mardi 7 juillet 2015

Bienheureux BENOÎT XI (NICCOLÒ BOCCASINI), Pape et confesseur

Bienheureux Benoît XI

Pape (194 ème) de 1303 à 1304 (+ 1304)

Il était le Maître général de l'Ordre des Frères Prêcheurs quand il fut créé cardinal-évêque d'Ostie. Élu pape en 1303, il fut remarquable par sa bienveillance et sa douceur, redresseur des querelles et ami de la paix. Il promut, pendant un bref pontificat, la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion.

Béatifié par Clément XII en 1736.

À Pérouse en Ombrie, l’an 1304, le trépas du bienheureux Benoît XI, pape, de l’Ordre des Prêcheurs. Plein de bienveillance et de douceur, redresseur des querelles et ami de la paix, il promut, pendant un bref pontificat, la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1459/Bienheureux-Benoit-XI.html

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Nicolò Boccasino, serie dei Quaranta domenicani illustri, ex convento di San Niccolò, Sala del Capitolo /

San Nicolò (Treviso) - Chapter Chapel, Treviso, 1352


Benoît XI

Nicolas Boccasini, Pape, Bienheureux

1240-1304

Fils d’un berger “sans grande fortune”, Nicolas Boccasini naquit en 1240, au bourg de Saint-Barthélemy, aux environs de Trévise. Un de ses oncles, prêtre, se chargea de l'instruire.

« Dès sa première jeunesse, Nicolas Boccasino fit preuve d'une haute intelligence et, ce qui vaut mieux, d’un grand cœur. Dieu permit que cette âme virile passât de bonne heure par l'épreuve de la pauvreté. A l'âge de douze ans environ, il fut mis en état de se suffire à lui-même. Ce jeune homme, cet enfant alla à Venise, et, plein d'un courage et d'une science précoces, se fit le précepteur de jeunes patriciens. Rude métier où les humiliations ne manquent pas ; métier voisin de la domesticité et dont plusieurs siècles n'ont pas corrigé la rudesse »[1].

Le même auteur nous dit encore que le jeune Nicolas « avait une piété ardente et un zèle singulier pour le salut des âmes ; il aimait, sur toutes choses, à entendre la parole de Dieu et avait quelque désir d'en être un jour le ministre. Sa vocation était toute marquée ».

En effet, à l’âge de quatorze ans il entra chez les dominicains où il fit sa profession, probablement en 1257.

« Nicolas de Trévise – c’est ainsi qu’on l’appelait désormais, explique Léon Gauthier ― avait attiré sur lui tous les yeux de ses frères. On parlait de lui dans tous les couvents de l'Ordre, comme d'un génie et comme d'un saint. Malgré sa modestie, l'admiration de ses frères le contraignit à recevoir, tour à tour, tous les honneurs, et à remplir toutes les fonctions de la famille dominicaine. Il fut d'abord sous-prieur, puis prieur conventuel, puis enfin provincial de Lombardie. Et, dans toutes ces dignités, la grâce divine lui communiqua le secret de demeurer humble, doux et discret ».

Mais, malgré cette discrétion et cette humilité exemplaire, il était devenu “l’homme de Dieu” que tous aimaient et voulaient honorer, voila pourquoi, « en 1296, le chapitre général de l'Ordre des Prêcheurs [qui se tenait] à Strasbourg, voulut, d'après la règle, donner un successeur au Maître, ou, comme nous dirions aujourd'hui, au général de l'Ordre, qui était alors Etienne de Besançon. Le provincial de Lombardie ― Nicolas de Trévise – fut élu par acclamation ».

Alors qu’il était encore Maître général de l’Ordre des Prêcheurs, il fut créé cardinal prêtre de la Sainte Église romaine, par une lettre de Boniface VIII en date du 5 décembre 1298, à lui remise par deux émissaires envoyés par le Pape lui-même. Il était nommé au diocèse d’Ostie.

« Le Pape ― poursuit Léon Gauthier ― avait un de ces regards qui percent les âmes, qui les analysent rapidement et qui en découvrent sans peine les qua• lités spécialement puissantes. 11 reconnut que la prudence était chez Boccasino la vertu, non pas la plus belle, mais la plus utile au gouvernement de l'Église, et il utilisa cette vertu. Il fit du nouveau cardinal ce que nous appelons aujourd'hui un diplomate ».

La diplomatie n’est pas une “science exacte” et souffre bien souvent de “détournements” qui ne sont pas toujours ni “honnêtes” ni appréciés de tous, voilà pourquoi la diplomatie de l’Église se veut honnête, sans mensonge et destinée à tous sans exception, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle puisse être acceptée et appréciée par tous, mais, en tout état de cause elle doit être servie avec “prudence et au service de la Vérité”. Nicolas, malgré son humilité et son désire de rester “dans la solitude et dans le silence”, accepta par obéissance la charge qui lui était confiée, ne souhaitant plus désormais autre chose que de servir dignement le Souverain Pontife qui lui faisait confiance et l’Église universelle.

Pour mener à bien sa mission, le cardinal Dominicain dut s’absenter souvent de son diocèse et aller dans d’autres pays, dont certains étaient en guerre. C’est au retour de l’un de ses voyages épuisants et dangereux que Nicolas Boccasino put mesurer l’étendue des dégâts dont était victime l’Église, car “il ne retrouva point Boniface à Rome” car un “réseau de trahisons commençait à s'ourdir autour du Pontife”, dans le but de le faire périr ; réseau qui semble avoir pour organisateur secret le roi Philippe le Bel. C’était au début de l’année 1303.

« Il resta des amis à Boniface au plus fort de son infortune. Deux cardinaux, deux seulement, restèrent inébranlables au pied du trône pontifical. Ni la violence d'un Sciarra, ni la fourberie d'un Nogaret, ni les outrages d'une soldatesque en délire, n'écartèrent de leur maître outragé ces serviteurs fidèles. L'histoire a conservé les noms de ces deux derniers amis du grand Pontife : c'étaient Pierre d'Espagne et Nicolas Boccasino, évêque d'Ostie »[2].

Boniface VII ne s’est pas remis de cette mésaventure cruelle et le 11 octobre 1303 rejoignît la Maison du Père, laissant le siège romain vacant. Dès lors il fallait élire un nouveau pape. Le conclave fut donc ouvert à Pérouse et les cardinaux se souvinrent de celui qui avait été fidèle et qui avait été l’artisan des rapprochements récents entre l’Église et certains états de l’Europe, désignèrent, le 22 octobre 1303, Nicolas Boccasini pour succéder à Boniface VIII. Le 27 du même mois il fut intronisé et prit le nom de Benoît XI.

La période était chaotique et, « le premier regard que jeta sur son nouvel empire le successeur de Boniface, ce premier regard fut triste. En réalité, le nouveau Pape n'avait d'appui qu'au ciel, et c'est au ciel seulement qu'il pouvait trouver un sujet de joie. Sauf le roi Charles de Sicile et l'ancien capitaine général de Boniface VIII, Charles de Valois, il n'y avait pas alors un seul prince dans toute la chrétienté sur l'épée duquel le Souverain-Pontife eût le droit de compter »[3].

« Aussitôt après son couronnement – écrit encore Léon Gauthier ―, Benoît voulut faire cesser ces luttes, si fatales aux destinées de l'Église, auxquelles les factions se livraient dans Rome. Tout d'abord, il parut réussir : son aménité lui concilia l'amour des deux partis qu'il avait trouvés dans la plus dangereuse effervescence. Lorsqu'il avait fait son entrée à Rome, les poignards s'aiguisaient ; il y avait des haines féroces qui se dressaient l'une contre l'autre ; on craignait de nouvelles effusions de sang, de nouveaux incendies, de nouveaux crimes. Quelques jours après l'avènement du successeur de Boniface, Rome respirait en liberté et tout y était paisible ; mais en apparence, hélas ! »[4]

Malgré toutes ces difficultés, Benoit XI, au court de son pontificat qui ne dura que huit mois, “promut la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion”.

Le roi de France, de cette France “fille aînée de l’Église”, prônait déjà une séparation entre l’Église et l’État, en affirmant solennellement :

« Il faut que l'Église n'ait au temporel aucun pouvoir sur la république chrétienne ; aux rois appartient une puissance sans contrôle et Jésus-Christ n'a point de droit sur les couronnes ».

Ne s’étant pas fait que des amis, il faut empoisonné et mourut le 7 juillet 1304, après un an de pontificat. Clément V lui succéda.

« Le 13 février 1734, la cause de sa canonisation fut admise par la sacrée Congrégation des Rites ; le pape Clément XII donna son approbation à ce décret qui fut reçu par l'Ordre de saint Dominique avec des acclamations de joie.

On sait, toutefois, avec quelle prudente lenteur le Saint-Siège a toujours voulu procéder en de semblables conjonctures. Plus de deux ans furent consacrés à préparer seulement les pièces relatives à la Béatification. Le 21 avril 1736, la Congrégation des Rites, après avoir consulté le cardinal Ansideo, évêque de Pérouse, et avoir entendu le promoteur de la foi, répondit affirmativement à cette question posée autrefois par le pape Urbain VIII sur une requête de l'évêque de Pérouse : “Est-il vrai qu'un culte ait été de temps immémorial rendu au bienheureux Benoît ?”

Par des décrets en date du 9 novembre et du 15 décembre 1738, une messe et un office furent accordés au saint successeur de Boniface ; mais, sans parler ici de son Ordre, dans les seuls diocèses de Trévise où il était né et de Pérouse où il était mort. On devait en son honneur célébrer la messe Statuit du Commun d'un confesseur pontife, avec une oraison propre.

Ce fut sans doute le 7 juillet 1739 que la fête du bienheureux Benoît fut célébrée pour la première fois. »[5]

Alphonse Rocha

[1] Léon Gautier : Benoît XI : Étude sur la papauté au commencement du XIVe siècle.

[2] Léon Gautier : Benoît XI : Étude sur la papauté au commencement du XIVe siècle, page 48.

[3] Ibidem, page 53.

[4] Léon Gautier : Benoît XI : Étude sur la papauté au commencement du XIVe siècle, pages 57-58.

[5] Ibidem : pages 198-199.

SOURCE : http://nova.evangelisation.free.fr/benoit11_pape.htm<

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Tommaso da ModenaBeato Papa Benedetto XI (1352); affrescoChiesa di San NicolòSeminario diocesano, sala del CapitoloTreviso.


Benoît XI

Niccolo (Nicolas) Boccasino, fils d’un notaire impérial de Trévise, naît en 1240.

Il est instruit par son oncle, un prêtre.

A 14 ans il entre comme novice chez les Frères Prêcheurs.

En 1296, Nicolas de Trévise devient le Maître général de l'Ordre des Frères Prêcheurs.

Il écrit ses admirables Commentaires sur le Psautier, sur Job et sur l'Apocalypse, ses Commentaire sur saint Matthieu, son livre De Ritibus, trois lettres aux Frères de son ordre, les Actes de ses légations et le recueil de ses Sermons.

Il est nommé cardinal-prêtre de Sainte-Sabine par Boniface VIII le 5 décembre 1298.

En 1300 il est promu cardinal-évêque d'Ostie et de Velletri.

Le 13 mai 1301, il est fait légat de Hongrie.

Elu pape le 22-10-1303, il choisit le nom de "Benoît" en souvenir, dit-il, de son prédécesseur Benoît Cajetan (Boniface VIII) ; il est consacré le 27.

Dans une lettre écrite suite à son élection, l'Eglise de Perse le reconnaît comme "chef universel". 2

Benoît XI affermit la paix dans l’Eglise et restreint les pouvoirs de l’Inquisition.

Il tente de mettre un terme aux luttes intestines en Toscane.

Il réprime les scandales qui souillent les Églises de Dalmatie et de Serbie.

Il estime qu’on ne doit parler que du "bienheureux" Charlemagne, son nom ne figurant pas au martyrologe romain.

Il meurt à Pérouse en Ombrie le 7-7-1304 (peut-être empoisonné par des figues apportées par une inconnue ; on accusa également le frère mineur Bernard Délicieux, adversaire de l’inquisition, d’avoir empoisonné le pape dont il avait annoncé la mort).

Il est béatifié par Clément XII en 1736.

"(...) Il fut remarquable par sa bienveillance et sa douceur, redresseur des querelles et ami de la paix. Il promut, pendant un bref pontificat, la paix de l’Église, la restauration de la discipline et le développement de la religion." 1

Prophétie de Malachie : Concionator patareus (Le prêcheur de Patare).

1303. 22 octobre, élection du pape (il est consacré le 27). Charles, roi de Sicile, bat les Sarrasins à Lucera que le pape rebaptise Sainte-Marie de la Victoire (16 novembre). 7 décembre, suite à l’attentat d’Anagni, "crime épouvantable" commis contre son prédécesseur Boniface VIII, Benoît XI excommunie par une bulle les fils de perdition, Nogaret et Sciarra Colonna (mais pas le roi de France Philippe IV le Bel). 23 décembre, le pape fait rentrer en grâce Pierre et Jacques Colonna en levant l'excommunication qui frappe la famille Colonna.

1303-1307. Comptant bientôt 4 000 partisans, Dolcino et sa compagne, Margarita de Trente, organisent la guérilla dans les régions de Novare et de Verceil ; le mouvement des apostoliques dulcinistes prend une allure de jacquerie et résistera à plusieurs expéditions militaires que Clément V assimilera à des croisades et enrichira d’indulgences. Vaincus par la famine, les dolciniens seront écrasés le 23 mars 1307. Dolcino et Margarita subiront les supplices les plus odieux. Dolcino sera brûlé le 1er juin 1307.

1304. 14 janvier, le pape annule un certain nombre de décisions prises sans le consentement du Sacré-Collège par Boniface VIII. 25 mars, une bulle délie Philippe le Bel de toutes les censures ecclésiastiques et accorde le pardon à tous les Français compromis dans l'affaire d'Anagni, exception faite du chancelier Guillaume de Nogaret. 13 avril, le pape, menacé à Rome par les Colonna triomphants, se réfugie à Pérouse. 13 mai, le pape délivre officiellement le roi de France des "liens de l'excommunication" (la nouvelle parvient à Paris le 28 juin). 7 juin, le pape fulmine une bulle d'excommunication contre "Sciarra Colonna, Guillaume de Nogaret, et en général contre tous les impies" qui ont coopéré à l'attentat d'Anagni. 7 juillet, Pérouse, mort du pape.

Vacance du Saint-Siège

1304. 18 août, les Flamands sont battus à Mons-en-Pévèle près de Lille. 2 septembre, Rainier Ier Grimaldi, au service de Philippe IV le Bel, détruit la flotte flamande devant Zeriksee et reçoit le titre d’Amiral de France.

1305. 4 avril, mort de la reine Jeanne de Navarre : par son testament, elle fonde à Paris le Collège de Navarre pour les pauvres étudiants champenois ; son fils, Louis le Hutin, héritier de la couronne de France, devient roi de Navarre sous le nom de Louis Ier de Navarre. 5 juin, élection du pape CLÉMENT V.

Notes

1 http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1459/Bienheureux-Benoit-XI.html


2 http://nouvl.evangelisation.free.fr/martyrologe_07.htm#7_juillet

Sources

Auteur : Jean-Paul Coudeyrette

Référence publication : Compilhistoire ; toute reproduction à but non lucratif est autorisée.

Date de mise à jour : 07/07/2015

SOURCE : http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/BenoitXI.html<

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Portait of en:Pope Benedict XI in the en:Basilica of Saint Paul Outside the Walls, Rome

Ritratto di it:Papa Benedetto XI nella it:Basilica di San Paolo fuori la Mura, Roma


Blessed Pope Benedict XI

Also known as

Niccolò Boccasini

Memorial

7 July

Profile

Joined the Dominicans when a young man. Ninth Master-General of his Order in 1296. Arranged an armistice between Philip IV of France and Edward I of England. Created CardinalBishop of OstiaItaly by Pope Boniface VIIIPapal legate. Defended Pope Boniface VIII against William of Nogaret and his allies.

Unanimously chosen 194th pope in 1303. Removed papal censure from Philip and France, and absolved the cardinals favoring Colonna political faction. Accomplished a number of reforms in religious and clerical life. Believed to have been poisoned by the agents of William of Nogaret. Known for his lifelong devotion to Dominican spiritual practices. Author of a volume of sermons and commentaries on the Gospel of Matthew, the Psalms, the Book of Job, and Revelations.

