Bienheureux Benoît XI
Pape (194 ème) de 1303 à
1304 (+ 1304)
Il était le Maître général de l'Ordre des Frères Prêcheurs quand il fut créé cardinal-évêque d'Ostie. Élu pape en 1303, il fut remarquable par sa bienveillance et sa douceur, redresseur des querelles et ami de la paix. Il promut, pendant un bref pontificat, la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion.
Béatifié par Clément XII en 1736.
À Pérouse en Ombrie, l’an 1304, le trépas du bienheureux Benoît XI, pape, de
l’Ordre des Prêcheurs. Plein de bienveillance et de douceur, redresseur des
querelles et ami de la paix, il promut, pendant un bref pontificat, la paix de
l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion.
Martyrologe romain
Nicolò
Boccasino, serie dei Quaranta domenicani illustri, ex convento di San Niccolò,
Sala del Capitolo /
San Nicolò (Treviso) -
Chapter Chapel, Treviso, 1352
Benoît XI
Nicolas Boccasini, Pape,
Bienheureux
1240-1304
Fils d’un berger “sans
grande fortune”, Nicolas Boccasini naquit en 1240, au bourg de
Saint-Barthélemy, aux environs de Trévise. Un de ses oncles, prêtre, se chargea
de l'instruire.
« Dès sa première
jeunesse, Nicolas Boccasino fit preuve d'une haute intelligence et, ce qui vaut
mieux, d’un grand cœur. Dieu permit que cette âme virile passât de
bonne heure par l'épreuve de la pauvreté. A l'âge de douze ans environ, il fut
mis en état de se suffire à lui-même. Ce jeune homme, cet enfant alla à Venise,
et, plein d'un courage et d'une science précoces, se fit le précepteur de
jeunes patriciens. Rude métier où les humiliations ne manquent pas ;
métier voisin de la domesticité et dont plusieurs siècles n'ont pas corrigé la
rudesse »[1].
Le même auteur nous dit
encore que le jeune Nicolas « avait une piété ardente et un zèle
singulier pour le salut des âmes ; il aimait, sur toutes choses, à
entendre la parole de Dieu et avait quelque désir d'en être un jour le
ministre. Sa vocation était toute marquée ».
En effet, à l’âge de
quatorze ans il entra chez les dominicains où il fit sa profession,
probablement en 1257.
« Nicolas de Trévise – c’est
ainsi qu’on l’appelait désormais, explique Léon Gauthier ― avait
attiré sur lui tous les yeux de ses frères. On parlait de lui dans tous les
couvents de l'Ordre, comme d'un génie et comme d'un saint. Malgré sa modestie,
l'admiration de ses frères le contraignit à recevoir, tour à tour, tous les
honneurs, et à remplir toutes les fonctions de la famille dominicaine. Il fut
d'abord sous-prieur, puis prieur conventuel, puis enfin provincial de
Lombardie. Et, dans toutes ces dignités, la grâce divine lui communiqua le
secret de demeurer humble, doux et discret ».
Mais, malgré cette
discrétion et cette humilité exemplaire, il était devenu “l’homme de Dieu” que
tous aimaient et voulaient honorer, voila pourquoi, « en 1296, le
chapitre général de l'Ordre des Prêcheurs [qui se tenait] à Strasbourg, voulut,
d'après la règle, donner un successeur au Maître, ou, comme nous dirions
aujourd'hui, au général de l'Ordre, qui était alors Etienne de Besançon. Le
provincial de Lombardie ― Nicolas de Trévise – fut élu par
acclamation ».
Alors qu’il était encore
Maître général de l’Ordre des Prêcheurs, il fut créé cardinal prêtre de la Sainte
Église romaine, par une lettre de Boniface VIII en date du 5 décembre 1298, à
lui remise par deux émissaires envoyés par le Pape lui-même. Il était nommé au
diocèse d’Ostie.
« Le Pape ― poursuit
Léon Gauthier ― avait un de ces regards qui percent les âmes, qui les
analysent rapidement et qui en découvrent sans peine les qua• lités
spécialement puissantes. 11 reconnut que la prudence était chez Boccasino la
vertu, non pas la plus belle, mais la plus utile au gouvernement de l'Église,
et il utilisa cette vertu. Il fit du nouveau cardinal ce que nous appelons
aujourd'hui un diplomate ».
La diplomatie n’est pas
une “science exacte” et souffre bien souvent de “détournements” qui ne sont pas
toujours ni “honnêtes” ni appréciés de tous, voilà pourquoi la diplomatie de
l’Église se veut honnête, sans mensonge et destinée à tous sans exception, ce
qui ne veut pas dire pour autant qu’elle puisse être acceptée et appréciée par
tous, mais, en tout état de cause elle doit être servie avec “prudence et au
service de la Vérité”. Nicolas, malgré son humilité et son désire de rester
“dans la solitude et dans le silence”, accepta par obéissance la charge qui lui
était confiée, ne souhaitant plus désormais autre chose que de servir dignement
le Souverain Pontife qui lui faisait confiance et l’Église universelle.
Pour mener à bien sa
mission, le cardinal Dominicain dut s’absenter souvent de son diocèse et aller
dans d’autres pays, dont certains étaient en guerre. C’est au retour de l’un de
ses voyages épuisants et dangereux que Nicolas Boccasino put mesurer l’étendue
des dégâts dont était victime l’Église, car “il ne retrouva point Boniface à
Rome” car un “réseau de trahisons commençait à s'ourdir autour du Pontife”,
dans le but de le faire périr ; réseau qui semble avoir pour organisateur
secret le roi Philippe le Bel. C’était au début de l’année 1303.
« Il resta des amis
à Boniface au plus fort de son infortune. Deux cardinaux, deux seulement,
restèrent inébranlables au pied du trône pontifical. Ni la violence d'un
Sciarra, ni la fourberie d'un Nogaret, ni les outrages d'une soldatesque en
délire, n'écartèrent de leur maître outragé ces serviteurs fidèles. L'histoire
a conservé les noms de ces deux derniers amis du grand Pontife : c'étaient
Pierre d'Espagne et Nicolas Boccasino, évêque d'Ostie »[2].
Boniface VII ne s’est pas
remis de cette mésaventure cruelle et le 11 octobre 1303 rejoignît la Maison du
Père, laissant le siège romain vacant. Dès lors il fallait élire un nouveau
pape. Le conclave fut donc ouvert à Pérouse et les cardinaux se souvinrent de
celui qui avait été fidèle et qui avait été l’artisan des rapprochements
récents entre l’Église et certains états de l’Europe, désignèrent, le 22
octobre 1303, Nicolas Boccasini pour succéder à Boniface VIII. Le 27 du même
mois il fut intronisé et prit le nom de Benoît XI.
La période était chaotique
et, « le premier regard que jeta sur son nouvel empire le successeur
de Boniface, ce premier regard fut triste. En réalité, le nouveau Pape n'avait
d'appui qu'au ciel, et c'est au ciel seulement qu'il pouvait trouver un sujet
de joie. Sauf le roi Charles de Sicile et l'ancien capitaine général de
Boniface VIII, Charles de Valois, il n'y avait pas alors un seul prince dans
toute la chrétienté sur l'épée duquel le Souverain-Pontife eût le droit de
compter »[3].
« Aussitôt après son
couronnement – écrit encore Léon Gauthier ―, Benoît voulut
faire cesser ces luttes, si fatales aux destinées de l'Église, auxquelles les
factions se livraient dans Rome. Tout d'abord, il parut réussir : son
aménité lui concilia l'amour des deux partis qu'il avait trouvés dans la plus
dangereuse effervescence. Lorsqu'il avait fait son entrée à Rome, les poignards
s'aiguisaient ; il y avait des haines féroces qui se dressaient l'une
contre l'autre ; on craignait de nouvelles effusions de sang, de nouveaux
incendies, de nouveaux crimes. Quelques jours après l'avènement du successeur
de Boniface, Rome respirait en liberté et tout y était paisible ; mais en
apparence, hélas ! »[4]
Malgré toutes ces
difficultés, Benoit XI, au court de son pontificat qui ne dura que huit
mois, “promut la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le
développement de la religion”.
Le roi de France, de
cette France “fille aînée de l’Église”, prônait déjà une séparation entre
l’Église et l’État, en affirmant solennellement :
« Il faut que
l'Église n'ait au temporel aucun pouvoir sur la république chrétienne ;
aux rois appartient une puissance sans contrôle et Jésus-Christ n'a point de
droit sur les couronnes ».
Ne s’étant pas fait que
des amis, il faut empoisonné et mourut le 7 juillet 1304, après un an de
pontificat. Clément V lui succéda.
« Le 13 février
1734, la cause de sa canonisation fut admise par la sacrée Congrégation des
Rites ; le pape Clément XII donna son approbation à ce décret qui fut reçu
par l'Ordre de saint Dominique avec des acclamations de joie.
On sait, toutefois, avec
quelle prudente lenteur le Saint-Siège a toujours voulu procéder en de
semblables conjonctures. Plus de deux ans furent consacrés à préparer seulement
les pièces relatives à la Béatification. Le 21 avril 1736, la Congrégation des
Rites, après avoir consulté le cardinal Ansideo, évêque de Pérouse, et avoir
entendu le promoteur de la foi, répondit affirmativement à cette question posée
autrefois par le pape Urbain VIII sur une requête de l'évêque de Pérouse :
“Est-il vrai qu'un culte ait été de temps immémorial rendu au bienheureux
Benoît ?”
Par des décrets en date
du 9 novembre et du 15 décembre 1738, une messe et un office furent accordés au
saint successeur de Boniface ; mais, sans parler ici de son Ordre, dans
les seuls diocèses de Trévise où il était né et de Pérouse où il était mort. On
devait en son honneur célébrer la messe Statuit du Commun d'un confesseur
pontife, avec une oraison propre.
Ce fut sans doute le 7
juillet 1739 que la fête du bienheureux Benoît fut célébrée pour la première
fois. »[5]
Alphonse Rocha
[1] Léon
Gautier : Benoît XI : Étude sur la papauté au commencement du
XIVe siècle.
[2] Léon
Gautier : Benoît XI : Étude sur la papauté au commencement du
XIVe siècle, page 48.
[3] Ibidem,
page 53.
[4] Léon
Gautier : Benoît XI : Étude sur la papauté au commencement du
XIVe siècle, pages 57-58.
[5] Ibidem :
pages 198-199.
Tommaso
da Modena, Beato Papa Benedetto XI (1352); affresco, Chiesa di San Nicolò, Seminario diocesano, sala
del Capitolo, Treviso.
Benoît XI
Niccolo (Nicolas) Boccasino, fils d’un notaire impérial de Trévise, naît en 1240.
Il est instruit par son oncle, un prêtre.
A 14 ans il entre comme novice chez les Frères Prêcheurs.
En 1296, Nicolas de Trévise devient le Maître général de l'Ordre des Frères Prêcheurs.
Il écrit ses admirables Commentaires sur le Psautier, sur Job et sur l'Apocalypse, ses Commentaire sur saint Matthieu, son livre De Ritibus, trois lettres aux Frères de son ordre, les Actes de ses légations et le recueil de ses Sermons.
Il est nommé cardinal-prêtre de Sainte-Sabine par Boniface VIII le 5 décembre 1298.
En 1300 il est promu cardinal-évêque d'Ostie et de Velletri.
Le 13 mai 1301, il est fait légat de Hongrie.
Elu pape le 22-10-1303, il choisit le nom de "Benoît" en souvenir, dit-il, de son prédécesseur Benoît Cajetan (Boniface VIII) ; il est consacré le 27.
Dans une lettre écrite suite à son élection, l'Eglise de Perse le reconnaît comme "chef universel". 2
Benoît XI affermit la paix dans l’Eglise et restreint les pouvoirs de l’Inquisition.
Il tente de mettre un terme aux luttes intestines en Toscane.
Il réprime les scandales qui souillent les Églises de Dalmatie et de Serbie.
Il estime qu’on ne doit parler que du "bienheureux" Charlemagne, son nom ne figurant pas au martyrologe romain.
Il meurt à Pérouse en Ombrie le 7-7-1304 (peut-être empoisonné par des figues apportées par une inconnue ; on accusa également le frère mineur Bernard Délicieux, adversaire de l’inquisition, d’avoir empoisonné le pape dont il avait annoncé la mort).
Il est béatifié par Clément XII en 1736.
"(...) Il fut remarquable par sa bienveillance et sa douceur, redresseur
des querelles et ami de la paix. Il promut, pendant un bref pontificat, la paix
de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la
religion." 1
Prophétie
de Malachie : Concionator patareus (Le prêcheur de Patare).
1303. 22 octobre,
élection du pape (il est consacré le 27). Charles, roi de Sicile, bat les
Sarrasins à Lucera que le pape rebaptise Sainte-Marie de la Victoire (16
novembre). 7 décembre, suite à l’attentat d’Anagni, "crime
épouvantable" commis contre son prédécesseur Boniface
VIII, Benoît XI excommunie par une bulle les fils de perdition, Nogaret et Sciarra
Colonna (mais pas le roi de France Philippe IV le Bel). 23 décembre, le
pape fait rentrer en grâce Pierre et Jacques Colonna en levant
l'excommunication qui frappe la famille Colonna.
1303-1307. Comptant bientôt 4 000 partisans, Dolcino et sa
compagne, Margarita de Trente, organisent la guérilla dans les régions de
Novare et de Verceil ; le mouvement des apostoliques dulcinistes
prend une allure de jacquerie et résistera à plusieurs expéditions militaires
que Clément
V assimilera à des croisades et enrichira d’indulgences. Vaincus par
la famine, les dolciniens seront écrasés le 23 mars 1307. Dolcino et Margarita
subiront les supplices les plus odieux. Dolcino sera brûlé le 1er juin 1307.
1304. 14 janvier, le pape annule un certain nombre de décisions prises sans le
consentement du Sacré-Collège par Boniface VIII. 25 mars, une bulle délie
Philippe le Bel de toutes les censures ecclésiastiques et accorde le
pardon à tous les Français compromis dans l'affaire d'Anagni, exception faite
du chancelier Guillaume de Nogaret. 13 avril, le pape, menacé à Rome par les
Colonna triomphants, se réfugie à Pérouse. 13 mai, le pape délivre
officiellement le roi de France des "liens de l'excommunication" (la
nouvelle parvient à Paris le 28 juin). 7 juin, le pape fulmine une bulle
d'excommunication contre "Sciarra Colonna, Guillaume de Nogaret, et en
général contre tous les impies" qui ont coopéré à l'attentat d'Anagni. 7 juillet,
Pérouse, mort du pape.
Vacance du Saint-Siège
1304. 18 août, les Flamands sont battus à Mons-en-Pévèle près de Lille. 2
septembre, Rainier Ier Grimaldi, au service de Philippe IV le Bel, détruit
la flotte flamande devant Zeriksee et reçoit le titre d’Amiral de France.
1305. 4 avril, mort de la reine Jeanne de Navarre : par son testament, elle
fonde à Paris le Collège de Navarre pour les pauvres étudiants champenois ; son
fils, Louis le Hutin, héritier de la couronne de France, devient roi de Navarre
sous le nom de Louis Ier de Navarre. 5 juin, élection du pape CLÉMENT
V.
Notes
1 http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1459/Bienheureux-Benoit-XI.html
2 http://nouvl.evangelisation.free.fr/martyrologe_07.htm#7_juillet
Sources
Auteur : Jean-Paul Coudeyrette
Référence publication : Compilhistoire ;
toute reproduction à but non lucratif est autorisée.
Date de mise à jour : 07/07/2015
SOURCE : http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/BenoitXI.html<
Portait
of en:Pope Benedict XI in the en:Basilica of Saint Paul
Outside the Walls, Rome
Ritratto
di it:Papa Benedetto XI nella it:Basilica di San Paolo fuori
la Mura, Roma
Also
known as
Niccolò Boccasini
Profile
Joined the Dominicans when
a young man. Ninth Master-General of his Order in 1296.
Arranged an armistice between Philip
IV of France and
Edward I of England.
Created Cardinal–Bishop of Ostia, Italy by Pope Boniface
VIII. Papal legate.
Defended Pope Boniface
VIII against William of Nogaret and his allies.
Unanimously chosen
194th pope in 1303.
Removed papal censure
from Philip and France,
and absolved the cardinals favoring
Colonna political faction. Accomplished a number of reforms in religious and
clerical life. Believed to have been poisoned by the agents of William of
Nogaret. Known for his lifelong devotion to Dominican spiritual
practices. Author of a volume of sermons and commentaries on the Gospel of Matthew, the Psalms,
the Book of Job, and Revelations.
