lundi 9 janvier 2023

Bienheureuse PAULINE-MARIE JARICOT, laïque tertiaire dominicaine et fondatrice des oeuvres de la Propagation de la Foi et du Rosaire Vivant



Bienheureuse Pauline Jaricot

Laïque (+ 1862)

- Pauline Jaricot, l'intuition d'une femme laïque au service de l'Église, Vatican News, mai 2022.

- Le Saint-Siège reconnaît le miracle attribué à Pauline-Marie Jaricot, 27 mai 2020.

- Pauline Marie Jaricot, fondatrice des œuvres de la Propagation de la foi et du Rosaire vivant, née le 22 juillet 1799 et morte le 9 janvier 1862 à Lyon, s'est vu attribuer un miracle et sera donc béatifiée." nouveaux saints, VaticanNews

le 26 mai 2020, décret (en italien) de reconnaissance de miracle attribué à son intercession.

Conférence du cardinal Tomko sur le thème de l'actualité du message de Pauline Jaricot et sur le sens de la mission aujourd'hui. (site du  Vatican)

- Béatification de Pauline Marie Jaricot (site internet Eglise catholique)

Bicentenaire de la naissance de Pauline Jaricot. (site du  Vatican)

- vidéo des OPM: un chemin de béatification, l'histoire de Pauline Jaricot, née le 22 juillet 1799 et décédée le 9 janvier 1862, fondatrice de l'œuvre catholique de la Propagation de la foi.

- Pauline Jaricot: Portrait spirituel d'une jeune lyonnaise, renommée à travers le monde mais curieusement méconnue en France. Pauline Jaricot a contribué au renouveau missionnaire, en inventant l’œuvre de la Propagation de la Foi, devenue aujourd'hui les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour collecter des fonds et soutenir la mission.

Jeune fille du XIXe issue d'une famille de riches industriels lyonnais, Pauline Jaricot connaît à 17 ans une conversion fulgurante. Elle invente le Rosaire vivant qui rassemble à sa mort 2 millions de personnes priant tour à tour les mystères du rosaire... (Pauline Jaricot, la mère des missions - paroisse de Saint Vincent en Lignon)

- Biographie de Pauline Jaricot et bibliographie (site des œuvres pontificales missionnaires)

- Les équipes du Rosaire donnent un nouvel élan au 'Rosaire vivant' créé en 1826 par la jeune Pauline Jaricot, fondatrice de l’œuvre de la propagation de la foi. (site du diocèse d'Arras)

- Du désespoir à l'amour: La conversion de Pauline - Mon arrière-grande tante Pauline Jaricot - Un feu, de Lyon au bout du monde - Pauline Jaricot (1799-1862) - Prier 15 jours avec Pauline-Marie Jaricot (diocèse de Lyon - témoins de la foi)

Pour donner beaucoup aux autres, il faut puiser dans son propre cœur; et pour alimenter ce cœur, il faut puiser dans celui de Dieu.

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/398/Bienheureuse-Pauline-Jaricot.html

CONFÉRENCE DU CARDINAL TOMKO
SUR LE THÈME DE L'ACTUALITÉ DU MESSAGE
DE PAULINE JARICOT
ET SUR LE SENS DE LA MISSION AUJOURD'HUI

Samedi 18 septembre 1999

Le XVIIIème siècle décline et les derniers soubresauts de la Révolution traversent la société civile et l'Eglise de l'époque.

Le monde connu de l'Europe vit les résidus de l'ère des Etats absolutistes avec la France, l'Espagne, l'Angleterre, toutes lancées dans la conquête de territoires.

Dans cette conjoncture de concurrence, de défis politiques et stratégiques, le Saint-Siège s'engage davantage vers l'art d'une diplomatie indépendante, afin de préserver le droit et la paix avec les puissances du moment, dans l'intention d'assurer l'œuvre d'évangélisation. En France, le gallicanisme et l'excommunication de Napoléon exacerbent les luttes au sein du Clergé et des fidèles. Le Cardinal Fesch, Archevêque de Lyon et oncle de Napoléon cède à la compromission du sang pour prendre le parti de son neveu.

En 1800, Pie VII est élu Pape. Les relations avec Rome sont tendues et les activités de Propaganda Fide (l'organisme chargé de l'œuvre d'évangélisation) sont bloquées. Il devient impossible d'aller vers les pays de mission. Un laïcat catholique prend forme. Il affirme sa foi d'un côté, par le rejet du gallicanisme, de l'autre par des œuvres de charité, en particulier, envers les nouveaux pauvres nés des ruines de l'Empire napoléonien, et enfin par un engagement missionnaire dynamique empreint d'une grande audace.

Dans ce contexte émerge la figure d'une jeune fille, Pauline Jaricot, dont les pas vont ouvrir des perspectives missionnaires insoupçonnées pour l'Eglise universelle.

1. Bref profil biographique

Pauline Jaricot, la dernière des sept enfants d'une famille de marchands de soie, est née à Lyon, le 22 juillet 1799, durant une période difficile pour l'Eglise en France. Le clergé est divisé: d'un côté les prêtres «assermentés» de tendance gallicane et de l'autre les prêtres «réfractaires» fidèles à Rome. Evidemment le pouvoir politique appuie la première tendance qui a son homme fort en la personne du Card. Fesch, Archevêque de Lyon, oncle de Napoléon Bonaparte; cette Eglise avec le clergé «assermenté» et «officiel» détient aussi les registres de baptêmes. Mais la famille Jaricot est amie des prêtres «réfractaires» et Pauline est baptisée à la maison.

Très vivante, la petite fille mène une vie insouciante dans un milieu très croyant et aisé, «vivante de sa propre vie», comme elle l'écrit joyeusement. Une chute d'un tabouret fort haut, sur lequel elle était montée, lui cause un choc au système nerveux. La mort de sa mère, puis un sermon de l'abbé Würtz la mènent à l'âge de 17 ans, à une conversion résolue.

Avec la même passion, elle se lance à aimer Dieu dans les créatures et le Christ dans les pauvres et les incurables de l'hôpital.

Elle organise parmi les ouvrières le groupe des «Réparatrices» (mon bataillon sacré, comme elle l'appelle) et suit les catéchèses bibliques que donne, au personnel hospitalier, le jeune aumônier, Clément Villecourt, futur Cardinal.

La Mission entre dans son projet spirituel à travers ses rêves de devenir missionnaire en Chine, rêves partagés avec son frère Philéas, et repris plus tard quand lui-même se joint à la «Congrégation des jeunes gens et messieurs». Cette association, quasi secrète de piété et d'action, recueille des subsides pour les Missions Etrangères de Paris, en faveur des missions en Extrême-Orient. Pauline soutient son frère, au Séminaire Saint-Sulpice, par une correspondance suivie. Mais, ne pouvant aller en Asie, elle cherche sous quelle autre forme aider les missions. Elle reçoit un appel pour aider la mission en Louisiane où se trouve une colonie française, des prêtres et des évêques missionnaires. Pauline découvre que la mission n'est pas seulement en Asie, que la mission de l'Eglise est universelle. Comme elle le confessera «toute la terre m'a paru fécondée par la présence de ce divin Sauveur dans le Très Saint-Sacrement. De cela résulte la correspondance avec mon frère, alors au Séminaire Saint-Sulpice à Paris, pour l'encourager dans sa vocation... De cette correspondance avec mon frère et de cette disposition personnelle, est venue la Propagation de la Foi».

Déjà en 1818, Pauline a commencé à recueillir un «sou» par semaine, moins d'un franc aujourd'hui, auprès des 200 ouvrières de l'usine de son beau-frère. Ensuite elle lance une nouvelle méthode basée sur le système décimal: chaque personne, associée à l'œuvre de la Propagation de la Foi, doit trouver dix autres personnes qui, à leur tour, en trouvent chacune dix autres, formant ainsi des «centaines» d'animatrices et de bienfaitrices, et même des «milliers» jusqu'à l'infini. Les «dizaines», les «centaines» et les «milliers» recueillent respectivement la collecte hebdomadaire de dix, de cent, de mille personnes associées. Un plan d'une extrême facilité et simplicité, efficace aussi, nourri d'une spiritualité eucharistique, se répand en peu de temps depuis Lyon vers les autres régions. En 1822, Pauline laisse tranquillement en d'autres mains la direction de la «Propagation de la Foi». La source de l'œuvre apparaît clairement dans «L'Amour infini dans la divine Eucharistie», qu'elle écrit à 23 ans.

Dans l'année du Jubilé 1825, Pauline fait naître une autre œuvre providentielle, celle du «Rosaire vivant», en appliquant la même méthode que la précédente à la récitation associée de cette prière mariale, mais en remplaçant le nombre de dix associés par celui de quinze (les mystères du Rosaire sont au nombre de quinze). Il faut trouver 15 personnes et confier à chacune d'elles chaque mois le soin de réciter tous les jours une dizaine de chapelet en méditant sur le mystère correspondant de la vie de Jésus. Ce mystère, tiré au sort, change chaque mois. En outre, chaque personne associée cherchera 5 autres membres qui, à leur tour, chercheront à multiplier les adhérents. La communion de cœurs priant et méditant chaque jour la vie complète de Jésus, crée une force spirituelle immense dans l'Eglise. Le Rosaire vivant s'est étendu comme un incendie en France, au Canada, en Amérique latine, en Asie et dans le monde entier, même dans mon pays et il résiste encore en beaucoup d'endroits (NDRL: Le Cardinal Tomko est de nationalité slovaque).

Tandis que ces deux initiatives concrètes obtiennent un certain succès et une vaste diffusion, la troisième initiative de Pauline est créée dans un but social, pour aider les ouvriers. C'est d'abord une banque avec des prêts sans intérêts, puis une entreprise industrielle qui échoue à cause de quelques intrus. Cette faillite devient la croix de l'ultime période de sa vie. Elle s'éteint en 1862, après avoir perdu tout son patrimoine.

Concentrons-nous sur l'œuvre de la «Propagation de la Foi» qui a eu son expansion d'abord en France, où elle a été accompagnée par l'œuvre de la Sainte-Enfance, fondée par l'Evêque de Forbin-Janson et de l'œuvre de Saint-Pierre Apôtre, pour le clergé autochtone, promue par Jeanne Bigard et sa mère. Leur importance pour l'activité missionnaire de l'Eglise entière, est reconnue par le Saint-Siège, lorsque le Pape Pie XI leur confère en 1922 le statut d'organisations pontificales, et transfère le siège central à Rome sous l'unique titre d'«oeuvres pontificales missionnaires» tout en conservant leur charisme spécifique.

A ces trois œuvres, s'ajoute la quatrième: «L'Union Missionnaire du Clergé» fondée en 1916 par le P. Paolo Manna, comme mouvement pour les prêtres, les religieux et les séminaristes, c'est-à-dire les animateurs les plus qualifiés de l'esprit missionnaire. Les oeuvres pontificales missionnaires ont désormais une place institutionnelle dans l'Eglise universelle et sont présentes dans tous les continents, dans 200 pays environ. Les Directeurs nationaux respectifs se réunissent chaque année à Rome pour s'enrichir pastoralement et distribuer les subsides recueillis dans l'Eglise entière, spécialement au cours de la Journée mondiale missionnaire du mois d'octobre.

2. Actualité de l'œuvre et du message de Pauline Jaricot En ce qui concerne l'aspect missionnaire de l'œuvre de Pauline Jarricot, il s'agit certainement d'une œuvre de coopération approuvée, ratifiée et même assumée par l'Eglise universelle en tant qu'«intuition, initiative et méthode» (Paul VI, 1972) soutenue et privilégiée par le Saint-Siège. Il s'agit donc d'une œuvre charismatique qui a fait preuve d'efficacité. L'actualité de l'œuvre et de son message pour notre temps, 200 ans après la naissance de Pauline et 180 ans environ après sa fondation est la question que l'on se pose aujourd'hui.

1) La personnalité même de Pauline Jaricot exerce aujourd'hui comme hier une certaine fascination. Jeune femme laïque de 23 ans à peine, elle lance une œuvre de coopération missionnaire, simple et efficace, sous une forme ouverte à tous. Son dynamisme communicatif suscite l'engagement d'un grand nombre de personnes laïques. Elle est certainement une figure attirante. Ne pouvant pas aller en mission, elle crée un organisme actif qui croît et se multiplie auprès d'autres laïcs qui ne peuvent pas non plus partir mais qui, par l'obole constante de la veuve de l'Evangile et par le soutien spirituel, aident efficacement la précieuse mission évangélisatrice de l'Eglise. Pauline, profondément spirituelle et amie de nombreuses religieuses reste toujours dans la ligne de la vocation du laïcat, non d'un laïcat passif mais entreprenant, actif et non égocentrique, mais coopérant, en y impliquant d'autres laïcs. En cela, elle correspond à l'idéal de la femme laïque tracé surtout par Pie XI et Jean-Paul II.

2) Un autre aspect d'actualité est le caractère universel que l'œuvre de Pauline Jaricot a reçu de sa Fondatrice et qui est valable encore aujourd'hui. L'universalité visible dans sa croissance et son expansion: «La semence modestement jetée en terre par Marie Pauline est devenue un grand arbre, l'œuvre de la Propagation de la foi. Dans le sillage de Marie Pauline Jaricot, toute l'Eglise est invitée à cet engagement concret» (Paul VI).

Lorsque le frère de Pauline, Philéas, s'engage pour recueillir les subsides en faveur des missionnaires français en Chine, elle lui écrit avec décision: «Ma vocation n'est point de donner tellement à une œuvre que j'oublie le reste...; aller là où est le plus grand besoin... une plus grande consolation pour la sainte Eglise». C'est pourquoi elle a voulu créer une collecte pour toute l'Eglise en faveur de toutes les missions.

Cette précieuse intuition universaliste de Pauline M. Jaricot s'est révélée providentielle pour les missions surtout aujourd'hui. Pie XI lui même a institué une collecte lors de la Journée missionnaire mondiale. Elle se fait dans toutes les églises catholiques lors de la Journée missionnaire mondiale. Elle se fait dans toutes les églises catholiques l'avant dernier dimanche d'octobre. Les évêques doivent transmettre la collecte tout entière au «Fonds général de solidarité» à Rome, pour qu'elle soit distribuée entièrement pour les besoins essentiels des jeunes Eglises et des missions. De même, dans cette activité, les oeuvres pontificales missionnaires donnent une aide précieuse non seulement par l'œuvre d'animation mais aussi en assurant une égale distribution à travers leur organe central qui est l'Assemblée plénière des 115 directeurs nationaux. Chaque directeur représente l'Eglise de son pays ou des pays voisins et en pré- sente à l'Assemblée les nécessités vitales et les projets relatifs. Sous le regard de tous, sont ainsi attribués les subsides pour chaque projet. Mais avant cet- te distribution collégiale et solidaire, un subside ordinaire annuel d'un montant de 35.000 dollars est envoyé à chaque circonscription missionnaire. Les circonscriptions de la compétence de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples (diocèse, vicariat apostolique...) sont actuellement au nombre de 1.042 et constituent désormais 37% des circonscriptions de l'Eglise catholique. Leur développement montre le progrès de l'activité et de la maturité missionnaires mais aussi l'augmentation des subsides nécessaires. Dans les 15 dernières années le nombre de ces institutions fondamentales de l'Eglise a augmenté de plus de 160 ce qui signifie une croissance de 18%. Le subside représente le minimum vital pour leur subsistance.

Mais les besoins de la mission sont immenses. Il s'agit en grande partie des pays du Tiers Monde dans lesquels les fidèles peuvent donner peu ou rien pour soutenir les nécessités ecclésiales. Tout est à créer et à construire: églises, chapelles, séminaires, écoles, dispensaires, centres catéchistiques et pastoraux, léproseries... et l'activité évangélisatrice et apostolique est à soutenir. Le personnel de ces Eglises, dont la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples est responsable, est composé de 51.000 prêtres, 125.000 religieuses, plus de 400.000 catéchistes. Tous ont besoin de subsides. La formation des séminaristes, la construction et l'entretien des séminaires (grands et petits) exigent chaque année plus de 40.000.000 de dollars (environ 250.000.000 FF). L'augmentation du nombre des vocations est plutôt consolante, mais par contre exige toujours davantage de la solidarité de toute l'Eglise.

Grâce à Dieu, il existe des organismes et des institutions qui aident l'activité missionnaire particulière. Certains se limitent seulement à aider les œuvres sociales ou sanitaires, d'autres envoient des véhicules, d'autres encore ne travaillent que dans certains territoires. Beaucoup d'instituts religieux exerçant leur activité dans les missions ont leurs bienfaiteurs. Quelques paroisses, des diocèses et des associations soutiennent leurs compatriotes missionnaires, ou bien font des jumelages avec les jeunes Eglises. Certaines Conférences épiscopales ont des fonds spéciaux pour les missions. Ces initiatives sont toutes valables et utiles dans la mesure où elles n'oublient pas l'absolue nécessité de la vision globale, de l'universalité, des besoins de la mission et du rôle principal du Fonds général de solidarité des oeuvres pontificales missionnaires. Nous ne devons pas obliger les évêques des jeunes Eglises à voyager pendant plusieurs mois de l'année dans les différentes parties du monde, en abandonnant leurs devoirs pastoraux de leurs diocèses, pour recueillir les fonds nécessaires auprès des différents organismes, des conférences, des évêques et des amis, et finalement pour expérimenter une fois de plus que ceux qui sont pauvres de relations demeurent les plus pauvres parmi les pauvres.

Voici la valeur de cette simple intuition de Pauline Jaricot pour la mission aujourd'hui.

3) Nous ne pouvons pas omettre un aspect fondamental du message laissé par Pauline Marie et qui est encore essentiel aujourd'hui pour la mission: les œuvres missionnaires bien que parfaites ne peuvent pas survivre si elles ne sont pas enracinées dans la spiritualité.

Mais il est également vrai que la figure de Pauline nous est très proche et son message répond aux besoins de notre temps dans le domaine de la mission, de la coopération spirituelle et matérielle à la mission mais aussi dans le domaine de la nouvelle évangélisation. Elle peut être un modèle pour une femme jeune, dynamique, active mais aussi pour une contemplative; un exemple d'ouverture à l'œcuménisme (il faut rappeler son intérêt pour le Mouvement d'Oxford et le mouvement de prière en faveur de «nos frères séparés»), d'ouverture également à l'activité sociale en faveur des ouvriers et des pauvres et, naturellement, au monde non chrétien. Il faut la faire connaître encore davantage.

Dans une période difficile, la France a donné à l'Eglise, à la mission: Pauline Marie Jaricot, Mgr Forbin-Janson et Jeanne Bigard, avec leurs œuvres charismatiques de coopération missionnaire qui résistent depuis deux siècles environ. La France a su offrir aux continents des milliers de missionnaires. Si cette France a été appelée «pays de mission», elle ne peut pas laisser éteindre ce «feu sacré» mais doit rester «pays en mission». L'Amérique latine malgré la pauvreté de vocations laisse une ouverture missionnaire à l'enseigne du programme «donar desde su pobreza» (donner de sa pauvreté). L'Afrique elle-même organise des pôles de rayonnement missionnaire. Pourquoi la France devrait-elle perdre l'élan missionnaire qui lui est propre? «La foi s'affermit lorsqu'on la donne. La mission renouvelle l'Eglise, renforce l'identité chrétienne, donne un regain d'enthousiasme et des motivations nouvelles» (RM 2), ce sont des paroles de Jean-Paul II, bien appropriées à la France.

En effet, si l'Eglise de France vit aujourd'hui l'épreuve du manque de vocations, de la désaffection d'une bonne partie de la jeunesse et d'une certaine fatigue de ses communautés chrétiennes, coopérer à la mission universelle de l'Eglise sera pour elle une source de renouveau et de dynamisme. Plus on se montre généreux, plus le Seigneur nous comble de grâces; selon la parole de saint Paul: «Il ne s'agit point, pour soulager les autres, de vous réduire à la gêne; ce qu'il faut, c'est l'égalité. Dans le cas présent, votre superflu pourvoit à leur dénuement, pour que leur superflu pourvoit aussi à votre dénuement. Ainsi se fera l'égalité» (2 Co 8, 13-14). L'avenir de l'Eglise en France passe certainement par une ouverture toujours plus grande et généreuse à la «coopération missionnaire». Paul Claudel met sur les lèvres de l'aveugle une question qui doit nous interpeller fortement: «Vous qui voyez, que faites-vous de votre lumière?» Nous qui avons reçu gratuitement la lumière de la foi, que faisons-nous de cette foi? Eglise de France, qu'as-tu fait de ta mission? La figure et l'œuvre de Pauline Marie Jaricot sont un modèle de réponse simple, décisive et actuelle.

SOURCE : https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cevang/documents/rc_con_cevang_doc_19990918_tomko-jaricot_fr.html

Bienheureuse Pauline Jaricot !

Bérengère de Portzamparc - publié le 21/05/22 - mis à jour le 25/05/22

Le grand jour est arrivé pour les Lyonnais et les missionnaires du monde entier ! Ce dimanche 22 mai, à l’Eurexpo de Lyon, a lieu la messe de béatification de Pauline Jaricot présidée par Mgr Luis Antonio Tagle, préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, devant 13.000 personnes.

