto, dove all’occhio curioso di valori culturali e civili nulla appare di notevole, e dove invece è giustamente notata la deficienza economica e sociale, propria delle popolazioni rurali di quel tempo.

Certo, un occhio più attento ai valori morali e religiosi può scoprire le meraviglie di quel quadro umano, in cui la nostra civiltà cristiana ha modellato, composto, ornato il costume degnissimo dell’umile gente, dove la laboriosità, la sobrietà, l’onestà, la modestia, la bontà, il senso del dovere, il timor di Dio, il rispetto per tutti sono così penetrati nella mentalità e nelle abitudini della tranquilla e travagliata popolazione contadina da trarne stupendi e quasi campestri fiori di gentilezza, di abnegazione, di candida semplicità, di sensibilità morale, di spiritualità cristiana, che indarno cercheremmo in tanti altri ambienti più evoluti, e ormai prevalenti nella nostra moderna società. Occorre finezza manzoniana per apprezzare simile scena, gusto francescano, e, diciamo pure, senso evangelico.

Ma la piccolezza rimane la misura del quadro, anche sotto un altro aspetto, che, per altro verso, grandeggia di meravigliosa irradiazione spirituale, vogliamo dire quello della vita religiosa. Anche questa è semplice, popolare e ordinaria; essa è formata alle fonti più accessibili della preghiera comune; alimentata da letture che di poco si estendono oltre i primi elementi della dottrina cristiana, e dal Manuale di Filotea, allora assai in voga, del Can. Riva di Milano. Suoi maestri sono due Parroci di campagna, magnifici Sacerdoti, ottimi pastori, assai virtuosi, il Setanassi e il Guidi, ma entrambi senza pretese di vasta cultura e di pensiero originale. Anche il nome, che definirà la Famiglia religiosa fondata da Clelia Barbieri, metterà in evidenza la dimensione scelta, sull’esempio e in onore d’un grande umilissimo Santo, Francesco da Paola, per caratterizzare l’istituzione delle «Suore Minime dell’Addolorata». Minime.

Ma questa esatta impressione di piccolezza non dice tutto della nuova Beata, anzi non dice le ragioni dell’esaltazione, che meritamente la Chiesa oggi le tributa. Un’altra impressione succede, quella della scoperta. Avviene spesso nella vita dei Santi. I titoli della loro vera personalità bisogna scoprirli, e perciò bisogna cercarli. Quelli che credono che la santità abbia come manifestazione ordinaria il miracolo spesso si illudono. Il miracolo potrà verificarsi, e costituire il segno di virtù e di carismi straordinari, e quindi santità meritevole di speciale onore e di fiducioso credito. Ma questa santità dev’essere cercata in altre sue manifestazioni, le quali esigono nell’osservatore particolari condizioni di spirito, che sono poi quelle che da un lato rendono a lui benefico il culto dei Santi e dall’altro lo giustificano; cioè dev’essere cercata nella somiglianza, che il Santo riflette su di sé, di Cristo, il modello, il maestro, il vero Santo. Il culto dei Santi è una ricerca di Cristo in alcuni suoi seguaci, più fedeli e più favoriti.

LA VIA REGALE DELLA NUOVA CITTADINA DEL CIELO

E allora pare a Noi di riudire la voce del Signore fare l’apologia dei suoi eletti; ed ora di questa sua fedelissima Beata; la voce, diciamo, di Lui, rimpicciolito perfino sotto il nostro livello (cfr. Phil. 2, 7-8), di Lui, fattosi povero quand’era la ricchezza stessa (cfr. 2 Cor. 8, 9), diventato fratello a tutti noi per essersi definito «il Figlio dell’uomo» (Matth. 8, 20 ecc.) e ritenuto socialmente il «Figlio del fabbro» (Matth. 13, 55); di Lui, che effondendo al Padre l’amarezza e la dolcezza insieme del suo cuore, posto a contatto con gli uomini ribelli e con quelli fedeli, svela il piano segreto della sua rivelazione: «Io Ti rendo lode, o Padre, Signore del cielo e della terra, perché hai nascoste queste cose ai dotti e ai sapienti, e le hai rivelate ai piccoli. Sì, o Padre, perché così Ti è piaciuto!» (Matth. 11, 25-26).

IL CANDORE DELL’ANIMA FONDAMENTO D’OGNI EROISMO

E dove Ci conduce la Nostra ricerca di Cristo nella Beata di cui appunto stiamo celebrando la somiglianza con Cristo, sulla quale la Chiesa fonda la sua certezza di dichiararla cittadina del Cielo? Oh! se Noi abbiamo avuto una prima impressione di piccolezza, adesso, ravvisando nell’umile sua figura, nella breve sua vita, nella silenziosa sua opera i tratti del volto evangelico del Signore, un’impressione di ‘meraviglia e di letizia in Noi, un’impressione di bellezza e un’impressione di grandezza invece a lei relative inonderebbero il Nostro animo, se volessimo soffermarci ad uno studio così delicato e così attraente, cioè se volessimo tessere l’elogio della Beata o narrarne la biografia. Altri, e primo fra questi un’alta figura di Pastore, il Cardinale Gusmini, Arcivescovo di Bologna, dal 1914 al 1921, lo hanno fatto, e voi che Ci ascoltate tutto sapete in proposito; né più vi diremo, se non per confidarvi, correndo, ciò che al Nostro spirito ha recato maggiore edificazione, e più benefico incanto, mentre, in ordine a questa beatificazione, C’informavamo della Serva di Dio da dichiarare Beata.

Piacque specialmente a Noi l’innocenza di questa singolare creatura, quella purità che lascia trasparire nel volto e negli atti il candore interiore; il candore, che suppone ed alimenta un continuo, quasi connaturato colloquio con quel Dio meglio conosciuto per via d’amore, che di ansiosa speculazione; Ci pareva d’ascoltare S. Agostino ragionare della verginità: «in carne corruptibili incorruptionis perpetua meditatio» (De sancta Virg., c. 13; P. L. 40, 401), una meditazione continua della Purezza incorrotta in un essere tuttora corruttibile. E da così limpida bellezza Ci pareva ovvio di vedere sgorgare una bontà semplice, affettuosa, attraente; quella che quasi spontaneamente dapprima, e poi urgentemente cercò di farsi indotta e sapiente maestra comunicativa del proprio interiore tesoro di amorosa verità e di sperimentare, fino alla dedizione materna, incantevole in una così giovane vita, l’ansia di servire la propria Parrocchia, di educare gli altri, di formarsi un cerchio di sorelle e di amiche, con cui pregare e lavorare, e poi costituirsi in «ritiro», in cenacolo religioso qualificato all’orazione e al servizio dei poveri e dei sofferenti, come appunto fanno le figlie di Clelia Barbieri, le ottime Suore Minime dell’Addolorata.