Born
1240 at Treviso, Italy as Niccolo
Boccasini
Papal Ascension
7 July 1304 at Perugia, Italy of
natural causes
24 April 1736 by Pope Clement
XII (cultus
confirmed)
1773 by Pope Clement
XIV (beatified)
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Catholic
Encyclopedia, by M A Waldron
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
and Saintly Dominicans, by Blessed Hyacinthe-Marie
Cormier, O.P.
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
images
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Readings
Eternal Shepherd, you
made Blessed Benedict known for his great love of the brethren and his service
to your flock. By the help of his prayers may we ever be ardent in our
fellowship and with one heart be steadfast in the household of the Church. We
ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you
and the Holy
Spirit, one God, for ever and ever. – Dominicans
MLA
Citation
‘Blessed Pope Benedict
XI‘. CatholicSaints.Info. 21 February 2024. Web. 22 April 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-pope-benedict-xi/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-pope-benedict-xi/
San
Vito (Valdobbiadene, Veneto), chiesa dei Santi Vito, Modesto e Crescenzia -
Affresco di papa Benedetto XI
San
Vito (Valdobbiadene, Veneto, Italy), Saints Vitus, Modestus and Crescentia
church - Fresco of pope Benedict XI
Article
BENEDICT XI (Saint) Pope
(July 7) (14th century) Born at Treviso, A.D. 1210, he In his youth joined the
Dominican Order, of which he eventually became the Master General. Created
Cardinal and Bi«hop of Ostla, he was employed by Pope Boniface VIII as his Nuncio
and peacemaker in England, France, Hungary, Poland, Austria, Denmark, Servia
and other countries. Everywhere he conciliated respect, and acquired fame and
veneration from princes and people alike, on account of his simple piety and
spirit of self-sacrifice. He was, moreover, a man of first-rate abilities, and
well versed In the learning of his age. He was elected Pope, October 21, 1303,
but died at Perugia in the July of the following year. In the few months of his
Pontificate he had done much to reform Church discipline and to repress abuses.
Hence probably, the belief current at the time that he had died by poison.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Benedict XI”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 26
August 2012.
Web. 22 April 2026. <http://catholicsaints.info/book-of-saints-benedict-xi/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-benedict-xi/
Benedictus
XI, medeltida fresk. Santa Maria Novella, Florens.
The
Coronation of Pope Benedict XI (1303-1304). In this fresco from Santa Maria
Novella in Florence, Benedict XI is shown between King Philip IV of France and
King Edward I of England.
New
Catholic Dictionary – Pope Blessed Benedict XI
Article
Reigned from 22
October 1303 to 7
July 1304.
Born in 1240 Treviso, Italy as
Niccolo Boccasini; died on 7
July 1304 in Perugia, Italy.
When Master General of the Dominican
Order he arranged an armistice between King Philip
IV of France and
King Edward I of England.
Later he was made Cardinal–Bishop of
Ostia, and defended Pope Boniface
VIII against William of Nogaret and the Colonna faction.
As pope he
removed the papal censure
from Philip and France,
and absolved the cardinals favoring
the Colonna.
His death is
believed to have occurred from poisoning by the agents of William of
Nogaret. Beatified on 24
April 1736 by Pope Clement
XII. Feast, 7
July, at Rome and in the Dominican
Order.
MLA
Citation
“Pope Blessed Benedict
XI”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-blessed-benedict-xi/
Pope St. Benedict XI
Nicholas Boccasini born
at Treviso, Italy, 1240; died at Perugia, 7 July, 1304. He entered the
Dominican Order at the age of fourteen. After fourteen years of study, he
became lector of theology, which office he filled for several years. In 1296 he
was elected Master General of the Order. As at this time hostility to Boniface
VIII was becoming more pronounced, the new general issued an ordinance
forbidding his subjects to favour in any way the opponents of the reigning
pontiff; he also enjoined on them to defend in their sermons, when opportune,
the legitimacy of the election of Boniface. This loyalty of Boccasini, which
remained unshaken to the end, was recognized by Boniface, who showed him many
marks of favour and confidence. Thus with the two cardinal-legates, the
Dominican General formed the important embassy, the purpose of which was the
concluding of an armistice between Edward I of England and Philip IV of France,
then at war with each other. In the year 1298 Boccasini was elevated to the
cardinalate; he was afterwards appointed Bishop of Ostia and Dean of the Sacred
College. As at that time Hungary was rent by civil war, the cardinal-bishop was
sent thither by the Holy See as legate a latere to labour for the restoration
of peace. At the time of the return of the legate to Rome, the famous contest
of Boniface VIII with Philip the Fair had reached its height. When, in 1303,
the enemies of the pope had made themselves masters of the sacred palace, of
all the cardinals and prelates only the two Cardinal-Bishops of Ostia and
Sabina remained at the side of the venerable Pontiff to defend him from the
violence of William of Nogaret and Sciarra Colonna, whom he excommunicated. A
month after this scene of violence, Boniface having died, Boccasini was
unanimously elected Pope, 22 October, taking the name of Benedict XI. The
principal event of his pontificate was the restoration of peace with the French
court. After a brief pontificate of eight months, Benedict died suddenly at
Perugia. It was suspected, not altogether without reason, that his sudden death
was caused by poisoning through the agency of William of Nogaret. Benedict XI
was beatified in the year 1773.
His feast is celebrated
at Rome and throughout the Dominican Order on the 7th of July. He is the author
of a volume of sermons and commentaries on a part of the Gospel of St. Matthew,
on the Psalms, the Book of Job, and the Apocalypse.
SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/pope-saint-benedict-xi/
Benedictus
XI : Former Dominican Convent and Assumption of Mary Churh, Yautepec,
Morelos State, Mexico
Blessed Benedict XI, OP Pope (RM)
Born in Treviso, Italy,
1240; died in Perugia, Italy, April 25, 1304; beatified by Pope Clement XII in
1736. Nicholas Boccasini was born into a poor family of which we know little
else, though there are several different traditions concerning it. One claims
that his father was a poor shepherd. Another that he was an impoverished
nobleman. Whichever he was, he died when Nicholas was very small, and the
little boy was put in the care of an uncle, a priest at Treviso.
The child proved to be
very intelligent, so his uncle had him trained in Latin and other clerical
subjects. When Nicholas was ten, his uncle got him a position as tutor to some
noble children. He followed this vocation until he was old enough to enter the
Dominican community at Venice in 1254. Here, and in various parts of Italy,
Nicholas spent the next 14 years, completing his education. It is quite
probable that he had Saint Thomas Aquinas for one of his teachers.
Nicholas was
pre-eminently a teacher at Venice and Bologna. He did his work well according
to several sources, including a testimonial from Saint Antoninus, who said that
he had "a vast store of knowledge, a prodigious memory, a penetrating
genius, and (that) everything about him endeared him to all." In 1295, he
received the degree of master of theology.
The administrative career
of Nicholas Boccasini began with his election as prior general of Lombardy and
then as the ninth master general of the Order of Preachers in 1296. His work in
this office came to the notice of the pope, who, after Nicholas had completed a
delicate piece of diplomacy in Flanders, appointed him cardinal in 1298.
The Dominicans hurried to
Rome to protest that he should not be given the dignity of a cardinal, only to
receive from the pope the mystifying prophecy that God had reserved an even
heavier burden for Nicholas. As papal legate Nicholas travelled to Hungary to
try to settle a civil war there.
Boniface VIII did not
always agree with the man he had appointed cardinal-bishop of Ostia and dean of
the sacred college. But they respected one another, and in the tragic affair
that was shaping up with Philip the Fair of France, Cardinal Boccasini was to
be one of only two cardinals who defended the Holy Father, even to the point of
offering his life.
Philip the Fair, like
several other monarchs, discovered that his interests clashed with those of the
papacy. His action was particularly odious in an age when the papal power had
not yet been separated completely from temporal concerns.
The French monarch, who
bitterly hated Boniface, besieged the pope in the Castle of Anagni, where he
had taken refuge, and demanded that he resign the papacy. His soldiers even
broke into the house and were met by the pope, dressed in full pontifical
vestments and attended by two cardinals, one of whom was Cardinal Boccasini.
For a short time it looked as though the soldiers, led by Philip's councilor
William Nogaret, might kill all three of them, but they refrained from such a
terrible crime and finally withdrew after Nicholas rallied the papal forces and
rescued Boniface from Anagni.
Cardinal Boccasini set
about the difficult task of swinging public opinion to the favor of the pope.
Successful at this, he stood sorrowfully by when the pontiff died,
broken-hearted by his treatment at the hands of the French soldiers. On October
22, 1303, at the conclave following the death of Boniface, the prophesied
burden fell upon the shoulders of the cardinal-bishop of Ostia, who took the
name Benedict XI.
The reign of Benedict XI
was too short to give him time to work out any of his excellent plans for
settling the troubles of the Church. Most of his reign was taken up with
undoing the damage done by Philip the Fair. He lifted the interdict on the
French people that had been laid down by his predecessor and made an uneasy
peace with Philip. He worked to reconcile warring parties in Europe and the
Church and to increase spirituality. His reign, short though it was, was noted
for its leniency and kindness.
There are few personal
anecdotes regarding Benedict, but at least one worth telling. Once, during his
pontificate, his mother came to the papal court to see him. The court
attendants decided that she was too poorly dressed to appear in the presence of
the Holy Father, so they dressed her up in unaccustomed finery before allowing
her to see her son. Benedict, sensing what had happened, told them he did not
recognize this wealthy woman, and he asked them where was the little widow,
pious and poorly dressed, whom he loved so dearly.
Benedict XI died suddenly
in 1304. He had continued to the end with his religious observances and
penances. Some people believed that he had been poisoned, but there has never
been any evidence that this was the case. Many miracles were performed at his
tomb, and there were several cures even before his burial (Benedictines,
Delaney, Dorcy).
In art, Pope Benedict
wears a Dominican habit and papal tiara, while holding the keys. He is
venerated in Perugia (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0707.shtml
Pope Benedict XI
(Nicholas Boccasini)
Born at Treviso, Italy,
1240; died at Perugia,
7 July, 1304. He entered the Dominican
Order at the age of fourteen. After fourteen years of study, he
became lector of theology,
which office he filled for several years. In 1296 he
was elected Master General of the Order. As at this
time hostility to Boniface
VIII was becoming more pronounced, the new general issued an ordinance
forbidding his subjects to favour in any way the opponents of the
reigning pontiff; he also enjoined on them to defend in
their sermons, when opportune, the legitimacy of
the election of Boniface.
This loyalty of Boccasini, which remained unshaken to the end, was
recognized by Boniface,
who showed him many marks of favour and confidence. Thus with the two cardinal-legates,
the Dominican General formed
the important embassy, the purpose of which was the concluding of an armistice
between Edward I of England and Philip
IV of France,
then at war with
each other. In the year 1298 Boccasini was elevated to the cardinalate;
he was afterwards appointed Bishop of Ostia and Dean of
the Sacred
College. As at that time Hungary was
rent by civil war,
the cardinal-bishop was
sent thither by the Holy
See as legate a
latere to labour for the restoration of peace. At the time of the return
of the legate to Rome,
the famous contest of Boniface
VIII with Philip
the Fair had reached its height. When, in 1303, the enemies of
the pope had
made themselves masters of the sacred palace, of all the cardinals and prelates only
the two Cardinal-Bishop of Ostia and Sabina remained
at the side of the venerable Pontiff to defend him from the violence of William
of Nogaret and Sciarra Colonna.
A month after this scene
of violence, Boniface having
died, Boccasini was unanimously elected Pope, 22 October, taking
the name of Benedict XI. The principal event of his pontificate was
the restoration of peace with the French court. Immediately after
his election Philip sent three ambassadors to the pope bearing
the royal letter of congratulation. The king, while professing
his obedience and devotion, recommended to the benevolence of
the pope the Kingdom and Church of France. Benedict, judging a
policy of indulgence to be necessary for
the restoration of peace with
the French court, absolved Philip and his subjects
from the censures they had incurred and restored the king
and kingdom to the rights and privileges of
which they had been deprived by Boniface.
The Colonna cardinals were
also absolved from their censures, but not reinstated in their
former dignities. This policy of leniency Benedict carried out
without compromising the dignity of the Holy
See or the memory of Boniface
VIII. Nogaret and
Sciarra Colonna and those implicated in the outrage of Anagni were
declared excommunicated and
summoned to appear before the pontifical tribunal. After
a brief pontificate of eight months, Benedict died suddenly
at Perugia.
It was suspected, not altogether without reason, that his sudden death
was caused by
poisoning through the agency of William
of Nogaret. Benedict XI was beatified in
the year 1773. His feast is
celebrated at Rome and
throughout the Dominican
Order on the 7th of July. He is the author of a volume
of sermons and commentaries on a part of
the Gospel of St. Matthew, on the Psalms,
the Book of Job, and the Apocalypse.
Sources
PTOL. LUC., Hist.
Eccl. III, 672; BERNARDUS GUIDONIS, Vit. pont. rom., IX,
1010; Script. Ord. Præd., I, 444; GRANDJEAN, Les registres de
Benoît XI (Paris, 1883); FUNKE, Papst Benedikt XI (Münster, 1891);
ARTAUD DE MONTOR, History of the Popes (New York, 1867), I,
481-484; Année Dominicaine, vii, 125-54; 874-77; and the monograph of
FERRETON (Treviso, 1904).
Waldron, Martin
Augustine. "Pope Benedict XI." The Catholic
Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton
Company, 1907. 12 Jul.
2015 <http://www.newadvent.org/cathen/02429c.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by WGKofron. In memory of Fr. John
Hilkert, Akron, Ohio — Fidelis servus et prudens, quem constituit Dominus super
familiam suam.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John
M. Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02429c.htm
This
illustration is from The Lives and Times of the Popes by Chevalier Artaud de
Montor (1772-1849), New York: The Catholic Publication Society of America,
1911. It was originally published in 1842.
July 7
St. Benedict XI., Pope
and Confessor
HIS family name was
Nicholas Bocasini. He was a native of Treviso, which city was then an
independent commonwealth, but since the year 1336 is subject to that of Venice.
He was born in 1240, and studied first at Treviso, and afterwards at Venice,
where, at fourteen years of age, he took the habit of St. Dominick. He seemed
desirous to set no bounds to his fervour and fidelity in the practice of every
means of improving his soul daily in virtue; and, during fourteen years,
enriched his mind with an uncommon store of sacred learning. After this term he
was appointed professor and preacher at Venice and Bologna, and with incredible
fruit communicated to others those spiritual riches which he had treasured up
in silence and retirement, being always careful by the same means to preserve
and increase his own stock. He wrote several sermons and comments on the holy
scripture, which are still extant. He was chosen provincial of Lombardy, and,
in 1296, the ninth general of his Order. On that occasion, by a pathetic
circular letter, 1 he
exhorted his brethren to a love of poverty, humility, retirement, prayer,
charity, and obedience. In 1297 he was sent by Boniface VIII. nuncio into
France, to be the mediator of peace between that nation and the English; and
was created cardinal during his residence there in 1298. Nothing but the strict
command of his Holiness could have obliged him to accept that dignity, which
cost him many tears. He was made soon after bishop of Ostia, and dean of the
sacred college; and in 1301 went legate a latere into Hungary, to endeavour to
compose the differences which divided that nation into factions, and had
already laid it waste by a dreadful civil war; in which cardinal Bocasini succeeded
to a miracle. He also abolished in that country several superstitious
practices, and other abuses and scandals. He afterwards exerted his zeal in
Austria and at Venice, being successively legate in both those places.
Boniface VIII. dying on
the 11th of October, 1303, the cardinals entered the conclave on the 21st of
the same month, and on the day following unanimously chose our saint pope. He
was seized with trembling at the news; but being compelled to acquiesce, was
crowned on the following Sunday. He continued his former practices of humility,
mortification, and penance. When his mother came to his court in rich attire,
he refused to see her till she had put on again her former mean apparel. Rome
was at that time torn by civil divisions, especially by the factions of the
Colonnas against the late pope; but the moderation, meekness, and prudence of
our saint soon restored the whole country to perfect tranquillity. He pardoned
the Colonnas and other rebels, Sciarra Colonna and William of Nogaret excepted,
who remained under the former sentence of proscription. He pacified Denmark,
and other kingdoms of the North, and appeased the State and Church of France.
He reconciled the cities of Venice and Padua without effusion of blood. He
joined his zealous endeavours with Helena, queen of Servia, in the conversion
of her son Orosius. This good pope died the martyr of peace, to make which
reign over the whole Christian world he seemed only to have lived. Having sat
only eight months and seventeen days, he departed this life at Perugia, on the
6th of July, in the year of our Lord, 1304, of his age sixty-three. Some say he
died of poison secretly given him by the contrivance of certain wicked men who
were enemies to the public tranquillity. He was honoured by miracles, examined
and approved by the bishop of Perugia, and attested by Platina and other
historians. See Conc. t. 10. also his life collected by Pagi, in his Annals,
and in an express work by the late learned Dominican, F. Peter Thomas Campana;
and Vie de S. Benoit XI. ou Caractère de la Sainteté du B. Benoit XI. à
Toulouse, 1739. See also F. Touron, Hommes Illustres, t. 1. l. 7. p. 655. and
Benedict XIV. de Canoniz, t. 4. Append. and in his new Roman Martyrology on the
7th of July.