C’est une journée très attendue pour les missionnaires du monde entier, les milliers de membres du Rosaire Vivant et bien sûr les Lyonnais. Ce dimanche 22 mai a lieu la messe de béatification de Pauline Jaricot, femme laïque du XIXe siècle, à l’origine de l’Œuvre de la Propagation de la Foi et du Rosaire vivant. 

La messe aura lieu à 15h à l’Eurexpo de Lyon, transformé pour l’occasion en cathédrale, et sera diffusée en direct sur KTO et RCF. Près de 13.000 personnes sont attendues, dont 120 délégations des Œuvres Pontificales missionnaires (OPM) et près de 2.000 étrangers, venant d’Allemagne, de Pologne mais aussi des deux Amériques. 

Les deux grandes œuvres de Pauline

Il faut dire qu’elle arayonné dans le monde, cette jeune femme née en 1799 à Lyon, dans une famille de riches soyeux lyonnais, et qui a l’âge de 17 ans connait une « seconde conversion » alors qu’elle écoute un prêche sur « les illusions de la vanité, l’être et le paraître » en l’église Saint-Nizier de Lyon. Pauline décide alors de consacrer sa vie aux plus pauvres, mais aussi à l’évangélisation des contrées les plus lointaines. « J’ai aimé Jésus Christ plus que tout sur la terre, et pour l’amour de Lui, j’ai aimé plus que moi-même tous ceux qui étaient dans le travail ou la douleur », disait-elle.

Pauline Jaricot va être à l’origine de deux grandes œuvres, qui existent toujours aujourd’hui, le Rosaire Vivant et l’Œuvre de la Propagation de la Foi (devenue Œuvres Pontificales Missionnaires). L’Œuvre du Rosaire Vivant, fondé en 1826, propose la constitution de groupes de quinze « associés », qui prient à tour de rôle des dizaines de chapelet en continu, afin de réciter un Rosaire complet. Pauline était animée d’une dévotion très forte envers la Vierge Marie. Aujourd’hui encore, partout dans le monde, des communautés prient le Rosaire vivant. 

L’autre idée qu’elle va mettre en action, c’est celle du « sou hebdomadaire » ou “sou de Pauline”, une quête de la main à la main auprès de petits groupes de dix personnes pour récolter des fonds réclamés par son frère Philéas alors en mission en Chine, qui va donner naissance à l’une des œuvres les plus importantes de l’Église catholique aujourd’hui : l’Œuvre de la Propagation de la Foi. 

Le miracle de Mayline

C’est le 27 mai 2020 que le pape François a signé un décret reconnaissant les vertus héroïques de la vénérable Pauline Jaricot annonçant ainsi sa béatification. Ce décret est intervenu à la suite de la reconnaissance d’un miracle, celui de Mayline Tran. Alors âgée de trois ans, la petite fille s’étouffe avec une bouchée et tombe dans un profond coma, son pronostic vital est engagé. Une maman de l’école, priant le Rosaire vivant, organise alors une neuvaine à Pauline Jaricot, neuvaine qui va se répandre dans le monde entier, et au grand étonnement des médecins incrédules, Mayline va sortir du coma et retrouver une vie normale. Aujourd’hui âgée de 13 ans, Mayline sera présente à la messe de béatification avec sa famille à Lyon, et c’est elle qui portera à l’autel une des reliques de la bienheureuse. 

Lyon et le curé d’Ars

La ville de Lyon est très attachée à cette “mère de la mission” et il est aisé de marcher sur les pas de Pauline, lorsque l’on visite la ville. Si sa tombe se trouve à l’église Saint-Nizier, son cœur est conservé dans l’église Saint-Polycarpe, connue pour être le berceau de l’œuvre de la Propagation de la Foi. Il est également possible de visiter la Maison de Lorette, où Pauline vécu une partie de sa vie, (elle y meurt, ruinée et abandonnée en 1862), et d’y découvrir plusieurs de ses reliques, un collier de corail qu’elle porte sur ses portraits, mais aussi une croix, offerte par le saint curé d’Ars avec qui elle vécu une longue amitié spirituelle. Les deux saints avaient d’ailleurs une grande dévotion à sainte Philomène, lui attribuant de nombreux miracles. 

Dans un message adressé aux Œuvres pontificales missionnaires (OPM) le 16 mai dernier, en vue de ce jour de béatification, le pape François a rendu hommage à Pauline Jaricot . Pour lui, l’histoire de Pauline Jaricot, qui à 23 ans initia la première œuvre des OPM, révèle « le secret de la vie » : « Ce n’est qu’en la donnant qu’on la possède, et ce n’est qu’en la perdant qu’on la retrouve ». Le véritable missionnaire ne centre pas sa vie « sur lui-même mais sur Jésus« . Il invite tous les chrétiens à marcher « dans le sillon tracé par cette grande dame missionnaire », saluant « sa foi concrète, son courage audacieux, sa créativité généreuse ».

SOURCE : https://fr.aleteia.org/2022/05/21/bienheureuse-pauline-jaricot/

Quelle était la spiritualité de la future bienheureuse Pauline Jaricot?

Jean-Michel Castaing - publié le 16/05/22

La laïque lyonnaise, béatifiée ce 22 mai, était une missionnaire infatigable de la charité, qui connut bien des souffrances. Elle puisa ses forces dans son amour pour Jésus, pour l’Église et pour Marie, ainsi que dans la communion eucharistique quotidienne.

Dès sa conversion en 1816 (elle est alors âgée de 17 ans), Pauline Jaricot, fille d’un couple de commerçants de soie à coudre de Lyon, eut l’intuition surnaturelle que sa vie se passerait à l’ombre de la Croix. Le jour des Rameaux 1817, Jésus, par une voix intérieure, lui demande : « Veux-tu souffrir et mourir avec moi ? » Elle répond positivement, tout en ignorant quelle forme prendra ce sacrifice. En fait, elle sera ruinée par deux escrocs à l’occasion de l’achat d’une usine dont elle voulait faire un modèle d’unité de travail à base de valeurs chrétiennes. L’entreprise tournera au cauchemar pour Pauline qui passera le restant de sa vie dans la pauvreté, avec le souci constant de rembourser ses créanciers. 

Mais avant la survenue de cette catastrophe, Pauline avait fondé l’Œuvre de la Propagation de la foi (devenue « Œuvres pontificales missionnaires » de nos jours) qui secourt spirituellement et matériellement les missions à travers le monde, et le Rosaire vivant, vaste réseau de laïcs qui prient le chapelet pour l’évangélisation des peuples. Or, comble de malheur, elle se verra dénier la maternité de ses deux œuvres qui ne tardèrent pas à avoir un succès mondial ! Calomniée à la fin de sa vie par ceux qui voyaient dans sa misère le signe d’une imposture et d’une réprobation divine, ce n’est qu’après sa mort que justice lui sera rendue. Elle sera béatifiée le 22 mai 2022.

Elle avait une si vive conscience que sa souffrance était une participation à la croix de son Maître qu’elle écrivait : « Oh ! qu’il est donc vrai que c’est une chose bien amère pour le cœur du Verbe incarné que le refus qui lui est fait des cœurs ! » 

Le réconfort de l’Eucharistie

Bien que souffrant de tous ces malheurs, Pauline ne s’en plaignait jamais devant ses visiteurs. Où puisait-elle donc la force pour supporter ses épreuves ? D’abord, dans la méditation de la Croix de Jésus. Elle comprenait que son existence prenait, au fil du temps, le chemin du Golgotha et qu’elle serait de plus en plus configurée au Christ souffrant, ainsi qu’Il le lui avait prophétisé l’année de sa conversion. « Dieu seul connaît quelle sera la fin de toutes mes luttes, toujours est-il que, si elle doit finir sur la croix, je veux que ce soit en la compagnie du Sauveur, et à sa droite, comme le bon larron. Marie m’en obtiendra la grâce » écrivait-elle durant ses années d’affliction. C’est en Jésus, en effet, qu’elle puisa les ressources nécessaires pour pardonner à ses persécuteurs et accepter sa souffrance qu’elle offrait en réparation pour le déclin de la foi et le relèvement de l’Église en France. À cet égard, elle avait une si vive conscience que sa souffrance était une participation à la croix de son Maître qu’elle écrivait : « Oh ! qu’il est donc vrai que c’est une chose bien amère pour le cœur du Verbe incarné que le refus qui lui est fait des cœurs ! » 

Sa dévotion à Marie, l’humble servante, développa chez elle une sollicitude constante pour la condition ouvrière.

Ensuite, Pauline trouvait du réconfort dans l’Eucharistie. Dès sa conversion, elle avait pris l’habitude de communier quotidiennement, ce qui était très rare à l’époque, surtout pour une laïque. Elle suivait en cela l’exemple de ses parents qui ne commençaient jamais une journée de travail sans participer à la messe à 4 heures du matin ! À la fin de sa vie, dans l’état de misère où elle se trouvait, le jeûne eucharistique (on ne plaisantait pas à l’époque avec lui, il fallait être à jeun depuis la veille à minuit) provoquait chez elle de grandes douleurs physiques quand elle était en déplacement. Pauline Jaricot resta fidèle à la communion quotidienne au milieu de ses malheurs. Jésus était sa consolation et sa force, lui auquel elle s’était vouée totalement dès sa jeunesse le jour de Noël 1816 en faisant vœu de virginité perpétuelle. Pauline représente un exemple de femme consacrée qui voulut exercer son apostolat en restant laïque. Là aussi, elle était une pionnière. 

Son amour pour l’Église et la Vierge Marie  

Pauline Jaricot puisait également son courage dans son amour pour l’Église. C’est cet amour qui explique le zèle sans pareil qu’elle déploya en fondant les deux Œuvres majeures de la Propagation de la foi et du Rosaire vivant — œuvres destinées à l’accroissement de l’Église. Cet amour pour l’Église explique également l’intuition qu’elle eut de l’apostolat des laïcs qui allait révolutionner l’Église un siècle plus tard. Enfin, son amour de la Vierge lui permit de répondre à tant de malheurs par une joie surnaturelle. Sa dévotion à Marie, l’humble servante, développa chez elle une sollicitude constante pour la condition ouvrière. Dans ce domaine social, elle était en avance sur son temps au sein de l’Église. Ses derniers mots sur cette terre furent pour la Vierge : « Mère ! Ô ma Mère ! Je suis toute à vous. » Il était normal que la sainte s’endormît en pensant à Celle dont le Rosaire vivant allait puissamment aider à propager la dévotion. 

Croix, Eucharistie, Église et la Vierge Marie : tels sont les quatre piliers qui soutinrent Pauline Jaricot durant la seconde partie de son existence marquée par l’ingratitude, la souffrance, l’indifférence et la misère. On peut y rajouter quelques amitiés qui ne se démentirent jamais, ainsi que le soutien du saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney. 

En partenariat avec ŒUVRES PONTIFICALES MISSIONNAIRES

SOURCE : https://fr.aleteia.org/2022/05/16/quelle-etait-la-spiritualite-de-la-future-bienheureuse-pauline-jaricot/

Comment Pauline Jaricot présenta sainte Philomène au curé d’Ars

Anne Bernet - publié le 20/05/22

Très malade, la future bienheureuse Pauline Jaricot avait une grande affection pour sainte Philomène, à qui elle attribue sa guérison. Elle fit connaître la jeune martyre à l’abbé Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, qui eut pour elle une dévotion toute particulière.

En cette année 1834, Pauline Jaricot est en très mauvaise santé et les médecins ne donnent plus à cette jeune femme de trente-cinq ans que quelques mois à vivre, voire moins. Depuis qu’à l’âge de quinze ans, une chute accidentelle a déclenché chez elle des crises incompréhensibles, peut-être d’ordre neurologique, pénibles, douloureuses, humiliantes, Pauline possède une grande familiarité avec la souffrance. Elle tient pour miraculeux de s’être assez rétablie pour mener, en apparence, une vie normale, tenant cachées à tous, sauf à son directeur de conscience, les croix physiques et morales qu’elle endure sans cesse et qu’elle a acceptées. N’est-ce pas le Christ lui-même qui, en 1817, lui a demandé d’être son épouse et de partager les supplices de la Passion ? Âme consolatrice vouée à l’expiation, Pauline souffre. C’est son devoir, sa vocation, sa joie. Tant qu’elle peut se consacrer à la prière, la contemplation, aux nombreuses activités caritatives qui l’occupent, au Rosaire vivant dont elle est la fondatrice et la propagatrice, œuvrer à ramener à Dieu la classe ouvrière abandonnée, elle ne se plaint pas.

Elle se sent désespérément seule

Mais ces derniers temps ont été terribles. Sans rien abandonner de ses activités, elle a dû assister sa sœur, Lorette, dans sa dernière maladie, la suppléer près de ses neveux et, dernier coup, le plus sensible, elle a perdu son frère prêtre, Philéas, avec qui elle partageait rêves et élans mystiques. Enfin, son père est mort. Pauline est désespérément seule et les consolations divines se dérobent. Toutes ces épreuves suffiraient à la briser mais il lui a encore fallu supporter les violences de l’insurrection lyonnaise, en avril 1834, quand les canuts se sont révoltés, à bout de misère et d’injustices. La maison qu’elle occupe avec sa petite communauté, sur les pentes de Fourvière, s’est trouvée prise entre le feu des insurgés et celui des forces de l’ordre, des obus sont tombés dans le jardin. L’effroi de ces heures de violence a déclenché des problèmes cardiaques, graves, que l’on ne sait pas soigner. Mlle Jaricot va mourir. Elle l’accepte.

Pauline s’est prise d’affection pour la martyre romaine, jusqu’à se persuader que Philomène pourrait la guérir.

Ses amis, convaincus que l’Église a encore besoin d’elle, sont moins résignés à cette disparition. En cette fin d’année 1834, un religieux, le Père de Magallon, restaurateur des Frères de saint Jean de Dieu en France, lui a offert une relique de sainte Philomène, qui, totalement ignorée trente ans plus tôt, connaît, depuis quelques années, une célébrité croissante. L’histoire est étonnante.

La catacombe de Priscille

Le 25 mai 1802, des archéologues explorent la catacombe romaine de Priscille. Contrairement à une légende tenace, répandue par les romanciers catholiques et le cinéma, les catacombes n’ont jamais été, sauf en de rares occasions, lors de périodes de persécution particulièrement violentes et pour une durée très brève, des lieux de réunion et de prière pour chrétiens persécutés. Il s’est toujours agi de cimetières souterrains, dotés d’entrées monumentales avec pignon sur rue, comme la plupart des grandes familles romaines, et les collèges funéraires professionnels, en possédaient à la périphérie de la ville afin d’assurer une sépulture convenable à leurs esclaves, clients, proches ou aux membres du syndicat qui cotisaient pour jouir post mortem de ce privilège. Dans ces cimetières chrétiens, l’on enterre tous les défunts de la communauté, pas seulement les martyrs. Certes, ceux-ci bénéficient d’honneurs particuliers mais ce n’est pas systématique, soit parce que, obligés de passer dans la clandestinité, leurs frères n’ont pas le loisir de leur donner une sépulture remarquable, soit, au contraire, pour éviter d’attirer l’attention sur la tombe d’un témoin et risquer sa profanation.

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Cela, les archéologues le savent. Comme ils savent que les catacombes ont été bouleversées, pillées, déménagées à maintes reprises et qu’elles recèlent encore des secrets ou des trésors. Spirituels. Quel plus grand trésor, en effet, que la découverte des restes d’un saint inconnu ? Ce genre de découverte, on parle « d’invention », est fréquente, même s’il incite l’autorité à une prudente méfiance. Il ne faut pas crier trop vite à la sainteté, prendre le risque inconsidéré de rendre un culte prématuré à un défunt dont on ignore tout et qui pourrait avoir été une parfaite crapule. 

« Pax tecum, Filumena »

Ce 25 mai 1802, tout cela est bien présent à l’esprit des archéologues, et à celui des autorités religieuses qui supervisent les fouilles. Cela ne retire rien à l’émotion générale lorsque les morceaux d’une inscription funéraire brisée en trois révèlent la présence dans une cloison d’une tombe jamais ouverte. Les lettres remises en place, l’on déchiffre ces mots latins : Pax tecum, Filumena. Si le début, qui se traduit par « la paix soit avec toi », ne pose aucun problème, la suite offre plusieurs interprétations. Faut-il y voir une mauvaise transcription en caractères latins du mot grec Philoméné, « Bien Aimée », terme fréquent dans une épitaphe ? Ou manque-t-il des lettres et faut-il lire Filia Luminis, « fille de la Lumière » ? Dans les deux cas, il est peu probable qu’il s’agisse du prénom de la morte ensevelie ici. Pas de date du décès, d’âge, d’indications de l’identité des proches éplorés et de leurs liens de parenté avec la défunte. Ce pourrait trahir une certaine précipitation dans la sépulture, ou l’incapacité de ceux qui ont procédé aux obsèques d’en dire davantage. « Bien Aimée » de Dieu, « Fille de la Lumière », ce pourrait être une façon gracieuse de nommer une sœur anonyme… L’on a déjà retrouvé des tombes de martyrs avec pour seule indication : « Celui-là, celle-là, Dieu sait son nom », ce qui signifie que, lorsque les fidèles ont réussi à récupérer les corps des suppliciés, ils étaient impossibles à identifier…

Filumena ou Philoméné, c’est plus probable, francisé en Philomène, serait-elle une martyre oubliée que la Providence ramènerait à la lumière en ces temps post-révolutionnaires pour consoler l’Église une nouvelle fois éprouvée ? L’on n’en doute plus lorsque, derrière la cloison percée avec précaution, l’on met au jour les ossements d’une très jeune fille, moins de quinze ans sans doute, et, à côté, une petite fiole à demi-brisée mais qui semble bien contenir encore des résidus de sang, comme cela se pratiquait uniquement avec les témoins de la foi.

Un succès de librairie

En fait, il faudrait s’en tenir là et admettre que l’on ne sait rien de cette jeune fille, pas même son vrai nom, et l’adjoindre, sous ce pseudonyme de Philomène, au cortège des vierges martyres qui suivent l’Agneau. C’est trop demander à la piété populaire en un temps où, avec le succès du roman de Chateaubriand, Les Martyrs, qui renvoie aux innombrables catholiques massacrés en haine de la foi pendant la Révolution, le sujet, d’actualité, passionne le public. En 1833, paraît à Lyon une notice de dix pages consacrée à Philomène. Dix pages, c’est le maximum que l’on puisse tirer, en brodant, des « sources » historiques. Et cela ne suffit ni à l’auteur, saint prêtre au demeurant, le Père Barrelle, ni à ses lecteurs, dont Pauline Jaricot fait partie.

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Cela tombe bien puisque, dans le même temps, en Italie, une religieuse affirme avoir des visions de sainte Philomène qui vient régulièrement la visiter et la prend pour secrétaire afin de lui dicter, avec force détails cette fois, le récit complet de sa courte et édifiante existence terminée par le martyre. Des historiens, des ecclésiastiques éprouvent une défiance justifiée quant à l’authenticité de ces révélations privées et à la valeur de leur contenu. Pas le Père Barrelle, hélas, qui prend tout pour argent comptant ; il a, au demeurant, quelques excuses puisque le Saint Office qui, d’ordinaire, ne plaisante pas, a donné l’imprimatur à ce témoignage d’outre-tombe. Partant de là, le religieux publie une Vie de sainte Philomène, très fournie, bien larmoyante, dégoulinante de bons sentiments qui est le grand succès de librairie catholique de ces années 1830…

Le dossier Philomène

Pauline Jaricot en a fait son livre de chevet pendant sa maladie et elle s’est prise d’affection pour la martyre romaine, jusqu’à se persuader que Philomène pourrait la guérir. À deux conditions : qu’elle aille sur sa tombe, à Mugnano, et obtienne du pape Grégoire XVI, qu’elle connaît bien et qui estime son œuvre de fondatrice de la Propagation de la Foi et du Rosaire vivant, la reconnaissance officielle du culte de la sainte. Mission impossible ! Jamais Pauline ne pourra entreprendre pareil voyage, elle qui ne sort plus de son lit et risque de mourir à tout instant d’une crise cardiaque. Et quand même elle arriverait vivante à Mugnano, elle aurait plus de chance d’y rendre l’âme que de guérir. Pourtant, elle part, contre tout bon sens, manque trépasser dix fois en route, survit grâce à des neuvaines ininterrompues à sainte Philomène, atteint Rome en juillet 1835, si malade que le pape, au détriment du protocole, vient la voir, et non le contraire. Elle lui extorque la promesse, si « à son retour de Mugnano, elle lui rend sa visite à pied au Vatican » de s’occuper personnellement du dossier Philomène. Le pape s’écrie : « Je vous le promets, ma fille, car cela s’appellerait un miracle de première catégorie ! »

Ce jour-là, ce que Mlle Jaricot lui remet, — en lui affirmant : « Monsieur le curé, ayez grande confiance en cette sainte ! Elle vous obtiendra tout ce que vous lui demanderez » — c’est un reliquaire de sainte Philomène.

Le 8 août, Pauline arrive à Mugnano, se traîne au pied du tombeau de Philomène et, aussitôt, se sent libérée de son mal. Elle attend cependant le surlendemain, fête de la sainte, pour faire attester une guérison qui laisse pantois. Après un an d’étude du dossier Philomène-Jaricot, Pauline obtient, le 13 janvier 1837, la reconnaissance officielle du culte de son amie céleste et la permission d’élever dans sa propriété de Fourvière une chapelle Sainte-Philomène, copie du sanctuaire de Mugnano. À cette date, elle est de retour en France, débordante de reconnaissance, conseillant à ses relations en mauvaise santé d’oublier les ordonnances des médecins pour s’en remettre à Dieu seul et à sainte Philomène, qui obtient tout de Lui. 