Born

1240 at TrevisoItaly as Niccolo Boccasini

Papal Ascension

22 October 1303

Died

7 July 1304 at PerugiaItaly of natural causes

Beatified

24 April 1736 by Pope Clement XII (cultus confirmed)

1773 by Pope Clement XIV (beatified)

Patronage

PerugiaItaly

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia, by M A Waldron

Father Thomas Austin Dyson

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

New Catholic Dictionary

Saints and Saintly Dominicans, by Blessed Hyacinthe-Marie CormierO.P.

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Saints and Their Attributes, by Helen Roeder

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Readings

Eternal Shepherd, you made Blessed Benedict known for his great love of the brethren and his service to your flock. By the help of his prayers may we ever be ardent in our fellowship and with one heart be steadfast in the household of the Church. We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit, one God, for ever and ever. – Dominicans

MLA Citation

‘Blessed Pope Benedict XI‘. CatholicSaints.Info. 21 February 2024. Web. 22 April 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-pope-benedict-xi/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-pope-benedict-xi/

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

San Vito (Valdobbiadene, Veneto), chiesa dei Santi Vito, Modesto e Crescenzia - Affresco di papa Benedetto XI

San Vito (Valdobbiadene, Veneto, Italy), Saints Vitus, Modestus and Crescentia church - Fresco of pope Benedict XI


Book of Saints – Benedict XI

Article

BENEDICT XI (Saint) Pope (July 7) (14th century) Born at Treviso, A.D. 1210, he In his youth joined the Dominican Order, of which he eventually became the Master General. Created Cardinal and Bi«hop of Ostla, he was employed by Pope Boniface VIII as his Nuncio and peacemaker in England, France, Hungary, Poland, Austria, Denmark, Servia and other countries. Everywhere he conciliated respect, and acquired fame and veneration from princes and people alike, on account of his simple piety and spirit of self-sacrifice. He was, moreover, a man of first-rate abilities, and well versed In the learning of his age. He was elected Pope, October 21, 1303, but died at Perugia in the July of the following year. In the few months of his Pontificate he had done much to reform Church discipline and to repress abuses. Hence probably, the belief current at the time that he had died by poison.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Benedict XI”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 26 August 2012. Web. 22 April 2026. <http://catholicsaints.info/book-of-saints-benedict-xi/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-benedict-xi/

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Benedictus XImedeltida freskSanta Maria NovellaFlorens.

The Coronation of Pope Benedict XI (1303-1304). In this fresco from Santa Maria Novella in Florence, Benedict XI is shown between King Philip IV of France and King Edward I of England.


New Catholic Dictionary – Pope Blessed Benedict XI

Article

Reigned from 22 October 1303 to 7 July 1304. Born in 1240 Treviso, Italy as Niccolo Boccasini; died on 7 July 1304 in PerugiaItaly. When Master General of the Dominican Order he arranged an armistice between King Philip IV of France and King Edward I of England. Later he was made CardinalBishop of Ostia, and defended Pope Boniface VIII against William of Nogaret and the Colonna faction. As pope he removed the papal censure from Philip and France, and absolved the cardinals favoring the Colonna. His death is believed to have occurred from poisoning by the agents of William of Nogaret. Beatified on 24 April 1736 by Pope Clement XIIFeast7 July, at Rome and in the Dominican Order.

MLA Citation

“Pope Blessed Benedict XI”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-blessed-benedict-xi/

Pope St. Benedict XI

Nicholas Boccasini born at Treviso, Italy, 1240; died at Perugia, 7 July, 1304. He entered the Dominican Order at the age of fourteen. After fourteen years of study, he became lector of theology, which office he filled for several years. In 1296 he was elected Master General of the Order. As at this time hostility to Boniface VIII was becoming more pronounced, the new general issued an ordinance forbidding his subjects to favour in any way the opponents of the reigning pontiff; he also enjoined on them to defend in their sermons, when opportune, the legitimacy of the election of Boniface. This loyalty of Boccasini, which remained unshaken to the end, was recognized by Boniface, who showed him many marks of favour and confidence. Thus with the two cardinal-legates, the Dominican General formed the important embassy, the purpose of which was the concluding of an armistice between Edward I of England and Philip IV of France, then at war with each other. In the year 1298 Boccasini was elevated to the cardinalate; he was afterwards appointed Bishop of Ostia and Dean of the Sacred College. As at that time Hungary was rent by civil war, the cardinal-bishop was sent thither by the Holy See as legate a latere to labour for the restoration of peace. At the time of the return of the legate to Rome, the famous contest of Boniface VIII with Philip the Fair had reached its height. When, in 1303, the enemies of the pope had made themselves masters of the sacred palace, of all the cardinals and prelates only the two Cardinal-Bishops of Ostia and Sabina remained at the side of the venerable Pontiff to defend him from the violence of William of Nogaret and Sciarra Colonna, whom he excommunicated. A month after this scene of violence, Boniface having died, Boccasini was unanimously elected Pope, 22 October, taking the name of Benedict XI. The principal event of his pontificate was the restoration of peace with the French court. After a brief pontificate of eight months, Benedict died suddenly at Perugia. It was suspected, not altogether without reason, that his sudden death was caused by poisoning through the agency of William of Nogaret. Benedict XI was beatified in the year 1773.

His feast is celebrated at Rome and throughout the Dominican Order on the 7th of July. He is the author of a volume of sermons and commentaries on a part of the Gospel of St. Matthew, on the Psalms, the Book of Job, and the Apocalypse.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/pope-saint-benedict-xi/

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Benedictus XI : Former Dominican Convent and Assumption of Mary Churh, Yautepec, Morelos State, Mexico


Blessed Benedict XI, OP Pope (RM)

Born in Treviso, Italy, 1240; died in Perugia, Italy, April 25, 1304; beatified by Pope Clement XII in 1736. Nicholas Boccasini was born into a poor family of which we know little else, though there are several different traditions concerning it. One claims that his father was a poor shepherd. Another that he was an impoverished nobleman. Whichever he was, he died when Nicholas was very small, and the little boy was put in the care of an uncle, a priest at Treviso.

The child proved to be very intelligent, so his uncle had him trained in Latin and other clerical subjects. When Nicholas was ten, his uncle got him a position as tutor to some noble children. He followed this vocation until he was old enough to enter the Dominican community at Venice in 1254. Here, and in various parts of Italy, Nicholas spent the next 14 years, completing his education. It is quite probable that he had Saint Thomas Aquinas for one of his teachers.

Nicholas was pre-eminently a teacher at Venice and Bologna. He did his work well according to several sources, including a testimonial from Saint Antoninus, who said that he had "a vast store of knowledge, a prodigious memory, a penetrating genius, and (that) everything about him endeared him to all." In 1295, he received the degree of master of theology.

The administrative career of Nicholas Boccasini began with his election as prior general of Lombardy and then as the ninth master general of the Order of Preachers in 1296. His work in this office came to the notice of the pope, who, after Nicholas had completed a delicate piece of diplomacy in Flanders, appointed him cardinal in 1298.

The Dominicans hurried to Rome to protest that he should not be given the dignity of a cardinal, only to receive from the pope the mystifying prophecy that God had reserved an even heavier burden for Nicholas. As papal legate Nicholas travelled to Hungary to try to settle a civil war there.

Boniface VIII did not always agree with the man he had appointed cardinal-bishop of Ostia and dean of the sacred college. But they respected one another, and in the tragic affair that was shaping up with Philip the Fair of France, Cardinal Boccasini was to be one of only two cardinals who defended the Holy Father, even to the point of offering his life.

Philip the Fair, like several other monarchs, discovered that his interests clashed with those of the papacy. His action was particularly odious in an age when the papal power had not yet been separated completely from temporal concerns.

The French monarch, who bitterly hated Boniface, besieged the pope in the Castle of Anagni, where he had taken refuge, and demanded that he resign the papacy. His soldiers even broke into the house and were met by the pope, dressed in full pontifical vestments and attended by two cardinals, one of whom was Cardinal Boccasini. For a short time it looked as though the soldiers, led by Philip's councilor William Nogaret, might kill all three of them, but they refrained from such a terrible crime and finally withdrew after Nicholas rallied the papal forces and rescued Boniface from Anagni.

Cardinal Boccasini set about the difficult task of swinging public opinion to the favor of the pope. Successful at this, he stood sorrowfully by when the pontiff died, broken-hearted by his treatment at the hands of the French soldiers. On October 22, 1303, at the conclave following the death of Boniface, the prophesied burden fell upon the shoulders of the cardinal-bishop of Ostia, who took the name Benedict XI.

The reign of Benedict XI was too short to give him time to work out any of his excellent plans for settling the troubles of the Church. Most of his reign was taken up with undoing the damage done by Philip the Fair. He lifted the interdict on the French people that had been laid down by his predecessor and made an uneasy peace with Philip. He worked to reconcile warring parties in Europe and the Church and to increase spirituality. His reign, short though it was, was noted for its leniency and kindness.

There are few personal anecdotes regarding Benedict, but at least one worth telling. Once, during his pontificate, his mother came to the papal court to see him. The court attendants decided that she was too poorly dressed to appear in the presence of the Holy Father, so they dressed her up in unaccustomed finery before allowing her to see her son. Benedict, sensing what had happened, told them he did not recognize this wealthy woman, and he asked them where was the little widow, pious and poorly dressed, whom he loved so dearly.

Benedict XI died suddenly in 1304. He had continued to the end with his religious observances and penances. Some people believed that he had been poisoned, but there has never been any evidence that this was the case. Many miracles were performed at his tomb, and there were several cures even before his burial (Benedictines, Delaney, Dorcy).

In art, Pope Benedict wears a Dominican habit and papal tiara, while holding the keys. He is venerated in Perugia (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0707.shtml

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Pen drawing of pope Benedict XI as cardinal


Pope Benedict XI

(Nicholas Boccasini)

Born at TrevisoItaly, 1240; died at Perugia, 7 July, 1304. He entered the Dominican Order at the age of fourteen. After fourteen years of study, he became lector of theology, which office he filled for several years. In 1296 he was elected Master General of the Order. As at this time hostility to Boniface VIII was becoming more pronounced, the new general issued an ordinance forbidding his subjects to favour in any way the opponents of the reigning pontiff; he also enjoined on them to defend in their sermons, when opportune, the legitimacy of the election of Boniface. This loyalty of Boccasini, which remained unshaken to the end, was recognized by Boniface, who showed him many marks of favour and confidence. Thus with the two cardinal-legates, the Dominican General formed the important embassy, the purpose of which was the concluding of an armistice between Edward I of England and Philip IV of France, then at war with each other. In the year 1298 Boccasini was elevated to the cardinalate; he was afterwards appointed Bishop of Ostia and Dean of the Sacred College. As at that time Hungary was rent by civil war, the cardinal-bishop was sent thither by the Holy See as legate a latere to labour for the restoration of peace. At the time of the return of the legate to Rome, the famous contest of Boniface VIII with Philip the Fair had reached its height. When, in 1303, the enemies of the pope had made themselves masters of the sacred palace, of all the cardinals and prelates only the two Cardinal-Bishop of Ostia and Sabina remained at the side of the venerable Pontiff to defend him from the violence of William of Nogaret and Sciarra Colonna.

A month after this scene of violenceBoniface having died, Boccasini was unanimously elected Pope, 22 October, taking the name of Benedict XI. The principal event of his pontificate was the restoration of peace with the French court. Immediately after his election Philip sent three ambassadors to the pope bearing the royal letter of congratulation. The king, while professing his obedience and devotion, recommended to the benevolence of the pope the Kingdom and Church of France. Benedict, judging a policy of indulgence to be necessary for the restoration of peace with the French court, absolved Philip and his subjects from the censures they had incurred and restored the king and kingdom to the rights and privileges of which they had been deprived by Boniface. The Colonna cardinals were also absolved from their censures, but not reinstated in their former dignities. This policy of leniency Benedict carried out without compromising the dignity of the Holy See or the memory of Boniface VIIINogaret and Sciarra Colonna and those implicated in the outrage of Anagni were declared excommunicated and summoned to appear before the pontifical tribunal. After a brief pontificate of eight months, Benedict died suddenly at Perugia. It was suspected, not altogether without reason, that his sudden death was caused by poisoning through the agency of William of Nogaret. Benedict XI was beatified in the year 1773. His feast is celebrated at Rome and throughout the Dominican Order on the 7th of July. He is the author of a volume of sermons and commentaries on a part of the Gospel of St. Matthew, on the Psalms, the Book of Job, and the Apocalypse.

Sources

PTOL. LUC., Hist. Eccl. III, 672; BERNARDUS GUIDONIS, Vit. pont. rom., IX, 1010; Script. Ord. Præd., I, 444; GRANDJEAN, Les registres de Benoît XI (Paris, 1883); FUNKE, Papst Benedikt XI (Münster, 1891); ARTAUD DE MONTOR, History of the Popes (New York, 1867), I, 481-484; Année Dominicaine, vii, 125-54; 874-77; and the monograph of FERRETON (Treviso, 1904).

Waldron, Martin Augustine. "Pope Benedict XI." The Catholic Encyclopedia. Vol. 2. New York: Robert Appleton Company, 1907. 12 Jul. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/02429c.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by WGKofron. In memory of Fr. John Hilkert, Akron, Ohio — Fidelis servus et prudens, quem constituit Dominus super familiam suam.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/02429c.htm

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

This illustration is from The Lives and Times of the Popes by Chevalier Artaud de Montor (1772-1849), New York: The Catholic Publication Society of America, 1911. It was originally published in 1842.


July 7

St. Benedict XI., Pope and Confessor

HIS family name was Nicholas Bocasini. He was a native of Treviso, which city was then an independent commonwealth, but since the year 1336 is subject to that of Venice. He was born in 1240, and studied first at Treviso, and afterwards at Venice, where, at fourteen years of age, he took the habit of St. Dominick. He seemed desirous to set no bounds to his fervour and fidelity in the practice of every means of improving his soul daily in virtue; and, during fourteen years, enriched his mind with an uncommon store of sacred learning. After this term he was appointed professor and preacher at Venice and Bologna, and with incredible fruit communicated to others those spiritual riches which he had treasured up in silence and retirement, being always careful by the same means to preserve and increase his own stock. He wrote several sermons and comments on the holy scripture, which are still extant. He was chosen provincial of Lombardy, and, in 1296, the ninth general of his Order. On that occasion, by a pathetic circular letter, 1 he exhorted his brethren to a love of poverty, humility, retirement, prayer, charity, and obedience. In 1297 he was sent by Boniface VIII. nuncio into France, to be the mediator of peace between that nation and the English; and was created cardinal during his residence there in 1298. Nothing but the strict command of his Holiness could have obliged him to accept that dignity, which cost him many tears. He was made soon after bishop of Ostia, and dean of the sacred college; and in 1301 went legate a latere into Hungary, to endeavour to compose the differences which divided that nation into factions, and had already laid it waste by a dreadful civil war; in which cardinal Bocasini succeeded to a miracle. He also abolished in that country several superstitious practices, and other abuses and scandals. He afterwards exerted his zeal in Austria and at Venice, being successively legate in both those places.

Boniface VIII. dying on the 11th of October, 1303, the cardinals entered the conclave on the 21st of the same month, and on the day following unanimously chose our saint pope. He was seized with trembling at the news; but being compelled to acquiesce, was crowned on the following Sunday. He continued his former practices of humility, mortification, and penance. When his mother came to his court in rich attire, he refused to see her till she had put on again her former mean apparel. Rome was at that time torn by civil divisions, especially by the factions of the Colonnas against the late pope; but the moderation, meekness, and prudence of our saint soon restored the whole country to perfect tranquillity. He pardoned the Colonnas and other rebels, Sciarra Colonna and William of Nogaret excepted, who remained under the former sentence of proscription. He pacified Denmark, and other kingdoms of the North, and appeased the State and Church of France. He reconciled the cities of Venice and Padua without effusion of blood. He joined his zealous endeavours with Helena, queen of Servia, in the conversion of her son Orosius. This good pope died the martyr of peace, to make which reign over the whole Christian world he seemed only to have lived. Having sat only eight months and seventeen days, he departed this life at Perugia, on the 6th of July, in the year of our Lord, 1304, of his age sixty-three. Some say he died of poison secretly given him by the contrivance of certain wicked men who were enemies to the public tranquillity. He was honoured by miracles, examined and approved by the bishop of Perugia, and attested by Platina and other historians. See Conc. t. 10. also his life collected by Pagi, in his Annals, and in an express work by the late learned Dominican, F. Peter Thomas Campana; and Vie de S. Benoit XI. ou Caractère de la Sainteté du B. Benoit XI. à Toulouse, 1739. See also F. Touron, Hommes Illustres, t. 1. l. 7. p. 655. and Benedict XIV. de Canoniz, t. 4. Append. and in his new Roman Martyrology on the 7th of July.