Note 1. Published by
Dom. Martenne, Anecdot. t. 4. [back]
Rev. Alban
Butler (1711–73). Volume VII: July. The Lives of the
Saints. 1866.
SOURCE : http://www.bartleby.com/210/7/076.html
Statues
of Popes Benedictus XI and Benedictus XIII, San Domenico, Palermo
Saints and
Saintly Dominicans – 7 July
Blessed Benedict
XI, Pope, Confessor, O.P.
This religious was
received into the Order out of charity at the age of fourteen and being an
industrious scholar, he rose by degrees to be Master General. Having been made
Cardinal and afterwards Pope, he showed much zeal in maintaining the rights of
the Church, together with cleverness and great gentleness in his way of making
them respected, so that he was able to re-establish religious and civil peace
in Italy, France, England, Germany and Hungary. But he desired that this peace
should be founded on truth and justice towards the Church, as he says in one of
his letters: “Is it possible that we should allow the wicked to rest in peace
while the good are oppressed? Should we allow the innocent to perish? No, a
thousand times, no, please God, the Roman Pontiff, the Pastor of all Christians
in the world shall never be chargeable with this laxity.” He was planning a new
crusade for the liberation of the Holy Land when God called him to a better
life, the victim of a mysterious malady after having eaten some fruit presented
by an unknown person (1304).
It was this Pope who permitted to the Friars Minor the use of the Office of the
Stigmata of Saint Francis of Assisi.
Prayer
“O my God, give to the
Sovereign Pontiff a new heart, that he may be unwearied in upholding the
standard of the Cross.” – Saint Catherine
of Siena
Practice
Pray for pilgrims to the
Holy Land, and for the good work instituted for the benefit of the holy places.
– taken from the
book Saints
and Saintly Dominicans, by Blessed Hyacinthe-Marie
Cormier, O.P.
SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-and-saintly-dominicans-7-july/
Lorenzo
Maitani (attr.), Monumento di Benedetto XI, 1305 circa, San Domenico
(Perugia)
Lorenzo
Maitani (attr.), Monumento di Benedetto XI, 1305 circa, San Domenico
(Perugia)
Blessed
Benedict the Eleventh, by Father Thomas Austin Dyson
Nicolas Boccasina was
born in the year 1240, at Traviso, a city in the north of Italy. It is
uncertain what was the rank of his parents; some authors say that his father
was a shepherd, some that he was a noble, and others, with more show of
probability, that he was a notary. Touron contents himself with saying that he
can neither refute nor establish any of these statements, because there is no
ancient author whose opinion on this subject is not contradicted by some other
author of the same century. “But that which is certain,” he says, “is that the
family of the servant of God, whether noble or plebeian, has gained a fame from
his merits which it could not give him.” His education was entrusted to the
care of his uncle, the parish priest of Saint Andrew’s, one of the principal
churches of Traviso. He was afterwards sent to continue his studies at Venice,
where he became aware of his vocation to the religious life, and entered the
Order of Saint Dominic in the year 1254, receiving the habit in the convent of
Saints John and Paul, in that city, being then fourteen years of age. He did
not change his name when he entered religion, and was called Brother Nicolas.
During his novitiate he was very fervent in keeping the rule of the Order in
its greatest perfection, it being necessary rather to check his austerities
than to incite him to penance. After his religious profession he began his
ecclesiastical studies, and soon became remarkable for diligent and constant
application. Like all the saints of the Order, he especially loved the study of
the Holy Scriptures. There seems little doubt, says Touron, that he made part
of his studies under the care of the Angelic Doctor, Saint Thomas Aquinas,
during the time in which that holy doctor taught at Bologna, Rome, and Naples.
His humility caused him to hide his talents, and made him very unwilling to
distinguish himself among his fellow students, and it would seem as if his
superiors, by the will of God, allowed him all the obscurity he desired. Thus
his naturally noble character was strengthened by solid study, purified by
prayer, and chastened by contemplation. The learned Dominican, Bernard
Guidonis, Bishop of Lodève, says that Blessed Benedict once said of himself
that he was fourteen years old when he became a Dominican, that he studied
fourteen years, taught fourteen years, and passed fourteen years in various
offices in the Order. After he completed his studies he taught in the
Monasteries of Venice and Bologna, and preached with great success. A
collection of his sermons was published, and may still be found in libraries of
old Catholic books. He also published some learned commentaries on the Holy
Scriptures. He became Master in Theology in the year 1295, and after filling
several important offices in the Dominican Order, was twice elected Provincial
of Lombardy, in 1286 and 1293. But while he held all these offices he never
neglected to cultivate in himself a spirit of sanctity. As soon as his lecture
in Theology or Holy Scriptures was over he hurried to the choir, there to chant
the praises of God in the company of his brothers; or went into the pulpit to
preach to the large audiences who loved to hear him. He borrowed the hours from
the night for study, and slept as little as possible. Having proved his
capabilities as a superior, it is not to be wondered at that when the Fathers
of the Dominican Order met together at a General Chapter in Strasbourg, in the
year 1296, to elect a Master General, their choice fell upon him, and although
nine hundred fathers took part in the election, it was unanimous, only one
dissentient voice, and that was his own.
He fully answered the
expectations formed of him; an example of holiness to all – he was at the same
time a wise and prudent Superior. “Always venerable,” says Bernard Guidomis,
“and worthy of all praise; a model of virtue, a mirror of religion, holy in
devotion, fervid in zeal, shining in wisdom, pleasing to God and man.” He says
that Benedict, during the two and a half years that he governed the Order, was
a faithful observer of the rule, and caused the Fathers to keep it rather by
example than by exhortations. He always travelled on foot, in imitation of our
holy Father Saint Dominic, and increased his already severe penances and
mortifications.
While he held this office
of Master General of the Dominican Order, he was charged by Pope Boniface the
8th with reconciling France and England, and having succeeded in his difficult
mission, was created Cardinal. He was very loath to accept so high a dignity,
and when he was admitted into the Pope’s presence said: “Holy Father, why have
you put upon me so heavy a load?”
“God,” was the answer,
“has reserved a heavier one for you;” a prophetic insight into the future. This
was in the year 1298. Although he often dissented from the opinions of
Boniface, and expressed his opinions with perfect frankness, the Pope esteemed
him very highly, admiring him all the more for it; and soon after created him
Bishop of Ostia, and Dean of the Sacred College of Cardinals, and sent him as
Legate into Hungary, to calm the discord which divided that kingdom.
The state of the Church
at this time was very alarming. The Turks, those old enemies of Christianity,
gradually encroaching upon Europe, were already masters of Palestine, and only
awaited a favorable opportunity to seize Constantinople. The Greeks bore a
bitter hatred to the Catholic Church; while many European countries were a prey
to internal dissentions and at enmity with the nations around them. Pope
Boniface the 8th strove to unite all the Christian powers, in order to
withstand the tide of Turkish invasion, and sent envoys from Rome to the
different Christian kings, to pacify enmities among themselves, previous to a
general attack upon the Turks. His motives were misunderstood, and his success
but insignificant. Philip Le Bel, King of France, far from listening to the
voice of the Pope, accused him of being an usurper and heretic, and charged him
with many crimes. History has cleared his name, but his impetuosity of character,
and austere views, sometimes caused him to push justice to its limits, and
gained him enemies where he should have made friends. He deprived the French
Universities of the right to confer degrees, withdrew from the king a privilege
he had exercised of appointing to vacant benefices, and punished with censures
those ecclesiastics who did not go to Rome according to his orders. Angered by
all this, Philip Le Bel convoked the States General, which refused to
acknowledge the authority of Boniface, and appealed from him to a General
Council, and to a future Pope.
William Nogaret, his
envoy, together with Sciarra Colonna, a disaffected Roman noble, took the Pope
prisoner in his palace at Anagni, and kept him in confinement three days, after
which the inhabitants rescued him. Cardinal Boccasina and another Cardinal
alone remained with the insulted Pontiff, while the rest of the Cardinals
abandoned him. As soon as he was delivered Boniface set out for Rome, and died
immediately on reaching the holy city, October the eleventh, 1303. The
Cardinals entered into conclave, October 21st, eleven days after his death.
This was the first time the rule was observed which had been established by
Celestine the 5th, and confirmed by Boniface the 8th, that the Cardinals should
not enter into conclave until nine days after the late Pope’s death. The next
day they elected Cardinal Boccasina Pope. He was very unwilling to accept this
great office, and only consented when it was represented that it was for the
good of the Catholic Church. He took the name of Benedict, the baptismal name
of his predecessor, Boniface the 8th, as a token of gratitude to him for all
the favors and marks of esteem he had received from him; and adopted for his
motto the text, “Make thy face to shine upon thy servant.” (Psalm 30:17) He was
solemnly crowned Pope on Sunday, 27 October 1303. The new Pope did not forget
his humble origin, and on one occasion gave a very striking proof of the
humility which led him to acknowledge it. His mother, although very old, went
to see him at Perugia. When she arrived, some high-born ladies told her she
would put him to shame if she appeared in her peasant’s costume and gave her a
rich and handsome dress, in which she went to the Pope’s palace, and asked to
see him. But when Benedict heard what had happened he would not receive her,
saying: “It is not my mother if she is dressed in silk, for my mother is a poor
woman who does not even know what silk is.” When his mother heard this she took
off the costly dress and went to see her son in her peasant costume. He
tenderly embraced her, and said: “This time it is indeed my mother.”
At the time of Benedict’s
accession, Rome, like the rest of Europe, was full of sedition; one of the most
powerful Roman families, that of the Colonnas, was in open rebellion. Two
Cardinals of that family, James and Peter Colonna, had been degraded by
Boniface, put under anathema, and all their possessions confiscated.
Immediately on Benedict’s election all dissatisfaction ceased. He pardoned the Colonnas,
and took away the excommunication, but did not restore the two rebellious
Cardinals to their rank, nor gave them their confiscated possession.
He then turned his
peaceful policy towards those European nations which had incurred the enmity of
Boniface. He was already well known to Philip Le Bel, King of France, who,
while Benedict was Master General of the Order, had written to thank him for
the prominent part he had taken in the canonization of Saint Louis, King of
France, his grandfather; and in token of gratitude had given him a large
convent for Dominican nuns at Poissy, the birth-place of Saint Louis. It was
also at his request that he had made peace with England. When Philip heard of
his election to the chair of Saint Peter, he wrote a letter to him, full of
confidence and respect. Benedict answered in these words: “Judge of our care
for your salvation, and of our tenderness for you by the solicitude with which
we have forestalled you, and by which we have given you what you did not ask
for, viz., absolution from all the censures you have incurred. We do not regret
having acted thus; for we are the Vicar of him who, in the parable, ordered his
servants to go into all the by-ways, and force guests to enter and to fill his
house. We have done the same; we have left the faithful sheep that we might
search for the wanderers, in order to carry them home on our shoulder to the
flock.” The Holy Pontiff then begged him to remember that Joas, King of Juda,
reigned gloriously only so long as he followed the advice of Joah, the High
Priest; but having disregarded his advice, fell by the sword of his own
servants. “Listen, then,” he continued, “to the voice of your father, lend an
ear to his words, so that God in his goodness may deign to strengthen your reign
and cover you with glory and prosperity in this world.”
The holy and prudent
Pontiff annulled the censures imposed on France by his predecessor, gave back
the right of granting academic degrees, which had been taken away, and showed
such a spirit of wise conciliation that in a few months everything was restored
to the state it had been in before the lamentable quarrel had arisen.
He then turned his
attention to other Christian countries, and pacified them also. He put down
several abuses in Albania. In conjunction with Helena, Queen of Servia, he
labored for the conversion of her infidel son Orose; removed the interdict from
the Kings of Naples and Sicily; reconciled the King of Denmark to the Church,
absolved him from excommunication and removed the interdict from his kingdom;
pacified Tuscany; made peace between Venice and Padua; and all this in the
space of a few months.
But he had not forgotten
the danger the Church was in from its most powerful enemies, the Turks. The
Kings of Tartary, having been converted by the Dominican and Franciscan
missionaries, had taken possession of part of Palestine, but not being able to
retain what they had acquired, applied to the Pope for aid.
Benedict, therefore,
after restoring peace to Europe, endeavored to organize a general crusade
against the Ottoman power.
The Pope never forgot
that he was a son of Saint Dominic, that it was in the retirement of the
Dominican cloister that his character had been formed, and that all he had, he
owed to his early training in sweet and chastening monastic discipline. He did
not prove ungrateful, and in many ways showed his gratitude to his Order. Soon
after his elevation to the papal throne he wrote a letter to all the Dominicans
throughout the Christian world, recommending himself to their pious prayers.
But he soon gave them a more substantial proof of his affection. Boniface the
Eighth, his predecessor, had thought it necessary to restrain the rights and
privileges of the mendicant orders. Benedict restored them, careless of what
blame it might seem to put upon Boniface’s memory. Although the whole policy of
the Pope had been one of reconciliation and peace, yet he could not allow the
outrage which Boniface had suffered at Anagni to go unpunished, and issued a
Bull against William of Nogaret and Sciarra Colonna, citing them to appear in
person before him, which if they did not do he warned them they would be
condemned by default. They did not listen to the Pope, upon which it would seem
that God himself took vengeance upon them. The city of Anagni gradually
declined, until in 1526 it was a heap of ruins. The three sons of Philip Le Bel
all proved to be childless and succeeded each other as kings of France, within
a space of fourteen years, leaving the French throne to the posterity of his brother,
Charles de Valois, who had ever been the firm friend of Boniface. Rome, so
ungrateful to the Popes, was soon abandoned by them for Avignon, and in their
absence became almost a deserted city.
The few months that
Benedict had sat on Saint Peter’s chair promised that he would be one of the
most glorious pontiffs that had ruled the Church; but after only eight months
and a few days God called him to his reward. He died at Perugia, July 7th,
1304, in his sixty-third year. A strong suspicion was entertained that he had
been poisoned. According to Ferreto of Vincenza, a contemporary historian,
Philip Le Bel bribed some of the Pope’s attendants to mix poison with his food,
and the Pope having suffered eight days’ torment from the poison, which ate
away his entrails, died in great pain.
His funeral was one of
those touching testimonies of love, which the poor show to those who have been
their benefactors. They remembered his kindness, charity, and tender care for
their welfare, and knowing that they had lost a true friend, they followed his
body to the tomb in great numbers. He was buried, according to his own desire,
in the Church of Saint Dominic at Perugia, and many miracles were worked at his
tomb.
The Pontificate of
Benedict 11th was very short, but it was one of the most glorious, if we
consider his great virtues, his wisdom and moderation, which restored peace to
the Christian world, and the burning zeal he always showed for the salvation of
souls. A lover and advocate of peace, he seems to have been placed upon the
throne of Peter to establish it throughout the world, and when this, his
sublime mission, was fulfilled, to have been quickly taken from it, to enjoy
his glorious reward in the enjoyment of peace eternal.
Unfeignedly humble in the
midst of honors such as none but Christ’s Vicar upon earth could receive, he
sincerely despised them, and looked upon them as mere passing dreams, unworthy
of his serious attention, and loved rather to use the power and influence his
exalted state gave him for the service of the poor and needy.
He continued all the
practices of mortification and penance he had learned and practiced in the
Dominican cloister: he fasted often, and prayed and meditated in the long hours
of the night, while the rest of mankind was asleep.
Pope Clement 12th
authorized his cultus, in the year 1736, and allowed his feast to be kept in
the dioceses of Treviso and Perugia, and by the Dominican Order throughout the
world. The sons of Saint Dominic keep his feast July 7th.
Prayer
Ant. This saint is worthy
to be had in remembrance by men, for he hath now passed to the joys of the
angels.
V. Pray for us, O Blessed
Benedict,
R. That we may be made
worthy of the promises of Christ
Let us pray.
O God, who by the grace
of Thy benediction didst raise Blessed Benedict, Thy chief Bishop, to heaven,
sanctify Thy people, we beseech Thee, with a new benediction of Thy grace, and
through his prayers and merits, defend us by Thy power from all the evils that
threaten us. Through Christ our Lord. Amen.
MLA
Citation
Father Thomas
Austin Dyson. “Blessed Ambrose of Siena”. The
Life of Saint Pius the Fifth, and Other Saints and Blessed of the Order of
Friar Preachers, 1886. CatholicSaints.Info.
7 May 2023. Web. 22 April 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-benedict-the-eleventh-by-father-thomas-austin-dyson/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-benedict-the-eleventh-by-father-thomas-austin-dyson/
Cristofano
dell'Altissimo, Papa Benedetto XI, 1552-68. Galleria degli Uffizi,
Firenze. Serie Gioviana, Inv. n. 2974.