La visite à Ars

C’est dans ce grand zèle en faveur de sainte Philomène que, courant 1836, Mlle Jaricot se rend à Ars, pauvre village des Dombes où l’on a envoyé, parce que la châtelaine réclamait un prêtre à tout prix et que l’on ne savait quoi faire, à l’évêché, de celui-ci, un certain abbé Jean-Marie Vianney. L’abbé Vianney est un ami de la famille Jaricot qui l’a connu, jeune vicaire d’Écully, et, convaincue de sa sainteté, l’a toujours aidé. Quand il a besoin de quelque chose pour embellir sa paroisse, l’abbé Vianney sait, s’il vient à Lyon, à quelle porte frapper pour trouver l’argent qui lui manque ; les Jaricot sont riches, et ils ont la main large. Pauline elle-même se rend régulièrement à Ars porteuse de dons et de cadeaux pour le curé. Ce jour-là, ce que Mlle Jaricot lui remet, — en lui affirmant : « Monsieur le curé, ayez grande confiance en cette sainte ! Elle vous obtiendra tout ce que vous lui demanderez » — c’est un reliquaire de sainte Philomène. Très vite, le curé d’Ars constatera que son amie a dit vrai et qu’il obtient tout ce qu’il veut par l’intermédiaire de sa petite martyre.

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Certains vous diront que sainte Philomène, depuis rayée du calendrier, faute de preuve de son existence, discréditée par les affabulations du Père Barrelle, n’a jamais été que le précieux prête-nom derrière lequel Jean-Marie Vianney dissimulait des dons de thaumaturge qui le gênaient. Vous n’êtes pas obligé de le croire… et d’ailleurs, c’est une autre histoire !

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SOURCE : https://fr.aleteia.org/2022/05/20/comment-pauline-jaricot-presenta-sainte-philomene-au-cure-dars/

Pauline Jaricot, méconnue en France mais priée dans le monde entier

Bérengère de Portzamparc - publié le 21/05/22

Jusqu’ici plutôt méconnue des Français, Pauline Jaricot est beaucoup priée à l’étranger. Il faut dire que son désir d'évangélisation en soutenant les missions a connu un écho immense, de son temps mais aussi de nos jours.

Bien que sa béatification lui octroie actuellement un peu de notoriété, Pauline Jaricot est encore peu connue en France. Pourtant, c’est une figure célèbre à l’étranger, notamment grâce à ses intuitions et son rayonnement via les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) présentes aujourd’hui dans 140 pays du monde. 

A l’époque de Pauline, ce ne sont pas encore les OPM mais l’Œuvre de la Propagation de la Foi, qu’elle initie dès 1822, le 3 mai exactement. L’idée est assez simple. Pour soutenir les missionnaires dans le monde, Pauline invite les donateurs à donner chacun « un sou hebdomadaire » et à convaincre dix autres donateurs à faire de même. La somme récoltée est ensuite versée aux congrégations missionnaires. 

Un tout premier réseau social de crowdfunding en somme, très efficace, car rapidement l’Œuvre de la Propagation de la Foi va jouer un rôle de première importance dans le développement des missionnaires français au XIXe siècle. Elle sera d’ailleurs présente dans tous les pays de la chrétienté à la fin de ce siècle. Un véritable mouvement missionnaire spirituel s’est ainsi développé ces années-là, franchissant les frontières de la France grâce à cette femme, laïque, et lyonnaise qui avait pour souhait de prier et d’évangéliser le monde.

Revue tirée à 40.000 exemplaires

Et ce n’est pas tout ! Lyon, la ville natale de Pauline, va alors devenir la capitale financière des missions mais aussi le plus grand centre mondial d’informations sur les missions grâce au lancement d’un bulletin de l’œuvre de la propagation de la foi. En effet, pour mobiliser ses donateurs, Pauline se dit qu’ils doivent rester informés. Ainsi, en échange d’un soutien matériel et financier, il va être demandé aux missionnaires du bout du monde d’envoyer régulièrement de leurs nouvelles afin qu’ils racontent leurs missions, attirent de nouveaux soutiens et suscitent de nouvelles vocations. 

« On estime que, de son vivant, 2,5 millions de personnes priaient le Rosaire Vivant. »

Ces écrits sont réunis, dès 1822 dans une revue sous le titre de Nouvelles reçues des missions, titre qui deviendra dès 1825 Les Annales de la propagation de la foi. Tirée au départ à 10.000 exemplaires, la revue ira jusqu’à 40.000 exemplaires les années suivantes en France ! Un succès inouï pour l’époque, qui permet ainsi d’informer le lectorat français et même de nombreux chercheurs et scientifiques, car les informations recueillies sont exceptionnelles d’un point de vue humain et missionnaire, mais aussi géographique ou ethnologique. Quel rayonnement pour l’intuition au départ d’une jeune fille de 23 ans ! 

Le Rosaire Vivant 

L’autre grande œuvre de Pauline qui rayonne dans le monde, c’est le Rosaire Vivant, elle qui vouait une grande dévotion à la Vierge Marie. Fondée en 1826, l’Œuvre du Rosaire Vivant permet la constitution de groupes de quinze « associés », qui prient à tour de rôle des dizaines de chapelet en continu, afin de réciter un Rosaire complet. « On estime que, de son vivant, 2,5 millions de personnes priaient le Rosaire Vivant », a indiqué à Aleteia Mgr de Germay, qui ajoute que la pratique reste encore très répandue, notamment en Pologne. « Cela explique la venue de très nombreux Polonais à Lyon pour la béatification de Pauline le 22 mai », précise–t-il. Preuve également que le Rosaire demeure vivant encore aujourd’hui dans le monde: le témoignage touchant du père de Mayline, la jeune miraculée par l’intercession de Pauline, qui a reçu des témoignages du monde entier de personnes indiquant avoir prié pour Mayline lors de la neuvaine lancée pour sa guérison en 2012. 

Morte ruinée et dans un quasi anonymat, difficile de ne pas s’enthousiasmer devant le rayonnement de Pauline Jaricot, qui a bel et bien dépassé les siècles et les frontières grâce au Rosaire vivant et à son œuvre de propagation de la Foi !

En partenariat avec ŒUVRES PONTIFICALES MISSIONNAIRES

Lire aussi :Lyon: une expo inédite consacrée à Pauline Jaricot au musée de Fourvière

SOURCE : https://fr.aleteia.org/2022/05/21/pauline-jaricot-meconnue-en-france-mais-priee-dans-le-monde-entier/

Pauline Jaricot, l'intuition d'une femme laïque au service de l'Église

Pauline Jaricot sera béatifiée à Lyon en France dimanche 22 mai. La cérémonie, très attendue dans la Ville des Lumières, sera présidée par le cardinal Tagle, préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples. Entretien avec Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon.

Entretien réalisé par Claire Riobé - Cité du Vatican

Une femme à la haute intuition et au parcours étonnant, aujourd'hui invoquée par les missionnaires du monde entier. Pauline Jaricot, née en 1799 dans une famille fortunée de Lyon, décédée dans la plus grande des pauvretés en 1862, interpelle par la richesse de sa vie, au service de la mission, comme de la doctrine sociale de l'Eglise.

«Un cœur ouvert à l'amplitude du monde»

Sa personnalité franche et ouverte sur le monde l'emmena sur des sentiers bien éloignés de ceux réservés aux femmes de son époque. Très attachée à l’engagement social auprès des prostituées et des ouvriers de Lyon, Pauline Jaricot faisait aussi preuve d'un charisme particulier pour la question missionnaire.

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Le Saint-Siège reconnaît le miracle attribué à Pauline-Marie Jaricot

C'est ainsi qu'en 1822, à seulement 23 ans, la jeune femme fonda la Propagation de la Foi, une association internationale de fidèles présente dans 140 pays, chargée de financer le départ en mission des prêtres et religieux catholiques à travers le monde.

«Elle est d'abord une mystique»

Elle qui n’avait pas choisi la vocation religieuse, et œuvra toute sa vie comme laïque sans souhaiter fonder de famille, interpellait ceux qui la côtoyaient par sa foi rayonnante, parfois décrite comme mystique. En 1826, elle mis sur pied le Rosaire Vivant, une chaîne de prière de dévotion mariale récitée par des groupes de 15 personnes, toujours pratiquée aujourd’hui à travers le monde.

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Sainte Édith Stein, un témoignage chrétien au service de l’Europe

Son choix de remettre toute sa vie dans les mains de Dieu, et de Le laisser agir à travers elle, ne l'empecha pas de connaître de nombreuses difficultés. La plus grande, l'échec de son projet d'usine basée sur la doctrine sociale chrétienne, l'a conduite à finir sa vie dans le plus grand dénuement.

Nommée patronne des missions par le Pape François en 2019, Pauline Jaricot rejoindra dimanche 22 mai d’autres grandes figures lyonnaises bienheureuses, dont le père Antoine Chevrier et Frédéric Ozanam. Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon depuis octobre 2020, revient sur cette figure exceptionnelle pour l'Église universelle et sur les dernières préparations de l’événement, à deux jours de la béatification, qui sera présidée par le cardinal Tagle, préfet de la Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples. 

SOURCE : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2022-05/lyon-beatification-pauline-jaricot.html

Le Saint-Siège reconnaît le miracle attribué à Pauline-Marie Jaricot

La congrégation pour les Causes des Saints a rendu public ce mercredi la reconnaissance du miracle attribué à l'intercession de la laïque française, fondatrice de l'Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi et du Rosaire Vivant, ouvrant ainsi la voie à sa béatification.

«C'est un moment de grande joie pour les Œuvres pontificales missionnaires dans le monde entier», s'exclame ce mercredi Mgr Giampietro Dal Toso interrogé par l'agence Fides. La future béatification de la jeune femme française ayant fondé au XIXe siècle l’Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi, la première des Œuvres pontificales missionnaires, signifie pour le Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires «que son engagement au service de la mission, fait de prière et de charité, parle et qu'il est encore significatif pour l'Eglise universelle».

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Trois nouveaux saints dont Charles de Foucauld

Ce mardi 26 mai, au cours de l'audience accordée au cardinal Angelo Becciu, préfet de la congrégation pour les Causes des Saints, le Pape François a autorisé la publication de huit décrets reconnaissant plusieurs miracles dont celui de la Vénérable Pauline-Marie Jaricot. Déjà nommée patronne des missions par le Pape François en octobre 2019 lors du mois missionnaire mondial, la Vénérable lyonnaise sera donc bienheureuse, sans qu’on ne connaisse encore la date de sa béatification.

Chargé de l’instruction du procès en béatification de la fondatrice des OPM et de le faire avancer, le diocèse de Lyon où est née et morte Pauline-Marie Jaricot, exprime également «sa très grande joie» ce mercredi.

Une conversion fulgurante

Pauline Marie Jaricot nait dans une famille bourgeoise de Lyon le 22 juillet 1799, en une période de bouleversements politiques. Durant sa vie, elle connaîtra le Consulat et le 1er Empire, auxquels succèderont les deux Restaurations, la Monarchie de Juillet, suivies de la IIe République et du Second Empire. Apparait également une nouvelle classe sociale pauvre avec l’industrialisation du pays.

Belle, riche et coquette, Pauline-Marie Jaricot connaît une conversion fulgurante à 17 ans, lors de la messe des Rameaux de 1816. Ce jour-là le prêche porte sur «les illusions de la vanité, l’être et le paraître» et la jeune femme se sent interpellée, rapporte le site paulinejaricot.org. Elle se dédie aux plus pauvres, aux marginalisés et aux malades, fait vœux de chasteté et s’engage à annoncer l’Évangile. En mai 1822, elle fonde l’Œuvre pour la Propagation de la foi pour soutenir les missionnaires français, qui partent en Asie ou aux Amériques.

L’anticléricalisme français l’affecte, elle décide d’y répondre par une vie de prière et fonde en 1826 l’Œuvre du Rosaire Vivant. «La récitation du Rosaire est répartie entre des groupes de 15 personnes (20 aujourd’hui). Chaque personne s’engage à réciter quotidiennement une dizaine en méditant un des mystères de la vie de Jésus. Ainsi chaque jour le Rosaire est récité en entier par le groupe», explique le diocèse de Lyon.

Pauline-Marie Jaricot passa les dernières années de sa vie dans la pauvreté la plus absolue, avant de décéder à Lyon le 9 janvier 1862.  Elle fut déclarée Vénérable par saint Jean XXIII un siècle plus tard, le 25 février 1963.

SOURCE : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-05/le-saint-siege-reconnait-le-miracle-attribue-a-pauline-jaricot.html

Pauline Jaricot : vie, oeuvres, béatification, prières

Priez sur Hozana avec la bienheureuse Pauline Jaricot

“Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c'est le monde.”
Pauline Jaricot, entrepreneuse lyonnaise du XIXème siècle, met son énergie, sa créativité, sa sensibilité sociale et missionnaire au service du Christ. Cette laïque, à l’origine de l’Oeuvre pour la propagation de la Foi et du Rosaire Vivant, sera béatifiée le 22 mai 2022. Découvrez la vie et l'œuvre de la bienheureuse Pauline Jaricot ! 

Biographie de Pauline Jaricot

Marie-Pauline Jaricot naît à Lyon le 22 mai 1799, septième d’une famille aimante et pieuse. Son père travaille la soie et possède un atelier, grâce à son travail, il atteint la bourgeoisie lyonnaise et sa famille vit aisément. Née pendant la Révolution Française, Pauline connaît les messes célébrées en secret par les prêtres réfractaires, le curé d’Ars, vicaire non loin de la maison des Jaricot, devient grand ami de Pauline . Enfants, Pauline et son frère Philéas rêvent de vie missionnaire, Philéas en tant que prêtre (il le sera) et Pauline imagine l’accompagner. Jusqu'à ses 17 ans, Pauline mène une vie frivole, fréquentant le beau monde et prenant part à tous les bals. Cette vie mondaine cesse subitement alors que tombant d’une échelle, elle est atteinte à la colonne vertébrale. Durant sa longue convalescence, Pauline perd sa mère. Cette suite d’épreuves amènent la jeune fille à réfléchir sur le sens de la vie. Suite au sermon bouleversant d’un prêtre, Pauline change de vie, abandonne ses bijoux et toilettes, revêt un vêtement d’ouvrière et choisit une vie très simple. Dans la chapelle de la Vierge à Fourvière, Pauline fait vœu de chasteté perpétuelle et donne sa vie à Dieu, tout en demeurant laïque. 

Dans l’atelier de son père, Pauline côtoie les canuts (les ouvriers en soie), leurs conditions de vie précaire la bouleversent et elle entreprend des réformes. Puisant sa force dans la prière et l’eucharistie, elle pratique un catholicisme très social, aidant continuellement les pauvres de multiples manières. Alertée par la situation critique de l’activité missionnaire de l’Eglise, elle décide de la faire connaître à ses contemporains, et raconte la vie des prêtres partant évangéliser des contrées lointaines au péril de leur vie. Pauline veut offrir une aide matérielle et spirituelle aux missionnaires, elle imagine un moyen de recueillir des fonds pour les missions et crée l’Oeuvre de la Propagation de la Foi en 1822. Pour encourager la foi de ses contemporains, Pauline met en place, en 1826, le Rosaire Vivant. En 1935, Pauline, malade, se rend en pèlerinage à Mugnano (Italie) pour se confier à l’intercession de sainte Philomène. Elle rentre guérie et fait construire une chapelle en l’honneur de la sainte. 

Pauline se sent concernée par les problèmes sociaux de son temps et pleine d’entrain, elle continue d’agir. Elle veut créer un modèle de vie ouvrière digne et unie à Dieu. En 1945, elle achète une usine, bâtit une école et une chapelle, malheureusement son projet échoue à cause de personnes malhonnêtes, engloutissant toute sa fortune. Commence pour Pauline un long chemin de croix, elle doit quêter pour rembourser ses dettes. En 1961, Pauline, malade du cœur voit son état s’aggraver, elle s’attache à Dieu seul. Elle meurt à Lyon, le 9 janvier 1862 dans le dénuement le plus total, les œuvres qu’elle a fondées rayonnent déjà dans le monde entier. 

Oeuvres de Pauline Jaricot

Pauline Jaricot était une femme pleine d’initiatives, elle est à l’origine de plusieurs œuvres de grande ampleur qu’elle a établies dans les domaines spirituel, social et missionnaire. 

L'Oeuvre pour la propagation de la foi, est née du besoin de récolter des fonds pour la mission. Appelé au départ “le sou de Pauline”, le projet consiste à collecter un sou par personne. Chaque participant s’engage à prier une intention et à former à son tour un groupe de dix. Ce système s’étend rapidement dans le monde et devient l’Association pour la propagation de la foi fondée officiellement le 3 mai 1822. En 1922 elle est élevée au rang d’œuvre pontificale et son siège transféré à Rome. 

L’Oeuvre du Rosaire Vivant a vu le jour en 1826, le principe est simple : chaque personne médite l’un des 15 mystères du rosaire, 15 personnes forment un rosaire entier. A la mort de Pauline on compte plus de 2 millions d’associés au Rosaire Vivant, cette chaîne de prière existe encore aujourd’hui.

La fondation de l’usine de Rustrel en 1845 est une œuvre d’engagement social destinée à offrir une vie ouvrière digne et chrétienne. Malheureusement livré aux mains d’escrocs, le projet se solde par un échec. 

Les filles de Marie, fondées en 1832 sont une communauté de jeunes filles pieuses. Pauline les installe sur la colline de Fourvière dans une maison qu’elle nomme Lorette, célèbre lieu de pèlerinage marial. Ce lieu accueille aujourd’hui encore des pèlerins et visiteurs venus du monde entier.

Aujourd’hui l’œuvre de Pauline Jaricot se prolonge avec les Œuvres Pontificales Missionnaires.

Béatification de Pauline Jaricot

Le 26 mai 2020, le pape François reconnaît le miracle attribué à la Vénérable Pauline Jaricot et elle est déclarée bienheureuse à Lyon le 22 mai 2022. 

La cause de béatification de Pauline Jaricot est ouverte en 1926 par le pape Pie XI qui rend hommage à son génie missionnaire. En 1963, Jean XXIII reconnaît l'héroïcité des vertus de Pauline Jaricot ouvrant ainsi la voie à sa béatification. 

Pour proclamer la canonisation et déclarer Pauline Jaricot sainte, l’Eglise devra maintenant reconnaître un second miracle attribué à son intercession.

Priez sur Hozana avec la bienheureuse Pauline Jaricot

Pour s’unir par la prière à la grâce de la béatification de Pauline Jaricot le 22 mai 2022, demander son aide et obtenir des grâces par son intercession, Hozana vous propose plusieurs communautés de prière :

Découvrez la neuvaine à Pauline Jaricot pour mettre le feu au monde. En priant 9 jours, réveillons notre baptême et notre engagement missionnaire !

La basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon, est le lieu où se rendait Pauline Jaricot chaque jour pour prier. Le recteur du sanctuaire nous invite aujourd’hui à prier une neuvaine missionnaire à l'Immaculée Conception, afin d'oser annoncer la Bonne Nouvelle !

Pauline Jaricot avait une grande dévotion à sainte Philomène et reçut d’elle une grâce de guérison. Confions nos causes difficiles et désespérées à cette « chère petite Sainte », comme la nommait affectueusement le Curé d'Ars, et découvrons cette sainte si efficace. 

SOURCE : https://hozana.org/saints/pauline-jaricot

Publié le 27 mai 2020

Pauline Jaricot bientôt béatifiée !

La Congrégation pour les causes des saints a annoncé aujourd’hui, mercredi 27 mai 2020, la béatification prochaine de Pauline Jaricot. C’est une très grande joie pour notre diocèse.

Déjà nommée patronne des missions par le pape François en octobre 2019 lors du mois missionnaire mondial, Pauline Jaricot rejoint d’autres grandes figures lyonnaises bienheureuses telles que le père Antoine Chevrier ou encore Fredéric Ozanam.

Lyonnaise issue de la bourgeoisie, Pauline Jaricot a consacré sa vie à la Mission, au service des pauvres et à la prière. Cette laïque est la fondatrice de la Propagation de la Foi, l’une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires, aujourd’hui présentes dans 140 pays.

Après avoir créé la Propagation de la Foi, Pauline Jaricot comprend que sans la prière, l’Église et la Mission ne peuvent vivre. En 1826, elle crée le Rosaire Vivant : la récitation du Rosaire est répartie entre des groupes de 15 personnes (20 aujourd’hui). Chaque personne s’engage à réciter quotidiennement une dizaine en méditant un des mystères de la vie de Jésus. Ainsi chaque jour le Rosaire est récité en entier par le groupe.

Biographie

 22 juillet 1799 : naissance à Lyon, septième de la famille (Paul, Jean-Marie, Sophie, Laurette, Narcisse, Philéas, Pauline).

16 avril 1812 : Première communion en la Primatiale Saint-Jean de Lyon.

Octobre 1814 : accident et maladie grave.

26 novembre 1814 : Mort de sa mère.

1815 : guérie, Pauline vient habiter rue Puits-Gaillot à Lyon.