Note 1. Published by Dom. Martenne, Anecdot. t. 4. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VII: July. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/7/076.html

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Statues of Popes Benedictus XI and Benedictus XIII, San Domenico, Palermo

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Statue of Pope Benedictus XI, San Domenico, Palermo


Saints and Saintly Dominicans – 7 July

Blessed Benedict XIPopeConfessorO.P.

This religious was received into the Order out of charity at the age of fourteen and being an industrious scholar, he rose by degrees to be Master General. Having been made Cardinal and afterwards Pope, he showed much zeal in maintaining the rights of the Church, together with cleverness and great gentleness in his way of making them respected, so that he was able to re-establish religious and civil peace in Italy, France, England, Germany and Hungary. But he desired that this peace should be founded on truth and justice towards the Church, as he says in one of his letters: “Is it possible that we should allow the wicked to rest in peace while the good are oppressed? Should we allow the innocent to perish? No, a thousand times, no, please God, the Roman Pontiff, the Pastor of all Christians in the world shall never be chargeable with this laxity.” He was planning a new crusade for the liberation of the Holy Land when God called him to a better life, the victim of a mysterious malady after having eaten some fruit presented by an unknown person (1304). It was this Pope who permitted to the Friars Minor the use of the Office of the Stigmata of Saint Francis of Assisi.

Prayer

“O my God, give to the Sovereign Pontiff a new heart, that he may be unwearied in upholding the standard of the Cross.” – Saint Catherine of Siena

Practice

Pray for pilgrims to the Holy Land, and for the good work instituted for the benefit of the holy places.

– taken from the book Saints and Saintly Dominicans, by Blessed Hyacinthe-Marie CormierO.P.

SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-and-saintly-dominicans-7-july/

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Lorenzo Maitani (attr.), Monumento di Benedetto XI, 1305 circa,  San Domenico (Perugia)

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Lorenzo Maitani (attr.), Monumento di Benedetto XI, 1305 circa,  San Domenico (Perugia)


Blessed Benedict the Eleventh, by Father Thomas Austin Dyson

July 7th.

Nicolas Boccasina was born in the year 1240, at Traviso, a city in the north of Italy. It is uncertain what was the rank of his parents; some authors say that his father was a shepherd, some that he was a noble, and others, with more show of probability, that he was a notary. Touron contents himself with saying that he can neither refute nor establish any of these statements, because there is no ancient author whose opinion on this subject is not contradicted by some other author of the same century. “But that which is certain,” he says, “is that the family of the servant of God, whether noble or plebeian, has gained a fame from his merits which it could not give him.” His education was entrusted to the care of his uncle, the parish priest of Saint Andrew’s, one of the principal churches of Traviso. He was afterwards sent to continue his studies at Venice, where he became aware of his vocation to the religious life, and entered the Order of Saint Dominic in the year 1254, receiving the habit in the convent of Saints John and Paul, in that city, being then fourteen years of age. He did not change his name when he entered religion, and was called Brother Nicolas. During his novitiate he was very fervent in keeping the rule of the Order in its greatest perfection, it being necessary rather to check his austerities than to incite him to penance. After his religious profession he began his ecclesiastical studies, and soon became remarkable for diligent and constant application. Like all the saints of the Order, he especially loved the study of the Holy Scriptures. There seems little doubt, says Touron, that he made part of his studies under the care of the Angelic Doctor, Saint Thomas Aquinas, during the time in which that holy doctor taught at Bologna, Rome, and Naples. His humility caused him to hide his talents, and made him very unwilling to distinguish himself among his fellow students, and it would seem as if his superiors, by the will of God, allowed him all the obscurity he desired. Thus his naturally noble character was strengthened by solid study, purified by prayer, and chastened by contemplation. The learned Dominican, Bernard Guidonis, Bishop of Lodève, says that Blessed Benedict once said of himself that he was fourteen years old when he became a Dominican, that he studied fourteen years, taught fourteen years, and passed fourteen years in various offices in the Order. After he completed his studies he taught in the Monasteries of Venice and Bologna, and preached with great success. A collection of his sermons was published, and may still be found in libraries of old Catholic books. He also published some learned commentaries on the Holy Scriptures. He became Master in Theology in the year 1295, and after filling several important offices in the Dominican Order, was twice elected Provincial of Lombardy, in 1286 and 1293. But while he held all these offices he never neglected to cultivate in himself a spirit of sanctity. As soon as his lecture in Theology or Holy Scriptures was over he hurried to the choir, there to chant the praises of God in the company of his brothers; or went into the pulpit to preach to the large audiences who loved to hear him. He borrowed the hours from the night for study, and slept as little as possible. Having proved his capabilities as a superior, it is not to be wondered at that when the Fathers of the Dominican Order met together at a General Chapter in Strasbourg, in the year 1296, to elect a Master General, their choice fell upon him, and although nine hundred fathers took part in the election, it was unanimous, only one dissentient voice, and that was his own.

He fully answered the expectations formed of him; an example of holiness to all – he was at the same time a wise and prudent Superior. “Always venerable,” says Bernard Guidomis, “and worthy of all praise; a model of virtue, a mirror of religion, holy in devotion, fervid in zeal, shining in wisdom, pleasing to God and man.” He says that Benedict, during the two and a half years that he governed the Order, was a faithful observer of the rule, and caused the Fathers to keep it rather by example than by exhortations. He always travelled on foot, in imitation of our holy Father Saint Dominic, and increased his already severe penances and mortifications.

While he held this office of Master General of the Dominican Order, he was charged by Pope Boniface the 8th with reconciling France and England, and having succeeded in his difficult mission, was created Cardinal. He was very loath to accept so high a dignity, and when he was admitted into the Pope’s presence said: “Holy Father, why have you put upon me so heavy a load?”

“God,” was the answer, “has reserved a heavier one for you;” a prophetic insight into the future. This was in the year 1298. Although he often dissented from the opinions of Boniface, and expressed his opinions with perfect frankness, the Pope esteemed him very highly, admiring him all the more for it; and soon after created him Bishop of Ostia, and Dean of the Sacred College of Cardinals, and sent him as Legate into Hungary, to calm the discord which divided that kingdom.

The state of the Church at this time was very alarming. The Turks, those old enemies of Christianity, gradually encroaching upon Europe, were already masters of Palestine, and only awaited a favorable opportunity to seize Constantinople. The Greeks bore a bitter hatred to the Catholic Church; while many European countries were a prey to internal dissentions and at enmity with the nations around them. Pope Boniface the 8th strove to unite all the Christian powers, in order to withstand the tide of Turkish invasion, and sent envoys from Rome to the different Christian kings, to pacify enmities among themselves, previous to a general attack upon the Turks. His motives were misunderstood, and his success but insignificant. Philip Le Bel, King of France, far from listening to the voice of the Pope, accused him of being an usurper and heretic, and charged him with many crimes. History has cleared his name, but his impetuosity of character, and austere views, sometimes caused him to push justice to its limits, and gained him enemies where he should have made friends. He deprived the French Universities of the right to confer degrees, withdrew from the king a privilege he had exercised of appointing to vacant benefices, and punished with censures those ecclesiastics who did not go to Rome according to his orders. Angered by all this, Philip Le Bel convoked the States General, which refused to acknowledge the authority of Boniface, and appealed from him to a General Council, and to a future Pope.

William Nogaret, his envoy, together with Sciarra Colonna, a disaffected Roman noble, took the Pope prisoner in his palace at Anagni, and kept him in confinement three days, after which the inhabitants rescued him. Cardinal Boccasina and another Cardinal alone remained with the insulted Pontiff, while the rest of the Cardinals abandoned him. As soon as he was delivered Boniface set out for Rome, and died immediately on reaching the holy city, October the eleventh, 1303. The Cardinals entered into conclave, October 21st, eleven days after his death. This was the first time the rule was observed which had been established by Celestine the 5th, and confirmed by Boniface the 8th, that the Cardinals should not enter into conclave until nine days after the late Pope’s death. The next day they elected Cardinal Boccasina Pope. He was very unwilling to accept this great office, and only consented when it was represented that it was for the good of the Catholic Church. He took the name of Benedict, the baptismal name of his predecessor, Boniface the 8th, as a token of gratitude to him for all the favors and marks of esteem he had received from him; and adopted for his motto the text, “Make thy face to shine upon thy servant.” (Psalm 30:17) He was solemnly crowned Pope on Sunday, 27 October 1303. The new Pope did not forget his humble origin, and on one occasion gave a very striking proof of the humility which led him to acknowledge it. His mother, although very old, went to see him at Perugia. When she arrived, some high-born ladies told her she would put him to shame if she appeared in her peasant’s costume and gave her a rich and handsome dress, in which she went to the Pope’s palace, and asked to see him. But when Benedict heard what had happened he would not receive her, saying: “It is not my mother if she is dressed in silk, for my mother is a poor woman who does not even know what silk is.” When his mother heard this she took off the costly dress and went to see her son in her peasant costume. He tenderly embraced her, and said: “This time it is indeed my mother.”

At the time of Benedict’s accession, Rome, like the rest of Europe, was full of sedition; one of the most powerful Roman families, that of the Colonnas, was in open rebellion. Two Cardinals of that family, James and Peter Colonna, had been degraded by Boniface, put under anathema, and all their possessions confiscated. Immediately on Benedict’s election all dissatisfaction ceased. He pardoned the Colonnas, and took away the excommunication, but did not restore the two rebellious Cardinals to their rank, nor gave them their confiscated possession.

He then turned his peaceful policy towards those European nations which had incurred the enmity of Boniface. He was already well known to Philip Le Bel, King of France, who, while Benedict was Master General of the Order, had written to thank him for the prominent part he had taken in the canonization of Saint Louis, King of France, his grandfather; and in token of gratitude had given him a large convent for Dominican nuns at Poissy, the birth-place of Saint Louis. It was also at his request that he had made peace with England. When Philip heard of his election to the chair of Saint Peter, he wrote a letter to him, full of confidence and respect. Benedict answered in these words: “Judge of our care for your salvation, and of our tenderness for you by the solicitude with which we have forestalled you, and by which we have given you what you did not ask for, viz., absolution from all the censures you have incurred. We do not regret having acted thus; for we are the Vicar of him who, in the parable, ordered his servants to go into all the by-ways, and force guests to enter and to fill his house. We have done the same; we have left the faithful sheep that we might search for the wanderers, in order to carry them home on our shoulder to the flock.” The Holy Pontiff then begged him to remember that Joas, King of Juda, reigned gloriously only so long as he followed the advice of Joah, the High Priest; but having disregarded his advice, fell by the sword of his own servants. “Listen, then,” he continued, “to the voice of your father, lend an ear to his words, so that God in his goodness may deign to strengthen your reign and cover you with glory and prosperity in this world.”

The holy and prudent Pontiff annulled the censures imposed on France by his predecessor, gave back the right of granting academic degrees, which had been taken away, and showed such a spirit of wise conciliation that in a few months everything was restored to the state it had been in before the lamentable quarrel had arisen.

He then turned his attention to other Christian countries, and pacified them also. He put down several abuses in Albania. In conjunction with Helena, Queen of Servia, he labored for the conversion of her infidel son Orose; removed the interdict from the Kings of Naples and Sicily; reconciled the King of Denmark to the Church, absolved him from excommunication and removed the interdict from his kingdom; pacified Tuscany; made peace between Venice and Padua; and all this in the space of a few months.

But he had not forgotten the danger the Church was in from its most powerful enemies, the Turks. The Kings of Tartary, having been converted by the Dominican and Franciscan missionaries, had taken possession of part of Palestine, but not being able to retain what they had acquired, applied to the Pope for aid.

Benedict, therefore, after restoring peace to Europe, endeavored to organize a general crusade against the Ottoman power.

The Pope never forgot that he was a son of Saint Dominic, that it was in the retirement of the Dominican cloister that his character had been formed, and that all he had, he owed to his early training in sweet and chastening monastic discipline. He did not prove ungrateful, and in many ways showed his gratitude to his Order. Soon after his elevation to the papal throne he wrote a letter to all the Dominicans throughout the Christian world, recommending himself to their pious prayers. But he soon gave them a more substantial proof of his affection. Boniface the Eighth, his predecessor, had thought it necessary to restrain the rights and privileges of the mendicant orders. Benedict restored them, careless of what blame it might seem to put upon Boniface’s memory. Although the whole policy of the Pope had been one of reconciliation and peace, yet he could not allow the outrage which Boniface had suffered at Anagni to go unpunished, and issued a Bull against William of Nogaret and Sciarra Colonna, citing them to appear in person before him, which if they did not do he warned them they would be condemned by default. They did not listen to the Pope, upon which it would seem that God himself took vengeance upon them. The city of Anagni gradually declined, until in 1526 it was a heap of ruins. The three sons of Philip Le Bel all proved to be childless and succeeded each other as kings of France, within a space of fourteen years, leaving the French throne to the posterity of his brother, Charles de Valois, who had ever been the firm friend of Boniface. Rome, so ungrateful to the Popes, was soon abandoned by them for Avignon, and in their absence became almost a deserted city.

The few months that Benedict had sat on Saint Peter’s chair promised that he would be one of the most glorious pontiffs that had ruled the Church; but after only eight months and a few days God called him to his reward. He died at Perugia, July 7th, 1304, in his sixty-third year. A strong suspicion was entertained that he had been poisoned. According to Ferreto of Vincenza, a contemporary historian, Philip Le Bel bribed some of the Pope’s attendants to mix poison with his food, and the Pope having suffered eight days’ torment from the poison, which ate away his entrails, died in great pain.

His funeral was one of those touching testimonies of love, which the poor show to those who have been their benefactors. They remembered his kindness, charity, and tender care for their welfare, and knowing that they had lost a true friend, they followed his body to the tomb in great numbers. He was buried, according to his own desire, in the Church of Saint Dominic at Perugia, and many miracles were worked at his tomb.

The Pontificate of Benedict 11th was very short, but it was one of the most glorious, if we consider his great virtues, his wisdom and moderation, which restored peace to the Christian world, and the burning zeal he always showed for the salvation of souls. A lover and advocate of peace, he seems to have been placed upon the throne of Peter to establish it throughout the world, and when this, his sublime mission, was fulfilled, to have been quickly taken from it, to enjoy his glorious reward in the enjoyment of peace eternal.

Unfeignedly humble in the midst of honors such as none but Christ’s Vicar upon earth could receive, he sincerely despised them, and looked upon them as mere passing dreams, unworthy of his serious attention, and loved rather to use the power and influence his exalted state gave him for the service of the poor and needy.

He continued all the practices of mortification and penance he had learned and practiced in the Dominican cloister: he fasted often, and prayed and meditated in the long hours of the night, while the rest of mankind was asleep.

Pope Clement 12th authorized his cultus, in the year 1736, and allowed his feast to be kept in the dioceses of Treviso and Perugia, and by the Dominican Order throughout the world. The sons of Saint Dominic keep his feast July 7th.

Prayer

Ant. This saint is worthy to be had in remembrance by men, for he hath now passed to the joys of the angels.

V. Pray for us, O Blessed Benedict,

R. That we may be made worthy of the promises of Christ

Let us pray.

O God, who by the grace of Thy benediction didst raise Blessed Benedict, Thy chief Bishop, to heaven, sanctify Thy people, we beseech Thee, with a new benediction of Thy grace, and through his prayers and merits, defend us by Thy power from all the evils that threaten us. Through Christ our Lord. Amen.

MLA Citation

Father Thomas Austin Dyson. “Blessed Ambrose of Siena”. The Life of Saint Pius the Fifth, and Other Saints and Blessed of the Order of Friar Preachers1886. CatholicSaints.Info. 7 May 2023. Web. 22 April 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-benedict-the-eleventh-by-father-thomas-austin-dyson/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-benedict-the-eleventh-by-father-thomas-austin-dyson/

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Cristofano dell'Altissimo,  Papa Benedetto XI, 1552-68. Galleria degli Uffizi, Firenze. Serie Gioviana, Inv. n. 2974.


Beato Benedetto XI (Niccolò Boccasini) Papa

7 luglio

Treviso, 1240 - 1304

(Papa dal 27/10/1303 al 07/07/1304)

Domenicano, apprezzato per la sua umiltà e la sua pietà, divenuto Provinciale della Lombardia, riuscì a mettere pace tra i Domenicani e la città di Parma. Eletto nel capitolo di Strasburgo, promosse una tregua tra Edoardo I d'Inghilterra e Filippo il Bello. Nominato cardinale da Bonifacio VIII, non riuscì ad evitare che questi emanasse la Bolla che vietava agli ordini mendicanti di predicare e confessare fuori dai propri conventi. Nonostante ciò, si mantenne fedele a Bonifacio VIII durante il triste periodo di Anagni. Una volta papa entrò di fermare la lotta tra Filippo il Bello e i Colonna. Accortosi che l'opera di pacificazione era difficile in Roma, si trasferì a Perugia dove morì dopo una vita dedicata a comporre i dissidi che laceravano il suo secolo.