Beato Benedetto XI
(Niccolò Boccasini) Papa
Treviso, 1240 - 1304
(Papa dal 27/10/1303 al 07/07/1304)
Domenicano, apprezzato per la sua umiltà e la sua pietà, divenuto Provinciale
della Lombardia, riuscì a mettere pace tra i Domenicani e la città di Parma.
Eletto nel capitolo di Strasburgo, promosse una tregua tra Edoardo I
d'Inghilterra e Filippo il Bello. Nominato cardinale da Bonifacio VIII, non
riuscì ad evitare che questi emanasse la Bolla che vietava agli ordini
mendicanti di predicare e confessare fuori dai propri conventi. Nonostante ciò,
si mantenne fedele a Bonifacio VIII durante il triste periodo di Anagni. Una
volta papa entrò di fermare la lotta tra Filippo il Bello e i Colonna.
Accortosi che l'opera di pacificazione era difficile in Roma, si trasferì a
Perugia dove morì dopo una vita dedicata a comporre i dissidi che laceravano il
suo secolo.
Etimologia: Benedetto =
che augura il bene, dal latino
Martirologio Romano: A
Perugia, transito del beato Benedetto XI, papa, dell’Ordine dei Predicatori,
che, benevolo e mite, nemico delle contese e amante della pace, nel breve tempo
del suo pontificato promosse la concordia nella Chiesa, il rinnovamento della
disciplina e la crescita della devozione religiosa.
Treviso, la diocesi che dette alla Chiesa S. Pio X, è la patria di un altro papa, elevato agli onori degli altari: Benedetto XI. Come S. Pio X, anche Benedetto XI, per l'anagrafe Niccolò Boccasini, nato a Treviso nel 1240, proveniva da modestissima famiglia. Sua madre faceva la lavandaia nel vicino convento dei domenicani e questa sua mansione favorì l'ingresso del figlio nel giovane ordine di S. Domenico. Indossato l'abito religioso a diciassette anni, Niccolò completò gli studi a Milano. Ordinato sacerdote, fece ritorno a Treviso dove svolse il compito di insegnante nel proprio convento. Si distinse per mitezza di carattere, purezza di vita, umiltà e pietà. Eletto nel 1286 superiore provinciale della vasta regione lombarda, dieci anni dopo fu chiamato a succedere a Stefano di Besancon nella carica di generale dell'Ordine.
Poco dopo il Boccasini, figlio di un'umile lavandaia trevigiana, riuscì a realizzare una difficile tregua d'armi tra il re d'Inghilterra, Edoardo I, e il re di Francia, Filippo il Bello. Questa sua missione di pace, coronata dall'insperato successo, valse al generale dei domenicani il cappello cardinalizio, accordatogli da papa Bonifacio VIII, che intese con questa nomina premiare anche tutto l'ordine domenicano, per la sua adesione al pontefice. Il cardinale Boccasini era ad Anagni accanto a Bonifacio VIII quando questi venne colpito dallo schiaffo dell'emissario di Filippo il Bello, Guglielmo di Nogaret.
Morto Bonifacio VIII, i cardinali, riuniti in conclave a Roma, il 22 ottobre
1303 gli diedero come successore proprio il cardinale Boccasini, uomo
conciliante e il più indicato a mettere riparo all'increscioso conflitto tra il
papato e il re di Francia. Il nuovo pontefice, che assunse il nome di Benedetto
XI, rispose alle attese. Pur mostrandosi duro con l'esecutore materiale del
sacrilego gesto (rinnovò la scomunica al Nogaret e a Sciarra Colonna), sciolse
il re dalle censure in cui era incorso.
Benedetto XI alla residenza romana preferì quella di Perugia, per tenersi
lontano dai tumulti e dalle insidie, e dedicarsi al pacifico governo della
Chiesa. Ma anche qui pare sia stato raggiunto dall'odio dei suoi nemici:
sentendosi venir meno dopo aver assaggiato un fico fresco, probabilmente
iniettato di veleno, fece spalancare le porte del palazzo per concedere
un'ultima udienza e benedizione ai fedeli. Tra gli atti del suo breve
pontificato (22 ottobre 1303 - 7 luglio 1304), c'è il decreto che fa obbligo a
ogni cristiano di confessarsi almeno una volta all'anno.
Autore: Piero Bargellini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/61050
Cromolitografia
in L. Tripepi, Ritratti e biografie dei romani pontefici: da S. Pietro a Leone
13, Roma, Vaglimigli Davide, 1879. Municipal
Library of Trento
BENEDETTO XI, papa
di Ingeborg Walter
Dizionario Biografico
degli Italiani - Volume 8 (1966)
Nacque nel 1240 a
Treviso, da Boccassio e da Bernarda che gli imposero il nome di Niccolò. Il
padre, che esercitava il notariato, era di umilissime origini e, a quanto pare,
legato da oscuri rapporti di tipo semiservile ai signori di Colle San Martino.
Di una famiglia Boccasini
comunque non si ha alcuna notizia e il nome di Niccolò Boccasini attribuito a
Niccolò dalla tradizione agiografica e storiografica va corretto in Niccolò di
Boccassio. Boccasino si chiamava lo zio paterno, prete a S. Andrea di Treviso,
dal quale sembra che Niccolò ricevesse la sua prima istruzione dopo la morte
prematura del padre.
L'infanzia e
l'adolescenza di Niccolò restano un appannaggio della leggenda agiografica. La
prima attestazione sicura risale al testamento di Castellano di Colle San
Martino, novizio nel convento domenicano di Bologna, che il 2 ott. 1256 destinò
la somma di 25 libbre veneziane a favore di Niccolò, a patto che si decidesse
ad entrare nell'Ordine. Pochi mesi dopo la sua vocazione religiosa giunse a
piena maturazione: nel 1257 fu accolto dal convento domenicano di Treviso.
Dei suoi studi e della
sua carriera nell'Ordine non si hanno molte notizie: secondo una tradizione
alquanto tarda, avrebbe studiato logica a Milano dal 1262 al 1268; più tardi fu
lettore, probabilmente di teologia, in vari conventi, sicuramente a Venezia,
dove, a quanto assicura Giovanni Villani, si occupò anche dell'educazione dei
figli di Romeo Querini, un patrizio veneziano con il quale Niccolò conserverà
sempre buoni rapporti. I legami con Treviso restarono ben saldi: nel 1276 e poi
ancora nel 1280 due suoi concittadini gli lasciarono per testamento un legato.
Nel 1282 insegnò nel convento di Genova.
A questi anni di
lettorato risalgono con tutta probabilità alcuni scritti teologici dei quali
non si hanno notizie sicure. Un solo trattato di esegesi neotestamentaria,
conservatosi fino al sec. XVI., fu pubblicato da G. Lazari nel 1603a Venezia
con il titolo B. Benedictip. XI in evangelium D. Matthaei
commentaria.
La carriera nell'Ordine
si dovette svolgere secondo un iter normale: sottopriore e poi priore, non si
sa bene di quali conventi, nel 1286 Niccolò fu eletto provinciale di Lombardia
dal capitolo riunito a Brescia. Tenne tale carica fino al 1289 e poi di nuovo
dal 1293 al 1296. Il governo della provincia di Lombardia, una delle più
importanti dell'Ordine, gli procurò una notevole esperienza di uomini e di
cose, e un prestigio considerevole che il 12 maggio 1296 gli valse nel capitolo
di Strasburgo l'elezione a maestro generale .
Giunto alla direzione del
grande Ordine, Niccolò si trovò subito nella necessità di prendere posizione
davanti al conflitto che dilaniava in quel momento la vita della Chiesa. La
ribellione dei cardinali Pietro e Giacomo Colonna contro Bonifacio VIII aveva
trovato infatti le vie di un minaccioso collegamento con l'agitazione dei
francescani spirituali che contestavano al papa la legittimità della sua stessa
elezione e ne insidiavano l'autorità con una vasta e pericolosa campagna
diffamatoria. Nel capitolo celebrato a Venezia nel maggio del 1297 l'Ordine
domenicano si schierò compatto in difesa di Bonifacio, disponendo l'avvio di
una campagna capillare di predicazione a sostegno dell'autorità pontificia.
Alla determinazione di tale posizione, perfettamente in linea con la
tradizionale avversione domenicana all'ecclesiologia mistica degli spirituali,
e in genere verso ogni tentativo di disgregare l'unità della Chiesa e di minare
l'autorità del suo capo, contribuì decisamente l'atteggiamento assai risoluto
di Niccolò, che nello stesso capitolo invitò i suoi confratelli a scendere in
campo per proclamare contro i ribelli "sanctissimum patrem et nostrum
dominum Bonifacium divina providentia summum pontificem tamquam verum Christi
in terris vicarium ac beati Petri... successorem legittimum...".
Il papa non mancò di
apprezzare questo deciso intervento in suo favore: nello stesso 1297 affidò a
Niccolò un incarico diplomatico che lo legò all'attività della Curia e gli
conferì ulteriore prestigio. Si trattava di intervenire, insieme con il
generale dei francescani Giovanni de Murro, presso i re di Francia e
d'Inghilterra per indurli alla pace. La missione si concluse assai presto con
un pieno successo. Edoardo I e Filippo il Bello, ormai stanchi dell'estenuante
conflitto, accettarono di buon grado la mediazione pontificia e il 31 genn.
1298 i loro delegati conclusero a Tournai un armistizio di due anni.
Subito dopo giunse a
Niccolò, che si tratteneva ancora in Francia per visitare i conventi del suo
Ordine, la notizia della nomina a cardinale, decretata da Bonifacio il 5 dic.
1298. Gli fu assegnato il titolo di S. Sabina commutato poi, il 2 marzo 1300,
in quello più elevato di Ostia e di Velletri che comportava le funzioni di
decano del sacro collegio.
La sua elevazione al
cardinalato nelle intenzioni di Bonifacio VIII doveva legare strettamente
l'Ordine domenicano all'iniziativa pontificia. Niccolò che, appena nominato
cardinale, aveva rinunciato alla carica di maestro generale, continuò a
partecipare alla vita interna dell'Ordine, patrocinando nel 1300 l'elezione a
maestro generale di Alberto da Chiavari, un confratello della provincia
lombarda di sua stretta fiducia. Questo intervento non riuscì molto gradito ai
suoi confratelli, gelosissimi della loro indipendenza e insofferenti di ogni
interferenza della Curia nella loro vita interna. Pochi mesi dopo, sopraggiunta
improvvisamente la morte di Alberto da Chiavari, un provvedimento pontificio,
diretto ad assicurare la reggenza a Niccolò contro la tradizione che la
destinava al vice maestro generale in carica, acuì ulteriormente l'irritazione
dell'Ordine. Nel capitolo generale celebrato a Colonia nella primavera del 1301
il candidato di Niccolò, Lamberto da Lodi, ancora un confratello lombardo, fu
in conseguenza bocciato. Il tentativo di garantire alla Curia un diretto
controllo dell'Ordine domenicano finì quindi con l'alienargli le simpatie dei
confratelli e accentuò la sua dipendenza dal papa, al cui servizio doveva
segnalarsi ancora, se non per straordinaria abilità, certamente per zelo.
Nel 1301 Bonifacio VIII
affidò infatti a Niccolò una seconda missione diplomatica, nominandolo il 13
maggio legato in Ungheria con il compito di farvi prevalere i diritti di
Caroberto d'Angiò alla successione del suo parente Ladislao IV, morto nel 1290
senza eredi. La missione non era delle più facili, perché la gran parte della
nobiltà e del clero ungherese, osteggiando una soluzione angioina della crisi
dinastica, offrirono la corona a Venceslao di Boemia che il 26 ag. 1301 fu
incoronato re dall'arcivescovo Giovanni di Colocza. Trasferitosi in Ungheria,
Niccolò tentò di ovviare al fatto compiuto, convocando a Buda un sinodo inteso
a trasferire la corona a Caroberto. L'improvvisa morte dell'arcivescovo di
Colocza, uno dei principali esponenti della fazione boema, sembrò agevolargli
il compito, offrendogli la possibilità di insediare nell'importante cattedra
arcivescovile un ecclesiastico di sìcuri sentimenti filoangioini. Nonostante
questo successo iniziale, la missione si risolse tuttavia in un completo
fallimento: la quasi totalità del clero e dei magnati ungheresi persistette
nella fedeltà al re Venceslao; al papa non restò che invitare i due pretendenti
a Roma per sottoporsi all'arbitrato pontificio. Niccolò, mancando in Ungheria
di ogni serio appoggio, nella primavera del 1302 si trasferì a Vienna, dove
restò fino alla fine dell'anno. Nel corso di questo soggiorno pare che
intervenisse nelle trattative già in corso per garantire a Bonifacio l'appoggio
di Alberto d'asburgo nella questione ungherese e nel conflitto con la Francia
che nel frattempo si era aggravato in modo preoccupante.
Quando nel maggio del
1303 Niccolò rientrò a Roma il contrasto con Filippo il Bello aveva raggiunto
già il suo punto di massima tensione. Il 13 aprile il papa aveva dichiarato che
il re era incorso nella scomunica. Due mesi dopo un'assemblea di laici ed
ecclesiastici francesi convocata a Parigi per iniziativa reale invocò un
concilio generale per giudicare la condotta del pontefice. Nella notte fra il 6
e il 7 settembre il primo consigliere del re, Guglielmo di Nogaret, s'impadronì
in Anagni della persona del papa che poté riacquistare la libertà solo dopo tre
giorni, in virtù di una sommossa popolare, per morire, però, subito dopo a
Roma, l'11 ott. 1303. Niccolò, che si trovava ad Anagni, poté seguire da vicino
tutta la drammatica vicenda, ma non pare che si sia compromesso in alcun modo.
Il conclave, riunito il
21 ottobre, dieci giorni dopo la morte di Bonifacio VIII, già il 22 elesse in
prima votazione e all'unanimità Niccolò, che assunse il nome di B. XI, a quanto
pare in omaggio alla memoria di Benedetto Caetani. Cinque giorni dopo fu incoronato
in S. Pietro alla presenza del re Carlo II d'angiò.
Una così rapida unanimità
sul nome di un cardinale dal rilievo tanto modesto non può non meravigliare,
tanto più se si considera quanto profondamente diviso fosse il collegio
cardinalizio. Si deve tener conto tuttavia della circostanza che i cardinali
Colonna, principali esponenti della fazione filofrancese, nonostante le loro
veementi proteste, non furono ammessi in conclave e che Carlo II, accorso a
Roma con le sue truppe in difesa di Bonifacio VIII, esercitò una notevole
influenza sulla elezione del nuovo papa avendo seri motivi di riconoscenza
verso B. XI per lo zelo filoangioino mostrato nel corso della missione in
Ungheria. All'interno del conclave, poi, i cardinali della fazione del defunto
papa, capeggiata dall'energico Matteo Rosso Orsini, dovettero vedere in B. XI
il candidato di sicura fede bonifaciana meno compromesso con la politica
antifrancese del Caetani e quindi nelle migliori condizioni per superare le
resistenze della fazione opposta. La quale, neutralizzata nelle sue possibilità
di iniziativa dall'inevitabile contraccolpo del grave episodio di Anagni,
dovette accettare la candidatura di B. XI come una soluzione interlocutoria, in
attesa di una situazione più propizia all'elezione di un papa di stretta
osservanza francese. Come elemento decisivo dovette pesare nella considerazione
di entrambe le fazioni la posizione personale di B. XI, cardinale di nomina
recente e dal passato curiale poco prestigioso, che garantiva una sicura subordinazione
all'influenza del Sacro Collegio. La sua elezione, prima diretta conseguenza
della gravissima crisi della Chiesa aperta dall'episodio di Anagni, assume così
tutto il significato di una tregua tra le opposte fazioni cardinalizie
sgomentate dal tragico epilogo del conflitto con la Francia.
In effetti l'inesperto
domenicano non tradì le aspettative dei suoi elettori. Privo di ogni seria base
di potenza personale, senza il sostegno di un forte consorzio familiare, nel
corso dei suo breve pontificato egli si trovò alla mercé del Sacro Collegio.
Non mancò in verità il tentativo di sottrarsi a tina tutela tanto pesante con
l'appello alla passata esperienza, alquanto limitata per un papa., di
provinciale di Lombardia e di generale domenicano. Nel dicembre del 1303 egli
introdusse infatti nel Collegio dei cardinali due domenicani di sua fiducia,
Niccolò da Prato e l'inglese Guglielmo di Marsfield, che morì prima di giungere
a Roma e fu sostituito con il connazionale Walter di Winterburn. Le risorse
dell'Ordine domenicano erano tuttavia manifestamente inadeguate a sostenere
un'autorità così vigorosamente insidiata.