Carême 1816 : sermon de l’abbé Wurtz en l’église Saint-Nizier et conversion de Pauline.

25 décembre 1816 à Fourvière, vœu de chasteté.

1817 : elle fonde les Réparatrices. Premières quêtes pour les Missions de Chine.

1818 : elle organise à Saint-Vallier des collectes pour les Missions.

1819 : plan du sou par semaine collecté par « dizainières ».

1820 : son frère Philéas entre au séminaire à Saint-Sulpice.

3 mai 1822 : fondation officielle de la Propagation de la Foi.

1826 : elle fonde le Rosaire vivant.

1830 : mort de son frère Philéas, aumônier de l’Hôtel-Dieu, à Lyon.

1831 : début des Filles de Marie, à Nazareth près de Fourvière.

15 août 1833 : avec les Filles de Marie, elle s’installe dans la maison de Lorette

9-14 avril 1834 : émeutes sanglantes à Lyon.

1835 : voyage à Rome et guérison à Mugnano.

1839 : voyage à Rome et audiences de Grégoire XVI.

1844 : à Lyon, mort de sa soeur Sophie Perrin.

1845 : début de l’œuvre des ouvriers à Rustrel dans le Vaucluse.

1846 : faillite de l’usine Notre Dame des Anges de Rustrel.

1851 : voyage et quêtes à travers la France.

1852 : liquidation de Rustrel. Inauguration de l’escalier de Fourvière.

1856 : voyage à Rome.

1859 : dernière visite à Ars.

9 janvier 1862 : mort de Pauline.

Témoignage d’Emmanuel T., père de Mayline, la petite miraculée de Pauline Jaricot

« Elle s’est étouffée à la maison, et est morte dans mes bras. Nous ne sommes pas parvenus à lui faire recracher le morceau de saucisse en cause. Ses yeux étaient profonds et vides, des yeux d’un mort. Nous avons appelé les pompiers et le SAMU, comme secouriste j’ai tout fait pour la réanimer. Les médecins lui ont fait des massages cardiaques, ils l’ont réanimée plusieurs fois, mais le cœur ne se stabilisait pas.
À l’hôpital elle a eu à nouveau trois arrêts cardiaques. Le médecin urgentiste nous a indiqué qu’il n’était pas possible de la conserver en vie, elle était dans un coma, sous assistance respiratoire et sous alimentation artificielle, avec un traitement de stimulation du cœur qui a conduit à une embolie pulmonaire, avec des convulsions fortes dès qu’on arrêtait les traitements. L’analyse du cerveau a conduit à un diagnostic Glasgow 3 (sur une échelle de 11).

Pendant ce temps la responsable du rosaire vivant de Lyon, avec l’appui de son Eminence le cardinal Barbarin, a organisé une neuvaine de prière demandant l’intercession de la Vénérable Pauline Jaricot.

Compte tenu de son état, les médecins ont souhaité arrêter les traitements et l’alimentation, ce que nous avons alors refusé, son alimentation a été maintenue à notre demande, mais plus les soins.

Dans le même temps, à la suite de notre déménagement en cours, Mayline a dû être transférée à l’hôpital de Nice. À son arrivée, j’ai senti qu’elle reprenait vie.

À Nice le lendemain, le médecin nous a indiqué qu’elle ne mourrait pas, mais que son état cérébral ne lui permettrait qu’une vie végétative. Pourtant au bout de quelques semaines elle reprenait finalement totalement vie et est aujourd’hui en pleine santé, à la surprise du corps médical.

Pour nous c’est un miracle, et notre vie est une action de grâce pour notre bonheur. Nous continuons à prier Pauline. »

SOURCE : https://lyon.catholique.fr/actualites/beatification-de-pauline-jaricot/2020/05/27/pauline-jaricot-bientot-beatifiee/

Portrait de Pauline Jaricot conservé dans l'église St-Nizier (F-69002, Lyon, France)

Ritratto di Pauline Jaricot conservato nella chiesa di St-Nizier (F-69002, Lione, Francia)


Blessed Pauline-Marie Jaricot

Also known as

Pauline-Marie Jericot

Memorial

9 January

Profile

Born to an aristocratic family. A pious child, at age 17 Pauline adopted a life of extreme asceticism. On 25 December 1816 she made a private vow of perpetual virginity. She organized a group of pious servant girls who prayed to alleviate the sins committed against the Sacred Heart of Jesus; they were known as the Réparatrices du Sacré-Coeur de Jésus-Christ. At Saint-Vallier she worked to bring a number of working girls to a more pious life. These girls and the Réparatrices began collecting pennies from any who would give them, and recruited others to do the same. Collected penny by penny, with the help of bishop Louis Guillaume Valentin Dubourg, Pauline used the money to found the missionary Society of the Propagation of the Faith on 3 May 1822. She founded the Association of the Living Rosary in 1826 which involved a method of distributed praying of the rosary. Pauline received a cure of a heart condition through the intercession of Saint Philomena, developed a strong devotion to her, and spread devotion to her throughout France.

Born

22 July 1799 at Lyons, France

Died

9 January 1862 at Lyons, France of natural causes

Venerated

25 February 1963 by Pope John XXIII

Beatified

22 May 2022 by Pope Francis

beatification celebrated in Lyon, France, presided by Cardinal Luis Antonio Tagle

the beatification miracle involved the return to normal neurological function of a small girl after she went into a coma and received brain damage due to lack of oxygen from choking on food

Patronage

against impoverishment

against poverty

poor people

Additional Information

Catholic Encyclopedia

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Agenzia Fides

CathNews

Hagiography Circle

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La fête des prénoms

fonti in italiano

Congregazione delle Cause dei Santi

Santi e Beati

MLA Citation

“Blessed Pauline-Marie Jaricot“. CatholicSaints.Info. 17 May 2022. Web. 9 January 2023. <https://catholicsaints.info/blessed-pauline-marie-jaricot/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-pauline-marie-jaricot/

Pauline-Marie Jaricot

Foundress of the Society of the Propagation of the Faith and the Association of the Living Rosary, born at Lyons, 22 July, 1799; died there, 9 January, 1862.

At the age of seventeen she began to lead a life of unusual abnegation and self-sacrifice, and on Christmas Day, 1816, took a vow of perpetual virginity. In order to repair the sins of neglect and ingratitude committed against the Sacred Heart of Jesus, she established a union of prayer among pious servant girls, the members of which were known as the "Réparatrices du Sacré-Coeur de Jésus-Christ". During an extended visit to her married sister at Saint-Vallier (Drôme), she succeeded in effecting a complete transformation in the licentious lives of the numerous girls employed by her brother-in-law. It was among them and the "Réparatrices" that she first solicited offerings for the foreign missions. Her systematic organization of such collections dates back to 1819 when she asked each of her intimate friends to act as a promoter by finding ten associates willing to contribute one cent of a week to the propagation of the Faith. One out of every ten promoters gathered the collections of their fellow-promoters ; through a logical extention of this system, all the offerings were ultimately remitted to one central treasurer. The Society for the Propagation of Faith at its official foundation (3 May, 1822) adopted this method, and easily triumphed over the opposition which had sought from the very start to thwart the realization of Pauline Jaricot's plans. In 1826 she founded the Association of the Living Rosary. The fifteen decades of the Rosary were divided among fifteen associates, each of whom had to recite daily only one determined decade. A second object of the new foundation was the spread of good books and articles of piety. An undertaking of Pauline's in the interest of social reform, though begun with prudence, involved her in considerable financial difficulties and ended in failure. The cause of her beatification and canonization has been introduced at Rome.

Weber, Nicholas. "Pauline-Marie Jaricot." The Catholic Encyclopedia. Vol. 8. New York: Robert Appleton Company, 1910. 8 Jan. 2023 <http://www.newadvent.org/cathen/08323b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas. Dedicated to Helen Harmon.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2021 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/08323b.htm

EUROPE/FRANCE - Beatification of Pauline Jaricot announced

Monday, 4 October 2021

Lyon (Agenzia Fides) - Pauline Jaricot will be blessed on May 22, 2022. This was announced by the Secretary General of the Pontifical Mission Societies (PMS) in France, Gaëtan Boucharlat de Chazotte, through a video message sent to Fides. The foundress of the Association of the Propagation of the Faith and of the Living Rosary Movement will be raised to the honor of the altars in Lyon next May 22, on the bicentenary of the foundation of the Pontifical Society for the Propagation of the Faith (POPF), during the Eucharistic celebration presided over by the Prefect of the Congregation for the Evangelization of peoples, Cardinal Luis Antonio Tagle.

Pauline-Marie Jaricot (1799-1862), foundress of the Pontifical Society for the Propagation of the Faith, was declared Venerable on February 25, 1963, by Saint John XXIII. On May 26, 2020, Pope Francis authorized the publication of the decree recognizing the miracle attributed to the intercession of the Venerable.

Born into a rich family in Lyon, after 15 years of a comfortable life, she experienced physical and spiritual suffering, in the context of which she had, through the sacraments, a profound experience of God. Forgiveness and profound prayer led her to overcome a serious trauma and from that moment her existence changed radically. Pauline consecrated her life to God with a solemn vow in the chapel of the Virgin of Fourvière in Lyon and devoted herself exclusively to serving God in the poor and the sick, visiting hospitals and incurable people daily, putting bandages on their wounds and offering words of comfort.

Helping the needy was accompanied by a life of intense prayer, she received the Eucharist daily, interceded for the conversion of sinners and for the evangelization of the world. Realizing the economic difficulties of the missions, Pauline promoted initiatives to raise funds: thus was born what will later be called "Society of the Propagation of the Faith" which was officially founded on May 3, 1822. (EG) (Agenzia Fides, 4/10/2021)

SOURCE : http://www.fides.org/en/news/70905-EUROPE_FRANCE_Beatification_of_Pauline_Jaricot_announced

Blessed Pauline Jaricot: A model for turning the light of the Gospel on social issues

I.Media for Aleteia - published on 06/24/20

She was a 19th-century laywoman who wanted to serve society and the Church from a "cloister of the world."

As a lay person, Pauline Jaricot is a model “for many Christians who want to live their faith as baptized people without entering religious life,” according to Bishop Georges Colomb, director of the Pontifical Mission Societies (PMS) for France and bishop of La Rochelle and Saintes, in a recent interview with i.Media. He was speaking on the occasion of the upcoming beatification of Venerable Pauline Jaricot, who founded the pontifical office he currently directs.

On May 26, the Holy Father Francis recognized a miracle attributed to the intercession of the Venerable Servant of God Pauline Maria Jaricot, foundress of the Societies of the “Council of the Propagation of the Faith” and of the “Living Rosary.” The date of her beatification has not been set.

Jaricot was born July 22, 1799, in Lyon (France) and died there on January 9, 1862.

What does the beatification of Pauline Jaricot represent for the Pontifical Mission Societies and for the whole Church?

Bishop Colomb: It’s a great joy for the whole Church, of course, but especially for the Pontifical Mission Societies and for the Diocese of Lyon, since Pauline was born in this city and was very much marked by her youth and her family background. This young woman experienced a great turning point during Lent of 1816 when a priest preached on the vanity of young girls. This sermon made her reflect a lot on her own life. Pauline, who was a very coquettish young girl, then discovered that there was more to life than that.

She became interested in her environment and in the challenges of her time. She discovered the importance of social issues, and then became interested in the missions of the Church, thanks to a friend of her brother, a seminarian at the Foreign Missions of Paris. This led to the foundation of the Society of the Propagation of the Faith in 1822. She was only 23 years old. In the wake of this, she founded the Living Rosary society. These initiatives are very concrete works.

[Read how she did it:]

Read more:
This French laywoman used pennies to help the missions … exponentially

How can we describe the personality of this young woman?

Bishop Colomb: Pauline was a young woman with her feet on the ground. She set up the “penny for the missions” initiative, which grew considerably. The Living Rosary grew to reach 2.5 million people a few years before her death. She was also a very intuitive person. The 19th century in which she lived was also that of the Industrial Revolution. Pauline, the daughter of silk workers, was sensitive to the difficult working conditions of the workers. She intervened even during the bloody revolution, as well as in the Canut revolts, by interposing herself between the forces of law and order and the workers.

She tried to get some women out of prostitution by sending them to work at the home of one of her relatives. She also created the Bank of Heaven, an organization offering free loans for workers, aware that the proclamation of the Gospel also finds expression through the recognition of the dignity of the person. She had a missionary spirit that would characterize the 20th century, and at the same time she was a woman of prayer and contemplation. She was truly a daughter of her time, who recognized the challenges that needed to be faced.

In what way can she be a model for Christians today, and especially for young people?

Bishop Colomb: She can be a model for many Christians who want to live their faith as baptized people without entering religious life. She didn’t want to be a religious; instead, she would say, “My cloister is the world.” She didn’t only say this; she lived it, and in this, she’s a model for young and old alike.

Definitely young people can see her as a model, because at 23 years of age she had already done extraordinary things. Valor doesn’t wait to express itself until someone is old; she is an illustration of this. She’s someone who went in all directions and who worked for the mission from home. In this sense, she has something in common with St. Therese, who wanted to be a Carmelite in Vietnam but who became patroness of the missions from her convent. These saints are models for young people because they testify that one can have a beautiful, dignified and full life at the age of 20.

How will the PMS continue to work to make her known?

Bishop Colomb: We’ve been working on this for a long time. There are going to be many celebrations, events, and conferences. Her beatification will be an opportunity to speak about her, but especially about the mission, which has taken a new turn in the 21st century. Today, we’re the ones who welcome missionaries from all continents because our secularized societies need them. It’s a gift for the Church. It takes a lot of humility and wisdom to welcome this gift.

Read more:
Saints who fought racism, Part 2

SOURCE : https://aleteia.org/2020/06/24/blessed-pauline-jaricot-a-model-for-turning-the-light-of-the-gospel-on-social-issues/

BLESSED PAULINE JARICOT, A YOUNG LAYWOMAN SERVING THE MISSIONS OF ASIA

This Sunday 22 May, Pauline Jaricot will be beatified by the Church. This year we are also celebrating the bicentenary of her work to help Catholic missionaries throughout the world.

On 3 May 1822, in Lyon, the Society for the Propagation of the Faith – which still exists within the Pontifical Mission Societies – was officially born. It was primarily to help the MEP missionaries and their missions in China that Pauline Jaricot devised an ingenious fundraising system. This anniversary gives us the opportunity to shed light on the links between Pauline and the MEP at the beginning of the 19th century and to see how the missions in Asia were the first beneficiaries of this young girl’s missionary intuition.

From London to Lyon, the idea of the “penny a week”

At the end of the 18th century, the Foreign Missions Society was in the most difficult situation of its history. The directors of the Seminary were exiled, and all possibilities of recruitment and maritime links to Asia were cut off for almost 10 years. Supporting the 48 fathers who were still there, whether by financial or human resources, became an almost impossible task. The MEP no longer had a legal existence, had lost all sources of income and no longer even owned their buildings on the rue du Bac.

Fr Denis Chaumont, former director exiled in London, tried to raise funds from English Catholics and French emigrant networks. He took advantage of his presence across the Channel to get some ideas from Protestant missionary institutions. On 31 January 1794, while the Terror was in full swing in France, he published an Address to Charitable Souls in London in favour of the Missions to the idolatrous peoples of China, Cochinchina, Tonkin, etc., in which he proposed that any person of good will make a donation according to his or her means, however small. His words were inspired by a sentence read in an Anabaptist temple: “The world is made up of atoms and the sea of drops of water: thus the smallest contributions together will produce a sum that will provide the means to spread the Gospel.”

Back in Paris in 1814, Fr Chaumont took advantage of the security granted to religious institutions by the Restoration to further structure these small fundraising efforts. Relying on the parish network of the French dioceses, he counted on the goodwill of lay people and priests to found associations called “auxiliary societies”, whose members would commit themselves to reciting the prayer of St. Francis Xavier and the Remembrance for the missions every day and, if they could, to supporting them financially. The statutes of these associations state that “all classes of citizens, even the poor, by setting aside a penny or two each week for this purpose, have the satisfaction of contributing to the progress of the Gospel”.

This is how the idea of the “penny a week” was launched, which was also the organisational basis of the Work of the Propagation of the Faith. In 1817, this MEP association of “prayer for the propagation of the faith” was officially recognised by the Holy See, which granted its collaborators special indulgences. In 1818, it was already raising funds throughout France and even in Mauritius.

Pauline and Philéas Jaricot invested in the missions in China

At the same time, in Lyon, a young girl from the rich bourgeoisie sought with all her heart to make Christ known in her surroundings as well as at the ends of the earth. In 1817, Pauline Jaricot, who, according to her, had just experienced a lightning conversion of heart, founded the Réparatrices du cœur de Jésus méconnu et méprisé, an informal association of pious and devoted women who contributed to the missionary work with their obols and prayers. Pauline was particularly sensitive to the cause of the missions in Asia, firstly because she had undoubtedly heard of the MEP prayer association, and secondly through the intermediary of her beloved brother, Philéas, who had entered the seminary of Saint-Sulpice in 1820 with a view to being a missionary in China. In Paris, Philéas often went to rue du Bac where one of his friends from Lyon, Jean-Louis Taberd, was preparing to leave for India. Philéas tells Pauline about the efforts made by the MEP to collect the money necessary for the missionary’s trousseau and journey. He also told her that “with 150 francs a year, one could feed a catechist in China, and that each catechist could baptise up to 2,500 children [1]“.

Pauline had the intuition that, in order to grow, the movement of generosity in favour of the MEPs needed to be better organised. In one evening, she came up with the ingenious system of collecting pennies by the dozen: each week, ten donors, organised among themselves, hand over their respective pennies to their leader of the dozen, who then passes them on to the leader of his or her centurie, who then passes them on himself, etc. This was a light and efficient structure that gave the idea of a penny a week a boost. The system took off in Catholic circles in Lyon and, in 1819, Pauline had 1439.35 livres sent to rue du Bac. In 1821, the accounts of the Seminary of Paris record several donations made by Abbé Philéas Jaricot. In 1820, the association already had a thousand members and took on the name “Propagation of the Faith” that Denis Chaumont had given to the MEP.

Always fond of the stories from Asia transmitted via Philéas, Pauline was aware that a donor who was kept informed of the life of the missions would be even more inclined to prayer and generosity. She therefore distributed copies of the Nouvelles lettres édifiantes des missions de la Chine et des Indes orientales (“New Edifying Letters from the Missions of China and the East Indies”), which the Paris Seminary had printed from the letters received from the MEP fathers. Pauline now had the three pillars of the Work in place: prayer, almsgiving and the press.

Serving the universal Church

Naturally, in this France of the Restoration where vocations and the missionary call were reborn, other initiatives and Catholic institutes were created in favour of evangelisation. On 3 May 1822, Benoit Coste, a friend of Philéas, brought together various actors to define their vocation: why limit themselves to the missions of Asia? Shouldn’t we be open to the universal Church? But then, how to achieve such a scope? Pauline was not invited, but her friend Victor Girodon spoke on her behalf:

“When I explained the way in which we do the work of the Propagation of the Faith, its name, its penny per week, its centuries, its divisions and even its revenue tables and the reading of the news from the missions, no one asked for any other initiative. They simply adopted the plan and the proposed organisation [2].”

Thus, Pauline’s work, born for the MEP, became, following this founding meeting, the Work of the Propagation of the Faith, managed from Paris and Lyon for the whole world. Out of modesty and spiritual height, Pauline withdrew from the frameworks; a few decades later, it will have been forgotten that she was the source of it.

Approved by the Pope in 1823, the Work continued to grow in leaps and bounds. It raised about 250,000 francs a year until 1833, when it finally passed the million mark. By 1840, it was already widely spread internationally.

The MEP’s printed material had given way to a real review, the Bulletin des Annales de la Propagation de la Foi, which published 10,000 copies from 1825 onwards. Even though they no longer had exclusive rights, the MEP drew a good part of their income from the funds raised by the OPF, and therefore published in the Annales de la Propagation what the missionaries had written in Paris. Through annual reports, the directors of the MEP informed the central council of the OPF of the destination of the donations. In 1835, for example, they explained that the Society now had 72 members and 150 indigenous priests, which represented 100,000 francs of viaticum to be provided, and that they were in great need of money for the brand new mission in Korea and to build the brand new seminary in Penang, Malaysia [3]. Throughout the 19th century, the MEP never lacked the annual endowments of the Work. After its incorporation into the Pontifical Mission Societies in 1923, its activities continued on the same scale.

In his Histoire générale de la Société des Missions Étrangères, Fr. Adrien Launay summarises this very fruitful marriage of several missionary intuitions:

“Thus, most of the time, works are founded by the successive contribution of several wills and several intelligences. Their birth is difficult and slow, until the day when a ray of providential grace passes over them and causes them to flourish and bear fruit [4].”

 [1] Quoted by Catherine Masson, p. 157.

[2] Quoted by Catherine Masson, p. 142.

[3] Letter “To the members of the two central councils of the work of the propagation of the faith”, AMEP 5392.

[4] Vol. II, Paris, Téqui, 1894, p. 512.