PARTECIPAZIONE PATERNA ALLA ESULTANZA DI BOLOGNA

Godiamone tutti. Voi, sì, per prime, Suore pie e gentili, che traducete in opere di carità lo spirito della Beata; voi, che date testimonianza di ciò che può in una comunità ecclesiale l’esempio, l’ardore, l’azione della gioventù femminile affascinata dal volto di Cristo, trasportata dalla sua grazia e compresa di quanti bisogni soffrono i fratelli e di quanto bene essi siano capaci rincorrendo, lo slancio giovanile della purezza apostolica; voi, che offrendo al Signore la vostra vita tutto perdete e tutto guadagnate nell’esercizio assiduo ed eroico della carità.

E goda Bologna di questa sua Figlia, che la Chiesa celebra nell’ineffabile gloria del misterioso mondo celeste, e solleva davanti a quello terrestre come degna di ammirazione, d’imitazione, di fiducia. Noi sentiamo il dovere di congratularci con Lei, caro e venerato Signor Cardinale Lercaro, che per il compimento dei voti rivolti a questa gloriosa giornata ha prodigato le sue cure sagge ed assidue, e che può ben allietarsi di vedere oggi coronato col suo il desiderio dell’amatissima Arcidiocesi Bolognese. E sentiamo il bisogno di condividere con Bologna e con il suo presente e degno Arcivescovo Monsignor Poma la gioia di vedere questo nuovo fiore di fede e di santità testimoniare la perenne e moderna vitalità d’una secolare tradizione cattolica, che in Clelia Barbieri attesta le antiche virtù d’un popolo forte e cristiano, e dice al mondo come ancor oggi il Vangelo, ed oggi più che mai, si manifesta non solo sensibile e comprensivo degli umani bisogni, ma là, dove la giustizia, dove la fratellanza, dove l’indigenza reclamano chi li soccorra e li serva con pieno e silenzioso sacrificio di sé, esso, il Vangelo, ha pronto un suo dono generoso e misterioso di vite consacrate ed immolate.

Ed il Nostro invito a godere dell’avvenimento, che oggi è stato celebrato, vuol essere espresso a quanti sono qua accorsi per essere non solo spettatori, ma partecipi: tali sono certo le Autorità civili e politiche di Bologna e della terra emiliana e romagnola, alle quali siamo lieti, nel nome di Clelia Barbieri, di porgere il Nostro deferente saluto ed il Nostro voto augurale di prosperità e di pace.

PREZIOSI INSEGNAMENTI PER TUTTI I DISCEPOLI DI CRISTO

Così salutiamo le personalità ecclesiastiche del Clero Bolognese, Mons. Vicario Generale, i Reverendi Canonici e i Parroci della Città e dell’Arcidiocesi, fra questi quelli specialmente delle Budrie, e di San Giovanni in Persiceto, i rappresentanti del Laicato cattolico, i parenti ed i congiunti della nuova Beata e quelli che hanno goduto della sua miracolosa intercessione; e poi tutti i pellegrini e i visitatori e i fedeli presenti d’ogni provenienza, affinché abbiano tutti nella Nostra riconoscente e paterna benedizione il pegno della protezione della nuova celeste cittadina e sentano tutti, con l’impegno ch’ella ci affida a seguirne gli esempi e a tenerne desto lo spirito, l’impulso gioioso degli interiori carismi capace di rendere possibile e facile e felice la moderna militante sequela di Cristo.

Ma non possiamo congedarci da questa entusiasmante assemblea senza rivolgere un pensiero specialissimo ai gruppi di Alunni, con i loro Superiori e Maestri, dei vari Seminari, che abbiamo la fortuna di vedere d’intorno a Noi, specialmente quelli del Seminario Regionale «Benedetto XV» delle Diocesi di Bologna, Ravenna, Bertinoro, Cesena, Comacchio, Forlì, Sarsina, Rimini e Montefeltro, le quali così salutiamo nei pegni più preziosi delle loro spirituali speranze; poi quelli del Seminario arcivescovile di Bologna; quelli dell’«Onarmo»; quelli del Pre-seminario di Borgo Capanne; e quanti altri nelle rispettive Diocesi, nella Nostra di Roma ovviamente, ovvero nelle loro Famiglie religiose, maschili e femminili, si preparano a far dono a Cristo e alla sua Chiesa, della loro freschissima vita. A voi, giovani, l’augurio che possiate pienamente godere della presente glorificazione dell’umile virtù; a voi, l’esortazione che abbiate l’intuito sapiente di ciò che oggi più occorre alla Chiesa e alla moderna società, il fatto esistenziale cioè della santità.

Di santi ha bisogno la Chiesa, di santi il mondo. Di santi, diciamo, dei quali l’imitazione di Cristo e la tradizione ecclesiastica c’insegnano le vie aspre e soavi; di santi, che nel tumulto delle esperienze moderne, delle ideologie correnti, delle contestazioni di moda, sanno essere, ad un tempo, personali e sociali, liberi cioè dal mimetismo collettivo, e spontaneamente, fermamente consacrati al servizio di Dio e dei fratelli. Fate, carissimi figli, della vostra vita un esperimento totale di santità; non fermatevi a metà, non contentatevi di compromessi mediocri, non lasciatevi suggestionare dalle formidabili fatuità di cui è piena la nostra atmosfera; siate veramente discepoli del Maestro, veramente membra vive ed operanti della Chiesa di Dio, veramente esaltati ed umili della vostra scelta, fra tutte la più difficile e fra tutte la più dolce, fra tutte l’ottima per la vita presente e quella futura, la scelta della santità. Così vi parli nel cuore la nuova Beata; così vi attragga e vi avvalori quel Cristo nostro Signore di cui oggi, celebrando la festa della sua regalità, la Chiesa ci ricorda essere Lui l’unico a orientare le nostre speranze, l’unico a unire i nostri cuori, l’unico a salvare i nostri destini.