Un impegno più massiccio
B. XI dedicò al settore del governo dello Stato della Chiesa, che cercò di
controllare direttamente con governatori di fiducia reclutati tutti nell'Alta
Italia. Il 1° dic. 1303 il conte trevigiano Rambaldo di Collalto fu nominato rettore in
temporalibus delle provincie della Marca d'ancona e di Massa Trabaria e
della città e contea di Urbino. Il nobile veneziano Iacopo Querini divenne
rettore del Patrimonio di S. Pietro, il parmigiano Tommasino de Insula rettore
di Campagna e Marittima, il bolognese Deoteclerio de Logliano rettore del
ducato di Spoleto, il brissinense Teobaldo Brusati rettore di Romagna. Vari
altri trevigiani furono insediati nel governo di città e terre pontificie. B.
XI volle anche rafforzare i poteri dei suoi rettori limitando le autonomie
locali. Conseguenze particolarmente negative ebbe però l'abolizione delle
costituzioni emesse da Bonifacio VIII a favore delle comunità della Marca
d'ancona, proclamata il 14 genn. 1304, che provocò dopo la sua morte una violenta
rivolta.
Questo tentativo di
politica personale tradiva il disagio di un papa senza salde radici negli
ambienti di Curia, dominati dai tradizionali consorzi famigliari romani e da
prepotenti figure di cardinali quali Matteo Rosso Orsini e Napoleone Orsini.
Come avvertì acutamente l'agente aragonese a Roma, Garcia Miguel de Ayerbe,
priore di S. Cristina, B. XI si trovava a suo agio solo con i domenicani e i
suoi fedeli dell'Alta Italia ("vis aperit iste papa os suum, nisi ad
Predicatores et ad Lombardos", cfr. Acta Aragonensia, I, p. 162), nei
quali cercava un impossibile contrappeso alla potenza della Curia.
Il suo rapporto di
dipendenza dal Collegio cardinalizio fu inaugurato simbolicamente dal suo primo
gesto di sommo pontefice: il dono ai cardinali della cospicua somma di 46.000
fiorini. La circostanza assume particolare rilievo, se si considera che B. XI
trovò le casse pontificie completamente vuote: persino il tesoro papale era
stato trafugato nel corso dell'attentato di Anagni e il tentativo di recuperarlo
non ebbe alcun risultato. La situazione finanziaria era disperata e non
lasciava alcuna possibilità di movimento al nuovo papa, che fu costretto a
prendere in prestito grosse somme dai banchieri fiorentini con l'impegno di
rimborsarli con il frutto delle collette iniziate in tutta Europa.
L'eredità bonifaciana
alla quale B. XI cercò di restare in qualche modo fedele rappresentò per il suo
pontificato una ipoteca altrettanto pesante quanto quella imposta dalla Curia.
L'aspro conflitto con i cardinali Pietro e Giacomo Colonna, deposti dal
cardinalato, scomunicati e privati dei loro beni da Bonifacio VIII nel 1297,
restava aperto. Alla notizia della morte del papa i due Colonna si erano
precipitati a Roma, senza tuttavia riuscire a mettervi piede per l'opposizione
di Carlo II d'angiò. Esclusi dal conclave e dalla città, dove i loro partigiani
scatenavano tumulti, pubblicirono un violento memoriale, nel quale contestavano
la legittimità dell'elezione di B. XI, innalzato al cardinalato da un papa
eretico e al pontificato da un conclave incompleto. Forti dell'appoggio della
fazione filofrancese, essi rivendicarono quindi l'immediata reintegrazione
nella dignità cardinalizia e nei loro beni, suscitando la pronta reazione della
fazione bonifaciana che in un proprio memoriale bollò d'infamia la condotta dei
Colonna verso il defunto papa e ne stigmatizzò aspramente ogni possibilità di
riabilitazione. La lotta fra le due fazioni si riaccese così con l'antico
furore e indusse B. XI, preoccupato di non sconfessare la politica di
Bonifacio, ma anche di non aggravare la sua già tanto debole posizione
rinfocolando l'aggressività dei Colonna, a un tentativo di compromesso. Con una
bolla del 23 dic. 1303 egli liberò i due cardinali e i loro parenti e
partigiani dalla scomunica, ma senza reintegrarli nel cardinaiato e nei beni.
Questo provvedimento, adottato a dispetto dell'oltranzismo della fazione
bonifaciana, conseguì solo il modesto risultato di smussare debolmente la punta
più propriamente personale dell'attacco rivoltogli dai Colonna che non
desistettero dalla loro opposizione radicale. Continuarono infatti a tramare
con il re di Francia contro il papa e, particolare assai più grave, lo
insidiarono nella sua stessa incolumità personale, scatenandogli contro
violenti tumulti popolari che costrinsero B. XI a trasferirsi, prima dal
palazzo del Laterano in S. Pietro, e poi addirittura a Perugia nell'aprile dei
1304.
Difficoltà ancora
maggiori presentava la questione dei rapporti con la Francia. Virtualmente
concluso con la catastrofe di Anagni, il conflitto con Filippo il Bello
attendeva ancora una soluzione ufficiale. La richiesta francese di convocare un
concilio generale per condannare con la massima solennità la condotta di
Bonifacio VIII non era certamente rientrata, e il Nogaret non mancò di
avvertirne B. XI, subito dopo la sua elevazione al pontificato.
All'ambasciatore di Filippo il Bello, che si tratteneva nei dintorni di Roma,
egli mandò il vescovo Pietro di Tolosa per invitarlo a sospendere ogni
iniziativa, in attesa di nuove disposizioni del re, che era sua intenzione
provocare al più presto mediante contatti diretti.
Rassicurato da tali
dichiarazioni il Nogaret rientrò in Francia, mentre un altro inviato di Filippo
il Bello, il priore Pietro di Peredo, che ancora vivente Bonifacio VIII era
venuto in Italia per propagandare l'idea del concilio, presentava a B. XI un
memoriale, indirizzato originariamente al defunto pontefice e adattato al suo
successore.
Si trattava di un nuovo
invito a convocare il concilio, ma la circostanza che il Peredo era accreditato
per trattare solo con il defunto papa offrì a B. XI il pretesto per ignorarlo.
La promessa rilasciata al Nogaret di entrare al più presto in contatti diretti
con Filippo il Bello per concordare una rapida composizione delle annose
vertenze ancora aperte dovette servire a B. XI di espediente per prendere tempo
e per allontanare la minaccia immediata del concilio. Non risulta che egli
abbia fatto alcun tentativo di allacciare rapporti diretti con Filippo, al
quale evitò persino di mandare l'annuncio ufficiale della sua elezione che
spedì invece, come voleva la prassi, agli altri sovrani. Né risulta che abbia
preso alcun provvedimento per fronteggiare in un qualsiasi modo l'inevitabile
ripresa dell'offensiva diplomatica francese.
Certo B. XI non
avevadubbi nella valutazione della politica antipapale del re, che egli
considerava scomunicato, evidentemente sulla base delle stesse motivazioni dei
defunto papa. Questa convinzione non mancò di trapelare e indusse qualche
osservatore contemporaneo a interpretare il suo atteggiamento di ostentata
passività nella questione francese come un tentativo deliberato di continuare
la linea intransigente di Bonifacio. Nel febbraio del 1304 l'agente aragonese
Garcia riferì infatti a Giacomo II: "non tamen adhuc aparent aliqua signa
pacis, nec scripsit ei [al re] dominus papa..., imo eum reputat excommunicatum
et creditur magis, quod non sit pax quam quod sit" (Acta Aragonensia, I,
p. 162).
Le prospettive di
resistenza non eranotuttavia facilmente perseguibili. La gravissima situazione
della Chiesa, umiliata nel suo prestigio e piegata nella sua potenza dallo
scacco di Anagni, dilaniata all'interno dalla lotta implacabile delle fazioni
cardinalizie e dalla ribellione degli spirituali, era ben lontana dal
permettere il minimo richiamo ad un'impossibile politica di supremazia del
potere spirituale sul temporale, che avrebbe richiesto ìnfine ben altra tempra
di pontefice. Un'accorta politica di salvataggio delle posizioni irrinunciabili
della Chiesa richiedeva l'immediato abbandono dell'eredità bonifaciana e la
ricerca di un compromesso con la Francia su basi nuove, magari con il
compiacente intervento mediatore di altri regni cristiani.
B. XI invece non seppe
seguire neanche la facile indicazione contenuta nelle stesse ultime battute
della politica di Bonifacio, che aveva cercato di assicurarsi l'appoggio di
Alberto d'asburgo e di Carlo II d'angiò in funzione antifrancese. A Carlo II il
pontefice prestò tutta la sua assistenza nella questione ungherese: il 4 nov.
1303 nominò arcivescovodi Esztergom Michele, vescovo di Zagabria, un fedele
sostenitore della causa angioina cheriuscì a far prevalere inUngheria. Non
sollecitò però una contropartita nella questione del conflitto conla Francia e
lo lasciò ritornare tranquillamente nel suo regno. Maggiore insipienza mostrò
nei confronti di Alberto d'asburgo, che l'11 marzo 1304 irritò fortemente,
invitandolo assai inopportunamente a restituire al suo più acerrimo nemico,
l'arcivescovo di Magonza, i beni confiscatigli nel corso dell'aspro conflitto
del 1302.
Questa condizione di
assoluto isolamento agì potentemente a favore dei Francesi, che seppero
sfruttare con altrettanta abilità la sostanziale irresolutezza del papa,
immobilizzato dalla sua incapacità di sottrarsi alla tutela soverchiante del
Sacro Collegio e all'ipoteca della lotta sfrenata delle sue fazioni. Nel
febbraio del 1304 il priore di S. Cristina riferì a Giacomo II: "Dominus
papa quasi nichil per se facit nisi cum consilio cardinalium, qui sunt divisi
et faciunt partes manifeste, et sic, quod alii approbant, alii
contradicunt" (Finke, Aus den Tagen..., p. LVIII). Stretto tra
l'esigenza di tener fede alla tradizione bonifaciana, l'estrema inadeguatezza
dei suoi mezzi e la realtà della situazione storica, B. XI si trovò
completamente paralizzato nelle sue possibilità di azione, affidandosi a una
tattica puramente dilatoria che lasciò sempre l'iniziativa alla corte francese
e finì col ridurlo alla più completa capitolazione.
Il 25 febbr. 1304 Filippo
IV affidò i poteri di trattare a Roma con il papa, "de quibuscumque
discordiis, quaestionibus et controversiis" intercorse con Bonifacio VIII,
a una missione composta, oltre che dal Nogaret, da Bernard de Mercoeur, Pierre
de Belleperche e Guillaume de Plasians. Una speciale istruzione riservava ai
tre ultimi plenipotenziari, che non erano compromessi nell'attentato di Anagni
come il Nogaret, la facoltà "acceptandi et recipiendi... a sanctissimo
patre Benedicto... absolutionis vel relaxationis beneficium, a quibuslibet
excommunicationis vel interdicti sententiis", nel caso in cui si
accertasse che il re fosse veramente incorso in queste pene. La riserva era
della massima importanza, perché la corte francese, se da un lato voleva
liberarsi dalla scomunica nella quale era effettivamente incorsa, dall'altro
non intendeva riconoscerne la validità, né tanto meno offrire a B. XI la
possibilità di presentare il suo intervento assolutorio come un elemento
importante delle trattative, meritevole di adeguata contropartita. La riserva
quindi scopriva il solo punto debole della posizione francese, al quale un
negoziatore di maggiore esperienza e abilità si sarebbe ceriamente attaccato
per bilanciare in qualche modo le pretese francesi e arrivare a una soluzione
concordata.
B. XI invece si lasciò
sfuggire questa occasione: subito dopo l'arrivo della delegazione francese a
Roma uscì improvvisamente dalla sua passività e il 25 marzo emise la
bolla Tunc navis Petri, assolvendo il re e la famiglia reale dalle
sentenze di scomunica nelle quali, a giudizio del papa, sarebbero incorsi
secondo l'opinione di alcuni. Il 29 dello stesso mese comunicò ufficialmente a
Filippo il Bello la sua elezione e il 2 aprile gli indirizzò una lunga lettera,
nella quale rivendicò alla sua iniziativa pastorale il provvedimento
assolutorio, invitando il re ad accoglierlo, come una prova di benevolenza,
diretta a riportare la corte francese nel grembo della Chiesa e a riconciliarla
con la patema autorità del pontefice.
La formula assai ambigua
dell'assoluzione, che nel tono dubitativo richiama in tutta evidenza la
posizione ufficiale della corte francese sulla questione della scomunica,
indusse il Funke a contestare l'autenticità della bolla e della lettera del 2
aprile e ad attribuime la redazione alla cancelleria di Filippo il Bello. Ma,
come hanno già osservato il Wenck, il Finke e R. Holtzmann, non c'è motivo di
dubitare dell'autenticità dei due documenti, che insieme con l'altro del 29
marzo segnano la ripresa dei rapporti ufficiali con la Francia, dopo
l'interruzione conseguente all'attentato di Anagni.
Allo stato attuale della
documentazione è difficile stabilire in base a quali considerazioni B. XI si
sia indotto a un gesto così improvviso che, se non presenta alcun accenno di
critica sia pur minima verso il suo predecessore, appare tuttavia in contrasto
con l'atteggiamento di latente ostilità verso Filippo, documentato per i primi
mesi del suo pontificato. Particolarmente grave risulta, ai fini di una precisa
valutazione della condotta del papa, la carenza di ogni documentazione capace
di illuminare in qualche modo il gioco delle fazioni cardinalizie che
sicuramente non mancò di pesare sulla scelta di Benedetto XI.
Con tutta probabilità
l'ambiguità della formula assolutoria mascherava il proposito di corrispondere
all'aspettazione del re, senza sconfessare minimamente la condotta di
Bonifacio. A tale conclusione induce la circostanza che B. XI abbia evitato
nella bolla ogni riferimento alla politica antipapale di Filippo e abbia
lasciato in conseguenza sostanzialmente impregiudicata la questione della
validità della scomunica, nella quale, come attesta il priore di S. Cristina,
egli lo riteneva effettivamente incorso. B. XI preferì mantenersi sul piano
generico di una patema sollecitudine pastorale, probabilmente nella speranza di
bloccare l'iniziativa francese con una forte concessione, che non poteva
tuttavia suonare come un'aperta capitolazione, capace di assicurare alla Chiesa
il tempo necessario per riprendere un po' della sua forza e del suo prestigio.
Questo calcolo, se ci fu,
risultò completamente sbagliato: irretito nella sua tattica dilatoria, B. XI
non capì che la bolla Tunc navis Petri, invece di rafforzare la sua
posizione, lo privò dell'unica arma disponibile per trattare con i Francesi.
Ora non gli restava che capitolare su tutta la linea.
Nel corso del mese di
aprile, mentre la Curia si trasferiva lentamente a Perugia, due agenti
francesi, Guillaume de Chatenay e Hugue de Celle, iniziarono una febbrile
attività per rilanciare la richiesta del concilio all'intemo dello stesso
collegio cardinalizio. Riuscì loro di convincere sette cardinali, non tutti
della fazione filofrancese, a promettere davanti a un notaio tutto il loro
appoggio per la convocazione del concilio. Un gruppo di altri cardinali,
guidati da Matteo Rosso Orsini, dichiararono agli stessi agenti e sempre
davanti al notaio, che non avevano alcuna ostilità preconcetta alla
convocazione di un concilio, ma desideravano rimettersi all'iniziativa
pontificia. La minaccia del concilio si presentò così con forza ancora maggiore
e indusse B. XI ad accedere completamente alle richieste francesi.
Il 18 apr. 1304 B. XI
sospese il provvedimento emanato da Bonifacio per togliere ogni efficacia ai
titoli accademici rilasciati dalle università francesi e rinunciò al diritto di
provvisione sulle chiese di Francia, preteso dal suo predecessore. Il 13 maggio
rilasciò una serie di bolle che definirono nel senso desiderato dai Francesi
tutte le questioni controverse ancora pendenti tra la Francia e la Santa Sede.
i processi intentati da Bonifacio contro Filippo e i suoi funzionari furono
annullati. Tutti i partecipanti francesi, laici ed ecclesiastici, all'attentato
di Anagni furono liberati dalla scomunica, eccettuato il Nogaret, alla cui
assoluzione B. XI si riservò di provvedere a parte. L'interdetto pendente sulla
città di Parniers e sugli aderenti del conte di Foix fu ritirato, e quello
gravante su Lione fu sospeso per tre anni; gli ecclesiastici francesi che non
avevano accolto l'invito di Bonifacio a presentarsi a Roma furono perdonati; il
decreto che condannava il defunto Pierre Flotte, il primo campione francese
della lotta contro il papato, fu revocato. La questione finanziaria che aveva
provocato tutto il rovinoso conflitto fu risolta nel modo seguente: la
bolla Clericislaicos dei 1296, che proibiva al potere temporale di
esigere contribuzioni fiscali dal clero, non fu revocata; in compenso, però, fu
concessa al clero francese la facoltà di sostenere finanziariamente la
monarchia. A testimonianza delle sue buone intenzioni su questo punto, il 14
maggio B. XI concesse a Filippo la decima sulle rendite ecclesiastiche francesi
per tre anni.