SOURCE : https://irfa.paris/en/blessed-pauline-jaricot-a-young-laywoman-serving-the-missions-of-asia/

Blessed Pauline Jaricot, Founder of Society for the Propagation of the Faith

Catholic News Service | Mark Pattison | October 11, 2022 | 0 Comments

A portrait of Pauline Jaricot. In 1822, the French woman founded the Society for the Propagation of the Faith. CNS | COURTESY PONTIFICAL MISSION SOCIETIES IN THE UNITED STATES

In 1822, a young and rich French woman, Pauline Jaricot, founded the Society for the Propagation of the Faith.

In 2022, this international association that coordinates assistance for Catholic missionary priests, brothers, and nuns in mission areas, is still going strong. And renewed attention has been given to its founder, who was beatified May 22 in Lyon, France.

Born in that city in 1799, Jaricot was the youngest of seven children. At age 17, Jaricot was recuperating from a serious fall when her mother died. Jaricot then led a life of intense prayer. On Christmas 1816, she took a vow of perpetual virginity.

Jaricot first founded an association for pious servant girls, the Repairers of the Sacred Heart of Jesus Christ. While her brother, Phileas, was studying to be a missionary priest, she felt an urge to help the missionary cause. So, in 1822, with the help of workers at the family’s silk factory, she established the Society for the Propagation of the Faith.

She encouraged each participant to invite 10 other people to pray and make contributions, which was dubbed the “circle of 10.”

“Pauline had a vision of two lamps. One lamp was empty and the other lamp was full and filling up the other lamp,” said Monica Yehle, chief of staff for the Pontifical Mission Societies in the United States. “She saw the empty lamp as France after the revolution.” She wanted to rebuild the strength of the Church in France just a few decades after the French Revolution.

“She wanted to do something, right? So, she asked each person in the circles of 10 to contribute a sous — equivalent to a penny — for the work of the mission Church,” Yehle said.

In 1826, while fostering the growth of the society supporting missionary work, Jaricot  also founded the Association of the Living Rosary. Instead of organizing it in 10s, she assembled groups of 15 — one for each decade of three “mysteries” of the rosary at that time. By 1832, Pope Gregory XVI gave canonical status to the latter organization.

In 1835, Jaricot became severely ill again, and while heading toward a pilgrimage in Italy, she was healed. She attributed the cure to St. Philomena.

In 1845, she set out to practice Christian social reform by buying a blast furnace plant, with workers and their families living in an adjacent building, with a school and chapel nearby. She left the management to people who defrauded her and left her virtually penniless. She declared bankruptcy but preached forgiveness to those who had bilked her. Jaricot died destitute in 1862.

But what she started bore many fruits.

The United States, which got all of $6 from the society in its first contribution, now accounts for 25% of all donations to its current work. By 1908, the Church in the United States had grown so vigorous that it was decided that it was no longer missionary territory.

The last U.S. diocese still receiving funds from the society is the Diocese of Fairbanks, Alaska — and this is the final year of society contributions, according to Father Kieran Harrington, director of the Pontifical Mission Societies of the United States.

On May 3, 1922, a century after its founding, Pope Pius XI declared the Society for the Propagation of the Faith “pontifical.” There are three international groups with the “pontifical” designation: the Missionary Childhood Association, the Society of St. Peter Apostle, and the Missionary Union. The first two were also founded in France and raise funds for the church.

Jaricot’s remains are in St. Nizier Church in Lyon, where they have been since 1935.

On Feb. 25, 1963, a century after her death, St. John XXIII declared Jaricot venerable.

Then there is the matter of the miracle.

Mayline Tran had been in painful agony for two years. But her intercession with Jaricot resulted in what she describes as a miraculous recovery in 2012. Her doctor, stunned by the reversal of her condition, was dumbstruck to learn she was going to middle school. The girl’s brain waves, a jumble in the wake of the accident that nearly killed her, were once again normal.

On May 26, 2020, Pope Francis authorized the Congregation for the Causes of Saints to promulgate a decree recognizing a miracle attributed to Jaricot’s intercession.

SOURCE : https://thecatholicspirit.com/special-sections/world-mission-sunday/blessed-pauline-jaricot-founder-of-society-for-the-propagation-of-the-faith/

Beata Paolina Maria Jaricot Terziaria Domenicana

9 gennaio

Lione, Francia, 22 luglio 1799 - 9 gennaio 1862

Pauline-Marie Jaricot nacque a Lione il 22 luglio 1799. Dopo un incidente domestico e alcuni lutti in famiglia, abbandonò il suo stile di vita fino ad allora frivolo e mondano, per donarsi interamente a Dio rimanendo nel mondo. Grazie a suo fratello Philéas, sacerdote, venne a sapere della nascita della Società delle Missioni Estere di Parigi, e iniziò a pensare a un modo per sostenere economicamente quei missionari. Avviò quindi un sistema per cui dieci persone s’impegnassero a offrire un soldo a settimana, a pregare con una preghiera particolare e a formare un nuovo gruppo di dieci persone. Il 3 maggio 1822 fondò ufficialmente l’Opera della Propagazione della Fede, approvata da Pio VII nel 1823. Ideò anche il Rosario Vivente, i cui aderenti, in gruppi di quindici persone dovevano recitare una decina di Rosario al giorno, meditando su un Mistero specifico estratto a sorte e cambiato ogni mese. Nel 1831, dopo essersi rimessa da una grave malattia, intensificò la sua scelta per Dio formando il sodalizio delle Figlie di Maria, donne senza abiti né segni esteriori, dedite interamente alla diffusione della fede. Pensò anche a una fabbrica improntata alla condivisione degli utili tra gli operai, ma lei stessa finì in povertà a causa della gestione dell’amministratore di cui si era fidata. Morì il 9 gennaio 1862, ma nella sua vita aveva goduto l’appoggio dei Papi e di tanti personaggi avviati poi sulla via degli altari, come lei stessa, beatificata il 22 maggio 2022, presso l’Eurexpo di Lione, sotto il pontificato di papa Francesco. La sua memoria liturgica ricorre il 9 gennaio, giorno della sua nascita al Cielo, mentre i suoi resti mortali sono venerati nella chiesa di San Nicerio a Lione, tranne il suo cuore imbalsamato, custodito nella chiesa di San Policarpo della medesima città.

«Andate là dove la gente vive, lotta e soffre, e chiamatela. Andate nelle famiglie, e rivelate che se c'è Dio, c'è la pace. Non serve predicare solo nelle chiese, perché le chiese ormai sono quasi vuote; non serve solo fare catechismo, perché i giovani non partecipano; perciò, andate dove la gente si ritrova e dite ad essa che Dio aspetta».

Sembrano parole scritte per l’oggi, invece risalgono a quasi due secoli fa; non sono di un celebre predicatore, ma vengono attribuite ad una donna semplice, che coltiva in cuore una profonda ansia missionaria pur non avendo mai messo piede fuori di Lione, la città in cui è nata il 22 luglio 1799 e in cui muore il 9 gennaio 1862.

Pauline-Marie Jaricot è la settima nata di una famiglia di piccoli e facoltosi industriali della seta. «Sii benedetto, Signore, per avermi dato un uomo giusto per padre, e per madre una donna piena di virtù e di carità», scriverà un giorno, riconoscendo in quale terreno fertile ha potuto metter radici la sua spiritualità. Il che non le impedisce, durante l’adolescenza, di lasciarsi affascinare dalla ricchezza, dall’eleganza, dall’ambiente festaiolo e da infantili intrecci amorosi.

Pauline, parlando di sé, si dice dotata di «una immaginazione viva, uno spirito volubile, un carattere violento e pigro», ma si dipinge anche «estremamente impacciata in tutti i lavori manuali, incapace di intraprendere qualcosa, inefficiente nella conduzione di una casa, lenta in quello che faccio, portata violentemente alla collera, alla gelosia, all'orgoglio, alla vanità». C’è del vero in questa descrizione, anche se forse un po’ troppo accentuata da un’estrema sensibilità.

A 15 anni una banale caduta da uno sgabello la porta sull’orlo della tomba, poi arriva una “malattia di nervi” che l’accompagna per alcuni anni. Nel frattempo le muore la mamma, aprendo una ferita che tarda a rimarginarsi.

Però, dopo il tunnel della malattia e della depressione, arriva la luce di una fede limpida e il desiderio di una maggior perfezione, complice una predica sulle vanità della vita, che la distacca progressivamente da un lusso ed un’eleganza che fino a quel punto hanno caratterizzato la sua vita.

Ha un fratello che sta sognando di andare missionario in Cina e la contagia del suo amore per le missioni. Dato che però una donna, secondo la mentalità dell’epoca, poco o nulla potrebbe fare per l’evangelizzazione, Pauline prova ad inventarsi un metodo concreto e semplice per venire in aiuto «non a questo o quel missionario, ma a tutta la Chiesa in tutto il mondo».

L’idea è semplice e nello stesso tempo così articolata che il suo direttore spirituale deve ammettere che proviene direttamente da Dio, perché Pauline «è troppo sciocca per aver inventato questo piano».

Si tratta, molto semplicemente, di una catena di solidarietà sviluppata tra conoscenti ed amici che «depongono nelle mani del Papa, a dieci a dieci, a cento a cento, piccole quote costanti, come chicchi di grano che egli può impastare e trasformare in pane per le missioni». Nasce così l’Opera della Propagazione della Fede di Lione, che dalla Francia si estende rapidamente in Italia, Belgio, Germania e Spagna, e poi in tutte le nazioni d'Europa.

Organizzatrice instancabile, fonda il “Rosario vivente”, le “Figlie di Maria” (una specie di istituto secolare ante litteram) che si dedicano all’assistenza delle operaie e addirittura una fabbrica basata sulla solidarietà tra gli operai e sull’equa ripartizione del profitto tra gli stessi.

È questo il classico passo più lungo della gamba per Pauline, che scivola nelle mani di uno speculatore senza scrupoli: la sua fabbrica fallisce e lei finisce sul lastrico. Chiede aiuto all’Opera che ha fondato, ma la risposta è lapidaria e suona come un disconoscimento in piena regola: «Considerando che non è il caso di riconoscerle la qualità di fondatrice, il consiglio rifiuta di concederle un aiuto finanziario».

Aiutata dal Papa, sostenuta dal Curato d’Ars (che tesse anche le sue lodi dal pulpito), deve essere iscritta nell’albo dei poveri e per dieci anni va mendicando per le strade di Lione: non per mantenersi, ma semplicemente per pagare i debiti, che non riesce ad estinguere prima che il suo cuore malato cessi di battere.

Le sue virtù eroiche sono state riconosciute il 25 febbraio 1963. Il 26 maggio 2020 papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto relativo a un miracolo ottenuto per sua intercessione, ovvero la guarigione di Mayline Tran da “coma da anossia cerebrale prolungata per ostruzione delle alte vie respiratorie da corpo estraneo alimentare e arresto cardio-respiratorio”.

Pauline è stata beatificata il 22 maggio 2022, presso l’Eurexpo di Lione, presieduta dal cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Prefetto della Congregazione per l’Evangelizzazione dei Popoli, come delegato del Santo Padre.La sua memoria liturgica ricorre il 9 gennaio, giorno della sua nascita al Cielo.

Autore: Gianpiero Pettiti

Nascita e famiglia

Nel 1799, anno in cui terminò la Rivoluzione Francese e vide l’avvento al potere di Napoleone Bonaparte come Primo Console, con lo strascico del sorgere e cadere della Repubblica Partenopea a Napoli, appoggiata dai francesi, a Lione nasceva, il 22 luglio, Pauline-Marie Jaricot.

Era la settima figlia di una famiglia borghese, di agiata condizione economica. Suo padre, Antoine Jaricot, volle che lei venisse battezzata da un sacerdote che non avesse prestato giuramento sulla Costituzione Civile del Clero, cui erano obbligati i sacerdoti francesi. Direttore di una seteria, le impartì un’educazione e un’istruzione particolarmente accurata, che la dotò di un certo senso pratico.

Una bambina che sognava le missioni estere

Crebbe serenamente, mostrandosi vivace, intelligente e orientata alla preghiera. In questo avevano contribuito i genitori, che nel bilancio di casa avevano sempre una voce riservata alla carità. Appena Pauline fu in grado di camminare e parlare, cominciò a frequentare con la madre, Jeanne Lattier, la chiesa di San Nicezio, vicina alla loro casa.

La bambina si affezionò in particolare a Philéas, il fratello nato immediatamente prima di lei. Con lui, che spesso le raccontava di voler partire missionario in Cina, cominciò a condividere il sogno di dedicarsi alle missioni estere. Nel 1805 Philéas cominciò il cammino verso il sacerdozio, mentre Pauline fu inviata dal padre a studiare presso il pensionato delle signorine Bissuel, non lontano dalla basilica di Nostra Signora di Fourvière.

Il crollo dei desideri e il ritorno ai Sacramenti

A dodici anni, Pauline oscillava tra momenti di fervore, come quello della sua Prima Comunione, avvenuta il 16 aprile 1812 nella cattedrale di San Giovanni a Lione, e altri in cui desiderava farsi ammirare durante balli e feste. A Saint-Vallier, durante le vacanze, conobbe un giovane, di cui s’innamorò.

I suoi desideri crollarono in seguito a un incidente domestico: nell’ottobre 1814 cadde da uno sgabello mentre svolgeva le sue faccende, manifestando danni al sistema nervoso. La morte di suo fratello Narcisse, di appena ventuno anni, peggiorò il suo stato di salute, ma anche quello di sua madre, per cui venne deciso di separarle. Poco dopo, la madre morì.

Mentre si trovava nel borgo di Tassin, Pauline cominciò a essere visitata dal parroco del luogo, il quale l’esortava a riaccostarsi ai Sacramenti. Dopo essersi confessata, la ragazza avviò un nuovo percorso nella sua vita: si diede alla lettura di testi religiosi e alla preghiera.

In cerca di una guida

Continuava però a sognare di avere un buon marito: credette di averlo trovato in un ragazzo di saldi principi, ma troncò la relazione quando seppe che questi era di tendenze gianseniste. Da allora, rinunciò per sempre ai bei vestiti, mettendo da parte il corrispettivo di quanto avrebbe speso per donarlo ai poveri, gli stessi che visitava dopo aver trascorso molto tempo a pregare in chiesa.

Si mise anche in cerca di una buona guida spirituale: grazie a sua sorella Sophie, la trovò in don Jean Wurtz, il nuovo vicario di San Nicezio. Nella Quaresima del 1816, ascoltando una sua omelia, Pauline si convertì definitivamente a Dio. Il 25 dicembre dello stesso anno, nella basilica di Fourvière, emise il voto di castità.

Vita spirituale in una città in fermento

Nel frattempo la città di Lione, che già fu un baluardo dei realisti durante la Rivoluzione, era stata occupata dagli austriaci nel 1814 e nel 1815. Pur vivendo in questo ambiente, Pauline seppe riservare per sé lo spazio per una vita di intensa spiritualità.

Suo fratello Philéas, intanto, aveva saputo che a Parigi era nata la Società delle Missioni Estere, per l’invio di sacerdoti in tutti quei Paesi dove il Vangelo non era ancora conosciuto. Il suo trasferimento nel Seminario di San Sulpizio a Parigi contribuì a fargli cominciare un intenso lavoro a favore di quei missionari, mentre Pauline, impegnata tra casa e servizio caritativo, continuava a pensare a come dare il proprio contributo.

L’amicizia col Santo Curato d’Ars

Suo padre aveva l’abitudine d’invitare a pranzo i sacerdoti delle vicinanze. Un giorno del 1816 arrivò a casa Jaricot il parroco di Écully, poco fuori Lione, insieme al suo vicario, don Jean-Marie Vianney.

Pauline fece subito amicizia con quest’ultimo, il quale, diventato in seguito parroco del villaggio di Ars-en-Dombes, non interruppe i rapporti con lei e con la sua famiglia. Ricevette spesso sue visite, anche quando era ormai diventato famoso col soprannome di Santo Curato d’Ars: le diede molti consigli, specie in relazione al proposito di aiutare materialmente le missioni.

La nascita dell’Opera per la Propagazione della Fede

Nel 1819, come racconta lei stessa in una lettera del 1858 a un amico del fratello, don Victor Girodon, Pauline ebbe l’idea definitiva. Mentre stava meditando vicino al fuoco, le venne chiaro all’improvviso un piano: ogni persona della sua cerchia familiare e dei suoi amici stretti avrebbe dovuto raccogliere, ogni settimana, un soldo da dieci persone, compreso se stesso.

Fra i dieci avrebbe dovuto scegliere una persona che ispirava maggiore fiducia, che, insieme agli altri capigruppo, avrebbe fatto capo ad un’altra persona che avrebbe raccolto le loro offerte. A loro volta, dieci di questi capigruppo, che rappresentavano ognuno cento persone, facevano capo ad un’altra persona che sarebbe stata capo così di mille persone, che raccogliendo il tutto l’avrebbe versato in un centro comune.

Il “Consiglio della Propagazione della Fede”, costituito da un gruppo di laici, si riunì per la prima volta il 3 maggio 1822. L’Opera per la Propagazione della Fede, come fu denominata, venne approvata prima dal direttore delle Missioni Estere di Parigi, poi da papa Pio VII nel 1823.

Il Rosario Vivente e le Figlie di Maria

Dopo una nuova malattia e la convalescenza, che trascorse scrivendo lettere per presentare la sua Opera e pregando, Pauline fondò nel 1826 il “Rosario vivente”: gruppi di quindici persone dovevano recitare quotidianamente una decina del Rosario con la meditazione di uno dei misteri, che sarebbe cambiato ogni mese. Ciascun aderente avrebbe poi dovuto cercare di coinvolgere altre cinque persone.

Pauline incontrò presto le prime critiche al suo operato, specie in relazione alla gestione dei fondi. A quelle prove si aggiunsero la malattia di suo padre e la morte della sorella Lorette, cui seguì quella di Philéas: ordinato sacerdote, non aveva potuto partire per la Cina come sognava, proprio per ragioni di salute, ed era diventato cappellano dell’Hôtel-Dieu di Lione.

Anche lei si ammalò nuovamente, proprio nel 1831, quando la sua città cominciava a essere coinvolta in agitazioni operaie di rilievo. Dopo essersi consigliata con alcuni sacerdoti, decise non di entrare in convento, come aveva pensato, ma di dare vita a un sodalizio di donne dedite alla preghiera e alla vita comune, le Figlie di Maria. Si trasferì in una piccola villa non lontana dalla basilica di Fourvière, cui diede il nome di Casa Loreto, dove fu raggiunta da alcune compagne.

Il viaggio in Italia e la guarigione

Di lì a poco, una nuova malattia, di natura cardiaca, colpì Pauline. Decise quindi di partire per l’Italia, anzitutto per visitare Roma e pregare nelle sue basiliche. Grazie al cardinal Luigi Lambruschini, Segretario di Stato, che già l’aveva conosciuta come Nunzio Apostolico in Francia, poté avere un’udienza privata con papa Gregorio XVI, che lasciò il palazzo del Quirinale, allora residenza pontificia, apposta per incontrarla.

Pauline volle però visitare anche Paray-le-Monial e Loreto, prima di arrivare a Roma. Lasciò la Città Eterna più morta che viva, per dirigersi a Mugnano del Cardinale (nei pressi di Avellino) e lì venerare santa Filomena: aveva sentito parlare di lei e dei miracoli che le venivano attribuiti da alcuni religiosi dell’Ordine di San Giovanni di Dio, venuti a questuare a casa sua. La Santa era stata anche oggetto della sua prima conversazione col futuro Santo Curato d’Ars.

Il 10 agosto 1835, giorno della festa di santa Filomena, mentre si trovava in preghiera dov’è ancora oggi venerata, ovvero nella chiesa di Santa Maria delle Grazie a Mugnano, Pauline si sentì interiormente guarita: si alzò in piedi e si mise a camminare, in mezzo alla folla meravigliata. In segno di riconoscenza, fece costruire, a Casa Loreto, una cappella dedicata alla Santa e ne portò una statua e una reliquia (i frammenti dell’omero) a don Vianney.

La fabbrica di Nostra Signora degli Angeli

Dopo un secondo viaggio a Roma, avvenuto nel 1839, prese corpo in Pauline un nuovo modo per esprimere la sua sensibilità nei confronti dei lavoratori. Aveva già avviato un laboratorio artigianale di fiori artificiali per le ragazze che, non trovando lavoro, rischiavano di prostituirsi. Per le operaie nelle tessiture, invece, aveva dato vita all’associazione delle “Riparatrici del Cuore di Gesù incompreso e disprezzato”.

Decise pertanto di rilevare una fabbrica dismessa a Rustrel, in Valchiusa, intitolandola a Nostra Signora degli Angeli: lo scopo primario sarebbe stato la lavorazione della ghisa trasformandola in ferro e lamiera, mentre gli utili avrebbero dovuto essere destinati agli operai stessi e alle opere loro destinate.

Tuttavia, la conduzione dell’attività era superiore alle forze di Pauline, che venne anche ingannata da Gustave Perre, l’uomo a cui aveva affidato l’amministrazione.

La fabbrica fallì, mentre lei finì in miseria, tanto che il comune di Lione le concesse il certificato d’indigenza. Man mano venne abbandonata da tutti: trovò rifugio solo in Dio e nell’appoggio dei suoi veri amici, a proposito dei quali la Chiesa si è impegnata a riconoscere l’effettiva santità di vita.