Etimologia: Benedetto = che augura il bene, dal latino

Martirologio Romano: A Perugia, transito del beato Benedetto XI, papa, dell’Ordine dei Predicatori, che, benevolo e mite, nemico delle contese e amante della pace, nel breve tempo del suo pontificato promosse la concordia nella Chiesa, il rinnovamento della disciplina e la crescita della devozione religiosa.

Treviso, la diocesi che dette alla Chiesa S. Pio X, è la patria di un altro papa, elevato agli onori degli altari: Benedetto XI. Come S. Pio X, anche Benedetto XI, per l'anagrafe Niccolò Boccasini, nato a Treviso nel 1240, proveniva da modestissima famiglia. Sua madre faceva la lavandaia nel vicino convento dei domenicani e questa sua mansione favorì l'ingresso del figlio nel giovane ordine di S. Domenico. Indossato l'abito religioso a diciassette anni, Niccolò completò gli studi a Milano. Ordinato sacerdote, fece ritorno a Treviso dove svolse il compito di insegnante nel proprio convento. Si distinse per mitezza di carattere, purezza di vita, umiltà e pietà. Eletto nel 1286 superiore provinciale della vasta regione lombarda, dieci anni dopo fu chiamato a succedere a Stefano di Besancon nella carica di generale dell'Ordine.

Poco dopo il Boccasini, figlio di un'umile lavandaia trevigiana, riuscì a realizzare una difficile tregua d'armi tra il re d'Inghilterra, Edoardo I, e il re di Francia, Filippo il Bello. Questa sua missione di pace, coronata dall'insperato successo, valse al generale dei domenicani il cappello cardinalizio, accordatogli da papa Bonifacio VIII, che intese con questa nomina premiare anche tutto l'ordine domenicano, per la sua adesione al pontefice. Il cardinale Boccasini era ad Anagni accanto a Bonifacio VIII quando questi venne colpito dallo schiaffo dell'emissario di Filippo il Bello, Guglielmo di Nogaret.

Morto Bonifacio VIII, i cardinali, riuniti in conclave a Roma, il 22 ottobre 1303 gli diedero come successore proprio il cardinale Boccasini, uomo conciliante e il più indicato a mettere riparo all'increscioso conflitto tra il papato e il re di Francia. Il nuovo pontefice, che assunse il nome di Benedetto XI, rispose alle attese. Pur mostrandosi duro con l'esecutore materiale del sacrilego gesto (rinnovò la scomunica al Nogaret e a Sciarra Colonna), sciolse il re dalle censure in cui era incorso.
Benedetto XI alla residenza romana preferì quella di Perugia, per tenersi lontano dai tumulti e dalle insidie, e dedicarsi al pacifico governo della Chiesa. Ma anche qui pare sia stato raggiunto dall'odio dei suoi nemici: sentendosi venir meno dopo aver assaggiato un fico fresco, probabilmente iniettato di veleno, fece spalancare le porte del palazzo per concedere un'ultima udienza e benedizione ai fedeli. Tra gli atti del suo breve pontificato (22 ottobre 1303 - 7 luglio 1304), c'è il decreto che fa obbligo a ogni cristiano di confessarsi almeno una volta all'anno.

Autore: Piero Bargellini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/61050

Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

Cromolitografia in L. Tripepi, Ritratti e biografie dei romani pontefici: da S. Pietro a Leone 13, Roma, Vaglimigli Davide, 1879. Municipal Library of Trento


BENEDETTO XI, papa

di Ingeborg Walter

Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 8 (1966)

Nacque nel 1240 a Treviso, da Boccassio e da Bernarda che gli imposero il nome di Niccolò. Il padre, che esercitava il notariato, era di umilissime origini e, a quanto pare, legato da oscuri rapporti di tipo semiservile ai signori di Colle San Martino.

Di una famiglia Boccasini comunque non si ha alcuna notizia e il nome di Niccolò Boccasini attribuito a Niccolò dalla tradizione agiografica e storiografica va corretto in Niccolò di Boccassio. Boccasino si chiamava lo zio paterno, prete a S. Andrea di Treviso, dal quale sembra che Niccolò ricevesse la sua prima istruzione dopo la morte prematura del padre.

L'infanzia e l'adolescenza di Niccolò restano un appannaggio della leggenda agiografica. La prima attestazione sicura risale al testamento di Castellano di Colle San Martino, novizio nel convento domenicano di Bologna, che il 2 ott. 1256 destinò la somma di 25 libbre veneziane a favore di Niccolò, a patto che si decidesse ad entrare nell'Ordine. Pochi mesi dopo la sua vocazione religiosa giunse a piena maturazione: nel 1257 fu accolto dal convento domenicano di Treviso.

Dei suoi studi e della sua carriera nell'Ordine non si hanno molte notizie: secondo una tradizione alquanto tarda, avrebbe studiato logica a Milano dal 1262 al 1268; più tardi fu lettore, probabilmente di teologia, in vari conventi, sicuramente a Venezia, dove, a quanto assicura Giovanni Villani, si occupò anche dell'educazione dei figli di Romeo Querini, un patrizio veneziano con il quale Niccolò conserverà sempre buoni rapporti. I legami con Treviso restarono ben saldi: nel 1276 e poi ancora nel 1280 due suoi concittadini gli lasciarono per testamento un legato. Nel 1282 insegnò nel convento di Genova.

A questi anni di lettorato risalgono con tutta probabilità alcuni scritti teologici dei quali non si hanno notizie sicure. Un solo trattato di esegesi neotestamentaria, conservatosi fino al sec. XVI., fu pubblicato da G. Lazari nel 1603a Venezia con il titolo B. Benedictip. XI in evangelium D. Matthaei commentaria.

La carriera nell'Ordine si dovette svolgere secondo un iter normale: sottopriore e poi priore, non si sa bene di quali conventi, nel 1286 Niccolò fu eletto provinciale di Lombardia dal capitolo riunito a Brescia. Tenne tale carica fino al 1289 e poi di nuovo dal 1293 al 1296. Il governo della provincia di Lombardia, una delle più importanti dell'Ordine, gli procurò una notevole esperienza di uomini e di cose, e un prestigio considerevole che il 12 maggio 1296 gli valse nel capitolo di Strasburgo l'elezione a maestro generale .

Giunto alla direzione del grande Ordine, Niccolò si trovò subito nella necessità di prendere posizione davanti al conflitto che dilaniava in quel momento la vita della Chiesa. La ribellione dei cardinali Pietro e Giacomo Colonna contro Bonifacio VIII aveva trovato infatti le vie di un minaccioso collegamento con l'agitazione dei francescani spirituali che contestavano al papa la legittimità della sua stessa elezione e ne insidiavano l'autorità con una vasta e pericolosa campagna diffamatoria. Nel capitolo celebrato a Venezia nel maggio del 1297 l'Ordine domenicano si schierò compatto in difesa di Bonifacio, disponendo l'avvio di una campagna capillare di predicazione a sostegno dell'autorità pontificia. Alla determinazione di tale posizione, perfettamente in linea con la tradizionale avversione domenicana all'ecclesiologia mistica degli spirituali, e in genere verso ogni tentativo di disgregare l'unità della Chiesa e di minare l'autorità del suo capo, contribuì decisamente l'atteggiamento assai risoluto di Niccolò, che nello stesso capitolo invitò i suoi confratelli a scendere in campo per proclamare contro i ribelli "sanctissimum patrem et nostrum dominum Bonifacium divina providentia summum pontificem tamquam verum Christi in terris vicarium ac beati Petri... successorem legittimum...".

Il papa non mancò di apprezzare questo deciso intervento in suo favore: nello stesso 1297 affidò a Niccolò un incarico diplomatico che lo legò all'attività della Curia e gli conferì ulteriore prestigio. Si trattava di intervenire, insieme con il generale dei francescani Giovanni de Murro, presso i re di Francia e d'Inghilterra per indurli alla pace. La missione si concluse assai presto con un pieno successo. Edoardo I e Filippo il Bello, ormai stanchi dell'estenuante conflitto, accettarono di buon grado la mediazione pontificia e il 31 genn. 1298 i loro delegati conclusero a Tournai un armistizio di due anni.

Subito dopo giunse a Niccolò, che si tratteneva ancora in Francia per visitare i conventi del suo Ordine, la notizia della nomina a cardinale, decretata da Bonifacio il 5 dic. 1298. Gli fu assegnato il titolo di S. Sabina commutato poi, il 2 marzo 1300, in quello più elevato di Ostia e di Velletri che comportava le funzioni di decano del sacro collegio.

La sua elevazione al cardinalato nelle intenzioni di Bonifacio VIII doveva legare strettamente l'Ordine domenicano all'iniziativa pontificia. Niccolò che, appena nominato cardinale, aveva rinunciato alla carica di maestro generale, continuò a partecipare alla vita interna dell'Ordine, patrocinando nel 1300 l'elezione a maestro generale di Alberto da Chiavari, un confratello della provincia lombarda di sua stretta fiducia. Questo intervento non riuscì molto gradito ai suoi confratelli, gelosissimi della loro indipendenza e insofferenti di ogni interferenza della Curia nella loro vita interna. Pochi mesi dopo, sopraggiunta improvvisamente la morte di Alberto da Chiavari, un provvedimento pontificio, diretto ad assicurare la reggenza a Niccolò contro la tradizione che la destinava al vice maestro generale in carica, acuì ulteriormente l'irritazione dell'Ordine. Nel capitolo generale celebrato a Colonia nella primavera del 1301 il candidato di Niccolò, Lamberto da Lodi, ancora un confratello lombardo, fu in conseguenza bocciato. Il tentativo di garantire alla Curia un diretto controllo dell'Ordine domenicano finì quindi con l'alienargli le simpatie dei confratelli e accentuò la sua dipendenza dal papa, al cui servizio doveva segnalarsi ancora, se non per straordinaria abilità, certamente per zelo.

Nel 1301 Bonifacio VIII affidò infatti a Niccolò una seconda missione diplomatica, nominandolo il 13 maggio legato in Ungheria con il compito di farvi prevalere i diritti di Caroberto d'Angiò alla successione del suo parente Ladislao IV, morto nel 1290 senza eredi. La missione non era delle più facili, perché la gran parte della nobiltà e del clero ungherese, osteggiando una soluzione angioina della crisi dinastica, offrirono la corona a Venceslao di Boemia che il 26 ag. 1301 fu incoronato re dall'arcivescovo Giovanni di Colocza. Trasferitosi in Ungheria, Niccolò tentò di ovviare al fatto compiuto, convocando a Buda un sinodo inteso a trasferire la corona a Caroberto. L'improvvisa morte dell'arcivescovo di Colocza, uno dei principali esponenti della fazione boema, sembrò agevolargli il compito, offrendogli la possibilità di insediare nell'importante cattedra arcivescovile un ecclesiastico di sìcuri sentimenti filoangioini. Nonostante questo successo iniziale, la missione si risolse tuttavia in un completo fallimento: la quasi totalità del clero e dei magnati ungheresi persistette nella fedeltà al re Venceslao; al papa non restò che invitare i due pretendenti a Roma per sottoporsi all'arbitrato pontificio. Niccolò, mancando in Ungheria di ogni serio appoggio, nella primavera del 1302 si trasferì a Vienna, dove restò fino alla fine dell'anno. Nel corso di questo soggiorno pare che intervenisse nelle trattative già in corso per garantire a Bonifacio l'appoggio di Alberto d'asburgo nella questione ungherese e nel conflitto con la Francia che nel frattempo si era aggravato in modo preoccupante.

Quando nel maggio del 1303 Niccolò rientrò a Roma il contrasto con Filippo il Bello aveva raggiunto già il suo punto di massima tensione. Il 13 aprile il papa aveva dichiarato che il re era incorso nella scomunica. Due mesi dopo un'assemblea di laici ed ecclesiastici francesi convocata a Parigi per iniziativa reale invocò un concilio generale per giudicare la condotta del pontefice. Nella notte fra il 6 e il 7 settembre il primo consigliere del re, Guglielmo di Nogaret, s'impadronì in Anagni della persona del papa che poté riacquistare la libertà solo dopo tre giorni, in virtù di una sommossa popolare, per morire, però, subito dopo a Roma, l'11 ott. 1303. Niccolò, che si trovava ad Anagni, poté seguire da vicino tutta la drammatica vicenda, ma non pare che si sia compromesso in alcun modo.

Il conclave, riunito il 21 ottobre, dieci giorni dopo la morte di Bonifacio VIII, già il 22 elesse in prima votazione e all'unanimità Niccolò, che assunse il nome di B. XI, a quanto pare in omaggio alla memoria di Benedetto Caetani. Cinque giorni dopo fu incoronato in S. Pietro alla presenza del re Carlo II d'angiò.

Una così rapida unanimità sul nome di un cardinale dal rilievo tanto modesto non può non meravigliare, tanto più se si considera quanto profondamente diviso fosse il collegio cardinalizio. Si deve tener conto tuttavia della circostanza che i cardinali Colonna, principali esponenti della fazione filofrancese, nonostante le loro veementi proteste, non furono ammessi in conclave e che Carlo II, accorso a Roma con le sue truppe in difesa di Bonifacio VIII, esercitò una notevole influenza sulla elezione del nuovo papa avendo seri motivi di riconoscenza verso B. XI per lo zelo filoangioino mostrato nel corso della missione in Ungheria. All'interno del conclave, poi, i cardinali della fazione del defunto papa, capeggiata dall'energico Matteo Rosso Orsini, dovettero vedere in B. XI il candidato di sicura fede bonifaciana meno compromesso con la politica antifrancese del Caetani e quindi nelle migliori condizioni per superare le resistenze della fazione opposta. La quale, neutralizzata nelle sue possibilità di iniziativa dall'inevitabile contraccolpo del grave episodio di Anagni, dovette accettare la candidatura di B. XI come una soluzione interlocutoria, in attesa di una situazione più propizia all'elezione di un papa di stretta osservanza francese. Come elemento decisivo dovette pesare nella considerazione di entrambe le fazioni la posizione personale di B. XI, cardinale di nomina recente e dal passato curiale poco prestigioso, che garantiva una sicura subordinazione all'influenza del Sacro Collegio. La sua elezione, prima diretta conseguenza della gravissima crisi della Chiesa aperta dall'episodio di Anagni, assume così tutto il significato di una tregua tra le opposte fazioni cardinalizie sgomentate dal tragico epilogo del conflitto con la Francia.

In effetti l'inesperto domenicano non tradì le aspettative dei suoi elettori. Privo di ogni seria base di potenza personale, senza il sostegno di un forte consorzio familiare, nel corso dei suo breve pontificato egli si trovò alla mercé del Sacro Collegio. Non mancò in verità il tentativo di sottrarsi a tina tutela tanto pesante con l'appello alla passata esperienza, alquanto limitata per un papa., di provinciale di Lombardia e di generale domenicano. Nel dicembre del 1303 egli introdusse infatti nel Collegio dei cardinali due domenicani di sua fiducia, Niccolò da Prato e l'inglese Guglielmo di Marsfield, che morì prima di giungere a Roma e fu sostituito con il connazionale Walter di Winterburn. Le risorse dell'Ordine domenicano erano tuttavia manifestamente inadeguate a sostenere un'autorità così vigorosamente insidiata.

Un impegno più massiccio B. XI dedicò al settore del governo dello Stato della Chiesa, che cercò di controllare direttamente con governatori di fiducia reclutati tutti nell'Alta Italia. Il 1° dic. 1303 il conte trevigiano Rambaldo di Collalto fu nominato rettore in temporalibus delle provincie della Marca d'ancona e di Massa Trabaria e della città e contea di Urbino. Il nobile veneziano Iacopo Querini divenne rettore del Patrimonio di S. Pietro, il parmigiano Tommasino de Insula rettore di Campagna e Marittima, il bolognese Deoteclerio de Logliano rettore del ducato di Spoleto, il brissinense Teobaldo Brusati rettore di Romagna. Vari altri trevigiani furono insediati nel governo di città e terre pontificie. B. XI volle anche rafforzare i poteri dei suoi rettori limitando le autonomie locali. Conseguenze particolarmente negative ebbe però l'abolizione delle costituzioni emesse da Bonifacio VIII a favore delle comunità della Marca d'ancona, proclamata il 14 genn. 1304, che provocò dopo la sua morte una violenta rivolta.