Come contropartita a
queste gravissime concessioni, che seppellirono il sogno bonifaciano di
riaffermare la superiorità pontificia sugli stati cristiani e prepararono, per
l'immediato futuro, il periodo avignonese del papato, B. XI ottenne il ritiro
della richiesta francese del concilio e libertà di azione nei confronti del
Nogaret e degli altri partecipanti italiani all'attentato di Anagni. Un ben
magro compenso, se si considera che i Francesi non avevano più motivo di
invocare il concilio una volta ridotto il papa alla loro mercé, e che il
Nogaret e gli esponenti della fazione colonnese incriminati da B. XI continuarono
a godere del favore reale.
Il 7 giugno 1304 B. XI
poté prendere finalmente, con un ritardo di ben otto mesi, quei necessari
provvedimenti contro gli esecutori materiali dell'attentato di Anagni, che il
prestigio della Chiesa, così gravemente compromesso, richiedeva con ben altra
tempestività. Con la bolla Flagitiosum scelus egli, sotto pena di
scomunica, citò a comparire davanti all'autorità pontificia entro il 29 giugno
il Nogaret e alcuni dei principali esponenti colorinesi presenti ad Anagni.
Nessuno dei personaggi incriminati obbedì all'intimazione, ma la solenne
cerimonia della promulgazione della scomunica fu impedita dalla morte del papa.
L'eredità fallimentare
dei sogni di supremazia accarezzati da Bonifacio VIII non mancò di pesare anche
sulla politica italiana di Benedetto XI. Particolarmente significativo in
questo senso è il maldestro intervento nella politica interna fiorentina che sí
risolse in uno scacco cocente per il papato. Il 31 genn. 1304 B. XI nominò il
suo fido Niccolò da Prato legato nelle province dell'Italia centrale, con il
compito specifico di riportare la pace a Firenze, tormentata dalla consueta
ferocia delle sue lotte di fazione. La missione, varata negli stessi mesi che
registravano un atteggiamento di rovinosa passività nei confronti dei conflitto
con la Francia, rispondeva all'esigenza di ridare prestigio all'influenza
pontificia, ma anche all'ambizione di avviare un'iniziativa politica personale
capace di rafforzare la debole posizione dei papa nei confronti della Curia. Incoraggiato
da un'iniziale successo, ottenuto con la pacificazione delle due fazioni nelle
quali si erano divisi i Neri fiorentini, il cardinal legato tentò di promuovere
il richiamo dei Ghibellini e dei Bianchi, scontrandosi nella più violenta
opposizione dei Neri. Il disegno di spostare totalmente l'equilibrio politico
fiorentino, puntando in particolare sul ritorno dei Bianchi, capeggiati dalla
famiglia di potenti banchieri, i Cerchi, alla quale B. XI si era legato a filo
doppio affidandole il controllo delle finanze pontificie, risultò decisamente
temerario. Provocò solo una ripresa ancor più sanguinosa della lotta delle
fazioni che il 10 giugno costrinse il cardinal legato ad abbandonare
precipitosamente la città, sulla quale lanciò l'interdetto. L'insistente azione
pacificatrice del legato aveva scoperto il richiamo alla direttiva bonifacìana
di sfruttare le lotte interne del Comune per estendere l'influenza pontificia
sulla Toscana e su Firenze in particolare. La circostanza, per B. XI del tutto
accidentale, di puntare sui Bianchi, in quel momento più deboli, anziché sui
Neri come Bonifacio, giocò tutta a sfavore del pontefice e portò al più
completo falfimento l'infelice iniziativa.
Un atteggiamento di
estrema intransigenza B. XI tenne nei confronti della questione siciliana, una
delle più care all'ambizione politica di Bonifacio VIII. Nel messaggio augurale
inviatogli da Federico di Sicilia egli rilevò l'uso del titolo "rex Siciliae",
riservato dal trattato di Caltabellotta agli Angioini di Napoli, e non mancò di
levare, già il 30 nov. 1303, un'energica protesta. Chiese quindi il pagamento
del censo dovuto alla Santa Sede, e nel gennaio del 1304 affrontò il problema
delle sedi vescovili siciliane, in gran parte vacanti a causa della lunga
guerra del Vespro, nominando ecclesiastici di sua fiducia, senza tener conto
delle esigenze dei re.
La stessa fedeltà alla
politica del suo predecessore osservò nei confronti di Giacomo II d'aragona, al
quale confermò e ampliò le concessioni di papa Bonifacio VIII per favorire la
conquista della Sardegna.
Per quel che riguarda la
vita interna della Chiesa l'attività di B. XI risulta scarsamente
caratterizzata: va registrato tuttavia un tentativo, evidentemente suggerito
dalla sua esperienza di provinciale e generale domenicano, di ridare slancio
all'iniziativa pastorale degli Ordini mendicanti, limitata dalla bolla Super
cathedram di Bonifacio VIII, che l'aveva vincolata a certi controlli del
clero secolare. Il 7 febbr. 1304 B. XI attenuò con la bolla Inter
cunctas le disposizioni del predecessore.
Perfettamente in linea
con la tradizione domenicana e con l'eredità di Bonifacio VIII risultò il suo
atteggiamento di rigorosa chiusura verso i francescani spirituali, che non
mancarono di reagire con la consueta violenza verbale, come si può desumere
dall'aspra invettiva indirizzatagli da Ubertino da Casale. L'estrema
intransigenza verso gli spirituali è attestata anche dai rapporti con Arnaldo
di Villanova, che documentano con la massima efficacia il fondamento
decisamente autoritario della sua concezione della Chiesa: Il 2 giugno 1304 il
medico catalano gli indirizzò una calda esortazione a riparare ai mali della
Chiesa, che minacciavano l'avvento dell'Anticristo, indicando le linee di un
rinnovamento dell'attività missionaria e pastorale e prospettandogli morte
immediata ed eterna ignominia ove fosse venuto meno a questo compito. Una tale
provocatoria intimazione ebbe il potere di risvegliare nell'antico inquisitore
di Lombardia lo zelo di una volta: con insospettabile prontezza ed energia fece
imprigionare Arnaldo, che aveva sollecitato udienza, nella stessa Perugia dove
B. XI si era ormai stabilito. Solo la morte del papa, sopraggiunta il 7 luglio
1304, risparmiò il castigo all'incauto catalano, che non mancò di apprezzare
l'efficacia della sua profezia.
L'improvvisa morte dette
corso alle solite dicerie che l'attribuirono al veleno dei cardinali o
addirittura del Nogaret. B. XI invece morì, a quel che pare, di dissenteria. Fu
sepolto a Perugia nella chiesa di S. Domenico, dove il fedele cardinale Niccolò
da Prato gli fece erigere un monumento sepolcrale. La santità della sua vita e
l'insorgere di guarigioni miracolose subito dopo la sua morte gli valsero nel 1738
la beatificazione.
Fonti e Bibl.: P.
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Bel de France, Paris 1655, pp. 205-234. 249; Acta capitulorum generalium
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277-294; Litterae encyclicae magistrorum generalium Ordinis praedicatorum
ab anno 1233 usque ad annum 1376, a c. di B. M. Reichert, Romae 1900, pp.
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Fawtier, Paris 1907-1939, ad Indicem; Acta Aragonensia, I-III, a c.
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nativitate Christi usque ad annum circiter 1312, in L. A. Muratori, Rer.
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ibid. 1913, pp. 85 s.; L. Mohler, Die Kardinäle Jakob und Peter Colonna,
Paderborn 1914, pp. 129 s., 165-173, 215, 218, 233, 235; R. Neumann, Die
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Napoli per il trono di Ungheria (1290-1313) in Riv. stor. ital., LI
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Villanova e i Papi del suo tempo, in Studi romani, VII (1959). pp. 151 s.;
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century, London 1961, ad Indicem.
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Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/papa-benedetto-xi_(Dizionario-Biografico)/
Benedetto XI
di Raoul Manselli
Enciclopedia Dantesca
(1970)
Al secolo Niccolò
Boccasini; nacque a Treviso nel 1240 - da Boccassio, notaio di modeste
condizioni, e da Bernarda.
Va osservato che non è
attestata una famiglia Boccasini e che quindi il cognome di Niccolò va
probabilmente ricondotto a un gesto d'affetto verso lo zio Boccasino, un prete
che lo allevò
e lo guidò agli studi,
analogamente a quanto fece - e non fu ovviamente il solo - il ben noto Pietro
Damiani che così si disse appunto dallo zio Damiano, che lo curò nell'infanzia.
Comunque il cognome Boccasini non sembra attestato da documenti ed è dato dalla
tradizione erudita.
Entrato nell'ordine
domenicano nel 1257, passò - ma ci mancano testimonianze precise e documentate
- da un convento all'altro, facendosi notare per cultura
e santità, sì da essere
eletto provinciale di Lombardia tre volte fra il 1286 e il 1296, quando, il 12
maggio, venne eletto a Strasburgo maestro generale dell'ordine. Nelle difficili
condizioni della Chiesa, dilaniata dal contrasto fra Bonifacio VIII e i Colonna
e turbata dall'opposizione dei francescani spirituali italiani che negavano la
validità dell'elezione del pontefice, Niccolò sostenne, e con lui tutto
l'ordine, il papa, che lo volle collaboratore della sua attività e lo creò
cardinale prete del titolo di s. Sabina il 5 dicembre 1298, promovendolo il 2
marzo 1300 a cardinale vescovo di Ostia e Velletri e alla connessa dignità di
decano del Sacro Collegio.
Continuando a collaborare
col papa nella sua attività diplomatica fu, nel 1301-1302, in Ungheria per
indirizzare - ma invano - i principi ungheresi all'elezione di un re favorevole
alla Curia e in Austria per ottenere l'appoggio di Alberto d'Asburgo alla
politica del papa.
Presente alla vicenda di
Anagni - anche se non vi ebbe altro rilievo che di spettatore - alla morte del
pontefice, dopo un brevissimo conclave venne eletto papa il 22 ottobre e
consacrato il 27 ottobre del 1303.
Posto così di fronte ai
gravissimi problemi lasciati insoluti dal suo predecessore, B. cercò di
trovare, regolarmente, delle soluzioni dilatorie o di compromesso: così, per
esempio, assolse il re Filippo IV il Bello e la sua famiglia dalla scomunica
per lo ‛ schiaffo ' di Anagni, ma la ribadì per coloro che ne erano stati gli
autori materiali, tra cui Guglielmo di Nogaret e Sciarra Colonna, intimando
loro di comparire al suo cospetto per esser giudicati. Analogamente liberò
dalla scomunica i due cardinali Pietro e Giacomo Colonna, con i loro familiari
e seguaci, ma non restituì loro né il cardinalato né i beni.
In realtà, essendo uno
spirito religioso formatosi nelle mura di un convento, non aveva un senso
esatto dei problemi, e, nella coscienza dei propri limiti, ne evitava e
rinviava la soluzione. Fu invece energico e deciso là dove poteva orientarsi,
come nei riguardi dei francescani spirituali: il loro fautore, Arnaldo da
Villanova, celebre medico, che cercò di intimidirlo, come aveva già fatto
persino con Bonifazio VIII e come farà con Clemente V, si vide messo subito in
prigione a Perugia nel giugno del 1304.
Nei riguardi di Firenze,
B. cercò di ricondurre nella città i Bianchi e i ghibellini, anche per
riconoscenza verso i Cerchi che lo avevano appoggiato finanziariamente, ma
provocò una violenta opposizione dei Neri, nonostante l'attività e la solerzia
di uno dei più abili suoi collaboratori, Niccolò da Prato, che egli aveva fatto
cardinale il dicembre 1303.
Morì d'improvviso il 7
luglio 1304. Fu beatificato nel 1738.
D. non ricorda mai
esplicitamente nella sua opera B., provocando il dubbio che lo consideri tra
coloro di cui non val troppo la pena di occuparsi. Suscita perciò molte perplessità
l'opinione di quegli studiosi che ritengono il poeta influenzato, nella sua
condanna dello ‛ schiaffo di Anagni ' (Pg XX 85-87), dalla bolla Flagitiosum
scelus emanata il 7 giugno 1304 da Perugia, o dalle parole che il pontefice
avrebbe pronunziato in una sua omelia, sempre perugina, di cui riferisce il
cronista inglese, continuatore dei Flores historiarum. In questo secondo caso
bisognerebbe anzi supporre una presenza di D., improbabile e, comunque, non
accertata, nella città umbra. Qualora si dati all'elezione di Clemente V
l'epistola di D. ai cardinali italiani, allora è appunto B. il ‛ defunctus
Antistes ' (Ep XI 25) la cui ira sarebbe rinverdita nel ‛ transtiberinus
sectator '. Ma tutta la questione, com'è noto, è ancora sub iudice. Altrettanto
tenui sono le ipotesi di coloro (Benassuti, Di Cesare, Mandonnet) che in papa
B. hanno voluto identificare il Veltro, poiché domenicano e quindi dei Domini
Canes.
Bibl. - P. Funke, Papst
B. XI, Münster i. W. 1891; J. Walter, B. XI, in Dizion. biogr. degli Ital. VIII
(1966) 370-378. Per l'oltraggio di Anagni si veda in particolare R. Holtzmann,
Wilhelm von Nogaret, Friburgo 1898, 111-127, e W. Holtzmann, Zum Attentat von
Anagni, in Festschrift A. Bruckmann, Weimar 1930. Cfr. anche P. Fedele, Per la
storia dell'attentato d'Anagni, in " Bull. Ist. Stor. Medio Evo " XLI
(1921) 210-211. Per l'identificazione col Veltro, v. G. Di Cesare, Note a D.,
Città di Castello 1894; P. Mandonnet, Note de symbolique médiévale. Domini
Canes, Friburgo 1912.
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Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
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San
Vito (Valdobbiadene, Veneto) - Statua di papa Benedetto XI davanti alla chiesa
parrocchiale
San
Vito (Valdobbiadene, Veneto, Italy) - Statue of pope Benedict XI by the parish
church
BENEDETTO XI, beato
di Ingeborg Walter
Enciclopedia dei Papi
(2000)
Nacque nel 1240 a
Treviso, da Boccassio e da Bernarda, che gli imposero il nome di Niccolò. Il
padre, che esercitava il notariato, era di umilissime origini e, a quanto pare,
legato da oscuri rapporti di tipo semiservile ai signori di Colle San Martino.
Di una famiglia Boccasini
comunque non si ha alcuna notizia e il nome di Niccolò Boccasini attribuitogli
dalla tradizione agiografica e storiografica va corretto in Niccolò di
Boccassio. Boccasino si chiamava lo zio paterno, prete a S. Andrea di Treviso,
dal quale sembra che egli ricevesse la sua prima istruzione dopo la morte
prematura del padre.
L'infanzia e
l'adolescenza di Niccolò restano un appannaggio della leggenda agiografica. La
prima attestazione sicura risale al testamento di Castellano di Colle San
Martino, novizio nel convento domenicano di Bologna, che il 2 ottobre 1256
destinò la somma di 25 libbre veneziane a favore di Niccolò, a patto che si
decidesse ad entrare nell'Ordine. Pochi mesi dopo, la sua vocazione religiosa
giunse a piena maturazione: nel 1257 fu accolto dal convento domenicano di
Treviso.
Dei suoi studi e della
sua carriera nell'Ordine non si hanno molte notizie: secondo una tradizione
alquanto tarda, avrebbe studiato logica a Milano dal 1262 al 1268; più tardi fu
lettore, probabilmente di teologia, in vari conventi, sicuramente a Venezia,
dove, a quanto assicura Giovanni Villani, si occupò anche dell'educazione dei
figli di Romeo Querini, un patrizio veneziano con il quale Niccolò conserverà
sempre buoni rapporti. I legami con Treviso restarono ben saldi: nel 1276 e poi
ancora nel 1280 due suoi concittadini gli lasciarono per testamento un legato.
Nel 1282 insegnò nel convento di Genova. A questi anni di lettorato risalgono
con tutta probabilità alcuni scritti teologici dei quali non si hanno notizie
sicure. Un solo trattato di esegesi neotestamentaria, conservatosi fino al sec.
XVI, fu pubblicato da G. Lazari nel 1603 a Venezia con il titolo B. Benedicti
p. XI in evangelium D. Matthaei commentaria.