Gli altri amici santi di Pauline

All’inizio del suo ritrovato cammino di fede, Pauline era entrata nell’Associazione del Sacro Cuore, di cui era presidente e fondatrice Claudine Thévenet. Quest’ultima, nel 1818, fondò la congregazione delle Religiose di Gesù-Maria, prendendo il nome di madre Maria di Sant’Ignazio.

Morta prima che Pauline subisse il tracollo finanziario (fu canonizzata nel 1993), fu sempre in un rapporto di gratitudine con lei, perché la sua famiglia aveva acquistato, sulla collina di Fourvière, il terreno per la costruzione della casa madre della congregazione.

Nel 1820, invece, nel periodo trascorso in convalescenza a Saint-Vallier, conobbe don Jean-Claude Colin, fondatore della Società di Maria (la cui causa di beatificazione è in corso), anch’essa a carattere marcatamente missionario: non potevano che sentirsi immediatamente affini.

Nel corso del suo ultimo viaggio a Roma, nel 1856, poté partecipare, il 1° novembre, alla Messa nella Cappella Sistina, celebrata da papa Pio IX (beatificato nel 2000). Il Pontefice l’accolse paternamente e le offrì sostegno anche sul piano economico.

Tornata a Lione, dovette affrontare un ulteriore processo, riguardante la proprietà di Casa Loreto. Anche in quel caso, fu aiutata da un’altra amica, madre Magdeleine-Sophie Barat, fondatrice della Società del Sacro Cuore (canonizzata nel 1925).

L’ultimo incontro col Curato d’Ars e la morte

Infine le fu da sostegno e guida, ancora una volta, il Santo Curato d’Ars. Nel marzo 1859 andò a trovarlo per l’ultima volta: era infreddolita per il viaggio, ma non volle che il sacerdote si affannasse ad accendere un fuoco. «Signor parroco», gli disse, «non provate a rimediare al freddo; ci sono abituata. Riscaldate piuttosto la mia povera anima con qualche scintilla di fede e di speranza».

Morì il 9 gennaio 1862, a Casa Loreto, alle 7 di mattina. Le sue ultime parole furono: «Madre mia, sono tutta tua!». Fu sepolta come una totale sconosciuta; al suo funerale erano presenti solo poche persone, appartenenti ai poveri della città. Le sue spoglie furono in seguito traslate nella chiesa di San Nicerio a Lione.

La causa di beatificazione fino al decreto sulle virtù eroiche

Il processo informativo diocesano su vita, virtù e fama di santità di Pauline si svolse nella diocesi di Lione. Il 17 maggio 1925 si ebbe il decreto sugli scritti, mentre il 18 giugno 1930, con il decreto sull’introduzione della causa, ebbe inizio la fase romana. Il 1° febbraio 1939 fu emesso il decreto di convalida giuridica del processo informativo diocesano.

In seguito si svolsero la congregazione antepreparatoria, il 22 aprile 1941, poi, il 26 aprile 1952, la congregazione preparatoria, seguita da una seconda seduta il 26 gennaio 1954. Il 19 febbraio 1963 si svolse la congregazione generale della Sacra Congregazione dei Riti, a cui al tempo competevano le cause di beatificazione e canonizzazione. Il 25 febbraio 1963 venne promulgato il decreto sull’eroicità delle virtù.

Il miracolo per la beatificazione

Numerose sono state, nel corso del tempo, le segnalazioni di grazie singolari attribuiti all’intercessione di Pauline, ma nessuno era risultato degno di nota. Alla fine, la postulazione ha esaminato un caso avvenuto nel 2012.

Il 29 maggio di quell’anno, Mayline Tran, di tre anni e mezzo, si strozzò con una salsiccia in forma di pallina durante un aperitivo organizzato dai suoi genitori, Emmanuel e Nathalie. Nonostante il pronto intervento di suo padre, non fu possibile rianimarla. I soccorritori medici, invece, ci riuscirono, ma senza poterla stabilizzare.

Venne quindi ricoverata in ospedale, dove il medico dell’ambulanza fornì ai genitori una prima diagnosi: stato cerebrale al livello 3 di Glasgow, quindi prossimo alla morte cerebrale, unito ad anossia, vale a dire alla mancanza di ossigeno nel cervello, e ad arresti cardiaci multipli.

Divenne difficile mantenerla in vita, perché il trattamento di stimolazione cardiaca aveva provocato un'embolia polmonare; se veniva interrotto, la paziente aveva forti convulsioni. Dopo una notte insonne, i genitori vennero rimandati a casa, non prima di averla rivista ancora una volta. Dopo dieci giorni in terapia intensiva, il coma era ormai irreversibile.

I compagni dell’asilo di Mayline, presso la scuola Cours-Diot di Lione, rimasero sconvolti dalla notizia. In particolare, lo furono i genitori di una bambina delle elementari, Alix, che avevano già perso due figli. Fu loro l’idea d’iniziare una novena a Pauline, a partire dal 15 giugno 2012, visto che quell’anno ricorreva il centocinquantesimo anniversario della sua morte.

Alla fine del mese, Mayline fu trasferita all’ospedale Lenval di Nizza, più vicino alla nuova abitazione dove, nel frattempo, la sua famiglia aveva traslocato. Il 2 luglio 2012, i genitori e Lou-Anh, la sua sorella minore, la videro passare in barella, ma con una luce diversa negli occhi. I medici riferirono che, se fosse sopravvissuta, avrebbe avuto una grave disabilità.

Il 22 luglio, durante un test fisico di movimento per capire il grado della sua disabilità, la bambina, tenuta in braccio da Nathalie, la chiamò distintamente “mamma”. Nei mesi successivi riuscì a stare in piedi di nuovo e a camminare, seppur con qualche difficoltà.

A maggio 2014, dopo ulteriori accertamenti medici, fu dichiarata guarita. A questa guarigione si unì la conversione del padre della bambina, Emmanuel, il quale iniziò un cammino di preparazione per ricevere il Battesimo.

Il riconoscimento del miracolo

L’Inchiesta diocesana sulla presunta guarigione è stata istruita presso il Tribunale Ecclesiastico della diocesi di Lione dal 20 luglio 2018 al 28 febbraio 2019. Il congresso ordinario della Congregazione delle Cause dei Santi, il 5 aprile seguente, ha concesso il decreto di validità giuridica dell'inchiesta.

Dopo aver fatto esaminare la piccola Mayline Tran al Policlinico Gemelli di Roma nel maggio 2019, la Consulta Medica si è pronunciata a favore dell’impossibilità di spiegare scientificamente l’accaduto, nel novembre 2019. I Consultori teologi hanno poi confermato l'intercessione della Venerabile Pauline Jaricot nel dicembre 2019.

Il 26 maggio 2020, infine, papa Francesco ha autorizzato la Congregazione delle Cause dei Santi a promulgare il decreto con cui la guarigione di Mayline era dichiarata miracolosa e riferita all’intercessione di Pauline.

La beatificazione

La Messa con il Rito della Beatificazione di Pauline è stata celebrata il 22 maggio 2022, presso l’Eurexpo di Lione, presieduta dal cardinal Luis Antonio Gokim Tagle, Prefetto della Congregazione per l’Evangelizzazione dei Popoli, come delegato del Santo Padre. La sua memoria liturgica è stata fissata al 9 gennaio, giorno della sua nascita al Cielo.

La sua eredità oggi

L’Opera della Propagazione della Fede è proseguita grazie al lavoro di migliaia di zelatori, estendendosi in tutto il mondo. È stata in stretta collaborazione con la Congregazione di Propaganda Fide fino al 1922, anno in cui è diventata una Pontificia Opera insieme ad altre due realtà: l’Opera della Santa Infanzia (oggi Infanzia Missionaria), e l’Opera di San Pietro Apostolo a sostegno del clero locale in terra di missione. A queste si è poi aggiunta l’Unione Missionaria del Clero, fondata da padre Paolo Manna (beatificato nel 2001).

Le Figlie di Maria, invece, dopo alterne vicende lasciarono tutte Casa Loreto tranne tre, ovvero Marie Dubouis, Marie Melquiond e una terza amica. Rimasero accanto a Pauline fino alla sua morte, quindi si trasferirono in rue Tramassac 30.

Nell’aprile 1866 ottennero in dono il cuore imbalsamato di Pauline, che nel marzo 1889, subito dopo la morte di Marie Dubouis, venne traslato solennemente nel palazzo arcivescovile di Lione e infine collocato nella chiesa di San Policarpo, che Pauline frequentava da giovane.

Il Rosario Vivente, invece, fu affiliato all’Ordine Domenicano già dal periodo del primo viaggio di Pauline a Roma. Dopo l’aggiunta dei Misteri della Luce, ogni gruppo singolo conta non più quindici, ma venti aderenti.

Autore: Emilia Flocchini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/90008

Voir aussi ;  https://fr.aleteia.org/2022/05/19/les-plus-belles-pensees-de-pauline-jaricot/

https://blessedpauline.org/

http://www.philomena.org/foundress.asp

https://sfarchdiocese.org/pauline-jaricot/

dimanche 8 janvier 2023

Bienheureuse EUROSIA FABRIS (Mamma ROSA), mère chrétienne et tertiaire franciscaine

 

Beata Eurosia Fabris Barban


Bienheureuse Eurosia Fabris

Mère chrétienne (+ 1932)

Le 6 novembre 2005, le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a prononcé au nom du Pape la béatification d'Eurosia Fabris (1866-1932), connue sous le nom de "Mamma Rosa", en la cathédrale de Vicence (Italie). (source VIS)

biographie d'Eurosia Fabris

sa photo (site du Vatican)

"Dans cette mission de mère chrétienne, Mamma Rosa s'est sacrifiée et consumée dans un long et permanent service, jour après jour, comme un luminaire sur l'autel de la charité. Elle mourut le 8 janvier 1932 . Elle repose dans l'église de Marola, dans l'attente de la Résurrection."

Pie XII: «Il faut faire connaître cette belle âme, c'est un exemple pour les familles d'aujourd'hui!».

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10051/Bienheureuse-Eurosia-Fabris.html

EUROSIA FABRIS (1866-1932)

Eurosia Fabris est née à Quinto Vicentino, une commune agricole à peu de kilomètres de Vincenza en Italie, fille de Luigi et Maria Fabris, des petits paysans.

En 1870, Eurosia avait 4 ans quand elle se transféra avec sa famille à Marola, district de la commune de Torri di Quartesolo (Vicenza). Elle y restera pendant toute sa vie. Elle fréquenta seulement les deux premières années de classes élémentaires de 1872 à 1874. Il fallait aider ses parents aux travaux des champs et soutenir sa maman dans l’accomplissement des tâches domestiques. Ce qui lui suffit, toutefois, pour apprendre à écrire et à lire l’Écriture sainte ou des textes à thème religieux comme le catéchisme, l’’Histoire sainte, la Philothée, les Maximes éternelles de St Alphonse de Liguori.

Outre les activités domestiques, Eurosia aidait aussi sa maman dans son métier de couturière, profession qu’elle-même exercera plus tard.  Riche en qualités humaines et religieuses, Eurosia sera toujours attentive aux besoins de sa famille.

À douze ans, elle reçut la première communion. À partir de ce jour-là, elle s’approchera du sacrement eucharistique à chaque fête religieuse. En ce temps-là, on ne pratiquait pas encore la communion quotidienne. Il faudra attendre le fameux Décret de saint Pie X, en 1905.

Inscrite à l’Association des Filles de Marie dans la paroisse de Marola, elle fut assidue aux réunions périodiques du groupe. Elle en observa le statut avec diligence. La ferveur de sa piété mariale s’accrut encore sous l’influence du sanctuaire voisin de la Madonne de Monte Berico, point de référence de sa dévotion, car, depuis Marola, le sanctuaire était bien visible au sommet de la montagne.

Elle avait comme objet de ses dévotions : l’Esprit saint, la Crèche, le Crucifix, l’Eucharistie, la très sainte Vierge, les âmes du Purgatoire. Elle fut une apôtre dans sa famille, parmi ses amies et à la paroisse, où elle enseignait le catéchisme aux enfants. Elle l’enseigna aussi aux jeunes filles qui fréquentaient sa maison pour apprendre l’art de la couture et de la découpe des vêtements.

À 18 ans, Eurosia était une jeune fille sérieuse, pieuse et travailleuse Ces vertus et sa prestance physique ne passaient pas inaperçues, lui occasionnant plusieurs propositions de mariage, qu’elle ne prit jamais en considération.

En 1885 Rosine (c’est ainsi qu’on l’appelait aussi dans la famille) fut touchée par un événement tragique : une jeune épouse, sa voisine, mourut, laissant trois filles bien jeunes. La première mourra d’ailleurs peu après. Les deux autres, Claire Angèle et Italie, avaient respectivement 20 et 4 mois. Un oncle et le grand père, malade chronique, vivaient avec le père des deux orphelines. C’étaient trois hommes au caractère bien trempé, qui se disputaient souvent. Rosine en fut profondément émue. Pendant six mois, chaque matin, elle alla soigner ces enfants et mettre de l’ordre dans la maison. Ensuite, suivant le conseil de ses parents et de son curé, après avoir longtemps prié, elle accepta d’épouser Charles, bien consciente des sacrifices qu’elle devrait affronter dans l’avenir. Elle considéra la chose comme la volonté de Dieu qui l’appelait à une nouvelle mission. Le curé dira plus tard : « Ce fut vraiment un acte héroïque de charité envers le prochain ». Le mariage fut célébré le 5 mai 1886 et comblé par la naissance de neuf enfants, auxquels il faudrait ajouter les deux petites orphelines et d’autres gosses accueillis dans la maison. Notons parmi eux Mansueto Mazzuco entré plus tard, comme Franciscain, dans l’Ordre des Frères Mineurs. Il y porta le nom de Frère Giorgio. À tous ces enfants, « Mamma Rosa », comme on l’appela après son mariage, offrit de l’affection, des soins assidus, des sacrifices ainsi qu’une solide formation chrétienne. Pendant le triennat de 1918 à 1921, trois de ses fils furent ordonnés prêtres : deux diocésains et un franciscain, le Frère Bernardino, qui fut son premier biographe.

Une fois mariée, elle accomplit, avec la plus grande fidélité, ses obligations de vie conjugale : elle vécut dans une profonde communion avec son mari. Elle devint sa conseillère et son réconfort ; elle montra un tendre amour pour tous ses enfants ; une capacité de travail hors normes ; le soin de répondre à tous les besoins de son prochain ; une vie de prière intense, l’amour de Dieu, la dévotion envers l’Eucharistie et la Vierge Marie.

Eurosia devint pour sa famille un vrai trésor, la femme forte dont parle l’Écriture. Elle sut gérer l’économie familiale, bien maigre, mais en exerçant néanmoins une intense charité envers les pauvres avec lesquels elle partageait le pain quotidien ; l’amour et le soin des malades, en leur offrant une assistance constante et prolongée. Elle démontra un courage héroïque au cours de la maladie qui mena à la mort son mari Carlo Barban, en 1930.

Elle entra dans le Tiers Ordre franciscain, aujourd’hui OFS, fréquenta les réunions mais en vécut surtout l’esprit dans la pauvreté et la joie, le travail et la prière, l’attention délicate envers le prochain,  la louange au Dieu Créateur, source de tout bien et de toute notre espérance.

La famille de Mamma Rosa fut vraiment une petite église domestique. Elle sut y éduquer les enfants à la prière, à l’obéissance, à la crainte de Dieu, au sacrifice, à l’amour du travail et à toutes les vertus chrétiennes.

Dans cette mission de mère chrétienne, Mamma Rosa s’est sacrifiée et consumée dans un long et permanent service, jour après jour, comme un luminaire sur l’autel de la charité. Elle mourut le 8 janvier 1932. Elle repose dans l’église de Marola, dans l’attente de la Résurrection.

Le procès canonique en vue de la béatification et de la canonisation ne débuta que le 3 février 1975 à la Curie épiscopale de Padoue, après avoir surmonté les incompréhensions et les difficultés surgies entre les diverses personnes juridiques qui devaient promouvoir la Cause.

Lumineux modèle de sainteté vécue dans le quotidien de la vie familiale, ainsi que maman de fils prêtres et religieux animés par son exemple de vie chrétienne authentique, le titre de Vénérable lui fut attribué le 7 juillet 2003 par Jean Paul II, reconnaissant la valeur héroïque des vertus qu’elle avait pratiquées.

C’est ainsi que s’accomplissait le souhait de Pie XII: « Il faut faire connaître cette belle âme, c’est un exemple pour les familles d’aujourd’hui! ».

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20050424_fabris_fr.html

Beata Eurosia Fabris Barban, dipinto di Giuseppe Antonio Lomuscio


Blessed Eurosia Fabris

Also known as

Eurosia Fabris Barban

Mamma Rosa

Rosina Fabris

Memorial

8 January

Profile

Born to a farm family, the daughter of Luigi and Maria Fabris, she grew up with the nickname Rosina. In 1870, when Eurosia was four, the family moved to Marola di Torri, Italy where she lived the rest of her life. She had only two years of school, forced to leave in 1874 at age eight to help her parents on the farm. Rosina learned dress-making from her mother. She made her First Communion at age twelve, and joined the Association of the Daughters of Mary at Marola. She was strongly devoted to the Holy Spirit, the infant Jesus, the Cross of Christ, the Eucharist, the Virgin Mary, and the souls in the Purgatory. In her teens she taught catechism to children, and taught girls to sew. She received several marriage proposals but repeatedly turned them down.

In 1885 a neighbor woman died, leaving two children under the age of two, and Rosina began caring for them. She married Carlo Barban on 5 May 1886, and the two took in the children. The couple had nine more children of their own, and their home became a gathering place for all the children of the village; Eurosia received the new nickname of Mamma Rosa. Three of her sons became priests, and one of them was her biographer. Along with her endless work load as a mother, Rosa managed to maintain a deep prayer life. She was the core of her family in both spiritual and practical matters, and was known for her charity to the poor, feeding the hungry and nursing the sick. Widowed in 1930. Franciscan tertiary. Through her whole life her home was an ideal Christian community for family and friends.

Born

27 September 1866 in Quinto Vicentino, Italy

Died

8 January 1932 at Marola di Torri, Vicenza, Italy of natural causes

buried in the church in Marola di Torri

Venerated

7 July 2003 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

6 November 2005 by Pope Benedict XVI

recognition celebrated by Cardinal Saraiva Martins at Vincenza, Italy

Additional Information

other sites in english

Hagiography Circle

Vatican

Wikipedia

sites en français

La fête des prénoms

fonti in italiano

Cathopedia

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

MLA Citation

“Blessed Eurosia Fabris“. CatholicSaints.Info. 25 January 2019. Web. 8 January 2023. <https://catholicsaints.info/blessed-eurosia-fabris/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-eurosia-fabris/

EUROSIA FABRIS (1866-1932)

Eurosia Fabris was born  in Quinto Vicentino, an agricultural area, some kilometers from Vicenza in Italy, on the 27th of September, 1866.  Her parents, Luigi and Maria Fabris, were farmers.

In 1870, at the age of four, Eurosia moved with her family to Marola, a village in the municipality of Torri di Quartesolo (Vicenza).  She lived there for the rest of her life.  She attended only the first two years of elementary school between 1872 and 1874 because even at such a young age, she was forced to help her parents with farm work and her mother in particular with the household chores.  It was enough, however, for her to learn to read and write with the help of the Holy Scriptures or religious books such as the Catechism, Church history, the Philothea, and the Eternal Maxims of St. Alfonso Liguori.

Besides her domestic tasks, she helped her mother in her work as a dressmaker, a practice which Eurosia would also take on later.  Even as a child, she was rich in virtue and spirituality, always very careful in providing for the needs of her family.

She was twelve years old when she made her First Holy Communion. From then on, she received Holy Eucharist on all religious feasts, since at that time daily communion was not the practice.  It was not until 1905 that daily communion was permitted by a Decree of Pope St. Pius X.

Eurosia joined the Association of the Daughters of Mary in the parish church of Marola, and was faithful in participating in their devotions.  She diligently observed the practices of the group which helped increase in her a love for Mary.  In Marola, she lived within sight of the shrine of the Madonna of Monte Berico.

Her favorite devotions were to the Holy Spirit, the infant Jesus, the Cross of Christ, the Eucharist, the Virgin Mary, and the souls in the Purgatory.  She was an apostle of good will in her family, among her friends, and in her parish, where she taught catechism to the children and sewing to the girls who came to her home.

At the age of eighteen, Eurosia was a dedicated, pious and hardworking young lady.  These virtues, along with her pleasant personality, did not go unobserved and several young men proposed marriage to her, though she did not feel called to accept.

In 1885, Rosina, as she was called by her family, was affected by a tragic event.  A young married woman near her home died leaving three very young daughters.  The first of them died shortly after her mother.  The other two girls, Chiara Angela and Italia were only 20 months old, and 2 months old, respectively.  The father of these girls was away, living with his uncle and a grandfather who suffered from a chronic disease.  They were three very different men, always quarrelling among themselves.

For six months, every morning, Rosina would go to care for the children and take care of their home.  Later, following the advice of her relatives and that of the parish priest, and after praying about this turn of events, she decided to marry.  Rosina was joined in marriage to a man named Carlo Barban, well aware of the sacrifices that married life would hold for her in the future.  She accepted this fact as the will of God who she now felt was calling her through these two babies to embrace a new mission.  The parish priest would often comment: “This was a true act of heroic charity towards others.”