Questo tentativo di politica personale tradiva il disagio di un papa senza salde radici negli ambienti di Curia, dominati dai tradizionali consorzi famigliari romani e da prepotenti figure di cardinali quali Matteo Rosso Orsini e Napoleone Orsini. Come avvertì acutamente l'agente aragonese a Roma, Garcia Miguel de Ayerbe, priore di S. Cristina, B. XI si trovava a suo agio solo con i domenicani e i suoi fedeli dell'Alta Italia ("vis aperit iste papa os suum, nisi ad Predicatores et ad Lombardos", cfr. Acta Aragonensia, I, p. 162), nei quali cercava un impossibile contrappeso alla potenza della Curia.

Il suo rapporto di dipendenza dal Collegio cardinalizio fu inaugurato simbolicamente dal suo primo gesto di sommo pontefice: il dono ai cardinali della cospicua somma di 46.000 fiorini. La circostanza assume particolare rilievo, se si considera che B. XI trovò le casse pontificie completamente vuote: persino il tesoro papale era stato trafugato nel corso dell'attentato di Anagni e il tentativo di recuperarlo non ebbe alcun risultato. La situazione finanziaria era disperata e non lasciava alcuna possibilità di movimento al nuovo papa, che fu costretto a prendere in prestito grosse somme dai banchieri fiorentini con l'impegno di rimborsarli con il frutto delle collette iniziate in tutta Europa.

L'eredità bonifaciana alla quale B. XI cercò di restare in qualche modo fedele rappresentò per il suo pontificato una ipoteca altrettanto pesante quanto quella imposta dalla Curia. L'aspro conflitto con i cardinali Pietro e Giacomo Colonna, deposti dal cardinalato, scomunicati e privati dei loro beni da Bonifacio VIII nel 1297, restava aperto. Alla notizia della morte del papa i due Colonna si erano precipitati a Roma, senza tuttavia riuscire a mettervi piede per l'opposizione di Carlo II d'angiò. Esclusi dal conclave e dalla città, dove i loro partigiani scatenavano tumulti, pubblicirono un violento memoriale, nel quale contestavano la legittimità dell'elezione di B. XI, innalzato al cardinalato da un papa eretico e al pontificato da un conclave incompleto. Forti dell'appoggio della fazione filofrancese, essi rivendicarono quindi l'immediata reintegrazione nella dignità cardinalizia e nei loro beni, suscitando la pronta reazione della fazione bonifaciana che in un proprio memoriale bollò d'infamia la condotta dei Colonna verso il defunto papa e ne stigmatizzò aspramente ogni possibilità di riabilitazione. La lotta fra le due fazioni si riaccese così con l'antico furore e indusse B. XI, preoccupato di non sconfessare la politica di Bonifacio, ma anche di non aggravare la sua già tanto debole posizione rinfocolando l'aggressività dei Colonna, a un tentativo di compromesso. Con una bolla del 23 dic. 1303 egli liberò i due cardinali e i loro parenti e partigiani dalla scomunica, ma senza reintegrarli nel cardinaiato e nei beni. Questo provvedimento, adottato a dispetto dell'oltranzismo della fazione bonifaciana, conseguì solo il modesto risultato di smussare debolmente la punta più propriamente personale dell'attacco rivoltogli dai Colonna che non desistettero dalla loro opposizione radicale. Continuarono infatti a tramare con il re di Francia contro il papa e, particolare assai più grave, lo insidiarono nella sua stessa incolumità personale, scatenandogli contro violenti tumulti popolari che costrinsero B. XI a trasferirsi, prima dal palazzo del Laterano in S. Pietro, e poi addirittura a Perugia nell'aprile dei 1304.

Difficoltà ancora maggiori presentava la questione dei rapporti con la Francia. Virtualmente concluso con la catastrofe di Anagni, il conflitto con Filippo il Bello attendeva ancora una soluzione ufficiale. La richiesta francese di convocare un concilio generale per condannare con la massima solennità la condotta di Bonifacio VIII non era certamente rientrata, e il Nogaret non mancò di avvertirne B. XI, subito dopo la sua elevazione al pontificato. All'ambasciatore di Filippo il Bello, che si tratteneva nei dintorni di Roma, egli mandò il vescovo Pietro di Tolosa per invitarlo a sospendere ogni iniziativa, in attesa di nuove disposizioni del re, che era sua intenzione provocare al più presto mediante contatti diretti.

Rassicurato da tali dichiarazioni il Nogaret rientrò in Francia, mentre un altro inviato di Filippo il Bello, il priore Pietro di Peredo, che ancora vivente Bonifacio VIII era venuto in Italia per propagandare l'idea del concilio, presentava a B. XI un memoriale, indirizzato originariamente al defunto pontefice e adattato al suo successore.

Si trattava di un nuovo invito a convocare il concilio, ma la circostanza che il Peredo era accreditato per trattare solo con il defunto papa offrì a B. XI il pretesto per ignorarlo. La promessa rilasciata al Nogaret di entrare al più presto in contatti diretti con Filippo il Bello per concordare una rapida composizione delle annose vertenze ancora aperte dovette servire a B. XI di espediente per prendere tempo e per allontanare la minaccia immediata del concilio. Non risulta che egli abbia fatto alcun tentativo di allacciare rapporti diretti con Filippo, al quale evitò persino di mandare l'annuncio ufficiale della sua elezione che spedì invece, come voleva la prassi, agli altri sovrani. Né risulta che abbia preso alcun provvedimento per fronteggiare in un qualsiasi modo l'inevitabile ripresa dell'offensiva diplomatica francese.

Certo B. XI non avevadubbi nella valutazione della politica antipapale del re, che egli considerava scomunicato, evidentemente sulla base delle stesse motivazioni dei defunto papa. Questa convinzione non mancò di trapelare e indusse qualche osservatore contemporaneo a interpretare il suo atteggiamento di ostentata passività nella questione francese come un tentativo deliberato di continuare la linea intransigente di Bonifacio. Nel febbraio del 1304 l'agente aragonese Garcia riferì infatti a Giacomo II: "non tamen adhuc aparent aliqua signa pacis, nec scripsit ei [al re] dominus papa..., imo eum reputat excommunicatum et creditur magis, quod non sit pax quam quod sit" (Acta Aragonensia, I, p. 162).

Le prospettive di resistenza non eranotuttavia facilmente perseguibili. La gravissima situazione della Chiesa, umiliata nel suo prestigio e piegata nella sua potenza dallo scacco di Anagni, dilaniata all'interno dalla lotta implacabile delle fazioni cardinalizie e dalla ribellione degli spirituali, era ben lontana dal permettere il minimo richiamo ad un'impossibile politica di supremazia del potere spirituale sul temporale, che avrebbe richiesto ìnfine ben altra tempra di pontefice. Un'accorta politica di salvataggio delle posizioni irrinunciabili della Chiesa richiedeva l'immediato abbandono dell'eredità bonifaciana e la ricerca di un compromesso con la Francia su basi nuove, magari con il compiacente intervento mediatore di altri regni cristiani.

B. XI invece non seppe seguire neanche la facile indicazione contenuta nelle stesse ultime battute della politica di Bonifacio, che aveva cercato di assicurarsi l'appoggio di Alberto d'asburgo e di Carlo II d'angiò in funzione antifrancese. A Carlo II il pontefice prestò tutta la sua assistenza nella questione ungherese: il 4 nov. 1303 nominò arcivescovodi Esztergom Michele, vescovo di Zagabria, un fedele sostenitore della causa angioina cheriuscì a far prevalere inUngheria. Non sollecitò però una contropartita nella questione del conflitto conla Francia e lo lasciò ritornare tranquillamente nel suo regno. Maggiore insipienza mostrò nei confronti di Alberto d'asburgo, che l'11 marzo 1304 irritò fortemente, invitandolo assai inopportunamente a restituire al suo più acerrimo nemico, l'arcivescovo di Magonza, i beni confiscatigli nel corso dell'aspro conflitto del 1302.

Questa condizione di assoluto isolamento agì potentemente a favore dei Francesi, che seppero sfruttare con altrettanta abilità la sostanziale irresolutezza del papa, immobilizzato dalla sua incapacità di sottrarsi alla tutela soverchiante del Sacro Collegio e all'ipoteca della lotta sfrenata delle sue fazioni. Nel febbraio del 1304 il priore di S. Cristina riferì a Giacomo II: "Dominus papa quasi nichil per se facit nisi cum consilio cardinalium, qui sunt divisi et faciunt partes manifeste, et sic, quod alii approbant, alii contradicunt" (Finke, Aus den Tagen..., p. LVIII). Stretto tra l'esigenza di tener fede alla tradizione bonifaciana, l'estrema inadeguatezza dei suoi mezzi e la realtà della situazione storica, B. XI si trovò completamente paralizzato nelle sue possibilità di azione, affidandosi a una tattica puramente dilatoria che lasciò sempre l'iniziativa alla corte francese e finì col ridurlo alla più completa capitolazione.

Il 25 febbr. 1304 Filippo IV affidò i poteri di trattare a Roma con il papa, "de quibuscumque discordiis, quaestionibus et controversiis" intercorse con Bonifacio VIII, a una missione composta, oltre che dal Nogaret, da Bernard de Mercoeur, Pierre de Belleperche e Guillaume de Plasians. Una speciale istruzione riservava ai tre ultimi plenipotenziari, che non erano compromessi nell'attentato di Anagni come il Nogaret, la facoltà "acceptandi et recipiendi... a sanctissimo patre Benedicto... absolutionis vel relaxationis beneficium, a quibuslibet excommunicationis vel interdicti sententiis", nel caso in cui si accertasse che il re fosse veramente incorso in queste pene. La riserva era della massima importanza, perché la corte francese, se da un lato voleva liberarsi dalla scomunica nella quale era effettivamente incorsa, dall'altro non intendeva riconoscerne la validità, né tanto meno offrire a B. XI la possibilità di presentare il suo intervento assolutorio come un elemento importante delle trattative, meritevole di adeguata contropartita. La riserva quindi scopriva il solo punto debole della posizione francese, al quale un negoziatore di maggiore esperienza e abilità si sarebbe ceriamente attaccato per bilanciare in qualche modo le pretese francesi e arrivare a una soluzione concordata.

B. XI invece si lasciò sfuggire questa occasione: subito dopo l'arrivo della delegazione francese a Roma uscì improvvisamente dalla sua passività e il 25 marzo emise la bolla Tunc navis Petri, assolvendo il re e la famiglia reale dalle sentenze di scomunica nelle quali, a giudizio del papa, sarebbero incorsi secondo l'opinione di alcuni. Il 29 dello stesso mese comunicò ufficialmente a Filippo il Bello la sua elezione e il 2 aprile gli indirizzò una lunga lettera, nella quale rivendicò alla sua iniziativa pastorale il provvedimento assolutorio, invitando il re ad accoglierlo, come una prova di benevolenza, diretta a riportare la corte francese nel grembo della Chiesa e a riconciliarla con la patema autorità del pontefice.

La formula assai ambigua dell'assoluzione, che nel tono dubitativo richiama in tutta evidenza la posizione ufficiale della corte francese sulla questione della scomunica, indusse il Funke a contestare l'autenticità della bolla e della lettera del 2 aprile e ad attribuime la redazione alla cancelleria di Filippo il Bello. Ma, come hanno già osservato il Wenck, il Finke e R. Holtzmann, non c'è motivo di dubitare dell'autenticità dei due documenti, che insieme con l'altro del 29 marzo segnano la ripresa dei rapporti ufficiali con la Francia, dopo l'interruzione conseguente all'attentato di Anagni.

Allo stato attuale della documentazione è difficile stabilire in base a quali considerazioni B. XI si sia indotto a un gesto così improvviso che, se non presenta alcun accenno di critica sia pur minima verso il suo predecessore, appare tuttavia in contrasto con l'atteggiamento di latente ostilità verso Filippo, documentato per i primi mesi del suo pontificato. Particolarmente grave risulta, ai fini di una precisa valutazione della condotta del papa, la carenza di ogni documentazione capace di illuminare in qualche modo il gioco delle fazioni cardinalizie che sicuramente non mancò di pesare sulla scelta di Benedetto XI.

Con tutta probabilità l'ambiguità della formula assolutoria mascherava il proposito di corrispondere all'aspettazione del re, senza sconfessare minimamente la condotta di Bonifacio. A tale conclusione induce la circostanza che B. XI abbia evitato nella bolla ogni riferimento alla politica antipapale di Filippo e abbia lasciato in conseguenza sostanzialmente impregiudicata la questione della validità della scomunica, nella quale, come attesta il priore di S. Cristina, egli lo riteneva effettivamente incorso. B. XI preferì mantenersi sul piano generico di una patema sollecitudine pastorale, probabilmente nella speranza di bloccare l'iniziativa francese con una forte concessione, che non poteva tuttavia suonare come un'aperta capitolazione, capace di assicurare alla Chiesa il tempo necessario per riprendere un po' della sua forza e del suo prestigio.

Questo calcolo, se ci fu, risultò completamente sbagliato: irretito nella sua tattica dilatoria, B. XI non capì che la bolla Tunc navis Petri, invece di rafforzare la sua posizione, lo privò dell'unica arma disponibile per trattare con i Francesi. Ora non gli restava che capitolare su tutta la linea.

Nel corso del mese di aprile, mentre la Curia si trasferiva lentamente a Perugia, due agenti francesi, Guillaume de Chatenay e Hugue de Celle, iniziarono una febbrile attività per rilanciare la richiesta del concilio all'intemo dello stesso collegio cardinalizio. Riuscì loro di convincere sette cardinali, non tutti della fazione filofrancese, a promettere davanti a un notaio tutto il loro appoggio per la convocazione del concilio. Un gruppo di altri cardinali, guidati da Matteo Rosso Orsini, dichiararono agli stessi agenti e sempre davanti al notaio, che non avevano alcuna ostilità preconcetta alla convocazione di un concilio, ma desideravano rimettersi all'iniziativa pontificia. La minaccia del concilio si presentò così con forza ancora maggiore e indusse B. XI ad accedere completamente alle richieste francesi.

Il 18 apr. 1304 B. XI sospese il provvedimento emanato da Bonifacio per togliere ogni efficacia ai titoli accademici rilasciati dalle università francesi e rinunciò al diritto di provvisione sulle chiese di Francia, preteso dal suo predecessore. Il 13 maggio rilasciò una serie di bolle che definirono nel senso desiderato dai Francesi tutte le questioni controverse ancora pendenti tra la Francia e la Santa Sede. i processi intentati da Bonifacio contro Filippo e i suoi funzionari furono annullati. Tutti i partecipanti francesi, laici ed ecclesiastici, all'attentato di Anagni furono liberati dalla scomunica, eccettuato il Nogaret, alla cui assoluzione B. XI si riservò di provvedere a parte. L'interdetto pendente sulla città di Parniers e sugli aderenti del conte di Foix fu ritirato, e quello gravante su Lione fu sospeso per tre anni; gli ecclesiastici francesi che non avevano accolto l'invito di Bonifacio a presentarsi a Roma furono perdonati; il decreto che condannava il defunto Pierre Flotte, il primo campione francese della lotta contro il papato, fu revocato. La questione finanziaria che aveva provocato tutto il rovinoso conflitto fu risolta nel modo seguente: la bolla Clericislaicos dei 1296, che proibiva al potere temporale di esigere contribuzioni fiscali dal clero, non fu revocata; in compenso, però, fu concessa al clero francese la facoltà di sostenere finanziariamente la monarchia. A testimonianza delle sue buone intenzioni su questo punto, il 14 maggio B. XI concesse a Filippo la decima sulle rendite ecclesiastiche francesi per tre anni.

Come contropartita a queste gravissime concessioni, che seppellirono il sogno bonifaciano di riaffermare la superiorità pontificia sugli stati cristiani e prepararono, per l'immediato futuro, il periodo avignonese del papato, B. XI ottenne il ritiro della richiesta francese del concilio e libertà di azione nei confronti del Nogaret e degli altri partecipanti italiani all'attentato di Anagni. Un ben magro compenso, se si considera che i Francesi non avevano più motivo di invocare il concilio una volta ridotto il papa alla loro mercé, e che il Nogaret e gli esponenti della fazione colonnese incriminati da B. XI continuarono a godere del favore reale.