La carriera nell'Ordine
si dovette svolgere secondo un iter normale: sottopriore e poi priore, non si
sa bene di quali conventi, nel 1286 Niccolò fu eletto provinciale di Lombardia
dal Capitolo riunito a Brescia. Tenne tale carica fino al 1289 e poi di nuovo
dal 1293 al 1296. Il governo della provincia di Lombardia, una delle più
importanti dell'Ordine, gli procurò una notevole esperienza di uomini e di
cose, e un prestigio considerevole che il 12 maggio 1296 gli valse nel Capitolo
di Strasburgo l'elezione a maestro generale. Giunto alla direzione del grande
Ordine, Niccolò si trovò subito nella necessità di prendere posizione davanti
al conflitto che dilaniava in quel momento la vita della Chiesa. La ribellione
dei cardinali Pietro e Giacomo Colonna contro Bonifacio
VIII aveva trovato infatti le vie di un minaccioso collegamento con
l'agitazione dei Francescani Spirituali che contestavano al papa la legittimità
della sua stessa elezione e ne insidiavano l'autorità con una vasta e
pericolosa campagna diffamatoria. Nel Capitolo celebrato a Venezia nel maggio
del 1297 l'Ordine domenicano si schierò compatto in difesa di Bonifacio,
disponendo l'avvio di una campagna capillare di predicazione a sostegno
dell'autorità pontificia. Alla determinazione di tale posizione, perfettamente
in linea con la tradizionale avversione domenicana all'ecclesiologia mistica
degli Spirituali, e in genere verso ogni tentativo di disgregare l'unità della
Chiesa e di minare l'autorità del suo capo, contribuì decisamente
l'atteggiamento assai risoluto di Niccolò, che nello stesso Capitolo invitò i
suoi confratelli a scendere in campo per proclamare contro i ribelli
"sanctissimum patrem et nostrum dominum Bonifacium divina providentia
summum pontificem tamquam verum Christi in terris vicarium ac beati Petri [...]
successorem legittimum [...]".
Il papa non mancò di
apprezzare questo deciso intervento in suo favore: nello stesso 1297 affidò a
Niccolò un incarico diplomatico che lo legò all'attività della Curia e gli
conferì ulteriore prestigio. Si trattava di intervenire, insieme con il
generale dei Francescani Giovanni de Murro, presso i re di Francia e
d'Inghilterra per indurli alla pace. La missione si concluse assai presto con
un pieno successo. Edoardo
I e Filippo
il Bello, ormai stanchi dell'estenuante conflitto, accettarono di buon
grado la mediazione pontificia e il 31 gennaio 1298 i loro delegati conclusero
a Tournai un armistizio di due anni.
Subito dopo giunse a
Niccolò, che si tratteneva ancora in Francia per visitare i conventi del suo
Ordine, la notizia della nomina a cardinale, decretata da Bonifacio il 5 dicembre
1298. Gli fu assegnato il titolo di S. Sabina commutato poi, il 2 marzo 1300,
in quello più elevato di Ostia e di Velletri che comportava le funzioni di
decano del Sacro Collegio.
La sua elevazione al
cardinalato nelle intenzioni di Bonifacio VIII doveva legare strettamente
l'Ordine domenicano all'iniziativa pontificia. Niccolò che, appena nominato
cardinale, aveva rinunciato alla carica di maestro generale, continuò a
partecipare alla vita interna dell'Ordine, patrocinando nel 1300 l'elezione a
maestro generale di Alberto da Chiavari, un confratello della provincia
lombarda di sua stretta fiducia. Questo intervento non riuscì molto gradito ai
suoi confratelli, gelosissimi della loro indipendenza e insofferenti di ogni
interferenza della Curia nella loro vita interna. Pochi mesi dopo, sopraggiunta
improvvisamente la morte di Alberto da Chiavari, un provvedimento pontificio,
diretto ad assicurare la reggenza a Niccolò contro la tradizione che la
destinava al vicemaestro generale in carica, acuì ulteriormente l'irritazione
dell'Ordine. Nel Capitolo generale celebrato a Colonia nella primavera del 1301
il candidato di Niccolò, Lamberto da Lodi, ancora un confratello lombardo, fu
in conseguenza bocciato. Il tentativo di garantire alla Curia un diretto controllo
dell'Ordine domenicano finì quindi con l'alienargli le simpatie dei confratelli
e accentuò la sua dipendenza dal papa, al cui servizio doveva segnalarsi
ancora, se non per straordinaria abilità, certamente per zelo.
Nel 1301 Bonifacio VIII
affidò infatti a Niccolò una seconda missione diplomatica, nominandolo il 13
maggio legato in Ungheria con il compito di farvi prevalere i diritti di
Caroberto d'Angiò alla successione del suo parente Ladislao IV, morto nel 1290
senza eredi. La missione non era delle più facili, perché la gran parte della
nobiltà e del clero ungherese, osteggiando una soluzione angioina della crisi
dinastica, offrì la Corona a Venceslao di Boemia che il 26 agosto 1301 fu
incoronato re dall'arcivescovo Giovanni di Colocza. Trasferitosi in Ungheria,
Niccolò tentò di ovviare al fatto compiuto, convocando a Buda un sinodo inteso
a trasferire la Corona a Caroberto. L'improvvisa morte dell'arcivescovo di
Colocza, uno dei principali esponenti della fazione boema, sembrò agevolargli
il compito, offrendogli la possibilità di insediare nell'importante cattedra
arcivescovile un ecclesiastico di sicuri sentimenti filoangioini. Nonostante
questo successo iniziale, la missione si risolse tuttavia in un completo
fallimento: la quasi totalità del clero e dei magnati ungheresi persistette
nella fedeltà al re Venceslao; al papa non restò che invitare i due pretendenti
a Roma per sottoporsi all'arbitrato pontificio. Niccolò, mancando in Ungheria
di ogni serio appoggio, nella primavera del 1302 si trasferì a Vienna, dove
restò fino alla fine dell'anno. Nel corso di questo soggiorno pare che
intervenisse nelle trattative già in corso per garantire a Bonifacio l'appoggio
di Alberto d'Asburgo nella questione ungherese e nel conflitto con la Francia
che nel frattempo si era aggravato in modo preoccupante.
Quando nel maggio del
1303 Niccolò rientrò a Roma, il contrasto con Filippo il Bello aveva raggiunto
già il suo punto di massima tensione. Il 13 aprile il papa aveva dichiarato che
il re era incorso nella scomunica. Due mesi dopo un'assemblea di laici ed
ecclesiastici francesi convocata a Parigi per iniziativa reale invocò un
concilio generale per giudicare la condotta del pontefice. Nella notte fra il 6
e il 7 settembre il primo consigliere del re, Guglielmo di Nogaret, s'impadronì
in Anagni della persona del papa che poté riacquistare la libertà solo dopo tre
giorni, in virtù di una sommossa popolare, per morire, però, subito dopo a
Roma, l'11 ottobre 1303. Niccolò, che si trovava ad Anagni, poté seguire da
vicino tutta la drammatica vicenda, ma non pare che si sia compromesso in alcun
modo.
Il conclave, riunito il
21 ottobre, dieci giorni dopo la morte di Bonifacio VIII, già il 22 elesse in
prima votazione e all'unanimità Niccolò, che assunse il nome di Benedetto XI, a
quanto pare in omaggio alla memoria di Benedetto Caetani. Cinque giorni dopo fu
incoronato in S. Pietro alla presenza del re Carlo II d'Angiò.
Una così rapida unanimità
sul nome di un cardinale dal rilievo tanto modesto non può non meravigliare,
tanto più se si considera quanto profondamente diviso fosse il Collegio
cardinalizio. Si deve tener conto tuttavia della circostanza che i cardinali
Colonna, principali esponenti della fazione filofrancese, nonostante le loro
veementi proteste, non furono ammessi in conclave e che Carlo II, accorso a
Roma con le sue truppe in difesa di Bonifacio VIII, esercitò una notevole
influenza sulla elezione del nuovo papa avendo seri motivi di riconoscenza
verso B. per lo zelo filoangioino mostrato nel corso della missione in
Ungheria. All'interno del conclave, poi, i cardinali della fazione del defunto
papa, capeggiata dall'energico Matteo Rosso Orsini, dovettero vedere in B. il
candidato di sicura fede bonifaciana meno compromesso con la politica
antifrancese del Caetani e quindi nelle migliori condizioni per superare le
resistenze della fazione opposta. La quale, neutralizzata nelle sue possibilità
di iniziativa dall'inevitabile contraccolpo del grave episodio di Anagni,
dovette accettare la candidatura di B. come una soluzione interlocutoria, in
attesa di una situazione più propizia all'elezione di un papa di stretta
osservanza francese. Come elemento decisivo dovette pesare nella considerazione
di entrambe le fazioni la posizione personale di B., cardinale di nomina recente
e dal passato curiale poco prestigioso, che garantiva una sicura subordinazione
all'influenza del Sacro Collegio. La sua elezione, prima diretta conseguenza
della gravissima crisi della Chiesa aperta dall'episodio di Anagni, assume così
tutto il significato di una tregua tra le opposte fazioni cardinalizie
sgomentate dal tragico epilogo del conflitto con la Francia.
In effetti l'inesperto
domenicano non tradì le aspettative dei suoi elettori. Privo di ogni seria base
di potenza personale, senza il sostegno di un forte consorzio familiare, nel
corso del suo breve pontificato egli si trovò alla mercé del Sacro Collegio.
Non mancò in verità il tentativo di sottrarsi a una tutela tanto pesante con
l'appello alla passata esperienza, alquanto limitata per un papa, di
provinciale di Lombardia e di generale domenicano. Nel dicembre del 1303 egli
introdusse infatti nel Collegio dei cardinali due domenicani di sua fiducia,
Niccolò da Prato e l'inglese Guglielmo di Marsfield, che morì prima di giungere
a Roma e fu sostituito con il connazionale Walter di Winterburn. Le risorse
dell'Ordine domenicano erano tuttavia manifestamente inadeguate a sostenere
un'autorità così vigorosamente insidiata.
Un impegno più massiccio
B. dedicò al settore del governo dello Stato della Chiesa, che cercò di
controllare direttamente con governatori di fiducia reclutati tutti nell'Alta
Italia. Il 1° dicembre 1303 il conte trevigiano Rambaldo di Collalto fu
nominato rettore "in temporalibus" delle province della Marca
d'Ancona e di Massa Trabaria e della città e Contea di Urbino. Il nobile
veneziano Iacopo Querini divenne rettore del Patrimonio di S. Pietro, il
parmigiano Tommasino de Insula rettore di Campagna e Marittima, il bolognese
Deoteclerio de Logliano rettore del Ducato di Spoleto, il brissinense Teobaldo
Brusati rettore di Romagna. Vari altri trevigiani furono insediati nel governo
di città e terre pontificie. B. volle anche rafforzare i poteri dei suoi
rettori limitando le autonomie locali. Conseguenze particolarmente negative ebbe
però l'abolizione delle costituzioni emesse da Bonifacio VIII a favore delle
comunità della Marca d'Ancona, proclamata il 14 gennaio 1304, che provocò dopo
la sua morte una violenta rivolta.
Questo tentativo di
politica personale tradiva il disagio di un papa senza salde radici negli
ambienti di Curia, dominati dai tradizionali consorzi famigliari romani e da
prepotenti figure di cardinali quali Matteo Rosso Orsini e Napoleone Orsini.
Come avvertì acutamente l'agente aragonese a Roma, García Miguel de Ayerbe,
priore di S. Cristina, B. si trovava a suo agio solo con i Domenicani e i suoi
fedeli dell'Alta Italia ("vis aperit iste papa os suum, nisi ad
Predicatores et ad Lombardos", cfr. Acta Aragonensia, I, p. 162), nei
quali cercava un impossibile contrappeso alla potenza della Curia. Il suo
rapporto di dipendenza dal Collegio cardinalizio fu inaugurato simbolicamente
dal suo primo gesto di sommo pontefice: il dono ai cardinali della cospicua
somma di 46.000 fiorini. La circostanza assume particolare rilievo, se si
considera che B. trovò le casse pontificie completamente vuote: persino il
tesoro papale era stato trafugato nel corso dell'attentato di Anagni e il
tentativo di recuperarlo non ebbe alcun risultato. La situazione finanziaria
era disperata e non lasciava alcuna possibilità di movimento al nuovo papa, che
fu costretto a prendere in prestito grosse somme dai banchieri fiorentini con
l'impegno di rimborsarli con il frutto delle collette iniziate in tutta Europa.
L'eredità bonifaciana
alla quale B. cercò di restare in qualche modo fedele rappresentò per il suo
pontificato una ipoteca altrettanto pesante quanto quella imposta dalla Curia.
L'aspro conflitto con i cardinali Pietro e Giacomo Colonna, deposti dal
cardinalato, scomunicati e privati dei loro beni da Bonifacio VIII nel 1297,
restava aperto. Alla notizia della morte del papa i due Colonna si erano
precipitati a Roma, senza tuttavia riuscire a mettervi piede per l'opposizione
di Carlo
II d'Angiò. Esclusi dal conclave e dalla città, dove i loro partigiani
scatenavano tumulti, pubblicarono un violento memoriale, nel quale contestavano
la legittimità dell'elezione di B., innalzato al cardinalato da un papa eretico
e al pontificato da un conclave incompleto. Forti dell'appoggio della fazione
filofrancese, essi rivendicarono quindi l'immediata reintegrazione nella
dignità cardinalizia e nei loro beni, suscitando la pronta reazione della
fazione bonifaciana che in un proprio memoriale bollò d'infamia la condotta dei
Colonna verso il defunto papa e ne stigmatizzò aspramente ogni possibilità di
riabilitazione. La lotta fra le due fazioni si riaccese così con l'antico
furore e indusse B., preoccupato di non sconfessare la politica di Bonifacio,
ma anche di non aggravare la sua già tanto debole posizione rinfocolando
l'aggressività dei Colonna, a un tentativo di compromesso. Con una bolla del 23
dicembre 1303 egli liberò i due cardinali e i loro parenti e partigiani dalla
scomunica, ma senza reintegrarli nel cardinalato e nei beni. Questo
provvedimento, adottato a dispetto dell'oltranzismo della fazione bonifaciana,
conseguì solo il modesto risultato di smussare debolmente la punta più
propriamente personale dell'attacco rivoltogli dai Colonna che non desistettero
dalla loro opposizione radicale. Continuarono infatti a tramare con il re di
Francia contro il papa e, particolare assai più grave, lo insidiarono nella sua
stessa incolumità personale, scatenandogli contro violenti tumulti popolari che
costrinsero B. a trasferirsi, prima dal Palazzo del Laterano in S. Pietro, e
poi addirittura a Perugia nell'aprile del 1304. Difficoltà ancora maggiori
presentava la questione dei rapporti con la Francia. Virtualmente concluso con
la catastrofe di Anagni, il conflitto con Filippo il Bello attendeva ancora una
soluzione ufficiale. La richiesta francese di convocare un concilio generale
per condannare con la massima solennità la condotta di Bonifacio VIII non era
certamente rientrata, e il Nogaret non mancò di avvertirne B., subito dopo la
sua elevazione al pontificato. All'ambasciatore di Filippo il Bello, che si
tratteneva nei dintorni di Roma, egli mandò il vescovo Pietro di Tolosa per
invitarlo a sospendere ogni iniziativa, in attesa di nuove disposizioni del re,
che era sua intenzione provocare al più presto mediante contatti diretti.
Rassicurato da tali dichiarazioni il Nogaret rientrò in Francia, mentre un
altro inviato di Filippo il Bello, il priore Pietro di Peredo, che ancora
vivente Bonifacio VIII era venuto in Italia per propagandare l'idea del
concilio, presentava a B. un memoriale, indirizzato originariamente al papa
defunto e a lui riadattato.
Si trattava di un nuovo
invito a convocare il concilio, ma la circostanza che il Peredo era accreditato
per trattare solo con il defunto papa offrì a B. il pretesto per ignorarlo. La
promessa rilasciata al Nogaret di entrare al più presto in contatti diretti con
Filippo il Bello per concordare una rapida composizione delle annose vertenze
ancora aperte dovette servire a B. da espediente per prendere tempo e per
allontanare la minaccia immediata del concilio. Non risulta che egli abbia
fatto alcun tentativo di allacciare rapporti diretti con Filippo, al quale
evitò persino di mandare l'annuncio ufficiale della sua elezione che spedì
invece, come voleva la prassi, agli altri sovrani. Né risulta che abbia preso
provvedimenti per fronteggiare in un qualsiasi modo l'inevitabile ripresa
dell'offensiva diplomatica francese.