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La Santa Sede

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Saint Clelia Barbieri

Santa Clelia Barbieri


SOLENNE CANONIZZAZIONE DI CLELIA BARBIERI

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 9 aprile 1989


1. “Io, Giovanni, vidi e intesi voci di molti angeli intorno al trono . . . Il loro numero era miriadi di miriadi e migliaia di migliaia . . .” (Ap 5, 11).

Nella letizia di questa terza domenica di Pasqua la Chiesa militante eleva con l’apostolo Giovanni il suo sguardo a contemplare la gloria della Chiesa trionfante, che si stringe intorno all’Agnello per rendergli “lode, onore, gloria e potenza nei secoli dei secoli” (Ap 5, 13).

E fra le miriadi di angeli e di santi, essa fissa il suo sguardo su di una giovane fanciulla, che unisce la sua voce a quel coro osannante e pronuncia il suo “Amen” di adorazione e di gratitudine. Oggi la Chiesa riconosce solennemente che Clelia Barbieri, una ragazza di ventitre anni, nata e vissuta in terra emiliana, è per l’eternità fra i santi del cielo, unita a Cristo risorto.

Santa Clelia ripete oggi con Cristo le parole del Salmo:

“Signore Dio mio, / a te ho gridato e mi hai guarito . . . / Hai mutato il mio lamento in danza . . . / Signore, mio Dio, ti loderò per sempre” (Sal 30, 3. 12-13).

E a noi dice, con la voce suadente di chi sta già facendo la esperienza beatificante della pace di Dio:

“Cantate inni al Signore, o suoi fedeli, / rendete grazie al suo santo nome, / perché la sua collera dura un istante, la sua bontà per tutta la vita” (Sal 30, 5-6).

2. Ripensando alla vicenda umana di questa giovinetta ed alla testimonianza coraggiosa da lei resa a Cristo e al suo Vangelo durante i brevi anni della sua vita, tornano alla mente le parole dell’apostolo Pietro dinanzi al sinedrio, che lo rimproverava di aver annunziato il messaggio del Cristo risorto: “Bisogna obbedire a Dio piuttosto che agli uomini” (At 5, 29).

In tempi non facili per la Chiesa e in un ambiente sociale percorso da fermenti ostili al Vangelo, Clelia Barbieri non esitò a farsi “operaia della dottrina cristiana”, come allora erano chiamati i catechisti nell’arcidiocesi bolognese, per portare a tutti l’annuncio di quel Gesù che aveva conquistato il suo cuore.

Attratte dalla forza del suo entusiasmo, anche altre giovinette della parrocchia si unirono ben presto a lei, per condividere il suo stesso ideale di vita contemplativa ed apostolica. Dopo molte traversie, dovute a motivi politici ed ambientali, il 1° maggio 1868 Clelia e le sue compagne poterono finalmente riunirsi in vita comune, dando così inizio alla famiglia religiosa, che successivamente l’Arcivescovo di Bologna, Cardinale Lucido Maria Parocchi, riconobbe col nome di “Suore Minime dell’Addolorata”: “Minime”, per la grande devozione che la fondatrice aveva verso san Francesco di Paola, patrono della comunità; “dell’Addolorata”, perché sotto tale titolo Maria santissima era fervidamente venerata in quella località e dalla santa stessa.

3. Oggi le figlie spirituali di Clelia Barbieri esultano per la elevazione alla gloria degli altari della loro fondatrice; e con esse esultano l’arcidiocesi di Bologna ed il suo paese natale. Rivolgo il mio saluto affettuoso e deferente alle autorità religiose e civili di Bologna, all’Arcivescovo Cardinale Biffi, alla superiora generale ed alle religiose della congregazione delle “Suore Minime dell’Addolorata”, ai fedeli venuti dall’Emilia e dalla Romagna e da altre località italiane ed estere per onorare la nuova santa.

Sono profondamente lieto di presiedere a questa storica cerimonia e di poter innalzare a Dio la preghiera della Chiesa affidandola all’intercessione di santa Clelia Barbieri, l’umile giovane nata nel secolo scorso a Le Budrie, località nella campagna emiliana, a pochi chilometri da Bologna.

Sono lieto di richiamare in questo modo l’attenzione di tutta la Chiesa sugli esempi della sua breve ma intensa vita, giacché sono convinto che i cristiani di oggi, specialmente i giovani, possono trarre dalla sua testimonianza indicazioni stimolanti per una presenza apostolica veramente incisiva nel mondo contemporaneo.

4. La prima indicazione che la giovane Clelia offre ai cristiani di oggi è quella della fiducia piena e totale in Cristo e nella Chiesa. Come Pietro sulle rive del mare di Tiberiade, ella ha creduto alle parole del Maestro divino e ha gettato le reti della sua vita nel mare dell’amore di Dio e del prossimo, superando insidie e tentazioni, evitando attrattive e pericoli mondani.

Come Pietro, anche Clelia, a Gesù che la invitava interiormente ad amarlo “di più”, ha potuto rispondere: “Certo, Signore, tu lo sai che ti amo” (Gv 21, 15). In una vita esteriormente semplice e ordinaria, Clelia ha alimentato in sé una fiamma d’amore così intensa e bruciante per lo Sposo divino, che il suo fisico stesso ne ha risentito: ancora giovanissima ella è crollata come consumata dall’interno ardore.

Impressiona il vertice di santità raggiunto in un tratto di tempo così breve: Clelia è la più giovane fondatrice della storia della Chiesa. La sua vicenda dimostra che la santità delle anime è opera della grazia divina, non della strategia e della cultura umana. Non v’è anche in questo un messaggio dell’Altissimo, particolarmente adatto al nostro tempo? Con la solenne canonizzazione della giovane religiosa bolognese Dio pone davanti a noi una creatura umile, fragile, priva di ricchezze materiali e di cultura, ma ricca della sapienza che i semplici attingono nella preghiera alle sorgenti stesse della Parola rivelata.