Il 7 giugno 1304 B. XI poté prendere finalmente, con un ritardo di ben otto mesi, quei necessari provvedimenti contro gli esecutori materiali dell'attentato di Anagni, che il prestigio della Chiesa, così gravemente compromesso, richiedeva con ben altra tempestività. Con la bolla Flagitiosum scelus egli, sotto pena di scomunica, citò a comparire davanti all'autorità pontificia entro il 29 giugno il Nogaret e alcuni dei principali esponenti colorinesi presenti ad Anagni. Nessuno dei personaggi incriminati obbedì all'intimazione, ma la solenne cerimonia della promulgazione della scomunica fu impedita dalla morte del papa.

L'eredità fallimentare dei sogni di supremazia accarezzati da Bonifacio VIII non mancò di pesare anche sulla politica italiana di Benedetto XI. Particolarmente significativo in questo senso è il maldestro intervento nella politica interna fiorentina che sí risolse in uno scacco cocente per il papato. Il 31 genn. 1304 B. XI nominò il suo fido Niccolò da Prato legato nelle province dell'Italia centrale, con il compito specifico di riportare la pace a Firenze, tormentata dalla consueta ferocia delle sue lotte di fazione. La missione, varata negli stessi mesi che registravano un atteggiamento di rovinosa passività nei confronti dei conflitto con la Francia, rispondeva all'esigenza di ridare prestigio all'influenza pontificia, ma anche all'ambizione di avviare un'iniziativa politica personale capace di rafforzare la debole posizione dei papa nei confronti della Curia. Incoraggiato da un'iniziale successo, ottenuto con la pacificazione delle due fazioni nelle quali si erano divisi i Neri fiorentini, il cardinal legato tentò di promuovere il richiamo dei Ghibellini e dei Bianchi, scontrandosi nella più violenta opposizione dei Neri. Il disegno di spostare totalmente l'equilibrio politico fiorentino, puntando in particolare sul ritorno dei Bianchi, capeggiati dalla famiglia di potenti banchieri, i Cerchi, alla quale B. XI si era legato a filo doppio affidandole il controllo delle finanze pontificie, risultò decisamente temerario. Provocò solo una ripresa ancor più sanguinosa della lotta delle fazioni che il 10 giugno costrinse il cardinal legato ad abbandonare precipitosamente la città, sulla quale lanciò l'interdetto. L'insistente azione pacificatrice del legato aveva scoperto il richiamo alla direttiva bonifacìana di sfruttare le lotte interne del Comune per estendere l'influenza pontificia sulla Toscana e su Firenze in particolare. La circostanza, per B. XI del tutto accidentale, di puntare sui Bianchi, in quel momento più deboli, anziché sui Neri come Bonifacio, giocò tutta a sfavore del pontefice e portò al più completo falfimento l'infelice iniziativa.

Un atteggiamento di estrema intransigenza B. XI tenne nei confronti della questione siciliana, una delle più care all'ambizione politica di Bonifacio VIII. Nel messaggio augurale inviatogli da Federico di Sicilia egli rilevò l'uso del titolo "rex Siciliae", riservato dal trattato di Caltabellotta agli Angioini di Napoli, e non mancò di levare, già il 30 nov. 1303, un'energica protesta. Chiese quindi il pagamento del censo dovuto alla Santa Sede, e nel gennaio del 1304 affrontò il problema delle sedi vescovili siciliane, in gran parte vacanti a causa della lunga guerra del Vespro, nominando ecclesiastici di sua fiducia, senza tener conto delle esigenze dei re.

La stessa fedeltà alla politica del suo predecessore osservò nei confronti di Giacomo II d'aragona, al quale confermò e ampliò le concessioni di papa Bonifacio VIII per favorire la conquista della Sardegna.

Per quel che riguarda la vita interna della Chiesa l'attività di B. XI risulta scarsamente caratterizzata: va registrato tuttavia un tentativo, evidentemente suggerito dalla sua esperienza di provinciale e generale domenicano, di ridare slancio all'iniziativa pastorale degli Ordini mendicanti, limitata dalla bolla Super cathedram di Bonifacio VIII, che l'aveva vincolata a certi controlli del clero secolare. Il 7 febbr. 1304 B. XI attenuò con la bolla Inter cunctas le disposizioni del predecessore.

Perfettamente in linea con la tradizione domenicana e con l'eredità di Bonifacio VIII risultò il suo atteggiamento di rigorosa chiusura verso i francescani spirituali, che non mancarono di reagire con la consueta violenza verbale, come si può desumere dall'aspra invettiva indirizzatagli da Ubertino da Casale. L'estrema intransigenza verso gli spirituali è attestata anche dai rapporti con Arnaldo di Villanova, che documentano con la massima efficacia il fondamento decisamente autoritario della sua concezione della Chiesa: Il 2 giugno 1304 il medico catalano gli indirizzò una calda esortazione a riparare ai mali della Chiesa, che minacciavano l'avvento dell'Anticristo, indicando le linee di un rinnovamento dell'attività missionaria e pastorale e prospettandogli morte immediata ed eterna ignominia ove fosse venuto meno a questo compito. Una tale provocatoria intimazione ebbe il potere di risvegliare nell'antico inquisitore di Lombardia lo zelo di una volta: con insospettabile prontezza ed energia fece imprigionare Arnaldo, che aveva sollecitato udienza, nella stessa Perugia dove B. XI si era ormai stabilito. Solo la morte del papa, sopraggiunta il 7 luglio 1304, risparmiò il castigo all'incauto catalano, che non mancò di apprezzare l'efficacia della sua profezia.

L'improvvisa morte dette corso alle solite dicerie che l'attribuirono al veleno dei cardinali o addirittura del Nogaret. B. XI invece morì, a quel che pare, di dissenteria. Fu sepolto a Perugia nella chiesa di S. Domenico, dove il fedele cardinale Niccolò da Prato gli fece erigere un monumento sepolcrale. La santità della sua vita e l'insorgere di guarigioni miracolose subito dopo la sua morte gli valsero nel 1738 la beatificazione.

Fonti e Bibl.: P. Dupuy, Histoire du différend d'entre le pape Boniface VIII et Philippes le Bel de France, Paris 1655, pp. 205-234. 249; Acta capitulorum generalium Ordinis praedicatorum, a c. di B. M. Reichert, I, Romae-Stuttgardiae 1898, pp. 277-294; Litterae encyclicae magistrorum generalium Ordinis praedicatorum ab anno 1233 usque ad annum 1376, a c. di B. M. Reichert, Romae 1900, pp. 165-172; Le registre de Benoît XI, a c. di C. Grandican, Paris 1905; Les registres de Boniface VIII, a c. di G. Digard, M. Faucon, A. Thomas, F. Fawtier, Paris 1907-1939, ad Indicem; Acta Aragonensia, I-III, a c. di H. Finke, Leipzig-Berlin 1908-1922, ad Indices; V.Salavert y Roca, Cerdeña y la expansión mediterranea de la corona de Aragón, II, Documentos, Madrid 1956, ad Indicem; Ptolomaei Lucensis Historia ecclesiastica a nativitate Christi usque ad annum circiter 1312, in L. A. Muratori, Rer. Ital. Script., XI, Mediolani 1727, coll. 1204, 1224; Annales Austriae, a c. di W. Wattenbach, in Monumenta Germ. Hist., Scriptores, IX, Hannoverae 1851, pp. 660, 721 s., 732 s.; Gesta abbatum Trudonensium, a c. di R. Koepke, ibid., X, Hannoverae 1852, p. 411; Bernardus Guidonis, Efloribus chronicorum seu catalogo Romanorum pontificum..., in Recueil des historiens des Gaules et de la France, XXI, a c. di J. D. Guigniaut e J. N. de Wailly, Paris 1855, pp. 712, 714 s., 737; G. Villani, Cronica, in Croniche di Giovanni, Matteo e Filippo Villani, I, Trieste 1857, I. VIII, cc. 66, 69-72, 80, pp. 198-202, 207 s.; B. Raymundi Capuani Opuscula et litterae, Romae 1895, pp. 19-24; De vita prima et miracula B. Benedicti Papae XI auctore Bernardo Guidonis, in Analecta Bollandiana, XIX (1900), pp. 14-20; Ferreti Vicentini Historia rerum in Italia gestarum ab anno MCCL usque ad annum MCCCXVIII, a c. di C. Cipolla, Roma 1908, in Fonti per la Storia d'Italia, XLII, pp. 166-175; La cronaca maggiore dell'ordine domenicano di Galvano Fiamma, a c. di G. 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Benedetto XI

di Raoul Manselli

Enciclopedia Dantesca (1970)

Al secolo Niccolò Boccasini; nacque a Treviso nel 1240 - da Boccassio, notaio di modeste condizioni, e da Bernarda.

Va osservato che non è attestata una famiglia Boccasini e che quindi il cognome di Niccolò va probabilmente ricondotto a un gesto d'affetto verso lo zio Boccasino, un prete che lo allevò

e lo guidò agli studi, analogamente a quanto fece - e non fu ovviamente il solo - il ben noto Pietro Damiani che così si disse appunto dallo zio Damiano, che lo curò nell'infanzia. Comunque il cognome Boccasini non sembra attestato da documenti ed è dato dalla tradizione erudita.

Entrato nell'ordine domenicano nel 1257, passò - ma ci mancano testimonianze precise e documentate - da un convento all'altro, facendosi notare per cultura

e santità, sì da essere eletto provinciale di Lombardia tre volte fra il 1286 e il 1296, quando, il 12 maggio, venne eletto a Strasburgo maestro generale dell'ordine. Nelle difficili condizioni della Chiesa, dilaniata dal contrasto fra Bonifacio VIII e i Colonna e turbata dall'opposizione dei francescani spirituali italiani che negavano la validità dell'elezione del pontefice, Niccolò sostenne, e con lui tutto l'ordine, il papa, che lo volle collaboratore della sua attività e lo creò cardinale prete del titolo di s. Sabina il 5 dicembre 1298, promovendolo il 2 marzo 1300 a cardinale vescovo di Ostia e Velletri e alla connessa dignità di decano del Sacro Collegio.

Continuando a collaborare col papa nella sua attività diplomatica fu, nel 1301-1302, in Ungheria per indirizzare - ma invano - i principi ungheresi all'elezione di un re favorevole alla Curia e in Austria per ottenere l'appoggio di Alberto d'Asburgo alla politica del papa.

Presente alla vicenda di Anagni - anche se non vi ebbe altro rilievo che di spettatore - alla morte del pontefice, dopo un brevissimo conclave venne eletto papa il 22 ottobre e consacrato il 27 ottobre del 1303.

Posto così di fronte ai gravissimi problemi lasciati insoluti dal suo predecessore, B. cercò di trovare, regolarmente, delle soluzioni dilatorie o di compromesso: così, per esempio, assolse il re Filippo IV il Bello e la sua famiglia dalla scomunica per lo ‛ schiaffo ' di Anagni, ma la ribadì per coloro che ne erano stati gli autori materiali, tra cui Guglielmo di Nogaret e Sciarra Colonna, intimando loro di comparire al suo cospetto per esser giudicati. Analogamente liberò dalla scomunica i due cardinali Pietro e Giacomo Colonna, con i loro familiari e seguaci, ma non restituì loro né il cardinalato né i beni.

In realtà, essendo uno spirito religioso formatosi nelle mura di un convento, non aveva un senso esatto dei problemi, e, nella coscienza dei propri limiti, ne evitava e rinviava la soluzione. Fu invece energico e deciso là dove poteva orientarsi, come nei riguardi dei francescani spirituali: il loro fautore, Arnaldo da Villanova, celebre medico, che cercò di intimidirlo, come aveva già fatto persino con Bonifazio VIII e come farà con Clemente V, si vide messo subito in prigione a Perugia nel giugno del 1304.

Nei riguardi di Firenze, B. cercò di ricondurre nella città i Bianchi e i ghibellini, anche per riconoscenza verso i Cerchi che lo avevano appoggiato finanziariamente, ma provocò una violenta opposizione dei Neri, nonostante l'attività e la solerzia di uno dei più abili suoi collaboratori, Niccolò da Prato, che egli aveva fatto cardinale il dicembre 1303.

Morì d'improvviso il 7 luglio 1304. Fu beatificato nel 1738.

D. non ricorda mai esplicitamente nella sua opera B., provocando il dubbio che lo consideri tra coloro di cui non val troppo la pena di occuparsi. Suscita perciò molte perplessità l'opinione di quegli studiosi che ritengono il poeta influenzato, nella sua condanna dello ‛ schiaffo di Anagni ' (Pg XX 85-87), dalla bolla Flagitiosum scelus emanata il 7 giugno 1304 da Perugia, o dalle parole che il pontefice avrebbe pronunziato in una sua omelia, sempre perugina, di cui riferisce il cronista inglese, continuatore dei Flores historiarum. In questo secondo caso bisognerebbe anzi supporre una presenza di D., improbabile e, comunque, non accertata, nella città umbra. Qualora si dati all'elezione di Clemente V l'epistola di D. ai cardinali italiani, allora è appunto B. il ‛ defunctus Antistes ' (Ep XI 25) la cui ira sarebbe rinverdita nel ‛ transtiberinus sectator '. Ma tutta la questione, com'è noto, è ancora sub iudice. Altrettanto tenui sono le ipotesi di coloro (Benassuti, Di Cesare, Mandonnet) che in papa B. hanno voluto identificare il Veltro, poiché domenicano e quindi dei Domini Canes.

Bibl. - P. Funke, Papst B. XI, Münster i. W. 1891; J. Walter, B. XI, in Dizion. biogr. degli Ital. VIII (1966) 370-378. Per l'oltraggio di Anagni si veda in particolare R. Holtzmann, Wilhelm von Nogaret, Friburgo 1898, 111-127, e W. Holtzmann, Zum Attentat von Anagni, in Festschrift A. Bruckmann, Weimar 1930. Cfr. anche P. Fedele, Per la storia dell'attentato d'Anagni, in " Bull. Ist. Stor. Medio Evo " XLI (1921) 210-211. Per l'identificazione col Veltro, v. G. Di Cesare, Note a D., Città di Castello 1894; P. Mandonnet, Note de symbolique médiévale. Domini Canes, Friburgo 1912.

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Papa Benedetto XI

Pope Benedict XI

San Vito (Valdobbiadene, Veneto) - Statua di papa Benedetto XI davanti alla chiesa parrocchiale

San Vito (Valdobbiadene, Veneto, Italy) - Statue of pope Benedict XI by the parish church


BENEDETTO XI, beato

di Ingeborg Walter

Enciclopedia dei Papi (2000)

Nacque nel 1240 a Treviso, da Boccassio e da Bernarda, che gli imposero il nome di Niccolò. Il padre, che esercitava il notariato, era di umilissime origini e, a quanto pare, legato da oscuri rapporti di tipo semiservile ai signori di Colle San Martino.

Di una famiglia Boccasini comunque non si ha alcuna notizia e il nome di Niccolò Boccasini attribuitogli dalla tradizione agiografica e storiografica va corretto in Niccolò di Boccassio. Boccasino si chiamava lo zio paterno, prete a S. Andrea di Treviso, dal quale sembra che egli ricevesse la sua prima istruzione dopo la morte prematura del padre.

L'infanzia e l'adolescenza di Niccolò restano un appannaggio della leggenda agiografica. La prima attestazione sicura risale al testamento di Castellano di Colle San Martino, novizio nel convento domenicano di Bologna, che il 2 ottobre 1256 destinò la somma di 25 libbre veneziane a favore di Niccolò, a patto che si decidesse ad entrare nell'Ordine. Pochi mesi dopo, la sua vocazione religiosa giunse a piena maturazione: nel 1257 fu accolto dal convento domenicano di Treviso.

Dei suoi studi e della sua carriera nell'Ordine non si hanno molte notizie: secondo una tradizione alquanto tarda, avrebbe studiato logica a Milano dal 1262 al 1268; più tardi fu lettore, probabilmente di teologia, in vari conventi, sicuramente a Venezia, dove, a quanto assicura Giovanni Villani, si occupò anche dell'educazione dei figli di Romeo Querini, un patrizio veneziano con il quale Niccolò conserverà sempre buoni rapporti. I legami con Treviso restarono ben saldi: nel 1276 e poi ancora nel 1280 due suoi concittadini gli lasciarono per testamento un legato. Nel 1282 insegnò nel convento di Genova. A questi anni di lettorato risalgono con tutta probabilità alcuni scritti teologici dei quali non si hanno notizie sicure. Un solo trattato di esegesi neotestamentaria, conservatosi fino al sec. XVI, fu pubblicato da G. Lazari nel 1603 a Venezia con il titolo B. Benedicti p. XI in evangelium D. Matthaei commentaria.