Certo B. non aveva dubbi
nella valutazione della politica antipapale del re, che egli considerava
scomunicato, evidentemente sulla base delle stesse motivazioni del defunto
papa. Questa convinzione non mancò di trapelare e indusse qualche osservatore
contemporaneo a interpretare il suo atteggiamento di ostentata passività nella
questione francese come un tentativo deliberato di continuare la linea
intransigente di Bonifacio. Nel febbraio del 1304 l'agente aragonese García
riferì infatti a Giacomo II: "non tamen adhuc aparent aliqua signa pacis,
nec scripsit ei [al re] dominus papa [...], imo eum reputat excommunicatum et
creditur magis, quod non sit pax quam quod sit" (Acta Aragonensia, I, p.
162).
Le prospettive di
resistenza non erano tuttavia facilmente perseguibili. La gravissima situazione
della Chiesa, umiliata nel suo prestigio e piegata nella sua potenza dallo
scacco di Anagni, dilaniata all'interno dalla lotta implacabile delle fazioni
cardinalizie e dalla ribellione degli Spirituali, era ben lontana dal
permettere il minimo richiamo ad un'impossibile politica di supremazia del
potere spirituale sul temporale, che avrebbe richiesto infine ben altra tempra
di pontefice. Un'accorta politica di salvataggio delle posizioni irrinunciabili
della Chiesa richiedeva l'immediato abbandono dell'eredità bonifaciana e la
ricerca di un compromesso con la Francia su basi nuove, magari con il
compiacente intervento mediatore di altri Regni cristiani.
B. invece non seppe
seguire neanche la facile indicazione contenuta nelle stesse ultime battute
della politica di Bonifacio, che aveva cercato di assicurarsi l'appoggio di
Alberto d'Asburgo e di Carlo II d'Angiò in funzione antifrancese. A Carlo II il
pontefice prestò tutta la sua assistenza nella questione ungherese: il 4 novembre
1303 nominò arcivescovo di Esztergom Michele, vescovo di Zagabria, un fedele
sostenitore della causa angioina che riuscì a far prevalere in Ungheria. Non
sollecitò però una contropartita nella questione del conflitto con la Francia e
lo lasciò ritornare tranquillamente nel suo Regno. Maggiore insipienza mostrò
nei confronti di Alberto d'Asburgo, che l'11 marzo 1304 irritò fortemente,
invitandolo assai inopportunamente a restituire al suo più acerrimo nemico,
l'arcivescovo di Magonza, i beni confiscatigli nel corso dell'aspro conflitto
del 1302.
Questa condizione di
assoluto isolamento agì potentemente a favore dei Francesi, che seppero
sfruttare con altrettanta abilità la sostanziale irresolutezza del papa,
immobilizzato dalla sua incapacità di sottrarsi alla tutela soverchiante del
Sacro Collegio e all'ipoteca della lotta sfrenata delle sue fazioni. Nel
febbraio del 1304 il priore di S. Cristina riferì a Giacomo II: "Dominus
papa quasi nichil per se facit nisi cum consilio cardinalium, qui sunt divisi
et faciunt partes manifeste, et sic, quod alii approbant, adii
contradicunt" (H. Finke, p. LVIII). Stretto tra l'esigenza di tener fede
alla tradizione bonifaciana, l'estrema inadeguatezza dei suoi mezzi e la realtà
della situazione storica, B. si trovò completamente paralizzato nelle sue
possibilità di azione, affidandosi a una tattica puramente dilatoria che lasciò
sempre l' alla corte francese e finì col ridurlo alla più completa
capitolazione.
Il 25 febbraio 1304
Filippo IV affidò i poteri di trattare a Roma con il papa, "de
quibuscumque discordiis, quaestionibus et controversiis" intercorse con
Bonifacio VIII, a una missione composta, oltre che dal Nogaret, da Bernard de
Mercoeur, Pierre de Belleperche e Guillaume de Plaisans. Una speciale istruzione
riservava ai tre ultimi plenipotenziari, che non erano compromessi
nell'attentato di Anagni come il Nogaret, la facoltà "acceptandi et
recipiendi [...] a sanctissimo patre Benedicto [...] absolutionis vel
relaxationis beneficium, a quibuslibet excommunicationis vel interdicti
sententiis", nel caso in cui si accertasse che il re fosse veramente
incorso in queste pene. La riserva era della massima importanza, perché la
corte francese, se da un lato voleva liberarsi dalla scomunica nella quale era
effettivamente incorsa, dall'altro non intendeva riconoscerne la validità, né
tanto meno offrire a B. la possibilità di presentare il suo intervento
assolutorio come un elemento importante delle trattative, meritevole di
adeguata contropartita. La riserva quindi scopriva il solo punto debole della
posizione francese, al quale un negoziatore di maggiore esperienza e abilità si
sarebbe certamente attaccato per bilanciare in qualche modo le pretese francesi
e arrivare a una soluzione concordata. B. invece si lasciò sfuggire questa
occasione: subito dopo l'arrivo della delegazione francese a Roma uscì
improvvisamente dalla sua passività e il 25 marzo emise la bolla Tunc navis
Petri, assolvendo il re e la famiglia reale dalle sentenze di scomunica nelle
quali, a giudizio del papa, sarebbero incorsi secondo l'opinione di alcuni. Il
29 dello stesso mese comunicò ufficialmente a Filippo il Bello la sua elezione
e il 2 aprile gli indirizzò una lunga lettera, nella quale rivendicò alla sua
iniziativa pastorale il provvedimento assolutorio, invitando il re ad
accoglierlo come una prova di benevolenza, diretta a riportare la corte
francese nel grembo della Chiesa e a riconciliarla con la paterna autorità del
pontefice.
La formula assai ambigua
dell'assoluzione, che nel tono dubitativo richiama in tutta evidenza la
posizione ufficiale della corte francese sulla questione della scomunica,
indusse il Funke a contestare l'autenticità della bolla e della lettera del 2
aprile e ad attribuirne la redazione alla Cancelleria di Filippo il Bello. Ma,
come hanno già osservato il Wenck, il Finke e R. Holtzmann, non c'è motivo di
dubitare dell'autenticità dei due documenti, che insieme con l'altro del 29
marzo segnano la ripresa dei rapporti ufficiali con la Francia, dopo
l'interruzione conseguente all'attentato di Anagni. Allo stato attuale della
documentazione è difficile stabilire in base a quali considerazioni B. si sia
indotto a un gesto così improvviso che, se non presenta alcun accenno di
critica sia pur minima verso il suo predecessore, appare tuttavia in contrasto
con l'atteggiamento di latente ostilità verso Filippo, documentato per i primi
mesi del suo pontificato. Particolarmente grave risulta, ai fini di una precisa
valutazione della condotta del papa, la carenza di ogni documentazione capace
di illuminare in qualche modo il gioco delle fazioni cardinalizie che
sicuramente non mancò di pesare sulla scelta di Benedetto XI. Con tutta
probabilità l'ambiguità della formula assolutoria mascherava il proposito di
corrispondere all'aspettazione del re, senza sconfessare minimamente la
condotta di Bonifacio. A tale conclusione induce la circostanza che B. abbia
evitato nella bolla ogni riferimento alla politica antipapale di Filippo e
abbia lasciato in conseguenza sostanzialmente impregiudicata la questione della
validità della scomunica, nella quale, come attesta il priore di S. Cristina,
egli lo riteneva effettivamente incorso. B. preferì mantenersi sul piano
generico di una paterna sollecitudine pastorale, probabilmente nella speranza
di bloccare l'iniziativa francese con una forte concessione, che non poteva
tuttavia suonare come un'aperta capitolazione, capace di assicurare alla Chiesa
il tempo necessario per riprendere un po' della sua forza e del suo prestigio.
Questo calcolo, se ci fu, risultò completamente sbagliato: irretito nella sua
tattica dilatoria, B. non capì che la bolla Tunc navis Petri, invece di
rafforzare la sua posizione, lo privò dell'unica arma disponibile per trattare
con i Francesi. Ora non gli restava che capitolare su tutta la linea.
Nel corso del mese di
aprile, mentre la Curia si trasferiva lentamente a Perugia, due agenti
francesi, Guillaume de Chatenay e Hugues de Celle, iniziarono una febbrile
attività per rilanciare la richiesta del concilio all'interno dello stesso Collegio
cardinalizio. Riuscì loro di convincere sette cardinali, non tutti della
fazione filofrancese, a promettere davanti a un notaio tutto il loro appoggio
per la convocazione del concilio. Un gruppo di altri cardinali, guidati da
Matteo Rosso Orsini, dichiarò agli stessi agenti e sempre davanti al notaio,
che non aveva alcuna ostilità preconcetta alla convocazione di un concilio, ma
desiderava rimettersi all'iniziativa pontificia. La minaccia del concilio si
presentò così con forza ancora maggiore e indusse B. ad accedere completamente
alle richieste francesi. Il 18 aprile 1304 B. sospese il provvedimento emanato
da Bonifacio per togliere ogni efficacia ai titoli accademici rilasciati dalle
università francesi e rinunciò al diritto di provvisione sulle chiese di
Francia, preteso dal suo predecessore. Il 13 maggio rilasciò una serie di bolle
che definirono nel senso desiderato dai Francesi tutte le questioni controverse
ancora pendenti tra la Francia e la Santa Sede. I processi intentati da
Bonifacio contro Filippo e i suoi funzionari furono annullati. Tutti i
partecipanti francesi, laici ed ecclesiastici, all'attentato di Anagni furono
liberati dalla scomunica, eccettuato il Nogaret, alla cui assoluzione B. si
riservò di provvedere a parte. L'interdetto pendente sulla città di Pamiers e
sugli aderenti del conte di Foix fu ritirato, e quello gravante su Lione fu
sospeso per tre anni; gli ecclesiastici francesi che non avevano accolto
l'invito di Bonifacio a presentarsi a Roma furono perdonati; il decreto che condannava
il defunto Pierre Flote, il primo campione francese della lotta contro il
papato, fu revocato. La questione finanziaria che aveva provocato tutto il
rovinoso conflitto fu risolta nel modo seguente: la bolla Clericis laicos del
1296, che proibiva al potere temporale di esigere contribuzioni fiscali dal
clero, non fu revocata; in compenso, però, fu concessa al clero francese la
facoltà di sostenere finanziariamente la monarchia. A testimonianza delle sue
buone intenzioni su questo punto, il 14 maggio B. concesse a Filippo la decima
sulle rendite ecclesiastiche francesi per tre anni.
Come contropartita a
queste gravissime concessioni, che seppellirono il sogno bonifaciano di
riaffermare la superiorità pontificia sugli Stati cristiani e prepararono, per
l'immediato futuro, il periodo avignonese del papato, B. ottenne il ritiro
della richiesta francese del concilio e libertà di azione nei confronti del
Nogaret e degli altri partecipanti italiani all'attentato di Anagni. Un ben
magro compenso, se si considera che i Francesi non avevano più motivo di
invocare il concilio una volta ridotto il papa alla loro mercé, e che il
Nogaret e gli esponenti della fazione colonnese incriminati da B. continuarono
a godere del favore reale.
Il 7 giugno 1304 B. poté
prendere finalmente, con un ritardo di ben otto mesi, quei necessari
provvedimenti contro gli esecutori materiali dell'attentato di Anagni, che il
prestigio della Chiesa, così gravemente compromesso, richiedeva con ben altra
tempestività. Con la bolla Flagitiosum scelus egli, sotto pena di scomunica,
citò a comparire davanti all'autorità pontificia entro il 29 giugno Nogaret e
alcuni dei principali esponenti colonnesi presenti ad Anagni. Nessuno degli
incriminati obbedì all'intimazione, ma la solenne cerimonia della promulgazione
della scomunica fu impedita dalla morte del papa.
L'eredità fallimentare
dei sogni di supremazia accarezzati da Bonifacio VIII non mancò di pesare anche
sulla politica italiana di Benedetto XI. Particolarmente significativo in
questo senso è il maldestro intervento nella politica interna fiorentina che si
risolse in uno scacco cocente per il papato. Il 31 gennaio 1304 B. nominò il
suo fido Niccolò da Prato legato nelle province dell'Italia centrale, con il
compito specifico di riportare la pace a Firenze, tormentata dalla consueta
ferocia delle sue lotte di fazione. La missione, varata negli stessi mesi che
registravano un atteggiamento di rovinosa passività nei confronti del conflitto
con la Francia, rispondeva all'esigenza di ridare prestigio all'influenza
pontificia, ma anche all'ambizione di avviare un'iniziativa politica personale
capace di rafforzare la debole posizione del papa nei confronti della Curia.
Incoraggiato da un iniziale successo, ottenuto con la pacificazione delle due fazioni
nelle quali si erano divisi i Neri fiorentini, il cardinale legato tentò di
promuovere il richiamo dei ghibellini e dei Bianchi, scontrandosi nella più
violenta opposizione dei Neri. Il disegno di spostare totalmente l'equilibrio
politico fiorentino, puntando in particolare sul ritorno dei Bianchi,
capeggiati dalla famiglia di potenti banchieri, i Cerchi, alla quale B. si era
legato a filo doppio affidandole il controllo delle finanze pontificie, risultò
decisamente temerario. Provocò solo una ripresa ancor più sanguinosa della
lotta delle fazioni che il 10 giugno costrinse il cardinale legato ad
abbandonare precipitosamente la città, sulla quale lanciò l'interdetto.
L'insistente azione pacificatrice del legato aveva scoperto il richiamo alla
direttiva bonifaciana di sfruttare le lotte interne del Comune per estendere
l'influenza pontificia sulla Toscana e su Firenze in particolare. La
circostanza, per B. del tutto accidentale, di puntare sui Bianchi, in quel
momento più deboli, anziché sui Neri come Bonifacio, giocò tutta a sfavore del
pontefice e portò al più completo fallimento l'infelice iniziativa.
Un atteggiamento di
estrema intransigenza B. tenne nei confronti della questione siciliana, una
delle più care all'ambizione politica di Bonifacio VIII. Nel messaggio augurale
inviatogli da Federico di Sicilia egli rilevò l'uso del titolo "rex
Siciliae", riservato dal trattato di Caltabellotta agli Angioini di
Napoli, e non mancò di levare, già il 30 novembre 1303, un'energica protesta.
Chiese quindi il pagamento del censo dovuto alla Santa Sede, e nel gennaio del
1304 affrontò il problema delle sedi vescovili siciliane, in gran parte vacanti
a causa della lunga guerra del Vespro, nominando ecclesiastici di sua fiducia,
senza tener conto delle esigenze del re. La stessa fedeltà alla politica del
suo predecessore osservò nei confronti di Giacomo II d'Aragona, al quale
confermò e ampliò le concessioni di papa Bonifacio VIII per favorire la
conquista della Sardegna.
Per quel che riguarda la
vita interna della Chiesa l'attività di B. risulta scarsamente caratterizzata:
va registrato tuttavia un tentativo, evidentemente suggerito dalla sua
esperienza di provinciale e generale domenicano, di ridare slancio
all'iniziativa pastorale degli Ordini mendicanti, limitata dalla bolla Super
cathedram di Bonifacio VIII, che l'aveva vincolata a certi controlli del clero
secolare. Il 7 febbraio 1304 B. attenuò con la bolla Inter cunctas le
disposizioni del predecessore.
Perfettamente in linea
con la tradizione domenicana e con l'eredità di Bonifacio VIII risultò il suo
atteggiamento di rigorosa chiusura verso i Francescani Spirituali, che non
mancarono di reagire con la consueta violenza verbale, come si può desumere
dall'aspra invettiva indirizzatagli da Ubertino da Casale. L'estrema
intransigenza verso gli Spirituali è attestata anche dai rapporti con Arnaldo
di Villanova, che documentano con la massima efficacia il fondamento
decisamente autoritario della sua concezione della Chiesa. Il 2 giugno 1304 il
medico catalano gli indirizzò una calda esortazione a riparare ai mali della
Chiesa, che minacciavano l'avvento dell'Anticristo, indicando le linee di un
rinnovamento dell'attività missionaria e pastorale e prospettandogli morte
immediata ed eterna ignominia ove fosse venuto meno a questo compito. Una tale
provocatoria intimazione ebbe il potere di risvegliare nell'antico inquisitore
di Lombardia lo zelo di una volta: con insospettabile prontezza ed energia fece
imprigionare Arnaldo, che aveva sollecitato udienza, nella stessa Perugia dove
B. si era ormai stabilito. Solo la morte del papa, sopraggiunta il 7 luglio
1304, risparmiò il castigo all'incauto catalano, che non mancò di apprezzare
l'efficacia della sua profezia.
L'improvvisa morte dette
corso alle solite dicerie che l'attribuirono al veleno dei cardinali o
addirittura del Nogaret. B. invece morì, a quel che pare, di dissenteria. Fu
sepolto a Perugia nella chiesa di S. Domenico, dove il fedele cardinale Niccolò
da Prato gli fece erigere un monumento sepolcrale. La santità della sua vita e
l'insorgere di guarigioni miracolose subito dopo la sua morte gli valsero nel
1738 la beatificazione.
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R. Manselli, Benedetto
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Lexikon für Theologie und
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Dizionario storico del
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