The marriage was celebrated on the fifth of May 1886 and, in addition to the two orphaned babies, was blessed with nine other children.  Her home was always opened to other children as well.  Among them were Mansueto Mazzuco, who became a member of  the Order of Friars Minor, taking the name, Brother Giorgio.  To all these children, “Mamma Rosa”, as she was called since her marriage, offered affection and care, sacrificing her own needs to provide for them a solid Christian formation.  Between 1918-1921, three of her sons were ordained priests, two for the Diocesan clergy and one as a Franciscan (Fr. Bernardino), who would become her first biographer.

Once married, she embraced her marital obligations, always showing the greatest love and respect for her husband and becoming his confidant and adviser.  She had a tender love for all her children.  She was a hard worker and  a person who could be counted on to fulfill her duties. 

Mamma Rosa lived an intense life of prayer, which was evident by her great devotion to God love’s, to the Holy Eucharist and to the Blessed Virgin Mary.  Like the strong woman in Sacred Scripture, she became a real treasure to her family.  She knew how to balance the family budget and at the same time exercised great charity towards the poor, sharing her daily bread also with them.  She cared for the sick and gave them continuous assistance, showing heroic strength during the final illness of her husband Carlo, who died in 1930.

Mamma Rosa became a member of the Franciscan Third Order, known today as the Secular Franciscans.  She faithfully attended all their meetings, but above all tried to live the true Franciscan spirit of poverty and joy in her home, in the midst of her daily work and prayer.  She had a gentle manner with everyone and praised God as the Creator and source of all good and the giver of all hope.

Mama Rosa’s family home was an ideal Christian community where her children were taught to pray, to obey, to respect the will of God, and to practice Christian virtues.  In her vocation as a Christian mother, Mamma Rosa sacrificed and consumed herself day by day like a lamp burning brightly on the altar of charity.  She died on the 8th of January 1932 and was buried, with the hope of final resurrection, in the church of Marola.

The canonical process of beatification and canonization was initiated on the 3rd of February 2005 at the Diocesan curia of Padova, after getting passed several difficulties and misunderstandings among the different juridical persons trying to promote the Cause.

Mamma Rosa was a model of holiness in what should be the daily life of a Catholic family.  Her three sons who became priests were encouraged in their vocation by her example of holiness.  She was proclaimed Venerable on the 7th of July, 2003, by Pope John Paul II who recognized the testimony of her heroic and singular virtues.  It was the wish of Pope Pius XII that the life of this marvelous woman be known among all Christian families of our day.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20050424_fabris_en.html

Beata Eurosia Fabris Barban Madre di famiglia, terziaria francescana

8 gennaio (9 gennaio)

Quinto Vicentino, Vicenza, 27 settembre 1866 – Marola, Vicenza, 8 gennaio 1932

Eurosia Fabris, nata a Quinto Vicentino ma trasferitasi nell’infanzia a Marola (Vicenza), trascorse l’infanzia e l’adolescenza aiutando nelle mansioni di casa e formandosi alla fede tramite la frequentazione della sua parrocchia, presso la quale divenne catechista. Il 5 maggio 1886 sposò Carlo Barban, per poter fare da madre alle sue due bambine. Dal loro matrimonio, felice e fecondo, nacquero nove figli, di cui due morirono in tenera età e tre divennero sacerdoti. Mamma Rosa, come venne soprannominata, aderì al Terz’Ordine Francescano, vivendone lo spirito di povertà e di letizia. Donna di grande fede e carità, aiutò i bisognosi, assistette i malati e irradiò la luce del Vangelo in famiglia e nella parrocchia di Marola. Morì, circondata dai figli e dai nipoti, l’8 gennaio 1932. È stata beatificata nella cattedrale di Vicenza il 6 novembre 2005, sotto il pontificato di Benedetto XVI. I suoi resti mortali sono venerati nella chiesa parrocchiale della Presentazione del Signore a Marola, che nel 2014 è diventata il Santuario Diocesano intitolato alla Beata Mamma Rosa.

Una santità “feriale”, una carità spicciola, la delicatezza dei piccoli gesti e della bontà più squisita hanno portato un’altra mamma alla gloria degli altari. La beatificazione, programmata in aprile (e poi rinviata per la morte del Papa), è stata la prima in Italia a svolgersi nella diocesi di origine e senza la presenza del papa, secondo le nuove procedure introdotte sotto Benedetto XVI.
Nella cattedrale di Vicenza, dunque, in una cornice di millecinquecento rose bianche, il 6 novembre 2005 il Cardinale Prefetto della Congregazione per le Cause dei Santi ha proclamato beata Eurosia Fabris Barban, una mamma di numerosa famiglia, tra figli propri ed adottati, vissuta a cavallo tra Ottocento e Novecento.

Nasce il 27 settembre 1866 a Quinto Vicentino e quattro anni dopo, insieme alla famiglia, si trasferisce a Marola, frazione di Torri di Quartesolo, dove si snoderà tutta la sua vita di giovane impegnata, moglie e mamma e dove oggi riposano le sue reliquie.

Rosina, come tutti la chiamano in casa, cresce in un clima familiare fortemente cristiano ed impegnato e, cosa rara a quei tempi, riesce ad imparare a leggere, scrivere e far di conto, pur avendo frequentato solo le prime due classi elementari.

Catechista in parrocchia, sarta e maestra di cucito in casa, a 19 anni la sua vita è sconvolta dalla morte di una giovane mamma, sua vicina di casa, che lascia orfane due bimbe di pochi mesi. Rosina entra in quella casa come domestica e, diremmo oggi, soprattutto baby sitter, dato che le sue attenzioni e il suo amore si riversano subito sulle due orfanelle.

Sei mesi dopo il vedovo, Carlo Barban, un giovane di 23 anni, la chiede in sposa e lei accetta, dopo essersi consigliata in famiglia e con il confessore, per amore di quelle bimbe. Se questa motivazione potrebbe anche non essere la base per un vero “matrimonio d’amore”, il gesto di Rosina viene interpretato da tutti come uno squisito gesto di carità, perché lei è ben cosciente della situazione economica disastrata della famiglia del marito, dove c’è anche un suocero anziano e malato da accudire e un cognato ancora minorenne cui badare.

Da quel momento la vita di Rosina è ogni giorno intessuta da piccoli e grandi gesti di carità.  Mette al mondo sette figli, ma altrettanti ne accudisce, tra quelli nati dal primo matrimonio del marito e altri orfani che accoglie in casa.

Per trovare il pane necessario a tutte quelle bocche fa la sarta dal mattino alla sera, eppure nessuno bussa alla sua porta senza ricevere qualcosa, magari anche solo uova, latte e minestra che si toglie di bocca. Allatta i bimbi delle altre senza accettare compenso, si presta per l’assistenza dei malati, ospita pellegrini e poveri di passaggio, educa la famiglia ad una soda vita cristiana ed è contenta delle tante vocazioni sacerdotali e religiose che sbocciano in casa sua.

Carlo Barban muore nel 1930, Rosina lo segue neppure due anni dopo, l’8 gennaio 1932. La Chiesa l’ha proclama beata per dare a tutte le mamme un modello ed una protettrice in più, perché si è santificatasi semplicemente tra orto, stalla e cucina. Davvero una santità alla portata di tutti.

Autore: Gianpiero Pettiti

Infanzia e primi anni

Eurosia Fabris nacque il 27 settembre 1866 a Quinto Vicentino, grosso Comune a otto chilometri da Vicenza. I suoi genitori, Luigi e Maria Fabris, la portarono al fonte battesimale della chiesa parrocchiale di Quinto Vicentino tre giorni dopo la nascita.

Insieme ai sette figli si trasferirono, nel 1870, a Marola, sempre in provincia di Vicenza. Qui Rosina, come era chiamata in famiglia, frequentò solo le prime due classi elementari, perché poi dovette aiutare i genitori nei lavori dei campi. In quel tempo, in cui l'analfabetismo femminile superava il 75%, fu comunque una fortuna per lei poter imparare a leggere, scrivere e far di conto; la lettura fu la sua passione.

Crebbe nel clima cristiano della famiglia, che ogni sera si riuniva per recitare il rosario. Condusse la sua adolescenza e giovinezza nella preghiera, nel lavoro, nella semplicità e nell'innocenza. Completò la sua formazione con la lettura di libri utili, in particolare studiando il catechismo e la «Storia Sacra». Insegnò il catechismo nella parrocchia di Marola alle fanciulle e in seguito insegnò nella sua casa l'arte del taglio e cucito alle giovani.

Il matrimonio come gesto di carità

Nel 1885, quando Rosina aveva 19 anni, accadde una disgrazia nella casa dei suoi vicini: una giovane sposa, Stella Fiorina Fattori, moriva di un male incurabile, lasciando vedovo Carlo Barban di 23 anni, con due figliolette, Chiara Angela e Italia, di 20 e 4 mesi. Assieme a loro vivevano il nonno Angelo anziano e ammalato e il fratello di Carlo ancora minorenne, Benedetto.

La situazione colpì profondamente la giovane Rosina: quando le fu chiesto aiuto per le faccende domestiche, accettò ben volentieri, concentrando soprattutto le sue cure sulle piccole, bisognose di affetto. La sua opera, del tutto gratuita, continuò per tre mesi.

Un giorno, Carlo Barban le presentò la sua proposta di matrimonio. Rosina prese tempo, pregò e si consigliò con i suoi parenti e con il parroco di Marola. Alla fine accettò, per poter accudire come una mamma le piccole orfane e adempiere quindi la volontà di Dio, cui tante volte aveva chiesto di manifestarsi.

Il matrimonio venne celebrato il 5 maggio 1886 nella loro chiesa parrocchiale di Marola, situata nella frazione di Torri di Quartesolo; tutti lo considerarono uno squisito gesto di carità.

Una povertà dignitosa

Entrando nella famiglia Barban, Eurosia Fabris era cosciente che non andava a “fare la signora”. Il marito Carlo possedeva dei buoni e produttivi campi, ma suo padre Angelo si era lasciato truffare, lasciando il figlio in una pesante situazione debitoria.

Rosina aveva capito il valore della povertà: considerava che anche Gesù era stato povero, eppure era il padrone del mondo. Amava che la casa fosse pulita e in ordine, ma si percepiva che si trattava di una povertà dignitosa. Pur vivendo in tempi di una forte crisi economica e sociale, ma Eurosia confidò sempre nell'aiuto di Dio.

Una famiglia numerosa

Intanto la sua famiglia aumentava: perse i primi due bambini, ma cercò conforto recandosi in pellegrinaggio al santuario della Madonna di Monte Berico. Là, mentre pregava, ebbe la certezza che Dio la voleva madre di molti figli, di cui tre sacerdoti.

Ne ebbe quindi altri sette, cui si aggiunsero, nel 1917, altri tre orfani di una nipote, Sabina, morta mentre il marito era al fronte nella prima guerra mondiale. Nessuno dei parenti voleva occuparsene, ma Eurosia e Carlo non ebbero tentennamenti e li accettarono in casa.

Al marito, preoccupato di come si poteva andare avanti, lei rispondeva: «Coraggio Carlo, pensiamo che il Signore ci vede e ci ama; penserà lui a toglierci dalle necessità; ci soccorrerà di certo, almeno per i nostri bambini, egli che ama tanto l'innocenza».

Carità in tempo di crisi

Oltre a questo, spesso faceva da balia a bambini le cui madri non potevano allattarli; a volte si trovava con tre bambini contemporaneamente. Distribuiva ai più poveri, latte, uova, minestra, che portava personalmente di nascosto; si può dire che se lo togliesse di bocca per donarlo.

In effetti Eurosia visse nei primi decenni del Novecento, che furono caratterizzati da una forte crisi economica, da tanta povertà, con l’emigrazione e con le conseguenze della guerra del 1915-18. Il denaro era scarso e le famiglie bisognose numerose; non esisteva ancora la Previdenza Sociale.

Dal canto suo, faceva quello che poteva, non con i soldi che mancavano, ma con i prodotti dell'orto e del pollaio. Persuase spesso il marito ad alloggiare i pastori o i pellegrini di passaggio: quasi ogni notte, nel fienile o nella stalla, c'erano persone che dormivano e, alle quali forniva anche la cena.

Una volta, dopo aver accolto una famiglia di pastori, si attivò per aiutare una donna, che aveva partorito un bambino nella stalla. I coniugi Barban accolsero quella famiglia per tre giorni nella loro casa.

I figli di “mamma Rosa”

Della numerosa famiglia, tra figli suoi e adottati, due, come già detto, morirono in tenera età. I primi tre maschi, Giuseppe, Secondo e Matteo Angelo, scelsero il sacerdozio: i primi due divennero preti diocesani, il terzo francescano, con il nome di padre Bernardino.

Carlo fu contento di lasciar andare Secondo, ma per Giuseppe fu inizialmente contrario: voleva che restasse a dare una mano in famiglia lavorando i campi. Non avendo denaro per la retta, i ragazzi da principio frequentarono il ginnasio da esterni.

Tutte le mattine mamma Rosa, come ormai la chiamavano tutti, si svegliava presto, per preparare la colazione ai due figli, che poi si recavano a piedi da Marola al Seminario di Vicenza; poi usciva per assistere alla Messa. Al ritorno preparava la colazione per tutti gli altri, che si erano svegliati nel frattempo. Oltre alle faccende domestiche, dedicava il resto del tempo libero al lavoro di sarta fino a tarda sera, per contribuire al vacillante bilancio familiare.

Chiara Angela, la prima figlia di primo letto di Carlo, entrò fra le Suore della Misericordia di Verona chiamandosi suor Teofania. L’ultimo nato, Mansueto, entrò in seminario, ma morì di meningite a quattordici anni, mentre frequentava la terza ginnasio. Uno dei tre figli della nipote, Mansueto, non volle distaccarsi da Eurosia dopo che il padre era tornato dalla guerra; divenne poi fra Giorgio.

Gli altri sei figli, compresi quelli temporaneamente accolti in casa, scelsero la via del matrimonio. A tutti mamma Rosa insegnò a cercare senza sosta la volontà di Dio, se volevano salvarsi l'anima.

Terziaria francescana

Il legame col francescanesimo da parte di Eurosia non si limitò all’appartenenza dei figli diventati frati: lei stessa, con il figlio Sante Luigi, entrò a far parte della fraternità del Terz’Ordine che si era formata nella sua parrocchia.

Fu sempre fedele alle riunioni, ma anche agli impegni di preghiera che i terziari portano avanti ancora oggi. Imparò a vivere in senso francescano anche la povertà che la circondava, come ha attestato la figlia Italia: «Mi pare che se fossi ricca non sarei contenta come sono adesso», le disse un giorno, aggiungendo: «Anche Gesù è stato povero, ed era il Padrone del mondo».

Modestia, preghiera e mortificazioni

A casa, poi, aprì una scuola di cucito, totalmente gratuita, che ospitava dalle otto alle quindici ragazze. Insieme alle tecniche di sartoria – gli abiti da sposa erano le sue creazioni migliori – insegnava loro come formare famiglie autenticamente cristiane e, intanto, conservare la virtù della purezza. Per questo motivo, non accettava di confezionare abiti che non fossero sobri come quelli che lei stessa indossava.

Oltre alle mortificazioni volontarie, che offriva specialmente per i peccatori, cercava di sopportare il mal di denti e il mal di testa, che spesso la colpivano. La sua preghiera era particolare per i sacerdoti, non solo per i suoi figli, e per il Papa.

Sopportava con pazienza, infine, i malumori del marito, cui dava del “voi” per rispetto, e le chiacchiere delle donne del vicinato.

Gli ultimi tempi e la morte

Carlo Barban morì il 31 maggio 1930, preparato e assistito dall’affetto della moglie. Lei, dopo qualche tempo, riferì al figlio don Giuseppe: «Sì, stamattina nella Santa Comunione, Gesù mi ha detto che morrò tra 19 mesi…».

A partire dall’autunno 1931, in effetti, cominciò ad avvertire i primi sintomi di una poliartrite, che la bloccò a letto. Senza mai lamentarsi, si preparava serenamente al trapasso: «Se durante la vita si è fatto sempre il proprio dovere, la morte non fa proprio niente paura», commentava spesso.

Ai primi di gennaio 1932 una polmonite aggravò le sue condizioni e ricevette l’Unzione degli Infermi. Don Giuseppe, intanto, ottenne la facoltà di celebrare la Messa in camera della madre, che si andava spegnendo.

Nelle ultime ore di vita poté rivedere i figli e parecchi dei nipoti, cui diede la sua benedizione generale e consigli particolari. Infine si alzò di scatto sul letto e, sebbene con voce affannosa, ripeté: «Mio Dio, vi amo sopra ogni cosa!». Spirò alle 21.30 dell’8 gennaio 1932, poco dopo che le fu udito dire: «Nelle tue mani, Signore, raccomando l’anima mia».

La fama di santità e il processo di beatificazione

La sua fama di santità venne riconosciuta già durante i funerali, quando molti esclamarono: «Se non è andata in paradiso l’Eurosia noi certo non ci andremo». Non pochi, in seguito, furono quelli che visitarono la sua tomba nel cimitero di Marola, spesso per lasciare dei fiori.

Tuttavia, quando fu espressa la richiesta di avviare un processo di beatificazione, il vescovo di Vicenza non si mostrò favorevole: per lui Eurosia era una delle tante brave mamme della sua diocesi. Il suo successore concesse però la facoltà d'istruire il processo informativo nella curia vescovile di Padova, con il pieno benestare del vescovo locale, monsignor Bordignon.

L'inchiesta è stata quindi aperta il 3 febbraio 1975 e conclusa il 23 aprile 1977. Nel 1995 il processo cognizionale venne convalidato e, in pari tempo, fu presentata la “Positio super virtutibus”.

Il 2003 ha poi visto in rapida successione i pareri positivi dei consultori teologi, l’11 marzo, dei cardinali e vescovi membri della Congregazione delle Cause dei Santi, il 7 maggio, e infine il decreto sulle virtù eroiche, autorizzato il 7 luglio.

Il miracolo e la beatificazione

Come presunto miracolo, riconosciuto il 22 giugno 2004, è stato preso in esame il caso di Anita Casonato, di Montecchio Maggiore, guarita da un versamento pleurico bilaterale e addominale; è deceduta poi nel 2012, per cause estranee al precedente male.

Quando si è trattato d'iniziare l'inchiesta sull'asserito miracolo, la curia di Vicenza ha fatto valere il suo diritto processuale, anche perché il fatto era avvenuto nel territorio diocesano. La convalida dell'inchiesta è arrivata il 14 febbraio 2003.

Il 24 novembre dello stesso anno, la Consulta medica ha dichiarato l'inspiegabilità scientifica dell'accaduto. Tre mesi dopo, il 24 febbraio 2004, i consultori teologi si sono pronunciati favorevolmente circa l'avvenuto miracolo. Dello stesso parere sono stati i cardinali e vescovi della Congregazione delle Cause dei Santi. Infine, il 22 giugno 2004, il Papa san Giovanni Paolo II ha autorizzato la promulgazione del decreto con cui la guarigione di Anita Casorato era avvenuta in maniera inspiegabile, completa e duratura, per intercessione della Venerabile Eurosia Fabris Barban.

Il rito della beatificazione di Mamma Rosa si è svolto nell’Eucaristia celebrata nel pomeriggio del 6 novembre 2005 presso la cattedrale di Santa Maria Annunciata a Vicenza. A presiederlo, in qualità di delegato del Santo Padre, il cardinal José Saraiva Martins, all’epoca Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi.

Si trattava della prima beatificazione in diocesi, ma anche sul territorio italiano, dopo le nuove indicazioni pubblicate nel 2005, secondo le quali il rito si doveva svolgere nella diocesi che ha promosso la causa o in altra località idonea.

Il culto della Beata Eurosia

I suoi resti mortali sono venerati da dopo la beatificazione presso la parrocchia della Presentazione del Signore a Marola, elevata a Santuario Diocesano nel 2014. La sua memoria liturgica, per la diocesi di Vicenza, cade il 9 gennaio.

A lei si raccomandano in maniera speciale i catechisti vicentini, ai quali il 13 settembre 2009 è stata proposta come patrona dall’allora vescovo monsignor Cesare Nosiglia. Alla sua figura, specie per quanto riguarda la maternità spirituale nei confronti dei sacerdoti, s’ispira poi il gruppo di preghiera delle “Mamme Rose”, che ha aderenti in molte parti d’Italia.

Il 13 Settembre 2009 è stata dichiarata Patrona dei Catechisti della Diocesi di Vicenza e il 14 Maggio 2017 Patrona dell’Ordine Francescano Secolare per tutto il Veneto.

Autore: Antonio Borrelli ed Emilia Flocchini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92211

BENEDICTUS XVI

LITTERAE APOSTOLICAE
QUIBUS SUMMUS PONTIFEX
RETTULIT IN ALBUM BEATORUM
 SERVAM DEI

 Eurosiam Fabris

Nos, vota Fratris Nostri Caesaris Nosiglia, Archiepiscopi Vicentini, necnon plurimorum aliorum Fratrum in Episcopatu multorumque christifidelium explentes, de Congregationis de Causis Sanctorum consulto, Auctoritate Nostra Apostolica facultatem facimus ut Venerabilis Serva Dei Eurosia Fabris Barban Beatae nomine in posterum appelletur, eiusque festum die nona Ianuarii in locis et modis iure statutis quotannis celebrari possit.