La carriera nell'Ordine si dovette svolgere secondo un iter normale: sottopriore e poi priore, non si sa bene di quali conventi, nel 1286 Niccolò fu eletto provinciale di Lombardia dal Capitolo riunito a Brescia. Tenne tale carica fino al 1289 e poi di nuovo dal 1293 al 1296. Il governo della provincia di Lombardia, una delle più importanti dell'Ordine, gli procurò una notevole esperienza di uomini e di cose, e un prestigio considerevole che il 12 maggio 1296 gli valse nel Capitolo di Strasburgo l'elezione a maestro generale. Giunto alla direzione del grande Ordine, Niccolò si trovò subito nella necessità di prendere posizione davanti al conflitto che dilaniava in quel momento la vita della Chiesa. La ribellione dei cardinali Pietro e Giacomo Colonna contro Bonifacio VIII aveva trovato infatti le vie di un minaccioso collegamento con l'agitazione dei Francescani Spirituali che contestavano al papa la legittimità della sua stessa elezione e ne insidiavano l'autorità con una vasta e pericolosa campagna diffamatoria. Nel Capitolo celebrato a Venezia nel maggio del 1297 l'Ordine domenicano si schierò compatto in difesa di Bonifacio, disponendo l'avvio di una campagna capillare di predicazione a sostegno dell'autorità pontificia. Alla determinazione di tale posizione, perfettamente in linea con la tradizionale avversione domenicana all'ecclesiologia mistica degli Spirituali, e in genere verso ogni tentativo di disgregare l'unità della Chiesa e di minare l'autorità del suo capo, contribuì decisamente l'atteggiamento assai risoluto di Niccolò, che nello stesso Capitolo invitò i suoi confratelli a scendere in campo per proclamare contro i ribelli "sanctissimum patrem et nostrum dominum Bonifacium divina providentia summum pontificem tamquam verum Christi in terris vicarium ac beati Petri [...] successorem legittimum [...]".

Il papa non mancò di apprezzare questo deciso intervento in suo favore: nello stesso 1297 affidò a Niccolò un incarico diplomatico che lo legò all'attività della Curia e gli conferì ulteriore prestigio. Si trattava di intervenire, insieme con il generale dei Francescani Giovanni de Murro, presso i re di Francia e d'Inghilterra per indurli alla pace. La missione si concluse assai presto con un pieno successo. Edoardo I e Filippo il Bello, ormai stanchi dell'estenuante conflitto, accettarono di buon grado la mediazione pontificia e il 31 gennaio 1298 i loro delegati conclusero a Tournai un armistizio di due anni.

Subito dopo giunse a Niccolò, che si tratteneva ancora in Francia per visitare i conventi del suo Ordine, la notizia della nomina a cardinale, decretata da Bonifacio il 5 dicembre 1298. Gli fu assegnato il titolo di S. Sabina commutato poi, il 2 marzo 1300, in quello più elevato di Ostia e di Velletri che comportava le funzioni di decano del Sacro Collegio.

La sua elevazione al cardinalato nelle intenzioni di Bonifacio VIII doveva legare strettamente l'Ordine domenicano all'iniziativa pontificia. Niccolò che, appena nominato cardinale, aveva rinunciato alla carica di maestro generale, continuò a partecipare alla vita interna dell'Ordine, patrocinando nel 1300 l'elezione a maestro generale di Alberto da Chiavari, un confratello della provincia lombarda di sua stretta fiducia. Questo intervento non riuscì molto gradito ai suoi confratelli, gelosissimi della loro indipendenza e insofferenti di ogni interferenza della Curia nella loro vita interna. Pochi mesi dopo, sopraggiunta improvvisamente la morte di Alberto da Chiavari, un provvedimento pontificio, diretto ad assicurare la reggenza a Niccolò contro la tradizione che la destinava al vicemaestro generale in carica, acuì ulteriormente l'irritazione dell'Ordine. Nel Capitolo generale celebrato a Colonia nella primavera del 1301 il candidato di Niccolò, Lamberto da Lodi, ancora un confratello lombardo, fu in conseguenza bocciato. Il tentativo di garantire alla Curia un diretto controllo dell'Ordine domenicano finì quindi con l'alienargli le simpatie dei confratelli e accentuò la sua dipendenza dal papa, al cui servizio doveva segnalarsi ancora, se non per straordinaria abilità, certamente per zelo.

Nel 1301 Bonifacio VIII affidò infatti a Niccolò una seconda missione diplomatica, nominandolo il 13 maggio legato in Ungheria con il compito di farvi prevalere i diritti di Caroberto d'Angiò alla successione del suo parente Ladislao IV, morto nel 1290 senza eredi. La missione non era delle più facili, perché la gran parte della nobiltà e del clero ungherese, osteggiando una soluzione angioina della crisi dinastica, offrì la Corona a Venceslao di Boemia che il 26 agosto 1301 fu incoronato re dall'arcivescovo Giovanni di Colocza. Trasferitosi in Ungheria, Niccolò tentò di ovviare al fatto compiuto, convocando a Buda un sinodo inteso a trasferire la Corona a Caroberto. L'improvvisa morte dell'arcivescovo di Colocza, uno dei principali esponenti della fazione boema, sembrò agevolargli il compito, offrendogli la possibilità di insediare nell'importante cattedra arcivescovile un ecclesiastico di sicuri sentimenti filoangioini. Nonostante questo successo iniziale, la missione si risolse tuttavia in un completo fallimento: la quasi totalità del clero e dei magnati ungheresi persistette nella fedeltà al re Venceslao; al papa non restò che invitare i due pretendenti a Roma per sottoporsi all'arbitrato pontificio. Niccolò, mancando in Ungheria di ogni serio appoggio, nella primavera del 1302 si trasferì a Vienna, dove restò fino alla fine dell'anno. Nel corso di questo soggiorno pare che intervenisse nelle trattative già in corso per garantire a Bonifacio l'appoggio di Alberto d'Asburgo nella questione ungherese e nel conflitto con la Francia che nel frattempo si era aggravato in modo preoccupante.

Quando nel maggio del 1303 Niccolò rientrò a Roma, il contrasto con Filippo il Bello aveva raggiunto già il suo punto di massima tensione. Il 13 aprile il papa aveva dichiarato che il re era incorso nella scomunica. Due mesi dopo un'assemblea di laici ed ecclesiastici francesi convocata a Parigi per iniziativa reale invocò un concilio generale per giudicare la condotta del pontefice. Nella notte fra il 6 e il 7 settembre il primo consigliere del re, Guglielmo di Nogaret, s'impadronì in Anagni della persona del papa che poté riacquistare la libertà solo dopo tre giorni, in virtù di una sommossa popolare, per morire, però, subito dopo a Roma, l'11 ottobre 1303. Niccolò, che si trovava ad Anagni, poté seguire da vicino tutta la drammatica vicenda, ma non pare che si sia compromesso in alcun modo.

Il conclave, riunito il 21 ottobre, dieci giorni dopo la morte di Bonifacio VIII, già il 22 elesse in prima votazione e all'unanimità Niccolò, che assunse il nome di Benedetto XI, a quanto pare in omaggio alla memoria di Benedetto Caetani. Cinque giorni dopo fu incoronato in S. Pietro alla presenza del re Carlo II d'Angiò.

Una così rapida unanimità sul nome di un cardinale dal rilievo tanto modesto non può non meravigliare, tanto più se si considera quanto profondamente diviso fosse il Collegio cardinalizio. Si deve tener conto tuttavia della circostanza che i cardinali Colonna, principali esponenti della fazione filofrancese, nonostante le loro veementi proteste, non furono ammessi in conclave e che Carlo II, accorso a Roma con le sue truppe in difesa di Bonifacio VIII, esercitò una notevole influenza sulla elezione del nuovo papa avendo seri motivi di riconoscenza verso B. per lo zelo filoangioino mostrato nel corso della missione in Ungheria. All'interno del conclave, poi, i cardinali della fazione del defunto papa, capeggiata dall'energico Matteo Rosso Orsini, dovettero vedere in B. il candidato di sicura fede bonifaciana meno compromesso con la politica antifrancese del Caetani e quindi nelle migliori condizioni per superare le resistenze della fazione opposta. La quale, neutralizzata nelle sue possibilità di iniziativa dall'inevitabile contraccolpo del grave episodio di Anagni, dovette accettare la candidatura di B. come una soluzione interlocutoria, in attesa di una situazione più propizia all'elezione di un papa di stretta osservanza francese. Come elemento decisivo dovette pesare nella considerazione di entrambe le fazioni la posizione personale di B., cardinale di nomina recente e dal passato curiale poco prestigioso, che garantiva una sicura subordinazione all'influenza del Sacro Collegio. La sua elezione, prima diretta conseguenza della gravissima crisi della Chiesa aperta dall'episodio di Anagni, assume così tutto il significato di una tregua tra le opposte fazioni cardinalizie sgomentate dal tragico epilogo del conflitto con la Francia.

In effetti l'inesperto domenicano non tradì le aspettative dei suoi elettori. Privo di ogni seria base di potenza personale, senza il sostegno di un forte consorzio familiare, nel corso del suo breve pontificato egli si trovò alla mercé del Sacro Collegio. Non mancò in verità il tentativo di sottrarsi a una tutela tanto pesante con l'appello alla passata esperienza, alquanto limitata per un papa, di provinciale di Lombardia e di generale domenicano. Nel dicembre del 1303 egli introdusse infatti nel Collegio dei cardinali due domenicani di sua fiducia, Niccolò da Prato e l'inglese Guglielmo di Marsfield, che morì prima di giungere a Roma e fu sostituito con il connazionale Walter di Winterburn. Le risorse dell'Ordine domenicano erano tuttavia manifestamente inadeguate a sostenere un'autorità così vigorosamente insidiata.

Un impegno più massiccio B. dedicò al settore del governo dello Stato della Chiesa, che cercò di controllare direttamente con governatori di fiducia reclutati tutti nell'Alta Italia. Il 1° dicembre 1303 il conte trevigiano Rambaldo di Collalto fu nominato rettore "in temporalibus" delle province della Marca d'Ancona e di Massa Trabaria e della città e Contea di Urbino. Il nobile veneziano Iacopo Querini divenne rettore del Patrimonio di S. Pietro, il parmigiano Tommasino de Insula rettore di Campagna e Marittima, il bolognese Deoteclerio de Logliano rettore del Ducato di Spoleto, il brissinense Teobaldo Brusati rettore di Romagna. Vari altri trevigiani furono insediati nel governo di città e terre pontificie. B. volle anche rafforzare i poteri dei suoi rettori limitando le autonomie locali. Conseguenze particolarmente negative ebbe però l'abolizione delle costituzioni emesse da Bonifacio VIII a favore delle comunità della Marca d'Ancona, proclamata il 14 gennaio 1304, che provocò dopo la sua morte una violenta rivolta.

Questo tentativo di politica personale tradiva il disagio di un papa senza salde radici negli ambienti di Curia, dominati dai tradizionali consorzi famigliari romani e da prepotenti figure di cardinali quali Matteo Rosso Orsini e Napoleone Orsini. Come avvertì acutamente l'agente aragonese a Roma, García Miguel de Ayerbe, priore di S. Cristina, B. si trovava a suo agio solo con i Domenicani e i suoi fedeli dell'Alta Italia ("vis aperit iste papa os suum, nisi ad Predicatores et ad Lombardos", cfr. Acta Aragonensia, I, p. 162), nei quali cercava un impossibile contrappeso alla potenza della Curia. Il suo rapporto di dipendenza dal Collegio cardinalizio fu inaugurato simbolicamente dal suo primo gesto di sommo pontefice: il dono ai cardinali della cospicua somma di 46.000 fiorini. La circostanza assume particolare rilievo, se si considera che B. trovò le casse pontificie completamente vuote: persino il tesoro papale era stato trafugato nel corso dell'attentato di Anagni e il tentativo di recuperarlo non ebbe alcun risultato. La situazione finanziaria era disperata e non lasciava alcuna possibilità di movimento al nuovo papa, che fu costretto a prendere in prestito grosse somme dai banchieri fiorentini con l'impegno di rimborsarli con il frutto delle collette iniziate in tutta Europa.

L'eredità bonifaciana alla quale B. cercò di restare in qualche modo fedele rappresentò per il suo pontificato una ipoteca altrettanto pesante quanto quella imposta dalla Curia. L'aspro conflitto con i cardinali Pietro e Giacomo Colonna, deposti dal cardinalato, scomunicati e privati dei loro beni da Bonifacio VIII nel 1297, restava aperto. Alla notizia della morte del papa i due Colonna si erano precipitati a Roma, senza tuttavia riuscire a mettervi piede per l'opposizione di Carlo II d'Angiò. Esclusi dal conclave e dalla città, dove i loro partigiani scatenavano tumulti, pubblicarono un violento memoriale, nel quale contestavano la legittimità dell'elezione di B., innalzato al cardinalato da un papa eretico e al pontificato da un conclave incompleto. Forti dell'appoggio della fazione filofrancese, essi rivendicarono quindi l'immediata reintegrazione nella dignità cardinalizia e nei loro beni, suscitando la pronta reazione della fazione bonifaciana che in un proprio memoriale bollò d'infamia la condotta dei Colonna verso il defunto papa e ne stigmatizzò aspramente ogni possibilità di riabilitazione. La lotta fra le due fazioni si riaccese così con l'antico furore e indusse B., preoccupato di non sconfessare la politica di Bonifacio, ma anche di non aggravare la sua già tanto debole posizione rinfocolando l'aggressività dei Colonna, a un tentativo di compromesso. Con una bolla del 23 dicembre 1303 egli liberò i due cardinali e i loro parenti e partigiani dalla scomunica, ma senza reintegrarli nel cardinalato e nei beni. Questo provvedimento, adottato a dispetto dell'oltranzismo della fazione bonifaciana, conseguì solo il modesto risultato di smussare debolmente la punta più propriamente personale dell'attacco rivoltogli dai Colonna che non desistettero dalla loro opposizione radicale. Continuarono infatti a tramare con il re di Francia contro il papa e, particolare assai più grave, lo insidiarono nella sua stessa incolumità personale, scatenandogli contro violenti tumulti popolari che costrinsero B. a trasferirsi, prima dal Palazzo del Laterano in S. Pietro, e poi addirittura a Perugia nell'aprile del 1304. Difficoltà ancora maggiori presentava la questione dei rapporti con la Francia. Virtualmente concluso con la catastrofe di Anagni, il conflitto con Filippo il Bello attendeva ancora una soluzione ufficiale. La richiesta francese di convocare un concilio generale per condannare con la massima solennità la condotta di Bonifacio VIII non era certamente rientrata, e il Nogaret non mancò di avvertirne B., subito dopo la sua elevazione al pontificato. All'ambasciatore di Filippo il Bello, che si tratteneva nei dintorni di Roma, egli mandò il vescovo Pietro di Tolosa per invitarlo a sospendere ogni iniziativa, in attesa di nuove disposizioni del re, che era sua intenzione provocare al più presto mediante contatti diretti. Rassicurato da tali dichiarazioni il Nogaret rientrò in Francia, mentre un altro inviato di Filippo il Bello, il priore Pietro di Peredo, che ancora vivente Bonifacio VIII era venuto in Italia per propagandare l'idea del concilio, presentava a B. un memoriale, indirizzato originariamente al papa defunto e a lui riadattato.

Si trattava di un nuovo invito a convocare il concilio, ma la circostanza che il Peredo era accreditato per trattare solo con il defunto papa offrì a B. il pretesto per ignorarlo. La promessa rilasciata al Nogaret di entrare al più presto in contatti diretti con Filippo il Bello per concordare una rapida composizione delle annose vertenze ancora aperte dovette servire a B. da espediente per prendere tempo e per allontanare la minaccia immediata del concilio. Non risulta che egli abbia fatto alcun tentativo di allacciare rapporti diretti con Filippo, al quale evitò persino di mandare l'annuncio ufficiale della sua elezione che spedì invece, come voleva la prassi, agli altri sovrani. Né risulta che abbia preso provvedimenti per fronteggiare in un qualsiasi modo l'inevitabile ripresa dell'offensiva diplomatica francese.

Certo B. non aveva dubbi nella valutazione della politica antipapale del re, che egli considerava scomunicato, evidentemente sulla base delle stesse motivazioni del defunto papa. Questa convinzione non mancò di trapelare e indusse qualche osservatore contemporaneo a interpretare il suo atteggiamento di ostentata passività nella questione francese come un tentativo deliberato di continuare la linea intransigente di Bonifacio. Nel febbraio del 1304 l'agente aragonese García riferì infatti a Giacomo II: "non tamen adhuc aparent aliqua signa pacis, nec scripsit ei [al re] dominus papa [...], imo eum reputat excommunicatum et creditur magis, quod non sit pax quam quod sit" (Acta Aragonensia, I, p. 162).