5. La famiglia e la parrocchia sono state l’ambiente in cui Clelia ha costruito l’edificio della sua santità. In famiglia la piccola bambina ha imparato i primi rudimenti della fede; in parrocchia ha sviluppato e perfezionato il proprio cammino spirituale. La sua esperienza documenta la perenne validità di queste due cellule fondamentali della vita sociale ed ecclesiale, offrendo un’ulteriore, preziosa indicazione: non si può sperare in una nuova fioritura di vita cristiana, se non ci si impegna nel risanamento della famiglia e nel rilancio della pastorale parrocchiale.

Ma tanto la famiglia cristiana quanto la famiglia parrocchiale - e in essa ogni altra comunità suscitata dalla fede - hanno un unico e medesimo centro, da cui trarre vigore di coesione, slancio di impegno, capacità di costante rinnovamento. Tale centro è l’Eucaristia.

La devozione all’Eucaristia ha svolto un ruolo fondamentale nella vita di santa Clelia Barbieri. Ella sentì profondamente l’invito di Gesù, echeggiato anche dalla pagina evangelica di oggi: “Gesù disse loro “Venite a mangiare”. E nessuno dei discepoli osava domandargli: “Chi sei?”, poiché sapevano bene che era il Signore” (Gv 21, 12).

Nella comunione eucaristica Clelia andò ogni giorno scoprendo con rinnovato trasporto la presenza amorosa del suo Signore. È precisamente dopo aver partecipato alla celebrazione eucaristica che Clelia vergò l’unica testimonianza scritta delle meraviglie di grazia che il Signore operava in lei: “Signore, in essa scrive, aprite il vostro cuore e buttate fuori una quantità di fiamme d’amore e con queste fiamme accendete il mio. Fate che io bruci d’amore”.

No, Clelia non aveva bisogno, dopo simili esperienze, di domandare a Gesù: “Chi sei?”. Come gli apostoli sulla riva del mare di Tiberiade, anch’essa “sapeva bene che era il Signore”.

6. Ecco, santa Clelia Barbieri sta davanti a noi per ripetere alla Chiesa di oggi quello che è stato il messaggio di tutta la sua vita.

Essa parla ai giovani, per dir loro che si può essere santi nonostante l’età nella quale le passioni sono più vivaci. Basta volerlo tenacemente e pregare senza stancarsi.

Santa Clelia, esemplare figura di donna consacrata, parla alle religiose per invitarle ad essere coscienti delle ricchezze spirituali della loro femminilità, mediante le quali esse possono e devono dare un contributo insostituibile all’edificazione della Chiesa e della società.

La nuova santa parla a tutti i cristiani, per richiamarli alla stima della famiglia e della parrocchia, le due istituzioni sulle quali si regge - nell’ambito naturale e in quello soprannaturale - la vita del Popolo di Dio.

7. Il Cardinale Giorgio Gusmini, primo biografo della santa, ha scritto di lei: “Chi l’ha veduta, ammirata in quegli anni, dice che se Iddio avesse mandato sulla terra uno degli Angeli della sua corte, quell’Angelo non avrebbe potuto vivere vita più bella, più santa, più feconda di bene per sé e per gli altri, di quella vissuta da Clelia Barbieri”.

“Io, Giovanni, vidi e intesi voci di molti angeli intorno al trono . . .” (Ap 5, 11). Fra quegli angeli è certamente anche santa Clelia. Alla sua intercessione affidiamo i problemi della Chiesa di oggi, i problemi delle nostre parrocchie e quelli delle vocazioni alla vita consacrata.

Valga la sua preghiera ad ottenere che i fedeli, uomini e donne, inseriti più attivamente nelle strutture delle proprie parrocchie, sappiano trovare in esse gli incentivi ed i mezzi per la loro formazione dottrinale e spirituale e per un serio impegno apostolico.

Santa Clelia illumini ed accompagni le sue figlie spirituali, rendendole sempre più generose e intraprendenti nel servizio della Chiesa e della società. Ottenga, al tempo stesso, da Dio che tanti cuori giovanili accolgano l’invito a donarsi senza riserve alla causa del Vangelo, perché all’umanità contemporanea non manchi la possibilità di incontrare in Cristo colui nel quale soltanto è possibile trovare salvezza (cf. At 4, 12).

8. “Signore Dio mio, / a te ho gridato e mi hai guarito. / Signore, mi hai fatto risalire dagli inferi, / mi hai dato la vita / perché non scendessi nella tomba . . .” (Sal 30, 3-4).

Sì, santa Clelia vive in Dio nella luce del Cristo risorto e dal cielo ci incoraggia a perseverare nel cammino del nostro impegno quotidiano, sempre fidando in colui che “ha creato il mondo e ha salvato gli uomini nella sua misericordia” (Canticum ad Evangelium).

“Signore Dio mio . . . / Hai mutato il mio lamento in danza, / Signore, mio Dio, ti loderò per sempre” (Sal 30, 3. 12-13). Amen!

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1989/documents/hf_jp-ii_hom_19890409_clelia-barbieri.html

Clelia Barbieri

(1847-1870)

Beatificazione:

- 27 ottobre 1968

- Papa  Paolo VI

 Celebrazione

Canonizzazione:
- 09 aprile 1989

- Papa  Giovanni Paolo II

- Basilica Vaticana

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 13 luglio

Vergine, fondatrice della Congregazione delle Suore Minime dell'Addolorata, si adoperò per il bene spirituale della gioventù femminile per la formazione umana e cristiana specialmente delle ragazze povere e bisognose

"Signore, aprite il vostro cuore e buttate fuori una quantità di fiamme d’amore e con queste fiamme accendete il mio. Fate che io bruci d’amore"

Clelia Barbieri nacque il 13 febbraio 1847 nella contrada volgarmente chiamata le "Budrie", appartenente civilmente al comune di S. Giovanni in Persiceto (BO), ecclesiasticamente alla Archidiocesi di Bologna, da Giuseppe Barbieri e Giacinta Nannetti.