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Amen.

Datum Romæ, apud Sanctum Petrum, die quarta mensis Novembris, anno Domini bis millesimo quinto, Pontificatus Nostri primo.

BENEDICTUS PP. XVI

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SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/la/apost_letters/documents/hf_ben-xvi_apl_20051104_eurosia-fabris.html


EUROSIA FABRIS (1866-1932)

Eurosia Fabris nacque a Quinto Vicentino, un comune agricolo a pochi chilometri da Vicenza in Italia, il 27 settembre 1866 da Luigi e Maria Fabris, contadini.

Nel 1870, a 4 anni, Eurosia si trasferì con la famiglia a Marola, frazione del comune di Torri di Quartesolo (Vicenza) dove rimarrà per tutta la vita. Frequentò solo le prime due classi elementari tra il 1872 e il 1874, dovendo aiutare i genitori nei lavori dei campi e la mamma nel disbrigo delle faccende domestiche. Le bastò, tuttavia, per imparare a scrivere e a leggere i testi sacri o di argomento religioso come il catechismo, la storia sacra, la Filotea, le Massime eterne di S. Alfonso dei Liguori.

Oltre che nelle faccende domestiche, aiutava la mamma anche nel mestiere di sarta, nel quale Eurosia diventerà poi maestra. Ricca di doti umane e religiose, Eurosia sarà sempre attenta alle esigenze della sua famiglia.

A dodici anni ricevette la prima Comunione. Da quel giorno si accostò al sacramento eucaristico in ogni festa religiosa, non essendo ancora in quel tempo  praticata la comunione quotidiana. Bisognerà attendere il famoso Decreto di san Pio X nel 1905.

Iscritta alla Associazione delle Figlie di Maria nella parrocchia di Marola, fu assidua alle riunioni periodiche del gruppo, ne osservava lo statuto con diligenza. A infervorare la sua pietà mariana contribuì anche il vicino santuario della Madonna di Monte Berico, punto di riferimento per la sua devozione, poiché il santuario era visibile, alto sul colle, da Marola.

Oggetto delle sue devozioni furono lo Spirito Santo, il Presepio, il Crocifisso, il Tabernacolo, la Vergine Santissima, le anime del Purgatorio. Fu apostola in famiglia, tra le amiche e in parrocchia, dove insegnava il catechismo alle fanciulle nonché alle giovani che frequentavano la sua casa, per apprendere l’arte del taglio e del cucito.

A 18 anni Eurosia è una giovane seria, pia e laboriosa. Queste virtù e la sua avvenenza fisica non passano inosservate, procurandole diverse proposte di matrimonio, che lei mai prese in considerazione.

Nel 1885 Rosina (così era anche chiamata in famiglia) fu colpita da un evento straziante: una giovane sposa, vicina di casa, morì, lasciando tre figlie in tenerissima età, la prima delle quali morirà dopo breve tempo. Le altre due, Chiara Angela e Italia, contavano rispettivamente 20 e 4 mesi. Col padre delle due orfanelle convivevano uno zio e il nonno, ammalato cronico: tre uomini di carattere diverso e spesso in diverbio tra loro. Rosina ne fu profondamente commossa. Per sei mesi, ogni mattina, si recava a curare quelle bimbe e a riordinare quella casa. Poi seguendo il consiglio dei parenti e dello stesso parroco, dopo di aver pregato intensamente, accettò di sposare Carlo, ben consapevole dei sacrifici che avrebbe incontrato. Lei considerò la cosa come volontà di Dio che la chiamava a una nuova missione. Il Parroco poi dirà: “Questo fu davvero un atto eroico di carità verso il prossimo”. Il matrimonio fu celebrato il 5 maggio 1886, e allietato da nove figli, ai quali vanno aggiunte le due bambine orfane e altri accolti in casa, tra i quali Mansueto Mazzucco, entrato poi nell’Ordine dei Frati Minori con il nome di fr. Giorgio. A tutte queste creature “Mamma Rosa”, come fu chiamata dopo il matrimonio, donò affetto, premure, sacrifici e solida formazione cristiana. Nel triennio 1918-1921, tre dei suoi figli furono ordinati sacerdoti: due diocesani e uno francescano (P. Bernardino) che sarà poi il suo primo biografo.

Una volta sposata, realizza, con massima fedeltà, i suoi programmi di vita coniugale: profonda comunione con il marito, del quale diviene consigliera e consolatrice; tenero amore per tutti i figli; capacità lavorativa al di fuori della norma; attenzione a farsi carico di ogni esigenza altrui; intensa vita di preghiera, amore a Dio, devozione all’Eucaristia e alla Vergine Maria.

Eurosia diviene per la famiglia un vero tesoro, la donna forte di cui parla la S. Scrittura. Seppe far quadrare il bilancio familiare, molto magro, pur esercitando una intensa carità verso i poveri con i quali condivideva il pane quotidiano; carità e cura verso gli ammalati con assistenza continua e prolungata; fortezza eroica nel corso della malattia che condusse alla morte suo marito Carlo Barban nel 1930.

Entrò a far parte del Terz’Ordine Francescano oggi OFS, frequentandone le riunioni ma soprattutto vivendone lo spirito in povertà e letizia, nel lavoro e nella preghiera, nella delicata attenzione verso tutti, nella lode a Dio Creatore, fonte di ogni bene e di ogni nostra speranza.

La famiglia di mamma Rosa fu davvero una piccola chiesa domestica dove ella seppe educare i figli alla preghiera, all’obbedienza, al timore di Dio, al sacrificio, alla laboriosità e a tutte le virtù cristiane.

In questa missione di madre cristiana, Mamma Rosa si è sacrificata e consumata con un lento continuo logorio, giorno per giorno, come una lampada sull’altare della carità. Morì l’8 gennaio 1932. E’ sepolta nella chiesa di Marola, in attesa della Risurrezione.

Il processo canonico per la beatificazione e canonizzazione fu iniziato solo il 3 febbraio 1975 presso la curia vescovile di Padova, dopo aver superato le incomprensioni e le difficoltà insorte tra le diverse persone giuridiche che dovevano promuoverne la Causa.

Fulgido modello di una santità vissuta nel quotidiano familiare nonché mamma di figli sacerdoti e religiosi animati dal suo esempio di cristiana autentica le è stato attribuito, il 7 luglio 2003, da Giovanni Paolo II il titolo di “Venerabile” con il riconoscimento dell’eroicità delle singole virtù da lei praticate.

Si realizza così l’auspicio di Pio XII: “Bisogna far conoscere quest’anima bella, ad esempio delle famiglie di oggi!”.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20050424_fabris_it.html

Veneto. La beata «Mamma Rosa» patrona dei Terziari francescani

Giacomo Gambassi giovedì 11 maggio 2017

La vicentina Eurosia Fabris Barban proclamata beata nel 2005 sarà la patrona dell'Ordine francescano secolare della sua regione. La celebrazione domenica 14 maggio nel “suo” santuario a Marola

L'omaggio del Vicentino alla “beata Mamma Rosa”, al secolo Eurosia Fabris Barban

È conosciuta soprattutto con l’appellativo di “beata Mamma Rosa”. Eurosia Fabris Barban è la prima madre di famiglia, catechista e terziaria francescana proclamata beata da Benedetto XVI nel 2005. E adesso sarà la patrona dei Terziari francescani del Veneto, ossia della terra che le ha dato i natali. La dichiarazione con cui il nome di “Mamma Rosa” verrà d’ora in avanti legato a quello dell’Ordine francescano secolare della sua regione avverrà domenica 14 maggio, festa di san Mattia Apostolo, durante la solenne celebrazione eucaristica delle 11.30 nella parrocchia-santuario “Beata Mamma Rosa” a lei dedicato a Marola nella diocesi di Vicenza. A leggere l’atto ufficiale sarà la ministra regionale dell’Ordine, Marina Mazzego, insieme con gli assistenti regionali dell’Ordine francescano secolare, il frate minore padre Fabio Maria Spiller, il conventuale padre Antonio Guizzo, e il cappuccino padre Silvano Galuppi.

Eurosia Fabris nasce a Quinto Vicentino il 27 settembre 1866. Cresciuta in un contesto agricolo, può frequentare soltanto due anni di scuola. In parrocchia si dedica alla catechesi a testimonianza della sua «grande fede in Dio», scrive il cappuccino padre Gianluigi Pasquale. Nel 1886 sposa con un matrimonio eroico il vedovo Carlo Barban, avendo scelto di essere la mamma delle due bambine portate in dote dal marito. Darà alla luce nove figli. Tre le dimensioni al centro della sua vita: la famiglia, la catechesi e la carità. «Rosina – racconta il francescano – sente la vocazione di essere mamma anche oltre la sua famiglia. Durante la prima guerra mondiale accoglie in affido tre bambini, dato che il papà è al fronte. Spesso aiuta o visita ammalati e bisognosi». Padre Gianluigi Pasquale parla di un’«umile fanciulla della diocesi di Vicenza» che è diventata una «perla». Dopo la beatificazione nel 2005, la sua figura viene scelta dalla Conferenza episcopale del Triveneto – su proposta dell’allora patriarca di Venezia, il cardinale Angelo Scola – come beata la cui foto è inserita nella carrellata di Beati e santi esposti nell’Arena di Verona per il Convegno ecclesiale nazionale del 2006. Nel 2009 l’allora arcivescovo di Vicenza, Cesare Nosiglia, la dichiara patrona dei catechisti della diocesi berica e nel 2014 il suo successore, l’attuale vescovo Beniamino Pizziol, eleva la chiesa parrocchiale di Marola, dove sono conservate le spoglie, al rango di santuario diocesano essendo in continuo aumento il numero di pellegrinaggi provenienti dall’Italia e dall’estero. Tra i pellegrini figurano anche cardinali e vescovi.

Il programma della giornata di domenica prevede alle 9.30 l’incontro dei pellegrini al “Palalago” di Marola, in provincia di Vicenza. Alle 10 è prevista una presentazione-testimonianza sulla beata a cura di Luigi Dal Lago; alle 11.30 si svolgerà la celebrazione eucaristica della fraternità regionale al “Palalago” di Marola; dopo il pranzo, alle 14.30 si terrà la processione al santuario “Beata Mamma Rosa” dove sono conservate le sue spoglie.

SOURCE : https://www.avvenire.it/chiesa/pagine/beata-mamma-rosa-patrona

Mamma Rosa Patrona dell'Ofs Veneto

18 gennaio 2017

Sono arrivati a centinaia, da ogni parte del Veneto, accomunati dalla fede e dalla devozione, tutti uniti nel ricordo della beata Eurosia Fabris Barban, meglio conosciuta come Mamma Rosa.

Oltre un migliaio i presenti che una settimana fa hanno affollato in ogni ordine di posto la chiesa parrocchiale di Marola, frazione di Torri di Quartesolo, santuario dal 2014, in occasione della celebrazione per l’anniversario della scomparsa della beata, avvenuto l’8 gennaio del 1932.

Una celebrazione liturgica, che ha visto la presenza di numerosi frati francescani tra Conventuali, Minori, Cappuccini e soprattutto dell’ordine dei francescani Secolari, oltre alle suore Clarisse di Camposampiero, nel padovano, e ovviamente dei fedeli. Un evento molto atteso per celebrare la beata che non solo Marola ha adottato per la sua storia che ha commosso tanti fedeli, ma che ha fatto diventare Marola da tempo luogo di pellegrinaggi da mezza Italia. E la settimana scorsa Marola è diventata il centro religioso per centinaia di fedeli. Non capita spesso, infatti, che frati di tre ordini diversi (seppur tutti francescani) si ritrovino a concelebrare una messa.

LA CELEBRAZIONE. L’occasione, però, era di quelle importanti. Durante la celebrazione, infatti, padre Fabio Maria Spiller, assistente dell’Ofs (Ordine dei Francescani Secolari) del Veneto, ha ufficializzato che nel mese di maggio di quest’anno, la beata Eurosia Fabris Barban (già “Patrona della Catechesi”), sarà dichiarata per decreto “Patrona dell’Ordine Francescano Secolare del Triveneto”, una delle realtà cattoliche più numerose e capillari presenti nel territorio regionale.

«Vogliamo che la figura di Mamma Rosa possa essere d’esempio per tutti i terziari francescani» ha spiegato padre Spiller. «Lei era sposa, madre, catechista, sarta e nella sua vita c’è sempre stato posto per Dio».

PAPA FRANCESCO. Cita invece Papa Francesco padre Gianluigi Pasquale, frate Cappuccino e docente nella pontificia università Lateranense di Roma, nonché pronipote in linea materna di Mamma Rosa. «La beata Eurosia Fabris Barban ci consegna anche un messaggio nel Pontificato di Papa Francesco: la certezza che è Dio a scegliere noi, la consapevolezza che fratello, specie se bisognoso, è l’ “altro per me”, la responsabilità a salvaguardare tutto il creato, cominciando dai fanciulli, dagli “orfani di oggi” che sono i rifugiati, rispettando anche il mondo che ci attornia, essendo l’unica casa che possiamo abitare su questa terra».

A celebrare la messa, a cui era presente anche padre Giulio Catozzo, guardiano di San Lorenzo in Vicenza dei frati Conventuali, oltre alla ministra regionale dell’Ofs Marina Mazzego, lo stesso padre Pasquale, coadiuvato da altri dodici sacerdoti.

Non sarà certo l’ultimo appuntamento per celebrare una Mamma diventata un riferimento della Chiesa per aver testimoniato con grande semplicità cos’è il sacrificio e la fede.

MARINIMA

SOURCE : https://www.ilgiornaledivicenza.it/territori/grande-vicenza/mamma-rosa-patrona-dell-ofs-veneto-1.5425067?refresh_ce#scroll=591.2000122070312

Den salige Eurosia Fabris (1866-1932)

Minnedag: 8. januar

Den salige Eurosia Fabris ble født den 27. september 1866 i Quinto Vicentino, et jordbruksområde noen kilometer fra Vicenza i provinsen ved samme navn i regionen Veneto i Nord-Italia. Hennes foreldre, Luigi og Maria Fabris, var bønder. I 1870 flyttet den fireårige Eurosia sammen med familien til Marola, en landsby i kommunen Torri de Quartesolo i regionen Vicenza. Der bodde hun resten av livet. Hun gikk bare de to første årene på grunnskolen mellom 1872 og 1874, for selv i en så ung alder var hun tvunget til å hjelpe foreldrene med å arbeide på gården og spesielt å hjelpe moren med husarbeidet. Skolegangen var imidlertid nok til at hun lærte å lese og skrive med hjelp av Bibelen eller religiøse bøker som katekismen, kirkehistorie, Philothea og den hellige Alfons de'Liguoris Massime eterne. På denne tiden var analfabetismen blant kvinner opp til 75 %.

Ved siden av sine plikter i huset hjalp Eurosia moren i hennes arbeid som kjolemaker, et arbeid som Eurosia også ville ta opp senere. Allerede som barn hadde hun mange dyder og en rik spiritualitet, alltid svært omhyggelig i å sørge for familiens behov. Hun var tolv år gammel da hun mottok sin første hellige kommunion. Fra da av mottok hun kommunion på alle religiøse fester, siden daglig kommunion ikke var skikken på den tiden. Det var ikke før i 1905 at daglig kommunion ble tillatt gjennom et dekret fra den hellige pave Pius X (1903-14).

Eurosia sluttet seg til foreningen Marias døtre i sognekirken i Marola, og hun var trofast i å delta i deres andakter. Hun overholdt flittig gruppens fromhetsøvelser, noe som bidro til å øke kjærligheten til Maria i henne. I Marola bodde hun innen synsvidde av helligdommen for Madonna di Monte Berico. Hennes favorittandakter var til Den Hellige Ånd, Jesusbarnet, Kristi Kors, eukaristien, Jomfru Maria og sjelene i skjærsilden. Hun var en godviljens apostel i familien, blant vennene og i sin menighet, hvor hun ga barna katekese, og hun underviste i sying for jentene som kom hjem til henne.

I en alder av atten år var Eurosia, eller Rosina, som hun ble kalt i familien, en målbevisst, from og hardt arbeidende ung kvinne. Disse dydene, sammen med hennes vennlige personlighet, gikk ikke upåaktet hen, og flere unge menn fridde til henne, selv om hun ikke følt seg kalt til å akseptere. Men i 1885 skjedde en tragisk hendelse. En ung gift kvinne som bodde i nærheten døde og etterlot seg tre små døtre. Den første av døde kort etter moren. De andre to jentene, Chiara Angela og Italia, var bare henholdsvis tyve og to måneder gamle. Faren til jentene, Carlo Barban var borte, bodde sammen med en onkel og en bestefar som led av en kronisk sykdom. De var tre svært forskjellige menn som alltid kranglet med hverandre.

I seks måneder gikk Rosina hver morgen for å ta seg av barna og deres hjem. Senere, etter råd fra sine slektninger og sognepresten, og etter å ha lagt frem saken for Gud i bønn, bestemte hun seg for å gifte seg. Hun inngikk ekteskap med Carlo Barban, selv om hun var fullt klar over de ofre som livet som gift ville kreve av henne i fremtiden. Hun aksepterte dette faktum som Guds vilje, og hun følte at han nå kalte henne gjennom disse to spedbarna til å gå løs på en ny misjon. Sognepresten sa ofte: «Dette var en sann akt av heroisk nestekjærlighet».

Bryllupet ble feiret den 5. mai 1886, og i tillegg til de to morløse barna ble ekteskapet velsignet med ni andre barn. Hennes hjem var også alltid åpent for andre barn. Blant dem var Mansueto Mazzuco, som ble fransiskaner og tok navnet broder Girgio. For alle disse barna ga «Mamma Rosa», som hun var kjent som etter at hun giftet seg, kjærlighet og omsorg, og hun ofret sine egne behov for å sørge for en solid kristen oppdragelse for dem. Mellom 1918 og 1921 ble tre av hennes sønner presteviet, to som sekularprester og en som fransiskaner (p. Bernardino), som skulle bli hennes første biograf.

Da hun først var gift, oppfylte hun alle sine ekteskapelige forpliktelser, og hun viste alltid den største kjærlighet og respekt for sin mann, og hun ble hans fortrolige og rådgiver. Hun hadde en øm kjærlighet til alle sine barn. Hun var en hardt arbeidende kvinne og en person man kunne stole på at ville utføre sine plikter.

Mamma Rosa levde et intenst bønneliv, noe som viste seg i hennes store andakt for Guds kjærlighet, til den hellige eukaristi og til den salige Jomfru Maria. I likhet med de sterke kvinnene i Den hellige Skrift ble hun en virkelig skatt for sin familie. Hun kunne balansere familiebudsjettet samtidig som hun viste stor sjenerøsitet mot de fattige og delte sitt daglige brød med dem. Hun tak seg av de syke og ga dem kontinuerlig hjelp, og hun viste heroisk styrke under ektemannen Carlos siste sykdom inntil han døde i 1930.

Mamma Rosa ble i 1916 medlem av fransiskanernes tredjeorden (Tertius Ordo Franciscanus – TOF). Hun gikk trofast på alle deres møter, men fremfor alt prøvde hun å leve den sanne fransiskanske spiritualitet av fattigdom og glede i sitt hjem, midt i sitt daglige arbeid og bønn. Hun behandlet alle meget vennlig og priste Gud som Skaper og kilde for alt godt og giver av alt håp.

Mamma Rosas familiehjem var et perfekt kristent samfunn hvor barna lærte å be, å adlyde, å respektere Guds vilje og å praktisere kristne dyder. I sitt kall som kristen mor ofret og brukte Mamma Rosa seg selv dag etter dag som en lampe som brenner sterkt på kjærlighetens alter. Hun døde den 8. januar 1932 og ble gravlagt i kirken i Marola i håpet om den endelige oppstandelse. Mamma Rosa var et mønster på hellighet i det som skulle være dagliglivet i en katolsk familie. Hennes tre sønner som ble prester, ble oppmuntret i sitt kall av hennes eksempel på hellighet. Det var ønsket til pave Pius XII (1939-58) at livet til denne fantastiske kvinnen skulle bli kjent blant alle kristne familier i dag.

Den kanoniske saligkåringsprosessen ble åpnet den 3. februar 1972 ved kurien i bispedømmet Padova, etter å ha passert flere vanskeligheter og misforståelser blant de ulike juridiske personene som prøvde å fremme hennes sak. Den 23. april 1977 ble informasjonsprosessen avsluttet. Den 7. juli 2003 ble hennes «heroiske dyder» anerkjent og hun fikk tittelen Venerabilis («Ærverdig»). Den 22. juni 2004 undertegnet pave Johannes Paul II (1978-2005) dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som godkjente et mirakel på hennes forbønn.

Hun ble saligkåret den 6. november 2005 i Vicenza av pave Benedikt XVI. Som vanlig under dette pontifikatet ble seremonien ikke ledet av paven selv, men av kardinal José Saraiva Martins CMF, prefekt for Helligkåringskongregasjonen i Vatikanet. Biskop Cesare Nosiglia av Vicenza ledet seremonien sammen med kardinalen. Hennes minnedag er dødsdagen 8. januar.

Kilder: Patron Saints SQPN, vatican.va, santiebeati.it, faithweb.com, Zenit, CNA - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 2005-12-17 23:34

SOURCE : http://www.katolsk.no/biografier/historisk/efabris