Le prospettive di resistenza non erano tuttavia facilmente perseguibili. La gravissima situazione della Chiesa, umiliata nel suo prestigio e piegata nella sua potenza dallo scacco di Anagni, dilaniata all'interno dalla lotta implacabile delle fazioni cardinalizie e dalla ribellione degli Spirituali, era ben lontana dal permettere il minimo richiamo ad un'impossibile politica di supremazia del potere spirituale sul temporale, che avrebbe richiesto infine ben altra tempra di pontefice. Un'accorta politica di salvataggio delle posizioni irrinunciabili della Chiesa richiedeva l'immediato abbandono dell'eredità bonifaciana e la ricerca di un compromesso con la Francia su basi nuove, magari con il compiacente intervento mediatore di altri Regni cristiani.

B. invece non seppe seguire neanche la facile indicazione contenuta nelle stesse ultime battute della politica di Bonifacio, che aveva cercato di assicurarsi l'appoggio di Alberto d'Asburgo e di Carlo II d'Angiò in funzione antifrancese. A Carlo II il pontefice prestò tutta la sua assistenza nella questione ungherese: il 4 novembre 1303 nominò arcivescovo di Esztergom Michele, vescovo di Zagabria, un fedele sostenitore della causa angioina che riuscì a far prevalere in Ungheria. Non sollecitò però una contropartita nella questione del conflitto con la Francia e lo lasciò ritornare tranquillamente nel suo Regno. Maggiore insipienza mostrò nei confronti di Alberto d'Asburgo, che l'11 marzo 1304 irritò fortemente, invitandolo assai inopportunamente a restituire al suo più acerrimo nemico, l'arcivescovo di Magonza, i beni confiscatigli nel corso dell'aspro conflitto del 1302.

Questa condizione di assoluto isolamento agì potentemente a favore dei Francesi, che seppero sfruttare con altrettanta abilità la sostanziale irresolutezza del papa, immobilizzato dalla sua incapacità di sottrarsi alla tutela soverchiante del Sacro Collegio e all'ipoteca della lotta sfrenata delle sue fazioni. Nel febbraio del 1304 il priore di S. Cristina riferì a Giacomo II: "Dominus papa quasi nichil per se facit nisi cum consilio cardinalium, qui sunt divisi et faciunt partes manifeste, et sic, quod alii approbant, adii contradicunt" (H. Finke, p. LVIII). Stretto tra l'esigenza di tener fede alla tradizione bonifaciana, l'estrema inadeguatezza dei suoi mezzi e la realtà della situazione storica, B. si trovò completamente paralizzato nelle sue possibilità di azione, affidandosi a una tattica puramente dilatoria che lasciò sempre l' alla corte francese e finì col ridurlo alla più completa capitolazione.

Il 25 febbraio 1304 Filippo IV affidò i poteri di trattare a Roma con il papa, "de quibuscumque discordiis, quaestionibus et controversiis" intercorse con Bonifacio VIII, a una missione composta, oltre che dal Nogaret, da Bernard de Mercoeur, Pierre de Belleperche e Guillaume de Plaisans. Una speciale istruzione riservava ai tre ultimi plenipotenziari, che non erano compromessi nell'attentato di Anagni come il Nogaret, la facoltà "acceptandi et recipiendi [...] a sanctissimo patre Benedicto [...] absolutionis vel relaxationis beneficium, a quibuslibet excommunicationis vel interdicti sententiis", nel caso in cui si accertasse che il re fosse veramente incorso in queste pene. La riserva era della massima importanza, perché la corte francese, se da un lato voleva liberarsi dalla scomunica nella quale era effettivamente incorsa, dall'altro non intendeva riconoscerne la validità, né tanto meno offrire a B. la possibilità di presentare il suo intervento assolutorio come un elemento importante delle trattative, meritevole di adeguata contropartita. La riserva quindi scopriva il solo punto debole della posizione francese, al quale un negoziatore di maggiore esperienza e abilità si sarebbe certamente attaccato per bilanciare in qualche modo le pretese francesi e arrivare a una soluzione concordata. B. invece si lasciò sfuggire questa occasione: subito dopo l'arrivo della delegazione francese a Roma uscì improvvisamente dalla sua passività e il 25 marzo emise la bolla Tunc navis Petri, assolvendo il re e la famiglia reale dalle sentenze di scomunica nelle quali, a giudizio del papa, sarebbero incorsi secondo l'opinione di alcuni. Il 29 dello stesso mese comunicò ufficialmente a Filippo il Bello la sua elezione e il 2 aprile gli indirizzò una lunga lettera, nella quale rivendicò alla sua iniziativa pastorale il provvedimento assolutorio, invitando il re ad accoglierlo come una prova di benevolenza, diretta a riportare la corte francese nel grembo della Chiesa e a riconciliarla con la paterna autorità del pontefice.

La formula assai ambigua dell'assoluzione, che nel tono dubitativo richiama in tutta evidenza la posizione ufficiale della corte francese sulla questione della scomunica, indusse il Funke a contestare l'autenticità della bolla e della lettera del 2 aprile e ad attribuirne la redazione alla Cancelleria di Filippo il Bello. Ma, come hanno già osservato il Wenck, il Finke e R. Holtzmann, non c'è motivo di dubitare dell'autenticità dei due documenti, che insieme con l'altro del 29 marzo segnano la ripresa dei rapporti ufficiali con la Francia, dopo l'interruzione conseguente all'attentato di Anagni. Allo stato attuale della documentazione è difficile stabilire in base a quali considerazioni B. si sia indotto a un gesto così improvviso che, se non presenta alcun accenno di critica sia pur minima verso il suo predecessore, appare tuttavia in contrasto con l'atteggiamento di latente ostilità verso Filippo, documentato per i primi mesi del suo pontificato. Particolarmente grave risulta, ai fini di una precisa valutazione della condotta del papa, la carenza di ogni documentazione capace di illuminare in qualche modo il gioco delle fazioni cardinalizie che sicuramente non mancò di pesare sulla scelta di Benedetto XI. Con tutta probabilità l'ambiguità della formula assolutoria mascherava il proposito di corrispondere all'aspettazione del re, senza sconfessare minimamente la condotta di Bonifacio. A tale conclusione induce la circostanza che B. abbia evitato nella bolla ogni riferimento alla politica antipapale di Filippo e abbia lasciato in conseguenza sostanzialmente impregiudicata la questione della validità della scomunica, nella quale, come attesta il priore di S. Cristina, egli lo riteneva effettivamente incorso. B. preferì mantenersi sul piano generico di una paterna sollecitudine pastorale, probabilmente nella speranza di bloccare l'iniziativa francese con una forte concessione, che non poteva tuttavia suonare come un'aperta capitolazione, capace di assicurare alla Chiesa il tempo necessario per riprendere un po' della sua forza e del suo prestigio. Questo calcolo, se ci fu, risultò completamente sbagliato: irretito nella sua tattica dilatoria, B. non capì che la bolla Tunc navis Petri, invece di rafforzare la sua posizione, lo privò dell'unica arma disponibile per trattare con i Francesi. Ora non gli restava che capitolare su tutta la linea.

Nel corso del mese di aprile, mentre la Curia si trasferiva lentamente a Perugia, due agenti francesi, Guillaume de Chatenay e Hugues de Celle, iniziarono una febbrile attività per rilanciare la richiesta del concilio all'interno dello stesso Collegio cardinalizio. Riuscì loro di convincere sette cardinali, non tutti della fazione filofrancese, a promettere davanti a un notaio tutto il loro appoggio per la convocazione del concilio. Un gruppo di altri cardinali, guidati da Matteo Rosso Orsini, dichiarò agli stessi agenti e sempre davanti al notaio, che non aveva alcuna ostilità preconcetta alla convocazione di un concilio, ma desiderava rimettersi all'iniziativa pontificia. La minaccia del concilio si presentò così con forza ancora maggiore e indusse B. ad accedere completamente alle richieste francesi. Il 18 aprile 1304 B. sospese il provvedimento emanato da Bonifacio per togliere ogni efficacia ai titoli accademici rilasciati dalle università francesi e rinunciò al diritto di provvisione sulle chiese di Francia, preteso dal suo predecessore. Il 13 maggio rilasciò una serie di bolle che definirono nel senso desiderato dai Francesi tutte le questioni controverse ancora pendenti tra la Francia e la Santa Sede. I processi intentati da Bonifacio contro Filippo e i suoi funzionari furono annullati. Tutti i partecipanti francesi, laici ed ecclesiastici, all'attentato di Anagni furono liberati dalla scomunica, eccettuato il Nogaret, alla cui assoluzione B. si riservò di provvedere a parte. L'interdetto pendente sulla città di Pamiers e sugli aderenti del conte di Foix fu ritirato, e quello gravante su Lione fu sospeso per tre anni; gli ecclesiastici francesi che non avevano accolto l'invito di Bonifacio a presentarsi a Roma furono perdonati; il decreto che condannava il defunto Pierre Flote, il primo campione francese della lotta contro il papato, fu revocato. La questione finanziaria che aveva provocato tutto il rovinoso conflitto fu risolta nel modo seguente: la bolla Clericis laicos del 1296, che proibiva al potere temporale di esigere contribuzioni fiscali dal clero, non fu revocata; in compenso, però, fu concessa al clero francese la facoltà di sostenere finanziariamente la monarchia. A testimonianza delle sue buone intenzioni su questo punto, il 14 maggio B. concesse a Filippo la decima sulle rendite ecclesiastiche francesi per tre anni.

Come contropartita a queste gravissime concessioni, che seppellirono il sogno bonifaciano di riaffermare la superiorità pontificia sugli Stati cristiani e prepararono, per l'immediato futuro, il periodo avignonese del papato, B. ottenne il ritiro della richiesta francese del concilio e libertà di azione nei confronti del Nogaret e degli altri partecipanti italiani all'attentato di Anagni. Un ben magro compenso, se si considera che i Francesi non avevano più motivo di invocare il concilio una volta ridotto il papa alla loro mercé, e che il Nogaret e gli esponenti della fazione colonnese incriminati da B. continuarono a godere del favore reale.

Il 7 giugno 1304 B. poté prendere finalmente, con un ritardo di ben otto mesi, quei necessari provvedimenti contro gli esecutori materiali dell'attentato di Anagni, che il prestigio della Chiesa, così gravemente compromesso, richiedeva con ben altra tempestività. Con la bolla Flagitiosum scelus egli, sotto pena di scomunica, citò a comparire davanti all'autorità pontificia entro il 29 giugno Nogaret e alcuni dei principali esponenti colonnesi presenti ad Anagni. Nessuno degli incriminati obbedì all'intimazione, ma la solenne cerimonia della promulgazione della scomunica fu impedita dalla morte del papa.

L'eredità fallimentare dei sogni di supremazia accarezzati da Bonifacio VIII non mancò di pesare anche sulla politica italiana di Benedetto XI. Particolarmente significativo in questo senso è il maldestro intervento nella politica interna fiorentina che si risolse in uno scacco cocente per il papato. Il 31 gennaio 1304 B. nominò il suo fido Niccolò da Prato legato nelle province dell'Italia centrale, con il compito specifico di riportare la pace a Firenze, tormentata dalla consueta ferocia delle sue lotte di fazione. La missione, varata negli stessi mesi che registravano un atteggiamento di rovinosa passività nei confronti del conflitto con la Francia, rispondeva all'esigenza di ridare prestigio all'influenza pontificia, ma anche all'ambizione di avviare un'iniziativa politica personale capace di rafforzare la debole posizione del papa nei confronti della Curia. Incoraggiato da un iniziale successo, ottenuto con la pacificazione delle due fazioni nelle quali si erano divisi i Neri fiorentini, il cardinale legato tentò di promuovere il richiamo dei ghibellini e dei Bianchi, scontrandosi nella più violenta opposizione dei Neri. Il disegno di spostare totalmente l'equilibrio politico fiorentino, puntando in particolare sul ritorno dei Bianchi, capeggiati dalla famiglia di potenti banchieri, i Cerchi, alla quale B. si era legato a filo doppio affidandole il controllo delle finanze pontificie, risultò decisamente temerario. Provocò solo una ripresa ancor più sanguinosa della lotta delle fazioni che il 10 giugno costrinse il cardinale legato ad abbandonare precipitosamente la città, sulla quale lanciò l'interdetto. L'insistente azione pacificatrice del legato aveva scoperto il richiamo alla direttiva bonifaciana di sfruttare le lotte interne del Comune per estendere l'influenza pontificia sulla Toscana e su Firenze in particolare. La circostanza, per B. del tutto accidentale, di puntare sui Bianchi, in quel momento più deboli, anziché sui Neri come Bonifacio, giocò tutta a sfavore del pontefice e portò al più completo fallimento l'infelice iniziativa.

Un atteggiamento di estrema intransigenza B. tenne nei confronti della questione siciliana, una delle più care all'ambizione politica di Bonifacio VIII. Nel messaggio augurale inviatogli da Federico di Sicilia egli rilevò l'uso del titolo "rex Siciliae", riservato dal trattato di Caltabellotta agli Angioini di Napoli, e non mancò di levare, già il 30 novembre 1303, un'energica protesta. Chiese quindi il pagamento del censo dovuto alla Santa Sede, e nel gennaio del 1304 affrontò il problema delle sedi vescovili siciliane, in gran parte vacanti a causa della lunga guerra del Vespro, nominando ecclesiastici di sua fiducia, senza tener conto delle esigenze del re. La stessa fedeltà alla politica del suo predecessore osservò nei confronti di Giacomo II d'Aragona, al quale confermò e ampliò le concessioni di papa Bonifacio VIII per favorire la conquista della Sardegna.

Per quel che riguarda la vita interna della Chiesa l'attività di B. risulta scarsamente caratterizzata: va registrato tuttavia un tentativo, evidentemente suggerito dalla sua esperienza di provinciale e generale domenicano, di ridare slancio all'iniziativa pastorale degli Ordini mendicanti, limitata dalla bolla Super cathedram di Bonifacio VIII, che l'aveva vincolata a certi controlli del clero secolare. Il 7 febbraio 1304 B. attenuò con la bolla Inter cunctas le disposizioni del predecessore.

Perfettamente in linea con la tradizione domenicana e con l'eredità di Bonifacio VIII risultò il suo atteggiamento di rigorosa chiusura verso i Francescani Spirituali, che non mancarono di reagire con la consueta violenza verbale, come si può desumere dall'aspra invettiva indirizzatagli da Ubertino da Casale. L'estrema intransigenza verso gli Spirituali è attestata anche dai rapporti con Arnaldo di Villanova, che documentano con la massima efficacia il fondamento decisamente autoritario della sua concezione della Chiesa. Il 2 giugno 1304 il medico catalano gli indirizzò una calda esortazione a riparare ai mali della Chiesa, che minacciavano l'avvento dell'Anticristo, indicando le linee di un rinnovamento dell'attività missionaria e pastorale e prospettandogli morte immediata ed eterna ignominia ove fosse venuto meno a questo compito. Una tale provocatoria intimazione ebbe il potere di risvegliare nell'antico inquisitore di Lombardia lo zelo di una volta: con insospettabile prontezza ed energia fece imprigionare Arnaldo, che aveva sollecitato udienza, nella stessa Perugia dove B. si era ormai stabilito. Solo la morte del papa, sopraggiunta il 7 luglio 1304, risparmiò il castigo all'incauto catalano, che non mancò di apprezzare l'efficacia della sua profezia.

L'improvvisa morte dette corso alle solite dicerie che l'attribuirono al veleno dei cardinali o addirittura del Nogaret. B. invece morì, a quel che pare, di dissenteria. Fu sepolto a Perugia nella chiesa di S. Domenico, dove il fedele cardinale Niccolò da Prato gli fece erigere un monumento sepolcrale. La santità della sua vita e l'insorgere di guarigioni miracolose subito dopo la sua morte gli valsero nel 1738 la beatificazione.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/beato-benedetto-xi_(Enciclopedia-dei-Papi)/

 M. Charles Grandjean, « Benoît XI avant son pontificat », Mélanges de l'école française de Rome  Année 1888  8  pp. 219-291 : https://www.persee.fr/doc/mefr_0223-4874_1888_num_8_1_6543

 M. Ch. Grandjean. « La date de la mort de Benoît XI »,Mélanges de l'école française de Rome  Année 1894  14  pp. 241-244 : https://www.persee.fr/doc/mefr_0223-4874_1894_num_14_1_6785