I genitori erano di censo diverso: Giuseppe Barbieri proveniva dalla famiglia quasi più povera delle "Budri ", mentre Giacinta dalla famiglia più in vista; lui garzone dello zio di Giacinta, medico condotto del luogo, lei la figlia di Pietro Nannetti benestante. Per il matrimonio contro corrente, Giacinta benestante sposò la povertà di un bracciante e da una casa agiata passò ad abitare nella umilissima casetta di Sante Barbieri, papà di Giuseppe; tuttavia si costituì una famiglia cementata sulla roccia della fede e della pratica cristiana.

Al battesimo amministratole lo stesso giorno della nascita, per espresso volere della mamma, la neonata ricevette i nomi di Clelia, Rachele, Maria. La mamma insegnò precocemente alla piccola Clelia ad amare Dio fino a farle desiderare di essere santa. Un giorno Clelia le domandò: "Mamma, come posso essere santa"? Per tempo la Clelia imparò pure l'arte del cucire, di filare e tessere la canapa, il prodotto caratteristico della campagna persicetese.

All'età di 8 anni, durante l'epidemia colerica del 1855 Clelia perdette il babbo. Con la morte del babbo, per generosità dello zio medico, la mamma, Clelia e la piccola sorellina Ernestina passarono ad abitare in una casa più accogliente vicino alla chiesa parrocchiale.

Per Clelia le giornate divennero più santificate. Chiunque avesse voluto incontrarla poteva trovarla immancabilmente o a casa, a filare o cucire, o in chiesa a pregare. Sebbene era nell'uso del tempo accostarsi per la prima volta alla Comunione quasi adulti, Clelia per la sua precoce preparazione catechistica e spirituale vi fu ammessa il 17 giugno 1858, a soli undici anni.

Fu un giorno decisivo per il suo futuro, perché visse la sua prima esperienza mistica: contrizione eccezionale dei peccati propri e altrui. Premette su di lei l'angoscia del peccato che crocifigge Gesù e addolora la Madonna. Dal giorno della prima Comunione, il Crocifisso e la Madonna Addolorata ispireranno la sua spiritualità.

In pari tempo ebbe una intuizione interiore del suo futuro nella duplice linea contemplativa e attiva. In adorazione dinanzi al Tabernacolo appariva come una statua immobile, assorta in preghiera; a casa era la compagna maggiore delle ragazze costrette al lavoro. Con maturità precoce all'età trovava nel lavoro il suo primo modo di rapporto con le ragazze, poiché alle "Budrie" il lavorare, specialmente la canapa, era l'unica fonte per tirare avanti la vita. Ma Clelia vi aggiungeva qualcosa che nell'ambiente era particolarmente suo: lavorare con gioia, con amore, pregando, pensando a Dio e addirittura parlando di Dio.

Clelia non è Marta che si affaccenda tutta presa dal servizio per le cose del mondo, tuttavia si prodiga compiutamente, appassionatamente al servizio delle creature più amate da Gesù, i poveri, tanto che le sue tenere mani portano i segni della più dura fatica. Clelia non è Maria che tutto lascia, esclude e abbandona per immobilizzarsi estatica nel gesto di devozione e di amore. Eppure non ha altro pensiero, non ha altri affetti e si muove e cammina immersa in Lui, come una sonnambula.

Cammina nell'amore, si dà tutta all'Amore, senza risparmio. Dimentica il suo corpo, anzi lo ignora. È felice di appartenere al Signore e la sua felicità sta appunto nel non avere altro pensiero che Lui. Qualcosa però la spinge ad andare verso gli uomini, quelli più miseri e bisognosi, che aspettano una testimonianza di carità. Una fede ardente la consuma e sente che " deve andare " dividere e distribuire se stessa alle creature del suo Signore. Adora la solitudine che le consente di concentrarsi alla ricerca del pieno possesso di Dio, ma esce dalla sua casa, si lancia nel mondo, forzata dalla carità.

Nella Chiesa bolognese, per combattere la noncuranza religiosa, specialmente degli uomini, vi erano gli "Operai della dottrina cristiana". Alle "Budrie" il gruppo era animato da un maestro molto anziano. Clelia volle essere e fu Operaia della dottrina cristiana. Alle "Budrie" la catechesi si rinnovò col suo inserimento che trascinò pure altre compagne di uguali sentimenti. Al principio Clelia fu ammessa come sottomaestra e era l'ultima ruota del carro, ma ben presto rivelò insospettate capacità tanto che gli stessi anziani si facevano suoi discepoli.

Respinte non poche lusinghiere proposte di matrimonio, la comitiva di ragazze che facevano capo a Clelia concepì la prima idea di un nucleo di giovinette votate alla vita contemplativa e apostolica; un servizio che doveva scaturire dall'Eucarestia, doveva consumarsi nella Comunione quotidiana e sublimarsi nella istruzione dei contadini e dei braccianti del luogo. L'idea non poté realizzarsi subito per le vicende politiche dopo l'unità d'Italia del 1866-67. Si poté attuare il 1° maggio 1868 allorché, sopite le questioni ambientali e burocratiche, Clelia con le sue amiche poterono ritirarsi nella casa cosiddetta del maestro, ove cioè fino allora si erano radunati gli Operai della dottrina cristiana.

Fu l'inizio umile della famiglia religiosa di Clelia Barbieri che i superiori in seguito chiameranno "Suore Minime dell'Addolorata". Minime per la grande devozione che la Beata Clelia ebbe al santo Minimo Romito di Paola, S. Francesco, patrono e provvido protettore della nascente comunità; dell'Addolorata, perché la Madonna Addolorata era veneratissima alle "Budrie" e perché era il titolo della Madonna preferito dalla Beata.

Dopo il ritiro delle ragazze nella "Casa del maestro" cominciarono fatti straordinari, come altrettanti attestati della Provvidenza a favore della piccola comunità che altrimenti non avrebbe potuto perseverare. Essi venivano propiziati dalle sofferenze fisiche e morali di Clelia nella notte oscura dello spirito e nelle umiliazioni più incomprensibili da parte di persone che avrebbero dovuto invece comprenderla. La sua fede però era sempre proverbiale come pure il suo raccoglimento nella preghiera.

Nel ritiro delle "Budrie" si respirava un clima di fede, una vera fame e sete di Dio, un istinto missionario pieno di creatività e di fantasia, affatto poggiato sopra i mezzi organizzativi che mancavano. Clelia ne era l'anima. Il gruppo iniziale lievitò e attorno a esso anche il numero dei poveri, dei malati, dei ragazzi e ragazze da catechizzare e istruire. A poco a poco la gente vide Clelia in un ruolo di guida, di maestra nella fede. Cominciarono così, nonostante i suoi 22 anni, a chiamarla " Madre ". La chiameranno così fino alla morte che avverrà prestissimo.

La tisi che l'accompagnava subdolamente, esplose violenta appena due anni dopo la fondazione. Clelia morì profetizzando a colei che la sostituirà: "Io me ne vado ma non vi abbandonerò mai ... Vedi, quando là in quel campo d'erba medica accanto alla chiesa, sorgerà la nuova casa, io non ci sarò più... Crescerete di numero e vi espanderete per il piano e per il monte a lavorare la vigna del Signore. Verrà giorno che qui alle Budrie accorrerà tanta gente, con carrozze e cavalli... ". E aggiunse: "Me ne vado in paradiso e tutte le sorelle che moriranno nella nostra famiglia avranno la vita eterna ...". La morte la colse nella soddisfazione di andare incontro allo Sposo verginale, il 13 luglio 1870. La profezia di Clelia in morte si è avverata.

La Congregazione delle Suore Minime dell'Addolorata si è sviluppata e si sviluppa. È diffusa in Italia, in India, in Tanzania. Oggi le suore nell'imitazione della Beata Clelia, in umiltà nel proficuo loro lavoro assistenziale sono intorno alle trecento, divise in 35 case.

Con i suoi 23 anni, al giorno della morte, Clelia Barbieri può dirsi la fondatrice più giovane della Chiesa.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/clelia-barbieri.html

SANTA CLELIA BARBIERI

Colpisce, in chi conosce per la prima volta questa santa, la più giovane fondatrice della Chiesa, come viene raffigurata: la mano destra alzata e gli occhi indicano il cielo, mentre la mano sinistra stringe al petto il Crocifisso. E poi quel volto giovane, perché Clelia Barbieri è morta a soli 23 anni, ma la fama della sua santità aveva già conquistato tanta gente.

Venne al mondo il 13 febbraio 1847 a Le Budrie, una frazione di San Giovanni in Persiceto presso Bologna. Il padre era un povero bracciante, la madre invece veniva da una famiglia ricca: questo matrimonio un po’ contro corrente era cementato dalla profonda fede cristiana di entrambi i coniugi.

Sappiamo poco dell’ infanzia di Clelia, che all’ età di otto anni perdette il padre in seguito ad una epidemia di colera e la famiglia traslocò in un casolare vicino alla chiesa parrocchiale e all’ abitazione del maestro delle scuole elementari: questo consentì alla ragazzina di prendere qualche lezione nelle ore libere dal lavoro di filatrice e cucitrice e di imparare a leggere e a scrivere anche se non in maniera perfetta. L’ 8 giugno 1856 ricevette la Cresima e si sentì pervasa dal desiderio di farsi santa, chiedendo spesso alla mamma consigli su come riuscirci.

Alla prima comunione fu ammessa quando aveva solo undici anni (un’ eccezione per quei tempi), con un fervore sicuramente superiore alla sua età: la sera prima si mise in ginocchio davanti alla mamma chiedendole perdono dei dispiaceri che poteva averle dato e passò la notte insonne, tutta compresa dell’ importanza dell’ evento: «Un Dio a me!» ripeteva, «Un Dio a me che sono così povera e miserabile!».

Da quel giorno il Crocifisso e la Madonna Addolorata ispireranno la sua spiritualità. Sentendo crescere dentro di sé l’impulso a fare del bene al prossimo; cominciò dalle bambine più povere della parrocchia, che spesso venivano trascurate dai genitori impegnati nel duro lavoro dei campi.

Nella Chiesa bolognese, per combattere la noncuranza religiosa, specialmente tra gli uomini, vi erano gli “Operai della dottrina cristiana”; alle Budrie il gruppo era animato da un maestro molto anziano. Clelia volle essere anche lei Operaia della dottrina e sotto la guida del parroco, don Gaetano Guidi, suo confessore, si impegnò a di fare il catechismo ai bambini. Si accostava alla comunione tutti i giorni e si tratteneva in chiesa il più a lungo possibile nei momenti liberi dal lavoro.

Il suo esempio non passò inosservato e tre compagne, seguite spiritualmente dal parroco, si unirono a lei in questa attività: nei giorni di festa raccoglievano le bambine nell’ oratorio annesso alla chiesa e le istruivano su come ricevere i sacramenti.

Clelia, nonostante la sua modestissima base culturale, sapeva esprimersi con tale efficacia che presto accorsero ad ascoltarla anche donne sposate e uomini. Di lei colpivano soprattutto la modestia, la semplicità e il luminoso sorriso che le meritarono il soprannome di “angioletto”.

Col passare del tempo cominciò anche ad assistere i malati poveri a domicilio, non vergognandosi di elemosinare per aiutarne le famiglie. Un giovane benestante se ne innamorò, e la mamma desiderava che Clelia lo sposasse anche per migliorare le condizioni precarie in cui versavano, ma lei aveva già deciso di consacrarsi al Signore e rifiutò questa e altre lusinghiere proposte, intensificando la preghiera e l’ adorazione eucaristica accompagnata dalla meditazione sulla Passione di Cristo.

Si verificarono in lei anche degli strani fenomeni come svenimenti che duravano anche mezz’ ora senza però che il volto impallidisse. In casa pensavano ad una malattia, ma in realtà si trattava di estasi.

Non mancarono però momenti di grande aridità spirituale quando la giovane ebbe la sensazione di avere ingannato col suo comportamento il parroco e le sue compagne, non provando più attrattiva per la preghiera e per i sacramenti.

Passata questa crisi, sopravvenne un attacco di tubercolosi, conseguenza anche della insufficiente alimentazione a causa delle ristrettezze familiari; le fu portato il Viatico perché pareva che per lei non ci fosse più nulla da fare, ma Clelia mentre don Guido le stava dando l’Unzione degli Infermi disse alla mamma: «Perché piangi? Stai tranquilla, questa volta il Signore non mi prende: vuole prima qualche altra cosa da me».   Infatti si ristabilì quasi subito e pensò di dar vita ad un “ritiro” in cui vivere insieme alle sue tre compagne; per questo si trasferì nella casa del maestro comunale che, rimasto vedovo, l’aveva lasciata libera.

Ad ostacolare l’iniziativa intervenne lo zio di Clelia, medico condotto del paese, il quale pensava che il “ritiro” non fosse altro che una «concentrazione di monache» e per questo sporse denuncia alla prefettura. Ma le autorità diedero il riconoscimento al ritiro perché presentava carattere laicale e aveva fini sociali. Così il 1° maggio 1868 Clelia e le compagne entrarono nella “Casa del maestro” dando vita a una famiglia religiosa che il cardinale Giacomo Gusmini in seguito chiamerà “Suore Minime dell’ Addolorata” per la devozione della Barbieri per S. Antonio di Paola (fondatore dell’ Ordine dei Minimi) e perché la Vergine Maria era veneratissima alle Budrie sotto questo titolo.

Il gruppo iniziale lievitò rapidamente e attorno ad esso anche il numero dei poveri, dei malati, idei ragazzi e delle ragazze da catechizzare e istruire. A poco a poco la gente vide in Clelia una guida e una maestra nella fede e cominciò, nonostante avesse solo 22 anni, a chiamarla “Madre”. Le difficoltà economiche erano gravi, ma Clelia sperava nella Provvidenza, nonostante le critiche di certi benpensanti che giudicavano lei e le compagne delle esaltate, e una visione annunciò che un benefattore le avrebbe aiutate. La santa aveva dato l’ ordine di cominciare la pratica dei “tredici venerdì” in onore di san Francesco di Paola.

E proprio all’ ultimo venerdì si presentò alla canonica un uomo con una lettera per il parroco da parte di Vincenzo Pedrazzi, un ricco proprietari di Anzola nell’ Emilia il quale, avendo sentito parlare della povertà in cui viveva la comunità di Clelia, aveva deciso di aiutarla. Avuta conferma da don Guido dei bisogni più urgenti, egli mandò subito un carretto carico di derrate alimentari e promise, per riparare gli sbagli commessi in gioventù, che avrebbe mantenuto dodici suore qualora l’ Istituto si fosse affermato. Manterrà la parola fino alla morte, sopraggiunta nel 1899.

Clelia purtroppo non vide il consolidamento dell’ opera, essendo stata nuovamente aggredita dalla tubercolosi. Due giorni prima di spirare, si fece trasportare in una stanza predicendo che questa sarebbe stata presto trasformata in una cappella e disse alla mamma e alle sorelle che l’ attorniavano: «State di buon animo perché io me ne vado in paradiso; sarò tuttavia sempre con voi e non vi abbandonerò mai».

Il 3 luglio 1870 morì santamente come era vissuta. I suoi funerali furono un trionfo di popolo. Nel primo anniversario della sua scomparsa le Minime capirono il senso delle sue ultime parole: infatti, in occasione del ritiro mensile nella stanzetta trasformata in cappella, mentre pregavano sentirono unirsi al loro una voce squillante, armoniosa, che echeggiava da una parte e dall’ altra: era proprio la voce di madre Clelia; e da quel giorno il fenomeno si è ripetuto altre volte tra le sue figlie.

Il 27 ottobre 1968 Paolo VI beatificò la Barbieri e Giovanni Paolo II la canonizzò il 9 aprile 1989. La sua congregazione, sviluppatasi subito soprattutto per l’ azione di madre Orsola Donati (serva di Dio, una delle prime compagne di Clelia., considerata la confondatrice), è presente oggi in Italia, in Tanzania e in India.

SOURCE : https://m.famigliacristiana.it/articolo/santa-clelia-barbieri.htm

clelia - liturgy

Santa Clelia Barbieri


Den hellige Clelia Barbieri (1847-1870)

Minnedag:

13. juli

Den hellige Clelia Barbieri (lat: Cloelia) ble født den 13. februar 1847 i Budrio i San Giovanni in Persiceto i landsbyen Le Budrie i utkanten av Bologna i regionen Emilia-Romagna i Nord-Italia. Hun ble døpt samme dag som hun ble født med navnene Clelia Maria Rakel (it: Clelia Maria Rachele). Hennes foreldre hadde svært forskjellig bakgrunn, for Giuseppe Barbieri kom fra den kanskje fattigste familien i Le Budrie, mens Giacinta Nanetti kom fra den betydeligste familien i byen. Giuseppe arbeidet som tjener for Giacintas onkel, distriktets lege, mens hun var datter av den velstående Pietro Nanetti.

Det var mye motstand mot ekteskapet, og etter bryllupet aksepterte den velstående Giacinta livet til en fattig arbeider, og hun flyttet fra sitt komfortable hjem til svigerfaren Sante Barbieris beskjedne hytte. Likevel dannet hun og mannen en familie bygd på en klippe av tro og et fullstendig kristent liv. Familien levde av å bearbeide hamp, og de var aldri i stand til å gi barna en formell utdannelse. Clelias lillesøster Ernestina (Ernista) ble født i 1850.

I 1855 ble Italia rammet av en koleraepidemi, og Clelias far døde i pesten. Clelia var åtte og Ernestina fem år gammel. Forsørgerens død gjorde familien virkelig fattige, men takket være legeonkelens sjenerøsitet, kunne den lille familien flytte inn i et mer komfortabelt hus nær sognekirken. Clelia var et svært intelligent barn, men fattigdommen gjorde at hun måtte avbryte skolegangen, og hun lærte ikke å lese før hun var i tenårene. Hun måtte tidlig lære å sørge for familien ved sine henders arbeid, og hun sydde, spinnet og vevde hamp. Hun viste tidlig tegn på uvanlig fromhet, og ni år gammel ble hun styrket av fermingens sakrament, og to år senere, som det var vanlig den gangen, av å motta Kristus i eukaristien den 17. juni 1858.

Dette var ikke enkle tider for Kirken i Italia, noe som ga et fiendtlig miljø for forkynnelsen av evangeliet. Men Clelia viet seg til å formidle sin egen ukuelige tro til andre i sognet, og i 1861 ble hun kateket i en alder av fjorten år. Hun var så heldig at hennes sogneprest var p. Gaetano Guidi, som i Clelias hengivenhet og hennes bemerkelsesverdige fromhet så muligheter for å lede henne til stadig større arbeid for Kirken. Som syttenåring avslo hun flere tilbud om ekteskap.

P. Guidi foreslo at hun og en nær venninne, den seks år eldre Teodora Baraldi, burde sette i gang undervisning av de fattige jenter i sognet. De to dannet en bønnesirkel blant sine søstre og venner, og sakte men sikkert ble dette til en ny kongregasjon. Snart sluttet Orsola Donati seg til de to, og sammen med Clelia regnes hun som den sanne grunnleggeren av kongregasjonen. Clelia mente at hennes ekstreme fattigdom utelukket henne fra å slutte seg til en eksisterende orden. Da en fjerde ung kvinne, Violante Garagnani, sluttet seg til dem, overbeviste det Clelia om at tiden var inne for en grunnleggelse.

Clelias mor og de andre kvinnenes foreldre ga sin tillatelse, og fra begynnelsen hadde den nye kongregasjonen velsignelse fra erkebiskopen av Bologna, kardinal Lucida Maria Parocchi, og det var han som ga den navnet «av den smertefulle Mor» etter den Maria-fromheten som var svært sterk og utbredt i den delen av Italia. Han foreslo også at kongregasjonen satte seg under beskyttelse av den hellige Frans av Paola, som hadde grunnlagt Minstebrødrene. Kongregasjonen møtte motstand fra de sivile myndighetene og måtte vente lenge på kirkelig approbasjon, som ble gitt foreløpig i 1905, men fullt ut først i 1934. I 1951 sluttet kongregasjonen seg til servittene eller Marias tjenere (Ordo Servarum Mariae – OSM).

Helt fra begynnelsen var Clelia betraktet og respektert som den lille kommunitetens leder. Hennes fromhet, særlig til Kristi person i eukaristien, var svært dyp. Selv om hun var svært ung, oppnådde hun store høyder i kontemplasjon, for hun hadde fordypet seg i bønn og til og med praktisert fysiske botsøvelser siden barndommen. Hun ble sett i ekstase og tilskrevet evnen til å lese i hjertene.

Snart etter grunnleggelsen av kongregasjonen slo hennes latente tuberkulose ut, men hun frisknet først til på en måte som virket å være svært nært mirakuløst. Men etter syv måneders intense lidelser døde hun den 13. juli 1870 i Le Budrie, bare 23 år gammel. I løpet av sitt korte liv hadde hun likevel oppnådd mye for Kirken. På dødsleiet sa hun at selv om hun forlot søstrene fysisk, ville hun aldri forlate dem åndelig. Hennes jordiske rester hviler fortsatt i et enkelt skrin i kapellet i kongregasjonens moderhus i Budrio. Hennes første biografi ble skrevet av kardinal Giorgio Gusmini.

Den 13. juli 1871, på ettårsdagen for Clelias død, var søstrene samlet til kveldsbønn i kapellet da de plutselig hørte lyden av en høy, harmonisk og himmelsk stemme som sang, noen ganger solo og noen ganger sammen med dem, Stemmen flyttet seg fra høyre til venstre, og noen ganger passerte den like ved ørene til den ene søsteren etter den andre. Denne mirakuløse hendelsen skjedde en gang til, og søstrene bestemte seg for å be hele natten. De hadde ikke noe tabernakel, så de gikk til den nærliggende sognekirken for å tilbe sakramentet i tabernaklet. Stor var deres forbauselse da stemmen hadde fulgt etter dem og stemte i da de begynte sine bønner.

Siden da har Clelias stemme sluttet seg til bønnene og hymnene til sine medsøstre i alle kongregasjonens hus, og den bruker alltid språket i landet hvor husene ligger. Stemmen har vært hørt av noviser som aldri tidligere hadde hørt om fenomenet, og av utenforstående. Stemmen snakker aldri alene, men slutter seg til stemmene til de andre søstrene som om hun var nærværende som et medlem av kommuniteten. Ikke alle søstrene hører stemmen, og det er ikke alltid de «helligste» som hører den. Clelia gjør også ofte sin tilstedeværelse kjent ved bankelyder, som så tolkes av søstrene.

Straks etter Clelias død ba syv unge jenter om å få bli opptatt i kommuniteten. Mindre enn ti år etter Clelias død ga en sjenerøs velgjører dem et nytt hus, nøyaktig på det stedet Clelia hadde forutsagt til sine søstre før hun døde. Etter at de ba sin grunnlegger om hennes forbønn, ble en tørr brønn på eiendommen fylt av vann, og den er fortsatt full.

Clelias saligkåringsprosess ble innledet i 1920. Hun ble saligkåret den 27. oktober 1968 av pave Paul VI (1963-78) og helligkåret den 9. april 1989 av pave Johannes Paul II i Peterskirken i Roma. I seremonien fremholdt han henne som et eksempel for den kristne verden hvordan troen skulle næres, først i familien, og deretter som Clelia i menigheten. Hennes minnedag er dødsdagen 13. juli.

Kongregasjonen Suore Minime dell’Addolorata har nå 35 hus i Italia, India, Tanzania og Brasil. Ved utgangen av 2008 var de 296 søstre.

Kilder: Attwater/Cumming, Butler, Butler (VII), Ball (3), Cruz (1), Cruz (2), Schauber/Schindler, Holböck (3), Index99, Patron Saints SQPN, Infocatho, Heiligenlexikon, Bautz, santiebeati.it, en.wikipedia.org, vatican.va - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden

Opprettet: 11. juni 2003

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/cbarbier

SAINTE CLELIA BARBIERI Fondatrice des sœurs Minimes de Notre-Dame des Douleurs 13 juillet : http://servidimaria.net/sitoosm/fr/spiritualite/santi/clelia.pdf